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UNION DES COMORES

Unité –Solidarité-Développement
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Ile Autonome d’Anjouan
Solidarité- Justice-Travail
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CONSEIL DE L'ILE AUTONOME
DAR-SOIFAT PATSY
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Délibération N°10-003/C.I.A.A.
Portant Organisation des Communes
de l’Ile Autonome d’Anjouan.

Le Conseil de l’Ile Autonome d’Anjouan a délibéré et adopté


Et
Le Gouverneur de l’Ile Autonome d’Anjouan exécute et promulgue la Délibération dont
la teneur suit :

Dispositions Générales :
Article 1 :
La commune se définit comme une collectivité territoriale, décentralisée, dotée de la
personnalité morale et de l’autonomie financière rassemblant des personnes habitant des
zones délimitées géographiquement ; elle s’administre librement par deux organes élus,
l’un délibératif, l’autre exécutif.
Les règles d’administration et de fonctionnement d’une commune ne peuvent en aucun
cas être en contradiction avec les lois et règlements en vigueur.

Article 2 :
Le territoire de l’Île Autonome d’Anjouan est organisé en douze communes.
Chaque commune est, conformément à la loi électorale nationale en vigueur, divisée en
sections électorales établies par le Chef de l’Exécutif insulaire sur une base
géographique.
La section correspond à une portion du territoire dont la population compte au minimum
6 000 habitants (Six Mille habitants).
Les centres d’état-civil en poste sont maintenus sous la responsabilité des maires et de
l’autorité de tutelle dans le souci de pourvoir à leur fonctionnement.

Article 3 :
Lorsque l’importance numérique de la population d’une commune est telle que la
gestion et l’administration de celle-ci en souffre de manière avérée, une commune peut
être scindée en deux, sous réserve que le nombre d’habitants des deux communes qui
seraient ainsi mises en place ne soit, pour chacune, inférieur à 10 000 habitants. (Dix
mille habitants).
La scission est ordonnée par un Arrêté du Gouverneur pris en Conseil.
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Article 4 :
Dans le cadre du développent durable une expérimentation peut être lancée dans une
commune. Dans le cas échéant, un statut particulier temporaire ou permanent est
attribué à une commune par une décision du Chef de l’Exécutif insulaire prise en
Conseil, sans pour autant porter atteinte à la démocratie locale.

Article 5 :
La tutelle des communes est exercée conjointement par les autorités en charge de
l’intérieur et des finances, chacune en ce qui le concerne.
Les actes de la commune font l’objet d’un contrôle de la légalité exercée par le
représentant en charge de la décentralisation ou des services déconcentrés du pouvoir
exécutif de l’Île.
Ce contrôle s’exerce par la transmission au représentant de l’Île des délibérations du
Conseil municipal, des décisions prises par le maire par délégation du conseil municipal,
des décisions réglementaires ou individuelles prises par le maire dans l’exercice de son
pouvoir de police.
Les actes pris par le Conseil municipal et le maire sont exécutoires de plein droit, dès
lors qu’ils ont été publiés et notifiés.
Le contrôle de la légalité s’attache à vérifier le respect par la décision prise des règles de
droit qui s’imposent à l’acte en cause.
L’exercice de ce contrôle fait intervenir la compétence de la juridiction administrative,
laquelle a autorité pour se prononcer sur le sursis à exécution demandé par l’autorité de
tutelle.
Le délai imparti à l’autorité de tutelle est de deux mois à compter de la notification.
Le contentieux né des délibérations et des actes du maire est de la compétence de la
juridiction administrative.

Article 6 :
Aucune commune ne peut exercer une tutelle sur une autre commune.
Les communes peuvent entreprendre des actions de coopération entre elles. Des formes
de coopération intercommunale peuvent être initiées par l’Etat ou le Gouvernorat.
Une délibération prise par le Conseil de l’Île définira le fonctionnement des relations
intercommunales.

Article 7 :
La commune a pour mission la conception, la programmation, et la mise en œuvre des
actions de développement durables, en matière économique, sociale et culturelle dans
l’intérêt de ses habitants.
Elle permet aux citoyens résidant dans la commune de désigner des représentants dont la
mission essentielle est, notamment :
 d’améliorer les conditions de vie et de salubrité de la commune ;
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 œuvrer pour une promotion de la scolarisation et des loisirs ;
 exprimer la solidarité au sein de la communauté et la promotion du genre ;
 organiser les structures aidant à la promotion de l’agriculture, de l’élevage, de la
pêche et de la protection de l’environnement.
 promouvoir l’investissement d’intérêt local, régional, insulaire et national.

Article 8 :
Le corps municipal de chaque commune est constitué du Conseil Municipal, du Maire et
des Adjoints.

Chapitre 1 : Du CONSEIL MUNICIPAL

Section 1 : FORMATION DU CONSEIL MUNICIPAL

Article 9 :
Les dispositions de la Loi électorale relative aux élections locales sont applicables à la
formation du Conseil Municipal. (cf. Chapitre 4 du Titre III de la loi électorale du 16
octobre 2005 modifiée).
Les Conseillers Municipaux sont élus pour un mandat de 5 ans (Cinq ans) renouvelable.
Une décision du Chef de l’Exécutif de l’Île fixe la date des élections des Conseils
municipaux conformément aux dispositions prévues par la présente Délibération et par
le Code électoral national.
Le découpage communal est libellé en annexe de  la présente Délibération ; il fait parti
intégrante de ladite Délibération.
Le découpage des sections est fixé par décision du Chef de l’Exécutif de l’Île, en tenant
compte du nombre de ses habitants.

