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La DMLA (la dégénérescence maculaire liée à l’âge) C H A N - 2 0
La DMLA (la dégénérescence
maculaire liée à l’âge)
C H A N
- 2 0 1 1
-
( 1 / 4
d e
f i
n a
l e
)
Météo
MONNAIE
L'euro
-
PÉTROLE
à 1,348
18°
L
e
dol
lar
à Alger
Brent
à 103,86
26°
Une maladie
fréquente, grave
et handicapante
dol
lars
Oran
Afrique du Sud
Algérie
vendredi
à Khartoum
à le baril
PP. 16-17
PP. 21 à 24
SANTÉ
FO OTB ALL
à le baril PP. 16-17 PP. 21 à 24 SANTÉ FO OTB ALL Mawlid Ennabaoui Ech
Mawlid Ennabaoui Ech Charif
Mawlid Ennabaoui Ech Charif

Le Prophète (que la paix et le salut d’Allah soient sur lui)

L e Coran étai

t son éthiquepaix et le salut d’Allah soient sur lui) L e Coran étai PP. 11 à 13

PP. 11 à 13

soient sur lui) L e Coran étai t son éthique PP. 11 à 13 12 Rabi’El

12 Rabi’El Aouel 1432 - Mardi 15 Février 2011 - N°14127 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

Le ministre des AE à Europe 1 “ La levée de l’état d’urgence interviendra dans

Le ministre des AE à Europe 1

“

La levée de l’état

d’urgence interviendra

dans les prochains jours”

P. 3

Selon la Banque mond iale “L’Algérie en bonne position pour réaliser ses considérables potentialités
Selon la Banque mond
iale
“L’Algérie en bonne position
pour réaliser ses considérables
potentialités économiques”
Un nouveau cadre de
coopération entre l’Algérie
et la Banque mondiale va être
mis en place sur la période
2011-2014 pour diversifier
l'économie et stimuler la
création d’emplois, a appris,
hier, l’APS auprès de
responsables de cet
te
institution. Intitulé '
'Cadre
de Partenariat Stratégique'
'
(CPS), ce dispositif a été
discuté et avalisé vendredi
dernier à Washington par le
conseil d’administration de la
BM. Le programme d’actions
pour la mise en œuvre de ce
partenariat est aligné sur les
priorités du gouvernement
algérien, qui en a validé les
Culture
grandes lignes
et les objectifs
prioritaires, ajoute
-t
-on.
P. 5
Débat d’experts, hier, au forum d’El Moudjahid
Tlemcen, capitale
de la culture islamique
Le patrimoine
musical
à l’honneur
Des industriels
veulent organiser
des ''états-généraux''
de la sous-traitance
P. 19
P. 4
de la sous-traitance P. 19 P. 4 Quotidien national d’information — 20, rue de la

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 52 e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

- Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 52 e Année
- Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 52 e Année
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- Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 52 e Année
- Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 52 e Année
2 EL MOUDJAHID 17° à Alger, 26° à In Salah Météo Ce matin, à 9
2
EL MOUDJAHID
17° à Alger,
26° à In Salah
Météo
Ce matin, à 9 h 00,
à partir de la place Emir
Abdelkader, Alger-Centre
temps
sera
à partiellement
nuageux
localement
Semaine nationale
du Coran
quelques
pluies
sur
les
régions
de
l'Ouest
à cours
d'après
midi/soirée.
Les
vents
seront
en
général
secteur
2 e édition
de la caravane
de la sauvegarde
de la mémoire
ouest
Sud-Ouest
à modérés
localement
assez
forts
de (40/60 à en 15° avec
Km/h),
notamment
sur
littoral
ouest.
La
mer
sera
peu
agitée
devenant
agitée.
Au
Sud,
le
sera
partiellement
et nua-
La 12 e édition
du 21 au 23 février
à Dar El Imam
geux.
à Les
vents
seront
en
général
modérés.
Aujourd’hui,
le
mercure
17°
L’Association Machaâl Chahid, en collabora-
tion avec les SMA et l’APC d’Alger centre organise la deuxième édition de la carava-
ne de sauvegarde de la mémoire. Le départ sera donné ce matin à 9 h 00 à partir de
la place Emir Abdelkader vers la stèle du groupe historique des 22.
Alger,
Annaba,
18° Le
Oran,
12°
Batna
et
à temps affichera Constantine,
Chlef,
10°
Sétif,
19°
Ghardaïa,
18°
Tlemcen,
26°
à Adrar
In à
Salah.
Paramédicaux
6 e colloque international sur
l’histoire de Nedroma et sa région
Point de presse, le 19 février
La grève “totalement injustifiée”
affirme la FNTS/UGTA
Sous le haut patronage du Président de la République, M.
Abdelaziz Bouteflika, l’association El Mouahidia pour la sauve-
garde du patrimoine historique et culturel organise, avec la coor-
dination du ministère de la Culture, dans le cadre de la manifes-
tation « Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011 », le
sixième colloque international sur l’histoire de Nedroma et sa
région ayant pour thème « Nedroma, ville d’Abdelmoumène:
Dans un fax parvenu hier à notre rédaction, la FNTS appelle les paramédicaux à mettre
le malade au -dessus de toutes considérations.
Nous publions ci-dessus le texte intégral :
“La FNTS/UGTA se félicite des efforts consentis par le ministère de la Santé, de la
Population et de la Réforme Hospitalière pour l’envoi, à la fonction publique et au secrétariat
général du gouvernement des textes relatifs :
« Société, antropologie et mémoire », du 24 au 26 mars 2011 à
Nedroma.
Dans ce cadre, un deuxième point de presse aura lieu le
samedi 19 février à 10h00 au siège de l’association, sis au Derb
El Mouahidine, Nedroma.
- Au nouveau statut particulier des paramédicaux avec le système LMD et classification
à la catégorie 11.
- A l’érection de certaines écoles de formation paramédicaux en instituts supérieurs.
Devant l’évolution favorable que connaît la prise en charge des revendications des
paramédicaux, la FNTS considère que la grève actuelle est totalement injustifiée et appelle à
ne pas céder à la pression et de mettre le malade au dessus des toutes considérations.”
Ce matin, à 11 h,
au centre de soins
psychologiques de Bentalha
Cet après-midi à 15h 00, au stade du 20 Août 1955
Action de bienfaisance au
profit d’enfants nécessiteux et
don d’un autobus de l’AFDA
Finale de la coupe nationale
du Chahid
Le stade du 20 août 1955 abritera cet après-midi à 15h tiendra la finale de la mani-
festation sportive coupe nationale du Chahid. Ce match est organisé à l’occasion du
double anniversaire de la journée nationale du Chahid et de la création de l’organi-
sation nationale des enfants de Chouhadas (ONEC).
L’association des femmes de diplomates en Algérie (AFDA)
qui regroupe les épouses de diplomates étrangers accrédités en
Algérie, fera don aujourd’hui d’un autobus au profit de la
FOREM. La remise aura lieu ce matin à 11h au centre de soins
psychologiques de Bentalha où un déjeuner sera offert aux
enfants orphelins et nécessiteux, à l’occasion du Maoulid
Ennabaoui Echarif.
Placée sous le haut patronage du
Président de la République Abdelaziz
Bouteflika, la 12ème Semaine nationale du
Coran se tiendra du 21 au 23 février cou-
rant à l’institut Dar El Imam de
Mohammadia, a-t-on appris lundi dernier,
auprès de Dr Mohand Idir Mechenane,
sous directeur au ministère, chargé de l’en-
seignement coranique.
Organisée par le ministère des Affaires
Religieuses et des Wakfs dans le cadre de la
célébration de la fête du Mawlid
Ennabaoui, cette importante manifesta-
tion, ajoute la même source, offrira l’occa-
sion de mettre sur pied trois concours de
récitation du Coran, durant cette période,
parallèlement à la tenue d’un colloque
scientifique auquel devront participer des
professeurs et de spécialistes, issus de plu-
sieurs universités du pays. Le haut cadre
du ministère a ensuite précisé que les 30
meilleurs apprenants du Coran, âgés de
moins de 25 ans et qui ont été sélectionnés
à travers les mosquées du pays, auront la
possibilité de participer soit au concours
national de récitation, psalmodie et inter-
prétation du Coran soit à celui portant sur
la récitation et la psalmodie du livre
sacré. Quant au troisième concours, il est
mis sur pied à titre d’encouragement au
profit de 15 enfants de moins de 15 ans et
connaissant le Coran par cœur. Des prix
d’une valeur de 100.000, 80.000 et 50.000
dinars seront remis aux trois lauréats de
chaque concours, selon l’ordre de classe-
ment.
Journée nationale du Chahid
Tamanrasset aussi
La wilaya d’Alger choisit
la commune de Saoula pour abriter
les festivités officielles
Association de solidarité
avec la jeunesse rurale de M’sila
Caravane d’information sur
l’emploi
L’association de solidarité avec la jeunesse rurale de M’sila
organise en collaboration avec l’union nationale de la jeunesse
algérienne une caravane d’information sur l’emploi. Le coup de
départ sera donné le 19 février à partir de la commune de Magra.
Dans le cadre de la célébration de la journée nationale du Chahid, le 18 février
1989/ 2011, la wilaya d’Alger a choisi la commune de Saoula pour abriter les festivi-
tés officielles. Après la cérémonie de recueillement prévue à 9h00 au cimetière des
martyrs, la délégation se déplacera à 9h30 à la commune de Saoula où un program-
me riche et varié l’attend, comprenant notamment l’inauguration d’une stèle com-
mémorative des Chouhada à la place des martyrs, la dénomination d’une crèche au
nom du Chahid Mustapha Saïdoune, la baptisation de la cité des 325 logements au
nom du défunt moudjahed, Ziad Lakhdar, et l’inauguration d’une stèle commémora-
tive du Chahid Boubekeur Boualem au niveau de la cité qui porte le même nom.
Le 22 février, au Sheraton d’Oran
Le 17 février à 14h au Hilton
Les 2 es rencontres
des podiums de Fertial
La société Fertial, spécialisée dans la production et la com-
mercialisation des engrais fertilisants, organise le 22 février au
Sheraton d’Oran, les 2 es rencontres des podiums de Fertial. Un
rendez-vous annuel exclusivement dédié aux professionnels de
l’agriculture algérienne.
Placée sous le haut patronage du Dr. Rachid Benaissa,
ministre de l’Agriculture et du Développement rural, les
deuxièmes rencontres des podiums de Fertial seront consacrées
au thème de l’analyse des sols comme un outil de gestion scien-
tifique de la terre agricole et d’aide à la prise de décision pour les
agriculteurs algériens.
Conférence sur la dimension
énergétique dans le partenariat
euro-méditerranéen
Dans le cadre des rencontres organisées par l’institut national des études stratégiques
globales, une conférence sous le thème «La dimension énergétique dans le partenariat euro
méditerranéen » sera animée le 17 février à 14h00 au Hilton par M. Fabrizio Barbaso, direc-
teur adjoint à la DG Transports et Energie de la Commission européenne.
Les Cartes de circulation
économiques,
La 12 e semaine de récitation du Saint
Coran de la wilaya se poursuit à
Tamanrasset, à l'initiative de la direction
des affaires religieuses et waqfs de la
wilaya.
Lancée au début du mois Rabi El Awal
de l'Hégire (1432), dans le cadre de la
célébration de la fête du Mawlid
Ennabaoui (Naissance du prophète
QSSSL), cette manifestation prévoit, en
plus des récitations du Saint Coran, de
soirées artistiques religieuses de Madih
(chants religieux), dont la Bourda et El-
Hamaziya déclamés par les fidèles au
niveau des mosquées et lieux de culte à
travers la wilaya, a indiqué le directeur du
secteur. Les festivités commémoratives
donnent lieu également à l'animation
d'émissions radiophoniques et de
conférences sur la vie et la Sira (conduite)
du prophète Mohamed QSSSL et sur les
préceptes de l'Islam présentés par des
cadres du secteur et des enseignants
universitaires.
Les soirées religieuses organisées dans
les mosquées de la capitale de l'Ahaggar
sont également mises à profit pour la mise
sur pied de cérémonies de remise de prix
aux meilleurs récitants et aux enseignants
des écoles coraniques implantées dans la
région, selon le directeur des affaires
religieuses de Tamanrasset
Algérie Poste
Rentrée
Mawlid Ennabaoui
Echarif
Emission de deux timbres
ayant pour thème «Tlemcen,
capitale de la culture
islamique»
professionnelle
La 2 e
session
Un nouveau
produit
de la SNTF
15 février journée
chômée et payée
le
27
La direction d’Algérie Poste procèdera au mois de février
février
La SNTF met à la dispo-
sition de sa clientèle un nou-
veau produit économique
mieux adapté à ses attentes
et valable à bord des auto-
2011 à l’émission de deux timbres poste à 15 DA et 20 DA ayant
pour thème « Tlemcen, capitale de la culture islamique».
La vente anticipée aura lieu aujourd’hui et demain dans les
La deuxième
session de
la
rentrée professionnelle
48
recettes principales des postes situées aux chefs lieux de
aura lieu le
27 février
2011. Pas moins de 264.000
wilaya et les recettes principales d’Alger, 1er novembre, Hussein
Dey, Chéraga, Ben Aknoun et Rouiba.
La vente générale aura lieu le jeudi 17 février dans tous les
bureaux de poste. Une enveloppe du 1er jour à 7 DA, affranchie
nouveaux postes
de forma-
tion seront
ouverts, dont
plus de 65.000
en forma-
motrices. La carte de circu-
lation économique mensuelle ou hebdomadaire présente
plusieurs avantages tels que pouvoir bénéficier d’une
réduction allant jusqu’à 24% selon la relation par rap-
port à l’achat des billets au niveau des guichets, éviter les
files d’attente au niveau des guichets, voyager autant de
fois par jour sur la relation considérée et voyager à titre
gracieux durant les vendredis et samedi.
à
35 DA sera mise en vente avec oblitération, 1er jour illustrée.
La journée du mardi 15 février
(aujourd’hui) sera chômée et payée pour
l'ensemble des personnels des institutions
et administrations publiques, y compris
les personnels payés à l'heure ou à la
journée, à l'occasion du Mawlid
Ennabawi, a indiqué un communiqué de la
Fonction publique.
Toutefois, les personnels exerçant en
travail posté sont tenus d'assurer la
continuité du service, précise le
communiqué.
tion résidentielle, 18.827
pour la formation
en cours
Le 24 février, à l’ENSM de Bousmaïl
du soir et 4000
mation à distance.
Arab Bank annonce l’inauguration de sa nouvelle
succursale d’Oran
pour la for-
Journée d’étude sur
les plateformes logistiques
L’Ecole nationale supérieure maritime de Bou Smail, en par-
tenariat avec l’Ecole supérieure de gestion de Kouba, organise le
24
février une rencontre sur les plateformes logistiques sous le
patronage du ministre des Transports.
Cette rencontre réunira les entreprises prestataires de service
et celles utilisatrices et des spécialistes algériens et étrangers pré-
senteront des communications qui seront la source de débats
devant aboutir à l’identification des besoins réels et des moyens
à
mettre en œuvre pour la réussite des projets en cours ou à envi-
sager dans ce domaine.
Arab Bank annonce l’ouverture d’une
succursale en Algérie dans la ville d’Oran.
L’ouverture de cette succursale conforte le
plan d’expansion continue d’Arab Bank,
pour une couverture totale de sa clientèle en
Algérie, une proximité avec ses clients afin
de faciliter la fourniture des différents ser-
vices et produits bancaires proposés par Arab
Bank.
« Nous sommes ravis d’annoncer à nos
clients que nous inaugurons une nouvelle
succursale dans la région d’Oran. Ainsi, nous
confortons notre présence en Algérie en aug-
mentant le nombre de nos points de services,
couvrant une nouvelle zone et assurant plus
de proximité avec nos clients, renforçant,
ainsi, la présence de banque en Algérie, en
constante évolution depuis 2001 », a déclaré
M. Raouf Albahli, Area Manager Algérie,
Arab Bank, avant d’ajouter « l’ouverture de
cette succursale vient aussi enrichir le réseau
international de l’Arab Bank, cette extension
reflète la force et la régularité de l’Arab Bank
en tant que fournisseur international de ser-
vices bancaires d’un niveau élevé en quali-
té ».
M. Raouf indiquera également que cette
nouvelle agence fournira des services ban-
caires innovants, pour chacun des secteurs ;
entreprises et particuliers. Il a souligné que
des services bancaires sur Internet ont été
lancés pour les clients en Algérie, en janvier
de cette année et que ces services sont de sur-
croît gratuits.
Il est à noter que l’Arab Bank offre des
services bancaires à l’international à travers
plus de 500 succursales situées dans 30 pays
sur les cinq continents.
Mardi 15 Février 2011

Nation

3

EL MOUDJAHID

Désertification

L'Algérie participera à la 9e session du comité chargé de la mise en œuvre de l'UNCCD

Une délégation algérienne parti- cipera à la 9ème session du Comité chargé de l'évaluation de la mise en oeuvre de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la Désertification (UNCCD), qui se déroulera du 16 au 25 février en Allemagne, indique hier, le ministè- re de l'Agriculture et du Développement rural dans un com- muniqué. L'Algérie, en sa qualité de président en exercice du groupe africain de l'UNCCD et présidente du Comité consultatif régional afri- cain sur la lutte contre la désertifi- cation, assurera la coordination des travaux des pays africains, lors de la réunion préparatoire ainsi que durant le déroulement de la confé- rence, indique la même source. La délégation algérienne est composée de cadres et de chercheurs du ministère, qui souligne que cette réunion est une "étape importante" dans la préparation de la 10ème conférence internationale sur la lutte contre la désertification, pré- vue en octobre 2011 en Corée du Sud. L'objectif principal de la 9ème session est d'"évaluer les progres- sions dans la mise en oeuvre, par la communauté internationale, de la stratégie décennale de la conven- tion sur la lutte contre la désertifi- cation notamment la lutte contre la dégradation des terres et l'atténua- tion des effets de la sécheresse", selon le ministère. Les Etats parties de la Convention ont convenu d'uti- liser, depuis 2007, "un ensemble normalisé d'indicateurs de perfor- mance et d'indicateurs d'impacts des actions" menées dans la lutte contre la désertification. Dans ce cadre, le comité de la science et de la technologie de la convention, qui va tenir sa deuxième réunion spéciale du 16 au 18 février, en marge de la 9ème session du Comité, mettra l'accent sur l'évaluation des métho- dologies et des approches en cours d'utilisation. Ce comité va égale- ment délibérer sur l'examen scienti- fique mené par les pairs sur les indicateurs d'impact adoptés lors de la 9ème Conférence des parties et examinera les modalités de la 2ème conférence scientifique qui se tiendra en 2012 sous le thème:

"l'évaluation économique de la désertification, gestion durable des terres et la résilience des zones arides". Par ailleurs, le comité chargé de la mise en oeuvre de la Convention "passera en revue la performance collective des parties pour l'exercice biennal 2008-2009, les flux financiers pour la mise en oeuvre de la convention et les meilleurs pratiques techniques de gestion durable des terres", indique la même source.

M me Zohra Drif-Bitat représente l'Algérie à la réunion du comité de coordination des femmes parlementaires

La vice-présidente du Conseil de la nation et vice-présidente du comité exécutif de l'Union Interparlementaire (UIP) M me Zohra Drif-Bitat participera les 15 et 16 février aux travaux de la session extraordinaire du comité de coordi- nation des femmes parlementaires et du 17 au 19 du même mois à Genève (Suisse) à la session extraor- dinaire du comité exécutif. La ses- sion extraordinaire du comité de coordination des femmes parlemen- taires débattra, selon un communi- qué du Conseil de la nation, de plu- sieurs points relatifs "aux contribu- tions au développement de la straté- gie de travail de l'Union interparle- mentaire". Les membres du comité exécutif de l'UIP, a ajouté le com- muniqué, examineront le projet de stratégie de l'UIP pour la période 2010-2015 à l'effet de l'adopter. La 124ème assemblée générale de l'Union se réunira du 15 au 20 avril 2011 à Panama City.

