Vous êtes sur la page 1sur 158

Bachelor 2017

Dr. Ing. Sayon SIDIBE Dr. Ing. Kokouvi Edem N’TSOUKPOE


Plusieurs images de ce cours proviennent du site: internet www.energieplus-lesite.be
INTRODUCTION

2
01. INTRODUCTION
1.1 – COURS DE TECHNIQUES FRIGORIFIQUES: DÉFINITION

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 3


01. INTRODUCTION
1.1 – Acquis de l’apprentissage attendus
Ce cours de production de froid aborde le principe des machines
frigorifiques à compression ou à absorption. L'analyse qui en résulte se
base sur l'étude des cycles thermodynamiques dans différents
diagrammes. Cette présentation n'aborde donc pas le point de vue
technologique des différentes machines. A la fin de ce cours, l’étudiant doit
être capable de :
• Comprendre le principe de fonctionnement des machines
frigorifiques (mono et bi-étagée) à compression mécanique de
vapeur et à absorption
• Déterminer les paramètres d’un cycle de réfrigération
• Assurer le dimensionnement d'une installation frigorifique mono et
bi étagée
• Mesurer et analyser les performances d’une installation frigorifique
• Evaluer l’impact du fluide frigorigène sur la performance de la
machine frigorifique et sur l’environnement
INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION
06.04.17 4
01. INTRODUCTION
1.1 – COURS DE TECHNIQUES FRIGORIFIQUES: DIVERS

Volume horaire
CM: 13 h
TP: 6 h; TD: 12 h
Projet: 9 h
Examen: 3 h

Support de cours
Techniques frigorifiques, Jean Francis SEMPORE, v. octobre 2006

Pré-requis
Connaissance de base de la thermodynamique
Connaissance du transfert de chaleur

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 5


01. INTRODUCTION
Evaluation

Nature de
Commentaire Durée Coef.
l’évaluation
1 évaluation formative pendant les
Contrôle continu 2h 20%
cours
2 évaluations sous forme de travaux
Travaux pratiques 6h 20%
pratiques
1 évaluation certificative à la fin des
Examen final 3h 60%
cours (hors quota horaire)

6
01. INTRODUCTION
1.1 – COURS DE TECHNIQUES FRIGORIFIQUES: CONTENU (1/2)
I. NOTIONS DE BASE
Température, pression, chaleur, enthalpie, puissance, changement d’état.

II. LE FLUIDE FRIGORIGENE ET AUTRES LIQUIDES FRIGORIFIQUES


Fluides frigorigènes, huiles frigorifiques, fluides caloporteurs.

III. CIRCUIT DE FLUIDE FRIGORIGENE


Diagrammes frigorifiques, Evaporateur, Compresseur, Condenseur, Détendeur,
Surchauffe et sous-refroidissement, Tracé du cycle frigorifique

IV. CALCUL D’UNE INSTALLATION FRIGORIFIQUE


Régime de fonctionnement, Le cycle frigorifique de référence, Calcul des
caractéristiques (thermiques, mécaniques, géométriques, qualitatives)

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 7


01. INTRODUCTION
1.1 – COURS DE TECHNIQUES FRIGORIFIQUES: CONTENU (2/2)
V. FONCTION ET TECHNOLOGIE DES ELEMENTS PRINCIPAUX DU CIRCUIT DE
FLUIDE FRIGORIGENE
Les évaporateurs, Les condenseurs, Les compresseurs, Les détendeurs, Les
tuyauteries frigorifiques (généralités, dimensionnement), Bouteille anti-coup de
liquide, séparateur de liquide, pompes, ventilateurs, filtres déshydrateurs, voyants,
éliminateurs de vibration, électrovannes, robinets.

VI. LES ORGANES DE PROTECTION ET DE SECURITE


Thermostats, pressostats, soupape de sûreté

VII. ENTREPOSAGE FRIGORIFIQUE

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 8


01. INTRODUCTION
1.2 – RAPPELS SUR LES UNITÉS

Température thermodynamique: T [K] = t [°C] + 273,15


Attention, lorsqu’il y a une différence de température, la valeur est la même en
Kelvin qu’en degré Celsius !!!
Exemple: 1 kg d’eau portée de 5 °C à 95 °C a reçu comme énergie:
Q = 1 kg x (95 °C – 5 °C) x 4,2 kJ·kg-1·°C-1 = 378 kJ = 0,105 kWh
Q = 1 kg x (95 + 275,13 (– 5 + 273,15)) K x 4,2 kJ·kg-1·K-1 = 378 kJ = 0,105 kWh

En l’occurrence, 4,2 kJ·kg-1·°C-1 = 4,2 kJ·kg-1·K-1


Pour les unités dérivées des noms propres de scientifiques, le symbole de l’unité
est majuscule. Ex: Joule [J], Kelvin [K], Watt [W], Ampère [A], Volt [V], etc.
mJ = millijoule, MJ = mégajoule, kVA = kilovolt-ampère, KVA = Kelvin-Volt-
Ampère : respectez les minuscules et les majuscules!
Il existe un espace insécable entre le chiffre et le symbole de l’unité.

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 9


01. INTRODUCTION
1.2 – RAPPELS SUR LES UNITÉS

Analyse dimensionnelle

« Ne jamais faire de calcul avant d'en connaître le résultat. » (John A. Wheeler)


Assurez-vous que vos équations sont « homogènes »; l’analyse dimensionnelle
permet de détecter les erreurs. Les 7 dimensions de base sont:
M: la masse [kg] I: l'intensité électrique [A] ϴ: la température thermodynamique [K]
L: la longueur [m] J: l'intensité lumineuse [cd]
T: le temps [s] N: la quantité de matière [mol]

De ces unités fondamentales, on obtient les unités dérivées, par exemple:


Énergie: [E] = ML2T-2 soit J = kg·m2·s-2
Puissance: [Q] = ML2T-3 soit J = kg·m2·s-3
Pression: [p] = ML-1T-2 soit Pa = kg·m-1·s-2
Masse volumique: [ρ] = ML-3 soit J = kg·m-3

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 10


01. INTRODUCTION
1.2 – RAPPELS SUR LES UNITÉS

La température
La température est une grandeur physique caractérisant l'agitation moyenne des
molécules dans un corps physique; elle caractérise le niveau auquel la chaleur se trouve
dans un corps permettant ainsi de dire qu’un corps est plus ou moins chaud qu’un autre.

L’unité du système international est le : °C


L’échelle Celsius: 0°C: Fusion de la glace; 100 °C: Ébullition de l’eau

L’échelle Fahrenheit: 0° Fahrenheit : mélange glace +sel; 100° F: Température du


corps humain
L’échelle thermodynamique (absolue ou Kelvin): 0 K: 0 absolue

Conversion:
[K] = [°C] + 273,15: c’est la température thermodynamique
[°F] = [°C] + 32: degré Fahrenheit, utilisé surtout par les Américains

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 11


01. INTRODUCTION
1.2 – RAPPELS SUR LES UNITÉS

La pression
L’unité légale de la pression est le Pascal (Pa) qui est égal à la pression uniforme
exercée par une force de 1 N (Newton) sur une surface de 1 m2.

L’unité de pression couramment utilisée par les frigoristes est le bar et il faut
distinguer :
- les appareils de mesure des pressions (appelés manomètres) sur les
systèmes frigorifiques qui sont gradués généralement en pression relative (par
rapport à la pression atmosphérique)
- les appareils de mesures du vide (appelés vacuomètres) sur les systèmes
frigorifiques qui sont gradués en pression absolue (par rapport au vide absolu).

Conversion:
1 bar = 105 Pa = 1,02 kg·m2 = 14,54 psi
1 atm = 1,01325 Pa = 760 mm Hg = 10,33 mCE (mètre de colonnes d’eau)
psi : pound per square inch (livre par pouce carré)

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 12


01. INTRODUCTION
1.2 – RAPPELS SUR LES UNITÉS

La chaleur
La chaleur est une forme d’énergie (énergie de mouvement des molécules) qui va
d’un point chaud (température plus élevée) vers un point froid (température moins
élevée).

C’est la sensation perçue par nos organes de sens lorsque nous sommes placés
devant un corps incandescent par exemple (chaleur sensible).

Chaleur massique: c’est la quantité de chaleur nécessaire à l’élévation (ou à


l’abaissement) de 1°C de la température d’un corps

Chaleur latente: la chaleur latente de congélation ou chaleur latente de fusion


suivant qu’on passe de la phase liquide vers la phase solide ou vice versa ; pour
l’eau cette chaleur latente est de 334,8 kJ/kg (80 kcal/kg) à la pression
atmosphérique, la température de congélation étant de 0°C à cette pression

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 13


01. INTRODUCTION
1.2 – RAPPELS SUR LES UNITÉS

La chaleur
La chaleur latente de vaporisation ou de condensation suivant qu’on passe de la
phase liquide à la phase vapeur ou vice versa ; pour l’eau cette chaleur latente est
de 2254,7 kJ/kg (539 kcal/kg) à la pression atmosphérique, la température
d’évaporation étant de 100°C à cette pression.

Le changement d’état, notamment l’évaporation et la condensation sont partout


présentes dans la production du froid car les chaleurs en jeu lors de ces
phénomènes sont très élevées.

Conversion:
1 kcal = 4,185 kJ = -1 fg (frigorie) = 10-3 th (thermie)
1 Btu = 1,055 kJ (Btu: British thermal unit: il en existe plusieurs, de 1,054 à 1,060 kJ!)

