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Sciences Industrielles Pour l’Ingénieur Synthèse Capteurs

Les capteurs dans la chaîne d’acquisition

Compétences Attendues :
A partir d'un système réel en état de fonctionnement, ou d'un système réel didactisé accompagné d'un
dossier technique, ou d'un dossier technique relatif à un système réel, les compétences acquises doivent
permettre de :
 identifier le ou les capteurs,
 définir la nature des informations d'entrée et de sortie,
 leur associer un modèle simple de comportement,
 valider leurs caractéristiques par rapport aux performances du système.
Plan du cours :
I. La nécessité de capteurs.........................................................................................................................2
1. Une mesure – Grandeurs physiques à mesurer ..................................................................................2
2. Structure fonctionnelle de la chaîne d’acquisition.............................................................................2
3. Capteurs .............................................................................................................................................3
II. Les détecteurs de présence.....................................................................................................................4
1. Les capteurs de fin de course ou détecteurs de position ....................................................................4
a. Les contacteurs de fin de course ....................................................................................................4
b. Les interrupteurs à lame souple (ILS) ...........................................................................................4
2. Les détecteurs de proximité inductifs ou magnétiques ......................................................................4
3. Les détecteurs de proximité à commande opto-électronique (ou photo électrique) ..........................5
III. La mesure d’une position...................................................................................................................6
1. Les capteurs de position analogiques ................................................................................................6
a. Les capteurs potentiométriques ou potentiomètres........................................................................7
b. Fonction de transfert ......................................................................................................................8
c. Remarques sur les potentiomètres .................................................................................................8
d. Les capteurs de déplacement capacitifs .........................................................................................9
e. Les capteurs inductifs, Transformateurs Différentiel Variables (LVDT) .....................................9
2. Les capteurs numériques de position ...............................................................................................10
a. Les capteurs incrémentaux ..........................................................................................................10
b. Les codeurs absolus .....................................................................................................................13
IV. La mesure d’une vitesse...................................................................................................................14
1. La génératrice tachymétrique ..........................................................................................................14
2. A partir d’une mesure de position ...................................................................................................15
a. codeur incrémental.......................................................................................................................15
b. Capteur à variation d’inductance .................................................................................................15
V. La mesure d’une accélération ..............................................................................................................15
1. Les accéléromètres...........................................................................................................................15
a. Classification ...............................................................................................................................15
b. Accéléromètres à jauges de contrainte ..............................................................................16
2. A partir d’une mesure de position angulaire d’un codeur incrémental ...........................................17
VI. La mesure d’une déformation ..........................................................................................................17
1. Jauges résistives métalliques ...........................................................................................................17
VII. La mesure d’une force et de couple .................................................................................................18
1. Mesure de Force ..............................................................................................................................18
a. A partir d’une mesure de déformation ...............................................................................18
b. Capteurs à mesure de déplacement ....................................................................................19
2. Mesure de couple .............................................................................................................................19
VIII. La mesure d’une pression ................................................................................................................19
1. Transmetteur de pression (technologie jauges à couche mince) .....................................................19

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I. La nécessité de capteurs

1. Une mesure – Grandeurs physiques à mesurer

La mesure est une représentation quantifiée d'une grandeur physique. On définit la terminologie
suivante : 
Mesurande grandeur physique (P, T, V ...) soumise à mesurage

Mesurage toutes les opérations permettant l'obtention de la valeur


numérique d’une grandeur physique (mesurande)

Mesure valeur numérique représentant au mieux la mesurande (6


Mpa, 20°C, 2 m/s,…)

Par abus de langage, on confond souvent mesurage (action) et mesure (résultat de l'action).
La valeur numérique de la mesure est associée à une unité.

Les grandeurs qui nous intéressent sont celles qui interviennent dans le domaine de la
mécanique physique, à savoir principalement : déplacement, allongement, vitesse, débit,
accélération, force, pression, contrainte, température. Les techniques de mesurage font appel à
des méthodes très variées et font intervenir différents types de phénomènes physiques.