Article 10 :
L’élection au Conseil Municipal a lieu pour chaque section au scrutin de liste
proportionnelle, sans panachage, ni vote préférentiel. Chaque liste doit comprendre le
nombre maximum et sans surplus des conseillers prévus pour être les représentants de la
section au sein du Conseil Municipal. L’établissement de chaque liste doit tenir compte
du respect de genre.
Les modalités du scrutin proportionnel sont précisées par décision du Chef de l’Exécutif
insulaire.
En cas de dissolution, d’annulation globale des élections ou si le Conseil perd le tiers de
ses membres par suite de vacances, il est procédé dans les trois mois, à des élections
nouvelles dans les conditions fixées par la présente Délibération, à moins que l’on ne se
trouve dans les six mois qui précèdent le renouvellement des Conseils Municipaux.
Le nombre des Conseillers est ainsi défini :
-chaque localité a au moins un Conseiller quelle que soit son importance démographique.
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-le taux de 1500 habitants pour un conseiller est applicable pour le reste.
-lorsque le surplus de la population dépasse 800 habitants après application du taux de
1500, la localité a droit à un Conseiller supplémentaire.

Section 2 : DISSOLUTION DU CONSEIL MUNICIPAL

Article 11 :
Le Conseil Municipal peut être dissout par le Chef de l’Exécutif de l’Île sur décision
motivée prise en Conseil.
Cette Décision est susceptible d’un recours devant la Cour Constitutionnelle,
conformément à la Constitution.
S’il y a urgence, il peut être provisoirement suspendu par arrêté de l’autorité de Tutelle.
La durée de suspension ne peut excéder deux mois.

Article 12 :
En cas de dissolution d’un Conseil Municipal ou de démission de tous les membres en
exercice ou encore lorsqu’un Conseil ne peut être constitué, une délégation spéciale en
remplit les fonctions et assure l’expédition des affaires courantes et urgentes sans
engager les finances municipales au-delà des ressources disponibles à l’exercice
courant.
Cette délégation spéciale est nommée par Décision de l’autorité de l’Île prise en
Conseil. Le nombre des membres qui la composent est fixé de trois à sept, suivant
l’importance de la Commune. La délégation spéciale élit parmi ses paires son Président.

Article 13 :
Lorsqu’une délégation spéciale est nommée, il est procédé à l’élection du Conseil dans
les trois mois suivant la date de la dissolution ou de la démission, à moins que l’on ne se
trouve dans les six mois qui précédent le renouvellement général des Conseils, et dans
ce cas, les pouvoirs de la délégation spéciale sont prolongés jusqu’à la mise en place du
nouveau Conseil Municipal.

Article 14 :
Les fonctions de la délégation spéciale prennent fin de plein droit dès que ledit Conseil
est reconstitué.

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Section 3 : FONCTIONNEMENT DU CONSEIL MUNICIPAL

Article15 :
Les fonctions de conseiller municipal sont gratuites.
Elles donnent droit cependant à une indemnité de session et au remboursement des frais
que nécessite l’exécution des mandats spéciaux.
Le Conseil se réunit en session ordinaire une fois par trimestre. La session budgétaire se
tient au plus tard dans la première dizaine de décembre. La durée de chaque session ne
peut excéder dix jours.
Pendant les sessions ordinaires, le Conseil s’occupe des matières qui rentrent dans ses
attributions telles que définies par la présente Délibération.

Article 16 :
Le Maire réunit le Conseil, chaque fois qu’il le juge utile ou lorsqu’une demande écrite
motivée lui en est faite par au moins un tiers des membres du Conseil. Les mêmes
Conseillers ne peuvent pas demander plus de deux réunions par an.
Dans l’un ou l’autre cas, en même temps qu’il convoque le Conseil, il donne avis de
cette réunion au Représentant de l’Exécutif de l’Ile.
La convocation contient la date, l’heure, le lieu et l’indication de l’ordre du jour.
Le Conseil ne peut délibérer que sur les matières inscrites à l’ordre du jour.

Article 17 :
Toute convocation est signée par le Maire. Elle est mentionnée au registre des procès -
verbaux du Conseil, affichée à la mairie et adressée par écrit à domicile, trois jours
francs au moins avant le jour de la réunion. En cas d’urgence, le délai peut être abrégé
par le Maire sans pour autant être inférieur à une journée franche.

Article18 :
Les Conseillers prennent rang dans l’ordre du tableau. Le Maire et les Adjoints dans
l’ordre de leur élection.
L’ordre du tableau est déterminé :
1. Par la date la plus ancienne des élections intervenues depuis le dernier
renouvellement intégral du Conseil ;
2. Entre Conseillers élus le même jour, par le nombre de suffrages recueillis ;
3. Par la doyenneté d’âge, en cas d’égalité des voix.
Un exemplaire du tableau est affiché, deux autres sont adressés à l’autorité de tutelle
chargée de la Décentralisation.

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Article 19 :
Le Conseil ne peut siéger que lorsque la majorité absolue de ses membres est présente.
Quand après une première convocation régulièrement faite, le quorum n’est pas atteint,
la délibération prise après la seconde convocation, à trois jours au moins d’intervalle, est
valable quel que soit le nombre des membres présents.

Article 20 :
Les délibérations sont prises à la majorité absolue des membres.
Un Conseiller empêché d’assister à une séance peut donner à un collègue de son choix,
une procuration l’autorisant à voter en son nom.
Un même Conseiller ne peut être porteur que d’un seul mandat. Le mandat est toujours
révocable.
En cas de partage des voix, sauf le cas de scrutin secret, celle du Maire est
prépondérante. Le vote a lieu au scrutin secret à la demande du tiers des membres
présents.
Dans ce dernier cas, après deux tours de scrutin secret, si aucun des candidats n’a obtenu
la majorité absolue, il est procédé à un troisième tour de scrutin, et l’élection a lieu à la
majorité relative. A égalité des voix, l’élection est acquise au plus âgé.