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 14


01. INTRODUCTION
1.2 – RAPPELS SUR LES UNITÉS

L’enthalpie
L’enthalpie indique combien de chaleur renferme une substance (par rapport à
une température définie).

Pour des raisons pratiques, la valeur “zéro“ de l’enthalpie est la plupart du


temps adaptée à l’échelle de températures Celsius. Elle se rapporte en
général pour la vapeur d’eau à la température de 0 °C (273,15 K).

L’enthalpie spécifique h se rapporte à 1 kg d’une substance définie.

Conversion:
1 Btu·lb-1 = 2,326 kJ/kg =

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 15


01. INTRODUCTION
1.2 – RAPPELS SUR LES UNITÉS

La puissance
La puissance est le rapport de l’énergie fournie ou absorbée sur l’unité de temps.

L’unité légale est le Watt (W).

Conversion:
1 kW = 860 kcal·h-1
1 kcal·h-1 = -1 fg·h-1 = 1.163 W
1 ch (cheval) = 736 W (attention au système)

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 16


I. NOTIONS PRELIMINAIRES
Changement d’état:

Sublimation

Fusion Vaporisation
Etat Etat Etat
Solide Solidification
liquide Condensation
vapeur

Condensation solide ou sublimation inverse

La maîtrise des deux états de la matière que sont la phase liquide et la


phase vapeur est primordiale en froid.
17
I. NOTIONS PRELIMINAIRES
Ainsi sont définis les termes suivants :

– la chaleur latente de congélation ou chaleur latente de fusion


suivant qu’on passe de la phase liquide vers la phase solide
ou vice versa ; pour l’eau cette chaleur latente est de 334.8
kJ/kg (80 kcal/kg) à la pression atmosphérique, la
température de congélation étant de 0°C à cette pression

– la chaleur latente de vaporisation ou de condensation


suivant qu’on passe de la phase liquide à la phase vapeur ou
vice versa ; pour l’eau cette chaleur latente est de 2254.7
kJ/kg (539 kcal/kg) à la pression atmosphérique, la
température d’évaporation étant de 100°C à cette pression
18
I. NOTIONS PRELIMINAIRES

En rappel, il existe pour tout corps pur, une relation


pression température si et seulement si la vapeur
est en contact avec le liquide qui lui a donné
naissance.

A chaque corps correspond une courbe de


changement d’état représenté dans le diagramme
thermodynamique pression (Log P) – enthalpie (h)
appelé diagramme enthalpique ou diagramme de
Mollier des frigoristes.
19
I. NOTIONS PRELIMINAIRES
Changement d’état de l’eau pure

20
I. NOTIONS PRELIMINAIRES

21
Fluides frigorigènes

22
II.1 Les fluides frigorigènes
Définition :
substance chimique dont la température d’évaporation à la
pression atmosphérique est inférieure à la température
ambiante, autrement dit le fluide frigorigène devient liquide à
cette ambiance.

Encore appelé réfrigérant.

Il est important pour un fluide frigorigène (réfrigérant) d’avoir


une température d’évaporation peu élevée pour que le
changement d’état (passage de la phase liquide à la phase
vapeur) soit réalisable.

23
II.1 Les fluides frigorigènes
Le changement d’étant s’effectue à température et
pression constantes (stabilisation de l’effet de
réfrigérant à une température donnée) et c’est
durant cette phase que la quantité de chaleur
absorbée (ou rejetée) est la plus importante.
Chaleur sensible nécessaire Chaleur latente nécessaire
Fluide (Liquide) pour chauffer pour évaporer le liquide à la
le liquide de 1°C pression atmosphérique
(kJ/kg°C) (kJ/kg)
Eau 4.18 2250
R12 0.98 169
R22 1.40 231

Les valeurs de ce tableau permettent de conclure que la quantité de chaleur absorbée


durant l’évaporation est équivalente au fait d’avoir élevé la température de :
• 538°C environ pour l’eau
• 170°C environ pour le R12 et le R22
C’est la raison pour laquelle l’évaporation et la condensation sont partout présentes dans la
24
production du froid.
II.1 Les fluides frigorigènes
Il doit posséder les propriétés requises d’un bon fluide frigorigène que
sont :
• ne pas détruire la couche d’ozone
• avoir un faible potentiel d’effet de serre
• avoir une grande chaleur latente de vaporisation
• avoir un point d’ébullition sous la pression atmosphérique
suffisamment bas compte tenu des conditions de fonctionnement
désirées (de sorte que la température d’évaporation soit toujours à
un niveau plus élevé que la température correspondant à la pression
atmosphérique)
• avoir une température critique élevée (de sorte que la température
de condensation dans les conditions d’utilisation soient bien
inférieure à cette température critique)
• avoir un faible rapport de compression, c’est à dire faible rapport
entre les pressions de refoulement et d’aspiration
25
II.1 Les fluides frigorigènes
• avoir un faible volume massique de la vapeur saturée rendant
possible l’utilisation d’un compresseur et de tuyauteries de
dimensions réduites
• ne pas voir d’action sur le lubrifiant (huile) employé
conjointement
• être non toxique et sans effet sur la santé du personnel
• être non inflammable et non explosif en mélange avec l’air,
• être non corrosif, pas d’action sur les métaux constituants le
circuit, pas d’action sur les joints
• sans odeur ou n’ayant qu’une odeur non désagréable
• sans action sur les denrées à conserver
• être d’un coût peu élevé et d’un approvisionnement facile
• fuites faciles à détecter et à localiser par méthode visuelle
Il faut bien comprendre qu’aucun des fluides utilisés ne possède
l’ensemble de ces qualités. 26
II.1 Les fluides frigorigènes
Exemple du R22
Nom du fluide R22
Famille HCFC (hydrochlorofluoroacarbone)
Formule chimique CHF2Cl
Couleur Incolore
Odeur Très légèrement éthérée
Température critique 96°C
Pression critique 49.8 bar
Température d’ébullition à la pression atmosphérique -40.9°C
Solubilité de l’eau dans le produit 0.13% en masse
Potentiel d’appauvrissement de la couche d’ozone 0.05
Potentiel d’effet de serre global à 100 ans 1 700
Informations toxicologiques Non nocif par inhalation
Décomposition thermique à haute température en produits toxiques et corrosifs
Gelures possibles par projection du gaz liquéfié
Précautions individuelles Eviter le contact avec la peau (gants), les yeux (lunettes)
Ne pas fumer
Manipulation et stockage Eviter le contact avec les flammes
Tenir à l’écart de la chaleur
Stocker dans un endroit frais et ventilé
Informations réglementaires Substance classée non dangereuse
Fluide non inflammable et non toxique
Groupe de sécurité A1 (A : faiblement toxique – 1 : pas de propagation de
flamme à 18°C et 101300 Pa)
Détection de fuites Lampe haloïde
Mousse à savon
Détecteur électronique adapté
Précautions nécessaires au montage et à la mise en Propreté poussée lors du montage
service Utiliser des raccords brasés
Effectuer les brassages sous atmosphère neutre
Effectuer un tirage au vide poussé : inférieur à 30 Pa
27
Utiliser un lubrifiant minéral ou de synthèse
Domaines d’applications Conditionnement d’air résidentiel, commercial et industriel
II.1 Les fluides frigorigènes
NOTIONS DE BASE SUR LES FLUIDES
DIAGRAMME DE MOLLIER

Pression [bar]

Courbe de Point critique


saturation liquide
(courbe d’ébullition

Liquide Vapeur humide Vapeur


(mélange diphasique : surchauffée
liquide + vapeur)
Courbe de
Chaleur latente saturation vapeur
(courbe de rosée)

Enthalpie [kJ·kg-1]

06.04.17 INTRODUCTION | LOW TEMP. TES | HIGH TEMP. TES | CONCLUSION 28


II.1 Les fluides frigorigènes
Exemple de diagramme de Mollier de FF

29
II.1 Les fluides frigorigènes
Classification des fluides frigorigènes
Les fluides frigorigènes obéissent à une classification qui
permet une désignation précise de chaque fluide.

Cette classification est effectuée sur la base de critères


différents suivant la famille ou la sous famille de fluides
considérés.

Les fluides frigorigènes sont divisés en deux grandes familles


que sont :

les composés inorganiques

les composés organiques 30


II.1 Les fluides frigorigènes
Les composés inorganiques
Les fluides de cette famille sont les ceux de la série 700.
Le fluide le plus utilisé de cette famille est l’ammoniac
(NH3) et il est désigné par R717
R désigne Réfrigérant
Le 7 des centaines désigne la série 700
Le 17 représentant les deux derniers chiffres désigne la
masse molaire du corps (14 pour l’azote « N » et 3 pour
l’hydrogène « H »

Autres exemples de composés inorganiques :


– l’eau (H20) : R718
– le dioxyde de carbone (CO2) : R744 31
II.1 Les fluides frigorigènes
Les composés organiques
Les composés organiques sont des dérivés du
méthane (CH4) et de l’éthane (C2H6).

Ils se divisent en trois sous familles :


–les corps purs
–les mélanges (de corps purs)
–les hydrocarbures

32
II.1 Les fluides frigorigènes
Les corps purs

Les corps purs se regroupent en trois sous groupes suivant leur


composition chimique :

CFC (Chloro-fluoro-carbure) HCFC (Hydro-Chloro-Fluoro- HFC (Hydro-Fluoro-carbure)


carbure)

H Hydrogène
Cl Chlore H Hydrogène
Cl Chlore
F Fluore F Fluore
F Fluore
C Carbone C Carbone
C Carbone

33
II.1 Les fluides frigorigènes
Les corps purs
CFC (Chloro-fluoro-carbure) HCFC (Hydro-Chloro-Fluoro- HFC (Hydro-Fluoro-carbure)
carbure)

R-11 R134a
R-12 R-125
R-22
R-113 R-139
R-123
R-114 HP-62
R-115 HP-80
Les molécules des CFC sont complètement halogénées.

