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CALCUL PARASISMIQUE DES STRUCTURES CNAT, les 19, 20 et 21/10/2003

CARACTERISATION DU MOUVEMENT SISMIQUE

NOTIONS SUR LES MOUVEMENTS FORTS DU SOL ET SPECTRE DE


REPONSE

Par : Dr Nasser LAOUAMI

Maître de Recherche au CGS, Chef de Département Aléa Sismique

1. INTRODUCTION
Une connaissance fiable du séisme est une étape préalable et décisive pour :

i- la réduction des incertitudes contenues dans la modélisation du mouvement fort,


ii- les projets de construction parasismique,
iii- une meilleure estimation de l'aléa sismique,
iv- une évaluation objective du bâti existant,
v- une quantification réaliste des effets de site.
Pour ce faire, la démarche doit s'appuyer inévitablement sur des données réelles
obtenues à travers les enregistrements des mouvements forts.

L'excitation sismique peut être un chargement important à prendre en considération lors


de la conception et du dimensionnement des structures.

En effet, dans de nombreux pays, le risque sismique est grand, et toutes les
constructions importantes doivent être réalisées selon des règles parasismiques.

Les mouvements sismiques du sol sont suffisamment complexes pour qu'on leur associe
un moule aléatoire, mais il s'agit d'un phénomène essentiellement transitoire et non
stationnaire dans le temps.

D'autre part les mouvements sont d'une amplitude nettement plus grande que la plupart
des mouvements vibratoires (machines vibrantes, vent,...etc).

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Il s'ensuit que les modes de ruine occasionnés par les séismes sont différents (ruptures à
très faibles nombres de cycles). Les méthodes d'analyse associées seront donc plus axées sur
la recherche des maxima atteints et sur le comportement non linéaire des structures.

Enfin d'un point de vue physique, le phénomène sismique est encore relativement mal
connu parce que difficile à analyser expérimentalement. Les méthodes de définition des
signaux au niveau du sol sont donc empruntes d'un caractère normatif, qui peut paraître
souvent arbitraire, révélant la volonté d’ être conservatif ".

Une modélisation aussi réaliste que possible du mouvement sismique, est un objectif
fondamental que se fixe le collectif de recherche du CGS dans le domaine de la réduction du
risque sismique. Cette tâche est d’autant plus complexe de par la nature fortement aléatoire du
séisme dans le temps et dans l’espace. Cette complexité est contenue dans toutes les étapes de
génération du séisme, depuis le mécanisme à la source jusqu'à la surface de la terre en passant
par le milieu de propagation, qui est le sol, caractérisé par une hétérogénéité très poussée et
un comportement sous séisme non encore parfaitement maîtrisé.

Afin de dépasser l'essentiel de ces difficultés, incontournables dans les approches


analytiques et dans les développements théoriques, et même numériques, pour la
caractérisation du mouvement sismique, l'approche expérimentale reste le meilleur moyen
pour comprendre le phénomène sismique d'une part, et le caractériser d'autre part. La
caractérisation du mouvement sismique doit se faire sur la base de plusieurs paramètres tels
que : l’amplitude maximale, la durée de la phase forte et le contenu fréquentiel.

Dans la pratique de l’ingénierie sismique, on utilise pour les besoins de calcul des
ouvrages au séisme, soit un séisme de calcul ou de projet, soit un spectre de réponse de calcul
ou réglementaire. Il est évident, que la seule voie qui permet de minimiser les incertitudes
contenues dans les règles en vigueur, est de dériver, à partir d’une base de données de
mouvements forts, constituée des séismes survenus en Algérie, un spectre de réponse
expérimental d'où découlera le spectre de calcul réglementaire.

2. NOTIONS DE SISMOLOGIE
Les tremblements de terre sont dus à la brutale relaxation des contraintes accumulées
dans les couches superficielles plus dures de la lithosphère dues aux mouvements continus
des parties plus profondes.

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Le phénomène se localise au niveau des jonctions (failles actives) entre les plaques qui
constituent la partie superficielle.

Il peut être schématisé par la propagation rapide d'une fracture selon un mode de
cisaillement, le comportement des matériaux restant linéaire sauf au voisinage immédiat du
front de rupture.

Mouvements du sol en surface


L'effet des séismes est observé à la surface du sol. La zone la plus intense l'épicentre est
la projection verticale à la surface de la source sismique (foyer).

a) Intensité

Traditionnellement on définit l'intensité d'un séisme en un point donné de la surface, par


l'effet qu'il a sur les constructions ou les populations

Nous donnons à titre d'exemple les définitions des degrés (de 1 à 12) de l'échelle
macrosismique internationale.

