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Université d’Abomey-Calavi
Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi
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Génie de l’Environnement

Note de cours

UE : Hydrogéologie-Hydrologie
ECUE : Hydrogéologie

Niveau : Licence II-L2S1

Masses Horaires : 2 Crédits-(Cours théoriques : 30h-TP : 0H-TD : 20h- Total (50h)

Enseignant : Dr ZEVOUNOU Crépin

Email : zevounoucrepin@gmail.com

Tél : 97646062

Associé : Ing DAHODO Médard

Email : merlode1@hotmail.com

Tél : 64728286

Année Académique : 2017-2018


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Foreword

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Chapitre 0 Page | 3

Pour commencer, quelques questions


d’ordre scientifique
Question N°1 : Pourquoi il ne pleut pas tout le temps sous nos climats

et qu’il faudrait attendre certains moments pour avoir la pluie ?

Question N°2 : Pour quelle raison certains endroits du globe sont plus

arrosés que d’autres ;

Question N°3 : Pourquoi l’eau se présente sous différentes formes

dans les compartiments de la terre ?

Question N°4 : Où va l’eau qu’il pleut chaque année ?

Question N°5 : L’infiltration de l’eau dans le sous-sol engendre la

mise en place des nappes d’eau (Eau souterraine). Est-il évident que

toute cette eau soit captable ?


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Question N°6 : quels sont les avantages, désavantages et enjeux des

eaux souterraines ?

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Question N°7 : qu’est-ce qu’un sous-sol : partiellement saturé, non

saturé et saturé ?

Trois Questions sur les ressources en eau dans le monde et au Bénin


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Chapitre 1 : Eaux souterraines dans le cycle hydrologique.


1.1. Flux, vitesses
a. Quelques chiffres sur l'eau
L’eau douce ne représente que 3% des ressources en eau mondiale, dont l'eau salée constitue
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97%. D'autre part, les eaux souterraines représentent 30% de ces réserves mondiales en eau
douce. Plus de 50% de l'eau potable est fournie par l'eau souterraine (tout Cotonou, Calavi et
d’autres localités dans le bassin sédimentaire), l'autre partie provenant des eaux de surfaces
(lacs, rivières).
Au Bénin, le renouvellement des ressources en eau est évalué à près de 15 Milliards de m3
/an. La recharge annuelle des nappes d’eau avoisine les 1,5 milliards de m3.
Une étude récente concernant les ressources en eau de surface (Zévounou, Zannou et Dahodo,
2017) montre que les ruissellements augmentent au Bénin surtout au Sud, ce qui est bien senti
dans les volumes transitant par les grands cours d’eau, l’Ouémé, le Mono et le Couffo.
b. Les différents types d’eau
Une roche contient de l’eau sous différentes formes :
- Eau de constitution entrant dans la structure cristalline des minéraux (le gypse par
exemple a pour formule CaSO4.2H2O) ;
- Eau adsorbée à la surface des minéraux par des interactions électrostatiques ;
- Eau non libre située dans les pores fermés et inclusions fluides ;
- Eau libre circulant dans les pores et les fissures.
c. Les origines des eaux souterraines
Eaux météoriques : La plupart des eaux souterraines ont une origine météorique, c’est à dire
proviennent des précipitations (pluie, neige) et de leur infiltration dans le sous-sol. Dans les
aquifères de grande taille, l’eau peut provenir de périodes où le climat était différent et peut
donc servir d’indicateur de paléoclimats.
Eaux connées : Les eaux que l’on trouve en profondeur dans la croûte terrestre (à partir de 1
à 2 km) sont dérivées de réservoirs d’eaux météoriques qui ont réagi avec les roches
environnantes. Souvent ces eaux sont relativement salées. Les eaux connées peuvent
contribuer à l’hydrologie de formations géologiques qui se sont enfouies très récemment ou
bien rester piégées dans des roches dont la perméabilité est très faible et dont toute l’eau n’a
pas été expulsée. Souvent cette eau est présente depuis la formation de la roche.
Eaux juvéniles : Ces eaux sont libérées directement par des processus magmatiques en
profondeur. Elles sont difficilement distinguables des eaux situées en profondeur. Les
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processus magmatiques peuvent relâcher, en plus de l’eau, des composés gazeux (CO2) par
exemple.
d. Les réservoirs d’eau à la surface du globe
les statistiques mondiales sur l’eau donnent :
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- Océans, 97.3%
- Calottes polaires et glaciers, 2.14%
NB : La fonte de l’Antarctique correspondrait à une montée des océans de 65 m. Cette hauteur
serait de 6 m pour la fonte des glaces du Groenland et de 2 m pour la fonte de tous les autres
glaciers.
- Eaux souterraines, 0.61%
- Eaux de surface, 0.009%
- Lacs salés et mers intérieures, 0.008%
- Humidité du sol, 0.0005%
- Atmosphère, 0.001%
En terme de volumes d’eau au niveau des différents compartiments, on retient (Figure 1)

Figure 1 : Renouvellement volumique d’eau au niveau des compartiments de la terre


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1.2. Systèmes et temps de résidence


Un sous-système est une partie discrète d’un système plus grand. Par exemple, un océan est
un sous-système du cycle hydrologique global. On parle généralement du temps de résidence
de l’eau dans un sous-système particulier. Si ce sous système est très grand et la vitesse
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d’échange de l’eau avec les autres sous-systèmes est lente, le temps de résidence d’une
molécule d’eau sera élevé. A l’inverse, si la vitesse d’échange est grande et le sous-système
petit ; le temps de résidence sera faible. On définit ainsi : temps de résidence = volume du
sous-système / vitesse d’échange
Par exemple :
- le volume total des océans est d’environ 1.35 x 109 km3.
- La vitesse d’échange avec l’atmosphère et les rivières est d’environ 3.7 x 104 km 3 par
an.

- Le volume de l’eau dans l’atmosphère est d’environ 1.3 x 104 km3.


- Le flux moyen annuel d’évaporation est de 4.2 x 105 km3.

Ce concept est important en hydrogéologie car un aquifère est souvent de grande taille et les
flux vers d’autres aquifères ou vers la surface sont relativement faibles. Cela signifie que les
eaux souterraines ont des temps de résidence variant entre quelques jours à plusieurs milliers
d’années. En comparaison, les rivières et l’atmosphère ont des temps de résidence de quelques
jours à quelques semaines. Ainsi il beaucoup plus facile et rapide de dépolluer une rivière
qu’un aquifère où il faudra plusieurs années pour chasser les polluants.
1.3. Le cycle hydrologique
Le cycle hydrologique décrit le constant mouvement de l’eau sur et sous la surface de la terre.
L’eau passe des états solides, liquides et gazeux dans ce cycle. La condensation, l’évaporation
et la solidification se produisent lors de variations climatiques. L’énergie solaire est la source
d’énergie du cycle qui permet une évaporation intense à la surface des océans et à moindre
niveau à la surface des continents. La gravité complète le cycle en ramenant les précipitations
sur la surface puis dans les ruissellements (voire figure).
Ce cycle est lourdement influencé par l’homme et ici (voir tableau) sont résumés les niveaux
d’influence.
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Problème Cause du changement Impact et signification


Changement Emission de gaz à effet de serre Climat changé+variabilité+
climatique multiples effets variés
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Changement du Climat changé, déforestation, Surexploitation, ré-utilisation,
bilan en eau à drainage, évaporation, pertes et intrusions d’eaux salées,
l’échelle du bassin transferts sécheresses et érosions
Régulation des Barrages, transferts, écluses, Multiples impacts sur les
débits des rivières canalisation, digue et écosystèmes biologiques,
urbanisation vitesses d’écoulement affectées
Flux de sédiments Erosion en amont, retenue des Perte de fertilité, érosion des
sédiments dans les réservoirs cotes
Pollution chimique Industrialisation sans épuration Pertes de la faune, de la flore,
adéquates d’écosystème et de biodiversité
Pollution Contamination fécales Conditions sanitaires
microbiologique augmentées, lisiers détériorées
Changement dans la Pollutions agricoles et Pertes de biodiversité
biodiversité introduction d’espèces
exotiques

Figure 2 : Cycle de l’eau à l’échelle d’un bassin


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Quand l’eau s’infiltre dans le sol, elle rencontre différentes régions (Figure 3) :
- La zone non saturée (ZNS) où les pores sont remplis partiellement d’eau et partiellement
d’air.
- La frange capillaire où l’eau remonte de la zone saturée vers la zone non saturée. Cette
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région correspond à la partie inférieure de la zone sous saturée.
- La zone saturée (ZS) (phréatique)

Figure 3 : représentation schématique des zones du sous-sol


1.4. Bilan hydrologique
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Figure 4 : bilan hydrologique sur un bassin


NB : Jusqu’à présent, nous avons parlé de bassin hydrologique qui se limite par les niveaux
les plus élevés de la surface. Mais les considérations dans le cadre de ce cours sont relatives
au bassin hydrogéologique. Ce type de bassin est plus large plusque le bassin hydrologique
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Chapitre 2 : Propriétés pétrophysiques des roches


2.1. Quelques rappels :
- Roche : agrégat de cristaux ou fragments de roches constitutifs de l’écorce terrestre.
- Sédiment: assemblage de grains déposés par l’eau, l’air ou la glace. Ces roches peuvent être
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caractérisées par la taille des grains et leurs propriétés physiques (gravier, sable) ou par le
mécanisme de formation (alluvion).
- Sol : interface entre la roche et l’atmosphère. Cette couche contient souvent un mélange de
matières minérales et organiques sur lequel pousse la végétation.
2.2. Propriétés hydrauliques
Les propriétés hydrauliques permettent d'analyser de façon quantitative l’aptitude d'une
formation géologique à contenir de l’eau et à la laisser circuler. Elles dépendent à la fois des
propriétés du fluide, en l’occurrence l’eau, et des propriétés physiques du milieu permettant
l’emmagasinement et l’écoulement de l’eau. Les hydrogéologues effectuent des essais
hydrauliques (par exemple, des essais de pompage dans des puits), pour mesurer plusieurs
paramètres tels que la conductivité hydraulique (K), la transmissivité (T), le coefficient
d’emmagasinement (S) et la capacité spécifique. Le suivi du rabattement et de la remontée du
niveau piézométrique dans un puits de pompage et dans des puits d'observations (piézomètre)
pendant et après le pompage permet de caractériser l'aquifère. On doit notamment établir le
temps nécessaire après l’arrêt du pompage pour que le système revienne à son équilibre, par
exemple pour que le niveau piézométrique retourne à sa valeur initiale, que l’on appelle le
niveau statique ( ).
L’eau souterraine remplit les porosités du milieu géologique, c’est-à-dire les fractures et les
espaces entre les grains, que ce soit dans les dépôts meubles ou dans le roc. Plus la porosité du
milieu géologique est élevée, plus il y a d’espace disponible pour emmagasiner de l’eau dans
ce qui constitue l’aquifère. Pour qu’une unité géologique soit intéressante pour
l’approvisionnement en eau souterraine, il faut aussi que cette eau se renouvelle, c’est-à-dire
qu’il faut que les vides communiquent entre eux pour que l’eau puisse circuler d’un endroit à
un autre. Pour évaluer si le contenant qu’est le milieu géologique constitue un bon aquifère, il
faut connaître sa porosité et son degré de fracturation. Pour définir la capacité d'une formation
géologique à transmettre l’eau rapidement d’un vide à l’autre, il faut mesurer sa conductivité
hydraulique. Plus cette dernière est élevée et plus l’aquifère est productif. Il est possible de
mesurer la conductivité hydraulique (K) du milieu par différents essais réalisés dans les trous
de forages (obturateurs, injection, pompage, etc.).
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2.3. Porosité – Perméabilité


a. Porosité (n, )