Ceux des HFC ne contiennent aucun atome de chlore.

Quant aux molécules des HCFC, ils contiennent du chlore non complètement
halogéné; autrement dit certains atomes de chlore ont été remplacés par des atomes
34
d’hydrogène.
II.1 Les fluides frigorigènes
Leur désignation est basée sur la règle suivante :
– R : Réfrigérant
– Chiffre des unités « u » : nombre d’atomes de fluor
– Chiffre des dizaines «d» : nombre d’atomes d’hydrogène
+1
– Chiffre des centaines «c» : nombre d’atomes de
carbones –1
– La valence du carbone étant de 4, la molécule sera
complétée par des atomes de chlore si nécessaire.
– Les lettres minuscules en fin de numérotation désigne
une asymétrie plus (b) ou moins (a) de la molécule.

35
II.1 Les fluides frigorigènes
Les mélanges
Les mélanges de corps purs se regroupent en deux sous groupes que
sont :
•les mélanges azéotropriques qui se comportent comme des corps
purs
•les mélanges zéotropiques qui ne sont pas des corps purs

Les mélanges azéotropiques sont les fluides frigorigènes de la série


500. Les deux derniers chiffres indiquent le numéro d’ordre d’apparition
du fluide considéré.
Exemple : le R502 (mélange de 48.8% de R22 et de 51.2% de R115)

Les mélanges zéotropiques sont les fluides frigorigènes de la série


400. Les deux derniers chiffres indiquent le numéro d’ordre d’apparition
du fluide considéré.
Exemple : le R404A (mélange de 52% de R143a, de 44% de R125 et
de 4% de R134a)
36
II.1 Les fluides frigorigènes
Les hydrocarbures
Les fluides frigorigènes du type hydrocarbure
proviennent essentiellement du raffinage du
pétrole mais également du dégazolinage
(récupération des hydrocarbures liquides) du gaz
naturel.
Ce sont essentiellement le R600 (butane), le R600a
(isobutane) et le R290 (propane) qui est le plus
utilisé.
Contrairement aux autres fluides frigorigènes, les
hydrocarbures sont hautement inflammables.
37
II.1 Les fluides frigorigènes
Choix d’un fluide frigorigène
Le choix d’un fluide frigorigène repose sur les critères
suivants :
– les propriétés thermo physiques du fluide frigorigène
– les conditions d’utilisation (applications) du fluide
frigorigène
– le critère économique et la disponibilité du fluide
frigorigène
– le critère de réglementation (normes, recommandations,
impacts environnementaux…)
En résumé, le choix d’un fluide frigorigène est basé
sur des considérations technico-économiques. 38
LES AUTRES FLUIDES UTILISES EN
FROID

39
II.2 Les huiles frigorifiques
II.2 Les huiles de graissage
Dans les machines frigorifiques à compression de
vapeur, l’huile assure les fonctions suivantes :

– lubrification des organes mobiles du compresseur (rôle


principal)

– étanchéité entre les différentes pièces du compresseur

– refroidissement du compresseur

40
II.2 Les huiles frigorifiques
Caractéristiques physico-chimiques des huiles
frigorifiques
Une bonne huile frigorifique doit présenter les
caractéristiques suivantes :
– être non oxydable ; la pénétration d’air dans le circuit
frigorifique peut provoquer l’oxydation de l’huile, ce qui
entraîne la formation de produits corrosifs ou occasionner
avec des agents halogénés, la formation de boues dues aux
produits de polymérisation
– avoir une acidité nulle
– présenter de faibles propriétés émulsives
– être sans actions sur le cuivre
– avoir un point de goutte (ou point de trouble pour les huiles
paraffiniques) très bas, dans tous les cas inférieur à la
température d’évaporation
– avoir un point éclair (point d’inflammabilité) élevé 41
II.2 Les huiles frigorifiques

Familles Origines Sous-familles Types de fluides


frigorigènes
naturelles, issues de la naphténique
Minérale distillation du pétrole CFC, HCFC, R717
brut
paraffiniques selon la
nature et la provenance
du pétrole

mélanges d’huiles
Semi synthétique minérales et CFC, HCFC, R717
synthétiques
alkylbenzènes (AB)
Synthétiques Chimiques CFC, HCFC, R717
hydrocarbures :
polyalphaoléfines (PAO) CFC, HCFC, R717

polyglycols : R134a en clim. auto


polyalkylèneglycols R717 dans quelques
(PAG) cas
esters : polyolesters
(POE) HFC
42
II.3 Les fluides caloporteurs
Dans les systèmes frigorifiques, il est fait appel en plus
des fluides frigorigènes, d’autres fluides dits
frigoporteurs ou caloporteurs pour transporter
l’énergie (chaleur ou froid).
Les principaux circuits caloporteurs sont les suivants :
– les circuits à eau glacée (régime 7°C -12°C)
– les circuits à eau glycolée (températures négatives)
– les saumures (températures négatives)
– les circuits à eau chaude (températures autour de 60°C)
– les circuits de refroidissement des machines frigorifiques
(régime 30°C - 35°C)
– les circuits de récupération de chaleur (températures
autour de 60°C).
43
Circuit de fluide frigorigène

44
III. Le circuit de fluide frigorigène

La machine frigorifique à compression de vapeur est


composée de 4 organes principaux que sont :
– le compresseur
– le condenseur
– le détendeur
– l’évaporateur 45
III. Le circuit de fluide frigorigène
Le fluide frigorigène décrit un cycle fermé en quatre
phases à travers le circuit constitué des organes
principaux :
• la compression du fluide gazeux

• la condensation du fluide gazeux

• la détente du fluide liquide

• la vaporisation du fluide liquide (production du


froid) 46
03. VC MACHINES: MAIN
COMPONENTS
3.1 – REFRIGERANT CIRCUIT

4 Condenseur
3
Haute pression

Détendeur Compresseur
Basse pression
Evaporateur
1 2

06.04.17 47
III. Le circuit de fluide frigorigène
Pression [bar]

Courbe de Point critique


saturation liquide
(courbe d’ébullition

Liquide Vapeur humide Vapeur


(mélange diphasique : surchauffée
liquide + vapeur)
Courbe de
Chaleur latente saturation vapeur
(courbe de rosée)

Enthalpie [kJ·kg-1]

Les étapes parcourues dans le cycle du fluide frigorigène sont


clairement représentées sur le diagramme d’enthalpie de
température (diagramme t, h). Les états du fluide frigorigène et
les courbes limites formées par la ligne d’ébullition et la ligne
de rosée sont indiqués à la figure
48
III. Le circuit de fluide frigorigène
Présentation du diagramme

Isenthalpes

49
III. Le circuit de fluide frigorigène
Présentation du diagramme

Isobare

50
III. Le circuit de fluide frigorigène
Présentation du diagramme

Isotherme

51
III. Le circuit de fluide frigorigène
Présentation du diagramme

Isochore

52
III. Le circuit de fluide frigorigène
Présentation du diagramme

Isentrope

53
III. Le circuit de fluide frigorigène
L’évaporateur
Le fluide frigorigène liquide entre en ébullition et s'évapore
en absorbant la chaleur du fluide extérieur. Dans un deuxième
temps, le gaz formé est encore légèrement réchauffé par le
fluide extérieur, c'est ce qu'on appelle la phase de surchauffe
(entre 7 et 1).

54
III. Le circuit de fluide frigorigène
Le compresseur aspire le fluide frigorigène gazeux (à
bas niveau de température et de pression) issu de
l’évaporateur, le comprime à un niveau plus haut de
température et de pression puis le refoule vers le
condenseur.

55
III. Le circuit de fluide frigorigène
• Le condenseur : Le gaz chaud provenant du compresseur va
céder sa chaleur au fluide extérieur. Les vapeurs de fluide
frigorigène se refroidissent ("désurchauffe"), avant
l'apparition de la première goutte de liquide (point 3). Puis la
condensation s'effectue jusqu'à la disparition de la dernière
bulle de vapeur (point 4). Le fluide liquide peut alors se
refroidir de quelques degrés (sous-refroidissement) avant de
quitter le condenseur.

56
III. Le circuit de fluide frigorigène
Le détendeur:
La différence de pression entre le condenseur et
l'évaporateur nécessite d'insérer un dispositif
"abaisseur de pression" dans le circuit. C'est le rôle
du détendeur. Le fluide frigorigène se vaporise
partiellement dans le détendeur pour abaisser sa
température.

57
III. Le circuit de fluide frigorigène

Le cycle est fermé, le fluide frigorigène évolue sous l'action du compresseur


dans les quatre éléments constituant la machine frigorifique.

58
III. Le circuit de fluide frigorigène
L'ensemble du cycle peut être représenté dans le diagramme
enthalpie-pression. Sous la courbe en cloche se situent les états de
mélange liquide-vapeur; à gauche de la cloche, le fluide est à l'état
liquide (il se "sous-refroidit"), à droite, le fluide est à l'état vapeur (il
"surchauffe").

