Vous êtes sur la page 1sur 16

Guide Boursier.

com Le guide du succès en bourse 2016

Le Guide
du succès en Bourse
Vos premiers pas en bourse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 2

1 : Bien choisir son broker . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 3

2 : Se fixer des objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 4

3 : Savoir s’informer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 5

4 : Savoir passer un ordre .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 7

5 : Choisir les bonnes valeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 9

6 : Savoir répartir ses valeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 11

7 : Secrets d’un portefeuille gagnant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 13

Quelques pistes à suivre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 19

–1–
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

Vos premiers
pas en Bourse…
Quelle somme investir en Bourse ?

• Une question de performance et non de moyens !


Beaucoup d’investisseurs pensent que pour débuter en Bourse, il faut disposer d’un patrimoine confor-
table.
C’est faux ! Si tout le monde ne commence pas avec 100 Dollars en poche, comme Warren Buffett,
le milliardaire de Wall Street, il est utile de rappeler que gagner en Bourse est une question de perfor-
mance et non de moyens !

• Quelques milliers d’Euros


Un portefeuille pourra très bien commencer avec quelques milliers d’Euros —voire moins !—, l’idée
étant de ne pas engager l’intégralité de ses actifs sur les marchés financiers et surtout de n’investir
qu’une somme dont on n’aura pas besoin à court terme.
Car le temps est souvent l’ennemi de l’investisseur. Si vous vendez pour la simple (et mauvaise) raison
que vous avez besoin de liquidités, il y a fort à parier que la Bourse sera pour vous le temple des regrets.
Vous lirez souvent dans des livres spécialisés qu’il convient d’investir 15 000 euros pour débuter en
Bourse. Nous avons nous mêmes mis cette somme « sur le tapis » au début de notre « Portefeuille Court
Terme », mais ce n’est nullement une règle. Débuter en Bourse avec 1 000 euros suffit dès lors que la
motivation est là !

“La bonne info c’est bien, le bon timing, c’est mieux.


Abonnez-vous à Boursier.com Privilèges !”
Didier Hameau,
Rédacteur en chef de Boursier.com

–2–
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

1
Bien choisir son Broker…
• Des courtiers d’un genre nouveau
Dès le milieu des années 90 sont apparus sur le marché des courtiers d’un genre nouveau : en utilisant
les nouvelles technologies de l’information (minitel puis Internet) et l’informatisation des marchés finan-
ciers, les courtiers en ligne ont pu révolutionner la façon de passer des ordres sur le marché.
Initialement réservées aux professionnels, les cotations boursières puis les passations d’ordres ont ainsi
pu se démocratiser auprès d’un large public, permettant aux frais de courtages de fortement baisser.
Les banques ne sont pas restées les bras croisés puisqu’elles proposent souvent, soit en direct, soit via
leurs filiales, des activités de courtage sur Internet à des tarifs très abordables.

• Où les trouver ?
Vous trouverez à cette adresse une liste de courtiers particulièrement efficaces :
N’hésitez pas à remplir le formulaire, vous pourrez par simples clics sur les courtiers qui vous intéressent,
recevoir gratuitement chez vous les documentations de ces brokers en ligne !

http://www.boursier.com/services/courtiers

–3–
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

2
Se fixer des objectifs
• Bien se connaître
Pour bien investir sur le marché, il faut d’abord savoir se connaître :
➜ Serez-vous capable d’attendre plusieurs mois avant que votre idée d’investissement soit validée
par le marché ?
➜ Résisterez-vous à la tentation de prendre vos profits alors qu’une action est promise à un bel avenir
ou à celle de vendre quand tout le monde croit que votre action est perdue ?
➜ Un secteur vous est familier ? Vous êtes amateur de boutiques de textile ou tout simplement « fana »
de nouvelles technologies ? Cette question n’est pas dénuée de sens ! Si vous êtes vendeur de voi-
tures, sans doute savez-vous si les derniers modèles de Renault sont un succès commercial…
Trop de gens pensent en effet que la Bourse est aléatoire, comme le casino ou, a contrario, que le
marché est d’une complexité extrême. C’est pourtant en faisant des constats simples que les meil-
leures affaires se réalisent !
➜ Êtes-vous prêt à vous cultiver ? Bien souvent, les meilleures affaires se font… là où les autres inves-
tisseurs ne sont pas encore ! L’équipe de Boursier.com scrute pour ses seuls abonnés les meilleures
pistes d’investissement en dehors des sentiers battus. Avec méthode, en fouinant la cote et à l’aide
des nombreuses «dépêches » que nous publions sur chaque valeur, vous saurez sans doute, vous
aussi, détecter d’excellentes opportunités d’investissement !

