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Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail

OFPPT
Direction de la Recherche et Ingénierie de formation
C.D.C. Electrotechnique

SEMINAIRE
ELECTRONIQUE

Perfectionnement de formateurs des Filières Electriques


COMPOSANTS PASSIFS DE CIRCUIT
LES RESISTORS
Caractéristique d'un résistor
Relation entre tension U et intensité I

Le courant qui circule dans un circuit dépend de la force électromotrice du générateur, c'est-à-
dire de la tension à ses bornes quand il est isolé, mais il dépend aussi de la propriété de tous les
appareils du circuit à freiner ce courant, c'est-à-dire de la résistance électrique du circuit.
Ainsi en mesurant à la fois l'intensité du courant et la tension aux bornes d'un dipôle, on pourra
définir la grandeur "résistance électrique"
Pour réaliser l'expérience, il faut un générateur de tension réglable, un ampèremètre et un
voltmètre que l'on branche selon le circuit ci-contre
Le dipôle étudié est un résistor R

Courbe caractéristique U = f ( I ) d'un résistor


En faisant varier la tension du générateur, on obtient une série de mesures qu'il est préférable de
représenter dans un tableau :

U (V) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
I (A) 0 0,039 0,079 0,118 0,160 0,198 0,238 0,277 0,316 0,355

Tracé du graphique:

Le graphique ci-contre a été réalisé à partir d'un tableur On note que les points représentatifs
sont pratiquement alignés. Les petits défauts d'alignement sont dus aux incertitudes.

On essaie de tracer la droite qui passe au mieux par ces points. (Il ne faut pas joindre les points
par une ligne brisée) Le tableur peut calculer l'équation de la droite et la tracer.

L'ordonnée à l'origine (0,0033V) est négligeable. La droite passe par l'origine (U=0V , I = 0A)

L'équation est de la forme y = ax c'est à dire U = a I


Le coefficient directeur (a=25,3) de la droite représente la résistance R du dipôle.
On peut également se rendre compte de la proportionnalité entre la tension et l'intensité en
calculant le rapport U/I

On constate que ce rapport est pratiquement contant (compris entre 25,2 et 25,6).

En faisant la moyenne de ces nombres, on trouve 25,3 résultat semblable à celui trouvé
précédemment.

Remarque: Il est préférable de déterminer la résistance du résistor en utilisant le graphique plutôt que
le tableau, car la moyenne des résultats du tableau donne le même poids à tous les points de mesure
alors que le calcul de la droite de régression donne plus de poids aux points les plus précis, c'est-à-
dire les points les plus éloignés de l'origine.

I(A) U(V) U/I


0,000 0 ?
0,039 1 25,6
0,079 2 25,3
0,118 3 25,4
0,158 4 25,3
0,198 5 25,3
0,238 6 25,2
0,277 7 25,3
0,316 8 25,3
0,355 9 25,4

La résistance électrique

Le rapport U/I constant représente la résistance électrique R du résistor.

U étant exprimé en volt et I en ampère, l'unité de résistance R est l' ohm dont le symbole
est (oméga)
Loi d'OHM
Conducteurs ohmiques

- Tout conducteur qui se comporte comme le résistor que l’on vient d’étudier, dont la
caractéristique est une droite passant par l’origine est un conducteur ohmique.
- Tous les métaux sont des conducteurs ohmiques dans la mesure ou leur température ne
varie pas.
- Le passage du courant provoque un dégagement de chaleur. Ainsi le filament d’une lampe à
incandescence en fonctionnement peut atteindre 3000°C. L’écart de température est tel que
la caractéristique n’est plus une droite.

Enoncé de la loi d'OHM

La tension U aux bornes d'un conducteur ohmique est égale au produit de sa


résistance R par l'intensité I du courant qui le traverse.

U=RI
U : tension en volts I : intensité en ampères R : résistance en ohms

Etendue de la loi:

La loi d'Ohm s'applique aux conducteurs ohmiques en courant continu (par définition du conducteur
ohmique)

Elle s'applique également en courants variables pour les dipôles ohmiques purement résistifs. En
alternatif on utilisera les valeurs efficaces.
Dans les autres cas, la relation n'est plus valable. On utilise alors l'impédance à la place de la
résistance.

Résistance variable

On peut définir la résistance de dipôles qui ne suivent pas la loi d'Ohm. Cette résistance n'est plus une
caractéristique du dipôle. La résistance (U/I) est alors variable.

La résistance du filament de la lampe ou d'un thermistor est fonction de la température, celle d'un
photorésistor est fonction de l'éclairement...

Applications de la loi d'OHM

Calculons la résistance du filament d'une lampe 6V - 250 mA en fonctionnement normal.

U = 6V I = 250 mA = 0,250 A R = U/I R = 6V / 0,250 A R = 24 ohms

Calculons l'intensité du courant qui traverse un résistor de 120 lorsqu'il est soumis à une tension
de 9V

U=9V R = 120 I=U/R I = 9V / 120 I = 0,075 A = 75 mA


Calculons la chute de tension existant aux bornes d'un fil de résistance 0,14 traversé par un
courant de 5 A

R = 0,14 I = 5A U = 0,14 x 5A U = 0,7V

Conductance G
De même que l'on définit la résistance par le rapport U/I, on définit la conductance G par l'inverse de
la résistance: G = I/U

L'unité de conductance est le siemens (S).

Exemple: une résistance de R = 10 ohms correspond à une conductance G = 1/(10 ohms) = 0,1
siemens

La conductance est utilisée pour les solution ioniques.

Résistances réglages ou ajustables.


Ne pas confondre résistances réglables ou ajustables et résistances variables

Les résistances réglages sont des résistors sur lesquels on peut agir pour modifier la résistance en
manœuvrant un bouton. Un contact se déplace sur le conducteur et fait ainsi varier la longueur de la
partie utile de ce conducteur.

Rhéostat
Le rhéostat est une résistance réglable. En tournant le bouton, un système de guidage hélicoïdal
déplace un contact qui vient frotter sur les spires de fil de nichrome.
Résistance ajustable
Ce résistor ajustable est constitué d'une piste circulaire en carbone sur laquelle vient frotter un contact
que l'on peut déplacer à l'aide d'un tournevis. On remarquera qu'il existe 3 bornes, car les deux
extrémités de la piste peuvent être connectées.
Si on n'utilise qu'une seule des 2 bornes situées aux extrémités de la piste et la borne centrale on a une
résistance ajustable (ou réglable).

Si on utilise les 3 bornes, on a un potentiomètre

Le potentiomètre

Potentiomètre
Les potentiomètres sont abondamment utilisés en électronique.
Chaque fois que vous tournez un bouton pour augmenter ou diminuer le son de votre radio, la
luminosité de votre lampadaire, vous manœuvrez un potentiomètre.

Il existe des potentiomètres rotatifs, mais aussi des potentiomètre rectilignes dans lequel le contact se
déplace en ligne droite (comme le rhéostat au-dessus).

On distingue plusieurs sortes de potentiomètres suivant la variation de la résistance en fonction du


déplacement du contact.

Si la résistance est proportionnelle au déplacement le potentiomètre est dit linéaire (type A)


Mais on fabrique également des potentiomètres à variation logarithmique (type B).
Diviseur potentiométrique:
Le schéma ci-contre représente un diviseur potentiométrique.

A vide (le résistor R n'est pas branché):

Dans le potentiomètre la valeur R1 + R2 est constante. En déplaçant le contact, on fait varier la valeur
de R1 et R2
La tension U2 à la sortie du diviseur est proportionnelle à R2

En charge: (un dipôle est branché à la sortie du diviseur)

On peut reprendre la relation précédente en remplaçant R2 par la résistance R' équivalente à R2 et R


en parallèle ;

Différents types de résistors


Résistors agglomérés

De la poudre de carbone est mélangée à un isolant et à un liant. Le tout est aggloméré et moulé en
tube. Ces résistors sont maintenant remplacés par des résistors à couches
Résistors à couche de carbone

A chaud et sous atmosphère d'hydrocarbure et d'argon, une couche de carbone est déposée sur de petits
barreaux isolants. On fixe des bagues de connexion aux extrémités et on ajuste la résistance à la
valeurs désirée en creusant la couche de carbone en forme d'hélice.

Résistors à couche métallique:

Ils sont obtenus par un dépôt d'une couche fine (0,1mm) d'un alliage résistant sur un barreau isolant en
céramique ou en quartz.. Ce sont des résistors qui ont un faible coefficient de température.

Résistors bobinés

Ils sont principalement utilisés pour les faibles valeurs de résistance et pour des puissances élevées. Il
sont constitués d'un fil résistant (nichrome ou cupronickel)

Code des couleurs


La résistance d'un résistor est codée à l'aide d'anneaux de couleurs. Chaque couleur représente un
chiffre:

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
noir marron rouge orange jaune vert bleu violet gris blanc

Les deux premiers anneaux donnent les deux chiffres significatifs de la résistance (ex: 3 et 6 soit 36)

Le troisième anneau indique le multiplicateur c'est-à-dire le nombre de zéros à rajouter à droite ou


l'exposant de la puissance de 10 (ex: 2 soit 2 zéros à rajouter: 3600
Résistance R = 36 x 102 = 3600 = 3,6 k

Le 4ème anneau indique la tolérance. Il est or (5%) ou argent (10%). S'il est absent la tolérance est
de 20%
La tolérance est l'écart maximum qui peut exister entre la valeur nominale indiquée par les anneaux et
la valeur réelle.

Dans notre exemple elle représente 5% de 3600 ohms soit : 3600ohms x 0,05 = 180 ohms

Vous ne pouvez donc pas porter plainte si vous trouvez, en mesurant la résistance, une valeur comprise
entre (3600 - 180) ohms et (3600 + 180) ohms

3420 ohms < R < 3780 ohms

Remarque: Les résistors de précision possèdent un anneau supplémentaire (3 chiffres significatifs)

Décodage de la résistance
1er chiffre 2ème chiffre Multiplicateur Tolérance
Top of Form Top of Form Top of Form Top of Form

noir noir noir


marron marron marron marron
rouge rouge rouge rouge
orange orange orange
or
jaune jaune jaune
argent
vert vert vert
bleu bleu bleu Bottom of Form

violet violet violet


gris gris gris
blanc blanc blanc

Bottom of Form Bottom of Form Bottom of Form


Top of Form
Bottom of Form

Séries normalisées
Peut-on trouver une résistance de 93 ohms?

Non! Pour les résistors classiques, il existe des séries normalisées E6, E12, E24, E48 qui limitent les
possibilités des 2 chiffres significatifs

La liste suivante représente les 24 valeurs de la série E24

10, 11, 12, 13, 15, 16, 18, 20, 22, 24, 27, 30, 33, 36, 39, 43, 47, 51, 56, 62, 68, 75, 82, 91.

Les 12 valeurs de la série E12 sont en gras (de 2 en 2)

Les 6 valeurs de la série E6 sont en rouge (de 4 en 4)

Exemple. Un résistor de 680 Ω appartient à la série E6, mais un résistor de 7,5 kΩ fait partie de la
série E24 (plus difficile à trouver)

Question très pertinente: Pourquoi avoir choisi ces valeurs et non pas une suite
arithmétique 10, 20, 30 ,40,... 90

Réponse: Pour un meilleur étalement, les séries sont telles que le rapport entre deux valeurs
successives soit identique. (variation logarithmique)
Par exemple dans la série E6, ce rapport est égal à 1,47 environ. (10 à la puissance 1/6)

15/10 = 1,50 22/15 = 1,47 33/22 = 1,50 47/33 = 1,42 68/47 = 1,45 100/68 = 1,47

C'est pour cette même raison que l'on fabrique des potentiomètres à variation logarithmique.

Facteurs dont dépend la résistance d'un fil conducteur


Influence de la longueur

Plus un fil est long, plus sa résistance est grande.

La résistance d'un fil est proportionnelle à sa longueur.

Influence de la grosseur:

Plus un fil est fin est plus sa résistance électrique est grande.

La résistance d'un fil est inversement proportionnelle à l'aire de sa section, c'est à dire au carré de
son diamètre (si le fil a une section circulaire)

Influence de la nature du matériau:

Certains métaux (argent, cuivre, or, aluminium) sont meilleurs conducteurs que d'autres (fer, plomb).
On réalise des alliages métalliques qui ont des résistances électriques beaucoup plus importantes que
les métaux qui les constituent (nichrome, maillechort...).

Résistivité d'un matériau conducteur


On définit la résistivité (rhô) d'un matériau comme étant la résistance d'un fil de
longueur unité (1m) et de section unité (1m2), réalisé avec ce matériau.

Etant donnée l'énormité de la section unité (1m2), la mesure de la résistivité d'un métal exprimée en
ohm-mètre est très faible (de l'ordre de 10-8)

Résistivité de certains métaux, alliages métalliques et non métaux

Résistivité Résistivité
Matériau x 10-8 Matériau x 10-8
.m .m
argent 1,6 platine 10
cuivre 1,7 fer 10
or 2,4 silicium 10
aluminium 2,7 étain 18
magnésium 4,6 plomb 21
tungstène 5,6 germanium 46
zinc 6 constantan 49
nickel 7 mercure 96
laiton 7 nichrome 100
cadmium 7,6 carbone 3500

Calcul de la résistance d'un fil


Soit R( ) la résistance d'un fil de section S (m2) et de longueur l (m), fabriqué dans un
matériau
de résistivité: ( m)

Application: calculons la résistance d'un fil de cuivre de 2,5 mm2 de section et de 20 m de


longueur.
= 1,7 x 10-8 Ωm l = 20 m S = 2,5 x 10-6 m2

Conseil: Ne pas oublier les unités. Elles permettent de bien vérifier que:

Bottom of Form

Matériaux conducteurs utilisés en électricité


Recherche d'une faible résistance:

Le passage du courant dans un conducteur provoque une perte d'énergie sous forme d'un échauffement.
Cette énergie consommée est d'autant plus grande que la résistance est plus élevée.

Pour éviter les pertes d'énergie ou les échauffements dangereux, on choisit des fils connecteurs
suffisamment gros, le plus court possible et réalisés dans un matériau de faible résistivité:

Le cuivre est le plus utilisé, c'est un très bon conducteur, il sert à confectionner la majorité des fils
électriques.

L'aluminium a une résistivité un peu plus grande que le cuivre, :mais il est plus léger. On l'utilise pour
la confection des câbles de distribution (haute tension). Mais comme sa ténacité n'est pas très grande,
les gros câbles doivent être armés par un fil d'acier.

L'argent est un des meilleurs conducteurs, mais son prix est trop élevé pour un usage courant. Le fil
contenu dans les fusibles n'est plus en plomb, il est constitué d'un alliage d'argent.

L'or est un bon conducteur mais trop onéreux. Il a néanmoins deux qualités fondamentales qui le
rendent indispensables. La première qualité est son extrême ductilité: on fabrique des fils d'or plus fins
que des cheveux pour les connexions microscopiques des circuits intégrés (microprocesseurs...)
La deuxième qualité est son inaltérabilité. On réalise ainsi des contacts plaqués or, à l'abri de la
corrosion.

Recherche d'une forte résistance

La transformation d'énergie électrique en chaleur est très simple. Il suffit de faire passer le courant
dans un fil dont la résistance est suffisante pour obtenir le dégagement de chaleur requis.

D'après la relation R = l / S il existe trois possibilités pour obtenir une résistance élevée:
1) On prend un fil long. Oui, mais c'est encombrant.

2) On prend un fil fin. Oui, mais s'il est trop fin, il va s'échauffer trop vite et va fondre.

3) On choisit un matériau de forte résistivité.


Le nichrome, alliage de chrome et de nickel est le plus utilisé pour la confection des résistances
chauffantes (sa résistivité est près de 60 fois plus grande que celle du cuivre.)

Autre usage

L'étain n'est pas un bon conducteur, mais comme sa température de fusion est faible (232°C) on
l'utilise pour les soudures, parfois en alliage avec le plomb.

Le mercure est le seul métal liquide à la température ordinaire. Il est utilisé pour réaliser des
interrupteurs, enfermé dans une ampoule isolante (verre en général) que l'on fait basculer pour établir
ou interrompre le contact.
Lors du fonctionnement d'un interrupteur, on peut observer la formation d'une étincelle. Dans les
milieux qui présentent le danger d'émanation de gaz explosifs, la présence d'un tel contacteur est une
sécurité.

Le tungstène a une température de fusion très élevée (3410°C). C'est le matériau incontournable pour
fabriquer le filament des lampes.

Le carbone n'est pas un métal. Il est néanmoins conducteur. Un piètre conducteur il est vrai. On l'a
utilisé pour réaliser des filaments de lampe à incandescence car il peut résister lui aussi a de fortes
températures (3700°C).
Dans un moteur électrique, les "charbons" sont des morceaux de carbone qui viennent frotter contre les
lames du collecteur. Plus mou que le cuivre, le charbon s'use à cause des frottements sans détériorer le
collecteur.

Mesure d'une résistance


Avec un ampèremètre, un voltmètre et un générateur

Soit par la mesure de la tension et de l'intensité R = U/I, soit pour plus de précision, à partir de la
caractéristique du conducteur ohmique.

Avec un ohmmètre

Il existe un appareil pour mesurer les résistances. Il s'agit de l'ohmmètre. Il est constitué d'un
ampèremètre et d'une pile.