Article 21 :
Au début de chaque session et pendant toute sa durée, le Conseil désigne un ou plusieurs
de ses membres pour remplir les fonctions de Secrétaire. Il peut leur adjoindre des
auxiliaires pris en dehors de ses membres, qui assistent aux séances, sans participer aux
délibérations. Les Secrétaires de séances sont chargés de l’établissement du procès -
verbal de la séance.

Article 22 :
Les séances des Conseils sont publiques. Toutefois, sur la demande du tiers (1/3) de ses
membres ou du Maire, le Conseil peut décider, sans débats, de siéger à huit clos.

Article 23 :
Le Maire a seul la police de la réunion. Il peut faire expulser de l’auditoire tout fauteur
de trouble et suspendre le déroulement d’une réunion qui trouble l’ordre.

Article 24 :
Le compte-rendu de la séance est dans huit jours affiché à la Mairie. Tout habitant ou
tout contribuable a le droit de demander à ses propres frais, communication sans
déplacement de documents, de prendre copie des procès verbaux du Conseil, des
Budgets et des Comptes de la Commune ainsi que des arrêtés.

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Article 25 :
Le Conseil peut former en son sein des commissions chargées d’étudier les questions
qui lui sont soumises. Les commissions peuvent tenir leurs séances dans l’intervalle des
sessions. Chaque commission peut faire appel à des personnalités extérieures au Conseil
en raison de leur compétence.
Elles sont convoquées par le Maire qui est le Président de droit.
Dans sa première réunion, la commission désigne un Vice - Président qui, à son tour,
convoque les membres ; il préside la commission en cas d’absence ou d’empêchement
du Maire.
Article 26 :
Tout membre du Conseil qui, sans motifs reconnus légitimes par le Conseil, a manqué à
trois sessions successives, est déclaré démissionnaire par le Maire après en avoir avisé le
Conseil. La décision dont copie est communiquée à l’intéressé et au représentant de l’Île
est susceptible de recours dans les deux mois de la notification devant la juridiction
compétente.
Le Conseiller déclaré démissionnaire dans ces conditions ne peut présenter à nouveau sa
candidature pour une durée de cinq ans.
Article 27 :
La démission d’un Conseiller est adressée au Maire. Une copie est adressée à l’autorité
de tutelle en charge de la Décentralisation. La démission prend effet à la date d’accusé
de réception par le Maire.
En cas de démission du Maire, celle-ci est adressée au bureau qui notifie l’autorité en
charge de la Décentralisation avec accusé de réception.
Article 28 :
Le Conseil Municipal règle par ses délibérations les affaires de la Commune.
Le Conseil décide, sur toutes les matières dévolues à la Commune dont il a compétence.
Il donne son avis toutes les fois qu’il est requis par les textes en vigueur ou qu’il est
demandé par l’autorité de tutelle. Il émet des vœux sur toutes les matières d’intérêt
local.
Article 29 :
L’expédition de toute délibération est adressée dans huit jours, par le Maire, en double
exemplaire à l’autorité de tutelle. L’autorité de l’Île en constate la réception sur un
registre et délivre immédiatement un récépissé.
Toutefois, les délibérations qui requièrent l’approbation des services financiers sont
préalablement adressées, en double exemplaire au contrôle financier et à l’autorité de
tutelle en charge de la tutelle financière qui, après examen, en retourne au Maire un
exemplaire visé ou lui fait part de ses observations.

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Chaque délibération ou groupe de délibérations prises au cours de la même séance doit
être expédiée aux autorités indiquées ci-dessus accompagnées du procès verbal de la
séance correspondante.
Article 30 :
Sont nulles de plein droit.
1. La délibération d’un Conseil portant sur un objet étranger à ses attributions ou prise
hors de sa réunion légale ;
2. Les délibérations prises en violation de la loi.
Toute nullité est prononcée par le juge administratif.
Article 31 :
Le Conseil et tout intéressé peuvent saisir la juridiction compétente.
Article 32:
Relèvent de la compétence des Communes les matières suivantes :
- Les baux, dont la durée dépasse quinze ans ;
- Les aliénations et échanges de propriétés municipales ou communales ;
- Les concessions de services publics municipaux ;
- Les acquisitions d’immeubles, les constructions nouvelles, les reconstructions
entières ou partielles quand il est pourvu à la dépense, à l’aide d’emprunts ou de
ressources extraordinaires soumis à approbation ;
- Les transactions ;
- Les changements d’affection d’une propriété municipale ou communale déjà
affectée à un service public ;
- Le classement, le déclassement, le redressement ou le prolongement,
l’élargissement, la suppression, la dénomination des rues et des places publiques,
l’appellation des centres d’aide médicale, centres scolaires primaires et
généralement de tout établissement public municipal, le tarif des droits de voirie,
les tarifs des droits divers à percevoir au profit de la commune ;
- L’acceptation des dons et legs faits à la commune lorsqu’il y a des charges ou
conditions ou lorsqu’elles donnent lieu à des réclamations de particuliers ;
- Le budget municipal ;
- Les contributions extraordinaires et les emprunts.
- Les taxes locales et centimes additionnels aux autres contributions ;
- L’intervention de la municipalité dans le domaine économique et social,
notamment par voie d’exploitation directe ou par simple participation financière
dans les entreprises ou organismes de forme coopérative ou commerciale ;
- La détermination des effectifs dans la mairie.

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Article 33 :
Le conseil délibère sur le compte administratif qui lui est annuellement présenté par le
Maire. Il entend, débat et arrête le compte administratif de la commune.

Section 4 : DES MAIRES ET DES ADJOINTS

Article 34 :
Le conseil municipal élit en son sein le Maire et ses Adjoints.

Article 35 :
Les conseils municipaux ont la faculté de décider par une délibération prise sur la
proposition motivée du Maire, la création pour la durée de leur mandat, d’un ou
plusieurs postes d’adjoint tenant compte de la représentativité des localités de la
commune et de l’égalité de genre.

Article 36 :
La formation des associations des Communes est un acte volontaire qui engage les
Maires concernés.