• Êtes-vous un Trader actif ?


Cette question est simple, mais elle a des répercussions importantes pour votre portefeuille.
Si vous êtes un « trader » actif, il convient de savoir rapidement prendre vos pertes ou vos gains.
À l’inverse, une personne moins active sur le marché aura tout intérêt à envisager de se positionner sur
des titres peu spéculatifs, capables de s’apprécier sur la durée, comme c’est souvent le cas pour des
valeurs de rendement (celles qui distribuent un dividende conséquent).

• Fixez-vous des objectifs


Une fois votre « profil » d’investisseur défini, nous ne saurions que trop vous recommander de vous y tenir.
L’expérience vous montrera en effet que vos convictions propres, couplées à votre tempérament, sont
vos meilleurs alliés !
Vous pourrez dès lors vous fixer d’engranger 5 % de dividendes par an ou au contraire de battre l’indice
CAC40 de 10 % tous les ans en effectuant de judicieux « aller-retour » sur des valeurs que vous aurez ap-
pris à « dompter ».

–4–
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

3
Savoir s’informer
À lire avant d’investir
On trouve facilement dans toutes « les bonnes librairies », des livres expliquant le b.a.ba du fonctionnement
des marchés boursiers.
Afin de ne pas vous éparpiller et de vous aider dans le choix à faire entre tous ces ouvrages, nous n’en
retiendrons que 3 parmi les plus utiles.

• Pour débutants
« Jouez et gagnez en bourse » représente un très bon livre pour débutants. Il a été écrit par Jean-Claude
Georges, journaliste reconnu et expérimenté, et décrit en détail tout ce que l’on doit connaître pour faire
ses premiers pas sur le marché.

• Plus confirmés
« Et si vous en saviez assez pour gagner en Bourse ». Ecrit par l’ancien gestionnaire-vedette du fonds
Magellan, Peter Lynch, cet ouvrage vous livre les secrets de l’analyse fondamentale grâce à une mul-
titude d’anecdotes toutes plus utiles les unes que les autres, et rappelle que la première qualité pour
gagner en Bourse est le bon sens…

• Pour public averti


« Secrets pour gagner en Bourse à la hausse et à la baisse » de Sam Weinstein vous permettra notam-
ment de vous initier à l’analyse Technique. Un ouvrage utile et surtout agréable !
N’oubliez pas non plus les ouvrages sur le « day-trading ». À réserver toutefois uniquement aux investis-
seurs les plus avertis…

Internet bien sûr !


Pendant plus d’un siècle, le seul média permettant de connaître les cours et les informations sur les so-
ciétés cotées a été le journal et notamment les hebdomadaires boursiers.
Le minitel s’imposa pour suivre les cours de bourse dans les années 80, aujourd’hui Internet est devenu
prépondérant.
Ce succès d’internet, qui a fait beaucoup de mal aux publications « papier », est facile à expliquer :
les cours de bourse y sont donnés en temps réel et l’information sur les sociétés ou les marchés est im-
médiatement disponible.
Plus besoin d’attendre le week-end pour être informé ou conseillé, il suffit de se connecter sur le web
pour avoir instantanément l’information.

www.boursier.com évidemment !

–5–
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

Vous pouvez ainsi retrouver chaque jour, de 6 h 30 à 23 h 30, plus de 200 articles sur les valeurs françaises
en vous connectant sur le site www.boursier.com et accéder également aux meilleurs conseils pour gérer
votre portefeuille.

Téléphone portable

• L’application iPhone
Depuis 2008, Boursier.com a été un précurseur sur les téléphones iPhones. En vous rendant sur
l’AppStore de ce type de téléphone, cherchez “Boursier.com”. Vous pourrez ainsi télécharger gratuite-
ment l’application de Bourse de Boursier.com qui comprend les cours, vos listes de valeurs, les news du
site, les indices, le palmarès, sans oublier les vidéos. Un condensé indispensable pour rester informé où
que vous soyez !