où Vtotal est le volume total de la roche et Vvide, le volume des vides qu’elle contient. On
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définit aussi la porosité efficace, e, qui correspond à la porosité connectée.
La porosité dépend principalement de :
- la forme des grains : sphériques, allongés, angulaires ;
- la distribution des tailles ;
- l’intensité de la cimentation de la roche.
Quelques exemples de roches :
- à porosité nulle : le marbre, les roches évaporitiques (sels, anhydrites...)
- à porosité forte : les argiles.
Remarque : on ne peut prélever l'eau contenue dans les argiles car c'est de l'eau de rétention,
"coincée" entre les feuillets. Seule la chaleur peut libérer cette eau. Les plantes ont toutefois la
capacité de la puiser. (A noter que dans certaines parties du monde, l’argile était utilisé
comme moyen de torture, sous la chaleur).
b. Perméabilité (k)
La perméabilité est la capacité d’une roche à transmettre un fluide. Les facteurs intervenant
sont la taille et la forme des grains, la porosité, et le gradient de pression du fluide.
Une roche très poreuse peut être faiblement perméable (comme les argiles : les pores ne sont
pas reliés entre eux).
Quelques exemples de roches :
- à perméabilité faible : argiles, granites
- à perméabilité forte : sables, graves, calcaires.
Tandis que la porosité décrit les espaces dans lesquels le fluide peut se déplacer, la
perméabilité intrinsèque (k) et la conductivité hydraulique (K) décrivent la facilité qu’a un
fluide de se déplacer dans une formation. La porosité et la perméabilité ne sont pas reliées
directement. Les argiles peuvent avoir une porosité élevée (30 à 80%) mais des perméabilités
très faibles tandis qu’un sable a une porosité plus faible (30 à 40%) mais une perméabilité
forte. L’unité de perméabilité est le m2, on utilise cependant une valeur plus faible, le Darcy
(1 Darcy = 10-12 m2). La valeur de la perméabilité intrinsèque ne dépend que de la roche et pas
du fluide. La perméabilité du sol est un facteur important en ce qui concerne les infiltrations.
Si l’eau ne peut s’infiltrer, son accumulation à la surface peut provoquer des inondations.
C’est ce qui arrive en début des saisons pluvieuses au niveau de certains artères où le sol
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ayant pri le temps de se sécher pendant la saison sèche ne se laisse pas tout à coup se faire
infiltrer par l’eau et présente ainsi une perméabilité faible. Toute l’eau qu’il pleut ruisselle
donc uniquement à la surface et augmente la probabilité des crues et inondations.
c. Conductivité hydraulique (K)
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La conductivité hydraulique, K, est reliée de manière étroite à la perméabilité. Contrairement
à la perméabilité qui n’est fonction que de la roche, la conductivité hydraulique dépend à la
fois de la roche et du fluide qui y circule. L’unité de la conductivité hydraulique est le m/s.

k = viscosité dynamique du fluide (1000 kg/m.s = Pa.s pour l’eau),


= densité du fluide (1000 kg/m3 pour l’eau pure),
g = constante de la gravité (9.81 m/s2)
k = perméabilité intrinsèque (m2) ou Darcy (1 Darcy = 10-12 m2)
- Un fluide plus visqueux diminue la conductivité hydraulique.
- Un fluide plus dense (plus lourd) augmente la conductivité hydraulique.
- Une roche plus perméable possède une conductivité hydraulique plus élevée.
- Des fluides avec des compositions différentes (eau, eau salée, hydrocarbures) peuvent
induire des conductivités hydrauliques différentes dans une même roche.
- Selon le type de roche (peu perméable ou très perméable), la conductivité hydraulique
peut varier entre 10-14 m/s et 101 m/s).
2.4. Milieu isotrope - anisotrope
Un milieu est isotrope lorsque ses caractéristiques physiques (perméabilité, granulométrie en
particulier) sont constantes dans les trois directions de l’espace. Dans le cas contraire le milieu
est anisotrope. La définition d’isotropie est dépendante de la taille du réservoir considéré. A
l’échelle millimétrique un aquifère formé de cailloux centimétriques est anisotrope. A
l’échelle métrique ce même aquifère aura un comportement parfaitement isotrope. La
définition d’un volume unitaire d’écoulement doit donc être assez grande par rapport aux
dimensions des vides où l’eau circule afin de permettre la continuité de l’écoulement. Dans un
milieu isotrope, la conductivité hydraulique est identique dans toutes les directions de l’espace
(x, y, z). Dans un milieu anisotrope, la conductivité hydraulique varie selon certaines
directions préférentielles, par exemple les couches sédimentaires.
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Chapitre 3 : Nappes et aquifère


3.1. Notion d’aquifère
Les formations géologiques sont sédimentaires pour l’essentiel. Elles composent les différents
systèmes aquifères et ont des caractéristiques géométriques (épaisseur et extension) et
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hydrodynamiques (emmagasinement, perméabilité) très variées. On distingue deux types
principaux de réservoirs d’eau souterraine ou aquifère :

- Les aquifères homogènes, ou continus, à perméabilité d’interstices, sont constitués


de sables, graviers, grès… ; c’est le cas des nappes alluviales qui occupent les fonds de
vallée et d’une partie des nappes des grands bassins sédimentaires. Les vitesses
d’écoulement y sont généralement lentes ;
- Les aquifères hétérogènes, ou discontinus, à perméabilité de fissures, sont surtout
constitués de calcaires mais également de roches volcaniques, granitiques ou
gréseuses. Dans les massifs calcaires, les fissures sont souvent ouvertes (aquifères de
type Karstique), et constituent de véritables conduits souterrains dans lesquels la
vitesse de circulation des eaux peut être très rapide.
Dans certaines roches (craies ou grès), les deux types de perméabilité (interstices, et fissures)
peuvent coexister.
De manière générale il est à noter que la notion d’aquifère est relative, voir arbitraire. Elle est
fonction des caractéristiques hydrogéologiques (perméabilité, étendue, exploitabilité...) d’une
couche particulière plus favorable que les couches environnantes. Ainsi, un aquifère
s’écoulant dans les alluvions d’une rivière pourrait avoir comme substratum imperméable des
grès micacés. Ces mêmes grès, relativement peu perméables comparés aux alluvions, peuvent
être désignés comme aquifère d’intérêt cas d’absence de formation plus favorables (sable
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graviers...) et/ou exploitables. Les réserves d’un aquifère ainsi que les débits de pompage
admissibles varient donc fortement en fonction de la nature de 1’aquifère.
On distingue:
- La zone de ruissellement: Ecoulement de l’eau non canalisé en surface ou en sous-sol. Les
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eaux de ruissellement atteignent finalement une nappe phréatique, un cours d’eau ou un plan
d’eau ;
- La zone d’infiltration de l’aquifère où l’eau percole à travers la ZNS vers la ZS ;
- La zone d’alimentation est identique à la zone d’infiltration sauf s’il s’agit d’une
alimentation souterraine d’une nappe phréatique ;
- Les zones d’émergences de l’aquifère où celui-ci atteint la surface du sol (sources de trop
plein ou sources artésiennes...) ;
- Les zones de mélange avec d’autres aquifères, eaux de lac, eaux salées...
Généralement l’eau contenue dans l’aquifère s’écoule vers une zone plus profonde ou un
déversoir (source). Il faut donc introduire des notions tenant compte des directions et des
vitesses d’écoulement.
3.2. Notion de nappe
On appelle nappe aquifère ou simplement nappe, l’ensemble de l’eau circulant dans un
milieu perméable et sa surface piézométrique est la surface supérieure d’équilibre. Cette
limite est réelle dans le cas de nappes libres et virtuelles dans le cas de nappes captives. Une
nappe est dite libre quand aucun niveau imperméable ne la recouvre. Elle est dite captive
lorsqu’elle est recouverte par un horizon imperméable à une cote inférieure à celle de la
surface piézométrique. La notion de «gisement» ou de «réservoir» d’eau souterraine implique
son exploitation possible (par exemple par pompage) en vue de l’alimentation en eau d’une
usine ou d’une agglomération.
La surface piézométrique correspond à la pression hydrostatique de la colonne de l’eau. La
limite supérieure de l’aquifère peut également être recouverte par une couche moins
perméable: on parlera alors du toit de la nappe.
La limite inférieure d’un aquifère est donnée par une formation géologique à relativement
faible perméabilité. Si le corps même de 1’aquifère est de nature particulaire (sable, gravier,
cailloux...) et le fond est formé par une masse rocheuse massive on appellera ce fond
«substratum imperméable». Il est important de noter que le terme «aquifère» peut être associé
à n’importe quelle formation géologique selon l’intérêt hydrogéologique et pratique. La
formation rocheuse massive peu perméable désignée auparavant «substratum imperméable»
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peut devenir l’aquifère d’intérêt dans un contexte diffèrent (par exemple absence d’autres
formations plus perméables).

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Dans les aquifères plus profonds, les eaux souterraines peuvent être emprisonnées dans des
formations hydrogéologiques perméables, entre deux formations imperméables fixes: le
substratum à la base et le toit au sommet. La surface piézométrique se situe alors Page | 17
généralement au-dessus de la ZS de cet aquifère, il s’agit d’une nappe captive. S’il s’agit d’un
aquifère peu profond, cet aquifère affleure probablement à un niveau plus élevé, et c’est le
niveau de l’affleurement qui déterminera la pression hydrostatique de la colonne d’eau
(surface piézométrique). S’il s’agit d’un aquifère profond, la pression exercée sur les eaux
contenues dans les pores sera contrôlée par la pression exercée par le poids des couches
superposée. Un toit imperméable se trouve donc au-dessus de la nappe, la nappe est contrainte
par cette couche imperméable. L’eau est au niveau du toit imperméable et ce niveau est

inférieur à celui de la pression hydrostatique (surface piézométrique); la nappe est contrainte


de rester «en bas» vu l’impossibilité de passer à travers la couche imperméable.
3.3. Vulnérabilité des nappes
La vulnérabilité des nappes aux pollutions est conditionnée par plusieurs facteurs :
- le pouvoir filtrant du réservoir : il existe de manière variable selon la granulométrie
dans les aquifères à perméabilité d’interstices. Il est faible ou nul dans les terrains à
perméabilité de fissures.
- l’épaisseur de la zone non saturé du réservoir : dans cette zone, l’eau s’infiltre sous
l’influence d’une composante verticale jusqu’au moment où elle atteint la surface de la
nappe ;
- la vitesse d’écoulement des eaux souterraines : elle conditionne les phénomènes de
dilution, dégradation et fixation de certains produits polluants. Elle est assez lente en
aquifère homogène et peut être extrêmement rapide en milieu Karstique. Ainsi, le
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transfert d’une même quantité d’eau, sur une même distance, pourra demander un an
dans une nappe à perméabilité d’interstices alors qu’il pourra se faire en quelques
jours en milieu Karstique. Il est évident que, dans les terrains karstiques, la pollution
se déplace rapidement et, en l’absence de filtration, peut se propager sur de grandes
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distances. - la protection naturelle du réservoir aquifère : la présence au-dessus du
réservoir d’une couverture imperméable continue, assure une protection naturelle
efficace des eaux souterraines puisqu’elle constitue un écran protecteur contre les
pollutions de surface ;
- le type de nappe :
 les nappes libres, peuvent être très vulnérables aux pollutions en l’absence d’une
telle couverture.
 Les nappes captives, au contraire, parfois très profondes et situées sous un toit
imperméable, bénéficient d’une très bonne protection naturelle. Les
contaminations ne pourraient provenir que d’injections volontaires de déchets
liquides par forages, ou de la mise en communication avec des eaux ou des nappes
superficielles par des ouvrages à parois non étanches.
On reviendra plus en profondeur sur la pollution des nappes au chapitre 7.
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Chapitre 4 : Transport d’un fluide en milieu poreux