59
III. Le circuit de fluide frigorigène
• Surchauffe

Un compresseur de fluide frigorigène peut transporter, en


raison de sa construction, que des gaz ou de la vapeur.
Les liquides ne peuvent pas être comprimés et ne
sauraient par conséquent figurer dans la chambre à
compression du compresseur. 60
III. Le circuit de fluide frigorigène
La surchauffe est calculée de la manière suivante

La valeur de la SH est comprise en général entre 4 et 8°C.


Comment obtenir une surchauffe?
– Surchauffe dans l’évaporateur
Une partie de la surface de l’évaporateur (env. 20 %) permet de réaliser la
surchauffe.
– Surchauffe dans la conduite d’aspiration
Si de longues conduites d’aspiration parcourent des espaces présentant
des températures élevées (tamb> to2h), l’absorption thermique issue de
l’environnement entraîne une surchauffe supplémentaire.
– Surchauffe dans le compresseur
L’échauffement du compresseur entraine une surchauffe supplémentaire 61
du
FF à l’entrer du compresseur.
III. Le circuit de fluide frigorigène
Le sous-refroidissement
Permet garantie une alimentation liquide à l’avant du
détendeur et augmente dans une certaine mesure la
puissance frigorifique.

62
III. Le circuit de fluide frigorigène
Comment obtenir un sous-refroidissement?
– Sous-refroidissement dans le condenseur
– Condenseur avec dispositif de Sous-refroidissement
– Sous-refroidissement dans la conduite liquide
Le sous-refroidissement est ainsi calculé :

Sous-refroidissement

63
CALCUL DES MACHINES
A COMPRESSION DE
VAPEUR

64
CALCUL DES MACHINES A COMPRESSION DE VAPEUR
REGIME DE FONCTIONNEMENT
Le calcul d’une machine frigorifique s’effectue sur la base du tracé du
cycle frigorifique de la dite machine.

Les principaux paramètres permettant d’effectuer le tracé de ce cycle


frigorifique sont les suivants :

– la température de condensation (pression de condensation)

– la température d’évaporation (pression d’évaporation)

– la surchauffe des vapeurs de FF à la sortie de l’évaporateur

– le sous refroidissement du FF liquide à la sortie du condenseur.


65
CALCUL DES MACHINES A COMPRESSION DE VAPEUR
Le régime de fonctionnement d’une machine
frigorifique définit ses conditions de
fonctionnement principalement :
– la température de condensation
– la température d’évaporation.

Ces températures sont déterminées à partir des


températures des médiums à savoir :
– la température de l’air extérieur pour les condenseurs à
air
– la température de l’eau disponible pour les
condenseurs à eau
– la température à obtenir dans l’enceinte à refroidir pour
les évaporateurs à air
– la température de refroidissement du fluide pour les
évaporateurs à eau. 66
CALCUL DES MACHINES A COMPRESSION DE VAPEUR
• Les différentes évolutions du FF de la machine frigorifique sont
représentées sur le diagramme enthalpique, il s’agit du cycle
frigorifique de la machine communément appelée cycle de
référence ou cycle pratique par les frigoristes.

67
CALCUL DES MACHINES A COMPRESSION DE VAPEUR
Le cycle frigorifique de référence (cycle pratique) est un compromis qui
permet d’effectuer l’étude et le dimensionnement des machines
frigorifiques avec une précision acceptable.

En pratique, ce cycle est tracé sur les bases suivantes :


– compression isentropique
– détente isenthalpe
– surchauffe de 5°C (pour étude de conception) ou SH mesurée
– sous-refroidissement de 5°C (pour étude de conception) ou SR mesuré

Le cycle frigorifique de référence (cycle pratique) permet de s’affranchir


des cycles frigorifiques proposées par la théorie de la
thermodynamique appliquée à savoir :
– le cycle théorique
– le cycle parfait
– le cycle réel.

Néanmoins, ces cycles présentent un grand intérêt pour l’étude


théorique des systèmes thermodynamiques.
68
CALCUL DES MACHINES A COMPRESSION DE VAPEUR
La production frigorifique est à la base du dimensionnement (ou du
choix) de la machine frigorifique, elle est déterminée à partir du bilan
thermique du médium à refroidir (calcul du bilan thermique la charge
d’une chambre froide).

Le régime de fonctionnement permet de faire le choix ou le


dimensionnement de la machine suivant les conditions de
fonctionnement.

Le tracé du cycle frigorifique de référence permet d’effectuer le calcul de


différents paramètres de la machine (débit massique, débit
volumique, débit volumique balayé, taux de compression, production
frigorifique spécifique, production calorifique spécifique…).

Le calcul des caractéristiques sera effectué sur la base du cycle


frigorifique de référence de la machine frigorifique .

Il est défini également des caractéristiques (relations à partir du cycle


frigorifique) pour les échangeurs de chaleurs que sont les évaporateurs
et les condenseurs.
69
CALCUL DES MACHINES A COMPRESSION DE VAPEUR
La production frigorifique
- massique:
Qm= h1 – h6 (kJ/kg)
- La puissance frigorifique
Φ = mFF(h1 – h6 ) (kW)
Φ : la puissance frigorifique de la machine
mFF : débit massique de fluide frigorigène (kg/s)

Production frigorifique volumique


Qm= (h1 – h6)/v1 (kJ/m3)

70
V. CALCUL DES MACHINES A COMPRESSION DE VAPEUR

Caractéristiques mécaniques
Travail massique de compression
Pour le compresseur théorique, le travail massique de
compression (isentropique) Wis (kJ/kg) s’obtient par
la relation :
wis = h2 − h1
Impossible d’afficher l’image.

Les différents rendements à intégrer sont les suivants :


le rendement indiqué ηi qui tient compte du fait que la compression est en réalité
polytropique et non isentropique
le rendement mécanique ηm qui tient compte des frottements sur l’arbre-
vilebrequin du compresseur
le rendement de transmission ηt qui tient compte de la liaison mécanique entre le
moteur électrique d’entraînement et le compresseur a proprement parlé
le rendement électrique ηe qui tient compte des pertes (pertes fer et pertes Joule)
71
dans le moteur électriques d’entraînement
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.1 – COMPRESSEURS: RENDEMENTS

Cette valeur peut être inférieure, égale ou supérieure à 1.


Pour une machine idéale (machine de Carnot),

, =

En pratique, les COP obtenus avec des cycles réels ont des valeurs voisines de
50% du COP de Carnot.

06.04.17 72
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.1 – COMPRESSEURS: RENDEMENTS

Choix du compresseur
Le choix d’un compresseur s’effectuera sur la
base de :
la puissance frigorifique de l’installation
le type de FF
la température d’évaporation
la température de condensation

06.04.17 73
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.1 – COMPRESSEURS: RENDEMENTS
Point mort haut C: cylindrée ou volume total de l’ensemble des
cylindres du compresseur [m3] (généralement
= ∙ ∙ ∙ exprimée en cm3)
4
n: nombre de cylindre du compresseur [-]
a = alésage
= ∙# N: fréquence de rotation du compresseur ou vitesse
!"
de rotation de l’arbre-vilebrequin entraînant les
l = course pistons [tour·s-1] (généralement exprimée en
!&' tour·min-1; odg: 1500 tour·min-1)
$% =
Point mort bas !" Vbal: volume balayé du compresseur [m3·s-1]
Vasp: volume aspiré [m3·s-1]

Rendement volumétrique pour tenir compte de l’espace nuisible et des


Piston fuites, huile présente. Un bon compresseur a un rendement volumétrique
de 70 à 80%.
Application
Calculer le volume balayé par un compresseur dont les caractéristiques
sont les suivantes:
Alésage = 34 mm; course = 30 mm; n = 2; N = 710 tour·min-1 (R: 2,3 m3·h-1)
Alésage = course = 35 mm; n = 4; N = 710 tour·min-1 (R: 5,7 m3·h-1)
06.04.17 74
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.1 – COMPRESSEURS: RENDEMENTS

COPth, obtenu sur le cycle, est un COP théorique correspondant à une evolution
isentropique. Il faut en effet intégrer:
le rendement indiqué ηi qui tient compte du fait que la compression est en réalité
polytropique et non isentropique (compression non adiabatique, présence d’un
PMH pour que le piston ne heurte pas le fond du cylindre et donc d’un volume
mort ou nuisible, etc.)
le rendement mécanique ηm qui tient compte des frottements sur l’arbre-
vilebrequin du compresseur
éventuellement le rendement de transmission mécanique ηt qui tient compte de
la liaison mécanique entre le moteur électrique d’entraînement et le
compresseur à proprement parler
le rendement du moteur électrique ηe qui tient compte des pertes (pertes fer et
pertes Joule) dans le moteur électriques d’entraînement

06.04.17 75
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.1 – COMPRESSEURS: RENDEMENTS

η) =
)
Wi est le travail fourni par unité de masse au fluide qui tient surtout compte du
volume mort. En APS, prendre ηi = ηv =1 – a·Τc. (a = 0,04 - 0,07; souvent a = 0,05)
Si Weff est le travail massique absorbé sur l’arbre du compresseur,
η ** = η) + η, =
**

Si Wréel est le travail massique réel,


η- =
é /
Compresseur ouvert
η- = η **

Compresseur fermé ou motocompresseur, Wréel est l’énergie électrique


consommé, par unite de masse
η- = η) + η, + η + η
Ordre de grandeur : ηm ≈ 0,9; ηel ≈ 0,4 – 0,95
06.04.17 76
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.1 – COMPRESSEURS: RENDEMENTS
Autres

1)0 2
η)0 =
1− 2

)
η, =
**

Si Wréel est le travail massique réel,

é / =
é /
Le COP réel se rapporte donc soit à la puissance absorbée par le moteur
électrique d’entraînement (compresseur fermé ou motocompresseur) ou à la
puissance mécanique sur l’arbre (compresseur ouvert).
Le degré de qualité ou le rendement du 2nd principe ou simplement le rendement
du cycle frigorifique est:
é /
η33 =
06.04.17 77
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.1 – COMPRESSEURS: TAUX DE COMPRESSION

45 =

Généralement, on adopte Τc ≤ 6. Sinon, on a recours à des cycles à plusieurs


étages de compression.