Le ministre des AE à Europe1

“La levée de l’état d’urgence interviendra danslesjoursprochains”

L a levée prochaine de l'état d'urgence, en vigueur depuis une ving-

taine d'années en Algérie, signi- fiera un "retour à l'Etat de droit qui permettra l'expression des opinions", a affirmé hier, le ministre des Affaires étran- gères, M. Mourad Medelci, sur les ondes d'Europe 1. "Prochainement, on en par- lera au passé , mais je dis bien (que la levée de l'état d'urgen- ce) interviendra dans les jours prochains", a déclaré M. Medelci, expliquant que cela signifiera un "retour, en

Algérie, à l'Etat de droit qui permet, de manière totale, l'ex- pression des opinions, mais tou- jours par référence à la loi". Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avait déjà annoncé cette mesure le 3 février lors d'un Conseil des ministres. "Les mesures exception- nelles, prévues par l'état d'ur- gence qui permet au ministre de l'Intérieur et aux walis de prendre des dispositions, pour- ront être levées", a indiqué le ministre des Affaires étran- gères, assurant toutefois que la lutte contre le terrorisme "se poursuivra". Il a rappelé que le gouverne- ment algérien, sous la conduite du Président Bouteflika, a "ramené la paix, mais n'a jamais baissé la garde contre le terrorisme". Interrogé sur

les manifestations de rue en Algérie, dont celle de samedi dernier, le ministre des Affaires étrangères en a réduit la portée, en affirmant qu'elles "ont bien démontré que ce sont des mou- vements minoritaires" qui en sont à l'origine. "D'élection en élection (bien d'élection en élection), ces minorités n'ont pas amélioré leurs scores. Et, je suppose que de marche en marche, elles ne feront pas mieux", a-t-il dit, assurant que les personnes interpellées lors de la tentative de marche de samedi dernier ont été "toutes relâchées". M. Medelci a relevé, à cet égard, "la force de retenue exceptionnelle" des forces de l'ordre qui, a-t-il dit, "n'ont pas répondu à des provocations et ont reçu des coups qu'ils n'ont pas rendus". Invité à commenter la pré- sence du numéro deux du FIS (parti dissous) à la marche de samedi et cette "chance" que voudraient prendre les isla- mistes pour se mêler à l'opposi- tion, le chef de la diplomatie algérienne a estimé que "les islamistes ont montré leur limi- te" dans le pays et que "pour en arriver là, l'Algérie et les Algériens ont payé un prix très très fort". Il n'a toutefois pas exclu une "crainte" de voir le mouvement islamiste essayer de réinvestir la rue. "Rien n'est exclu, il faut

de r éinvestir la rue. "Rien n'est exclu, il faut rester vigilant. Et cette vigilan- ce

rester vigilant. Et cette vigilan- ce nous l'appliquons au quoti- dien", a affirmé le ministre. A la question sur un éventuel changement du gouvernement, il a répondu que "la décision appartient au seul Président de la République, qui évaluera la possibilité, comme il l'a fait par le passé, d'apporter des ajuste- ments lorsqu'il le jugera néces- saire". Appelé à donner sa lecture des derniers soulève-

ments populaires en Tunisie et en Egypte, le ministre des Affaires étrangères a indiqué qu'"il est difficile de parler à la place des peuples qui sont res- ponsables de leur destin", rap- pelant que "l'Algérie a toujours respecté les autres surtout lors- qu'il s'agit d'un mouvement populaire d'une si grande inten- sité".

APS

L’ engagement de l’Algérie dans la lutte antiterroriste ne souffre aucune ambiguïté et est toujours
L’ engagement de
l’Algérie dans la lutte
antiterroriste ne
souffre aucune ambiguïté et est
toujours de mise jusqu’à l’éra-
dication du phénomène. Cette
position est d’autant plus claire
que les largesses de l’Etat qui
permettent à ceux qui ont pris
le maquis de rendre les armes et
bénéficier des dispositions
de la loi sur la paix et la
réconciliation nationale, ne
s’apparentent guère à de la
compromission. Aussi l’ex-
pression démocratique et
l’exercice des droits poli-
tiques n’ont-ils jamais été
ciblés par l’état d’urgence,
instauré en raison de la
situation sécuritaire et la
mise en œuvre des mesures
inhérentes à la lutte permanente
contre le terrorisme. La conso-
lidation de la culture et la pra-
tique démocratiques inscrite
dans l’action des pouvoirs
publics et est dans le même
temps une revendication de la
classe politique, permettra de
passer à la vitesse supérieure
dans la construction de l’Etat
de droit auquel tout le monde
aspire. Les mesures décidées
par le Président, en Conseil des
ministres, notamment celles
liées à la perspective de la levée
de l’état d’urgence, au delà du
fait qu’elles reflètent l’écoute
du Chef de l’Etat, confortera
davantage le pays dans ses
avancées en matière de renfor-
cement du processus démocra-
tique et son corollaire la pleine
ra encore plus le débat contra-
dictoire et le droit à l’expres-
sion libre. L’imminence d’une
nouvelle étape annoncée par le
Chef de l’Etat en prenant
opportunément la batterie de
mesures ayant suscité des réac-
tions positives à l’intérieur
comme à l’extérieur du pays est
Construction
de droit
La démocratie
participative
de l’Etat s’affermit
jouis-
sance des libertés individuelles
et collectives. Le Président de
la République qui bannit tout
attentisme dans l’application de
décisions d’intérêt général a
instruit le gouvernement pour
œuvrer, avec la célérité que cela
requiert, à traduire dans les faits
la levée de l’état d’urgence. Et
c’est dans le futur proche que
s’épanouira davantage l’espace
démocratique, celui qui booste-
rappelée par le ministre des
Affaires étrangères, Mourad
Medelci, sur les ondes d'Europe
1. Le ministre, qui a rappelé
que le gouvernement algérien,
sous la conduite du Président
Bouteflika, a "ramené la paix,
mais n'a jamais baissé la garde
contre le terrorisme", avance
que "Prochainement, on en
parlera au passé, mais je dis
bien que la levée de l'état d'ur-
gence interviendra dans les
jours prochains», et d’expliquer
que cela signifiera un "retour,
en Algérie, à l'Etat de droit qui
permet, de manière totale, l'ex-
pression des opinions, mais
toujours par référence à la loi".
Il faut aussi dire que l’Algérie a
beaucoup avancé dans l’édifi-
cation d’un Etat résolument
tourné vers la modernité et
ouvert sur le reste du monde.
Et le constat fait par le Chef
de l’Etat est sans appel, "nul
ne peut contester le respect
et la protection des droits
civiques et politiques, ainsi
que des libertés fondamen-
tales dans notre pays. En
témoignent, la pluralité des
obédiences de nos nom-
breux partis politiques, la
diversité et la vitalité de la pres-
se nationale, et, le fait que notre
peuple est, périodiquement,
convié aux urnes pour choisir
souverainement ses gouver-
nants à tous les échelons, parmi
les nombreux candidats qui sol-
licitent ses suffrages, après
avoir réuni les conditions
légales ». S. Lamari

Al Islah appelle à l'ouverture d'un dialogue

L e secrétaire général du mou- vement Al Islah, M. Djamel Ben Abdessalem a appelé

hier à l'ouverture d'un dialogue national pour "trouver une solu- tion politique civilisée" aux pro- blèmes politiques et socio-écono- miques et consacrer la stabilité et la solidarité.

Dans une ollocution à l'occa- sion d'une cérémonie de distinc- tion des femmes scolarisées au centre d'alphabétisation des Eucalyptus, M. Ben Abdessalam a indiqué que son mouvement œuvre à "la réalisation de réfromes en rejetant l'exclusion et la margi- nalisation", voyant en cela "une

option susceptible de garantir le progrès et la prospérité au pays". Il a tenu à préciser que son mouvement "s'est abstenu d'appe- ler le peuple à sortir dans la rue faisant prévaloir le dialogue afin d'éviter toute dérive aux consé- quences fâcheuses". La situation en Algérie diffère totalement de

celle d'Egypte et de Tunisie, a-t-il dit. Par ailleurs, Le secrétaire général d'Al Islah a salué la persé- vérance des femmes scolarisées pour l'acquisition du savoir. Il a évoqué enfin, les diffé- rentes crises auxquelles la Nation islamique fait face du fait de la désunion et de l'analphabétisme.

Mardi 15 Février 2011

Nation

4

EL MOUDJAHID

Tourisme

“L’Etat déterminéàencourager les investissements touristiques dans le sud du pays”

L’ Etat est déterminé à

ment, privé et public, dans

le secteur du tourisme dans les régions du sud du pays, a affirmé dimanche le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Smail Mimoune, à l’issue d’une visite de travail d’une journée dans la wilaya de Béchar. Le développement du tourisme dans cette partie du territoire natio- nal, passe par l’incitation des investisseurs à réaliser plus de pro- jets dans ces régions qui recèlent des potentialités et des atouts consi- dérables, a estimé M.Mimoune. A ce titre, les pouvoirs publics ont mis en place une batterie de mesures d’encouragement et d’ac- compagnement spécialement pour ces régions, notamment une réduc- tion de 80% du prix des assiettes foncières et des bonifications de 3% des taux de crédits, en plus d’autres facilités administratives et fiscales pour les postulants à un investissement dans ces mêmes régions, a-t-il précisé. Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat a aussi signalé que 523 nouveaux projets de structures hôtelières et de tourisme ont été agréés à travers le pays par son département ministériel, dans une perspective de relance du secteur. De plus, il a été procédé au rat- tachement de l’Office national du tourisme au ministère du tourisme, afin de donner un nouvel élan à la politique nationale de relance du

encourager l’investisse-

souligne M. Mimoune

secteur, a ajouté M. Mimoune. Auparavant, le ministre s’est rendu à Taghit, 97 km au sud de Bechar, ou il a inspecté un projet de complexe touristico-culturel qui s’étend sur une superficie de 30 hectares. Ce projet, d’un coût de 400 mil- lions dinars, représentant un inves- tissement privé, comprendra une fois achevé en 2012, une centaine de bungalows d’une capacité de 200 lits, en plus de deux restaurants de 400 couverts et 200 autres dans deux grandes kheimas (tentes tradi- tionnelles). Toujours à Taghit, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat a donné le coup d’envoi officiel des travaux de rénovation et de modernisation de l’unique hôtel de la localité, dans le cadre d’un programme déci- dé par les pouvoirs publics pour la modernisation de plusieurs unités hôtelières dans le Sud du pays. Cet hôtel qui fait partie désor- mais du groupe hôtelier ‘’El - Djazair’’,verra en plus de la réno- vation et la modernisation de ses 57 chambres qui totalisent une capaci- té de 114 lits et de ses deux suites, la réalisation de nouvelles autres structures, notamment deux pis- cines, une salle de conférences de plus de 250 places ainsi que des annexes. La réception du projet, prévue en début de 2012, permettra à cet établissement hôtelier de contri- buer aux efforts de développement des activités touristiques dans cette

de développement des activités touristiques dans cette région à fortes potentialités touris- tiques. M. Mimoune
de développement des activités touristiques dans cette région à fortes potentialités touris- tiques. M. Mimoune

région à fortes potentialités touris- tiques. M. Mimoune avait, dans la matinée, inspecté d' autres projets

touristiques, en voie de réalisation à Béchar, dont des structures hôte- lières et une maison de l’artisanat.

Le nouveau complexe tou-

ristique ''Belgrâa" de 48 lits, fruit d’un investissement privé, implanté dans la partie nord de la ville de Bechar, et un complexe similaire, d’une soixantaine de chambres, ont été inspectés par le ministre qui s'est également enquis du projet de rénovation d'une partie de l’hôtel "Antar", relevant de l’Entreprise publique de gestion touristique de l’ouest. Le projet, initié par son dépar- tement ministériel pour la réhabili- tation de plusieurs unités hôte- lières du sud du pays, permettra de moderniser des structures de l'hô-

tel et d' accroître de 70 lits sa capa- cité d’accueil qui est présentement de 130 lits.

Toujours dans la ville de

Bechar, M.Mimoune a inspecté un projet de réalisation d’une maison de l’artisanat pour lequel a été allouée une enveloppe financière de 56 millions dinars au titre du programme sectoriel. Ce chantier qui a connu un retard dans la réalisation, depuis

son lancement en 2008, est en voie d’achèvement après rééva- luation de son coût.

Selon le directeur du touris-

me, M. Rabah Kerboua, la wilaya possède un portefeuille de neuf zones d’expansion touristiques (ZET) d'une superficie totale de 377 hectares, dont trois sont en voie de finalisation à Taghit

(30ha), Igli (22 ha) et Merija (80 ha).

Une enveloppe de plus de

250 millions de dinars a été consa- crée, par ailleurs, au titre des dif- férents programmes de développe- ment, pour la relance du secteur dans la wilaya, à travers notam- ment la réalisation de plusieurs nouvelles structures pour l’anima- tion et la promotion du produit touristique de la région. Dans l'après-midi, le ministre a consacré la dernière étape de sa visite de travail à la ville de Taghit.

Débat d’experts, hier, au forum d’El Moudjahid

Des industriels veulent organiser des “états-généraux” de la sous-traitance en Algérie

Le président du Conseil national consultatif pour la promotion des PME, Zaïm Bensaci, a appelé hier les pouvoirs publics à organiser des ''états-généraux'' de la sous-traitan- ce pour développer cette activité industrielle ''largement dépendante de l’extérieur'', selon lui. 'La tenue d’Assises nationales des états généraux de la sous-trai- tance sous le patronage des plus hautes autorités est devenue une nécessité en vue de bien définir la problématique du développement de cette activité mais aussi trouver des solutions réalistes pour renfor- cer le tissu de cette activité et l’in- tégrer dans l’économie du pays’’, a affirmé M. Bensaci lors du forum d’El Moudjahid. Le président du CNC/PME a, dans ce sens, souligné que cette rencontre doit impliquer les donneurs d’ordre, à savoir les grandes sociétés publiques et les entreprises de sous-traitance, ainsi que les universités et instituts de formation pour définir ensemble les axes prioritaires à développer. Il s'agit également de trouver des solutions ''réelles et applicables''

aux problèmes auxquels font face ces sociétés en matière de finance- ment, d'accès au foncier et d’accé- lération de paiement des prestations fournies aux donneurs d’ordre. M. Bensaci a, en outre, affirmé que le nouveau programme de grands investissements publics pour les cinq prochaines années constitue une opportunité pour les PME de sous-traitance en vue de développer leurs plans de charge. Il a, cependant, déploré que cer- tains textes liés aux marchés publics et à l’organisation des investisse- ments étrangers ‘’continuent à avantager les sociétés étrangères'' en matière de sous-traitance. Ainsi, ''plusieurs opérateurs étrangers ont réussi à contourner la loi du 49-51% à travers la conclu- sion avec leurs partenaires natio- naux d'accords d’actionnariat favo- risant l’importation de pièces de rechange alors que les capacités de production locales peuvent assurer la fourniture de ces pièces'', a-t-il expliqué. Même les grandes socié- tés publiques ''continuent d’impor- ter une grande partie de leurs

besoins en matière de pièces de rechange industrielles au lieu de contribuer à l’intégration nationale de cette activité et la réduction de la facture de leur importation'', ajoute le responsable du CNC/PME. Il a ajouté qu’au moins sept milliards de dollars sont déboursés annuellement par ces entreprises pour acheter des pièces de rechange de l’étranger. ''Si on arrive seulement à récupérer un mil- liard de cette somme, imaginez le nombre d’emplois à créer et les nouvelles activités à développer'', a- t-il relevé. M. Bensaci a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de faciliter les conditions d’octroi de crédits aux PME, d’autant plus que les organismes de garantie cou- vrent jusqu’à 80% ces crédits, et obliger les sociétés publiques à accélérer les procédures de paie- ment des prestations fournies par leurs sous-traitants en réduisant le délai de paiement à moins d’un mois. Dans certains cas, la régularisa- tion de ces paiements prend entre trois et sept mois, a-t-il souligné.

¨Ph. Nacera I.
¨Ph. Nacera I.

De son côté, le président de l’Union professionnelle de l’indus- trie automobile et mécanique (UPIAM), Brahim Bendris, a affir- mé que les sous-traitants du secteur ont fourni des pièces à la Société nationale de véhicules industriels (SNVI) pour une valeur globale de plus de 4 millions d’euros en 2003

et 2004. Pour sa part, le secrétaire général de l’Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA), Idriss Louniss Khoudja, a appelé les pouvoirs publics à faciliter l'inté- gration des compétences nationales dans le processus de développement de la sous-traitance en Algérie. (Nous y reviendrons)

Le développement de la filière exige une «véritable décision politique»

selon le président du CNC/PME

Estimée à près de 700 millions de dollars, la sous-traitance en Algérie demeure au stade embryon- naire. L’activité n’étant pas adossée à une véritable stratégie fait que la filière n’assume pas son rôle dans l’économie nationale qui reste, de ce fait, fortement dépendante des importations en matière de pièces de rechange et d’équipement. Aussi, au moment où les opérateurs algé- riens éprouvent des difficultés à accéder aux prestations et services de sous-traitance, des entreprises

étrangères se partagent les marchés moyennant des milliards de dollars notamment au sud où les opportuni- tés offertes, en la matière, par le sec- teur des hydrocarbures sont immenses et pourraient contribuer à crée des milliers d’emplois sachant que le niveau d’intégration nationa- le au sein de ces entreprises étran- gères demeure très faible ou quasi- ment inexistant. Le président du Conseil national consultatif pour la promotion de la PME (CNC/PME) qui a déploré l’absence d’une base

de données sur la sous-traitance en Algérie, plaidera pour une « véri- table décision politique », seule alternative pour la relance de la filiè- re et son classement parmi les sec- teurs prioritaires. M. Zaïm Bensaci qui était, hier, l’invité de la rédac- tion de la chaîne III de la Radio nationale a appelé, dans le même contexte, à l’organisation d’états généraux sur la sous-traitance sous le parrainage du Président de la République à même de définir une stratégie pour promouvoir l’activité,

les besoins étant connus. D’autre part, le président du CNC/PME dira la nécessité, pour les grandes entre- prises, de construire un réseau de sous-traitance profitable à l’outil national ce qui contribuera a-t-il affirmé à la création d’emplois. La démarche exige une action de par- tenariat entre les différents interve- nants qui sont l’université, les por- teurs de projets, les pépinières, les directeurs de PME, les entreprises et la formation professionnelle à même d’assurer le niveau de qualification

requis et consolider le potentiel de production de nos entreprises pour permettre aux petites et toutes petites entreprises (PME/TPME) d’accéder aux contrats de sous-trai- tance. L’intervenant qui mettra en exergue les contraintes bancaires et les difficultés pour les opérateurs nationaux à décrocher des marchés a évoqué, à ce propos, le programme MEDA II qui devra justement axer sur la compétitivité des entreprises à travers la mise à niveau.

