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MédiCours

LE PRÉCIS
EN CARDIO-RESPIRATOIRE
CARDIO

Faculté de médecine d’Alger


2e année de médecine UEI 1
MédiCours

LE PRÉCIS
EN
CARDIO-RESPIRATOIRE
Recueil des cours de l’UEI 1 : appareil cardio-respiratoire et organes hématopoïétiques

KUSSAH Amina - MOUZALI Rym - NOUICER Hadjer - OUARDI Cerine - OUARGLI Fatima Zohra

Faculté de médecine d’Alger

2e année de médecine - 2019/2020 1re édition


Préface
Tout étudiant, surtout au début d’une nouvelle année universitaire, se souciera en premier temps
du support sur lequel il pourra compter, du temps qui est si précieux, ainsi que des nouveaux termes
introduits. Nous, étudiants en 2e année de médecine, étions face à tous ces obstacles que vous aussi
pouvez confronter. En tenant compte de tout cela, nous avons lancé un défi, réaliser une série de
recueils qui comportent la totalité des cours de chaque unité.

Cette série que nous mettons à votre disposition s’appuie principalement sur les supports officiels
de la faculté de médecine d’Alger (année universitaire 2019/2020), les explications de nos
enseignants ainsi que des schémas et des informations supplémentaires récupérés de livres de
médecine, notamment les ouvrages du professeur S.S HAMMOUDI, que Dieu lui accorde sa
miséricorde, le Gray’s Anatomy, le Marieb et le Roumani’s Physiology. Nous avons eu recours
également à des sites internet.

Nous espérons de tout cœur que vous pourriez tirer profit de ce fascicule qui exposera devant vous
toutes les informations dont vous aurez besoin pour comprendre les cours et réussir vos examens.

Aussi, nous avons mis à votre disposition à la fin de chaque partie des QCMs tirés des EMDs
précédentes pour compléter votre compréhension.

Nous tenons à préciser qu’il s’agit de supports complets et non pas de résumés.
Nous tenons aussi à préciser que ce travail est sans AUCUN profit matériel.

Si vous avez des questions, veuillez nous contacter sur equipe.medicours@gmail.com

Faculté de médecine d’Alger Equipe MédiCours


SOMMAIRE
Introduction sur le système cardio-respiratoire 8
Anatomie du thorax : paroi thoracique et médiastin 11
QCM 24

01 : Cœur

Anatomie Configuration interne et externe du cœur 27


Péricarde et silhouette cardiaque 33
Histologie Cœur 39
Physiologie Electrophysiologie cardiaque 43
Hémodynamique cardiaque 50
TD : électrocardiogramme (ECG) 55
QCM 60

02 : Vascularisation et innervation du cœur

Anatomie Vascularisation et innervation du cœur 73


Physiologie Circulation coronaire 82
Système cardio-vasculaire

QCM 87

03 : Système artériel

Anatomie Aorte thoracique et artère pulmonaire 92


Histologie Artères 100
Physiologie Système à haute pression 105
QCM 109

04 : Système veineux

Anatomie Systèmes cave et azygos 114


Histologie Veines et capillaires 120
Physiologie Système à basse pression 126
QCM 129

05 : Régulation cardiaque

Physiologie Régulation du rythme cardiaque et de la pression artérielle. 136


QCM 141

06 : Biophysique

Hémodynamique et biophysique vasculaire 144


Biophysique cardiaque 158
Tension superficielle 167
QCM 173
01 : Fosses nasales et pharynx

Anatomie Fosses nasales et sinus paranasaux 180


Généralités sur le pharynx 187
Histologie Embryologie et généralités sur l’histologie de l’appareil 189
respiratoire
Histologie des voies aériennes supérieures : fosses nasales et 191
rhino-pharynx
QCM 194

02 : Larynx

Anatomie Larynx 197


Histologie Larynx 207
QCM 208

03 : Trachée et bronches
Système respiratoire

Anatomie Trachée et bronches 212


Histologie Voies bronchiques : trachée, bronches et bronchioles 218
QCM 222

04 : Poumons, plèvres et pédicules pulmonaires

Anatomie Poumons 228


Plèvres 232
Pédicules pulmonaires 233
Histologie Poumons : lobule pulmonaire 235
Plèvres 237
QCM 239

05 : Diaphragme et nerf phrénique

Anatomie Diaphragme et nerf phrénique 247


QCM 252

06 : Physiologie de l’appareil respiratoire

Introduction à la physiologie de l’appareil respiratoire / QCM 255


Mécanique ventilatoire / QCM 258
Echanges gazeux pulmonaires et systémiques / QCM 271
Transport des gaz respiratoires dans le sang / QCM 278
Régulation respiratoire / QCM 290
TD : spirométrie 302
Système lymphatique, organes hématopoïétiques,

01 : Système lymphatique

Anatomie Vascularisation lymphatique 308


Histologie Vaisseaux lymphatiques 311
sang et hémostase.

QCM 312

02 : Organes hématopoïétiques

Histologie Organes hématopoïétiques 315


QCM 329

03 : Sang et hémostase

Physiologie Sang et hémostase 335


QCM 341
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INTRODUCTION :
L’appareil cardio-respiratoire est l’ensemble de 2 appareils dont les fonctions sont étroitement liées :

L’appareil cardiovasculaire : ou appareil circulatoire, est un système « de transport » en circuit


fermé formé par :

 Le cœur : qui joue le rôle d’une pompe, il propulse le sang à travers le réseau de vaisseaux.
 Les vaisseaux sanguins : ils forment un réseau qui commence et finit au cœur.
 Le sang : il sert de « transporteur » au système cardiovasculaire. Il transporte dans
l’organisme tout ce qui doit y circuler.

Le sang sort du cœur par les artères, qui se ramifient pour former les capillaires qui desservent tous
les tissus. En quittant les capillaires, le sang s’engage dans les veines qui le rapportent au cœur.

REMARQUE :

Les artères transportent le sang artériel riche en O₂, à l’exception des artères pulmonaires.

Les veines transportent le sang veineux pauvre en O₂, à l’exception des veines pulmonaires.

L’appareil respiratoire : permet les échanges gazeux entre l’organisme et l’environnement. Ainsi, il
fournit à l’organisme l’O₂ et le débarrasse du CO₂.

Nous étudierons les différents éléments des 2 systèmes.

La relation entre les deux :

Le but de la circulation sanguine est d’apporter aux cellules des tissus les différents éléments dont
elles ont besoin, comme l’O₂ -fourni par la respiration, et de les débarrasser des déchets, comme le
CO₂.
Le but de la respiration est de fournir aux cellules de l’oxygène qui est indispensable aux réactions de
production d’énergie (ATP), ainsi que le rejet du dioxyde de carbone qui est un déchet métabolique.

Le système respiratoire et le système cardiovasculaire sont donc étroitement liés.

En effet, il existe 2 types de circulation :

 La petite circulation : ou circulation pulmonaire, entre le cœur droit et les poumons. Sa


fonction est la ré-oxygénation du sang pauvre en O₂ et riche en CO₂.
 La grande circulation : ou circulation systémique, entre le cœur gauche et les différents
tissus. Sa fonction est de fournir l’O₂ et les nutriments aux cellules.

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Veines
Veinespulmonaires
pulmonairesriches
riche en
en O2
O₂

POUMONS COEUR

Artères pulmonaires pauvres en O₂

Artères : sang
Veines
Veines :: riche en O2
sang
sang
pauvres en
pauvre
O2
en O₂
Petite circulation
TISSUS
PERIPHERIQUES
Grande
Grande
circulation
Circulation

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SYSTÈME CARDIO-
VASCULAIRE
Anatomie du
thorax
• Anatomie de la paroi thoracique.
I

• Anatomie du médiastion.
II

• Applications cliniques et
III pathologies.
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Anatomie de la paroi thoracique :


La paroi thoracique = cage thoracique (os et cartilages) + muscles. Elle est à la fois osseuse et
musculaire doublée en surface par les téguments (peau…) et en profondeur par la plèvre (séreuse qui
protège les poumons). La paroi thoracique joue un rôle de protection des organes vitaux (cœur,
poumons, rate …) et aussi permet la respiration (grâce aux muscles).

1/- La cage thoracique : armature ostéo-cartilagineuse formant le squelette du thorax (osseuse =


colonne vertébrale thoracique + côtes + sternum).

CÔTES

STERNUM

RACHIS (colonne
vertébrale)

Constitution : la cage thoracique a la forme d’un entonnoir )‫ (قمع‬à large base inférieure et à sommet
supérieur tronqué. Elle présente 2 orifices :

Orifice supérieur (cervico-thoracique) : sommet supérieur tronqué, diamètre transversal 10-12


cm, diamètre antéro-postérieur 5 cm : étroit, fait communiquer la cage thoracique avec la région
cervicale antérieure, limité :

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En haut (supérieur) : clavicule.

En avant (antérieur) : sternum (bord supérieur du manubrium sternal).

En arrière (postérieur) : 1re vertèbre dorsale (bord supérieur du corps vertébral T1).

Latéralement : les premières côtes.

Orifice inférieur (thoraco-abdominal) : large base inferieure, diamètre de 26 cm, oblique en bas et
en arrière, communique avec l’abdomen, limité :

En avant (antérieur) : l’articulation xipho-sternale et le processus xyphoïde.

En arrière (postérieur) : le bord inférieur de la 12e vertèbre thoracique et les 12e côtes.

Latéralement : le bord inférieur des derniers cartilages costaux (rebord costal).

Articulation
xipho-sternale

Rebord costal

Axe oblique en
bas et en
arrière

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Le sternum : os plat impair symétrique, situé sur la partie antérieure du thorax, sur la ligne
médiane, mesure 17 cm de long, constitué de 3 parties :

-Le manubrium : dévié en arrière par rapport au corps sternal


formant ainsi l’angle sternal (angle de Louis) (angle de 140° à la
jonction du manubrium et du sternum). Il présente à décrire:

-La facette sternale : articulaire avec la clavicule.

-La 1e facette costale (ou incisure) : articulaire avec la première


côte.

-La 2e facette costale (ou incisure) : qui se trouve au niveau de


l’angle sternal, articulaire avec la 2e côte.

-Le corps sternal : présente 5 incisures costales articulaires avec


les côtes (de la 3e 10e côte). Les incisures de 3 à 6 s’articulent
avec les côtes correspondantes. La 7e incisure s’articule
principalement avec la 7e côte, ainsi que les 8e, 9e et 10e côtes dont
les cartilages sont reliés à celui de la 7e côte formant le bourrelet
chondral. Donc les 8-9-10e côtes s’articulent indirectement avec le
sternum (plus de détails par la suite).

-Le processus xiphoïde : structure osseuse cartilagineuse


appelée aussi apophyse xiphoïde, située à la partie inférieure du
sternum « pointe sternale ». Se projette au niveau de la 8e
vertèbre thoracique (T8). Il est cartilagineux chez l’enfant.

Les côtes : forment les parties latérales de la paroi thoracique. Il existe 12 paires de côtes, chacune
se terminant en avant par un cartilage costal. (De la 1re jusqu’à la 12e côte = une longueur de 33 cm).
Il y a 3 types de côtes :

-Les vraies côtes : ce sont les côtes de 1 à 7, leurs cartilages costaux sont articulaires directement
avec le sternum.

-Les fausses côtes : 8e, 9e et 10e côte, réunies à la 7e côte par leurs terminaisons cartilagineuses
formant le bourrelet chondral (ou rebord chondrocostal), donc articulaires indirectement avec le
sternum. L’inclinaison du bourrelet chondral forme l’angle xiphoïdien (70-110° selon le morphotype
du sujet).

-Les côtes flottantes : 11e et 12e côte, ne possèdent aucune connexion antérieure avec les autres
côtes ou avec le sternum (reliées uniquement à la colonne vertébrale en arrière).

Morphologie générale des côtes : Ce sont des os plats recourbés appartenant à la catégorie des os
arqués. Elles s’articulent avec 2 vertèbres (Sauf pour certaines exceptions) en arrière, et avec le
sternum en avant.

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La côte présente deux courbures :

-Courbure d’enroulement : La 1re côte, comme la


- Courbure de torsion : 11e et la 12e, s’articule
avec un seul corps
vertébral.

Le corps de la côte est incurvé d’arrière en


avant, il présente une extrémité sternale en
avant articulaire avec le sternum, et en arrière il
présente à son extrémité une tête avec 2
surfaces articulaires (supérieure et inferieure),
un col, ainsi que le tubercule costal avec une
surface articulaire pour le processus transverse
de la vertèbre correspondante.

Le corps présente le sillon costal.

(Nous allons mieux comprendre par la suite)

La colonne vertébrale : (ou rachis) est un empilement d'os articulés appelés vertèbres. Elle est le
support du dos des vertébrés. C'est sur la colonne vertébrale, plus précisément sur les vertèbres
thoraciques (ou dorsales) « T1→T12 », que sont fixées les côtes. A noter qu’il existe des variations
morphologiques entre les vertèbres thoraciques, cervicales, lombaires…

La vertèbre thoracique (ou dorsale) présente 2 parties :

-En arrière le corps vertébral circulaire.

-En avant l’arc vertébral formé de 2 lames vertébrales plus hautes que larges « verticales » délimitant
le canal vertébral (ou rachidien).

La partie de l’arc vertébral reliée au corps va former les pédicules vertébraux au niveau desquels se
trouvent les processus articulaires supérieur et inférieur qui s’articulent avec les vertèbres
correspondante et sous-jacente respectivement. Les pédicules sont implantés plus près du bord

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supérieur que le bord inférieur du corps vertébral. Les facettes articulaires supérieures regardent en
dehors et en arrière et les inférieures en dedans et en avant.
Près des pédicules se détachent des prolongements qui constituent les processus transverses. Ils
présentent des facettes articulaires appelées facettes costales transversaires.

Les 2 lames vertébrales se réunissent en arrière formant le processus épineux long et oblique (ce
qu’on arrive à toucher dans notre dos ce sont les processus épineux).

A retenir que chaque vertèbre thoracique possède 3 facettes articulaires avec les côtes sur chaque
côté :

 2 facettes partielles qui se localisent sur les parties supérieure et inférieure du corps
vertébral et qui s’articulent avec les têtes costales : la facette costale supérieure s’articule
avec la tête de sa propre côte, alors que la facette costale inférieure s’articule avec la tête
de la côte située au-dessous.
 1 facette ovale, c’est la facette costale transversaire à l’extrémité du processus transverse.
Elle s’articule avec le tubercule de sa propre côte.

Articulations : les côtes


s’articulent

 Par la tête sur le corps


des vertèbres N et N-1
(correspondante et sus-jacente).
 Par le tubercule costal
sur le processus transverse de la
vertèbre N (correspondante).

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MédiCours 2e année de médecine UEI 1

2/- Espace intercostal : c’est l’ensemble des éléments situés dans le cadre ostéo-cartilagineux
limité par :

 En haut et en bas : 2 côtes voisines.


 En arrière : la colonne vertébrale.
 En avant : le sternum.

Il fait 2 cm de haut et il est comblé par les muscles intercostaux (intime, interne et externe).

Un muscle intercostal est un muscle contenu dans un espace intercostal, c'est-à-dire entre 2 côtes
voisines. Ces muscles sont organisés en 3 couches présentes dans chacun des espaces intercostaux
avec, de l'extérieur vers l'intérieur, les muscles intercostaux externe, interne et intime. Il existe 11
paires de chacun d'entre eux, soit 66 muscles en tout. Ils sont innervés par les nerfs intercostaux.

Les muscles intercostaux servent de support structurel de l’espace intercostal. Ils sont aussi des
muscles accessoires de la ventilation pulmonaire et ils mobilisent les côtes.

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Muscle intercostal externe Muscle intercostal interne Muscle intercostal intime


(moyen) (interne)
Du bord inférieur de la côte du Du bord latéral du sillon costal Du bord médial du sillon costal
dessus au bord supérieur de la de la côte du dessus au bord de la côte du dessus à la face
côte du dessous. Il est supérieur de la côte du interne du bord supérieur de la
ELEVATEUR DES CÔTES = dessous, plus en profondeur côte du dessous. Il est
INSPIRATEUR. que l’insertion de l’intercostal ABAISSEUR DES CÔTES =
externe. Il est ABAISSEUR DES EXPIRATEUR.
CÔTES = EXPIRATEUR.

Division de l’espace intercostal : l’espace intercostal peut être divisé


d’arrière en avant en :
1-Segment latéro-vertébral : entre le rachis et l’angle postérieur des
côtes.
2-Segment postéro-latéral : du bord postérieur du muscle intercostal
intime au bord postérieur du muscle intercostal interne.
3-Segment moyen ou latéral : s’étend du bord postérieur du muscle
intercostal interne au bord antérieur du muscle intercostal intime.
4-Segment antérieur : en avant du muscle intercostal externe.
REMARQUE : Les muscles intercostaux permettent de maintenir partiellement la paroi de la
cage thoracique. Ils sont aussi des muscles accessoires de la ventilation pulmonaire, c'est-à-dire qu'ils
ne sont pas utilisés en temps normal. Lorsqu'ils sont actionnés. S'ils sont utilisés tous ensemble, ils
peuvent jouer un rôle au cours de l'inspiration, qui est habituellement assurée uniquement par le
diaphragme voire au cours de l'expiration, passive en temps normal, par pression des organes de la
cavité abdominale sur le diaphragme qui se relâche. Leur mobilisation permet d'augmenter la
fréquence respiratoire, au cours d'un effort ou de diverses situations pathologiques.

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Paquet vasculo-nerveux intercostal : les nerfs, veines et artères de l’espace intercostal sont
superposés de haut en bas dans l’ordre suivant : veine, artère, nerf « VAN » (avec quelques
particularités).
Les veines intercostales : naissent au niveau de chaque espace intercostal et leur sang rejoint la veine
azygos. La veine azygos est une veine impaire, formée à partir de 2 veines issues de l’abdomen, longe
la colonne vertébrale et se jette dans la veine cave supérieure VCS.
Les artères intercostales : chaque espace intercostal est alimenté par 3 artères : une artère
intercostale postérieure (et sa branche collatérale) et une paire de petites artères intercostales
antérieures.
 Les artères intercostales postérieures sont au nombre de 11 de chaque côté :
Les 3 premières se détachent de l’artère
intercostale suprême (tronc cervico-intercostal).
Les 8 autres naissant de la face postérieure de
l’aorte thoracique descendante entre le bord
supérieur de la 5e vertèbre thoracique T5 et le
bord inférieur de la T11.
Les artères intercostales postérieures donnent
naissance à une branche collatérale (artère
intercostale inférieure) au niveau du segment
latéral (ou moyen) de l’espace intercostal (donc
cette branche est au niveau des segments latéral
et antérieur). Elles donnent également des
rameaux perforants antérieur, latéral et
postérieur.
Les branches terminale et collatérale de chaque
artère intercostale postérieure s’anastomosent
antérieurement avec les artères intercostales
antérieures.
 Les artères intercostales antérieures :
Les 6 premières naissent directement des artères thoraciques internes droite ou gauche (mammaires
internes).
La 7e, la 8e et la 9e proviennent des artères musculo-phréniques qui elles sont des branches des
artères thoraciques internes.
Les 2 derniers espaces intercostaux ne possèdent pas d’artères intercostales antérieures. Ils sont
alimentés par les artères intercostales postérieures et leurs branches collatérales.
REMARQUE : dans le tiers postérieur de l’espace intercostal, le nerf est sus-jacent à l’artère, dans les
2 tiers antérieurs, il lui est sous-jacent, la veine étant toujours l’élément supérieur.
Les nerfs intercostaux : ce sont les branches antérieures des nerfs spinaux, ils donnent des rameaux
perforants antérieur, latéral et postérieur.

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Anatomie du médiastin

Généralités : Médiastinus = « se tenir au milieu ».


Le médiastin représente la partie centrale du thorax
située entre les 2 régions pleuro-pulmonaires.
Donc c’est tout simplement l’espace situé entre les
poumons.
Le médiastin est la région médio-thoracique abritant et
livrant passage à de nombreux éléments : viscères,
vaisseaux et nerfs.
Ses différents secteurs communiquent largement entre eux et
avec la région céphalique.

Anatomie descriptive : Il a la forme d’un tronc de cône à


base inférieure. Il constitue 1/5eme du volume thoracique.

Limites :
En avant : le sternum.
En arrière : le rachis de D2 à L1.
En haut : l’orifice supérieur du thorax.
Latéralement : les 02 plèvres médiastines droite et gauche.
En bas : le diaphragme.

Anatomie topographique :
Le médiastin est divisé en trois A
parties :
M
1-Médiastin antérieur (A).
P
2-Médiastin moyen (M).
3-Médiastin postérieur (P).

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Médiastin Limites Contenu


Médiastin antérieur -En avant : le sternum et les Le médiastin antérieur est divisé en
(cardiaque) cartilages costaux. 02 régions :
-En arrière : un plan frontal 1-la région cardiaque : occupée par
passant par la face antérieure le cœur.
de la trachée (= tout 2- la région supra cardiaque occupée
simplement la face antérieure par :
de la trachée et les éléments -Les gros vaisseaux du cœur
qui se trouvent à ce niveau). (aorte et tronc pulmonaire).
-La base du cœur (le cœur a
la forme d’une pyramide triangulaire
à base supérieur et à apex inférieur).
-Le thymus.
Médiastin moyen Espace allongé situé entre le -Trachée thoracique et pédicules
(respiratoire) médiastin antérieur en avant et pulmonaires.
le médiastin postérieur en -Crosses de l’aorte et de la veine
arrière. grande azygos.
-Les nerfs : pneumogastriques,
cardiaques, récurrent gauche.
-Les lymphatiques.
Médiastin postérieur -en haut : l’orifice supérieur du -L’Œsophage thoracique.
(digestif) thorax. -Le segment descendant de l’aorte
-En arrière : le rachis de D2 à L1. thoracique et ses branches
-En avant : la face postérieure collatérales.
de la trachée. -L’Artère sous-clavière gauche.
-Latéralement : les 02 plèvres -La veine grande azygos et ses
médiastines. branches collatérales.
-En bas : l’angle formé par le -Les lymphatiques :
diaphragme et le rachis.  Le canal thoracique.
 Les nœuds.
médiastinaux.
-Les nerfs : pneumogastriques,
sympathiques ; et splanchniques.

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APPLICATIONS CLINIQUES EXPLICATIONS


ET PATHOLOGIES
Ponction sternale C’est un prélèvement de la moelle
osseuse au niveau de l’os spongieux.
Elle s’effectue avec une aiguille
résistante au niveau de la partie bossue
du sternum «manubrium sternal». Le
but de l’examen est d’étudier le nombre
et l’aspect des précurseurs des cellules
sanguines. Il permet aussi de voir si la
moelle est envahie par d’autres
éléments « agents infectieux ou cellules
anormales » par exemple.

Ponction pleurale En rapport avec la plèvre, membrane


séreuse qui recouvre les poumons. Le
but de ce geste est de drainer les
épanchements pleuraux (= présence de
liquide entre les 2 feuillets qui
constituent la plèvre). Elle est effectuée
en regard du bord supérieur de la côte
inférieure de l’espace intercostal = près
du bord supérieur de la côte afin
d’éviter de léser l’artère, généralement
sur la ligne axillaire du 8e $=espace
intercostal.
Cyphose Exagération de la convexité de la
colonne vertébrale thoracique donnant
au dos un aspect très arrondie. Cette
convexité est compensée par une
concavité exagérée de la région
cervicale et lombaire de la colonne
vertébrale : c’est la lordose.

Scoliose Déviation sinueuse de la colonne


vertébrale dans les trois plans de
l'espace : inclinaison dans le plan
frontal, rotation des vertèbres dans le
plan horizontal et inversion des
courbures dans le plan sagittal. Elle
touche de manière préférentielle le
rachis dorso-lombaire mais peut se
situer sur le rachis cervico-dorsal. Pour
bien comprendre et la distinguer de la
cyphose, c’est une double courbure
latérale du rachis.

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Le pectus carinatum Thorax en carène, thorax bombé.

Pectus excavatum Thorax en entonnoir, thorax creux et


excavé.

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QCM 4 Les côtes :


1 La cage thoracique : a. La tête s’articule avec 2 corps
vertébraux pour la grande majorité
a. La clavicule délimite avec d’autres
des côtes
éléments l’ouverture supérieure de la
b. Le tubercule costal présente une
cage
surface articulaire pour le processus
b. Toutes les incisures costales sont
transverse
portées sur le corps du sternum
c. La courbure suivant l’axe produit la
c. L’incisure jugulaire est concave vers le
torsion de la côte
haut
d. La courbure suivant le bord produit la
d. L’angle de Louis est l’angle infra-
descente en bas et en avant de la cote
sternal
e. Une côte a 2 faces et 2 bords
e. La 1ère côte, comme la 11ème et la 12ème
s’articulent avec un seul corps REPONSES : A, B, C, D, E
vertébral
5 Les côtes :
REPONSES : A, C, E
a. Le bord supérieur est tranchant, c’est
un lieu de passage des vaisseaux
2 La vertèbre thoracique :
b. Le corps comprend 3 courbures :
a. Son corps est muni de facettes L’angle dorsal, une courbure suivant le
articulaires costales bord et une courbure suivant l’axe
b. Son apophyse épineuse est bi- c. Il est préférable de piquer sous une
tuberculeuse côte pour éviter de toucher les
c. Entre le corps vertébral et l’arc neural
vaisseaux (ponction)
se trouve un foramen arrondi et large
d. La tête de la première côte s’articule
d. Présente des apophyses transverses avec T1 seule et non pas avec T1 et C7
obliques en dehors et en arrière e. Elles sont toutes aplaties
e. Présente un corps vertébral de forme
transversalement
triangulaire
REPONSES : B, D
REPONSES : A, C, D
6 Les côtes :
3 Les côtes :
a. Les 1ère, 11ème et 12ème côtes n’ont
a. Os paire symétrique, allongé, arqué à pas de tubercule costal
concavité interne b. Les côtes qui ont un cartilage fusionné
b. Ils sont au nombre de 12 sont nommées les vraies côtes
c. Chacune s’articule avec le sternum par
c. Les 11ème et 12ème côtes sont dites
son propre cartilage cotes flottantes
d. Le paquet nerveux intercostal se d. La 1ère côte s’articule aussi avec la
trouve au bord supérieur de chaque clavicule
côte e. Les 2 dernières côtes sont les plus
e. La tête et le tubercule sont séparés du
courtes
corps par le col
REPONSES : C, D, E
REPONSES : A, B

Le col sépare la tête du tubercule

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MédiCours 2e année de médecine UEI 1

moyen est aérique (poumons), le postérieur


7 Le sternum : est digestif (œsophage)
a. Il est oblique en bas et en arrière
10 Le médiastin :
b. Il est constitué de 3 pièces :
Manubrium, Corps et processus a. La limite latérale du médiastin est
xiphoïde. représentée par la plèvre pariétale
c. La 2ème incisure sternale est à cheval b. L’étage supérieur du médiastin
sur le manubrium et le corps antérieur est formé par les gros
d. Sa face ventrale est sous cutanée, vaisseaux de la base du cœur
étant un os plat on l’utilise pour c. Le cœur occupe l’étage inférieur du
prélever la moelle osseuse médiastin antérieur
e. Le sternum comporte 8 paires de d. Le médiastin antérieur est plus
surfaces articulaires superficiel que le médiastin postérieur
e. Les nerfs phréniques appartiennent au
REPONSES : B, C, D, E médiastin postérieur

8 Le sternum : REPONSES : A, B, C, D, E
a. Il y’a 2 vertèbres flottantes non
articulaires avec le sternum
b. La 7ème incisure costale reçoit la fusion
de 4 cartilages costaux
c. La 2ème incisure costale appartient
exclusivement au corps
d. A la jonction manubrium-corps se
trouve l’angle sternal ou angle de
Louis
e. Le processus xiphoïde atteint T10

REPONSES : B, D, E

9 Le médiastin :
a. Le médiastin antérieur est vasculaire
b. L’étage supérieur du médiastin
antérieur est formé par les gros
vaisseaux du cœur
c. Le cœur occupe l’étage inférieur du
médiastin antérieur
d. Le médiastin postérieur est plus
profond que le médiastin antérieur
e. Les nerfs phréniques appartiennent au
médiastin antérieur

REPONSES : A, C, D

Le médiastin antérieur est vasculaire


comprenant le cœur et ses gros vaisseaux, le

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25
Cœur
Anatomie

• Configuration interne et externe du coeur.


• Péricarde et silhouette cardiaque.

Histologie

• Coeur.

Physiologie

• Electrophysiologie cardiaque.
• Hémodynamique cardiaque.
• TD : Electrocardiogramme (ECG).
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

ANATOMIE

A/ Configuration interne et externe du cœur :


Définition : Le cœur est un muscle strié creux à
commande involontaire (doué d’un automatisme). Il
joue le rôle d’une pompe qui propulse le sang vers les
tissus et qui recueille le sang provenant de ceux-ci.

Situation : Il est situé dans le thorax entre les deux


poumons et il occupe la partie inférieure du médiastin
antérieur (appelée région cardiaque). Certaines sources
considèrent que le cœur se trouve dans le médiastin
moyen (tout dépend de la division du médiastin prise en
considération).

a/-Configuration externe du cœur :

1/ Aspect extérieur :

Couleur rougeâtre
Consistance ferme
Longueur 12 cm
Poids 250-300g
Capacité 800 cm3
Fréquence 60-80 pul/min

2/ Orientation : Le cœur a la forme d’une pyramide triangulaire à grand axe oblique en avant, à
gauche et en bas.

3/ Morphologie : en raison de sa forme, on lui distingue :

-Une base : postéro-droite, formée par les 2 atriums.


-Un sommet (pointe) : antéro-gauche.
-3 faces : antérieure, inférieure et latérale gauche.
-3 bords :

 Droit : sépare la face antérieure de la face


inférieure.
 Gauche supérieur : sépare la face antérieure de la
face latérale gauche.
 Gauche inférieur : sépare la face gauche de la face
inférieure.

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27
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Les faces :

Face antérieure (sterno-costale) : elle regarde en avant et à droite, divisée par le sillon atrio-
ventriculaire (sillon coronaire) en 2 champs :

-Un champ supérieur : en arrière, c’est le champ des atriums.

-Un champ inférieur : en avant, c’est le champ des ventricules.

Le champ atrial : il présente une large dépression


contenant les troncs aortique et pulmonaire et qui
sépare les 2 atriums :

1)- L’atrium droit :

-Situé franchement à droite.

-Présente un prolongement aplati transversalement


appelé « auricule droite ».

2)- L’atrium gauche :

-Situé en arrière et à gauche.

-Présente un prolongement « auricule gauche ».

Le champ ventriculaire : il présente 2 zones :

1)- La zone artérielle (postérieure) : occupée par 2


orifices : l’orifice aortique et l’orifice de l’artère pulmonaire.

2)- La zone antérieure : convexe, divisée par le sillon inter-ventriculaire antérieur en 2 champs
correspondant chacun aux ventricules droit et gauche.

Face inférieure (diaphragmatique) : repose sur le diaphragme,


divisée par le sillon auriculo-ventriculaire en 2 champs :
ventriculaire et atrial.

Le champ ventriculaire : divisé par le sillon inter-ventriculaire


postérieur en 2 champs inégaux (le droit plus grand que le
gauche).

Le champ atrial : étroit ; formé essentiellement par l’atrium


droit.

Face latérale gauche (pulmonaire) : divisée par le sillon


auriculo-ventriculaire (A) en 2 segments :

Le segment ventriculaire : convexe, correspond au ventricule


gauche (B).

Le segment atrial : correspond à l’atrium et l’auricule gauches


(C).

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28
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Les sillons : délimitent extérieurement les cavités du cœur. Il existe 3 sillons principaux sur la surface
du cœur :

1. Le sillon inter-atrial : antérieur et postérieur, il occupe la base du cœur, sépare l’atrium droit
et l’atrium gauche.
2. Le sillon inter-ventriculaire :
 Antérieur : divise la face antérieure en 2 champs répondant aux ventricules droit et
gauche.
 Postérieur : divise la face inférieure en arrière.
3. Le sillon atrio-ventriculaire : sépare les atriums des ventricules.

b/-Configuration interne du cœur :

Le cœur présente intérieurement 4 cavités :

 2 atriums : droit et gauche.


 2 ventricules : droit et gauche.

Les cavités droites sont séparées des cavités


gauches par 2 septums (ou cloisons) : le septum
inter-atrial et le septum inter-ventriculaire. Ces 2
septums sont imperméables.

Ainsi, le cœur semble constitué de 2 moitiés


indépendantes : le cœur droit et le cœur gauche.

Les atriums communiquent avec les ventricules par


les ostiums (ou orifices) atrio-ventriculaires.

Les ventricules communiquent avec l’artère


pulmonaire et l’aorte par les ostiums pulmonaire et
aortique.

a/ Le cœur droit : recueille le sang hypo-oxygéné des veines caves et du sinus coronaire (ce dernier
draine le tissu cardiaque), puis l’expulse dans l’artère pulmonaire → Petite circulation.

Il comporte 2 cavités : l’atrium droit et le ventricule droit.

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29
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

L’ostium atrio-ventriculaire droit : sépare les 2 cavités et renferme la valve tricuspide.

L’ostium du tronc pulmonaire : sépare le ventricule droit de l’artère pulmonaire et il comprend 3


valvules sigmoïdes.

1. L’atrium droit : ovoïde à grand axe vertical, il présente 6 parois :

-Supérieure : correspond à l’ostium de la veine cave supérieure. Cet ostium est avalvulaire (pas de
reflux sanguin lorsque le sang arrive des parties
supérieures du corps).

-Inférieure : présente 2 orifices :

 L’orifice de la veine cave inférieure (VCI) :


limité par la valvule de la VCI (valvule
d’Eustachi).
 L’ostium du sinus coronaire : limité par la
valvule du sinus coronaire (valvule de
Thebesius).

-Latérale : marquée par les muscles pectinés.

-Médiale (septale) : marquée par une dépression « la fosse


ovale » limitée tout autour par un anneau saillant « le
limbus » ou anneau de Vieussens (vestige du canal botal
qui s’est fermé).

-Postérieure : lisse, marquée par une saillie transversale : le tubercule interveineux (de Lower) qui se
trouve entre les 2 orifices des veines caves.

-Antérieure : correspond à l’ostium atrio-ventriculaire droit fermé par la valvule tricuspide. L’auricule
droite s’ouvre à sa partie haute et latérale.

2. Le ventricule droit (VD) : en forme d’un cône avec 3 parois, une base et un sommet.

Les parois du VD :

-Paroi antérieure : correspond à la face sterno-costale du cœur, elle présente le muscle papillaire
antérieur.

-Paroi inférieure : correspond à la face diaphragmatique,


donne insertion aux muscles papillaires postérieurs et à
la trabécule septo-marginale (ou bandelette ansiforme,
elle divise le ventricule droit en 2 chambres : une
chambre inférieure de remplissage et une chambre
supérieure de propulsion).

-Paroi médiale (septale) : correspond au septum inter-


ventriculaire, présente les muscles papillaires septaux.
Elle est de forme triangulaire, tendue de la paroi
antérieure à la paroi inférieure du cœur, sa base répond
au septum inter-atriale, son sommet répond à la pointe
du cœur.

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30
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Ces 3 parois présentent de nombreuses saillies musculaires, ce sont les colonnes charnues de 3
types :

1-Colonnes charnues de 1er ordres (piliers du cœur/ muscles papillaires) : elles sont fixées par leurs
bases et se continuent à leurs sommets par des cordages tendineux qui se fixent sur les valvules
atrio-ventriculaires (Rôle : fixer les valves).

2-colonnes charnues de 2ème ordre : elles se fixent à la paroi ventriculaire par leurs 2 extrémités et
leur partie moyenne reste libre (comme un pont qui relie une paroi à une autre). Elles constituent au
niveau du ventricule droit la bandelette ansiforme.

3-colonne charnues de 3ème ordre (piliers) : ce sont de simples saillies au niveau de la paroi
ventriculaire.

L’apex du VD : occupé par les colonnes charnues de 2ème et 3ème ordre.

La base du VD : présente 2 orifices :

-L’ostium atrio-ventriculaire droit (en bas) : c’est un orifice circulaire, presque vertical, il
regarde à gauche et légèrement en avant, il est muni d’une valve tricuspide comportant 3
cuspides : antérieure (la plus large), postérieure et septale.
-L’ostium du tronc pulmonaire (en haut) : il se trouve au-dessus et à gauche de l’ostium atrio-
ventriculaire droit, il regarde en haut, à gauche et en arrière et il renferme 3 valvules semi-
lunaires antérieure, droite et gauche.

Cuspide gauche

b/ Le cœur gauche : il recueille le sang oxygéné des veines pulmonaires et l’expulse dans l’aorte →
Grande circulation.

Il comporte 2 cavités : l’atrium gauche et le ventricule gauche.

L’ostium atrio-ventriculaire gauche : sépare les 2 cavités et renferme la valve mitrale à 2 cuspides.

L’ostium de l’aorte : sépare le ventricule gauche de l’aorte et il comprend 3 valvules sigmoïdes.

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1. L’atrium gauche : il est ovoïde à grand axe transversal et il présente 6 parois :

-Supérieure et inférieure : lisses et étroites.

-Latérale : lisse, présente l’ostium de l’auricule


gauche.

-Médiale : forme le septum inter-atrial et présente


la valvule de foramen ovale.

-Antérieure : correspond à l’ostium atrio-


ventriculaire gauche.

-Postérieure : présente les 4 ostiums des veines


pulmonaires.

2. Le ventricule gauche : de forme conique, aplati transversalement, il présente : 2 faces


(latérale et médiale), une base et un sommet.

-Paroi latérale : irrégulière, présente des colonnes charnues.

-Paroi médiale (septale) : correspond au septum inter-


ventriculaire.

-Base : présente 2 orifices :

L’ostium atrio-ventriculaire gauche : c’est un orifice


circulaire presque vertical, il regarde en avant et
légèrement à gauche et il est muni de la valve mitrale
comportant 2 cuspides quadrilatères : la cuspide septale
(la plus large) et la cuspide gauche.

L’ostium aortique : se trouve au-dessus


et à droit de l’ostium atrio-
ventriculaire gauche, il est circulaire
(60 à 70 mm de circonférence) et il
renferme 3 valvules (ou cuspides) semi-
lunaires (postérieure, droite et
gauche). Chacun des bords libres
supérieurs de ces valvules présente un
épaississement fibreux → c’est les
nodules d’Arantius (1 nodule pour
chaque cuspide).

REMARQUES :

-Tout vaisseau arrivant au cœur porte le nom de veine.

-Tout vaisseau sortant du cœur porte le nom d’artère.

-Le ventricule gauche est la principale cavité du cœur (aorte).

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B/ PERICARDE ET SILHOUETTE CARDIAQUE :


LE PERICARDE :
Définition : c’est une enveloppe fibro-séreuse qui entoure le cœur
formant un sac clos hermétique inextensible contenant une lame
liquide lubrifiant (permettant le glissement des deux feuillets du
péricarde).

Il est constitué de 2 parties :

 Une partie profonde : péricarde séreux (a) = feuillet viscéral +


feuillet pariétal.
 Une partie superficielle : péricarde fibreux (b).

1/ Le péricarde séreux : formé par 2 feuillets superposés : le feuillet viscéral (A) et le feuillet pariétal
(B). Ces 2 feuillets délimitent entre eux la cavité péricardique.

Le feuillet viscéral : ou épicarde, il tapisse les surfaces externes du


cœur et se réfléchit au niveau de la base sur le péricarde fibreux
devenant ainsi le feuillet pariétal (donc les 2 feuillets sont en
continuité). En arrière il ne recouvre pas entièrement les atriums
d’où une région dépourvue de péricarde : le mésocarde
postérieur. Il s’étend sur les gros vaisseaux, en haut et en avant,
avant de se réfléchir.

La ligne de réflexion du péricarde séreux correspond à la ligne de réflexion du feuillet viscéral sur le
péricarde fibreux pour former le feuillet pariétal. Cette réflexion se fait autour de 2 pédicules, l’un
artériel et l’autre veineux, d’où la présence de 2 gaines vasculaires (lignes de réflexion) :

a/ La gaine artérielle : la réflexion se fait autour d’un pédicule


artériel formé par l’aorte ascendante et l’artère pulmonaire. Elle
la forme en avant de l’aorte ascendante la ligne de réflexion
péricardique antérieure (ou croissant de Haller).

b/ La gaine veineuse : la réflexion se fait autour d’un pédicule


veineux formé par les veines caves supérieure (1) et inférieure (2)
et les veines pulmonaires :

-A droite, elle entoure les veines caves et les 2 veines


pulmonaires droites (3).

-A gauche, elle entoure les 2 veines pulmonaires gauches (4).

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MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Cette gaine veineuse pénètre dans les espaces entre les veines et engendre des diverticules :

A droite A gauche
 La fossette rétro-cave d’Allison.  Le récessus inter-pulmonaire gauche : entre
 Le récessus inter-pulmonaire. les 2 veines pulmonaires gauches.
 le récessus cave inférieur.  Le sinus oblique du péricarde (cul de sac de
Haller) : c’est un prolongement de la cavité
péricardique, tapissant la face postérieure de
l’atrium gauche et insinué entre les 4 veines
pulmonaires.
 Le sinus de Theile ou sinus transverse du
péricarde est situé entre les 2 lignes de
réflexion péricardique (entre les 2 gaines):
artérielle en haut et veineuse en bas. Il a la
forme d’un canal arciforme qui présente 2
orifices :
orifice gauche : situé entre l’artère (ou tronc)
pulmonaire, la veine pulmonaire supérieure
gauche et l’auricule gauche.
orifice droit : situé entre l’aorte ascendante, la
veine cave supérieure et l’auricule droite.
REMARQUE : le chirurgien peut faire passer
son index à travers ce sinus.

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Le feuillet pariétal : il naît de la réflexion du feuillet viscéral sur la face profonde du péricarde fibreux
au niveau de la base du cœur. Les 2 feuillets du péricarde séreux délimitent entre eux la cavité
péricardique.

2/ Le péricarde fibreux : c’est une enveloppe fibreuse épaisse, dure, résistante et inextensible
adhérente au feuillet pariétal du péricarde séreux (c.à.d que la face profonde du péricarde fibreux
tapissée par le feuillet pariétal du péricarde séreux). Il a la forme d’un cône dont la base est située
sur le centre phrénique (base diaphragmatique) et le sommet tronqué se continue avec l’adventice
des gros vaisseaux du cœur (autrement dit : c’est un véritable sac fibreux péricardique traversé au
niveau de la base par les gros vaisseaux dont l’adventice est en continuité avec lui).

Moyens de fixité : afin de maintenir le cœur en place dans la cavité thoracique, le péricarde fibreux
est lié aux différentes parois thoraciques et aux organes voisins par plusieurs ligaments :

Des ligaments viscéraux : se fixant sur les viscères, ce sont :

-Le ligament trachéo-péricardique.


-Le ligament broncho-péricardique.
-Le ligament œsophago-péricardique.
(Ligaments trachéo-broncho- œsophago-péricardiques).

Des ligaments pariétaux : se fixant sur les parois du thorax, ce sont :

-Les ligaments phrénico-péricardiaques (antérieur, droit et gauche): qui le fixent au diaphragme.


-Les ligaments sterno-péricardiques (supérieur et inférieur).
-Les ligaments vertébro-péricardiques : s’insèrent sur l’aponévrose vertébrale de C6 à D4. (Améliorer
sa capacité respiratoire par la posture ...)

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MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Vascularisation :

 Artères :

Les artères du péricarde fibreux et du feuillet pariétal du


péricarde séreux proviennent :

-Des artères bronchiques.


-Des artères diaphragmatiques supérieures.
-Des artères œsophagiennes.

Les artères du feuillet viscéral du péricarde séreux proviennent des artères coronaires.

 Veines : elles sont satellites des artères et se drainent dans :

-Les veines diaphragmatiques supérieures, le système azygos.

-Le réseau veineux propre du cœur.

 Lymphatiques : rejoignent:

-Les lymphonœuds médiatisnaux.

-Les lymphonœuds trachéo-bronchiques.

-Les lymphonœuds diaphragmatiques.

Innervation : les nerfs du péricarde proviennent des nerfs vagues et phréniques et des troncs
sympathiques.

En clinique

La péricardite : c’est l’inflammation du péricarde séreux, peut occasionner un épanchement dont


l’abondance peut entrainer des troubles hémodynamiques cardiaques graves.

Le siège d’élection de la ponction péricardique par voie thoracique se situe au niveau de l’extrémité
interne du 5e espace intercostal gauche (le péricarde peut être atteint sans risque de léser le
poumon).

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MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

LA SILHOUETTE CARDIAQUE :
Définition : la radiographie de face ou téléthorax nous permet d’étudier la forme du cœur et ses
dimensions pour réaliser donc un orthodiagramme du cœur (image du contour du cœur). La
silhouette cardiaque, ou ombre cardio-vasculaire, présente 2 bords (droit et gauche) présentant
chacun 4 segments :

 Le bord droit :

1-La veine brachio-céphalique droite.

2-La veine cave supérieure.

3-L’atrium droit.

4-La veine cave inférieure.

 Le bord gauche :

5-L’artère sous-clavière gauche.

6-La crosse aortique.

7-Le tronc pulmonaire et l’auricule gauche.

8-Le ventricule gauche.

Les diamètres du cœur : le volume du cœur peut se


mesurer à travers les diamètres de la silhouette
cardiaque :

1 -Le diamètre longitudinal : 12 à13 cm.

2 -Le diamètre basal : 10 à 11 cm

3 –Le diamètre transversal (3+3’) : 11 à 12 cm.

Les morphotypes du cœur : la forme du cœur dépend du type morphologique du thorax :

Cœur normal Cœur de type vertical : chez les Cœur de type étalé : chez les
individus longilignes individus brévilignes

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Les foyers d’auscultation cardiaque :

1/ L’aire cardiaque :

Les bords : supérieur, inférieur, droit et


gauche.

Les angles : droit supérieur, droit inférieur,


gauche supérieur et gauche inférieur.

2/ Les foyers d’auscultation : suivant la


propagation du sang et l’orientation des
gros vaisseaux :

1. Le foyer aortique.
2. Le foyer pulmonaire.
3. Le foyer mitral.
4. Le foyer tricuspide.

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HISTOLOGIE

A/ Le cœur :
Le cœur est d’origine mésenchymateuse (ou mésoblastique). C’est un organe musculaire creux à
contraction rythmique et involontaire.

La paroi cardiaque comprend 3 tuniques qui sont


de la cavité cardiaque vers la périphérie :

-L’endocarde.

-Le myocarde.

-Le péricarde.

1/ L’endocarde :
Comprend 3 couches :
a. Un endothélium : fait d’une seule assise de cellules aplaties saillante dans leur portion
périnucléaire. Ces cellules reposent sur une membrane basale.
b. Une couche sous endothéliale : c’est une lame conjonctive mince, renfermant des
fibroblastes.
c. Une couche musculo-élastique : d’épaisseur variable, elle se caractérise par des formations
conjonctivo-élastiques (au niveau de la zone interne) ; et des formations musculaires lisses
responsables du tonus de l’endocarde (au niveau de sa partie externe).
d. Une couche sous-endocardique : faite d’un tissu conjonctif lâche avec des cellules adipeuses,
renfermant le tissu nodal et les éléments vasculo-nerveux.

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2/ Le myocarde : tunique épaisse, il comporte 2 types de constituants :

1-Les cloisons conjonctives : ou cloisons inter-fasciculaires, formées de tissu conjonctif lâche riche en
capillaires sanguins et en terminaisons nerveuses.
2-Un tissu musculaire strié : les fibres apparaissent groupées en faisceaux et on distingue 3 types de
myocytes (cellules myocardiques, cellules myoendocrines et cellules cardionectrices ‘’du tissu
nodal’’).

Les cellules myocardiques proprement dites :


-Cellules contractiles du cœur.
-Les plus nombreuses.
-A noyau central.
-Présence de traits scalariformes qui correspondent aux zones de contact des cellules myocardiques.
Les cellules myoendocrines :
-Peu nombreuses, a activité sécrétoire endocrine.
-Leurs grains de sécrétion renferment des peptides à fonction natriurétique (peptide A, peptide B).
3/ Le péricarde :

Le péricarde comporte 2 feuillets : -Un feuillet interne (viscéral) : épicarde.


-Un feuillet externe : péricarde proprement dit.
Ces 2 feuillets sont séparés par une cavité virtuelle : la cavité péricardique, et ils présentent une
structure à peu près identique, on reconnaît pour
chacun d’entre eux en allant de la cavité péricardique :
1- Un mésothélium : fait d’une seule assise de
cellules aplaties.
2- Une couche sous mésothéliale : lame
conjonctive riche en fibres élastiques.
3- Une couche conjonctivo-fibreuse : constituée
par :
 Un tissu conjonctif lâche au niveau du
feuillet viscéral = couche sous-épicardique.
 Une couche fibreuse au niveau du feuillet
pariétal = sac fibreux.

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REMARQUE : la paroi cardiaque comprend un squelette fibreux entre l’endocarde et le péricarde qui
constitue la voie de cheminement des éléments vasculo-nerveux.

Le tissu nodal :

Le tissu nodal est un tissu musculaire d’aspect embryonnaire au niveau duquel s’élaborent et par
lequel sont conduites les excitations réglant l’automatisme rythmique du myocarde. Il est organisé
en masses cellulaires ou nœuds ; on distingue :

1-Le nœud sinusal (nœud sino-auriculaire ou nœud de Keith et Flack) : situé dans la paroi de
l’oreillette droite au voisinage de l’embouchure de la veine cave supérieure.

2- Le nœud auriculo-ventriculaire (Nœud d’Ashoff et Tawara) : situé dans la partie postéro-inférieure


de la cloison inter-auriculaire.

3- Le faisceau de His : issu du nœud auriculo-ventriculaire, il traverse la cloison inter-ventriculaire et


se divise rapidement (il est court) en 02 branches (droite et gauche).

4-Le réseau de Purkinje : se ramifie dans l’ensemble des parois ventriculaires (surtout gauche).

Les 2 nœuds (essentiellement le nœud sino-auriculaire) sont responsables de l’initiation des


battements du cœur, le faisceau de His et le réseau de Purkinje sont responsables de la conduction
des impulsions.

Sur le plan structural, des fibres nodales coupées transversalement et examinées au M.O au F.G
apparaissent comme :

- Des cellules volumineuses.

- Présentant un cytoplasme clair et un noyau


central.

- et une mince écorce myofibrillaire


périphérique.

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PHYSIOLOGIE

A/ Electrophysiologie cardiaque :

I/-Introduction :

 Tout comme la cellule nerveuse, la cellule cardiaque est polarisée au repos : si on place 2
microélectrodes l’une à la surface et l’autre à l’intérieur d’une fibre cardiaque, on enregistre une
différence de potentiel transmembranaire (DDP).
 Les variations de potentiel électrique enregistrées de part et d’autre de la membrane des
cellules cardiaquesaux différentes phases de la révolution cardiaque sont dues à la différence de
distribution des ions entre les milieux intra et extra cellulaire et des flux ioniques à travers la
membrane cellulaire.
 La contraction des fibres myocardiques fait suite à leur dépolarisation (les phénomènes
électriques précèdent les phénomènes mécaniques).
 D’un point de vue fonctionnel, il existe deux types de cellules cardiaques:
 Les cellules myocardiques proprement dites (cellules contractiles):
-Ce sont des fibres musculaires capables de répondre par une contraction lorsqu’elles sont
stimulées (myocytes atriales ou ventriculaires).
-Elles n’ont pas d’activité automatique.
 Les cellules myocardiques spécialisées (cellules automatiques) :
-ce sont les cellules appartenant au tissu nodal.
-Sont douées d’activité automatique.
-Chargées de générer et de conduire les ondes de dépolarisation à travers des voies de conduction
spécifiques permettant l’activation coordonnée des fibres musculaires cardiaques.

II/-Potentiel membranaire de repos :

Les cellules cardiaques sont polarisées au repos :il est possible d’enregistrer un potentiel
membranaire de repos entre l’intérieur de la cellule à polarité négative et l’extérieur à polarité
positive (potentiel transmembranaire de repos), sa valeur est variable selon le type cellulaire (en
millivolts) :

Type cellulaire Potentiel de repos


Fibre ventriculaire et cellule du système His / -90 mV
Purkinje
Fibre atriale -80 mV
Cellule du nœud sinusal et nœud atrio- -60 mV
ventriculaire

Ce potentiel membranaire de repos résulte de la répartition inégale des ions entre l’intérieur et
l’extérieur de la membrane de la cellule myocardique qui est assimilée à une pile électrochimique.

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Les concentrations ioniques retrouvées au repos sont :


- L’ion Na + : est 10 fois plus concentré à l’extérieur de la cellule.
- L’ion K + : est 30 fois plus concentré à l’intérieur.
- L’ion Ca2+ : est 100 -1000 fois plus concentré à l’extérieur.
Deux processus sont mis en jeu :
Le premier lié à un transport passif : en effet, chaque ion est soumis à deux forces, l’une due au
gradient de concentration tendant à faire sortir les ions K+ et entrer les ions Na+ et l’autre due au
gradient électrique tendant à attirer les cations à l’intérieur de la cellule (l’intérieur de la cellule
ayant une polarité négative).
Le deuxième est lié à un transport actif :en rapport avec l’action de la pompe à sodium potassium
qui expulse 3 ions Na+(hors de la cellule) et récupère 2 ions K (vers l’intérieur de la cellule). Permet
de maintenir les différences de concentrations ioniques observées de part et d’autre de la membrane
cellulaire.

 Le potentiel membranaire de repos résulte de l’action conjointe de ces deux processus. Par
ailleurs, la membrane des cellules cardiaques au repos est surtout perméable aux ions
potassium (K+) et se comporte comme une pile à concentration au potassium.

III/-Potentiel d’action (PA) :


-L’application à la cellule cardiaque d’un stimulus d’intensité suffisante entraine l’apparition d’un
potentiel d’action (PA). Ce potentiel d’action traduit des variations du potentiel membranaire en
fonction du temps. Ces variations sont dues à des courants ioniques transmembranaires passifs :
mouvements des ions selon leurs gradients de concentrations à travers des canaux ioniques
spécifiques à chacun d’entre eux.
Canaux ioniques : il existe en effet différents types de canaux ioniques : canal sodique, canal
potassique et canal calcique.
L’ouverture et la fermeture de ces canaux ioniques dépend du niveau du potentiel membranaire : ils
sont dits canaux voltage dépendants.
Leur cinétique d’ouverture et de fermeture n’est pas la même, celle du canal sodique est rapide
(canal sodique rapide), par contre celle du canal calcique est lente (canal calcique lent).
On note aussi une variabilité de la perméabilité membranaire (appelée Conductance) aux différents
ions selon les différentes phases du potentiel d’action.

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Déroulement du PA :
Le PA comprend plusieurs phases :
Phase 0 : phase de dépolarisation brusque :
Inverse la polarisation membranaire : l’intérieur de la cellule devient positif (+) et l’extérieur négatif
(-). Cette phase est due à l’entrée massive d’ions Na + dans la cellule par le canal sodique rapide et
selon son gradient de concentration.
Phase 1 : phase de repolarisation initiale :
Elle est brève et peu ample, due à la fermeture
du canal sodique et l’entrée d’ions Cl- chlorures.
Phase 2 : c’est la phase de dépolarisation
maintenue (plateau de dépolarisation).
Elle maintient l’état de dépolarisation de la
cellule, elle est due à l’entrée d’ions Ca2+par le
canal calcique lent.
Les ions Ca2+ entrées interviennent dans le
couplage excitation-contraction.
Cette phase 2 avec son plateau ne s’observe que
dans les fibres ventriculaires et celle du système
His-Purkinje. Elle est absente dans les cellules
atriales ou celles du nœud sinusal et du nœud
atrio-ventriculaire (NAV).
De plus, cette phase 2 avec son plateau explique
la plus grande durée du potentiel d’action des
cellules cardiaques par rapport aux cellules nerveuses.
Phase 3 : la phase de repolarisation terminale : Elle ramène le potentiel membranaire à sa valeur de
repos, elle est due à l'inactivation du canal calcique et l’ouverture du canal potassique, permettant la
sortie des ions K+ selon leur gradient de concentration.
Phase 4 : c’est la phase de potentiel de repos ou diastole électrique : Lors de cette phase, le potentiel
membranaire de repos des cellules non automatiques (fibres atriales et ventriculaires) reste stable,
par contre celui des cellules automatiques (cellules du tissu nodal) présente une dépolarisation lente
spontanée et progressive (DDL : dépolarisation diastolique lente) à l’origine de leur activité
automatique.
Types de cellules cardiaques : Il existe deux types de cellules cardiaques en fonction de leurs
caractéristiques électrophysiologiques :
Les cellules à réponse rapide Les cellules à réponse lente
Cellules Ce sont les cellules ventriculaires et Ce sont les cellules des nœuds
les cellules du système His- purkinje. sinusal et atrio-ventriculaire.
Potentiel de repos - 90 mV - 60 mV
Amplitude du PA Une grande amplitude du potentiel Une faible amplitude du potentiel
d’action (PA). d’action (PA).
Caractéristiques de ▪ Une montée rapide de la phase 0. ▪ Une montée lente de la phase
déroulement du PA ▪ Présence du plateau de 0 qui n’est pas bien
dépolarisation de la phase 2 (PA individualisée.