• Application Android
Boursier.com est également présent sur l’Android Market : à l’instar de celle sur iPhone, l’application
Boursier.com pour Android vous permet de retrouver l’essentiel des cours et des infos directement sur
votre mobile !

“Une action monte, vous ne savez pas pourquoi ?


La réponse est sûrement sur Boursier.com !”
Anthony Bondain,
Rédacteur en chef adjoint de Boursier.com

–6–
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

4
Savoir passer un ordre
Les ordres de Bourse vous permettent d’acheter ou de vendre un titre en fonction de plusieurs paramètres :

• Mnémonique
Le premier d’entre eux est l’identification du titre sur lequel vous souhaitez intervenir. Il faudra connaître
son mnémonique constitué le plus souvent de 2 ou 3 lettres : FTE pour France Télécom, UG pour Peugeot
ou encore GET pour Eurotunnel.

• Validité
Le deuxième paramètre est la durée de validité de votre ordre. L’ordre peut être spécifié « jour » : dans ce
cas il ne sera pas valable au delà de la séance en cours.
L’ordre peut aussi être spécifié « révocation », il sera actif 1 an durant.

Les types d’ordres

• À cours limité…
Pour acheter ou vendre une valeur, il est possible de passer plusieurs types d’ordres, ayant tous des
caractéristiques particulières.
Ordre à cours limité : cet ordre vous permet de passer un achat ou une vente à un cours fixe.
➜ Exemple : « j’achète 100 France Télécom, cours limité à 10 euros ». Dans ce cas, votre prix d’achat
sera de 10 euros. Si le titre cote au plus bas à 10,10 euros, votre ordre d’achat ne sera pas exécuté.
L’intérêt de ce type d’ordre est de fixer un prix précis d’achat ou de vente.

• À la meilleure limite…
L’investisseur ne donne pas de prix. Son ordre est exécuté sur la base de la meilleure limite à la vente
(pour un ordre d’achat) ou de la meilleure limite à l’achat (pour un ordre de vente).
Si l’ordre n’est pas intégralement exécuté, le solde est transformé en ordre à cours limité.
➜ Exemple : reprenons le cas d’un investisseur qui achète 50 France Télécom « au marché ». Le
dernier cours coté de France Télécom est de 11 euros, la meilleure limite à la vente est à 11,25 euros
pour 30 titres. L’ordre « au marché » va être partiellement exécuté, 30 titres vont être achetés à 11,25
euros, le reste, soit 20 titres, va se transformer en un ordre d’achat de 20 actions, limité à 11,25 euros.

–7–
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

• Au marché…
L’ordre « au marché » : cet ordre est utilisé lorsqu’on veut être presque certain d’acheter ou de vendre ses
titres. On remonte alors le carnet d’ordres jusqu’à obtenir la quantité de titres recherchée, ce qui peut
entraîner une variation de cours importante.
Le risque est de payer beaucoup plus cher que prévu les titres que l’on souhaite acheter. À l’inverse, on
augmente ses chances de voir son ordre être exécuté. Notez que ce type d’ordre est prioritaire sur les
autres ordres.

• À seuil de déclenchement…
On qualifie aussi ces ordres de « Stop ». Un ordre d’achat à seuil de déclenchement ne sera exécuté que
si le cours du titre dépasse la limite fixée et, à l’inverse, un ordre de vente à seuil de déclenchement ne
sera effectué que si le titre baisse en dessous de la limite indiquée.
L’intérêt de cet ordre est de pouvoir intervenir à l’achat lorsqu’un titre franchit une résistance ou un sup-
port graphique.
➜ Exemple : un ordre d’achat de 50 France Télécom à seuil de déclenchement 11 euros va devenir un
ordre au marché dès que France Télécom va coter 11 euros.

• À plage de déclenchement…
Il s’agit d’un ordre à seuil de déclenchement, mais plus précis et qui évite d’intervenir à des cours trop
éloignés du seuil de déclenchement.
➜ Exemple : un ordre d’achat de 50 France Télécom « plage de déclenchement 10,5/11,5 euros » va
devenir un ordre d’achat au marché dès que France Télécom va coter 10,5 euros. Mais l’ordre ne sera
pas effectif si l’action dépasse immédiatement les 11,5 euros, cela permet de limiter son risque en cas
de décalages de cours très importants.

