Vous êtes sur la page 1sur 34

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de la Santé, de la Population


et de la Réforme Hospitalière

Direction Générale de la Prévention


et de la Promotion de la Santé

GUIDE NATIONAL
SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
DE L’INFECTION A VIH/sida

2013
SOMMAIRE

Liste des abréviations 4


Introduction 5
Chapitre I – Generalites sur sur le virus de l’immunodefiscience humaine 5

I-1 : Caractéristiques virologiques 5


I-1-1 : Classification 5
I-1-2 : Structure du virus 5
I-1-3 : Organisation génomique 6
I-1-4 : Multiplication du virus 7
I-1-5 : Variabilité génétique 8
I-2 : Caractéristiques épidémiologiques 9
I-2-1 : Situation épidémiogique dans le monde et en Algérie 9
I-2-2 : Modes de transmission 11

Chapitre II – Diagnostic virologique 12

II-1 : marqueurs biologiques et leur évolution 12


II-2 : Diagnostic indirect «sérologique» 13
II-2-1 : Tests de dépistage 13
II-2-2 : Tests de confirmation 14
II-3- Diagnostic direct : Mise en évidence du virus ou de ses constituants 15
II-3-1 : Test de détection de l’antigène P24 15
II-3-2 : Technique de biologie moléculaire 15
II-3-3 : Isolement du virus en culture cellulaire 16
Chapitre III- Strategies OMS/ONUSIDA de diagnostic de l’infection 16
a VIH

Chapitre IV- Algorithmes de diagnostic au laboratoire adoptes par le consensus 16


national

IV-1 : Dépistage de l’infection VIH 17


IV-2 : Diagnostic biologique de l’infection VIH 18
IV-3 : Dépistage de l’infection vih dans le cadre de la sérosurveillance 22
épidémiologique
IV-6- Contrôle du don de sang 23

Glossaire 25

Bibliographie 26
Annexes :
- Annexe I :Mesures de sécurité au laboratoire 27
- Annexe II : Recommandations de l’ONUSIDA et de l’OMS relatives aux 28
strategies de depistage VIH
- Annexe III : Liste nominative des participants a l’atelier de consensus sur le 31
diagnostic et la prise en charge biologique de l’infection à VIH
- Annexe IV : Liste nominative des participants au seminaire atelier de 32
consensus national sur les strategies de mise en evidence des anticorps
anti VIH

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 2


REMERCIEMENTS :

Ce document a été élaboré sous la Direction du Professeur Smail Mesbah, Directeur


Général de la Prévention et de la Promotion de la Santé , par un comité de rédaction
composé de :

- Dr. Salima Bouzeghoub,


- Dr. Dhakya Mohammedi
- Dr. Kamel Ait-Oubelli
- Dr. Madjid Benmakhlouf
- Dr. Ramdane Chouikrat

Le Professeur Smail Mesbah tient à remercier les membres du comité de rédaction


pour le remarquable travail qu’ils ont efféctué pour l’élaboration de ce document
ainsi qu’à l’ensemble des participants ( dont la liste nominative est jointe en annexe )
au seminaire atelier de consensus national sur les strategies de mise en évidence des
anticorps anti VIH.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 3


LISTE DES ABREVIATIONS

- ADN : Acide Désoxy Nucléique


- AES : Accident d’Exposition au Sang et/ou liquide biologique
- ARN : Acide Ribonucléique
- CD4 : Cellule de Différentiation
- CRF : Circulating Recombinant Form
- EIA : Enzymo-Immuno-Assay
- ELISA : Enzyme-Linked Immuno Sorbent Assay
- env : enveloppe
- gag : groupe antigène
- LNR : Laboratoire National de Référence
- OMS : Organisation Mondiale de la Santé
- ONUSIDA : Organisation des Nations Unies sur le VIH/SIDA
- PCR : Polymeras Chain Reaction
- Pol : Polymérase
- RT : Reverse Transcriptase
- SIDA : Syndrome d’Immunodéficience Acquis
- VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 4


INTRODUCTION

Le présent document est destiné à l’ensemble des médecins et des biologistes


spécialistes susceptibles d’avoir à établir le diagnostic d’une infection à VIH. Il vise à
les aider à opter pour une stratégie diagnostique adaptée et à interpréter les
résultats biologiques en fonction, d’une part, des éléments du diagnostic clinique et,
d’autre part, des performances des méthodes et techniques d’analyses aujourd’hui
disponibles.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 5


Chapitre I – GENERALITES SUR LE VIRUS DE L’IMMUNODEFISCIENCE
HUMAINE ( VIH)

I-1 : Caractéristiques virologiques

I-1-1 : Classification

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) appartient à la famille des Rétroviridae


qui constitue une grande famille de virus pouvant infecter pratiquement toutes les
espèces animales. Il existe trois sous familles ou catégories de rétrovirus classés
selon des critères de pathogénie et de divergences génétiques : les Oncovirus, les
lentivirus et les Spumavirus.