Grandeur physique soumise à mesurage unités


Longueur, épaisseur m
Position, niveau m
Déplacement m
Temps s
Vitesse linéaire m/s
Vitesse angulaire rad/s
Force N
Couple N.m
Vibration, Accélération m.s-2
Allongement relatif
Pression Mpa

2. Structure fonctionnelle de la chaîne d’acquisition


La chaîne d’acqisition permet de transformer une grandeur à mesurer en un signal électrique
exploitable. Grandeurs
Grandeurs
d’influences d’influences
Gm sd Sm Transmettre
Transformer Adapter le Traiter le
Gm en Sd signal le signal signal
Capteur Conditionneur Transmetteur

Signal de
grandeur à signal électrique signal de Signal
mesure mesure
mesurer de bas niveau exploitable
transmis

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La chaîne d’acquisition est intégrée dans des systèmes qui nécessitent le pilotage d’une
grandeur. On obtient le schéma classique suivant :

Grandeurs
d’influences
consigne écart Grandeur
Commande Système physique
+ correcteur qui varie
- de puissance physique

Grandeurs
d’influences

Signal Chaîne Grandeur


exploitable d’acquisition à mesurer

Dans ce document, nous nous intéressons uniquement aux capteurs et aux conditionneurs
éventuels. Néanmoins le choix d’un capteur se fait en fonction de l’environnement dans lequel il
se trouve.

3. Capteurs
La fonction d’un capteur est de délivrer un signal électrique de sortie S qui est fonction de la
mesurande m.

Le capteur nous donne la relation S=f(m)


s

Dans le domaine nominal d’emploi, on va définir les caractéristiques métrologiques suivantes :

Etendue de mesure
Plage d’utilisation
Domaine de linéarité
Sensibilité statique et dynamique
Résolution et précision
Rapidité et temps de réponse
Hystérésis Répétitivité
Etalonnage

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II. Les détecteurs de présence

1. Les capteurs de fin de course ou détecteurs de position


Ces sont des capteurs de type tout ou rien, c’est à dire qu’ils n’ont pas pour fonction de
mesurer, mais uniquement de détecter des événements. C’est pour cela qu’on les trouve surtout sur les
systèmes automatisés de production.
Détecteur
Présence ou non de Signal électrique +/-x
l’organe au lieu désiré Détecter la présence Volts
d’un objet

a. Les contacteurs de fin de course


Vous avez pu les rencontrer au niveau du TP sur la tampographie. Ils étaient placés à
chaque fin de course des tiges de vérins.
Il s’agit de contacteurs délivrant un signal électrique lorsque la tige du vérin est dans la
position extrême : rentrée ou sortie.
 Avantages : ils sont simples à installer, très peu chers
 Inconvénients : ils ont une durée de vie relativement courte car il y a toujours
contact entre la pièce dont on souhaite avoir les positons extrêmes et le contacteur.

b. Les interrupteurs à lame souple (ILS)

On place un anneau magnétique au niveau de la tige du


piston et ce champ magnétique permanent vient modifier
le champ magnétique au niveau du capteur. Un tel
capteur est constitué d'un boîtier à l'intérieur duquel est
placé un contact électrique métallique souple sensible
aux champs magnétiques.
Lorsque le champ est dirigé vers la face sensible du
capteur le contact se ferme. Vous avez rencontré ce type
de capteur dans le TP FESTO, au niveau de chaque
vérin.

2. Les détecteurs de proximité inductifs ou magnétiques

Ce type de capteur est caractérisé par l'absence de liaison mécanique entre le dispositif
de mesure et l'objet en déplacement.

L'objet est donc à proximité du capteur mais pas en contact contrairement à un détecteur
de position.
 Avantages :
Pas de contact physique avec l’objet détecté.
Pas d’usure ; possibilité de détecter des objets fragiles, fraîchement
peints…
Détecteur statique, pas de pièces en mouvement.
Durée de vie indépendante du nombre de manœuvres.
Produit entièrement encapsulé dans la résine.
Très bonne tenue à l’environnement industriel : atmosphère
polluante

 Inconvénients : ils sont assez chers mais très fiables


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 Principe :

La technologie des ces détecteurs de proximité inductifs est basée sur la variation d’un
champ magnétique à l’approche d’un objet conducteur du courant électrique.

