Vous êtes sur la page 1sur 14

6.

CLASSIFICATION DES SIGNAUX

❑ On peut distinguer plusieurs modes de classification pour les signaux suivant leurs
propriétés.
 Classification morphologique.
 Classification énergétique.
 Classification spectrale.
 Classification typologique.
6.1. CLASSIFICATION MORPHOLOGIQUE

❑ On peux distinguer les signaux:

▪ Amplitude continu et temps continu Signal analogique


▪ Amplitude continu et temps discret Signal échantillonné
▪ Amplitude discret et temps continu Signal quantifié
▪ Amplitude discret et temps discret Signal numérique
6.1. CLASSIFICATION MORPHOLOGIQUE
6.2. CLASSIFICATION ÉNERGÉTIQUE
 Energie d’un signal
Soit x(t) un signal quelconque
- L’´énergie sur [𝑡1 , 𝑡2 ] est définie par :
𝑡2
𝑤𝑥 (𝑡1 , 𝑡2 ) = න 𝑥(𝑡) 2 𝑑𝑡
𝑡1
- L’´énergie Totale est définie par :
+∞
𝑤𝑥 = න 𝑥(𝑡) 2 𝑑𝑡
−∞

▪ Puissance d’un signal


La puissance moyenne d’un signal x(t) sur l’intervalle [𝑡1 , 𝑡2 ] est définie par:
𝑡2
1 2
𝑃𝑥 𝑡1 , 𝑡2 = න 𝑥 𝑡 𝑑𝑡
𝑡2 − 𝑡1 𝑡1
6.2. CLASSIFICATION ÉNERGÉTIQUE
-La puissance moyenne totale d’un signal x(t) est définie par:

𝑇
1
𝑃𝑥 = lim න 𝑥(𝑡) 2 𝑑𝑡
𝑇→∞ 𝑇
−𝑇
✓ Cas particulier des signaux périodiques de période 𝑇0
𝑘=+∞

𝑥 𝑡 = ෍ 𝑥𝑝 (𝑡 − 𝑘𝑇0 )
𝑘=−∞

où 𝑥𝑝 (𝑡)est le signal sur une période 𝑇0 , alors la puissance moyenne sur une période est égale à :
𝑇
+ 20
1 2
1 +∞ 2
𝑃𝑥 = න 𝑥 𝑡 𝑑𝑡 = න 𝑥 𝑡 𝑑𝑡
𝑇0 −𝑇0 𝑇0 −∞
2
6.2. CLASSIFICATION ÉNERGÉTIQUE
❑ Les signaux à énergie finie : il possède une puissance moyenne nulle et une énergie finie.

+∞ 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑖𝑚𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒
2
𝑤𝑥 = ‫׬‬−∞ 𝑥(𝑡) 𝑑𝑡 < ∞ 𝑃𝑥 = 0.

❑ Les signaux à puissance moyenne finie : il possède une énergie infinie

0 < 𝑃𝑥 < ∞ 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑤𝑥 = ∞


6.3. CLASSIFICATION TYPOLOGIQUE
❑ On considère la nature de l'évolution du signal en fonction du temps. Il apparaît deux types de signaux :

Les signaux déterministes : ou signaux certains, leur


évolution en fonction du temps peut être parfaitement
modélisé par une fonction mathématique. On retrouve
dans cette classe les signaux périodiques, les signaux
transitoires, les signaux pseudo aléatoires, etc…

Les signaux aléatoires : leur comportement


temporel est imprévisible. Il faut faire appel à
leurs propriétés statistiques pour les décrire.
Si leurs propriétés statistiques ont invariantes
dans le temps, on dit qu'ils sont stationnaires.
6.3. CLASSIFICATION TYPOLOGIQUE
 Sous classes de signaux déterministes : Parmi les signaux déterministes, on distingue :

-Les signaux périodiques, satisfaisant à la relation : x(t) = x(t + kT) où k est un entier qui obéit à une loi
de répétition cyclique régulière de période T.
Par exemple les signaux sinusoïdaux sont un cas particulier
de ces signaux qui sont périodiques :
s(t) = A. sin[(2π/T)t + φ] avec A : amplitude et φ : la phase

-Les signaux non périodiques, qui ne jouissent pas de cette propriété.


6.3. CLASSIFICATION TYPOLOGIQUE

❑ Exemples des signaux non périodiques(cas particuliers de signaux déterministes)

𝑥 𝑡 = 𝑒 −𝑎𝑡 pour t>0 𝑦 𝑡 = 𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 > 0 𝑧 𝑡 =1


6.4. CLASSIFICATION SPECTRALE

 Le spectre d’un signal: représentation de son amplitude de sa phase de son énergie ou de sa puissance
en fonction de sa fréquence f.

 La fréquence est le nombre de fois qu’un phénomène périodique se reproduit par unité de temps; Son
unité dans le système internationale d’unité est le hertz(Hz)

▪ La largeur de bande ∆𝐹 d’un signal est le domaine principal des fréquences occupé par son spectre.
Elle est définie par
∆𝑭 = 𝑭𝒎𝒂𝒙 − 𝑭𝒎𝒊𝒏
6.4. CLASSIFICATION SPECTRALE

❑ En fonction de la largeur de bande , différents type de signaux se distinguent:


 Les signaux à bande étroite dont la largeur de bande est relativement petite,
 Les signaux à bande large dont la largeur de bande est relativement grande voir infini
 Les signaux de basses fréquences (BF) dont la largeur de bande est centrée sur des fréquences
relativement faibles.
 Les signaux de hautes fréquences (HF) dont la largeur de bande est centrée sur des fréquences
relativement importantes
6.4. CLASSIFICATION SPECTRALE
AUTRES CLASSIFICATIONS
On peut distinguer aussi :
 Signaux à durée fini 𝑥 𝑡 = 0 𝑠𝑖 𝑡∉I
 Signaux causaux
Un signal 𝑠(𝑡) est dit causal si 𝑠(𝑡) = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 < 0

➢ Expérimentalement, tous les signaux sont causaux, et c’est


par commodité théorique que l’on définit les signaux sur
tout l’axe des temps

 Signaux bornés en amplitudes


𝑥(𝑡) ≤ 𝑘 ∀t
AUTRES CLASSIFICATIONS
 Signaux pair et impair
un signal x(t) est pair si x(t)= x(-t) Ex : signal rect(t), tri(t), cos(t)
un signal s(t) est impair si –x(t) = x(-t) Ex : signal 𝑠𝑔𝑛(𝑡), sin(𝑡)
Un signal peut être ni pair ni impair : 𝑢(𝑡), 𝑒t,
Le tracé d’un signal pair est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées
Le tracé d’un signal impair est symétrique par rapport à l’origine
Tout signal réel x(t) est la somme d’un signal pair 𝑥𝑝 (𝑡) et d’un signal impair 𝑥𝑖 𝑡 :
𝑥 𝑡 = 𝑥𝑝 𝑡 + 𝑥𝑖 𝑡
𝑥 𝑡 + 𝑥(−𝑡)
𝑥𝑝 𝑡 =
2
𝑥 𝑡 − 𝑥(−𝑡)
𝑥𝑖 𝑡 =
2

Vous aimerez peut-être aussi