Lorsqu'on branche la résistance à mesurer aux bornes de l'ohmmètre, la pile fait circuler un courant
d'autant plus fort que la résistance est plus faible. Pour cette raison les graduations des appareils
analogiques est inversée: le zéro se trouve à droite. Lorsque l'aiguille dévie au maximum la résistance
est nulle.

Les ohmmètres analogiques doivent être calibrés avant chaque mesure pour compenser l'usure de la
pile. On court-circuite les deux fils et on tourne le bouton de réglage pour amener l'aiguille sur le zéro.
Lorsque l'ohmmètre n'est pas relié à un dipôle, la résistance est infinie. L'aiguille de l'ohmmètre
analogique ne bouge pas, tandis que l'ohmmètre numérique affiche le signal d'erreur indiquant que la
mesure est supérieure au calibre. A l'inverse de l'ampèremètre ou du voltmètre, on ne risque pas, dans
ce cas, de détériorer l'appareil.

Ainsi pour effectuer une mesure, on peut commencer par le plus faible calibre et augmenter jusqu'à ne
plus avoir de signal d'erreur.

Remarque: Pour une lampe, (qui n'est pas un conducteur ohmique), la mesure de la résistance du
filament avec un ohmmètre donnera une valeur très différente de la résistance en fonctionnement
normal.

Le calibre utilisé est 200 k , la résistance est donc exprimée en


kilohms. Elle vaut 67,7 k

Pont de Wheatstone

Un ohmmètre ne permet pas des mesures de grande précision. Si on désire diminuer les incertitudes, il
existe de méthodes de comparaison de résistances à l'aide de ponts. Le plus célèbre est le pont de
Wheatstone
Il faut disposer d'un générateur continu, d'un galvanomètre g, de résistances calibrées R1 et R2 et
d'une résistance réglable étalonnée R.

On règle la résistance R pour obtenir une déviation nulle dans le galvanomètre

A ce moment -là, la résistance inconnue X est donnée par :

Pont à fil

Le pont à fil est une variante du pont de Wheatstone qui ne manque pas d'intérêt.
En effet, nul besoin de résistance réglable étalonnée. Il suffit d'un résistor R de précision ayant de
préférence une résistance de même ordre de grandeur que celle du résistor inconnu et d'un fil résistant
homogène et de section constante que l'on tend entre deux points A et B.

On déplace un contact le long de ce fil jusqu'à obtenir un courant nul dans le galvanomètre

La résistance d'un fil étant proportionnelle à sa longueur, on trouve aisément la résistance X inconnue
après avoir mesuré les longueurs l1 et l2 :

Association de résistances en série


La résistance R équivalente à deux résistors en série se calcule aisément:

Les deux résistors sont traversés par le même courant d'intensité I


La loi d'Ohm appliquée à chacun des résistors donne :U1 =R1 I ; U2 = R2 I

La tension U aux bornes de l'ensemble est égale à la somme des tensions aux bornes de chacun:

U = U1 + U2; U = R1 I + R2 I = (R1 + R2) I


La résistance équivalente R = U/I vaut donc: R = R1 + R2

Cette relation peut se généraliser pour un nombre quelconque de résistors:

La résistance d'un ensemble de résistances en série est égale à la somme de leurs résistances.

Association de résistances en parallèle (ou dérivation)


Calculons la résistance R équivalente à deux résistors en parallèle.

Les deux résistors sont soumis à la même tension U = U1 = U2


L'intensité du courant du générateur est égale à la somme des intensités des courants circulant dans les
résistors:
I = I 1 + I2

La loi d'Ohm appliquée à chacun des résistors donne

U1 =R1 I1 U2 = R2 I 2

On peut en déduire la conductance équivalente 1/R


Remarque: Cette relation peut se généraliser pour une nombre quelconque de résistances:

La conductance d'un ensemble de résistances en parallèle est égale à la somme de leurs


conductances.

Dans le cas de 2 résistances la relation peut se mettre sous la forme:

Cas particuliers: les résistances sont de même valeur.

La résistance R équivalente à n résistances de même valeur R1 en parallèle est R = R1/n


LES CONDENSATEURS
Les fonctions du condensateur

Un condensateur peut être utilisé:


- Pour stocker d’énergie électrique
- Pour temporiser
- Pour filtrer
1. Un condensateur, ça sert à stocker du courant

Le condensateur joue le rôle de "réservoir d’énergie électrique". Comme tout ce qui permet de faire
des réserves, le condensateur a une capacité de stockage, appelée simplement "capacité du
condensateur".
L'unité de mesure de cette capacité est le FARAD (F). Mais un condensateur de 1 F (il en existe) à
une capacité tellement importante, que l'on utilise bien plus souvent des sous-multiples du farad:
le microFarad (µF), le nanoFarad (nF), et le picoFarad (pF).
1 Farad = 1000 000 µF = 1000 000 000 nF = 1000 000 000 000 pF
1 µF = 1000 000 nF = 1000 000 000 pF
1 nF = 1000 pF

Sachez qu'une capacité de 440µF est déjà importante...


Le condensateur stocke d’énergie électrique, et garde cette énergie électrique, (on dit qu'il reste chargé)
même si le montage n'est plus alimenté. C'est pour cela que, parfois, en éteignant certains appareils
comme votre poste de télévision, le petit voyant (qui n'est rien d'autre qu'une DEL) ne s'éteindra pas
tout de suite.

2. Un condensateur, ça sert à temporiser


Comme le condensateur se charge, il met un certain temps à se charger. De même lorsqu'il se
décharge. Plus la capacité du condensateur est grande, et plus le condensateur mettra de temps à se
charger. Ce temps peut être utilisé en temporisation...
Au fur et à mesure que le condensateur se charge, la tension à ses bornes augmente. Imaginons un
composant qui ne fasse passer du courant que lorsqu'une certaine tension est dépassée... Si l'on branche
un condensateur tel qu'il est indiqué sur le schéma, le composant X ne laissera pas passer du courant
tout de suite, il attendra qu'une certaine tension soit dépassée.
Pour prendre un exemple avec des composants déjà vus; prenez deux diodes. Chaque diode, ne
laisse passer le courant qu'à deux conditions:
1- Que la diode soit placée dans son sens passant (c'est le cas ici)
2- Que la tension de seuil de 0,6 volt soit atteinte
Si l'on met deux diodes à la suite, la tension à atteindre ne sera plus de 0,6 mais de 0,6 x 2 = 1,2 volt.
Ainsi, en faisant le montage indiqué, les diodes ne laisseront passer le courant que lorsqu'une
tension de 1,2 volts sera présente aux bornes du condensateur (et même 2,7 volts, puisque la DEL n'est
rien d'autre qu'une diode -ayant une tension de seuil un peu plus élevée, vers 1,5V-).
Pour atteindre cette tension, il va falloir un certain temps: On a donc réalisé une temporisation.
Pour augmenter le temps que le condensateur mettra à se charger, il faut augmenter:
- Soit la valeur de R1 (qui diminueras la valeur du courant: le condensateur sera donc plus long à se
charger)
- Soit la capacité du condensateur: S'il a une capacité plus importante, le temps qu'il mettra à se
charger sera évidement plus important.
Le temps mis par le condensateur pour ce charger est simple à calculer: T = R.C Avec
T en secondes pour R en ohms et C en farads.

3. Un condensateur, ça sert à filtrer


Mais à filtrer quoi ? Par exemple, à filtrer une tension redressée: à la sortie d'une transformation de
courant, si l'on veut du courant continu, il faut, après l'avoir redressé, le filtrer.
Voici le schéma:

On reconnaît le pont de diode, qui redresse le courant alternatif, mais ce qui est nouveau, c'est le
condensateur, qui va donc filtrer la tension redressée pour la rendre le plus continu possible.
Plus la capacité d'un condensateur est grande, plus le courant sera continu.
Vous voyez aussi un élément nouveau : le transformateur (avec les 3 barres verticales entre les 2
bobines). Nous ne l'étudierons pas dans ce chapitre. Pour le moment, sachez simplement qu'il sert à
élever ou abaisser une tension (par exemple, transformer du 230V en 9V)

En 1 et 2, vous voyez la tension redressée. La 1. est le type de tension obtenue avec une seule
diode, et la 2 est obtenue avec un pont de diode.
La 3. est le courant redressée. Vous voyez toujours des irrégularités, mais avouez que c'est tous de
même plus droit !
Utilisation d'un condensateur

Pour les condensateurs non polarisés (1), pas de problème, le sens importe peu. En revanche, il faut
faire attention aux condensateurs polarisés (2 ;3) : ils ont un "plus" et un "moins". Le "plus" se branche
au positif ("+") de l'alimentation, et le "moins" se branche au "moins" de l'alimentation (à la masse)...
1. Comment reconnaître le sens du condensateur?

Rien de plus simple : Un condensateur possède sur son corps, une flèche sur laquelle il y a le signe "-"

Ici, le "-" est à droite...

...Et ici, il est à gauche... (regardez bien, il y a une flèche noire)

Et si le "moins" n'est pas indiqué clairement, il y a une petite déformation du côté du "plus"
(regardez bien sur la photo: à droite du condensateur)

2. Association de condensateurs

Bien, nous avons des condensateurs de capacités diverses et variées, mais si il n'y a pas le
condensateur recherché ?
Il faut faire des associations.

a. En parallèle

Si l'on branche des condensateurs en parallèle, leurs capacités s'additionneront : Par exemple, si l'on a
un condensateur de 10 µF, et un de 20 µF, et que nous voulons 30 µF, nous les brancherons en
parallèle (10+20=30 !). La tension totale supportée sera inchangée.

b. En série:

Lorsque deux condensateurs sont branchés en série, la capacité totale diminue selon l'une des formules
suivantes:
lorsqu'il y a uniquement deux condensateurs:

ou, lorsqu'il y a plusieurs condensateurs:


La tension totale supportée sera de U1+U2+U3+...
Exemple:
Soit 2 condensateurs, l'un de 10 µF ,100 V et l'autre de 20 µF, 100 Volts.
Ces deux condensateurs en séries seront égaux à un seul condensateur de :
=> (10*20) / (10 + 20) = 200 / 30 = environ 6,67 µF
=> 100+100 = 200 Volts
Les différents types de condensateur

1. Les condensateurs "classiques"

On distingue d'abord deux grands type de condensateurs :

- les "polarisés", qui ont un "plus" et un "moins" à respecter,

- et les "non polarisés", où le sens de branchement n'importe pas.

Les condensateurs polarisés sont souvent, si ce n'est toujours, cylindrique, de couleur bleu ou noir,
tandis que les condensateurs non polarisés sont plus souvent plats ou rectangulaires.

a. Les condensateurs polarisés

Dans la catégorie "polarisé", citons :

*Les condensateur axiaux, où les pattes sont de part et d'autre du condensateur (elles traversent l'axe)

* Les condensateurs les radiaux, où les pattes sont du même coté


Les polarisés sont, en plus d'être cylindriques, électrolytiques (le plus souvent), c'est à dire qu'ils
contiennent une substance chimique à l'intérieur, d'où leur forme cylindrique.. Mais comme les
polarisés sont le plus souvent électrolytiques ... Les condensateurs non polarisés sont rarement
.électrolytiques.

b. Les condensateurs non polarisés

Pour les condensateurs non polarisés, il n'y a pas, sauf s'ils sont chimiques, ce qui est rare, de
différences comme "axial" et "radial" (ils sont souvent tous radiaux), mais les différences sont surtout
au niveau de l'isolant : céramique, polyester etc... Et c'est cet isolant qui donne le nom au
condensateur.

exemple:
- condensateurs céramiques

2. Les autres types de condensateurs

Comme pour les résistances, les autres types de condensateurs sont les condensateurs variables et
ajustables.
Les condensateurs ajustables sont fait pour obtenir une capacité précise, pour... ajuster! La plage
n'est pas très grande : par exemple, de 2 à 22 pF
En revanche, les condensateurs variables ont une plage plus grande : de 1 à 25 µF par exemple. Ces
condensateurs, plus chers, sont moins utilisés, tandis que les condensateurs ajustables sont très utilisés,
notamment en radio.
Citons aussi les diodes varicaps, ou "diodes à capacité variable". Certes, ce composant porte le nom
de "diode", mais il se comporte comme un condensateur: c'est en effet un condensateur dont la capacité
varie en fonction de la tension appliqué à ses bornes.

Des condensateurs ajustables...

Schématisations:
Condensateur ajustable Condensateur variable Diode varicap

Comment connaître la capacité du condensateur ?

Il y a plusieurs possibilités pour indiquer la valeur d'un condensateur :

1) La valeur est indiquée directement: Vous lirez, par exemple "50nF 63V", ce qui voudra dire "50
nanoFarads, utilisable sous une tension maximale de 63 Volts", ou encore "20pF 50V", qui signifie "20
picoFarads, utilisable sous une tension maximale de 50 Volts", ou bien "4 uF 150V", qui signifiera "4
microFarads, utilisable sous une tension maximale de 150 Volts".
Seuls les condensateurs électrochimique ont leur valeur marquée clairement.
Pour les condensateurs céramiques ou polyester, Il y a 2 façons de donner la valeur: Européen ou
Asiatique.
Le code Européen : Lorsque la valeur est donnée en picoFarads, un "p" remplace la virgule. Lorsque
la valeur est donnée en nanoFarad, un "n" remplace la virgule.
Exemple:
1p2 doit être lut "1,2 picoFarads"
10p se lit "10 picoFarads"
3n5 doit se lire "3,2 nanoFarad"
330n se lit "330 nanoFarads"
n10 se lit "0,10 nanoFarads" (On ne met pas de zéro avant la virgule, donc, pas de zéros avant le "n"...)

on trouve aussi d'autres indications : une lettre, indiquant la tolérance:


M = 20%
K = 10%
J = 5%

Enfin, La tension de service est indiquée en toute lettre.

Ici, on voit très bien "150nM63", ce qui signifie "150 nanoFarad, à 20% de tolérance (le condensateur
fait entre 120 et 180nF) avec une tension maximale de 63 Volts".

2) Le code couleur

Enfin, la valeur peut être donnée sous forme d'un code couleur, comme les résistances.
Mais ici, il y a un anneau de plus, soit 5 anneaux :

- 2 pour la valeur,

- un pour le multiplicateur,

- un pour la tolérance et un pour la tension maximale.

On remarque que le code couleur est le même que celui des résistances mais les couleurs de
tolérance sont différants.

EXEMPLE : L'ordre de lecture des anneaux se fait en commençant par le haut du condensateur.
Bleu, Marron, Vert nous donne 61*100000 = 6 100 000 pF, soit 6100nF, ou encore 6,1µF. La
tolérance : Blanc, soit +10% (La véritable valeur est garantie entre 5, 49µF et 6,71µF). La
tension maximale : Rouge, soit 250 Volts.

Récapitulatif:
CODE DE CHIFFRES CODE DE CONDENSATEURS
ET DE LETTRES: COULEUR CHIMIQUES (ou électrolytiques)
Le même que celui
VALEUR codes Européen Écrite en clair
des résistance.
M = 20%
NOIR = 20% Pas indiquée. Tolérance toujours
TOLÉRANCE K = 10%
BLANC = 10% comprise entre 40% et 50%
J = 5%
Marron: 100 Volts
TENSION
Écrite en clair Rouge: 250 Volts Écrite en clair
MAXI.
Jaune: 400 Volts
DISPOSITIFS SEMICONDUCTEURS

A) LES DIODES

1. LA DIODE DE REDRESSEMENT

I)- SYMBOLE

II)-PARTICULARITE DE LA DIODE DE REDRESSEMENT

• Elle laisse passer le courant uniquement dans le sens anode-cathode :

• Une diode devient passante uniquement si son potentiel anode est supérieur à celui de la
cathode d'au moins sa tension de seuil VF. UAK >VF.

• Lorsque la diode est passante, la différence de potentiel entre l'anode et la cathode UAK n'est
pas nulle.

La tension de seuil varie de 0,2 V. à 0,4 V pour les diodes à Germanium et de 0,6 V à 0,8 V pour
les diodes à Silicium
III)-CARACTERISTIQUE D'UNE DIODE

IV)-CHOIX D'UNE DIODE

Le choix d'une diode est principalement fonction :

• du courant moyen qui traverse la diode (Io ou IF)


• de la tension inverse que devra supporter la diode à l'état bloqué (VRRM)
• du courant de point répétitif (IFRM)

V)- PROTECTION CONTRE LES COURT-CIRCUITS

La protection sera assurée par fusibles ultra rapides qui doivent satisfaire la condition suivante :

La contrainte thermique I²t (A².s) du fusible doit toujours être inférieur à celle du semi-conducteur

I²t fusible < I²t diod

Remarque : Les constructeurs fournissent l'indication du I²t du composant pour une durée de 10ms,
soit la valeur du courant direct de pointe maximal à l'état passant (ITSM ou IFSM ) pour une durée de
10ms.

Connaissant ITSM, la contrainte thermique I²t du composant est définie par :

VI)- MODELE ELECTRIQUE EQUIVALENT A LA DIODE EN DIRECTE

Pour étudier les structures électroniques on est conduit dans un but de simplification à linéariser la
fonction I = f(VAK) en direct. En fonction du problème à traiter différentes hypothèses peuvent être
envisagées :

VII). VERIFICATION D’UNE DIODE A L’AIDE DU MULTIMETRE

En utilisant le multimètre en mode Ohmmètre, on mesure la conduction de la diode en direct et en


inverse.