3. Les détecteurs de proximité à commande opto-électronique (ou photo


électrique)

Les détecteurs photoélectriques se composent essentiellement d'un émetteur de


lumière associé à un récepteur photosensible.
Les détecteurs photos-électriques portent aussi le nom de barrières lumineuses, ils sont
de technologie électronique et délivrent une information ( 0 ou 1 ) chaque fois que le faisceau issu de la
partie émettrice est interrompu par un obstacle quelconque occultant la partie réceptrice.

Détecteur
Présence ou non de Signal binaire 0 ou 1
l’organe au lieu désiré Détecter la présence
d’un objet

Pour réaliser la détection d'objets dans les différentes applications, 3 systèmes de base
sont proposés:

Nom Illustration

Barrage

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Reflex

Proximité

Vous avez pu rencontrer ces détecteurs dans le système FESTO.

 Avantages :
Pas de contact physique avec l’objet détecté.
Pas d’usure ; possibilité de détecter des objets fragiles, fraîchement
peints…
Détecteur statique, pas de pièces en mouvement.
Durée de vie indépendante du nombre de manœuvres.

 Inconvénients : Sensibles à la poussière et aux perturbations.

III. La mesure d’une position


La mesure d’un déplacement, ou d’une position, revient toujours à mesurer des
déplacements circulaires ou linéaires. Deux grands critères sont utiles pour juger de la qualité d’un
capteur de position :
 Sa résolution : c’est la plus petite valeur mesurable
 Son étendue de mesure : elle est définie par les valeurs extrêmes
mesurables par le capteur.

1. Les capteurs de position analogiques


Capteur pos analog.
Position du solide Grandeur proportionnelle
Mesurer la position à la position (tension)
d’un solide

Bien que la place des capteurs numériques dans les systèmes asservis soit considérable
maintenant, les capteurs de déplacement analogiques trouvent encore leur place dans bon nombre
d’applications, en raison de leur qualité et de leur facilité d’intégration.
Le principe de la mesure consiste à mesurer une grandeur physique (souvent d’origine
électrique), qui varie en même temps que la grandeur à mesurer appelée mesurande.
La mesure n’est donc pas directe, ce qui est souvent source d’erreurs, en particulier de
linéarité ! Ce sont des capteurs généralement basés sur la variation d'impédance d'un dipôle passif. La
variation de la grandeur physique à mesurer peut-être liée à :

 la variation de résistance (R en Ohm) d’une résistance ;


 la variation de capacité (C en F) d'un condensateur ;
 la variation d'inductance (L en H) d'une bobine.

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a. Les capteurs potentiométriques ou potentiomètres


La simplicité du potentiomètre en fait un instrument de mesure directe. La tension
recueillie est en effet directement proportionnelle à la résistance du circuit entre le curseur et l’une des
extrémités de la piste, qui est elle-même proportionnelle à la distance entre ces deux points.
On rappelle que la résistance d’un conducteur est donnée par :
la résistivité
l
R avec l la longueur du conducteur
S
S la section du conducteur

On mesure la résistance entre une extrémité fixe et un curseur mobile :


R0 Dans le cas d'un déplacement linéaire du
L curseur : .

x
R( x )

On a une relation analogue dans le cas d'un déplacement angulaire (circulaire ou hélicoïdal) :
.
La résistance est constituée par une piste conductrice en résine chargée de grains conducteurs (carbone,
métal...) ou un fil bobiné isolé (sauf au contact avec le curseur). Les ordres de grandeurs de R0 vont de
1 k à 1 M . La résistance du curseur doit être faible et stable (mouvement, usure). La résistance de
contact doit présenter les mêmes qualités (plus dur à assurer dans le cas de la piste).

 Etendue de mesure

Pour les potentiomètres linéaires, l’étendue de mesure est la


longueur de la piste.

Pour les potentiomètres circulaires, que vous avez pu rencontrer


dans le TP sur la plate forme 6 axes, MAXPID et le potentiomètre
du groupe de direction du chariot filoguidé, l’étendue de mesure est
légèrement inférieure à 1 tour. Ces potentiomètres circulaires (ou
rotatifs) sont donc monotour.