Petites économies, gros profits

• Astuce de Pros
Certains investisseurs passent le plus souvent des ordres « au marché », alors qu’ils auraient parfaite-
ment pu être exécutés dans de meilleures conditions en passant des ordres à cours limité, en choisissant
évidemment les bonnes limites…
Parmi les astuces à connaître, il est souvent judicieux d’acheter en se plaçant juste au-dessus des cours
« ronds » et de vendre en se plaçant juste en-dessous.
La raison est que de nombreux investisseurs passent justement des ordres sur la base de cours « ronds ».
Pour un titre dont le cours est proche de 100 euros, de très nombreux ordres seront libellés à un prix de
100 euros. En achetant à 101 euros ou en vendant à 99 euros, vous augmentez fortement vos chances
de voir votre ordre exécuté.

–8–
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

5
Choisir les bonnes valeurs
Ouvrez les yeux

• Bon sens et produits « qui marchent »


Gagner en Bourse, c’est souvent une affaire de bon sens… Évidemment il est nécessaire de connaître les
bases permettant de valoriser une société.
Vient ensuite la phase la plus complexe : celle de choisir les titres sur lesquels vous allez investir.
Pour cela, une bonne méthode consiste à ouvrir les yeux pour découvrir les produits qui « marchent ».
À ce sujet le livre de Peter Lynch, décrit plus haut, fourmille d’anecdotes qui ne manqueront pas de vous
donner quelques idées…
Nous adoptons régulièrement ce type d’approche chez Boursier.com avec souvent, à la clé, des perfor-
mances qui sortent de l’ordinaire.

Chiffres à connaitre
Difficile d’aborder la Bourse sans connaître et comprendre quelques chiffres et ratios qui vous permettront
de mieux évaluer les titres que vous envisagez d‘acheter… Nous nous limiterons cependant à l’essentiel,
nul besoin d’être un expert ni d’avoir un doctorat de Mathématiques !

• PER et BNA
PER (Price Earning Ratio). Vous retrouverez souvent ce terme. Le PER s’obtient en divisant la capitalisa-
tion boursière d’une entreprise (= nombre d’actions multiplié par le cours de Bourse) par son résultat net.
Autre solution, diviser le résultat net par le nombre d’actions, ce qui donne le BNA (Bénéfice Net par Ac-
tion), puis diviser le cours de Bourse du titre par le BNA.
Plus le PER est élevé, plus la valeur est chère, et inversement.
Une notion à relativiser avec les taux de croissance : une société présente sur un secteur dynamique
(Internet…) aura un PER plus élevé qu’une société qui intervient sur un secteur à faible croissance (Sidé-
rurgie, Automobile…).
➜ Exemple : une société fait 50 millions de résultat net, elle est valorisée en Bourse 600 millions ; son
PER sera de 12.

• Rendement
Le rendement : c’est la rémunération directe de votre investissement. Le rendement est obtenu en di-
visant le dividende versé par la société, généralement entre avril et juin, par le cours de l’action.
Plus le rendement est élevé, plus votre investissement sera rémunéré.

–9–
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

• Dettes / Fonds propres
Le ratio dettes/fonds propres (ou « gearing ») : c’est l’une des mesures de la solidité d’une entreprise.
Voir exemple de fondamentaux en cliquant sur le lien suivant :

http://www.boursier.com/actions/societe/fondamentaux/alcatel-lucent-FR0000130007,FR.html

Généralement, le marché (et les banquiers) voient d’un mauvais oeil un ratio supérieur à 100%, c’est-à-
dire des dettes qui dépassent le niveau des fonds propres. À surveiller donc de près…

Vérifiez votre “feeling”


Lorsque vous avez sélectionné les valeurs que vous souhaitez acheter, prenez encore un peu de temps
pour vérifier votre sentiment.
En consultant les derniers avis donnés par des analystes financiers, vous saurez ainsi quelle opinion les
professionnels ont de cette valeur, une donnée que vous pouvez retrouver facilement sur le site internet
www.boursier.com.
Et si vous faites partie des abonnés à Boursier.com Privilèges, vous pouvez aussi connaître le dernier
conseil donné par notre rédaction sur la valeur, une information particulièrement utile avant de vous dé-
cider !