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d’aspect rectangulaire). ▪ Absence du plateau de la


phase 2.
Vitesse de conduction élevée (0,5 - 4 m/sec). lente (0,01 -0,1 m/sec).
du courant

Les cellules atriales ont toutes les caractéristiques des cellules à réponse rapide mais ne possèdent
pas de plateau de phase 2 bien individualisé (PA d’aspect triangulaire).

Ventricule Atrium Nœud sinusal


-Phase 0 : dépolarisation, -Phase 0 : entrée rapide de Na +, -Phase 0 : ouverture de
ouverture d’un canal sodique, canaux sodique rapides, la vitesse canaux calcio-sodique lent à
entrée rapide de Na +. d’ascension de cette phase est – 40 mV
-Phase 1 : repolarisation responsable de la rapidité de la (potentiel liminaire).
rapide, probablement entrée conduction dans ce type de fibres. Le Absence des phases 1et 2
de Cl -, inactivation du flux relais est pris par l’ouverture d’un donnant un aspect arrondi à
sodique. canal calcio-sodique lent pour un l’allure du potentiel
-Phase 2 : repolarisation en potentiel de l’ordre de – 55 mV. d’action.
plateau, courant calcio- -Phase 1 : correspond à l’inactivation -Phase 3 : correspondant à
sodique lent entrant. de la g Na + rapide et à un courant la repolarisation liée à la
-Phase 3 : repolarisation, entrant repolarisant de Cl –. sortie de K+, inactivation du
diminution de la conductance -Phase 2 : phase maintenue en courant entrant calcio-
du Ca2+ (gCa2+) et plateau sous l’influence d’un courant sodique lent.
augmentation de la entrant calcio-sodique lent. -Phase 4 : DDL rapide,
conductance du K+ -Phase 3 : repolarisation, courant entrant constant
(g K+). inactivation progressive du canal Calcio-sodique
-Phase 4 : rétablissement des calcio-sodique lent et sortie de théorie la plus admise «
concentrations ioniques de charges positives (K+). théorie d’oxford ».
part et d’autre de la -Phase 4 : Liée à l’instabilité ionique,
membrane grâce à la pompe augmentation progressive de la g
Na + /K+ ATPase. Na+ et une diminution de la g K+.

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IV/-Propriétés des cellules cardiaques :

1/ L’excitabilité :

Le seuil d’excitabilité diastolique :

C’est l’intensité du stimulus (courant) nécessaire et suffisante pour obtenir une réponse sous forme
de potentiel d’action (PA).

Cette intensité de courant dépolarisant ramène le potentiel membranaire à une valeur seuil dite :
seuil de potentiel (SP) appelée aussi potentiel seuil à partir de laquelle se déclenche un potentiel
d’action.

 Les cellules à réponse rapide ont un potentiel seuil (SP) situé à -70 mV.
 les cellules à réponse lente ont un potentiel seuil (SP) situé à -50 mV.

Stimulus d’intensité infraliminaire Un stimulus entrainant une dépolarisation membranaire


partielle n’atteignant pas le seuil de potentiel.
Stimulus d’intensité liminaire Le stimulus dépolarisant la membrane jusqu’au seuil de
potentiel permettant d’avoir un potentiel d’action.
Stimulus d’intensité supraliminaire Le stimulus entraînant une dépolarisation membranaire
dépassant le seuil de potentiel.

Le cycle d’excitabilité : notion de périodes


réfractaires :

L’excitabilité des cellules cardiaques est stable


au cours de la diastole électrique entre deux
potentiels d’action, mais elle varie le long du
cycle du potentiel d’action (PA) :

Période réfractaire absolue Dure pendant la plus grande partie du potentiel d’action (PA), pendant cette
PRA phase, la cellule est inexcitable, quelle que soit l’intensité du stimulus.
Période réfractaire relative Survient à la phase 3, entre la fin de la PRA et le retour au potentiel de repos, au
PRR cours de cette phase, des stimuli forts, d’intensité supraliminairespeuvent donner
des potentiels d’action (PA), soit locaux non propagés, soit susceptibles d’être
propagés mais dont l’amplitude est faible et la vitesse de conduction ralentie.
Période réfractaire effective La première réponse propagée, définit la fin de la PRE.
(période réfractaire efficace)
PRE
Période supranormale PSN Située entre la fin de la PRR et le retour à une excitabilité membranaire diastolique
normale, dans ce cas, des potentiels d’action (PA) peuvent être déclenchés par des
stimuli d’intensité infra liminaire (elle constitue une période de vulnérabilité).
Temps de récupération Représente le temps nécessaire à la cellule pour le retour à une excitabilité
complète TRC diastolique normale.

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2/ L’automatisme cardiaque :

L’automatisme cardiaque est défini par l’existence d’une dépolarisation diastolique lente et
spontanée, lorsqu’elle atteint un certain seuil, cette dépolarisation va déclencher une réponse
propagée.

 Au niveau du faisceau de His : automatisme rapide dû à un arrêt de la sortie de K+


parallèlement à une légère entrée de Na+.
 Au niveau du nœud sinusal : il est dû à une entrée de Ca2+ dans la cellule.

Accélération de l’automatisme cardiaque :

Elle se fait en agissant sur trois facteurs :

- La vitesse de dépolarisation de la phase 4 = augmentation.


- Le potentiel diastolique maximum = diminution (en valeur absolue).
- Le potentiel seuil = augmentation (en valeur absolue).

Ralentissement de l’automatisme cardiaque :

Elle se fait en agissant sur les trois facteurs précédents en sens inverse.

3/ Conduction cardiaque :

La conduction de cardiaque se fait de proche en proche, de cellule en cellule, sans synapses ou


neuromédiateurs.

La cellule se comporte comme un syncytium fonctionnel.

Les milieux intra et extracellulaires sont de très bons conducteurs.

La membrane agit comme un véritable condensateur électrique présentant une grande résistance à
la propagation. Cette dernière est donc facilitée dans le sens longitudinal.

La propagation de l’influx électrique est influencée par les facteurs suivants :

 Les cellules à gros diamètre conduisent l’influx plus vite que celles à petit diamètre.
 Elle est facilitée lorsqu’elle provient d’une région élargie vers une région rétrécie, car il y a
sommation des impulsions électriques. A l’inverse, elle est freinée quand elle provient d’une
zone rétrécie vers une zone élargie, car il y a dispersion du front d’excitation.
 Les desmosomes et les jonctions gap favorisent la transmission de l’influx.

V/-Influence du système nerveux autonome :


Action du système nerveux sympathique :
La stimulation sympathique ou l’administration de substances sympathomimétiques entraine :

 une augmentation de la vitesse de conduction.


 l’accroissement de la pente de dépolarisation diastolique lente spontanée des cellules
automatiques avec accélération de la fréquence de décharge des pacemakers. Cet effet est
surtout net sur le nœud sinusal dont la fréquence de décharge est accélérée (tachycardie).

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La section des fibres cardiaques sympathiques ou l’administration de médicaments bêtabloquants a


un effet inverse.
Action du système nerveux parasympathique :
La stimulation parasympathique ou l’administration de substances sympathomimétiques entraine :

 Au niveau du nœud sinusal : une hyperpolarisation membranaire et une diminution de la


pente de dépolarisation diastolique spontanée. La conséquence est un ralentissement de la
fréquence de décharge du nœud sinusal (bradycardie).
 Au niveau du nœud atrio-ventriculaire : un ralentissement de la conduction.
-La section des fibres vagales ou l’administration d’atropine a un effet inverse.

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B/ Hémodynamique cardiaque :
I/-Rappel anatomique : le cœur est composé d’un squelette fibro-musculaire assurant la structure
des ostiums atrio-ventriculaires et artériels, des atriums et des ventricules.
Ostiums :
Le cœur possède en tout quatre ostiums fermés par des valves :
- L’ostium atrio-ventriculaire droit, fermé par la valve tricuspide.
- L’ostium atrio-ventriculaire gauche, fermé par la valve mitrale.
- L’ostium aortique fermé par la valve sigmoïde aortique.
- L’ostium de l’artère pulmonaire fermé par la valve sigmoïde pulmonaire.
Chaque ostium est entouré d’un anneau de tissu conjonctif formant sa charpente.
Atriums :
Ils sont composés de deux couches de fibres musculaires lisses :
- Une couche annulaire propre à chaque atrium.
- Une couche transversale commune aux deux atriums.
Ventricules :
Ils sont composés de trois couches de fibres musculaires lisses :
- Les couches sous-épicardique et sous-endocardique qui sont parallèles à l’axe du ventricule.
- Une couche intermédiaire circulaire.
L’épaisseur de la paroi du ventricule gauche est de 7 à 9 mm en diastole et de 12 à 15 mm en
systole.
La paroi du ventricule droit est formée d’une disposition de couches de fibres musculaires plus
complexes enforme d’écharpe.

II/-Hémodynamique :
1/-Définition : l’hémodynamique cardiaque est l’étude des pressions et des volumes intra-cavitaires
du cœur pendant un cycle cardiaque complet. Le cœur passe par deux phases pendant son évolution:
- La diastole : phase de relâchement.
- La systole : phase de contraction.
 Systole :
La systole commence à la fermeture des valves atrioventriculaires. A ce moment-là, les ventricules
sont remplis de sang et la pression intraventriculaire est supérieure à la pression intra auriculaire.
La systole passe par trois phases successives que nous allons étudier sur le cœur gauche :
a. Phase de contraction isovolumétrique (B) :
Au début de cette phase, les quatre valves sont fermées. Le ventricule gauche se contracte sur lui-
même mais son volume ne change pas car le sang ne peut pas s’échapper. La pression
intraventriculaire augmente progressivement.
Cette phase prend fin quand la pression intraventriculaire devient supérieure à la pression
diastolique à l’intérieur de l’aorte (~70 mm Hg).
b. Phase d’éjection rapide (C) :
Quand la pression intraventriculaire est supérieure à la pression diastolique de l’aorte, cela implique
l’ouverture de la valve sigmoïde aortique.
Il y a raccourcissement du ventricule (son volume baisse) et éjection de 80% du sang dans l’aorte.
Cette phase prend fin quand le ventricule atteint son maximum de pression, dite pression systolique.

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c. Phase d’éjection lente (D) :


Une petite quantité de sang est encore propulsée dans l’aorte. Comme le ventricule ne se contracte
plus, son volume se stabilise et sa pression intra-cavitaire baisse jusqu’à devenir inférieure à celle de
l’aorte, causant la fermeture de la valve sigmoïde aortique.
Cette phase prend fin à ce moment-là, clôturant ainsila phase de systole.
 Diastole :
La diastole commence à la fermeture de la valve sigmoïde aortique. A ce moment-là, la pression
intraventriculaire est inférieure à la pression dans l’aorte.
La diastole passe par quatre phases :
d. Phase de relâchement isovolumétrique (E) :
Au début de cette phase, les quatre orifices sont fermés. Le ventricule se relâche mais son volume ne
change pas. La pression intraventriculaire baisse progressivement.
Cette phase prend fin quand la pression intraventriculaire devient inférieure à la pression intra-
auriculaire.
e. Phase de remplissage rapide (F) :
Quand la pression intraventriculaire est inférieure à la pression aortique, cela implique l’ouverture de
la valve mitrale. Il y a arrivée du sang à haute pression contre les parois du ventricule relâché,
tendant à égaliser les pressions intraventriculaire et intra-auriculaire.
Cette phase prend fin quand ces deux pressions sont égales.
f. Phase de remplissage lent (G) :
Lorsque les pressions intraventriculaires et intra-auriculaires sont égales, l’atrium et le ventricule
forment un canal communicant unique, faisant passer le sang lentement entre les deux cavités.
g. Phase de contraction de l’atrium (A) :
Quand l’atrium se contracte, une petite quantité de sang est propulsée dans le ventricule. Cette
contraction n’est pas nécessaire au remplissage pour une fréquence cardiaque normale, mais revêt
une importance capitale quand la fréquence cardiaque est élevée.

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2/-Auriculogramme :
L’auriculogramme est le graphe représenté en rouge sur l’image ci-contre. Il représente la variation
de pression intra-auriculaire au cours d’un cycle cardiaque.
Onde A(+) : correspond à la contraction de l’atrium pendant
la diastole.
Onde Z(-) : correspond à la baisse de la pression intra-
auriculaire pendant leur vidage et leur relâchement.
Onde C(+) : correspond à l’augmentation de la pression
intra-auriculaire due au bombage de la valve mitrale, lors de
sa fermeture, vers l’intérieur de l’atrium. Elle est
contemporaine de la phase de contraction isovolumétrique.
Onde X(-) : correspond à l’aspiration de l’anneau fibreux
atrioventriculaire vers l’apex lors de la systole.
Onde V(+) : correspond à l’augmentation du retour veineux
dans l’atrium. A son sommet, la pression intra-auriculaire
est supérieure à la pression intraventriculaire.
Onde Y(-) : débute à l’ouverture de la valve mitrale. Son
sommet correspond à la fin de la phase de remplissage
rapide, causant une baisse de pression intra-auriculaire.

3/-Bruits du cœur :
Il y a en tout quatre bruits caractéristiques du cœur, quelques-uns sont audibles, d’autres sont
inaudibles.
Bruit 1 : correspond à la fermeture des valves atrioventriculaires, il est audible et correspond au
« lub ».
Bruit 2 : correspond à la fermeture des valves sigmoïdes, il est audible et correspond au « dub ».
Bruit 3 : correspond à l’entrée du sang à haute pression contre les parois des ventricules relâchés, il
est parfois audible chez l’enfant.
Bruit 4 : correspond à la contraction des atriums, il est inaudible.

4/-Notion de pré-charge et de post-charge :

La pré-charge :
Elle correspond à la charge subie par le ventricule gauche
en télé-diastole (à la fin de relâchement, juste avant sa
contraction). Elle est en étroit rapport avec le volume et la
pression télé-diastolique. Quand la pré-charge augmente le
volume d’éjection systolique (c'est-à-dire le volume éjecté
lors de la contraction du ventricule) augmente lui aussi. La
pression quant à elle varie selon la courbe pression-volume
en télé-diastole.

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La post-charge
Elle correspond à la force qui s’oppose à l’éjection du sang
du ventricule gauche vers l’aorte. Elle est définie comme
étant la pression télé-systolique. Quand la post-charge
augmente, le volume d’éjection systolique diminue lui
aussi. La pression quant à elle varie selon la courbe
pression-volume en télé-systole

III/-Débit cardiaque :
Le débit cardiaque correspond à la quantité de sang éjecté par chaque ventricule pendant un laps de
temps donné. Il s’exprime généralement en L/mn. Il est très adaptable selon les besoins et se calcule
par l’équation suivante : 𝐷𝐶 = 𝑉𝐸𝑆 × 𝐹𝐶
DC correspond au débit cardiaque, VES au volume d’éjection systolique et FC à la fréquence
cardiaque.
1/-Mesure du débit cardiaque :
Elle se fait par le biais de deux méthodes : celle basée sur le principe de Fick ou celle basée sur
l’injection d’un indicateur non diffusible.
a) Méthode du principe de Fick :
 Principe :
Elle basée sur l’hypothèse qu’Adolf Fick a posée, selon laquelle le débit d’oxygène à la sortie de la
circulation pulmonaire est égal à la somme du débit d’oxygène à l’entrée de la circulation pulmonaire
et de la consommation d’oxygène par les tissus.
𝑫é𝒃𝒊𝒕 𝒄𝒂𝒓𝒅𝒊𝒂𝒒𝒖𝒆(𝒎𝒍 𝒅𝒆 𝒔𝒂𝒏𝒈/ 𝐦𝐢𝐧)
𝒄𝒐𝒏𝒔𝒐𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅′ 𝑶𝟐(𝒎𝒍 𝑶𝟐/min)
=
[O2]veine pulmonaire − [𝑶𝟐]𝒂𝒓𝒕è𝒓𝒆 𝒑𝒖𝒍𝒎𝒐𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆 (𝒎𝒍 O2/𝒎𝒍 𝒅𝒆 𝒔𝒂𝒏𝒈)
- La consommation d’oxygène est mesurée grâce à un spiromètre comme étant la différence
entre la quantité d’oxygène inspirée moins celle expirée.
- La concentration artérielle en oxygène est mesurée par ponction au niveau périphérique.
- La concentration veineuse en oxygène est mesurée par cathétérisme cardiaque droit (c’est
pour cette raison que la méthode est peu utilisée).
 Précautions à prendre :
Le sujet doit être en conditions basales de repos complet, allongé, à jeun, sans anxiété, à
température de neutralité thermique, à fréquence cardiaque et à ventilation stable. Tous les
prélèvements doivent se faire en même temps.
b) Méthode d’injection d’un liquide non diffusible :
 Principe :
Elle est basée sur le principe de conservation de masse d’un indicateur non diffusible.
L’on injecte une grande quantité M de sérum (indicateur) dans le sang. En mesurant la concentration
moyenne (C) de l’indicateur après homogénéisation, il est possible de connaitre le volume du sang.

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 Méthode :
Après injection unique et rapide d’un indicateur en amont des cavités cardiaques, l’on suit les
variations de concentration de cet indicateur en aval en fonction du temps :
Après un certain temps de latence, l’on observe une rapide ascension de la concentration, atteint son
pic, puis diminue de façon exponentielle.
 Résultat :
𝑴
𝑫𝑪 = +∞
∫𝟎 𝑪 𝒅𝒕

DC correspond au débit cardiaque, M à la masse de l’indicateur et l’intégrale à la surface de la


courbe.
 Précautions :
Elle nécessite l’injection rapide d’un indicateur atoxique non diffusible sans effet pharmacologique.
La méthode utilisée fréquemment est celle dite de thermodilution.
L’indicateur utilisé est le sérum isotonique froid. L’on détecte en aval la variation de température du
sang.

2/-Résultats :
a) Les valeurs basales :
Dans des conditions basales, le débit cardiaque est de 5 à 6 L/mn. Cette valeur varie en fonction de la
taille et du poids de l’individu (étant donné que la VES évolue en fonction du poids).
Pour pouvoir comparer entre deux valeurs mesurées sur deux individus de corpulence différente,
l’on se réfère à l’index cardiaque qui représente le débit d’éjection cardiaque par mètre carré de
surface corporelle :
IC = 3,51 L.mn-1.m-2
b) La fraction d’éjection cardiaque :
Elle est définie comme étant le rapport entre le VES et le volume télé-diastolique. C’est un indicateur
de la fonction cardiaque. En dessous de 50%, il représente un signe d’insuffisance cardiaque.

3/-Variations physiologiques :

Variations physiologiques
Augmentation Diminution
- Exercice musculaire : jusqu’à 30 L/mn. - Position assise ou debout.
- Consommation d’O2 : de façon - Age.
proportionnelle. - Diminution de l’index cardiaque à la fin du 3ème
- En position allongée. trimestre de grossesse.
- Augmentation de la température corporelle ou
ambiante.
- Anxiété.
- Etat postprandial.
- Augmentation de l’index cardiaque dès le
3ème mois de grossesse.

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TD : Electrocardiogramme (ECG) :
1/-Définition : À chaque battement cardiaque, une impulsion électrique (ou « onde ») traverse le
cœur. Cette onde fait contracter le muscle cardiaque afin qu’il expulse le sang du cœur.

C’est un examen complémentaire qui enregistre les variations électriques du cœur et l’imprime,
s’effectue via des électrodes qu’on met sur la peau par des ventouses ou des timbres adhésifs. Ces
électrodes possèdent des capteurs qui détectent l’activité électrique du cœur.

L’appareil va AMPLIFIER (car l’activité électrique du cœur est de faible intensité donc à l’état normal
elle n’est pas facilement détectable) et FILTRER (éliminé toute activité électrique qui ne provient pas
du cœur) pour nous donner un tracé scalaire (projeté)

2/-Fonctions du cœur :

 Mécanique : pompage du sang.


 Maintien d’une pression artérielle.
 Endocrine : Sécrétion hormonale.

REMARQUE
Sa fonction mécanique est liée à sa fonction électrique qui la précède.

3/-Propriétés électrophysiologiques du cœur :

Polarité : le potentiel de repos est dû à une variabilité de distribution des ions : Na+ est concentré à
l’extérieur (la cellule lutte toujours contre un flux entrant de Na+=perméabilité membranaire
élevée=elle chasse le Na+ hors de la cellule de manière passive ou active sinon l’eau va suivre le Na+
est ceci va induire l’éclatement de la cellule).

Excitabilité : propriété qu’ont certaines cellules à développer un potentiel d’action momentanée


suite à un stimulus suffisant : correspond à un inversement de polarité du potentiel de repos.

Automatisme : propriété qu’ont certaines cellules myocardique (du tissu nodal) à s’auto dépolariser
de manière cyclique sans influence extérieur, ne peuvent pas avoir un potentiel de repos stable.

Le tissu nodal est composé de nœuds et de faisceaux : le nœud sinusal est le pacemaker (point de
départ si on peut dire) car il a l’automatisme le plus rapide. L’innervation autonome module cette
activité automatique.

Contraction : l’influx est transmis d’une cellule à une autre via les jonctions GAP.

PA

Depolartisation

PA

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Noeud Oreillette Oreillette


Sinusal droite gauche

Noeud atrio- Faisceau de Réseau de


ventriculaire HIS Purkinje

Ventricules

 L’influx ne passe pas directement des oreillettes vers les ventricules, mais il emprunte le tissu
nodal, ceci est dû au fait que les oreillettes et les ventricules sont séparés par des valves
formées de fibrose (ne peuvent pas transmettre un influx nerveux).
 Le nœud sinusal est considéré comme le pacemaker car sa dépolarisation dépend de l’entrée
de sodium qui est léger et rapide.
 Par contre le nœud atrio-ventriculaire se dépolarise lentement, après le nœud sinusal car il
est fait de cellules dont la dépolarisation dépend de l’entrée de calcium qui est lent et lourd,
ceci va induire la dépolarisation des ventricules nettement après les oreillettes.
 Au niveau du faisceau de His et le réseau de Purkinje, la propagation est rapide, les cellules
sont sodiques et géantes pour que toutes les cellules ventriculaires se contractent au même
temps : bonne performance hémodynamique = synchronisation de la transmission
ventriculaire = tout est éjecté au même temps.

4/-Position des électrodes : 10 électrodes :

Disposition périphérique : au niveau des bras et


des jambes :

 Main gauche (en jaune).


 Main droite (en rouge).
 Jambe gauche (en vert).
 Jambe droite (en noir).
Disposition précordiale : thoracique adjacente
au cœur (V=électrode) :

V1D (droite) et V2G (gauche) : 4e espace


intercostal en para-sternal (de part et d’autre
du sternum).

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V4G : sur la ligne médio-claviculaire (ligne verticale fictive passant par le milieu du corps de la
clavicule) au niveau du 5eme espace intercostal.

V3G : à distance égale entre V2G et V4G (la moitié de la ligne reliant V2G et V4G).

V5G : sur la ligne axillaire antérieure.

V6G : sur la ligne axillaire moyenne (ligne médio-axillaire).

5/-Les dérivations : l’ECG standard comporte 12 dérivations :

 6 dérivations périphériques (aussi appelées dérivations des membres).


 6 dérivations précordiales (aussi appelées dérivations thoraciques).
 Chaque dérivation renvoie une image particulière de l'activité électrique du cœur, en
fonction de la position des électrodes et de la morphologie du cœur (c’est l’activité
électrique enregistrée entre 2 électrodes).

Le sens du vecteur de dérivation est de droite vers la gauche et de haut en bas : Du – vers le +

L’amplitude dépend que si ces dérivations sont parallèles ou plus ou moins perpendiculaire à l’axe de
déviation.

Déviations Dérivations
Les dérivations périphériques ou frontales : on obtient 6 :

Les 3 dérivations bipolaires : entre 2 électrodes :

 D1 : Bras droit - Bras gauche.


 D2 : Bras droit - Jambe gauche.
 D3 : Bras gauche - Jambe gauche.

Les 3 déviations unipolaires : entre le cœur (-) au centre et une électrode périphérique :

 aVR : Potentiel absolu du bras droit.


 aVL : Potentiel absolu du bras gauche.
 aVF : Potentiel absolu de la jambe gauche.

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Les dérivations précordiales : par les électrodes précordiales (De V1 à V6)

 V1 : cette dérivation de l'électrocardiogramme enregistre les potentiels des oreillettes par le


septum et la paroi antérieure du ventricule droit.
 V2 : l'électrode de cette dérivation précordiale se situe au-dessus de la paroi ventriculaire
droite.
 V3 : dérivation transitionnelle entre les potentiels gauches et droits de l'ECG due à la
présence de l'électrode sur le septum inter ventriculaire.
 V4 : l'électrode de cette dérivation est posée sur la terminaison du ventricule gauche.
 V5 et V6 : ces dérivations de l'électrocardiogramme sont situées sur le myocarde du
ventricule gauche.

6/-L’ECG : correspond aux mêmes ondes qui se répètent, vues d’angles différents donc la polarité et
l’amplitude changent (dérivations différentes).

 La distance entre 2 lignes épaisses verticales est de 5 mm : c’est équivalent à 0.20 secondes.
 La distance entre 2 lignes fines verticales est de 1 mm : c’est équivalent à 0.04 secondes.
 Donc 25 mm/seconde.

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58
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Cycle cardiaque et ondes :

Le cycle cardiaque est constitué de


plusieurs ondes (activité électrique)
traduisant l’activité mécanique du cœur
(avec des amplitudes et des formes
différentes selon la dérivation).

Onde P : arrondie, hauteur de 2.5mm


et largeur de 0.10secondes. Mieux
visible En D2 ou en V1. Correspond à la
dépolarisation de l’oreillette droite (qui
s’effectue immédiatement après la
dépolarisation du nœud sinusal dont on
l’aperçoit pas sur le tracé car son
amplitude est très faible).

Segment PR : c’est la durée entre le


début de la dépolarisation auriculaire jusqu’au début de la dépolarisation ventriculaire (en
moyenne= 0.12-0.22secondes). On a un petit tracé plat car l’excitation franchit lentement le nœud
auriculo-ventriculaire (faible amplitude qu’on ne peut pas enregistrer).

Complexe QRS : inférieur à 0.10secondes. Correspond à la dépolarisation des ventricules. La masse


qui se dépolarise est plus importante que celle de la masse auriculaire, donc son amplitude est plus
importante.

La repolarisation auriculaire est cachée par ce complexe.

Segment ST : isoélectrique ou légèrement au-dessus de la ligne isoélectrique (0.5mm). C’est la phase


de plateau.

Onde T : c’est la repolarisation ventriculaire, généralement asymétrique.

Intervalle QT : somme de la dépolarisation QRS et de la repolarisation T : c’est la durée du PA


« Activité électrique globale ventriculaire ».

𝑸𝑻 𝒐𝒃𝒔𝒆𝒓𝒗é
Formule de BAJETT : Qt=
𝑰𝒏𝒕𝒆𝒓𝒗𝒂𝒍𝒍𝒆 𝑷𝑹 (𝒆𝒏 𝒔𝒆𝒄𝒐𝒏𝒅𝒆𝒔)

Doit être ≤440ms

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59
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c. Il possède deux feuillets dont la


QCM ligne de réflexion est en continuité
autour du pédicule artériel et
veineux
ANATOMIE
d. Le sinus transverse (Theile) est un
1) Le cœur : cul de sac
e. Trop de liquide dans la grande
a. C’est un muscle creux situé dans
cavité péricardique gène les
l’étage inférieur du médiastin
mouvements du cœur
antérieur
b. Son grand axe est oblique en REPONSES : C, D, E
avant, à gauche et en haut
c. Sa base regarde à droite et en 4) Le cœur :
arrière et en haut a. La pointe du cœur appartient
d. Chaque ventricule présente une entièrement au ventricule gauche
chambre de remplissage et une b. La veine pulmonaire inférieure
chambre de chasse droite se termine dans l’atrium
e. Le sillon atrio-ventriculaire sépare droit
les cœurs droit et gauche c. Le sinus coronaire se termine dans
l’atrium gauche
REPONSES : A, C, D
d. L’orifice de l’artère pulmonaire
possède 3 valves
e. L’orifice mitral est plus petit que
2) Le cœur : l’orifice tricuspide
a. Les parois du ventricule droit sont
plus minces que celles du REPONSES : A, D, E
ventricule gauche
5) Le cœur :
b. L’orifice aortique possède trois
a. L’auscultation de l’orifice aortique
valvules semi-lunaires dont l’une
se fait au niveau du 2ème espace
est en position antérieur
intercostal gauche, près du
c. Le tiers inférieur de la cloison inter-
sternum
ventriculaire est membraneux
b. L’auscultation de l’orifice
d. L’orifice atrio-ventriculaire gauche
pulmonaire se fait au niveau du
possède deux valves
2ème espace intercostal droit, près
e. L’orifice du sinus coronaire est
du sternum
muni d’une valve
c. L’auscultation de l’orifice mitral est
REPONSES : A, D au 5ème espace intercostal gauche
sur la ligne axillaire moyenne
3) Le péricarde : d. L’auscultation de l’orifice
a. Le péricarde séreux est une tricuspide est ay 6ème cartilage
membrane fibreuse costal droit
b. Le feuillet pariétal est au contact e. Les sites d’auscultation ne
du myocarde correspondent pas aux sièges de
valves

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60
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REPONSES : C, D e. Les atriums présentent des


prolongements diverticulaires
6) Le cœur :
a. Les valves atrio-ventriculaires sont REPONSES : A, B, D, E
attachées sur les anneaux fibreux
9) Le cœur :
et sont reliées aux piliers par des
a. La fosse ovale est le reliquat du
cordages
trou de BOTAL
b. L’orifice mitral possède 02 grandes
b. Le septum inter-atrial est formé de
valves
3 parties
c. L’orifice tricuspide possède trois
c. La partie postérieure du septum
valves : Droite, gauche et
inter-ventriculaire est
inférieure
membraneuse
d. Les valves atrio-ventriculaires sont
d. Les cuspides aortiques présentent
non rigides
les nodules de MORGANI
e. Dans la systole ventriculaire, les
e. Les cuspides des ostiums atrio-
valves atrio-ventriculaires sont
ventriculaires donnent insertion à
fermées
des codages inter-tendineux
REPONSES : A, E
REPONSES : A, B, C, E
7) Le cœur :
10) La configuration extérieure du
a. Le poids du cœur de la femme est
cœur :
de 350 grammes
a. Le sillon inter-ventriculaire
b. La base du cœur regarde en
postérieur divise le segment atrial
arrière, en bas et à droite
de la face inférieure en 2 champs
c. Le nœud sinusal est le pacemaker
inégaux
naturel du cœur
b. Le segment atrial de la face
d. Le ventricule gauche présente 2
inférieure est étroit et formé
parois : droite et gauche
essentiellement par l’atrium droit
e. Les fibres musculaires atriales sont
c. Le segment atrial de la face gauche
en continuité avec ceux des
est formé uniquement par l’atrium
ventricules
gauche
REPONSES : C, D d. La croix des sillons est visible sur la
face inférieure
8) Le cœur : e. Le sommet du cœur appartient au
a. C’est un muscle strié creux ventricule gauche
constitué de 4 cavités
b. Son grand axe est dirigé en avant, REPONSES : B, D, E
en bas et à gauche
11) Le cœur :
c. Il est situé dans l’étage moyen du
a. La VCS s’abouche dans l’atrium
médiastin antérieur
droit via la valve d’Eustachi
d. Le sillon inter-atrial est visible
uniquement en arrière

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b. Les cordages de premier ordre a. Il est pyramidal comme le


s’insèrent sur le bord libre d’une ventricule gauche
cuspide b. Il porte l’orifice tricuspide
c. Le septum atrio-ventriculaire c. Il porte l’orifice de l’artère
accole le ventricule gauche à pulmonaire qui est trivalvulé
l’atrium droit (valvules antérieur, droite et
d. La cloison inter-ventriculaire fait gauche)
saille dans le ventricule droit d. Il peut être divisé en 2 chambres :
e. La valve aortique présente une remplissage et éjection
valvule antérieure e. Comme le ventricule gauche, il ne
présente que 2 orifices
REPONSES : C
REPONSES : B, C, D
12) Le cœur :
a. Sa face pulmonaire appartient au 15) Le péricarde :
cœur gauche a. Le péricarde séreux est enveloppé
b. Le sillon coronaire sépare les 2/3 par le péricarde fibreux
postérieurs et le 1/3 antérieur b. Le péricarde fibreux est fixé entre
c. Le sillon longitudinal sépare les autres par 2 ligaments : phréno-
cœurs droit et gauche péricardique (qui le relie au
d. L’apex est partagé entre les diaphragme) et sterno-
ventricules droit et gauche péricardique (qui le relie au
e. Le sillon coronaire sépare les sternum)
atriums des ventricules c. Le feuillet pariétal du péricarde
séreux est en contact avec le cœur
REPONSES : A, C d. Le feuillet viscéral du péricarde
fibreux est en contact avec le cœur
13) L’atrium droit :
e. Le péricarde séreux comporte 2
a. A sa paroi supérieure s’ouvre
feuillets séparés par un plan de
l’orifice valvulaire de la VCS
glissement
b. La fosse ovale vestige du trou de
BOTAL, occupe la paroi médiale REPONSES : A, B, E
c. Cavité occupant la partie droite et
antérieure du cœur 16) Le péricarde :
d. Communique avec le ventricule a. Il est formé par 2 feuillets : séreux
droit par l’orifice atrio-ventriculaire et fibreux qui délimitent la cavité
(valve tricuspide) ouvert à sa paroi péricardique.
inférieure b. Le feuillet viscéral du péricarde
e. Cavité recueillant tout le sang séreux est appelé aussi épicarde.
veineux de tout l’organisme c. La gaine veineuse entoure les
veines caves supérieure,
REPONSES : B, E inférieure et l’artère pulmonaire.
d. Le sinus transverse communique
14) Le ventricule droit :
avec le sinus oblique.

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e. Toutes ces propositions sont a. Epiblaste


justes b. Mésenchyme
c. Mésoblaste
REPONSES : B d. Entoblaste
17) La silhouette cardiaque : REPONSES : B
a. Le deuxième segment de son bord
droit correspond à la veine cave 20) Les trois tuniques du cœur de la
inférieure. cavité cardiaque vers la périphérie :
b. Le deuxième segment de son bord a. L’endocarde, le péricarde, le
gauche correspond à l’auricule myocarde
gauche. b. Le myocarde, l’endocarde, le
c. Le quatrième segment de son bord péricarde
gauche correspond au ventricule c. L’endocarde, le myocarde, le
gauche. péricarde
d. Le diamètre transversal est mesuré d. Le myocarde, le péricarde,
à partir de la base du cœur jusqu’à l’endocarde
son apex. e. Le péricarde, l’endocarde, le
e. Toutes ces propositions sont myocarde
fausses.
REPONSES : C
REPONSES : C
21) La couche sous-endocardique
18) Auscultation cardiaque : renferme les éléments
a. Elle se fait chez un sujet en morphologiques suivants, sauf un,
position assise sur un thorax nu lequel ?
b. Le foyer aortique est situé sur le a. Un tissu conjonctif riche en fibres
2ème EIC droit sur la ligne médio- élastiques
claviculaire droite. b. Des cellules adipeuses
c. Le foyer mitral est situé au niveau c. Des cellules nodales
du 5ème EIC gauche sur la ligne d. Des vaisseaux sanguins
sternale gauche. e. Des fibres nerveuses
d. Les foyers d’auscultation cardiaque
correspondent aux foyers REPONSES : A
anatomiques des valves. 22) Après examen en microscopie
e. Les bruits du cœur traduisent la
optique, au fort grossissement,
fermeture et l’ouverte des valves
d’une coupe d’un organe, on
cardiaques.
observe la succession des couches
REPONSES : A suivantes :
-Une assise unique de cellules
aplaties
HISTOLOGIE -Une lame conjonctive mince
renfermant des fibroblastes
19) Quelle est l’origine du cœur :

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-Une couche renfermant des fibres -Fibres nodales qui se ramifient au


musculaires lisses niveau du myocarde
-Une couche de tissu conjonctif A quel niveau a été faite la coupe ?
lâche a. Nœud sino-auriculaire
Il s’agit de ? b. Faisceau de Purkinje
a. Endocarde c. Nœud auriculo-ventriculaire
b. Intima d’une artère de type d. Faisceau de His
élastique
REPONSES : B
c. Intima d’une artère de type
musculaire 26) Identifier une fibre nodale :
d. Péricarde viscéral
a. Cellule volumineuse, cytoplasme
REPONSES : A clair, noyau périphérique
b. Cellule de petite taille, myoplasme
23) Quelle est des couches de développé et central, noyau
l’endocarde qui livre passage aux périphérique
éléments du tissu nodal ? c. Cellules volumineuses, myoplasme
a. Endothélium développé et central, épaisse
b. Couche musculo-élastique couche myofibrillaire et
c. Couche sous-endothéliale périphérique
d. Couche sous-endocardique d. Cellule volumineuse, noyau
central, myoplasme abondant
REPONSES : D périphérique
24) Le tissu nodal : REPONSES : D
a. Est un tissu musculaire strié
b. C’est à son niveau que naissent et 27) Parmi les critères morphologiques
que sont conduites les excitations suivants, quels sont ceux qui
permettant les contractions permettent d’identifier le nœud de
cardiaques Keith et Flack ?
c. Le faisceau de His permet les a. Petites fibres nodales fusiformes,
contractions ventriculaires pauvres en myofibrilles, isolées des
d. La fibre nodale est une cellule fibres nerveuses
volumineuse riche en myofibrilles b. Fibres nodales épaisses, riches en
e. Les fibres de Purkinje ne se myofibrilles, associées aux fibres
distinguent pas des cellules nerveuses
myocardiques voisines c. Fibres nodales fusiformes, riches
en myofibrilles, en rapport avec les
REPONSES : B, C fibres nerveuses
d. Fibres nodales épaisses, riches en
25) L’examen d’une coupe de la paroi
myofibrilles
cardiaque en microscopie optique,
au moyen grossissement, montre la REPONSES : B
présence de :
-Cloisons conjonctives 28) Quelle est l’origine du myocarde :

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a. Epiblaste c. Zone de contact des cellules


b. Mésoblaste myocardiques coupées
c. Mésenchyme longitudinalement
d. Entoblaste d. Zones myofibrillaires périphériques
des cellules nodales
REPONSES : C
REPONSES : C
29) A propos du myocarde :
a. Il est constitué de cloisons 32) Parmi les propositions suivantes,
conjonctives et de fibres quelles sont celles qui vous
myocardiques permettent de reconnaitre la fibre
b. Il est pauvre en capillaires sanguins myocardique ?
c. Il est situé dans la couche sous- a. Grande cellule à noyau
endothéliale périphérique et sarcoplasme
d. Il forme le tissu nodal abondant
e. Les traits scalariformes sont situés b. Grande cellule à noyau central
au centre des cellules avec un sarcoplasme peu abondant
myocardiques c. Grande cellule à noyau central
avec un myoplasme périphérique
REPONSES : A abondant
d. Grande cellule avec noyeau
30) Des trois tuniques de la paroi
central, sarcoplasme abondant et
cardiaque, quelle est celle qui
une mince couche de myofibrilles
possède le réseau capillaire sanguin
le plus riche REPONSES : B, C
a. L’endocarde
b. Le péricarde pariétal 33) Les mésothéliums :
c. Le myocarde a. Sont des épithéliums qui tapissent
d. L’épicarde seulement la cavité péricardique
e. Le péricarde b. Sont formés d’une couche de
cellules pavimenteuses
REPONSES : C c. Sont unis par des desmosomes
d. Sont d’origine entoblastique
31) Sur une coupe transversale du
e. Peuvent dégénérer et donner une
myocarde, examinée en
forme rare et virulente de cancer
microscopie optique, au fort
grossissement, à quoi REPONSES : B, E
correspondent les traits
scarlatiniformes ? 34) Parmi les propositions suivantes,
a. Zone de contact de cellules laquelle correspond mieux à la
myocardiques coupées description du péricarde ?
transversalement a. Mésothélium, couche sous
b. Zone de contact des cellules mésothéliale fibreuse, tissu
nodales après techniques de conjonctif lâche
coloration spécial

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b. Mésothélium, couche sous du péricarde, sur quel élément


mésothéliale riche en fibres textural vous basez-vous pour
élastiques identifier le feuillet viscéral ?
c. Mésothélium, couche sous a. Présence d’un mésothélium
mésothéliale élastique, tissu b. Présence d’une couche profonde
fibreux conjonctivo-vasculaire
d. Mésothélium, couche sous c. Présence d’une couche sous-
mésothéliale faite de tissu mésothéliale
conjonctif lâche, tissu fibreux d. Présence d’une couche fibreuse
profonde
REPONSES : B
REPONSES : B
35) Sur une coupe d’organe, examinée
en microscopie optique, on observe
la succession des couches
PHYSIOLOGIE
suivantes :
-Une assise de cellules aplaties 38) Les fibres cardiaques à réponse
-Une conjonctive riche en fibres rapide ont :
élastiques a. Un potentiel seuil élevé
-Une couche conjonctive épaisse b. Un potentiel de repos élevé
Il s’agit de ? c. Conduisent à une vitesse de 0,5 à 4
a. Endocarde m/seconde
b. Intima d’une veine fibreuse d. Possèdent un pic de dépassement
c. Feuillet pariétal du péricarde e. Toutes ces propositions sont justes
d. Intima d’une artère musculaire
REPONSES : E
REPONSES : C
39) Parmi les propositions suivantes,
36) Comparant la structure du feuillet laquelle vous parait fausse ?
pariétal à celle du feuillet viscéral a. La post-charge au niveau du cœur
du péricarde, sur quel élément de est représentée par la pression
structure vous basez-vous pour télédiastolique ventriculaire
reconnaitre le feuillet pariétal ? b. La pression systolique ventriculaire
a. Mésothélium est égale à 120 mmHg
b. Lame conjonctive riche en fibres c. Le 4ème bruit cardiaque est dû à la
élastiques contraction des oreillettes
c. Tissu conjonctif lâche riche en d. La 3ème phase de la diastole est
fibres musculaires lisses représentée par la phase de
d. Tissu conjonctif riche en fibres de remplissage lent
collagène e. La conduction potassique K+
augmente pendant la phase zéro
REPONSES : D
du potentiel d’action
37) Comparant la structure du feuillet
REPONSES : A
pariétal à celle du feuillet viscéral

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40) La différence de potentiel 43) La contraction iso-volumétrique des


enregistrée à l’état de repos au ventricules commence avec :
niveau de la membrane cellulaire a. L’ouverture des valves artérielles
cardiaque : b. La fermeture des valves auriculo-
a. Est due à l’absence de synapses ventriculaires
entre les cellules cardiaques c. L’ouverture des valves auriculo-
b. Serait due à une concentration de ventriculaires
Na+ intracellulaire supérieure à sa d. La fermeture des valves artérielles
concentration extracellulaire e. La fermeture synchronisée des
c. Résulte de l’inégalité de répartition valves artérielles et auriculo-
des ions de part et d’autre de la ventriculaires
membrane cellulaire
d. Est due à une égale répartition des REPONSES : B
ions calcium entre le milieu extra
44) La contractilité myocardique est
et intracellulaire
surtout en relation avec la
e. Toutes ces réponses sont fausses
concentration intracellulaire de :
REPONSES : C a. K+
b. Ca2+
41) Le 3ème bruit cardiaque (B3) : c. Na+
a. Survient pendant la phase d. Cl-
d’éjection lente e. Mg2+
b. Est dû à la fermeture des valves
auriculo-ventriculaires REPONSES : B
c. Est enregistré pendant la phase de 45) Au cours de la période réfractaire
remplissage rapide
du cœur, la première réponse
d. Provient de la contraction des
propagée, possible à un stimulus
oreillettes
supra liminaire a lieu :
e. Toutes ces propositions sont
a. Pendant la période réfractaire
fausses
effective
REPONSES : C b. Pendant la période réfractaire
absolue
42) Le cœur répond à une stimulation c. Pendant toute l’inscription du
infraliminaire : potentiel d’action
a. Pendant la période réfractaire d. Pendant la période réfractaire
absolue relative
b. Lors de la période réfractaire e. Pendant les périodes B et C
relative
c. Pendant la période super normale REPONSES : D
d. Lors de la période réfractaire
46) Le débit cardiaque se définit par :
effective
a. Pression artérielle × Résistances
e. Dans aucune de ces périodes
périphériques
REPONSES : C

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b. Volume d’éjection systolique × b. Au sommet de l’onde ‘’a’’ de


résistances périphériques l’auriculo gramme
c. Fréquence cardiaque × le volume c. A la fin de l’éjection rapide
d’éjection systolique d. A la fin de l’onde ‘’c’’ de l’auriculo
d. Pression artérielle × le rayon de la gramme
cavité ventriculaire gauche e. Pendant la phase de remplissage
e. Aucune de ces propositions rapide

REPONSES : C REPONSES : D

47) Parmi les propositions suivantes 50) Lors de la systole, la pression


laquelle vous parait fausse ? maximale ventriculaire droite est
a. Le 4ème bruit cardiaque est dû à la de :
contraction des oreillettes a. 120 mmHg
b. La pression systolique ventriculaire b. 90 mmHg
gauche est égale à 25 mmHg c. 25 mmHg
c. La 3ème phase de la diastole est d. 7 mmHg
représentée par la phase de e. 0.25 mmHg
remplissage lente
REPONSES : C
d. La conduction sodique Na+
augmente pendant la phase zéro 51) La fonction physiologique de la
du potentiel d’action conduction relativement faible à
e. La précharge au niveau du cœur travers le nœud auriculo-
est représentée par la pression ventriculaire est de permettre un
télédiastolique ventriculaire temps pour :
REPONSES : B a. L’écoulement du sang de l’aorte
vers les artères
48) La contraction iso-volumétrique des b. Le retour veineux vers les
ventricules commence avec : oreillettes
a. L’ouverture des valves auriculo- c. Le remplissage des ventricules
ventriculaires d. La repolarisation des ventricules
b. L’ouverture des valves artérielles
REPONSES : C
c. La fermeture des valves
d. La fermeture synchronisée des 52) Lors de la diastole ventriculaire, les
valves artérielles et auriculo- valves auriculo-ventriculaires
ventriculaires s’ouvrent :
e. La fermeture des valves artérielles
a. A la fin de la phase d’éjection
REPONSES : C rapide
b. Dès le début de la phase de
49) Lors de la systole ventriculaire, les contraction iso-volumétrique
valvules sigmoïdes s’ouvrent : c. Au sommet de l’onde ‘’V’’ de
a. Dès le début de la phase iso- l’auriculogramme
volumétrique

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d. A la fin de l’onde ‘’A’’ de 56) La propagation de l’activation


l’auriculogramme cardiaque atteint sa plus grande
e. A la fin de la phase d’éjection lente vitesse :
a. Dans le myocarde auriculaire
REPONSES : C
b. Dans le nœud auriculo-
53) Le résidu post-systolique ventriculaire
ventriculaire gauche augmente : c. Au sein du faisceau de His et ses
branches
a. Lors de l’augmentation de la VES
d. Dans le myocarde contractile
b. Lorsque la résistance aortique
ventriculaire
s’accroit
e. Non, la vitesse de conduction
c. Lors de l’augmentation de la
cardiaque est constante
fréquence cardiaque et du VES
d. Lorsque la résistance aortique REPONSES : C
diminue
e. Toutes ces propositions sont justes 57) L’automatisme des cellules à
activité automatique est du à :
REPONSES : B
a. La phase 0 du potentiel d’action
54) Une cellule cardiaque appartenant b. La phase descendante du potentiel
au tissu de His possède les d’action
propriétés suivantes sauf une c. Au plateau de repolarisation
laquelle : d. La pente de dépolarisation
diastolique spontanée
a. Potentiel de repos égal à 90 mV
e. Un autre phénomène
b. Potentiel seuil égale à 70 mV
c. Phase H de potentiel d’action en REPONSES : D
pente
d. Ne possède pas d’over-shoot 58) La consommation myocardique en
e. Est une cellule automatique oxygène chez un sujet adulte :
a. Est de l’ordre de 80ml/min/100gr
REPONSES : D
de myocarde
55) Pendant la phase de relaxation iso- b. Ne varie pas quelques soit le
volumétrique du ventricule gauche : niveau métabolique
c. Est égale à 10ml/min/100gr de
a. La pression aortique est maximale
myocarde
b. Les valves sigmoïdes sont fermées
d. Est proportionnel au débit
c. La pression ventriculaire est
coronaire
minimale
e. C+D
d. Le remplissage ventriculaire se fait
rapidement REPONSES : C
e. La valve mitrale est fermée
59) La valeur de la pression
REPONSES : D ventriculaire atteint son maximum :
a. Dès le début de la phase de
relaxation iso-volumétrique

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b. A la fin de la phase d’éjection 4. Contraction des oreillettes


rapide 5. Repolarisation ventriculaire
c. Au sommet de l’onde ‘’A’’ de
REPONSES : A2, B1, C3, D4, E5
l’auriculo-gramme
d. A la fin de la phase de contraction 63) L’excitabilité de la fibre cardiaque
iso-volumétrique passe successivement par les
e. Pendant la phase de remplissage phases suivantes :
rapide
a. PRE, PRR, PRA, PS
REPONSES : B b. PRR, PRE, PS, PRA
c. PS, PRR, PRE, PRA
60) La formation du complexe acto- d. PRA, PRE, PRR, PS
myosinique au niveau des fibres e. PRA, PRR, PRE, PS
myocardiques est du à : (RF)
REPONSES : D
a. L’entrée du Ca2+ dans les cellules
b. La libération du Ca2+ intracellulaire 64) Le nœud de Keith et Flack est le
c. La combinaison du Ca2+ activateur pace maker physiologique du cœur
à la troponine car :
d. La levée d’inhibition exercée par la
a. Son potentiel de repos est le plus
tropo-myosine
élevé
e. Tous les phénomènes précités
b. Son potentiel seuil est le plus élevé
REPONSES : D c. Il possède la pente de
dépolarisation diastolique la plus
61) La période réfractaire à partir de élevée
laquelle l’excitabilité du myocarde d. Il est le seul foyer d’automatisme
réapparait : e. Aucune de ces propositions n’est
a. PRA exacte
b. PR effective
REPONSES : C
c. PR totale
d. PR relative 65) La repolarisation des ventricules se
e. Période super-normale fait :
REPONSES : B a. De l’endocarde vers l’épicarde
b. Du septum vers l’épicarde
62) Faire correspondre les propositions c. De l’épicarde vers l’endocarde
ci-dessous entre elles : d. Des oreillettes vers les ventricules
a. 1er bruit cardiaque
REPONSES : D
b. Onde P de l’ECG
c. Na+ 66) Le vecteur de dépolarisation
d. 4ème bruit cardiaque ventriculaire du ventricule gauche
e. Onde T de l’ECG est orienté :
1. Dépolarisation des oreillettes
a. En bas et à droite
2. Fermeture des VAV
b. En bas et à gauche
3. Phase 0 du potentiel d’action
c. En bas en avant et à gauche
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70
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

d. En bas en avant et à droite 3. Phase 0 du potentiel d’action


4. Contraction des oreillettes
REPONSES : C 5. Repolarisation ventriculaire
67) La systole auriculaire correspond à : REPONSES : A2 B1 C3 D4 E5
a. Onde A
b. Onde C 71) Sur un ECG d’un sujet normal, la
c. Onde V dépolarisation auriculaire
d. La dépression Y correspond à :
a. Segment PR
REPONSES : E b. Segment QT
c. Onde P
68) La vitesse de conduction dans la
d. Onde R
fibre cardiaque est directement liée
à l’une des phases suivantes du REPONSES : C
potentiel d’action :
a. Phase 3
b. Phase 4
c. Phase 0
d. Phase 2
e. Phase 1

REPONSES : C

69) La pente de la polarisation


diastolique spontanée, au niveau du
tissu de HIS, est en rapport avec
l’évènement ionique suivant :
a. Augmentation de la g Na+
b. Diminution de la g Na+
c. Augmentation de la g K+
d. Diminution de la g K+
e. Augmentation de la g Ca2+

REPONSES : D

70) Faire correspondre les propositions


ces-dessous entre elles :
a. 1er bruit cardiaque
b. Onde P de l’ECG
c. Na+
d. 4ème bruit cardiaque
e. Onde T de l’ECG
1. Dépolarisation des oreillettes
2. Fermeture des valves

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71
Vascularisation
et innervation
du cœur
Anatomie

• Vascularisation et innervation du coeur.

Physiologie

• Circulation coronaire.
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

ANATOMIE : Vascularisation et
innervation du cœur
-Le cœur est l’organe qui travaille le plus dans notre corps. En effet, il commence à assurer sa
fonction de pompe sanguine dès la 8e semaine de développement embryonnaire et ne s’arrête que
lorsque nous sommes morts. De ce fait, il a besoin d’un approvisionnement en sang oxygéné
pour fonctionner.

- Sa vascularisation est assurée par les artères et les veines coronaires qui forment autour du cœur
2 couronnes (d’où leur nom(.

1/ Vascularisation artérielle
Assurée par les artères coronaires. Au nombre de 2 (une gauche et une droite), elles sont les 2
premières branches collatérales de l’aorte.

L’artère coronaire droite L’artère coronaire gauche

-Naît du flanc droit de l’aorte ascendante . -Naît du flanc gauche de l’aorte


A : origine -Au dessus de la partie moyenne de la cuspide ascendante.
antéro-latérale droite . -Au-dessus de la partie moyenne de la
cuspide antéro-latérale gauche.
/D’abord, elle se dirige en avant entre l’atrium Se porte en avant et à gauche dans la
droit et le tronc pulmonaire dépression située en arrière du tronc
B : trajet sous l’auricule droite. pulmonaire et en avant de la face
/Puis, elle s’engage dans le sillon coronaire antérieur de l’atrium et l’auricule
entre l’atrium droit et le ventricule droit gauche.
jusqu’au bord droit.
/Au niveau du bord inférieur du cœur, elle Tronc d’origine de 3 à 4 cm.
tourne vers l’arrière pour rejoindre le sillon
inter-ventriculaire postérieur et devient
l’artère inter-ventriculaire postérieure.

Elle se termine en 2 branches au niveau


• l'artère inter-ventriculaire post (IVP) : du sillon atrio-ventriculaire antérieur :
contourne la pointe du cœur en arrière circonflexe et inter-ventriculaire
pour cheminer dans le sillon antérieure (IVA) qui forment entre elles
interventriculaire post un angle d’autant plus aigu que le tronc
C : terminaison est court.
• l'artère retro-ventriculaire gauche :
longe le sinus coronaire pour donner A : l’artère IVA :
des branches ventriculaires inférieures Elle se porte à droite et descend dans le
et s'anastomoser avec l'artère sillon IV antérieur jusqu'à la pointe du
circonflexe. cœur qu’elle contourne, pour se
retrouver dans le sillon IV post ou elle
s’anastomose avec son homologue

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73
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

post.