Degré I : Secousse imperceptible à l'homme, inscrite seulement par les séismographes.

Degré Il : Secousse ressentie par un petit nombre d'observateurs et surtout par ceux
situés aux étages supérieurs des maisons.

Degré III : Secousse ressentie par un certain nombre d'habitants, comme le serait
l'ébranlement produit par une voiture lancée à grande vitesse ; la direction et la durée de la
secousse peuvent parfois être appréciées.

Degré IV : Ebranlement constaté par quelques personnes en plein air, par beaucoup à
l'intérieur des maisons ; vibration de vaisselle, craquements des planchers et des plafonds.

Degré V : Ebranlement constaté par toute la population ; réveil des dormeurs ;


ébranlement de meubles et de lits.

Degré VI : Des personnes effrayées sortent des habitations ; tintement général des
sonnettes, arrêt des pendules ; crépis fendillés, vaisselle brisée cloches mises en branle, chute
de plâtras.

Degré VII : Maisons légèrement endommagées, lézardes dans les murs ; chute de
cheminées isolées en mauvais état, écroulement de minarets, de mosquées ou d'églises mal
construites.

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Degré VIII : Sérieux dommages, fentes béantes dans les murs, chute de la plupart des
cheminées, chute de clochers d'église ; renversement ou rotation des statues, des monuments
funéraires fissures dans les pentes raides ou dans les terrains humides ; chute de rochers en
montagne.

Degré IX : De solides maisons de construction européenne sont sérieusement


endommagées, un grand nombre rendues inhabitables ; d'autres s'écroulent plus ou moins
complètement.

Degré X : La plupart des bâtiments en pierre et en charpente sont détruits avec leurs
fondations ; fentes dans les murs en briques ; rails de chemins de fer légèrement recourbés ;
dommages aux ponts ; tuyaux de conduite brisés ou refoulés les uns dans les autres fentes et
plis ondulés dans les rues ; éboulements ; l'eau des rivières et des lacs est projetée sur le
rivage.

Degré XI : Destruction totale des bâtiments de pierre, des ponts, des digues ; larges
déchirures et crevasses dans le sol ; grands éboulements de terrain.

Degré XII : Rien ne demeure plus des oeuvres humaines ; changements dans la
topographie ; formation de grandes failles ; dislocations horizontales et cisaillements du sol ;
rivières détournées de leur cours.

La notion d'intensité est importante bien qu'elle corresponde à des notions assez
qualitatives.

b) Traitement du signal-Procédé d’acquisition du mouvement sismique

Une analyse détaillée basée sur les techniques de traitement du signal est effectuée sur
l'ensemble des mouvements sismiques enregistrés par le réseau national d'accélérographes.
L'analyse est faite dans les domaines temporel et fréquentiel (transformée de Fourier, densité
spectrale de puissance, filtrage, spectre de réponse,..., etc.).

Trois types d'accélérographes forment le réseau national d’accélérographes piloté par le


CGS, les ETNA (type digital, les SSA-1 (type digital) et les SMA-1 (type analogique). Les
SSA-1 présentent les caractéristiques techniques suivantes :

- Fréquence naturelle des accéléromètres : 50 à 55 Hz,

- Amortissement : 0.65 à 0.70,

- Enregistrement digital sur mémoire volatile SRAM de 512 Ko,

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- 200 enregistrements par seconde (∆t = 0.005 s),

- Tests de fonctionnement automatique intégrés,

- Autonomie de plus de 48 h sur batterie interne.

Les SMA-1 présentent les caractéristiques techniques suivantes :

- Fréquence naturelle des accéléromètres : 25 à 27 Hz,

- Amortissement : 0.60,

- Enregistrement analogique sur film d'une durée de 15 mn environ à la vitesse de 1


cm/s,

- Autonomie de plus de 10 jours sur batterie interne.

Si les accélérographes de type ETNA et SSA-1 présentent un support d'enregistrement