L’eau des rivières se déplace à des vitesses de 5 à 15 kilomètres par heure. Dans un aquifère
l’eau se déplace à une vitesse de quelques centimètres par jour (soit quelques mètres par an) à
quelques mètres par jour. L’eau souterraine ne se déplace que s’il existe une différence de
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pression (ou un gradient hydraulique non nul) entre deux points et si la porosité de la roche est
suffisamment bien connectée. La valeur du gradient hydraulique détermine à quelle vitesse
l’eau circule d’un point à un autre.
NB :
En mécanique des fluides, il existe différentes façons de décrire les écoulements : ils peuvent
être permanents ou transitoires, selon que les conditions varient ou non dans le temps.
L’écoulement peut être unidimensionnel si la pression, la vitesse et la température sont
constantes dans n’importe quelle direction perpendiculaire à l’écoulement. Un écoulement
bidimensionnel : les paramètres sont constants dans les plans parallèles. Un écoulement
tridimensionnel : les paramètres varient selon les trois directions orthogonales.
En géotechnique, on suppose que les écoulements sont unidimensionnels ou bidimensionnels
(barrage → bidimensionnel). Un écoulement peut être laminaire ou turbulent ; il est
laminaire quand il se produit en couches parallèles qui ne se mélangent pas. Il est turbulent
quand des variations aléatoires engendrent un certain mélange et une dissipation d’énergie
interne. La zone qui sépare les deux régimes est la zone transitoire.
4.1. Expérience de Darcy
En 1856 Henri Darcy a publié une expérience de transfert d’eau à travers un milieu poreux
dans un livre intitulé « Les fontaines publiques de la ville de Dijon ». Dans son expérience il a
mesuré le flux d’eau (Q = m3/s) à travers un filtre composé de sable. Darcy a relié le flux à la
section (aire) du filtre et au gradient hydraulique. Il a appelé conductivité hydraulique la
constante qui relie ces paramètres.
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Les résultats de l’expérience de Darcy sont les suivants :


1. Q est proportionnel à la surface A du filtre.
2. Q est proportionnel à ha - hb.
3. Q est inversement proportionnel à L, la longueur du filtre.
4. La constante de proportionnalité (K) dépend du matériau poreux. K dépend de la taille des
grains et de la connectivité des pores.

Q : flux d’eau (L3/T), K : conductivité hydraulique (L/T), A : surface traversée par le fluide
(L)
I : gradient hydraulique (sans unité)

Cette loi peut être résumé par:

Plus généralement cette loi s’écrit :


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Le signe est choisi tel qu’il indique que le fluide s’écoule dans la direction de diminution du
gradient hydraulique.
La conductivité hydraulique s’écrit donc : Page | 21

Q est aussi inversement proportionnel à la viscosité du fluide et proportionnel à sa densité. Q


dépend aussi de la forme des grains et de la connectivité des pores. On peut alors écrire le flux

Ce qui permet de retrouver la perméabilité k. L’unité pour k est le m2 ou encore le Darcy qui
correspond à 10-12 m2.
On définit aussi la vitesse de filtration (appelée aussi vitesse apparente ou vitesse de Darcy)
V par :

(Qui doit aussi être égale à Q/A (m/s) si est constant)


On définit enfin la transmissivité qui est le produit entre la conductivité hydraulique et
l’épaisseur de l’aquifère :

4.2. Limites de la loi de Darcy


En général, la loi de Darcy considère que l’eau se propage dans un milieu homogène et
continu, et que la structure des particules solides est microscopique par rapport au champ
d’observation. La loi de Darcy ne s’applique donc pas à l’écoulement en milieu fissuré.
4.3. Mesure de la perméabilité (conductivité hydraulique)
 Au laboratoire :
Les essais en laboratoire apparaissent comme le moyen le plus simple, le plus rapide et le
moins coûteux de déterminer le coefficient de perméabilité K des sols. Les deux essais les
plus couramment utilisés sont les essais de perméabilité à charge constante et à charge
variable. Avec les sols peu perméables, on mesure K à partir de l’essai de consolidation. Sur
terrain on fait généralement des essais de pompage.
a. Essai à charge constante
La quantité d’eau recueillie pendant un intervalle de temps t est :

,
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Ainsi on a : K
- V= quantité totale d’eau en m3 durant un intervalle t exprimé en s.
- A= aire normale à l'écoulement de l'échantillon en m2.
- L= longueur en m (hauteurs du sol, ou longueur du sol traversée).

b. Essai à charge variable

- a= aire du tube ;
- A= aire normale du sol.
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- L= hauteur du sol.
- ∆t = l'intervalle de temps pour que l'eau passe de h1 à h2 .
- .
- K est en m/s
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Chapitre 5 : méthodes de captage de l’eau souterraine : les forages d’eau


Introduction
Ce chapitre aborde la construction des points d'eau. C'est la partie importante (et coûteuse) du
processus d'approvisionnement en eau en milieu rural.
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Dans cette partie du projet, l’hydrogéologue doit travailler en étroite collaboration avec les
foreurs, les ingénieurs civils et les communautés pour s'assurer que le point d'eau est construit
correctement et de manière rentable, conformément aux souhaits de la communauté et au
milieu hydrogéologique. Il y aura beaucoup de voix concurrentes: les financiers du projet
exigeront un bon rapport qualité-prix, et le foreur peut avoir sa méthode préférée de faire les
choses et du coup être réticent à suivre des injonctions qui lui sont données par les autres
parties. En plus de cela, la communauté doit être impliquée à tout moment, ce qui peut être
difficile avec la présence de beaucoup d'équipement sophistiqué sur le site. Le sujet technique
des forages, des puits ou de l'amélioration des sources est vaste et ne peut pas être traité en un
seul chapitre d’un cours d’hydrogéologie générale pour environnementaliste. Il existe
plusieurs ouvrages de référence qui fournissent des informations techniques détaillées sur les
forages ou mieux sur la conception des forages.
Il s’agit ainsi donc ici de :
 décrire les principales méthodes de forage et de donner des renseignements généraux
à la construction de puits et l'amélioration des sources ;
 donner des informations suffisantes pour permettre à l’apprenant de
superviser avec succès la construction des puits et forages;
 donner des informations sur la collecte des données géologiques et hydrogéologiques
pertinentes pendant la construction des puits et des forages et décrire comment
enregistrer et rapporter l'information.
Le chapitre met un accent particulier sur les forages d’autant plus qu’ils constituent les
moyens les plus courants d'approvisionnement en eau potable en milieu rural.
Capter l’eau souterraine, c’est la détourner de son cours naturel. C’est le but des ouvrages de
captage tels que puits et forages.
Il y a différents types d’ouvrages de captage de l’eau souterraine :
- Puits tubulaires : généralement de grande profondeur et de petit diamètre (152 mm) ;
- Puits de surface : profondeur d’au plus 15 m à partir de la surface (Cotonou et Calavi)
mais pouvant aller jusqu’à 62 m ailleurs (Couffo, Zou, Ouémé, Plateau) et un diamètre
intérieur normalement supérieur à 60 cm ;
- Pointe filtrante : diamètre intérieur du tubage est au plus 8 cm ;
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- Captage de source : capte l’eau qui resurgit naturellement à la surface.


Les puits installés dans les aquifères granulaires ont généralement une capacité de production
plus importante que les puits installés sur le roc.
5.1 Méthodes de forage
Page | 25
5.1.1 Aperçu
Les forages constituent le type de point d'eau le plus couramment utilisé dans les projets
d'approvisionnement en eau en milieu rural. Les conditions géologiques étant diverses sur la
terre (allant des roches dures, telles que les granites et les gneiss, à des sédiments
complètement non consolidés tels que les sables, les graviers ou des roches altérées), divers
types de méthodes de forage ont dû être développés.
Le choix à faire dans la plate-forme des méthodes de forage devrait être contrôlé par:

 les types de roche à forer


 la profondeur maximale à forer, avec un supplément de 25%
 les types et dimensions (internes et externes) du tubage à utiliser (voir section 6.5)
 la profondeur de la nappe phréatique
 si un pack de graviers ou une formation stabilisatrice est nécessaire (voir section 6.5)
 l'accessibilité des sites de forage.
La plupart des méthodes de forage (mais pas toutes) nécessitent une plate-forme de forage
motorisée (atelier de forage). Un atelier de forage est une grue avec un moteur et un mât
équipé des câbles et / ou des glissières nécessaires pour permettre l’élevage, la chute et la
rotation des tiges de forage (voir Figure 6.1).
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Figure 5.1 site typique de forage

En bas des tiges de forage est située une petite mèche qui est conçu pour couper dans la
roche. Ces instruments foreurs (mèches) sont disponibles dans une variété de formes et de
tailles: trépans, tricônes, ciseaux et marteaux pneumatiques. La combinaison des tiges de
forage et de la mèche s'appelle le train de forage (drill string). Page | 26

L'appareil de forage doit avoir un mécanisme permettant d'enlever les déblais de forage au
cours de l’opération de forage. L’atelier de forage doit avoir une puissance suffisante pour
tirer le train de forage hors du trou de forage à partir de sa profondeur maximale avec un
facteur de
sécurité supplémentaire au cas où le trépan se coince, ou le matériau s'effondre au-dessus du
trépan. La capacité de l’atelier est également limitée par la taille de la pompe ou du
compresseur qui enlève les déblais du trou de forage.
Des fluides de forage peuvent être utilisés pour stabiliser le forage et améliorer l'élimination
des déblais. Il existe deux principaux types de fluides de forage: les fluides à base d’eau et les
fluides à base d'air. Les fluides à base d’eau composés de la boue et des polymères qui sont
utilisés dans les forages rotatifs et à circulation inverse, des fluides à base d'air, y compris de
l'air sec, de la brume ou de la mousse qui sont utilisés dans les forages dit à marteau de fond
et les forages rotatifs (voir plus loin pour une description des différentes méthodes de
forage). Les fluides à base d'eau sont mélangés et stockés dans des fosses creusées sur le site
ou dans des citernes transportées sur le site. Au cas où on utilise des fluides à base d'eau, les
fosses creusées doivent être recouvertes d'une bâche en plastique ou d'un autre matériau qui
ne permet pas le mélange de matériaux naturels avec le fluide de forage. Les mousses non
détergentes et l'eau utilisée dans les fluides à base d'air sont injectées dans le flux d'air à partir
d'un conteneur monté sur l'atelier de forage.

Les fluides additifs tels que la bentonite et les argiles naturelles peuvent endommager de
manière permanente les aquifères productifs. Ils ne doivent donc être utilisés qu'en dernier
recours et avec un grand soin.

Pour s'assurer que les fluides de forage sont complètement retirés du forage après foration, et
éviter des dommages permanents significatifs à la formation ou à la qualité de l'eau dans
l'aquifère, il est nécessaire de surveiller et ajuster la densité et la viscosité du fluide.
Les différentes méthodes de forage utilisées pour construire des forages d'eau sont énumérées
dans le tableau 6.1, avec leurs avantages et leurs inconvénients. Les trois techniques les plus
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courantes sont les suivantes: foreuse à chasse d'air (air flush down-the-hole hammer),
foreuse à percussion (percussion, outil à câble) et foreuse manuel (manual drilling).