D. Akila

Coopération

5

EL MOUDJAHID

Algérie - Banque mondiale Mise en place d’un cadre de coopération quadriennal Fête nationale de
Algérie - Banque mondiale
Mise en place d’un cadre
de coopération quadriennal
Fête nationale
de la Serbie
Un nouveau cadre de coopé-
ration entre l’Algérie et la
Banque mondiale va être mis en
place sur la période 2011-2014
dans l’objectif de diversifier
l'économie et stimuler la créa-
tion d’emplois, a appris hier
l’APS auprès de responsables de
cette institution financière inter-
nationale.
Intitulé ''Cadre de
Partenariat Stratégique'' (CPS),
ce dispositif a été discuté et
endossé vendredi dernier à
Washington par le conseil d’ad-
ministration de la BM.
tion d’emploi par le biais d’une
croissance durable et équilibrée
basée sur une diversification
économique.
Le CPS ''répond au choix
stratégique d’un pays à revenu
intermédiaire non-emprunteur,
mais qui souhaite maintenir un
partenariat avec la Banque
mondiale reposant sur des acti-
vités de conseil et de transfert
de connaissances'', explique
l'institution de Bretton Woods.
Le CPS s’articulera ainsi
autour de trois axes straté-
giques.
Il s’agit du renforcement de
la croissance par la diversifica-
Bouteflika
félicite
M. Boris
Tadic
L e Président de la
République M.
Abdelaziz Bouteflika,
a renouvelé son attachement
au raffermissement des rela-
tions de coopération algéro-
serbes, dans un message
adressé au Président de la
République de Serbie, M.
Boris Tadic, à l'occasion de la
célébration de la fête nationa-
le de son pays.
tion de l'économie, la promo-
L programme d’actions pour
e
"A l'occasion de la célébra-
tion de la fête nationale de
la
mise en œuvre de ce parte-
nariat est aligné sur les prio-
rités du gouvernement algérien qui
en a validé les grandes lignes et les
objectifs prioritaires.
Suite à la décision de l’Algérie,
en 2004, de réduire sa dette exté-
rieure et de ne pas recourir à des
financements extérieurs pour les
projets d’investissements, le porte-
feuille des projets avec la Banque
mondiale s’est fortement réduit.
Aujourd’hui, le gouvernement
souhaite organiser son partenariat
avec cette institution financière au
travers de prestations de conseil et
d’appui ciblées dans certains sec-
teurs et institutions publiques,
explique-t-on de même source.
Dans le cadre de ce nouveau par-
tenariat, l’intervention de la BM
visera principalement à renforcer
les capacités institutionnelles afin de
soutenir l’objectif primordial du
gouvernement de stimuler la créa-
tion d’un développement
durable et la réduction des dis-
parités régionales et le renfor-
cement des institutions de planifica-
tion économique, de suivi et d'éva-
luation et de décision.
Pour ce qui concerne le renforce-
ment de la croissance, il s’agira
notamment de soutenir la mise en
£uvre de la stratégie du développe-
ment agricole et rural, améliorer le
climat d'investissement, en particu-
lier pour les PME, et moderniser le
secteur financier.
Ce qui va compléter la stratégie
de la Société financière internatio-
nale (SFI, filiale de la BM) dans les
activités d'assistance technique où
elle a accru son engagement au
cours des dernières années, notam-
ment dans le domaine du secteur
financier.
Pour l’amélioration de l'environ-
nement des entreprises et le renfor-
cement de diversification de l'éco-
nomie, il consistera notamment à
appuyer le plan d'action portant sur
une stratégie industrielle centrée
autour du développement de zones
industrielles spécialisées, des pro-
grammes d'assistance technique et
des fonds d'investissement publics
aux PME (
Dans ce sens, l'appui de la BM
consistera, dans une première phase,
de compétitivité dans l'agro-indus-
trie et d'autres secteurs, et à mettre
en œuvre des initiatives de protec-
tion de l'environnement.
Le dernier axe du programme
reposera notamment sur un appui
technique pour renforcer la planifi-
cation, la capacité de suivi et d'éva-
luation des différents secteurs, pour
votre pays, je vous adresse,
au nom du peuple et du gou-
vernement algériens et en
mon nom personnel, mes
chaleureuses félicitations
accompagnées de mes vœux
de santé et de bonheur pour
vous-même, de progrès et de
prospérité pour le peuple
à l'assistance technique relative à la
simplification des exigences régle-
mentaires dans des domaines clés
de l’environnement de l'entreprise et
améliorer les capacités dans le
domaine respectivement des statis-
tiques et des évaluations d'impact
des interventions publiques.
à opérer un diagnostic des méca-
nismes de promotion des exporta-
tions existantes (Algex notamment).
Quant au deuxième axe, il
consistera à apporter un soutien
technique aux initiatives du gouver-
nement visant à réduire les dispari-
tés régionales et d'assurer une crois-
sance équilibrée à travers le pays,
tels que le développement de pôles
Pour la BM, ce programme
représente un ''partenariat innova-
teur et stratégique'' avec un pays à
revenu intermédiaire, centré princi-
palement sur l'assistance technique
où aucune opération de prêt n’est
prévue, et ce, en phase avec la poli-
tique actuelle du gouvernement de
ne pas engager d’emprunts exté-
rieurs.
serbe ami", a écrit le Chef de
l'Etat dans son message.
"C'est le lieu, pour moi, de
vous renouveler mon attache-
ment à œuvrer, de concert
avec vous, au raffermissement
des liens traditionnels d'amitié
et de coopération qui unissent
nos deux pays, au bénéfice
mutuel de nos deux peuples",
a souligné le Président
Bouteflika.
Selon le document de la Banque mondiale sur le CPS
L'Algérie en “bonne position pour réaliser
ses considérables potentialités économiques”
L'Algérie est en bonne posi-
tion pour réaliser ses considé-
rables potentialités écono-
miques, mais doit relever le défi
de diversifier son économie,
indique la Banque mondiale dans
le document portant sur le nou-
veau dispositif de coopération
avec des réserves de change équivalant
à environ 3 ans d'importations’’, note le
document de cette institution.
Toutefois, constate-t-elle, ''malgré ces
réalisations, l'Algérie continue à faire
face à des défis majeurs en termes de
diversification économique et de créa-
tion d'emplois de qualité''.
''La crise économique mondiale a
2011-2014.
rappelé à l'Algérie les risques associés
‘’L'Algérie est, aujourd'hui, en
bonne position pour réaliser ses
considérables potentialités éco-
nomiques, tenir un rôle straté-
gique dans la région et contri-
buer à l'intégration économique
entre l'Afrique du Nord, l’Europe
et l’Afrique subsaharienne’’,
affirme-t-elle dans sa présenta-
tion du Cadre de Partenariat
Stratégique (CPS).
à la dépendance excessive du pétrole'',
et la nécessité d'encourager beaucoup
plus les activités hors-hydrocarbures
pour créer des emplois en direction
d’une ''population jeune de plus en plus
qualifiée’’, explique-t-elle.
Pour cette institution financière inter-
nationale, ''l'amélioration de la qualité
des dépenses publiques et les réformes
significatives du climat des affaires sont
des conditions préalables pour per-
“ L e PIB de l’Algérie par habitant
(4.400 dollars en 2010) est l'un
des plus élevés dans les pays
de la région MENA hors-Conseil de
coopération du Golfe (CCG)'', ajoute-t-
elle.
Cependant, observe l’institution
de Bretton Woods, à l’instar d’autres
pays producteurs de pétrole,
''l'Algérie doit relever le défi de diver-
années, l'Algérie a eu une croissance
soutenue et a amélioré l'équité sociale
par d’ambitieux programmes d'investis-
sements publics'', note la BM.
''Après deux décennies de stagnation
économique en conséquence de la crise
des prix de pétrole dans les années
1980 et l'instabilité politique, cette ten-
dance a été inversée durant ces der-
nières années'', affirme-t-elle.
''Le processus de réconciliation
nationale et l’augmentation des prix du
pétrole ont permis au pays de retrouver
sa stabilité tandis que le gouvernement
a commencé à appliquer une série de
grands programmes d'investissements
publics en matières d’infrastructures,
d’habitat et de développement social'',
poursuit la BM. Ces programmes ont
été ''accompagnés par des politiques
d'ouverture au commerce et à l'investis-
sement privé, en s'appuyant sur d'impor-
tantes réformes entamées dans les
années 1990'', tout en observant que le
gouvernement a engagé, par la suite,
une série de politiques économiques
visant à réduire la dépendance du pays
des importations et à soutenir les
acteurs économiques locaux, inversant
l'action d'ouverture du commerce et des
investissements engagée auparavant.
''La rapide croissance économique
enregistrée au cours des dix dernières
années a été alimentée par la combinai-
son d'une gestion macroéconomique
prudente et l’augmentation des recettes
des hydrocarbures'', note la Banque
mondiale.
Pour la BM, ''la politique active des
dépenses centrée sur l'augmentation
des investissements publics, l'améliora-
tion des services sociaux et l'aide aux
personnes défavorisées, a entraîné une
réduction du chômage et de la pauvre-
té''.
''Cette politique budgétaire combinée
avec une dette extérieure faible et une
gestion économique prudente ont per-
mis à l'Algérie de résister à l'impact de
la récente crise mondiale, en dépit de la
baisse des recettes des hydrocarbures''.
‘’Le rythme rapide de croissance éco-
nomique hors-hydrocarbures a continué
en 2009 et, malgré la forte baisse de la
balance courante (en 2009) pendant la
crise, la position externe est restée forte
mettre cette transformation écono-
mique, assurer un meilleure ciblage des
services publics, un programme d'aide
sociale plus efficace, un meilleur rende-
ment économique des investissements
publics, notamment dans les infrastruc-
tures''. Pour la BM, ''l'Algérie est à un
tournant dans son développe-
Prévisions de la Banque mondiale des indicateurs
macro-économiques de l’Algérie jusqu'à 2014
sifier son économie, en termes
d'exportations hors hydrocarbures
en particulier''.
''Les progrès réalisés au cours
des dernières décennies dans le
développement humain et les infra-
structures, et ses stocks importants
en ressources énergétiques et
minières fournissent des bases
solides pour réaliser ce potentiel et
permettent un développement éco-
nomique plus fort et plus diversifié'',
soutient-elle.
''Au cours des dix dernières
Voici les indicateurs macro-économiques de l’Algérie prévus par la Banque mondiale sur la période 2011-
2014 (source : Document de la BM portant Cadre de Partenariat Stratégique 2011-2014) :
PIB (MDS de dollars) : 168,8 (en 2011) 178,4 (en 2012) 187,6 (en 2013) 196,2 en 2014
Taux de croissance : 3,7 % (2011) 3,6 % (2012) 3,5 % (2013) 3,4% (2014)
Hors-hydrocarbures :
Taux de croissance : 5,3 % (2011) 5,3% (2012) 5,2 % (2013) 5% (2014)
PIB/habitant : 4.798 (2011) 4.987 (2012) 5.179 (2013) 5.388 (2014) (Dollars)
Balance commerciale : 13,5 (2011) 13,7 (2012) 13,3 (2013) 12,5 (2014) (Milliards de dollars)
IDE : 1 (en 2011 et en 2012) 1,1 (en 2013 et 2014) (milliard de dollars)
Réserves de change : 171,4 (2011) 188,3 (2012) 206,9 (2013) 226,4 (2014) (milliards de dollars)
Dette publique extérieure : 3,7 (2011) 3,4 (2012) 3,2 (2013) 2,9 (2014) (milliards de dollars)
Dette pub.ext/PIB : 2,2 % (2011) 1,9 % (2012) 1,7 % (2013) 1,5% (2014)
Prix de pétrole algérien : 78,8 (2011) 82,3 (2012) 84,4 (2013) 86 (2014)
Inflation : 5 % (2011) 4,3% (2012) 4% (2013) 3,7 % (2014).
ment économique. En plus de la
stabilité retrouvée, elle a réalisé
d'importants progrès écono-
miques ces dernières années,
une augmentation du niveau de
vie et l'amélioration de ses infra-
structures''.
''Son principal défi politique
pour les prochaines années
reste, donc, celui de la diversifi-
cation de son économie, l'amélio-
ration de la productivité et la
forte création d'emplois reposant
sur un nouveau modèle de crois-
sance qui doit être plus à l'abri
de la volatilité des prix du pétro-
le''.
APS

Nation

7

EL MOUDJAHID

Djiar à Sidi Bel-Abbès

Tout pour la jeunesse

M. Hachemi Djiar, lors de sa tour- née d’inspec-

tion et de travail dans l’Ouest du pays, a fait une halte pour encore inspecter des chantiers de projets en cours pour la pratique spor- tive et la promotion d’une couche juvénile est désor- mais au cœur des priorités et des urgences dans l’action du Président. Dans une phase d’exécution assez avancée, le centre régional de regroupement des équipes nationales a été en effet le point central du pro- gramme de cette visite, qui aussi courte quelle elle, fut riche en échanges et en pro- positions surtout avant qu’elle ne débouche sur la nécessite de respecter les délais de livraison de cette imposante structure d’ob- server une notion de qualité dans la réalisation. Sur place, ordre était donné par aussi bien le ministre que le wali pour l’achèvement des travaux à terme sachant que toutes les dispositions de financement et de soutien aux opérateurs ont été prises de manière à accompagner efficacement la construction de cet édifice. Une réunion d’évaluation est programmée d’ailleurs prochainement pour redynamiser ce grand chantier et fixer des échéances. Doté de tous les équipements et les installations necessaires, cet établisse- ment est appelé à accueillir les sélections nationales toutes disciplines confondues,

les sélections nationales toutes disciplines confondues, d’où cet appel du ministre à perfectionner l’ouvrage

d’où cet appel du ministre à perfectionner l’ouvrage et de réunir les conditions de pré- paration. Sur ce chapitre, M. Djiar n’a pas manqué de se focaliser sur une gestion futu- re à rationnaliser et à rentabiliser. D’autres points ont été évoqués concernant le secteur qui par le manque d’initiatives locales d’une période accuse un retard et reste à la traine par rapports du moins aux autres secteurs. L’autre destination était le lac Sidi

Mohamed Benali, objet actuellement d’une opé- ration d’aménagement pour l’ériger en site de détente, de repos et de villégiature .Une opéra- tion qui a mobilisé des fonds de l’ordre de 40 milliards de centimes dans un premier temps pour que l’attention du ministre soit retenue sur les perspectives de pro- motion de cet espace touristique et le dévelop- pement de quelques pra- tiques sportives. Une proposition à étudier naturellement fut avan- cée et concerne la réali- sation d’une école de formation des sports de voile… Le ministre devait sur les lieux suivre une exposition sur l’approche d’aménage- ment de ce site focalisant actuellement l’intérêt de toute une population dépourvue de ce genre d’espaces de divertisse- ment et d’évasion. Quatre jours durant, le temps était certainement insuffisant pour évaluer un élan d’équipement en direction de cette jeunesse pour sa promotion et son épanouissement, au vu de sa consistance, de sa variété et de sa diversité. Un élan à valo- riser par une exploitation rationnelle et une gestion se voulant volontariste pour une meilleure efficacité et une grande perfor- mance

A. Bellaha

Le bureau d’études, un conseiller de l’admi- nistration

Un point d’une extrême importan- ce a été soulevé lors de la visite d’ins- pection et de travail du ministre de la Jeunesse et des Sports dans la wilaya de Sidi-Bel-Abbès : le phénomène des réévaluations constantes et régu- lières des coûts de projets en l’absen- ce d’une estimation réelle des ser- vices techniques, notamment les bureaux d’études censés, en fait, accompagner toutes les phases de réa- lisation et rationnaliser une approche de construction. Une approche devant se reposer sur la recherche des formes d’amélioration de la qualité des ouvrages et des procédés techniques influant sur les coûts et les délais. Un bureau d’études demeure un conseiller de l’administration s’est exclamé le ministre de la Jeunesse et des Sports, tout en invitant les opéra- teurs en question à s’impliquer dans ce vaste élan d’équipement et à faire preuve d’engagement. « Nous avons des études finalisées qu’il suffira peut être d’ adapter au sol. Nous voulons tout simplement votre contribution dans un processus de reconstruction nationale … », a-t-il enchaîné, avant d’inviter ces architectes et experts à ne point se focaliser dans leur innova- tion sur la masse de béton souvent onéreuse et peu esthétique. Un véritable débat est à engager pour l’optimisation d’un programme d’investissement et sa valorisation… A. B.

L a tournée que vient d’effectuer le ministre de la Jeunesse et des Sports à
L a tournée que vient d’effectuer le ministre de la
Jeunesse et des Sports à travers plusieurs
wilayas de l’Ouest du pays fut d’une grande
ge de ses attentes et la concrétisation de ses objectifs.
Absolument, l’inspection des chantiers et la conformi-
richesse, certainement, pour renseigner le commun des
observateurs sur un élan d’équipement de ce secteur et
l’intérêt porté à cette masse juvénile pour son développe-
ment et sa promotion. Il est permis en
suivi soit accordé à l’initiation et à la formation et qu’une
implication réelle et effective des animateurs, des éduca-
teurs et des cadres de ce département soit de mise. En
clair, l’Etat a dépensé des fonds considérables pour une
telle alternative, assimilée désormais comme étant une
priorité absolue car s’agissant de l’élévation et de la pré-
té aux délais de réalisation des projets en cours fut relé-
guée au second plan, tant que la préoccupation du
membre du gouvernement consistait en l’optimalisation
et la capitalisation des installations devant servir de lieux
d’échanges et de rencontres pour
effet d’épiloguer sur la qualité des
ouvrages, les coûts des installations
Le sport antidote des fléaux sociaux
les jeunes, de rapprochement et
d’épanouissement. « On ne peut
ou les retards occasionnés dans la réa-
lisation d’un programme, mais on ne pas occulter une
volonté traduite par le déploiement d’un effort considé-
rable, voire singulier en direction du secteur pour généra-
liser une pratique sportive, favoriser l’émergence de
talents et ériger des espaces d’expression et de divertisse-
ment à une jeunesse.
Aires de jeux, salles omnisports, piscines, parcs spor-
tifs, centres et auberges, toute une gamme de projets
réceptionnés ou en cours ont vu le jour jetant ainsi les
fondements du sport de performance, pour peu qu’un
paration des générations montantes.
Valoriser cet investissement grâce à une meilleure
exploitation des infrastructures existantes et un total
engagement des gestionnaires en charge de ces installa-
tions s’assimile pratiquement à un défi à relever. Et c’est
pour cette raison que le ministre a, d’une certaine maniè-
re, concentré toutes ses interventions sur le sujet incitant
les représentants locaux à être à l’écoute des jeunes et à
leur ouvrir en continu ces édifices. Des édifices à ériger
en espaces de sensibilisation et d’orientation de cette
masse de manière à l’accompagner dans la prise en char-
pas lutter contre les fléaux sociaux
tels que la drogue sans une pratique sportive, par
exemple… », a-t-il souligné avant de s’étaler sur les pers-
pectives de rentabilisation de son département.
De nouvelles règles de jeu dans le fonctionnement des
infrastructures sportives et de divertissement ont été défi-
nies sûrement pour signifier que leur existence et leur uti-
lité résident bel et bien dans un meilleur accueil des
jeunes et une totale disponibilité de leurs responsables et
animateurs. Un message véhiculé et perçu par le commun
des acteurs et partenaires du secteur. A. B.

La mise à niveau du secteur des sports en perspective

D e l’avis même du ministre, trop timide demeure l’action entre-

prise en direction du secteur des sports à Sidi-Bel-Abbès, et reste nettement en deçà des attentes, si l’on ose dire pénali- sant de facto une région et lais-

sant à la traine un domaine d’activité d’une grande portée dans le développement et la promotion de la jeunesse. Des retards en effet considérables sont relevés dans la réalisation des modestes projets initiés ça et là sans aucune motivation, ni autre implication pour la massification de la pratique sportive. Et assurément, ce n’est point la responsabilité

d’un département ministériel plus que disposé à soutenir un élan d’équipement et à maté- rialiser toute approche de nature à relancer le sport dans toutes ses disciplines. Selon les informations recueillies, aucune proposition digne d’intérêt n’a été faite au niveau local durant ces der- nières années en dépit des appels de sportifs et des besoins exprimés en la matière comme pour entretenir une situation peu reluisante d’un secteur. Sur quinze dairas par exemple, deux terrains en gazon artificiel existent seule- ment influant ainsi sur un ren- dement et empêchant une mas-

sification du sport-roi et frei- nant l’émergence de jeunes talents sans compter l’inex- ploitation des salles de proxi- mité réalisées. La réalisation en cours d’un centre régional de regroupement des équipes nationales, projet imposant centralisé, constitue en fait l’exception à la règle. D’énormes retards sont à rattraper sans aucun doute pour la remise à niveau d’un secteur qui retient désormais l’attention des autorités locales engagées déjà dans la reconfi- guration du programme de la tranche annuelle 2011.Une attention soutenue par le pre- mier responsable du départe-

ment qui a exprimé toute sa détermination et inciter le nou- veau directeur de wilaya ins- tallé à l’occasion à se pencher sur le déséquilibre et le dis- fonctionnement observés. On ne doit d’ailleurs pas occulter dans ce contexte la collabora- tion du sénateur du RND qui, sur la base d’un constat, a for- mulé de nombreuses proposi- tions au ministre allant dans le sens du renforcement des capacités et installations spor- tives de la région. Redéploiement du parc omnisport du 24-Fevrier, reve- tement des stades et terrain de proximité, réalisation d’une piscine olympique, construc-

tion d’une grande salle omni- sports sont autant de sugges- tions manifestées localement pour la relance du secteur et l’accompagnement d’une dynamique. Un ton est donné en tout cas pour réactiver le circuit de fonctionnement de ce secteur et animer surtout ses infrastructures. Des infra- structures pour le développe- ment et la promotion de la jeu- nesse. Tout un programme est élaboré pour qu’il soit mis en application à l’orée de cette année et respecté surtout dans ses échéances à la grande joie d’une cité aux traditions spor- tives si établies. A. B.

Coopération

9

EL MOUDJAHID

Le ministre des AE du Lesotho à Alger

Le ministre des Affaires étrangères du Royaume du Lesotho, M. Mohlabi Tsekoa, est arrivé hier, à Alger pour prendre part aux travaux de la 1 re session de la commission mixte algéro-lesothane. Le ministre du Lesotho a été accueilli à son arrivée à l'aé- roport international Houari-Boumediene par le ministre délé-

gué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel. M. Mohlabi Tsekoa co-présidera avec M. Messahel les tra- vaux de cette session qui sera sanctionnée par la signature de plusieurs accords de coopération.

M. Tsekoa se félicite du développement des relations entre l'Algérie et le Lesotho

Le ministre des Affaires étrangères du Royaume du Lesotho, M. Mohlabi Kenneth Tsekoa, s'est félicité hier à Alger du développement qu'ont connu les relations entre son pays et l'Algérie ces dernières années, estimant que la tenue de la 1 re session de la commission mixte de coopé- ration permettra de renforcer davantage ces relations.

"Les relations entre l'Algérie et le Lesotho existent depuis quelques années déjà et elles ont été renforcées au fil du

temps grâce aux efforts du Président Abdelaziz Bouteflika et du Premier ministre du Lesotho", M. Pakalitha Mosisili, a déclaré M. Tsekoa à son arrivée à Alger. Il a ajouté que les deux pays examinent actuellement les moyens de "renforcer davantage cette coopération dans les sec- teurs de l'éducation, l'agriculture, la défen- se et autres". Il a relevé, à ce sujet, qu'il procèdera avec le ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghrébines, M. Abdelkader Messahel, à la signature d'un accord de coopération permettant de consolider les relations bilatérales. M. Tsekoa s'est félicité, en outre, de la coopération existant entre l'Algérie et le Lesotho au sein de l'Union africaine (UA), du mouvement des pays non-alignés et des

Nations unies. "Nous avons la même vision, les mêmes principes et nous luttons pour un monde plus juste, plus équitable ou il y aurait davantage de coopération entre tous les peuples et gouvernements", a-t-il souligné. "Nous luttons également pour la démo- cratisation et pour cela nous avons dans le cadre de l'UA un mécanisme de révision par les paires à travers lequel les pays coopè- rent de manière volontaire et se remettent en question eux-mêmes", a-t-il indiqué. Le ministre des Affaires étrangères du Royaume du Lesotho est arrivé à Alger pour prendre part aux travaux de la 1ère session de la commission mixte qu'il coprésidera avec M. Messahel. Les travaux de cette session sera sanc- tionnée par la signature de plusieurs accords de coopération.

par la signature de plusieurs accords de coopération. Entretien avec M. Medelci Le ministre des Affaires

Entretien avec M. Medelci

Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a reçu hier à Alger son homologue du Royaume du Lesotho, M. Mohlabi Kenneth Tsekoa. M. Tsekoa est en visite à Alger dans le cadre de la tenue de la 1 re session de la commission mixte algéro-lesothane. Il s'était félicité dans une déclaration à la presse à son arrivée à Alger du développement qu'ont connu les relations entre son pays et l'Algérie ces der- nières années, estimant que la tenue de la 1 re session de la commission mixte de coopération permettra de renforcer davantage ces relations.

coopération permettra de renforcer davantage ces relations. Un accord a été signé hier à Alger pour

Un accord a été signé hier à Alger pour la création d'une commission mixte de coopération bilatérale entre l'Algérie et le royaume du Lesotho. L'accord a été signé par le ministre délé- gué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel et le ministre des Affaires étrangères du Royaume du Lesotho, M. Mohlabi Kenneth Tsekoa.