de type fichier (format ASCI ou autre), qui ne nécessite pas des opérations spéciales au
préalable et sont directement utilisables, les accélérographes de type SMA-1 sont de type
analogique et le support d'enregistrement est un film photographique 70 mm, ce qui nécessite
une opération de digitalisation. La secousse est enregistrée selon les trois composantes Nord-
Sud, Est-Ouest et verticale correspondant aux trois accéléromètres de l'appareil. Le film est
développé et agrandi (en général 4x). Le passage de l'enregistrement analogique en un signal
digital se fait grâce à une table digitalisante. La procédure de digitalisation consiste à
échantillonner numériquement le signal en intervalles équi-espacés. Le pas d'échantillonnage
du signal doit vérifier la condition de Shannon. Soit ∆t le pas d'échantillonnage temporel du
signal, la fréquence d'échantillonnage est alors fs = 1/∆t. La fréquence de Nyquist est définie
par fN = 1/2∆t et la condition de Shannon énonce que fs<fN, ce qui signifie que la fréquence
d'échantillonnage doit être au moins égale à deux fois la plus haute fréquence contenue dans
le signal. Si f désigne la plus haute fréquence désirée dans le signal, la fréquence
d'échantillonnage recommandée en pratique est égale à 4 ou 5 fois f. Le signal numérique
ainsi obtenu est ensuite traité pour corriger la ligne de base du signal ayant inévitablement
subi des déplacements (rotations) accidentels dus aux manipulations de l'opérateur. Du bruit
additif aux mesures et des erreurs dues au processus de digitalisation produisent des basses et
des hautes fréquences indésirables dans le signal. C'est pour cette raison que la deuxième
phase du traitement des données consiste à filtrer le signal avec un filtre passe bande.

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L'opération de filtrage consiste à éliminer les fréquences inférieures et/ou supérieures à


une certaine fréquence appelée fréquence de coupure du filtre. Le filtre passe-bande permet
d'éliminer les fréquences n'appartenant pas à une certaine bande de fréquences. La fréquence
de coupure du filtre passe-bas est, d'une façon générale, prise égale à 0.125 hz (T = 8s). La
fréquence de coupure du filtre passe-haut, d'une façon générale, ne dépasse pas la valeur de
30 hz.

Une dernière étape du traitement corrigé consiste à intégrer l'accélérogramme, une


première fois pour obtenir la vitesse et une seconde fois pour obtenir le déplacement.
L'ensemble de ces opérations sont effectuées à l'aide du logiciel SWS.

c) Banque de données

On dispose en Algérie d’une banque de données de mouvements forts constituée des


enregistrements effectués lors des séismes de Chlef (1980), Constantine (1985), Chenoua
(1989), Beni Chougrane, Mascara (1994), Ain Benian (1996), Ain Témouchent (1999), Beni
Ourtilane (2000) et récemment Boumerdes (2003). Ces séismes sont enregistrés par le réseau
national d’accélérographes piloté par le CGS et déployé à travers le nord de l’Algérie (Figure
1). Les stations déjà installées sont au nombre de 210. 125 autres stations sont en cours
d’installation.
ANNABA (01)

Mediterranean Sea ALGIERS (09)


BOUMERDES (11)

SKIKDA (01)
JIJEL (02) EL TARF (01)
TIPAZA (16) TIZI-OUZOU (06) BEJAIA (22)
BLIDA (05)
MOSTAGANEM (04)
CHLEF (13) GUELMA (06)
CONSTANTINE (12)
AIN DEFLA (05) MILA (01)
BOUIRA (03) SETIF (21)
0 50 km

T u n i s i a
B.B. ARRERIDJ (06) SOUK AHRAS
MEDEA (01)
RELIZANE (04)
ORAN (06) O.EL BOUAGUI (01)
TISSEMSSILT (05)
AIN
TEMOUCHENT (07)
MASCARA (05)

BATNA (01)
SIDI
M'SILA (03)
BELABES (01)
TIARET (02) TEBESSA
KHENCHELLA
M o r o c c o

TLEMCEN (04)
DJELFA
SAIDA

BISKRA

NAAMA LAGHOUAT
EL BAYADH
El OUED

Figure 1 : Déploiement du Réseau National d’Accélérographes.

On considère en général la partie forte de l'accélération du sol en fonction du temps et


éventuellement les répliques qui lui sont associées qui doivent être prises en considération
pour certains calculs (fatigue par exemple).

Les enregistrements sismiques sont des mouvements de l'ordre de quelques dixièmes de


g (g = accélération de la pesanteur) au maximum, de quelques dizaines de cm/s pour les
vitesses et de quelques cm pour les déplacements.

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L'examen de ces enregistrements permet d'établir certaines relations entre le mouvement


à la surface et les caractéristiques des failles et de la nature des sols traversés. On peut
également analyser la relation entre le mouvement du sol et les effets destructeurs observés et
ainsi tenter d'établir une relation entre l'accélération maximum (par exemple) et l'intensité
macrosismique.