Sur le multimètre que vous utilisez, vous remarquerez le symbole de la diode. On place le sélecteur de
fonction à cette position et on refait les mesures précédentes :

Mesure: 0,57 à 0,78 Volt Mesure : Infini ou OverLoad

Nota : Les valeurs en direct sont variables selon le type de diode (redressement, logique ou zener).

VIII). APPLICATIONS DE LA DIODE A REDRESSEMENT

a) Redresseur monophasé mono-alternance (simple onde)


b) Redresseur monophasé bi-alternance (plein onde)
2. LA DIODE ZENER

I-Caractéristique électrique de la diode Zener

Observations

• En direct - la diode zéner conduit mais il y a " une tension de seuil " comme pour la diode.

- Vak < 1volt.

• En inverse

- si Vak<Vz0 | le courant est pratiquement nul (I < 1µA), on dit que la diode est
bloquée.

- si Vak>Vz0 |, il y a " effet zéner " c’est à dire que la tension Vak varie très peu (
jusqu’à +7% du Vz0 ) mais le courant augment très vite.

- la puissance perdue dans le composant s’élève quand le module du courant


augmente. Le constructeur spécifie le courant maxi en inverse
• On trouve dans le commerce des composants spécifiés avec Vz0 de 2V à 400V. Pour les fortes
puissances les composants doivent être montés sur un dissipateur.
• Les diodes zéner sont utilisées pour leur aptitude à produire une valeur de Vak très stable vis à
vis du courant I en zéner. Soit comme source de tension de référence, soit en stabilisation de
tension.

II. STABILISATION DE TENSION

Caractéristique Montage

On constate que la tension inverse aux bornes de la diode fonctionnant dans la zone de claquage (zone
de fonctionnement en inverse) varie peu.Cette tension est appelée "tension Zéner" et reste
pratiquement constante.
Deux intensités marquent les limites de la zone de claquage : Imin et Imax.
Imin : si le courant dans le diode est inférieur à Imin, la tension n'est plus stabilisée.
Imax : si le courant dans la diode est supérieur à Imax, la puissance P = Uz* Iz dissipée
thermiquement dans la diode devient destructrice.
Pour maintenir une tension constante, il faudra donc que : Imin < Iz < Imax (Iz: courant dans la
diode)

Dans de nombreux montages on a besoin d'une ou plusieurs sources de tension constante inférieur à la
tension d'alimentation Ua. Une solution simple est proposé ci-dessus.

Calcul de Imax et détermination de Rp:


Ex: On donne : Ua= 20V Uz = 6.2V Imin = 5mA et Pz=0.5W (puissance max de la diode)
Pour calculer Imax, on suppose que la charge est déconnectée. Tout le courant I circule donc dans la
diode.
Pz = Uz*I => Imax=Pz/Uz d'ou Imax = 0.5/6.2 = 80.6mA
On en déduit Rp = (Ua-Uz)/Imax = (20 - 6.2)/80.6mA = 172 (On prendra toujours la valeur
normalisée supérieur, soit ici 180 )
La puissance dissipée par Rp sera de : Prp = U*U/Rp = 13.8*13.8/180 = 1W

Calcul de Rcmin (Charge minimale) :


Si l'intensité débité dans la charge est trop importante, l'intensité Iz dans la diode Zéner risque d'être
inférieure au minimum Imin au dessous duquel la diode ne stabilise plus (fonctionnement dans la
région du coude). Il faut donc que :
Ic < Imax - Imin . Sachant que Ic = Uz/Rc , on a donc : Rc> Uz/(Imax - Imin) .
AN : Rc > 6.2/(80.6mA - 5mA) = 82
LES TRANSISTORS

à effet de à effet de
bipolaire
bipolaire champ champ uni jonction Darlington
à grille isolé
à jonction à grille isolé

Les Transistors Bipolaires

1.1.Descriptions

Composants actifs

Le transistor (inventé en 1948 par les physiciens américains John Bardeen, Walter Houser
Brattain et William Shockley) a remplacé, pratiquement partout, le tube électronique. C’est
celui dont les processus de fabrication ont été les premiers à être dominés industriellement. Il a
pour inconvénient majeur une consommation relativement importante, ce qui limite la densité
d’intégration. Formé par l'association de deux jonctions P-N placées en opposition (transistor
N-P-N ou P-N-P), il contrôle le déplacement de charges électriques à travers les jonctions,
entre un émetteur et un collecteur, le contrôle étant assuré par une troisième électrode appelée
base.

1.2.Symboles
1.3.Unités ; Formules

Comme une diode, le transistor utilise les propriétés des semi-conducteurs qui le compose
(silicium et anciennement le germanium).

Un transistor comprend 3 éléments :

- l’Émetteur E qui émet les électrons


- le Collecteur C qui recueille les électrons
- la Base B qui contrôle le passage des électrons entre E et C

Quelle que soit l’application, on distinguera toujours, lors de l’étude du fonctionnement d’un
transistor, la partie commande (base) et la partie effet de la commande (collecteur, émetteur).

1.3.1.Modes de Fonctionnements d' un transistors NPN

Pour faire fonctionner un transistor il faut le polariser, c'est a dire qu’on lui applique des
tensions différentes sur ces broches E,B,C .

Pour un transistor NPN :


Pour une tension Vce constante, si Vbe varie alors Ib varie suivant une courbe analogue aux
caractéristiques d’une diode .Cela donne la caractéristique d’entrée Ib( Vbe ) :

1.3.1.1.Etat bloqué :

Si le transistor est polarisé en inverse Veb , aucun courant ne circule dans le transistor et il est
bloqué .De même si la tension Vbe est inférieur à la tension de seuil du transistor ou si le
courant de base est à zéro , le transistor se comporte comme un circuit ouvert de telle sorte que
le collecteur est isolé de l'émetteur.

1.3.1.1.Etat saturé :

En saturation, les deux jonctions du transistor conduisent :Ib > Ibsat


Vce = Vcesat
Ic > 0

La caractéristique de sortie à Ib constant donne aussi dans sa partie linéaire la caractéristique


de transfert Ic ( Ib ) et permet de déterminer le gain ou l'amplification en courant du transistor
ß ( bêta )

Ic = ß Ib et de plus Ie = Ic + Ib et Vce = Vcb + Vbe


Le transistor est bloqué lorsque ses deux jonctions sont en polarisation inverse (voir fig. 12).

Le transistor est en fonctionnement normal direct lorsque la jonction de commande BE est en


polarisation directe et que la jonction BC est en polarisation inverse (voir fig. 12).

Le transistor est en fonctionnement normal inverse lorsque la jonction de commande BE est


en polarisation inverse et que la jonction BC est en polarisation directe (voir fig. 12).

Le transistor est saturé lorsque ses deux jonctions sont en polarisation directe (voir fig. 12).

Figure 12: fonctionnements

1.3.2 Les montages

IE = IB + IC (mA.)

Exemple : IE = 6.06 mA; IB = 60 µA., IC = 6.00 mA.

a) Montage Base Commune (BC)

La base est commune entre l'entrée et la sortie


du montage.

VCB = 9.3 V. VEB = - VBE = - 0.7 V

Gain en courant du montage :

IC/IE = 6.00 mA/6.06 mA = 0.99


montage BC

b) montage émetteur commun (EC)

L'émetteur est commun entre l'entrée et la sortie du


montage.

VCE = 10 V. ; VBE = 0.7 V

Gain en courant du montage :

IC/IB = 6.00 mA/60 µA = 100


montage EC
c) montage collecteur commun (CC)

Le collecteur est commun entre l'entrée et la sortie du


montage.

VEC = - VCE = -10 V. ; VBC = - VCB = - 9.3 V

Gain en courant du montage :

IE/IB = 6.06 mA/60 µA = 101

1.4. Valeurs

Les valeurs des transistors sont inscrites dessus sous forme de codes , il existe une multitude de
transistors sous de nombreuses formes ou " boîtier " désignant le type d' en capsulage d' un
transistor et en fin il y a des brochages différents pour un même boîtier .Au fil des ans , les
fabricants ont commercialisé probablement plus de 100 000 transistors portant des noms
distincts .Devant la prolifération des codes maison quelques normes ont été créées afin de
standardiser le marché .

1.4.1.Standart USA Codage JEDEC

Le codage JEDEC ( Joint Electron Device Engineering Council ) né de l'organisation


américaine EIA a ouvert un catalogue enregistrant les composants préfixés par 1N pour les
diodes et 2N pour les transistors , thyristors et triacs .En fait la lettre est toujours N, le chiffre
est égal au nombre de broches moins un ou au nombre de jonctions dont dispose le circuit .

Cette codification prend la forme chiffre, lettre, numéro de série, [suffixe].

Exemples de transistors : 2N2222A ,2N3055 ETC..

Le chiffre .La lettre N .Le numéro de série compris entre 100 et 9999 ne signifie rien de
particulier si ce n'est une idée de la date d'introduction du circuit. Le suffixe (optionnel)
indique le groupe de gain (hfe) du circuit
A = Faible gain
B = Gain médium
C = Gain élevé
l'absence de suffixe signifie un gain quelconque.

1.4.2.Standart Europe Pro Electron

L' Association internationale Pro Électron a créé le même type de catalogue d' enregistrement
mais le codage est différent , la premier lettre désigne le type de matériaux et la deuxième lettre
designer la fonction puis vient le n° de série avec une lettre en plus suivant le gain du transistor
.

1er Lettre 2em Lettre 3em Lettre

Matériaux Fonction ou N° de série


A : Diode ; signal , faible puissance
0,6 à 1 V
B : Diode ; vari cap F : Pour émetteur ou récepteur
B : Silicium ou de fibre optique après la 2em
tension de seuil C : Transistor ; faible puissance , lettre G, P ou Q
1à 1,3 V fréquence audio
L : Pour laser
C : Arséniure de D : Transistor ; puissance ,
gallium ou fréquence audio O : Opto-triac après la 2em
tension de seuil lettre R
1,3 V et plus E : Diode ; tunnel
T : Pour led 3 couleurs après
R : Matériaux F : Transistor ; faible puissance , la 2em lettre Q
fréquence audio
composés W : Diode d' écrêtage après
G : Varie en fonction de la 3em lettre la 2em lettre Z
(ex: Sulfure de
H : Diode ; sensible aux champs
cadmium ) magnétiques

L : Transistor ; puissance ,
haute fréquence

N : Photo coupleur

P : Photorécepteur ; 3em lettre

Q : Photoémetteur ; 3em lettre

R : Triac ou Thyristor suivant


3em lettre ; faible puissance

S : Transistor ; faible puissance

T : Triac ou Thyristor suivant


3em lettre ;puissance

U : Transistor ; puissance

W:

X : Diode

Y : Diode de redressement

Z : Diode zener ou de tension


de référence ;suivant 3em lettre

Exemple de transistor : BC237


1.4.3.Standart Japonais JIS

L' organisme Japonais Japanese industrial standards ( JIS ) a réalisé un mixage des deux
méthodes précédentes , les noms des transistors sont préfixés par le code 2S suivi par une lettre
puis le numéro de série .

Transistors 1er lettre


A = PNP haute fréquence
B = PNP basse fréquence
2S
C = NPN haute fréquence
D = NPN basse fréquence

Exemple de transistor : 2SD1972..Sur le composant l’inscription est D1972

SE: Diodes
SF: Thyristors
SG: Gunn
SH: UJT - Unijonction
SJ: P-channel FET/MOSFET
SK: N-channel FET/MOSFET
SM: Triac
SQ: LED
SR: Rectifier
SS: Diodes Signal
ST: Diodes Avalanche
SV: Varicaps
SZ: Diodes Zener

En ANNEXE

A l'exception de JEDEC, les fabricants aux normes JIS et Pro-électron introduisent souvent
leur propres types pour des raisons commerciales (par exemple afin de placer leur nom dans la
référence du circuit). Les préfixes de marque les plus communs sont:

MJ: Motorola, puissance boîtier métal


MJE: Motorola, puissance boîtier plastique
MPS: Motorola faible puissance boîtier plastique
MRF: Motorola transistors HF, VHF et micro-ondes
TIP: Texas Instruments transistor de puissance boîtier plastique
TIPL: Texas Instruments transistor de puissance planar
TIS: Texas Instruments transistor faible signal boîtier plastique
ZT, ZTX: Ferranti

1.4.4.Les CMS

En raison de leurs faibles dimensions, les composants à montage en surface (CMS) ne peuvent
recevoir de marquage complet ; c' est pourquoi les fabricants leur appliquent un code sur quatre
caractères alphanumériques au maximum.

Attention : le même code de marquage peut entre appliqué par divers fabricants à des
composants différents ; aussi devra t on examiner l'origine des équipements ou des schémas
pour déterminer la concordance des codes .Certains fabricants introduisent une lettre
supplémentaire en minuscule pour indiquer l’origine ; exemple p pour Philips ou s pour
Siemens .
Exemples de transistors :

1Mp boîtier SOT23 = BC848 NPN équivalent à BC548 fabriquant Philips

LG boîtier SOT23 = BF775A NPN fabriquant Siemens

1.4.5.Les Boîtiers ( Package )

Il existe au moins 200 types de boîtiers de base plus ou moins différent suivant le fabriquant
pour les transistors , mais beaucoup sont très peut utilisé .Voici les principaux boîtiers

1.4.6.Les brochages

Pour un même boîtier TO 92 , on trouve 5 brochages différents suivants les modèles de


transistors .
1.5.Variantes

1.5.1. Le transistor bipolaire à grille isolée ou IGBT ( Insulated Gate Bipolar Transistor ) :

À côté de des transistors dits bipolaires, il existe un autre type de transistors dits transistors à
effet de champ (TEC ou FET Field Effect Transistor), dans lesquels le passage du courant à
travers un canal continu reliant la source au drain est en fait contrôlé par le champ créé par une
troisième électrode, la grille située sur le canal. Dans la version MOS (métal oxyde semi-
conductor), de ce type de transistors, la grille est une mince couche d'aluminium séparée par un
isolant du canal. Les transistors à effet de champ sont facilement miniaturisables et permettent
des amplifications élevées.

1.5.2. Le transistor à effet de champ à jonction (depuis 1952) : Il est aussi appelé JFET (
Junction Field Effect Transistor ).

1.5.3. Le transistor à effet de champ à grille isolée : Connu dans son principe depuis 1930, sa
fabrication n’a été dominée qu’à partir des années 60. Il est aussi appelé MOSFET ( Metal
Oxyde Semiconductor Field Effect Transistor ). Grâce à une géométrie simple et une
consommation pouvant être très faible, c’est le composant élémentaire de tous les circuits
intégrés à très grande échelle (VLSI).

1.5.4. Le transistor unijonction

1.5.5. les transistors Darlingtons

1.5.6. les phototransistors

1.5.7. les photocoupleurs

1.6. Utilisations

Pour tester un transistor bipolaire ont peut le comparer à 2 diodes en séries :

Interrupteur commandé :
c’est le cas des circuits logiques où l’état de l’interrupteur permet de modifier la valeur d’une
variable binaire

Source de courant commandée :


c’est prioritairement le cas des circuits analogiques
Amplificateur de signal :

Fonction amplification linéaire, en modulant le courant base autour d'une valeur, on contient
une modulation plus importante du courant collecteur
Les Transistors à effet de champ à jonction

1.1.Descriptions

Les TEC transistors à effet de champ ou FET ( Field Effect Transistor ) ou JFET dans lesquels
le passage du courant à travers un canal continu reliant la source au drain est en fait contrôlé
par le champ créé par une troisième électrode, la grille située sur le canal.

1.2.Symboles

1.3.Unités ; Formules

Comme dans le cas des transistors bipolaires les JFET utilisent des porteurs n et p , il existe des
NJFET et des PJFET .Mais comme les PJFET ne sont pas utilisés , il ne sont presque plus
fabriqués .Le transistor FET est basé sur un principe physique différent du transistor à jonction
; ici ,le courant est véhiculé par des porteurs d' une seule polarité , c' est un dispositif unipolaire
, par opposition au transistor à jonction qui est dit bipolaire puisqu'il met en jeu des porteurs n
et p .

Dans les explications qui suivent nous prendront le cas des NJFET .

La figure ci dessus donne le fonctionnement du JFET canal n .Une couche n est déposée sur un
substrat p fortement dopé .Ensuite on forme une jonction de grille p sur le dessus du cristal .Un
contact est pris de part et d' autre de la grille , ce sont les sorties source et drain .On relie la
grille et le substrat à la masse.
Si une faible tension positive Vds est appliquée entre le drain et la source , un courant va
circuler à travers la zone n .On sait qu 'une jonction polarisée en inverse présente une zone
désertée dont l' épaisseur est fonction de la tension inverse .Lorsqu 'on augmente Vds , le
courant diminue car l' épaisseur de la zone désertée augmente et la résistance du canal
augmente .Si on augmente encore Vds , les deux zones désertées se rejoignent , le canal est
saturé .La chute de tension est Vdsat et le courant est Idsat .

Lorsque la grille est polarisée en inverse, c’est à dire négative pour un canal n, les zones
désertées se rapproche encore plus vite la saturation se produit pour Id plus faible.

On obtient les courbes Id / Vds :

Le JFET est comparable à un tube de télévision, la source produit des électrons qui aboutissent
au drain .Ils sont contrôlés par la tension de la grille.

Le NJFET ne peut fonctionner qu’en appauvrissement avec une grille négative .Si elle devenait
positive, les jonctions p - n passantes créeraient un courant important qui détruirait le JFET .