Page | 27
Student notebook

Tableau 5.1 avantages et inconvénients des différents types de forage


Méthode Avantages Inconvénients Equipement
Manuel - Très bonne adaptation pour les aquifères - Impossible de pénétrer dans les formations - L'équipement est disponible
peu profonds et non consolidés ; consolidées ou dans les roches dures ; localement Page | 28
- Coût Extrêmement faible et faible - Faible diamètre des forages réalisés ; - Des méthodes légèrement
technologie requise ; - Limité aux aquifères peu profonds avec des différentes ont été développées
- Très bénéfique Implication nappes phréatiques peu profondes. dans différentes parties du monde
communautaire.
Jet d’eau - Très bonne adaptation pour les aquifères - Ne peut pas pénétrer dans les sédiments - Une grande partie de l'équipement
peu profonds et non consolidés ; consolidés ou dans les roches dures ; est disponible localement et
- Coût Extrêmement faible et faible - Faible diamètre des forages réalisés ; nécessite assez peu de technologie.
technologie requise ; - Limité aux aquifères peu profonds avec des - Requiert une pompe
- Très bénéfique Implication nappes phréatiques peu profondes. centrifugeuse.
communautaire.
Foreur à - Équipements moins chers ; - Pénétration très lente dans les roches dures - Équipement de forage
Câble - Capable de forer dans la plupart des - Rend difficile la reconnaissance des impacts spécifique requis, mais assez
formations, mais plus utile dans les sur l’eau peu technique et facile à fixer
sédiments non consolidés ; - Peut varier de petits équipages
- Équipement facilement transportable ; montés sur remorqueur à de
- Faible technologie requise. grands ateliers de forage montés
sur camion
Air rotatif - Peuvent percer toutes les formations - Coût élevé de l'équipement - Beaucoup de techniques
et DTH consolidées ; - Ne convient pas aux aquifères non requises pour manipuler
Hammer - Rapide pénétration sauf dans l'argile ; consolidés l’atelier de forage équipé d’un
(Down- - Bonne reconnaissance des impacts sur - Peut poser des problèmes de bon rendement compresseur hydraulique
The- eau et sur les formations géologiques ; ou d'affaissement élevés - Les ateliers de forage sont de
Hole Ham - Adapté aux forages profonds tailles variées allant des petits
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mer) - Foreuses largement disponibles ateliers sur remorqueur aux


(marteau à grandes installations
fond de polyvalentes montées sur
trou) camion Page | 29
Boue rotati - Peut forer dans de - La pénétration à travers des formations - Nécessite une grande maîtrise
ve nombreuses formations dures peut être lente. technique des foreurs équipés
- Convient aux conditions instables et - L'expertise et l'équipement ne sont pas d’une pompe hydrauliques à
pliables facilement disponibles. boue rotatif.
- Peut forer à travers des formations très - Difficulté à reconnaître les impacts sur l'eau - Les ateliers sont de différentes
productives en eau ou des cavités à et une mauvaise récupération des tailles allant des petites plates-
haut rendement échantillons. formes montées sur remorqueur
- Peut entraîner des dommages de formation aux grandes plates-formes
dans certains aquifères. polyvalentes montées sur
- Requiert une source d'eau. camion
Rotation à - Adapté aux formations sédimentaires - Requiert de grandes quantités d'eau - Haute technologie requise,
circulation non consolidées - Limité aux formations molles et non nécessitant de grandes plates-
inverse - Bon pour les forages à grand diamètre consolidées formes de forage spécialement
- Bon recueillement des déblais de - Expertise et équipement difficilement adaptées, non largement
forage accessible disponible et utilisé pour les
- Peu ou pas de dommages aux - On ne peut reconnaître les impacts sur l’eau forages à haut rendement dans
formations aquifères les aquifères non consolidés
- Nécessitant peu de développement
après foration
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5.1.2. Foreuse marteau fond de trou rotatif à flux d’air


Cette méthode est utilisée pour forer rapidement dans des formations rocheuses dures et est la
méthode la plus largement utilisée pour forer des réserves d'eau communautaires. La méthode
utilise un marteau pneumatique pour forer et les déblais sont enlevés par l'air d'un
compresseur. Les plates-formes sont disponibles en des formes et tailles différentes: de petites
plates - formes montées sur remorqueurs, capables de forer des trous de 100m à 150 m
dans la roche dure, à de grandes plates - formes sur camion à deux essieux capables de forer
des puits de grande diamètre et des forage de plusieurs centaines de mètres de
profondeur. Quelle que soit la taille de la plate-forme, la méthode fonctionne exactement de la
même manière. La Figure 5.2 montre les composants d'un marteau foreur. L'air comprimé est
envoyé vers le bas de la tige de forage pour activer le marteau à l'extrémité de la tige (voir la
figure 5.3).

30

Figure 5.2 Drilling in Tanzania using the down-the-hole Figure 5.3 Schematic diagram of down-the-hole drilling
hammer method

Le foret tourne lentement à 5-15 tours par minute. L'air passe à travers le foret et rince les
débris dans l'espace annulaire jusqu'au sommet du trou de forage, où ils sont collectés et
nettoyés à intervalles réguliers. Le nettoyage continu des trous évacue les nouveaux déblais de
roche de sorte qu'aucune énergie n'est gaspillée lors de la réévacuation d’anciens déblais. Pour
une vitesse de trouaison optimale pendant l’opération, le diamètre de la tige de forage doit
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correspondre au diamètre du trou et à la pression (volume d'air). Une pompe d'injection peut
être utilisée si nécessaire pour injecter de petites quantités d'eau ou de mousse dans le train de
forage pendant l’opération pour supprimer la poussière ou pour améliorer la capacité de
levage du flux d'air de retour. Au début de la foration, des tricônes ou des trépans sont
habituellement utilisés pour traverser les sols mous, proches de la surface et les strates altérées
peu profondes avant que le marteau puisse être installé.

5.1.3 Foreur à percussion équipé de câble


C'est la principale méthode utilisée pour forer des trous de forage dans les sédiments non
consolidés. La capacité de fonctionnement d'un appareil de percussion à câble est limitée par
le poids des outils et des chaînes de cuvelage temporaires en acier pouvant être manipulées en
toute sécurité. Les principaux composants du système de forage sont illustrés à la figure 5.4.

31

Figure 5.4 Large cable tool percussion

Il s’agit d’une chaîne complète d'outils de forage comprenant un foret, des tiges de forages,
des bocaux, une douille pivotante et un câble. Une écope, des chapelets de cuvelage
temporaire résistant et de diamètre décroissant et des vérins de grande capacité pour récupérer
les cuvelages temporaires sont également nécessaires. Un appareil de forage peut être monté
sur camion ou sur remorque, avec des outils supplémentaires transportés sur un véhicule de
soutien. Les plates-formes (ateliers) sont relativement simples à entretenir, ce qui les rend
populaires dans les zones où l'accès aux pièces de rechange et aux installations d'entretien font
défaut. Dans le forage par percussion, il y a trois opérations principales:
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 Rupture de la roche par le soulèvement et la chute répétés du foret ;


 Enlèvement des déblais avec une écope
 Enfoncement du tubage temporaire dans le forage au fur et à mesure de la trouaison
pour éviter l'effondrement du forage.
Le foret doit être assez lourd pour casser, écraser et mélanger les sédiments et les roches. La
tige de forage fournit un poids supplémentaire et aide à maintenir un alignement vertical de
forage pendant l’opération.
Le mélange de fragments de roche avec de l'eau (provenant de la formation ou ajouté pendant
le forage) forme une suspension qui est ensuite retirée du trou de forage à l'aide d'une
écope. Au fur et à mesure que le forage est approfondi, un tubage temporaire doit être installé
pour empêcher l'effondrement du forage. Trois ou quatre trépans de diamètres différentes
peuvent être utilisés pour forer dans des formations dures: le diamètre est réduit dans des
formations moins dures pour éviter l’effondrement du forage lors d’un arrêt momentané. Les
trépans doivent être aiguisés et réparés quotidiennement au diamètre correct. Le forage peut
être lent, de l'ordre de quelques semaines (par rapport au nombre de jours quand il est réalisé
avec la méthode à boue rotative); et la construction d'un trou de forage peut prendre jusqu'à
trois jours en raison du temps nécessaire pour enlever le tubage temporaire.
5.1.4 Forage manuel 32
Le forage manuel, si possible, est de loin la méthode de forage la moins
chère. Malheureusement, il ne peut être utilisé que dans certains environnements spécifiques
où l'eau est facilement trouvable, où la nappe phréatique est peu profonde ou encore
dans les sédiments non consolidés. Les méthodes manuelles se développant Souvent
progressivement dans une zone, elles utilisent des matériaux locaux tels que le bambou, donc
aucun équipement coûteux n'est requis. En utilisant cette méthode, des trous de forage de 100
mm (4 pouces) de diamètre peuvent être forés à des profondeurs de 50 m dans des sédiments
plus fins que le gravier. Le forage sera interrompu par de gros matériaux de gravier ou de
galets. Une équipe de deux ou trois sont nécessaires, et l'équipement de forage est constitué
de:
 Un cadre de bambou ;
 Des tuyaux en acier galvanisé de 3 m de longueur avec des raccords pour forer à 50
m;
 Une courte chaîne ;
 Deux clés à pipe ;
 Un frein ou une mèche et une plaque de récupération en acier.
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Pendant la procédure de forage, la tige galvanisée est soulevée et lâchée à l'aide d'un système
de levier qui maintient le tuyau rempli d'eau. Les déblais sont retirés hors du
trou de forage à travers le tuyau en acier par une simple aspiration: le foreur tient la paume de
sa main sur l'extrémité ouverte du tube de forage pendant la course « up »
et permet de continuer la course vers le bas pour laisser l'eau et les boutures jaillir par le
haut. Au fur et à mesure que la tige de forage passe plus profondément dans la formation, des
longueurs de tuyau supplémentaires sont ajoutées par le haut, l'effet de levier étant ajusté en
faisant glisser la chaîne vers une meilleure position. Des échantillons de roche véritablement
représentatifs sont difficiles à obtenir sinon impossibles en utilisant cette méthode. Une fois
que le trou de forage est suffisamment profond, les tuyaux de forage sont abandonnés dans le
trou de forage pour former le tubage.
5.1.5 Forage à la boue rotative

La méthode à boue rotative peut être utilisée pour forer rapidement dans des sédiments non
consolidés et peut également être utilisée pour d'autres types de roches. Les plates-formes de
forage utilisant ce système sont largement disponibles et sont généralement (mais pas
toujours) montées sur camion. Le train de forage est mis en rotation à l'aide d'un entraînement
de tête supérieur. Des trépans de forage rotatifs (tricônes) sont généralement utilisés, bien que
des trépans soient destinés à être utilisés dans des conditions particulièrement douces. Le foret 33

tourne, désagrégeant, cassant et écrasant la formation rocheuse. Les déblais de roche sont
enlevés en rinçant le trou de forage avec de la boue. Le foret et la tige de forage se déplacent
progressivement vers le bas, approfondissant le trou au fur et à mesure de l'opération. À la
surface du sol, la boue s'écoule dans une fosse de décantation où les déblais se déposent au
fond (il est difficile d'obtenir un échantillon représentatif des déblais). À partir de la fosse de
décantation, la boue est recyclée à travers la tige de forage à l'aide de la pompe à boue. Le
tubage n'est pas mis dans le trou tant que les opérations de forage ne soient pas terminées,
puisque les parois du trou sont soutenues par le poids de la boue. La boue colmatée peut être
difficile à enlever, rendant la construction du trou de forage difficile. Une boue biodégradable
devrait être utilisée si possible ; l'utilisation de la boue de bentonite doit être évitée car elle est
particulièrement difficile à éliminer.

5.1.6 Rotation à circulation inverse d’eau


La méthode de forage rotatif par circulation inverse est principalement utilisée pour
l'installation de forages de grand diamètre (> 600 mm) dans les aquifères alluviaux non
consolidés, de sorte qu'elle est rarement utilisée pour les forages d'alimentation en eau en
milieu rural. Les appareils de forage à circulation inverse sont souvent montés sur des
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tracteurs 4x4 pour assurer l'accès dans les zones de plaines inondables. Pendant le forage,
l'eau est acheminée du haut du trou de forage à partir d'un réservoir de grande capacité
garantissant que la hauteur d'eau dans le forage est toujours supérieure d'au moins 3 m à celle
de l'aquifère. L'eau en circulation descend à travers l'anneau de forage pour être aspirée dans
un premier temps à travers le foret et le tube de forage avec les déblais de forage maintenus en
suspension, au moyen d’une pompe centrifugeuse de grande capacité et dans des fosses de
décantation de grande capacité dans un second temps. L'eau de forage est ensuite recyclée
dans le trou. Des mèches sont préférables pour le forage dans les sédiments grossiers. De bons
échantillons représentatifs peuvent être obtenus en utilisant cette méthode.