« En fait, les taux de compression à partir desquels il faut cesser d’utiliser les
cycles monoétagés dépendent :
de la température atteinte au refoulement des compresseurs, donc de la nature
du frigorigène et du mode de refroidissement des compresseurs ; ainsi, on
abandonne les cycles monoétagés lorsque les températures que l’on pense
atteindre au refoulement des compresseurs sont de l’ordre de 100 à 110 °C;
de l’importance de la machine ; on a tendance à adopter plus vite un cycle
biétagé, plus performant, quand la machine est puissante ; en revanche, pour
des raisons de simplicité et de faible investissement, on accepte souvent des
taux de compression plus élevés pour les petites machines. » M. Duminil

06.04.17 78
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.1 – ÉVAPORATEURS
Les évaporateurs sont des échangeurs thermiques entre le fluide frigorigène (FF)
et le fluide à refroidir. Le FF absorbe la chaleur du fluide à refroidir ; ce dernier se
refroidit tandis que le FF se vaporise.

Φ =7+8+∆ =,+ : +∆ ) =,+;

K: coefficient de transmission thermique globale de l’échangeur rapporté à la


surface d’échange A qu’il convient d’ailleurs de préciser (surface interne ou
externe de l’échangeur)
ΔT: écart de température entre le FF et le fluide caloporteur (frigoporteur).
Lorsque le frigoporteur est de l’air, on utilise la différence entre la température de
l’air entrant à l’évaporateur et la température d’évaporation du FF.
S’il s’agit d’un évaporateur à eau, on utilise le DTLM.

06.04.17 79
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.1 – ÉVAPORATEURS

06.04.17 80
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.2 – CYCLES POLYETAGES

Cycles à un seul fluide pur ou azéotropique


-20 à 25 °C: cycle monoétagé
-25 à -45 °c: cycle biétagé
En dessous de -45 °C ou -50 °C: cycle à plus de deux étages de compression

Cycles à plusieurs fluides frigorigènes purs séparés ou en cascade


On peut obtenir -90 à -150 °C avec ces cycles

06.04.17 81
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.2 – CYCLES POLYETAGES

Condenseur
5 4 Compresseur
HP
Détendeur
Bouteille
intermédiaire
6 3

7 2 Compresseur
BP
Détendeur

8 1
Évaporateur

06.04.17 82
Cycle biétagé à injection totale
Au cours du cycle (1, 2is, 3, 4is, 5, 6, 7, 8, 9, 10), le
frigorigène subit les transformations suivantes .

– 1 à 2is : compression des vapeurs de PF à Pi. Si la


compression était idéale et s’effectuait
isentropiquement, on atteindrait le point 2is .
Connaissant le point 1, il est toujours possible
d’obtenir, sans ambiguïté, le point 2is. Le
compresseur réel ne se comportant pas de façon
isentropique, on peut faire, au sujet du point 2 réel, les
mêmes remarques que celles faites dans le cas du cycle à
compression monoétagée .

– 2is à 3 : désurchauffe de la vapeur par la mise en


contact direct de la vapeur et du liquide dans la
bouteille intermédiaire BI . On suppose que l’on atteint,
en 3, les conditions de saturation, ce qui est,
généralement, proche de la réalité.

– 3 à 4is : compression des vapeurs de Pi à PC. Le


compresseur réel ne se comportant pas de façon
isentropique, on peut faire, au sujet du point 4 réel,
Source : technique de l’ingénieur les mêmes remarques que celles faites dans le cas du
cycle à compression monoétagée. 83
Cycle biétagé à injection totale
Au cours du cycle (1, 2is, 3, 4is, 5, 6, 7, 8, 9, 10), le
frigorigène subit les transformations suivantes .

– 4is à 5 : désurchauffe, condensation et sous-


refroidissement du liquide formé

– 5 à 6 : refroidissement complémentaire (éventuel)


du frigorigène dans la conduite de liquide.

– 6 à 7 : détente isenthalpique de la totalité du


liquide frigorigène en circulation de PC à Pi, dans le
détendeur D1. Le mélange diphasique sortant de ce
régleur est introduit dans la bouteille intermédiaire BI
afin que le liquide se sépare de la vapeur.

– 7 à 8 : séparation du liquide contenu dans le


frigorigène détendu. On alimente le second détendeur
D2 en prélevant le liquide frigorigène en bas de la
bouteille. Ce liquide, en 8, est saturant. Il est, en effet,
sous la pression Pi et à la température θi.

Source : technique de l’ingénieur


84
Cycle biétagé à injection totale
Au cours du cycle (1, 2is, 3, 4is, 5, 6, 7, 8, 9, 10), le
frigorigène subit les transformations suivantes .

– 8 à 9 : détente isenthalpique du frigorigène de Pi à PF


dans le détendeur D2.

– 9 à 10 : production de froid utile dans l’évaporateur par


vaporisation, à θF, du liquide frigorigène et surchauffe,
éventuelle de la vapeur formée, sous la pression pF, de
θF à θ10.

– 10 à 1 : échauffement des vapeurs dans la conduite


d’aspiration de θ10 à θ1

Source : technique de l’ingénieur


85
Cycle biétagé à injection totale

Source : technique de l’ingénieur


86
03. VC MACHINES: MAIN COMPONENTS
3.2 – CYCLES POLYÉTAGÉS: INJECTION TOTALE
Pressure [bar] ṁBP· = Φev /(h2 –h1)

1er principe à la bouteille intermédiaire:


Condenseur ṁBP·(h4 –h3) + ṁHP·(h5 –h8) = 0
6
Pc 7 ṁHP· = ṁBP·(h3 –h4) / (h5 –h8)

HP
Débit massique d’injection:

Pi 4 8 Bouteille 5 3 ṁi = ṁHP - ṁBP


intermédiaire

BP ṁ [kg ·s-1], h [J ·kg-1], Φ [W]

Pev 1 2 Enthalpy [kJ·kg-1]


Evaporateur

Φev PBP : Puissance absorbée par le compresseur BP [W]


COP = PHP : Puissance absorbée par le compresseur HP [W]
PBP + PHP
Φev : Puissance frigorifique W]

06.04.17 87
Cycle biétagé à injection partielle
Pour résoudre le problème posé par
le détendeur D2 qui précède
l’évaporateur et par l’alimentation
propre de cet appareil, on utilise :

– un détendeur principal DP qui a la


charge d’alimenter l’évaporateur ;

– un détendeur, ou régleur auxiliaire


DA, dont le rôle est de maintenir le
niveau de liquide frigorigène dans la
bouteille intermédiaire en y injectant
une partie seulement du débit de
frigorigène en circulation : c’est de
cette injection partielle que vient le
nom de ce cycle.

Source : technique de l’ingénieur


88
Cycle biétagé à injection partielle
Les transformations 10-1, 1-2is, 2is-3, 3-4is,
4is-5 et 5-6 sont exactement semblables à
celles mises en œuvre dans le cycle à
injection totale. Les autres en diffèrent
sensiblement.
– 6 à 7 : détente dans DA, de pC à pi, du
frigorigène destiné à alimenter la bouteille
intermédiaire BI. Le débit qui subit cette
détente est
- 6 à 8 : sous-refroidissement du débit de
liquide frigorigène. Il s’effectue dans
l’échangeur E immergé dans le liquide à θi
contenu dans la bouteille intermédiaire BI.
Ce sous-refroidissement s’effectue sous la
haute pression pC, de 6 à 8 . Du fait de
l’utilisation d’un échangeur de chaleur, la
température du point 8 n’atteint pas θi mais
lui reste supérieure d’une valeur δθ qui
caractérise le pincement de cet échangeur :

Source : technique de l’ingénieur


89
Cycle biétagé à injection partielle
– 8 à 9 : détente du débit de frigorigène dans
le détendeur principal DP, de PC à PF.

– 9 à 10 : production de froid dans


l’évaporateur par vaporisation, à θF, du
liquide frigorigène et surchauffe éventuelle
(utile) de la vapeur formée, sous la pression PF
de θF à θ10.

Les deux inconvénients du cycle à injection


totale se trouvent ainsi évités :

– les deux détendeurs fonctionnent sous


des différences de pression suffisantes ;

– le liquide, dans l’état 8, est fortement sous-


refroidi. Même si la conduite de liquide est
longue et si DP est éloigné de BI, on ne
risque plus l’apparition de phase gazeuse à
Source : technique de l’ingénieur l’entrée de ce détendeur.
90
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de
fluide frigorigène

91
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

1. LES EVAPORATEURS
Les évaporateurs sont des échangeurs thermiques
entre le fluide frigorigène (FF) et le fluide à refroidir.
Le FF absorbe la chaleur du fluide à refroidir ; ce
dernier se refroidit tandis que le FF se vaporise.

92
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
Puissance de l’évaporateur
La puissance de l’évaporateur dépend en premier lieu des
conditions suivantes :
Surface A
Plus la surface thermo-conductrice est importante, plus la
puissance transmise est grande.