B : l’artère atrio-ventriculaire
(circonflexe) :
Elle se porte à gauche dans le sillon
atrio-ventriculaire (coronaire), au-
dessous de l’auricule gauche. Elle
contourne ensuite le bord
gauche supérieur et se termine au
niveau de la face postérieure du cœur
où elle s’anastomose avec une branche
de la coronaire droite.
• Artère graisseuse de Vieussens droite : • Artère graisseuse de Vieussens
Destinée aux parois de l'artère gauche :
pulmonaire et de l'aorte, elle naît à Elle est destinée aux parois de
l'origine de la coronaire droite et se l’aorte et de l’artère
termine sur la paroi antérieure de pulmonaire. Elle naît du tronc
l'aorte. de la coronaire.
• Artères atriales droites : elles sont • Artères atriales :
destinées à l'atrium droit. Au nombre Destinées à l’atrium gauche.
de 3, elles naissent du segment de Elles naissent de la circonflexe.
l'artère qui traverse le sillon coronaire, On distingue :
on distingue : o L’artère atriale gauche
 L'artère atriale du bord droit antérieure.
D : branches (l'artère du nœud sino-atrial) o L’artère atriale du bord
collatérales : qui est la plus importante. gauche (constante).
 Les artères atriales droites o L’artère atriale gauche
antérieure et postérieure. postérieure.
• Les artères ventriculaires antérieures • Artères ventriculaires :
droites : elles naissent des segments AV Destinées au ventricule gauche,
(atrioventriculaire) et IV elles naissent des artères IVA et
(interventriculaire) et parcourent la circonflexe.
surface du cœur. Elles parcourent la surface du
• L'artère marginale droite : qui est la cœur. La plus importante étant
plus importante. l’artère marginale gauche qui
• Les artères septales postérieures : naît de la circonflexe. Elle
naissent de l'artère IVP et vascularisent vascularise à elle seule les 2/3
le 1/3 post des cloisons ou septums IV. du ventricule gauche, c’est la
plus constante.
• Artères septales antérieures :
Ce sont les artères destinées à
la cloison (septum) inter-
ventriculaire. Elles naissent de
l’artère inter-ventriculaire
antérieure, traversent la paroi
du cœur et se distribuent au
septum inter-ventriculaire.

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74
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Territoire vasculaire des 2 artères coronaires :

Artère coronaire gauche Artère coronaire droite


L’atrium gauche et l’auricule gauche L’atrium droit et l’auricule droite

Le ventricule gauche (sauf la portion adjacente Le ventricule droit (sauf la portion adjacente au
au sillon inter-ventriculaire postérieur) sillon inter-ventriculaire antérieur)
La portion du ventricule droit adjacente au sillon La portion du ventricule gauche adjacente au
inter-ventriculaire antérieur sillon inter-ventriculaire postérieur
Les 2/3 antérieurs de la cloison IV Le 1/3 post du septum inter-ventriculaire

La branche droite du faisceau de His et en partie Le système cardionecteur (le tissu nodal) presque
sa partie gauche en totalité
La cloison inter-atriale

Les anastomoses :

Les artères coronaires sont de type terminal

C’est-à-dire qu’il existe peu d’anastomoses entre les différentes artères


coronaires.

En cas d’occlusion de l’une ou de plusieurs :

Une ischémie voire une nécrose d’une partie du muscle cardiaque peut
avoir lieu : c’est l’infarctus du myocarde

En clinique :

L'infarctus du myocarde est dû à une artère qui se


bouche, ce qui conduit à une mauvaise
oxygénation du tissu cardiaque, et donc à la
destruction d'une partie du myocarde. Privées
d'oxygène, les cellules de ce muscle meurent : on
parle de nécrose. Le myocarde se contracte moins
bien, un trouble du rythme cardiaque apparaît,
puis, si rien n'est fait, le cœur arrête de battre.
Pour éviter cette issue fatale, il est nécessaire de
déboucher l'artère au plus vite

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75
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2/ Vascularisation veineuse :
Le drainage veineux du cœur est assuré par : la grande veine du cœur, le sinus coronaire, les petites
veines du cœur et les veines du Thébésius.

La grande veine coronaire : Le sinus coronaire :

Origine : Origine :
Elle naît au niveau de l’apex du cœur. C’est un segment dilaté qui fait suite à la grande
Trajet : veine du cœur, placé à la face postérieur du
Elle chemine dans le sillon inter-ventriculaire cœur.
antérieur jusqu'à la base du cœur, puis dans le TERMINAISON :
sillon coronaire, positionnée au dessus de l’artère Il se termine dans l’atrium droit, s’abouchant en
circonflexe, ensuite elle contourne le bord gauche avant de la veine cave inférieure.
du cœur.
Terminaison : Ce segment présente 2 valvules :
Elle se termine au niveau de la face postérieure La valvule de Vieussens : à la jonction de la
du cœur par une dilatation appelée sinus grande veine du cœur avec le sinus coronaire.
coronaire. La valvule de Thébésius : situé au niveau de sa
Collatérales : elle reçoit les collatérales terminaison.
suivantes : Collatérales : Il reçoit les collatérales suivantes :
1-Les veines de l’atrium et de l’auricule gauches. 1- La veine de Marschall : c’est la veine oblique
2-La veine du bord gauche. de l’atrium gauche.
3-Les veines septales. 2- La veine du ventricule gauche.
4-Les veines ventriculaires de la face antérieure 3- La veine inter-ventriculaire postérieure.
des ventricules. 4- La petite veine coronaire.

Les petites veines du cœur : Les veines de Thébésius :

Situées à la face antérieure du cœur Issues des parois des ventricules et des
(partie droite du ventricule droit). atriums, elles s’ouvrent directement dans les
Elles se terminent directement dans l’atrium droit cavités cardiaques surtout dans l’atrium droit par
au-dessus du sillon coronaire et à la base de des orifices appelés foraminula de Lannelongue
l’auricule, par de petits orifices appelés foramina

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76
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

de Lannelongue.

Parmi ces veines, la plus importante est la veine


marginale droite ou veine de Galien.

En clinique :
L’anatomie est étudiée avec le
Crise cardiaque :
cœur et le cerveau, car le cœur
Une crise cardiaque survient quand la perfusion du myocarde est
est innervé par la passion, et le insuffisante pour subvenir aux besoins métaboliques du tissu,
cerveau par la raison conduisant à des lésions tissulaires irréversibles.
. La cause la plus fréquente est l’occlusion complète d’une artère
coronaire majeure.

Vue postéro-inférieure Vue antérieure

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3/ Vascularisation lymphatique :
Le rôle principal du système lymphatique c’est de complémenter le sytème cardio-vasculaire en
absorbant l’excès du fluide et de substances qui ne peuvent étre absorbés par le sytème veineux .

Trois plexus lymphatiques sont responsables du sens de circulation de la lymphe cardiaque qui
débute dans le plexus subendocardique et se dirige vers le plexus myocardique, puis le plexus
subépicardique .

2 réseaux profonds 1 réseau superficiel:


Sous-endocardique et Sous-péricardique, reçoit la
myocardique. lymphe des 2 précédents par
des collecteurs péri-artériels.

!!! Le drainage s’effectue de la base vers l’apex du cœur au cours de chaque cycle cardiaque.

De ce réseau naissent deux collecteurs


principaux:
o Un collecteur lymphatique principal
droit : il draine la partie droite du réseau
et chemine dans le sillon coronaire à
droite, puis sur la face antérieure de
l’aorte jusqu’à la carotide commune
gauche, où il se jette dans un
lymphonœud pré-carotidien de la chaine
médiastinale antérieure gauche, qui
rejoint le conduit thoracique. Ce dernier
se termine dans l’angle veineux gauche
du système cave supérieur.

o Un collecteur lymphatique principal


gauche : il draine la partie gauche du réseau et chemine dans le sillon inter-ventriculaire antérieur
jusqu’au tronc pulmonaire où il contourne son bord gauche et sa face postérieure pour se terminer
dans les lymphonœuds trachéo-bronchiques. La lymphe rejoint ensuite la chaine trachéo-latérale

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droite, puis le conduit lymphatique droit (ou grande veine lymphatique), pour se terminer dans
l’angle veineux droit du système cave supérieur.

4/ Innervation:
Le cœur possède une double innervation : intrinsèque et extrinsèque.

L’innervation intrinsèque : assurée par le Système cardio-necteur qui est responsable de l’automatisme
cardiaque.

L’innervation extrinsèque : SYMPATHIQUE : cardio-


par le système nerveux autonome. accélérateur (tachycardique).
Assure la régulation de l’automatisme cardiaque.

Parasympathique : cardio-
modérateur.

A/ Innervation intrinsèque :
La paroi musculaire des atriums et des ventricules est capable de se contracter spontanément par un
système cardio-necteur qui initie et coordonne les contractions, il est composé des éléments
suivants :

Nœud atrio-sinusal (sinusal : en relation


avec le sinus du cœur) : ou nœud de
keith et flack.
Situé près de l’ostium de la VCS.
Considéré comme le starter du cœur
(point de déclenchement de l’excitation).

Nœud atrio-ventriculaire (nœud


d’Aschoff et Tawara) : Simultanément
dans les atriums, l’onde d’excitation
stimule le nœud AV qui est
situé au niveau de la partie inférieure du
septum inter-atrial, près de l’ostium du
sinus coronaire.

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MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Faisceau atrio -ventriculaire (faisceau de His) :

Part du nœud atrio-ventriculaire cheminant au


niveau des septums atrio-ventriculaire et inter-
ventriculaire .
Se divise en 2 branches (droite et gauche) qui
s’épanouissent dans les parois des ventricules en
un réseau de Purkinje.

B/ Innervation extrinsèque :
La partie autonome du système nerveux périphérique (c’est-à-dire le système nerveux autonome) est
directement responsable de la régulation :

-Du rythme cardiaque.

-De la force de chaque contraction.

-De l’éjection cardiaque.

a/ Les nerfs cardiaques sympathiques :

❖Au nombre de 3 : nerfs cardiaques supérieur,


moyen et inférieur .
❖Naissent des ganglions cervicaux supérieur,
moyen et inférieur.
❖Descendent dans les régions cervicale et
thoracique.
❖Se terminent dans le plexus cardiaque antérieur
(ganglion de Wrisberg ) et postérieur (plexus de
PERMAN).

b/ Les nerfs cardiaques parasympathiques :

 Issus du nerf vague, se distinguent en nerfs supérieur, moyen et inférieur.


 Le supérieur : au-dessous du ganglion plexiforme (le ganglion inférieur du nerf vague).
 Le moyen : de l’anse du récurrent.
 L’inférieur : au-dessous de l’anse des récurrents.
 descendent dans les régions cervicale et thoracique.

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MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

 Se terminent dans le plexus cardiaque antérieur (ganglion de Wrisberg) et postérieur (plexus


de Perman).

C/ Les plexus cardiaques :

Plexus artériel ou plexus cardiaque antérieur :


Situé en avant et en-dessous de la crosse aortique formant le ganglion de Wrisberg,

 Il reçoit l’ensemble de nerfs


cardiaques sympathiques et
parasympathiques gauches,
ainsi que les nerfs cardiaques
sympathiques et
parasympathiques
supérieurs droits.
 Il donne naissance aux nerfs
coronaires droit et gauche
d’où sont issus les plexus
sous-péricardiques et sous-
endocardiques distribués aux
ventricules.

Plexus veineux ou plexus cardiaque postérieur :


Situé en arrière de l’atrium droit et de la VCS, en-dessous du plexus artériel,
formant le plexus de Perman.

 Il reçoit les nerfs cardiaques sympathiques et parasympathiques moyen et


inférieur droits.
 Il donne naissance aux nerfs atriaux qui forment le plexus atrial. Celui-ci se
distribue aux atriums, à la veine cave supérieure (VCS) et aux veines
pulmonaires.
En clinique

Système de conduction cardiaque :

Le système de conduction cardiaque peut être altéré par


les pathologies artérielles coronaires. Le rythme
cardiaque normal peut être perturbé lorsque la
vascularisation du système de conduction cardiaque est
interrompue.

Si un trouble du rythme affecte la fréquence ou l’ordre


de contraction des cavités cardiaques, une défaillance
cardiaque
Faculté voire la mort
de Médecine peuvent survenir.
d’Alger

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MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

PHYSIOLOGIE : Circulation coronaire

1/ Généralités :
La vascularisation du cœur est de type terminal : pas d’anastomoses fonctionnelles mais :

- Il existe une circulation collatérale épicardique (une circulation de suppléance se développant


pour compenser la diminution du flux sanguin en cas de sténoses coronaires significatives) qui
anastomose les différentes branches du réseau coronaire.
- Cette circulation est peu développée puisqu’elle est assurée par des vaisseaux d’un calibre de 40
µm dont le débit est minime.
- Il n’y a pas d’anastomoses entre les branches dont le calibre est supérieur à 50 µm (circulation de
type terminal).

2/ Réseau capillaire et retour veineux :

A / Réseau capillaire

Le réseau artériolaire et capillaire cardiaque est le plus riche de l’organisme. Pour chaque fibre
myocardique existe un capillaire, pour un total de 5000 capillaires/mm².

-La consommation en oxygène du myocarde représente 14% de la consommation totale du corps


soit :
VmO2 = 10 ml/mn/100 g de myocarde.

-Le débit coronaire quant à lui est égal à 80-85 ml/mn/100 g de myocarde.

!!!! N’oubliez pas de retenir les valeurs et leurs unités

B/ Retour veineux coronaire

-Il est assuré par les veines coronaires qui se jettent dans le sinus coronaire qui se vide dans
l’oreillette droite.

-Ce retour veineux coronaire est doublé par un système spécifique au myocarde. Il comporte :

o Des veines de Thébésius qui ramènent le réseau capillaire directement dans les cavités
cardiaques sous-jacentes.
o Des artères liminales qui drainent les artères coronaires directement vers les cavités
cardiaques.
o Des résidus du système sinusoïdal embryonnaire qui s’ouvrent dans les ventricules.

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MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

3 /Physiologie du débit cardiaque :


-Le métabolisme du muscle cardiaque est essentiellement aérobique.

-Il y a donc un parallélisme entre la consommation en o2 du myocarde et le débit coronaire « Qco ».

-La perfusion : se définit comme étant le mécanisme physiologique permettant d’alimenter un


organe en sang afin de lui apporter les composés chimiques nécessaires à son métabolisme. Sa valeur
est calculée avec la même équation que celle du débit :

F=∆P/ R

Où F perfusion, ∆P pression de perfusion et R résistance coronaire

Sachant que ∆P = PAM - P sinus coronaire


𝟏
𝑷𝑨𝑴 = 𝟑
(𝟐𝑷𝒅 + 𝑷𝑺)

La pression du sinus coronaire est elle-même égale à la pression intramurale qui règne dans
l’oreillette droite (négligeable).

Qco = pression de perfusion / R = P aortique – P sinus coronaire / R1+R1+R3

-A l’ostium coronaire et dans les grands troncs ( ne sont pas compressés par le myocarde) :

P perfusion = P aortique –P sinus coronaire

mais au niveau intramural (dans la paroi du cœur) et sous endocardique :

P aortique (lors de la systole) = P intramyocardique

P perfusion = P intramyocardique – Psinus

Alors La pression de perfusion dépend de la pression intra myocardique.

Lors de l’effort, la P intramyocardique augmente donc Qco augmente aussi, et pour adapter le Qco,
une régulation complémentaire par un système de résistance R est nécessaire. La résistance du lit
vasculo-coronaire est la somme des 3
composantes suivantes :

1. La résistance visqueuse basale (R1) :


C’est la résistance du système lorsque le
réseau capillaire est en diastole (quand le
lit vasculaire est totalement dilaté). Elle est
stable et ne représente qu’une faible
proportion des résistances coronaires
totales.(la plus minime)

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MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

2. La résistance extrinsèque (R3) :


Elle est due à la compression du réseau coronaire par la pression intramyocardique.
3. La résistance intrinsèque (R2) :
A l’état basal, les artérioles et les sphincters précapillaires ont un certain degré de
contraction, c’est le tonus artériolaire. La résistance qui en résulte est 4 à 5 fois supérieure à
R1.

L’autorégulation : c’est la capacité du lit vasculaire


coronaire à ajuster sa résistance afin de maintenir un débit
constant du cœur.

Remarque !!!!!!!

- L’adaptation aux divers stimuli, qu’ils soient pharmacologiques ou métaboliques, se fait grâce aux
muscles lisses artériolaires et aux sphincters précapillaires.
- La circulation coronaire a une sorte de réserve de dilatation dite réserve coronarienne. Elle se
définit comme étant la différence de flux entre l’état autorégulé et l’état de dilatation
maximale. Cette réserve est plus importante au niveau sous-endocardique qu’au niveau sous-
épicardique.

4 /contrôle du débit coronaire :


La circulation à travers le myocarde est régulée en fonction des paramètres physiques, neuro-
humoraux et métaboliques.

A : paramètres physiques :

_C’est l’un des facteurs les plus importants qui influent


sur le débit coronaire. L’on sait que la pression de
perfusion se calcule selon l’équation ∆P= PAM-P sinus
coronaire.
-La pression au sinus coronaire étant négligeable, il est
admis que la pression de perfusion est égale à la
A / pression de perfusion : pression artérielle moyenne.
-Il existe une certaine proportionnalité entre le débit
coronaire et la pression de perfusion.
-Pour des valeurs de cette dernière variant de 20 à 120
mm Hg, le débit coronaire augmente puis revient
instantanément à sa valeur basale ( 80-85) du fait des
mécanismes d’autorégulation.

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La phase iso- les artères coronaires les plus


volumétrique de la profondément ancrées dans le
contraction du myocarde sont comprimées. Il
ventricule gauche en résulte donc une forte
B / la contraction ventriculaire : diminution du débit coronaire.
le débit coronaire augmente et
Lors de l’éjection atteint son pic un peu avant le
Responsable des accidents cycliques qui se pic de pression systolique
succèdent sur le tracé de villosité coronaire cardiaque. Il diminue ensuite
avec la pression de perfusion
pendant la dernière partie de la
systole.
l’effondrement de la résistance
Dès le début de la coronaire totale induit une forte
relaxation iso- augmentation du débit
volumétrique coronaire qui atteint son
maximum pendant la
protodiastole. Il forme ensuite
un plateau (légèrement
décrémentiel) jusqu’au début du
prochain cycle.

Remarque :
-Ces changements de débit et de pression sont beaucoup plus intenses au niveau du ventricule
gauche qu’au niveau du droit. En effet, la paroi du ventricule droit étant plus mince, la circulation
coronaire est moins gênée par la systole ventriculaire à droite qu’à gauche.
-La circulation coronaire se fait à 70% pendant la diastole (étant donnée la chute des résistances
coronaires).

B : Paramètres Neuro-humoraux :

1 : le contrôle autonome :

 Vasoconstriction : grâce au système orthosympathique par le biais des récepteurs alpha –


adrénergiques mais aussi grâce au tonus vagal.
 Vasodilatation : grâce au système parasympathique par le biais des récepteurs bêta –
adrénergiques.

2 : facteurs endothéliaux :
 Vasoconstriction : notamment grâce à l’angiotensine (l'angiotensine I et l'angiotensine II
sont des peptides impliqués dans la maintenance du volume et de la tension artérielle) et à
la vasopressine (c’est une hormone qui joue un rôle dans la régulation du volume sanguin et
la concentration de l’eau dans l’organisme).
 Vasodilatation : notamment grâce au monoxyde d’azote et aux prostacyclines

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C : Paramètres métaboliques :

-Ce sont les paramètres les plus influents. Ils sont représentés par la PaO2 en première ligne, la
PaCO2 et le pH sanguin sont secondaires. Ils agissent selon deux mécanismes :
a. Par effet direct :
La chute de la PaO₂ diminue la production d’ATP. Il en résulte une baisse de l’activité musculaire et
de la force contractive des sphincters précapillaires induisant une vasodilatation réactionnelle.
b. Par effet indirect :
La chute de la PaO₂ agit sur les cellules parenchymateuses myocardiques, produisant un ou plusieurs
produits métaboliques vasodilatateurs notamment l’adénosine (key factor).

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86
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d. L’artère coronaire gauche


QCM vascularise le nœud sinusal
e. Le sinus coronaire draine tout le
sang veineux du cœur
ANATOMIE
REPONSES : A, B, C
1) Le tissu nodal :
a. Il est responsable de 4) Le plexus cardiaque de WRISBERG :
l’automatisme du cœur a. Il reçoit les nerfs cardiaques
b. C’est un tissu musculaire rouge sympathiques et les nerfs
strié volontaire cardiaques parasympathiques
c. Il débute par le nœud atrio- gauches uniquement
ventriculaire b. Il se situe en avant et au-dessous
d. Sa fréquence est aux environs de de la crosse aortique
70 battements/minute c. Ses branches terminales sont
e. Il se termine par le réseau sous- destinées aux atriums et aux
endocardique de PURKINJE ventricules
d. Il reçoit les nerfs cardiaques
REPONSES : A, D, E sympathiques droit et gauche
2) La circulation : e. Il innerve les veines caves et
l’artère pulmonaire
a. On peut distinguer un cœur droit
et un cœur gauche qui REPONSES : B, D
communiquent directement
b. Il existe deux circulations : la 5) L’artère coronaire droite
grande systémique et la petite qui vascularise :
permet l’hémostase a. La totalité du ventricule droit
c. Le système porte est un système b. La partie du ventricule gauche
capillaire à ses deux extrémités adjacente au septum inter-
d. Le système azygos réalise une ventriculaireantéreur
anastomose entre la VCS et la VCI c. Les branches du faisceau de HIS
e. Sans système anastomotique, la d. Le 1/3 postérieur du septum inter-
vascularisation est dite terminale ventriculaire
e. Le septum inter-atrial
REPONSES : B, C, D, E
REPONSES : D, E
3) Les vaisseaux du cœur :
a. Les artères coronaires naissent de 6) La vascularisation du cœur :
l’aorte ascendante au niveau du a. Les artères coronaires sont des
sinus de VALSALVA artères de type terminal
b. Les artères coronaires sont de type b. L’artère coronaire gauche passe en
terminal avant du tronc pulmonaire
c. L’artère coronaire droite donne c. L’artère coronaire droite chemine
l’artère rétro-ventriculaire gauche dans la partie droite du sillon
coronaire (atrio-ventriculaire)

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87
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d. La face diaphragmatique du cœur c. Les veines de la face postérieure


reçoit sa vascularisation, surtout des ventricules
de l’artère coronaire droite d. Les veines de la face postérieure
e. Les artères coronaires sont des ventricules
anastomosées entre elles e. Les veines des auricules

REPONSES : A, C, D, E REPONSES : B, D

10) L’artère coronaire gauche :


7) L’artère coronaire gauche : a. Vascularise le cœur gauche
a. Elle nait au niveau du sinus uniquement
aortique gauche de VALSALVA b. Se termine par une seule branche :
b. Vascularise le cœur gauche l’artère inter-ventriculaire
uniquement antérieure
c. Donne deux branches c. Seules ses branches collatérales
d. L’artère circonflexe vascularise le s’anastomosent avec la coronaire
septum inter-ventriculaire droite
e. L’artère inter-ventriculaire d. Vascularise les 2/3 antérieurs du
antérieure (c’est la branche droite septum inter-ventriculaire
de l’artère coronaire gauche) se e. Elle nait du sinus de VALSALVA
termine à la partie distale du sillon
REPONSES : D, E
inter-ventriculaire antérieur
11) Vascularisation du cœur :
REPONSES : A, C
a. Les artères coronaires prennent
8) L’artère coronaire gauche : naissance au niveau du sinus
a. Elle nait du sinus de VALSALVA aortique du segment horizontal de
b. Elle est destinée au cœur gauche l’aorte
uniquement b. Les artères coronaires droite et
c. Elle vascularise la totalité du gauche contractent entre elles des
septum inter-ventriculaire anastomoses
d. Elle se termine par l’artère inter- c. Les artères circonflexe et inter-
ventriculaire ventriculaire antérieur forment les
e. Elle s’anastomose avec l’artère branches terminales de la
coronaire droite coronaire droite
d. Les artères inter-ventriculaires
REPONSE : A, E antérieur et postérieur donnent
des branches septales
9) La grande veine du cœur reçoit les
e. L’infractus du myocarde est dû à
affluents suivants :
l’interruption du courant veineux
a. Les veines du septum inter-atrial
b. Les veines de la face antérieure des REPONSES : B, D
ventricules, notamment la veine
marginale gauche 12) Vaisseaux du cœur :

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a. Le cœur est vascularisé par 2 d. Les veines de Thébésius cheminent


artères coronaires qui naissent de sur la paroi ventriculaire jusqu’à
la portion initiale de l’aorte l’atrium
b. L’artère coronaire droite suit le e. L’artère du bord gauche né
sillon longitudinal et se termine directement du tronc de la
dans le sillon inter-ventriculaire coronaire
postérieur
REPONSES : A, C
c. La vascularisation artérielle du
cœur se fait par le sinus coronaire 15) Les artères du cœur :
au niveau de l’atrium droit a. La coronaire gauche vascularise le
d. Le drainage veineux du cœur se fait cœur gauche uniquement
par le sinus coronaire au niveau de b. La coronaire droite vascularise le cœur
l’atrium droit droit uniquement.
e. L’infractus (nécrose) du myocarde c. Les artères inter-ventriculaires
est le résultat d’une thrombose antérieure et postérieure donnent des
d’une artère coronaire branches septales.
d. Les artères coronaires droite et
REPONSES : A, D, E gauche se contractent entres des
anastomoses importantes.
13) Innervation du cœur : e. L’infractus du myocarde est dù à
a. L’appareil cardionecteur est l’interruption du courant veineux
responsable de l’automatisme du
REPONSES : C
cœur
b. Le rythme sinusal est modulé par le 16) Innervation du cœur :
nœud atrio-ventriculaire de a. Le système sympathique est cardio-
TAWARA accélérateur.
c. Le plexus cardiaque inférieur b. Le système sympathique est cardio-
donne les plexus coronaires droit modérateur.
et gauche c. Le système parasympathique est
d. La dépolarisation ventriculaire est cardio-accélérateur.
possible grâce au réseau de d. Le système cardionecteur n’est pas
influencé par le système sympathique
PURKINJE
et parasympathique.
e. L’innervation extrinsèque
parasympathique du cœur REPONSES : A
augmente le rythme cardiaque
17) Les veines du cœur :
REPONSES : A, D a. La grande veine du cœur suit le
sillon inter-ventriculaire postérieur
14) Réponses justes :
et se draine dans le sinus
a. La veine de Galien est la veine du
coronaire.
bord droit
b. La petite veine du cœur est une
b. La veine de Galien se termine dans
collatérale de la grande veine
le sinus coronaire
coronaire.
c. La veine de Galien se termine
directement dans l’atrium droit

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89
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c. Le sinus coronaire est muni à sa


terminaison de la valvule de
Vieussens.
d. La valvule de thébesius sépare la
grande veine du cœur du sinus
coronaire.
e. Les petites veines du cœur
s’abouchent dans les cavités
cardiaques

REPONSES : E

Physiologie

18) La réserve coronaire :


a. Est l’extraction maximum
d’oxygène par le myocarde à l’état
de repos
b. Est plus élevée au niveau de
l’épicarde qu’au niveau de
l’endocarde
c. Est la différence artério-veineuse
en O2 lors de l’augmentation du
métabolisme myocardique
d. Est plus basse au niveau de
l’épicarde qu’au niveau de
l’endocarde
e. Toutes ces propositions sont
fausses

REPONSES : D

19) L’un des facteurs ci-dessous


n’interviennent pas dans le contrôle
de la circulation coronaire :
a. La pression de perfusion
b. L’hypoxie
c. Le résidu post-systolique
d. La compression extrinsèque
e. Le système nerveux autonome

REPONSES : C

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90
Système
artériel

Anatomie

• Aorte thoracique et artère pulmonaire.

Histologie

• Artères, artérioles et métartérioles.

Physiologie

• Système à haute pression.


MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

ANATOMIE : Aorte thoracique et artère pulmonaire


Introduction :

Le système cardio-vasculaire est composé du cœur et des vaisseaux sanguins (artères et veines). Son
rôle est de faire circuler le sang dans tout l'organisme afin qu'il distribue aux différents organes
l'oxygène et les substances nutritives nécessaires à leur bon fonctionnement, ainsi que les
débarrasser de leurs déchets métaboliques.

Système artériel :

Le système artériel est représenté par les vaisseaux qui transportent le sang du cœur vers les tissus.
Ce système est tributaire de 2 principaux troncs artériels à partir desquels naissent toutes les autres
artères : il s’agit de l’aorte et de l’artère pulmonaire (ou tronc pulmonaire).

 L’aorte est à l’origine de la circulation systémique (ou grande circulation → irrigation des
tissus) : les artères systémiques transportent toujours du sang riche en oxygène O₂ et en
nutriments (et les veines systémiques récupèrent le dioxyde de carbone CO₂ et les déchets).
 L’artère pulmonaire est à l’origine de la circulation pulmonaire (ou petite circulation →
réoxygénation du sang désoxygéné) : les artères pulmonaires transportent le sang
désoxygéné provenant du cœur droit vers les poumons où il sera réoxygéné. Les veines
pulmonaires rapportent le sang riche en O₂ des poumons au cœur gauche.

A/-Aorte :
1/-Définition :

L’aorte est la plus grosse artère du corps humain. C’est le tronc vasculaire principal qui donne
naissance à toutes les artères de la circulation systémique
(grande circulation).

Elle apporte le sang riche en O2 et en nutriments nécessaires à la


survie et au fonctionnement des cellules.

2/-Origine, trajet et terminaison :

-Elle naît du ventricule gauche (au niveau de l’ostium ou orifice


aortique).

-Elle monte obliquement vers le haut et à gauche en décrivant


une crosse (courbe) à la hauteur de la 4e vertèbre thoracique T4
puis elle redescend verticalement dans le médiastin postérieur le
long du rachis. Ensuite, elle traverse le diaphragme pour devenir
abdominale en regard de T12.

-Elle continue son trajet dans la cavité abdominale jusqu’à L4 où elle se termine en donnant les 2
artères iliaques communes (droite et gauche) et l’artère sacrale médiane.

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3/-Division :

Dans son long trajet, l’aorte peut être divisée en 3 segments bien
distincts sur le plan topographique. De haut en bas :

 La crosse aortique.
 L’aorte thoracique descendante.
 L’aorte abdominale.

Les différents Crosse aortique Aorte thoracique Aorte abdominale


segments de (10 à 12 cm de long / 25 mm de descendante
l’aorte calibre) (20 à 25 cm de long /
20 mm de calibre)

Orifice aortique du ventricule Fait suite à la crosse Fait suite à l’aorte


ORIGINE gauche. aortique au niveau de T4. thoracique descendante
au niveau de T12.

-Elle décrit une courbe au-dessus Située dans le médiastin Elle présente un trajet
du pédicule pulmonaire dans un postérieur, elle descend vertical à gauche de la
TRAJET plan vertical. Elle est oblique en plaquée contre le rachis, ligne médiane et de la
arrière et à gauche. d’abord à gauche de veine cave inférieure.
-La crosse aortique est divisée en l’œsophage puis derrière
2 segments : lui : elle descend
Segment ascendant (6 à 8 cm) : obliquement en bas et en
lui-même présente 2 segments : dedans et légèrement en
un segment inférieur (3cm) avant (se dirige vers la ligne
oblique en haut, en avant et à médiane).
droite ; et un segment supérieur
(3cm) vertical.
Segment horizontal ou arc
aortique (6 cm) : se porte en
arrière et à gauche en décrivant
une concavité inférieure.
A la hauteur de T12, elle A la hauteur de L4 en se
TERMINAISON Flanc gauche de T4. traverse le diaphragme par bifurquant en 2 branches
le hiatus aortique et se terminales : les 2 artères
continue par l’aorte iliaques communes
abdominale. droite et gauche.

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93
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CONSTANTES : BRANCHES PARIETALES :


Branches -Les 2 artères coronaires droite ce sont les artères
collatérales et gauche (la gauche passe en intercostales aortiques
arrière du tronc pulmonaire). (postérieures) des 8
-Le tronc artériel brachio- derniers espaces
céphalique (qui passe à droite de intercostaux.
la trachée pour se diviser au ARTERES VISCERALES : On les verra dans l’UEI
niveau du cou en 2 branches : -Les artères bronchiques 2 (système digestif).
l’artère carotide commune (naissent soit de la crosse
droite et l’artère subclavière soit de la thoracique
droite). descendante).
-L’artère carotide commune -Les artères
(primitive) gauche qui monte à œsophagiques : au nombre
gauche de la trachée. de 2 : supérieure (ou
-L’artère subclavière gauche. grande) donne 2 branches
INCONSTANTES : (ascendante et
-Les artères graisseuses de descendante) et inférieure
Vieussens (droite et gauche (ou petite) donne une
chacune naissant d’une seule branche
coronaire). descendante.
-L’artère thyroïdienne moyenne -Les artères médiastines :
de Neubauer. pour la plèvre et le
-Les artères bronchiques droite péricarde.
et gauche.
-Les artères œsophagiques.

REMARQUE :

 Calibre et dimensions :

-Le calibre de l’aorte est de 28 mm à son origine et de 20 mm à sa terminaison.

-Elle fait 10 à 12 cm de longueur.

 Dilatations et rétrécissements : la crosse aortique présente 2 dilatations et 1


rétrécissement :

Les dilatations = zones élargies :

1. Les sinus de Valsalva = au nombre de 3, ce sont


des dilatations situées au-dessus des valvules
semi-lunaires, à l’origine de l’aorte. Un peu au-
dessus de ces sinus naissent les 2 artères
coronaires. (28 mm de calibre à ce niveau).
2. Le grand sinus de l’aorte = à l’union de l’aorte
ascendante et l’arc aortique, il est constant et
augmente de calibre avec l’âge (plus la
personne est âgée, plus cette dilatation est
large). (30 mm de calibre à ce niveau).

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94
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Le rétrécissement = zone étroite :

L’isthme de Stahel = à la jonction entre la crosse aortique et l’aorte descendante en regard de T4


(rétrécissement dû à la rotation). (20 mm de calibre à ce niveau).

4/-Rapports :

 Rapports de la crosse aortique :

Rapports de la portion ascendante (intra-péricardique): les rapports sont intra-péricardiques :


- Le tronc pulmonaire qui est d’abord en
avant puis sur le flanc gauche.

En avant :

-L’artère graisseuse de Vieussens droite


qui naît de l’artère coronaire droite.
-Le tronc collecteur lymphatique principal
droit qui va rejoindre le ganglion
lymphatique pré-carotidien.

En dehors : la veine cave supérieure.

En arrière : l’artère pulmonaire droite.

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Rapports de la portion horizontale (arc aortique) :

Face supérieure : donne naissance aux troncs artériels, elle est barrée horizontalement par la veine
brachio-céphalique gauche (qui passe au-dessus).

Face inférieure : concave, au-dessus de la


bifurcation du tronc pulmonaire. Elle est en rapport
avec :

o le ligament artériel qui la relie au tronc


pulmonaire (voir le schéma précédent) .
o Le ganglion de Wrisberg (qui se trouve à
droite du ligament artériel).
o Le nerf laryngé récurrent gauche qui
contourne cette face inférieure (à gauche
du ligament artériel).

Face postérieure : en rapport avec :


-La trachée.
- L’œsophage en arrière de la trachée décalé à
gauche de celle-ci.
-Le conduit thoracique.

Face antérieure : en rapport avec :


-La face médiastinale du poumon gauche.
-Le nerf phrénique gauche et le nerf vague gauche.

 Rapports de l’aorte thoracique descendante :

Elle est en rapport avec les éléments du médiastin


postérieur où elle se trouve.

En avant
-L’œsophage.
-Le péricarde fibreux.
-Le nerf vague gauche.
-Le pédicule pulmonaire gauche.
-Le ligament triangulaire.

En arrière
-La colonne vertébrale.
-Le conduit thoracique.
-Les veines hémi-azygos et hémi-azygos accessoire.
-Les veines et les artères intercostales gauches.

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A gauche
-Plèvre médiastinale, poumon et pédicule pulmonaire
gauches.
-La chaine sympathique qui donne le nerf grand
splanchnique.
-Les veines hémi-azygos.

A droite
-Le canal thoracique.
-La veine azygos (grande veine azygos).

Dans son trajet, elle passe en arrière du pédicule pulmonaire gauche en haut, et en bas, elle croise
l’œsophage et se place derrière lui.

B/-Artère pulmonaire (ou tronc pulmonaire) :


1/-Définition :

-L’artère pulmonaire est à l’origine de la petite circulation (circulation pulmonaire).

-Elle transporte le sang veineux (pauvre en O₂ et riche en CO2) du cœur droit aux poumons.

2/-Origine :

L’artère pulmonaire naît du ventricule droit au niveau de l’ostium pulmonaire qui est fermé par une
valve à 3 cuspides (1 antérieure et 2 postérieures). Elle fait suite à la chambre de chasse (d’éjection)
et présente une dilatation à son origine.

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3/-Trajet :

Oblique en haut, en arrière et à gauche, elle se place à gauche de l’aorte ascendante. Elle forme avec
ce vaisseau le pédicule artériel du cœur.

4/-Dimensions :

L’artère pulmonaire fait 5 cm de long et 35 mm de calibre.

5/-Terminaison :

Après un trajet de 5 cm, elle se divise au-dessous de l’arc aortique, au-dessous et à gauche de la
bifurcation trachéale en deux artères pulmonaires : l’artère pulmonaire droite et l’artère pulmonaire
gauche qui se dirigent vers les hiles pulmonaires.

 Artère pulmonaire droite :

-5 cm de longueur et 20 mm de calibre.

-Plus longue (en raison de la présence de la crosse aortique et de la VCS) et plus volumineuse que la
gauche.

-Oblique en dehors, en bas et en arrière.

-Située en arrière de l’aorte ascendante et la veine


cave supérieure (VCS), et en avant de la bronche
souche droite.

 Artère pulmonaire gauche :

-3 cm de longueur et 18 mm de calibre.

-Plus courte et moins volumineuse que la droite.

-Oblique en dehors, en haut et en arrière.

-Située au-dessus de l’atrium gauche et en avant de la


bronche souche gauche.

6/-Rapports :

 De la portion intra-péricardique :

En avant : l’artère graisseuse gauche de Vieussens, le collecteur lymphatique principal droit

En arrière : les artères coronaires droite et gauche (la gauche passe en arrière du tronc pulmonaire et
donne la graisseuse gauche qui monte sur la face antérieure du tronc pulmonaire), le collecteur
lymphatique principal gauche (vers le nœud inter-trachéo-bronchique).

A droite : l’aorte ascendante, le collecteur lymphatique principal droit (vers le nœud pré-carotidien).

-Les auricules droite et gauche cravatent le tronc pulmonaire (surtout la gauche).

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REMARQUE : l’artère pulmonaire est d’abord en avant puis à gauche de l’aorte ascendante.

• De la portion extra péricardique : ce sont les


rapports de la face inférieure de l’arc aortique (les
rameaux du plexus cardiaque + le ganglion de
Wrisberg + le ligament artériel + le nerf récurrent
gauche).

•Rapports postérieurs :

-Face antérieure de l’atrium gauche.

-Face antérieure de la trachée et des bronches


souches droite et gauche.

-Face antérieure de l’œsophage.

-Les deux nerfs vagues droit et gauche.

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HISTOLOGIE DES VAISSEAUX (1) :


Artères
Les vaisseaux sanguins se divisent en 3 grandes catégories : les artères, les capillaires et les veines.
D’abord, le sang est chassé par le cœur dans les
grosses artères issues des ventricules. Ensuite, il
parcourt les ramifications des artères jusqu’aux
artérioles (les plus petites artères). Il aboutit ainsi
dans les lits capillaires des organes et des tissus.
Parmi les vaisseaux sanguins, seuls les capillaires
sont en contact étroit avec les cellules. A sa sortie
des capillaires, le sang emprunte les veinules (les
plus petites veines), puis il se jette dans des veines
qui augmentent de calibre graduellement et se
déverse enfin dans les grosses veines qui
convergent vers le cœur.

Les parois des vaisseaux sanguins, sauf pour les plus petits, sont composées de 3 couches, ou
tuniques (enveloppes), entourant un espace central rempli de sang : la lumière.

 Une tunique interne : l’intima.


 Une tunique moyenne : la média.
 Une tunique externe : l’adventice.

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LES ARTERES :

1/-Définition :

 Ce sont des vaisseaux qui véhiculent le sang en provenance du cœur vers les tissus
périphériques, sous une haute pression.
 Elles se ramifient en vaisseaux de plus en plus petits : la pression intra vasculaire et le calibre
des vaisseaux diminuent au fur et à mesure qu’on s’éloigne du cœur.

2/-Classification des artères :

 Selon la structure histologique : on distingue deux types d’artères :

Les artères élastiques : ce sont les gros troncs artériels qui partent du cœur et donc qui se trouvent à
l’étage juxta cardiaque. Leur élasticité leur permet de s’adapter aux différentes pressions sanguines à
chaque moment. Leur rôle est la conduction (transport du sang).

REMARQUE : cette élasticité diminue avec l’âge ce qui entraîne une hypertension artérielle.

Les artères musculaires : les plus nombreuses, elles constituent les vaisseaux de distribution.

 Selon le calibre :

LES ARTERES

Artères de gros calibre Artères de moyen et de


petit calibre

 Ce sont les artères de l’étage juxta cardiaque.  Ce sont les artères de l’étage infra cardiaque.
 Diamètre externe de 7 mm.  Diamètre externe de :
 Ce sont des artères de type élastique. -2.5 à 7 mm pour les artères de moyen calibre.
-inférieur à 2.5 mm pour les artères de petit
Exemple : l’aorte, l’artère pulmonaire, l’artère calibre.
carotide commune (primitive).  Ce sont des artères de type musculaire.

Exemple : l’artère radiale, humérale, coronaire,


bronchique, tibiale…

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101
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

3/-Structure histologique :

Examinée en microscope optique au


faible grossissement, la paroi des
artères offre à décrire 03 tuniques
(couches), de l’intérieur (lumière
vasculaire) à l’extérieur :

1. Tunique interne : INTIMA = un


endothélium + une endartère.
2. Tunique moyenne : MEDIA.
3. Tunique externe : ADVENTICE.

Artères élastiques Artères musculaires Artérioles

INTIMA = (intima mince)


Endothélium : Une seule assise de Une seule assise de cellules Aplati reposant sur une
cellules allongées selon allongées selon l’axe lame basale.
l’axe vasculaire. vasculaire.

+Endartère :
-couche sous mince faite d’un Mince, renfermant des /
endothéliale réticulum conjonctif. fibres élastiques.

-couche dite formée d’une Absente /


mucoïde substance
fondamentale
amorphe.
-couche striée Absente /

-lame élastique fibres musculaires Limitante élastique Limitante élastique


interne lisses. interne : lame épaisse interne fragmentaire.
formée de grosses fibres
peu distincte des lames élastiques tassées en 02 ou
élastiques de la média. 03 strates.
MEDIA -Lames élastiques Elle est épaisse et renferme Réduite, formée de 2 à
concentriques. des : 3 couches de fibres
-Espaces contenant des -Fibres musculaires lisses musculaires lisses.
fibres de collagène. disposées en plusieurs
-Quelques fibres couches formant une gaine
musculaires lisses compacte.
disposées en faisceaux. -Rares fibres de collagène.
-Quelques fibres
élastiques.

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102
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ADVENTICE -Quelques fibres -Du tissu conjonctif lâche. L’adventice renferme :


élastiques. -Une ou plusieurs lames de -Un riche réseau de
-Rares fibres fibres élastiques qui se fibres de collagène.
musculaires. condensent à la jonction -De petits vaisseaux
-Petits vaisseaux avec la média pour former sanguins nourriciers.
sanguins nourriciers la limitante élastique -Quelques fibres
(vasa vasorum). externe. nerveuses.
-Fibres nerveuses. -De petits vaisseaux
sanguins nourriciers.
-Des fibres nerveuses.

Représentation schématique de la
paroi d’une artère élastique

Représentation schématique de la
paroi d’une artère musculaire

Différenciations structurales

Comparée à la paroi de l’artère de type élastique, la paroi de l’artère de type musculaire se distingue par les
différences structurales suivantes :

 Absence de la couche mucoïde au niveau de l’intima.


 Faible densité en fibres élastiques au niveau de la média.
 Présence d’une limitante élastique externe au niveau de l’adventice.

A noter l’existence d’artères de transition (de passage) d’un type à l’autre : l’artère sous clavière, l’artère
axillaire et l’aorte abdominale.
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103
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

REMARQUE : Paroi des métartérioles

Les métartérioles sont des segments pré-capillaires qui relient les artérioles aux capillaires.

Par rapport à la paroi des artérioles, la paroi des métartérioles se distingue par les 3 caractéristiques
suivantes :

Au niveau de l’intima :

-La limitante élastique interne a disparu.

-Les cellules endothéliales envoient des


protrusions (prolongements) qui viennent
au contact des cellules musculaires lisses
de la média formant ainsi des zones de
jonction myo-endothéliales.

Au niveau de la média :

La couche des fibres musculaires lisses est réduite à une ou deux couches.

Au niveau de l’adventice :

-Mince et réduite à quelques fibroblastes.

-Les fibres nerveuses amyéliniques offrent des terminaisons qui s’insinuent (s’introduisent) entre les
cellules musculaires de la média formant des zones de jonction myo-neurales.

-Les zones de jonction myo-neurales et myo-endothéliales sont plus nombreuses dans la paroi
métartériolaire. Ce dispositif musculo-endothélial prend le nom de sphincter pré-capillaire.

-Le rôle de ces sphincters est très important dans la régulation de la pression du sang qui passe dans
les capillaires.

4/-Nutrition des artères :

La nutrition des artères se fait par :

 La diffusion du sang circulant dans la lumière de l’artère → nutrition du 1/3 interne de la


paroi (intima).
 Les vasa vasorum → nourrissent les 2/3 externes de la paroi (média + adventice).

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104
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PHYSIOLOGIE DE LA CIRCULATION (1) :


Système à haute pression
Le système à haute pression (SHP) comprend tout le système artériel systémique. Il s’étend des
valvules sigmoïdiennes aortiques aux sphincters pré-capillaires des métartérioles. Ce système artériel
se caractérise par une pression sanguine élevée à l’origine de son nom.

Le SHP possède plusieurs caractéristiques fonctionnelles :

 Pression moyenne élevée : en diastole 70 mm HG et en systole 120 mm Hg. Cette pression


est d’origine dynamique, elle est due à la contraction du ventricule gauche qui expulse le
sang à haute pression dans l’aorte et la circulation systémique.
 Résistance hémodynamique importante : résistance à l’écoulement sanguin localisée
presque entièrement au niveau des artérioles. Les artères sont caractérisées par leur faible
compliance (la compliance est la capacité du vaisseau à modifier son diamètre), la résistance
au flux sanguin est donc très élevée.
 Capacité basse : contient 10 à 15% du volume sanguin donc environ 700 mL. L’artère joue
un rôle d’un réservoir du sang permettant de transformer le débit discontinu de la pompe
cardiaque en débit continu (voir le cours de biophysique).

Ce système a un double rôle :

1. Rôle de transport du sang avec une pression élevée : assuré par les grosses artères : le sang est
éjecté du ventricule gauche sous forte pression (120 mm Hg) et grâce à l’élasticité de la paroi
artérielle (artères élastiques/étage juxta cardiaque), le flux devient continu : c’est ce qu’on
appelle effet Wind Kessel, l’écoulement reste efficace grâce à l’énergie que la paroi aortique
initialement distendue va restituer (donner) au sang en retrouvant son diamètre initiale.
2. Rôle de distribution du débit cardiaque : la vasomotricité (vasoconstriction/vasodilatation)
locale adapte le débit sanguin sous pression efficace aux besoins variables des différents
organes.

REMARQUE :

La vitesse du sang évolue de façon inversement proportionnelle à la surface de section vasculaire :

-Grande surface de section vasculaire vitesse basse.

-Petite surface de section (artérioles) vitesse élevée.

1/-Pression artérielle :

Définition : la pression artérielle PA, ou tension artérielle, est la pression dynamique qui règne dans
les vaisseaux : mesure la force exercée par le sang sur la paroi de l’artère.

 En maintenant la paroi des artères distendue (effet Wind Kessel) et en assurant l’écoulement
du sang du cœur vers la périphérie, la pression artérielle en présence de ces conditions
permet une perfusion efficace des organes.

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105
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 Cette pression n’est pas constante au cours du cycle cardiaque, et passe par deux valeurs
extrêmes :

-Pression systolique (PAS) : pression maximale mesurée par le médecin, atteinte dans les artères
pendant l’éjection du sang par le ventricule gauche (systole).

-Pression diastolique (PAD) : pression minimale mesurée par le médecin, atteinte lors de
l’écoulement du sang vers la périphérie (diastole, au cours du relâchement du ventricule gauche).

Pression différentielle : c’est la différence entre la pression systolique et la pression diastolique :

PD= PAS-PAD

Pression artérielle moyenne : c’est la pression moyenne qui propulse véritablement le sang dans le
système, elle est identique dans tout le système.

PAM= ⅓ (2PAD + PAS)

REMARQUE : la pression artérielle moyenne est beaucoup plus proche de la pression diastolique que
de la pression systolique pour la simple raison que le cœur passe plus de temps en diastole qu’en
systole lors d’un cycle cardiaque.

Mesure de la PA :

Méthode directe : sur n’importe quelle artère de gros calibre par cathétérisme artériel (cathéter
introduit dans une artère) relié à un manomètre et à un système d’enregistrement.

Méthode indirecte ou stétho-acoustique : en clinique par la méthode auscultatoire avec un


brassard à tension : le brassard gonflé comprime initialement une artère, et l’auscultation (via un
stéthoscope qu’on dépose sous le brassard) au cours de la décompression lente détecte les bruits liés
à l’écoulement (bruits de Korotkoff). Leur apparition signe la pression artérielle systolique et leur
disparition signe la pression artérielle diastolique.

REMARQUE :

L’unité de la pression dans le système international est le pascal (Pa), mais l’usage fait que l’unité la
plus utilisée en physiologie et en clinique est le millimètre de mercure (mm Hg) (parfois même en cm
Hg).

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106
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Pression artérielle et âge :

Avec l’âge, la pression systolique augmente et la pression diastolique diminue, donc globalement, la
pression artérielle moyenne augmente.

Les normes de la pression artérielle systolique et diastolique ont été définies par l’organisation
mondiale de la santé OMS :

Catégories PAS (mm Hg) PAD (mm Hg)


Optimale ≤120 ≤80
Normale 120-129 80-84
Normale haute 130-139 85-89
HTA Grade 1 140-159 90-99
HTA Grade 2 160-179 100-109
HTA Grade 3 ≥180 ≥110
HTA systolique isolée ≥140 ≤90
HTA = Hypertension artérielle

Déterminants de la PA:

La pression artérielle, comme on a vu précédemment, est crée par la contraction ventriculaire


gauche et maintenue par les résistances artériolaires.

La pression artérielle moyenne est la résultante du débit cardiaque (Dc), des résistances
périphériques totales (Rpt) et de la volémie sanguine (qu’on ignore car elle varie peu dans les
conditions physiologiques).

Par analogie avec un circuit électrique (loi d’ohm), on peut écrire :

PAM = Dc × Rpt

Débit cardiaque Dc :

Le débit cardiaque est le volume de sang fourni par le cœur par unité de temps. C’est la résultante du
volume d’éjection systolique (VES) fois la fréquence cardiaque (Fc).

DC = VES × Fc

 Le volume d’éjection systolique VES : dépend de la pré charge (charge subie par le ventricule
gauche en télé diastole, juste avant sa contraction) et de la post charge (force qui s’oppose à
l’éjection du sang du VG vers l’aorte = pression télé systolique). (VES ≈ 65 mL).

VES = VTD - VTS

VTD : volume télédiastolique (volume de sang dans le VG en fin de diastole, environ 135 mL).

VTS : volume télésystolique (volume de sang dans le VG en fin de systole, environ 70 mL).

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107
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 La fréquence cardiaque Fc : dépend de l’activité du tissu nodal, équilibrée par deux tonus :
le cardio-accélérateur sympathique et le cardio-modérateur parasympaythique.

Les résistances périphériques totales Rpt :

Selon la loi de poiseuille, les résistances sont inversement proportionnelles au rayon (r) du vaisseau,
et proportionnelles à la viscosité sanguine (η) (Viscosité : État d'un corps dont la surface est
visqueuse, gluante) et à la longueur du vaisseau (L).

𝟖𝑳𝜼
Rpt =
𝝅𝒓⁴

REMARQUE :

A noter que la longueur (L) du vaisseau ne varie pas, ainsi que la viscosité qui ne varie que dans
certaines circonstances pathologiques (polyglobulie : la viscosité augmente).

Seul le calibre (r) peut faire varier les résistances artérielles et donc la pression artérielle. Ses
variations (la calibre) sont assurées essentiellement par les artérioles (musculature lisse très
développée).