1.4. Valeurs

Caractéristiques principales

Tension de commande Vgs = -1 à - 7,5 V


Vds : 25 à 30 V
Id max 200 à 300 mA
Résistance d’entrée très élevée (jonction en inverse)
Pente Id / Vgs
Coefficient de température : légèrement négatif
Gamme de fréquence : modèles silicium jusqu' à 100 MHz, 20GHz en Arséniure de gallium
Les Transistors à effet de champ à grille isolé ou transistor MOS

1.1. Descriptions

Bien qu'apparemment le fonctionnement du transistor MOS soit similaire à celui de son cousin
bipolaire, le détail de l'analyse de son fonctionnement laisse apparaître de grandes divergences
qui l'ont promulgué candidat unique à l'intégration des circuits intégrés numériques. En 1930,
L. Lilienfeld de l'Université de Leipzig dépose un brevet dans lequel il décrit un élément qui
ressemble au transistor MOS (Métal Oxyde Semi-conducteur) actuel. Cependant, ce n'est que
vers 1960 que, la technologie ayant suffisamment évolué, de tels transistors peuvent être
réalisés avec succès. En particulier, les problèmes d'interface oxyde-semiconducteur ont pu être
résolus grâce à l'affinement de la technologie dans le domaine bipolaire, affinement requis pour
obtenir des transistors de meilleure qualité. Aujourd'hui le transistor MOS constitue, par sa
simplicité de fabrication et ses petites dimensions, l'élément fondamental des circuits
intégrés numériques à large échelle.

1.2. Symboles

1.3. Unités ; Formules

Pour ce dispositif un canal réel est créé entre la source S et le drain D, la grille G est déposée
sur une couche d’aluminium.
Pour le cas du canal n à appauvrissement , lorsque la grille n' est pas polarisée , Id est maximal
.La jonction n-p est bloquée en inverse et l' épaisseur de la zone désertée dépend de Vds .Jusqu'
à Vdsat la loi d' ohm peut s' appliquer , au delà le canal est saturé et Id n' augmente plus malgré
l' augmentation de Vds .

En polarisant la grille négativement, le champ produit repousse les électrons du canal, ce qui
réduit Id à la saturation Vdsat .C' est bien un appauvrissement de Id en fonction de -Vgs .

Le dispositif le plus utilisé reste le transistor MOS canal n ou p à enrichissement.

Cas du canal p : La plaquette de silicium est dopée n , c' est le subtrat .Deux zones p source S
et drain D sont diffusées dans la zone n . On dépose une couche isolante sur le silicium puis
une couche d’aluminium pour la grille.
1.4. Valeurs

1.6. Utilisations

La logique à transistors MOS

Elle porte ce nom générique (MOS, CMOS, HCMOS, ...). Elle est généralement plus lente que
la logique bipolaire, mais elle consomme moins de courant sur l'alimentation .Cette
consommation étant due essentiellement aux capacités internes, elle augmente avec la
fréquence de travail.

Un montage de base, un étage de sortie CMOS :

Inconvénients des MOS

Très sensible aux charges statiques qui peuvent percer le diélectrique de la grille de commande
.Ils doivent être manipulés en prenant soin de réunir leurs électrodes à la masse de ne pas les
tenir à la main sans avoir pris soin de ce décharger sur un support métallique et d' utiliser un fer
à souder basse tension ou de le débrancher du secteur avant de les souder .
Les Thyristors

1.1. Descriptions

Le thyristor est un composant qui devient totalement conducteur, en courant continu, à la suite
d'une impulsion électrique sur son électrode appelée "gâchette" ou "G".Non seulement cette
conduction est franche et brutale mais elle est permanente même après cessation de ce courant
de gâchette.

1.2. Symboles

1.3. Unités ; Formules

Le thyristor est un élément unidirectionnel contrairement au triac qui est bidirectionnel , ce


composant est assimilable à une diode commandé donc le courant passe dans un seul sens de l'
anode vers la cathode .La troisième électrode la gâchette permet de commander le
déclenchement , d' ou le nom en anglais Silicon Controlled Rectifier SCR .

Le thyristor est redresseur du fait de sa conduction dans un seul sens, et il s’apparente à une
diode.
Il sert d’interrupteur, en appliquant un signal sur son électrode de contrôle G (Gâchette) il
passe de l’état bloqué à l’état passant et peut ainsi remplacer un contacteur.
Le thyristor se comporte comme un amplificateur de puissance car le courant de commande de
l’ordre du milliampère permet de commander le courant principal de plusieurs Ampères.

En alternatif le thyristor peut servir de régulateur, par exemple dans un montage de type
gradateur de lumière.

Types de brochages :
Extrait de docs techniques :
Quelques valeurs de thyristors :

Référence Caractéristiques Igt ( mA ) Boîtier

2N682 25A/50V TO-48


2N683 25A/100V TO-48
2N685 25A/200V TO-48
2N689 25A/400V TO-48
2N690 25A/600V TO-48
2N883 0.5A/400V TO-48
2N1883
2N5204
2N5207 35A/1200V TO-48
2N6405 16A/800V TO-220

2P4M 2A/400V TO-220


50RIA60 50A/600V TO-65
BR101
BRX49 remplacé par PO102DA
BRY39 2.5A/70V 2 gâch. TO-18
BRY54
BRY55-60 0.8/60V TO-92
BRY55-200 1A/200V TO-92

BT120
BT151-500 12A/500V TO-220
BT151-650 12A/650V TO-220

BT169D 0.5A/400V TO-92


BTW68800

P0102DA 0.8A/400V TO-92

TIC106D 6A/400V TO-220


TIC106M 5A/600V TO-220
TIC116M 8A/600V TO-220
TIC126M 12A/600V TO-220
TYN1012 12A/1000V TO-220
P0102AB 0.8A/100V

S4014MH 40A/600V
X0402BE 4A/200V
1.6. Utilisations

Après avoir examiné ce schéma je pense que vous comprendrez le fonctionnement du thyristor.
Un bref courant de gâchette par K1 laisse le thyristor conducteur. Seule une coupure par K2 le
laissera isolant.
Voyons d'autres particularités intéressantes :
1) La tension A/K maximale peut atteindre des valeurs élevées, de 100 à 1200V selon les
modèles. C'est donc un contacteur haute tension.
2) Le courant de gâchette "Ig" minimal pour déclencher la conduction A/K est de l'ordre de
10mA, parfois 1mA pour les modèles sensibles. Ce courant entre par "G" et sort par "K" vers
la masse. Sa durée n'a aucune importance.
3) Le temps de réponse est très court (quelques nano secondes).
4) L'intensité de conduction Iak est également élevée, de 0.3 à 35A selon les modèles
5) Le thyristor ne peut revenir à l'état bloqué (isolant) que si l'intensité passante Iak tombe au
dessous d'une valeur minimale. Ce seuil dit "courant d'arrêt" est de l'ordre de 2% de l'intensité
maximale du modèle.

2.1. Composition

Le thyristor est un semi-conducteur composé de quatre couches de silicium comme le montre


la figure ci dessus , les électrodes A pour Anode , G pour Gâchette et K pour Cathode sont
disposées autour
Les Diacs

1.1. Descriptions

Au départ il se comporte comme deux diodes zéners montées en séries tête-bêche, mais il se
désamorce comme un thyristor .Il ne devient conducteur qu’à partir d’une certaine tension
positive ou négative : quelques volts. Si cette tension redescend, il reste conducteur, sauf si
l’intensité devient trop faible, ce qui le re bloque.

1.2. Symboles

1.4. Valeurs

La valeur d’un DIAC n’est pas indiquée dessus.

Le boîtier d’un DIAC ressemble à celui d’une diode mais le trait repère est situé au milieu.
Plus rarement, c’est un boîtier plastique genre transistor mais avec deux pattes seulement, ne
pas tenir compte de l’orientation du méplat de ce boîtier puisqu’un diac n’a pas de polarité.

Sous la forme de CMS :

1.6. Utilisations
Le fait d’intercaler un DIAC dans un circuit gâchette de triac (ou de thyristor…) rend le seuil
de déclenchement plus franc et plus fidèle, surtout en fonction de la température du triac.
Revenons au variateur de puissance de la figure 1 : à partir d’une certaine tension le
condensateur se décharge brutalement dans le diac par G et A1 mais il subsiste un courant
faible venant de P1 ; le diac reste conducteur mais le condensateur ne peut se charger qu’à
une tension très faible. La tension secteur passe par zéro volt, l’intensité venant de P1
devient nulle et le diac se bloque. Puis, la tension secteur quitte zéro, le condensateur peut
donc se charger par P1 car le diac est bloqué, et ainsi de suite.
Les Triacs

1.1. Descriptions

C’est en 1964 qu' est apparu sur le marché un dispositif assurant la mise en conduction et le
blocage des deux alternances d ' un tension alternative par une seul électrode ( la gâchette ) .Ce
composant à trois électrodes a été appelé TRIAC ( Triode Alternating Current ).

1.2. Symboles

1.3. Unités ; Formules

Suivant que l’anode A1 ou l’anode A2 est positive par rapport à l’autre, le triac s’amorcera
dans le premier ou le troisième quadrant.

Le déclenchement des triacs peut s’effectuer dans les quatre modes suivants :
Lorsque l’ont alimente un Triac en alternatif il y a 4 possibilités de déclenchement :

Les modes 1 et 2 : la tension alternative change la polarité des Anodes A1, A2 et le signal de
déclenchement est toujours positif. (Système peu recommandé).

Le mode 1 et 3 : la tension alternative sur A1, A2 et le signal de déclenchement est identique


au courant principale (déclenchement économique).

Le mode 4 et 2 : la tension alternative sur A1, A2 et le signal de déclenchement est opposé au


courant principal (sans intérêt, déconseillé).

Le mode 4 et 3 : la tension alternative sur A1, A2 et le signal de déclenchement négatif par


rapport A1 (déclenchement industriel performant).

1.4. Valeurs

Brochage TO220

Ex : BTA 08-700S
BTA indique la série (isolé) , 08 = 8 Ampères , 700 Volts .

Pour un boîtier TO220 il existe des Triacs isolés ou non isolés, en fait c’est le support de
fixation qui est isolé ou non par rapport aux Anodes .De préférence ont utilise des triacs isolés
bien qu’ils soient très légèrement plus chères.

Voici quelques références de triacs

Référence Caractéristiques Boîtier


BT136-600 4A/600V TO220
BT137-600 8A/600V TO220
BT138-600 12A/600V TO220
BT139-600 16A/600V TO220
BT136F600 4A/600V Isolé
BT137F600 8A/600V Isolé
BT138F600 12A/600V Isolé
BT139F600 16A/600V Isolé

BTA06-400B 6A/400V TO220


BTA06-600T 6A/600V Igt 5 mA TO220
BTA08-400B 8A/400V TO220
BTA12-400B 12A/400V TO220
BTA16-400B 16A/400V TO220
BTA25-600B 25A/600V RD91
BTA40-600B 40A/600V RD91

MAC15A8 15A/600V TO220

TIC206M 4A/600V Igt 10mA TO220


TIC216M 6A/600V Igt 10mA TO220
TIC225M 8A/600V Igt 10mA TO220
TIC226M 8A/600V TO220
TIC236M 12A/600V TO220
TIC246M 15A/600V TO220
TIC263M 25A/600V TO3P

TLC336T remplacé par Z0405MF


Z0107MA 0.8A/600V TO92
Z0405MF 4A/600V TO220

1.6. Utilisations

2.1.Composition

C’est un élément semi conducteur qui comprend deux structures de thyristor NPNP en sens
inverse .On remarque sur le schéma les deux thyristors N4P1N1P2 et P1N1P2N2 .

Coupe simplifiée d' un triac


Les diodes LED

1.1.Descriptions

Les D.E.L (Diode ElectroLuminescente) ou en Anglais : L.E.D ( Light Emitting Diode)


éclairent lorsqu' elles sont parcourues par un courant de l'anode vers la cathode.

1.2.Symboles

1.3.Unités ; Formules

La tension de seuil dépend de la couleur et donc de la composition chimique du dopage .

Tension de
If
Couleurs seuil Longueur d' onde
(mA)
OU Vf

Rouge 1,6 V à 2 V 6à20 650 à 660 nm


Jaune 1,8 V à 2 V 6à20 565 à 570 nm
Vert 1,8 V à 2 V 6à20 585 à 590 nm
Bleu 2,7 V à 3,2 V 6à20 470 nm

blanc 3,5 v à 3,8 v 30

Par exemple calcul de la résistance pour une LED rouge


R1 = (V-Vf) / If, donc R 1= (12 - 1,8 ) / 0,02 = 510 ohms , bien souvent ont utilise une
résistance de 470 ohms Iled = ( 12 - 1,8 ) / 470 = 0,21 mA

Dans la documentation vous aurez aussi


la tension inverse max Vr (reverse voltage)
le courant max en pointe pour un temps très court IFSM ( surge current )

1.4.Valeurs

1.4.1.LED standard

Les LEDS rondes de diamètre 3 mm ou 5 mm comportent un plat sur la base pour repérer la
cathode (ou lorsqu' elles sont neuves la patte la plus courte).La consommation moyenne est
d’environ 20 mA.

1.4.1.1.Extrait de fiche technique d'une LED :

1.4.2.Les LEDS miniatures

LED de diamétre1, 9 au pas de 2,54 mm pour implantation directe sur un circuit ayant une
consommation de 20 mA .

1.4.3.Les LEDS faible consommation

Elles consomment de 2 mA à 6 mA.

1.4.4.Les LEDS avec résistance interne

Avec ces LED vous n’avez pas besoin d’utiliser de résistance extérieur, elles peuvent
fonctionner directement sur une tension de 5V ou 12V.

1.4.5.Les LEDS clignotantes


Ces LED ont un circuit électronique permettant le clignotement avec une fréquence de 1 à 2,5
Hz/seconde .La plage d'alimentation est de 3,5V à 5V et pour une utilisation avec des tensions
supérieurs il faut ajouter une résistance.

1.4.6.Les LEDS bicolores , tricolores ou multicolores

Il existe des LED bicolores à 2 ou 3 pattes, avec 2 pattes la couleur est différente suivant le
sens du courant (rouge ou vert), et avec 3 pattes la cathode est la patte commune au centre ; la
première patte est l'anode rouge et la 3éme l'anode verte ; si les deux anodes sont alimentées
cela donne une troisième couleur orange.

1.4.6.Les LEDS de formes spéciales

Les LED peuvent prendre toutes les formes, rectangulaire, triangulaire, carré, ronde (différents
diamètres jusqu' 20 mm).

Des LED groupées par 7, 10 alignées verticalement forment ce que l’on appelle un Bargraph .

Un afficheur à LED regroupe 7 LED rectangulaires et une LED ronde pour le point.

Un afficheur à matrice de points 5 x 7 comporte 35 LED rondes, 5 horizontalement sur 7


verticalement.

1.5. Variantes

Les LED infrarouges ou diodes d'émissions s’utilisent beaucoup pour les télécommandes IR
de télévisions et chaînes hi-fi.

1.6. Utilisations

L' avantage d' utiliser des LED est qu' elles ne s' usent pas , elles sont moins chère que des
voyants , elles consomment moins d' énergie .Mais l' inconvénient et qu'elles ne peuvent
fonctionner qu'avec une faible tension , et qu' elles n' éclairent pas beaucoup par rapport aux
ampoules classiques .

Il faut donc ajouter une résistance en série pour utiliser un LED.


En fonction de la résistance l' intensité va varié et la luminosité aussi .

Il est aussi possible de faire varier l' intensité lumineuse en appliquant une fréquence variable

2.1.Composition
Les diodes Zeners

1.1.Descriptions

Les diodes Zeners ou diode a effet de claquage conduisent le courant comme une diode
classique mais aussi en inverse avec une tension de claquage précise.

1.2.Symboles

ou ou ancien

Diode Zener double

1.3. Unités ; Formules

Les diodes Zeners sont caractérisées par la tension de seuil, la tension Zener et la puissance
maximal.

1.3.1.la tension de seuil et tension zener

la diode Zener conduit le courant dans les deux sens .La tension de seuil est de 0,7V comme un
diode classique mais si l'on inverse la tension la diode Zener redevient passante à sa tension
Zener de fabrication. Exemple Zener 5,6V :

Il y a une tension de seuil qui apparaît 0,7 V environ pour une diode au silicium.

La zone où la diode est bloquée, c'est a dire que Vd < 0.7V


Dans cette zone, on peut considérer que le courant Id est nul, mais il ne l'est pas totalement. La
zone où la diode est passante, c'est à dire que Vd > 0.7V
Dans cette zone, Vd reste proche de la tension de seuil (0.7V), mais augmente légèrement
avec le courant et la température.

Pour une diode Zener si l' on applique une tension inverse inférieur à la tension Zener on peut
considérer que le courant est nul.

Si la tension de seuil est supérieur à la valeur de la tension Zener alors la diode est de nouveau
passante .

1.3.2.courant

Le courant sera limité par le reste du circuit et ne doit pas dépasser la valeur maximale
supportable par la diode, au risque de détruire celle-ci .La puissance des diodes Zeners
commence à 0,4 Watts et l’on en trouve de 5 W.

1.4. Valeurs

1.4.1.Diode Zener

.La diode BZX 85C 6V2 est une diode Zener au silicium de la série X85 ( 1,3 W ) avec une
tolérance C ( 5 % ) et avec une tension Zener de 6,2 Volt

Pour les puissances cela dépend de la série X55 pour 0,4 W, X84 pour 1W , X85 pour 1,3 W
par exemple.