Pour les séismes californiens on adopte souvent les relations suivantes

Intensité VII VIII IX

Acc. max. (m/s2) 1 2 4

Vitesse max. 10 20 30
(cm/s)

Certains auteurs proposent également des formules plus complexes de calcul de


l'intensité à partir de l'accélération en fonction du temps. Par exemple Arias définit une
intensité qui a la dimension d'une vitesse:

π T
2

IA = ∫ [ &&x( t)] dt
2g 0
(1)

d) Accélérogrammes

Un accélérogramme est un mouvement fort transitoire non stationnaire variable avec le


temps. Il est constitué de trois phases ; la première, démarrage de l’enregistrement, est une
fonction croissante constituée part des amplitudes faibles et constituée essentiellement par les
ondes de volumes de traction-compression ou ondes P. La deuxième phase est la plus
importante en génie parasismique appelée phase forte du signal. Elle est caractérisée par des
amplitudes importantes et est constituée essentiellement des ondes de cisaillements ou ondes
S. La troisième phase est une fonction décroissante représentant la fin du signal et présentant
des amplitudes faibles. Les figure 2 et 3 montrent respectivement les composantes en
accélération dans les directions E-O, N-S et verticale des enregistrements effectués lors des
séisme de Ain Témouchent en 1999 et du séisme de Béni Ourtilane en 2000.

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60.00

Station Ain Tolba


40.00 Comp. E-O

20.00
acceleration(cm/s²)

0.00

-20.00

-40.00

0.00 5.00 10.00 15.00 20.00 25.00


temps (sec)

20.00

Station Ain Tolba


Comp. N-S

10.00
acceleration(cm/s²)

0.00

-10.00

-20.00

0.00 5.00 10.00 15.00 20.00 25.00


temps (sec)

40.00

Station Ain Tolba


Comp. Ver

20.00
acceleration(cm/s²)

0.00

-20.00

-40.00

0.00 5.00 10.00 15.00 20.00 25.00


temps (sec)

Figure 2 : Mouvements sismiques enregistrés par la station CGS/Ain Tolba lors du séisme de Ain
Témouchent (réplique du 27/01/2000).

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40

BOUGAA
20 Comp. Est - Ouest
Accélération (cm/s2 )

-20

Filtre passe bande : 0.2-0.3 ------ 27-30 Hertz

-40
0 5 10 15 20

Temps (sec)

30

20
BOUGAA
Comp. Nord - Sud
Accélération (cm/s2 )

10

-10

-20
Filtre passe bande : 0.2-0.3 ------ 27-30 Hertz
-30
0 5 10 15 20

Temps (sec)

20

15 BOUGAA
10
Comp. Verticale
Accélération (cm/s2 )

-5

-10

-15 Filtre passe bande : 0.2-0.3 ------ 27-30 Hertz


-20
0 5 10 15 20

Temps (sec)
Figure 3 : Mouvements sismiques enregistrés par la station CGS/Bougaâ lors du séisme de
Béni- Ourtilane (Choc principal du 10.11.2000)

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Trois paramètres importants définissent un signal sismique, ce sont l’amplitude


maximale (ou l’accélération maximale), la durée du signal, et le contenu fréquentiel. Pour le
premier (accélération maximale), il est à la base des études d’aléa sismiques régionales et
aussi à la base de la réglementation parasismique. En Algérie, par exemple, il existe
actuellement trois zones, chacune caractérisée par une accélération nominale donnée au
rocher. C’est une donnée incontournable aussi pour le dimensionnement des ouvrages.
L’accélération du mouvement diminue généralement avec la distance par rapport à
l’épicentre, d’où l’existence de lois d’atténuation qui lient l’accélération à la magnitude du
séisme et à la distance épicentrale. L’autre facteur qui influe sur l’accélération est le type de
sol. En effet, en présence de sol mou, il en résulte un phénomène dit d’amplification qui fait
augmenter l’accélération du mouvement d’une manière spectaculaire. Cette augmentation est
proportionnelle au contraste d’impédance existant entre la couche de sol et le substratum
rocheux, et aussi à la coïncidence de la fréquence centrale du mouvement et de la fréquence
fondamentale de la couche de sol connue généralement par le terme résonance.

Le deuxième paramètre est la durée du signal. Il joue un rôle important dans le


comportement au séisme des ouvrages et particulièrement par rapport au phénomène de
fatigue des structures. Le troisième paramètre est le contenue fréquentiel qui sera détaillé plus
loin.

3- DÉFINITION DU MOUVEMENT À LA SURFACE DU SOL EN VUE


DU CALCUL DE LA TENUE DES STRUCTURES

3.1- Position du problème


Comme nous venons de le voir, la détermination de la sismicité d'un site s'appuie
essentiellement sur des données qualitatives ou quantitatives. D'un autre côté, le problème de
l'ingénieur est de construire sur ce site, une installation qui doit « résister » (soit pouvoir
redémarrer, soit rester sûre) à l'éventualité d'un séisme. Pour résoudre ce problème il y a deux
philosophies d'esprit assez opposé:

- soit on se fixe un séisme d'intensité dont on estime que la probabilité de dépassement


est négligeable et l'on dimensionne les structures pour qu'elles résistent à cela (démarche «
déterministe »),

- soit on considère une gamme d'événements sismiques de caractéristiques variées dont


on estime d'une part la probabilité, d'autre part les effets destructeurs. On utilise ensuite pour

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le dimensionnement des critères de sûreté faisant intervenir les différents effets destructeurs et
leur probabilité associée (démarche « probabiliste »).