Cliquez-ici pour vous abonner :


http://www.boursier.com/membres/abonnements/

“Une stratégie gagnante ? Emulez notre portefeuille de court terme...


+120% contre -25% pour le CAC40.”
Aymeric Val,
Rédacteur de Boursier.com

– 10 –
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

6
Savoir répartir ses valeurs
Combien, comment ?

• Sélectionner plus de 30 valeurs ou moins de 10 ?


La théorie financière décrite dans le Modèle d’Evaluation des Actifs Financiers stipule que c’est en inves-
tissant sur au moins 30 valeurs différentes que l’on arrive à un portefeuille parfaitement diversifié.
Cette « technique » n’est nullement recommandable, sauf à être un gestionnaire de portefeuille à la tête
de plusieurs Millions d’Euros à investir !
La pratique est en effet tout autre et l’histoire vous apprendra que l’on peut tout à fait réaliser de con-
fortables bénéfices en ne retenant dans ses choix d’investissement qu’une poignée de valeurs.
Certains investisseurs célèbres prétendent même qu’il suffit d’avoir raison sur une dizaine de valeurs
dans sa vie pour être riche… C’est à méditer !

• Ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier…


Il n’y a pas, contrairement à ce que dit la théorie, de portefeuille modèle avec un nombre idéal d’actions
détenues.
Si vous avez la chance d’avoir du temps à consacrer à l’évolution de votre portefeuille et à l’actualité de
vos valeurs, il ne faut pas hésiter à détenir plusieurs valeurs afin de « ne pas mettre tous ses oeufs dans
le même panier ».
Mais, là encore, ce n’est pas une règle absolue.
Certains investisseurs célèbres préfèrent se donner pour objectif de n’avoir qu’une ou deux idées
d’investissement par an et, après avoir validé tous les paramètres de ces valeurs, les laisser « dormir »
plusieurs mois. Il s’agit toutefois d’une théorie extrême, à réserver aux investisseurs chevronnés.

• 10 valeurs réparties sur plusieurs secteurs ?


Nous conseillons en tous cas ni de s’éparpiller, ni de rester trop concentré sur un nombre restreint de
valeurs.
Une dizaine de positions en portefeuille paraît être un équilibre raisonnable de départ, en prenant garde
idéalement à choisir ses valeurs au sein de différents secteurs d’activité (exemple : le pétrole, l’agro-
alimentaire et les hautes technologies) afin de ne pas exposer tous ses risques d’investissement à un seul
et même secteur d’activité.

• Surpondérer la « perle rare »…

– 11 –
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

Il convient aussi, si on détient une « perle rare » que l’on estime peu valorisée, de ne pas hésiter à la « sur-
pondérer » dans son portefeuille : si vous avez raison et qu’elle s’envole sur le marché, vos performances
en seront dopées.
En revanche, concernant les Produits de Bourse, il convient, dans la mesure du possible, de ne pas dé-
passer 10 % de son portefeuille investi sur ces produits.
S’il sont souvent efficaces et qu’ils permettent de juteuses plus-values, les risques encourus sont plus
importants également, aussi faut-il les manier avec précaution.

• Être dans le bon sens


De nombreuses personnes avouent à demi-mot qu’elles n’ont pas su vendre certaines valeurs alors
qu’elles savaient qu’elles allaient encore baisser.
C’est un raisonnement humain… mais qu’il faut impérativement savoir éviter. Vous ne croyez plus à une
valeur ? Vendez-là !

• Savoir passer à autre chose


De même, partez du principe que des dirigeants qui ont déçu par le passé sont… susceptibles de recom-
mencer. Il faut souvent éviter de s’attarder « sentimentalement » sur certaines valeurs et savoir passer à
autre chose. Quand des mauvaises nouvelles s’accumulent sur un secteur particulier, il faut le fuir comme
la peste !
Ceux qui, contrairement à nos recommandations d’ailleurs, ont moyenné à la baisse  l’action Alcatel-
Lucent entre 2000 et 2003 en savent quelque chose puisque l’action de cette société, qui fait partie des
fleurons français, est passée de 90 à… moins de 2 euros !
Un investisseur qui l’aurait achetée à 80 euros et vendue à 50 euros, aurait perdu 37,5 % mais aurait alors
évité de voir s’envoler… la quasi-totalité de sa mise !