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108
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e. Elle se termine à la hauteur de la face

QCM gauche de T4

REPONSES : A , E
ANATOMIE
4) L’aorte :
1) L’aorte : a. Le segment horizontal se dirige en
a. Elle est le tronc d’origine de toutes les arrière et à Gauche.
artères du corps humain b. L’arc aortique est concave en arrière
b. La crosse aortique nait dans le et à droite.
médiastin antérieur et se termine dans c. L’aorte longe le flanc Droit du rachis.
le médiastin postérieur d. L’aorte traverse le diaphragme en
c. L’aorte thoracique fait suite à la crosse T12.
aortique au niveau de T2 e. Se termine en donnant les artères
d. L’aorte thoracique devient aorte iliaques communes (Primitives).
abdominale en traversant l’hiatus
REPONSES : A , B , D , E
aortique au niveau de T10
e. L’aorte abdominale se termine au 5) La crosse aortique
niveau de L5
a. Présente un rétrécissement au niveau
REPONSES : A , B de son segment thoracique
b. Le sinus de Valsalva se situe au niveau
2) La crosse aortique de la portion horizontale
a. Elle est formée par une partie c. Traverse le diaphragme, accompagnée
ascendante et une partie horizontale des nerfs vagues
b. Elle est située dans le médiastin d. Se termine dans le pelvis en regard de
antérieur la 2ème vertèbre lombaire.
c. Sa face inferieure est contournée par e. Le tronc cœliaque est sa 1ère
le nerf récurrent gauche collatérale viscérale abdominale
d. L’isthme aortique est un
REPONSES : E
rétrécissement situe après l’artère
subclavière gauche 6) L’aorte thoracique
e. Le ligament artériel relie la face
a. Sa portion ascendante se dirige en
inferieure de l’arc aortique au tronc
haut en arrière et à gauche
pulmonaire
b. La crosse de l'aorte admet une
REPONSES : A , C , D double concavité : INF et D.
c. La portion horizontale de l’arc
3) La crosse aortique : aortique, se projette en regard de T4.
a. Elle est située dans un plan oblique en d. L'aorte thoracique descendante naît
arrière et a gauche en T4 et se termine en T12.
b. Elle présente une dilatation et deux e. L'aorte thoracique donne 09 artères
rétrécissements intercostales POST, des artères
c. Le grand sinus est à l’union des deux bronchiques et péricardiques.
portions horizontales et descendantes
REPONSES : B , C , D
d. L’isthme de stahel est une dilatation à
son origine 7) L’aorte

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109
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a. L’artère thoracique devient c. Absence d’une limitante élastique


abdominale en traversant le hiatus externe dans l’adventice
aortique du diaphragme à hauteur de d. Renferme des fibres musculaires
T10 lisses disposées en couche
b. L’aorte abdominale se termine à formant une gaine compacte
hauteur de L4. e. Présence d’espace conjonctif
c. La crosse aortique présente 04 riche en fibres collagènes
dilatations.
d. D- Le sinus de Valsalva correspond à REPONSES : B , D
03 petites dilatations situées au-
11) Les éléments de structure communs aux
dessous des valvules sigmoïdes.
artères élastiques et musculaires :
e. L’artère sacrale est une collatérale
a. Couche mucoïde dans l’endartère
pariétale de l’aorte abdominale.
+ fibres élastiques dans la media
REPONSES : B , C b. Adventice épaisse + limitante
élastique externe
c. Endartère épaisse + adventice
riche en fibres musculaires lisses
HISTOLOGIE
d. Fibres élastiques dans la media +
8) Dans quelle zone de la paroi artérielle se adventice conjoctivo-vasculaire
terminent les fibres nerveuses sensitives
REPONSES : D
:
a. Zone superficielle de la media 12) L’examen en MO au moyen
b. Adventice grossissement de la paroi d’un vaisseau
c. Zone profonde de la media sanguin montre : -endothélium
d. Couche sous endothéliale
-limitante élastique interne
REPONSES : B
-forte densité de fibres musculaires lisses au
9) Parmi les artères suivantes , laquelle niveau de la media
n’est pas de type musculaire :
-limitante élastique externe . il s’agit de :
a. Artère radiale
b. Artère humérale
c. Artère coronaire
a. Artère humérale
d. Artère bronchique
b. Veine axillaire
e. Aucune de ces artères
c. Aorte
REPONSES : E d. Troncule lymphatique

10) Comparant l’artère pulmonaire à l’artère REPONSES : A


coronaire , précisez parmi les
13) Sur une coupe transversale d’un faisceau
propositions suivantes celles qui
, on observe au fort grossissement :
caractérisent l’artère coronaire :
a. Présence d’une couche dite -quelques fibres élastiques
mucoïde au niveau de l’intima
b. Faible densité de fibre élastique -de rares fibres musculaires lisses
de la media -Un petit vaisseau sanguin nourricier

-des fibres nerveuses . il s’agit de :

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110
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17) Par rapport à la paroi artériolaire , les


métartérioles se caractérisent par :
a. Intima d’une artère élastique
a. Des zones de jonction myo-neurales
b. Media d’une artère musculaire
au niveau de l’endothélium
c. Adventice d’une artère
b. Des zones de jonction myo-
d. Adventice d’une veine
endothéliale au niveau de
l’adventice
REPONSES : C
c. La disparition de la limitante
14) La critère morphologique qui permet élastique interne
d’identifier la paroi du métartériole d. Une importante couche de fibres
d’une celle d’artériole ( en ME ) musculaires lisses au niveau de la
media
a. Existence d’une membrane basale
e. Les réponses A et B sont justes
continue
b. Richesse de l’adventice en REPONSES : C
fibroblastes et en fibres de collagène
c. Abondance de zones de jonction
myo-endothéliales dans la media
d. Présence de fibres élastiques dans la PHYSIOLOGIE
couche sous-endothéliale
18) Le système artériel se caractérise par :
REPONSES : C a. La proportion des fibres élastiques
qui diminue de l’aorte vers les
15) On identifie une artériole d’une capillaires
metartériole par : b. Une capacité élevée
a. Le diamètre réduit de la lumière c. Une perte de charge très importante
vasculaire d. La proportion des fibres musculaires
b. La minceur de l’intima lisses qui augmente de l’aorte vers les
c. L’épaisseur de l’anneau musculaire capillaires
de la media e. Les propositions A et D sont exacte
d. La présence d’une adventice
fibreuse REPONSES : E

REPONSES : D 19) Le système à haute pression se


caractérise par :
16) Une seule des propositions suivantes a. Une grande distensibilité
permet de distinguer l’artériole b. Un rôle déterminant de la
proprement dite de l’artériole pre- pression hydrostatique
capillaire : c. Une petite capacité
a. Intima mince entourée d’une d. Des résistances basses
limitante élastique interne e. Aucun de ces facteurs
b. Media limitée à une ou deux
couches de fibres musculaires REPONSES : C
lisses
20) La circulation dans le système à haute
c. Présence de jonction myo-
pression : Réponse Fausse
épithéliale et myo-neurales
a. Se caractérise par une pression
d. Adventice épaisse cellulaire
d’origine dynamique
REPONSES : A

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111
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

b. Recèle de fortes résistances à sa a. Pendant la période réfractaire


sortie absolue
c. Est très distensible b. Pendant la grossesse
d. N’est pas influencé par la pression c. De la naissance à l’âge adulte
hydrostatique d. En cas de fortes chaleurs
e. Possède une capacité basse e. Toutes ces réponses sont justes

REPONSES : C REPONSES : E

21) Le système à haute pression se


caractérise par :
25) La mesure du débit cardiaque par
a. Des résistances basses application du principe de fickk nécessite
b. Grandes distensibilité :
c. Grande capacité
a. Un cathétérisme cardiaque gauche
d. Des résistances élevées à la sortie du
b. La connaissance de la fréquence
système
cardiaque
e. Un rôle déterminant de la pression
c. L’injection d’un indicateur non
hydrostatique
diffusible
REPONSES : D d. La connaissance du VES
e. évaluation d’autres facteurs
22) Le débit cardiaque se définit par :
REPONSES : E
a. Pression artérielle × rayon de la
cavité ventriculaire gauche 26) Le débit cardiaque augmente dans l’une
b. Volume d’éjection systolique × des circonstances suivantes :
fréquence cardiaque
a. Diminution de la fréquence cardiaque
c. pression artérielle × résistance
b. Augmentation de la pré-charge sur
péripherique
cœur sain
d. Volume d’éjection systolique ×
c. Diminution de la contractilité
résistances périphériques
d. Augmentation de la post-charge sur
REPONSES : B cœur sain
e. Dans aucune de ces situations
23) Chez un sujet sédentaire , une
augmentation du débit cardiaque REPONSES : B
s’observe dans la situation suivantes :
27) Une augmentation du debit cardiaque
a. Augmentation du VES et diminution s’observe dans l’une de ces situations :
de la FC
a. Grossesse
b. Diminution de la FC et du VES
b. Hypotension
c. Augmentation de la FC et diminution
c. Hypo natrémie
du VES
d. Hypertension
d. Un VES normal et une augmentation
e. Alcalose
de la FC
e. Toutes ces propositions sont fausses REPONSES : A
REPONSES : D

24) Les variations physiologiques du débit


cardiaques sont possibles :

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112
Système
veineux
Anatomie

• Systèmes cave et azygos.

Histologie

• Capillaires, veinules et veines.

Physiologie

• Système à basse pression.


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ANATOMIE : Systèmes cave et azygos


Introduction :

Les tissus de l’organisme sont drainés par la circulation veineuse systémique. Elle les débarrasse de
leur CO₂ et des autres déchets métaboliques. Le sang veineux systémique retourne au cœur droit
(atrium droit) par 3 troncs veineux principaux :

 Le sinus coronaire qui draine le sang veineux du cœur.


 La veine cave supérieure (VCS) qui reçoit le sang veineux de la partie sus diaphragmatique du
corps à l’exception de la paroi du cœur.
 La veine cave inférieure (VCI) qui draine le sang veineux de la partie sous diaphragmatique du
corps.

Il existe un réseau anastomotique entre les 2 veines caves, c’est le réseau azygos qui draine le
sang veineux des parois et des organes médiastinaux. Il se termine dans la VCS.

I/-VEINE CAVE SUPERIEURE :

Elle est située dans le thorax.

 Origine :
-Elle naît en arrière du 1er cartilage costal.
-Elle est formée par la réunion des 2 troncs veineux brachiocéphaliques (TVBC), droit et
gauche.
-Chaque TVBC est le résultat de la réunion des veines jugulaire interne et subclavière droites
ou gauches.
 Trajet :elle descend verticalement le long du
bord droit du sternum. Elle présente une
concavité ouverte à gauche en rapport avec
l’aorte ascendante.
 Terminaison :dans la paroi supérieure de
l’atrium droit (elle ne possède pas de valve).
 Dimensions :
-Longueur = 7cm
-Calibre = 2 cm
 Branches collatérales :la veine azygos.
 Rapports :
La VCS présente 2 parties : une partie extra
péricardique et une partie péricardique. Les
rapports de chaque portion sont :

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114
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Rapports de la partie supra


péricardique Thymus

-En avant : thymus ou ses vestiges /


plèvre / 2 premiers cartilages
costaux / sternum.
-En arrière : poumon droit / arc de
l’azygos.
-A droite : poumon droit / plèvre
médiastinale droite / nerf
phrénique droit.
-A gauche : aorte ascendante.

Arc de
l’azygos

Rapports de la portion Section du


péricardique péricarde

-en avant : l’auricule droite. Auricule droite


-à gauche : l’aorte ascendante.
Atrium droit

II/-VEINE CAVE INFERIEURE :

La veine cave inférieure (VCI) est le vaisseau sanguin le plus large de


l’organisme. Elle est située principalement dans l’abdomen mais elle
possède également une courte portion thoracique. Elle retourne au
cœur le sang de la partie sous diaphragmatique du corps (viscères
abdominopelviens, paroi abdominale, membres inférieurs…)

 Origine :

Elle est formée par la jonction des 2 veines iliaques communes (droite
et gauche), à la hauteur de L₅.

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115
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

 Trajet :
-A partir du point de son origine, la VCI monte verticalement en avant et à droite du
rachis, et immédiatement à droite de l’aorte abdominale, plaqué
contre la paroi lombaire, dans la région rétro-péritonéale(voir le
schéma précédent).
-A la hauteur de L₁, elle passe en arrière du foie.
-Elle pénètre dans le thorax par l’orifice diaphragmatique au
niveau de D₉ (orifice de la VCI).
VCI
 Terminaison :
Juste au-dessus du diaphragme, en entrant dans la partie inférieure de
l’atrium droit. Elle possède une valve (pour éviter le reflux sanguin sous
l’effet de la pesanteur).
 Dimensions :
-Longueur : 18 cm pour sa portion abdominale.
3 à 4 cm pour sa portion thoracique.
-Calibre : 20 mm à son origine / 30 mm à sa terminaison.
 Branches collatérales :elle reçoit :
1. Les veines lombaires : drainage de la partie postérieure de la
paroi abdominale, satellites des artères lombaires,
anastomosées entre elles par la veine lombaire ascendante.
2. La veine ovarique ou testiculaire (spermatique) droite. (La
gauche (7) se jette dans la veine rénale gauche).
3. Les veines rénales droite et gauche.
4. La veine surrénale droite. (La gauche (8) se jette dans la
veine rénale gauche).
5. Les veines hépatiques.
6. Les veines phréniques inférieures.
 Rapports :

Rapports de la portion abdominale


Rapports de la portion thoracique
-En avant : bloc
duodénopancréatique/ foie. -Poumons et plèvre droite.
-En arrière : surrénale droite / muscle
-Péricarde.
psoas.
-A gauche : aorte abdominale.
-A droite : rein droit / uretère droit.

Bloc duodénopancréatique
Uretère droit
Muscle psoas gauche

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III/-SYSTEME AZYGOS :

 Le système azygos est un réseau de drainage pariétal ; il draine les parois


dorsale, thoracique et abdominale en plus des viscères médiastinaux.
 Il forme un système anastomotique entre les 2 veines caves (il relie les 2
B
veines caves) ce qui le rend extrêmement important en cas d’obstruction
à la circulationdans le système cave.
 Il est situé dans le médiastin postérieur. 1
 Il est composé de :
A
1. La veine azygos (1) (grande azygos).
2. Les petites veines azygos qui se terminent dans la précédente :
veine hémi-azygos (A) + veine hémi-azygos accessoire (B).

VEINE AZYGOS

 Origine :
-Elle naît dans l’abdomen, à la hauteur du 11e espace intercostal
droit.
-Elleest formée par la fusion de 2 racines :
 Une racine latérale =12e veine intercostale droite +veine
lombaire ascendante droite.
 Une racine médiale :issue de la face postérieure de la VCI.
 Trajet :
-La veine azygosn’existe que du côté droit de la colonne
vertébrale qu’elle longe jusqu’à T₄ (portion ascendante).
-Au niveau de T₄, elle s’incurve au-dessus de pédicule
pulmonaire droit et se vide dans la VCS (portion horizontale =
crosse de la veine azygos).
 Terminaison : à la face postérieure de la VCS.
 Branches collatérales : la veine hémi-azygos / la veine hémi-azygos accessoire / la 8e veine
intercostale gauche / les veines intercostales postérieures droites / les veines médiastinales,
œsophagiennes, bronchiques et péricardiques. (Schéma à la fin de cette partie)

VEINE HEMIAZYGOS Veine hemiazygos

 Origine : elle naît à la hauteur du 11e espace intercostal gauche par


la réunion de 2 racines :
 Une racine latérale =12e veine intercostale gauche + veine
lombaire ascendante gauche.
 Une racine médiale :anastomose entre la veine rénale
gauche et la veine lombaire postérieure formant l’arc réno-
azygo-lombaire.
 Trajet : la veine hémiazygos monte dans le thorax à travers le pilier gauche du diaphragme.
 Terminaison : en regard de T₉(au milieu du thorax), la veine hémi-azygos passe devant la
colonne vertébrale et se jette dans la veine azygos.

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117
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

 Branches collatérales : les 5 dernières veines intercostales postérieures gauches / des veines
œsophagiennes et médiastinales.

REMARQUE :sonancienne appellation est la veine hémi-azygos inférieure.

VEINE HEMIAZYGOS ACCESSOIRE

 La veine hémiazygos accessoire complète le drainage du côté gauche du thorax.


 Elle descend sur la face latérale des vertèbres thoraciques.
 A la hauteur de T₇ elle s’infléchit à droite pour se terminer dans la veine azygos.
 Elle reçoit les 7 premières veines intercostales postérieures gauches, des veines bronchiques
gauches, des veines œsophagiennes et des veines médiastinales.
REMARQUE :
 D’autres auteurs disent qu’elle reçoit le sang de la 4e à la 8e veine intercostale
postérieure gauche.
 Elle est anciennement appelée veine hémi-azygos supérieure.

Veine hémiazygos
accessoire
Veines intercostales
postérieures droites
8e veine intercostale
gauche

Veine hémiazygos

Veine rénale
gauche

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118
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HISTOLOGIE DES VAISSEAUX (2) :


Veines et capillaires
Les vaisseaux sanguins se divisent en 3 grandes catégories : les artères, les capillaires et les veines.
D’abord, le sang est chassé par le cœur dans les grosses artères issues des ventricules. Ensuite, il
parcourt les ramifications des artères jusqu’aux artérioles (les plus petites artères). Il aboutit ainsi
dans les lits capillaires des organes et des tissus. A
sa sortie des capillaires, le sang emprunte les
veinules (les plus petites veines), puis il se jette
dans des veines qui augmentent de calibre
graduellement et se déverse enfin dans les grosses
veines qui convergent vers le cœur.

L’histologie des artères a déjà été traitée dans le


cours précédent. Nous décrirons ici l’histologie des
capillaires (parcourus par le sang avant de passer
dans les veines) avant de faire celle des veines.

1/ LES CAPILLAIRES
Les capillaires sont les plus petits vaisseaux sanguins. Ils ont tendance à se regrouper en réseaux
appelés lits capillaires. La circulation du sang d’une artériole à une
veinule, qui se fait par l’entremise d’un lit capillaire, est appelée
microcirculation. Dans la plupart des régions de l’organisme, l’artériole
terminale se ramifie en 10 à 20 capillaires (vaisseaux d’échanges) qui
forment le lit capillaire et qui se déversent dans la veinule post-capillaire.
Les capillaires sont le siège des échanges entre le sang et les tissus et
assurent essentiellement un rôle nourricier.

 STRUCTURE DU CAPILLAIRE

L’observation au microscope optique au fort grossissement des parois extrêmement minces des
capillaires met en évidence les éléments suivants :

 Un endothélium : formé d’une seule assise de cellules aplaties dont


les noyaux font saillie dans la lumière du vaisseau.
 Une membrane basale : doublée parfois par des fibres de réticulines.
 Des formations périphériques : représentées par les fibres de
réticulines et les péricytes. Les péricytes, qui dérivent des cellules
mésenchymateuses, sont des cellules souches contractiles en forme
d’étoile capables de renouveler les vaisseaux. Ils contribuent
également à la régulation de la perméabilité des capillaires. Ils sont
présents sur la face externe de certains capillaires (capillaires
typiques).

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120
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

 TYPES DE CAPILLAIRES (CLASSIFICATION)


A. Sur le plan topographique :
En fonction de leur situation dans le territoire vasculaire, artériel et veineux, il existe 3 types
de capillaires :
1. Le réseau capillaire intercalé entre une artériole et une veinule (eg : capillaires
pulmonaires).
2. Le réseau porte-artériel : intercalé entre 2 artérioles, afférente et efférente (eg :
glomérule rénal).
3. Le réseau porte-veineux :intercalé entre 2 veinules, afférente et efférente (eg :
réseau porte hépatique, réseau veineux de l’adénohypophyse).

(1) (2) (3)

B. Sur le plan histologique :


Au point de vue de la structure, les capillaires se divisent en 3 types :
1. Les capillaires continus : ce sont les moins perméables et les plus répandus.
2. Les capillaires fenêtrés : dotés de grands pores qui augmentent la perméabilité (eg :
reins, intestin grêle…).
3. Les capillaires sinusoïdes (discontinus) : ils sont les plus perméables et on ne les
trouve qu’à certains endroits précis (eg : le foie). Ils sont dotés de grosses fentes
intercellulaires et de fenestrations. Leur membrane basale est absente ou
incomplète.

(1) (2) (3)

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121
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

REMARQUE : il existe une autre classification histologique selon laquelle on distingue 2 sortes de
capillaires :

Capillaires typiques Capillaires atypiques

Capillaires
Capillaires de jonction Capillaires vrais embryonnaires Capillaires sinusoïdes

Unissent l’artériole à Nés de l’artériole ou du A paroi syncytiale. -Echange de grosses molécules.


la veinule. capillaire de jonction. -Absence d’une lame basale.
-Paroi discontinue, larges pores.
-Lame basale absente (parfois
discontinue).

La paroi des capillaires typiques comprend :

 Un endothélium : fait d’une seule assise de cellules aplaties, le noyau faisant saillie dans la
lumière vasculaire.
 Une membrane basale : doublée parfois par des fibres de réticuline.
 Des formations périphériques : cellules mésenchymateuses et fibres de réticuline.

2/ LES VEINES
Les veines apportent le sang des lits capillaires au cœur. Le long du trajet, le diamètre des veines
augmente (de veinule à veine), et leurs parois épaississent graduellement.

 VEINULES

L’union des vaisseaux capillaires forme les veinules.

 Les veinules post-capillaires, qui sont les plus petites, possèdent une paroi fine extrêmement
poreuse : elle est faite d’un endothélium autour duquel quelques péricytes s’assemblent.
 Les plus grosses veinules possèdent une paroi faite d’un endothélium, d’une couche sous-
endothéliale conjonctivo-élastique et de quelques fibres musculaires lisses.

 VEINES

Les veinules se rejoignent pour former les veines. Les parois des veines sont généralement
constituées de 3 tuniques distinctes :

Une tunique interne  Un endothélium fait d’une seule assise de cellules polygonales reposant
(intima) sur une membrane basale.
 Une couche sous-endothéliale (endoveine) faite d’un tissu conjonctif lâche
(la membrane basale de l’endothélium fait partie plutôt de cette couche).

Une tunique moyenne Mince, son épaisseur varie selon le calibre et la localisation de la veine. Elle
(média ou mésoveine) contient peu de myocytes lisses entrecoupés par des cloisons conjonctives
abondantes.

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122
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Une tunique externe C’est la plus épaisse et la plus robuste des 3 tuniques. Elle est composée de
(adventice ou périveine) quelques fibres élastiques et de gros faisceaux longitudinaux de collagènes. On y
trouve également des vasa vasorum (vaisseaux nourriciers) et des fibres
nerveuses.

 CLASSIFICATION DES VEINES

Selon la structure de leurs parois, les veines sont classées en 3 catégories :

Les veines musculaires  Veines à musculature lisse : constituent le secteur le plus étendu du
système veineux) / présence d’une musculature lisse au niveau de la
média.
 Veines à musculature striée : constituent les segments juxta-cardiaques
des veines qui se déversent dans le cœur (veines caves et pulmonaires) /
présence d’une musculature striée au niveau de l’adventice.
Les veines fibreuses La tunique interne (intima) est doublée d’une couche conjonctivo-fibreuse. Il
s’agit des veines intracrâniennes indéformables.
Les veines fibro- Leurs parois se distinguent par la présence de lames élastiques anastomosées au
élastiques contact de l’endothélium et de faisceaux de collagène disposés en plans
concentriques. C’est le cas des veines cervicales et axillaires (veines supra-
cardiaques).

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123
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Valvules veineuses

Les veines contiennent des valvules veineuses qui empêchent le reflux


rétrograde du sang ; il s’agit là d’une autre façon de compenser la
faiblesse de la pression veineuse. Les valvules veineuses sont des
replis de l’intima avec un axe conjonctivo-élastique dense (formé par
la couche sous-endothéliale) et quelques fibres musculaires lisses
provenant de la média. Elles sont particulièrement abondantes dans
les veines des membres inférieurs, où la force gravitationnelle
s’oppose à la remontée du sang. Les valvules veineuses sont orientées
perpendiculairement à l’axe du vaisseau.

REMARQUE : par rapport à l’artère, la veine possède :

 Une lumière plus large.


 Une paroi plus mince.
 Plus de fibres de collagène.
 Moins de myocytes lisses.

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EN MILIEU CLINIQUE
DESEQUILIBRE HOMEOSTATIQUE : varices

Les varices (varix : veines gonflées) sont des veines dilatées et tortueuses du fait de
l’insuffisance de leurs valvules (qui fuient). Plus 15 % des adultes souffrent des varices,
habituellement dans les membres inférieurs.

Les varices ont plusieurs causes, notamment l’hérédité et les facteurs qui gênent le retour
veineux – telle la position debout prolongée, l’obésité et la grossesse. L’abdomen d’une
personne obèse et l’utérus distendu d’une femme enceinte compriment les vaisseaux et
réduisent le retour veineux. Par conséquent, le sang tend à stagner dans les membres
inférieurs ; peu à peu, les valvules s’affaiblissent et les parois des veines se distendent. Les
veines superficielles, mal soutenues par les tissus environnants, sont particulièrement
fragiles.

Les varices peuvent être également le résultat d’une forte pression veineuse. Par exemple,
pendant l’accouchement ou la défécation, les efforts déployés élèvent la pression
intraabdominale et empêchent le sang de s’écouler des veines anales. Les varices des veines
anales sont appelées hémorroïdes (« sang qui coule »).

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125
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

PHYSIOLOGIE DE LA CIRCULATION (2):


Système à basse pression
Le système à basse pression (SBP) comprend les capillaires, les veines et la circulation pulmonaire.
Ces vaisseaux se caractérisent par une pression sanguine très faible (contrairement aux artères) d’où
le nom de ce système.

1/ PRESSION CAPILLAIRE

Lorsque le sang atteint les capillaires, la pression sanguine est d’environ 35 mm Hg ; à la sortie du lit
capillaire, elle se situe à environ 17 mm Hg (rappelons-nous que des artères aux veines, la pression
diminue graduellement). Ces basses pressions permettent :

 de conserver l’intégrité des capillaires car une forte pression pourrait les rompre.
 de faire circuler les liquides entre le milieu intra-vasculaire et l’interstitium, car la plupart des
capillaires sont très perméables et une faible pression suffirait pour chasser les liquides
(avec des solutés) vers l’interstitium.

Les conditions chimiques locales et les neurofibres vasomotrices régulent la quantité de sang qui
s’écoule dans un lit capillaire. Le sang peut inonder un lit capillaire ou le contourner presque
complètement selon les conditions qui règnent dans l’organisme ou dans un organe donné (les forces
auxiliaires extravasculaires et la pression hydrostatique jouent un rôle important).

Dans le lit capillaire, la circulation sanguine est régulée par le diamètre de l’artériole terminale selon
les conditions chimiques locales.

Ces conduits sont caractérisés par un petit calibre et une grande distensibilité.

ECHANGES CAPILLAIRES

Lorsque le sang s’écoule dans les capillaires, il participe à des échanges de gaz, de nutriments et de
déchets avec les cellules des tissus environnants. La plupart de ces éléments se déplacent entre les 2
milieux par diffusionqui se fait toujours selon un gradient de concentration. Les liquides, par contre,
passent par les fentes intercellulaires.

Les échanges gazeux seront traités dans le chapitre « système respiratoire ». Les échanges liquidiens
sont de 2 types :

 La filtration : c’est la sortie des liquides vers le milieu interstitiel et elle s’effectue à
l’extrémité artérielle du capillaire.
 La réabsorption : c’est l’entrée des liquides dans les capillaires et elle s’effectue à l’extrémité
veineuse du capillaire.

La direction et la quantité de liquide qui traverse la paroi capillaire sont déterminées par les forces
opposées de la pression hydrostatique et de la pression osmotique.

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126
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

 La pression hydrostatique (PH) est la force exercée par un liquide contre une paroi :
 La pression hydrostatique capillaire PHᴄ favorise la filtration.
 La pression hydrostatique du liquide interstitiel PHɪᵢ favorise la réabsorption. Elle est
faible car le compartiment interstitiel contient peu de liquides (drainés par les
lymphatiques).
 La pression osmotique (PO) est due à la présence dans un liquide de grosses molécules non
diffusibles qui attirent l’eau (comme les protéines plasmatiques). Elle s’oppose à la PH.
 La pression osmotique capillaire POᴄ (ou pression oncotique) est exercée par les
protéines plasmatiques. Elle favorise la réabsorption.
 La pression osmotique du liquide interstitiel POɪᵢ est inférieure par rapport à la POᴄ
car le liquide interstitiel contient peu de protéines. Elle favorise la filtration.

Pour déterminer le sens de déplacement du liquide (filtration ou réabsorption), nous avons besoin de
calculer la pression nette de filtration (PNF) qui tient compte de toutes les forces ci-dessus agissant
sur le lit capillaire.

 A l’extrémité artérielle d’un capillaire, la PNF est positive (+) : le liquide se déplace du
capillaire vers l’espace interstitiel (filtration nette).
 A l’extrémité veineuse d’un capillaire, la PNF est négative (-) : le liquide se déplace de
l’espace interstitiel vers le capillaire (absorption nette).

Remarque :La résorption ne compense pas la diffusion du fait qu’une partie du liquide est
absorbée par le système lymphatique

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2/ PRESSION VEINEUSE

En dépit des modifications structurales des veines (grandes lumières et valvules), la pression
veineuse est habituellement trop basse pour provoquer le retour veineux. C’est pourquoi il existe des
adaptations fonctionnelles qui augmentent ce retour :

1) La pompe musculaire :
L’activité des muscles squelettiques entourant les veines
profondes fournit près de 50% de l’énergie nécessaire à la
propulsion du sang vers le cœur.
(Les battements des artères ont le même effet sur les
veines satellites)
2) La pompe respiratoire :
A l’inspiration, le diaphragme comprime les organes de
l’abdomen qui, à leur tour, compriment les veines locales et
le sang est chassé ainsi vers le cœur. Au même temps, la
pression dans le thorax diminue ce qui permet la dilatation
des veines et l’accélération de l’entrée du sang dans
l’oreillette droite.
3) La contraction veineuse sympathique :
Lorsque la couche de muscle lisse entourant les veines se
contracte sous l’influence du système nerveux
sympathique, le sang est poussé vers le cœur.
4) Le ventricule droit :
En aspirant le sang suite à l’ouverture de la valve tricuspide.
5) La gravité :
Permet la descente du sang de la partie supérieure du
corps vers l’oreillette droite.

Remarque :

L’écoulement à l’intérieur des conduits du système à basse pression est laminaire, on peut
considérer qu’il y a un canal central où circulent les hématies, et des canaux périphériques où circule
le plasma, ce qui rend la vitesse au centre supérieure à la vitesse à la périphérie.

(On peut trouver des vaisseaux où circule le plasma uniquement)

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A. Elle naît par deux racines latérale et

QCM médiale au niveau du 12ème espace


intercostal droit.
B. Monte dans le thorax passe au-dessus
ANATOMIE : système veineux du pédicule pulmonaire Droit et se
termine dans la VCS.
C. Reçoit les veines intercostales droites et
gauches.
1. La VCI : D. La racine latérale de l’hémi-azygos
inférieure est issue de l’arc réno-azygo-
A. Naît au niveau de L3 par la réunion
lombaire.
des veines primitives (iliaques E. La veine intercostale supérieure droite
communes) droite et gauche. draine les 03 premières veines
B. Monte verticalement à droite de intercostales droite.
L’aorte dans la grande cavité
BE
péritonéale.
C. Traverse le centre phrénique du
diaphragme à hauteur de T9 par un 4. La VCI :
orifice (Hiatus) fibreux. A. Elle occupe la région rétro-péritonéale à
D. Reçoit les veines génitales droite et gauche de la colonne vertébrale.
gauche à hauteur de L2. B. Elle collecte tout le sang veineux sus et
sous diaphragmatique.
E. Se termine au niveau de la paroi
C. Elle se termine par un orifice dans la
inférieure de l’atrium droit par un paroi inférieure de l’atrium droit muni
orifice valvulé. d’une valvule complète.
CE D. Elle reçoit comme collatérales viscérales
: les veines rénales, hépatiques,
capsulaires (capsule surrénale) et
gonadiques.
2. A propos de la VCS : E. En cas d’obstruction de la VCI, le
A. Elle draine le sang veineux de la tête, du système azygos dérive le sang dans la
cou, des membres supérieurs et de la VCS.
paroi thoracique. DE
B. Elle est située dans l’étage supérieur du
médiastin antérieur.
5. La veine azygos :
C. Elle nait derrière l’articulation
sternoclaviculaire droite par la réunion A. Elle naît par deux racines droite et
des troncs brachio-céphaliques droit et gauche dans la région thoraco-
gauche. abdominale à hauteur de T11.
D. Sa longueur est de 7 à 8 cm pour un B. La racine médiale Droite se jette dans la
diamètre de 22 mm. VCI.
E. Elle se termine dans l’atrium droit par C. L’arc réno-azygo-lombaire constitue la
un orifice avalvulaire. racine latérale de la veine hémi-azygos.
D. Elle draine uniquement le sang veineux
ADE
des parois lombaire et thoracique
réunissant les deux systèmes caves.
E. La veine intercostale SUP Gauche se
jette dans l’hémi-azygos accessoire.
3. La grande veine azygos :
B

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129
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6. La veine porte : C. Répond par son flanc droit à l’artère


A. Elle naît et se termine par un système aortique.
capillaire. D. Draine le sang de la parties sus-
B. Elle draine tout le sang veineux du tube diaphragmatique du corps.
digestif et des glandes annexes (foie, E. Reçoit plusieurs affluents, parmi la veine
rate, pancréas, surrénales). azygos.
C. Son origine se fait directement par les BDE
veines : mésentérique supérieure,
mésentérique inférieure et splénique. 10. Parmi les affluents suivants, lesquels
D. Les varices œsophagiennes sont la aboutissent à la VCI :
conséquence d’une hypertension
A. Les Veines Lombaires.
portale.
B. Les Veines Diaphragmatiques.
E. La veine ombilicale est une branche
collatérale du tronc porte.
C. Les Veines Rénales.
D. Les Veines Mésentériques.
AD
E. Les Veines Hépatiques.
ACE
7. La VCS :
(B : F → Veines diaphragmatiques
A. Le nerf phrénique droit est un rapport inférieures)
latéral direct de la VCS.
B. La crosse de l’azygos se jette dans la
paroi POST de la VCS à hauteur de T5. 11. La VCS :
C. Le nerf vague Droit entre en rapport A. Elle est formée par la réunion des 2 troncs
avec la paroi gauche de la VCS au- veineux brachio-céphaliques en arrière du
dessus du pédicule pulmonaire droit. 1er cartilage costal Gauche.
D. La ligne de réflexion artérielle du B. Son trajet est oblique en bas et en
péricarde séreux débute sur le flanc droit avant.
de la VCS. C. Elle est entièrement recouverte de
E. Elle a pour seule collatérale : la veine péricarde séreux.
azygos. D. Elle reçoit un seul affluent : la veine
azygos.
AE
E. Sa terminaison est munie d’une valvule
qui s’oppose au reflux du sang.
8. Le système veineux :
D
A. Le système azygos est anastomotique
entre le système cave supérieur et
inférieur. 12. Le foramen de la VCI :
B. La veine porte prend son origine en A. Est situé à l’union des folioles droite et
arrière du pancréas à partir de la veine antérieure.
mésentérique supérieure et inférieure. B. Est situé à l’union des folioles gauche et
C. Le tronc porte draine tous le tube digestif, antérieure.
le pancréas et la rate. C. Est limité en avant par la bandelette
D. La veine azygos prend origine dans semi-circulaire inférieure.
l’abdomen. D. Est situé à la hauteur de Th9.
E. Le sang veineux de tous les organes est E. Livre passage à l’artère thoracique
drainé vers l’atrium droit par le système interne.
cave. ACD
ACE
13. La veine azygos :
9. La VCS : A. Elle prend son origine au niveau de
A. Présente un trajet thoracique de 7 cm l’abdomen.
oblique en bas et en avant. B. Elle se termine dans la paroi postérieure
B. Formée des veines brachiocéphaliques de la VCI à hauteur de Th₄.
droite et gauche.

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130
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C. Elle draine la paroi abdominale et C. Elle se termine à la face ventrale de la


thoracique. veine cave supérieure.
D. C’est un système anastomotique entre D. Elle reçoit une seule collatérale.
le système cave supérieur et inférieur. E. Elle forme un système anastomotique
E. En cas d’obstruction de la VCI, le entre les veines caves.
système azygos dérive le sang dans la E
VCS.
DE 22. La veine cave supérieure :
A. Elle prend son origine en arrière du 3ème
18. La veine porte : cartilage costale.
A. Elle est formée par la réunion des veines B. Son trajet est oblique en bas et à
mésentériques. gauche.
B. Elle présente un trajet rétro- C. Dans sa portion péricardique elle
pancréatique à droite du conduit répond à l’aorte à gauche.
biliaire. D. Elle se termine dans la paroi postérieure
C. Dans son trajet intra-omental, elle de l’atrium droit.
forme l’élément le plus postérieur du E. Elle reçoit plusieurs branches
pédicule hépatique. collatérales.
D. Elle draine la totalité du sang intestinal. C
E. Les varices œsophagiennes sont la
conséquence d’une hypertension 23. La veine cave inférieure :
portale.
A. Elle prend son origine à hauteur de L4.
BCE B. Elle est située à gauche de l’aorte.
C. Au cours de son trajet, elle passe
19. La VCS : derrière le foie.
A. Elle prend origine en arrière du 3e D. Elle se termine dans la paroi antérieure
cartilage costal. de l’atrium droit.
B. Son trajet est oblique en bas et à E. Toutes ces propositions sont justes.
gauche. C
C. Dans sa portion péricardique, elle
répond à l’aorte à gauche. 24. La veine azygos :
D. Elle se termine dans la paroi postérieure
A. Elle prend origine dans le thorax.
de l’atrium droit.
B. Elle nait par 2 racines latérales.
E. Elle reçoit plusieurs branches
C. Elle se termine à la face ventrale de la
collatérales.
veine cave supérieure.
C D. Elle reçoit une seule collatérale.
E. Elle forme un système anastomotique
20. VCI : entre les veines caves
A. Elle prend origine à la hauteur de L ₄ . E
B. Elle est située à gauche de l’aorte.
C. Au cours de son trajet, elle passe HISTOLOGIE : veines et capillaires
derrière le foie.
D. Elle se termine dans la paroi antérieure
A/- Veines :
de l’atrium droit.
E. Toutes ces propositions sont justes.
1. Sur une coupe de paroi veineuse examinée en
C microscopie optique, on observe une intima
doublée d’une couche conjonctivo-fibreuse.
21. Veine azygos : S’agit-il :
A. Elle prend origine dans le thorax. A. D’une veine cave.
B. Elle naît par deux racines latérales. B. D’une veine axillaire.

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131
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

C. D’une veine de la partie inférieure du


corps. 6. L’observation d’une veine en coupe
D. D’une veine pulmonaire. transversale en microscopie optique au fort
E. D’une veine intra-crânienne. grossissement montre les éléments de structure
E suivant :
-Une intima.
-Une média faite de fibres musculaires lisses.
2. L’observation en microscopie optique d’une
-Une adventice contenant des fibres musculaires
veine révèle la présence de fibres musculaires
striées.
striées dans l’adventice. Il s’agit :
Il s’agit :
A. D’une veine axillaire.
A. D’une veine axillaire.
B. D’une veine crânienne.
B. D’une veine cave dans son segment
C. D’une veine rénale.
juxta-cardiaque.
D. Du segment juxta-cardiaque de la veine
C. D’une veine intracrânienne.
cave.
D. D’une veine fémorale.
D
B

3. Sur une coupe transversale d’un vaisseau


7. Une différenciation pariétale spécifique
sanguin observé en microscopie optique à fort
permet aux veines des membres inférieurs
grossissement on reconnaît les éléments
d’assurer convenablement leurs fonctions. Il
suivants : des lames élastiques épaisses
s’agit :
anastomosées, des faisceaux de collagène
disposés en plans concentriques. Il s’agit : A. D’une média riche en fibres musculo-
élastiques.
A. D’une artère sous-clavière.
B. D’une endoveine épaisse parcourue de
B. D’une artère bronchique.
fibres élastiques.
C. D’une veine pulmonaire.
C. De replis vasculaires à axe riche en
D. D’une veine axillaire.
fibres élastiques.
E. D’une carotide.
D. Présence d’une musculature striée
D adventicielle.
E. Présence d’une intima doublée de
4. Sur une coupe de paroi veineuse examinée en lames élastiques anastomosées.
microscopie optique, on observe des faisceaux C
de collagène disposés en plans concentriques.
S’agit-il :
A. D’une veine intra-crânienne. 8. Le type des veines supra cardiaques est :
B. D’une veine axillaire.
A. Musculaire.
C. D’une veine cave.
B. Fibro-musculaire.
D. D’une veine de la partie inférieure du
C. Fibreux.
corps.
D. Fibro-élastique.
E. D’une veine pulmonaire.
D
B

9. Quel est le type histologique des veines infra


5. En examinant une artère musculaire et une
cardiaques ?
veine fibro-musculaire, on identifie la veine
fibro-musculaire par : A. Musculaire.
B. Fibro-musculaire.
A. Le bord de la lumière vasculaire.
C. Fibreux.
B. La prédominance en fibres de collagène
D. Fibro-élastique.
au niveau de l’intima.
C. L’épaisseur de la paroi vasculaire. A
D. L’abondance des fibres musculaires
lisses de la média. 10. Examinée en microscopie optique, la valvule
D veineuse est caractérisée par :

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132
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

A. Un axe conjonctivo-élastique dense A


avec quelques fibres musculaires lisses.
B. Simple repli de l’intima sur un axe 15. Observée en microscopie électronique, la
conjonctivo-élastique riche en fibres paroi du capillaire sanguin de l’alvéole
musculaires striées. pulmonaire apparaît formée d’un épithélium
C. Simple repli de l’intima recouvrant un continu doublé d’une membrane basale
axe conjonctivo-élastique dense avec continue. Dans quelle catégorie classeriez-vous
quelques fibres musculaires lisses le capillaire pulmonaire ?
provenant de la média.
A. Capillaire sinusoïde.
D. Simple repli de l’intima recouvrant un
B. Capillaire vrai.
axe conjonctivo-élastique.
C. Capillaire de jonction.
C D. Capillaire embryonnaire.
B
11. Parmi les critères suivants, quel est celui qui
vous permet de distinguer les valvules des
16. Au niveau de quelles parois vasculaires
grosses veines des valvules cardiaques ?
suivantes observe-t-on les péricytes ?
A. Axe conjonctivo-élastique dense.
A. Capillaires vrais et capillaires de
B. Endothélium discontinu.
jonction.
C. Couche sous-endothéliale mince.
B. Capillaires sinusoïdes.
D. Présence de quelques fibres musculaires
C. Capillaires lymphatiques.
lisses.
D. Métartérioles.
D
A

B/- Capillaires sanguins :


17. Examinant en microscopie optique au fort
grossissement la paroi d’un vaisseau, on
12. Quelle est la structure des capillaires du
observe un endothélium discontinu simple.
système porte veineux du foie ?
S’agit-il d’un :
A. Capillaires vrais.
A. Capillaire vrai.
B. Capillaires de jonction.
B. Capillaire lymphatique.
C. Capillaires embryonnaire.
C. Capillaire sinusoïde.
D. Capillaires sinusoïdes.
D. Capillaire embryonnaire.
E. Capillaires vrais et capillaires de
jonction. C
D
18. Analysant en microscopie électronique la
13. Quelle est la structure histologique des
structure d’un capillaire sanguin, sur quel
capillaires du système porte artériel du
élément de structure vous basez-vous pour
glomérule vasculaire rénal ?
identifier la paroi d’un capillaire normal ?
A. Capillaires de jonction.
A. Endothélium continu.
B. Capillaires vrais.
B. Endothélium discontinu sans
C. Capillaires sinusoïdes.
membrane basale.
D. Capillaires embryonnaires.
C. Endothélium discontinu doublé d’une
E. Capillaires typiques.
membrane basale discontinue.
E D. Endothélium continu doublé d’une
membrane basale discontinue.
14. Dans quelle catégorie classeriez-vous les A
capillaires sanguins de la paroi alvéolaire
pulmonaire ?
19. Analysant en microscopie électronique la
A. Capillaires vrais. structure d’un capillaire sanguin, sur quel
B. Capillaires sinusoïdes. élément de structure vous basez-vous pour
C. Capillaires embryonnaires. identifier la paroi d’un capillaire sinusoïde ?
D. Capillaires de jonction.
A. Endothélium continu.

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133
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

B. Endothélium discontinu sans membrane D. Un rôle accessoire de la pression


basale. hydrostatique.
C. Endothélium discontinu doublé d’une E. Une capacité basse.
membrane basale discontinue. B
D. Endothélium continu doublé d’une
membrane basale. 4. Le système à basse pression :
B A. Se caractérise par une pression
moyenne essentiellement dynamique.
20. A quelle proposition correspond la définition B. Comprend la totalité de la circulation
du capillaire sinusoïde ? pulmonaire.
A. Capillaire à paroi discontinue et C. Se distingue par une faible capacité.
dépourvue de membrane basale. D. Se termine à sa sortie par de fortes
B. Capillaire à paroi continue et dépourvue résistances.
de membrane basale. E. Se caractérise par un rôle accessoire de
C. Capillaire à paroi discontinue avec la pression hydrostatique.
membrane basale. B
D. Capillaire à paroi continue avec
membrane basale.
A

PHYSIOLOGIE : système à basse pression

1. Les forces qui favorisent le retour veineux des


membres inférieurs vers le cœur sont : (RF)
A. Le ventricule droit.
B. Les mouvements respiratoires.
C. La pesanteur.
D. La contraction des muscles
squelettiques.
E. Les battements artériels.
C

2. Le retour veineux au niveau des membres


inférieurs est favorisé, entre autres, par :
A. L’expiration forcée.
B. La pesanteur.
C. La contraction du ventricule gauche.
D. L’inspiration et la
contraction/relâchement du ventricule
droit.
E. Toutes ces propositions sont fausses.
D

3. Le système à basse pression se caractérise


par :
A. Des résistances élevées.
B. Une grande distensibilité.
C. Une pression moyenne essentiellement
dynamique.

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134
Régulation
cardiaque
• Régulation cardiaque.

• Régulation de la pression artérielle.

• Variations de la fréquence cardiaque et de la


pression artérielle.

• Applications cliniques.
MédiCours UEI 1
2e année de Médecine

Régulation cardiaque de la PA :
I/-Régulation du rythme cardiaque : l’adaptation du débit cardiaque aux besoins de l’organisme,
dépend surtout du système nerveux autonome « facteur extrinsèque » mais également des
propriétés du muscle cardiaque lui-même « facteur intrinsèque ».

POUR UN VOLUME D’EJECTION SYSTOLIQUE FIXE (VES FIXE) : l’accélération de la fréquence cardiaque
augmente proportionnellement au débit cardiaque :

Dc = Fc ₓ VES
-La période cardiaque (période de récupération ou période réfractaire) est alors raccourcie au
dépend du remplissage diastolique lent et ne gêne pas le remplissage ventriculaire. Donc c’est la
diastole qui module la période cardiaque : Après chaque activation, les cellules cardiaques
demandent un certain temps avant de pouvoir être à nouveau stimulées ; c'est la période réfractaire.
Celle-ci est d'abord absolue, aucun stimulus, quelle que soit son intensité, ne pouvant alors entraîner
de nouvelle dépolarisation. Elle devient ensuite relative, la dépolarisation pouvant alors être
déclenchée par un stimulus de plus en plus faible au fur et à mesure que le temps s'écoule.

-La systole auriculaire joue un rôle capital dans le remplissage ventriculaire (diastole).

LA TACHYCARDIE (VES BAS) : Rythme cardiaque plus rapide qu’à la normale : Une accélération trop
importante de la fréquence cardiaque peut entraîner, paradoxalement, une baisse du débit, le
ventricule n'ayant plus le temps de se remplir. Pour cela l’augmentation de la fréquence cardiaque
n’est efficace que si le retour veineux augmente proportionnellement (le remplissage) : le
raccourcissement diastolique donc va gêner le remplissage ventriculaire avec baisse de la VES, ce qui
induit la diminution du débit cardiaque ce qui engendre une mauvaise perfusion coronaire qui est
surtout diastolique.

Remarque :

L’augmentation du débit cardiaque par la fréquence sera d’autant plus grand que la fréquence de
repos est plus basse : c’est le cas de l’entrainement sportif

Les grandes tachycardies ne sont efficaces qu’à l’effort ainsi pour une fréquence de repos supérieure
a 200 Hz.

Système nerveux autonome : la fréquence cardiaque déterminée par le nœud sinusal est contrôlée
en permanence par le système nerveux autonome sympathique cardio-accélérateur et
parasympathique cardio-modulateur

Un équilibre permanent entre ces 2 tonus module l’automatisme cardiaque :

L’augmentation de la fréquence cardiaque est due à une stimulation du sympathique avec libération
de la noradrénaline

Le parasympathique libère de l’acétylcholine

Le système parasympathique : le noyau cardio-pneumo-antérique (ou cardio-pneumo-gastrique) est


bulbaire (situé au niveau du bulbe « tronc cérébral », donne des fibres pré ganglionnaires longues qui

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136
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se rendent au niveau de la paroi de l’oreillette droite (ganglion) et vont faire synapse avec des fibres
post ganglionnaires courtes qui vont se rendre au nœud sinusal et au nœud auriculo-ventriculaire.

Le système sympathique : les centres sont médullaires « moelle épinière », donne des fibres pré
ganglionnaires courtes cervicale qui vont faire relai au niveau des ganglions para vertébraux
cervicaux (surtout le ganglion STELER) avec des fibres post ganglionnaires longues qui vont se rendre
à la totalité du myocarde et au tissu nodal.

REMARQUE :

La médullosurrénale est considérée comme un ganglion sympathique sécrétant les catécholamines


(Noradrénaline adrénaline….) qui ont un effet sympathomimétique : accélère le rythme cardiaque

II/-Régulation de la pression artérielle (circulation générale) :


Régulation à court terme « nerveuse » : intervient en quelques secondes et met en jeu le baroréflexe

 Notion de vasomotricité : Les artères subissent en parallèle aux changements du rythme et de la


fréquence cardiaque, une modification du diamètre de leurs parois permettant l’adaptation au
volume sanguin circulant.
 Les barorécepteurs : se situent dans la paroi de la crosse aortique est des sinus carotidiens.
 Les voies afférentes : dites de HERING ET DE LUDWING-CYON : Ce sont des nerfs sensitifs qui
vont transmettre aux centres nerveux (bulbe rachidien) les messages perçus par les
barorécepteurs. Ces nerfs cheminent parallèlement aux nerfs IX et X :
 Nerf aortique ou nerf de CYON : sa stimulation induit la baisse de la PA et ralentit la
fréquence
 Nerf connecté au sinus carotidien ou nerf de HERING : Lorsque la pression artérielle
diminue au niveau des sinus carotidiens, on constate une augmentation de la pression
artérielle dans la circulation générale (effet cardio-accélérateur). Inversement, lorsque la
pression artérielle augmente au niveau des sinus carotidiens, on constate une diminution
de la pression artérielle dans la circulation.
 Les centres nerveux régulateurs : situés au niveau du bulbe rachidien (tronc cérébral) :
 Centre cardio-accélérateur : SYMPATHIQUE.
 Centre cardio-modulateur : PARASYMPATHIQUE.
(Contrôlés par les centres supra-bulbaires : cerveau)
 Les voies efférentes : Sympathiques et parasympathiques :
 Parasympathique : Nerf vague (X) agit sur le nœud sinusal en diminuant la fréquence
cardiaque et donc diminue la pression artérielle et la contraction quand les barorécepteurs
sont stimulés, ceci en inhibant le sympathique.
 Sympathique : Si les barorécepteurs ne sont pas stimulés, le sympathique va être stimulé,
agit d’une part sur le nœud sinusal en augmentant la fréquence cardiaque et la contractilité
cardiaque, ainsi sur les artérioles périphériques induisant une vasoconstriction.

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137
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REMARQUE :

Les variations de la volémie et de la composition chimique du sang (en O2, CO2, PH) détectés
respectivement par les volorécepteurs et chémorécepteurs, sont également transmissent au centre
bulbaire cardio-vasculaire pour réguler la PA (On verra dans la régulation réspiratoire)

A noter que :

Diminution de la PA Diminution du volume VASOCONSTRICTION (diminution du diamètre)


permettant d’augmenter la PA « accélérant la vitesse sanguine »

Augmentation de la PA Augmentation du volume VASODILATATION (augmentation du diamètre)


permettant de diminuer la PA « ralentissant la vitesse sanguine »

Il faut noter que c’est par les fibres du système nerveux sympathique que la vasomotricité est
modulé (vasoconstriction et vasodilatation) par des récepteurs spécifiques : alpha pour les fibres
excitatrices et beta pour les fibres inhibitrices inhibées par le parasympathique qui inhibent la
contraction des fibres musculaires des parois artériolaires induisant leur relâchement induisant la
vasodilatation

 Récepteurs au niveau des artères : 2 types de récepteurs :


 Les récepteurs alpha α : Dont la stimulation entraine une vasoconstriction
 Les récepteurs beta β : Dont la stimulation entraine une vasodilatation

Ces récepteurs peuvent être stimulés soit directement par les fibres nerveuses sympathiques après
relais dans la chaine ganglionnaire pare vertébrale ou par les catécholamines sécrétées par la
médullosurrénale (La médullosurrénale est commandée par le centre vasomoteur sympathique
bulbaire, lui-même en relation avec d’autres centres bulbaires et les centres supérieurs)

Régulation à moyen terme (régulation hormonale ou humorale) : contrôle modérément rapide,


quelques minutes à quelques heures.

 Catécholamines : Même effet que le système nerveux sympathique mais agit plus lentement
« même neuromédiateur : noradrénaline ». Leur sécrétion est stimulée de la même façon que la
stimulation du système nerveux sympathique, barorécepteurs, fibres nerveuses….
 Système rénine-Angiotensine : (pas Aldostérone : elle agit à long terme non pas à moyen terme)
1- Le foie sécrète une glycoprotéine : Angiotensinogène.
2- L’appareil juxta-glomérulaire situé au niveau du rein (constitué principalement par la paroi
des artérioles glomérulaires rénales) sécrète la rénine qui transforme l’angiotensinogène en
un peptide inactif angiotensine 1.
3- Par l’enzyme de conversion (sécrété par tous les tissus mais principalement par le rein)
transforme l’angiotensine 1 en peptide actif angiotensine 2.
4- L’angiotensine 2 est une puissante hormone vasoconstrictrice (Agit surtout au niveau des
artérioles glomérulaires au niveau rénale) qui induit une augmentation des résistances et
donc une augmentation de la PA.

Ce système est stimulé par :

*La diminution de la pression artérielle au niveau de l’artériole glomérulaire rénale.

*Directement par des fibres nerveuses du système nerveux sympathique.

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*La diminution de la concentration de Na Cl (sodium) au niveau du sang circulant dans les artérioles
glomérulaires des reins.

Régulation à long terme : elle est directement liée à la volémie (volume sanguin) qui est déterminée
par les mouvements de l’eau et du NA+ dans l’organisme. Ces mouvements sont régulés par le rein
« principalement par la surrénale ». ‘’ L’eau suit toujours le Na+ ‘’.

 L’aldostérone : sécrétée par la couche la plus externe de la surrénale (c’est une glande endocrine
qui coiffe le pole supérieur de chaque rein présentant une couche externe sécrétant
l’aldostérone et une couche interne sécrétant les catécholamines). Sensible à la diminution de la
PA = diminution de Na Cl au niveau du sang passant par les artérioles glomérulaires rénales et
augmentation de Na Cl au niveau des urines. Sa sécrétion est stimulée par l’angiotensine 2
(Système rénine angiotensine aldostérone). Provoque une rétention d’eau et de sel au niveau du
tubule rénal distal (réabsorption de Na+ suivie par l’eau à partir des urines vers le sang) et
stimule la sécrétion de K+ (Du sang vers l’urine) Ce qui induit l’augmentation de la volémie (Eau
suit sodium). Et donc l’augmentation de la pression artérielle.
 L’ADH (hormone antidiurétique) : sécrétée par le canal collecteur du néphron (structure au
niveau rénale), libérée suite à une hyper osmolarité (concentration de Na+ élevée) ou hypo
volémie (volume d’eau diminué). Entraine la rétention de l’eau libre par le tubule collecteur
(réabsorption d’eau des urines vers le sang) ce qui augmente la volémie (LE SODIUM NE SUIT PAR
L’EAU). Et donc augmentation de la pression artérielle.
 Le peptide atrial natriurétique (PAN) : sécrété par les myocytes auriculaires en cas
d’augmentation de la volémie ou d’hypertension auriculaire (volume de sang qui arrive à l’atrium
est important), il entraine une diminution de la volémie par vasodilatation, et aussi il agit au
niveau rénal en augmentant l’excrétion de l’eau et du sodium (du sang vers l’urine). Ce qui induit
une diminution de la pression artérielle.

III/-Adaptation dans les situations physiologiques :


Orthostatisme : passage de la position couchée à la position debout. Au couché la PA est diminuée
avec distribution égale du sang. En passant à la position debout on a une diminution du volume
sanguin efficace une diminution du retour veineux baisse du volume d’éjection Baisse du
débit cardiaque Baisse de la PA.

La baisse de la PA déclenche le baroréflexe activation du système nerveux sympathique et donc


cette baisse est compensée augmentation de la PA.

Exercice physique : augmentation du débit cardiaque due à l’augmentation de la fréquence


cardiaque (baisse de l’activité parasympathique et augmentation de l’activité sympathique).

Ainsi on a une baisse des résistances périphériques vasodilatation au niveau des muscles et
vasoconstriction des viscères augmentation modérée de la pression artérielle.

Stresse : libération d’hormones par la médullo-surrénale (adrénaline et noradrénaline) qui ont un


effet sympathomimétique augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle.

Sommeil : il existe 2 types de sommeil :

 Le sommeil lent : chute de la fréquence cardiaque, du débit cardiaque et de la pression


artérielle sans modification des résistances périphériques dus à une diminution du tonus
sympathique et augmentation du tonus parasympathique.

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139
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 Le sommeil paradoxal : variabilité importante de la pression artérielle, et rythme


cardiaque. Augmentation du tonus sympathique et ainsi une légère diminution du tonus
parasympathique en le comparant au tonus pendant la journée.

Traitements Effets

Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion modulent la vasomotricité


IEC
(vasoconstriction-vasodilatation).
Agissent sur le métabolisme sodé en augmentant l’excrétion du sodium par
DIURETIQUES les urines.