Article 37 :
Dans les circonstances solennelles de l’exercice de leurs fonctions, le Maire et les
Adjoints portent, en ceinture une écharpe aux couleurs de l’Île de Ndzouani avec glands
à franges dorés pour le Maire et glands à franges argentés pour les Adjoints.
Chaque Conseil Municipal a le pouvoir d’insérer sur l’écharpe un médaillon historique
dans l’unification et le développement des Comores.
Ces écharpes sont acquises sur le fonds du budget de la Commune.

Article 38 :
Le Conseil municipal élit le Maire et les Adjoints parmi ses membres au scrutin secret à
la majorité absolue. L’élection du Maire et des Adjoints est effectuée par l’ensemble des
membres en exercice du Conseil.
Si, après deux tours de scrutin aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue, il est
procédé à un troisième tour de scrutin et l’élection a lieu à la majorité relative.
En cas d’égalité de suffrage, le plus âgé est élu.

Article 39 :
La séance au cours de laquelle il est procédé à l’élection est présidée par le plus âgé des
membres du Conseil.

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Pour toute élection du Maire et des Adjoints, les membres du Conseil sont convoqués
dans les formes et délais prévus. La convocation contiendra la mention spéciale de
l’élection à laquelle il devra être procédé.
Ne peuvent être Maires ou Adjoints ni exercer même temporairement les fonctions, les
agents et employés des administrations financières. Les salariés permanents de la Mairie
ne peuvent être Adjoints.

Article 40 :
Les résultats des élections sont rendus publics dans les vingt quatre heures, par voie
d’affichage à la Mairie et par voie médiatique. Ils sont simultanément notifiés au
représentant de l’Exécutif de l’Île dans les quarante huit heures.

Article 41 :
L’élection du Maire et des Adjoints peuvent être déclarée nulle, dans les conditions
prescrites pour les réclamations contre les élections du Conseil Municipal.
Lorsque l’élection est annulée ou que, pour toute autre cause, le Maire et les Adjoints
ont cessé leurs fonctions, le Conseil est convoqué pour procéder à leur remplacement
dans un délai n’excédant pas quinze jours.

Article 42 :
Les Maires et Adjoints sont élus pour la même durée que le Conseil municipal. Les
démissions des Maires et des Adjoints sont adressées à l’Autorité en charge de la
Décentralisation. Les démissions prennent effet à la date d’accusé de réception de
l’Autorité. Ils continuent l’exercice de leurs fonctions jusqu’à l’élection de leurs
successeurs.
Toutefois, en cas de renouvellement intégral du Conseil, les fonctions de Maire et
d’Adjoint sont, à partir de l’installation du nouveau Conseil jusqu’à l’élection du Maire,
exercées par les Conseillers dans l’ordre du tableau.

Article 43 :
En cas d’absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, le Maire
est provisoirement remplacé, dans la plénitude de ses fonctions, par le premier Adjoint.
En cas de révocation ou d’empêchement définitif, il est pourvu à son remplacement dans
un délai d’un mois.

Article 44 :
Le Maire est le premier responsable de l’administration de la Commune. Il délègue par
arrêté, sous sa surveillance, une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses Adjoints
et, en l’absence ou en cas d’empêchement des Adjoints à des membres du Conseil
Municipal.
Ces délégations subsistent tant qu’elles ne sont pas retirées.
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Article 45 :
Dans le cas où le Maire refuserait ou négligerait de faire un des actes qui lui sont
prescrits par les textes en vigueur, l’autorité de tutelle peut après l’en avoir requis, y
procéder d’office.

Article 46 :
Les Maires et les Adjoints, après avoir été entendus ou invités à fournir leurs
explications écrites sur les faits qui leur seraient reprochés, peuvent être suspendus par
une Décision du Chef de l’Exécutif pour un temps qui n’excédera pas trois mois. Ils ne
peuvent être révoqués que par Décision du Chef de l’Exécutif de l’Île, prise en Conseil.
Ces Décisions doivent être motivées.
Le recours peut être porté par les intéressés devant la juridiction compétente.

Article 47 :
Le Maire est chargé, sous le contrôle du Conseil municipal et la surveillance du
représentant de l’Exécutif de l’Ile :
1) De conserver et d’administrer les propriétés de la Municipalité et de faire, en
conséquence, tous les actes conservatoires de ces droits ;
2) De gérer les revenus de la Municipalité, de surveiller les établissements Municipaux
et la comptabilité municipale ;
3) De préparer et proposer le budget et l’ordonnancement des dépenses.
4) De diriger les travaux municipaux ;
5) De pourvoir aux mesures relatives à la voirie municipale ;
6) De passer les marchés, passer les baux et les adjudications des travaux municipaux
dans les formes établies par les textes en vigueur.
7) De passer dans les même formes les actes de vente, échanges, partages, acceptation
de dons ou legs, acquisitions, transactions ;
8) De représenter la municipalité en justice, sauf dans le cas où les intérêts du Maire
s’opposent à ceux de la Commune. Dans ce cas, le Conseil désigne un autre membre
pour la représenter en justice ;
9) D’exécuter les décisions du Conseil municipal.