 Résolution
Elle est théoriquement infinie pour les pistes en plastique constitué d’un polymère
chargé en graphite, conducteur, mais elle est directement liée au diamètre du fil de bobinage pour les
pistes bobinées.
 Avantages
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Simplicité de fonctionnement et d’exploitation du signal électrique en


sortie.
Précision assez forte car la résolution est bonne
Peu chers

 Inconvénients

Bruit dans le signal engendré par le frottement du curseur sur la piste


Usure car le frottement mécanique entre le curseur et la piste détériore
les éléments en contact
Durée de vie limitée

b. Fonction de transfert

La fonction de transfert d’un potentiomètre rotatif de résistance de résistance R = 50 k


alimenté par une tension ua = 48 Volts.

d’où la fonction de transfert du potentiomètre.

c. Remarques sur les potentiomètres


Dans un système technique, les moteurs sont, il faut l’avouer, la plupart du temps des
moteurs rotatifs. La mesure d’un angle de rotation est donc très fréquente et utilise donc tout
naturellement le capteur rotatif.
Le capteur rotatif peut être directement à la grandeur à mesurer, c’est le cas pour
MAXPID où le potentiomètre donne la position angulaire du bras ou pour le groupe de direction du
chariot filoguidé. En effet, le potentiomètre est placé directement au niveau de l’arbre de sortie du
réducteur, qui est l’arbre du groupe de direction.
Cette prise de mesure assure une bonne précision car elle est située directement au
niveau de l’élément dont on souhaite avoir la position angulaire.
Pour la plate forme 6 axes, le potentiomètre, appelé « potentiomètre de recopie », trouve
sa place après un système de transformation de mouvement, le système roue et vis sans fin. Ce système
est nécessaire afin que le potentiomètre ne fasse pas plus d’un tour pour toute la course de la tige du vérin.
Il a pourtant pour objectif de mesurer la longueur de la tige du vérin : ainsi, dans ce cas, la mesure ne

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s’opère pas directement au niveau de l’élément concerné. On connaît cependant la chaîne cinématique
liant la longueur de la tige du vérin à la rotation du potentiomètre.
Ainsi, à partir de la mesure du potentiomètre, on peut déduire la valeur de la longueur
de la tige du vérin, aux jeux près ….
Pour un souci de précision, il est donc plus judicieux, lorsque cela est possible, de
mesurer la grandeur physique via un capteur au niveau de l’élément concerné. On s’affranchit par-là de la
chaîne cinématique qui peut comporter des jeux et conduire à des erreurs dans la mesure.

d. Les capteurs de déplacement capacitifs


0 est la permitivité du vide
S est la permitivité relative de l'isolant
La capacité d’un condensateur vaut C 0 S où r . Pour faire
e S est la surface en regard des armatures
e est l'épaisseur de l'isolant
varier la capacité du condensateur en fonction du déplacement, on fait varier soit la surface en regard, soit
l’épaisseur e.

La mesure de la capacité requiert une tension alternative. L’impédance du condensateur


1
est alors, à fréquence fixe, fonction uniquement de sa capacité ( ).
jC

 Avantages

Grande sensibilité

 Inconvénients

Faible étendue de mesure (<1cm)


Relativement complexes en traitement du signal a posteriori

e. Les capteurs inductifs, Transformateurs Différentiel Variables (LVDT)

Un enroulement parcouru par un


courant électrique crée un champ magnétique. On
peut canaliser les lignes de champ magnétique par
un noyau interne en fer doux, constituant en fait le
circuit magnétique.

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Les capteurs LVDT possèdent un bobinage inducteur, appelé primaire, et un bobinage


induit, appelé secondaire. Le bobinage induit est alors double, disposé symétriquement par rapport au
primaire.
L’inducteur est alimenté par une tension alternative sinusoïdale de haute fréquence. Le
champ magnétique ainsi créé induit dans chaque circuit secondaire une tension de même fréquence, dont
l’amplitude est fonction de la position du noyau.

La mesure du déplacement est constituée par la différence des deux tensions induites.