Agissent sur l’inotropie et la fréquence cardiaque : en agissant sur le tissu


nodal en bloquant l’action des médiateurs du système adrénergique tel
BETA que l’adrénaline.
BLOQUANTS

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140
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c. Une diminution de la fréquence

QCM cardiaque et une vasodilatation


d. Une augmentation de la fréquence
cardiaque et une vasodilatation
1) Quand un sujet passe de la position e. Toutes ces réponses sont fausses.
couchée à la position debout, quelle
est la position compensatrice qui se REPONSES : B
produit ?
5) Le centre vasomoteur bulbaire :
a. Baisse de la fréquence cardiaque
a. Peut-être responsable d’une
b. Allongement de l’espace PR
vasodilatation généralisée
c. Baisse du débit cardiaque
b. Présente une activité permanente
d. Augmentation de la contractilité
c. Est freiné en permanence par les
e. Baisse de la pression artérielle
barorécepteurs
REPONSES : D d. Est stimulé lors de l’augmentation de
la pression artérielle
2) Les influx sympathiques qui se e. Est inhibé par la diminution de la
rendent au cœur entrainent : pression artérielle
a. Une diminution de a fréquence
cardiaque et de la contractilité REPONSES : C
b. Une augmentation de la fréquence 6) La baisse de la pression artérielle
cardiaque et de la contractilité moyenne : RF
c. Une diminution de la fréquence
a. Agit sur les barorécepteurs carotidiens
cardiaque et augmentation de la
et aortiques
contractilité
b. Entraine la sécrétion de rénine par
d. Aucune variation
l’appareil juxta-glomérulaire
e. Toutes les réponses sont fausses.
c. Est responsable de la sécrétion
REPONSES : B d’aldostérone par l’angiotensine I
d. Entraine directement la sécrétion de
3) Les variations physiologiques du débit l’ADH
cardiaque sont possibles : e. Les réponses A, B, C sont justes
a. Lors de l’exercice physique
b. Pendant la grossesse REPONSES : C
c. De la naissance à l’âge adulte 7) L’une de ces substances suivantes a
d. En cas de fortes chaleurs
une action vasoconstrictrice générale :
e. Toutes ces réponses sont justes
a. Angiotensine II
REPONSES : E b. Bradykinine
c. Prostaglandine
4) Les influx sympathiques qui se d. Histamine
rendent au cœur et aux artérioles
entrainent en cas de baisse de la REPONSES : A
pression artérielle :
8) Une augmentation du débit cardiaque
a. Une baisse de la fréquence cardiaque
s’observe en cas d’une :
et une vasoconstriction
a. Grossesse
b. Une évolution de la fréquence
b. Hypotension
cardiaque et une vasoconstriction
c. Hyponatrémie

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141
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

d. Alcalose REPONSES : C

REPONSES : A 12) Chez un sujet sédentaire, une


augmentation du débit cardiaque
9) Les influx sympathiques qui se s’observe dans une des situations
rendent au cœur entrainent : suivantes :
a. Tachycardie/Diminution de la force a. Augmentation de la fréquence
contractile cardiaque et diminution du volume
b. Tachycardie/Augmentation de la force d’éjection systolique (VES).
contractile b. Une fréquence cardiaque normale et
c. Bradycardie/Diminution de la force une augmentation du VES.
contractile c. Une diminution de la fréquence
d. Bradycardie/Augmentation de la force cardiaque et du VES.
contractile d. Une diminution du retour veineux et
e. Aucun de ces phénomènes du VES.
e. Toutes ces propositions sont fausses.
REPONSES : B
REPONSES : B
10) Le stimulus le plus efficace de la
dilatation coronaire est :
a. L’augmentation de la Pa(CO2)
b. La diminution de la Pa(O2)
c. La diminution de la Pa(CO2)
d. L’augmentation de la Pa(O2)
e. Un autre facteur

REPONSES : B

11) Cochez l’association qui vous parait


juste
1. La pression intraventriculaire droite
est égale à 25mmHg
2. L’angiotensine II est une puissante
hormone vasodilatatrice
3. La post-charge au niveau du cœur est
représentée par la pression télé
diastolique ventriculaire
4. La conductance potassique est
diminuée par l’Amiodarone
5. L’aldostérone entraine la réabsorption
de l’eau libre au niveau du canal
collecteur
6. La durée de l’espace PR de l’ECG est
comprise entre 0.12 et 0.20 secondes
a. 1.2.5.6
b. 1.4.3.5
c. 1.4.6
d. 2.3.5.6
e. 4.5.6

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142
Biophysique

• Hémodynamique et biophysique vasculaire.


1

• Biophysique cardiaque.
2

• Tension superficielle.
3

:
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

1/HEMODYNAMIQUE ET BIOPHYSIQUE
VASCULAIRE
L’étude de la biophysique sanguine et vasculaire est indispensable à la compréhension des fonctions
vitales de l’organisme. Le sang est un liquide biologique vital qui circule continuellement dans les
vaisseaux sanguins grâce à la pompe cardiaque, tout en obéissant aux lois de la mécanique des
fluides.

Mécanique des fluides

C’est l’étude du comportement des fluides (liquides, gaz et plasmas) et des forces internes associées.
Elle se divise en 2 parties : la statique des fluides (étude des fluides au repos/immobilité) et la
dynamique des fluides (fluides en mouvement/mobilité).

La mécanique des fluides a de nombreuses applications dans divers domaines notamment


l’hémodynamique (étude de l’écoulement du sang).

1) Généralités sur les fluides :

Un fluide est un milieu matériel parfaitement déformable, constitué de molécules mobiles entre
elles. Il n’a pas de forme propre (il prend celle du récipient qui le contient). Les fluides sont les
liquides, les gaz et les plasmas.

 Le fluide parfait ou idéal est caractérisé par l’absence de forces de frottement. La viscosité
tend vers zéro.
 Le fluide réel est caractérisé par la présence de forces de frottement. Il diffère du fluide idéal
par sa viscosité.
Compressibilité : elle traduit la diminution de volume en réponse à un accroissement de
pression.
 Le fluide compressible est un fluide qui occupe tout l’espace qui lui est offert, quel que soit le
volume qu’on lui impose (Il est expansible). C’est le cas des gaz.
 Le fluide incompressible est un fluide qui ne change pas de volume sous l’effet d’une
pression appliquée. Il occupe un volume déterminé. Il s’agit des liquides.

2) La statique des fluides :

Au repos, les forces de viscosité dans un fluide réel sont nulles (car pas de mouvement) et donc la
statique des fluides réels se confond avec celle des fluides parfaits dont la viscosité est toujours nulle.

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144
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

En chaque point d’un fluide, la force exercée par le volume A sur le volume B à
travers leur surface de contact dS en un point M est notée dF. Dans un fluide
parfait, cette force reste perpendiculaire à la surface de contact quel que soit le
mouvement relatif de A et B, et l’intensité de cette force ne dépend pas de
l’orientation de la surface de contact dS. Le rapport P = dF / dS est la pression

au point M.

La pression est donc la force par unité de surface exercée


perpendiculairement sur une paroi. Dans le SI, elle est exprimée en pascals
Pa (1 Pa = 1 N/m²) mais on peut aussi l’exprimer en atmosphères (atm), en
millimètres de mercure (mm Hg), en centimètres d’eau (cm H₂O) ou en bars
(bar) :

1 atm = 101,3 kPa = 760 mm Hg = 1033 cm H₂O = 1,013 bar

Remarque : dans un fluide incompressible, le volume de chaque élément ne dépend pas de la


pression.

 La pression augmente proportionnellement avec la profondeur (ou diminue


proportionnellement avec l’altitude).
 Ainsi, si 2 points sont situés à des altitudes différentes dans le même
fluide, il existe une différence de pression entre ces 2 points qu’on
peut déterminer par cette relation :
dP + ρ g dɀ = 0
dP : différence de pression / ρ : masse volumique du fluide / g :
gravitation / dɀ : différence d’altitude.
 Et par conséquence, si 2 points sont situés au même niveau (dɀ = 0) dans un même fluide
statique (en équilibre) incompressible, ils ont la même pression (et donc la différence de
pression est nulle dP = 0).
 Application médicale : la pression artérielle doit être mesurée sur un sujet allongé (tous les
points sont situés au même niveau dans le sang et donc la pression est la même / pas de
notion de gravitation).
Chez un sujet debout, la gravitation intervient de sorte que pour une pression de 100 mm Hg
au niveau du cœur, on trouve une pression artérielle de 60 mm Hg à la tête et de 200 mm Hg
aux pieds.

3) La dynamique des fluides :

En cas de mobilité (écoulement des fluides), les fluides parfaits et réels sont étudiés séparément (car
dans ce cas le fluide réel possède une viscosité contrairement au fluide parfait).

Dynamique d’un fluide parfait

 Un fluide parfait s’écoule sans aucune interaction : toutes les


molécules se déplacent à la même vitesse.

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145
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

 Si les paramètres vitesse, pression, température … ont une valeur constante au cours du
temps, on parle d’écoulement en régime permanent (ou stationnaire ou établi) : c’est le cas
des fluides parfaits incompressibles.
 Au cours de l’écoulement d’un fluide parfait, incompressible et en régime permanent, et du
fait de l’absence de frottements (viscosité négligée / fluide parfait), l’énergie mécanique
totale Eᵼ se conserve (l’énergie mécanique est l’énergie nécessaire à l’écoulement, c’est la
somme des énergies cinétique, potentielle et pressante, elle est également appelée
«charge»). L’équation de Bernoulli traduit le principe de conservation de cette énergie :
1
Eᵼ = 𝑚𝑣² + 𝑚𝑔𝑍 + 𝑉𝑝 = 𝐶𝑡𝑒
2

L’équation en fonction de la pression est : (diviser par le volume V)


𝟏
𝝆𝒗² + 𝝆𝒈𝒁 + 𝒑 = 𝑪𝒕𝒆
𝟐
Remarque : par suite de l’incompressibilité du fluide, le débit (D ou Q) est constant.

Dynamique d’un fluide réel

Lors de l’écoulement d’un fluide réel, il existe des forces de frottement qui s’exercent entre les
particules du fluide et les parois, ainsi qu’entre les particules elles-mêmes (viscosité). Suite à ces
chocs et frottements, une partie de l’énergie est dissipée sous forme de chaleur, la charge –ou
énergie totale- (Eᵼ) n’est plus constante. On dit que lors de l’écoulement d’un fluide réel entre 2
points, il existe une perte de charge et c’est pour cette raison qu’on ne peut pas appliquer le
théorème de Bernoulli à l’écoulement d’un fluide réel (ce théorème qui exprime le principe de
conservation de l’énergie mécanique totale).

Le long d’une canalisation, le fluide réel s’écoule par glissement de lames les unes sur les autres
(imaginons que le fluide est fait de plusieurs lames rectilignes comme le montre le schéma ci-
dessous) : c’est l’écoulement laminaire. Les vitesses des couches sont différentes de sorte que la
vitesse est quasi nulle sur la paroi et maximale au centre du tube.

On considère 2 couches (ou lames) de fluide adjacentes distantes de (x). La force de frottement
(tangentielle) qui s’exerce à la surface (S) de contact de ces 2 lames s’oppose au glissement d’une
lame sur l’autre. Cette force, dite de viscosité, est proportionnelle à la surface S et à la différence de
vitesse des couches (dv), et inversement proportionnelle à la distance dx. F = η S (dv / dx)

η : coefficient de viscosité exprimé en Pa.s aussi dénommé poiseuille (1 Pa.s = 1 Pl).

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146
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

La loi de Poiseuille

Elle décrit l’écoulement laminaire en énonçant la relation entre le débit d’un écoulement (D), la
viscosité du fluide (η), la différence de pression (dP) aux extrémités d’une canalisation (tube
cylindrique), la longueur (L) et le rayon (r) de cette canalisation.
8𝜂𝐿
𝑑𝑃 = 𝐷
𝑆 𝑟²

Dans ce tube cylindrique, la vitesse de l’écoulement est nulle sur la paroi et augmente jusqu’à une
valeur maximale (v0) sur l’axe du cylindre (c’est-à-dire que chaque lame possède une vitesse
différente, la lame centrale étant la plus rapide). D’après la relation de poiseuille, la vitesse moyenne
vaut :

𝑫 𝒅𝑷 𝒗𝟎
𝑽𝒎𝒐𝒚 = = 𝒓² =
𝑺 𝟖𝜼𝑳 𝟐

Remarque :
𝒅𝑷 𝑺 𝒓²
 La loi de poiseuille permet de calculer en régime laminaire le débit D. 𝑫 = 
𝟖 𝜼𝑳
 dP/L est appelé la perte de charge (d’énergie) par unité de longueur.
 La viscosité se mesure avec un viscosimètre de Couette.

Régimes d’écoulement – nombre de Reynolds

Tous les liquides ne s’écoulent pas de la même manière.

 Si nous observons l’eau d’un fleuve, nous pouvons voir que son écoulement est le siège de
multiples tourbillons à cause des obstacles : on dit que cet écoulement est turbulent
(écoulement qui tourbillonne, les lignes de courant ne sont pas parallèles).
 Au contraire, l’huile qui s’écoule hors d’une bouteille ne tourbillonne pas du tout : on parle
d’écoulement laminaire (qui semble se faire de manière bien parallèle).

Pour déterminer le régime d’écoulement (turbulent ou laminaire), il suffit de calculer un


paramètre sans dimension appelé nombre de Reynolds (Ɽ) :
𝝆 𝑽𝒎𝒐𝒚 𝒓
Ɽ=
𝜼

(r) : rayon du vaisseau (𝜌 ) : masse volumique du fluide

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147
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Si Ɽ ˂ 1000, l’écoulement est laminaire.

Si Ɽ ˃ 1000, l’écoulement est turbulent.

Pour les valeurs intermédiaires, le régime est instable (transitoire).

Remarque : si la viscosité du fluide et les dimensions du conduit sont fixées, l’écoulement devient
turbulent lorsque la vitesse moyenne du fluide dépasse la valeur critique Vc. Dans l’aorte, le régime
est laminaire pour toute vitesse inférieure à 40 cm/s (Vc) sachant que la vitesse sanguine moyenne
est de 30 cm/s.

HEMODYNAMIQUE

L’hémodynamique est l’étude de l’écoulement du sang dans le système cardio-vasculaire. Elle est
principalement soumise aux lois de la mécanique des fluides.

1) La viscosité du sang :

La viscosité est la résistance inhérente d’un liquide à l’écoulement (force qui s’oppose au glissement
des lames les unes sur les autres). Elle exprime le degré de facilité –plus ou moins grande- avec
laquelle les différentes couches d’un liquide peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres.
Plus le frottement entre les molécules est fort, plus la viscosité est grande et plus le déplacement du
liquide est difficile.

La viscosité η est définie comme le rapport entre :

 La contrainte de cisaillement (τ) : c’est la force nécessaire au déplacement d’une couche


liquidienne par unité de surface. Au sein d’un liquide réel en mouvement (donc visqueux), la
différence de vitesse entre les lames périphériques et centrales entraine des contraintes de
cisaillement : les particules allant plus vite sont freinées par celles allant moins vite.
 Et le taux de cisaillement (α) : c’est le gradient de vitesse entre 2 couches.

𝝉
𝜼=
𝜶

Par rapport à la viscosité, on est conduit à considérer 2 types de fluides :

 Les fluides newtoniens : qui ont une viscosité constante à température donnée comme l’eau
et l’air.
 Les fluides non newtoniens : leur viscosité varie à température donnée comme le sang, les
gels…

Le sang est constitué d’une suspension de cellules (essentiellement les globules rouges GR) dans le
plasma. Sa viscosité dépend principalement de sa teneur en GR (ou hématocrite, plus elle augmente
plus le sang est visqueux) ainsi que des concentrations de certaines macromolécules plasmatiques
(albumine, fibrinogène), elle (la viscosité) augmente avec le rapport (globuline/albumine).

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148
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Le comportement du sang est fortement non newtonien et donc sa viscosité peut varier : elle
diminue considérablement quand le gradient de vitesse (taux de cisaillement 𝜶) augmente (η = τ / α),
c’est le phénomène de rhéofluidification.

Nous avons mentionné que la viscosité du sang dépondait de sa teneur en GR ainsi que du taux de
cisaillement 𝜶. Comment ?

 Lorsque les taux de cisaillement sont faibles, les GR ont


tendance à s’agréger et à former des rouleaux provoquant
l’augmentation de la viscosité du sang (ce qui est logique
si on considère la relation η = τ / α : α diminue et η
augmente). Ceci explique que des régimes d’écoulement
sanguins lents (α ↘) créent des phénomènes de stase ou
arrêt de débit sanguin (agrégation des GR).
 Quand les taux de cisaillement augmentent, ces
formations de GR sont dispersées et la viscosité diminue.
Les GR s’orientent dans le sens de l’écoulement et peuvent être déformés.

Remarque :

 L’hématocrite est défini comme la fraction du volume globulaire sur le volume sanguin total.
 Contrairement à l’eau, le sang est légèrement compressible : c’est un fluide visco-élastique.

2) L’effet Venturi :

L’effet Venturi est une conséquence de la loi de Bernoulli. Il repose sur le fait que lors de
l’écoulement d’un fluide incompressible, la
pression diminue lorsque la section (ou le diamètre)
diminue.

Considérons une canalisation horizontale dans


laquelle circule un fluide incompressible. Elle est
composée d’une partie large Sᴀ et d’un
étranglement Sᴃ. Au niveau de l’étranglement, il a été démontré que la vitesse augmente et la
pression diminue. La diminution de pression qui accompagne l’augmentation de vitesse est appelée
effet Venturi.

 A charge constante, une sténose (étrécissement, étranglement) est associée à une


augmentation de la vitesse de l’écoulement et une diminution de la pression. Ce phénomène
peut expliquer qu’un vaisseau se ferme brutalement au voisinage d’une sténose (à cause de
la diminution de pression).
Application médicale : auscultation des vaisseaux

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149
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

3) La loi de poiseuille :
𝒅𝑷 𝑺 𝒓²
𝑫=
𝟖 𝜼𝑳
 Nous avons vu que la loi de poiseuille permettait de calculer le débit en régime
laminaire. Si l’écoulement devient turbulent (valeurs hautes du nombre de
Reynolds), il n’est plus possible de faire le même raisonnement.
 D’autre part, la viscosité étant constante, la loi ne s’applique qu’aux fluides
newtoniens. Dans le cas des fluides non newtoniens, comme le sang, le profil des
vitesses n’est plus parabolique mais présente un front aplati (cependant, les couches
centrales restent les plus rapides comme pour les fluides newtoniens).
Dans ce cas, pour calculer le débit D de l’écoulement dans un conduit de longueur L
pour un gradient de pression entre les extrémités dP, on définit la viscosité
apparente ηₐ du fluide non newtonien :

𝒅𝑷 𝑺 𝒓²
𝑫=
𝟖 𝜼ₐ𝑳
La viscosité apparente est la viscosité qu’aurait un fluide newtonien pour induire le
même débit pour le même gradient dP (autrement dit, nous voulons calculer le débit
d’écoulement d’un fluide non newtonien comme le sang dans des conditions bien
précises, mais puisque la viscosité η du fluide non newtonien n’est pas constante, nous
avons besoin d’une valeur approximative -de η- pour calculer D. C’est pour ceci que nous
considérons un fluide newtoniens dans les mêmes conditions et qui a le même débit et
nous prenons la valeur de sa viscosité pour l’attribuer à notre fameux fluide non
newtonien. C’est la viscosité apparente).

Remarque :

On appliquera souvent la loi de Poiseuille aux écoulements de sang dans les vaisseaux, il est donc
important de considérer les conséquences de cette dernière formule.

Le débit dans un vaisseau sanguin est dépendant : (selon la loi de poiseuille)

 Du gradient de pression dP aux extrémités du vaisseau.


 Du rayon r et de la longueur L du vaisseau.
 De la viscosité sanguine η.

8𝜂𝐿
Si on inverse la loi de poiseuille 𝑑𝑃 = 𝐷 et qu’on fait l’analogie avec la loi d’Ohm U=R I
𝑆 𝑟²
(reliant la différence de potentiel U –comme si c’était la dP- à une intensité de courant I –comme le
débit D- passant dans une résistance R), la loi de Poiseuille peut s’écrire :

𝑑𝑃 = Rᵥₐ 𝐷
8𝜂𝐿
Où Rᵥₐ est la résistance vasculaire à l’écoulement avec Rᵥₐ = 𝑆 𝑟²
. Nous remarquons que cette
8𝐿
résistance dépend des caractéristiques géométriques du contenant ou vaisseau ( 𝑆 𝑟² ) et des
caractéristiques physiques du contenu ou sang (η).

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150
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

Cette résistance vasculaire est très fortement modifiée par les variations du calibre des vaisseaux (et
donc variation de r). Ainsi, les vasoconstrictions et les vasodilatations pourront réguler de façon
importante le débit de sang arrivant à un organe, même si elles sont d’amplitude modérée.
Une augmentation de la viscosité sanguine (dans certaine pathologies) pourra quant à elle avoir des
conséquences délétères sur la viabilité de certains organes car elle pourra induire une réduction des
débits qui perfusent ces organes.

Si on vient appliquer à la grande circulation, la résistance périphérique totale Rpt est définie par :

pression ventriculaire gauche − pression oreillette droite


Rpt =
débit cardiaque (Dc)
= Rartères + R artèrioles + Rcapillaires + Rveines

Dans le SI, Rpt s’exprime en Pa.s/m³.


Si dP est exprimée en mm Hg et Dc en mL/s, elle s’exprime en unité de résistance périphérique : 1
u.r.p = 1 mm Hg.s/mL.

4) Le taux de cisaillement dans un vaisseau :

Puisque les couches d’un liquide ne vont pas à la même vitesse mais selon un profil parabolique, il
existe un cisaillement entre ces couches. Le taux de cisaillement α, qu’on a déjà défini comme étant
le gradient de vitesse (α = dV / dx), varie entre le centre et la périphérie du vaisseau et ainsi, l’on
peut décrire un profil de taux de cisaillement.

Dans un liquide newtonien en écoulement laminaire D dans un conduit rectiligne de rayon r, la


valeur de α est nulle au centre du vaisseau et atteint une valeur maximale de 4Q / 𝜋 r³ à la paroi.
Ainsi, la force de frottement à la surface du tube se traduit par une contrainte de cisaillement τ : (on
sait que η = τ / α)
𝟒𝑸
𝝉= 𝜼𝜶= 𝜼
𝝅 𝒓³

Remarque :

Les travaux récents ont montré que la contrainte de cisaillement (τ) joue un rôle considérable dans la
régulation des débits vasculaires. En effet, les cellules endothéliales du vaisseau possèdent des
mécanorécepteurs sensibles à τ et qui sont capables de stimuler la libération de substances
vasodilatatrices. Lorsque le débit sanguin D commence à augmenter, l’équation précédente montre
que τ augmente, et ainsi il y aura libération de substances vasodilatatrices et une augmentation du
rayon r. celle-ci induit une baisse de la Rᵥₐ à l’écoulement et donc favorise une augmentation du
débit. (Le but ici était d’augmenter le D d’un organe par exemple).

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151
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Biophysique des parois vasculaires : élasticité des vaisseaux

2 phénomènes s’appliquent aux parois vasculaires :

 Le gradient transmural de pression ΔP (différence de pression entre l’intérieur du vaisseau et


le milieu extra vasculaire) qui tend à dilater le vaisseau.
 Les propriétés élastiques des parois qui tendent à le contracter.

1. Loi de Hooke :

La loi de Hooke modélise le comportement des solides élastiques soumis à des forces exercées par
les éléments du milieu (contraintes).
Considérons un corps élastique de longueur L. Il existe une relation entre
la force F appliquée sur une surface de section S du corps et
l’allongement relatif (ΔL / L) (allongement = déformation). Cette relation
est définie par la loi de Hooke :

𝜟𝑳
𝑭=𝜰𝑺
𝑳
𝑭
Ou = 𝜰 𝜟𝑳
𝑺 𝑳

Où 𝞬 est le module d’élasticité de Young caractérisant la structure du corps élastiques. Plus il est
élevé, plus le corps est rigide.

Dans notre cas, ce corps élastique est la paroi vasculaire.

2. Tension superficielle :

Si le corps élastique est une lame mince d’épaisseur (e) et de surface de section S = e.l, la loi de
Hooke s’écrit :

𝜟𝑳
𝑭=𝜰𝒆𝒍
𝑳
𝑭 𝜟𝑳
Ou =𝜰𝒆 = 𝑻𝒔
𝒍 𝑳

La tension superficielle Ts est définie comme étant la force nécessaire


pour rapprocher les 2 extrémités d’une paroi élastique qu’on a incisée
et lutter ainsi contre la pression à l’intérieur du conduit. (En d’autres
termes, on fait une incision linéaire sur une paroi élastique. La force
qu’il nous faut pour rapprocher les bords de l’ouverture que nous avons
créée est appelée tension superficielle).
𝑭 𝜟𝑳
𝐓𝐬 = =𝜰𝒆 (𝐍/𝐦)
𝒍 𝑳

Le produit 𝜰 𝒆 est l’élastance de la lame ou la paroi.

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152
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3. Loi de Laplace :

Considérons que la lame mince précédente est la paroi d’un vaisseau. Cette paroi subit des forces de
distension (dilatation) et de constriction.

 Les forces de distension résultent de la différence de pression


entre le sang et le milieu extravasculaire (gradient transmural
ΔP) qui favorise la dilatation du vaisseau.
 Les forces de constriction sont dues à la structure
musculoélastique de la paroi vasculaire = c’est la tension
superficielle qui s’oppose à la dilatation du vaisseau.
 Lorsque la pression à l’intérieur de l’artère (Pi) est égale à la pression extérieure (Pe),
la paroi ne subit aucune contrainte.
 Lorsque la (Pi) augmente et devient supérieure à la (Pe), le rayon de l’artère tend à
augmenter. La tension superficielle s’oppose à cette distension.

La loi de Laplace traduit un équilibre entre ces 2 types de force dans un cylindre (vaisseau) de rayon
(r) :

𝑻𝒔
𝜟𝑷 =
𝒓

Sachant que Ts dépend de la paroi et du rayon. Plus (r) est grand, plus Ts est forte, et donc une
conduite de faible (r) supportera mieux une forte pression.

La modification de (r) signifie la modification de la longueur des fibres circulaires de la paroi.

Diagramme tension-rayon des parois vasculaires : régulation du tonus vasculaire

Ce diagramme traduit la relation entre la tension superficielle et le rayon du vaisseau. Son aspect
varie en fonction de la quantité des fibres de collagènes, élastiques et musculaires dans les parois
vasculaires.

A. Vaisseaux à parois purement élastiques : → composés de fibres d’élastine et de


collagène.

Selon la loi de la place : Ts est proportionnelle au rayon (r). Elle est


(C)
considérée comme une fonction linéaire du rayon, la pente étant
égale à ΔP ( 𝑇𝑠 = 𝛥𝑃 𝑟).
Elle est représentée par la droite de Laplace sur le schéma.

Selon la loi de Hooke : Ts est proportionnelle à l’allongement et au


𝜟𝑳
module de Young. (𝑻𝒔 = 𝜰 𝒆 ) Les propriétés élastiques des
𝑳
parois (constriction) sont représentées par la courbe (C).

Entre les 2 phénomènes opposés qui s’appliquent à la paroi vasculaire (dilatation et constriction),
l’artère prend un rayon tel que les 2 relations du diagramme soient vérifiées simultanément. C’est le

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153
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rayon d’équilibre (rₑ) défini comme étant le rayon que pourra prendre une artère soumise à un
gradient de pression donné.
Graphiquement, les 2 courbes se coupent pour un rayon r =rₑ, c’est le rayon d’équilibre.

Cet équilibre est stable : tout déplacement du rayon par rapport à rₑ est de nouveau ramené vers ce
dernier (le système est tel que le vaisseau revient toujours au rayon d’équilibre en cas de
changement du rayon).

 Si r ˃ rₑ, la tension élastique (forces de constriction représentées par la courbe C) est


supérieure à la tension due à la loi de Laplace →l’artère se contracte pour retourner vers rₑ
(graphiquement, la courbe C est située en haut de la droite de Laplace).
 Si r ˂ rₑ, la tension élastique est inférieure à celle due à la loi de Laplace → l’artère se dilate
pour retourner vers rₑ (graphiquement, la courbe C est située en bas de la droite de Laplace).

Evolution du rayon avec la pression transmurale :

Lorsque la Pi (pression à l’intérieur du vaisseau) varie, le gradient de


pression transmural ΔP varie également.

ΔP est la pente de la droite de Laplace (Ts = ΔP r). Ses modifications


induisent la variation du rₑ (c’est une des raisons du pouls lié aux
variations de pression sanguine dans les artères au cours du cycle
cardiaque).

Rôle des proportions élastine – collagène :

On peut tracer la courbe (C) pour des vaisseaux avec différentes


proportions entre élastine et collagène mais avec une même pression
transmurale ΔP : imaginons qu’on a 2 vaisseaux avec un même gradient
de pression sauf que la paroi du premier contient plus d’élastine que
celle du 2e. Plus il y aura d’élastine, plus l’artère sera ouverte.

Avec l’âge, il y a une diminution des fibres d’élastine et une


augmentation des fibres de collagènes (modulation de moins en moins
fine du rayon aux variations de pression artérielle).

B. Vaisseaux à parois mixtes : → fibres d’élastine + collagène + fibres musculaires lisses.

Les fibres musculaires lisses génèrent une tension active de la paroi. Cette tension est indépendante
du rayon = c’est le tonus vasomoteur.
(C’)
Le diagramme tension-rayon d’une artère mixte est la sommation
de sa composante active (= tension active due aux myocytes lisses,
indépendante de r) et de sa composante élastique (= tension
superficielle due aux fibres d’élastine, dépendante de r). Il est
représenté par la courbe (C’).

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154
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On remarque que la courbe (C’) coupe la droite de Laplace en 2 points. Il existe donc 2 points
d’équilibre, mais seul le point correspondant au plus grand rayon est stable.

Le point d’équilibre correspondant au plus faible rayon (rf) est instable : le système est tel que tout
déplacement du rayon sera encore plus éloigné de (rf), et donc pour s’éloigner de (rf), le rayon (r)
évolue soit vers la fermeture, soit vers le (rₑ).

 Si r ˂ rf, la tension élastique (courbe C’) est supérieure à celle (C’)


due à la loi de Laplace : l’artère se contracte pour s’éloigner de
(rf). Ceci aboutit à un spasme artériel (fermeture vasculaire).
 Si r ˃ rf, la tension élastique (courbe C’) est inférieure à celle
due à la loi de Laplace : l’artère se dilate pour s’éloigner de (rf).
Le rayon rejoindra ainsi le rayon d’équilibre stable (rₑ).

Vasomotricité de l’artère mixte :

a. étude de la variation du tonus musculaire (donc de la tension active) pour une même
pression transmurale ΔP :

Les variations de la tension active due aux myocytes lisses se traduisent graphiquement par le
déplacement de la courbe (C’). La ΔP étant la même, la droite de Laplace ne subit aucun changement.

 Lorsque la tension active diminue, il se produit un


abaissement de la courbe, donc une augmentation de rₑ
(le point d’intersection correspond à un rₑ plus grand)
→vasodilatation (ce qui est logique en cas de diminution
de la tension active = myocytes relâchés).
 Lorsque la tension active augmente, on a une élévation de
la courbe et donc une diminution de rₑ → vasoconstriction
(contraction des myocytes).
Il existe des situations où l’augmentation de la tension
active est si grande qu’il n’existe aucun point d’intersection avec la courbe tension-rayon de
l’artère, ce qui signifie qu’il n’y a aucun (rₑ) → La tendance constrictrice (tension active)
représentée par la courbe (C’) est toujours supérieure à la tendance dilatatrice (ΔP)
représentée par la droite de Laplace. Ceci conduit à une fermeture vasculaire.

b. Etude de la variation de pression transmurale ΔP pour un tonus musculaire constant :

Si ΔP varie, c’est la droite de Laplace qui se déplace sur le graphe (rappelons que ΔP est la pente de
cette droite) :

 Lorsque ΔP augmente (hypertension), la droite


s’élève et (rₑ) augmente → vasodilatation.
 Lorsque ΔP diminue (hypotension), la droite
s’abaisse et (rₑ) diminue → vasoconstriction.

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Il peut exister des situations où ΔP est si faible qu’il n’existe aucun point d’intersection avec
la courbe tension-rayon de l’artère → pas de (rₑ) → la tendance constrictrice représentée par
la courbe (C’) est toujours supérieure à la tendance dilatatrice représentée par la droite de
Laplace →fermeture vasculaire.

Il est nécessaire donc de maintenir une pression artérielle adéquate pour éviter la fermeture
artérielle → rôle de l’aorte et des gros vaisseaux.

Conséquences de l’élasticité de l’aorte :

1. Conséquence sur le débit :

Le sang est éjecté du ventricule gauche dans l’aorte puis il rejoint les artères irrigant les différents
organes. L’aorte est une artère élastique capable de se distendre dans une certaine mesure :

Durant la systole (contraction du ventricule gauche), le sang est éjecté du ventricule gauche avec une
forte pression. L’aorte se distend. Elle stocke le sang pendant cette phase de systole (de durée Ts)
puis durant la phase de repos du ventricule gauche (diastole), elle se contracte passivement (grâce à
son élasticité) et restitue ce volume sanguin permettant ainsi de maintenir un certain niveau de la
tension artérielle. La relation entre la variation de pression (dP) et la variation de volume de l’aorte
(dV) fait intervenir le coefficient C (capacitance) :

𝒅𝑽 = 𝑪. 𝒅𝑷

Comment ?

En effet, à la sortie du ventricule gauche le débit est discontinu (éjection/arrêt


d’éjection/éjection/arrêt d’éjection…). Puisque l’aorte se dilate et stocke le sang durant la systole,
elle pourra le distribuer durant la diastole où il n’y a plus d’éjection et maintenir ainsi un débit
continu à sa sortie (l’aorte) pendant tout le cycle cardiaque (de durée Tc), même si ce débit est
variable.

La valeur de ce débit uniforme peut être calculée : pendant un cycle cardiaque, l’aorte reçoit un
volume de sang qui est égale au (débit systolique Qs × temps systolique Ts). Elle restitue ce volume
de façon uniforme pendant tout le cycle cardiaque de durée Tc. La valeur du débit constant est donc
Qs × (Ts/Tc).

 Si l’aorte était totalement rigide (aucune élasticité et C=0), le débit systolique Qs serait
présent et le débit diastolique Qd serait nul.
 Si l’aorte était de capacitance infinie, elle transformerait le débit discontinu qu’elle reçoit en
débit uniforme durant tout le cycle cardiaque.

Remarque :

L’ensemble du système artériel proximal est concernés par les phénomènes que nous décrivons (à
des degrés différents) et pas uniquement l’aorte.

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156
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2. Conséquence sur le travail et la puissance fournie par le cœur:

L e travail (W) et la puissance (P) fournie par le cœur pour générer un certain débit de sang sont
dépendants de l’élasticité de l’aorte.

Le travail s’écrit : W = RQ²t et la puissance P = W/t avec :

Q : débit, R : résistance de l’artère, t : temps ou durée de l’écoulement.

Nous avons dit que W et P dépendaient de l’élasticité de l’aorte :

 Dans le cas de l’artère rigide (C = 0), nous avons vu que le débit (Q) est présent en systole
(Qs) et nul en diastole. Le travail et la puissance correspondant à un cycle cardiaque
s’écrivent :

 Dans le cas où l’artère est infiniment élastique (C = ∞), nous avons vu que le débit est
constant pendant tout le cycle cardiaque et égal à QS × (Ts/Tc). Le travail et la puissance
correspondant à un cycle cardiaque s’écrivent donc :

 On constate que

On sait que Ts ˂ Tc et donc on a :

Pour fournir un même débit, le cœur d’un sujet jeune (artères souples et élastiques /
comme si C = ∞) fournit moins de puissance que celui d’un sujet âgé (les artères deviennent
plus rigides / comme si C=0).

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157
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2/ BIOPHYSIQUE CARDIAQUE
I/-Introduction :
Le cœur est composé de 4 cavités : les 2 oreillettes droite et gauche et les 2 ventricules droit
et gauche.
Les oreillettes communiquent avec les
ventricules par l’intermédiaire de valves :
o La valve tricuspide à droite.
o La valve mitrale à gauche.
o Le ventricule droit éjecte le sang
dans le tronc pulmonaire dont il
communique avec par
l’intermédiaire de la valve
pulmonaire (sigmoïde pulmonaire).
o Le ventricule gauche éjecte le sang
dans l’aorte dont il communique
avec par l’intermédiaire de la valve
aortique (sigmoïde aortique).
Toutes ces valves sont unidirectionnelles : laissent passer le sang dans un seul sens.

SANG
Veines Oreillette Veines Oreillette
caves droite pulmonaires gauhe

Ventricule Valve Ventricule


droit tricuspide valve mitrale
gauche

Valve Tronc Valve


pulmonaire pulmonaire Aorte
aortique

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158
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Pour comprendre le schéma précédent, il faut garder à l’esprit :

 Que le tronc pulmonaire est la seule artère qui transporte du sang non oxygéné, et les
veines pulmonaires sont les seules veines à transporter du sang oxygéné, ceci permet le
renouvellement continu du sang circulant.
 Rappelons-nous également de la notion de capillaires qui relient les veinules aux artérioles.

Donc du point de vue biophysique, le cœur est constitué de deux pompes en série (les
ventricules) qui permettent de compenser la diminution de pression (perte de charge) entre
le secteur veineux (précharge) et le secteur artériel (postcharge).
Les pressions :

La pré charge vaut 1 kPa à l’arrivé dans les


ventricules.

La post charge varie selon le ventricule :


-Post charge systémique (au niveau de l’aorte
dans laquelle le ventricule gauche expulse le
sang « grande circulation ») : vaut 13 kPa.
-Post charge pulmonaire (au niveau du tronc
pulmonaire dans laquelle le ventricule droit
expulse le sang désoxygéné « petite
circulation ») : vaut 2.6 kPa.

II/-Courbe pression/temps : l’augmentation de la pression n’est pas due au remplissage


(augmentation de volume) mais elle est due à la contraction du myocarde.
1- Pression ventriculaire inférieure à la
pression auriculaire: la fermeture de la
valve d’admission FA (les valves mitrale et
tricuspide) on aura ensuite la contraction
iso volumétrique (contraction du ventricule
sans changement de volume).
2-Suite à cette contraction, la pression
ventriculaire augmente jusqu’à ce qu’elle
atteint la même pression qu’au niveau de
l’aorte, on aura donc l’ouverture de la valve
d’éjection OE on aura donc l’éjection du
sang du ventricule vers l’aorte ( ou tronc
pulmonaire).

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159
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3-Suite à l’éjection, la pression ventriculaire diminue jusqu’à ce qu’elle devient inférieure à la


pression aortique ce qui induit la fermeture de la valve d’éjection FE. Il faut noter que l’aorte
pour faire circuler le sang se contracte (légère augmentation de la pression).
4-On aura une baisse importante de la pression ventriculaire suite à la relaxation iso
volumétrique et donc on aura l’ouverture de la valve d’admission OA, ainsi le remplissage
des oreillettes…
Ceci constitue un cycle cardiaque (Systole-Diastole).

III/-Courbe volume/temps :

Volume ventriculaire plein (MAX)


: volume télédiastolique VTD

Fermeture de la valve
d'admission FA

Contraction isovolumétrique

Ouverture de la valve d'éjection


OE

éjection

Fermeture de la valve d'éjection


FE

Volume ventriculaire bas (MIN):


volume télésystolique VTS

Ouverture de la valve
d'admission

Remplissage

IV/-Courbe pression/volume :
1- Au VTD (max) la pression est minime (pré charge) donc on aura la fermeture de la valve
d’admission.
2- Contraction iso volumétrique du ventricule ce qui induit l’augmentation de la pression
jusqu’à ce qu’elle devient égale à la pression aortique, on aura l’ouverte de la valve
d’éjection.
3- éjection qui induit une augmentation de la pression suite à la contraction aortique
(supérieure à celle du ventricule) on aboutit à la fermeture de la valve d’éjection.

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4- Baisse importante de la pression et du volume, relaxation iso volumétrique du ventricule


(VTS) induisant l’ouverture de la valve d’admission, ainsi le remplissage (CYCLE CARDIAQUE).

V/-Méthode d’étude de l’hémodynamique cardiaque :


Auscultation : les bruits normaux du cœur correspondent aux fermetures des valves :

 Admission (tricuspide, mitrale) : 1er bruit (TOUM)


 Ejection (pulmonaire, aortique) : 2ème bruit (TA)

B1 Systole
(contraction)
B2 Diastole
(relaxation)

Mesure des pressions intracardiaques : cathétérisme et montée de sondes manométriques


(courbes pression-volume) : au niveau de l’artère fémorale ou radiale, on injecte un produit
de contraste via un cathéter pour qu’elles deviennent opaques, et pour qu’on puisse
identifier « par exemple un blocage » avec la radio.

Mesure des volumes : Volumes instantanées VTD et VTS par :

 Echographie
 IRM (séquences dynamiques)
 Cathétérisme + injection de produit de contraste + clichés RX dynamiques

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161
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 Mesure des axes et calcule des


volumes : Exemple ellipsoïde de
révolution, on suggère que le cœur
est de forme ellipsoïde (hypothèse
géométrique)

4
V=3 𝜋ₓ𝑎ₓ𝑏²avec : a=axe antéro-postérieur et b=axe supero-inférieur

Volume d’éjection systolique = VES= VTD-VTS

Débit= D= VES ₓ Fréquence cardiaque

𝑉𝐸𝑆
Fraction d’éjection = FE = (Ventricule gauche normal FE ≥ 60%)
𝑉𝑇𝑆

Courbe volume-temps : médecine nucléaire : technique isotopique : marquage radioactif des


globules rouges, images synchronisés et mesure de la radioactivité au cours du temps.
La radioactivité (RA) mesurée dans la région d’intérêt (ROI) est directement proportionnelle
au volume du ventricule gauche.

RA= Volume ₓ Concentration radioactive (c)

𝑅𝐴ₓ𝑇𝐷−𝑅𝐴ₓ𝑇𝑆 𝑉𝑇𝐷ₓ𝐶−𝑉𝑇𝑆ₓ𝐶 𝑉𝑇𝐷−𝑉𝑇𝑆


FE= = =
𝑅𝐴ₓ𝑇𝐷 𝑉𝑇𝐷ₓ𝐶 𝑉𝑇𝐷

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VI/Travail cardiaque : dépend de la contraction du myocarde, le cœur doit fournir un travail


mécanique (Wm) pour compenser la perte de charge entre le retour veineux et le secteur
artériel.

Travail=Force × Déplacement
Wm= P éjection × V éjection

Wm=∫ 𝑃𝑑𝑉=la surface de la courbe pression/volume

Travail de mise en tension du muscle cardiaque : c’est la charge contre laquelle les cellules
du myocarde doivent se contracter.

𝐾×𝑃×𝑟
Wt=α∫ 𝑇𝑑𝑡 Loi de la place : T (tension pariétale)= ℎ

K : constant, P : pression, r : rayon, h : épaisseur de la paroi

Travail total : W=Wm+Wt

Rendement : (l’énergie libérée) il est faible, car le myocarde consomme beaucoup d’énergie.
𝑊𝑚
R= 𝑊𝑚+𝑊𝑡 = 5%

VII/-Déterminants biophysiques de la performance ventriculaire :


Contractilité : elle définit le point FE (fermeture de la valve d’éjection) sur la courbe
« pression-volume ».
C’ C
Lorsque la contractilité augmente, le VTS diminue et
donc le VES augmente (VES=VTD-VTS).
Compliance : elle définit la façon dont le ventricule se
laisse se distendre passivement par simple entrée du
sang (remplissage) en diastole.

La courbe est donnée par : P(V)=aₓ𝑒𝑘𝑣 + 𝑏


1
Avec : a=élastance=
compliance

Lorsque la compliance diminue, K augmente et donc


la courbe recule.
Lorsque la compliance diminue, PTD augmente, donc
le VTD diminue, et le VES augmente. VTS’

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163
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

Relation contractilité-compliance avec la courbe pression-volume (en noir sur le graphe


précédent) :
La contractilité définit le point FE (PTS, VTS) entre la phase d’éjection et la phase de
relaxation iso volumétrique.
La compliance est responsable de la forme de la courbe (pression-volume) lors du
remplissage diastolique.
P
Précharge ventriculaire (retour veineux) : la pression du retour veineux
augmente, donc le VTD (remplissage) augmente suivant la compliance
jusqu’à la pression de fermeture de la valve d’admission FA. Ainsi le VES
augmente, le débit augmente et Wm (travail cardiaque) augmente.

Selon la loi de Starling : VES=VTD-VTS


Le volume d’éjection systolique (VES) est une fonction directe de
l’étirement des fibres myocardiques en diastole (remplissage) jusqu’à
une distension maximale, Donc VES augmente avec l’augmentation du
VTS, et vis vers ça.
Postcharge ventriculaire : liée aux résistances d’éjection du ventricule.
Selon la loi de Poiseuille : dP=RₓD
avec : R : résistances, D : débit

Lorsque la pression d’éjection augmente (post charge augmente),


Le VTS augmente, Le VES diminue, donc le débit diminue, Wm et
Wt augmentent.

Fréquence cardiaque : agit directement sur le débit :


D=FcₓVES
La fréquence cardiaque maximale théorique : Fc (max) = 220 - âge

REMARQUE ! :
Plus il y a de contractions par unité de temps, plus il y a de consommation d’énergie
(mécanique Wm et de mise en tension Wt) et moins le rendement est bon

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VIII/-Exemples pathologiques :

Les souffles cardiaques : en cas de rétrécissement ou de pathologies des valves, on a une


turbulence (vitesse augmente : souffle)
Entre B1-B2 : On peut apercevoir :

 Rétrécissement au niveau de la valve tricuspide.


 Fuite au niveau de la valve mitrale.
Entre B2-B1 : On peut apercevoir :

 Fuite au niveau de la sigmoïde pulmonaire.


 Rétrécissement au niveau de la sigmoïde aortique.
Insuffisance ventriculaire gauche (IVG): se traduit par une diminution du VES (le VG n’est pas
capable d’assurer l’éjection d’un volume sanguin normal), 2 causes possibles :

1ère cause : Ischémie Effet initial : 1ère réaction


myocardique : un Diminution de la (rapide) :
défaut d'oxygénation contractilité. Augmentation de la
du muscle cardiaque Résultat : fréquence cardiaque
non perçu par le sujet Diminution du VES pour compenser la
atteint, en rapport avec et ainsi diminution diminution du VES
une maladie du débit. (car D=VESₓFc).
coronarienne. 2ème réaction
Type d’IVG : Systolique. (progressive) :
Dilatation et
augmentation de la
pré charge (PTD)
Résultat : On
retrouve le VES
initial mais au prix
d’une augmentation
du travail cardiaque.

2ème cause : HTA Effet initial : Réaction : Conséquence :


(hypertension Augmentation de la Augmentation de la Hypertrophie
artérielle) : Le VG post charge. contractilité. myocardique et perte de
s’hypertrophie pour compliance.
lutter contre la hausse
de pression, il devient
alors moins compliant.
Type d’IVG : Diastolique

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165
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MédiCours 2e année de médecine UEI 1

3/ TENSION SUPERFICIELLE

1/-Définition :

Dans un liquide pur A :

* Des molécules situées à l’intérieur du liquide : chaque molécule est entourée de plusieurs
molécules identiques = elle subit de leur part la même force dans toute les directions, ces forces
peuvent être :

Répulsives : à courte distance.

Attractives : à grande distance.

*Une molécule située à la surface du liquide : n’a pas le même environnement moléculaire (180°
dans l’eau et 180° dans l’air) donc ses semblables ne l’attirent que vers un demi espace étant occupé
par des molécules différentes ou dans un autre état : solide ou
gazeux

 LA RESULTANTE des forces attractives s’exerçant sur cette


molécule est donc dirigée en bas vers le liquide.

Donc : la molécule située au milieu est en équilibre, contrairement


à la molécule située à la superficie qui est attirée dans plusieurs
directions.

Ceci tend à diminuer l’aire qui sépare les deux milieux : milieu A (intérieur) et milieu B (superficie).

Comment ?

Molécule située à la surface attirée vers le bas = surface convexe vers le bas = l’aire de la surface qui
sépare les deux milieux

L’énergie potentielle moyenne d’une molécule située à la surface (subissant un déséquilibre de force)
est supérieure à celle d’une molécule située à l’intérieur.

Cette différence d’énergie est appelée l’énergie superficielle de l’interface A/B.

Pour augmenter son aire d’une quantité ds, il faut lui fournir une énergie (tension superficielle) tend
à regrouper les molécules δW = σ dS, où σ est appelé le coefficient de tension interfaciale de

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167
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l’interface A/B. Ce coefficient dépend de la nature des deux milieux A et B, ainsi que de la
température: σ diminue lorsque T augmente. σ s’exprime en J/m2 ou en N/m.

Si l’aire d’un film de savon rectangulaire, de côtés L et l, varie de dS = L dl on lui fournit un travail :

δW = σ d (Ll ) = σ L dl = F dl

Le coefficient σ = F / L est donc aussi une force par unité de longueur.

La résultante des forces attractives entre molécules s’exerce sur le bord dufilm où elle est
tangentielle au film et dirigée vers l’intérieur. L’opérateur doit donc exercer sur le film une force F0/f
dirigée vers l’extérieur pour l’étirer.

2/-Energie de cohésion et d’adhésion :

COHESION : l’énergie de cohésion est le travail qu’il faut fournir pour vaincre les forces attractives
entre les molécules d’un liquide ou d’un solide, travail nécessaire pour augmenter la surface.

Exemple :

 Pour casser un bâton de craie sur une section S, il faut fournir un travail W=2σS (deux surfaces
sont nouvellement créées).
 Pour atomiser une goutte d’eau d’aire d’une surface Si en fines gouttelettes d’aire totale Sf il
faut fournir un travail Wc = σ ( Sf - Si ) > 0.

ADHESION : travail qu’il faut fournir pour séparer deux phases en contact sur une surface d’aire S.
Pour une goutte d’eau sur un solide entourée d’air Wa = ( σlg + σgs – σsl ) S

Où : σlg : Coefficient de tension interfaciale entre liquide et gaz.

σgs : Coefficient de tension interfaciale entre gaz et solide.

σsl : Coefficient de tension interfaciale entre solide et liquide.

Chacun de ces coefficients mesure l’énergie à fournir pour augmenter d’uneunité l’aire de l’interface
correspondante.

3/-Angle de mouillage :

Déposons une goutte de liquide à la surface d’un solide. A l’équilibre, elle estdélimitée par une
surface convexe qui touche le solide selon un angle de contact θc.

Sur la ligne de rencontre entre l’air, le liquide et le solide, s’exercent les forceslinéiques de tension
superficielle, qui sont tangentes aux interfacescorrespondantes et qui ont pour normes σlg , σgs et
σsl. Les autres forces, poids et réaction normale du solide, sont verticales. A l’équilibre, la résultante
des forces est nulle. En particulier, sa composante horizontale est nulle:

σ lg cos θc – σgs + σsl = 0 cos θc = σ gs – σ sl / σ lg

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168
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Selon la valeur de θc, on dira que :

 Le liquide mouille le solide si 0 ≤ θc ≤ π/2.


 Le liquide ne mouille pas le solide si π/2 ≤ θc ≤ π.

Lorsque (σgs - σsl) / σlg> 1, il n’existe pas d’angle θc solution de l’équation d’équilibre. Dans ce cas, le
liquide s’étale complètement sur le solide et l’on dit que le mouillage est parfait.

On a alors les inégalités suivantes:

(σgs– σsl) / σlg > 1 σlg + σgs– σsl> 2 σlg W(adhésion) > W(cohésion)

Donc le mouillage est parfait lorsque l’énergie d’adhésion est supérieure àl’énergie de cohésion.

4/-Pression d’une surface courbe :

A / Bulle d’air dans un liquide :

Considérons une bulle de gaz dans un liquide.

C’est une cavité sphérique de rayon R, où règne une pression Pa, entourée d’un liquide à la pression
Pl. La différence de pression ΔP = Pa – Pl peut être déterminée par le travail δW nécessaire pour
faire varier le rayon de la bulle de δR :

δW = ΔP .δR = ΔP .δ(4πR³ / 3) = ΔP . 4πR² .δR

Qui modifie d’autant l’énergie élastique de la surface :

δW = σ .δS = σ . δ (4πR²) = σ . 8πR .δR

La surpression dans la cavité vaut donc: ΔP = 2σ / R (Loi de Laplace)

B/ Bulle de savon :

Une bulle de savon est constituée d’un film d’eau pris en sandwich entre deux films
monomoléculaires de savon. A l’équilibre, cette bulle prend une forme sphérique de rayon intérieur
Ri, d’épaisseur e<<Ri et de rayon extérieur Re.

Re = Ri+ e ≈ Ri= R

Si : P désigne la pression dans le film d’eau

Pi la pression de l’air intérieur

Pe celle de l’air extérieur


ΔP = 2σ / Ri + 2σ / Re ≈ 4σ /R
ΔP = Pi – Pe = (Pi – P) + (P – Pe ) , donc:

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169
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5/-Applications biologiques :

Les parois des cavités biologiques, telles que les alvéoles pulmonaires ou les artères, sont constituées
de tissus élastiques. Certaines anomalies du fonctionnement de ces tissus peuvent être en partie
expliquées grâce à la loi de Laplace. Nous envisagerons trois cas : l’emphysème, l’anévrisme et
l’embolie gazeuse (accidents de plongée).

 EMPHYSEME :

Cette maladie résulte de la destruction de la paroi de certains alvéoles pulmonaires.

Création d’alvéoles plus grandes (où la pression est plus faible que dans les petites alvéoles
normales) qui vont recueillir plus d’air : l’air au lieu de passer dans les alvéoles saines, il va passer
dans les grandes alvéoles ce qui va augmenter encore plus le volume de ces alvéoles
déséquilibre de pression entre les cavités (les alvéoles normales sont alors moins oxygénées).

 ANEVRISME :

L’anévrisme est une dilatation locale (gonflement) et anormale de la paroi d’une artère.

Pour comprendre cette anomalie, assimilons l’artère normale à un cylindre de longueur « l » et de


rayon intérieur « r ». Une augmentation dr du rayon interne correspond à une augmentation
dS = 2πl dr de l’aire de l’artère et une augmentation dV= 2πrl dr de son volume.

L’égalité du travail de pression : δW = ΔP .dV = (Pi – Pe) . 2πrl dr

Et du travail élastique : δW = σ dS = σ .2πl .dr nous donne la surpression locale : ΔP = σ / r

La loi de Laplace entraine donc une dépression qui s’oppose à la surpression due à l’effet Venturi
(phénomène d’accélération du mouvement du sang / augmentation de vitesse) lors du passage du
sang dans cet anévrisme.

Effet de venturi

 EMBOULIE GAZEUSE :

Une pathologie caractérisée par la présence de bulles de gaz dans la circulation sanguine.

Exemple :

Lors d’une plongée en eau profonde, l’eau de l’organisme est saturée en azote dissous (rappelons
que l’air est constitué d’azote à presque 80%). Si la remontée vers la surface est trop rapide, il peut

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se former dans le corps des petites bulles d’azote. Celles-ci peuvent se regrouper et former des bulles
qui obstruent des capillaires sanguins, empêchant ainsi la circulation sanguine de se faire localement.

6/-Capillarité : LOI DE JURIN

Plongeons un tube capillaire de rayon interne R dans un liquide de masse volumique ρ et de


coefficient de tension superficielle σ. Selon la mouillabilité de la surface interne du tube par le
liquide, ce dernier montera ou descendra d’une hauteur h.

Si R est assez petit, la surface courbe de l’interface air/liquide dans le tube est approximativement
une calotte sphérique et la loi de Laplace donne : PA – PB = P0 – PB = 2σ / r avec r = R / cos α

C et D étant au niveau du liquide à l’extérieur du tube, on a :

P0= PD = PC= PB + ρgh

P – P = ρgh = 2 σ cosα / R

σ = ρgh R / 2 cosα ……. (Loi de Jurin)

7/-Agents tensio-actifs :

Les agents tensio-actifs, aussi appelés surfactants, sont des substances qui modifient la tension
superficielle d’une solution, généralement pour la diminuer. Leurs molécules sont amphiphiles (elles
ont un pôle hydrophile et un pôle hydrophobe, comme les savons) et se positionnent aux interfaces
pour en diminuer l’énergie superficielle.

Pôles hydrophiles Pôles hydrophobes

-OH: alcool -(CH2)n-: alkyle

-COOH: carboxyle -C6H5: phenyl

-SO₄⁻: sulfate -(CF2)n- : perfluoroalkyle

-N⁺(-CH3)3: ammonium quaternaire

La tension superficielle d’une solution aqueuse d’un surfactant est souvent bien plus basse que celle
de l’eau pure, qui vaut 73 mJ/m2 à 18C.

A la naissance, le nouveau-né emplit d’air ses alvéoles pulmonaires pour la première fois. La création
de cette interface muqueuse/air nécessite une énergie importante, mais un tensio-actif naturel

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171
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(composé, entre autres, de lipides et de protéines) qui recouvre les alvéoles diminue cette énergie et
donc le travail nécessaire aux échanges gazeux à travers cette interface.