Article 48 :
Le Maire nomme à tous les emplois municipaux. Les décisions de nomination doivent
tenir compte de l’égalité de genre. Ces décisions de nomination sont soumises à
l’approbation du Conseil municipal et portées à la connaissance de l’autorité en charge
de la tutelle.
Toutefois la nomination au poste de secrétaire Général de la Commune relève de la
compétence de l’autorité en charge de la Décentralisation sur proposition du Maire après
avis du Conseil.
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Article 49 :
Lorsqu’il est procédé au dépouillement d’une adjudication publique ou d’un appel
d’offre pour le compte de la municipalité, le Maire est assisté de deux membres du
Conseil, désignés d’avance par le Conseil. Le Receveur municipal assiste à tous les
dépouillements.
Article 50 :
Le Secrétaire Général et le Receveur Municipal doivent justifier d’un niveau de
formation Baccalauréat plus deux de gestion, en administration ou juriste pour ce qui est
du Secrétaire Général.
Article 51 :
Le Maire est chargé :
1) De la publication et de l’exécution des lois et règlements ;
2) De l’exécution des mesures de sûreté générale.
Article 52 :
Les arrêtés et décisions pris par le Maire sont immédiatement adressés en double
exemplaire à l’autorité de tutelle.
Toutefois, les arrêtés et décisions qui requièrent l’approbation des services financiers,
sont préalablement adressés au Contrôleur financier qui, après examen, en retournent au
Maire un exemplaire visé ou lui fait part de ses observations.
Article 53 :
Le Maire et les Adjoints sont Officiers d’état-civil. Le Maire peut déléguer à un ou
plusieurs agents municipaux âgé d’au moins vingt et un ans, les fonctions qu’il exerce
en tant qu’Officier d’état-civil pour la réception des déclarations de naissance, de décès,
pour la transcription des mentions en marge de tous actes ou jugements sur les registres
d’état civil, de même que pour dresser tout acte relatif aux déclarations ci - dessus. Cette
délégation est exercée sous la surveillance et la responsabilité du Maire.
L’arrêté portant délégation est transmis à l’Autorité de tutelle et au Procureur de la
République. Les agents municipaux délégués dans les fonctions d’Officiers d’état-civil
délivrent valablement, sous le contrôle et la responsabilité du Maire, toutes copies,
extraits et bulletins d’état-civil, quelle que soit la nature des actes.
Article 54 :
Le Maire, l’Adjoint ou le Conseiller expressément délégué est tenu de légaliser toute
signature apposée en sa présence par l’un de ses administrés connu de lui, ou de deux
témoins connus, de même qu’à la demande, toute signature conforme à la signature –
type, déposée par l’intéressé sur un registre spécial tenu à la Mairie. L’apposition des
empreintes digitales n’est pas susceptible de légalisation.
Toutefois, le Maire ou son délégué peut certifier que l’apposition des empreintes a eu
lieu en sa présence.

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Article 55 :
Les fonctions de Maire et d’Adjoint sont gratuites. Elles donnent cependant droit à une
indemnité et au remboursement des frais que nécessite l’exécution des mandats
spéciaux. Les déplacements hors du territoire national pour l’exécution des mandats
spéciaux sont soumis à l’autorisation préalable du Conseil municipal avant d’en
informer l’Autorité en charge de la tutelle.

Article 56 :
Les indemnités pour l’exercice effectif de Maire, des Adjoints des Communes et des
Conseillers Municipaux sont fixées par le Conseil Municipal, en concertation avec
l’autorité de tutelle.

Chapitre II : DE LA POLICE MUNICIPALE

Article 57 :
Le Maire concourt par son pouvoir de police à l’exercice de la mission de sécurité
publique.
Sous la responsabilité de l’autorité en charge de la sécurité intérieure, le Maire est
chargé de la police municipale et de l’exécution des actes qui y sont relatifs.

Article 58 :
La Police municipale a pour mission d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la
salubrité publique. Cette mission comprend notamment :
1) La mise en place d’une brigade de gardes-champêtres dans la prévention des délits
susceptibles d’être commis dans la circonscription territoriale et maritime de la
Commune, particulièrement dans le milieu Agricole
2) Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, places et
voies publiques ce qui comprend le nettoiement, l’enlèvement des encombrements et
éventuellement l’éclairage.
3) Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et
disputes accompagnées d’émeutes dans les rues ; les tumultes dans les lieux
d’assemblée publique, les attroupements, les bruits et rassemblements nocturnes qui
troublent le repos des habitants ;
4) Le maintien du bon ordre dans les endroits où il se fait de grands rassemblements de
personnes tels les marchés, aires de réjouissances et de cérémonies publiques,
spectacles, jeux, cafés et autres lieux publics ;
5) Le maintien du bon ordre et de la décence des cimetières.
6) L’inspection du débit des denrées qui se vendent au poids ou à la mesure, sur la
salubrité des comestibles exposés en vente ;

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7) Le soin de prévenir, par des précautions convenables, les accidents et les fléaux
calamiteux tels que les incendies, les inondations, les ruptures de digues, les
éboulements de terre ;
8) Le soin de prendre provisionnement les mesures nécessaires contre les aléas qui
pourraient compromettre la sécurité des habitants et la dégradation de
l’environnement ;
9) Le soin d’obvier et de remédier aux dommages qui pourraient être occasionnés par la
divagation d’animaux.

Article 59 :
Le Maire exerce la Police de la circulation à l’intérieur des agglomérations.
On entend par agglomération, les grandes villes constituant les Chefs lieux des 5 régions
d’Anjouan.

Article 60 :
Pour l’exercice des pouvoirs de police qui lui sont conférés, le Maire emploie les forces
de sécurité intérieure en cas de nécessité.

Article 61 :
Les pouvoirs qui appartiennent au Maire ne font pas obstacle à ceux de l’autorité
compétente pour ce qui concerne plusieurs Communes, et dans tous les cas où il n’y
aurait été suffisamment pourvu par les autorités municipales toutes mesures relatives au
maintien de la salubrité, de la sûreté et de la tranquillité publiques.
Quand l’ordre est menacé dans deux ou plusieurs Communes, les autorités régionales et
l’autorité chargée de la Sécurité Intérieure peuvent se substituer aux Maires intéressés
pour exercer les pouvoirs de police.

Chapitre III : DE L’ADMINISTRATION MUNICIPALE

Article 62 :
La vente des biens mobiliers des Communes, autres que ceux servant à un usage public,
peut être autorisée sur la demande d’un créancier porteur de titre exécutoire, par une
décision de l’Autorité de tutelle de l’île qui détermine les formes de la vente.