 Avantages

Pas de pièces en contact


Grande sensibilité et précision

 Inconvénients

Faible étendue de mesure (<50cm)


Relativement complexes en traitement du signal a posteriori

2. Les capteurs numériques de position


Capteur pos. num.
Position du solide Signal numérique
Mesurer la position
d’un solide

Ces capteurs fournissent directement, sous forme codée, la mesure numérique du


déplacement. On place la plupart des temps ces capteurs rotatifs au niveau des moteurs, on ne s’affranchit
donc pas du problème des jeux dans la chaîne cinématique.

a. Les capteurs incrémentaux


 Fonctionnement
Un capteur ou codeur incrémental est constitué d’un disque comportant 1, 2 voies, avec
ou non un index. Le disque est lié à l’arbre tournant dont on souhaite avoir la position. D’un côté du
disque se trouvent des diodes électroluminescentes et de l’autre, des phototransistors, ces constituants
étant fixes. On a un couple de diode et phototransistor par voie.
Chaque voie du disque, excepté l’index, possède des zones alternativement opaques et
transparentes.
Ces capteurs incrémentaux utilisent donc l’opto électronique. Le signal émis par le
phototransistor, après un traitement électronique, est un signal carré de type TTL (train d’impulsions plus
ou moins espacées dans le temps.
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Un codeur incrémental comporte donc une piste ou voie A au moins, avec un index ou
non(Piste intérieure). L’index permet de compter le nombre de tours.

 Fonction de transfert pour 2 voies

Le comptage (ou décomptage) de toute les transitions des signaux A et B donne pour résultat une image
numérique du déplacement angulaire.

Signal A Compteur décompteur résultat de


codeur pour signaux en m bits comptage
incrémental quadrature de phase (en incrément)
Signal B

Si on note "n" le nombre de fentes sur le disque codeur, on peut en déduire le gain du capteur de position
angulaire ainsi réalisé:
en tours degrés radians
Sn 4.n 4.n 4. n
(en inc.)
360 2.
Avec: en: inc/tr inc/° inc/rad
le déplacement angulaire,
Sn la sortie numérique, image du déplacement, correspondant au comptage des transitions
sur les deux voies du codeur (nombre d'incréments de comptage)
le gain du capteur de position à sortie numérique

 Résolution
Sa résolution, donc en grande partie sa précision et sa qualité, est liée au nombre de
fentes.
 Etendue de mesure
Elle est a priori infinie

 Détection du sens de rotation

Le codeur incrémental est un capteur relatif (on ne connaît pas le sens de rotation ni
l’origine). La détection du sens de rotation peut néanmoins avoir lieu grâce à une deuxième voie, décalée
1
d’ de période par rapport à la première voie. L’évolution des deux signaux est alors différente dans un
4
sens par rapport à l’autre.

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Dans un sens Et dans l’autre

Le déphasage des signaux A et B permet de déterminer le sens de rotation :

 dans un sens pendant le front montant du signal A, le signal B est


à 0.
 dans l'autre sens pendant le front montant du signal A, le signal B
est à 1.

 Prise d’origine
L’initialisation d’un capteur incrémental est une prise d’origine. Sa nécessité provient
du fait que le capteur est relatif. Elle consiste en un déplacement du système vers un capteur tout ou rien,
appelé capteur d’origine, qui matérialise l’origine machine.
Elle est indispensable à chaque remise sous tension du système : c’est le cas pour le
Robot ERICC3. Elle peut être supprimée si on utilise des codeurs absolus, plus chers

 Exemple

Le codeur incrémental dont le fonctionnement est décrit ci-dessous est constitué de deux voies et permet
de mesurer 500 :
Le schéma représente partiellement le disque du capteur
incrémental et les deux cellules photoélectriques C1 et C2.
Ce disque comporte une piste où alternent des zones opaques
(noires sur le schéma) et des zones transparentes (blanches sur
le schéma). Les cellules C1 ou C2 (en gris sur le schéma)
renvoient un signal 1 ou 0 selon qu'elles se trouvent
respectivement en face d'une zone transparente ou d’une
zone opaque.
Les deux cellules C1 et C2 sont placées de telle manière que
les signaux qu'elles délivrent sont décalés d'un quart de
période.