1.4.1.1.Extrait de fiche technique d'une diode zener :


1.4.2.CMS

Boitier pour une zener CMS

1.4.2.1.Extrait de fiche technique d'une diode Zener CMS :

1.6. Utilisations

Dans ce montage on retrouve une diode Zener qui impose une tension de 12V et une diode
1N4004 pour redresser la tension.
Voici un ancien montage pour créer une alimentation stabilisé.

Ici la diode Zener de 15V protège la sortie de U1 au cas ou le transistor Q2 serait en court
circuit .

2.1. Composition

Les diodes Zener actuelles sont au silicium pour les zener de moins de 1,5W et au germanium
jusqu'a 5W
ALIMENTATION

• 1. Introduction
• 2. Les redresseurs
• 3. Les filtres
• 4. Doubleur de tension
• 5. Stabilisation et régulation de tension
• 6. Circuits de protection
• 7. Les alimentations à découpage

1. Introduction

1.1. Fonction d’une source d’alimentation : tout équipement électronique a besoin d’une
source d’alimentation en courant continu qui peut être une pile ou une batterie, mais qui
généralement est constituée d’un circuit transformant le courant alternatif du secteur (120
volts, 60 Hz) en courant continu. Le rôle d’une alimentation continue est de fournir les
tensions et courants nécessaires au fonctionnement de l’équipement électronique avec le
minimum d’ondulations résiduelles et la meilleure régulation possible. La tension fournie doit
rester stable quelles que soient les conditions de charge de l’alimentation dans ses limites
nominales et les irrégularités du secteur.

1.2. Régulation en tension et régulation en courant

a/ La régulation en tension consiste à maintenir la tension de sortie constante quel que soit le
courant demandé par la charge.

Source de tension idéale :

Source de tension réelle :


b/ La régulation en courant consiste à fournir un courant constant à la charge quelle que soit
sa valeur.

Une source de courant à faible débit peut être obtenue à partir d’une source de tension
c/ Régulation en courant utilisée dans les circuits intégrés : L'utilisation d'une source à
courant constant pour polariser un transistor est certainement une des façons les plus sûrs pour
obtenir un point de polarisation Q au centre de la droite de charge puisque la source de
courant assure un courant de polarisation IC constant dans le transistor Q1 (voir figure
suivante), indépendamment des variations de la valeur de son gain en courant (Bêta). Ici le
transistor Q1 sert de charge pour la source de courant (Q2 et DZ).

1.3. Procédés de régulation

Deux méthodes sont employées pour produire une tension continue stable à partir d’une
tension alternative :

- La régulation linéaire qui se décompose en :

. Régulation série

. Régulation shunt
- La régulation à découpage

Toutes deux ont leurs avantages et leurs inconvénients. L’alimentation à découpage


(switching power supply) est plus compacte et s’utilise essentiellement dans le domaine des
puissances élevées.

1.4. Différentes étapes d’une source d’alimentation linéaire et leur rôle

Le bloc d’alimentation convertissant le courant alternatif en courant continu est, sans


contredit, le plus utilisé. La plupart des circuits électroniques, exigent du courant continu. Ce
type de bloc d’alimentation permet l’utilisation de la ligne standard à 60 Hz pour fournir la
puissance requise aux circuits électroniques. La plupart des blocs d’alimentation alternatif-
continu se composent d’un système semblable à celui-ci.

- Le transformateur : il remplit deux fonctions :

. Isolement entre l’équipement et le secteur ;

. Transformation de la tension alternative (120 volts, 60 Hz) en une tension plus


faible ou plus élevée selon le cas.

- Le redresseur : il convertit la tension alternative du secondaire du transformateur en


impulsions uniderctionnelles positives ou négatives selon le cas.

- À la suite du redresseur se trouve le filtre qui sert à lisser le courant redressé brut fourni par
le redresseur sous forme d’impulsions. Ce circuit comporte en général un condensateur mais il
est conçu avec bobine lorsque des débits importants sont prévus (grands courants).

- Le dernier bloc est le régulateur dont le but est de maintenir la tension de sortie stable quel
que soit le débit de l’alimentation et quelle que soit la tension d’entrée secteur.

Tous les régulateurs linéaires comprennent les éléments suivants :

. Circuit de régulation

. Élément de référence (diode zener en général)

. Circuit d’erreur rebouclé sur la régulation

2. Les redresseurs
Leur rôle est de convertir un signal alternatif en un signal continu pulsé. Il existe trois types
de redresseurs :

2.1. Redresseur demi-onde :

2.2. Redresseur pleine onde avec transformateur à point milieu (Center Tap) :

2.3. Redresseur pleine onde avec pont de diodes :


3. Les filtres

3.1. Généralités :

Les petites variations qui apparaissent à la sortie du bloc d’alimentation sont appelées
ondulations. Ce sont des composantes de la tension alternative et font partie de la tension
continue, à la sortie du filtre. L’ondulation peut s’exprimer en volts ou en pourcentage de la
tension de sortie. Plus l’ondulation est faible, plus la tension de sortie est pure.

3.2. Filtre RC (résistance-capacité) :

Le circuit de filtrage le plus souvent utilisé dans une alimentation est le filtre RC qui
comprend une résistance de filtrage RF, les condensateurs de filtrage d’entrée et de sortie CE et
CS, la résistance de surintensité RS et la résistance de décharge RD.

- La majeure partie du filtrage est effectuée par le condensateur CE. Lors de la mise sous
tension de l’alimentation, le condensateur agit comme un court-circuit et un fort courant
instantané traverse le redresseur, c’est pourquoi on utilise une résistance de surintensité RS
(facultative) afin de limiter le courant à une valeur sécuritaire (ordre de 100Ω).

- La résistance RF n’effectue en fait aucun filtrage. Elle crée essentiellement une différence de
potentiel, dépendante de l’intensité de courant, entre les condensateurs d’entrée et de sortie.
Les valeurs de RF sont ordinairement comprises entre 1 KΩ et 5 KΩ.

- Le condensateur de filtrage CS s’ajoute au condensateur d’entrée CE.

- La résistance de fuite RD montée en parallèle avec CS ne participe pas au filtrage. Elle


fournit toutefois un trajet de décharge pour les condensateurs lorsque l’on coupe
l’alimentation.

3.3. Filtre à condensateur en tête :


Il est identique au précédent sauf que le résistance RF est remplacée par une bobine LF. Les
valeurs de CE et CS peuvent être inférieures étant donné que ces condensateurs n’ont pas à
assurer la totalité du filtrage. En raison de son action inductive, la bobine LF assure un filtrage
poussé des ondulations résiduelles alternatives. La présence de LF assure au filtre une
efficacité supérieure à celle du filtre RC. LF a ordinairement une valeur de 5 à 20 H. Ce filtre
est aussi appelé filtre en π. La résistance interne de la bobine est de l’ordre de 50 à 100 Ω.

3.4. Filtre à self en tête :

Comme son nom l’indique, le premier élément du filtre est constitué par une bobine de
filtrage, ou self.

La bobine L1 assure une forte opposition à la surintensité transitoire d’entrée quand


l’alimentation est mise sous tension. En raison de cette opposition, aucune résistance de
surintensité n’est nécessaire dans ce filtre pour protéger les diodes du redresseur.

La présence de L1 en amont de CE réduit le niveau de tension auquel CE peut se charger. Par


suite, la stabilisation d’un filtre à self en tête est supérieure à celle d’un filtre condensateur en
tête. La seconde bobine L2 contribue à l’efficacité du filtrage et de la réduction des
ondulations. La bobine L1 a ordinairement une valeur de l’ordre de 4 à 10 H.

3.5. Exercices :

Lorsqu’on conçoit un filtre à condensateur en tête, il faut choisir un condensateur à capacité


suffisamment grande pour avoir une petite ondulation. Mais quand l’ondulation est-elle petite
? Cela dépend de l’encombrement du condensateur que l’on désire utiliser. Plus l’ondulation
décroît, plus le condensateur est volumineux et cher. En guise de compromis entre une petite
ondulation et une grande capacité, de nombreux concepteurs utilisent la règle du 10 % qui
conseille de choisir un condensateur qui maintient l’ondulation crête à crête à environ 10 % de
la tension de crête. Une telle ondulation semble trop grande mais il n’en est rien. On améliore
le filtrage à l’aide d’un régulateur de tension.

Exercice 1 : Soit le circuit suivant :


Choisir le condensateur C (capacité normalisée la plus proche) du filtre de la figure
précédente pour obtenir une ondulation d’environ 10 % de la tension de charge pour une
résistance RL de 3.9 KΩ.

------------------

VS crête = 12.6 / 0.707 = 17.82 volts

V RL = VS crête - 0.7 = 17.82 - 0.7 = 17.12 volts

F out = 60 Hz (redressement demi-onde)

Vond = 10 % de V RL = 0.1 x 17.12 = 1.7 volts

C = I out / F x Vond Avec I = V RL / RL = 17.12 / 3900 = 4.39 mA

C = 4.39 mA / 60 x 1.7 = 43 µF (47 µF normalisée).

Exercice 2 : soit le circuit suivant :


Choisir le condensateur C (capacité normalisée la plus proche) du filtre de la figure
précédente pour obtenir une ondulation d’environ 10 % de la tension de charge.

-----------------

VS crête = 36 / 0.707 = 50.9 volts

V RL = VS crête - 1.4 = 50.9 - 1.4 = 49.5 volts

F out = 1200 Hz (redressement pleine onde)

Vond = 10 % de V RL = 0.1 x 49.5 = 4.95 volts

C = I out / F x Vond Avec I = V RL / RL = 49.5 / 100 = 495 mA

C = 495 mA / 120 x 4.95 = 833 µF (1000 µF normalisée).

4. Doubleur de tension (redressement et filtrage)

Pour un transformateur donné, la tension égale le double de celle d’un redresseur crête de type
standard.
Cela est utile lorsqu’on essaye de produire des hautes tensions (d’au moins plusieurs centaines
de volts). Pourquoi ? Parce que des tensions secondaires plus élevées exigent de plus gros
transformateurs. Néanmoins, ces circuits ne sont utilisables que si les courants sont faibles
(résistances de charge élevées tels que les tubes à rayons cathodiques des TV, oscilloscopes et
moniteurs d’ordinateurs).

4.1. Doubleur de tension demi-onde :

Durant l’alternance négative du signal, le condensateur C1 se charge à la tension de crête


(Vp). Durant l’alternance positive, le condensateur C2 se charge à travers la diode D2 à la
tension 2Vp (Vp du transformateur en série avec Vp du condensateur C1). Si RL a une faible
valeur, le condensateur C2 risque de s’y décharger. La constante de temps RLC2 doit être
grande devant la période du signal d’entrée. Un tel dispositif est appelé doubleur à une
alternance ou demi-onde Parce que le condensateur de sortie C2 ne se charge qu’une fois par
cycle. La fréquence d’ondulation est donc de 60 Hz.

Exercice : On désire une tension de sortie de 24 volts avec une charge de 10 KΩ. Déterminez
la valeur de C.
--------

I = V / R = 24 / 10 000 = 2.4 mA

Vond = 10 % de 24 volts = 0.1 x 24 = 2.4 volts

C = Iout / F x Vond = 2.4 mA / 60 x 2.4 = 16 µF (22 µF normalisée)

4.2. Doubleur de tension pleine onde :

Durant l’alternance positive de la source, le condensateur C1 se charge à la tension de crête


selon la polarité indiquée. Durant l’alternance suivante (négative), le condensateur C2 se
charge jusqu’à Vp. On appelle ce circuit doubleur de tension pleine onde ou à deux
alternances parce qu’un condensateur de sortie se charge durant chaque alternance. La
fréquence d’ondulation est donc de 120 Hz. Une telle fréquence est avantageuse, car son
filtrage est plus facile.

5. Stabilisation et régulation de tension

• Nécessité
• Dispositif de stabilisation
• La diode zener
• Circuit élémentaire de stabilisation
• Régulateur série
• Régulateur shunt
• Comparaison entre le régulateur série et le régulateur shunt
• Régulateur intégré à trois bornes

5.1. Nécessité : la charge appliquée à l’alimentation est susceptible de varier au cours du


fonctionnement pour satisfaire aux besoins de l’appareil (plus de volume, plus de lumière,
plus de contraste etc.). Cette variation de charge est courante pour les appareils. Pour
minimiser les effets de variations de charge sur l’alimentation, on introduit un dispositif
appelé stabilisateur de tension entre le filtre et la charge. Ceci donne lieu à une plus longue
durée de vie des composants et à une interruption moins fréquente de service.
5.2. Dispositif de stabilisation : les variations de débit
d’une alimentation peuvent être causées par les trois
facteurs suivants :

. Instabilité de la source d’alimentation (réseau


d’hydro-Québec) ;

. Écarts de température ;

. Changements de charges.

Un stabilisateur de tension idéal doit être susceptible de compenser ces trois facteurs. Le
coeur d’un circuit de stabilisation de tension est constitué par le dispositif le plus répandu : la
diode zener.

5.3. La diode zener : elle est montée dans le circuit de façon que son anode est reliée au
négatif et sa cathode au positif.

5.4. Circuit élémentaire de stabilisation :


Pour exercer son rôle de stabilisateur de tension, une diode zener doit être traversée par un
courant de polarisation (de l’ordre de 20 mA pour les diodes de puissance inférieure à 1 watt)
et sa tension d’alimentation doit être supérieure à sa tension de zener. Une résistance de
limitation de courant Rs doit toujours précéder une zener afin de la protéger.

I Rs = 40 mA + 20 mA = 60 mA (cas le plus défavorable)

Rs = (36 - 24) / 60 mA = 200 Ω

5.5. Régulateur série :

5.5.1. Régulateur série simple : Les circuits électroniques exigent souvent une alimentation
qui se maintient constante, indépendamment des variations que peut subir la tension du
secteur et des variations du courant absorbé par la charge. Il existe différents moyens pour
parvenir à une alimentation stabilisée. Le plus simple est sans aucun doute celui qui fait usage
d’un transistor disposé en série avec la charge. Ce dernier appelé aussi transistor ballast se
comporte comme une résistance variable dont la valeur s’adapte automatiquement aux
variations qui peuvent se manifester dans le circuit de sorte que la tension de sortie se
maintienne à la valeur choisie.

La résistance RL doit être supérieure à 100Ω pour éviter de détruire le transistor série.

La diode zener est choisie pour une tension pratiquement égale à la tension nécessaire à la
charge.

Si la tension de sortie VOUT tend à augmenter, la tension VBE diminue, ce qui entraîne une
conduction moindre du transistor en série . Mais si le transistor conduit moins, la chute de
tension entre collecteur et émetteur augmente, équilibrant instantanément la variation aux
bornes de la charge qui est ainsi alimentée à tension constante.

VZ = VOUT + VBE
VZ étant constante, l’augmentation de VOUT fait diminuer la tension VBE et la diminution de
VOUT fait augmenter VBE. Dans le premier cas VCE augmente et dans le deuxième cas VCE
diminue rétablissant la tension de sortie existant initialement.

Il est nécessaire de choisir le transistor en considérant qu’il doit dissiper une puissance :

P = (VIN - VOUT) x IOUT

Pour un courant de sortie de 40 mA, le transistor doit pouvoir dissiper une puissance de :

P = (12 - 5) x 40 mA = 7 x 40 mA = 280 mW

5.5.2. Utilisation de deux transistors : si le gain en courant du transistor ballast est trop faible,
on risque de trop consommer sur la zener et d’abaisser ainsi la référence aux consommations
élevées de la charge, ce qui a pour effet d’abaisser la tension de sortie. Pour éviter cet
inconvénient, on utilise généralement deux transistors en configuration darlington.

Le transistor Q2 va enlever moins de courant à la zener (β1 fois moins car IB1 = β1 IB2).

5.5.3. Schéma bloc d’un régulateur linéaire série : le dernier bloc d’une alimentation stabilisée
est le régulateur dont le but est de maintenir la tension de sortie quel que soit le débit de
l’alimentation ou la tension d’entrée secteur. Tous les régulateurs linéaires comprennent les
éléments suivants :

. Un élément de réglage qui est un transistor, qui sert à absorber la d.d.p. entre l’entrée et la
sortie. Il est placé en série dans la ligne d’alimentation d’où le nom de stabilisateur série.

. Un élément de référence qui est une diode zener qui va fournir une tension stable.

. Un diviseur de tension qui permet de prélever une portion de la tension de sortie.

. Un amplificateur d’erreur qui détecte toute variation de la tension de sortie et permet de


commander l’élément de réglage qui va réajuster cette tension.
L’avantage essentiel du régulateur linéaire est que la sortie est contrôlée en permanence afin
d’obtenir une bonne stabilisation et une régulation efficace.

L’inconvénient des alimentations à régulation linéaire est que leur bon fonctionnement est
obtenu au prix du rendement. Le transistor série contrôlant le débit dissipe de la puissance, et
cette perte de puissance est d’autant plus importante que le courant de charge augmente. Un
radiateur correctement dimensionné est nécessaire pour maintenir à une valeur raisonnable la
température du transistor. Dès que l’on dépasse 100 watts, l’alimentation à découpage est
préférable.

5.5.4. Alimentation à régulation linéaire série : cette alimentation comprend la plupart des
éléments énumérés précédemment.