Chez certains bébés prématurés, ce surfactant n’est pas encore formé et une injection de surfactant
artificiel leur facilite la respiration.

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172
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QCM b. Deux points situés au même niveau


dans un même liquide en équilibre ont
la même pression.
Hémodynamique et biophysique vasculaire c. Deux points situés au même niveau
dans un même liquide parfait en
1) Biophysique : écoulement ont même pression.
a. La pression artérielle doit être d. Deux points situés au même niveau
mesurée sur un sujet allongé dans un même liquide réel en
b. La pression artérielle doit être écoulement ont même pression.
mesurée sur un sujet en position e. La différence de pression entre deux
debout points d’un fluide (statique) est
c. La position allongée élimine le terme proportionnelle à la différence de
de gravitation dans la loi de poiseuille hauteur entre ces deux points.
d. A + C
REPONSES : B, C, E
e. B + C
5) La viscosité du sang :
REPONSES : D
a. Augmente avec l’augmentation des
2) Dans un écoulement d’un fluide contraintes de cisaillement
parfait incompressible en régime b. Diminue avec l’augmentation du taux
permanent : de cisaillement
a. Les vitesses augmentent, si la surface c. Dépend de l’hématocrite et des
diminue pour un débit variable macromolécules
b. Les vitesses augmentent, si la surface d. A + B
diminue pour un débit constant e. A + B + C
c. La vitesse dépend de la viscosité
REPONSES : E
d. A + C
e. B + C 6) La viscosité :
REPONSES : B a. Augmente si le débit augmente
b. Diminue si le débit diminue
3) Réponse juste : c. La variation du diamètre de l’artère a
a. Dans un fluide incompressible, la peu d’effet sur la valeur de la viscosité
masse volumique varie d. Dans un fluide non-newtonien, on
b. Pour un fluide réel incompressible, la utilise les valeurs de la viscosité
viscosité est constante apparente
c. L’équation de Bernoulli traduit la e. B + C + D
conservation de l’énergie volumique
REPONSES : D
d. Le débit d’un fluide incompressible
dans une canalisation est variable 7) Hydrostatique :
e. Le nombre de Reynolds s’exprime en
a. La pression artérielle se mesure au
Pa.s
niveau du cœur
REPONSES : C b. La mesure de la pression artérielle ne
se fait jamais sur un patient couché
4) Réponses justes : c. La mesure de la pression artérielle se
a. La pression en chaque point d’un fait sur un patient en position assise
liquide est indépendante de sa masse d. La pression diastolique moyenne est
Volumique de 130 mmHg

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173
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e. La pression minimum correspond à la a. Le sang est un fluide non newtonien


pression systolique b. L’hématocrite est le rapport du
volume plasmatique et du volume
REPONSES : A, C cellulaire
c. Une augmentation de l’hématocrite
8) Réponse juste :
entraine une augmentation de la
a. La loi de Poiseuille s’applique viscosité
uniquement aux régimes turbulents d. Les globules rouges sont
b. La loi de Poiseuille fait intervenir le indéformables
diamètre du tube à la puissance 4 e. Une vitesse maximale au niveau des
c. La résistance à l’écoulement est capillaire permet e favorises les
proportionnelle à la longueur du tube échanges
d. Si les tubes sont en parallèle, les
résistances à l’écoulement s’ajoutent REPONSES : A, C
e. Le débit est proportionnel à la
résistance de l’écoulement 12) Dans un cylindre étroit de longueur L,
de rayon r, la vitesse de l’écoulement :
REPONSES : B a. Est constante en tout point
b. Est maximale au niveau de la paroi
9) La loi de poiseuille :
c. Dont la vitesse moyenne diminue avec
a. S’applique aux régimes turbulents le carré de r
b. La résistance vasculaire est d. Toutes les réponses sont justes
proportionnelle à la longueur du e. Toutes les réponses sont fausses
conduit
c. Le système vasculaire est un système REPONSES : E
en parallèle, la résistance totale est
donc la somme des résistances de 13) La résistance vasculaire :
chaque vaisseau composant le a. Augmente avec ∆P
système b. Diminue avec ∆P
d. Lorsque la section globale augmente c. Augmente avec ∆P et le débit
la vitesse diminue d. Augmente avec le carré de r
e. Plus la résistance est grande plus le e. Toutes les réponses sont fausses
différentiel de pression est grand
d’après la loi de Poiseuille REPONSES : A

REPONSES : B, E 14) Un sujet mesurant 1.80m a une


pression artérielle de 7KPa au niveau
10) Réponses justes : de la tête. La pression en KPa au
a. Dans un fluide parfait, on tient niveau de ses pieds vaut … (ᵨ sang =
compte des forces de frottement. 1050 Kg/m³, g=9,8 m/s²)
b. Un fluide parfait a une viscosité nulle
a. 7
c. Les gaz sont incompressibles
b. 17,2
d. Les gaz sont expansibles
c. 23,9
e. Les gaz parfaits obéissent à la loi PT=
d. 25,5
nRV
e. 29,2
REPONSES : B, D
REPONSES : D
11) Hémodynamique :
15) La courbe tension-rayon :

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174
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

a. Dépend des fibres d’élastine d. Le régime d’écoulement est d’autant


b. Dépend des fibres de collagène plus turbulent que la viscosité
c. Dépend des fibres d’élastine dans sa sanguine est élevée
partie linéaire e. La sténose peut entrainer une
d. Le rο = 0, pour les artères purement augmentation du volume télé
élastiques systolique
e. C + D
REPONSES : B, C, E
REPONSES : C
19) Réponses justes :
16) Dans une artère purement élastique : a. Il existe une vitesse critique qui donne
a. Le rayon d’équilibre correspond au re la limite du régime laminaire
b. La tension superficielle a une valeur b. Cette vitesse critique est inversement
minimale ≥ 0, pour r=0 proportionnelle à la viscosité
c. Si r≥re, L’artère se dilate c. Il y a apparition d’un souffle lorsque la
d. A + C vitesse d’écoulement du sang est
e. Toutes ces réponses sont fausses supérieure à une vitesse critique
d. Il existe des souffles anémiques
REPONSES : E lorsque la vitesse critique augmente
e. Lors d’une prise de tension, dès que la
17) Réponse juste : pression du brassard devient égale à
a. Le débit dans l’aorte est discontinu la pression artérielle il se produit un
b. Le volume sanguin dans l’aorte écoulement turbulent bruyant
dépend de la capacitance
c. La capacitance de l’aorte est infinie REPONSES : A, C, D
d. La capacitance de l’aorte est
négligeable 20) Réponses justes :
e. Toutes les réponses sont fausses a. Un régime d’écoulement laminaire
s’observe surtout en débit lent
REPONSES : B b. Un régime turbulent correspond à un
débit élevé
18) Un individu présente une sténose c. Le nombre de Reynolds, est
aortique au niveau de l’aorte homogène à une viscosité
abdominale. Parmi les propositions
d. Le nombre de Reynolds est
suivantes, quelles sont les vraies ? (On proportionnel à la viscosité seulement
considère que l’individu est en e. Si R>10000, alors l’écoulement est
position couchée = l’aorte est
turbulent
considérée comme horizontale)
a. Au niveau de la sténose on observe REPONSES : A, B
une diminution de la pression
cinétique 21) Réponses justes :
b. La pression de pesanteur ne change a. Lorsqu’une artère se rétrécit, en
pas sur le segment de l’aorte étudié dessous d’une certaine valeur du
c. Au niveau de la sténose, on observe diamètre le régime d’écoulement peut
une augmentation de la vitesse devenir laminaire
d’écoulement qui peut se manifester b. Un régime turbulent correspond à un
par un souffle débit faible
c. Le nombre de Reynolds augmente
avec le débit

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175
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

d. La vitesse critique du sang dans une 25) Le travail cardiaque :


artère est proportionnelle au carré du a. Dépend du travail mécanique et de
rayon de l’artère mise en tension du muscle cardiaque
e. La viscosité du sang diminue avec le b. Dépend principalement du travail
diamètre des vaisseaux mécanique si les pressions en post-
charge augmentent
REPONSES : C, E c. Dépend principalement du travail de
mise en tension du muscle cardiaque
22) Réponse juste :
si les pressions en pré-charge
a. La pression artérielle se mesure au augmentent
niveau du cœur d. A + B + C
b. On ne mesure jamais la pression e. Toutes les réponses sont fausses
artérielle sur un patient couché
c. La pression artérielle maximale REPONSES : A
correspond à la pression diastolique
d. La pression artérielle minimale Tension superficielle
correspond à la pression systolique
26) Le coefficient de tension superficielle :
e. La pression diastolique moyenne est
de 80mmHg a. Augmente avec la température
b. Diminue avec la température
REPONSES : E c. Est indépendant de la température
d. Augmente généralement en présence
23) La tension superficielle d’une artère : d’un tensio-actif
a. Est fonction de l’élastance e. B + D
b. Augmente avec l’augmentation de ∆P
c. Inversement proportionnelle à R REPONSES : B
d. A+B
27) La tension superficielle :
e. B+C
a. C’est une propriété des liquides qui
REPONSES : D permet de maintenir en équilibre leur
surface libre
Biophysique cardiaque b. Le coefficient de tension superficielle
dépend de la nature du liquide et sa
24) Réponse juste :
température (il diminue à mesure que
a. La perte de charge est faible, entre la la température diminue)
post-charge et pré-charge dans le c. Lorsque l’alvéole se dilate, la
ventricule gauche concentration des surfactants par
b. La perte de charge est faible, entre la unité de surface, diminue, la tension
post-charge et pré-charge dans le superficielle augmente
ventricule droit d. La tension superficielle pendant la
c. Le VTS est indépendant de la resération doit être modifié pour que
contractilité l’équilibre soit conservé
d. La compliance est directement e. La tension superficielle est la force de
proportionnelle à l’élastance surface agissant sur un élément de
e. La variation du VES dépend de la loi de surface
STARLING si VTD augmente
REPONSES : A, C
REPONSES : E

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176
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

28) La suppression à l’intérieur d’une


bulle de savon de rayon R et de
coefficient de tension superficielle σ
vaut :
a. σ/R
b. 2σ/R
c. 4σ/R
d. R/σ
e. 2R/σ

REPONSES : C

29) Le coefficient de tension superficielle


s’exprime en :
a. J/m
b. J/m²
c. J.m
d. N.m
e. N/m

REPONSES : B, E

30) Le coefficient de tension


superficielle…
a. Augmente avec la température
b. Diminue avec la température
c. Est indépendant de la température
d. Augmente généralement en présence
d’un tensio-actif
e. Diminue généralement en présence
d’un tensio-actif

REPONSES : B, E

31) Le mouillage d’un solide par un liquide


est parfait si l’angle de raccordement,
α, vérifie :
a. 0 < cos α < 1
b. -1 < cos α < 0
c. σs – σls>σl
d. W adhésion> W cohésion
e. W adhésion< W cohésion

REPONSES : C, D

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177
SYSTÈME
RESPIRATOIRE
Fosses nasales
et pharynx

Anatomie

• Anatomie des fosses nasales.


• Généralités sur l'anatomie du pharynx.

Histologie

• Introduction à l'histologie de l'appareil respiratoire.


• Embryologie de l'appareil respiratoire.
• Fosses nasales.
• Rhino-pharynx.
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MédiCours

ANATOMIE
A/ ANATOMIE DES FOSSES NASALES ET DES SINUS PARANASAUX

1/-Introduction :

 Les fosses nasales sont la première station respiratoire (1er segment des voies respiratoires).
 Elles appartiennent aux voies respiratoires supérieures.
 Elles jouent un rôle important dans la filtration, le réchauffement et l’humidification de l’air.

2/-Description :

Système naso-sinusien
-unité anatomique-

La pyramide nasale Les fosses nasales Les sinus

I. Pyramide nasale :

a/-Définition : la portion de l’appareil nasal qui fait saillie au niveau de la partie médiane du massif
facial (ensemble des os de la face).

b/-Constitution :

Les os Les cartilages

-Les 2 os nasaux. -Les 2 cartilages latéraux.

-Les 2 processus -Les 2 cartilages alaires.


frontaux de l’os
maxillaire. -Les 2 cartilages
accessoires.
-L’épine nasale de l’os
frontal.

-La lame
perpendiculaire de
l’os ethmoïde.

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180
2e année de médecine UEI 1
MédiCours

II. Fosses nasales :

a/-Définition :

Ce sont 2 cavités, l’une droite et l’autre gauche, séparées par une cloison médiale : la cloison nasale.

Elles présentent une forme allongée d’avant en arrière et aplatie transversalement.

b/-Situation :

Elles sont situées :

 Au-dessus : de la cavité buccale.


 Au-dessous : de la base du crâne.
 En dedans : des os maxillaires et
des orbites.
 En arrière : du nez.
 En avant : du rhino-pharynx.

c/-Communications : elles communiquent :

 En arrière : avec le cavum (rhino-


pharynx : partie supérieure du
pharynx située en arrière des
fosses nasales) par les choanes
(orifices postérieurs des fosses
nasales, dans l'arrière-nez).
 En avant : avec le milieu extérieur par les narines.
 Latéralement : avec les sinus.
Toit
d/-Parois des fosses nasales :

Chaque fosse nasale est une cavité antéro-postérieure limitée par :

 Un plafond (paroi supérieure).


 Un plancher (paroi inférieure).
 Une paroi interne : la cloison médiale.
 Une paroi externe : la paroi latérale. Plancher
 Un plancher.

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181
2e année de médecine UEI 1
MédiCours

PAROI SUPERIEURE

Zone frontale :

 Face postérieure de l’os nasal (1).


 Partie horizontale de l’os frontal (2).

Zone ethmoïdale :

 Lame criblée de l’ethmoïde (3).


 Processus éthmoïdal du sphénoïde.

Zone sphénoïdale :

 Faces antérieure et inférieure du corps


de l’os sphénoïde (présente l’orifice
d’ouverture des sinus sphénoïdaux) (4).
 Face inférieure du corps du sphénoïde.

PAROI INFERIEURE

 ⅔ antérieurs : processus palatin du


maxillaire (1) (présente l’orifice supérieur
du canal incisif).
 ⅓ postérieur : lame horizontale des palatins
(2).

PAROI MEDIALE

La cloison médiale, ou septum nasal, soutient le


nez en avant, constituée d’un squelette ostéo-
cartilagineux est formée de :

En haut en avant : la lame perpendiculaire de


l’ethmoïde (1).

En bas en arrière : l’os vomer (2).

En avant : le cartilage septal (3).

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182
2e année de médecine UEI 1
MédiCours

EN CLINIQUE

La septoplastie : une procédure chirurgicale destinée à corriger une déviation de la cloison nasale.

PAROI LATERALE

C’est la plus étendue et la plus importante, irrégulière, tapissée par la muqueuse :

1/ Squelette osseux ou cadre osseux ‘’minces lames osseuses’’ :

-Face nasal du maxillaire.

-Os lacrymal (unguis).

-Masses latérales de l’ethmoïde.

2/Les cornets :

-Ce sont des reliefs en forme de saillie, au


nombre de 3 (supérieur, moyen et inférieur).

Supérieur et moyen : appartiennent à


l’ethmoïde.

Inférieur : indépendant.

-Ce sont des minces lames osseuses,


enroulées sur elles-mêmes, tapissées par la
muqueuse.

-Rôle : effet aérodynamique, humidifient et réchauffent l’air.

3/ Les méats :

Délimités entre les cornets nasaux correspondants et la paroi latérale (minces lames osseuses) :

Méat supérieur : lieu de drainage des cellules ethmoïdales postérieures.

Méat moyen : lieu de convergence de tous les sinus antérieurs de la face (frontal, maxillaire,
ethmoïdal antérieur) ;

Méat inférieur : canal lacrymo-nasal.

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183
2e année de médecine UEI 1
MédiCours

e/-Orifices :

Orifices antérieurs :

Les fosses nasales s’ouvrent en avant par 2 orifices


piriformes appelés narines.

Elles sont formées par du cartilage.

L’orifice antérieur est conscrit par :

En haut : les os propres du nez.

En bas, latéralement : le bord antérieur des maxillaires.

En avant de la portion osseuse : le double canal des


narines constitue le vestibule cutané donnant
implantation aux poils ou vibrisses qui arrêtent les
poussières de l’air inspiré.

Orifices postérieurs :

Les fosses nasales s’ouvrent en arrière dans le rhino-pharynx par 2 orifices larges appelés choanes,
limités par :

En haut : le corps du sphénoïde.

En bas : la lame horizontale du palatin.

En dehors : l’aile interne de l’apophyse ptérygoïde.

En dedans : le vomer qui sépare les 2 choanes.

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184
2e année de médecine UEI 1
MédiCours

EN CLINIQUE

Rhinoscopie antérieure : examen clinique qui permet d’examiner les fosses nasales et de visualiser
les cornets de la cloison.

Rhinoscopie postérieure : examen clinique qui permet d’examiner le rhino-pharynx.

3/-Vascularisation : très riche, tributaire de 2 systèmes :

Carotide externe :

-Principalement : artère maxillaire interne


artère sphéno-palatine.

-Accessoirement : artère faciale


artère palatine antérieure.

Artère labiale supérieure artère de la


sous-cloison.

Carotide interne :

Artère pphtalmique artères ethmoïdales


antérieures et postérieures.

Zone de confluence de la cloison : ZONE DE


KISSELBACH, tache vasculaire.

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185
2e année de médecine UEI 1
MédiCours

EN CLINIQUE

EPITAXIS : saignement du nez, trouble ORL généralement bénin, qui touche principalement les
enfants de 02 à 10 ans et les adultes après 50 ans. Il est lié à une lésion du réseau vasculaire qui
irrigue la muqueuse nasale. La zone le plus souvent lésée est appelée tache vasculaire de kiesselbach
escat, située à 1cm de l’entrée des narines. De nombreuses causes sont associées à ce type
d’hémorragie.

Par son abondance et sa répétition, un saignement du nez peut constituer une urgence médicale et
marquer la présence d’une pathologie sous-jacente.

4/-Innervation : elle est double :

Sensorielle : par le nerf olfactif (muqueuse olfactive).

Sensitive : nerfs de la sensibilité générale, branches du nerf trijumeau (Vème paire crânienne) :

 Le nerf ophtalmique (V1) qui donne le nerf naso-ciliaire, le nerf ethmoïdal.


 Le nerf maxillaire (V2) qui donne le nerf ptérygo-palatin, le nerf sphéno-palatin.

III. Sinus para nasaux :

a/-Définition :

Les sinus para-nasaux sont des cavités sinusiennes


creusées dans les os de la face et du crâne, en
communication avec les fosses nasales par les méats
et tapissées (comme les fosses) par une muqueuse
nasale. Ils sont annexés aux fosses nasales.

b/-Rôle :

Leur importance fonctionnelle reste obscure, mais ils


remplissent probablement plusieurs fonctions :

 Le réchauffement et l’humidification de
l’air.
 L’amortissement de l’air.
 La phonation en augmentant la caisse de résonnance des cavités nasales.

Il existe : - 2 sinus maxillaires.

-2 sinus ethmoïdaux.

- 2 sinus frontaux.

-2 sinus sphénoïdaux.

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186
2e année de médecine
MédiCours UEI 1

SINUS FRONTAUX SINUS ETHEMOIDAUX SINUS SPHENOÏDAUX SINUS MAXILLAIRES

 A la naissance: os frontal.  Pneumatisés à la  Cavités  Se pneumatisent


 Pneumatisation naissance. pneumatiques entre 5 et 12 ans.
(formation d'alvéoles ou  Contiennent asymétriques.  Terminent leur
de cavités remplies d'air plusieurs cellules  Situées au centre développement
dans un tissu, notamment ethmoïdales. du massif facial. avec les dents
dans les os) : 5 à 7 ans.  Se drainent au  Développées dans définitives.
 Développées dans niveau des méats le corps du  De forme
l’épaisseur de l’os frontal. moyen et sphénoïde. pyramidale dont
 Séparés l’un de l’autre par supérieur.  S’ouvrent dans les l’apex est le zygoma
une cloison. parois postéro- (l’os zygomatique :
 Se drainent dans le méat supérieures de la pommette) et la
moyen. cavité nasale. base est la face
 Se drainent dans latérale des fosses
la gouttière nasales.
sphéno-  Se drainent au
éthmoïdale. niveau du méat
moyen.

EN CLINIQUE :

Les cornets sont en contact avec les sinus, lorsqu’il y a une inflammation de ces derniers on parle
de SINUSITE.

B/ PHARYNX

(On abordera seulement des généralités sur le pharynx vu qu’il sera étudié en détails dans l’UEI 2).

1/-Définition :

Le pharynx est un carrefour aéro-digestif musculo-membraneux qui fait communiquer :

D’une part : la cavité buccale avec l’œsophage.

D’autre part : les fosses nasales avec le larynx.

-Il se continue en bas par l’œsophage.

-Il participe dans des fonctions physiologiques complexes telles que la déglutition, la respiration et la
phonation.

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187
2e année de médecine UEI 1
MédiCours

2/-Situation :

-Il s’étend de la base du crâne au bord


inférieur de la 6e vertèbre cervicale (C6).

-Il est situé : en avant du rachis et en arrière


des fosses nasales, de la cavité buccale et du
larynx.

- Il est fermé en arrière et ouvert en


avant et il communique avec :

En haut : les fosses nasales via les choanes.

En bas : la bouche via l’isthme du gosier.

3/-Subdivision : le pharynx est subdivisé en 03 segments :

L’OROPHARYNX

 Appelé aussi bucco-pharynx.


 C’est la partie moyenne du pharynx.
 Centre de croisement aéro-digestif.
 Situé en regard de la cavité buccale avec
laquelle il communique via l’isthme de
gosier.

LE NASO-PHARYNX

 Appelé aussi rhino-pharynx ou


encore cavum.
 C’est la partie supérieure du
pharynx.
 C’est une région purement aérienne.
 Situé en arrière des fosses nasales
avec lesquelles il communique par les
choanes.

LE LARYNGO-PHARYNX

 C’est la partie inférieure du pharynx.


 Répond en avant au larynx et en arrière aux corps vertébraux C4, C5 et C6.
 Il se termine en bas par la bouche œsophagienne.

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188
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

HISTOLOGIE
A/ Embryologie et généralités sur l’histologie de l’appareil
respiratoire

Voies aériennes supérieures Voies aériennes inférieures

Fosses nasales Pharynx Larynx Voies aérophores proprement dites Poumons


(voies bronchiques)

Extra pulmonaires :
Formés par un
Trachée et bronches
ensemble de
souches
lobules, chaque
lobule est formé
Intra pulmonaires extra d’un ensemble de
lobulaires : bronchioles (voies
intra lobulaires),
1. Grosses bronches.
2. Bronches moyennes. entre les alvéoles
3. Bronches inter
lobulaires.
4. Bronches sus
lobulaires.

Intra lobulaires :

1. Bronchioles
proprement dites
2. Bronchioles
terminales
3. Bronchioles
respiratoires

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189
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

La fonction principale de l’appareil respiratoire est l’hématose : oxygénation du sang au niveau des
poumons = transformation du sang veineux riche en CO₂ en un sang artériel riche en O₂.

Embryologie de l’appareil respiratoire : l’organogenèse commence vers la fin de la 3ème semaine du


développement embryonnaire (stade de l’embryon tri-dermique) jusqu’à la fin du 2ème mois.

 L’entoblaste : sera à l’origine de toutes les structures épithéliales pulmonaires, les


épithéliums de revêtements et glandulaires.
 Le mésoblaste sera à l’origine :
o Du tissu conjonctif de tout l’appareil.
o Du feuillet viscéral de la plèvre splanchnopleure.
o Du feuillet pariétal de la plèvre somatopleure.
 L’épiblaste sera à l’origine de quelques structures des voies aériennes supérieures.

1. A partir de la paroi ventrale de l’intestin primitif, on note l’apparition d’un bourgeon


épithélial qui va subir des divisions dichotomiques.
2. A 4 semaines, deux bourgeons bronchiques se sont formés (grâce aux divisions du bourgeon
épithélial précédent), ces deux bourgeons se divisent en :
 2 bourgeons lobaires droits.
 3 bourgeons lobaires gauches (à cause du cœur).
3. Les divisions se poursuivent de façon dichotomique, atteignant finalement 17 divisions vers
la 6e semaine pour donner les voies aérophores intra-pulmonaires.

A la fin du 2e mois, la phase d’organogenèse est terminée. Les poumons se sont mis en place. Ils
possèdent leur vascularisation propre et sont entourés par la cavité pleurale. Toutefois, ils sont
encore incapables d’assurer leur fonction d’hématose (jusqu’à après la naissance).

Qui se divise et se subdivise de deux en deux, qui repose sur une division binaire : Classification
dichotomique.

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190
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

B/ HISTOLOGIE DES VOIES AERIENNES SUPERIEURES

(FOSSES NASALES / PHARYNX)

I. FOSSES NASALES :

a/-Introduction : les fosses nasales sont formées de 03 régions :

Région antérieure / vestibulaire :

Porte d’entrée, présente un épithélium de type malpighien kératinisé (pavimenteux stratifié


kératinisé) avec la présence de poils appelés déprisses, qui empêchent la pénétration des corps
étrangers.

Région postérieure :

Tapissée par la muqueuse nasale : épithélium respiratoire (pseudo-stratifié).

Région supérieure :

Tapissée par la muqueuse olfactive, qui présente des cellules sensorielles olfactives
(chémorécepteurs) dont les axones vont former des faisceaux qui vont traverser l’os éthmoïdal pour
aller vers les centres nerveux olfactifs, pour interpréter la sensorialité des différentes odeurs.

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191
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

 Histologie de la muqueuse nasale (postérieure) :


 MUQUEUSE NASALE = épithélium + chorion.

L’épithélium

 De type respiratoire.
 Il est pseudo-stratifié cilié au niveau de la muqueuse nasale.
 Les cellules qui le constituent sont :
-Des cellules cylindriques ciliées.
-Des cellules caliciformes à pôle muqueux ouvert.
Des cellules basales de remplacement (souches).
Des cellules neuroendocrines qui secrètent des hormones pour régler l’activité des glandes.

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192
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

REMARQUE :

 Certaines sources considèrent l’épithélium de la muqueuse nasale comme étant cylindrique cilié.
 Les cellules caliciformes secrètent continuellement le mucus qui va former un tapis muqueux
recouvrant la muqueuse nasale.
 La présence des cils qui battent dans un seul sens vers l’extérieur empêche l’arrivée des
particules étrangères à l’intérieur des voies respiratoires (elles sont piégées dans le tapis
muqueux) et ainsi elles permettent de les éliminer (il suffit de tousser ou éternuer).
 CAS D’UN FUMEUR : le fumeur possède des cils courts qui n’arrivent pas à déplacer le tapis
muqueux, donc il n’y aura pas une progression de ce tapis vers l’extérieur : reste à l’intérieur ⇒
ça bouche ⇒le fumeur ne peut pas respirer.

Le chorion

Le chorion est un tissu conjonctif vascularisé qui présente des variations structurales selon les
différentes régions aérophores.

Au niveau de la cavité nasale, le chorion présente :

 Une partie superficielle infiltrée de lymphocytes.


 Une partie profonde conjonctivo-élastique dense, fixée au périoste et parcourue par des
plexus veineux et des vaisseaux lymphatiques.

II. RHINO-PHARYNX : région située au fond du nez.

La muqueuse est formée d’un épithélium et d’un chorion.

L’épithélium : de type respiratoire.

Le chorion : renferme de petites glandes salivaires mixtes et des nodules lymphoïdes dont certains
forment une masse : amygdale pharyngienne de Luschka.

REMARQUE :

MUQUEUSE = EPITHELIUM + CHORION (toujours)

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193
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

QCM Quelle est l’origine embryonnaire de


l’appareil respiratoire :

A. Entoblastique
ANATOMIE B. Entoblastique et mésoblastique
C. Epiblastique
Les fosses nasales :
D. Mésoblastique

REPONSES : B
A. Elles communiquent en arrière avec
l’oropharynx Concernant l’embryologie de l’appareil
B. Le cornet nasal inferieur appartient à respiratoire :
l’os maxillaire
C. Le méat nasal inferieur s’ouvre dans le A. Elle débute à partir de la 2ème semaine
sinus maxillaire jusqu’au 3ème mois
D. Le rôle des fosses nasales c’est la B. Le mésoblaste est à l’origine des
plèvres
filtration , l’humidification et le
C. Les structures épithéliales du poumon
réchauffement de l’air
dérivent tous de l’entoblaste
REPONSES : D D. L’apparition du bourgeon épithélial se
fait au niveau de la paroi dorsale de
l’intestin pharyngien
E. La formation des futures voies
HISTOLOGIE aérophores se fait grâce à des
divisions dichotomiques successives
L’origine embryologique de l’épithélium de
revêtement de l muqueuse nasale : REPONSES : B, C, E

Préciser l’origine embryologique et le type


A. Epiblastique histologique de l’épithélium de
B. Entoblastique revêtement de la muqueuse respiratoire
C. Ectoblastique nasale :
D. Mésoblastique
Origine :
REPONSES : C A. Epiblastique
B. Entoblastique
C. Ectoblastique
Le type histologique de l’épithélium de D. Mesoblastique
revêtement de la muqueuse respiratoire Type histologique :
nasale :
1. Prismatique, simple cilié
2. Prismatique, stratifié cilié
A. Prismatique , simple , cilié 3. Prismatique psoeudo-stratifié cilié
B. Prismatique ,stratifié ,cilié 4. Pavimenteux, stratifié cilié
C. Prismatique , pseudo-stratifié , cilié
D. Pavimenteux , stratifié , cilié REPONSES : B3

REPONSES : C

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194
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

Quel est l’origine embryologique des REPONSES : B


constituants histologiques de la paroi
alvéolaire :

A. Entoblastique Quelles sont parmi les zones de l’épithélium


B. Entoblastique et mésoblastique respiratoire énumérées ci-dessous, celles qui
C. Epiblastique et mésoblastique ne sont pas d’origine entoblastique ?
D. Epiblastique
E. Mésoblastique A. Epithélium de revêtement de la
muqueuse nasale.
REPONSES : B
B. Epithélium de revêtement de la corde
vocale inférieure.
C. L’épithélium de revêtement de la
Il faut distinguer entre origine corde vocale supérieure.
embryonnaire de l’épithélium de D. Le feuillet viscéral de la plèvre.
revêtement (entoblastique) et de E. Epithélium de revêtement de la paroi
alvéolaire.
l’ensemble des constituants
(entoblastique et mésoblastique) et du D
parenchyme (mésoblastique)

Quelle est l’origine embryonnaire de


l’épithélium de revêtement du bourrelet
alvéolaire :

A. Entoblastique
B. Epiblastique
C. Mésenchymateuse
D. Epiblastique et mésenchymateuse

REPONSES : A

Quelle est l’origine embryonnaire du


parenchyme pulmonaire :

A. Entoblastique
B. Entoblastique et mésoblastique
C. Epiblastique et mésenchymateuse
D. Mésoblastique

REPONSES : D

Quelle est l’origine embryonnaire de la


plèvre :

A. Mésoblastique et entoblastique
B. Mésoblastique et mésenchymateuse
C. Entoblastique et mésenchymateuse
D. Mésenchymateuse et épiblastique

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195
Larynx

Anatomie

• Larynx.

Histologie

• Larynx.
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

Anatomie : Larynx
1/-Introduction : le larynx est :
 Un organe aérifère annexé à l’appareil
respiratoire.
 Essentiel pour la phonation.
 Un organe mobile de la déglutition fermé par
l’épiglotte, ce qui empêche le passage des
aliments et du liquide à la trachée et aux
poumons.

2/-Description : c’est un organe impair, médian et


symétrique. Il est constitué par :

 Des pièces cartilagineuses (squelette


cartilagineux).
 Reliés par des ligaments.
 Recouverts de muscles et d’une muqueuse
qui fait suite à celle de la cavité orale et se continue en bas avec celle de la trachée.

3/-Situation : c’est la 2ème portion de l’appareil


respiratoire, après les fosses nasales, située à la
partie moyenne et inférieure du cou entre :

En arrière : le pharynx.

En haut : l’épiglotte dans la concavité de l’os hyoïde.

En bas : la trachée qui lui fait suite.

Repères sur le rachis cervical : il répond à C4, C5, C6.

4/-Dimensions :

Longueur 8 à 10 cm
Diamètre transversal (de droite à gauche) 40 mm
Diamètre sagittal (antéro-postérieur) 35 mm

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197
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

5/-Constitution :

a) Pièces cartilagineuses du larynx :

Pièces
Pièces
cartilagineuses
cartilagineuses
constantes
inconstantes (pairs)

3 médianes impairs : 3 latérales pairs :


-Cartilages aryténoïdes. -Cartilages sésamoïdes
-Cartilage épiglottique.
-Cartilages corniculés de postérieurs.
-Cartilage thyroïde. Santorini. -Cartilages triticés.
-Cartilage cricoïde. -Cartilages cunéiformes.

Le squelette essentiel du larynx est constitué principalement par :

 Le cartilage épiglottique (ou épiglotte).


 Le cartilage thyroïde (ATTENTION : cartilage et non pas glande thyroïde).
 Le cartilage cunéiforme.
 Les cartilages aryténoïdes.

CARTILAGE SITUATION DESCRIPTION


CARTILAGE Situé dans la concavité de l’os Il a la forme d’une feuille retournée à base inférieure, la
EPIGLOTTIQUE hyoïde mais il s’insère plus bas pétale en haut.
dans la concavité du cartilage L’épiglotte ferme et ouvre le larynx.
thyroïde (en arrière de son
angle entrant). C’est un
cartilage de type élastique.

CARTILAGE Situé entre l’os hyoïde en haut Le plus volumineux des cartilages, il est statique.
THYROÏDE et le cartilage thyroïde en bas. Il est formé par 2 lames quadrilatères réunies par une
C’est un cartilage hyalin. proéminence laryngée en avant.
Chaque lame est divisée par une crête oblique en 2 faces :
une face antérieure (qui forme la pomme d’Adam)
Et une face latérale qui présente :
-un bord supérieur : très échancré au niveau de sa partie
moyenne.
-des bords postérieurs prolongés :
 En haut, par les cornes supérieures : reliées (mais
pas articulées) par les cartilages triticés aux cônes
supérieures de l’os hyoïde.
 En bas, par les cornes inférieures : s’insèrent sur les
facettes articulaires du cartilage cricoïde.

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198
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

LE CARTILAGE Situé entre le cartilage Il a la forme d’une bague à chaton. Présente :


CRICOÏDE thyroïde en haut et la trachée -Une partie antérieure : arc cricoïdien, présente :
en bas. C’est un cartilage  Le tubercule médian.
hyalin.  2 facettes articulaires avec les cornes inférieures du
cartilage thyroïde.
-Une partie postérieure : chaton cricoïdien, présente sur
son bord supérieur les facettes articulaires
aryténoïdiennes.

LES CARTILAGES Situés en arrière du cartilage Chaque cartilage aryténoïde a la forme d’une pyramide
ARYTENOÏDES thyroïde, reposant sur le bord triangulaire, présentant :
supérieur du chaton cricoïdien -Une face postérieure : pour l’insertion du muscle inter-
(2 facettes d’insertion pour aryténoïdien.
chacun). Invisibles en vue -Une apophyse vocale antérieure : donne insertion aux
antérieure. Ils sont de type cordes vocales, ainsi, les mouvements des aryténoïdes
hyalin. permettent la phonation.
-Une facette articulaire au niveau du sommet répondant
au cartilage corniculé de Santorini.
LES CARTILAGES Reposent sur les sommets des
CORNICULES DE aryténoïdes. Ils sont de type
SANTORINI élastique.

LES CARTILAGES En avant des cartilages


CUNEIFORMES corniculés, de type élastique.

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199
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

Les articulations

Type de l’articulation Fonctions


Articulation crico- thyroïdienne Diarthrose (genre Unit chacune des cornes inférieures du
arthrodie) cartilage thyroïde à la facette
articulaire thyroïdienne du cartilage
cricoïde. Avec son homologue du côté
opposé, elle permet des mouvements
limités de bascule autour d'un axe
transversal passant à leur niveau.
(mouvements de glissement et de bascule
en avant de la glande thyroïde).
Articulation crico-aryténoïdienne Diarthrose (trochoïde) Entre le bord supérieur du chaton
cricoïdien et les cartilages aryténoïdes.
Permet 2 types de mouvements :
 Rotation des aryténoïdes autour
d’un axe vertical : écartement ou
rapprochement des apophyses
vocales.
 Glissement des aryténoïdes :
rapprochement ou éloignement.
Articulation ary-corniculée Amphi-diarthrose Entre les extrémités supérieures des
cartilages aryténoïdes et les cartilages
corniculés. Mouvements très limités.

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200
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

b) Ligaments du larynx :

Les ligaments La membrane thyro-hyoïdienne Membrane fibreuse qui unit le bord supérieur
extrinsèques : relient le du cartilage thyroïde à l’os hyoïde. Elle
larynx aux structures présente :
voisines (os et organes  1 épaississement médian : le ligament
voisins) thyro-hyoïdien médian.
 2 épaississements latéraux : les
ligaments thyro- hyoïdiens latéraux.

Le ligament crico-trachéal Entre le cartilage cricoïde et la trachée.

Le ligament hyo-épiglottique Entre le cartilage épiglottique et l’os hyoïde.

Les ligaments La membrane crico-thyroïdienne Entre les cornes inférieures du cartilage


intrinsèques : relient les thyroïde et le bord supérieur de l’arc cricoïdien.
pièces cartilagineuses Elle présente :
du larynx  Un épaississement médian : le ligament
crico- thyroïdien médian (conoïde).
 Des fibres élastiques profondes : allant
du cartilage cricoïde jusqu’aux
ligaments vocaux c’est le cône
élastique.

Le ligament inter-aryténoïdien En forme de Y, relie les bords supérieurs des


(ou ligament jugal ou encore cartilages aryténoïdes (à l’insertion des
ligament crico-corniculé) cartilages corniculés) avec le bord supérieur du
chaton cricoïdien.

Les ligaments thyro- Ils sont pairs :


aryténoïdiens (ligaments vocaux  Les ligaments thyro-aryténoïdiens
ou cordes vocales) supérieurs : ligaments ventriculaires
(pairs).
 Les ligaments thyro-aryténoïdiens
inférieurs : ligaments vocaux (pairs),
c’est surtout ces ligaments qui
participent le plus à la phonation.

Ligaments aryténo-épiglottiques Pairs, formant la membrane quadrilatère fibro-


élastique.

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201
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

REMARQUE : la membrane élastique et le cône élastique limitent latéralement le larynx, elle double
la muqueuse laryngée.

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202
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

c) Muscles du larynx (intrinsèques) :

La glotte : c’est un espace délimité entre les cordes


vocales inférieures, divisant le larynx en 2 étages :

 Etage sus-glottique en haut.


 Etage sous-glottique en bas.

La constriction : diminution du diamètre de la


glotte = rapprochement des cordes vocales (les
muscles qui assurent la constriction sont appelés
muscles constricteurs ou adducteurs).

La dilatation : augmentation du diamètre de la


glotte = écartement des cordes vocales (les
muscles qui assurent la dilatation sont appelés
muscles dilatateurs ou abducteurs).

Muscles tenseurs Le muscle crico-thyroïdien Pair, avec 2 faisceaux :


des cordes  Un faisceau médial.
vocales  Un faisceau latéral.
S’étend du bord inférieur du cartilage thyroïde au
bord supérieur de la face antérieure du cartilage
cricoïde.
Muscles Le muscle crico-aryténoïdien Pair.
constricteurs de latéral S’étend u bord supérieur du cartilage cricoïde à
la glotte l’apophyse musculaire du cartilage aryténoïdien en
dehors la corne musculaire.

Le muscle thyro- aryténoïdien Pair.


supérieur

Le muscle thyro- aryténoïdien Pair, présentant :


inférieur -Une couche superficielle : composée du faisceau
thyro-épiglottique et du faisceau thyro-
membraneux.
-Une couche profonde : c’est le faiseau thyro-
aryténoïdien (muscle vocal).

Le muscle inter-aryténoïdien -Oblique : pair, se prolonge par le muscle aryténo-


(ary- aryténoïdien) épiglottique.
-Transverse : impair.

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203
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

Muscle dilatateur Crico- aryténoïdien postérieur Pair.


de la glotte S’étend du chaton cricoïdien à l’apophyse
musculaire de l’aryténoïde.
Muscle abaisseur Aryténo-épiglottique Pair.
de l’épiglotte Tendu du sommet du cartilage aryténoïde au bord
latéral du cartilage épiglottique.
Les 2 muscles circonscrivent l’orifice d’entrée du
larynx.

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204
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

REMARQUE :

 De part et d’autre du canal laryngé se trouvent des espaces latéraux : c’est les sinus
piriformes du larynx.
 Lorsqu’on émet du son, les cordes vibrent et le son et amplifié par les sinus.

6/-Vascularisation artérielle :

L’artère laryngée supérieure : naît de l’artère thyroïdienne supérieure (qui naît de l’artère carotide
externe), irrigue l’étage sus-glottique, se termine en s’anastomosant avec l’artère laryngée
postérieure.

L’artère laryngée inférieure : naît de l’artère thyroïdienne supérieure, irrigue l’étage sous-glottique et
se termine dans la membrane crico-thyroïdienne.

L’artère laryngée postérieure : naît de l’artère thyroïdienne inférieure (qui naît de l’artère sous-
clavière), irrigue la face postérieure du larynx et la muqueuse laryngée.

7/-Drainage veineux : analogue à la vascularisation artérielle. Se jettent dans la veine jugulaire interne.

8/-Drainage lymphatique : s’effectue par 2 réseaux :

 Un réseau supra-glottique ‘’plus dense’’.


 Un réseau infra-glottique.

Ces 2 réseaux se drainent vers les lymphonoeuds :

 De la chaine jugulaire interne.


 Pré-trachéaux.
 Pré-laryngés.
 Chaine récurrentielle.

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205
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

9/-Innervation : parasympathique, assurée par les branches du nerf vague :

Branche Terminaison Territoire Territoire d’innervation sensitive


d’innervation
motrice
Nerf laryngé supérieur : Au-dessous du ganglion Le muscle crico-  Muqueuse infra-glottique.
Sensitivo-moteur plexiforme (le deuxième thyroïdien.  Muqueuse supra-glottique.
(droit et gauche) renflement du nerf vague,  Muqueuse épiglottique.
un peu au-dessous du  Faces supérieures des
foramen jugulaire du cordes vocales inférieures.
crâne).
Nerf laryngé inférieur Le nerf récurent gauche : Tous les muscles Peu développé : sinus piriforme.
(ou récurent) : au niveau de la région (SAUF le muscle
Sensitivo-moteur thoracique. crico-thyroïdien).
(droit et gauche) Le nerf récurent droit : au
niveau supra-claviculaire.

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206
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

Histologie : Larynx
Sur une coupe longitudinale, la paroi du larynx est tapissée d’une muqueuse qui présente 4
épaississements, qui représentent :

1/-Les cordes vocales supérieures ou bandelettes ventriculaires ou fausses cordes vocales : elles sont
en retrait par rapport aux cordes vocales inférieures, elles présentent :

Un épithélium : de type respiratoire : pseudostratifié cilié à cellules cylindriques.

Un chorion : conjonctivo-vasculaire, contenant :

Des glandes séro-muqueuses.


Des fibres musculaires lisses.

2/-Les cordes vocales inférieures ou vraies cordes vocales ou ligaments vocaux : elles sont au contact
des aliments, limitent un espace appelé « glotte », elles présentent :

Un épithélium : de type buccal (ou pharyngé), pavimenteux stratifié non kératinisé.

Un chorion :

Riches en fibres élastiques.


Renfermant des formations lymphoïdes et glandulaires.
Absence de vaisseaux lymphatiques.

REMARQUE : les cordes vocales supérieures et inférieures limitent de chaque côté un


diverticule : le ventricule de Morganie.

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207
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

QCM D. Est un organe accessoire de la


phonation
E. Organe principal à la respiration
ANATOMIE
REPONSES : B, C, E
1. Le larynx :
4. Le larynx :
A. Le larynx est l’organe de la
A. Le crico-thyroïdien est le seul
phonation et de la respiration
muscle tenseur des cordes vocales
B. L’épiglotte protège l’entrée au
B. L’inter-aryténoïdien postérieur est
larynx du bol alimentaire
un muscle abaisseur de la glotte
C. Dans l’étage glottique se trouve les
C. L’abduction des cordes vocales est
cordes vocales responsables de la
l’action du muscle
fonction de phonation
cricoaryténoïdien postérieur
D. Le muscle cricoaryténoïdien
D. L’adduction des cordes vocales est
postérieur est un muscle
l’action du muscle
constricteur
cricoaryténoïdien latéral
E. Le nerf laryngé inférieur
E. Le nerf récurrent innerve tous les
(récurrent) innerve tous les
muscles du larynx
muscles du larynx à l’exception du
crico-thyroïdien REPONSES : A, C, D
REPONSES : A, B, C 5. Le larynx :
2. Le larynx : A. Le ventricule laryngé est situé
entre le ligament vestibulaire
A. Le crico-thyroïdien est le seul
(ligament thyro- aryténoïdien
muscle tenseur des cordes vocales
supérieur) et le ligament vocal
B. L’inter-aryténoïdien postérieur est
(ligament thyro-aryténoïdien
un muscle constricteur de la glotte
inférieur=vrai corde vocale)
C. Le muscle thyro-épiglottique est le
B. L’abduction des cordes vocales est
seul muscle abaisseur de
l’action du muscle
l’épiglotte
cricoaryténoïdien postérieur
D. La couche profonde du muscle
C. L’adduction des cordes vocales est
thyro- aryténoïdien supérieur
l’action du muscle
forme le muscle vocal
cricoaryténoïdien latéral
E. Le larynx répond aux vertèbres C4,
D. La branche interne du nerf laryngé
C5, C6
supérieur innerve le muscle crico-
REPONSES : A, B thyroïdien
E. Le nerf récurrent innerve tous les
3. Le larynx : muscles du larynx
A. Est un carrefour aéro-digestif
B. Est un organe mobile lors de la REPONSES : A, B, C
déglutition
C. Est situé à la partie moyenne du
cou

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208
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

6. Le larynx : C. Remplit un rôle de phonation par


A. La proéminence laryngée (Pomme rapprochement volontaire des
d’Adam) est formée par l’union des cordes vocales supérieures
2 lames du cartilage thyroïde D. Au niveau des vraies cordes
B. Le cartilage épiglottique est latéral vocales l’épithélium est de type
et incliné en arrière épidermoïde
C. Le chaton du cartilage cricoïde est E. La respiration, la phonation et le
antérieur gout sont ses grandes fonctions
D. Les surfaces articulaires
REPONSES : C
aryténoïdiennes du cartilage
cricoïde sont situées sur le bord 9. Comparant la structure en
supérieur microscope optique d’une
E. Son mouvement est assuré par le corde vocale supérieure à
cartilage cricoïde, thyroïde, celle d’une corde vocale
épiglottique et aryténoïde inférieure, sur quel critères
morphologiques vous basez-
REPONSES : A, D, E
vous pour identifier la
muqueuse de la corde
vocale supérieure :
7. Le larynx :
A. Epithélium pseudo-stratifié,
A. Le crico-thyroïdien est le seul cylindrique, cilié et
muscle tenseur des cordes vocales. chorionconjonctivo-glandulaire
B. L’inter-aryténoïdien postérieur est B. Epithélium épidermoïde et chorion
un muscle dilatateur de la glotte. conjonctivo-glandulaire
C. Le ventricule laryngé est situé au- C. Epithélium uni-stratifié et chorion
dessus du ligament vocal. conjonctivo-glandulaire
D. Le nerf récurrent innerve tous les D. Epithélium pluri-stratifié, kératinisé
muscles du larynx. et chorion conjonctivo-glandulaire
E. Toutes ces propositions sont
fausses. REPONSES : A
REPONSES : A
10. Quelle est la structure
histologique de la muqueuse
laryngée au niveau de la
HISTOLOGIE corde vocale inférieure ?
8. Concernant le larynx : A. Epithélium pseudo-stratifié,
cylindrique et chorion conjonctivo-
A. Présente 2 épaississements
glandulaire
inférieurs qui délimitent un
B. Epithélium pseudo-stratifié,
espace : la glotte
cylindrique et chorion glandulaire
B. Est essentiellement constitué d’un
C. Epithélium stratifié et chorion
épithélium de type respiratoire
aglandulaire
D. Epithélium épidermoïde et chorion
conjonctivo-glandulaire

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209
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

REPONSES : D

11. Comparant la structure en


microscopie optique d’une
corde vocale inférieure ou
vraie à celle d’une corde
vocale supérieure ou fausse,
Sur quel critères
morphologiques vous basez-
vous pour identifier la
muqueuse de la corde
vocale vraie ?
A. Epithélium prismatique cilié
B. Nombreuses glandes de type
muqueux dans le chorion
C. Epithélium pavimenteux, stratifié,
non kératinisé
D. Epithélium pavimenteux, pseudo-
stratifié, non-kératinisée

REPONSES : C

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210
Trachée et
bronches
Anatomie

• Trachée et bronches.

Histologie

• Trachée, bronches et bronchioles.


MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

ANATOMIE : Trachée et bronches


1/-Définition :

-La trachée est une structure médiane, palpable au niveau de l’incissure


jugulaire .

-C’est un conduit fibro-musculo-cartilagineux mobile et flexible,


aérifère (qui livre passage à l’air), faisant suite au larynx, situé en avant
de l’œsophage tout au long de son trajet. Elle fait partie des voies
aériennes inférieures.

-De postion cervico-thoracique, elle sépare le médiastin en 2 régions


(antérieure et postérieure). Elle occupe le médiastin moyen situé entre
ces 2 régions.

-Selon sa situation, on lui décrit 2 segments :

 Elle est d’abord située à la partie antérieure du cou → trachée


cervicale.
 Puis elle se continue au niveau de l’orifice supérieur du thorax
par la trachée thoracique qui descend dans le médiatin et se divise en 2 branches souches
(principales).

2/-Description :

La trachée s’étend du bord inférieur du cartilage


cricoïde à hauteur de la vertèbre cervicale C5 (ou
C6) jusqu’au niveau de la vertèbre thoracique T4
(ou T5).

Dimensions :

 18 cm de longeur.
 20 mm de diamètre.
 La trachée est formée par l’empilement (ou
assemblage) de 16 à 20 anneaux cartilagineux.
 Ces anneaux cartilagineux sont incomplets (en forme de fer à cheval), entourés par la membrane
trachéale et réunis entre eux par le ligament annulaire.
 La trachée est intimement liée à l’oesophage par les ligaments de Luchka à sa face postérieure.
 Elle présente 3 empreintes : (voir le schéma)

Aortique Thyroïdienne Vasculaire du tronc artériel


brachio-céphalique

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212
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

3/-Rapports :

Trachée cervicale Trachée thoracique


Elle s’étend du cartilage cricoïde (C6) à la fourchette Faisant suite à la portion cervicale, elle se
sternale (D2), centrant la gaine viscérale du cou. termine au niveau de D4, à droite de la ligne
médiane, par la carène (bifurcation
trachéale). Elle répond à :

Rapports antérieurs : de la superficie à la profondeur, on Rapports postérieurs :


trouve : -Immédiatement l’œsophage thoracique
-La peau. (sur toute sa hauteur).
-Le tissu cellulaire sous cutané contenant les muscles -Ensuite l’espace rétro-viscéral et le canal
peauciers du cou. thoracique.
-L’aponévrose cervicale superficielle contenant
latéralement les muscles sterno-cléido- mastoïdiens.
-L’aponévrose cervicale moyenne formée de feuillets
engainant les muscles sous hyoïdiens qui sont unit au
milieu par la ligne blanche (accolement des aponévroses
superficielle, moyenne et profonde).
-L’isthme de la glande thyroïde qui recouvre les 2e, 3e et 4e
anneaux trachéaux.

Rapports postérieurs : Rapport latéraux gauches :


-L’œsophage qui déborde à gauche de la trachée cervicale. -Crosse aortique.
-Le nerf récurrent gauche qui chemine dans l’angle trachéo- -Nerf vague gauche.
œsophagien. -Veine hémi-azygos.

Rapports latéraux : Rapport latéraux droits :


-Les lobes thyroïdiens moulés sur la trachée. -Veine cave supérieure.
-Le nerf récurrent droit. -Veine azygos et troncs veineux brachio-
-Le paquet vasculo-nerveux (ou jugulo-carotidien, entouré céphaliques.
par la gaine vasculaire du cou) constitué par : -Tronc artériel brachio-céphalique.
• En dedans : l’artère carotide primitive.
• En dehors : la veine jugulaire interne.
• En arrière : le nerf vague.
-L’aponévrose cervicale profonde.

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213
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

En clinique
En cas d’approche chirurgicale, la proximité du nerf laryngé récurrent gauche est à
prendre en compte car le chirurgien pourrait facilement le léser et causer ainsi une
paralysie des cordes vocales (aphonie).

REMARQUES :

1/-Près de la bifurcation du tronc artériel brachio-céphalique, le nerf vague droit libère une branche
qui passe sous l’artère subclavière droite et
monte en arrière de cette dernière pour
rejoindre le larynx : elle constitue le nerf
récurrent laryngé droit. Il est latéral par
rapport à la trachée. Donc le nerf récurrent
droit nait dans le cou et c’est pour cette
raison qu’il n’est pas visible sur une coupe
thoracique.

Cependant, le nerf récurrent laryngé gauche


se détache du nerf vague gauche au-dessous
de la crosse aortique puis monte en arrière de
la trachée pour atteindre le larynx.

2/-Faire la différence entre « gaine viscérale du cou » et « gaine vasculaire du cou » :

 La gaine viscérale du cou entoure les viscères cervicaux (pharynx et œsophage, larynx et
trachée, glande thyroïde, thymus).
 La gaine vasculaire du cou (ou gaine carotidienne) entoure le paquet vasculo-nerveux
cervical (artère carotide commune, veine jugulaire interne, nerf vague).

4/-Vascularisation et innervation :

V. artérielle V. veineuse V. lymphatique Innervation


Trachée cervicale : les artères Les veines de la trachée Les vaisseaux La trachée est sous
proviennent principalement prennent naissance à partir lymphatiques sont la dépendance du
des artères thyroïdiennes d’un plexus sous-muqueux satellites des veines et système
inférieures. dense, qui est ensuite drainé cheminent dans l’espace sympathique
par les veines suivantes : inter trachéo bronchique (chaîne
Portion cervicale : et remontent le long des sympathique
Ses veines sont nombreuses, chaines latéro-trachéales, thoracique) et
de petit calibre et se drainent surtout droites (la loge de parasympathique
vers les veines œsophagiennes Baréty). (nerf vague).
et thyroïdiennes inférieures.

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214
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Trachée thoracique : les artères Portion thoracique :


proviennet de : Ses veines se jettent dans les
-L’artère thyroïdienne veines œsophagiennes
moyenne de Neubauer. gagnant le système cave
-Les artères thymiques. inférieur.
-L’artère bronchique droite.
-L’artère thoracique interne.

Remarque :

La loge de Baréty : cette zone


est le siège des ganglions
lymphatiques et de la chaine
lymphatique para trachéale
droite.

5/-Division bronchique :

-A la hauteur de T5, la trachée se termine en se divisant en 2 bronches principales (souches) : c’est la


bifurcation trachéale (également appelée carène). Elle se fait de façon variable, en forme de Y, de
nature cartilagineuse ou fibreuse.

-L’angle de la carène est d’environ 70° réparti par rapport à l’axe


vertical de la trachée de 20° pour la bronche souche droite (BSD)
qui semble poursuivre la direction de la trachée, et de 50° pour
la bronche souche gauche (BSG) beaucoup plus horizontale.

- La BSD mesure 25 mm et la BSG 70 mm.

-Les bronches souches se divisent à leur tour en bronches


lobaires qui se divisent encore en bronches segmentaires.

Cette segmentation est calquée sur la segmentation pulmonaire.

 Arbre bronchique :

-La bronche principale droite est courte et presque verticale. Avant de pénétrer dans le poumon, elle
se divise en bronche lobaire supérieure et bronche (ou tronc) intermédiaire.