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Zone S1 S2
a 0 0
b 1 0
c 1 1
d 0 1
e 0 0
f 1 0
g 1 1
Pour un couple de zones, il y a quatre combinaisons
possibles pour S1 et S2.
Pour que le capteur soit capable de reconnaître 500
positions différentes, il faut donc 125 couples de
zones.

b. Les codeurs absolus


 Fonctionnement
Un codeur optique absolu fonctionne de la même
manière qu’un codeur incrémental sauf que cette
fois, le signal émis n’est pas un train d’impulsions
mais un véritable code numérique sur 4, 8, 9, 12 ou
même 16 bits.
Ceci n’est pas réalisé par un ou 2 couples de diodes
et phototransistors mais par un couple par piste,
avec un nombre de pistes égal au nombre de bit.
Lme disque comporte donc plusieurs pistes.
La première piste en partant du centre du disque est
composée d'une moitié opaque et d'une moitié
transparente, la lecture de cette piste permet de
déterminer dans quel demi-tour du disque on se
situe.
C'est la piste MSB « Most Significant Bit » = bit de
poids le plus fort.
La piste suivante, en allant vers l'extérieur, est
divisée en quatre quarts alternativement opaques et
transparents. La lecture de cette piste, combinée
avec la lecture de la piste précédente, permet de
déterminer dans quel quart de tour du disque on se
situe.
La piste suivante permet de déterminer dans quel huitième de tour on se situe, la
suivante dans lequel seizième de tour on se situe. etc ...

La dernière piste, la plus extérieure, est la piste LSB « Least Significant Bit » = bit de
poids le plus faible.
Afin de limiter le risque d’erreur, on préfère employer un codage en code GRAY, en ne
changeant qu’un bit à la fois.

 Résolution
C'est la dernière piste qui donne la précision finale du codeur appelée résolution.

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Si on appelle N le nombre de pistes, cette dernière piste comportera 2N points. Le


nombre de positions codées sur un tour du disque sera 2N, on dira alors que le codeur a une résolution de
2N points par tour.
Détecter le sens de rotation n’est pas utile puis que le mots binaire émis est la valeur
d’un angle compris entre 0 et 2 . C’est pour cela qu’on les appelle codeurs semi-absolus.
Lorsque le codeur doit mesurer des angles > 2 , on doit lui adjoindre un compteur qui
compte le nombre de tours effectués. Il n’est donc pas toujours d’initialiser le capteur.

 Exemple

On considère un codeur optique absolu, codé en GRAY, avec 3 pistes.


1 – Combien peut-on coder de positions ?
2 – Quelle est sa résolution ?
1 – Représenter le disque d’un tel codeur.
2 – Donner la table de vérité définissant la valeur des 3 bits en fonction de la position.

IV. La mesure d’une vitesse

1. La génératrice tachymétrique

Ce sont des moteurs montés « à l’envers ». En effet, les moteurs transforment une
tension en rotation d’un rotor. Les moteurs électriques peuvent également fonctionner en récepteur. On
impose une vitesse de rotation au moteur qui va être transformée en tension.
Il existe trois types de moteurs (à courant continu, synchrone et asynchrone). Il existe
par conséquent trois type de génératrices tachymétriques :
Les génératrices tachymétriques continues
Les génératrices tachymétriques synchrones
Les génératrices tachymétriques asynchrones
Principe d’une génératrice tachymétrique continue

Génératrice
Vitesse tachymétrique Tension en V
rotation en continue
rad/s

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2. A partir d’une mesure de position

a. codeur incrémental

On utilise l’information de position donnée par le codeur incrémental pour donner la


vitesse.
Le nombre de transitions reçues des deux signaux du codeur, pendant un temps fixé appelé temps
d'échantillonnage, est une image numérique de la vitesse de rotation.
Si on note le temps d'échantillonnage de mesure "tem" on peut en déduire le gain du capteur de vitesse:
N Sn Sn 4. n
v
(en tr/min) (en inc) v Tem
n N 60
c.)
où: N est la vitesse de rotation exprimée en tr/min,
Sn est la sortie mesure numérique de vitesse exprimée en incréments (inc),
v est le gain du capteur exprimé en inc/tr/min.