Gradient thermique efficace ∆t1


Le gradient thermique efficace est déterminé par la
différence de température d’entrée = Température d’entrée de
l’air - température de l’évaporation.

Valeur k
La valeur k (coefficient de transmission de chaleur) quantifie la
qualité du transfert thermique. Elle indique la capacité de la
93
chaleur à passer du milieu à refroidir vers le fluide frigorigène.
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
Nous appliquerons pour la puissance d’évaporation
(puissance frigorifique) Qo la formule suivante :

La puissance frigorifique peut être calculée à partir de l’air ou


du fluide frigorigène.
La puissance frigorifique calculée à partir de l’air peut être
calculée à partir de l’équation suivante :

94
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
la puissance frigorifique déterminée à partir du fluide
frigorigène :

95
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

Technologie des évaporateurs


On distingue deux familles d’évaporateurs suivant le fluide à
refroidir :

•les évaporateurs à eau


-les évaporateurs double tube (évaporateurs coaxiaux)
-les évaporateurs du type serpentin
-les évaporateurs multitubulaires
-les évaporateurs du type échangeur à plaques

•les évaporateurs à air


-les évaporateurs à air à convection naturelle
-les évaporateurs à air à convection forcée

96
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
Les évaporateurs à eau

Les évaporateurs double tube Les évaporateurs multitubulaires

Cet évaporateur convient pour les petites et Le coefficient global d’échange de ces
moyennes puissances et le coefficient global évaporateurs est compris entre 800 et
d’échange est compris entre 500 et 800 1200 W/m²°C.
W/m²°C. 97
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

Les évaporateurs du type échangeur à plaques

Le coefficient global d’échange est élevé (> à 5000 W/m²°C) cependant sont
étanchéité n’est pas suffisante pour être utilisé avec du FF.

98
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
Les évaporateurs à air
Les évaporateurs à convection naturelle
Leurs coefficients globaux d’échanges thermiques sont
généralement faibles (inférieurs à 15 W/m².°C)
Ils sont utilisés pour des puissances frigorifiques relativement
faibles (froid ménager : réfrigérateurs, congélateurs).

99
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

Les évaporateurs à convection forcée


C’est le type d’évaporateur le plus rencontré dans
plusieurs applications (conservation des denrées «
chambres froides », climatisation).

100
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
Dégivrage des évaporateurs
Lorsque la température superficielle de la section d’échange (tubes à
ailettes) des évaporateurs est inférieure ou égale à 0°C, il y’a formation
de givre qui va entraîner une diminution importantes des échanges
thermiques d’où la nécessité des opérations de dégivrage.

Il existe plusieurs techniques de dégivrage :

•dégivrage par circulation d’air ambiant

•dégivrage à l’eau

•dégivrage à la saumure

•dégivrage par résistances électriques

•dégivrage par gaz chauds


101
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
LES CONDENSEURS

Technologie des condenseurs

Les condenseurs sont des échangeurs thermiques entre le fluide


frigorigène et un fluide de refroidissement. Le fluide frigorigène
cède la chaleur acquise dans l’évaporateur et lors de la
compression au fluide de refroidissement.

Lors de son passage dans le condenseur, le fluide frigorigène


passe de l’état vapeur à l’état liquide.

102
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

On distingue deux familles de condenseurs suivant le fluide


de refroidissement :

- les condenseurs à air


o les condenseurs à air à convection naturelle
o les condenseurs à air à convection forcée

- les condenseurs à eau


o les condenseurs à double tube (condenseurs coaxiaux)
o les condenseurs bouteilles (condenseurs à serpentin)
o les condenseurs multitubulaires
o les condenseurs à plaques brasées (échangeur à plaques)

103
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

Avantages et inconvénients des condenseurs à air et à eau.

Avantages Inconvénients
•Air disponible en quantité illimitée •Coefficients globaux d’échange
Condenseurs •Entretien simple et réduit thermique relativement faibles
à air •Plus imposants et plus lourds
•Températures de condensation
élevées dans les pays chauds
•Coefficients globaux d’échange •Gaspillage d’eau pour les
Condenseurs thermique plus élevés condenseurs à eau perdue
à eau •Plus compacts et moins •Nécessité de mise en place d’un
encombrants à puissance égale système de refroidissement de
•Températures de condensation l’eau
stables et de bas niveau
•Fonctionnement moins bruyant
•Possibilité de récupération
d’énergie

104
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

1. Condenseurs à air
a. Les condenseurs à air à convection naturelle

On distingue
•les condenseurs à tubes lisses
•les condenseurs constitués de tubes à ailettes.

Fonctionnement :
L’air au contact du faisceau ailetté (ou du faisceau de tubes) s’échauffe et
s’élève laissant la place à de l’air plus frais. Ils ne nécessitent aucune
énergie pour la circulation de l’air mais le coefficient global d’échange
thermique est faible (inférieur à 15 W/m².°C et même inférieur à 10
W/m².°C pour les condenseurs à tubes lisses).

Application
Ils ne sont utilisés que pour des puissances à échanger très faibles
froid ménager :
•réfrigérateurs
•congélateurs. 105
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
Les condenseurs à air à convection forcée

Le coefficient global d’échange


des condenseurs à air à
convection forcée est compris
entre 20 et 30 W/m².°C.
Deux types de dispositions
sont utilisées à savoir :

− le faisceau vertical

− le faisceau horizontal

Application :
•Production de froid
•Climatisation
•Chambre froide
106
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

107
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

Les condenseurs à eau

oles condenseurs à eau perdue


oles condenseurs à eau recyclée

Pour les condenseurs à eau perdue, l’eau chaude issue du


refroidissement des vapeurs de fluide frigorigène est rejetée
soit à l’égout (procédé très coûteux et ayant pratiquement
disparu) , soit dans une réserve d’eau considérée infinie
(barrage, retenue d’eau, rivière, mer, fleuve…).

Pour les condenseurs à eau recyclée, à savoir que l’eau issue


chaude issue du refroidissement est refroidi pour être à
nouveau utilisée, il est fait appel à des dispositifs appelés «
Tours de refroidissement ».
108
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
• Echanges thermiques dans les condenseurs
Les évolutions de FF dans les condenseurs sont
considérées sans perte de charge et seuls les
changements d’état sont pris en compte.
Des valeurs usuelles d’écarts de températures sont
utilisés pour caractériser (conditions de
fonctionnement, diagnostic…) les condenseurs.
En désignant par :
– T1 : la température d’entrée au condenseur du fluide
(air ou eau) de refroidissement des vapeurs de FF
– T2 : la température de sortie du condenseur du fluide
(air ou eau) de refroidissement des vapeurs de FF
– Tc : la température de condensation des vapeurs de FF
dans le condenseur 109
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

110
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
Les valeurs de référence des écarts de
températures sont les suivantes :
• pour les condenseurs à air
– Ecart de température sur l’air : 3 à 8°C
– Ecart de température entre la condensation et
l’entrée d’air : 12 à 15°C
• pour les condenseurs à eau perdue (l’eau
sortant du condenseur est rejetée)
– Ecart de température sur l’eau : 10 à 15°C
– Ecart de température entre la condensation et la
sortie d’eau : 5°C
111
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
• pour les condenseurs à eau recyclée (tour ouverte)
– Ecart de température sur l’eau : 5°C
– Ecart de température entre la condensation et la sortie
d’eau : 5°C
– Ecart de température entre l’entrée d’eau au
condenseur et la température humide de l’air extérieur
(approche) : 3 à 7°C
• pour les condenseurs à eau recyclée (tour fermée)
– Ecart de température sur l’eau : 5°C
– Ecart de température entre la condensation et la sortie
d’eau : 5°C
– Ecart de température entre l’entrée d’eau au
condenseur et la température humide de l’air extérieur :
7 à 15°C 112
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
La puissance thermique échangée entre le FF et le
fluide de refroidissement s’écrit :

113
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
• LES DETENDEURS

Technologie des détendeurs


Les détendeurs sont destinés à l’alimentation des
évaporateurs en fluide frigorigène.

Suivant le principe de fonctionnement des évaporateurs,


on distinguera :
les dispositifs alimentant les évaporateurs à détente sèche
les dispositifs alimentant les évaporateurs noyés

Les dispositifs alimentant les évaporateurs à détente


sèche communément appelés détendeurs seront
abordés dans cette partie.
114
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

Les détendeurs pour évaporateurs à détente


sèche se regroupent en trois types :

les tubes capillaires ou détendeurs capillaires

les détendeurs thermostatiques

les détendeurs électroniques

115
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
Les tubes capillaires
Ce sont des tubes de cuivre de longueur variable (de 1
à 7 m environ) et dont le diamètre intérieur varie
entre de 0.6 à 2 mm.
C’est un restricteur non réglable dont la résistance
d’écoulement représente la perte de charge désirée
entre le condenseur et l’évaporateur, ses
dimensions sont déterminées expérimentalement

Application
Ils conviennent pour des installations de faible
puissance thermiques et peu variables.
116
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
• Les détendeurs thermostatiques

Ce sont les organes d’alimentation des évaporateurs les


plus utilisés.
Ils assurent à la sortie de l’évaporateur une surchauffe des
vapeurs de fluide frigorigène (FF).
La surchauffe des vapeurs de FF à la sortie de
l’évaporateur est la différence entre la température des
vapeurs sortant de l’évaporateur et la température
d’ébullition du fluide frigorigène (correspondant à la
pression d’évaporation) à la sortie de l’évaporateur.