Article 63 :
Les délibérations du Conseil municipal ayant pour objet l’acceptation de dons et legs,
lorsqu’il y a des charges ou conditions sont rendues exécutoires par Décision du Chef de
l’exécutif de l’île sur proposition de l’autorité de tutelle et après avis de l’autorité des
finances.

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Article 64 :
Aucune construction nouvelle ou reconstruction pour le compte de la Commune ne peut
être faite que sur la production de plans et devis approuvés par le Conseil municipal.
La mairie délivre les permis de construire, en concertation avec les services habilités de
l’urbanisme.

Article 65 :
Les marchés de travaux, transports et fournitures des Communes sont passés dans les
conditions prévues par la règlementation en vigueur relative aux marchés.
Les Communes peuvent traiter sur simple facture, sans passer de Marché, pour les
travaux, transports et fournitures, dans les mêmes conditions que les Services
administratifs de l’Etat.

Article 66 :
Les procès-verbaux des adjudications faites pour le compte des Communes, ainsi que les
marchés passés par la Commune, sont approuvés par l’autorité des finances sur
proposition de l’autorité de tutelle.

Chapitre IV : DU BUDGET MUNICIPAL

Section 1 : DISPOSITIONS GENERALES

Article 67 :
Le budget municipal est l’acte par lequel sont prévues et autorisées par le Conseil les
recettes et les dépenses de la Communes pour l’année à venir.
Il se compose :
1) Du budget primitif qui comporte les prévisions des recettes et des dépenses à effectuer
dans l’année.
2) Du budget additionnel qui est voté au cours de l’année, en recettes et dépenses.

Article 68:
La gestion budgétaire est annuelle. Elle est ouverte au 1er janvier et close au 31 décembre.
Toutefois, pour les dépenses, la régularisation des opérations relatives au paiement pourra
être poursuivie par l’ordonnateur jusqu’au 15 février et par le comptable jusqu’au 20
février de l’année suivante.
Une loi spécifique précisera la fiscalité locale et ainsi que les autres recettes.
De manière générale, les Communes pourront percevoir des taxes, des produits
d’exploitation et d’autres produits exceptionnels.

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Les taxes sont :
- Les taxes prélevées sur les manifestations ;
- Les taxes sur les spectacles à but lucratif ;
- Les autorisations diverses ;
- Taxe sur les recettes de pêche
- Taxe sur les fourrières
- Taxe sur l’abattage des animaux
- Taxe sur les permis de construire
- Taxe sur les déplacements d’animaux d’une Île à l’autre
- Taxe sur les produits locaux destinés à d’autres Îles de l’archipel
- Taxe sur la gestion de l’état civil
- Taxe sur les panneaux et enseignes publicitaires
- Taxes de stationnement
- Taxes sur les terrains en friche
- Les autres taxes.

Les produits d’exploitation sont :


- Les revenus du domaine immobilier ;
- Les revenus du domaine public ;
- Les produits divers.
- Les produits exceptionnels sont :
- Les produits ou services concédés ;
- Les autres recettes extraordinaires.

Les ristournes contribueront également au budget municipal notamment :


a) La part allouée annuellement à la Commune par le budget de l’Etat ou de l’île dans les
conditions fixées par la loi sur le produit des taxes de communication et
d’importation ;
b) Eventuellement les ristournes et contributions accordées par d’autres budgets publics.

Article 69 :
Les recettes extraordinaires comprennent :
1. Les recettes temporaires ou accidentelles, notamment les subventions, dons et legs,
contributions, prêts et fonds de concours ;
2. Les produits de l’aliénation du patrimoine (vente de terrains, vente de réserves
foncières, vente de bâtiments, vente de matériel, outillage et mobilier.
3. Les emprunts contractés par la Commune ;
4. Les crédits allouées par les budgets de l’Etat et du représentant de l’Exécutif de l’île
ou par tout autre organisme publics sous forme de fonds de concours pour grands
travaux d’urbanisme et dépenses d’équipements, suivant les devis et plans de
campagne délibérés par le Conseil municipal et par l’Autorité de tutelle.
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Section 3 : DES DEPENSES

Article 70 :
Les dépenses ordinaires sont obligatoires ou facultatives. Les dépenses obligatoires sont
celles qui doivent nécessairement figurer au budget.
Les dépenses obligatoires doivent faire l’objet d’une inscription de crédits jugée par
l’autorité qui règle le budget, avant qu’il soit possible à la Commune d’inscrire les
dépenses facultatives. Ces dernières sont d’office réduites ou supprimées par l’autorité de
tutelle, sans formalité spéciale, quand cette mesure est nécessaire pour inscrire les crédits
affectés à la couverture des dépenses obligatoires ou pour réaliser l’équilibre du budget.
Sont obligatoires les dépenses suivantes :
1- L’entretien de l’hôtel de ville et des aménagements somptuaires
- La location d’un immeuble pour en tenir lieu
- L’entretien des bâtiments et des propriétés abritant des activités de la Commune ;
2- Les frais de bureau et d’impression pour les services de Communes, les frais de
conservation des archives municipales, les frais d’abonnement et de conservation des
publications officielles ;
3- Les frais d’achat et de reluire des registres de l’état-civil et les frais de fourniture des
livrets de famille ;
4- Les frais de perception des taxes municipales et des revenus communaux, les frais de
confection des rôles d’impôts et centimes additionnels ;
5- Les frais des stages et de formation des Conseillers et des Agents municipaux de la
Commune ;
6- Les traitements et salaires des personnels indispensables au fonctionnement des
Services Municipaux permanents, les indemnités dont l’attribution est autorisée par les
textes en vigueur ;
7- la clôture des cimetières publics et leur entretien ;
8- les dépenses des services dont la Commune a la charge : éclairage public, fontaines
publiques, marchés et abattoirs, stades, écoles primaires, mosquées, lutte contre
l’incendie, voirie, les postes de santé qui s’occupent de la santé primaire et autres
dépenses nécessaires ;

Sont facultatives toutes les dépenses n’entrant pas dans l’une des catégories des dépenses
obligatoires dont la nomenclature figure ci - dessus.