5.1.7 Jet d'eau


La méthode de forage par jet d'eau est utilisée pour l'installation de forages peu profonds et à
faible rendement dans des sables et des limons non consolidés pour l'approvisionnement en
eau potable en milieu rural. Ce système de forage ne peut pas être utilisé dans les sables et
graviers hautement perméables parce que les graviers arrêteront le mouvement vers le bas du
trépan, et les taux élevés de perte de liquide empêcheront les sédiments forés d'être rejetés à la
surface. Le système de forage utilise un treuil, un trépied, des poulies, des barres de cabestan,
un trépan et une pompe avec des tuyaux (voir la figure 6.7). Les tuyaux servant de tubage
34
temporaire, les tiges de forage, les clés à pipe appropriées et une plaque de réception
constituent un autre ensemble d’équipement nécessaire. Plus important encore, le système de
forage nécessite une source d'eau fiable. Pendant le forage, les sédiments sont desserrés à la
fois par l'agitation et l'action de percussion de la rotation et par la chute du trépan et de la
colonne de forage. Les déblais de forage sont rincés à la surface à travers l'espace annulaire
entre les tiges de forage et la paroi du trou par l'eau pompée vers le bas des tiges de forage en
utilisant une petite pompe. Dans le cas d’un affaissement du sol, le tubage est abaissé pour
soutenir les côtés du trou de forage ou la boue de forage peut être utilisée pour éviter
l'effondrement du trou de forage. Les échantillons de sédiments retournés à la surface ont
tendance à être mélangés. Le forage est finalisé soit en installant des filtres dans la colonne de
forage puis ou en laissant la tuyauterie qui servira de crépine et de tubage; ou encore installé
à l'intérieur du trou, (ou parfois après le retrait) des tiges de forage.

5.2 Rôles et responsabilités


5.2.1 Relation entre l'ingénieur hydrogéologue et le foreur
Cette relation est fondamentale pour un projet réussi. Habituellement, les foreurs et
les hydrogéologues ont des parcours de carrière bien distincts. Un foreur peut généralement
être un ingénieur en mécanique avec des compétences dans la manipulation des machines, et
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un hydrogéologue ou ingénieur de projet est généralement un diplômé d'université avec des


compétences dans la gestion ou l'interprétation des données et de l'information. Le rôle de
l'ingénieur hydrogéologue de projet ou de son représentant est décrit comme ci-après :
 Décide de l'emplacement détaillé du site de forage en consultation avec le foreur et les
partenaires locaux / communauté, assurant ainsi que l'appareil de forage peut être
amené sur le site et peut être exploité en toute sécurité.
 Indique au foreur où creuser, la profondeur du forage sur la base des informations
recueillies pendant le déroulement de la foration.
 Ne devrait pas essayer de dire au foreur comment trouer (how to drill).
 Doit avoir une bonne connaissance pratique de l'opération de forage pour comprendre
quelles procédures d'installation devraient être suivies rigoureusement par le foreur.
 Doit clairement enseigner au foreur la collecte d'échantillons de roche et comment ils
doivent être entreposés.
 Devrait être responsable de la description des échantillons lithologiques.
 Doit être en mesure de conseiller le foreur lorsque des échantillons de carottes ou
d'autres mesures in situ doivent être prises, comme convenu dans le document
contractuel.
5.2.2 Relations avec la communauté 35
A tous les niveaux de la conception et de la mise en œuvre du projet, il est important de
travailler avec la communauté pendant les opérations de forage. Cela implique de leur
expliquer à l'avance ce qui va se passer, de tenir la communauté informé des avancements du
projet et s'assurer que ses questions, ses préoccupations et ses souhaits sont respectés. Cela
n'est pas difficile, ni particulièrement long, mais renforcera la relation de compréhension
mutuelle entre le personnel du projet et les membres de la communauté. Expliquer ce qui va
se passer ne doit pas être considéré comme un exercice de traduction technique. Au lieu de
cela, l'objectif devrait être de transmettre à la communauté, de préférence avant que
l'équipement soit apporté sur le site, ce à quoi l'équipement va servir, ce qui va se passer, et
combien de temps cela prendra. De plus, il est important que:
 Les préoccupations en matière de santé et de sécurité soient soulevées et
communiquées efficacement;
 la communauté soit consultée sur le transport de l'équipement dans le village, ses
potentiels inconvénients, les moyens de minimiser les inconvénients dus au bruit, à
l'élimination des déchets et ainsi de suite ;
 la communauté ait des attentes réalistes quant au succès probable de l’opération de
forage, et le besoin potentiel de trouver d'autres sites.
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Le foreur, l’hydrogéologue ou quelqu’un répondant à son titre devrait être présenté au chef de
la communauté par les partenaires du projet. Une réunion d’ouverture et de suivi, organisée
par les responsables, peut alors être faite si nécessaire. Il y aura probablement beaucoup de
questions auxquelles il faudra répondre avec ouverture et patience. Il sera important
d'identifier un point de contact permanent auquel il sera possible de faire recourt et de
consulter, au fur et à mesure que le forage avancera. L'opération de forage elle-même est
susceptible de générer un intérêt considérable et donc, tenir la communauté informée devrait
être considérée comme une responsabilité et non comme une faveur. En même temps, les
membres de la communauté peuvent avoir de nouvelles questions ou préoccupations
concernant ce qui se passe. Le foreur doit travailler en étroite collaboration avec la personne-
ressource identifiée, fournir des mises à jour sur les progrès réalisés et répondre aux
préoccupations de la communauté. Certains compromis peuvent être nécessaires, par exemple
suspendre le forage lors d'un enterrement local ou d'un événement religieux. Lorsque le forage
est terminé, la communauté doit savoir ce qui se passera ensuite et ne doit pas se retrouver
avec des travaux majeurs de nettoyage ou de remise en état de l’environnement à effectuer.
5.3 Contrats de forage
Si une entreprise de forage privée est sollicitée pour effectuer le forage, la spécification du
travail du foreur est régie par un contrat. Les contrats de forage sont essentiellement les 36
mêmes que la plupart des autres formes de contrat en génie civil. Cependant, il existe trois
différences principales:
 Chaque forage sera différent, même si les conditions à chaque endroit semblent être
similaires.
 Une grande partie de la construction du trou de forage n'est pas visible et ne peut pas
être inspectée.
 Il est peu probable que le propriétaire du forage dispose des compétences spécialisées
requises pour forer et construire un forage réussi (il semble que ce soit un art noir).
Des exemples existent souvent dans chaque pays, mais le Bureau de l'approvisionnement en
eau de l'Agence de protection de l'environnement des Nations Unis (US EPA, 1976) a déjà
donné un excellent guide. Bien que daté, ce guide est toujours considéré comme une référence
pour les contrats. On ne donne ici qu'un aperçu de ce qui devrait être considéré dans un
contrat, d'après les informations de Brandon (1986).
Un contrat est un accord signé entre deux parties, l'employeur et l'entrepreneur, qui vise à
protéger les deux parties et à convenir de la portée et du prix du travail à effectuer. Chaque
contrat de forage comporte deux parties principales: les «Conditions générales» et les
«Spécifications de conception».
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Des «Conditions générales» régissent les droits et responsabilités de chaque partie


contractante. Plusieurs de ces conditions générales doivent être modifiées pour les contrats de
forage:
 Le site n'est pas toujours clairement défini au début, donc la flexibilité doit être
conservée dans le contrat.
 L'ingénieur ou le représentant peut avoir besoin de faire des modifications mineures
urgentes, sans avoir à obtenir une permission écrite de l'employeur.
 Les conditions du site et de l'aquifère ne sont pas toujours connues en détail au
moment de l'appel d'offres.
 L'exactitude des quantités estimées peut être inférieure à celle des autres contrats car
l'épaisseur des aquifères et la granulométrie ne sont pas toujours connues.
 La période de maintenance (c.-à-d. Le moment où l'on peut demander à l'entrepreneur
de revenir pour régler les problèmes éventuels) devrait être suffisamment courte pour
que les problèmes puissent être résolus pendant que l'équipement est dans la zone.
 La responsabilité de la santé et de la sécurité du site de forage incombe à
l'entrepreneur.
 Des dispositions devraient être prises pour que l'entrepreneur puisse travailler pendant
la nuit sans autorisation écrite. 37
La deuxième partie du contrat est le 'Design Specifications'. Ceux-ci précisent le travail
détaillé à effectuer et les spécifications des forages. Encore une fois, puisque la conception
exacte n'est pas connue, la flexibilité doit être maintenue afin que la conception exacte du trou
de forage soit finalisée sur le site par l'ingénieur du projet ou l' hydrogéologue.
Il y a plusieurs parties à la spécification de conception.
 Généralités: description, but et emplacement des travaux, conditions de forage
espérées; santé et sécurité, unités de mesure
 Foration: souvent, les contrats laissent la méthode de forage à l'entrepreneur pour la
définir au mieux. Cependant, des conditions spéciales doivent être indiquées (par
exemple, pas de boue , mais uniquement la circulation d'eau).
 Construction du forage: conception typique des forages; calendrier de construction,
bloc de gravier, finition au sommet, rôle de l'ingénieur de projet ou du représentant
dans la finalisation de la conception.
 Matériaux: caisse, tamis, réducteurs, gravier, ciment, etc.
 Développement du forage: durée de développement du forage, acidification ou
fracturation hydraulique (si nécessaire).
 Essais: essais de pompage (et récupération), qualité de l'eau, etc.
Student notebook

 Échantillonnage: quels échantillons de roche doivent être prélevés dans le forage; la


fréquence; comment et pour combien de temps ils doivent être conservés; la
responsabilité de les analyser.
 Enregistrement: journal des foreurs; construction, matériau utilisé dans chaque
forage; profondeur finale et diamètre, etc.
 Restauration du site: comment le site doit être laissé (par exemple, tout le matériel
de déblaye et le tubage à laisser ne doit pas dépasser 0,5 m du sol), la fermeture du
forage s’il devrait être abandonné.
Il est utile d'avoir un budget dans un contrat. Le budget comprend une liste d'articles ou
d'activités avec une brève description. L'entrepreneur met alors une somme provisoire pour
chaque article ou activité. C'est une méthode très utile pour comparer différentes propositions,
et aide également l’entrepreneur à donner un prix raisonnable pour le travail. Un budget de
projet peut inclure les éléments suivants:
 Mobilisation et démobilisation des équipements et du personnel ;
 Mise en place de la plate - forme, se déplacer entre les différents sites de forage ;
 Rétablissement des sites en fin de forage;
 foration d’un Puits ayant un certain diamètre (prix par mètre) à travers un matériau
souple ; 38
 foration à un certain diamètre (prix du mètre) à travers un matériau dur ;
 fournir, installer et retirer le tubage temporaire (prix du mètre) ;
 fournir et installer le tubage tel que spécifié (prix du mètre) ;
 etc
5.4. Collecte de données pendant le forage
Le but principal de la collecte de données au cours du forage consiste à identifier les zones
aquifère dans la séquence géologique, cela nécessite plus d'informations que ce qui est
normalement enregistré par un foreur. L'ingénieur de projet ou hydrogéologue doit collecter
et analyser ces données et devrait être sur place si possible. La collecte d'informations pendant
le forage est le seul moyen de savoir ce qui se trouve dans le sous-sol.
5.4.1 Matériel nécessaire
Certains équipements de base sont utiles pour la collecte et l'analyse des données de forage
(figure 5.9).
Student notebook