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215
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

 La bronche lobaire supérieure donne les bronches segmentaires : apicale (B1),


ventrale (B2) et dorsale (B3).

 Le tronc intermédiaire donne la bronche lobaire moyenne (qui se divise en bronches


segmentaires latérale (B4) et médiale (B5)) et la bronche lobaire inférieure qui libère
vers l’arrière la bronche segmentaire apicale du lobe inférieur (B6, bronche de
Nelson) et devient alors la bronche basale. Celle-ci donne successivement les
bronches segmentaires : basale médiale (B7), basale antérieure (B8), basale latérale
(B9) et basale postérieure (B10).

-La bronche principale gauche est plus longue et un peu plus horizontale. Elle bifurque en bronche
lobaire supérieure et bronche lobaire inférieure.

 La bronche lobaire supérieure donne la bronche culminale, qui se divise en bronches


segmentaires : apicale (B1), ventrale (B2) et dorsale (B3) du culmen, et la bronche
lingulaire, qui donne les bronches segmentaires : supérieure (B4) et inférieure (B5)
de la lingula.

 La bronche lobaire inférieure se divise en bronche segmentaire apicale (B6) et en


bronche basale. Celle-ci donne à son tour un tronc commun B7+8, duquel naissent
les bronches segmentaires basales : médiale (B7) et antérieure (B8), et un tronc
commun B9+10 qui se divise en bronches segmentaires basales latérale (B9) et
postérieure (B10).

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216
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Bronche souche droite


Bronche lobaire supérieure Bronche lobaire moyenne Bronche lobaire inférieure
-Bronche segmentaire apicale -Bronche segmentaire latérale -Bronche segmentaire
(1). (4). apicale de Nelson (6).
-Bronche segmentaire ventrale -Bronche segmentaire médiale -Bronche segmentaire
(2). (5). Para cardiaque (basale
-Bronche segmentaire dorsale médiale) (7).
(3). -Bronche segmentaire ventro-
basale (8).
-Bronche segmentaire latéro-
basale (9).
-Bronche segmentaire dorso-
basale (10).

Bronche souche gauche


Bronche lobaire supérieure Bronche lobaire inférieure

Bronche culminale Bronche lingulaire -Bronche segmentaire apicale (6).


-Bronche segmentaire para-cadiaque (médio-
-Bronche segmentaire -Bronche lingulaire basale) (7).
apicale (1). supérieure (4). -Bronche segmentaire ventro-basale (8).
-Bronche segmentaire Bronche lingulaire -Bronche segmentaire latéro-basale (9).
ventrale (2). inférieure (5) -Bronche segmentaire dorso-basale (10).
-Bronche segmentaire (attention ! dans la
dorsale (3). bronche droite
moyenne : bronches
segmentaires médiale
et latérale).

En clinique :

En cas d’inhalation d’un corps étranger, ce dernier a beaucoup plus tendance à se faufiler dans la
bronche souche droite plutôt que dans la gauche, étant donné qu’elle est plus rectiligne (c’est
pour cette raison qu’on commence toujours par vérifier la bronche souche droite).

Dans la vie, on peut :

Être bon, s’améliorer, ou laisser tomber.

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217
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Histologie : Voies bronchiques


Les voies bronchiques peuvent être distinguées, selon leur topographie et leur calibre, en :

Voies extra-pulmonaires : ce sont les voies La trachée


trachéo-bronchiques
Les bronches souches
Calibre =10mm
Les grosses bronches

Voies intra-pulmonaires extra lobulaires : Les bronches moyennes

Calibre=10mm à 1mm Les bronches inter lobulaires

Les bronches sus-lobulaires

Voies intra- lobulaires ou bronchioles Les bronchioles proprement dites

Calibre = 1mm Les bronchioles terminales

Les bronchioles respiratoires

A : trachée et voies bronchiques extra-lobulaires :

La trachée est un conduit à forme cylindrique aplatie en arrière, sa lumière est maintenue ouverte
par un squelette cartilagineux composé par des anneaux incomplets (en forme de fer à cheval).

La paroi de la trachée, comme celle des bronches extra-lobulaires, est constituée de 3 tuniques :

 1ère tunique: une muqueuse avec un épithélium de type respiratoire (pseudo-stratifié cilié à
cellules cylindriques) et un chorion fibro- élastique.
 2ème tunique: une sous-muqueuse comportant des pièces de cartilage hyalin.
 3e tunique : une adventice fibro-adipeuse.

Paroi de la trachée

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218
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Trachée et bronches souches Bronches extra-lobulaires


Muqueuse Epithélium respiratoire + chorion. Délimite une lumière de plus en plus
festonnée. Le chorion riche en
faisceaux de fibres élastiques
longitudinaux et entouré de fibres
annulaires du muscle de Reissessen.
Sous- -Trachée : la sous-muqueuse est Identique à celle de la trachée avec
muqueuse  convexe dans la partie antérieure de la quelques particularités au niveau de sa
trachée, subdivisée en une zone zone externe qui présente :
interne conjonctivo-glandulaire et  des arceaux de cartilage hyalin
une zone externe renfermant un arc au niveau des grosses
cartilagineux en forme de fer à cheval. bronches.
 Plane dans la partie postérieure de la  Des pièces arquées de
trachée, constituée de nappes de cartilage hyalin au niveau des
fibres musculaires lisses : c’est le bronches moyennes.
muscle trachéal.  Des nodules de cartilage hyalin
-Bronches souches : arc cartilagineux complet au niveau des petites
avec absence de muscle. bronches.
adventice Fibro-élastique riche en vaisseaux sanguins et Conjonctivo-élastique renfermant des
lymphatiques. Elle porte le nom de péri vaisseaux sanguins, des plexus nerveux
bronche au niveau des bronches souches. et des formations lymphoïdes.

En clinique :

L’épithélium de la trachée contient des cellules


caliciformes, ses cils propulsent continuellement
le mucus chargé de débris en direction du
pharynx.
L’usage du tabac inhibe le mouvement des cils de
la trachée et finit par les détruire, la toux devient
alors le seul moyen d’empêcher l’accumulation
de mucus dans les poumons.

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219
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

B : Voies bronchiques intra-lobulaires :

!!!!!! Leur paroi ne contient ni cartilage ni glandes.

Un épithélium :
Les bronchioles proprement dites de type respiratoire uni stratifié. Les cellules ciliées, les cellules
caliciformes se raréfient et on trouve un autre type
de cellules prismatiques sécrétrices : les cellules de Clara.
Les cellules sont des cellules pyramidales dont le pôle apical est
garni de microvillosités. Dans la partie apicale de leur cytoplasme
existent des grains de sécrétion expulsés par exocytose (elles
sécrètent des lipides et des protéines dont certaines sont des
enzymes). Elles interviennent dans la composition du surfactant.

Un chorion qui comporte un muscle de Reissenssen très bien


développé.

Une adventice : conjonctivo-élastique.

Les bronchioles terminales (20 Un épithélium : simple cilié avec de rares cellules caliciformes et
bronchioles par lobule) des cellules de Clara.
Un chorion : limité par le muscle de Reissensen qui est moins
important.

Les bronchioles respiratoires Un épithélium : unistratifié cilié, parfois endothéliforme,


dépourvu de cellules mucipares.

Un chorion : conjonctivo-élastique avec quelques fibres


musculaires lisses.

Pour récapituler :

Trachée Bronches Bronchioles


-Epithélium pseudostratifié cilié. -Epithélium pseudo- -Epithélium simple cilié
-Cellules caliciformes sécrétant stratifié cilié. (disparition progressive des
du mucus. -Cellules caliciformes moins cils et des cellules
Muqueuse nombreuses. caliciformes avec la
diminution du calibre des
bronchioles).
Sous- -Tissu conjonctif fibreux. -Tissu conjonctif fibreux. - Tissu conjonctif fibreux. -
muqueuse -Présence de glandes séro- -Présence de glandes séro- Absence de glandes séro-
muqueuses sécrétant du mucus. muqueuses. muqueuses.
- Renferme également des -Présence de vaisseaux -Présence de vaisseaux
vaisseaux sanguins et des sanguins et de muscles sanguins et de muscles lisses
muscles lisses. lisses circulaires, qui créent en couche continue
une broncho-constriction (disparition progressive avec
ou une broncho-dilatation. la diminution du calibre).

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220
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Cartilages Une 20° d’anneaux cartilagineux Plaques discontinues et Absence de cartilage.


incomplets (rendant la trachée circulaires de cartilage.
rigide) relié par le muscle
trachéal.
Adventice Tissu conjonctif Tissu conjonctif Tissu conjonctif

Histophysiologie :

-les cellules ciliées et les cellules cylindriques : jouent un rôle important dans l’épuration,
l’humidification et le nettoyage bronchique.

-Le dispositif élastique : joue un rôle dans le mécanisme respiratoire, maintient l’ouverture des
bronches extra lobulaires et les bronchioles.

-Membrane de Reissenssen : intervient dans la maintenance du calibre (variation du calibre) et règle


le débit aérien.

-Le cartilage bronchique : maintient la béance (ouverture) des voies bronchiques.

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221
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c. Elle commence en C6 et se termine


QCM au niveau du disque intervertébral
T4-T5
d. La paroi postérieure de la trachée
est formée par ses anneaux
ANATOMIE cartilagineux

1) La trachée : REPONSES : A, B, C
a. Fait suite au larynx au niveau de C4
4) La trachée :
b. La trachée cervicale a un rapport
essentiel avec l’isthme de la a. C’est un conduit exclusivement
thyroïde en avant membraneux.
c. Au-dessous de l’isthme de la b. Elle fait suite au pharynx
thyroïde, elle est sous-cutanée c. Elle est déviée à droite
d. Elle se termine au niveau de T5 par d. Sa division donne naissance aux
deux bronches souches avec un bronches primitives droite et
angle d’écartement de 60° gauche
e. La trachée possède entre 15 et 20 e. La division trachéale s’appelle la
anneaux cartilagineux carène

REPONSES : B, C, E REPONSES : C, D, E

2) La trachée cervicale 5) La trachée :

a. Elle a une longueur de 10cm a. La trachée est un conduit fibro-


environ cartilagineux aérifère faisant suite
b. Elle est en rapport en avant avec le au larynx à hauteur de C7
paquet vasculo-nerveux du cou b. La trachée cervicale est située en
c. C’est un conduit respiratoire dehors de la gaine viscérale du cou
d. Elle est entourée d’une gaine c. Le nerf récurrent gauche chemine
viscérale dans l’angle oeso-trachéal
e. Le nerf laryngé récurent droit est d. Le nerf récurrent droit est un
un rapport postérieur de la trachée rapport postérieur de la trachée
cervicale cervicale
e. Le corps thyroïde recouvre le 2ème,
REPONSES : C, D 3ème et 4ème anneau de la trachée
cervicale
3) La trachée :
a. Est un conduit rigide et ne se REPONSES : A, C, E
déforme pas
6) La trachée thoracique :
b. Elle est constituée d’un
empilement de pièces a. Elle définit le plan moyen du
cartilagineuses en forme d’arc médiastin
ouvert b. Elle a une longueur moyenne de
6cm environ

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222
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

c. La carina trachéale se projette en 9) Les bronches :


regard de T6 a. Les bronches principales naissent
d. Son rapport nerveux droit est le de la bifurcation trachéale à
nerf vague hauteur de T5
e. Elle est constituée par une b. L’angle de division des bronches
armature fibro-cartilagineuse principales est de 90°
complète c. La bronche principale droite
continue presque verticalement la
REPONSES : A, B, D
direction de la trachée
7) Les Bronches : d. La bronche principale droite se
subdivise en Culmen et Lingula
a. La segmentation bronchique est
e. Il n’y a pas de bronches
identique à droite et à gauche
intermédiaires à gauche
b. Les bronches principales sont
extra-pulmonaires REPONSES : C, E
c. La bronche lobaire supérieure
gauche est formée par la bronche 10) Trachée, bronches et plèvres :
du Culmen et la bronche de la a. La division de la trachée s’appelle
lingula la carène et forme un angle de 90°
d. B2 est la bronche segmentaire b. La paroi postérieure de la trachée
ventrale destinée au segment est formée par des anneaux
ventrale du lobe supérieur du cartilagineux
poumon c. La bronche primitive gauche est
e. La bronche lobaire B6 correspond plus horizontale que la droite
au segment supérieur du lobe d. Les corps étrangers inhalés se
inférieur logent préférentiellement dans la
bronche droite
REPONSES : C, E
e. La cavité pleurale est virtuelle,
8) Les bronches : lorsqu’elle est remplie d’air, on
parle de pneumothorax.
a. La bronche principale gauche est
plus verticale et plus langue que la REPONSES : C, D, E
bronche principale droite
b. L’angle de division des bronches 11) Trachée :
principales est de 90° a. Elle fait suite au cartilage thyroide.
c. Il n’y a pas de bronches b. La gaine viscérale du cou
intermédiaires à gauche comprend la trachée, l’œsophage
d. La bronche lobaire supérieure et les nerfs vagues.
gauche se divise en 2 bronches : c. La portion thoracique est en
culmen et lingula rapport en avant et à droite avec la
e. La bronche lobaire intermédiaire crosse aortique
droite se divise en 2 bronches : d. La carène est située à hauteur de
craniale et caudale T7.

REPONSES : C, D

Faculté de Médecine d’Alger

223
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

e. Elle présente 3 rétrécissements c. A augmenter la surface d’échanges


anatomiques : deux vasculaires et gazeux
un viscéral. d. A évacuer les poussières de l’air en
faisant remonter le mucus
REPONSES : E e. A réchauffer l’air inspiré
12) Bronches : REPONSES : D
a. Chaque bronche souche donne 3
bronches lobaires pour chaque 15) Dans quel ordre se succèdent les
poumon. voies bronchiques intra-lobulaires :
b. La B5 correspond au segment a. Bronchiole, bronchiole
apical du lobasal. respiratoire, bronchiole terminale
c. La B2 est la bronche ventrale du b. Bronchiole, bronchiole terminale,
lobe supérieure. bronchiole respiratoire
d. La bronche souche droite est plus c. Bronchiole respiratoire,
courte et plus verticale que la bronchiole, bronchiole terminale
gauche. d. Bronchiole terminale, bronchiole
e. La bronche souche gauche est le respiratoire, bronchiole
siège de prédilection des corps
REPONSES : B
étrangers.
16) Observant en microscopie optique,
REPONSES : D
une voie bronchique intra-
lobulaire, on note la présence :
-D’un épithélium simple, cilié avec
HISTOLOGIE
de rares cellules mucipares
13) Dans quelle zone de la paroi -D’un chorion réduit au muscle de
trachéale se situent les formations Reissenssen
lymphoïdes Il s’agit de :
a. Adventice a. Bronche sus-lobulaire
b. Zone interne de la sous muqueuse b. Bronchiole proprement dite
dans la portion plane postérieure c. Bronchiole respiratoire
c. Chorion de la muqueuse d. Bronchiole terminale
d. Zone interne de la partie convexe
REPONSES : D
de la sous muqueuse
17) L’examen en microscopie optique
REPONSES : C
au moyen grossissement, d’une
14) Les cils vibratiles de la trachée voie aérophore montre la
servent : succession des couches suivantes :
a. A réduire les vibrations de l’air -Un épithélium de type respiratoire
inspiré -Un chorion fibro-élastique
b. A réduire le taux de dioxyde de -Une nappe musculaire lisse
carbone de l’air inspiré -Des glandes

Faculté de Médecine d’Alger

224
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

-Une couche fibro-élastique riche c. Absence de glandes dans la sous-


en vaisseaux sanguins et muqueuse
lymphatiques d. Présence d’un muscle de
a. Bronchiole proprement dite Reissenssen
b. Bronche sus-lobulaire
REPONSES : A
c. Bronche inter-lobulaire
d. La partie inférieure de la trachée 21) Une bronchiole coupée
transversalement et observée au
REPONSES : D
microscope optique grâce aux
18) Le chorion de la muqueuse caractères histologiques suivants :
bronchique ne comporte pas a. Présence de fibres élastiques et
certains des composants musculaires
histologiques énumérés ci-après. b. Absence de cartilage et de glandes
Lesquels ? c. Présence du muscle de Reissenssen
a. Glande séro-muqueuse et de glandes
b. Plexus nerveux d. Absence de cartilage et de muscle
c. Infiltrats lymphoïdes de Reissenssen
d. Muscle de Reissenssen e. Présence de cartilage et de fibres
élastiques
REPONSES : B, C
REPONSES : D
19) Quel est parmi les voies
aérophores énumérées ci-dessous 22) Comparant la structure d’une
celle dont l’épithélium n’est pas de petite bronche à celle d’une
type respiratoire : bronchiole, examinée en
microscopie sur quels critères vous
a. Rhino-pharynx
basez-vous pour identifier la
b. Bronche souche
bronchiole :
c. Bronche extra-lobulaire
d. Bronche intra-lobulaire a. Présence d’un épithélium pseudo-
stratifié cilié
REPONSES : D b. Absence de glandes et de cellules
ciliées
20) Si vous comparez la structure en c. Présence du muscle de Reissenssen
microscopie optique de la paroi d. Présence de nodules de cartilage
d’une voie intra-pulmonaire extra- hyalin
lobulaire, à celle de la paroi d’une e. Absence de cellules caliciformes
voie intra-lobulaire, quel est le
critère morphologique qui vous REPONSES : C
permet de distinguer la bronche
extra-lobulaire ? 23) Comparant la structure d’une
bronchiole proprement dite à celle
a. Présence du cartilage hyalin dans
d’une bronchiole terminale,
la sous muqueuse
examinée en microscopie optique.
b. Absence du muscle de Reissenssen
Sur quels critères vous basez-vous

Faculté de Médecine d’Alger

225
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

pour identifier la bronchiole


terminale ?
a. Présence d’un épithélium uni-
stratifié cilié
b. Absence d’adventice
c. Faible épaisseur du muscle de
Reissenssen
d. Absence de glandes

REPONSES : B

24) Quel est le type histologique de


l’épithélium de revêtement au
niveau de la muqueuse des
bronchioles respiratoires ?
a. Pseudo-stratifié, cilié avec des
cellules mucipares
b. Uni-stratifié, parfois
endothéliforme avec quelques
cellules mucipares
c. Uni-stratifié, cilié, parfois
endothéliforme, dépourvu de
cellules mucipares
d. Simple, cilié, avec de nombreuses
cellules mucipares

REPONSES : C

25) Comparant la structure, en


microscopie optique, de la paroi
d’une bronchiole respiratoire à
celle de la paroi d’une bronchiole
terminale. Quel est le critère
morphologique qui vous permet
d’identifier la bronchiole
terminale ?
a. Absence du muscle de Reissenssen
b. Présence d’un épithélium simple,
cubique, dépourvu de cellules
caliciformes
c. Absence d’adventice
d. Présence du muscle de Reissenssen

REPONSES : D

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226
Poumons,
plèvres et
pédicules
pulmonaires
Anatomie

• Poumons.
• Plèvres.
• Pédicules pulmonaires.

Histologie

• Poumons.
• Plèvres.
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

ANATOMIE : Poumons, plèvres et


pédicules pulmonaires

1/ POUMONS
Les poumons sont des organes de la respiration. Ils sont le siège des
échanges gazeux entre le sang et le milieu extérieur. Les 2 poumons
sont situés dans la cage thoracique, de part et d’autre du médiastin.
Chaque poumon est entouré de plèvre et est rattaché au médiastin
par des liens vasculaires et bronchiques formant la racine du poumon
(pédicule pulmonaire).

Description

 Chaque poumon a la forme d’une pyramide demi-conique.


 Chaque poumon offre à décrire 3 faces, 3 bords et un sommet (apex).

Face latérale (ou costale = faces Antérieur C’est l’extrémité supérieure


antérieure + latérale + postérieure) du poumon. L’apex est situé
Postérieur en arrière de la clavicule et
 Convexe. déborde en haut l’orifice
 En contact étroit avec les Inférieur (circonférentiel)
supérieur du thorax (au-
côtes. dessus de la 1re côte). Il est en
rapport avec les éléments du
Face médiale (médiastinale) creux sus-claviculaire :
vaisseaux sous-claviers, plexus
 Concave.
brachial et le sympathique
 Porte une dépression en
cervical.
forme de raquette, le hile
pulmonaire où pénètrent (et
d’où sortent) les éléments du
pédicule pulmonaire.

Face inférieure (diaphragmatique ou


base)

 Concave.
 Repose sur les hémi coupoles
du diaphragme.

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228
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

 Leur surface est lisse et brillante.


 Leur consistance est spongieuse et élastique.
 Leur couleur est : -rose claire chez le nourrisson et l’enfant.
-apparition de traits et de tâches noirâtres chez l’adulte.
-tâches plus prononcées chez les fumeurs et les citadins (pollution).
 Dimensions : hauteur (de haut en bas : 25 cm), épaisseur (d’avant en arrière : 16 cm), largeur
(de gauche à droite : 7 à 10 cm).
 Poids (des 2 poumons) : 1200g environ.
REMARQUE : le poumon gauche est moins volumineux que le droit (car l’apex du cœur est
légèrement incliné vers la gauche), mais ce dernier est un peu plus court que le gauche (car
l’hémicoupole droite du diaphragme est plus haute que la gauche).

Segmentation pulmonaire

Chaque poumon est divisé


en lobes par des scissures Scissures

Les lobes pulmonaires se subdivisent à leur


tour en segments pulmonaires. Chacun de
ces segments possède son artère, sa veine et
sa bronche segmentaire propre.
La veine pulmonaire segmentaire chemine
dans les cloisons qui séparent les segments.

REMARQUE : les cloisons de tissu conjonctif


qui séparent les segments permettent de
procéder à l’ablation chirurgicale d’un
segment malade sans endommager les
segments sains ni leurs vaisseaux sanguins.

Chaque segment se subdivise encore en lobules


qui sont approvisionnés chacun par une
bronchiole de gros calibre et ses ramifications. Le
lobule contient des alvéoles. Alvéoles

REMARQUE : Vascularisation des poumons (voir le cours « pédicule pulmonaire » pour plus de détails)

Le sang est apporté aux poumons par 2 types de circulation :

 La circulation pulmonaire (artères et veines pulmonaires) : provient du tronc pulmonaire et apporte


aux poumons le sang désoxygéné (hématose au niveau des alvéoles) → irrigation fonctionnelle.
 La circulation bronchique (artères et veines bronchiques) : provient de l’aorte et apporte aux tissus
pulmonaires et bronchiques du sang oxygéné → irrigation nourricière.

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229
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

POUMON DROIT

Sa face latérale est marquée par les Le poumon droit est divisé Lobe supérieur = 3
empreintes costales. en 3 lobes (supérieur, segments : apical 1,
moyen et inférieur) par 2 antérieur 3 et
scissures : postérieur 2.

Sa face médiale, centrée par le hile -La scissure horizontale


droit, est marquée par : (petite scissure) : sépare Lobe moyen = 2
les lobes supérieur et segments : médial 5 et
-Au-dessus du hile : la grande moyen. latéral 4.
scissure + les empreintes de : la VCS,
le tronc artériel brachiocéphalique, -Une scissure oblique
la crosse azygos. (grande scissure) : sépare Lobe inférieur = 5
les lobes moyen et segments : apical 6,
-En avant et en bas du hile : les 2 inférieur. antéro-basal 8, latéro-
scissures + l’empreinte cardiaque
basal 9, postéro-basal
(atrium droit) et l’empreinte de la Chaque lobe sera divisé
10 et paracardiaque
VCI. en segments :
(sur la face
-En arrière du hile : empreintes (ou médiastinale).
sillons) de l’œsophage et de la veine
REMARQUE : Les 4
azygos.
derniers forment la
(Sur les schémas ci-contre, les pyramide basale.
éléments qu’on a cités sont en
place, il faudrait les écarter pour
voir leurs empreintes).

Sa face inférieure est concave et


barrée transversalement par la
grande scissure. Elle est en rapport
avec le diaphragme et le foie.

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230
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

POUMON GAUCHE

Sa face latérale est marquée par Le poumon gauche est divisé en


les empreintes costales. 2 lobes (supérieur et inférieur)
par une scissure oblique
(grande scissure).
Sa face médiale, centrée par le
hile gauche, présente :
Lobe supérieur : divisé en 2
-Au-dessus du hile : la grande régions (culmen + lingula) et
scissure + les empreintes de : la présente les 5 segments
crosse aortique, l’artère carotide suivants :
commune gauche, l’artère
subclavière gauche et la veine -Au niveau du culmen :
brachiocéphalique gauche. segments apical 1, antérieur 3
et postérieur 2.
-En avant du hile : la grande
scissure + la fosse cardiaque qui -Au niveau de la lingula :
répond au ventricule gauche. segments supérieur 4 et
inférieur 5.
-En arrière du hile : les
empreintes (ou sillons) de
l’œsophage et de l’aorte Lobe inférieur = 5 segments :
thoracique descendante. apical 6, antéro-basal 8, latéro-
basal 9, postéro-basal 10 et
para-cardiaque (sur la face
Sa face inférieure est en rapport médiale).
avec : le diaphragme, le foie, la
rate, l’estomac, le rein et la REMARQUE : les 4 derniers
surrénale gauches. forment la pyramide basale.

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231
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

2/ PLEVRES
a) Définition :

La plèvre est une fine séreuse qui divise la cavité thoracique en 3


parties : le médiastin au centre et, de part et d’autre, les 2
compartiments pleuraux contenant chacun un poumon. La plèvre
enveloppe séparément les poumons (les 2 cavités pleurales sont
indépendantes l’une de l’autre).

b) Constitution :

Chacune des 2 plèvres est composée de 2 feuillets, viscéral et pariétal, séparés par la cavité pleurale.

 Le feuillet viscéral : mince et transparent, il adhère à la surface externe du poumon. Il


s’insinue dans les scissures et se réfléchit autour du hile pour se continuer par le feuillet
pariétal.
 Le feuillet pariétal : il tapisse la face profonde de la paroi
thoracique et la face supérieure du diaphragme et il
recouvre les faces latérales du médiastin. Il peut être
divisé en 4 segments : plèvre costale, plèvre
médiastinale, plèvre diaphragmatique (phrénique) et le
dôme pleural.
 La cavité pleurale : c’est un espace virtuel (pas réel) qui n’apparaît qu’en cas de pathologie
(épanchement gazeux ou liquidien). Elle contient une sécrétion séreuse lubrifiante produite
par les feuillets de la plèvre ; c’est le liquide pleural qui facilite le glissement des 2 feuillets
l’un sur l’autre et qui réduit la friction des poumons contre la paroi thoracique pendant la
respiration.

REMARQUE :

1) les 2 feuillets de chaque plèvre s’unissent au-dessous du pédicule


pulmonaire formant ainsi le ligament triangulaire (ou ligament
pulmonaire) tendu entre le poumon et le médiastin.
2) Le dôme pleural est retenu par plusieurs ligaments : vertébro-
pleural, transverso-pleural et costo-pleural.
c) Récessus pleuraux

Les segments de la plèvre pariétale s’unissent en formant des culs-de-sac (récessus, sinus) de chaque
côté :

1. Le récessus costomédiastinal antérieur (rétro-


sternal).
2. Le récessus costomédiastinal postérieur
(para-vertébral).
3. Le récessus phrénicomédiastinal.
4. Le récessus costodiaphragmatique.

4 3

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232
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

3/ PEDICULES PULMONAIRES
Le pédicule pulmonaire représente l’ensemble des éléments
qui entrent et qui sortent du poumon : les vaisseaux
sanguins, les lymphatiques, les nerfs et les bronches. Il
pénètre dans le poumon à travers sa face médiastinale au
niveau du hile pulmonaire, entouré par la réflexion de plèvre
qui est continuée par le ligament triangulaire (au-dessous du
pédicule). Chaque pédicule pulmonaire est fait de 2 parties :

 Un pédicule fonctionnel : qui permet la fonction du poumon, c’est-à-dire l’hématose


(oxygénation du sang mêlé).
 Un pédicule nourricier (bronchique) : qui vascularise les bronches (vascularisation des
cellules du tissu bronchique comme toutes les autres cellules de l’organisme).
Cependant, il existe de multiples anastomoses entre les vaisseaux des 2 pédicules.

PEDICULE FONCTIONNEL
Bronches pulmonaires Il s’agit des bronches principales droite et gauche.
-La bronche principale droite est courte (2 cm) et plus verticale que la gauche
(c’est pour cette raison qu’on commence toujours par l’examination de la
bronche droite en cas d’inhalation de corps étrangers). Très tôt, elle donne une
bronche lobaire supérieure sur sa face antéro-latérale, puis elle donne les
bronches lobaires moyenne et inférieure.
-La bronche principale gauche est plus longue (4 cm) et plus horizontale que la
droite. Elle se divise en 2 bronches lobaires : supérieure et inférieure.
Artères pulmonaires Au nombre de 2 (droite = APD et gauche = APG), elles sont les branches de
bifurcation du tronc pulmonaire et elles transportent le sang veineux systémique.
Une fois à l’intérieur des poumons, les artères pulmonaires se ramifient
abondamment avant de donner naissance aux réseaux de capillaires pulmonaires
entourant les alvéoles (échanges gazeux).
(voir le cours « tronc pulmonaire » pour plus de détails)
Veines pulmonaires Les veines pulmonaires transportent le sang fraîchement oxygéné de la zone
alvéolaire vers le cœur gauche. Elles sont au nombre de 4, formées toutes par 2
racines : une supérieure et une inférieure.
 Veine pulmonaire supérieure droite = racine supérieure (draine le lobe
supérieur droit) + racine inférieure (draine le lobe moyen).
 Veine pulmonaire inférieure droite : draine le lobe inférieur droit.
 Veine pulmonaire supérieure gauche : draine le lobe supérieur gauche.
 Veine pulmonaire inférieure gauche : draine le lobe inférieur gauche.
PEDICULE NOURRICIER
Artères bronchiques Au nombre de 2, droite et gauche, les artères bronchiques acheminent le sang
oxygéné de la circulation générale aux tissus pulmonaires. Elles naissent de
l’aorte (crosse ou thoracique descendante) et elles entrent dans les poumons au
niveau du hile. Elles cheminent parallèlement aux ramifications bronchiques à
l’intérieur du poumon et elles irriguent tous les tissus pulmonaires et
bronchiques à l’exception des alvéoles (irriguées par la circulation pulmonaire).
Veines bronchiques Au nombre de 2, elles drainent les tissus pulmonaires et bronchiques (exception
faite pour les alvéoles). La veine bronchique droite se vide dans la veine azygos et
la veine bronchique gauche se termine dans la veine hémi-azygos accessoire.
Lymphatiques Les vaisseaux lymphatiques drainant les lobes pulmonaires et les bronches

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233
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

rejoignent les nœuds broncho-pulmonaires (hilaires) ensuite les nœuds trachéo-


bronchiques supérieurs et inférieurs.
Nerfs Les poumons sont innervés par des neurofibres motrices parasympathiques et
sympathiques ainsi que par des neurofibres viscérosensitives. Ces neurofibres
entrent dans chaque poumon au niveau du hile par le plexus pulmonaire et
suivent les conduits bronchiques et les vaisseaux sanguins.
 Neurofibres parasympathiques (en provenance du nerf vague) →
constriction des conduits aériens.
 Neurofibres sympathiques (en provenance des troncs sympathiques
vertébraux et thoraciques) → dilatation des conduits aériens.

Disposition des éléments du pédicule pulmonaire au niveau du hile

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234
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

HISTOLOGIE
1/ HISTOLOGIE DU LOBULE PULMONAIRE

Chaque poumon est divisé en lobes, le lobe en segments, le segment en lobules.

Le lobule pulmonaire, qui est la plus petite subdivision du poumon, est histologiquement constitué
par un stroma interstitiel riche en vaisseaux sanguins et comportant les différents éléments suivants :

1) Les 3 segments successifs de l’arbre bronchiolaire (bronchioles proprement dites +


bronchioles terminales + bronchioles respiratoires).
2) Les canaux (conduits) alvéolaires : ils naissent des
bronchioles respiratoires et possèdent une paroi
partiellement alvéolisée.
3) Les bourrelets alvéolaires : ce sont les pieds d’insertion
des alvéoles sur les canaux alvéolaires. C’est une zone
annulaire épaissie entourant la base des alvéoles.
4) Les alvéoles pulmonaires : petites cavités polyédriques dont la surface totale est dite surface
respiratoire.

2 alvéoles contiguës (situées au voisinage immédiat l’une de l’autre) sont séparées par une cloison
appelée septum inter alvéolaire (ou paroi alvéolaire). Cette cloison est constituée par (en allant
d’une lumière alvéolaire à l’autre) :

 L’épithélium alvéolaire.
 Le stroma alvéolaire interstitiel.
 Le réseau capillaire.
 L’épithélium alvéolaire.

a) L’épithélium alvéolaire :

Mince (moins de 0.2 µm d’épaisseur) et continu à cellules étalées en voile autour d’une zone
périnucléaire surélevée, il est composé à 95% de pneumocytes de type I. Cette couche repose sur
une fine membrane basale continue percée de pores.
L’épithélium alvéolaire comprend les types cellulaires
suivants :

 Pneumocytes de type I : les plus nombreux, ce sont de


simples cellules squameuses de revêtement,
imperméables aux liquides et perméables aux gaz.
 Pneumocytes de type II : de forme cubique, ces cellules
sont disséminées entre les pneumocytes de type I.
Elles sécrètent un mince film liquidien continu appelé
surfactant qui s’étale sur la surface épithéliale (il
tapisse la surface interne des alvéoles exposée à l’air

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235
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

alvéolaire), et dont l’action est de contribuer à l’efficacité des échanges gazeux et abaisser la
tension superficielle. Il est antibactérien et possède la capacité de présentation antigénique
et de sécrétion de cytokines.
 Les macrophagocytes alvéolaires : parcourent librement les parois internes des alvéoles pour
ingérer des bactéries, des poussières et autres débris. Ils sont éliminés par voie respiratoire
(presque 2 millions de macrophagocytes alvéolaires éliminés par heure).

REMARQUE : les cavités des alvéoles contiguës communiquent entre elles par des pores.

b) Le stroma alvéolaire :

Il est fait des éléments suivants :

 Une substance fondamentale amorphe PAS+.


 Des formations fibrillaires : fibres de réticuline et fibres élastiques, agencées en fibres
communes, fibres du sac et fibres du collet).
 Des cellules : fibroblastes (sécrétant les fibres élastiques), cellules migratrices (=à poussière
= lymphatiques = macrophages), cellules alvéolaires (ou septales = pneumocytes).

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236
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

c) Le réseau capillaire du stroma alvéolaire :

Un réseau dense de capillaires sanguins pulmonaires recouvre les


alvéoles (200 segments capillaires par alvéole). Il est situé dans le
stroma alvéolaire faisant partie du septum inter alvéolaire.

REMARQUE : la paroi de ces capillaires est formée d’un endothélium


continu sans cellules périthéliales (péricytes).

Les parois des alvéoles et des capillaires fusionnent pour former la


membrane alvéolocapillaire (barrière de diffusion air-sang) à travers
laquelle se font les échanges gazeux. Ainsi, en allant de la lumière
capillaire vers la lumière alvéolaire, cette barrière est faite de :

 L’endothélium capillaire.
 Les membranes basales capillaire et alvéolaire
accolées.
 L’épithélium alvéolaire (pneumocytes I).
 Le surfactant.

Histophysiologie : les échanges gazeux se font par simple diffusion grâce à 4 particularités de la
barrière alvéolo-capillaire :

 L’étendu des 2 surfaces : respiratoire (alvéolaire = 70 à 80 m²) et capillaire.


 La longueur du trajet parcouru par le sang à l’intérieur de chaque lobule.
 La nature et la minceur de la barrière alvéolo-capillaire.
 Le film liquidien (surfactant) qui assure la dissolution des gaz et le maintien de la
perméabilité alvéolaire.

2/ HISTOLOGIE DE LA PLEVRE

La plèvre est une séreuse formée de 2 feuillets, pariétal et viscéral, séparés par une cavité virtuelle
appelée cavité pleurale. Cette cavité contient 0.5 à 1 mL de liquide ayant un rôle lubrifiant.

Examiné en microscopie optique, chaque feuillet présente à décrire de la cavité pleurale vers
l’extérieur :

Feuillet viscéral Feuillet pariétal


Un mésothélium Unistratifié à cellules polygonales.
Une couche sous mésothéliale mince, formée d’un feutrage de fines fibres de collagène et élastiques.

Un plan fibro-élastique épais Riche en éléments Fait d’une lame épaisse conjonctivo-vasculaire (sac
élastiques. fibreux) avec de véritables réseaux de collagène.

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237
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

(Le schéma suivant est à mémoriser)

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238
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

QCM C. La face médiale du lobe moyen du


poumon droit est marquée par
l’empreinte de l’atrium droit.
D. La pyramide basale de chaque poumon
ANATOMIE est constituée par les segments 08, 09
et 10.
E. Les pédicules pulmonaires ont la même
disposition au niveau des hiles
1. Le poumon : pulmonaires droit et gauche.
ABC
A. Le poumon gauche est plus grand que le
poumon droit.
B. Le nombre de segments est identique 4. Topographie pleuropulmonaire :
pour les 02 poumons.
A. L’Apex du poumon et le dôme pleural
C. Les poumons sont recouverts par la
dépassent la 1re côte sur la ligne médio-
plèvre viscérale. claviculaire.
D. Les plèvres costale, médiastinale et B. Le récessus phrénico-médiastinal
diaphragmatique constituent la plèvre résulte de l’union de la plèvre
pariétale. médiastinale avec la plèvre
E. L’apex du poumon ne dépasse pas la diaphragmatique.
C. Le récessus costo-médiastinal
clavicule.
postérieur s’étend verticalement de la
BCD 1ère à la 10ème côte.
D. Le récessus costo-diaphragmatique est
2. Les pédicules pulmonaires : un cul-de-sac latéral et inférieur entre la
plèvre costale et diaphragmatique.
A. L’ensemble des éléments bronchiques, E. Le récessus costo-médiastinal
postérieur est situé en dehors de la
vasculaires et nerveux constitue le
ligne para-vertébrale.
pédicule pulmonaire.
BD
B. Le pédicule fonctionnel est représenté
par la trachée, les artères pulmonaires L’apex du poumon et le dôme pleural
et les veines pulmonaires. dépassent la 1re côte sur la ligne para-sternale.
C. Le pédicule nourricier est représenté
par les artères et veines bronchiques,
les lymphatiques et les nerfs.
5. Les poumons :
D. Le lobule est l’unité fonctionnelle du
poumon. A. Le poumon droit est plus volumineux
E. Dans les alvéoles pulmonaires se font que le poumon gauche.
les échanges gazeux. B. Le lobe moyen droit se divise en
ACDE segment crânial et caudal.
C. La face médiastinale du poumon droit
3. Les poumons : possède au-dessus du hile l’empreinte
de la VCS.
A. La face externe de l’apex du poumon D. La face médiastinale du poumon gauche
droit est parcourue par le sillon de
possède au-dessus du hile l’empreinte
l’artère subclavière droite.
B. L’Apex des 02 poumons dépasse l’orifice de la crosse aortique.
supérieur du thorax.

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239
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

E. La pyramide basale de chaque poumon E. Le sinus costo-diaphragmatique est un


est constituée par les segments 08, 09 récessus antérieur.
et 10. ACD

ACD
9. Les poumons :
6. Les plèvres : A. L’Apex du poumon et le sinus pleural
dépassent la 1ère côte sur la ligne médio-
claviculaire.
A. La plèvre pariétale est toujours en B. Le récessus phréno-médiastinal est
continuité avec la plèvre viscérale. formé par la réflexion de la plèvre
B. La plèvre pariétale est doublée par le diaphragmatique.
fascia endocardique. C. Le lobule pulmonaire représente l’unité
C. Il existe une cavité virtuelle entre les fonctionnelle respiratoire.
D. Les alvéoles pulmonaires représentent
deux feuillets de la plèvre pulmonaire.
la dernière division des éléments
D. Le dôme pleural dépasse la 1ère cote sur bronchiques.
la ligne médio-claviculaire. E. Dans les poumons, l’échange d’oxygène
E. Le sinus costo-diaphragmatique est un et de gaz carbonique se fait à travers les
récessus antérieur. parois des alvéoles.
ABC CDE

La plèvre pariétale est doublée par le fascia 10. Les poumons :


endothoracique. A. Le poumon gauche présente 03 lobes.
B. Sur le poumon gauche, on trouve 02
scissures.
C. L’apex de chaque poumon déborde
l’orifice supérieur du thorax.
7. Pédicule pulmonaire :
D. La plèvre viscérale se réfléchit au niveau
du hile pour devenir plèvre pariétale.
A. Les bronchioles sont cartilagineuses. E. La pyramide basale de chaque poumon
B. La veine pulmonaire inférieure est comprend aussi le segment apical de
l’élément le plus bas du hile pulmonaire. Fowler (NELSON).
C. La veine pulmonaire supérieure est
l’élément le plus antérieur du hile Le segment de NELSON (S6) appartient
pulmonaire. au lobe inférieur au niveau du sommet,
D. Les artères bronchiques naissent des la pyramide basale comprend 04
artères pulmonaires. segments (S7 – S8 – S9 et S10).
E. Les échanges gazeux se font au niveau CD
des alvéoles.
BCE 11. Pédicules pulmonaires :
A. La segmentation bronchique suit la
8. Poumons, plèvres : segmentation pulmonaire.
B. Les bronchioles ont une armature
A. Le poumon droit est plus volumineux
que le poumon gauche. cartilagineuse.
B. Le lobe moyen droit se divise en C. Le lobule représente l’unité
segment crânial et caudal. fonctionnelle respiratoire du poumon.
C. La face médiastinale du poumon droit D. Les alvéoles pulmonaires représentent
possède au-dessus du hile l’empreinte la dernière division des éléments
de la VCS. bronchiques.
D. La plèvre pariétale est toujours en E. Les échanges gazeux se font au niveau
continuité avec la plèvre viscérale. des alvéoles.
ACDE

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240
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

D. Le lobe para-cardiaque est le segment


basal latéral du lobe inférieur.
12. Poumons : E. Le lobe inférieur du poumon droit
A. Le poumon gauche présente 02 lobes. comprend 5 segments.
B. Sur le poumon gauche on trouve 02 ACE
scissures.
C. Le lobule moyen droit se divise en
segment crânial et caudal. 16. Pédicules pulmonaires :
D. La face médiastinale du poumon gauche A. La segmentation bronchique suit la
possède au-dessus du hile l’empreinte segmentation pulmonaire.
de la crosse aortique. B. La disposition des éléments des
E. Le segment 04 du poumon droit est pédicules pulmonaires est la même
visible à la face interne. dans les 2 hiles pulmonaires.
AD C. Les bronchioles ont une armature
cartilagineuse.
D. Le segment pulmonaire représente
13. Poumons : l’unité fonctionnelle respiratoire du
A. Le hile pulmonaire du poumon gauche poumon.
est situé sur la face médiastinale du E. Toutes ces propositions sont fausses.
lobe inférieur. A
B. L’empreinte cardiaque est plus
accentuée sur le poumon droit. 17. Poumons :
C. Au-dessus du hile pulmonaire gauche se A. Le poumon droit est constitué de 2
trouve le sillon de la crosse de l’aorte. lobes.
D. L’empreinte de la VCI se trouve au- B. Le poumon gauche est plus volumineux
dessous du hile pulmonaire droit. que le poumon droit.
E. En arrière du hile pulmonaire droit se C. La face médiale du poumon droit
trouve le sillon de l’azygos. présente au-dessus du hile l’empreinte
CDE de la crosse de l’azygos.
D. Le lobe supérieur du poumon droit se
14. Plèvre : distingue en 2 entités : le culmen et la
A. Elle est formée de deux feuillets qui se lingula.
continuent l’un avec l’autre au niveau E. L’empreinte cardiaque existe
du hile. uniquement sur la face médiale du
B. Le feuillet pariétal recouvre poumon gauche.
uniquement la paroi thoracique. C
C. Le sinus costo-diaphragmatique est un
sinus latéral. 18. Plèvres :
D. Les sinus pleuraux sont au nombre de A. Les plèvres enveloppent les faces
3. externes des poumons et tapissent les
E. Le dôme pleural ne dépasse pas faces internes de la paroi thoracique.
l’orifice supérieur du thorax. B. La plèvre costale est séparée des côtes
A par le facia endothoracique.
C. Le feuillet pariétal recouvre uniquement
15. Segmentation pulmonaire : la paroi thoracique.
A. Le poumon droit présente 3 lobes. D. La plèvre pariétale est accolée à la
B. Le lobe supérieur du poumon gauche plèvre viscérale.
présente 3 segments lingulaires. E. Toutes ces propositions sont justes.
C. Le lobe de Nelson est le segment apical B
du lobe inférieur. (Segment de Nelson =
S6).

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241
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

HISTOLOGIE : poumons et plèvres. 5. Pour atteindre une hématie située dans un


capillaire de la paroi inter alvéolaire, l’oxygène
doit traverser certaines des structures
REMARQUE : pour les questions sur l’origine
suivantes. Lesquelles ?
embryologique, veuillez consulter le cours sur
l’histo-embryologie de l’appareil respiratoire. A. La lame basale du revêtement
alvéolaire.
1. Quelle est l’origine embryologique des
B. Le cytoplasme de la cellule
constituants histologiques de la paroi
endothéliale.
alvéolaire ?
C. Le cytoplasme des pneumocytes I.
A. Entoblastique. D. Le cytoplasme des pneumocytes II.
B. Entoblastique et mésoblastique. E. La lame basale péri-vasculaire.
C. Epiblastique et mésoblastique. ABCE
D. Epiblastique.
E. Mésoblastique. 6. A propos des pneumocytes de type II :

B
A. Sont beaucoup plus nombreux que les
pneumocytes de type I.
2. Quelle est l’origine embryonnaire de
B. Contiennent des vésicules de
l’épithélium de revêtement du bourrelet
sécrétion et sécrètent le surfactant.
alvéolaire ?
C. Peuvent se détacher de la paroi et
A. Entoblastique. devenir des macrophages.
B. Epiblastique. D. Recouvrent largement les
C. Mésenchymateuse. pneumocytes de type I.
D. Epiblastique et mésenchymateuse. E. Font partie des cellules du revêtement
alvéolaire.
A
BE
3. Quelle est l’origine embryonnaire du
parenchyme pulmonaire ? 7. A quelle particularité de la paroi alvéolaire
revient le rôle essentiel de l’hématose ?
A. Entoblastique.
B. Entoblastique et mésenchymateuse. A. Nature du stroma et sa richesse en
C. Epiblastique et mésenchymateuse. macrophages.
D. Mésoblastique. B. Présence de fibres élastiques.
C. Présence et nature du film liquidien
D
revêtant l’épithélium.
D. Abondance des capillaires sanguins à
4. Quelle est l’origine embryonnaire des
cellules septales du stroma alvéolaire ? endothélium discontinu.
C
A. Mésenchymateuse.
B. Entoblastique et mésenchymateuse. 8. La paroi alvéolaire se définit comme étant
C. Entoblastique. constituée par les éléments structuraux
D. Epiblastique. suivants :
A

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242
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

A. Epithélium alvéolaire et réseau de 12. Quelles sont les cellules de la paroi


capillaires. alvéolaire qui sont douées de propriétés
B. Epithélium alvéolaire seulement. phagocytaires ?
C. Epithélium alvéolaire, stroma et
réseau de capillaires. A. Les fibroblastes du stroma alvéolaire.
D. Epithélium alvéolaire et stroma B. Les cellules septales du stroma
alvéolaire. alvéolaire.
E. Epithélium alvéolaire et surfactant. C. Les lymphocytes du stroma alvéolaire.
C D. Les cellules du revêtement épithélial.
C
9. Quel est l’aspect en microscopie
électronique de l’épithélium de revêtement 13. Quelle est la nature des cellules
de la paroi alvéolaire pulmonaire ? vacuolaires de la paroi alvéolaire ?

A. Epithélium discontinu. A. Cellules sécrétrices à l’origine du


B. Endothélium. surfactant.
C. Epithélium mince continu. B. Classiques cellules à poussière.
D. Epithélium épais stratifié. C. Cellules du revêtement alvéolaire.
C D. Cellules septales.

14. Parmi les cellules de la cloison inter-


10. Les échanges alvéolo-capillaires
s’effectuent à travers une membrane alvéolaire, laquelle possède la même origine
tissulaire comportant les éléments de embryonnaire que le monocyte ?
structure suivants, sauf un. Lequel ?
A. Fibroblaste.
B. Endothéliale.
A. Revêtement épithélial continu.
B. Membrane basale sous-endothéliale. C. Alvéolaire.
C. Membrane basale épithéliale. D. Pneumocyte II.
D. Revêtement endothélial discontinu.
15. Laquelle parmi les cellules suivantes
D n’appartient pas à la texture de la paroi
alvéolaire ?
11. Quelle est parmi les cellules énumérées ci-
dessous celle qui intervient dans l’élaboration A. Pneumocyte.
du surfactant ? B. Fibroblaste.
C. Cellule à mucus (mucocyte).
A. Pneumocytes I.
D. Cellule septale.
B. Pneumocytes II.
C. Cellules granuleuses du stroma C
alvéolaire.
16. En analysant la structure de la paroi
D. Cellules vasculaires du stroma
alvéolaire en microscopie électronique, quel
alvéolaire.
est parmi les éléments suivants celui qui
B n’appartient pas la barrière alvéolo-capillaire ?

A. Revêtement épithélial alvéolaire.


B. Vitrée sous-endothéliale.

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243
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

C. Endothélium capillaire. 21. Laquelle parmi ces propositions ne


D. Stroma du parenchyme pulmonaire. correspond pas aux pneumocytes de type I ?
D
A. Laissent passer les gaz par simple
18. Lequel parmi les éléments de structure diffusion.
suivants appartient au parenchyme B. Font partie de la barrière air-sang.
pulmonaire ? C. Sont plus nombreux que les
pneumocytes de type II.
A. Bourrelet alvéolaire. D. Synthétisent le surfactant.
B. Bronchiole terminale. E. Font partie du revêtement alvéolaire.
C. Alvéole. D
D. Canal alvéolaires.
E. Tous ces éléments. Plèvre :
E
22. Quelle est l’origine embryonnaire de la
plèvre ?
19. La paroi de diffusion alvéolo-capillaire se
définit comme étant constituée par :
A. Mésoblastique et entoblastique.
B. Mésoblastique et mésenchymateuse.
A. L’épithélium alvéolaire seul.
C. Entoblastique et mésenchymateuse.
B. L’épithélium alvéolaire et le
D. Epiblastique et mésenchymateuse.
surfactant.
C. L’endothélium capillaire, les B
membranes basales alvéolaire et
capillaires accolées, l’épithélium 23. Le liquide pleural contenu entre les
alvéolaire et le surfactant. feuillets de la plèvre pulmonaire sert à :
D. L’endothélium capillaire, les
A. Nourrir les poumons.
membranes basales alvéolaire et
B. Maintenir constante la température
capillaire accolées et l’épithélium
dans les poumons.
alvéolaire.
C. Rejeter les déchets des poumons.
E. L’endothélium capillaire, l’épithélium
D. Assurer le glissement des 2 feuillets de
alvéolaire et le surfactant.
la plèvre.
C E. Humidifier les poumons.

20. Pour atteindre la lumière alvéolaire, le gaz D


carbonique présent dans le sang traverse
24. Comparant la texture, en microscopie
certains de ces éléments, lesquels ?
optique, du feuillet viscéral à celle du feuillet
A. L’épithélium alvéolaire. pariétal de la plèvre, sur lequel des critères
B. Le surfactant. histologiques suivants vous basez-vous pour
C. L’endothélium capillaire. identifier la plèvre pariétale ?
D. Les membranes basales alvéolaire et
A. Tissu sous-pleural.
capillaire.
B. Couche fibreuse.
E. Tous les éléments sus-cités.
C. Couche sous mésoblastique.
E D. Couche fibro-élastique profonde.

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244
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

25. Quelle est parmi les caractéristiques


morphologiques ci-dessous, celle qui vous
permet d’identifier la plèvre viscérale ?

A. Couche fibro-élastique superficielle.


B. Couche fibro-élastique profonde.
C. Couche sous-pleurale.
D. Couche fibreuse.
B

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245
Anatomie du
diaphragme et
du nerf
phrénique
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Anatomie

1/-Définition : c’est un muscle large strié aponévrotique à centre tendineux séparant la région
thoracique de la région abdomino-pelvienne. Il
a la forme d’une voute.

Il est formé de 2 coupoles charnues, striés,


musculaires droite et gauche séparés par le
centre tendineux (centre phrénique) :

La coupole diaphragmatique droite se projette


sur le thorax en regard du 4ème espace
intercostal.

La coupole diaphragmatique gauche se projette sur le thorax en regard du 5ème espace intercostal.

Le centre tendineux (phrénique) du diaphragme répond à Th9.

2/-Situation : le diaphragme se situe :

Au-dessous :

 Des 2 poumons et plèvres.


 Du cœur qui repose sur le centre tendineux.

Et au-dessus :

 Du foie (masse hépatique) qui se trouve sous la


coupole droite allant jusqu’au centre tendineux
(peut aller jusqu’à l’hémi coupole gauche).
 De l’estomac (masse gastrique) et la rate (organe
splénique) sous la coupole gauche.

Le diaphragme a 2 attaches :

 Antérieure : sur le processus xiphoïde.


 Postérieure : la région lombaire (trigone
lombo-costal) (présente des orifices qui fait
communiquer l’espace infra-médiatisnal
postérieur (thoracique) avec la région rétro-
péritonéale (abdominale)).

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247
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

3/-Constitution : le diaphragme est constitué de :

a/-Une partie centrale : centre tendineux (phrénique) : c’est une aponévrose mince résistante
d’aspect blanc nacré et brillant, à la forme d’un trèfle à 3 feuilles (antérieure, droite et gauche),
constituée par les fibres semi circulaires (bandelettes semi circulaire) au nombre de deux :

-Bandelette supérieure (en arrière) : s’étend de la foliole antérieure à la foliole droite.

-Bandelette inférieure (en avant) : s’étend de la foliole droite à la foliole gauche.

Les 2 bandelettes vont limiter l’orifice ou hiatus de la veine cave inférieure.

b/-Une portion musculaire :

 L’attache sternale :

Le diaphragme se fixe sur la région postérieure du processus xiphoïde constituant l’attache sternale
par deux lames musculaires.

Ces deux lames musculaires présentent


un trajet ascendant et en arrière pour se
fixer sur le processus xiphoïde.

Ces deux lames délimitent un espace (qui


est un point faible anatomique) c’est
l’espace de Mareau.

 L’attache costale :

Le diaphragme va se fixer sur la face


médiale des 6 dernières côtes.

Entre l’attache sternale et l’attache


costale se trouve un espace triangulaire
de part et d’autre (c’est un 2ème point
faible anatomique) c’est l’espace de Larrey. Cet espace livre passage à l’artère thoracique interne,
qui, après son passage à travers cet espace, devient l’artère épigastrique supérieure.

-Le ligament arqué latéral : s’étend entre les deux pointes de la 12ème cote et l’apophyse costiforme.
Il donne des fibres musculaires qui s’insèrent sur les faces internes des côtes.

Le muscle carré des lombes passe au-dessous de lui.

-Le ligament arqué accessoire(arc de SENAC) : qui unit le sommet des 11ème et 12ème cotes.

 L’attache lombaire :

Le diaphragme s’attache au rachis lombaire. Au niveau de cette portion, il présente 2 orifices :

-Un orifice plaqué contre le rachis : orifice ou hiatus de l’aorte.

-Un orifice plus antérieur : orifice ou hiatus œsophagien.

Entre l’attache costale et l’attache lombaire se trouve le trigone LOMBO-COSTAL (3ème point faible
anatomique).

Latéralement au rachis va passer la chaine sympathique latéro-vertébrale lombaire.

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248
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Le diaphragme va se fixer par :

 2 piliers principaux :

-Le pilier droit : plus épais, prend attache sur les faces antérieures des corps vertébraux L1, L2, L3.

-Le pilier gauche : plus petit et étroit, prend attache sur les faces antérieures des corps vertébraux
L1, L2.

A partir de ces piliers vont naître les fibres musculaires qui vont se fixer sur les faces internes des
côtes.

 2 piliers accessoires :

-Le pilier droit : sur la face latérale des corps vertébraux L1 et L2 et sur le disque intervertébral.