Le VIH appartient à la catégorie des Lentivirus. Ces derniers n’ont pas de pouvoir
transformant, sont lytiques, sont responsables de la destruction cellulaire et de la
mort de la cellule infectée (effet cytopathogène) et sont responsables d’infection à
évolution lente.

I.1-2 : Structure du virus

Il est d’un aspect globalement sphérique pour un diamètre variant de 90 à 120 nm.
Ils possèdent une enveloppe d’origine cellulaire dans laquelle sont ancrées les
molécules de glycoprotéine d’enveloppe externe ( gp120 pour le VIH1 et gp 125 pour
le VIH2 ) et de glycoprotéine transmembranaire (gp 41 pour le VIH1 et gp 36 pour le
VIH2 ).

La nucléocapside virale, sous une forme de trapèze au centre de la particule virale.


Elle est constituée par une protéine interne majeure ( car la plus abondante ), la
p24 pour le VIH1 et la p26 pour le VIH2. C’est à l’intérieur de la capside que sont
présentes les protéines de la nucléocapside, les enzymes (reverse transcriptase et
intégrase) et les deux molécules d’ARN (Figure1).

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 6


Figure 1 : Organisation schématique du VIH-1

I.1.3 : Organisation génomique


Le génome viral est constitué d’au moins trois régions appelées gag, pol et env qui
codent réspectivement :
- pour les antigènes de la nucléocapside ( p17, p24, p7 ),
- pour les enzymes nécéssaires à la réplication virale ( protéases, reverse
transcriptase et integrase)
- et pour les protéines de l’enveloppe du virion( gp120, gp41).

Le génome comprend plus de 9200 nucléotides et une longueur de 9,6 kb. De plus,
il posséde six autres gènes de régulation ( Vif, vpr, tat, rev, nef et vpu ou vpx).
L’expression différentielle de tous ces gènes constitue l’une des clés de la régulation
du cycle viral et de la pathogenèse du VIH (Figure 2).

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 7


génome VIH-1

vif tat vpu


5' 3'
Génome
LTR LTR
pro pol
vpr rev tat nef
gag env
rev

Code pour
mRNA gag,pro,pol
m RNA gag-pol (copie complète)

m RNA env

précurseur gag p55 précurseur gag-pol précurseur env gp 160

protéase virale protéase virale protéase cellulaire

P24 Core P68-P55 reverse gp 120 de surface


P17 associée à la membrane Transcriptase gp41 transmembranaire
p7,p9 associées à l'ARN p12 Protéase

CAPSIDE ENZYME ENVELOPPE

Figure 2 : Organisation du génome du VIH-1

I.1.4 : Multiplication du virus

La connaissance des différentes étapes du cycle de réplication du VIH est essentielle


à la compréhention de la physiopathologie de l’infection VIH ,et surtout , chacune de
ces étapes constitue une cible potentielle pour une thérapeutique antirétrovirale.
Les principales étapes sont les suivantes

1- Fixation- Pénétration
La fixation et l’entrée du virus à l’intérieur de la cellule sont basées sur la
reconnaissance entre la molécule CD4 ( lymphocyte CD4) et la gp120. Cette
interaction aboutit à un changement conformationnel de la gp120 qui permet la
reconnaissance d’autres domaines de cette même protéine par des protéines de
surface appelées co-récepteurs. Il s’agit des molécules CCR5 au niveau des
macrophages et des molécules CXCR4 au niveau des lymphocytes. La fusion de
l’enveloppe virale et de la membrane cytoplasmique des cellules cibles se fait grâce à
la gp41.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 8


2- Intégration génomique
A partir de l’ARN viral simple brin, la transcriptase inverse va synthétiser un ADN
double brin adapté à l’intégration dans l’ADN cellulaire. Cette intégration à lieu grâce
à une enzyme, l’intégrase. L’ADN viral intégré est appelé provirus, il peut rester
latent sans donner des signes de sa présence pendant des mois voire des années.

3- Cycle productif

Cette étape aboutit à la synthèse :


- d’ARN génomiques qui serviront de génomes pour les nouveaux virions
- d’ARN messagers qui seront traduits en protéines de structure et protéines
enzymatiques.

L’assemblage des protéines synthétisées et de deux molécules d’ARN aboutit à la


formation de nouveaux virus. Les nouveaux virus sont libérés par bourgeonnement
et vont alors à leur tour infecter d’autres cellules cibles accélérant ainsi la
dissémination (Figure 3).