• Ne vous laissez pas griser par vos performances !


Dernier point important : il faut savoir être humble et ne jamais se laisser « griser » par ses performances.
L’euphorie est en effet mauvaise conseillère, au même titre que la peur ! De bonnes performances ne jus-
tifient aucunement de se sentir plus fort que le marché… qui a toujours raison !

“Des nouvelles sur une valeur  ?


Chaque jour, près de 250 articles sont publiés sur Boursier.com !”
Didier Hameau,
Rédacteur en chef de Boursier.com

– 12 –
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

7
Les secrets d’un portefeuille gagnant
Petite histoire
Lorsque nous avons fondé la lettre hebdomadaire « Opportunités » en 1991, nous avons joué « cartes
sur table » en créant un portefeuille « père de famille » géré une fois par semaine et sans prendre trop de
risques.
Son objectif : battre le CAC40 tout simplement, une performance que de nombreux « pros » n’arrivent
pas à atteindre. Depuis 1991, le portefeuille «Moyen Terme » de notre lettre a vu ses actifs démultipliés
affichant un gain de 325% !
En 2001, en pleine tourmente boursière nous avons pris un nouveau pari : aider nos lecteurs à gagner
dans un marché mouvementé. Ce fut la création du portefeuille Court Terme Boursier.com.
Lancé le 30 juin 2001, il a progressé de 125% alors que le CAC40 baissait de 22% sur la même période !
Des performances très appréciables, que nos lecteurs ont pu suivre depuis le début en toute transpar-
ence en répliquant notre démarche…
Cette réussite n’est pas un cas isolé, c’est le fruit de notre approche rigoureuse de vérifications
d’informations, et une bonne composition de notre portefeuille telle que nous l’avons décrite aux chapi-
tres précédents.

Quelques bons coups suffisent


L’histoire de nos deux Portefeuilles est faite de nombreux succès mais aussi de quelques erreurs. Mais
en Bourse, vous apprendrez que l’important est d’avoir plus souvent raison que tort et aussi de réussir
quelques très beaux « coups ». Certaines valeurs, devenues des « valeurs fétiches » pour nombre de nos
abonnés, nous ont suffi à afficher des plus-values record de plus de 200 % sur certaines lignes !

– 13 –
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

Quelques exemples valent mieux que tous les discours :

Des valeurs qui nous ont donné raison :

• ESSILOR
Tout le monde n’a pas été logé à la même enseigne ces derniers temps en bourse. La preuve ? Le
spécialiste de l’optique Essilor compte parmi les rares valeurs “tout terrain” du marché parisien qui ont
réussi à passer à travers la chute des cours, avec un nouveau record historique inscrit à 87,9 euros en
septembre... Plébiscité pour ses qualités fondamentales, la société s’appuie sur les atouts d’un modèle
économique parfaitement rodé. Essilor augmente ainsi progressivement sa part de marché dans les
pays développés grâce à sa capacité d’innovation. Les relais de croissance représentés par les pays
émergents montent en puissance rapidement. Dans ces régions, le nombre de personnes appartenant
à la classe moyenne devrait tripler en dix ans ! De plus, la société s’appuie sur une profitabilité de haut
niveau pour intégrer régulièrement de nouvelles acquisitions... La firme apporte ainsi la preuve de sa
résilience dans une météo économique adverse. Un modèle qui nous a permis d’engranger près de 40%
en quelques mois sur cette superbe valeur défensive !

