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Le Corbusier

Charles-Édouard Jeanneret-Gris, né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds, dans


le canton de Neuchâtel (Suisse), et mort le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap-Martin,
plus connu sous le pseudonyme Le Corbusier est un architecte, urbaniste,
décorateur, peintre et homme de lettres de nationalité suisse, naturalisé français en
1930[1].

C'est l'un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres,
Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto, Theo van Doesburg.

Le Corbusier a également œuvré dans l'urbanisme et le design. Il est connu pour


être l'inventeur de l'Unité d'habitation, sujet sur lequel il a commencé à travailler
dans les années 1920[2], comme une réflexion théorique sur le logement collectif.
"L’unité d’habitation de grandeur conforme" (nom donné par Le Corbusier lui-
même) sera seulement construite au moment de la reconstruction après la Seconde
Guerre mondiale en cinq exemplaires tous différents, à Marseille, Briey-en-Forêt,
Rezé près de Nantes, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux
problèmes de logements de l'après-guerre. Sa pensée envisage dans un même
bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie,
piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre.

Biographie
En 1900, il entame une formation de graveur-ciseleur à l'école d'art de La Chaux-
de-Fonds dans le Haut-Jura suisse (son père était horloger). Son professeur de
dessin, Charles L'Eplattenier, le dirige vers l'architecture en 1904 et le pousse à
réaliser sa première villa à l'âge de dix-sept ans.

Dès 1909, il apprend la technique du béton armé en travaillant en tant que


dessinateur chez l'architecte Auguste Perret à Paris. En 1910, on le voit employé
chez Peter Behrens où il rencontre Ludwig Mies Van Der Rohe et Walter Gropius.

Le Corbusier lui-même parle de son voyage d'Orient remontant à une époque où il


était encore Charles-Edouard Jeanneret, voyage qu'il entame en mai 1911 : Prague,
Vienne, Budapest, Istanbul, Athènes et tout particulièrement son séjour au Mont-
Athos qui inspirera sa philosophie d'architecte, puis Pise, et nombre de villes
chargées d'histoire et d'œuvres d'art en Italie. Durant ce voyage, il remplit six
carnets de dessins dont il se servira à de nombreuses reprises pour illustrer ses
propos et ses publications.

De retour à La Chaux-de-Fonds, il y construit pour ses parents la villa Jeanneret-


Perret (1912), dite Maison Blanche, et la villa Schwob, dite aussi villa Turque[3].
Dès 1917, il ouvre un premier atelier d'architecture à Paris. Avec Amédée Ozenfant,
il jette les bases en 1918 du purisme, courant artistique contemporain du cubisme
mais ne le partageant pas du tout (voir ses propos acides sur le cubisme dans son
livre manifeste « Après le cubisme », 1918). Il définit le sens du nouveau mouvement
qu'il invente dans leur revue L'Esprit Nouveau dans laquelle il produit de
nombreux articles manifestes sur l'homme moderne : « Les œuvres sont rendues
lisibles par des formes simples et dépouillées, organisées en constructions ordonnées,
génératrices d'harmonie. »

C'est au lancement de cette revue en 1920 qu'il utilise pour la première fois son
pseudonyme « Le Corbusier », qui est une adaptation du nom de son ancêtre du côté
maternel « Lecorbésier », d'origine albigeoise[4]. Il continue quand même à utiliser
son nom pour signer certains de ses articles dans cette même revue.

En 1922 il s'associe avec son cousin architecte designer Pierre Jeanneret.

En 1950, à 63 ans il se lance dans l'aventure de la reconstruction de la chapelle


Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp en Franche-Comté, détruite par les
bombardements de septembre 1944. C'était son premier projet d'un bâtiment de
culte, bien qu'il ait travaillé en 1929 sur les plans de l'église de Tremblay-lès-
Gonesse : « Je n'avais rien fait de religieux, mais quand je me suis trouvé devant ces
quatre horizons, je n'ai pu hésiter ». Athée, il disait avoir des ancêtres cathares
(desquels il tire son pseudonyme Corbusier pouvant signifier marchand de
corbeilles[6] ou encore cordonnier[7]). Il participera à l'édification de deux autres
bâtiments cultuels : le couvent de Sainte-Marie de la Tourette à Éveux près de Lyon
de 1957 à 1959, et l'église Saint-Pierre de Firminy à Firminy, près de Saint-Étienne
dans la Loire. Jamais terminée de son vivant, c'est seulement en 2006 qu'elle sera
achevée. Ce chantier tout à fait inhabituel, aura été mené par Jean Oubrerie, ancien
collaborateur de l'agence Corbu.