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Section 4 : DU VOTE DU BUDGET

Article 71 :
Le vote du budget municipal est régi par les règles suivantes :
1- Le budget primitif de la commune, appuyé des annexes et justifications réglementaires
est soumis à l’approbation de l’Autorité de tutelle avant le 25 décembre de l’année
précédant celle à la laquelle, il se rapporte ;
2- Le budget additionnel, appuyé des annexes et justifications nécessaires est soumis à
l’approbation de l’Autorité de tutelle avant le 31 juin de l’année à laquelle il se rapporte.
En outre, à partir du 31 janvier et jusqu’à l’établissement du budget primitif, l’Autorité de
tutelle peut prescrire au Receveur municipal de n’effectuer les paiements que dans les
limites budgétaires et dans les limites où il autorise à la faire. Les budgets sont approuvés
par l’Autorité de tutelle et reçoivent au préalable le visa du contrôleur financier et celui
de l’autorité des Finances.
Article 72 :
Lorsqu’il est pourvu à toutes les dépenses obligatoires et que les dépenses tant
obligatoires que facultatives ordinaires ou extraordinaires, sont couvertes par les seules
recettes ordinaires, les crédits portés au budget ne peuvent être modifiés par l’Autorité
qui approuve le budget.
Article 73:
Lorsque le budget d’une Commune n’a pas été voté en équilibre par le Conseil municipal,
l’Autorité de tutelle le renvoie au Maire dans le délai de quinze (15) jours qui suit son
dépôt.
Le Maire le soumet dans les dix jours à une seconde délibération du Conseil. Celui-ci doit
statuer dans un délai de huitaine et le budget est immédiatement envoyé à l’Autorité de
tutelle.
Si le budget ayant fait l’objet d’une seconde délibération n’a pas de nouveau été voté en
équilibre, ou s’il n’a pas été renvoyé à l’Autorité de tutelle dans le délai d’un mois à
compter de son renvoi au Maire, en vue de la seconde délibération, l’autorité de tutelle
établit d’office le budget et le soumet au visa de l’autorité des Finances et du Contrôle
Financier.
Article 74 :
Les Conseillers Municipaux peuvent porter au budget, pour dépenses imprévues, un
crédit destiné à cet effet.
La somme inscrite ne peut être réduite ou rejetée par l’Autorité qui approuve le budget
qu’autant que les revenus ordinaires, après avoir satisfait à toutes les dépenses
obligatoires, ne permettent pas d’y faire face.
Ce crédit ne peut être employé qu’à des urgences non inscrites au budget. Le Maire devra
rendre compte au Conseil municipal, avec pièces justificatives à l’appui, de l’emploi de
ce crédit.
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Article 75 :
L’Autorité qui approuve le budget d’une commune peut rejeter ou réduire les dépenses
qui y sont portées mais elle ne peut les augmenter ni en introduire de nouvelles qu’autant
qu’elles sont obligatoires.

Article 76 :
Si un Conseil municipal omet d’allouer les Fonds exigés par une dépense obligatoire ou
accorde une dotation insuffisante, l’allocation est inscrite d’office par l’autorité qui
approuve le budget.
Aucune inscription d’office ne peut être opérée sans que le Conseil municipal ait été au
préalable appelé à prendre une délibération spéciale à ce sujet.

Article 77 :
Si les ressources de la commune sont insuffisantes pour les dépenses obligatoires
inscrites d’office en vertu du présent article, il est pourvu par le Conseil municipal, en cas
de refus de sa part, au moyen des ressources communales prévues par la présente
Délibération et crées par Décision du Chef de l’Exécutif de l’Ile prise en Conseil.

Article 78 :
Dans le cas où pour une cause quelconque le budget primitif d’une commune n’a pas été
définitivement réglé avant le commencement de l’année budgétaire, les contributions
directes sont perçues conformément aux impositions portées aux rôles ; les autres recettes
de la commune continuent à la limite mensuelle du douzième mois des inscriptions du
dernier budget. 
Le Conseil municipal doit, avant le 1er janvier, délibérer sur les tarifs des impositions,
taxes et centimes communaux. Si, au 1er janvier, le service des contributions directes n’a
pas reçu notification des quantités des impositions et taxes communales à mettre en
recouvrement, les impositions dues sont perçues au titre des taxes du précédent budget.
Dans le cas où il n’y aurait aucun budget antérieurement voté, le budget sera établi
d’office par l’Autorité de tutelle des Finances.

Section 5 : DE LA COMPTABILITE MUNICIPALE

Article 79 :
Les règles de la comptabilité municipale sont celles de la comptabilité publique.
Article 80 :
Le Maire est ordonnateur du budget municipal. Il est responsable de l’engagement des
dépenses. L’engagement d’une dépense ne peut être effectué que si des crédits ont bien
été prévus pour couvrir cette dépense et si des fonds libres de la caisse du Receveur
municipal permettent le paiement de la dépense.
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Article 81 :
Dès la clôture de la gestion, le compte administratif du Maire est présenté au Conseil
municipal. Ce compte devra être arrêté de manière à permettre le vote du budget
additionnel.
Il sera adressé, accompagné de la délibération du Conseil et des pièces annexes, à
l’Autorité de tutelle. Il sera approuvé en Conseil, après avoir reçu les visas des Finances.

Article 82:
En cas de besoin, des arrêtés du Maire déterminent les conditions dans lesquelles le ou les
Adjoints peuvent engager et mandater des dépenses.