Création de la commission mixte de coopération

L’accord signé hier à Alger

La création de cette commission est à même de définir un cadre légal de coopé- ration entre les deux

pays et d'asseoir des bases au processus de coopération, à travers la réalisation de pro- jets définis, d'un accord commun, par les deux pays, a déclaré M. Messahel. M. Mohlabi Kenneth Tsekoa a affirmé, pour sa part, que l'Algérie et le Lesotho sont appelés à renforcer des domaines de coopération pour la hisser au niveau des "relations historiques exceptionnelles" entre les deux pays.

Il a mis l'accent sur le rôle de l'Algérie dans la libération du peuple du Lesotho de la politique de discrimination raciale, souli- gnant la nécessité d’œuvrer pour la promo- tion et le développement de la coopération bilatérale. La tenue de la première session de la commission mixte sera l'occasion pour examiner les domaines de coopération entre les deux pays et de se concerter autour des questions intéressant le conti- nent africain, dont celles relatives au déve- loppement, à la paix et à la sécurité.

M. Abdelkader Messahel :“La création de la commission mixte est une nouvelle étape dans le développement des relations bilatérales”

Le ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghrébines M. Abdelkader Messahel a affirmé hier à Alger que la créa- tion de la commission mixte entre l'Algérie et le Royaume du Lesotho était "une nou- velle étape" dans le développement des relations traditionnelles basées sur la fra- ternité et la solidarité entre les deux pays. Lors de l'ouverture de la première ses- sion de cette commission co-présidée avec le ministre des affaires étrangères du Royaume du Lesotho M. Mohlabi Kenneth Tsekoa, M. Messahel a indiqué que les rela- tions entre les deux pays tiraient "leur essence et leur solidité de la lutte historique de nos deux peuples pour l'indépendance" et de "leur ferme soutien et leur engagement envers la question de la décolonisation en Afrique et pour la libération de ses peuples". La tenue de cette première session, a-t-il dit, "nous offre l'opportunité d'envisager de nouvelles perspectives de coopération dans le sens de la consolidation des rela- tions fraternelles entre nos deux pays". La partie algérienne, a-t-il souligné, a "propo- sé un projet de mémorandum de concerta- tion politique entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays qui sera soumis au débat lors de cette session et

signé à la fin des travaux". M. Messahel a réitéré, à cette occasion, la disponibilité de la partie algérienne de discuter les projets et les mémorandum d'entente dans les domaines agricole, commercial, de l'ensei- gnement supérieur et la recherche scienti- fique, la formation professionnelle ainsi que l'examen de toute proposition formulée par le royaume du Lesotho dans le but de ren- forcer et d'enrichir le cadre juridique de la coopération entre les deux pays. Le ministre a appelé les représentants des deux parties à "discuter et à examiner les propositions de chacune des délégations avec réalisme et pragmatisme en favori- sant l'approche fraternelle et solidaire ainsi que l'entente mutuelle". Il a insisté sur l'importance de traiter toutes les propositions avec "un esprit ouvert sur tous les moyens et aspects de la coopération y compris dans les domaines militaire et sécuritaire en exploitant toutes les voies de complémentarité entre les éco- nomies des deux pays". Aussi, a-t-il poursuivi, "nous avons veillé à ce que la délégation algérienne soit représentative au niveau de tous les secteurs de manière à englober tous les domaines concernés par la coopération". "Cette rencontre offre l'opportunité

d'une concertation politique entre les deux pays et l'examen de questions politiques régionales d'intérêt commun", a-t-il souli- gné, évoquant en particulier celles relatives au règlement des conflits dans le continent "dont le conflit au Sahara occidental, la situation en Côte-d'Ivoire, en Somalie et d'autres questions en relation avec la sécu- rité et la stabilité en Afrique". Le ministre des Affaires étrangères du Lesotho a, pour sa part, affirmé l'importan- ce de la création de cette commission, la considérant comme "un cadre idéal à même de hisser la coopération bilatérale au niveau des relations politiques excellentes qui lient les deux pays". Il a estimé que la coopération entre l'Algérie et le Royaume du Lesotho peut englober de nombreux domaines dont l'agri- culture, les échanges commerciaux, les res- sources humaines, l'éducation, la formation professionnelle et la recherche scientifique outre la coopération dans les domaines de la défense et la sécurité. Il a exprimé la disponibilité de son pays à donner "une forte impulsion" "à cette coopération afin qu'elle soit "plus dévelop- pée et diversifiée" au service des intérêts des deux peuples et des deux pays.

APS

A l’issue de ses entretiens avec plusieurs minisitres à Alger

Le ministre italien du Développement économique :

Les "problèmes" existant en voie de résolution pour nos projets communs”

Les moyens de résoudre les "problèmes" entravant la concrétisation de projets com- muns algéro-italiens ont été au centre des dis- cussions ayant réuni hier à Alger le ministre italien du Développement économique, M. Paolo Romani avec des ministres algériens. "Beaucoup de projets communs sont à l'ordre du jour et notre objectif principal est de résoudre les problèmes là où ils se trouvent", a déclaré à la presse M. Romani au terme d'une réunion avec le ministre du Commerce Mustapha Benbada. "J'ai l'impression que nous allons atteindre cet objectif", a-t-il ajouté sans donner plus de détails sur la nature de ces problèmes. Les pro- jets en question touchent notamment aux domaines de l'énergie, l'industrie, le commerce et les télécommunications, selon lui. Avant cette rencontre, le ministre italien s'est entrete- nu avec le ministre de l'Energie et des Mines, avant de rencontrer les ministres de la Poste et des Télécommunications et de l'Industrie. Pour M. Romani les relations entre l'Italie et l'Algérie "sont très importantes" puisque ce pays s'est classé en 2010 deuxième client de l'Algérie (après les USA) avec 6,39 milliards de dollars (mds usd) d'importations, et troisiè- me fournisseur (après la France et la Chine) avec des exportations de 3,89 mds usd, selon les chiffres des Douanes algériennes. Les échanges commerciaux entre les deux pays, composés essentiellement de gaz et de pétrole algériens et d'équipements industriels italiens, ont ainsi dépassé les 10 mds usd l'année der- nière. Parmi les domaines ouverts à la coopé- ration bilatérale figure le développement des PME-PMI, dont l'Italie est un leader mondial avec un tissu de 4,5 millions d'entreprises. "Nous avons 4,5 millions de PME pouvant être un modèle pour l'Algérie qui table sur la créa- tion de 200.000 nouvelles PME dans le cadre de son plan quinquennal actuel d'investisse- ments publics", a suggéré M. Romani. "Ces PME, une fois créées, seront évidemment introduites dans notre relation bilatérale et pourraient permettre à l'Algérie d'élargir ses exportations par d'autres produits que les hydrocarbures", a-t-il noté en rappelant que "beaucoup d'entreprises italiennes, parmi les plus importantes, sont déjà présentes en Algérie". Plus de 180 compagnies italiennes, opérant dans divers secteurs comme les hydrocarbures, l'industrie manufacturière, le BTP et l'hydraulique sont actuellement pré- sentes en Algérie, selon l'Institut italien pour le commerce extérieur (ICE). Le volume de leurs investissements reste cependant "modeste", selon des observateurs. M. Benbada a, de son côté, indiqué aux journalistes que les relations algéro-italiennes étaient "stratégiques et fructueuses" sur plu- sieurs plans et représentent même une "véri- table intégration" régionale. Le plan quinquennal (2010-2014), doté de 286 milliards de dollars, "offre la possibilité d'élargir et d'approfondir davantage ces rela- tions", a-t-il estimé. Des représentants d'en- treprises industrielles italiennes avaient mani- festé en janvier dernier à Alger un intérêt pour le partenariat avec des PME algériennes acti- vant notamment dans le bâtiment et l'Agroalimentaire. En décembre 2010, les responsables de sept entreprises italiennes de la région de Padove activant dans l'industrie, le bâtiment, la chimie, l'hôtellerie et l'hydraulique s'étaient rendus en Algérie. Leurs contacts avec les opérateurs locaux ont été qualifiés "d'intéressants" et de "prometteurs" . "Nous sommes venus pour avoir des contacts avec nos homologues algériens pour une meilleure connaissance du marché algé- rien, à la recherche d'opportunités de partena- riat et une éventuelle participation aux projets arrêtés dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014", avait alors expliqué le chef de la délégation M. Marco Toson.

Coopération - Monde

10

EL MOUDJAHID

Le monde va vers des temps nouveaux marqués par trois défis, démographique, écologique, éco- nomique, a déclaré hier, à Alger le contre-amiral français Jean Dufourcq, soulignant que le modè- le politique occidental "n'est plus un vecteur de développement" alors que le monde arabe n'a pas encore trouvé son "point d'équi-

libre pour proposer un projet dyna- mique" de développement. L'économie libérale a prouvé durant la crise financière de 2008 son incapacité à mener vers le développement, a indiqué Jean Dufourcq, également rédacteur en chef de la revue française "Défense nationale" lors d'une conférence-débat sur "les défis stratégiques mondiaux à l'horizon 2030" organisée par le Centre de recherche stratégique

et sécuritai-

re (CRSS).

Pour le

conféren-

cier, le

risque en

l'absence

de modèle politique est que tout "devient flui- de". "On voit arriver des pays qui veulent prendre leur part dans ce monde et veulent occuper l'espa- ce", a-t-il dit en allusion aux pays émergents, comme la Chine, l'Inde ou le Brésil. Ces "nouveaux acteurs, a-t-il expli- qué, vont rendre caducs les anciens systèmes et apporter de nouvelles conceptions et visions". Il s'est interrogé dans ce sens sur l'avenir du modèle américain, aujourd'hui "en déclin" selon lui, et sur sa capacité à se transformer pour reprendre le dessus avec l'avènement du Président Barack Obama. "Pendant des décennies, beaucoup de sociétés se sont ali- gnées sur le modèle américain. S'il s'effrite,il y aura de graves réper- cussions" et "beaucoup de choses changeront dans la configuration du monde", a-t-il averti. Abordant le monde arabe, il a esti- mé que trois sphères (le politique, le social et le religieux) se dispu- tent la scène arabe, et n'ont pas réussi pas à trouver "un point d'équilibre pour structurer un

modèle politique" susceptible d'enclencher un processus de développement et répondre aux exigences des populations. "La coordination entre ces trois sphères ne s'est pas faite pour

être un repère, un projet pour les autres", a-t-il dit. Dans son analy- se des insuffisances constatées dans les modèles de société dans le monde, le contre-amiral Jean Dufourcq a indiqué que la démo- cratie parlementaire a montré ses limites, souligant que les citoyens ne votent plus, car les parlemen- taires "ne sont plus actifs" auprès de leurs élus et sont devenus

"rentiers".

"l'Etat est dépassé par l'évolution des sociétés et des communauta- rismes" et "les citoyens veulent s'autogérer, prendre en main leur destin". De plus, a-t-il ajouté, l'économie numérique (NTIC) a mis l'Etat "entre parenthèses", le rendant "incapable de satisfaire vite les exigences" des popula- tions. "La sécurité durable" englo- be la sécurité des citoyens dans ses aspects multiples, comme "la prospérité et la dignité" et implique

aussi la "sécurité immatérielle qui permet au citoyen de vivre sa propre culture à l'aise", a-t-il expli-

qué.

la planète est confrontée à trois défis majeurs identifiés: la "révolu-

tion" démographique, l'exigence écologique et la régulation des

marchés mondiaux.

sommes dans une ère nouvelle, d'un âge qui se termine, nous n'al- lons pas trouver un point d'équi- libre, un ordre nouveau avant bien des années", a-t-il estimé, en pro- posant en attendant des pana- cées. "A la communauté de besoins et d'intérêts de s'organiser pour s'affirmer", a-t-il dit, en don-

nant à titre d'exemple le Groupe des 5+5 ou l'UpM (Union pour la Méditerranée). Il a noté cependant que le projet UpM a "échoué" en raison, notamment, de l'absence de solution à la question palesti- nienne. Il trouve toutefois que "l'idée reste bonne".

APS

Conférence : le contre-amiral français Jean Dufourcq invité hier du Centre de recherche stratégique et sécuritaire

«Les défis stratégiques mondiaux à l’horizon 2030»

L’écologie, la démographie, le marché planétarisé constituent un enjeu d’une importance cruciale

dans un monde en pleine transfor- mation, rongé par des incerti- tudes, des inconnus selon les ana- lyses du conférencier, le contre- amiral Jean Dufourcq, directeur d’études à l’institut de recherche

straté-

directeur d’études à l’institut de recherche straté- le contre-amiral français Jean Dufourcq au cours de sa

le contre-amiral français Jean Dufourcq au cours de sa conférence hier au CRSS.

qui sont des puissances émer- gentes qui vont transformer iné- luctablement le système en place qui régit la planète. L’orateur esti- me que nous sommes à la fin d’un âge qui n’exonère pas de l’existen- ce de quatre inconnues structu- relles qui concernent le devenir des USA, la Chine et l’Afrique. Ce sont des zones de surchauffe essentielles à la compréhension du devenir de l’humanité, sur ce qui va se passer en définitive. Le conférencier s’interroge et ne donne pas de certitudes solides. L’Amérique va-t-elle au-devant de son déclin ou aura-t-elle, au contraire, les capacités de se transformer ? Le Président Barack Obama pourra-t-il mener à termes ses réformes ? Ce sont des ques- tions que pose M. Dufourcq sans toutefois s’étaler longuement sur les réponses. S’agissant de la Chine, l’orateur pense que les diri- geants sont en face d’un contrat capital qui détermine l’avenir de leur pays. Il est question de faire passer des centaines de millions de Chinois dans le statut de classe moyenne avec un taux de croissan- ce annuel de 10%. C’est une cour- se contre la montre. L’Afrique fait face à un modèle d’Etat qui doit s’adapter à la nou- velle configuration qui se dessine dans le monde, à des populations qui expriment de plus en plus de besoins. A ces inconnues, le monde est donc confronté à des défis liés à la démographie, à l’écologie, à l’économie. Les modèles existants ne sont pas compatibles avec le nouvel âge dans lequel on s’engouffre. L’orateur en appelle à la com- munauté de destin qu’il faut savoir exploiter, dynamiser. Il se déclare particulièrement favorable à ce qui s’apparente chez lui à un projet de grande importance qui s’incarne dans l’idée d’une Méditerranée occidentale, engagée dans un des- tin commun, une perspective de

engagée dans un des- tin commun, une perspective de Ph. A. Hammadi rassemblement des Etats et

Ph. A. Hammadi

dans un des- tin commun, une perspective de Ph. A. Hammadi rassemblement des Etats et des

rassemblement des Etats et des peuples qui sont une solution au regard des analyses de l’orateur. La Méditerranée occidentale est un laboratoire d’une mondialisa- tion raisonnée, riche de perspec- tives prometteuses. C’est une carte à faire jouer. Il défend également le concept d’une alliance domi- nante entre l’Europe et le Maghreb. Il plaide, en d’autres termes, pour une convergence et une synergie collective. Il se déclare partisan d’une sécurité durable dont les acteurs les plus influents sont les citoyens et dont la finalité première est d’expurger les civilisations et les cultures des germes de la violence. Cette sécu- rité durable peut se faire à l’aide de moyens de régulation, de média- tions sociales, locales, qui règlent les conflictualités internes. C’est une nouvelle manière de concevoir et de penser la justice. L’idée d’une fonctionnalité du monde autour d’un leadership omniscient et omnipotent aura vécu. Il faut désormais administrer la planète autrement. Comme il fallait s’y attendre, le débat a été riche, dense et parfois passionné. Des questions attachées à la manière de trouver des alternatives adéquates à cette nouvelle forme de défis qui déterminent le destin de la planète ont été parmi les plus

récurrentes. Les Etats, est-il ins- tamment préconisé par le confé- rencier, ont le devoir de prendre conscience des enjeux qui se profi- lent à l’horizon. La faiblesse des Etats est une difficulté à résoudre. L’orateur estime qu’on assiste à la disparition des « ismes », autre- ment dit, à la mort des idéologies pour laisser place à la dignité humaine, au développement des peuples et des citoyens. Les Etats défaillants seront sanctionnés par l’histoire et seront balayés de la carte. Concernant le Monde arabe, le conférencier se montre extrême- ment circonspect et prudent quant à ses chances de constituer un modèle de projet collectif. Il pense que les signes d’une incapacité à opérer son rassemblement sont plutôt faibles et ne peuvent polari- ser les énergies. Cette appréciation, on ne peut plus pessimiste, a été contestée par certains intervenants. En tout cas, les systèmes héri- tés depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale ne parviennent plus à gérer les rapports de force de notre monde actuel. L’esquisse d’un nouveau systè- me est impérative. Elle a besoin d’être réfléchie, théorisée et conceptualisée, indique en derniè- re instance le conférencier. M. Bouraïb

en derniè- re instance le conférencier. M. Bouraïb gique et rédacteur en chef de la revue
en derniè- re instance le conférencier. M. Bouraïb gique et rédacteur en chef de la revue

gique et rédacteur en chef de la revue Défense nationale. Il a tenté

Le modèle politique occidental "n'est plus un vecteur de développement"

d’en cer- ner la pro- blématique au cours d’une confé- rence-débat organisée hier à l’hô- tel El Djazair, par le Centre de recherche stratégique et sécuritaire (CRSS), dirigé par l’universitaire, M. M’hand Berkouk. Il y a trois grands défis que l’humanité aura à relever, il s’agit de la révolution démographique qui induit une nouvelle géopoli- tique et une géoéconomie, l’exi- gence écologique avec son spectre de pénuries, la fragilité du progrès et le grand désordre économique qui pose un problème de redistri- bution des zones de marchés. Face à ces spectres majeurs, l’orateur observe un affaiblisse- ment patent de l’Etat qui est miné par des structures de pouvoirs transnationaux qui obèrent son influence et limitent son efficacité. Il cite, à titre d’exemple, les médias, les multinationales, les ONG. Il évoque par conséquent, la fin d’un âge historique dominé par une carence de la démocratie par- lementaire en Occident qui entraî- ne une désaffection du peuple à l’égard des majorités issues des suffrages des urnes. Le modèle libéral économique et social a abouti à une sorte de capotage qui n’est pas purgé. Les crises qui le secouent ne font que remettre en service de vieux rouages qui ont montré leur impuissance. Dans le Monde arabe, la situation n’est guère reluisante car sa dynamique, liée à trois sphères fondamentales que sont le politique, le social et le religieux ont du mal à se coordon- ner. Ce modèle n’est pas parvenu à retrouver son point d’équilibre. Le monde observe l’arrivée en puis- sance de nations qui expriment un appétit de pouvoir, une dynamique qui ne fonctionnent pas avec les traditionnels outils de développe- ment. Les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) sont des acteurs nou- veaux qui apportent, selon l’ora- teur, un vent d’ouverture. Une nouvelle dynamique se crée aussi avec des regroupements régionaux

Selon lui, aujourd'hui

Deux des huit pièces disparues du Musée du Caire retrouvées

Deux des huit pièces dispa- rues du Musée égyptien du Caire lors des manifestations antigouvernementales ont été retrouvées dans le jardin entourant le bâtiment, ont annoncé hier, les autorités égyptiennes. Il s'agit d'une amulette en forme de scarabée appartenant à Yuya, un puissant courtisan de la XVIIIème dynastie qui régna il y a plus de 3.000 ans, et de l'une des statuettes funé- raires (ouchabtis) de Yuya, fai- sant partie d'un ensemble de onze figurines, a précisé le secrétaire d'Etat aux

Antiquités, Zahi Hawass, dans un communiqué. "Les recherches qui ont eu lieu à l'intérieur et à l'extérieur du Musée égyptien pour (retrouver) les pièces archéo- logiques perdues ont abouti à la découverte de certaines d'entre elles", a-t-il déclaré. Dimanche, M. Hawass a annoncé qu'un inventaire effectué après les manifesta- tions anti Moubarek avait révélé que huit pièces de gran- de valeur avaient disparu du Musée. Parmi ces objets figu- rent une statue en bois recou- verte d'or du roi de la

XVIIIème dynastie Toutankhamon portée par une déesse ainsi que des parties d'une autre statue du même pharaon, avait-il indiqué. D'après le directeur du Musée, Tarek al-Awadhi, les recherches des pièces dispa- rues se poursuivent toujours. Le Musée égyptien recèle des pièces antiques inesti- mables, dont le trésor funérai- re de Toutankhamon et de nombreuses momies royales. Environ 100.000 pièces sont exposées dans sa centaine de salles, 50.000 autres repo- sent dans les réserves.

Sommet arabe le 29 mars à Baghdad

Le Sommet annuel de la Ligue arabe se tiendra le 29 mars à Baghdad, a annoncé hier à la presse l'ambassadeur irakien auprès de l'institution panarabe, dont le siège se trouve au Caire. "Le Sommet de la Ligue arabe se tiendra à Bagdad le 29 mars", a déclaré Qais Al- Azzawi, en marge d'une réunion des représentants permanents des pays membres de la Ligue.