La tension de référence est fournie par la zener 1N4733 de 5.1 volts. Q2 est l’amplificateur
d’erreur qui compare une portion de la tension de sortie (V4) avec la référence. Q1 est le
transistor série qui joue le rôle d’une résistance variable et absorbe toute variation de tension
pour maintenir VOUT constante.
La résistance R1 permet de polariser et de protéger la diode zener Dz. La tension à ses bornes
est de : V1 = VIN - VDZ = 20 - 5.1 = 14.9 volts d’où IR1 = V1 / R1 = 14.9 / 680 = 21.9 mA

La résistance R2 permet de polariser le transistor Q1. La tension à ses bornes est

V2 = VIN - VB1 avec VB1 = VOUT + VBE1 = VOUT + 0.7

VOUT = ?

Le courant de base du transistor Q2 est négligeable devant le courant du diviseur de tension


formé de R3 et R4 d’où VOUT = (R3 + R4) x I3 = (R3 + R4) x I4

V4 = VZ + VBE2 = VZ + 0.7 = 5.1 +0.7 = 5.8 volts

I4 = I3 = V4 / R4 = 5.8 / 3200 = 1.81 mA

V3 = R3 x I3 = 2200 x 1.81 mA = 3.98 volts

VOUT = V4 + V3 = 5.8 + 3.98 = 9.78 volts

VB1 = VOUT + 0.7 = 9.78 + 0.7 = 10.5 volts

V2 = VIN - VB1 = 20 - 10.5 = 9.5 volts

I2 = V2 / R2 = 9.5 / 2200 = 4.32 mA

Si la tension de sortie augmente, le courant I3 = I4 augmente. La tension à la base du transistor


Q2 augmente ce qui augmente son courant de base IB2.

IC2 = β x IB2. Le courant de collecteur du transistor Q2 augmente proportionnellement au


courant IB2. L’excédant de courant dans le collecteur de Q2 est prélevé de la base du transistor
Q1.

Comme IB1 diminue alors IC1 diminue également ce qui fait diminuer le courant de sortie et
abaisse la tension de sortie pour la ramener à sa valeur normale.

5.5.5. Caractéristiques d’une alimentation

. Ondulation résiduelle : c’est la tension alternative que l’on mesure à la sortie à pleine charge.

. Stabilisation secteur : c’est la variation de la tension continue de sortie en rapport avec une
variation de la tension secteur.

Exemple : une variation de 10 volts de la tension secteur provoque une variation de 1 mV de


la tension de sortie. La stabilisation secteur est de 0.01 %

. Régulation : c’est la différence entre la tension continue de sortie à vide et la tension


continue de sortie à pleine charge.

Exemple : Tension continue à vide = 9.78 volts


Tension continue à pleine charge = 9.70 volts

Régulation = 9.78 - 9.70 = 0.08 volts soit 80 mV

En général, la régulation est exprimée en pour-cent :

Tension de sortie à vide - tension de sortie en charge

Régulation (%) = ---------------------------------------------------------------- x 100 = 0.82 %

Tension de sortie à vide

5.5.6. Alimentation stabilisée sans diode zener :

5.6. Régulateur shunt :

Ce circuit est appelé stabilisateur shunt, étant donné que tous les éléments du stabilisateur sont
en parallèle ou en shunt avec la charge. La combinaison Q1-Q2 constitue un amplificateur de
courant à gain élevé.
La résistance RS doit être choisie de telle sorte que, lorsque la tension de sortie est au niveau
désiré, le produit RS par le courant consommé donne la chute de tension voulue.

Exemple : VIN = 30 V, VOUT = 25 V et ITOTAL = 100 mA

RS = (30-25) / 100 mA = 50 Ω et PR = V x I = 5 x 100 mA = 0.5 watt

La zener et les deux transistors permettent de maintenir l’équilibre de la tension de sortie. La


variation de courant dans le stabilisateur s’oppose à la variation du courant initial.

En effet si VOUT augmente, la tension de base de Q1 augmente, ce qui augmente le courant de


base, de même que le courant d’émetteur. Le courant d’émetteur de Q1 étant le courant de
base de Q2, l’augmentation de VOUT augmente aussi le courant de collecteur de Q2.

L’augmentation de IOUT, IC1 et IC2 augmente le courant qui circule dans RS et par la même la
d.d.p. à ses bornes, ce qui a pour effet de diminuer VOUT et donc de rétablir l’équilibre.

5.7. Comparaison entre le régulateur série et le régulateur shunt :

Puissance dissipée dans le transistor P = VCE x IC = 5 x 1 = 5 watts

La perte est dans ce cas de 5 watts.

Pour la même perte de 5 watts dans le régulateur shunt, quelle est la valeur du courant de
sortie ?

P = RS x I2 =====> I2 = P / RS = 5 / 50 = 0.1 ====> I = 0.316 A = 316 mA

La chute de tension aux bornes de RS est alors VRS = RS x I = 50 x 0.316 =15.8 V

La tension de sortie n’est plus régulée, elle vaut VOUT = 30 - 15.8 = 14.2 volts

Les stabilisateurs de tension shunt ne conviennent que pour des courants de charge faibles ou
moyens.
5.8. Régulateurs intégrés à trois bornes :

La dernière génération des régulateurs de tension intégrés ne comporte que trois broches : une
pour la tension non régulée d’entrée, une pour la tension régulée de sortie et une pour la
masse. Le courant de charge des nouveaux régulateurs va de 100 mA à plus de 3 A
(LM78L05 => 100mA, LM78M05 ==>1A, LM317 ==>1.5A, LLM340K5 ==>5A).

Offerts dans des boîtiers en plastique ou en métal, les régulateurs à trois bornes sont faciles à
utiliser et sont d’un prix modique. À l’exception des condensateurs de découplage, les
nouveaux régulateurs de tension intégrés à trois bornes ne requièrent aucun composant
externe.

Si le régulateur est à plus de quelques centimètres du condensateur de filtrage de


l’alimentation non régulée, l’inductance des conducteurs peut faire osciller le régulateur.
Voilà pourquoi on monte souvent un condensateur de découplage C1 sur la broche 1.

Pour améliorer la régulation de sortie, on monte parfois un condensateur de découplage C2.

La capacité typique de ces condensateurs de découplage va de 0.1 µF à 1 µF.

La série LM recommande 0.22 µF pour C1 et 0.1µF pour C2.

La tension d’entrée de tous les régulateurs de la série LM doit être supérieure d’au moins 2 à
3 volts à la tension régulée de sortie, sinon ils ne régulent pas.

La puissance dissipée admissible limite la tension d’entrée. Elle est de l’ordre de 35 volts pour
la série LM.

La série 78XX possède des tensions de sortie positives alors que la tension de sortie des
régulateurs de la série 79XX est négative

5.8.1 Alimentation réglable à l’aide d’un régulateur de tension fixe : l’ajout de composants
externes permet de régler la tension de sortie. La borne commune n’est pas mise à la masse,
mais connectée au sommet de R2. La sortie régulée est aux bornes de R1 et sa valeur est fixe
et égale à la tension du régulateur utilisé. Exemple V RÉG = +5V pour un LM7805, +12V pour
un LM7812, -9V pour un LM7909 etc. Un courant de repos négligeable traverse la borne 2.

VOUT = V1 + V2 avec V1 = V RÉG.

Le courant de repos du régulateur IQ est très faible devant le courant qui circule dans le
diviseur de tension formé de R1 et R2 donc le courant I1 est égal au courant I2

V RÉG

I1 = ----------

R1

V RÉG

V2 = R2 x I2 = R2 x I1 = R2 x ---------

R1

V RÉG R2

VOUT = V1 + V2 = V RÉG + R2 x --------- = V RÉG ( 1 + ----- )

R1 R1

V RÉG = 5 volts dans le cas de la figure précédente (LM7805).

Exercice : considérer le schéma précédent dans lequel R1 = R2 = 5KΩ. Calculer VOUT


minimum et VOUT maximum.
-----------

VOUT est minimum lorsque R2 =0, il est maximum lorsque R2 = 5KΩ

VOUT min = [(0 +5000) / 5000] x 5 = 5 volts

VOUT max = [(5000+5000) / 5000] x 5 = 10 volts

5.8.2. Régulateur de courant : la résistance de charge est branchée à la place de R2

La tension aux bornes de R1 est constante et égale à 5 volts, le courant qui y circule est aussi
constant. En négligeant le courant qui sort de la broche 2, le courant de charge est le même
que le courant qui circule dans R1. Si R1 = 50 Ω, le courant dans la charge peu importe la
valeur de RL sera toujours :

IRL = V RÉG / R1 = 5 / 50 = 100 mA

5.8.3. Régulateurs ajustables comme le LM317, LM 338 ou LM350 : ils se présentent dans les
mêmes boîtiers que ceux de la série LM78XX et LM 79XX à la seule différence que les
broches sont marquées IN, OUT et ADJ. Le courant maximum de ces régulateurs va de 1.5 à
5 ampères et la tension stable entre les broches ADJ et OUT est de 1.25 volts.
R2
VOUT = 1.25 x ( ------ + 1)
R1

5.8.4. Régulation par amplification

Une diode zener alimentée en courant constant est capable de fournir une tension stable. Il
suffit de recopier ou d’amplifier cette tension par un amplificateur capable de fournir un fort
courant pour réaliser une alimentation stabilisée de tension.

Le schéma de principe ci-dessous est celui de la plupart des alimentations :

L’amplificateur opérationnel A est associé à un transistor qui fournit le courant de sortie. Ce


transistor joue le rôle de résistance variable, la tension à ses bornes est (VIN – VOUT), il dissipe
donc une puissance (VIN – VOUT) IOUT, IOUT étant le courant de sortie.

Avec ce montage la tension de sortie est fixe et égale à la tension de référence aux bornes de
la zener, il est possible d’obtenir une tension variable en modifiant le gain de l’amplificateur.
Si la tension de sortie est plus grande que la tension de zener, il est possible d’alimenter la
diode de référence par une résistance connectée en sortie comme le montre la figure suivante.
Il existe sur le marché des composants construits sur ce principe et qui permettent de fabriquer
très facilement des alimentations stabilisées, ce sont les circuits des familles 78XX (pour les
tensions positives) et 79XX (pour les tensions négatives). (XX) est la tension de sortie choisie
dans la liste 5, 6, 8, 10, 12, 15, 18 et 24 volts.

6. Les circuits de protection

• Les fusibles
• Disjoncteur thermique
• Disjoncteur électronique
• Protection à diodes
• Protection à transistor
• Protection à thyristor
• Défauts d'une alimentation

6.1. Les fusibles : comme techniciens vous aurez à remplacer des fusibles sur une base
régulière. Les fusibles brûlent lorsqu’il y a trop de courant qui les traverse.

6.1.1. Fusible en verre : le type de fusible le plus employé dans l’industrie est sans doute le
fusible à cartouche de verre. Il se compose d’un fil fin métallique qui a une température de
fusion relativement basse. Le fil est contenu dans un cylindre de verre terminé par deux
capuchons de métal, qui servent d’électrodes de connexion. Le tube de verre sert à contenir le
métal en fusion lors de la rupture du fusible, ce qui protège l’équipement et prévient les
incendies.
La cartouche peut être faite de céramique, de porcelaine ou d’autres substances non
conductrices comme les fibres de carton. Les fusibles ne sont pas étanches, les capuchons sont
scellés avec de la colle. Afin d’avoir un contrôle sur la chaleur et les arcs électriques, les
fabricants vont remplir le cylindre de substances, tel le sable, pour absorber la chaleur ou
l’éclair.

Il existe deux types de fusibles :

. Les fusibles à action différée

. Les fusibles à action rapide

6.1.2. Fusibles à action différée (slow blow) : ces fusibles sont dits anti-surcharge, à action
différée ou à retardement. Le fusible prend plus de temps avant d’être détruit. Ce type est
reconnaissable par la forme du fil fusible dans l’enveloppe de verre. Généralement le fil
fusible est relié à un ressort par une granule à faible température de fusion.

Quelquefois on pourra même voir une résistance d’une dizaine d’ohms pour aider à faire
fondre la granule. Les fusibles "slow blow" sont employés dans les circuits où le courant
initial est plus élevé que le courant d’opération (moteurs, blocs d’alimentation).

6.1.3. Fusibles à action rapide (fast blow) : ces fusibles ne tolèrent pas les surcharges.
Généralement, ils sont fabriqués avec un fil fusible très fin. Ils sont utilisés sur des cartes de
circuit imprimé et sont souvent combinés avec des protections à thyristors appelées
"crowbar".

Le thyristor court-circuitera la tension de sortie d’une alimentation lors d’une surcharge et


fera ouvrir le fusible, protégeant ainsi le circuit.

6.1.4. Caractéristiques : les caractéristiques courant-tension d’un fusible sont généralement


inscrites sur le capuchon du fusible.
Remarque : il arrive qu’un fusible se détruise sans qu’il y ait eu surcharge. Le stress
(tension) mécanique engendré par la fréquence du courant, les surcharges de courte durée font
en sorte que le fusible se brise. Donc un fusible sauté ne veut pas nécessairement dire qu’une
panne existe.

6.2. Disjoncteur thermique : son principe repose sur la déformation, sous l’effet de la
chaleur, d’une pièce métallique appelée bilame et constituée de deux lames dont les
coefficients de dilatation linéaire sont différents : nickel et fer ; chrome et fer ...

L’une des extrémités de la lame est fixe alors que l’autre est libre de se mouvoir. Lorsque la
bilame est soumise à une élévation de température, l’extrémité libre se déplace avec une force
F. Le déclenchement a lieu par l’intermédiaire d’une chaîne cinématique agissant sur le
mécanisme d’ouverture du disjoncteur.

6.3. Disjoncteur électronique : lorsqu’un court circuit accidentel se produit en sortie d’une
alimentation de tension, le régulateur qui cherche à tout prix à maintenir une tension de sortie
égale à sa tension de consigne (VRÉG) voit son courant de sortie s’accroître considérablement
jusqu’à parfois provoquer la destruction du transistor ballast. Aucun fusible n’est assez rapide
pour protéger les composants. Il faut alors faire appel à un disjoncteur électronique dont le
principe est le suivant :
Le courant de sortie traverse la résistance R, tant que la tension RIS à ses bornes est inférieure
à 0.6 volt le transistor Q1 est bloqué ainsi que Q2. Ces deux transistors ne jouent alors aucun
rôle. Si par contre le courant atteint une valeur telle que RIS = 0.6V, Q1 commence à
conduire, faisant conduire à son tour Q2 qui court-circuite la diode zener, abaissant la tension
à ses bornes donc la tension de sortie. En présence d’un court circuit de sortie le courant est
limité à 0.6/R. Les résistances R2 et R1 n’ont qu’un rôle de protection, typiquement R1 = 100Ω
et R2=1KΩ.

• Protection à diodes
• Protection à transistor
• Protection à thyristor
• Défauts d'une alimentation
• Les alimentations à découpage

6.4. Protection à diodes :


D1, D2 et D3 sont les trois diodes de protection :

. D1 protége le régulateur contre un court-circuit à l’entrée. Elle fournit un chemin de


décharge à la masse, aux condensateurs C2 et C3.

. D2 protège le LM317 contre un court-circuit à la sortie. Décharge de C2 à la masse.

. D3 protège l’alimentation contre l’inversion de polarités.

6.5. Protection à transistor :

Le circuit de protection en courant est assuré par les résistances R6, R7, R8 et le transistor Q4
= 2N3904.

Fonctionnement de la protection : soit VOUT = 9.5 volts et RL = 1 KΩ

IRL = 9.5 / 1000 = 9.5 mA

I dans le diviseur de tension est I3 = 9.5 / (360 + 100 + 820) = 7.42 mA

I6 = IRL + I3 = 9.5 mA +7.42 mA = 16.92 mA


V6 = R6 x I6 = 1 x 16.92 mA = 17 mV

La tension à l’émetteur de Q4 est de l’ordre de 9.5 volts VE = 9.5 volts

La tension à la base de Q4 est fixée par le diviseur de tension formé de R7 et R8. Si on


néglige le courant de base du transistor devant le courant du diviseur de tension alors :

VB = V8 = (9.5 / 200) x 180 = 8.55 volts

Q4 est un transistor NPN et la tension à sa base est inférieure à la tension à son émetteur, il est
bloqué. Pour que Q4 débloque, il faut que VB soit supérieur de 0.7 V à VE. Il faut donc que VE
tombe à 8,55 -0.7 = 7.85 volts.

La chute de tension dans R6 doit être de :

V6 = 9.5 - 7.85 = 1.65 volts donc I6 = V6 / R6 = 1.65 / 1 = 1.65 A

Si le courant dans R6 atteint 1.65 A, le transistor Q4 se met à conduire et tire son courant de
collecteur de la base de Q2, ce qui diminue IE2, IB1, IE1 et donc le courant de charge. La tension
de sortie se rétablit à sa valeur initiale.

6.6. Protection à thyristor :

6.6.1. Le thyristor ou SCR : Le thyristor, -en Anglo-saxon Silicon Controlled Rectifier,


redresseur commandé au silicium, en abrégé "SCR"-, est utilisé comme un redresseur ou
comme un commutateur de puissance rapide. Il peut fonctionner sous plusieurs centaines de
volts et conduire des courants pouvant dépasser cent Ampères. Comme commutateur, il
remplace le relais et le commutateur mécanique et offre une fiabilité bien supérieure à ces
composants maintenant démodés. Le domaine des thyristors recouvre la commande en
alternatif des éclairages, des appareils de chauffage, des moteurs électriques, etc. L'utilisation
de ces dispositifs s'est généralisée ; il est important d'en comprendre le fonctionnement.