Article 83 :
Le comptable supérieur de l’île est dépositaire des Fonds des Communes dont la gestion
financière est confiée aux Percepteurs (Régisseurs) du Trésor et aux Receveurs
Municipaux. Les Fonctions de Receveur Municipal sont de droit réunies à celles de
Percepteur du Trésor.
Les Régisseurs sont assujettis, pour les comptabilités spéciales dont ils sont chargés, à des
cautionnements particuliers dont le montant est fixé par l’Autorité des Finances sur
proposition du Trésorier Payeur Général de l’Ile.
Les cautionnements sont, en outre, solidairement effectués aux diverses gestions dont un
même comptable se trouve cumulativement chargé.
Les Régisseurs spéciaux, chargés des fonctions de Receveur municipal sont nommés par
l’Autorité des Finances sur liste d’aptitude proposée par le comptable supérieur de l’Ile.
Ils ne peuvent sauf décision spéciale et motivée du Chef de l’Exécutif de l’Ile, remplir
d’autres fonctions que celles de Receveur Communal.
Les agents spéciaux sont assujettis à un cautionnement dont le montant est fixé par
l’Autorité des Finances sur proposition du Trésorier Payeur Général de l’Ile.
Une décision de l’Autorité des Finances fixe les indemnités de gestion des Ressources
Communales d’après un classement tenant compte de l’importance des recettes
ordinaires.

Article 84 :
Les rôles communaux sont remis au Receveur communal chargé du recouvrement de
toutes les recettes ou créances de la commune.
Les Receveur communal veille à l’acquisition des dépenses ordonnées jusqu’à
concurrence des crédits régulièrement accordés.

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Article 85 :
Toutes les recettes municipales pour lesquelles les règlements n’ont pas prescrit un mode
spécial de recouvrement, s’effectuent sur les états dressés par le Maire et approuvés par le
Conseil
Ces états sont exécutoires après les visas de l’Autorité en charge de la décentralisation.

Article 86:
Toute personne autre que le Régisseur municipal qui, sans autorisation légale, s’est
intégrée dans le maniement des deniers de la Commune, est par ce seul fait reconnu
coupable et peut, en outre être poursuivie en justice.

Article 87 :
Les budgets et les livres des comptes sont déposés à la Mairie où ils peuvent être
consultés sur place par le public.

Section 6 : DES EMPRUNTS MUNICIPAUX

Article 88:
Les délibérations du Conseil municipal et les conventions subséquentes relatives à la
souscription d’emprunts, sont approuvées :
1- Par décision de l’Autorité des Finances lorsque le montant de l’emprunt est inférieur
ou égal à dix millions de francs comoriens ou lorsque le montant de l’emprunt ajouté
au montant des précédents emprunts est inférieur ou égal à cette somme ;
2- Par Décision du Chef de l’Exécutif de l’Ile sur rapport de l’Autorité des Finances,
lorsque le montant est supérieur à dix Millions.

Les délibérations du Conseil municipal et les conventions subséquentes relatives à la


garantie donnée, des emprunts sont approuvées dans les mêmes conditions.

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Section 7 : DISPOSITIONS PARTICULIERES

Article 89 :
Les effectifs se rapportant aux emplois communaux tenus par des fonctionnaires ou par
des agents non encadrés sont déterminés par un organigramme arrêté par délibération du
Conseil Municipal et soumis à l’appréciation des Conseillers Municipaux.

Article 90 :
Toute disposition contraire à la présente Délibération est abrogée.

Article 91 :
La présente Délibération sera exécutée après promulgation à compter de sa date de signature
sur toute l’étendue du territoire de l’Île Autonome d’Anjouan.

Délibéré à Dar- Soifat, le 23 février 2010


Les secrétaires Le Président du Conseil

IBRAHIM MOHAMED

ABDALLAH OILI NASSIM ALLAOUI HOUMADI

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Annexe
RÉGION Communes Chef lieu Localités concernées
Mutsamudu, Mirontsy,Pagé, Bwédza,
Mutsamudu
Mutsamudu Mjivia, Haïbara, Mwamwa, etc
Mutsamudu
M’jimandra, Ankibani, Chironcamba,
Badrajou
Bandrani Badrajou Bandrani, Maweni,Bandrani
Bandrani
Mtsangani, Chitrouni, Sandani, Mjamawé
Ouani, Barakani, Nyantranga, Koki,
Ouani Ouani
Patsy, Bazimini
Ouani
Bambao Mtrouni
Tsembéhou Chandra, Tsembéhou, Drindri
(Cuvette)

Jimlimé, Hajoho, Harembo,Mahalé,


Bambao Mtsanga Bambao Mtsanga
Ongoni, Bambao Mtsanga, Mromagi,
Mromuvovo
Domoni
Koni Djodjo Gégé, Hachipenda, Koni Ngani, Koni
Koni
Djodjo
Domoni, Limbi, Ngandzalé, Salamani,
Domoni Domoni
Ya-uzini, Utsa Uzini, Bweladungu

Magnassini, Jandza, Hadda, Dawéni,


Mrémani Mrémani Kangani, Bandracouni, Mrémani, Daji,
M’rijou
Nioumakélé
Ongojou, Trindrini, Komoni,Maroutrouni,
Ongojou Ongojou
Kiyo,

Mnadzichoumwé, Nunga, Chaweni,


Mramani Mramani Hamshako, Sadamponi, Nyamboimro,

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Dziani, Hantsahi, Mramani
Dzindri, Vassy, Chitsangachelé,

Sima Sima Hassimpao, Maraharé, Mromhouli, Imere,


Boungouéni, Sima,Kavani, Milembeni,
Mirongani, Bimbini
Shissiwani
Maweni ya Kangani, Moya, Kowet,

Ouvanga Nindri-Pomoni Nindri, Pomoni, Lingoni, Chirové,


Darisalama, Bamdrani Vouani, Vouani,
……,Salamani, Dzindri, Maratrouni,

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