Il a par ailleurs affirmé que

"Nous

MawlidEn-Nabaoui 11 12 Rabi’El-Awal 1432 EL MOUDJAHID M awlid Ennabaoui Ech Charif Le Prohète (que
MawlidEn-Nabaoui
11 12 Rabi’El-Awal 1432
EL MOUDJAHID
M
awlid Ennabaoui Ech Charif
Le Prohète (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui)
Le Coran était son éthique
Nul doute que le noble
Messager - que la paix, les salu-
tations et les prières soient sur
lui - fut l’homme au caractère
le plus agréable, à l’éthique la
plus parfaite, et aux manières
les plus raffinées. Le Noble
Coran le décrit comme étant
doté d’excellentes manières,
compatissant et miséricor-
dieux. Il est en outre, selon les
termes du Coran, une lumière,
un luminaire, un annonciateur
de la bonne nouvelle, et une
miséricorde pour tous les
mondes.
Il dit lui-même - paix et béné-
dictions de Dieu sur lui : "J’ai
certes été envoyé pour parache-
ver les nobles manières". Et
celui qui fut envoyé à cette fin a
nécessairement atteint la per-
fection en termes de nobles
manières, afin qu’il soit un
guide pour autrui. C’est pour
cela que le Messager de Dieu,
Muhammad Ibn `Abd Allâh,
était l’exemple le meilleur de la
clémence, de la dignité, de
l’équité, du courage, de la
patience, de la générosité, et des
autres vertus capitales.
Lorsque la Dame `Â’ishah,
que Dieu l’agrée, dit que les
manières du Messager étaient
le Coran, elle entend qu’il fut -
paix et bénédiction de Dieu sur
lui - un modèle vivant de la
mise en pratique et de l’appli-
cation des principes et de ver-
tus du Noble Coran.
Par exemple, le Coran dit :
"Et consulte-les à propos des
affaires."[1], "Repousse (le
mal) par ce qui est meilleur ; et
voilà que celui avec qui tu avais
une animosité devient tel un
ami chaleureux."[2], "Certes,
Allah commande l’équité, la
bienfaisance et l’assistance aux
proches. Et Il interdit la turpi-
tude, l’acte répréhensible et
l’agression."[3], "Et endure ce
qui t’arrive avec patience. Telle
est la résolution à prendre dans
toute entreprise !"[4], "Prends
l’excédent, commande ce qui
est convenable et éloigne-toi des
ignorants."[5]. Ce sont là des
vertus auxquelles le Coran invi-
te. Le Messager de Dieu, paix et
bénédictions sur lui, s’y est
attaché et son éthique, c’était le
Coran.
Et Dieu - Exalté Soit-Il - est
plus Savant.
SSaa mmooddeessttiiee
HADiths du Prophète Muhammad
Muhammad était un par-
fait exemple de modestie,
de pudeur et d’humilité. Il
ne parlait jamais fort ni de
manière grossière. Au mar-
ché, il passait toujours cal-
mement parmi les gens, le
sourire aux lèvres. Lorsque
dans une assemblée il
entendait quelque chose
d’indésirable, il ne disait
rien par respect aux indivi-
dus, bien que la couleur de
son visage laissait transpa-
raître ses sentiments, aussi-
tôt pris en compte par ses
Compagnons. Â’ïshah rap-
porte n’avoir jamais vu
l’Envoyé de Dieu rire exa-
gérément de manière à lais-
ser apparaître ses molaires,
car il ne faisait que sourire.
Ibn -Umar rapporte qu’un
Ansârite mettait son frère
en garde contre la pudeur,
lorsque le Prophète s’ap-
procha et lui dit : « Laisse-
le, la pudeur fait partie de la
foi. »
Zayd Ibn Talhah rapporte
que le Messager de Dieu dit
: « Toute religion a une
caractéristique et la caracté-
ristique de l’islam est la
pudeur. »
Le Prophète de Dieu mena
une vie simple et modeste
tant à La Mecque en tant
que commerçant qu’à
Médine en tant que Chef
d’État.
Son changement de statut
à Médine ne changea rien à
la modestie de son train de
vie. `Umar rapporte que le
Prophète dit : « Ne me glo-
rifiez pas comme les chré-
tiens ont glorifié Jésus, fils
de Marie. En vérité, je ne
suis qu’un Serviteur de
Dieu. Appelez donc moi : le
Serviteur et le Messager de
Dieu. »
De plus, le Prophète ne se
comporta jamais comme
s’il était supérieur à autrui,
ni ne méprisa les travaux
manuels. `Abd Allâh Ibn
Abî Awfâ rapporte que
l’Envoyé de Dieu ne dédai-
gnait jamais d’accompa-
gner un esclave ou une
veuve pour lui rendre un
service. D’autres rapportent
également qu’il balayait sa
maison, attachait les cha-
meaux, nourrissait les ani-
maux, mangeait avec ses
serviteurs et les aidait à
pétrir la pâte à pain et à por-
ter les provisions du mar-
ché. Anas rapporte que le
Prophète de Dieu avait
l’habitude de rendre visite
aux malades, assistait aux
funérailles, montait sur les
ânes et acceptait les invita-
tions à manger chez les
esclaves. Jâbir raconte que
le Prophète ralentissait l’al-
lure par égard pour les per-
sonnes faibles et qu’il priait
pour elles. Quand `Adî Ibn
Hâtim vint voir l’Envoyé
de Dieu, il le fit entrer chez
lui. Un serviteur amena
alors un coussin pour le
Prophète, mais celui-ci le
plaça entre son invité et lui-
même, et préféra s’asseoir
par terre. `Adî raconte qu’il
réalisa alors immédiate-
ment que le Prophète
n’était pas un roi. Une
situation similaire est rap-
portée par `Abd Allâh Ibn
Amr Ibn Al-`Âs : « Un jour
que le Messager de Dieu est
venu chez moi, je lui tendis
un coussin bourré
d’écorces, mais il s’assit
par terre et plaça le coussin
entre lui et moi. »
En toute chose, le
Messager de Dieu était
humble. Anas rapporte que
l’Envoyé de Dieu acceptait
toute invitation, même si on
lui proposait seulement en
guise de repas du pain et de
la soupe dont le goût avait
changé. Il rapporte égale-
ment que le Messager de
Dieu dit : « Je suis le
Serviteur de Dieu. Je
mange donc comme un ser-
viteur et je m’assieds
comme un serviteur. »
(que la paix et le salut d'Allah soient sur lui)
Rapporté par Mouslim.
Le Messager d’Allah (que la
paix et le salut d'Allah soient sur
lui) a dit : « Ô vous les gens ! Votre
Seigneur est unique et votre père
est unique ; vous descendez tous
d’Adam et Adam provient de la
terre. Assurément, le plus noble
d’entre vous auprès d’Allah est le
plus pieux, et l’arabe n’a pas plus
de mérite que le non-arabe sauf s’il
se distingue par la piété. »
Authentifié par Albâny dans At-
targhîb wa At-tarhîb.
Le Messager d’Allah (que la
paix et le salut d'Allah soient sur
lui) a dit :
« Ceux d’antan ont péri, car ils
renonçaient à punir le noble lors-
qu’il volait, tandis qu’ils s’empres-
saient de sanctionner le misérable,
s’il volait. Je jure par celui qui
détient l’âme de Muhammad entre
ses mains, si Fatima, fille de
Muhammad, s’avérait être une
voleuse, je lui couperais moi-même
sa main ! » Rapporté par Boukhâry
et Mouslim.
La foi
Le Messager d’Allah (que la
paix et le salut d'Allah soient sur
lui) a dit : « La foi est de croire en
Allah, ses anges, ses livres, ses
messagers, au jour dernier et au
destin qu’il soit en ta faveur ou
non. » Rapporté par Mouslim.
Le Messager d’Allah (que la
paix et le salut d'Allah soient sur
lui) a dit : « La foi se décompose
en soixante-dix branches et
quelques. La meilleure branche est
de dire « il n’y a pas de divinité
digne d’être adorée si ce n’est
Allah » et la dernière branche est
de ramasser tout ce qui peut faire
obstacle sur un chemin ; et la
pudeur est une des branches de la
foi. » Rapporté par Boukhâry et
Mouslim.
Le Messager d’Allah (que la
paix et le salut d'Allah soient sur
lui) a dit : « Quiconque dit : j’ac-
cepte Allah comme Seigneur,
l’Islam comme religion et
Muhammad comme prophète, le
paradis lui sera obligatoirement
attribué. »
Rapporté par Aboû Dawoûd et
authentifié par Albâny.
Subvenir aux besoins
de son épouse et de
ses enfants
L’équité et l’égalité
Le Messager d’Allah (que la
paix et le salut d'Allah soient sur
lui) a dit : « Allah ne regarde pas
votre aspect, mais il regarde ce que
renferme votre cœur et ce que vous
accomplissez. » Rapporté par
Mouslim.
Le Messager d’Allah (que la
paix et le salut d'Allah soient sur
lui) a dit : « Celui dont les œuvres
ne sont pas complètes ne pourra pas
faire appel à la noblesse de sa
famille pour les compléter. »
Le Messager d’Allah (que la
paix et le salut d'Allah soient sur
lui) a dit : « Commence par t’oc-
cuper de tes proches. » Rapporté
par Aboû Dawoûd et Tirmidhy et
authentifié par Albany. »
Le Messager d’Allah (que la
paix et le salut d'Allah soient sur
lui) a dit : « L’homme est récom-
pensé en donnant à boire à sa
femme. » Rapporté par Tabarâny
et authentifié par Albâny.
Le Messager d’Allah (que la
paix et le salut d'Allah soient sur
lui) a dit : « Le meilleur argent est
celui qui est dépensé par l’homme
pour sa famille. » rapporté par
Mouslim.
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12 EL MOUDJAHID

Mawlid En-Nabaoui 12 Rabi’El-Awal 1432

NAISSANCE DU SCEAU DE

En-Nabaoui 12 Rabi’El-Awal 1432 NAISSANCE DU SCEAU DE V V e e r r s s

VVeerrssee ttss dd uu CCoorraann

“C’est Lui (Allah) qui révèle à Sa créature (Mohamed QSSSL) des versets clairs pour vous tirer des ténèbres vers la lumière ; Dieu est compatissant et miséricordieux pour vous” (sourate El-Hadid). “Nous t’avons révélé le Livre conformément à la vérité, pour que tu juges les gens selon ce que Dieu t’a inspiré” (sourate En-Niça). “Ensuite, nous t’avons placé sur la voie de l’ordre divin ; suis-la donc ; ne suis pas les caprices des ignorants qui ne te serviront de rien contre Allah ; les injustes sont des alliés réciproques ; Dieu est l’allié de ceux qui Le craignent. Ceci dit, pour dessiller les yeux des hommes : c’est la direction et la miséricorde pour les hommes qui sont sûrs d’eux- mêmes”. (sourate El-Djaia). “Vous avez en l’Envoyé d’Allah un excellent exemple et ce, pour qui espère en Dieu, au jour dernier et qui invoque Allah fréquemment”. (sourate El-Ahzab). “Le jour où l’injuste se mordra les doigts en se disant : “Ah ! j’aurais dû ménager pour moi, auprès du Prophète, une voie de salut ! Malheur à moi ! J’aurais dû renoncer à l’amitié d’untel ! Il m’a détourné du rappel alors que je l’avais reçu” ; mais Satan abandonne toujours l’homme à son sort. Mon Dieu, dit le Prophète, mon peuple prend ce Coran comme cible à sa médisance” (sourate El-Forqane). “Ce que vous apportera le Prophète, rece- vez-le et ce qu’il vous défendra abstenez- vous-en, craignez Dieu car il châtie durement”. (Sourate El-Hachar). “Ceux qui croiront en lui (Mohamed QSSSL) l’assisteront, assureront sa défense et sui- vront la lumière à lui révélée; ce seront eux qui prospéreront. Dis-leur : “Humains, je suis l’Envoyé d’Allah auprès de vous tous”. De Celui qui a l’empire de la terre et des cieux - nul autre Dieu que lui ! —Il donne la vie et la mort. Croyez donc en Lui et à Son Prophète. L’illettré qui croit en Dieu et à ses paroles; suivez sa religion ; peut- être que vous réussirez à être guidés”. (Sourate El-Araf). “C’est ainsi que nous t’avons inspiré un esprit de notre ordre; tu ne savais pas ce qu’est le Livre ni ce qu’est la foi ; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos créa- tures. Certes, tu guides vers une voie droite, la voie d’Allah à qui appartient le contenu de la terre et ce qui est aux cieux ; sans doute que tout fera retour à Dieu”. (Sourate Ech-Choura). “Dis-leur (ô Mohamed ! QSSSL) : “Voici ma voie; j’appelle vers Dieu, en toute clair- voyance, moi et quiconque me suit ; gloire à Allah ; je ne suis pas du nombre des païens”. (Sourate Youcef). “Ceux qui divisèrent leur religion et se constituèrent en sectes, tu n’es nullement de leur nombre. C’est Allah qui sera saisi de leur comportement et c’est lui qui leur expliquera ce qu’ils faisaient”. (Sourate El-Anâm).

LeMessager delaF

Nous publions aujourd’hui un intér à la vie du Prophète Mohammed, de sa moments de cette exist

Mohammed, fils de Abdallah ben Abd-El-Moutalib et de Yamina bent Wahib ben Abdi Manaf, de la célèbre tribu des Qoraïchites de la presqu’île Arabique, est né le 12 du mois lunaire de Rabia El-Aouel en l'an de l'Eléphant, correspondant à l'année 571 grégorienne.

Pourquoi l'an de l'Eléphant ?

En Arabie avant l'Hégire, les dates importantes étaient marquées par les événements extraordi- naires qui se produisaient. C'est ainsi que l'année

de l'Eléphant est celle que le général Abrahamatou,

à la tête d'une forte armée du Négus d'Abyssinie,

avait choisie pour pénétrer à La Mecque avec l'in- tention de saccager la "Kaâba" ou temple sacré édifié par le Prophète Ibrahim El-Khalil (Abraham). Cet événement historique et la suite qui lui a été réservée furent rappelés par Dieu dans les versets coraniques de la sourate "El-Fil".

Décès

de Mohammed

En l'an onze de l'Hégire, l'Envoyé de Dieu prit la décision d'attaquer les Romains en Palestine. Il mobilisa une grande armée et il donna le comman- dement de cette dernière à Oussama ben Zaid. Mais, alors que les préparatifs de cette guerre n'étaient pas encore achevés, il décéda le lundi Rabia El-Aouel de l'année susvisée. Il était âgé de

63 ans. Il fut inhumé là où il rendit l'âme, c'est-à-dire

à Médine. Son tombeau est visité tous les ans,

notamment durant le pèlerinage officiel, par une foule de fidèles évaluée à plusieurs millions. On sait que c'est après ce décès que Abou Bakr Es-Seddiq, premier Khalif musulman orthodoxe, termina victorieusement ladite guerre.

Mission

de Mohammed

Dans plusieurs articles publiés par El Moudjahid à l'occasion de Moulouds passés, nous avons donné avec beaucoup de détails la biographie de notre Prophète. Pour aujourd'hui, nous nous bornerons à rappe- ler très brièvernent que l'Envoyé de Dieu a vécu deux périodes particulières au cours de la haute mission que Dieu lui a confiée et qu'il a remplie—il faut dire—avec sagesse et clairvoyance. La première période s'étale entre la révélation du Coran et le commencement de l'Hégire. Au cours de ce laps de temps de plus d'une dizaine d'années, Mohammed rencontra à La Mecque et dans ses environs, c'est-à-dire dans sa région nata- le, de nombreuses difficultés pour propager la reli- gion. Il subit une farouche opposition de la part même de membres de sa propre tribu des Qoraïchites. Les premiers musulmans ne furent pas non plus épargnés. IIs furent arrêtés, emprisonnés, maltraités. torturés, tués et dépouillés de leurs biens par les ennemis de l'Islam. La deuxième période, c'est celle où notre Prophète, quittant La Mecque, s'installa à Médine. Elle s'étend du début de l'Hégire jusqu’à la mort de l'Envoyé de Dieu. C'est au cours de cette période que ce dernier, appuyé par ses compagnons, les "Sahaba", et ses soutiens, les "Ançar", et en parfait accord avec eux, élabora le programme de la ripos- te contre ses adversaires. Par la persuasion de pré- férence ou par les "ghazaouat" ou guerres défen- sives, Mohammed remporta d'éclatantes victoires qui contribuèrent à unifier les Arabes et consolider la religion. L'lslam était lancé et bien lancé. Les quatre Khalifes du "Rassoul" ou succes- seurs spirituels orthodoxes, ainsi que les autorités islamiques qui sont venues après eux, ont complé- té ce lancement dans la voie tracée par le Coran. Aujourd'hui, les adeptes de la religion musulma- ne, répandus de par les cinq continents, appro- chent le milliard d'âmes, c'est-à-dire le quart approximatif du genre humain actuel.

La Sûnna

Interpréter en français quelques "Hadiths" ou traditions authentiques de notre Prophète, les com- menter même succinctement comme cela se pra- tique toujours dans les mosquées et instituts reli- gieux, c'est certainement participer effectivement à la célébration du Mawlid. C’est ce que modestement nous osons réaliser ci-après :

Education des masses musulmanes

Mohammed a dit :

«je n’ai été envoyé comme prophète que pour parfaire les principes de la morale». Commentaire Déjà, avant la révélation du Coran, notre Prophète jouissait d'une haute considération dans les milieux mecquois. Dans les grandes tribus du Hidjaz, on l'appelait le Fidèle. Ses qualités géné- reuses étaient un sûr garant de son merveilleux avenir. C'est dans ces conditions exceptionnelles que Dieu porta Son choix sur lui pour l’envoyer comme messager, clôturant la liste des prophètes et apôtres et en proclamant dans la sourate El- Ahzab : "Vous avez en l'Envoyé de Dieu un excel- lent modèle". Envoyé pour parfaire Ies principes de la morale, Mohammed l'a bien été. Il a rempli sa noble mission contre vents et marées. Il a porté la morale coranique à la connaissance de tous. A titre d'exemple, nous citerons le verset suivant de la sourate En-Nah'le: "Dieu ordonne l'équité et la bien- faisance et de bien traiter les proches; Il réprouve le vice, I'inconvenance et l'injustice; Il admoneste. Peut-être que vous réfléchirez".

Pouvoir dans l'Islam

Notre prophète a dit: «La religion, c'est Ia loyau- té"; envers qui, lui a-t-on demandé ? Il répondit :

"Envers Dieu, Son Livre (le Coran), Son Prophète, Ses grands Imams musulmans et leurs peuples».

Commentaire

Ce hadith s'inspire clairement des versets cora- niques ci-après : « Croyants obéissez à Dieu et obéissez à l’Envoyé et à ceux parmi vous qui détiennent l’autorité ! Quand vous vous disputerez d’une chose, ramenez-la à Dieu et à l’Envoyé si vous croyez en Dieu et au jour dernier» (sourate En-Nissa). Le hadith précédent et les versets coraniques qui le suivent parlent en principe de l'ordre divin et des pouvoirs administratif, législatif et judiciaire dans l'Islam. Ils donnent le plan général de la hié-

rarchie et ils facilitent ainsi l'étude de l'organisation dans les différents compartiments. Après Dieu et l'Envoyé qui constituent avec le Coran et la Sunna les deux principales sources du Droit musulman, il faut obéir à ceux parmi nous qui détiennent l'autorité, c'est-à-dire aux Imams. Le terme Imam s'étend à plusieurs sens :

a) Il y a tout d'abord le grand Imam, C'est celui

qui jouit de l'autorité suprême :

1) Les quatre Khalifes orthodoxes, Abou Bakr

Es-Seddiq, Omar Ibn El-Khettab, Othmane Ibn

Affane et Ali Ibn Abi Taleb ;

2)

Les différents rois tel Haroun Rachid.

3)

Les sultans durant l'Empire ottoman.

b)

L’imam tout court :

C'est celui qui se trouve à la tête d'un rite tel que le Hanifisme, le Malékisme. Ie Chafiisme et Ie Han'balisme.

- C'est l'auteur d'un recueil de hadiths authen- tiques.

- C'est le jurisconsulte celèbre par.ses travaux juridiques.

- C'est l'homme de science qui a laissé des

ouvrages importants ; - C'est l'auteur d'ouvrages littéraires, histo- riques, économiques, sociaux, etc.

- C'est enfin celui qui dirige une prière officielle d'un ensemble de fidèles et qui est le plus connu dans le public. Sa loyauté envers le peuple consiste à avoir de

S PROPHETES

«∞Ad¥n«∞M∂uÍ«∞Lu∞b

EL MOUDJAHID

13

oi, del’Equitéet delaJustice

essant article de feu le professeur Bendali Amor consacré naissance à sa mort, dans lequel il met en relief les grands ence qui a vu la Révélation du Saint Coran.

Mesdjid ennabaoui Ech-Charif de Médine QUALITES DISTINCTIVES DE MOHAMMED bonnes relations avec autrui dans tous
Mesdjid ennabaoui Ech-Charif de Médine
QUALITES DISTINCTIVES DE MOHAMMED
bonnes relations avec autrui dans tous les
domaines licites, c'est-à-dire familiaux, sociaux,
économiques, culturels et autres…
Commentaire
Le respect profond dont a été l'objet Mohammed
de la part de son entourage croyant, I'envergure de
sa prophétie infaillible et les conséquences sévères
qui attendent les infidèles dans l'au-delà justifient
pleinement l'islamisation des foules arabes et non
arabes : ce sont ces éléments essentiels qui ont
assuré le triomphe du messager de Dieu ; c'est la
première qualité distinctive, Ies deuxième et troisiè-
me distinctions concernent la pratique de la prière.
Tout d'abord, cette dernière peut se faire sur
n'importe quelle parcelle de la terre qui forme en
quelque sorte une mosquée et ce, contormément
au principe coranique suivant :

"C’est à Dieu qu'appartiennent l'Orient et l'Occident : où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu" (Sourate El-Baqara) - Ensuite, la prière n'est valable que si le fidèle est propre. Il doit se laver, faire ses ablutions. S'il ne trouve pas d'eau ou s'il est malade il peut se puri- fier en se frottant le visage et les mains avec de la terre sèche selon une méthode fixée par le droit rituel. L’'intercession en faveur de fidèles pour l'ob- tention d'une récompense divine constitue la qua- trième distinction. Elle est laissée à l'appréciation de notre Prophète, le jour du Jugement dernier. Etre chargé de s'adresser au genre humain, c'est un grand honneur pour notre Prophète dans l’accomplissement de cette cinquième et dernière distinction.