• AIRBUS GROUP
Au coude à coude avec Boeing dans le marché de l’aéronautique civile, l’ancien EADS a accompli un
parcours boursier remarquable depuis cinq ans. A la clé… un cours multiplié par cinq ! Le constructeur
européen a profité d’un environnement de marché et d’une visibilité exceptionnelle, avec une demande
soutenue des compagnies aériennes, notamment dans les émergents. Le renouvellement de la gamme,
avec la finalisation des programmes A380, A350 et A320 neo, a aussi contribué au dynamisme des prises
de commandes du groupe. Enfin, les restructurations industrielles ont permis d’optimiser la rentabilité
des capitaux employés. Airbus Group a ainsi pu dégager un bénéfice net de 1,5 MdE l’an dernier, contre
une perte de 760 millions d’euros en 2009. Nous avons misé sur la recovery très en amont, avec un suc-
cès indéniable : les gains engrangés se sont élevés à 40% au cours de nos différents allers-retours. Et ce
n’est sans doute pas fini, alors que la remontée récente du dollar renforce la compétitivité de l’avionneur
et contribue à l’amélioration de ses marges.

• MGI COUTIER
Chez Boursier.com, nous n’aimons pas les chemins trop balisés, ce qui nous a souvent été utile pour ne
pas suivre aveuglément les modes qui réservent parfois de mauvaises surprises !... Parmi les petits dos-
siers que le marché avait oubliés dans un secteur difficile, celui des équipementiers automobiles, MGI
Coutier a répondu parfaitement à nos attentes avec un réajustement rapide. Sur la période 2012 à 2013,
nous avions profité du redressement pour encaisser des profits rapidement. Nous sommes revenus sur le
dossier par la suite, car la direction a prouvé la rigueur de sa gestion et la pertinence de ses développe-
ments à l’international. Résultat ? Une nouvelle plus-value de 72% tout en maîtrisant le risque : nous
avons conseillé à nos lecteurs de sortir la moitié de leur position en mai, pour sécuriser la ligne.

– 14 –
Guide Boursier.com Le guide du succès en bourse 2016

Des valeurs qui ont encore du potentiel !

• NRJ GROUP
La tenue en Bourse du secteur de la communication reste très liée à la santé du marché publicitaire.
Après avoir flirté avec les 10 euros courant 2014, le titre NRJ n’a cessé de reperdre du terrain, malgré
les excellents scores de la “radio star” du groupe, NRJ !... Dans un environnement économique toujours
lourd en Europe, les annonceurs continuent en effet d’être prudents. En dépit de charges contenues, la
rentabilité du pôle radio s’est contractée sur le premier semestre. Pour ce qui est de la TNT, NRJ12 et
Cherie25 subissent une forte concurrence et une pression à la baisse sur les prix des écrans de pub. Les
recettes de la partie télévision de NRJ Group ont ainsi reculé de 9% sur la première partie de l’année. On
peut donc s’attendre ici à des décisions de la part du management... A moins que la “sortie par le haut”
ne se fasse dans le cadre d’un ‘deal’ plus global... Avec 77% du capital, M. Baudecroux, qui reste le seul
maître à bord du groupe NRJ, réfléchit sans doute aux différentes options capitalistiques qui s’offrent à
lui. Fort d’une situation financière très saine avec un excédent de trésorerie dépassant la barre des 100
Millions d’Euros, il n’y a pas d’urgence, mais la valeur des actifs dans la radio a de quoi faire saliver ! La
baisse du titre en bourse peut donc constituer une occasion de se constituer une ligne à bon compte
pour le moyen terme.

• RALLYE
La holding de tête du groupe de distribution Casino continue de se négocier avec une décote importante
en Bourse. Pourtant, Rallye a fait de gros efforts ces derniers mois pour redorer son blason auprès des
investisseurs en cédant certains actifs non stratégiques, principalement un portefeuille composé d’actifs
financiers et immobiliers diversifiés et de qualité... Rallye bénéficie en outre d’une situation de liquidité
très solide, avec plus de 2 MdsE de lignes de crédit non-utilisées et immédiatement disponibles, tandis
que la dette continue d’être “lissée”... Porté par les bons résultats de Casino, Rallye a dégagé un chiffre
d’affaires de 23,56 milliards d’euros au premier semestre 2014 et un résultat opérationnel courant de 875
ME dans ses activités poursuivies, soit une progression de 13,3% en organique. Après la reprise en main
“en direct” de Go Sport et la poursuite de la bonne gestion de Casino sur le moyen-long terme, le retour
d’une capitalisation de moins de 1,5 MdsE sur ce dossier Rallye constitue une occasion de se placer ou
de se renforcer...

– 15 –

Vous aimerez peut-être aussi