Figure 5.5 Most of the equipment required for collecting data during drilling

La liste complète coûte beaucoup moins cher qu’un forage (environ un cinquième) et une
grande partie durera plusieurs années.
 Enregistreur de niveau d'eau (balancier),
 GPS pour localiser avec précision les forages
 des nuanciers pour enregistrer la couleur avec précision
 chronomètre 39

 canif
 marteau géologique
 acide chlorhydrique dilué (si possible) pour identifier le matériau calcaire
 loupe avec un grossissement × 8 ou × 10
 marqueurs permanents
 cahier étanche
 sacs en plastique pour stocker des échantillons
 appareil photo, ou même le processus de forage peut être un enregistrement utile et
aider à faire du jogging sur les différents sites
 seau pour le nettoyage des échantillons.
5.4.2 Techniques de collecte des données au cours du processus de forage
Diverses données doivent être recueillies au cours du processus de forage proprement
dit. Idéalement, il devrait être recueilli par un hydrogéologue sur place et consigné dans un
carnet de terrain (figure 5.6).
Student notebook

40

Figure 5.6 Example of a field notebook recording the progress of drilling

5.4.3 Paramètres de forage et de construction


Les informations suivantes doivent être enregistrées pour chaque forage:
 le type de foreuse principale et le foret ;
 le nom du foreur ;
 le fluide de rinçage (air, boue ou mousse) ;
 les détails de l'équipement supplémentaire utilisé (par ex l’air compressé) ;
 les dimensions du trou de forage (profondeur et diamètre forés et profondeur finie
après la construction) ;
 le type et les détails (longueurs et profondeurs) du tubage et des crépines installés.
5.4.4 Qualité de L'eau

Selon le type de forage, la qualité de l’eau peut être contrôlée pendant le forage après que
l’eau souterraine a été rencontrée. Les mesures de température, de pH et conductivité de l’eau
Student notebook

de forage pendant le forage indiquent la qualité de l’eau de base, montrant immédiatement si


l'eau est trop saline pour être potable. Dans certains environnements, par exemple, lorsque
les concentrations de fluorure ou d’arsenic sont élevées, les mesures de terrain peuvent être
prises à différentes profondeurs de forage. Cela peut être particulièrement utile en cas
d'augmentation de ces éléments avec la profondeur. Le forage sera donc arrêté lorsque le
rendement est suffisant, et l'arsenic ou les niveaux de fluorure sont aussi faible. Cette pratique
est rare, cependant, en raison des retards dans la prise d’échantillons.

5.5. Conception et construction de forage


La première utilisation des données collectées lors du forage est d'aider à sa
construction. Chaque forage foré est à un degré exploratoire, c'est-à-dire que la géologie ne
peut être prédite avec certitude. Pour cette raison, la conception doit être adaptée à la géologie
particulière trouvée sur le site de forage. En aucun cas, une conception standard ne doit pas
être rigoureusement respectée au détriment des informations obtenues pendant le déroulement
du forage. Idéalement, un forage doit être conçu pour remplir les conditions suivantes:
 l’efficacité du forage est maximisée (un pompage exagéré à partir de petits forages ;
peut entraîner des pertes par frottement et rabattements profondes) ;
 L’entrée de sable dans le trou de forage est minimisée ;
 Les matériels sont d’une qualité suffisante pour une durée de vie d’au moins 25 ans ; 41

 toutes sources ou aquifères contaminés, ou toutes zones de qualité d'eau indésirable,


doivent être isolées du forage.
Évidemment, ces facteurs doivent être équilibrés avec le coût du forage. Forer un trou de
forage de grand diamètre jusqu'à 100 m et le doubler d'un tubage en acier inoxydable peut
coûter jusqu'à l’équivalent de 10 forages de diamètre étroit forés à 50 m et doublé d’un tubage
en PVC. En outre, il est important de savoir si le forage est susceptible de réussir avant
d'installer un tubage couteux. Si le forage est de très faible rendement, mais pas totalement
sec, un simple test de d'écope pourrait être effectué pour donner plus d'informations sur le
rendement probable.
5.5.1 Formes typiques de trous de forage
Bien que la conception d'un trou de forage soit habituellement spécifique à un site, des
conceptions générales peuvent être appliquées à des environnements hydrogéologiques
spécifiques. Ceux-ci sont résumés ci-dessous comme guide. Bien que les exemples avec des
crépines représentent une seule zone aquifère, des intervalles filtrés supplémentaires peuvent
être inclus dans une conception similaire. Les deux premiers modèles sont les plus courants
pour les forages à motricité humaine.
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L'élément fondamental de tous les types présentés ici est que les zones meubles de bassin
soient isolées du reste. En effet, dans les projets conjoints d'approvisionnement en eau et
d'assainissement en milieu rural, les eaux souterraines de la zone superficielle altérée ou du
sol latéritique sont souvent fortement contaminées par des latrines à fosse situées dans la
communauté.
5.5.2 Foration dans une formation consolidée (figure 5.7)
ce type de forage s'applique aux formations consolidées où l'aquifère et le substrat rocheux
sont stables et ne présentent aucun signe d'effondrement. Après que le revêtement de surface
est mis à travers le terrain meuble et scellé par injection de pression, le reste du trou est laissé
ouvert.

42

Figure 5.7 Open hole construction in a consolidated formation.


Cette forme est peu coûteuse et efficace, mais ne peut pas être utilisée dans des formations qui
s'effondrent.
5.5.3 Forage en milieu consolidée avec risque d'effondrement (Figure 5.8)
Cette forme de forage est utilisée lorsque les formations rocheuses ou aquifères sont
instables. Une fois que le tubage de surface ait été placé à travers les paries meubles du sol
(overburden) et scellé par injection de coulis sous pression, une section grillagée est placée
juste en-dessus de l'horizon aquifère dans le trou de forage. Un stabilisateur de formation est
place de manière adjacente aux crépines. Un peu de sable est versé sur ce stabilisateur avant
de sceller avec du coulis ou de la bentonite. Le reste de l’espace annulaire est remblayé avec
le tout-venant.
5.5.4 Forage en formation non consolidée (Figure 5.9)
Les forages construits dans des sédiments non consolidés tels que les alluvions de rivière
doivent être crépiné (screened). La taille des grains de la formation alluviale est évaluée pour
aider à choisir la taille de la fente de l'écran (crépine) et la taille du stabilisateur de formation
(voir ci-dessous).
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Figure 5.8Borehole design in a consolidated formation at risk of Figure 5.9 Borehole design in an unconsolidated
43
collapse formation, using a formation stabilizer

Une fois le tubage de surface installé, la foration continu dans l'aquifère. Les crépines et les
tuyaux pleins sont positionnés dans le forage et le stabilisateur de formation installés autour
des crépines. Un peu de sable est versé sur le stabilisateur avant de sceller avec du coulis ou de
la bentonite. L'espace annulaire restant est remblayé.
5.5.5 Forage naturellement développé en formation non consolidée (Figure 5.10)
Un forage crépiné installé dans un aquifère sédimentaire non consolidé composé de sables et
de graviers à grains grossiers bien calibrés peut être développé sans installer de stabilisateur
de formation. Un tubage temporaire peut être nécessaire pour aider à forer le trou de
forage. Le tubage et la crépine sont positionnés dans le trou ouvert et les sédiments sortis de
l’aquifère vont permettre de remplir l'espace annulaire. La taille des fentes doit être choisie
pour permettre que environ 50% de la matière non consolidée passe à travers les fentes
pendant le développement.
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Figure 5.10 Naturally developed borehole in an unconsolidated formation

5.5.6 Choix des crépines et tuyaux


- Type des tuyaux
Le choix d'une tuyauterie particulière dépend non seulement des conditions géologiques, mais
aussi plus souvent des coûts, de la disponibilité des matériaux et de l'équipement sur la plate-
forme de forage. Le boîtier est généralement disponible en quatre matériaux différents:
acier, PVC, acier inoxydable et plastique renforcé de fibre de verre (PRV). Il vient 44

généralement dans les longueurs de 3 m ou de 6 m et est couplé ensemble en utilisant des


raccords à vis ou à pignon avec du liant plastique. Le choix du matériau dépend des
conditions dans l'aquifère. Si le forage est profond, le tuyauterie peut subir des contraintes
considérables, à la fois de la pression de l'eau et de la formation (si elle n'est pas
consolidée). Si les pressions sont élevées, le tuyau en acier devrait être utilisé. Un autre
problème est la qualité de l'eau: si l'eau est légèrement acide, l'acier doux pourrait se rouiller
et le PVC devrait être pris en compte.
- Les crépines
Des crépines doivent être installées dans la nappe aquifère. Il est essentiel de bien faire les
calculs, car il est trop facile de mal calculer et placez le tuyau plein à la place des crépines
dans la nappe aquifère. En cas de doute, on met suffisamment de crépine dans le forage
(même si c'est beaucoup plus cher que le tubage), de sorte qu'aucun horizon producteur d'eau
ne soit bouché accidentellement. Si l'aquifère est consolidé, les crépines peuvent ne pas être
requises et le trou de forage peut être laissé ouvert. Le tableau 5.2 décrit les différents types de
crépines disponibles. Certains d'entre eux sont illustrés à la figure 5.11.
Student notebook

45
Figure 5.11 Examples of different types of screen and casing

Des procédés existent pour fabriquer les crépines à partir de la tuyauterie pleine par utilisation
d’une scie (tuyau en acier et en PVC). Dans la mesure du possible, les fentes ou les trous
doivent être coupés uniformément à la machine dans un atelier et conçus pour bloquer le
passage des matériaux fins dans le trou pendant le pompage.
Tableau 5.2 Type de crépines
Type de crépines Conception Applications
Fendue Les fentes sont coupées Consolidé ou
horizontalement ou verticalement formations non consolidées
dans l’acier, le plastique renforcé
de verre, ou dans un boîtier
en PVC
Composite Crépine avec matériau Principalement non consolidé
d'emballage filtrant Intégré, p.ex. formations
crépine géotextile En PVC fendue
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Les tuyaux et les crépines en acier doivent être joints par des raccords filetés étanches à l'eau,
il faudrait maintenir la droiture de l'assemblage et constituer un minimum de 50% de la
résistance de la tuyauterie ou de la crépine. Les joints doivent être assez solides pour
supporter tout le poids de la colonne de cuivre pendant l'installation. Les soudures doivent
être entièrement pénétrantes et continues. Si des raccords à cloche et à douille sont utilisés
dans les tuyaux en PVC , les joints doivent être collés avec suffisamment d'adhésif pour coller
les extrémités comme un joint étanche à l'eau et laisser durcir
5.5.7 Bloc de gravier (le massif filtrant)
Le bloc de gravier peut être installé dans l'espace annulaire entre la crépine et la paroi du trou
de forage. Il peut servir à stabiliser les formations et / ou à filtrer les matériaux à grains fins de
pénétrer dans le forage.
5.5.8 Joints
Tous les modèles de forage doivent comporter un joint d'étanchéité sanitaire à environ 3 à 6 m
en dessous de la surface du sol. Il s'agit d'empêcher l’entrée de l'eau de mauvaise qualité
présente dans le sol au niveau de la zone superficielle (zone altérée) ou dans la latérite, de
s'écouler dans l'espace annulaire entre le tubage et le trou de forage afin d’éviter sa
contamination. Un joint sanitaire est une barrière entre le tubage et la paroi du trou de forage,
généralement en argile (bentonite) ou en ciment. Les matériaux suivants sont souvent utilisés 46
pour fabriquer un joint sanitaire:
Du ciment pur composé d'un mélange de ciment ordinaire et d'eau propre dans un rapport de
22 litres d'eau pour 50 kg de ciment ;
 Des Pastilles d'argile (bentonite) ou de sables mélangée à des pastilles de bentonite
 Du ciment mélangé, constitué de ciment ordinaire, du sable propre et de l'eau dans une
en proportion de 2/3 de sable et 1/3 de ciment.
L'une des méthodes les plus efficaces et des plus simples consiste à placer le tuyau dans la
zone concernée, à verser le ciment dans ce tuyau de forage et à le forcer à sortir par l'extérieur
à l'aide de l’air comprimé (voir Figure 5.12). Les meilleurs résultats sont obtenus si l'espace
est d'au moins 40 mm.
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Figure 5.12 pressure grouting in surface casing