Cette dernière démarche ne revient pas forcément à la précédente car elle peut conduire
à considérer des événements moins probables que le séisme de dimensionnement de la
démarche déterministe, mais plus destructeurs.

Actuellement en Algérie, la pratique est d'utiliser la démarche suivante

- Une étude d’aléa sismique régionale permet de définir une accélération de zone au
rocher pour une période de retour donnée et une probabilité de dépassement donnée.

- puis d'associer à cette accélération des caractéristiques quantitatives du mouvement du


sol nécessaires aux calculs de réponse. Ces caractéristiques sont sous forme
d’accélérogrammes pour une étude temporelle, ou sous forme de spectre de réponse pour une
étude spectrale.

3.2. Définition quantitative du mouvement du sol


Le problème est maintenant d'associer à une accélération donnée, un mouvement en
fonction du temps, par exemple un accélérogramme γ (t).

En absence d’accélérogrammes réels, le signal sismique est très complexe et le


problème ne peut se poser qu'en terme probabiliste : c'est-à-dire qu'il faut associer à une
accélération donnée, un processus aléatoire, dont γ (t) peut être considéré comme une
réalisation particulière.

Les caractéristiques du processus doivent être déduites des caractéristiques géologiques


et sismologiques du site.

Dans la pratique actuelle, les connaissances encore imprécises des mécanismes de


génération des séismes et surtout les incertitudes concernant les données géologiques font que
les méthodes utilisées sont assez rudimentaires.

L'une des notions fondamentales en Génie Parasismique est celle du spectre de réponse
d'un oscillateur, que nous allons décrire maintenant.

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4 NOTIONS DE SPECTRE DE REPONSE D'OSCILLATEUR (SRO) ET


SPECTRE DE CALCUL

Les différents calculs de Génie Parasismique nécessitent l’utilisation d’un mouvement


sismique de référence. Le mouvement sismique "réel" s’enregistre sous forme
d’accélérogrammes. Ceux-ci correspondent à des séismes passés, qui n’ont aucune chance de
se reproduire de façon semblable, même sur le même site, ce qui explique que l’on doit avoir
recours à la simulation. On peut générer des accélérogrammes synthétiques, mais leur emploi
est très délicat. Afin de pallier ces différents problèmes, on peut envisager divers modèles,
mais la représentation la plus fréquemment rencontrée est sous forme de spectre de réponse.

Le spectre de réponse d’un oscillateur (SRO) est une notion fondamentale en analyse
sismique et, en général, la donnée de base. Il est bien adapté aux méthodes classiques
(spectrales) d’analyse sismique des structures linéaires, méthodes qui visent à déterminer le
maximum de la réponse de la structure, représentée par ses modes propres. Dans ce sens, deux
points méritent d’être soulignés :

* Le SRO permet de calculer directement le maximum atteint par un oscillateur


harmonique sous excitation sismique. Moyennant certaines hypothèses, il est utilisé pour
l’étude d’un système linéaire multimodal. Le SRO est donc la façon la plus pratique de définir
le signal sismique dans la mesure où la connaissance des maxima est suffisante pour le
dimensionnement.

* Le spectre associé à un accélérogramme représente une réalisation particulière d’une


variable aléatoire (un séisme est un phénomène naturel aléatoire et transitoire). C’est en fait
une quantité moyenne associée à cette variable qu’on doit considérer. Il convient donc de se
replacer dans l’optique probabiliste et de considérer que la donnée caractéristique est un SRO
moyen qui peut être considéré comme étant le maximum moyen de la réponse.

Soit un oscillateur harmonique à un degré de liberté excité à sa base par un séisme


d'accélérogramme γ (t).

Le mouvement relatif x(t) de la masse M par rapport au sol est donné par

& + ω2x = − γ ( t)
&&x + 2εωx (2)

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ω et ε étant respectivement la pulsation de résonance et l'amortissement réduit de


l'oscillateur.

Soit S(ω, ε) le maximum de la valeur absolue de x(t) au cours du temps.

S(ω, ε) tracé en fonction de ω, et paramétré en fonction de ε représente les spectres de


réponse associés au signal γ (t).