Professeur

A. BENDALI-AMOR

Notre Prophète a dit :

"Il m'a été octroyé par Dieu cinq qualités distinctives dont aucun Prophète n'a bénéficié avant moi :

1) J'ai triomphé par la persuasion rigoureuse :

La terre a été mise à ma disposition :

2) Comme mosquée 3) Comme purificatrice :

N'importe où se trouve quelqu'un de mon peuple au moment de la prière officielle, qu'il prie ! 4) L'intercession m'a été confiée. 5) Le Prophète, dans le passé, était envoyé à son peuple spécialement; en ce qui me concerne j'ai été envoyé à l'ensemble des hommes".

j'ai été envoyé à l'ensemble des hommes". Hadiths du Prophète Ne fait pas partie de notre

Hadiths du Prophète

Ne fait pas partie de notre Communauté, celui qui prêche l’esprit de clan : l’ethnisme (Al-assabiyah) “Ne sera bon croyant que celui parmi vous qui m’affectionnera beaucoup plus que son enfant, son père et la totalité de ses gens”. “Point de croyance pour celui qui n’est pas digne de confiance : point de religion pour celui qui n’a pas de parole”. “Si tu n’as pas de pudeur, fais ce qu’il te plaît”. “N’est bon croyant parmi vous que celui qui aime pour son frère ce qu’il aime pour lui- même”. “Sois pieux envers Allah, là où tu te trouves; fais suivre le péché par une bonne action qui l’annulera ; aie de bonnes relations avec les gens”. “Celui qui désire une vie prolongée, des biens prospères devra manifester sa piété au Créateur et son assistance aux siens”. “Demandez la science, c’est une obligation pour chaque musulman et chaque musulmane”. “Le croyant reflète le croyant ; le croyant est le frère du croyant qu’il doit aider dans ses moyens de vie et le défendre en son absence”. “Le compagnon vertueux et le compagnon mauvais ressemblent respectivement au titulaire de musc et au titulaire du soufflet du forgeron”. “Ne peut se compter parmi nous celui qui ne respecte pas notre vieillesse, n’est pas clément envers notre jeunesse, ne reconnaît pas à nos ulémas leurs droits”. “Appelez les gens à s’entraider, répondez favora- blement à un frère qui demande conseil”. “Attention à la jalousie ! la jalousie consume les bonnes actions comme le feu consume le bois”. “Allah désire que celui parmi vous qui entreprend une tâche la finisse dans les meilleures conditions”. “La meilleure besogne est celle qui est utile”. “Quand l’homme décède, son activité cesse sauf dans trois cas : une charité continue (habous public par exemple), une science utile et un enfant vertueux qui prie pour lui”. “Qui guide vers le bien a la même récompense (divine) que celui qui le dispense; Allah est pour l’aide à apporter au désemparé”. “Ecoutez et obéissez même sous la direction d’un Noir”. “Qui n’est pas clément ne peut bénéficier d’une clémence”. “Le meilleur des gens, c’est celui dont l’âge se prolonge et l’action est excellente”. “La religion, c’est la loyauté. Envers qui a-t-on demandé au Prophète ? Envers Allah répondit-il, Son Prophète, les imams musulmans et leurs peuples”. “Je n’ai été envoyé (comme Prophète) que pour compléter les hautes et dignes qualités”. Aboû Moûssa a dit : “On demanda : ô Envoyé de Dieu, quel islâm est le meilleur ?— C’est, répond-il, (celui du) musulman dont les autres fidèles n’ont pas à redouter la main ni la langue”. Qui m’obéit obéit à Dieu et qui se révolte contre moi se révolte contre Dieu. Qui obéit au chef par moi désigné m’obéit et qui se révolte contre le chef par moi désigné se révolte contre moi. Ne sollicite pas l’autorité, car si elle t’est accordée sur ta demande tu en dépendras, et si elle t’est accordée sans que tu la sollicites, tu en seras le maître.

Monde

15

EL MOUDJAHID

Sahara occidental
Sahara
occidental

Palestine

Salam Fayyadh reconduit au poste de PM

Le président palestinien Mahmoud Abbas a reconduit hier Salam Fayyadh au poste de Premier ministre, et l'a chargé de former un nouveau gouverne- ment, à cinq mois de la tenue d'élections locales décidées par l'Autorité nationale palestinien- ne. Premier ministre depuis 2007, M. Fayyadh avait présenté hier matin la démission de son cabinet à M. Abbas qui l'a acceptée. Lors d'un Conseil des ministres à Ramallah, en Cisjordanie, M. Fayyadh a informé ses ministres avoir présenté officiellement la démission de son cabinet au prési- dent. Ces changements intervien- nent deux jours après l'annonce par l'Autorité palestinienne de la tenue d'élections locales le 9 juillet pro- chain, un scrutin, le premier depuis 2006, qui vise à renouveler la direc- tion palestinienne dans un contex- te marqué notamment par le bloca- ge continu du processus de paix avec Israël et aussi par l'absence d'un accord de réconciliation natio- nale. Ils interviennent aussi quelques jours après la démission du chef des négociateurs palesti- niens Saëb Arekat, qui a expliqué sa démission par la "responsabilité qu'il assumait pour le vol de docu- ments dans son bureau", documents qui, selon lui, ont été "falsifiés". M. Arekat faisait référence aux centaines de documents confiden- tiels diffusés fin janvier par la chaî- ne El-Jazeera, couvrant les pour- parlers de paix israélo-palestiniens depuis 1999, interrompus depuis plusieurs mois. Ces "documents confidentiels" montraient, selon la chaine satellitaire, que les négocia- teurs palestiniens étaient prêts en 2008 à d'importantes concessions sur El-Qods Est et le sort des réfu- giés. Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont dans l'impasse depuis fin octobre 2010

en raison de la poursuite de la colo- nisation israélienne dans les terri- toires palestiniens occupés. Quant au processus de réconciliation nationale, il reste toujours en cours mais sans accord en vue entre les différentes factions palestiniennes, notamment avec le parti Fatah du président Abbas, et le mouvement de résistance Hamas. Sur cette

question, l'ONG palestinienne de défense des droits de l'homme "le

Centre El-Mizane" a vivement insisté lundi sur la nécessité pour tous les Palestiniens de "travailler davantage pour concrétiser la réconciliation nationale palesti- nienne" avant les élections de juillet prochain. Elle a exhorté "les différentes factions à chercher les moyens de parvenir d'abord à une entente nationale pour organiser un scrutin crédible, libre et transpa- rent, censé mettre fin aux diver- gences et concrétiser la réconcilia- tion nationale".

Conférence hier à Alger

Le Froum social mondial a révélé "la justesse de la cause sahraouie"

Cependant, la délégation sah- raouie "a fait preuve de retenue ce

qui lui a permis d'exposer la situa- tion au Sahara occidental reflétant les souffrances de ce peuple et démontrant aux participants venus des quatre coins du monde, la jus- tesse de sa cause". Hassan Ali, militant des droits de l'homme a tenu à préciser quant

à lui, que la délégation marocaine

"n'avait pas de programme à ce forum. Son seul objectif étant la provocation et la gêne de la déléga- tion sahraouie afin de faire échouer sa participation à cette rencontre mondiale". Evoquant l'agression marocaine contre le camp Gdim Izik, M. Ali a ajouté que celle-ci a mis à nu la réalité de l'occupation marocaine au Sahara occidental. De son côté, un membre de la délégation, M. Sidi Sbai que l'Intifadha de Gdim Izizk n'était pas motivée par des revendications sociales seulement mais visait à

Ph. : T. Rouabah
Ph. : T. Rouabah

affirmer le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et l'édifica- tion d'un Etat indépendant". Le président du comité algérien de solidarité avec le peuple sah- raoui, M. Mehrez Lamari a affirmé "le soutien de l'Algérie à la lutte du peuple sahraoui et à son droit à

l'autodétermination à travers un référendum libre et régulier". Dans son intervention, l'ambas- sadeur sahraoui à Alger, M. Ibrahim Ghali a salué la résistance populai- re pacifique dans les territoires occupés rendant hommage à "la position constante de l'Algérie".

L’AARASD critique des Marocains en "service commandé"

L’ Association des amis de la RASD (AARASD) s’est indignée lundi contre des

Marocains en "service commandé" qui, selon elle, perturbent la tenue en France de réunions de soutien au peuple sahraoui. Ces réunions sont autant de "voix de libertés insup- portables aux autorités marocaines qui multiplient depuis octobre les provocations et les agressions pour empêcher toute expression des Sahraouis et du Front Polisario. Autorités relayées par des équipes “hyper-nationalistes” en service commandé qui utilisent partout les mêmes moyens", a regretté l’Association dans un communi- qué. Une réunion de solidarité avec le peuple du Sahara occidental a été "chahutée" ce week-end en France pas des "Marocains en service com- mandé", s’est-elle indignée. "Las, après la projection d’un film documentaire sur les campe- ments, des présents dans la salle organisèrent le chahut, empêchè- rent (vendredi) toute discussion et toute information autre que celle qu’ils souhaitaient brutalement imposer", a indiqué l’association qui a fustigé des "Marocains un peu partout en service commandé". Qualifiés d’"hyper nationalistes à la solde", ces personnes avaient tenté "vainement" vendredi dernier à Metz, d’empêcher la tenue la pre- mière réunion publique organisée par le comité local de soutien au peuple sahraoui.

Elle a rappelé, dans ce sillage, qu’au Mans, en octobre, à l’occa- sion de la tenue d’une conférence internationale de soutien aux Sahraouis, des manifestations "tapageuses" ont été organisées, rassemblant des partisans du Sahara marocain, signalant que la Mans, une ville jumelée avec un campement sahraoui depuis 1982, est "un symbole dont il s’agit de réduire l’influence". "En Afrique du Sud, à l’occa-

sion du festival de la jeunesse, il y

a quelques jours à Dakar, à l’occa-

sion des manifestations organisées par le Forum social mondial, des centaines de marocains en service commandé ont agressé, empêché les discussions des Sahraouis pré- sents et des membres des associa-

tions qui les soutenaient", ont éga- lement rappelé les amis de la RASD. Pour eux, dans les deux cas,

la réaction a été à "la hauteur de la

provocation: solidarité et soutien à

la libre expression du peuple sah-

raoui, et remise de la question, bien souvent oubliée, au devant de l’ac- tualité". Et l’AARASD de s’inter- roger : "pourquoi de telles opéra- tions régulièrement organisées et financées par les autorités maro- caines où qu’elles se trouvent " et "comment accepter de telles réac- tions de violence et d’intolérance alors que partout, tout autour de la Méditerranée, les peuples récla- ment la dignité, la liberté et la tolé- rance".

Des militants sahraouis des droits de l'Homme ont affirmé hier, à Alger, que le Forum social mondial (FSM), tenu début février à Dakar, a révélé au monde entier "la justesse de la cause sahraouie" et "l'ampleur de la répression" exercée par le Maroc à l'encontre du peuple sahraoui. M me Al Khelifi Nahbouha, membre du comité des mères des disparus sahraouis a indiqué que le forum de Dakar était "une réussite", ajoutant que les participants ont "condamné avec force" les viola- tions marocaines des droits de l'homme dans les territoires occu- pés en particulier au camp de Gdim Izik, près de Layoune. "La délégation marocaine pré- sente au forum dont le nombre a dépassé mille sont en majorité, des éléments de la police et des rensei- gnements a tenté d'entraver la délé- gation sahraouie au nombre de 30", a-t-elle ajouté.

Récit d’une femme sahraouie éplorée après l’assassinat de son frère à El-Ayoun occupée

D u vacarme des débats enga-

mondial (FSM) à Dakar sur

un nouvel ordre mondial, la voix d’une femme sahraouie, en quête

de justice et de vérité, s’est élevée pour demander que la lumière soit faite sur l’assassinat de Saïd Sid- Ahmed Abdelouahab Dembar, "froidement liquidé par un policier marocain à El-Ayoun". Se rappelant de cet acte "raciste et inhumain" qui a fait taire à jamais son frère qui luttait dans les territoires occupés, à l’instar de milliers de Sahraouis pour l’indé- pendance et l’autodétermination, Mme Djamila Sid-Ahmed Dembar

a fait un témoignage poignant sur

ce meurtre. M me Djamila qui s’ex- primait, lors d’une conférence sur les violations des droits de l’hom- me dont est victime le peuple sah- raoui sur sa propre terre, a indiqué, en citant le médecin qui supervisait l’état de santé de son frère Saïd (26 ans), que la mort de ce dernier a été occasionnée par "une balle à la tête, et plus précisément entre les yeux". Le récit de cette femme affectée par la perte d’un être cher a été longuement écouté par les mili- tants des droits de l’homme, ONG, associations internationales et les représentants de la presse, qui ne sont pas restés indifférents devant l’ampleur du crime, exprimant "émotion et douleur". Eplorée, Djamila a indiqué que sa famille, pour sa part, "terrorisée"

gés lors du Forum social

par les autorités de l’occupation, "refuse catégoriquement de signer le permis d'inhumation en l’absen- ce d'un rapport d'autopsie certifiant les véritables causes de l'assassinat du jeune sahraoui et le jugement du policier auteur du crime". "C’est avec beaucoup de tristes- se et une grande douleur que nous, la famille du martyr Saïd Dembar, pleurons la perte de notre cher fils et frère, assassiné une première fois à l’arme à feu par les autorités marocaines, et une deuxième fois par les mensonges et les mystifica- tions dans une tentative de falsifi- cation des faits afin de contourner la loi", s’est révoltée Djamila

Dembar. Depuis la mort du martyr, a-t-elle ajouté, "nous n’avons tou- jours pas récupéré le corps du défunt afin de l’inhumer", expli- quant qu’avant que cela puisse se faire "tous les membres de la famil- le exigent que le procès-verbal de la police judiciaire et le rapport d’autopsie du médecin légal décri- vent les circonstances et la cause réelles de la mort du martyr Saïd, et que cela soit rendu public afin de lever le voile sur la vérité". En attendant que les acteurs directs et indirects de ce crime inhumain soient condamnés à "la peine maximale", la famille du défunt trouve "soulagement et réconfort" dans la mobilisation internationale en faveur de toutes les victimes de la répression dans les territoires occupés.

Egypte
Egypte

La fièvre du changement gagne les institutions économiques

La fièvre du changement pro- voquée par la révolte du 25 jan- vier en Egypte s'est propagée aux ministères et autres institutions où l'on réclame la permanisation des travailleurs dans leurs postes et la hausse des salaires. Les sit-in et les protestations se multiplient au sein des institutions économiques, des ministères et des banques où les travailleurs récla- ment l'amélioration de leurs condi- tions socio-professionnelles, l'ou-

verture d'enquêtes sur la corruption

et la permanisation des travailleurs

dans leurs postes. Ces mouvements de protestation ont éclaté dans le sillage de la révol- te du 25 janvier qui a fait céder la "barrière de la peur" et sorti les tra- vailleurs de leur silence pour se joindre aux révoltés au centre du Caire et réclamer l'amélioration de

leurs conditions sociales, selon des analystes. Les banques au Caire et dans plusieurs provinces d'Egypte ont été touchées par des protesta- tions et des manifestations d'enver- gure pour réclamer l'amélioration des conditions de vie des tra- vailleurs, dont certains ont distribué des pétitions réclamant le départ des responsables et dénonçant la "corruption" et l'"injustice" dans la répartition des gains, des avantages et des salaires. Pour faire face à cette fronde sans précédent, la

Banque centrale égyptienne a déci- dé d'accorder à l'ensemble des tra- vailleurs des banques une journée supplémentaire de congé en plus de la journée fériée du mawlid ennaba- wi (mardi). Les manifestations des travailleurs qui réclament l'amélio- ration de leurs conditions sociales et l'ouverture d'enquêtes sur la cor-

ruption et le népotisme se sont pro- pagées à d'autres secteurs publics et privés, dont l'éducation, les compa- gnies pétrolières, gazières et élec- triques, le tourisme, les communi- cations et la police. Le secteur de la presse et de l'in- formation n'est pas en reste puisque les rédacteurs en chef et les respon- sables des organes de presse sous Moubarak subissent au quotidien des affronts de la part des tra- vailleurs qui les accusent de "cor- ruption, de népotisme et d'allégean- ce au régime" et réclament leur départ. La fronde n'a pas non plus épar- gné l'institution religieuse d'Al- Azhar où de nombreux cheikhs et oulémas ont de nouveau réclamé que le Cheikh d'Al-Azhar soit élu par voie de suffrage comme c'était le cas par le passé. Avant la promul-

gation de la loi sur l'organisation d'Al-Azhar en 1961, le Cheikh de cette institution religieuse était élu par le collectif des grands oulémas. Limam d'Al Azhar, Cheikh Ahmed Tayeb a déclaré que cette revendication figurait parmi ses priorités, soulignant son intention de proposer la désignation de l'Imam d'Al Azhar par voie de vote comme par le passé outre la limita- tion du nombre des mandats de son imamat. Par ailleurs, les présidents des syndicats des travailleurs ont mis en garde contre le fait que les manifes- tations des travailleurs ne tournent au "chaos", situation qui aura un impact négatif sur le travail et la production. Dans des déclarations à la pres- se, le président du syndicat général des travailleurs du textile, Said el

Jawhari, a indiqué que " les tra- vailleurs payent le prix de mau- vaises politiques économiques". "Nous voulons avoir une position claire quant à la préservation des droits de nos travailleurs ". a-t-il ajouté. Le premier ministre égyp- tien, M. Ahmed Chafic, a relevé que "la première priorité de son gou- vernement est de rétablir l'ordre dans le pays et de faciliter la vie quotidienne de la population" souli- gnant que le gouvernement se penche actuellement sur le suivi des projets pour éviter tout retard. Formé le 31 janvier dernier, le gouvernement de M. Chafic a été chargé de gérer provisoirement les affaires courantes du pays par le Conseil suprême des forces armées en attendant la formation d'un nou- veau gouvernement. APS

Mardi 15 Février 2011

Santé

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EL MOUDJAHID

Le poisson, c’est vraiment bon !

Le poisson possède un nombre incroyable de qualités nutritionnelles ! Bon pour le cœur, le tonus ou la ligne… Son éloge n’est plus à faire ! Il est souvent présenté aujourd'hui comme un "aliment-santé", capable de nous protéger des maladies cardio-vasculaires. C'est vrai, pour cer- tains poissons en tout cas. Mais il serait domma- ge d'oublier ses autres qualités nutritionnelles, tout aussi réelles, et finalement très précieuses pour l'équilibre de notre alimentation. Pour le tonus Dans la pyramide des aliments, le poisson est classé dans le même groupe que la viande. Logique : c'est, comme un bifteck, une très bonne source de protéines : en moyenne 18 à 20

g pour 100 g. Et elles ont une excellente valeur

biologique : elles renferment tous les acides ami- nés essentiels et, sont donc parfaitement utilisées par l'organisme pour la croissance et le renouvel- lement des cellules. Autre atout-forme du poisson : son fer, d'origi- ne animale (comme celui de la viande, encore une fois), très bien assimilé par l’organisme. Le fer est souvent déficitaire dans l'alimentation des jeunes enfants, des femmes qui suivent un régi- me restrictif ou des végétariens. Et cela peut entraîner fatigue, manque de résistance, voire anémie dans les cas les plus sérieux. A savoir :

Si vous mangez peu (ou pas) de viande ou si vous n’en raffolez pas, sachez que le poisson est une excellente alternative. A portion égale, il la

remplace parfaitement dans les menus. Pour les jeunes convives et les personnes âgées, soyez très vigilants, même lorsque vous servez des filets : vérifiez qu'il ne reste pas d'arête. Pour la ligne Ce n'est pas un hasard si de nombreux régimes- minceur font la part belle au poisson ! Il s'agit

d'un aliment à haute densité nutritionnelle. Il est

à la fois peu calorique, généralement pauvre en

lipides (graisses) et bien pourvu en protéines et

en micro-nutriments utiles.

L'apport calorique du poisson est directement

lié à sa teneur en graisse. Or, on consomme beau-

coup de poissons dits "maigres" (moins de 3 % de lipides) ou "demi-gras" (entre 3 et 6 % de lipides) qui n'apportent pas plus de 80 à 120 Kcalories aux 100 g (poids net). Même les pois- sons "gras" (6 à 10 % de lipides le plus souvent, soit moins qu'une viande mi-grasse !) dépassent rarement 130 à 150 kcalories. Outre le fer, déjà cité, le poisson fournit des quantités appréciables de minéraux :

Du phosphore, composant essentiel des os ; Du zinc et du cuivre, qui jouent un rôle vital pour l’organisme ;Du calcium, certes concentré

dans les arêtes, mais présent aussi dans la chair ; ainsi que des oligo-éléments très variés, du fluor, du sélénium, du cobalt, du manganèse

de vitamines : on

y trouve notamment toutes les vitamines du

groupe B, en particulier B2, B12 et PP en quan- tités notables.