5.6 Procédures de développement d’un forage
La dernière opération à effectuer avant le pompage d’essai est celle du développement du
forage Pour cette opération, diverses méthodes sont appliquées pour retirer la boue du trou de
forage, ce qui pouvait impacter l'efficacité du forage et la qualité de l'eau produite. La «boue» 47
comprend habituellement:
■ De la roche concassée, de la boue et du sable, dont certains auront été ancré dans l'aquifère;
■ De fluides de forage tel que l'eau boueuse, la boue cassée, la boue
de bentonite ininterrompue, le
■ Des matériaux à grains fins retenu dans le gravier
■Des matériaux à grains fins et de boue de forage qui a été injectée dans la formation
aquifère au niveau la paroi du trou de forage.
Un forage doit être développé afin d'évaluer s'il est réussi ou non. Beaucoup de forages réussis
semblent avoir un faible rendement avant le développement, mais le rendement s'améliore
après que la boue a été enlevée des côtés du trou de forage. Différentes méthodes de
développement des forages existent. Ces méthodes dépendent de l'équipement de forage
disponible, de la conception du forage et de la nature du matériau aquifère. Le développement
complet d'un forage à sa capacité optimale peut prendre plusieurs semaines et nécessiter
l'utilisation de plusieurs des méthodes décrites ci-dessous. Cependant, cette période est
rarement ou jamais consacrée au développement des forages d'alimentation en eau en milieu
rural. En général, le forage est considéré comme développé lorsque l'eau pompée est propre et
exempte de sable. Les principales méthodes de développement sont résumées dans le tableau
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5.3. Y sont consignées de brèves descriptions des principales méthodes utilisées lors du
forage en milieu rural et de leurs besoins en équipement.
Tableau 5.3 Les méthodes de développement de forage les plus courantes
Méthode Plate-forme ou équipement commentaires
necessaire
Soufflage Plate- Une des méthodes les plus
forme avec compresseur d'air utilisées pour l'achèvement
des forages
Echange plate-forme à câble +u outil Une des méthodes les plus
en écope utilisées pour l'achèvement
des forages
pompage Air lift plate-forme avec le Utilisé dans les aquifères
compresseur d'air et le tuyau poreux et dans les forages de
d'adducteur grand diamètre
surpompage Plate-forme avec pompe Augmentation incrémentale
du mode de pompage en
mode pas à pas
Lavage à contre-courant par Installation avec compresseur Utilisé dans les aquifères de 48
pompage d'ascenseur aérien d'air, tuyauterie d'ascenseur grès et dans les trous de
d'air sonde dans les aquifères non
consolidés
Surchauffe Plate-forme à câble ou plate- Ne pas utiliser dans les
forme rotatoire, bloc de aquifères avec des couches
montée subite d'argile
Jet (air / eau) Plate-forme rotatoire, Utiliser pour les forages
compresseur d'air ou pompe crépinés
à boue, outil de jet

5.6.1 Méthodes basées sur le pompage


 Soufflage :
Cette première méthode simple est utilisée lors de la foration à l'air comprimé. Le tuyau de
forage ou un tuyau d'adducteur est dirigé vers le bas du trou de forage et de l'air comprimé est
injecté pour forcer l'eau et les matériaux détritiques hors du trou de forage. Cela
constitue habituellement la première partie de la procédure de nettoyage du trou de forage. Il
faut veiller à ne pas mettre la tige de forage en contact avec la crépine du forage car tout
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frottement du tuyau le long du trou de forage peut entraîner la rupture de la crépine. Au cours
de cette procédure, la tuyauterie peut être soulevée progressivement dans le forage pour
pouvoir travailler en bas. Le flux d'air peut être utilisé pour contrôler le débit d'eau du
forage. Cette méthode devrait être considérée comme une méthode grossière de
développement des forages et aura probablement peu d'effet sur les installations de gravier.
 La chasse des débris:
Pendant la foration à l’aide d’un appareil, l'eau et les débris sont retirés du forage à l'aide
d'une pince à grand volume ou d'une écope plate. Cette procédure est utilisée pour agrandir
davantage le trou de forage. Le trou de forage peut être vidé en faisant plusieurs fois le
puits. Il s'agit essentiellement d'un test de mise en cale simple qui devrait être répété jusqu'à
ce que le trou de forage soit nettoyé du sable et que le taux de récupération du niveau d'eau
soit maximisé. La qualité de l'eau peut également être déterminée à chaque cycle de vidange.
 Pompage airlift:
Le pompage airlift utilise un tuyau d'adducteur avec une conduite d'air qui atteint 1 m au-
dessus de sa base. L'air comprimé est injecté par la ligne aérienne pour entraîner l'eau vers le
haut à l'intérieur du tuyau d'adducteur. La longueur du tuyau d'adducteur peut être variée et
travaillée pour descendre le long des sections grillagées du forage. Le débit d'eau peut
également être contrôlé en faisant varier le débit d'air. Les niveaux d'eau peuvent être mesurés 49
pendant ce type de développement pour évaluer la capacité spécifique du forage.
 Surpompage :
Cette méthode est utilisée pour le développement de forages à jets ou forés
manuellement. L’eau du forage est pompée à un débit plus élevé que prévu, c'est-à-dire sur-
pompée, à l'aide d'une pompe actionnée manuellement. La qualité de l'eau et la teneur en
sédiments peuvent être mesurées périodiquement pour vérifier les améliorations. Le
rendement est mesuré avec un seau de volume connu et un chronomètre. Habituellement
le rabattement ne peut pas être mesuré.
5.6.2 Méthodes par chasse
Après le nettoyage initial du trou de forage en utilisant des méthodes de soufflage ou par
chasse, on peut utiliser encore les méthodes de pompage pour agrandir davantage le trou de
forage. Ceci est particulièrement important dans les forages avec des blocs de gravier. De
l'eau s'écoule à l'intérieur et à l'extérieur de la couche de gravier et de l'aquifère, éliminant les
matériaux à grains fins et les déblais de forage. Les méthodes de surgissement sont discutées
ci-dessous.
 Méthode par chasse:
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Cette méthode de chasse implique le pompage intermittent d'un forage de sorte que la
colonne d'eau puisse retomber dans le tuyau d'adducteur en coupant le flux d'air dès que l'eau
arrive à la surface du sol. L'eau tombe à travers les crépines ou par les pores et les fissures de
l'aquifère. Ce processus est répété périodiquement pendant toute période de développement
par transport d’air. Le forage doit ensuite être nettoyé à l'aide d'une méthode de pompage.
 Surtension :
Cette méthode de déformation de forage est réalisée à l'aide d'un bloc de surtension avec des
appareils de forage rotatifs et à câble. L'outil est placé à environ 5 m en dessous du niveau
statique de l’eau. Une action de pompage est créée dans la colonne d'eau en déplaçant l'outil
de pompage de haut en bas, d'abord doucement, puis en augmentant la longueur et la vitesse
de la course. Après une période de pompage, l'outil est retiré et le trou de forage nettoyé, puis
le processus est répété. L'outil est déplacé de manière incrémentielle dans le trou de forage
jusqu'au sommet des crépines ou à la base de la section tubée. Cette méthode ne devrait pas
être appliquée aux aquifères avec des couches d'argile minces car la méthode peut entraîner
un colmatage de l'aquifère.
 Méthodes de projection:
Le jet consiste à diriger un flux d'air comprimé à haute pression (alimenté par un
compresseur) ou de l'eau (pompée à l'aide d'une pompe à boue) au niveau du trou de forage à 50
travers une série de perforations ou de buses. La plateforme de projection est constituée d'un
outil avec quatre buses; le diamètre de la plateforme doit être suffisamment grand pour que les
buses soient à moins de 25 mm des crépines. Le jet est démarré à la base des crépines et l'outil
tourne lentement tout en le déplaçant vers le haut. Les matériaux à grains fins libéré entrant
dans le trou de forage sont recueillis dans le fond sous les crépines et doit être nettoyé
périodiquement. C’est la méthode la plus efficace pour nettoyer les crépines de forage et
éventuellement le bloc de gravier.
 Utilisation de produits chimiques:
Une variété de produits chimiques peut être utilisée avec les méthodes de développement
décrites ci-dessus pour améliorer les résultats. L'additif le plus courant est le
polyphosphate. Bien que moins communs, certains aquifères de grès calcaire peuvent bien
répondre à certains traitements acides, ce qui peut ouvrir des fractures ou dissoudre les
ciments. Le traitement à l'acide peut également être important dans la réhabilitation des
forages existants. Ces méthodes sont rarement rentables lorsqu'elles sont appliquées à des
forages à faible rendement équipés de pompes à motricité humaine.
5.7 Abandon des forages
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Si un forage ne réussit pas (sec ou insuffisante, de mauvaise qualité, etc.), une réflexion
approfondie devrait être menée sur la façon dont il va être abandonné. Il y a trois principaux
objectifs à atteindre dans ce contexte:
■ éliminer les risques physiques
■ éviter la contamination des eaux souterraines
■ éviter tout mélange des eaux souterraines entre différents horizons aquifères.
Conclusion
Le puits est un ouvrage en général de profondeur moyenne ou faible (inférieure à 100m), d’un
diamètre supérieur à 1,20m, aux parois revêtues au moins partiellement de béton ou de
maçonnerie. Le forage peut être plus profond et peut aussi aller chercher l’eau à plus de 1000
mètres ; son diamètre est généralement plus faible que celui du puits et sa paroi est protégée
par un tube en métal ou en matière plastique, et une cimentation entre terrain et tubage dans
les premiers mètres. Les sources sont les exutoires naturels des nappes. Pendant longtemps,
elles ont été captées sans être aménagées. L’eau était canalisée par gravité vers le lieu
d’utilisation. Les sources importantes sont maintenant la plus souvent aménagées, notamment
par des chambres de captage et des dispositifs permettant le contrôle de la hauteur du seuil
d’émergence. Elles peuvent aussi comporter des drains ou des galeries drainantes.
En hydraulique villageoise, dans les zones de socle, l'ouvrage standard ou « unité » est le 51
forage équipé de pompe à main ou à pied : un tel ouvrage, qui permet d'extraire 5 à 6 m3 /jour
en 10 heures de pompage, peut alimenter 250 à 300 personnes à raison de 20 l/jour /habitant.
Quand le village dépasse 250 à 300 habitants, on multiplie le nombre de points d'eau, ce qui
permet une répartition meilleure, par quartiers, qu'avec un point d'eau unique de débit plus
important.
Le puits standard est un ouvrage de 1,80 m de diamètre, plus rarement 1,40 m, l'objectif débit
devrait être également d'au moins 5 à 6 m3/jour. En hydraulique pastorale, dans les zones
sahélienne, l’ouvrage « unité » est le puits en 1,80 m, débitant 2 à 5 m3/h, exploitable à la
main par 5 à 10 personnes puisant simultanément, ou par traction animale avec 5 ou 6
fourches. Ces normes concernent les ouvrages construits en grandes séries.
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Chapitre 6 : pompage des eaux souterraines et rabattements de nappes


Afin d’utiliser l'eau, nous construisons des puits, des forages par lesquels nous pompons l'eau
souterraine. Le pompage modifie le sens d'écoulement de l'eau souterraine, car il crée autour
du puits une baisse de pression, ce qui appelle l'eau en direction du puits ou du forage. Cet
écoulement convergent vers le puits affectera l’écoulement souterrain jusqu’à une distance
appelée le rayon d'influence. Jusqu’à cette distance tout autour du puits le niveau de la nappe
est influencé selon l’importance du pompage. Le toit d’une nappe phréatique (§ ?????)
s'abaissera accidentellement en prenant la forme d'un cône que l'on nomme cône de
rabattement ou cône de dépression (Figure).