. C’est l’utilisation qui en est faîte sur le chariot filoguidé.

b. Capteur à variation d’inductance


 Principe

La mesure de la vitesse est basée sur le signal donné par un détecteurs de


proximité inductifs (II.2.). L’information délivrée par le capteur étant
fonction de l’entrefer et non de sa vitesse de variation, ce capteur doit être
excité par une source de courant alternatif de fréquence 5 à 10 fois plus
élevée que la limite supérieure de la bande passante. Un amplificateur à
porteuse conditionne le signal. Cette solution, rarement utilisée en
tachymétrie car coûteuse, doit être mentionnée car elle est intéressante
dans le cas d’un environnement sévère sur le plan « bruit ».

V. La mesure d’une accélération

1. Les accéléromètres

a. Classification
Classification suivant la nature du phénomène de détection :

Les accéléromètres non asservis, classés suivant le phénomène de détection, sont les suivants :
à jauges de contrainte ;
à détection piézorésistive ;

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à détection piézoélectrique ;
à détection optique par occultation ;
à fibres optiques ;
à détection capacitive ;
à réluctance variable (détection inductive).

Accéléromètres à déplacements asservis :

Il s’agit des accéléromètres :


à rappel électromagnétique à aimants permanents ;
à rappel au moyen de forces d’origine électrostatique.
La boucle d’asservissement, dans les deux cas, peut être de type analogique ou numérique.

Accéléromètres à poutres vibrantes :


Bien que de type en boucle ouverte, les accéléromètres à poutres vibrantes (dénommés aussi à ondes de
volume) rivalisent de précision avec les appareils asservis. Leur sensibilité est très élevée, malgré les
déplacements extrêmement faibles de la masse d’épreuve.

b. Accéléromètres à jauges de contrainte

Ce type d’accéléromètre est placé sur le support suspension de moto BMW


 Principe
Une masse sismique M (figure suivante) subit une force d’origine inertielle sous l’action d’une
accélération appliquée au capteur suivant l’axe Y.

Cette force induit des contraintes, de traction sur une face, de compression sur l’autre face, sur une poutre
montée en porte-à-faux. Ces contraintes sont mesurées au moyen de jauges métalliques résistives collées
sur cette poutre, généralement au nombre de quatre réparties deux par deux sur chaque face de la poutre,
câblées suivant un schéma de type pont de Wheatstone (figure suivante).

Les variations de contrainte dans la poutre entraînent des variations de résistance des jauges (diminution
sur une face, augmentation sur l’autre), donc l’apparition d’une tension de déséquilibre du pont de
mesure, fonction de l’accélération d’entrée.

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Avantages de ce type d’accéléromètre :


résolution continue ;
utilisation sous alimentat
continu) ;faible encombrement (masse de 0,5 à 50 g);
domaine de mesure : de 50 ms–2 à 50 000 ms–2 ;
sensibilité : typiquement 0,1 % de la pleine échelle.

Inconvénients :
performances globales moyennes (précision d’environ 0,5 %) ;
faible niveau de sortie (sauf avec amplificateur incorporé).

Constructeur : Entran.

2. A partir d’une mesure de position angulaire d’un codeur incrémental

La variation du nombre de transitions reçues des deux signaux du codeur, pendant un temps fixé, est une
image numérique de l'accélération.
Si on note le temps d'échantillonnage de mesure "Tem" on peut en déduire le gain du capteur
d'accélération:

a Sn Sn 4. n
a
(en tr/s²) a
(en inc.) a (Tem)²
a 60

où: a est l'accélération exprimée en tr/s,


Sn est la sortie mesure numérique d'accélération exprimée en incréments (inc),
a est le gain du capteur exprimé en inc/tr/s.
Remarque
Un seul capteur physiquement présent, de type incrémental, permet de réaliser par
calcul numérique, trois capteurs virtuels et permettra ainsi de contrôler trois grandeurs physiques,
position, vitesse et accélération !.