Enfin, c'est une vraie mine

La DMLA :

une maladie fréquente, grave et handicapante

La DMLA : une maladie fréquente, grave et handicapante a dégéné- rescence maculaire à l'âge (DMLA)

a

dégéné-

rescence

maculaire

à

l'âge

(DMLA)

une

atteinte de

la vision

qui

touche

jusqu'à

des

personnes de plus de 50 ans et 2 millions des plus de 65 ans. Elle est due au vieillissement de la macula, partie centrale de la rétine responsable de la vision précise, comme par exemple celle qu'im- plique la lecture. Elle se manifeste par une déformation des lignes droites et/ou une baisse de la vision. Si on ne consulte pas dès les premiers signes afin de freiner l'évolution, cette maladie mène à la

cécité. En l'absence de facteurs de risques connus, la prévention passe par la réalisation d'un fond d'oeil à partir de 50 ans.

L

liée

est

8%

Comment se protéger des rhumes et grippes

La saison hivernale est arrivée et avec elle la période traditionnelle des rhumes, grippe et autres maladies dites de «refroidissement».

Il est vrai que ces affec- tions se déclarent durant les mois les plus froids de l’an- née, du moins sous nos lati- tudes. Mais si l’on observe d’autres régions du globe, on constate que les rhumes et grippes apparaîtront éga- lement principalement durant la saison hivernale de ces régions, sauf que, dans les zones plus tropi- cales ou au climat plus chaud, cette saison hiverna- le ne rime pas toujours avec «froid». La température n’est donc pas l’élément le plus important, même si elle peut affaiblir d’avantage un organisme déjà malmené par de nombreux stress (mauvaise alimentation, autres affections de santé, mauvaise habitudes de vie). Il semblerait que l’élément le plus important dans le déclenchement des infec- tions hivernales soit plutôt relié à la durée des heures d’ensoleillement. Celui-ci joue un rôle déterminant dans la capacité de l’orga- nisme à fixer et accumuler des réserves de vitamine D. La recherche nous apprend qu'une carence en vitamine D ne favorise pas seulement le rachitisme, mais pourrait également favoriser l'apparition de

mais pourrait également favoriser l'apparition de problèmes de santé aussi différents que certains can-

problèmes de santé aussi différents que certains can- cers, l'hypertension, le dia- bète, l'ostéoporose, la sclé- rose en plaque, etc. On a également découvert un rôle très important de la vitamine D en relation avec le système immunitaire. Cette vitamine favoriserait la production de peptides aux propriétés antimicro- biennes assez puissantes pour tuer la bactérie de la tuberculose. Les conseils :

Suppléments en vitamine D : Il serait donc opportun durant les mois d’hiver de compenser la faible exposi- tion aux rayons du soleil par

une supplémentation de vitamine D. Soupe de poulet : Un autre remède «maison» très efficace pour traiter le rhume ou la grippe, est la fameuse soupe de poulet. La science ne peut réelle- ment expliquer pourquoi cela est efficace, mais de nombreux médecins n’hési- tent pas à la recommander. Elle est efficace pour traiter les refroidissements, mais elle peut être utilisée en pré- vention. Consommer au moins 2 fois par semaine une soupe de poulet. Ajoutez-y beaucoup d’ail, d’oignon, un peu de poivre noir et quelques clous de

girofle, tous des aliments puissants contre les bacté- ries et virus, de même que pour stimuler le système immunitaire. Vitamine C et Zinc : Les effets stimulants sur le sys- tème immunitaire de la vita- mine C et du Zinc ne sont plus à démontrer, il est donc important de s’assurer d’un bon apport sous forme d’une alimentation appro- priée, mais également sous forme de supplément, sur- tout les mois d’hiver. Thé de gingembre : Le gingembre possède de nom- breuses propriétés médici- nales. C’est notamment un diaphorétique, c'est-à-dire qui facilite la transpiration. Il a aussi la propriété de réchauffer le corps. Il est riche en Zinc et possède indéniablement des proprié- tés stimulantes du système immunitaire. En médecine ayurvédique on recomman- de sa consommation régu- lière pour maintenir un bon état de santé. C’est également un remè- de populaire traditionnel pour soigner les rhumes, grippes et affections respi- ratoires. Le consommer en préven- tion serait donc une excel- lente idée.

Selon l’OMS

tion serait donc une excel- lente idée. Selon l’OMS La consommation d'alcool tue 2,5 millions de

La consommation d'alcool tue 2,5 millions de personnes par an dans le monde

La consommation d'alcool est à l'origine de la mort de 2,5 millions de personnes chaque année dans le monde, révèle un rapport de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

P rès de 4% des décès

dus à l'alcool, tandis

que les jeunes âgés de 19 à 29 ans représentent, dans leur catégorie d'âge, 9% du taux global. La plupart des décès ayant pour cause la consom- mation d'alcool résultent de maladies cardiovasculaires, du cancer, de la cirrhose du foie, indique le document. Le sous-directeur géné- ral de l'OMS pour les mala- dies non-transmissibles et

dans le monde sont

la santé mentale, Ala Alwan, soutient néanmoins, dans ce même rapport, que de nom- breux pays ont pris des mesures "pour prévenir les conséquences sanitaires et sociales et traiter les per- sonnes malades", mais "il faut faire beaucoup plus pour réduire le nombre de décès et les souffrances associées à l'usage de l'al- cool", ajoute-t-il. Pour lutter contre ce fléau, les experts de l'OMS préconisent plusieurs

actions à mener au plan mondial, régional et natio- nal articulées autour d'une stratégie élaborée par l'OMS en mai 2010. Cette stratégie portent, entre autres, sur la mise en application de mesures fis- cales, sur la réduction des points de vente, sur l'aug- mentation de la limite d'âge autorisant l'achat de bois- sons alcooliques et des sanctions "efficaces" contre "l'alcool au volant". Ces différentes mesures

étant soutenues par des campagnes d'information et de sensibilisation. Intitulé "Global Status Report on Alcohol and Health", ce rapport révèle que 6,2% des décès parmi les hommes sont liés à l'al- cool contre 1,1% pour les femmes. En Russie et ses pays voisins, un homme sur cinq meurt pour cause d'alcool est-il indiqué à titre d'exemple le rapport.

Dès la ménopause, le taux de cholestérol est à surveiller

O n prescrit couramment un

mais pour avoir une idée plus

précise, il est nécessaire de faire un bilan des anomalies lipidiques, com- prenant le dosage des triglycérides et du HDL-cholestérol (normal : 0,35 à 0,75 g/l), le taux de LDL-cholestérol étant calculé à partir des valeurs des précédents (normal : 1 à 1,6 g/l). Rappelons que trop de cholestérol entraîne un épaississement des parois des artères (athérosclérose), ce qui favorise la formation de plaques d'athérome, lesquelles vont boucher les artères. Les principales complications de l'hypercholestérolémie sont représen- tées par l'obstruction des artères qui irriguent le cœur (coronaires), c'est l'infarctus, et des artères qui irriguent le cerveau, c'est l'accident vasculaire cérébral.

dosage du cholestérol total,

Il existe d'autres facteurs de risque cardiovasculaire à ne pas négliger :

Le diabète, l'obésité abdominale; stress; Un apport insuffisant en fruits et légumes; La sédentarité ou le manque d'exercice physique. Dans tous les cas, cette augmenta- tion du risque cardiovasculaire, tout comme celui du cancer du sein ou d'ostéoporose, est à prendre en consi- dération dans la décision de suivre un traitement hormonal substitutif. Il est nécessaire d'en discuter sérieusement avec son médecin et gynécologue. En conclusion, la ménopause nécessite souvent des modifications de l'hygiène de vie. L'objectif, éliminer des facteurs de risques et ainsi éloigner certaines pathologies, mais aussi et surtout, vivre longtemps en pleine forme.

et ainsi éloigner certaines pathologies, mais aussi et surtout, vivre longtemps en pleine forme. Mardi 15

Mardi 15 Février 2011

Santé

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EL MOUDJAHID

Il existe un bon stress et un mauvais stress VRAI : Il ne faut pas
Il existe un bon
stress et un
mauvais stress
VRAI : Il ne
faut pas oublier
que le stress est
au départ un
phénomène
utile et normal.
On parle
notamment de
bon stress
lorsque celui-ci
permet d’aug-
menter l’atten-
tion et de stimu-
ler la perfor-
mance. C’est le
cas par exemple
des compétions sportives qui peuvent
entrainer une excitation positive.

Jusqu'à quel âge peut-on grandir ?

P lus de 20 ans pour les garçons, un peu

dès la naissance, sous le contrôle de

diverses hormones dont l'hormone de croissance. Elle s'accélère à la puberté et s'arrête peu après. Comme la puberté est plus précoce chez les les filles et se termine plus tôt, leur croissance est achevée avant celle des garçons. on grandit surtout grâce aux os longs de notre squelette. Les cellules du cartilage de

moins pour les filles. La croissance débute

Les enfants les plus beaux sont souvent les plus agressifs

Le Journal of School Psychology publie une étude qui révèle que les enfants les plus beaux sont souvent plus agressifs et plus populaires à l’école. Les chercheurs ont présenté les photos de 140 élèves à des étudiants afin qu’ils déterminent l’attractivité de leur visage, alors que les ensei- gnants ont évalué l’agressivité et le taux de popularité des jeunes. On dénote que les plus attrayants sont souvent ceux qui ont le plus d’amis, et ce, malgré le fait qu’ils sont également ceux qui sont les plus agressifs envers les autres. Nous aurions donc tendance à être plus indulgents, dès notre plus jeune âge, envers les belles personnes.

dès notre plus jeune âge, envers les belles personnes. Les experts affirment que cela pourrait également

Les experts affirment que cela pourrait également expliquer pourquoi les minorités visibles sont davantage victimes d’inti- midation, car elles ne sont pas conformes aux normes popu- laires. Cette étude concorde également avec une précédente recherche qui disait qu’une apparence soi- gnée procurait un faux sentiment de sécurité quant à l’agressivité d’une personne.

Nutrition
Nutrition
La clémentine La clémentine a été "inventée" au début du XX e siècle par le
La clémentine
La clémentine a été "inventée" au début
du XX e siècle par le père Clément, un
religieux agronome de la région
d'Oran, en Algérie (qui lui a donné
son nom !). Il s'agit d'un hybride de
mandarine et d'orange amère (bigara-
de). Du fait de ses qualités gustatives, et
de sa quasi-absence de pépins, elle a
aujourd'hui pratiquement supplanté la
mandarine en France.
La clémentine possède un très faible
taux calorique , 46 kcal seulement pour 100 g. C’est un
excellent encas qui ne vous coûtera que 50 kcal environ
pour deux fruits ! Aussi, riche en vitamine C, elle nous
aide à lutter contre la fatigue.
De plus, très efficace contre les agressions extérieures elle
est recommandée durant les
périodes froides de l’année.
Enfin la clémentine est égale-
ment une source de calcium,
de magnésium et de fer, ces
deux derniers étant bons
pour le système nerveux et
musculaire.
Ajoutons qu’elle apporte éga-
lement des fibres nécessaires
en cas de problème de transit.

Vrai Faux

Manger des pâtes? Elles ne font pas grossir, c'est la sauce et le fromage qui les accompagnent qui sont calo- riques.

et le fromage qui les accompagnent qui sont calo- riques. En revanche, un plat de pâtes

En revanche, un plat de pâtes servi avec des légumes cuits et un filet d'huile d'oli- ve permet de bien se rassa- sier et, comme il s'agit de sucres lents, de tenir le coup sans flancher jusqu'au repas suivant.

Vitamine D :

où la trouver ?

L’alimentation est une bonne source de vitamine D. Si la source principale de vitamine D reste le soleil, l’alimentation n’est pas à négliger. Les aliments les plus riches en vitamine D sont principalement les poissons gras comme le saumon, le hareng, la sardine, le thon, le maquereau ou les anchois. Les huiles de poissons sont aussi très riches en vita- mine D : l’huile de foie de morue est bien connue pour ses bienfaits et pour son goût désagréable. On trouve aussi de la vitamine D en quantités plus faibles dans les huîtres, les céréales, le jaune d’œuf, la margarine, les champignons et les foies d’animaux. De façon générale, la vitamine D est associée à des aliments gras. Une alimentation trop light peut donc être à l’origine de carences.

La vitamine D bonne pour le cœur

La vitamine D pourrait diminuer les problèmes cardio- vasculaires (infarctus, hypertension, AVC, défaillance cardiaque…). D’où viennent les vertus de la vitamine D pour le cœur ? Une étude allemande publiée en 2005 a révélé que les carences en vitamine D seraient l’une des causes princi- pales de la multiplication des troubles cardiovasculaires dans le monde. Cette hypothèse a été confirmée par une seconde étude publiée en 2008. 1739 personnes âgées de 59 ans en moyenne ont été suivies pendant 5 ans : il a été observé que les personnes ayant le taux de vitamine D le plus bas, étaient celles qui présentaient le plus de risque cardiovasculaire. Si les scientifiques s’entendent sur la relation entre vita- mine D et problèmes cardiovasculaires, tous sont aussi d’accord sur la nécessité d’études plus poussées pour déterminer s’il convient de mettre en place un système de supplémentation.

de mettre en place un système de supplémentation. conjuga ison (à l'extrémité des os longs) se
de mettre en place un système de supplémentation. conjuga ison (à l'extrémité des os longs) se

conjugaison (à l'extrémité des os longs) se dupliquent puis se transforment en cel- lules osseuses. L'accumulation de ces der- nières permet l'allongement des os. Quand tout le cartilage de conjugaison a été remplacé par du tissu osseux, la croissance en longueur des os longs est terminée et la taille

définiti-

ve est atteinte. Le processus qui contrôle l'arrêt de cette ossi- fication reste mystérieux.

La fumée de bois est-elle nocive ?

Oui, le bois est surtout constitué de cellulose qui, comme tous les composés carbonés, dégage du gaz carbonique (asphyxiant) lorsqu'il brûle, et du monoxyde de carbone toxique si la combustion est incomplète. Mais le bois contient aussi des sub- stances organiques volatiles qui, soumises à la chaleur, peuvent se dégager dans les fumées sans brûler. On peut ainsi trouver des substances cancé- rigènes comme le benzène ou le formaldéhyde, toxiques comme le méthanol, irritantes comme l'acide acétique etc. Au total, des centaines de composés potentiellement dangereux sont présents dans les fumées, ainsi que des particules fines de carbone, agressives pour les poumons. Par ailleurs, certaines espèces d'arbres émettent des fumées plus toxiques quand elles brûlent. Les résineux, par exemple, du fait de la présence de résine. A l'inverse, les effluents issus de la combustion de platane (plus sec) sont moins nocifs.

Diarrhée : Eviter les erreurs alimentaires

Certains aliments sont à évi- ter en cas de diarrhée :

les fruits, à l'exception des bananes les légumes crus et les légu- mineuses (lentilles, haricots) les produits laitiers tous les aliments gras et sucrés comme les pâtisseries, le chocolat, les plats en sauce Manger des féculents et des protéines maigres Lorsque les symptômes se calment, réintroduisez progressivement des féculents (en particulier le riz) et des poissons ou viandes maigres (poulet sans peau). Eviter de prendre des médicaments contre la diarrhée. En suivant ces quelques conseils, la diarrhée guérit souvent sponta- nément en quelques jours. Prendre des médicaments n'est donc pas nécessaire. Ceux-ci sont plutôt réservés aux personnes qui doivent effectuer un long trajet et ne peuvent donc pas avoir accès aisément à des toi- lettes. Dans les autres cas, oubliez-les car ils peuvent aggraver la situation en cas de diarrhée infectieuse.

aggraver la situation en cas de diarrhée infectieuse. Le jus de pomme améliore l’humeur des personnes

Le jus de pomme améliore l’humeur des personnes ayant l’alzheimer

sévères, on a constaté que deux verres de 120 ml de jus de pomme par jour réduisaient de 27% les symptômes com- portementaux et psy- chotiques qui sont associés à la démen-

ce. Ceci améliore non seulement le quoti- dien des patients, mais aussi celui des personnes qui en prennent soin, rédui- sant leur charge de travail et la rendant plus facile également. Les changements les plus importants ont été observés au niveau de l’anxiété des personnes malades, de l’agitation et des délires. Selon Ruth Remington, professeu- re associée des soins infirmiers de l’université et ses collègues, le jus de pomme devrait être considéré comme un complément intéressant qui agit directement sur la baisse de moral qui accompagne la maladie d’Alzheimer.

la baisse de moral qui accompagne la maladie d’Alzheimer. Des chercheurs américains de l'Université

Des chercheurs américains de l'Université Massachusetts-Lowell ont découvert que le jus de pomme améliorait l’humeur des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, rapporte l'American Journal of Alzheimer's Disease & Other Dementias. Après avoir fait des tests sur 21 personnes hospitalisées, atteintes de la maladie à des niveaux modérés et

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Culture

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EL MOUDJAHID

A l’occasion de la célébration du Mawled En-Nabaoui

Début de la phase nationale de la manifestation Tlemcen, capitale de la culture islamique

La manifestation "Tlemcen, capitale de la culture islamique" débutera dans sa phase nationale aujourd’hui à l'occasion de la célébration du Mawled En- Nabaoui, étrennant ainsi un riche programme d'activités culturelles, scientifiques et artistiques, auxquelles prendront part plus de 40 pays, qui se déroulera tout au long de l'année 2011. Le programme prévoit une série de colloques nationaux et internationaux, des journées d’études et des séminaires portant sur des thèmes ayant une relation avec l’histoire de Tlemcen et ses figures emblématiques.

D es expositions diverses, des films documentaires, des pièces théâ- trales, des festivals et l’édition

d’ouvrages sont également prévus pour ani- mer la cité des Zianides durant l’année 2011. Au registre des rencontres scienti- fiques, auxquelles prendront part de nom- breux experts et chercheurs nationaux et étrangers spécialisés dans le patrimoine, sont par ailleurs programmés douze (12) colloques portant sur plusieurs thèmes, dont notamment sur "l’histoire de la cité de Tlemcen et de sa région" qui mettra en exergue les siècles de gloire que Tlemcen a connus, notamment pendant l’imprégna- tion islamique, ses influences et son impact sur l’histoire. Un autre colloque, qui coïnci- dera avec la journée mondiale de la femme, portera sur "la poésie féminine de Tlemcen". Cette rencontre permettra notamment d'avoir un aperçu sur l'histoire de la poésie,

orale en particulier, surtout celle faite par et pour la gent féminine, puisque les femmes font partie du paysage littéraire algérien depuis des siècles. Par ailleurs, un colloque ayant pour thème "l’Islam au Maghreb et le rôle de Tlemcen dans sa pro- pagation" sera organisé en mars prochain, alors que le mois d’avril verra l’organisa- tion d’un colloque international sur "les penseurs et figures illustres de Tlemcen",

en reconnaissance à ceux qui ont marqué l’histoire de la ville dans tous les domaines notamment en astrono- mie, en mathématiques, en philosophie et en médecine. L’écrivain Mohamed Dib et son œuvre, sera le thème d’un colloque qui mettra en valeur la place qu’occupe l’œuvre de cet écrivain dans le patrimoine tlemcénien. Le programme de la manifestation en ques- tion comportera en outre d’autres rencontres por- tant sur "la poésie et la musique andalouse, école de Tlemcen", "les savoir-faire ancestraux de Tlemcen et sa région", "Tlemcen, terre d’accueil après la chute de l’Andalousie", "les routes de la foi", "l’Emir Abdelkader et Tlemcen", "résistance et lutte de libération nationale" et "l’histoire littéraire de Tlemcen". A ceux la, s’ajoutent 13 journées d’études s’articulant sur plusieurs thèmes dont "l’islam et le dialogue entre les civili- sations", "la vie économique et les biens wakfs dans le monde", "la culture isla- mique". Le programme prévoit également une dizaine d’expositions notamment sur "les manuscrits musulmans: collections nationales" avec pour objectif de faire connaître les manuscrits musulmans en Algérie et de contribuer à la préservation et la sauvegarde de ce patrimoine et la promo- tion des arts islamiques, à l’instar de la cal- ligraphie, de la décoration et de la fabrica- tion du papier. Le public aura droit aussi à une exposi- tion sur "l’âge d’or des sciences en pays d’Islam" qui mettra en exergue la place qu’occupait la science dans la culture isla- mique et la contribution des savants musul- mans dans diverses spécialités. L’architecture et l’histoire des sites et monuments de Tlemcen sera le thème d’une exposition qui mettra en avant, les

sera le thème d’une exposition qui mettra en avant, les différents vestiges laissés par les grandes

différents vestiges laissés par les grandes dynasties qui ont marqué leur passage dans cette ville comme les dynasties mérinide, zianide, idrisside et almohade. Une autre exposition tentera de présen- ter "la vie au quotidien à Tlemcen" et dans les villages avoisinants à travers les us et coutumes de cette région du pays. Dans le même volet, d’autres expositions seront organisées sur notamment "La qâlaa des Beni Hammad", "Le patrimoine culturel immatériel en pays d’Islam", "Sur les traces des andalous" et enfin sur "Les échanges entre Tlemcen et Béjaia". Parallèlement à ces activités scientifiques et culturelles, la wilaya de Tlemcen ainsi que les villes limitrophes seront, tout au long de l’année 2011, animées par des fes- tivals internationaux et nationaux divers, ainsi que par des concerts de stars de la chanson algérienne dans toute sa diversité. Parmi ces festivals, l’on cite "Le festival international de la danse populaire", "Le festival international de la musique anda- louse et des musiques anciennes", "Le fes- tival culturel international d’el inchad" et "Le festival du samaâ soufi". La ville de Tlemcen abritera en outre deux festivals internationaux sur la calligraphie arabe et la miniature et sur les arts décoratifs, aux-

quels prendront part des artistes renommés de tous les pays islamiques et arabes. Ces deux festivals permettront au public de découvrir ces arts raf- finés considérés à juste titre comme des "trésors des arts islamiques". Le 7 e art figure aussi dans le programme de cette grande manifestation cul- turelle internationale avec la projection de 35 films et docu- mentaires traitant de la ville de Tlemcen, son histoire et ses figures illustres. La projection de certaines grandes productions nationales comme "Sidi Boumediène", "Abdelkrim Dali", "Ibn Khaldoun" et "Cheikha Tetma" se fera d’abord à Alger et par la suite dans plusieurs wilayas du sud notamment à Bechar, Adrar, Ouargla, Laghouat, El Oued, Tamanrasset et Illizi, signale-t-on. Un festival du cinéma sera organisé à cette occasion pour les cinéastes nationaux et étrangers qui rentreront en compétition pour les premières places, alors que les jeunes collégiens et lycéens, âgés entre 14 et 18 ans, concourront pour le prix du meilleur reportage amateur. Le volet artis- tique de la manifestation comprend 200 spectacles qui seront répartis sur 44 semaines. Ce programme réalisé par l’office "Riad El Feth" touchera neuf wilayas du pays et verra la reproduction par 1.000 artistes et chanteurs de tous les genres musicaux du pays. Le volet "livres" comprend l’édition et la réédition de 365 livres et ouvrages ayant une relation directe ou indirecte avec la cité des Zianides, son histoire, sa civili- sation et son rôle dans les domaines de la culture, la politique et la religion à travers diverses époques. D’autres ouvrages met- tront la lumière sur l’histoire de la ville de Tlemcen depuis les anciens temps en pas- sant par l’âge d’or des dynasties almohade et zianide jusqu'à la période coloniale. Des ouvrages artistiques seront également réédités à l’occasion de cette manifestation culturelle internationale.