. Fonctionnement du SCR :

Le thyristor consiste en un sandwich de quatre couches P-N/P-N de silicium. Le symbole


représentatif est celui d'une diode, avec une électrode de commande ou G Â C H E T T E.

Le thyristor peut être bloqué ou passant (résistance faible) suivant la tension appliquée à la
gâchette, sous forme d'une impulsion de faible puissance et de courte durée.
Le fonctionnement peut s'analyser suivant trois configurations différentes :

a) Polarisation inverse : anode négative par rapport à la cathode. Seul un faible courant de
fuite passe, les jonctions sont polarisées en inverse.

b) Polarisation directe : anode positive par rapport à la cathode sans signal de gâchette. Le
thyristor est dit bloqué en direct, il agit comme une résistance très élevée.

c) Polarisation directe avec un signal sur la gâchette : le thyristor débloque la jonction en


quelques microsecondes et un courant très important, seulement limité par la résistance
externe du circuit, circule dans le thyristor. La tension anode cathode reste de l'ordre de 0,5 à
0,7 volt.

Le thyristor reste dans cet état conducteur même après la disparition du signal de commande
sur la gâchette. On ne peut couper le thyristor qu'en réduisant le courant qu'il débite en
dessous d'une valeur appelée courant de maintien.
Tant que la tension de sortie est inférieure à 13 volts, la diode zener est bloquée et la gâchette
du thyristor ne reçoit aucun courant. Le SCR est bloqué et l’alimentation fonctionne.

S’il y a surtension et que la tension de sortie dépasse 13 volts, la zener conduit, il se produit
une chute de tension aux bornes de la résistance de 100 W, la gâchette du thyristor est activée,
ce qui met ce dernier en conduction. La ligne de 20 volts est alors court-circuitée, le fusible de
protection brûle.

DÉFAUT SYMPTÔME
Primaire ou secondaire du transformateur Pas de tension continue, résistance élevée du
coupé. primaire ou du secondaire.
Spires en court-circuit sur le primaire ou le Deux possibilités : fusible secteur coupé ou
secondaire du transformateur. faible tension continue de sortie et surchauffe
du transformateur.
Court-circuit entre le bobinage du Fusible coupé . Faible résistance entre
transformateur et la carcasse. enroulement et masse .
Diode coupée dans le pont redresseur Le circuit se comporte comme un redresseur
demi-onde. Sortie continue faible , ondulation
résiduelle renforcée à 60 HZ au lieu de 120
HZ .
Diode en court-circuit dans le pont redresseur Fusible secteur coupé car le transformateur est
en c.c une alternance sur deux .
Capacité de filtrage coupée Faible tension continue de sortie. Importante
ondulation résiduelle.
Capacité de filtrage en c.c Fusible coupé . Résistance du circuit continu
non stabilisé très faible .
Défaut du régulateur Plusieurs possibilités selon les éléments
internes en défaut :

- Forte tension continue de sortie


- Pas de tension continue de sortie, la tension
continue non stabilisée sera légèrement
supérieure à la normale car il n'y a pas de
débit .

- Faible tension de sortie . Possibilité de


surchauffe du régulateur .

7. Les alimentations à découpage

Les alimentations à découpage ont acquis beaucoup de notoriété au cours de ces vingt-cinq
dernières années grâce aux avantages incontestables qu’elles offrent, surtout au niveau du
rendement, qui peut atteindre 70 à 90 % selon la valeur de la tension de sortie, et de la
puissance. Elles sont maintenant très répandues dans la micro-informatique, les téléviseurs,
les magnétoscopes et les caméras vidéo qui nécessitent plus qu’une tension de sortie.

• Principe
• Fonctionnement
• Classification
• Avantages
• Inconvénients
• Alimentation non isolée de la source
• Alimentation isolée de la source

7.1. Principe : la tension secteur est directement redressée sans passer par un transformateur
abaisseur de tension. Cette tension continue est transformée en plusieurs tensions continues de
valeurs différentes.

La tension DC (de l’ordre de 170 volts pour une tension AC de 120 volts) alimente un
convertisseur d’énergie. On applique grâce à un interrupteur rapide (transistor hacheur), la
tension redressée et découpée à un transformateur de petite taille puisque travaillant à
fréquence élevée ; le transistor de commutation découpe des tranches dont la durée est
fonction de :

. La tension secteur ;

. La tension stabilisée désirée ;

. La charge appliquée à la sortie.

La fréquence minimale de découpage est de 15750 Hz (fréquence ligne des téléviseurs).

7.2. Fonctionnement : dans le cas de l’exemple suivant, les charges sont alimentées pendant
le temps d’ouverture de l’interrupteur (convertisseur à accumulation et restitution d’énergie
électrique) par une inductance (mémoire de courant) ou une inductance mutuelle.

Le fonctionnement est périodique à deux phases :

a/ Phase de conduction du découpeur (accumulation d’énergie)


Q1 = transistor hacheur ou découpeur

E = tension redressée et filtrée (170 volts)

D1 = diode

En phase d’accumulation d’énergie, Q1 est fermé et D1 est ouverte. VL = E

Le courant croît linéairement jusqu’à IM, une énergie est stockée dans la bobine. La quantité
d’énergie accumulée dépend du temps de conduction du transistor.

b/ Phase de blocage du transistor (restitution d’énergie)

En phase de restitution d’énergie, Q1 est ouvert est D1 est fermée. Le condensateur C reçoit
l’énergie stockée dans la bobine L. VOUT = VC = VL.

Pour que la tension de sortie VOUT soit stable, il faut maintenir à tout instant un équilibre entre
l’énergie prélevée du secteur pendant la phase de conduction et l’énergie consommée pendant
le blocage. Ce sera le cas s’il n’y a pas de pertes dans la bobine et les deux interrupteurs.

On peut réguler la tension de sortie VOUT en lui asservissant le rapport cyclique. On augmente
le temps de conduction du transistor si VOUT diminue et on le diminue si VOUT augmente.

En pratique, on utilise un transformateur, le fonctionnement reste identique ; de plus, nous


avons la possibilité de jouer sur le rapport de transformation donc d’obtenir à la sortie
plusieurs tensions continues de valeurs et de signes différents. En phase de conduction le
transformateur se réduit à la self de son primaire.

7.3. Classification : il existe plusieurs types de topologies de base dans la famille des
alimentations à découpage ou SMPS (Switched Mode Power Supply). Chaque topologie a des
propriétés uniques.
. Alimentation non isolée de la source :

- Abaisseur de tension (dévolteur ou step-down)

- Élévateur de tension (survolteur ou step-up)

- inverseur de polarité (voltage inverter)

. Alimentation isolée de la source, technique asymétrique :

- Par échange d’énergie (montage flyback) : utilisée pour les petites puissances (jusqu’à 100
W). Les charges sont alimentées pendant l’ouverture de l’interrupteur.

Les modes de fonctionnement diffèrent par le type de commutation :

.. Fréquence fixe et temps de conduction variable ;

.. Fréquence variable et temps de conduction constant (introduit en 1978) ;

.. Fréquence variable et temps de conduction variable.

Les alimentations à découpage par échange d’énergie sont subdivisées en deux :

.. Alimentation série (series SMPS) : c’est une alimentation sans transformateur ; elle n’utilise
qu’une self. La fréquence de découpage est fixe. Si la fréquence est synchronisée avec la
fréquence ligne (fH = 15750 Hz), on aura une alimentation à découpage synchrone. Il est
évident que la tension de sortie de cette configuration ne peut être plus élevée que la tension
d’entrée.

.. Alimentation parallèle (parallel SMPS) : introduite en TV dès 1975 par Siemens, elle met en
jeu des puissances faibles (100 à 200 watts).Elle utilise un transformateur qui nous offre :

... Le pouvoir d’isoler la charge du secteur ;

... La possibilité d’ajouter des enroulements d’entretien pour rendre le système auto-oscillant.

- À transfert direct d’énergie (montage forward) : les charges sont alimentées pendant le
temps de fermeture de l’interrupteur. Les puissances mises en jeu vont de 100 à 500 W.

. Alimentation isolée de la source, technique symétrique :

- Montage push-pull

- Montage à demi-pont

7.4. Avantages de l’alimentation à découpage sur l’alimentation classique à régulation


série :
- Le transformateur SMPS est très compact et léger (la fréquence de travail étant élevée
(>15750Hz) ; le transfo exige des enroulements d’inductance faible, c’est-à-dire un ferrite de
faible dimension. Le faible nombre de spires permet de réduire les pertes par effet joule.

- Les capacités de filtrage sont de faible valeur (fréquence élevée), les condensateurs sont peu
volumineux.

- La puissance dissipée dans les circuits de commande est réduite d’où un rendement élevé (le
transistor hacheur travaille en commutation d’où une faible puissance dissipée PD = VCE x IC,
IC=0 lorsque le transistor est bloqué et VCE = VCE SAT = 0.2 à 0.4 V lorsque le transistor est
saturé). Un transistor à faible dissipation serait peu coûteux.

- Plusieurs tensions de sortie (d’amplitude et de signe différents) sont disponibles grâce à


l’utilisation d’un transformateur SMPS à plusieurs enroulements secondaires ; les tensions
obtenues seront dans les rapports des nombres de spires.

7.5. Inconvénients : un rayonnement RF est généré du fait de la commutation rapide du


transformateur, d’où risque d’interférence. Le condensateur de sortie doit être de qualité
(inductance et résistance de faible valeur) de façon à assurer un bon filtrage.

7.6. Alimentation non isolée de la source :

7.6.1. Régulateur à découpage abaisseur de tension :

Le schéma simplifié comprend un transistor de commutation (Q1), l'inductance L placée en


série avec la charge, le condensateur de filtrage C1 et la diode de roue libre D.

Le circuit de commande produit des impulsions modulées en largeur qui commandent le


temps de conduction (Tcond) et le temps de blocage (T bloc) du transistor.
a. Fonctionnement :
Lorsque le transistor Q1 Laisse passer le courant, celui-ci circule à travers l'inductance L et
alimente la charge. Une certaine quantité d'énergie électrique est accumulée dans l'inductance
(iL croît). La diode D1 en polarisation inverse ne laisse pas passer le courant. Le condensateur
C se charge. La tension au point A (cathode de la diode D1) par rapport à la masse est :

VA = Ventrée - Vsat Ventrée

Lorsque le transistor Q1 est bloqué, le courant d'entrée Ientrée cesse de circuler. Le champ
magnétique dans l'inductance L disparaît (IL décroît) et une tension est induite aux bornes de
la bobine (la polarité du point A est alors négative). Cette dernière tend à maintenir le courant.

Puisque la tension au point A est devenue négative, la diode D1 est alors en polarisation
directe, de sorte qu'elle laisse passer le courant. Le courant de sortie continue de circuler dans
la charge et dans l'inductance par l'intermédiaire de cette diode D1.
L'énergie emmagasinée dans l'inductance lorsque le transistor laissait passer le courant est
maintenant restituée au circuit.

Q1 conducteur :

VLCOND = Ventrée - VCE sat - Vsortie = Ventrée - Vsortie

I+

VLCOND = ---------

TCOND

Q1 bloqué :

VLBLOC = Vsortie + VD

I-

VLBLOC = L x ---------

TBLOC

VL BLOC TCOND Vsortie + VD

I+ = I- ===> ----------- = ---------- = ------------------------

VL COND TBLOC Ventrée-Vsat-Vsortie


TCOND

VD et VSAT étant négligeables alors : Vsortie = ------------------------ x Ventrée

TCOND + TBLOC

Le circuit de commande mesure la valeur de la tension de sortie, la compare avec la tension


de référence et fournit des impulsions de largeur variable qui commanderont les temps de
conduction et de blocage du transistor.

Il augmente automatiquement le temps de conduction Tcond si la tension de sortie tend à


diminuer. Par contre, il réduit le temps de conduction si la tension de sortie à tendance à
augmenter. En d'autres termes plus le temps de conduction est long, plus la quantité d'énergie
emmagasinée dans l'inductance est importante et plus la tension aux bornes du condensateur
de filtrage est élevée ce qui se traduit par une tension de sortie régulée de valeur plus élevée.

VOUT VRÉF (R1+R2)

---------------- = -------------- ===> VOUT = -------------------- x VRÉF

(R1+R2) R2 R2

Exemple pratique de ce type d’alimentation : voir téléviseur Hitachi 29" modèle C709.

7.6.2. Régulateur à découpage élévateur de tension : ce régulateur est aussi appelé régulateur
shunt. Il comprend une inductance L et une diode D en série avec la charge, ainsi qu’un
transistor de commutation et un condensateur de filtrage C. Le circuit de commande fournit
des impulsions modulées en largeur qui commanderont les temps de conduction et de blocage
du transistor de commutation.
Fonctionnement : Lorsque le transistor Q1 laisse passer le courant (t COND), la tension d’entrée
VIN est appliquée aux bornes de l’inductance L et un courant y circule. L’inductance
emmagasine une certaine quantité d’énergie. La diode D est polarisée en sens inverse, car son
anode qui est reliée au collecteur du transistor Q1 se trouve au potentiel VSAT qui est très
proche de 0 V. La tension au point A (par rapport à la masse) est :

VA = VSAT (la valeur typique de VSAT est de 0.2 à .4 volt)

Lorsque le transistor de commutation passe à l’état bloqué (t BLOC), l’énergie emmagasinée


dans l’inductance L produit une tension induite à ses bornes qui présente les polarités
suivantes : polarité négative du côté de VIN et polarité positive du côté de l’anode de la diode.
Nous obtenons ainsi sur l’anode de D une tension égale à la somme de VIN et de la tension
induite dans la bobine L. La diode est alors en polarisation directe ; elle est traversée par un
courant qui alimentera la charge et chargera le condensateur C à une tension dont la valeur est
:
VC = (VIN + VL) - VD

Lorsque le transistor est à l’état passant, aucun courant ne circule dans la diode. Pendant ce
temps, le courant de sortie qui circule à travers la charge est fourni par l’énergie emmagasinée
dans le condensateur de filtrage C qui a déjà été chargé lors du précédent temps de blocage du
transistor Q1.

Remarque : le régulateur à découpage élévateur de tension a l’avantage de produire moins de


signaux parasites (bruit) car l’inductance placée en série dans le circuit atténue sensiblement
les signaux transitoires qui proviennent de la commutation du transistor.

7.6.3. Régulateur à découpage inverseur de tension :


Le régulateur inverseur de tension fournit, à la sortie, une tension régulée dont la polarité est
opposée à celle de la tension d’entrée. Cela permet à partir d’une alimentation unique (telle
qu’une pile ou une batterie d’accumulateurs), de faire fonctionner des circuits nécessitant des
tensions continues de valeurs différentes et de polarités inverses.
Lorsque le transistor Q1 laisse passer le courant (tCOND), le courant IL circule à travers
l’inductance qui emmagasine une certaine quantité d’énergie. La tension au point A par
rapport à la masse est égale à :

VA = VIN - VSAT

Lorsque le transistor Q1 est à l’état bloqué (tBLOC), le courant IIN cesse de circuler. L’énergie
emmagasinée dans l’inductance L induit une tension à ses bornes qui présente les polarités
suivantes : négative du côté de la cathode de la diode (point A) et positive du côté de la
masse. Nous avons alors :

VA = VOUT - VD

La diode D est en polarisation directe. La tension induite dans l’inductance produit un courant
qui charge le condensateur C et un courant qui circule dans la charge selon la direction
indiquée sur la figure précédente. La tension de sortie se trouve donc inversée par rapport à la
tension d’entrée.

7.7. Alimentation à découpage isolée de la source :

Dans ce type d’alimentation, la tension du réseau est redressée puis filtrée ; la tension
continue résultante est appliquée à un convertisseur continu qui travaille dans une gamme de
fréquence de 15.75 Khz à 300 Khz. La tension continue découpée est appliquée au primaire
du transformateur ; la tension secondaire est redressée puis filtrée pour fournir la tension de
sortie désirée. Cette dernière doit être régulée en fonctions des fluctuations du secteur et des
variations de la charge. Pour cela, nous prélevons une partie de la tension de sortie pour
l’appliquer au circuit de mesure qui ajuste le rapport cyclique du transistor de commutation de
manière à régler la tension de sortie. Le convertisseur peut être conçu selon deux principes :
symétrique ou asymétrique. Dans la famille des convertisseurs asymétriques, il existe deux
principaux :

- Convertisseur asymétrique à récupération d’énergie dénommé "flyback" (à voir en


télévision) ;
- Convertisseur asymétrique à transfert direct d’énergie connu sous l’appellation "forward".

Ce dernier est le plus souvent utilisé et convient pour un grand nombre d’applications.

Exemple pratique : voir dans les pages suivantes, une alimentation à découpage du type
flyback à fréquence variable et à temps de conduction variable que l’on retrouve dans
beaucoup de magnétoscopes.
Les alimentations à découpage sont probablement les plus difficiles à réparer pour un
technicien même chevronné. Leur plus grand avantage est sans conteste leur économie
d'énergie d'une part et leur faible dimension d'autre part. Une alimentation linéaire a un taux
de rendement d'au plus 60 % alors qu'il n'est pas rare d'avoir un rendement de plus de 85 %
pour un "switching power supply".