Les SRO peuvent être également tracés en « pseudo-vitesse » ; ω S (ω,ε) ou en «


pseudo-accélération » : ω2 S(ω, ε).

Propriétés des SRO

* Asymptotes

Nous avons vu que le signal sismique possède de l'énergie dans une certaine gamme de
fréquence (ωc, ωc').

Siω p ωc &&x ≈ − γ ( t)

 ⇒ x m ax = S( ω,ε) ≈ X 0 m ax = m ax im um du deplacem entdu sol
Siω f ω ' ω2 x ≈ − γ ( t) (3)
 c

⇒ x 1
m ax = S( ω,ε) ≈ γ = m ax im um de laccel
' eration du sol/ω2
 ω2 m ax

* Amplification

Dans la gamme (ωc, ωc') l'excitation du sol est susceptible d'être amplifiée par
l'oscillateur harmonique. Cette amplification est fonction de ε. On remarque que le signal
étant limité dans le temps le taux d'amplification est fini pour ε = 0.

Remarque : La pseudo-accélération ω2 S(ω,0) représente l'accélération absolue


( &&x+ γ ) m ax de l'oscillateur.
SRO de référence pour un site

Il existe deux méthodes pour déterminer le SRO à associer à un séisme d'intensité I pour
le site considéré : - l'utilisation de spectres de forme standard est la méthode la plus courante.

Ces spectres ont été établis à partir d'enregistrements sismiques. Par exemple, les
spectres du « Regulatory Guide 1-60 » utilisés pour le dimensionnement des centrales
nucléaires aux Etats-Unis.

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Les spectres standards sont normalisés à une certaine valeur de l'accélération maximale
du sol. Pour s'adapter au site considéré, ils doivent être ajustés à la valeur de l'accélération
maximale que l'on considère pour le site. Pour l’Algérie, cette accélération est donnée par le
règlement parasismique Algérien RPA-99 ou par un étude spécifique d’aléa sismique pour les
ouvrages importants.

La banque de données des mouvements forts reste la base de construction d’un spectre
de réponse réglementaire. En effet, le tableau 1 indique l’organigramme de calcul d’un
spectre expérimental moyen et enveloppe duquel on déduit le spectre réglementaire.

Tableau 1 : Détails du principe de la démarche

Séisme

jeu d’accélérogrammes réels

{ γ i( t)}

normalisation des max. à 1 :

{ γ 'i( t) } telque γ 'mi ax = 1 ∀i

calcul des spectres de réponse

spectre de réponse normalisé expérimental

log

m+σ

m
=1

log

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Effets de site

Comme annoncé précédemment, le contenu fréquentiel d’un signal est l‘un des plus
important paramètres qui affecte le comportement des ouvrages. Le spectre de réponse permet
de prendre en compte ce paramètre. Aussi, on calcul généralement des spectres de réponse
propre à chaque catégorie de sols. La réglementation parasismique définie quatre catégories
de sols : sol très mou, sol mou, sol ferme, et sol rocheux. Pour chaque type de sol, il existe un
spectre réglementaire de calcul caractérisé par un contenue fréquentiel. Pour les sols très mou
et mou, le spectre de calcul présente un contenu basse fréquence, alors que pour les sols ferme
et rocheux, le spectre de calcul présente un contenu haute fréquence. La figures 4 montre les
spectres de réponse pour différents amortissements correspondant aux données
accélérométriques dans les directions E-O, N-S et verticale enregistrées par la station
CGS/Bougaâ lors du séisme de Béni - Ourtilane (Choc principal du 10.11.2000). des courbes
tracées, on peut souligner que le contenu fréquentiel de ces mouvement est haute fréquences
avec une fréquence centrale autour de 10 Hz pour les composantes horizontales et entre 10 et
20 Hz pour la composante verticale. Cela est du au fait que les mouvement sont enregistrés en
champ proche sur rocher.

Effets de distance : champ proche et champ lointain

On appelle champ proche, les enregistrements sismiques effectués proche de l’épicentre


(environ< 40 Km). En absence d’effet de site, ces mouvements sont caractérisés par un
contenu fréquentiel haute fréquence et sont donc vulnérables pour les structures rigides. On
appele champ lointain, les enregistrements sismiques effectués loin de l’épicentre (environ
>40 Km). En absence d’effet de site, ces mouvements sont caractérisés par un contenu
fréquentiel basse fréquence et sont donc vulnérables pour les structures souples.

Relations entre les différents mouvements sismiques

Toutes les méthodes qui ont été décrites précédemment s'appliquent au mouvement
sismique horizontal en un point donné de la surface du sol. Le mouvement vertical est
généralement plus faible que le mouvement horizontal. Dans les études courantes on
applique les mêmes règles mais avec un coefficient de réduction de 2/3.