52
5.1. Rabattement non accidentel (intensionnel)
Dans la pratique, le rabattement non accidentel de nappes consiste à abaisser temporairement
le niveau de cette nappe, par pompage, et modifier le champ d'écoulement de cette eau dans le
sol et ce pendant la construction des infrastructures d'un bâtiment ou des ouvrages d'art. On
augmente ainsi la cohésion du terrain dans lequel on doit entreprendre les travaux, la sécurité
est accrue et il est possible de travailler à sec en fond de fouille.
Un rabattement de nappe correctement réalisé doit assurer: Un maintien des fines, un fond de
fouille sec et stable et des parois sécurisées. Un rabattement de nappe ne s’improvise pas !
C'est pour cela qu’il faut mener pour chaque chantier une étude approfondie des conditions
dans lesquelles le captage de l'eau sera effectué. Dans ces études, plusieurs paramètres sont à
prendre en compte afin de déterminer les moyens à mettre en œuvre pour le rabattement de la
nappe phréatique.
Il existe trois méthodes pour opérer ce type de rabattement.
a. Par pointes filtrantes
Le rabattement de nappe par pointe filtrante permet de réaliser un abaissement de la nappe
phréatique pour une zone de travaux et une profondeur de terrassement défini. Le système de
rabattement par pointes filtrantes est utilisé pour des profondeurs inférieures à 5 mètres en
général.
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b. Par puits filtrants


Le rabattement de nappes par puits filtrants permet de rabattre des terrains dont la
perméabilité est comprise entre 10-4 et 10-2 m/s. Les puits filtrants sont équipés de pompes
immergées (§…..) et permettent de grands débits unitaires ainsi qu'une hauteur importante de
rabattement. En fait, un forage est réalisé puis tubé. Le tubage est terminé par un élément à
fentes afin de filtrer l'eau. La pompe de refoulement de l'eau est descendue directement dans
le forage.
Remarque : Dans le cas de pointes filtrantes, les puits sont remplacés par les pointes et la
pompe est placée à l’extérieure de la fouille.
c. Par tranchées drainantes
Un drain est déposé au fond d'une tranchée qui est ensuite comblée d'un matériau drainant.
Le drain est connecté à une pompe à vide qui évacue l'eau.
 Perméabilité du sol: 10-7 à 10-4 m/s.
 Profondeur maxi: 5 mètres.
C’est une méthode pas très utilisée.
Remarque : Concernant les tuyaux collecteurs, le diamètre à utiliser est fonction de la
quantité d'eau à évacuer et de la longueur d'un tronçon de conduite branché sur la pompe.
5.2. Le rabattement accidentel 53
Si le débit du prélèvement d’eau est supérieur au débit de la nappe, le niveau de la nappe va
baisser jusqu’à créer un cône de rabattement (ou de dépression). Il faut cependant distinguer
le cas de prélèvements dans une nappe libre, avec le cas de prélèvements dans une nappe
captive. Si le débit du prélèvement d’eau est supérieur au débit de la nappe, le niveau de la
nappe va baisser jusqu’à créer un cône de rabattement (ou de dépression). Il faut cependant
distinguer le cas de prélèvements dans une nappe libre, avec le cas de prélèvements dans une
nappe captive.
a. Dans la nappe libre
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Si le débit de prélèvement est supérieur au débit de la nappe, le pompage vide véritablement


les réserves en eau. Il crée un cône de dépression (ou de rabattement). C’est pourquoi il faut
veiller à ne pas prélever plus que le débit de la nappe.
b. Dans la nappe captive

En pompant, on ne vide pas l’aquifère mais on fait baisser la pression. La surface 54


piézométrique baisse, donnant lieu à un cône de rabattement virtuel.
Si la surface piézométrique descend jusqu’au niveau de la nappe, le cône devient bien réel, et
la nappe se vide. En plus, si l'on coupe le cône de rabattement de nappe par un plan vertical
passant par le forage, on obtient une courbe dite courbe de rabattement/distances. C'est une
fonction logarithmique. Exemple de fonction de courbe de rabattement de nappe pour un
forage non artésien:

Avec :
Q = débit en m3 /s
k = coefficient de perméabilité en m/s
H = hauteur de la couche aquifère jusqu'au niveau imperméable en mètres
h = hauteur d'eau dans le puits depuis le substratum imperméable en mètres
R = rayon d'action du rabattement en mètres
r = rayon du puits en mètres
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Il est souvent difficile d'appliquer ces formules dans le cas d'un rabattement de nappe
provisoire, surtout sur un chantier d'avancement comme celui du terrassement en tranchées
drainantes, pour les raisons suivantes :
- Le terrain étant hétérogène et se modifiant souvent le long du parcours, le coefficient
de perméabilité est difficile à calculer par les essais classiques employés en forages
d'eau (£….)
- Le travail s'effectue la plupart du temps sans connaître le niveau du fond étanche.
Mais l'on s'aperçoit que ces courbes sont des fonctions logarithmiques.
5.3. Risque de prélèvement
Des prélèvements trop importants ont une incidence directe sur le niveau des nappes. Lorsque
le débit de prélèvement est supérieur au débit de la nappe, celle-ci n’a pas le temps de se
recharger en eau, et le niveau descend.

55
Student notebook

Chapitre 7 : Pollutions de l’eau souterraine, polluants et périmètre de protection


6.1. Potabilité de l’Eau de forage
Les eaux de forage sont en général de meilleures qualités. Du fait de leur éloignement de la
surface, elles sont en effet davantage protégées de la pollution. Il faut construire un puits
allant jusque dans la couche de caillasse formant l’aquifère. Des fentes sont alors aménagées
dans les parois de ce puits, afin que l’eau souterraine puisse s’y infiltrer.
L’eau souterraine est ensuite pompée en surface, où elle est soumise si nécessaire à un
traitement désinfectant conservant ses qualités naturelles.
6.2. Protection des stations de captage
Dans les pays, la loi sur l’eau fait obligation aux communes de protéger les captages à l’aide
de périmètres de protection situés autour des points de prélèvement des eaux superficielles ou
souterraines. Ce périmètre permet d’éviter les déversements et infiltrations d’éléments
polluants.
a. Menaces et pressions susceptibles d’affecter les eaux souterraines
- Dans les périmètres où les couches protectrices du sol et sous-sol ont été enlevées lors
de chantiers de construction, des contaminants migrent plus facilement en direction de
l’eau souterraine.
- Des pesticides et des nitrates peuvent se retrouver dans l’eau souterraine suite à des 56
épandages lors de pratiques agricoles
- Des forages géothermiques peuvent constituer un danger pour la qualité de l’eau
souterraine.
- La forêt constitue le milieu avec la meilleure protection pour l’eau souterraine. Des
coupes rases de grande envergure peuvent cependant mener à une augmentation des
teneurs de nitrates dans les captages d’eau potable et favoriser l’érosion des sols
- Des engrais et des pesticides contaminent l’eau souterraine par un usage domestique et
public non approprié (p.ex entretien jardins et espaces publics).
- Des hydrocarbures et de l’eau usée en provenance de réservoirs enterrés
respectivement de conduites non étanches polluent l’eau souterraine.
- Lors d’accidents ou d’incidents, des polluants tels que des hydrocarbures peuvent
s’infiltrer en direction de l’eau souterraine. L’infiltration de produits issus de l’usure
des freins et de pneus est également nocive pour la qualité de l’eau potable.
b. Délimitation des zones de protection
Du fait de la durée de persistance des polluants dans nos réserves d’eau, il est préférable
d’appliquer le principe du „mieux vaut prévenir que guérir“. Les substances nocives, dès
qu’elles se trouvent dans l’eau, doivent être soumises à des traitements complexes et coûteux
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pour être enlevées ou neutralisées, si faire se peut. Afin de préserver la qualité naturelle de
nos réserves d’eaux souterraines, il convient de mettre en œuvre un concept global de
protection, accompagné d’un programme de mesures adaptées. Pour chaque situation, il est
indiqué de vérifier si le site de prélèvement d’eau est réellement adapté à l’obtention d’une
eau de qualité potable. Ceci est bien le cas s’il peut être assuré que les eaux souterraines
pourront y être extraites en quantité et en qualité suffisantes et qu’elles puissent être
durablement protégées contre d’éventuelles menaces ou pressions. Un approvisionnement
durable en eau potable pourra être garanti en mettant en œuvre un périmètre de protection
suffisant autour des captages (zones de protection), en combinaison avec un programme de
mesures appropriées telles que des interdictions ou des restrictions d’utilisation en vue de
protéger la ressource d’eau souterraine. En règle générale, les zones de protection des eaux
englobent l’intégralité des bassins d’alimentation des captages d’eau souterraine (sources,
forages). Le dimensionnement des zones de protection dépend du volume de production d’eau
captage, de la protection naturelle du sous-sol géologique et des sols, du degré de fracturation
de la roche, ainsi que des vitesses d’écoulement de l’eau souterraine. A la suite d’une étude et
évaluation hydrogéologique détaillée, 3 zones de protection des eaux sont susceptibles d’être
délimitées autour d’un captage d’eau destinée à la consommation humaine :
 zone I (zone de protection immédiate) ; 57
 zone II (zone protégée rapprochée) ;
 zone III (zone protégée éloignée).
La zone I est déstinée à protéger les captages d’eau souterraine contre toute introduction
directe de polluants dans le captage et la dégradation ou la destruction des installations. Dans
le cas d’un puits ou d’un forage, cette zone protégée s’étend sur un périmètre de 10 à 20 m
autour du point de prélèvement. Dans le cas d’un captage-source, l’étendue de la zone en
amont de la direction de l’écoulement de l’eau souterraine est de 10 m au minimum et de 20
m au maximum. La zone II empêche que des polluants microbiologiques (bactéries, virus)
pénètrent dans le captage, que des polluants chimiques arrivent en fortes concentrations, que
l’eau souterraine soit polluée par des excavations ou autres travaux souterrains et que des
barrages souterrains modifient l’écoulement de l’eau en direction du captage. Afin de
permettre une protection efficace contre des transmetteurs de maladies, la zone II doit
s’étendre à partir de l’aire de captage jusque vers une ligne équivalent à un temps séjour
d’environs 50 jours des eaux souterraines destinées à une eau de consommation. Ceci
correspond en règle générale à une distance maximale de 500 à 600 m en amont du site de
captage. L’extension minimale de la zone de protection rapprochée est de 100 mètres en
amont du captage. Si un forage capte l’eau souterraine dans un aquifère profond
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particulièrement bien protégé et à l’abri des risques de pollution microbiologiques, il se peut


qu’il ne soit pas nécessaire de délimiter une zone II. Il existe également des situations dans
lesquelles la protection naturelle des couches aquifères n’est pas suffisante. Dans de telles
situations qui s’avèrent être particulièrement sensibles à d’éventuels risques de pollutions, une
zone de protection supplémentaire, à savoir la zone II-V1 (zone à vulnérabilité élevée) peut
être délimitée. Une telle zone peut être située à l’intérieur des zones II ou III. La zone de
protection III doit contribuer à la protection des ressources en eau contre des substances
polluantes non ou difficilement dégradables et assurer un débit suffisant du captage. En règle
générale, cette zone de protection est censée couvrir la surface restante du bassin versant du
captage d’eau souterraine. En cas de pollution accidentelle (p.ex. accident de circulation,
fuites dans un réservoir de carburant, chute d’un camion-citerne,…), cette zone de protection
doit permettre, de garantir une disponibilité en temps d’intervention suffisant pour pouvoir
engager des mesures d’élimination du polluant avant son arrivée au captage. L’application de
pesticides ainsi que celle d’engrais et de fertilisants minéraux et organiques sera fortement
limitée à l’intérieur de la zone III.

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Chapitre 8 : Hydrogéologie du Bénin


Chapitre 9 : Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et eaux souterraines

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