-Le pilier gauche : même insertion.

→ L’arc médian (ligament arqué médian) : ces 2 piliers vont s’unir entre eux par un arc médian
(ligament arqué médian) en regard de T12.

A partir de l’arc médian, ces fibres vont donner naissance à des piliers qui vont se contourner en
forme d’anneau en regard de T10 c’est l’orifice œsophagien qui livre passage à l’œsophage
abdominal.

(L’orifice aortique est situé en arrière de l’orifice œsophagien)

→ L’arc médial (ligament arqué médial) : il s’étend du corps de L1 jusqu’à l’apophyse costiforme de
L1.

Au-dessous de cet arc passe le muscle psoas.

A partir de l’arc médial naissent des fibres musculaires qui vont se fixer sur les faces internes des
côtes.

Entre l’arc médial et l’arc latéral il y a le point faible anatomique costo-lombaire.

4/-Les orifices :

 Orifices principaux :

-Hiatus aortique : le plus postérieur, se projette sur T12. Il est traversé par l’aorte thoracique qui
devient abdominale, et le conduit thoracique.

-Hiatus œsophagien : plus antérieur que le précédent, se projette sur T10, traversé par l’œsophage
qui est accompagné des nerfs vagues droit et gauche.

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Remarque : !

-Chaque muscle est entouré par un fascia, et les viscères aussi.

-Le fascia œsophagien se continue avec le fascia phrénique en haut.

-Le fascia phrénique se continue avec le fascia gastrique en bas, délimitant ainsi un espace de part et
d’autre de l’œsophage, espaces sinueux (sinus) qui permettent le glissement de l’œsophage.

Les fibres musculaires du diaphragme vont se confondent avec des fibres musculaires
œsophagiennes au niveau de ces sinus réalisant le muscle de Juvara (à droite) et le muscle de Rouger
(à gauche) qui vont permettre l’ouverture et la fermeture de cet orifice.

-Foramen de la veine cave inférieure (VCI) : se projette sur T9, le plus antérieur, traversé par la veine
cave inférieure et le rameau abdominal du nerf phrénique droit.

 Orifices accessoires :

-Orifice des nerfs splanchniques :

Nerf grand splanchnique, naît des 6e, 7e, 8e et 9e nerfs thoraciques.

Nerf petit splanchnique, naît des 10e et 11e nerfs thoraciques.

Nerf splanchnique inférieur, naît du 12e nerf thoracique.

Ils vont traverser la région musculaire, dans des interstices pour aller innerver les organes
abdominaux (innervation sympathique).

Cet orifice livre aussi passage à la racine latérale de la grande veine azygos (la racine médiale passe
sous l’arc médial en arrière du muscle psoas).

-Espace de LARREY (triangle sterno-costal) : livre passage à :

 L’artère épigastrique supérieure.


 Les vaisseaux lymphatiques du foie.

-Trigone lombo-costal : entre le ligament arqué latéral et la portion costale, fait communiquer les
espaces para-rénaux (région infra-médiatisnale postérieure) et la région rétro-pleurale.

5/-Vascularisation :

Artérielle :

 Les artères thoraciques internes naissent de l’artère sous-clavière (donne en traversant le


diaphragme l’artère épigastrique supérieure, et l’artère musculo-phrénique qui irrigue le
diaphragme).
 Les 5 dernières artères intercostales (naissent de l’artère thoracique interne).
 Les artères phréniques supérieures : naissent de l’aorte thoracique.
 Les artères phréniques inférieures : naissent de l’aorte abdominale.

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Veineuse : satellites des artères, rejoignent les veines sous-clavières ou le système azygos.

6/-Innervation (anatomie du nerf phrénique) : le nerf phrénique est mixte, moteur pour le
diaphragme, et sensitif pour la plèvre, le péricarde et le péritoine. Il est pair (nerfs phréniques droit
et gauche) .C’est le nerf principal du diaphragme. Il représente la branche terminale du plexus
cervical.

Origine : naît au niveau cervical, par la fusion de :

 La racine principale du 4 e nerf cervical.


 Les racines accessoires des 3e et 5e nerfs cervicaux.

Le tronc du nerf est formé en regard du bord latéral du muscle scalène antérieur.

Trajet du nerf phrénique droit : le nerf phrénique droit se trouve dans le fascia du scalène antérieur
droit, il est sur la face latérale puis contourne le bord pour se trouver sur la face antérieure du
scalène puis il contourne le bord pour rejoindre la face médiale du scalène antérieur. Il est postérieur
à ce niveau.

Il devient antérieur, il passe en avant de la veine sous-clavière droite, chemine à côté de la veine cave
supérieure en regard du bord droit du cœur, il donne des rameaux pour la plèvre et le péricarde, et
un rameau pour la face supérieure du diaphragme. Il franchit le diaphragme et donne des rameaux
sous diaphragmatiques.

Trajet du nerf phrénique gauche : il descend dans le fascia du scalène antérieur, franchit le thorax,
puis descend en arrière de l’artère sous-clavière et du pédicule pulmonaire, en avant de la veine
sous-clavière. Il suit le bord gauche du cœur. Il donne les mêmes rameaux que le nerf phrénique
droit.

7/-Les muscles respiratoires accessoires :

 Les muscles intercostaux : 3 couches de l’extérieur vers l’intérieur : externe,intime, interne.


 Le muscle transverse du thorax : pair, plat et dentelé, relie le sternum au cartilage costal.
 Les muscles élévateurs des côtes : muscles sur-costaux.
 Les muscles du dos.
 Le muscle dentelé postéro-supérieur. Muscles expirateurs
 Le muscle dentelé postéro-inférieur.
Muscles inspirateurs

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b. Traversé par le conduit lymphatique

QCM au niveau de sa partie tendineuse


c. C’est le seul muscle inspirateur
d. Innervé par le nerf phrénique
1) Le diaphragme : d’origine cervicale
a. Il a la forme d’une voute concave en e. Innervé uniquement par l’artère
haut formé de 2 coupoles phrénique branche de l’artère
b. La coupole droite remonte jusqu’au thoracique interne
5ème EIC
c. Les fibres d’association forment des REPONSES : A, D
bandelettes semi-circulaires Le diaphragme est traversé par le conduit
d. Le centre phrénique prend la forme lymphatique au niveau de sa partie
d’un trèfle à 3 folioles musculaire et par le hiatus aortique qui est
e. C’est le muscle principal de la fibreuse
respiration

REPONSES : C, D 4) Le diaphragme thoraco-abdominale :


Le diaphragme c’est le muscle principal de a. C’est un muscle large charnu à centre
l’inspiration tendineux
b. La coupole diaphragmatique droite se
La coupole droite est plus élevée atteint le 4ème projette sur le 2ème EIC
EIC c. Le foramen de VCI s’ouvre entre la
foliole antérieure et la foliole droite
2) Le diaphragme :
d. Son attache lombaire se fait par deux
a. Il est formé par un ensemble de piliers sur les 3 premières vertèbres
muscles digastriques disposés en lombaires
couronnes e. La fente de LARREY est un point faible
b. Les insertions musculaires sont anatomique entre les attaches costale
formées de fibres sternales, costales et sternale
et vertébrales
c. Le foramen de la VCI est formé par REPONSES : C, E
l’entrecroisement des bandelettes
semi circulaires supérieures et 5) Piliers du diaphragme
inférieures a. S’insèrent à droite sur L1, L2, L3
d. Le hiatus œsophagien est situé au b. S’insèrent à gauche sur L1, L2, L3
niveau de T9 en inspiration c. S’unissent sur la ligne médiane pour
e. Le hiatus œsophagien est formé par former le ligament arqué médial
l’entrecroisement des piliers d. Circonscrivent le hiatus aortique
principaux et accessoires e. Circonscrivent le foramen de la VCI

REPONSES : A, B, C REPONSES : A, D

Le hiatus œsophagien est situé au niveau de 6) Le diaphragme :


T10 en inspiration a. Le grand nerf splanchnique passe dans
l’espace ménagé par les piliers
3) Le diaphragme thoraco-abdominale :
principal et accessoire
a. Sa partie charnue lombaire livre
b. La racine interne de l’azygos chemine
passage à l’artère aortique
sous le ligament arqué médial

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c. Sous le ligament arqué latéral passe le e. La racine médiale de l’azygos passe


muscle carré des lombes sous l’arcade du muscle carré des
d. Le ligament arqué médial est tendu lombes.
entre le corps de L1 et son apophyse
costiforme REPONSES : A
e. La veine lombaire ascendante
10) Le nerf phrénique :
accompagne le nerf petit
a. C’est un nerf exclusivement moteur.
splanchnique et la chaine
sympathique b. Il est sensitif pour le diaphragme.
c. Sa lésion se manifeste par une
REMARQUES : A, C paralysie du diaphragme.
d. Dans son trajet cervical, il chemine
7) Le foramen de la VCI : dans la gaine du muscle scalène
a. Est situé à l’union des folioles droite et antérieur.
antérieure e. Il se termine sur la face inférieure du
b. Est située à l’union des folioles gauche diaphragme.
et antérieure
c. Est limité en avant par la bandelette REPONSES : C
semi-circulaire antérieure
d. Est situé à la hauteur de T9
e. Livre passage à l’artère thoracique
interne

REPONSES : A, D

8) Le nerf phrénique :
a. C’est une branche du plexus cervical
b. Il nait d’une racine principale C4 et de
deux racines accessoires C3 et C5
c. Il descend en arrière du muscle
scalène antérieur
d. Il pénètre dans le thorax en passant
entre artère et veine sous-clavière
e. Il reçoit une branche du ganglion
stellaire

REPONSES : A, B, D

9) Le diaphragme :
a. C’est un muscle large charnu à centre
tendineux.
b. Son insertion postérieure se fait sur
les 5 premières vertèbres lombaires.
c. Au niveau du centre tendineux gauche
s’ouvre l’orifice de la veine cave
inférieure.
d. Le hiatus œsophagien est circonscrit
par les bandelettes semi-circulaires
supérieur et inférieur.

Faculté de Médecine d’Alger

253
Physiologie
respiratoire
1
• Introduction à la physiologie respiratoire.

2
• Mécanique ventilatoire.

3
• Echanges gazeux pulmonaires et systémiques.

4
• Transport des gaz respiratoires dans le sang.

5
• Régulation respiratoire.
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

1/ Introduction à la physiologie de
l’appareil respiratoire et rôle des voies
respiratoires supérieures

1/-Définition de la respiration : la respiration est l’ensemble des mécanismes par lesquels les cellules
procèdent à des échanges gazeux avec le milieu extérieur en :

 Puisant l’oxygène O₂ de l’atmosphère afin d’approvisionner les cellules des tissus.


(L’oxygène est très important pour la production d’énergie «chaine respiratoire »)
 Déchargeant le dioxyde de carbone CO₂ produit par ces dernières.

2/-Rôle des différentes parties de l’appareil respiratoire :

 Rôle des voies respiratoires supérieures :

Elles correspondent à la zone de conduction,


représentées par : les fosses nasales, le pharynx et le
larynx. Pour que la fonction pulmonaire s'exerce
normalement et, en particulier, pour que la fonction
muco-ciliaire ait lieu dans des conditions optimales, il
est nécessaire que les gaz inspirés subissent un
conditionnement avant de pénétrer dans les voies
aériennes inférieures. Le nez, de même que les voies
aériennes supérieures, possèdent toutes les
caractéristiques d'un climatiseur efficace ; ils sont
dotés de structures favorisant la formation de
turbulences ainsi qu'un contact prolongé entre l'air
qui s'écoule et les muqueuses. Ils assurent :

 Le réchauffement de l’air : grâce à la richesse de la vascularisation (surtout au niveau des


fosses nasales).
 L’humidification de l’air : due à la saturation de l’air lors de son passage dans les fosses
nasales et le rhino-pharynx.
 Le dépoussiérage (filtration) : grâce à :
-La pilosité de la région antérieure, empêchant le passage des grosses particules.
-Le tapis muqueux piégeant les particules plus minces ou microscopiques.
-Le battement des cils se fait de l’intérieur vers l’extérieur, elles se replient et se
relâchent, induisant ainsi le mouvement du tapis muqueux et permettent l’élimination
des particules : en plus des particules inhalées, on note l’élimination des macrophages
(qui ont migré vers la lumière alvéolaire dans le cadre de la défense immunitaire).
 Le rôle de barrières contre les particules pathogènes : assuré par les éléments de
l’immunité tels que le LALT (larynx associated lymphoid tissu) : tissu lymphoïde associé
au larynx.

Faculté de Médecine d’Alger

255
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

 Rôle des poumons :

 Les deux poumons ont pour rôle de réaliser les échanges gazeux entre le corps humain et
l'air ambiant. Ces échanges ont lieu au niveau des alvéoles et des capillaires qui les
entourent, où le sang est alors enrichi en O₂ et appauvri en CO₂.
 Le maintien de la stérilité intra-alvéolaire : les poumons sont maintenus stériles par les
sécrétions qu’ils génèrent, et en particulier par un certain nombre de constituants
antimicrobiens présents dans le mucus.

 Rôle des plèvres :

La plèvre et une enveloppe séreuse tapissant la paroi interne du thorax et recouvrant les poumons.
Elle permet :

 Le glissement des deux feuillets pleuraux grâce au liquide pleural.


 La protection des poumons contre les inflammations et les infections.
 Le maintien d’une pression négative (c'est-à-dire inférieure à la pression atmosphérique)
de sorte que les alvéoles et les bronches restent ouverts :

REMARQUE : !

Si la pression pleurale augmente, elle pousse les poumons pour qu’ils collabent (s’affaissent) ce qui
va faire augmenter l’élasticité et diminuer la compliance et donc induire la fermeture des bronches
et des alvéoles. Une plaie au niveau de la plèvre rend la pression pleurale positive. (Nous allons
mieux comprendre cette notion de pression pleurale par la suite).

3/-Cycle respiratoire : = UNE INSPIRATION + UNE EXPIRATION.

L’inspiration : c’est le passage de l’air du milieu extérieur à travers le nez jusqu’aux alvéoles.

L’expiration : c’est l’inverse de l’inspiration, action par laquelle les poumons expulsent l'air du milieu
intérieur (alvéoles) vers le milieu extérieur.

La durée du cycle respiratoire est :

 Chez l’adulte : entre 4 et 5 secondes AU REPOS


 Chez le nouveau-né : entre 1 et 1.5 secondes

4/-Fréquence respiratoire : la fréquence respiratoire est le nombre de cycles respiratoires


(inspiration et expiration) par unité de temps, mesurée chez un individu. C'est un signe vital, au
même titre que le pouls ou la pression artérielle. Elle varie selon l’âge et l’état physiologique de
l’individu.

 Chez le nouveau-né (0 à 28 jours) : 30 à 50 cycles par minute


AU REPOS
 Chez l’adulte : Environ 12 cycles par minute

 Chez l’adulte : 40 à 60 cycles par minute EXERCICE PHYSIQUE

5/-But (fonction) de la respiration : c’est l’hématose = processus de réoxygénation du sang


permettant le maintien des concentrations sanguines des gaz à des valeurs stables.

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256
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

REPONSES : E

QCM La convection désigne l'ensemble des


mouvements internes qui animent un fluide et
1) A propos de la respiration : qui impliquent alors le transport des propriétés
des parcelles de ce fluide au cours de son
a. La respiration externe permet les
déplacement
échanges d’O2 et de CO2 entre
l’organisme et l’environnement
b. La respiration cellulaire produit de
l’O2 et consomme du CO2 lors de
la synthèse d’énergie sous forme
d’ATP
c. Les échanges gazeux entre
l’atmosphère et les alvéoles sont
assurés par une activité thoraco-
pulmonaire
d. Les propositions A et B sont justes
e. Les propositions A et C sont justes

REPONSES : E

2) L’appareil respiratoire assure comme


fonctions : RF
a. La respiration
b. L’humidification de l’air inspiré
c. La participation à l’équilibre hydro
électrolytique
d. La participation à l’émission de son
(phonation)
e. La défense contre l’inhalation de
substances étrangères à l’organisme

REPONSES : C

3) A propos des voies aériennes :


a. Le nez, le pharynx et la trachée extra
thoracique représentent toutes les
voies aériennes supérieures
b. La zone de convection s’étend de la
trachée extra-thoracique à la 15ème
génération
c. La zone de convection sert
exclusivement à la conduction des
mélanges gazeux inspirés
d. Toutes ces propositions sont justes
e. Aucune de ces propositions n’est juste

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257
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

2/ Mécanique ventilatoire
La ventilation est le processus par lequel l’air entre et sort des poumons.

A : système mécanique ventilatoire

C’est l’ensemble des structures qui assurent la ventilation.

Les parois des alvéoles ne contiennent pas de muscles qui seraient responsables de leur gonflement
et de leur dégonflement pendant la respiration, donc le changement de volume des poumons (et
par conséquent des alvéoles) résulte uniquement des variations du volume de la cage thoracique.

2 systèmes interviennent dans la ventilation : le système actif et le système passif.

Système mécanique ventilatoire


Système actif Système passif
Il est formé par les muscles ventilatoires inspiratoires et Formé par des :
expiratoires, commandés par les centres respiratoires du
système nerveux central (SNC). -Structures élastiques : poumons
et paroi thoracique.
 Les muscles de l’inspiration sont :
-Le diaphragme (qui se contracte). -Structures résistives : voies
-Les muscles intercostaux. aériennes.
-Le scalène et le sterno-cléïdo-mastoïdien.

 Les muscles de l’expiration sont :


-Le diaphragme (qui se relâche).
-Les muscles de la paroi abdominale qui interviennent dans
l’expiration forcée.

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258
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

REMARQUE :

-Les muscles (système actif) provoquent l’inspiration en s’opposant au système passif.

-En respiration calme : l’expiration est dite passive (pas de contraction musculaire)

Pour mieux comprendre les mécanismes de la ventilation, les 3 pressions suivantes sont à connaître :

La pression atmosphérique (ou C’est la pression exercée par l’air de l’atmosphère sur les objets
barométrique) Patm (comme l’organisme par exemple).
(Patm = 760 mm Hg au niveau de la
mer)
C’est la pression à l’intérieur des alvéoles, elle augmente et diminue
La pression intra alvéolaire suivant les 2 phases de la respiration, mais elle tend toujours à
s’égaliser avec la Patm.
C’est la pression à l’intérieur de la cavité pleurale (entre les 2 feuillets
La pression intra pleurale de la plèvre), elle est toujours inférieure à la Palv et (-).

B : déroulement de la ventilation

Lors de la ventilation pulmonaire, le déplacement de l’air se fait selon le gradient de pression entre la
pression atmosphérique et la pression alvéolaire → il est régit par la loi de Boyle et Mariotte :

1 : loi de BOYLE –MARIOTTE

A température constante, la pression d’un


gaz est inversement proportionnelle à son
volume.

P.V = Valeur constante

L’entrée et la sortie du mélange gazeux dans


les poumons ne sont dues qu’aux variations
de la Palv par rapport à la Patm.

Ces variations de Palv sont dues aux


changements de volume de la cage
thoracique grâce aux muscles ventilatoires
qui créent des forces motrices s’appliquant
sur le système passif.

(En résumé : changement de volume de la cage thoracique induit par les muscles ventilatoires
(système actif) → influence sur les structures du système passif → variations de la Palv →
déplacement de l’air).

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259
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

2 : déroulement de la ventilation

Avant l’inspiration (au repos) Les muscles respiratoires sont relâchés, Palv = Patm = 760 mm Hg
→ pas de mouvements d’air.

-Stimulation du diaphragme et des muscles intercostaux


externes et leur contraction (le diaphragme s’abaisse).
(En cas d’inspiration maximale, les muscles scalènes et sterno-
Pendant l’inspiration (mécanisme actif) cléïdo-mastoïdiens se contractent).
-Augmentation du volume de la cage thoracique.
-Baisse de la pression pleurale.
-Etirement des poumons entrainant une augmentation du
volume intra pulmonaire.
-Diminution de la Palv de 1 mm Hg (selon la loi de Boyle-
Mariotte : augmentation du volume pulmonaire avec une
quantité de matière n constante à l’intérieur des poumons →
baisse de la Palv).
-Palv = 759 mm Hg et Patm = 760 mm Hg → différence de
pression (gradient).
 Ecoulement de l’air de l’extérieur (pression élevée) à
l’intérieur des poumons (basse pression) dans le sens du
gradient de pression jusqu'à ce que Patm = Palv.

En fin d’inspiration -l’équilibre des 2 pressions Patm =Palv.

-Relâchement des muscles inspiratoires.


-Diminution du volume de la cage thoracique (elle reprend son
A l’expiration (phénomène passif = sans volume de repos) grâce à la rétraction élastique du poumon.
contraction musculaire) -La pression pleurale se normalise.
-Diminution des volumes thoracique et intra pulmonaire.
-Augmentation de la Palv (puisque les alvéoles contiennet plus de
molécules de gaz qu’au début).
-Palv est supérieure à Patm.
 Sortie de l’air des poumons vers l’extérieur jusqu’à
égalisation des 2 pressions.
REMARQUE : l’expiration forcée est un phénomène actif → pour
dégonfler les poumons davantage et plus vite (exercice
physique), l’expiration devient active : contraction des mucles
expirateurs (muscles intercostaux internes et muscles de la paroi
abdominale).

3 : résistance des voies ariennes

Le principal responsable de la résistance à l’écoulement du gaz est le diamètre des voies aériennes.

Le débit de gaz Q (volume de gaz s’écoulant dans les poumons par unité de temps) dépend non
seulement de la ΔP, mais aussi de la résistance des voies aériennes.

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260
MédiCours 2e année de médecine UEI 1

Dans un appareil respiratoire normal, le diamètre est suffisamment grand pour que la résistance R
soit négligeable, et donc c’est la différence de pression ΔP qui commande à elle seule le débit.

Dans certains cas pathologiques (rhume, bronchopneumopathies chroniques obstructives BPCO…) le


diamètre est réduit et cela constitue un obstacle à l’écoulement du gaz.

𝜟𝑷
𝑸=
𝑹

Avec Q débit de gaz, ΔP = Patm – Palv, R résistance des voies aériennes.

4 : compliance « C »

La compliance est la capacité d’une structure d'être étirée (extensibilité) :

 grande compliance → étirement facile.


 faible compliance → étirement difficile.

Donc la compliance pulmonaire est la capacité des


poumons à se distendre sous l’effet d’une certaine
pression.

La compliance dépend de 2 facteurs :

-La capacité de distension du tissu pulmonaire.


-La tension superficielle dans les alvéoles.

REMARQUE :
Plus la compliance est faible, plus il faut dépenser de l’énergie pour respirer.
(Le travail lié à l’inspiration est d’autant plus grand que les poumons sont moins compliants :
c.à.d que plus la compliance des poumons diminue, plus il faut faire de l’effort pour inspirer
car les poumons se distendent plus difficilement).

5 : élastance « E »

L’élastance est la tendance des poumons à retourner à leur volume pré-inspiratoire suite
aurelâchement des muscles inspiratoires à la fin de l’inspiration.

Les propriétés élastiques des poumons dépendent pour l’essentiel de 2 facteurs :

 Le tissu conjonctif élastique des poumons.


 La tension de surface alvéolaire.

Lors de la respiration, il y a alternance de :

 Distension des poumons (à l’inspiration) grâce à la compliance


pulmonaire.
 et de rétraction des poumons (à l’expiration) grâce à l’élasticité
pulmonaire.

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261
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

𝟏
REMARQUE : à noter que 𝑪 = 𝑬

6 : surfactant pulmonaire

Le surfactant est une mixture complexe de lipides et de protéines sécrétée par les pneumocytes II. Il
recouvre toute la surface alvéolaire :

 Il réduit la tension superficielle (la tension superficielle est la tendance de certaines


molécules à s’accrocher les unes aux autres et former une mince membrane).
 Il augmente la compliance des poumons.
 Il réduit la tendance des poumons à se rétracter et par conséquent s’oppose à leur
affaissement.

Forces opposées exercées sur les poumons

Forces maintenant l’ouverture des alvéoles Forces favorisant l’affaissement des alvéoles
-Pression transmurale. -Retrait élastique.
-Surfactant. -Tension de surface des alvéoles.

C : volumes et capacités pulmonaires

Il s’agit des variations de volume auxquelles peut être soumis le poumon au cours de la respiration.

Volume courant (VC) Volume d’air inspiré ou expiré à chaque cycle de


1 Ou volume tidal (VT) respiration normale (au repos).
VC≈ 500 mL Mesuré de façon directe.
Volume de réserve inspiratoire (VRI) Volume maximum d’air qui peut être inspiré en plus du
2 VRI≈ 2500 à 3000 mL VC (avec effort maximal lors d’une inspiration forcée).
Volume de réserve expiratoire (VRE) Volume d’air qui peut encore être expiré au-delà d’une
3 VRE≈ 1000 mL expiration normale (avec effort maximal, expiration
forcée).
Volume résiduel (VR) Volume d’air restant dans les poumons après une
4 VR≈ 1000 mL expiration maximale.
Mesuré indirectement.

Les capacités respiratoires : correspondent toutes à la sommes d’au moins 2 volumes respiratoires :

Capacité vitale (CV) Correspond à la quantité d’air maximale qui peut entrer et sortir des
poumons au cours d’un seul mouvement respiratoire (autrement dit,
1 CV = VC + VRE + VRI c’est la quantité d’air qu’on peut expirer avec effort maximal après
une inspiration maximale).
CV = 4000 à 5000 mL Elle est utilisée pour vérifier la force des muscles thoraciques et la
fonction pulmonaire.

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262
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

Capacité inspiratoire (CI) Volume maximal d’air pouvant être inspiré après une expiration
2 courante.
CI = VC + VRI
CI ≈ 3500 mL

Capacité résiduelle fonctionnelle Quantité d’air qui demeure dans les poumons après une expiration
(CRF) normale.
3 CRF = VR + VRE Mesurée indirectement.
CRF ≈ 2000 mL

Capacité pulmonaire totale (CT) Quantité maximale d’air que les poumons peuvent contenir.
4 CT = CV + VR
CT ≈ 6000 mL

REMARQUE :

A l’exception du VR, de la CPT et du CRF, toutes les grandeurs citées ci-dessus peuvent être mesurées à
l’aide d’un spiromètre (un appareil qui sert à mesurer le volume d’air inspiré et expiré, utilisé pour le
contrôle de la fonction pulmonaire).

Espace mort physiologique :

 Ce n’est pas tout l’air inspiré qui arrive jusqu’aux alvéoles, une partie d’environ 150 mL reste
dans les voies aériennes de conduction qui ne participent pas aux échanges gazeux → c’est
l’espace mort anatomique.
 Certains alvéoles ventilés ne sont pas perfusés par du sang (reçoivent l’air mais leur irrigation
sanguine fonctionnelle n’est pas très développée) et de ce fait, ils ne participent pas aux
échanges gazeux et constituent ainsi → l’espace mort alvéolaire.

Espace mort anatomique + Espace mort alvéolaire = Espace mort physiologique (total)

Fréquence respiratoire :

Elle correspond au nombre de cycles respiratoires (inspiration + expiration) par unité de temps.

Au repos, elle a une moyenne de 12 cycles par minute chez l’adulte et l’adolescent de plus de 12 ans.

La fréquence respiratoire d’un enfant varie en fonction de son sexe, son âge, son poids et sa taille.

Ventilation alvéolaire :

C’est le volume d’air échangé par minute entre les alvéoles et l’atmosphère.

Va = (VC – Volume de l’espace mort) × Fréquence respiratoire = 4200 mL/mn

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263
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

QCM B

4. A propos des volumes et des capacités


1. Si la pression atmosphérique (Patm)=760 pulmonaires :
mm Hg et la pression alvéolaire A. Le volume de reserve inspiratoire (VRI)
(Palv)=759 mm Hg: représente le volume d’air inspiré lors
A. La pression intrapleurale est supérieure à d’une inspiration forcée.
la Patm. B. Le coefficient de Tiffeneau représente le
B. La pression intrapleurale est égale à la rapport VEMS/CV.
Patm. C. La capacité résiduelle fonctionnelle (CRF)
C. C’est la fin de l’inspiration normale et il n’y représente le volume d’air présent dans
a pas d’écoulement d’air. les poumons à la fin d’une expiration
D. C’est la fin de l’expiration normale et il n’y forcée.
a pas d’écoulement d’air . D. Aucune de ces propositions n’est juste.
E. L’air s’écoule dans le poumon. B
E

5. A propos du cycle respiratoire :


2. Les volumes et les capacités pulmonaires A. À l’inspiration, on assiste à une
: contraction du diaphragme permettant
son refoulement vers le haut.
A. La capacité pulmonaire totale correspond
B. À l’inspiration, on assiste à une
au volume maximal mobilisable.
contraction des muscles intercostaux
B. Le volume résiduel est le volume de gaz
externe.
dans les poumons à la fin d’une expiration
C. À l’expiration, on assiste à une contraction
maximale.
des muscles scalènes et sterno-cléïdo-
C. La capacité vitale est la quantité d’air que
mastoïdiens.
les poumons peuvent contenir.
D. Les propositions A et B sont justes.
D. La capacité résiduelle fonctionnelle est le
volume de gaz contenu dans les poumons B
à la fin d’une expiration maximale.
B
6. Au cours de la ventilation :
3. Quel est le volume d’air échangé entre A. L’air se déplace de la zone de haute
les alvéoles et l’atmosphère en une pression vers la zone de basse pression.
minute, sachant que le volume courant B. L’air pénètre dans les voies aériennes
(VC) est de 500ml, l’espace mort de 150 lorsque la pression barométrique est
ml et la fréquence respiratoire de 12 inférieure à la pression alvéolaire.
cycles/min : C. À l’expiration, la pression barométrique
A. 7800ml/min est supérieure à la pression alvéolaire.
B. 4200ml/min D. Les propositions B et C sont justes .
C. 6000ml/min A
D. 6250ml/min
E. 2300ml/min

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264
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

10. La quantité d’air restant dans les


7. La résistance des voies aériennes : poumons après une expiration courante
A. N’a aucun effet sur l’écoulement des gaz correspond à (ou au) :
dans les voies aériennes. A. La capacité vitale (CV).
B. Est augmentée en cas de bronchite B. La capacité inspiratoire (CI).
chronique. C. La capacité résiduelle
C. Est augmentée chez les patients fonctionnelle (CRF).
paraplégiques.
D. La capacité pulmonaire totale
D. Est nulle au repos. (CPT).
E. Toutes ces propositions sont justes. E. Volume résiduel (VR).
B C

11. Le principal muscle inspiratoire est


8. A propos des volumes et des capacités représenté par :
pulmoanires : A. Le sterno-cléïdo-mastoïdien.
A. Le volume courant (VC) représente la B. Les muscles intercostaux
quantité d’air inhalée lors de l’inspiration externes.
forcée ou rejetée lors de l’expiration C. Les muscles intercostaux
spontanée. internes.
B. Le volume d’air expulsé après une D. Les muscles scalènes.
expiration force est appelé volume E. Le diaphragme.
courant (VC). E
C. Le volume résiduel de 0,5 L représente le
volume d’air restant dans le poumon
après une expiration forcée.
D. La capacité vitale est un indice de la 12. le volume pulmonaire résiduel
fonction pulmonaire. correspond :
E. Les propositions B et C sont justes . A. Au volume d’air expiré après
D une inspiration normale.
B. Au volume d’air inspiré au
maximum.
C. Au volume d’air expiré après
9. La pression trans-pulmonaire : une inspiration forcée.
A. Est une pression transmurale. D. A un volume d’air non
B. Est une pression de distension mobilisable.
pulmonaire. E. A la capacité résiduelle
C. Est égale à la pression alvéolaire – fonctionnelle .
la pression pleurale ( Palv-Ppl). D
D. Est diminuée au cours de
l’inspiration.
13. le volume résiduel :
E. Est égale à 4 mm Hg au repos.
A. Est un volume d’air non
ABC
mobilisable.

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265
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

B. Est directement mesurable au A. 3


moyen d’un spiromètre. B. 0.8
C. Correspond au volume d’air C. 0.5
expiré après une inspiration D. 1
forcée. E. 0.3
D. Correspond au volume d’air B
qui reste dans les poumons
après une expiration normale.
A
17. Quels muscles n’interviennent pas lors
de l’inspiration :
A. Le diaphragme.
14. la capacité vitale : B. Le sterno-cléïdo-mastoïdien.
A. Est un volume respiratoire C. Les grands droits de
non mobilisable. l’abdomen.
B. Correspond au volume d’air D. Les scalènes.
expiré après une inspiration E. Les muscles intercostaux
forcée. internes.
C. Correspond au volume d’air CE
intrapulmonaire après une
inspiration forcée.
18. La capacité résiduelle fonctionnelle est
D. Correspond au volume
représentée :
résiduel.
A. La somme des volumes
E. Est un volume respiratoire
courant et résiduel.
non accessible directement
B. Le volume d’air qui persiste
par la spirométrie.
dans les poumons après une
B
expiration forcée.
C. La somme des volumes de
15. L’espace mort anatomique représente: reserves inspiratoire et
A. Le volume gazeux qui reste expiratoire .
dans les poumons à la fin de D. La somme du volume de
l’expiration calme. reserve expiratoire et du
B. L’ensemble des alvéoles non volume residuel.
fonctionnelles . E. Aucune proposition n’est
C. Le volume des voies aériennes satisfaisante
où ne se fait aucun échange D
gazeux.
D. Le volume gazeux qui reste
19. Choisissez la propostion exacte :
dans les poumons à la fin
A. La pression barométrique est
d’une expiration forcée.
toujours supérieure à la
E. 50 % du volume courant.
pression alvéolaire.
C
B. La pression pleurale est
16. L’indice de Tiffeneau est normalement toujours inférieure à la
égal à : pression alvéolaire.

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266
MédiCours 2e année de Médecine UEI 1

C. La pression alvéolaire ne varie D. Présent dans les poumons


pas au cours de la respiration. après une inspiration forcée.
D. La pression pleurale est A
toujours supérieure à la
pression barométrique. 23. Le volume pulmonaire résiduel
E. Les pressions : barométrique, correspond :
pleurale et alvéolaire sont
A. Au volume d’air expiré après
identiques à la fin d’une
une inspiration normale.
expiration.
B. Au volume d’air inspiré au
B maximum.
C. Au volume d’air expiré après
20. A la fin d’une expiration de repos : une inspiration forcée.
A. Pression alvéolaire = pression D. A un volume d’air non
atmosphérique . mobilisable.
B. Pression pleurale = pression E. A la capacité résiduelle
atmosphérique . fonctionnelle.
C. Pression alvéolaire = pression D
pleurale.
D. Pression alvéolaire = pression 24. Le déficit de surfactant pulmonaire
pleurale =pression entraine quelle modification de la
atmosphérique. fonction respiratoire?
A A. Fragmentation de la capacité
résiduelle fonctionnelle.
B. Diminution du travail de la
21. Le diaphragme se contracte : respiration.
C. Diminution de la compliance
A. Lors de l’inspiration de repos.
pulmonaire.
B. Lors de l’inspiration forcée.
D. Diminution de la tension
C. Durant toute la durée d’un
superficielle intra alvéolaire.
cycle respiratoire.
E. Diminution des variations de
D. Les propositions A et B sont
pression intra pleurale
exactes.
nécessaire pour obtenir un
E. Toutes ces propositions sont
volume courant donné.
exactes.
C
D

25. Le volume de reserve expiratoire :


22. Le volume courant peut être défini
comme le volume d’air pulmonaire : A. Est un volume résiduel.
B. Est un volume expiré au
A. Expiré ou inspiré au repos.
repos.
B. Expiré après une inspiration
C. Est un volume non mibilisable.
forcée.
D. Représente une partie de la
C. Présent dans les poumons
capacité résiduelle
après une inspiration
fonctionnelle.
normale.

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D D. Toutes ces propositions sont


exactes.
26. La capacité vitale est : B
A. Le volume de gaz inspiré ou
expiré au cours de chaque 29. Le volume maximal de gaz inspiré après
respiration. une expiration normale est appelé :
B. Le volume total de gaz A. Volume courant.
contenu dans les 2 poumons. B. Capacité vitale.
C. Le volume maximal de gaz qui C. Capacité résiduelle
peut être inspiré après une fonctionnelle.
expiration normale. D. Capacité inspiratoire.
D. Le volume maximal de gaz qui E. Capacité pulmonaire totale.
peut être expiré après une D
inspiration maximale.
E. Le volume maximal de gaz qui
30. En début de cycle respiratoire, juste
peut être expiré après une
avant l’inspiration :
expiration normale.
A. La pression alvéolaire est
D
égale à la pression
atmosphérique.
B. La pression intra pleurale est
27. En cas de relaxation complète des nulle.
muscles respiratoires, la quantité de gaz C. La pression alvéolaire est
contenu dans les poumons est égale à égale à 0 mm Hg.
l’espace décrit sous quel nom? D. Le volume courant est la
A. Volume courant. capacité résiduelle
B. Volume résiduel. fonctionnelle.
C. Volume de reserve E. La pression intra pleurale est
expiratoire. négative.
D. Volume de reserve ADE
inspiratoire.
E. Capacité résiduelle 31. Le volume de gaz contenu dans les
fonctionnnelle. poumons quand les forces de retraction
E des poumons sont égales aux forces
d’expansion de la paroi thoracique est
28. A la fin d’une expiration passive, la appelé :
pression alvéolaire est : A. Volume courant.
A. Supérieur à la pression B. Capacité vitale.
atmosphérique. C. Capacité résiduelle
B. Egale à la pression fonctionnelle.
atmosphérique. D. Capacité inspiratoire.
C. Inférieure à la pression E. Capacité pulmonaire totale.
atmosphérique. D

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32. Pendant la phase d’expiration d’un cycle l’écoulement de l’air se situe à quell
respiratoire : niveau?
A. Le volume du poumon A. Larynx.
s’accroit d’un volume courant. B. Trachée (partie haute).
B. La pression alvéolaire devient C. Trachée (partie basse).
supérieure à la pression D. Petites voies aériennes.
atmosphérique. E. Voies aériennes de
C. Le gradient de pression est tel dimensions moyennes.
que l’air s’écoule dans les D
poumons.
D. Le volume du poumons 36. Lorsque le volume pulmonaire
retourne à la capacité augmente, la résistance à l’écoullement
résiduelle fonctionnelle. des gaz :
E. La pression intra pleurale
A. Augmente.
revient à sa valeur de repos, à
B. Diminue.
0 mm Hg, dans le cas d’une
C. Varie comme en pression
expiration passive.
atmosphérique.
D D. Varie comme en pression
alvéolaire.
E. Reste inchangée.
33. Le volume courant chez un homme E
normal au repos est de l’ordre de :
A. 0,5 L 37. La pression intra pleurale est dite
B. 1.0 L négative, car elle est inférieure à :
C. 2.0 L A. La pression artérielle
D. 2.5 L pulmonaire.
A B. La pression capillaire.
C. La Po₂.
D. La pression atmosphérique.

34. L’analyse du tracé d’un spiromètre D


permet de mesurer tous les paramètres
suivants, sauf un, lequel ? 38. Le surfactant :
A. Volume courant. a. Synthétisé à partir de 28 semaines
B. Volume de reserve d’aménorrhée.
respiratoire. b. Diminue la tension de surface par
C. Capacité vitale. augmentation de la compliance
D. Capacité inspiratoire. pulmonaire.
E. Volume résiduel. c. Permet aux alvéoles de rester au sec.
E d. Permet la coexistence d’alvéoles de
taille différente.
35. Au cours de la respiration normale, la
e. Toutes ces propositions sont justes
majeure partie de la résistance à
E

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39. Au cours de inspiration, l’on observe les


phénomènes suivants sauf un, lequel :
a. Débit aérien vers l’extérieur.
b. Expansion thoracique.
c. Expansion pulmonaire.
d. Contraction des muscles inspiratoires.
e. Débit aérien vers les alvéoles.

40. La durée du cycle respiratoire est de


l’ordre, chez l’adulte au repos, de :
a. 1 à 1.5 secondes.
b. 4 à 5 secondes.
c. 6 à 7 secondes.
d. 2 à 3 secondes.
e. 7 à 8 secondes.

41. La capacité résiduelle fonctionnelle


correspond :
a. Au volume d’air contenu dans les
poumons après une inspiration forcée.
b. Au volume pulmonaire au repos.
c. Au volume d’air qui reste dans les
poumons après une expiration forcée
d. Au volume d’air mobilisé par une
expiration forcée faisant suite à une
inspiration forcée
e. Au volume d’air mobilisé par une
expansion normale faisant suite à une
inspiration normale.

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3/ Echanges gazeux pulmonaires et


systémiques
Les échanges gazeux constituent la 2e étape de la respiration (après la ventilation). Ils concernent
essentiellement l’O₂, qui est utilisé par les cellules pour la production d’énergie dans le cadre de la
combustion oxydative des nutriments, et le CO₂, considéré comme étant un déchet métabolique. Les
échanges gazeux se font en 2 temps :

1. Dans les poumons, l’O₂ entre dans le sang et le CO₂ en sort grâce au mécanisme de la
diffusion à travers la membrane alvéolo-capillaire → c’est la respiration externe ou échanges
gazeux pulmonaires.
2. Dans les tissus, l’O₂ sort du sang et le CO₂ y entre par le même mécanisme de diffusion →
c’est la respiration interne ou échanges gazeux systémiques.

Pour bien comprendre ces processus, il faut se rappeler quelques propriétés physiques des gaz et
étudier la composition des gaz alvéolaires.

A/ Propriétés physiques

1) Loi des pressions partielles de Dalton :

Selon la loi des pressions partielles de Dalton, la pression totale (Pt) exercée par un mélange de gaz
est égale à la somme des pressions exercées par chacun des gaz constituants.

𝑃𝑡 = ∑𝑃𝑖

(Pi) étant la pression partielle du gaz « i » : c’est la pression individuelle qu’exerce ce gaz au sein du
mélange gazeux. La (Pi) est directement proportionnelle au pourcentage du gaz dans le mélange, et
elle peut être calculée par la relation suivante :

𝑃𝑖 = 𝑃𝑡 × 𝑓𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑔𝑎𝑧 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑚é𝑙𝑎𝑛𝑔𝑒 (F)

Composition de l’air : l’air atmosphérique est un mélange de gaz qui, tous ensemble, exercent une
pression atmosphérique totale (Patm ou Pᴀ) de 760 mm Hg au niveau de la mer. Le tableau suivant
regroupe les fractions et les pressions partielles des gaz constituant l’air atmosphérique.

GAZ POURCENTAGE (FRACTION PRESSION PARTIELLE (mm


«F») Hg)
Azote (N₂) 78,6 % 597
Oxygène (O₂) 20,9 % 159
Dioxyde de carbone (CO₂) 0,04 % 0,3
Vapeur d’eau (H₂O) 0,46 % 3,7
+ Des proportions négligeables de gaz inertes (non métabolisés par l’organisme tels l’argon et
l’hélium).

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Exemple de calcul de la PO₂ :

20,9
𝑃𝑂₂ = 𝑃𝑎𝑡𝑚 × 𝐹(𝑂₂) = 760 × = 159 𝑚𝑚 𝐻𝑔
100

REMARQUE : en altitude, la pression atmosphérique (ou barométrique) diminue ce qui engendre la


diminution de toutes les pressions partielles (selon cette relation Pi = Patm × F), mais les fractions (F)
des gaz atmosphériques restent inchangées quelle que soit l’altitude.

2) Loi de Henry :

Selon la loi de Henry, quand un gaz est en contact avec un liquide, ce gaz se dissout dans le liquide en
proportion de sa pression partielle. C’est-à-dire que plus un gaz est concentré dans un mélange
gazeux (Pi ↗), plus il se dissout en grande quantité et rapidement dans le liquide jusqu’à égalité de
ses (Pi) dans les 2 milieux : c’est le point d’équilibre. De la même manière, si la (Pi) d’un gaz est plus
forte dans le liquide que dans le mélange gazeux adjacent, une partie des molécules de gaz dissoutes
réintègrent la phase gazeuse. Telle est, exactement, la propriété qui préside aux échanges gazeux
pulmonaires (milieu gazeux = air alvéolaire, milieu liquide = sang des capillaires pulmonaires).

REMARQUE : le volume de gaz qui se dissout dans un liquide dépend non seulement de la Pi, mais
aussi de la solubilité du gaz dans le liquide et de la température du liquide. Le CO₂ est le gaz le plus
soluble dans l’eau (ou dans le plasma sanguin). L’O₂ est 20 fois moins soluble que le CO₂. Par
conséquent, pour une (Pi) donnée, il se dissoudra dans l’eau beaucoup plus de CO₂ que d’O₂.

B/ Composition du gaz alvéolaire

La composition de l’atmosphère est bien différente de celle du gaz alvéolaire. Les alvéoles
pulmonaires contiennent plus de CO₂ et de vapeur d’eau H₂O et beaucoup moins d’O₂ que
l’atmosphère (à cause des échanges pulmonaires et de la présence de vapeur et de gaz dans les voies
respiratoires).

A chaque inspiration courante, seulement 500 mL d’air entre dans les conduits aériens.

 D’abord, cet air est réchauffé à 37°C puis humidifié dans les zones de conduction (par la
vapeur) et ceci conduira à une diminution des pressions partielles des gaz inspirés. Sachant
que la vapeur exerce une pression partielle (PH₂O) de 47 mm Hg, la nouvelle (Pi) du gaz (i)
dans les alvéoles se calcule par la relation :
𝑃𝑖 = (𝑃𝑎𝑡𝑚 − 𝑃𝐻₂𝑂) × 𝐹𝑖

La PO₂ (qui était de 159 mm Hg dans l’atmosphère) devient :

PO₂ = (760 – 47) × 20,9% = 149 mm Hg

 Ensuite, cet air inspiré est mélangé avec le volume de gaz de l’espace mort anatomique ce
qui va encore abaisser les pressions partielles. La PO₂ alvéolaire finale est de 105 mm Hg et la
PCO₂ alvéolaire est de 40 mm Hg. Ces 2 valeurs varient peu au cours du cycle respiratoire
(car les entrées d’O₂ sont compensées par sa diffusion vers le sang capillaire et la diffusion du
CO₂ vers l’air alvéolaire est compensée par sa sortie des poumons).

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C/ Echanges gazeux pulmonaires

Pendant les échanges gazeux dans les poumons (respiration externe), le sang qui s’écoule dans la
circulation pulmonaire est enrichi en O₂ et appauvri en CO₂, puis il retourne au cœur gauche d’où il
est distribué à tous les tissus par les artères systémiques. Les 3 facteurs suivants influent sur la
respiration externe :

 Les gradients de pression partielle et les solubilités des gaz.


 L’épaisseur et la superficie de la membrane alvéolocapillaire.
 Le couplage ventilation perfusion.

1. Gradients de pression partielle et solubilité des gaz :

Les gradients de pression partielle (ΔP) de l’O₂ et du CO₂ assurent la diffusion des gaz à travers la
membrane alvéolocapillaire.

Le gradient ΔPO₂ est élevé de part et d’autre de la membrane alvéolocapillaire (105 mm Hg dans les
alvéoles contre 40 mm Hg dans le sang désoxygéné des artères pulmonaires). Par conséquent, l’O₂
diffuse rapidement des alvéoles au sang des capillaires pulmonaires. L’équilibre (105 mm Hg de part
et d’autre de la membrane alvéolocapillaire) est atteint rapidement (0,2 à 0,4 s).

Le gradient ΔPCO₂ est beaucoup plus faible (de 45 mm Hg dans le sang désoxygéné à 40 mm Hg dans
l’air alvéolaire). Le CO₂ diffuse du sang vers l’air alvéolaire jusqu’à ce que soit atteint l’équilibre, à 40
mm Hg. Il sera ensuite expulsé des alvéoles graduellement par l’expiration.

Bien que le gradient de pression de l’O₂ soit beaucoup plus élevé que celui du CO₂, ces 2 gaz sont
échangés en quantités égales. Pourquoi ? Parce que la solubilité du CO₂ dans le plasma et dans le
liquide alvéolaire est 20 fois plus grande que celle de l’O₂.

2. Epaisseur et superficie de la membrane alvéolocapillaire :

Epaisseur : dans les poumons sains, la membrane alvéolocapillaire ne mesure que 0,5 à 1 µm
d’épaisseur, et ainsi, l’échange gazeux est généralement très efficace. (A noter également la
liposolubilité de l’O₂ et du CO₂ qui facilite encore les échanges).

Superficie : plus la superficie de la membrane alvéolocapillaire est étendue, plus grande est la
quantité de gaz qui peut diffuser à travers elle en un laps de temps donné. La superficie des alvéoles
chez un homme en bonne santé atteint 90 m².

Pour récapituler, la loi de Fick, qui régit la diffusion d’un gaz à travers la membrane alvéolocapillaire,
établit une relation entre les différents paramètres que nous avons cités ci-dessus :

𝑲 ×𝑺
𝑽𝒈𝒂𝒛 = (𝑷₁ − 𝑷₂)
𝒆

Vgaz : débit de gaz qui diffuse à travers la membrane alvéolocapillaire.

P₁ : pression du gaz dans l’alvéole. P₂ : pression du gaz à l’entrée du capillaire pulmonaire.

S : surface de la membrane alvéolocapillaire. e : épaisseur de la membrane alvéolocapillaire.

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K : constante de diffusion qui tient compte des caractéristiques du gaz et qui proportionnelle à sa
solubilité et inversement proportionnelle à la racine carrée de son poids moléculaire (à noter que
K(CO₂) = 20 K(O₂)).

Pour faciliter les calculs, les paramètres (K / S / e) sont regroupés sous la forme d’un seul paramètre
appelé « coefficient de diffusion du poumon (DL) » ou « capacité de diffusion » :

DL = K × S / e

Et donc l’équation devient :


𝑽𝒈𝒂𝒛 = 𝑫𝑳 (𝑷₁ − 𝑷₂)

DL est exprimé en (mL / min / mm Hg)

REMARQUE : DL(CO₂) = 20 DL(O₂).

Comment calculer la capacité de diffusion de l’O₂ « DL(O₂) » ?

Si le gaz analysé est l’O₂, il est difficile de mesurer P₂, et DL ne peut être évalué précisément, il est donc
préférable d’utiliser le monoxyde de carbone (CO) puisque on sait que DL(O₂) = 1,23 DL(CO).

𝑽(𝑪𝑶)
Selon la loi de Fick on a 𝑽(𝑪𝑶) = 𝑫𝑳(𝑪𝑶) × (𝑷₁ − 𝑷₂) et donc 𝑫𝑳(𝑪𝑶) = (𝑷₁−𝑷₂)
. Pour les valeurs :

 On introduit une petite quantité de CO dans le gaz inspiré et la pression partielle alvéolaire de CO
« P₁ » est mesurée par recueil de gaz alvéolaire.
 La pression de CO dans le sang « P₂ » est pratiquement nulle car le CO se combine si rapidement à
l’hémoglobine qu’il n’a pas le temps d’exercer une pression partielle sanguine.
 Enfin, on mesure le CO ventilé pendant un temps donné et on obtient ainsi la valeur de « V(CO) ».
En remplaçant dans la relation précédente on obtient une valeur fiable de la capacité de diffusion
pour le CO. DL(CO) = 17 mL/min/mm Hg chez l’adulte jeune au repos → DL(O₂) = 1,23 × 17 →
DL(O₂) = 21 mL/min/mm Hg.

Pourquoi calculer le coefficient DL(O₂) ?

En clinique, le DL(O₂) est utilisé pour rechercher les perturbations des échanges gazeux comme:

 L’augmentation de l’épaisseur de la membrane alvéolocapillaire due à un œdème pulmonaire.


 La diminution de la surface de diffusion en cas d’emphysème par exemple (rupture des parois
d’alvéoles adjacentes).

3. Couplage ventilation-perfusion / efficacité des échanges alvéolocapillaires :

Ventilation : quantité de gaz atteignant les alvéoles.


Perfusion : écoulement sanguin dans les capillaires irrigant les alvéoles.

Les échanges dépendent de la ventilation alvéolaire, de la diffusion alvéolocapillaire, de la perfusion


𝒗𝒆𝒏𝒕𝒊𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 (𝑽ᴀ)
pulmonaire et du rapport 𝒑𝒆𝒓𝒇𝒖𝒔𝒊𝒐𝒏 (𝑸)
.

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Pour que l’efficacité des échanges gazeux soit maximale, la concordance (ou couplage) entre ces 2
processus (ventilation et perfusion) doit être ininterrompue. On a besoin d’un bon rapport
𝒗𝒆𝒏𝒕𝒊𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 (𝑽ᴀ)
𝒑𝒆𝒓𝒇𝒖𝒔𝒊𝒐𝒏 (𝑸)
car tout déséquilibre de l’un ou de l’autre induira une mauvaise oxygénation du sang.

𝑉ᴀ
 Chez un sujet normal : ≈ 1 → adéquation entre Vᴀ et Q.
𝑄
 En pathologie : 2 cas peuvent se présenter :
𝑉ᴀ
 𝑄
= ∞ → territoire pulmonaire bien ventilé mais peu ou pas perfusé (Q tend vers
le 0) →effet espace mort → cause : obstruction vasculaire.

𝑉ᴀ
 𝑄
= 0 → territoire bien perfusé mais mal ventilé →effet Shunt → cause :
obstruction bronchique.

D/ Echanges gazeux systémiques

Ou respiration interne, elle représente les échanges gazeux entre le sang et les tissus de l’organisme.
Dans cette respiration, les gradients de pression partielle et de diffusion sont inversés par rapport à
ceux des échanges pulmonaires. Cependant, les facteurs favorisant la respiration interne sont les
mêmes que les précédents.

Au cours de leurs activités métaboliques, les cellules produisent du CO₂ et consomment de l’O₂.
Comme la PO₂ est toujours plus faible dans le liquide interstitiel des tissus que dans le sang artériel
systémique (40 mm Hg contre 100 mm Hg), l’O₂ passe rapidement du sang aux tissus jusqu’à ce que
l’équilibre soit atteint. En même temps, le CO₂ parcourt le trajet inverse dans le sens de son gradient
de pression partielle. A la sortie du lit capillaire du tissu, la PO₂ est de 40 mm Hg et la PCO₂, de 45 mm
Hg.

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e) Est variable sauf si la pression


QCM barométrique est de 760 mm
Hg, elle est alors de 21 %.

1) Parmi les stimuli suivants, lesquels


sont peu efficaces sur la fonction
A
inspiratoire ?
a) La baisse du taux de la concentration
4) Une augmentation de la PCO₂
d’O2, dans le sang atériel.
artérielle provoque :
b) L’élévation de la concentration de CO
dans le sang artériel. a) Une diminution du pH au voisinage
c) L’accroissement du CO₂ artériel. des aires chimiosensibles centrales.
d) La diminution du pH sanguin artériel. b) Une hyperventilation moins
e) La stimulation des barorécepteurs marquée que celle causée par
artériels. l’hypoxie.
c) Si elle dure longtemps, une
ACDE réponse ventilatoire qui devient
progressivement moins
2) Quel stimulus ventilatoire est le plus importante.
important durant une courte période d) Une hypoxie artérielle par
(aigue ) ? dépression ventilatoire.
a) Une hypercapnie à 60 mm Hg. e) Une activation des barorécepteurs
b) Une hypoxie, correspondant à un artériels avec hypoventilation
FiO2 de 13 %. secondaire.
c) Une acidose métabolique avec pH
artériel à 7. ACD
d) Une hyperventilation provoquée
par un effort physique très intense. 5) Dans les alvéoles, la pression partielle
e) Une augmentation isolée des taux d’O₂ :
de monoxyde de carbone (CO).
a) Est inférieure à la PO₂ du sang
entrant dans les capillaires
A pulmonaires.
b) Est supérieure à la PO₂ du sang
3) La concentration fractionnelle de entrant dans les capillaires
l’oxygène : pulmonaires.
a) Ne varie pas avec l’altitude. c) Est égale à la PO₂ du sang entrant
b) Augmente lorsque la pression dans les capillaires pulmonaires.
barométrique diminue. d) Est inférieure à la PO₂ du sang
c) Dépend de la pression partielle quittant les capillaires
de l’oxygène. pulmonaires.
d) Dépend à la fois de la pression e) Est inférieure à la PO₂ cellulaire.
barométrique et de la pression
partielle de l’oxygène. B

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