On distingue deux types de détendeurs thermostatiques :


les détendeurs thermostatiques à égalisation de
pression interne
les détendeurs thermostatiques à égalisation de
pression externe 117
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

• Les détendeurs thermostatiques à égalisation de


pression interne

Ils régulent la surchauffe des vapeurs de FF à la sortie


de l’évaporateur en réglant le débit de FF admis à
l’évaporateur quelque soit sa charge thermique.

La valeur de la surchauffe généralement admise pour


assurer un remplissage correct de l’évaporateur et
la protection du compresseur (vapeurs
surchauffées) est comprise entre 4 et 8°C.

118
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

A partir d’une position d’équilibre donnée correspondant à une position précise du pointeau :
• lorsque la charge thermique au niveau de l’évaporateur augmente, la zone de surchauffe va
augmenter puisque le FF liquide présent dans l’évaporateur va s’évaporer plus rapidement ce qui
va entraîner une pression exercée sur la membrane plus grande (force descendante) et par suite la
descente du pointeau autorisant une alimentation en FF liquide plus important dans l’évaporateur
• de même lorsque la charge thermique baisse, la zone de surchauffe diminue, la pression exercée
sur la membrane (descendante) baisse, ce qui entraîne une montée du pointeau et par suite une
réduction de l’alimentation en fluide frigorigène de l’évaporateur. 119
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
• Les détendeurs thermostatiques à égalisation de
pression externe

Lorsque les pertes de charge de l’évaporateur sont


élevées, le détenteur thermostatique à égalisation de
pression interne (DTEPE) ne peut plus bien régler la
surchauffe des vapeurs à la sortie de l’évaporateur
(surchauffe élevée), on utilise alors des détendeurs
thermostatiques à égalisation de pression externe.

Pour ce type de détendeur, ce n’est plus la pression


régnant à l’entrée de l’évaporateur qui appuie sous la
membrane donc participe à l’équilibre des forces
agissant sous le pointeau mais plutôt la pression
disponible à la sortie de l’évaporateur.
120
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

• Avec cet artifice, l’effet des


pertes de charge élevées de
l’évaporateur est neutralisé
121
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
• Les détendeurs électroniques

Il s’agit de dispositifs qui régulent la différence de


température entre la température des vapeurs à la
sortie de l’évaporateur et la température du fluide
frigorigène à l’entrée de l’évaporateur en réglant le
débit de FF en fonction de la charge thermique à
l’évaporateur.

Un détendeur électronique comportent trois parties


principales :
d’un régulateur
d’une électrovanne (vanne électromagnétique ou
commandée par un servomoteur)
de sondes de températures (ou capteurs de
température) 122
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

L’électrovanne est placée juste à l’entrée de


l’évaporateur et elle est commandée
(ouvertures et fermetures) par le régulateur
(calculateur) en fonction :

des écarts de températures mesurées par les sondes


de températures placées sur les tuyauteries de FF à
l’entrée et à la sortie de l’évaporateur

de la valeur de consigne préréglée (température de


consigne)

de la température du milieu à refroidir mesurée par une


sonde
123
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

Le détendeur électronique permet des économies


d’énergie électrique sur la consommation du
compresseur avec un remplissage optimal de
l’évaporateur et le maintien d’une surchauffe minimale
stable.

Certains modèles intègrent d’autres fonctions telles que :


– le contrôle du dégivrage
– le report des informations (températures)
– fonctions intégrées d’électrovanne et de thermostat
– fonction d’alarme
– fonction de diagnostic et d’auto surveillance du système
frigorifique

124
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène

LES TUYAUTERIES FRIGORIFIQUES

125
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
• GENERALITES

Le matériau couramment utilisé comme tuyauterie


frigorifique dans les installations frigorifique pour la
circulation du FF est le cuivre, dans certains cas
on utilise de l’acier notamment lorsque :

– le FF est le R717 (l’ammoniac attaque le cuivre)

– la puissance frigorifique de l’installation est telle que le


diamètre des tuyauteries est supérieure à 54 mm (2’’),
en effet à partir de cette taille, le prix des tuyauteries en
cuivre est élevé et les accessoires en cuivre (coudes,
tés…) ne sont pas toujours disponibles.
126
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
Suivant le tronçon de tuyauterie de FF dans le circuit
frigorifique, on distingue :
la tuyauterie de refoulement : c’est le tronçon entre
le compresseur et le condenseur qui acheminent
les vapeurs chaudes de FF

la tuyauterie liquide : c’est le tronçon entre le


condenseur et le détendeur qui véhicule le FF
liquide venant du condenseur

la tuyauterie d’aspiration : c’est le tronçon entre


l’évaporateur et le compresseur qui véhicule les
vapeurs de FF issues de l’évaporateur 127
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
• DIMENSIONNEMENT DES TUYAUTERIES
La détermination du diamètre des tuyauteries
véhiculant les FF est fonction de :
la nature du FF
la perte de charge admissible dans le tronçon considéré
la vitesse d’écoulement du FF
la possibilité de retour d’huile vers le compresseur
la nature du matériau utilisé (cuivre ou acier) pour la
tuyauterie
la partie de tuyauterie considérée (aspiration,
refoulement, liquide…)
128
Organes annexes du circuit frigorifique

129
Les organes annexes du circuit frigorifique
5. LES POMPES
Dans les installations frigorifiques, les pompes (ou
circulateurs) sont utilisées pour :
– assurer la circulation de l’eau de refroidissement
des condenseurs
– assurer la circulation d’un médium frigoporteur (eau
glacée, eau glycolée…)
– assurer la circulation du FF; il s’agit alors de
pompes à FF

130
Les organes annexes du circuit frigorifique
• ORGANES ANNEXES D’UNE MACHINE FRIGORIFIQUE

1. LE RESERVOIR DE LIQUIDE
Il est placé à la sortie du condenseur et sert à stocker le FF liquide à la mise en d’arrêt
de l’appareil ou lors des opérations de maintenance.

Il joue également un rôle important dans la régulation du système frigorifique lorsque


les variations de charges thermiques sont importantes.

Le réservoir de liquide aussi bouteille liquide, bouteille accumulatrice ou « receiver »


peut être quelque fois dimensionnée pour stocker toute la charge en FF de
l’installation.

Son utilisation est préconisée sur les installations frigorifiques ; dans le cas de grandes
installations avec condenseurs à air, il est fortement recommandé de le placer dans
le circuit frigorifique.

Placé à la sortie
du condenseur
131
Les organes annexes du circuit frigorifique

6. LES VENTILATEURS
Dans les installations frigorifiques, les ventilateurs se rencontrent
sur :
– les évaporateurs à air à convection forcée
– les condenseurs à air à convection forcée
– les tours de refroidissement, les aérorefroidisseurs et les condenseurs
évaporatifs.
Deux types de ventilateurs sont généralement rencontrés :
– les ventilateurs hélicoïdes, surtout utilisés pour les gros débits sous de
faibles pertes de charge (PDC)
– les ventilateurs centrifuges utilisés lorsque les PDC sont importantes.

132
Les organes annexes du circuit frigorifique
7. LE FILTRE DESHYDRATEUR
Il convient de distinguer :
– le filtre qui sert à piéger les impuretés contenues dans le
circuit frigorifique
– le déshydrateur qui permet l’élimination de l’humidité
contenue dans le circuit frigorifique
– le filtre déshydrateur qui rassemble dans le même appareil
les fonction de filtre et de déshydrateur.

Les filtres de FF se retrouvent à l’entrée des


compresseurs (généralement intégrés aux
compresseurs), en amont des pompes de
circulation de FF et des pompes à huile et
l’entré des organes d’alimentation des
évaporateurs (détendeurs).
133
Les organes annexes du circuit frigorifique
8. LES VOYANTS
Il faut distinguer parmi les voyants :
– les voyants simples
– les voyants indicateurs d’humidité
Le voyant simple (verre épais serti dans une embase métallique) est un organe
placé juste avant le détendeur et après le filtre déshydrateur.
Il permet de contrôler la présence éventuelle de bulles donc de FF à l’état
vapeur, indice d’anomalie (filtre déshydrateur bouché, SR insuffisant…).
Le voyant indicateur d’humidité est un voyant simple avec une double fonction,
celle de l’indication de l’état de saturation (humidité) du circuit frigorifique.
Il s’agit d’un voyant avec une couronne indicatrice (sel chimique) qui change de
couleur en fonction de la quantité d’eau contenue dans le FF.
Le vert indique généralement un circuit sec (parfaitement déshydraté) et le
jaune un circuit humide ; le vert clair indique que le filtre déshydrateur est en
train de se saturer.

134
Les organes annexes du circuit frigorifique
10. ELIMINATEUR DE VIBRATIONS
Il permet de réduire les vibrations transmises au circuit frigorifique
par une machine en mouvement (compresseur) et d’absorber
les tensions dues aux dilatations et aux contractions des
conduits.
Il se monte le plus près possible de l’organe qui produit ces
vibrations (refoulement compresseur, aspiration
compresseur…).
Il est constitué d’un tuyau flexible ondulé réalisé en inox ou en
cuivre et revêtu d’une tresse en fil d’acier galvanisé ou en
cuivre.

135
Les organes annexes du circuit frigorifique
• ELECTROVANNE
Aussi appelé vanne électromagnétique ou vanne solénoïde, il
permet d’ouvrir ou de fermer le circuit frigorifique.
Il est commandé électriquement au moyen d’une bobine
électromagnétique (utilisation de l’effet magnétique du courant
électrique).
Il est généralement placé sur les conduites de
FF liquide.