7.7.1. Principe de fonctionnement :


Pour prévenir les interférences avec d'autres appareils (bruits), l'entrée de ligne d'hydro
Québec est filtrée par L1, C2 et C3 et protégée par un fusible (1.6 A) -voir schéma-

Le pont de diodes BD1 sert à redresser la tension alternative 110 Volts, 60 Hz du réseau. La
tension redressée est ensuite filtrée par le condensateur C22 (82µF, 250 Volts). Ce circuit
fournira une tension continue (DC) variant de 90 à 200 Volts selon les modèles. Noter que
cette tension n'a pas besoin d'être parfaitement pure en DC et il n'est pas rare de voir un peu
d'ondulation (ripple). Cette tension est présente au niveau du collecteur du transistor Q1. Elle
transite par le bobinage du transformateur (entrée = broche 15, sortie = broche 13).

7.7.1.1. L'oscillateur :

La tension DC présente au niveau du collecteur du transistor Q1 (switching), se retrouve


également en partie sur sa base. Ceci permet d'amener le transistor Q1 à la conduction (ON).

Comme Q1 est relié à la masse par la résistance R08 de 0.68 Ohms, 2 Watts (noter la grande
puissance de cette résistance parcourue par de forts courants) et qu'il conduit, un courant
circule alors dans le circuit composé du transformateur, de Q1 (collecteur-émetteur) et de
R08.

Presque au même moment, on retrouve sur la base de Q2 une tension suffisante pour le faire
conduire. Remarquez que l'émetteur de Q2 est directement relié à la masse. Q2 se sature et
son collecteur se retrouve au potentiel de la masse (le voir comme interrupteur).

Le collecteur de Q2 est relié directement à la base de Q1. Ceci amène alors le transistor Q1 au
blocage car sa base se trouve à 0 Volt. Le blocage de Q1 coupe le courant dans le
transformateur et produit ainsi une tension induite dans son bobinage primaire. Le principe est
emprunté au circuit de haute tension du téléviseur (flyback). Dans le téléviseur, la fréquence
du signal est de 15750 Hz car elle est dépendante de la section horizontale alors que dans les
alimentations à découpage, cette fréquence est variable et différente d'un modèle à l'autre.

Puisque Q1 cesse de conduire, Q2 n'est plus alors polarisé et cesse de conduire à son tour. Le
cycle recommence, une oscillation a débuté et la production d'une tension dans le
transformateur est commencée.

Le secondaire du transformateur peut comporter plusieurs bobinages indépendants afin de


produire plusieurs tensions différentes ( 33 Volts, 6 Volts, -25 Volts etc.).

Q1 et Q2 constituent l'oscillateur. Q2 (switching control) contrôle le temps de conduction de


Q1 (switching) et Q1 contrôle le courant dans le transformateur.

7.7.1.2. Le circuit de retour (feed-back) et de référence :

Q1 est à l'origine de la production d'énergie dans le primaire du transformateur. En ajoutant


un circuit qui permet de contrôler le temps de conduction de Q1, nous pourrons alors
contrôler instantanément la demande en énergie de l'appareil.

Pour réaliser cette régulation ou ce contrôle, on utilisera un photo coupleur (IC1) et un circuit
de référence (IC2) qui fournira une tension fixe.
. Photo coupleur ou opto isolateur (IC1) : il s'agit en fait d'une LED et d'un photo transistor
construits dans un même boîtier (quand la LED allume, le photo transistor conduit). Ce genre
de composant se retrouve de plus en plus sur le marché, il permet d'isoler deux sections d'un
circuit. Seul un lien optique réunit les deux sections. Ici on l'utilise pour isoler le côté primaire
du transformateur du côté secondaire. La section secondaire n'est reliée d'aucune façon
physique au côté primaire. Certains fabricants vont utiliser un transformateur à la place de
l'opto isolateur.

Il est très important de prendre note à ce moment de l'existence de deux masses. Le côté
"HOT" et le côté "COLD". Lorsqu'on travaille sur ce genre d'alimentation, il est
important d'utiliser la bonne masse. Afin de ne pas se tromper, branchez-vous sur le
négatif du condensateur principal (C22) côté primaire et sur le négatif d'un
condensateur secondaire côté secondaire.

. Fonctionnement : un diviseur de tension formé de R10 et R11 fournit une tension de


référence de 2.5 volts au circuit intégré IC2 (régulateur shunt). Remarquez que cette tension
n'est pas régulée par une zener, elle peut donc varier légèrement selon la demande de
l'appareil. Tout changement sera perçu au niveau du diviseur de tension et aura pour effet de
faire passer plus ou moins de courant dans la LED du IC1.

Le IC2 a donc pour rôle de contrôler le courant qui circule dans la LED.

Le photo transistor du IC1 est relié à l'oscillateur aussi bien par son collecteur que par son
émetteur. Une fois l'oscillateur démarré, l'opto coupleur et le circuit de référence le
maintiennent en "vie". C'est en variant le temps de conduction de Q2 et Q1 que l'on peut faire
passer des courants plus ou moins intenses dans le bobinage du transformateur. Exemple : si
la tension de sortie augmente alors le courant dans la LED du IC1 augmente et le courant
collecteur-émetteur du phototransistor augmente aussi. Ce dernier parcourt le bobinage 10-11
du transformateur, la résistance R04, la diode D03, le phototransistor (C-E) et la résistance
R03. La tension aux bornes de R03 augmente et comme elle est aussi la tension de base de Q2
alors ce transistor se sature plus vite et bloque Q1 pour réduire son temps de conduction et
donc réduire la tension de sortie.

L'avantage d'un tel circuit est qu'il ne dépense pas d'énergie inutilement. Si l'appareil est
fermé, le circuit oscille plus rapidement pour fournir des petits courants alors que s'il est
allumé, que tous les circuits sont fonctionnels, le circuit oscillera moins vite pour fournir de
gros courants au primaire du transformateur. C'est d'ailleurs une des raisons qui fait que
lorsqu'un court circuit est présent dans l'appareil, on entend souvent l'oscillateur qui
fonctionne alors à très basse fréquence audible à l'oreille humaine.

Ce genre d'oscillateur fonctionne généralement à des fréquences qui se situent au-delà du


spectre audible 18 Khz à 1 Mhz.

Le circuit composé de R22, C04, C21 et D01 (snubber) sert à éliminer les oscillations qui
pourraient être produites au moment du blocage du transistor Q1 (OFF).

La résistance R01 est appelée résistance de démarrage "START-UP". Elle est souvent la
source du problème dans ce type d'alimentation. Sur certains modèles, un circuit intégré
remplace les transistors Q1 et Q2 ainsi que tout le circuit de réaction (feed-back) et de
référence.
Sécurité : faire attention aux condensateurs du primaire car ils fonctionnent avec des tensions
élevées. Afin de vous protéger et de protéger votre appareil, assurez-vous de bien décharger
ces condensateurs lorsque vous manipulez ces alimentations.

7.7.2. Comment les réparer :

Il est d'abord important de constater les dégâts si l'alimentation est en panne. Servez-vous de
votre sens :

. Est-elle complètement "morte" ?

. Fait-elle du bruit ?

. Y a-t-il une senteur anormale ?

. Y a-t-il de la fumée ?

. Y a-t-il des résistances, transistors ou des condensateurs brûlants ou brûlés ?

. Le fusible est-il brûlé ?

. Etc.

Le simple fait de prendre le temps de voir ces petits détails peut vous aider à ne pas dépenser
votre temps et votre énergie inutilement.

7.7.2.1. L'alimentation semble inactive (morte) :

Tout d'abord vérifier si le B+ est présent sur le collecteur ou le drain (dans le cas d'un FET) de
Q1. Il devrait y avoir une tension DC d'au moins 90 Volts. Sinon vérifier l'état du fusible
d'entrée. Si le fusible est brûlé, changez-le. S'il brûle à nouveau, il y a trois possibilités :

. une diode de redressement du pont est probablement en court circuit. Les ponts de

diodes ne sont pas coûteux et peuvent être achetés chez tout bon distributeur de pièces.

. le condensateur de filtrage de l'entrée peut être en court circuit. Il est évident que si le fusible
brûle c'est qu'il y a un court circuit du côté primaire. Ne chercher pas un

condensateur ouvert. Prenez garde aux polarités et aux tensions d'utilisation.

. le transistor Q1 est en court circuit (collecteur-émetteur ou drain-source). Vérifiez-le et si


c'est le cas, assurez-vous de remplacer également Q2. Souvent il a aussi subi un choc et il
n'est pas rare de le voir rendre l'âme quelques heures après le changement de Q1.

Lorsque vous remplacez Q1 et Q2, essayez de le faire avec les originaux si possible. Ils sont
le coeur du système et les remplacer par des substituts bons marchés peut être la source de
tracas supplémentaires.
N'oubliez pas que ce circuit est avant tout un oscillateur et que les pièces qui le composent
sont choisies pour fonctionner sous des caractéristiques bien précises. Il en est de même pour
les condensateurs. Si vous avez à les remplacer, respectez leurs capacités.

Le bobinage du transformateur pourrait être la cause de l'absence du B+ sur le collecteur de


Q1 mais il est très rare que le transformateur soit un problème sur ce type d'alimentation.

7.7.2.2. Le démarreur (starter) :

La résistance R01 fait partie du circuit de démarrage, elle permet de polariser les transistors
Q1 et Q2 au démarrage, plus précisément au moment où l'on branche l'alimentation au
secteur. Quand l'oscillateur aura démarré, un autre circuit permet de maintenir l'oscillation. Il
peut arriver que le circuit de démarrage soit composé de plusieurs résistances. Vérifiez leur
état, elles sont facilement identifiables du coté primaire. Elles sont visibles par leur grosseur
et sont généralement du type fusible "flame proof" et de puissance élevée (1 ou 2 Watts).

Si le fusible n'est pas brûlé, que le DC est présent et que l'alimentation reste inactive, vérifiez
la base de Q1. Si vous n'avez aucun voltage, la résistance de puissance R01 (starter) est
probablement ouverte.

Attention : lors de vos mesures n'oubliez pas que les condensateurs sont chargés.

7.7.2.3. Les condensateurs :

Souvent la cause d'une défectuosité. Par leur dessèchement, ils sont la source de nombreux
problèmes dans ce genre d'alimentation.

Les condensateurs du côté primaire sont soumis à de fortes tensions (C22 et C04).

Mesurer la tension aux bornes de C22 avec l'alimentation branchée puis débranchez-la
rapidement.

Un bon condensateur devrait garder cette tension un bon moment. Si la tension à ses bornes
tombe rapidement à zéro, changez-le.

Si la résistance R01 du circuit de démarrage (starter) est ouverte, changer aussi le


condensateur C09 par précaution. Remarquez qu'il est du type non polarisé.

Avec l'oscilloscope vérifier la tension DC car un excès d'ondulation (ripple) indique un


mauvais filtrage donc probablement un condensateur de filtrage.

Il n'est pas rare de voir certains techniciens changer tous les électrolytiques dans une
alimentation de ce style, même que certains distributeurs ont commencé à vendre des kits de
réparation pour ces modèles. Pour une trentaine de dollars, ces kits contiennent quelques
condensateurs, diodes, transistors etc.

Faites attention à la polarité des condensateurs, exemple : C04 dans le circuit snubber est de
polarité opposée à la tension DC.

7.7.2.4. L'oscillateur est-il en marche ?


En assumant que le B+ est présent et que le circuit de démarrage est en bon état, la prochaine
étape consiste à vérifier si l'oscillateur fonctionne.

Si vous avez un VARIAC, placez-le à 0 Volt et branchez-y votre alimentation. Court-


circuiter les broches C et E de l’optocoupleur, ce qui annulera le circuit de régulation. Si
les sorties du bloc d’alimentations sont débranchées, installer une charge de 15 à 25 ohms, 5
watts sur la sortie 5 V DC. Placez la sonde de votre oscilloscope sur le collecteur de Q1SR02.
Montez lentement le VARIAC et vérifiez si une forme d'onde apparaît au collecteur du
transistor lorsque la tension sur le variac se situe à environ 40 Volts AC.

Vérifier les tensions de sortie :

. + 33 V sera à 27 V

. + 19.5 V sera à 9 V

. + 14 V sera à 7 V

. - 25 V sera à -11 V

. + 6 V sera à 2.7 V

Si un bruit excessif et aigu se fait entendre alors fermez l'appareil. Si vous insistez davantage
vous détruirez à nouveau les composants que vous avez remplacés.

Si aucune oscillation n'est présente ou qu'un bruit excessif se fait entendre, vous avez
probablement encore une pièce défectueuse du côté primaire. Vérifiez toutes les résistances,
les condensateurs et les diodes. Prenez en note qu'il est primordial de remplacer les diodes
FAST SWITCHING (exemple : 1N4148) par des diodes du même type.

Prenez le temps de vérifier correctement vos composants. Trop souvent certains techniciens
ne se donnent pas la peine de dessouder leurs composants pour les vérifier.

Si vous ne possédez pas de VARIAC, utilisez le bon vieux truc d'une LAMPE.

7.7.2.5. Les tensions secondaires :

Tout d'abord il faut savoir que certaines tensions de sortie peuvent apparaître anormales si
l'alimentation n'est pas branchée au reste des circuits de l'appareil, c'est à dire sans charge.

Vérifiez la bobine du secondaire si une tension est complètement absente quoi qu'il soit très
rare que le transformateur soit en cause.

Sur le secondaire on retrouve plusieurs sorties indépendantes l'une de l'autre. Chacune de ces
sorties est généralement redressée par une diode de type FAST SWITCHING ou FAST
RECOVERY puis filtrée par condensateur. Chaque tension peut aussi être régulée par une
diode zener.
Sur beaucoup d'appareils, l'alimentation servant à l'affichage (3.5 Volts AC) est prise sur un
enroulement indépendant du secondaire du transformateur donc si votre afficheur fonctionne,
l'oscillateur fonctionne nécessairement.

Un autre "truc" que l'on peut utiliser pour détecter une panne est de dessouder les sorties une à
la fois afin de déterminer celle qui est en cause.

Si toutes les tensions de sorties semblent trop basses, il peut s'agir d'une défectuosité du
circuit de contre réaction et de référence (feed-back et reference).

Un défaut du IC1 empêchera l'oscillateur de fonctionner normalement. Pour le vérifier,


contrôlez la LED et le photo transistor.

Vérifiez aussi le circuit de référence et les deux résistances R10 et R11.

Le circuit de feed-back est en même temps un circuit de protection dans bien des cas. S'il y a
un court circuit dans le circuit qui fournit la tension pour la production des 5 Volts, le IC1
empêchera le transistor Q1 de conduire donc de partir l'oscillation. Vous pourrez entendre
l'oscillateur tenter de fonctionner par à-coups.

Sur certains modèles il faut s'assurer que le circuit de feed-back est en fonction. En sortant
l'alimentation de l'appareil, il se peut que la boucle soit alors ouverte. Dans ce cas il faut
prévoir de mettre une charge sur la sortie en question. La charge recommandée est :

. Une résistance de 25 Ohms, 2 Watts pour le 5 Volts

. Une résistance de 50 Ohms, 5 Watts pour le 12 Volts

Il est important de déterminer quelle sortie est utilisée pour le feed-back. Une fois trouvée,
placez votre résistance de charge afin de fermer la boucle.

Les diodes du côté secondaire sont conçues pour fonctionner à des fréquences élevées. Si
l'une d'elles est en court circuit, une surcharge peut alors brûler le transistor Q1 ainsi que le
fusible.

Il peut arriver que ces diodes indiquent un bon état lorsqu'elles sont mesurées avec le DVM
alors que sous tension elles sont défectueuses.

7.7.2.6. Le transformateur :

Il est assez rare qu'il soit défectueux. En cas de doute, mesurez les bobinages, une lecture en
Ohms indiquera s'il est bon. Une lecture "infini" montre que le bobinage est ouvert et dans ce
cas changer le transformateur.

Ces transformateurs ne se trouvent que chez le fabricant et sont très coûteux.

7.2.2.7. Le truc des LAMPES pour remplacer le VARIAC :

Le simple fait de mettre sous tension un appareil, dans lequel il existe encore un court circuit,
peut détruire de nouveau tous les composants remplacés. L'utilisation d'un VARIAC est
recommandée mais on utilisera un substitut si on n'en possède pas un. Nous utiliserons une
lampe branchée en série avec l'appareil qui ne remplace pas un vrai VARIAC mais qui peut
nous épargner temps et argent.

En branchant une lumière en série, on limite le courant dans l'appareil. Une résistance placée
en série limiterait aussi le courant mais sa valeur est fixe tandis que la lumière présente une
résistance variable en fonction de la température. De plus l'intensité de lumière dégagée est un
bon indicateur visuel.

Une intensité très forte de la lumière indique un courant excessif dans l'appareil et donc
un court circuit.

Si la lumière semble clignoter alors :

. l'appareil tombe en protection continuellement à cause d'une défectuosité

. la puissance de la lampe est trop faible pour le type d'appareil utilisé

Remarque : Il est normal d'avoir une grande luminosité au moment de mettre sous tension si
l'intensité diminue graduellement par la suite. Ceci est dû au fait que les condensateurs
agissent comme des courts-circuits et que lorsqu'ils sont chargés, le courant diminue alors
dans l'appareil.

Quelle puissance choisir ?

40 Watts pour un magnétoscope (VCR)

60 Watts pour un ampli audio

100 Watts pour un téléviseur de 14'' à 20''

150 Watts pour un téléviseur de 26'' et plus.