Biskra Festival national de la chanson chaâbi Plus de 300 œuvres aux 4 es journées
Biskra
Festival national de la chanson chaâbi
Plus de 300 œuvres
aux 4 es journées
nationales
des arts graphiques
Début des sélections
L’ opération d'inscription des jeunes talents dési-
reux de participer à la prochaine édition de la
6ème édition du Festival national de la chanson
P lus de 300 tableaux sont exposés à la
maison de la Culture Ahmed-Redha
Houhou de Biskra à l'occasion des
4èmes journées nationales des arts gra-
phiques, ouvertes dimanche. Au total, 65
plasticiens venus de plusieurs wilayas du
pays participent à cette manifestation de trois
jours initiée par l'association culturelle "Les
jeunes talents", ont indiqué les organisateurs,
assurant que l'objectif de ces journées est de
"présenter cet art au public, de découvrir de
jeunes talents et d’offrir aux calligraphes des
différentes régions un espace de rencontre et
d’échanges". Les œuvres exposées reprodui-
sent également des versets du Saint Coran et
des Hadiths et ce, dans les divers styles clas-
siques et modernes. Une exposition de
manuscrits, dont des exemplaires très anciens
du Saint Coran, conservés dans des biblio-
thèques privées des Ziban, a été organisée en
marge de ces journées qui donneront égale-
ment lieu à des conférences sur les tech-
niques et l'esthétique de la calligraphie arabe.
Un atelier d'initiation à la calligraphie a été
mis à la disposition des visiteurs désireux de
s'essayer à la technique utilisant le tradition-
nel qalam de roseau.
chaâbi, prévue pour Ramadhan prochain en août,
vient de débuter, a-t-on appris auprès du
Commissariat du festival. Selon le Commissaire du
festival, les fiches de participation sont disponibles
dans toutes les directions de la Culture de wilaya et
dans les maisons de jeunes. Les inscriptions qui se
poursuivront jusqu'au 22 avril peuvent être, aussi,
adressées par Internet ou par courrier au siège du
festival, a dit M. Bendamèche. Parallèlement au début
des inscriptions, le commissariat du festival, promo-
teur des journées pédagogiques à Béjaia consacrées
à la chanson chaâbi, suivies d'un autre cycle de for-
mation à Chlef du 11 au 16 mars et à Constantine du
1 er au 31 mai, a aussi organisé des tournées artis-
tiques au profit des lauréats des 4ème et 5 e éditions
du festival. La seconde étape de cette opération
consistera à réunir les candidats pour des présélec-
tions locales du 1 er au 31 mai, à l'issue desquelles il
sera retenu vingt candidats par pôle d'examen (Alger,
Bejaia, Constantine). Le principe étant de retenir
soixante candidats au total. Lors de la demi-finale
prévue du 26 juin au 5 juillet, les candidats qui seront
accompagnés d'un orchestre formé de musiciens de
différentes régions du pays, se produiront devant un
jury formé de trois musiciens. Une résidence regrou-
pant les candidats finalistes et les musiciens de l'or-
chestre est prévue du 9 au 22 juillet à Alger.
70 millions de dinars pour restaurer et réhabiliter
les salles de cinéma de Batna
U n montant de 70 millions de dinars sera affecté à la
restauration et la réhabilitation des salles de cinéma
fermées depuis plusieurs années à Batna, a-t-on appris
auprès du chef de daira. Cette enveloppe sera puisée sur des
budgets de la wilaya et de la commune, a précisé M.
Mohamed Sahraoui, soulignant que ces salles, une fois réhabi-
litées, seront mises à la disposition des artistes de la wilaya.
La commission de la culture de l'Assemblée populaire de
wilaya (APW) réunie en janvier dernier, avait signalé, ''l'état
déplorable'' dans lequel se trouvent les cinq salles de cinéma
de la ville, fermées depuis les années 80 et laissées à l’état
d'abandon. Les élus de l'APW avaient recommandé la réou-
verture de ces salles, ainsi que la récupération d'autres trans-
formées en centres culturels, pour les mettre à la disposition
des jeunes, des associations culturelles et des groupes artis-
tiques. Deux opérations d'aménagement et d’équipement de
deux salles de cinéma, dans la capitale des Aurès, pour un coût
de 22 millions de dinars, outre l'aménagement et l'équipement
de la cinémathèque du centre-ville, ont été inscrits dans le
cadre du programme quinquennal 2010-2014, a précisé pour sa
part le directeur de la Culture. La récupération et la réouver-
ture des salles de cinéma, et leur mise à la disposition des
artistes, avaient été réclamées également dernièrement par les
milieux artistiques de la région.

Culture

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EL MOUDJAHID

L'acteur britannique Colin Firth lauréat du Bafta du meilleur acteur

L 'acteur

britan-

nique

Colin Firth s'est vu attri- buer dimanche le Bafta du meilleur acteur pour son rôle de roi bègue dans le film histo- rique "Le dis- cours d'un roi". A la céré- monie des Baftas, les récompenses britanniques du cinéma, celle de la meilleure actrice est décernée dimanche à l'Américaine Natalie Portman pour sa performance dans le long métrage "Black Swan" ("Cygne Noir"). Par ailleurs, ''Le discours d'un roi" du cinéaste britannique Tom Hooper a aussi arraché le Bafta du meilleur film. En tout, ce long métrage sur la relation entre le roi George VI, le père de la reine Elizabeth II, et son orthophoniste a remporté sept des prix décernés dimanche au Royal Opera House à Londres. Pour sa part, la Britannique Helena Bonham Carter s'est vu attribuer le Bafta du meilleur second rôle féminin dans le même film pour son portrait de la reine mère, et Geoffrey Rush celui du meilleur second rôle masculin pour son incarnation de l'ortho- phoniste du roi bègue. Doté désormais des trophées du meilleur acteur dramatique des Golden Globes et des Baftas, Colin Firth devra encore attendre la cérémonie des Oscars du 27 février pour savoir s'il triomphera cette année aussi à Hollywood. Les Golden Globes, remis le 16 janvier à Beverly Hills par l'Association de la presse étrangère à Hollywood, sont considérés comme les récompenses du cinéma améri- cain les plus importantes après les Oscars. Ainsi, le film "Le discours d'un roi" figure parmi les favoris de l'Oscar du meilleur long métrage.

parmi les favoris de l'Oscar du meilleur long métrage. Tlemcen, capitale de la culture islamique Le

Tlemcen, capitale de la culture islamique

Le patrimoine musical à l'honneur

Le patrimoine musical, andalous et hawzi notamment, sera à l' honneur lors de la manifestation "Tlemcen, capitale de la culture islamique", selon le programme élaboré pour la circonstance.

Les festivals et les spectacles artistiques programmés à cette occasion, à l’instar du festival culturel international de la musique andalouse et des musiques anciennes et du festi- val culturel national de la musique hawzi, réservent en effet une place de choix à ces genres musicaux, qui seront aussi cités au niveau des col- loques et autres journées d’études projetés. Ils seront aussi présents à tra- vers les films qui seront projetés lors de cette manifestation qui consacre à cet égard plusieurs films documentaires à des figures emblématiques de la musique tlemcéniènne comme "cheikh Abdelkrim Dali", "Cheikha Tetma", et au chant féminin "haoufi", très réputé localement. Ce patrimoine immatériel de la cité des zianides sera par ailleurs immortalisé par la construction d'un Centre d’études andalouses dans la région de Mansourah. Une fois opérationnel, ce centre permettra notamment d’approfondir les recherches sur le patrimoine andalous, dont a hérité et jalou- sement sauvegardé la ville de Tlemcen pour le transmettre aux

sauvegardé la ville de Tlemcen pour le transmettre aux nouvelles générations par le biais de grands

nouvelles générations par le biais de grands poètes tels Sid Said El Mendassi, Bensahla, Bentriki et Ben M’saib et des chantres de la musique andalou- se et hawzi, à l’instar de Larbi Bensari, Abdelkrim Dali, Mohamed Ghaffour, Nouri Koufi et cheikha Tetma, qui a excellé dans ce genre musical en dépit des pesanteurs sociales et tradi- tionnelles de son époque. Ce patrimoine artistique et musical a été en outre préservé par divers orchestres et associa- tions de la ville de Tlemcen dont "Riad el andalous", "La Slam",

"El kortobia", "El Gharnatia",

"Ahbab cheikh Larbi Bensari" et l’association "El Mouahidia" de

la ville de Nedroma.

Les colloques, séminaires et autres rencontres consacrés à la musique classique andalouse lors de la manifestation aborde- ront notamment une réflexion sur la distinction entre la musique andalouse apparue dans la ville de Grenade, en Andalousie, avant sa transmis- sion vers certaines villes du Maghreb. S'agissant du Hawzi,

qui est apparu à Tlemcen, celui-

ci a été transmis oralement de

génération en génération dans un dialecte purement tlemcenien. Selon certains musicologues, le Hawzi diffère de l’Andalou dans l’utilisation du dialecte tlemce- nien dans les poésies en prolon- gement du "Zedjel" andalous. L'autre différence réside dans le rythme, puisque le Hawzi uti- lise le "Berouali", et dans les thèmes chantés liés particulière- ment à la nature qui a énormé- ment inspiré ses poètes. La poésie hawzi a également traité des sujets romantiques, sociaux et de medih. La nostal- gie du pays est un thème récur- rent dans diverses poésies comme celles notamment du poète Bentriki (19éme siecle). Ce genre poétique est com-

munément appelé chez les musi- cologues "el firak" (séparation). Parmi ces poèmes l’on citera, à titre d’exemple, "tal houbbi", "Mamhoun mamhoun", "sehm fi kawssi blani". Sur le plan de la forme, le Hawzi ne diffère pas trop de la forme de la poésie arabe ancienne puisqu’il conser- ve son concept traditionnel qui offre une autonomie à chaque vers de la poésie en contenant parfois des proverbes ou dictons en dialecte local.

Un "bouillon" d’activités à la maison de la culture de Jijel

D e nombreuses manifestations cul- turelles sont organisées à la mai- son de la culture Omar-Oussedik

de Jijel, dans le cadre de sonprogramme d'animation pour le mois de février en cours, a-t-on constaté. Conçus aussi bien pour les adultes que pour les enfants, ces programmes ont pour but de "meubler utilement le temps" et créer une saine émulation dans les rangs des adhé- rents de cet établissement culturel qui consti-

tue le "clou" des réalisations à caractère cul- turel au chef-lieu de wilaya. Une attention particulière est accordée, dans ce contexte, à la célébration du Mawlid Ennabaoui (nais- sance du Prophète Mohamed, QSSSL) avec, notamment, une journée d'étude consacrée à cet évènement qui sera animée par la direc- tion de wilaya des Affaires religieuses. jus- qu'à la fin du mois en cours une exposition de photographies historiques, dans le cadre de la commémoration de la journée du

Chahid (18 février), un récital poétique avec une pléiade de poètes du terroir, une soirée artistique dédié au chaâbi (très apprécié, à Jijel) et des "portes ouvertes" sur les clubs et les ateliers pédagogiques de cet établisse- ment. Les écoliers auront droit à un spectacle qu’ils apprécient particulièrement, en l’oc- currence celui de la magie et de l’illusion, par Amar Boussouf, en plus de représentations théâtrales animées par l'association "théâtre de la nuit".

Salon international du livre de Casablanca

Forte demande pour l’édition algérienne

L’édition algérienne dans ses différentes disciplines enregistre une forte demande de visiteurs notamment marocains au Salon international d’édition et du livre (SIEL) de Casablanca, organisé sous le thème "La lecture pilier de la société du savoir", a-t-on constaté sur place.

de la société du savoir", a-t-on constaté sur place. C ette demande s’est traduite, au deuxième

C ette demande s’est traduite, au deuxième jour de cette manifestation culturelle,

par l’excellente vente de livres concernant tous les thèmes exposés au stand de l’Algérie, a indiqué un membre de la délégation algérien-

ne. "Nous espérons épuiser au moins 80% des 4.000 livres, rame- nés d’Alger et comportant environ 1.000 titres, et ce, malgré l’exiguï- té de l’espace alloué (48 m 2 ), et le

mauvais emplacement du stand", a précisé M. Mohamed Iguerb, res- ponsable-gestionnaire du stand). Selon un accord de réciprocité entre le SIEL et le Salon internatio- nal du livre d’Alger (SILA), les stands alloués à chacun des deux pays (Algérie, Maroc) lors de l’or- ganisation de salons sont gratuits, a précisé M. Iguerb. L’engouement du public, toutes tranches d’âge confondues, et des institutions culturelles et universi-

taires du Maroc dénote l’intérêt porté au monde de l’édition en Algérie dans ses trois langues (arabe, amazighité et français), a-t- il souligné en ajoutant que "les prix affichés et les réductions pro- posées (-30 %) ont encouragé le lectorat marocain à acheter le livre algérien en connaisseur". M. Iguer a ensuite indiqué que les livres qui se vendaient plus sont ceux ayant trait au droit, à la litté- rature en arabe et en français et à l’amazighité. Trente-deux maisons d’édition algériennes dont trois publiques (ENAG, ANEP et OPU) sont pré- sentes à ce salon proposant des thèmes variés tels que la littératu- re, les sciences sociales, le livre universitaire scientifique, le livre d’art, l’histoire, l’art culinaire et le livre pour enfants. Par ailleurs, des intellectuels algériens seront présents à ce ren- dez-vous culturel annuel. Ainsi, les écrivains algériens Rachid Boudjedra et Wassiny Laaredj participeront aux côtés d’autres intellectuels arabes aux séminaires sur le roman arabe qui se tiendront samedi prochain. Les deux intellectuels algériens interviendront respectivement sur le thème de "la question de l’expé- rience dans le roman arabe" et dans celui de "la question de la culture dans le monde arabe d’aujour- d’hui". De son côté, la poétesse algé-

rienne Samira Negrouche, invitée aux rencontres sur la traduction et la poésie à Fès sera également pré- sente mardi prochain pour partici- per à la rencontre sur les carrefours poétiques ». De même, un hommage sera rendu à l’Algérien Mohamed Arkoun, intellectuel, philosophe et historien de l’islam, décédé en 2010, lors d’une rencontre pro- grammée lors de ce Salon dont une salle porte son nom. D'autre part, le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) d’Oran

prend part à cette manifestation culturelle pour faire découvrir sa panoplie de titres édités notamment la revue "Insaniyat" et nouer des relations d’échanges et de partena- riat avec des organismes étrangers similaires. Ouvert officiellement, jeudi soir, par le premier ministre maro- cain Abbas El Fassi qui a rendu visite au stand de l’Algérie, cette 17 ème édition du SIEL (11û20 février) dont l’Italie est l’invitée d’honneur regroupe quelque 724 éditeurs et exposant de 42 pays.

Programme culturel de proximité de trois mois pour Bab El Oued

Un programme culturel de proximité de 3 mois débutera à la mi février au profit de la commune de Bab El Oued, apprend-on samedi auprès de l'établissement Arts et Culture de la wilaya d'Alger. La musique et le théâtre pour enfants constituent l'es- sentiel du programme qui court jusqu'à fin mai. Une trentaine de concerts de "Chaâbi" et de musique

algéroise sont prévus tous les mardis et jeudis à la salle Tamgout. L'animation pour enfant se taille la part du lion dans ce programme, avec la partici- pation de quelque 16 troupes théâtrales qui se produiront tous les vendredis matin. Le programme a été établi en partenariat avec la commune de Bab El Oued, fait-on savoir de même source.

Mardi 15 Février 2011

Société

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EL MOUDJAHID

Un risque de collision entre un astéroïde et la Terre en 2036?

Depuis sa découverte le 19 juin 2004, les scientifiques étudient l'éventualité d'une collision entre l'astéroïde Apophis et la Terre. Selon l'agence russe d'information RIA Novosti, des astronomes russes sont parvenus à déterminer que si cet incident avait lieu, ce serait en 2036.

que si cet incident avait lieu, ce serait en 2036. En 2004, les scientifiques de la

En 2004, les scientifiques de la Nasa avaient d'abord estimé qu'il y avait une chance pour que cet astéroïde, dont le diamètre fait 270 mètres de long, puisse rentrer en collision avec la Terre en 2029. Une hypothèse aujourd'hui écar- tée puisque l'on sait désormais qu'Apophis sera à une distance d'environ 37.000 ou 38.000 kilo- mètres de la Terre à cette date. En revanche, «l'astéroïde pour- rait entrer en collision avec la Terre le 13 avril 2036» explique Leonid Sokolov, professeur à la faculté de mécanique céleste de l'université de Saint-Petersbourg. «Les experts de l'Institut d'astro- nomie appliquée de l'Académie des sciences de Russie, considè- rent cette collision comme peu probable» rapporte cependant

RIA Novosti. Interrogé par CB News, Donald Yeomans, directeur de la Nasa en charge du programme Near-Earth Object (objets géocroiseurs) confirme que «techniquement, il existe une probabilité sur 250.000» pour qu'Apophis frappe la Terre en 2036. Le risque est que l'astéroïde traverse un «trou de serrure gravitationnel» lors de son premier rapprochement vers la Terre en 2029. «Cette région précise dans l'espace légèrement plus grand que l'astéroïde lui- même» pourrait modifier le trajet d'Apophis, explique Donald Yeo- mans. Stratégie de défense face aux astéroïdes Fort heureusement si le risque subsistait, plusieurs solutions

existent pour faire dévier un asté- roïde de sa trajectoire. Discovery News dresse ainsi les quatre prin- cipales alternatives:

- percuter directement l'asté- roïde

- positionner et maintenir un

vaisseau spatial à proximité de lui

- avoir recours à des miroirs ou des lasers pour chauffer la surface de l'astéroïde et le rediriger. - la pression de photon ou de ra- diation afin de modifier la trajec- toire de l'astéroïde. Les menaces d'une collision avec un astéroïde sont de plus en plus récurrentes. Leonid Sokolov rappelait que la Nasa avait ré- cemment recensé «onze objets spatiaux qui pourraient entrer en collision avec la Terre au XXI e siècle dont quatre avant 2050».

Il bat le record du monde des meilleurs résultats scolaires

Un jeune étudiant pakistanais de 17 ans nommé Ibrahim Shahid a brillamment réussi les épreuves du "Cambridge O Level" en obtenant la meilleure note possible à 23 des 24 épreuves proposées.

Ibrahim Shahid a 17 ans et possède déjà un record du monde. Il a obtenu le plus grand nombre de A lors du "Cambridge O Level", test d'anglais qui sert à évaluer les Anglophones qui ne sont pas d'origine bri- tannique. Il permet de sélectionner les can- didats désireux d'inté- grer l'université de Cambridge. Sur 24 sujets propo- sés, l'adolescent a ob- tenu 23 fois la meilleure note possi-

ble. Il a tenu à remer- cier ses professeurs et parents, et a ajouté, "c'est une belle recon- naissance pour mon pays". Selon lui, cette motivation et ce goût de l'effort pour arriver à de tels résultats ont été acquis lors d'un séjour passé en Aus- tralie, où il a effectué deux années à l'école primaire. "Mon professeur de l'époque a déclaré à mon père que j'étais un élève moyen et que je n'atteindrais ja-

un élève moyen et que je n'atteindrais ja- mais l'excellence. Cela m'a motivé", a confié

mais l'excellence. Cela m'a motivé", a confié le jeune pro- dige. Il doit mainte- nant décider de son

pour la physique et les sciences écono- miques : "Je veux faire quelque chose pour mon pays,

parcours et admet

quelque

chose

déjà se passionner

d'unique".

Pendaison de deux trafiquants de drogue trafiquants de drogue

Deux trafiquants

d'exécutions en Iran

exécutions.

de drogue ont été

depuis le début

de

L'Iran est l'un

pendus

dans

la

l'année, soit plus de