VI. La mesure d’une déformation

1. Jauges résistives métalliques

Il s'agit de mesurer la variation de résistance d'un fil métallique conducteur placé sur le matériau dont on
cherche à déterminer la déformation. Le conducteur est disposé comme indiqué sur le schéma ci-dessous.
L'utilisation de n brins permet d'augmenter la résistance du capteur et donc la variation de résistance pour
une même déformation.

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La résistance de la jauge vaut donc : où s est la section du fil et sa résistivité électrique.


L'ordre de grandeur de la résistivité des métaux usuels est de . Lors de l'allongement du
R
support, la résistance varie et on obtient la relation linéaire suivante : K . K est appelé le facteur
R
de jauge. Son ordre de grandeur est de 2 pour les jauges métalliques.

VII. La mesure d’une force et de couple

1. Mesure de Force

a. A partir d’une mesure de déformation

Ces capteurs possèdent un corps d’épreuve métallique. La déformation de ce corps d’épreuve est
régie par la loi de Hooke, tant que cette déformation reste dans le domaine élastique. Cette loi se traduit
par la règle de proportionnalité entre effort et déformation.

Il existe plusieurs formes courantes de corps d’épreuve (barreau, cylindre, lame, etc.) (figure ci après). La
forme et la dimension du corps d’épreuve sont essentiellement liées à l’utilisation envisagée (traction,
compression, efforts alternés, efforts dynamiques...). Elles dépendent de la valeur maximale de l’effort
appliqué ainsi que de la nature du champ de contraintes détectées, donc de la position des jauges
(contraintes longitudinales et transversales) collées sur les éléments actifs du corps d’épreuve. Par
exemple, les capteurs possédant un corps d’épreuve travaillant en flexion auront une meilleure linéarité
que d’autres travaillant en traction ou compression. C’est une qualité intéressante en pesage, la
contrepartie étant une plus grande fragilité aux surcharges et une plus grande sensibilité au fluage.

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b. Capteurs à mesure de déplacement

Plutôt que de passer par la déformation subie par un organe collé comme dans les
capteurs à jauges, le principe est ici de mesurer la variation de longueur du corps
d’épreuve soumis à un effort, le problème technologique posé étant de rendre
perceptibles des déformations de faible amplitude.
Historiquement, le peson à ressort hélicoïdal (le ressort étant le corps d’épreuve)
illustre le principe où l’on suit la déformation par la position d’un index sur une règle
graduée (figure ci contre).
L’amplitude de la déformation dépend de la raideur du corps d’épreuve ou, plutôt, de
son élasticité. La grande souplesse d’un corps d’épreuve de ce type améliore
relativement la sensibilité du capteur (intéressante dans le cas du pesage) mais elle
réduit la finesse et les caractéristiques dynamiques qui sont, dans ce cas, quasi nulles.

2. Mesure de couple
Comme pour les capteurs d’efforts, on utilise pour les couple- mètres les propriétés d’un corps d’épreuve
déformable.
Il s’agit, dans un couplemètre, de solliciter en torsion soit un cylindre ou un tube, soit un barreau de
section carrée et de détecter la torsion provoquée par le moment du couple.
Cette détection est effectuée comme pour les capteurs d’efforts, selon les mêmes principes auxquels
correspondent les types de couplemètres suivants :
couplemètres à jauges, les plus courants (figure 28) ;

VIII. La mesure d’une pression

1. Transmetteur de pression (technologie jauges à couche mince)


Exemple : la structure d’un capteur absolu à jauges couches minces est décrite ci-après. Soudé au corps
du capteur, le senseur est placé dans un compartiment qui l’isole mécaniquement des contraintes
extérieures causées par le montage, la pression et le câble de connexion. Les forces de pression sont
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intégrées par une membrane séparatrice reliée par une tige au centre du corps d’épreuve : une poutre. La
chambre de référence est scellée par une bille après y avoir fait le vide. Le pont et les connexions sont
protégés des nuisances ambiantes par encapsulation et les fils de raccordement sont soudés par
thermocompression ou ultrasons sur des plots généralement en or.

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