Une utilisation courante est son installation sur la


ligne liquide en amont du détendeur, son rôle est
alors d’éviter la migration du FF liquide vers
l’évaporateur à l’arrêt du compresseur.

Les électrovannes généralement utilisés sont du


type NF (normalement fermé) mais il peut arriver
que pour certaines applications, elles soient du
type NO (normalement ouvert). 136
Les organes annexes du circuit frigorifique
11. Le robinet 4 voies d’inversion de cycle
Il est utilisé pour effectuer un changement du sens de passage du
FF.
Il peut être utilisé pour :
– le dégivrage d’un évaporateur en envoyant les vapeurs
chaudes du refoulement non plus dans le condenseur mais
dans l’évaporateur
– le fonctionnement en pompe de chaleur (chauffage) d’un
appareil de climatisation

C’est un organe bidirectionnel à 2 positions comportant un


cylindre à 4 compartiments qui permet une inversion des 4
voies à l’aide d’un clapet pilote.

137
Les organes annexes du circuit frigorifique

138
LES ORGANES DE PROTECTION
ET DE SECURITE

139
• Il convient de noter que dans les installations
frigorifiques, les organes dédiées à la commande
et à la régulation sont quelques fois les mêmes
utilisés pour la protection et la sécurité de
l’installation (par exemple on parle de thermostats
de régulation et de thermostat de sécurité, idem
pour les pressostats).

• Il ne faut pas perdre de vue que les fonctions de


régulation et de sécurité dans les systèmes
frigorifiques sont intiment liées.

140
LES THERMOSTATS
Un thermostat est un organe capable de placer un contact
dans une certaine position (rôle d’interrupteur électrique)
sous l’effet d’une détection de température.

Le thermostat le plus rencontré est le thermostat mécanique


qui comprend :
– d’un bulbe qui plonge dans le milieu à refroidir ou qui est placé
dans ce milieu
– d’un train thermostatique composé d’un tube capillaire et d’un
soufflet

Cet ensemble est rempli d’un gaz et d’une petite quantité de


liquide en équilibre avec sa vapeur, la variation de
température se traduit par une variation de pression qui
est transmise au soufflet puis au mécanisme.
141
LES THERMOSTATS

142
LES THERMOSTATS
Les thermostats peuvent assurer des fonctions
– de régulation (par exemple, l’arrêt du compresseur d’une
installation lorsque la température désirée dans l’enceinte
est atteinte)
– de sécurité (par exemple, l’arrêt de l’alimentation des
résistances électriques de dégivrage d’un évaporateur
lorsque la température d’évaporation est trop élevée ou
l’arrêt du compresseur lorsque la température de
refoulement est élevée)

Le réglage des thermostats s’effectue sur deux


paramètres par l’intermédiaire de vis de réglage :
– la température de consigne (T_CONS)
– le différentiel de température (DIFF)
143
LES THERMOSTATS
Suivant les constructeurs et le type de thermostat, la température de
consigne réglable sur le thermostat peut être :
– la température en dessous de laquelle le contact électrique s’ouvre (cas 1)
– la température au dessus de laquelle le contact électrique s’ouvre (cas 2)
– la température moyenne désirée dans l’enceinte à contrôler (cas 3)

Le tableau suivant donne les conditions d’ouverture et de fermeture du


contact (normal) des thermostats ainsi que les fonctions assurées.

Cas 1 Cas 2 Cas 3


Fonction assurée Régulation Sécurité Régulation
Ouverture du contact Lorsque la température Lorsque la température Lorsque la température
électrique du thermostat descend à T_CONS monte à T_CONS descend à T_CONS –
DIFF
Fermeture du contact Lorsque la température Lorsque la température Lorsque la température
électrique du thermostat remonte à T_CONS + redescend à T_CONS - remonte à T_CONS +
DIFF DIFF DIFF
144
LES PRESSOSTATS
Un pressostat est un organe capable de placer un contact dans
une certaine position (rôle d’interrupteur électrique) sous
l’effet d’une détection de pression de FF.

Le pressostat est un organe mécanique qui comprend un tube


capillaire et un soufflet, le tube capillaire étant raccordé à un
piquage de prise de pression placée sur la tuyauterie.

Il existe plusieurs types de pressostat :


– les pressostats basse pression (PBP)
– les pressostats haute pression (PHP)
– les pressostats combinés
– les pressostats différentiels d’huile
145
LES PRESSOSTATS
Les pressostats basse pression (PBP)
Ces pressostats (tubes capillaires) sont raccordés à l’aspiration
du compresseur et ils assurent généralement :
– la protection du compresseur contre toute baisse anormale de la
pression d’aspiration : c’est une fonction de sécurité
– le contrôle du fonctionnement de l’évaporateur par l’arrêt du
compresseur lorsque la pression d’évaporation descend à une valeur
de consigne préréglée : c’est une fonction de régulation

Les pressostats haute pression (PHP)


Ces pressostats (tubes capillaires) sont raccordés au
refoulement du compresseur et ils assurent généralement
une fonction de sécurité : par exemple l’arrêt du
compresseur en cas de pression de refoulement trop
élevée.
146
LES PRESSOSTATS
Les pressostats combinés (PCO)
Ces pressostats renferment dans le même boîtier les fonctions dévolues à
chacun des pressostats séparés (PBP et PHP).

Les fonctions jouées par les différents pressostats sont obtenues par le (les)
contact (s) électrique (s) qui insérés dans un circuit électrique de
commande va commander l’arrêt ou la marche des différents appareils
(par exemple : insertion du contact électrique du pressostat dans la ligne
d’alimentation d’un compresseur).

Les PBP, les PHP et les PCO peuvent être utilisées soit en régulation, soit en
sécurité.
Ils diffèrent alors par le réglage et par le type de réarmement.

D’une manière générale, les pressostats utilisés en sécurité sont à


réarmement manuel et ceux utilisés en régulation sont à réarmement
automatique.
147
LES PRESSOSTATS

148
LES PRESSOSTATS
En désignant par :
– CUT_IN : la pression d’enclenchement (fermeture du contact électrique)
– CUT_OUT : la pression de déclenchement (ouverture du contact électrique)
– DIFF : le différentiel réglé sur le pressostat
Les pressostats sont en général munis de deux contacts :
– un contact normal (ouverture et fermeture suivant le fonctionnement du pressostat)
– un contact inverseur (pouvant être utilisé pour la signalisation)
Pressostat BP de Pressostat HP de
régulation sécurité
Valeur de consigne
réglable sur le CUT_IN CUT_OUT
pressostat
Ouverture du contact Lorsque la pression Lorsque la pression
électrique du atteint le CUT_OUT soit atteint le CUT_OUT
pressostat CUT_IN - DIFF
De manière automatique Lorsque la pression
Fermeture du contact lorsque la pression retombe à CUT_IN soit
électrique du remonte à la valeur de CUT_OUT – DIFF et
pressostat CUT_IN que l’opérateur effectue
le réarmement 149
AUTRES DISPOSITIFS
Soupapes de sûreté
La norme NF E29-410 définit une soupape de sûreté comme
suit :
Un organe de sûreté de pression qui s’ouvre
automatiquement à une valeur prédéterminée supérieure
à la pression atmosphérique sous la pression du fluide
sans intervention d’aucune autre source d’énergie et qui
évacue un débit de fluide suffisant pour empêcher de
dépasser la valeur maximale en service d’une quantité
déterminée.
Les soupapes de sûreté se montent généralement sur les
récipients sous pression (bouteille liquide par exemple).
Elles sont contrôlées, tarées et plombées en usine à la
pression de tarage souhaité.
151
AUTRES DISPOSITIFS
Protections électriques

Les protections électriques (fusibles, relais thermiques,


disjoncteurs magnéto-thermiques…) occupent une grande
place dans la protection des équipements électriques
(moteurs des compresseurs, des ventilateurs et des pompes)
des installations frigorifiques.

152
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
2. LA BOUTEILLE ANTI-COUPS DE LIQUIDE

Il est placé entre l’évaporateur et le compresseur (à proximité du


compresseur) et son rôle est d’éviter l’aspiration éventuelle de FF
liquide par le compresseur : prévention des coups de liquide.

Elle également appelée bouteille d’aspiration, bouteille de surchauffe ou


séparateur de liquide. Le principe de fonctionnement est basé sur la
séparation des phases vapeur et liquide du FF.

Placée à la sortie de l’évaporateur

153
IV. Fonction des éléments principaux du circuit de fluide frigorigène
3. LE SEPARATEUR D’HUILE
Il est placé juste après le compresseur et permet de recueillir les
gouttelettes d’huile entraînées par les vapeurs de FF comprimés,
d’évaporer le FF éventuellement présent et de renvoyer l’huile au
niveau du carter du compresseur.

154
Machine frigorifique par absorption

155
Machines à absorption
Parmi les machines utilisant les changements de phase, il y a les
machines utilisant les solutions binaires, essentiellement NH3-
H2O et H2O-LiBr. Le fluide cyclé (NH3; H2O) est selon les
conditions thermodynamiques imposées absorbé ou désorbé
en fonction de son affinité chimique.

Il faut noter que ces machines utilisent des fluides frigorigènes


naturels, très peu d’énergie mécanique (circulation de la
solution) et ont peu de pièces en mouvement.

156
Machines à absorption

157
Machines particulières: étages ou cascade?
Régulations: multicompresseurs
Bilans thermiques

158

Vous aimerez peut-être aussi