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Pseudo-Accélération normalisée 8

BOUGAA
Comp. Est - Ouest
6

4
ζ=2%
ζ=5%
2 ζ=10%
ζ=20%

0
1 10 100

Fréquence (Hertz)

10
Pseudo-Accélération normalisée

BOUGAA
8 Comp. Nord - Sud

4
ζ=2%
ζ=5%
2 ζ=10%
ζ=20%

0
1 10 100

Fréquence (Hertz)

6
Pseudo-Accélération normalisée

BOUGAA
Comp. Verticale
4

ζ=2%
2 ζ=5%
ζ=10%
ζ=20%

0
1 10 100

Fréquence (Hertz)

16
CALCUL PARASISMIQUE DES STRUCTURES CNAT, les 19, 20 et 21/10/2003

Figure 4 : Spectre de réponse correspondant aux données accélérométriques


enregistrées par la station CGS/Bougaâ lors du séisme de Béni - Ourtilane (Choc principal du
10.11.2000)
D'autre part, les structures répondent aux sollicitations horizontales et verticales
exercées simultanément, on doit donc se poser le problème de la corrélation entre les deux
sollicitations. Dans la pratique on admettra une décorrélation complète.

Enfin les fondations d'une installation occupent une certaine surface de sol ; on doit
donc se poser le problème de la corrélation entre les mouvements du sol en deux points
distincts de cette surface.

Le critère d'appréciation s'effectue en considérant le rapport entre une longueur d'onde


caractéristique des ondes sismiques et la dimension de la fondation. Ce rapport est
généralement grand devant 1, on pourra alors supposer un mouvement identique du sol sur
toute la surface de la fondation. Dans le cas contraire, pour des fondations de l'ordre d'une
centaine de mètres ou plus, il faudra considérer un mouvement différentiel entre les différents
points du sol et une longueur de corrélation caractéristique.

5 - METHODE CLASSIQUE D'ANALYSE DE LA REPONSE D'UNE


STRUCTURE (METHODE MODALE)
Soit un système linéaire défini, comme dans la première partie par les trois opérateurs
d'inertie M, de raideur K et d'amortissement A.

Ce système est solidaire du sol en un certain nombre de points {P}. Ce dernier impose
son accélération γ (t).

Dans le système relatif au mouvement du sol, l'équation du mouvement du système


s'écrit :

& + K x = − M U γ ( t)
 M &&x + A x
 (4)
avec x = 0 en { P}

U est le vecteur (ou la fonction) déplacement unité en tout point du système dans la
direction de séisme considérée.

Soient Xn(r) les solutions propres du problème conservatif associé :

{( K − ω M ) X
2
n n =0
(5)
avec X n = 0 en { P}

17
CALCUL PARASISMIQUE DES STRUCTURES CNAT, les 19, 20 et 21/10/2003

On peut utiliser les Xn comme base de projection du champ des déplacements relatifs x
:

x( r,t) = ∑ an( tX
) n( r) (6)
n

En admettant que l'opérateur d'amortissement se diagonalise dans le système des Xn.


(hypothèse de Basile), on obtient un système découplé sur les nouveaux degrés de liberté an :

qn
&&an + 2ε nωna
& n + ω2nan = − γ ( t) ( ∀n) (7)
mn

avec, pour le mode n :

Mn = masse généralisée

ωn = pulsation de résonance

εn= amortissement réduit

qn = (Xn,MU) = facteur de participation

La donnée du séisme étant le SRO, en pseudo-accélération par exemple : Sγ (ω,ε), on


obtient immédiatement le maximum atteint par |an(t)| lors de l'excitation sismique :

(a ) S ( ω ,ε )
qn
= (8)
n m ax
m nω2n γ n n

Le problème est maintenant d'estimer le maximum au cours du temps de |x (r, t)| : xmax
(r).

La méthode classique fait pour cela l'hypothèse de l'indépendance statistique des


fonctions a.(t) et admet le fait que les lois statistiques régissant le maximum différent peu
quand on passe d'un système à 1 DDL à un système à plusieurs DDL (le domaine de validité
de ces hypothèses sera discuté ultérieurement).

On montre alors que xmax(r) est régi par la règle de la combinaison quadratique

x2m ax( r) = ∑ X 2n( r) ( an ) m ax


2
(9)
n

La même règle peut bien sûr s'appliquer pour les autres grandeurs mécaniques
(contraintes-efforts-etc.).

18
CALCUL PARASISMIQUE DES STRUCTURES CNAT, les 19, 20 et 21/10/2003

En ce qui concerne le calcul de l'accélération absolue γ a( r,t) = ∑&&a X n n + γU , on utilise


n

la relation approchée (au terme d'amortissement près) :

qn
&&an + ω2nan = − γ ( t)
mn
(10)
 
⇒ γ a = − ∑ ω a X n + γ U − ∑ n X n 
2 q
 
n n
n n mn

d'où en supposant l'indépendance statistique de γ (t) et des an(t)


q   
2 2

:( γ a) m ax = ∑  n Sγ ( ωn ,ε n ) X n  + γ 2m ax U − ∑ n X n 
2 q
(11)
n mn   n mn 

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CALCUL PARASISMIQUE DES STRUCTURES CNAT, les 19, 20 et 21/10/2003

ANNEXE

CALCUL D'UN SPECTRE DE REPONSE


D'UN OSCILLATEUR

1- REPONSE TRANSITOIRE DE L'OSCILLATEUR


L'équation différentielle régissant le mouvement de l'oscillateur est du type :

m &&&&x( t) + cx
& ( t) + kx( t) = − m D
&& ( t) = − m A ( t)

x(t) désigne le déplacement relatif de la masse par rapport au sol, A(t) désigne
l'accélération du mouvement imposé à la base, soit, l'accélérogramme du séisme.

L'équation s'écrit sous forme canonique :

&&x( t) + 2ξωx
&& && ( t) = − A ( t) avec ω = k m etξ = c ( 2 k × m )
& ( t) + ω2x( t) = − D

Dans notre cas d'étude, nous avons choisi ξ = 5% puisque les spectres normalisés de la
littérature correspondent tous à cette valeur d'amortissement, déterminée expérimentalement.

Cette équation différentielle du second ordre à coefficient constants admet pour solution
d(t), l'intégrale de Duhamel :

A ( τ)
d( t) = ∫
ω 1− ξ 2 [ ]
e−ξω( t− τ ) sin ω 1− ξ2 ( t− τ ) dτ

En pratique, on obtient plus facilement d(t) par une méthode d'intégration numérique
telle que celle de Newmark.

Pour chacun des accélérogrammes réels A(t) (au nombre de N), nous réalisons une
boucle en fréquence (de 0.2 Hz à 50 Hz) et calculons, par intégration numérique de l'équation
différentielle, les N réponses X(t) : [ X ( in,ω,t)] in=1,N .

Cependant, la réponse en déplacement n'est pas directement exploitable au niveau des


calculs de mécanique vibratoire et la définition sismique se fait plutôt en terme de spectre de
réponse élastique associé.

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CALCUL PARASISMIQUE DES STRUCTURES CNAT, les 19, 20 et 21/10/2003

2- SPECTRE DE REPONSE ASSOCIE


Nous disposons donc, pour un ω donné, d'un certain nombre de réponses X(t) :
[ X ( in,ω,t)] in=1,N . Déterminons le maximum temporel, en valeur absolue, de chacune des

réponses : [ X m ax ( in,ω)] in=1,N . Pour chacune des N réponses, nous avons une courbe X m ax ( ω) .

Ce réseau de courbes peut se remplacer par une seule correspondant à la moyenne ou à la


moyenne plus un écart type de l'ensemble, pratique utilisée dans les normes.

De la même manière, si l'on répète cette opération pour différentes valeurs de ξ , on


obtient un réseau de courbes appelé spectre de réponse en déplacement de
l'accélérogramme.

En fait, on utilise usuellement la quantitée : am ax ( in,ω) = rm ax ( in,ω) × ω2 qui constitue


une bonne approximation du maximum de l'accélération absolue &&x( t) + D
&& ( t) .

En effet, de l'équation du mouvement &&x( t) + 2ξωx


& ( t) + ω2x( t) = −D
&& ( t) on tire

& ( t) + ω2x( t) = −( D
2ξωx && ( t) + &&x( t) ) .

Or, pour ( D&& ( t) + &&x( t) ) m ax on peut considérer que & ( t) ≈ 0 alors, on a :


x

ω2x( t) = −( D
&& ( t) + &&x( t) ) .

Le nouveau spectre ainsi obtenu est appelé spectre de pseudo-accélération absolue.

Ce spectre présente une asymptote du côté des hautes fréquences qui correspond à
l'accélération maximale imposée au niveau du sol (donc au maximum moyen plus un écart
type des accélérogrammes).

Précisons que ces spectres sont usuellement représentés en fréquence, et en échelles


logarithmiques.

Insistons encore sur le fait que, pour obtenir une équivalence acceptable entre
accélérogrammes et spectres de réponse élastique, on doit considérer un grand nombre
d'accélérogrammes.

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