CYCLE DE MULTIPICATION
DU VIH

RNA
messagers RNA recepteur
viraux Viral
CD 4

Synthése
des Transcription
protéines
DNA DNA Réplication corecepteur
hote hote
Intégration du
DNA Proviral
Traduction

Polyprotéine Ligase

Circularisation
DNA
Maturation Protéase Proviral

Attachement
gp120.CD4
RNA .corécepteur
Rétrotranscriptase

Assemblage Décapsidation

Bourgeonnement Pénétration
fusionde la
gp 41

Figure 3 : Etapes du cycle de réplication du VIH

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 9


I.1.5 : Variabilité génétique

Le VIH se caractérise par une très grande diversité génétique. Deux types de virus
ont été découverts :
- VIH-1, le plus répandu dans le monde
- VIH-2, moins contagieux que VIH-1 et moins fréquent; il sévit principalement
en Afrique de l'Ouest.

Cette variabilité génétique résulte des erreurs de copies effectuées par la réverse
transcriptase ( RT ) lors de la réplication et elle est située essentiellement au niveau
de la région hypervariable de l’enveloppe.
Chez un sujet infecté, les souches virales ne sont pas identiques , le virus est présent
sous forme d’une population virale polymorphe avec une multitude de génomes
différents.

L’analyse phylogénétique a permis de classer le VIH1 en groupes, sous types et


recombinants CRF ou circulating recombinant forms.( figure 4). Actuellement, on
distingue quatre groupes de VIH1 :

 le groupe M ( Major) : le plus répandu dans le monde. 9 sous types ont été
identifiés ( A , B, C, D, F, G, H, J et K ) variant de 20% à 30% de l’un à
l’autre. Le sous type B est retrouvé en Europe, en Amérique et en Australie ,
les sous types non B (A, C , D… etc.) sont retrouvés en Afrique et en Asie.
 le groupe O (Outlier) : originaires du Cameroun et du Gabon. Ces sous types
sont plus rares.
 le groupe N (New group) : 15 cas d’infection ont été identifié, originaires du
Cameroun.
 le groupe P (Putative) : identifié en 2009 chez deux patientes d’origine
camerounaise

L’emergence de nouveaux virus recombinants (CRF) joue un rôle important dans


l’épidémie du SIDA, actuellement, une quarantaine de CRF a été identifié.

Figure 4 : Classification du VIH-1

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 10


I-2 : Caractéristiques épidémiologiques

1-2-1 : Situation épidémiologique du sida dans le monde et en Algérie

 Dans le monde

La croissance globale de l’épidémie mondiale de sida semble s’être stabilisée au


cours des dernières années. Fin 2011 (Rapport ONUSIDA sur l'épidémie mondiale de
sida-| 2012), l’ONUSIDA estime que 34 millions de personnes vivent avec le VIH.
le nombre de nouvelles infections continue de diminuer on estimé à 2,5 millions le
nombre de nouvelles infections VIH en 2011.

Le nombre de décès annuels lié au sida diminue régulièrement à travers le monde


estimé à 1,7 millions en 2011 Cela représente une baisse de 24 % de la mortalité liée
au sida par rapport à 2005 où 2,3 millions de décès ont été enregistrés.

L’Afrique subsaharienne reste l’une des régions les plus gravement touchées avec
près
d’1 adulte sur 20 (4,9 %) vivant avec le VIH, ce qui représente 69 % des personnes
vivant avec le VIH dans le monde.

Avec une prévalence estimée à 0,2 % en 2011, la région du Moyen Orient et de


l’Afrique du Nord (dont relève l’Algérie) demeure l’une des régions les moins
touchées par le VIH.

 en Algérie

La situation de l’épidémie du VIH/sida en Algérie peut être est appréciée à travers


l’analyse des données recueillies à partir des quatre sources d’information suivantes
:
• bilans annuels du Laboratoire national de référence VIH/sida de l’Institut
Pasteur d’Algérie (LNR) ;
• résultats des enquêtes de sérosurveillance sentinelle réalisées dans certaines
villes d’Algérie en 2000, 2004 et 2007; 2008
• données relatives à la file active des patients suivis dans les CDR
• estimations de l’ONUSIDA.

Selon les bilans annuels du LNR, à partir de la notification des cas d’infection à VIH
depuis 1985, date de déclaration du premier cas de sida en Algérie, il ressort une
augmentation constante du nombre de cas en Algérie. Au 31 Mars 2013, le nombre
cumulé a atteint 7698 cas d’infections à VIH dont 1395 cas de sida et 6303 cas de
séropositifs.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 11


La situation épidémiologique de l’infection VIH en Algérie est caractérisée par :
- Une augmentation régulière du nombre de cas à raison de 600 à 700 cas par
année
- Une prédominance de la voie hétérosexuelle comme mode de transmission du
virus (22,6%).
- La fréquence élevée d’atteinte de l’adulte jeune entre 25- 39 ans. Le sexe ratio est
de : 1,36. La transmission est devenue de plus en plus endogène et donc
autochtone,depuis les années 2000.
- Une généralisation de l’infection : Les cas d’infection VIH ont été déclarés dans les
48 wilayas du pays, aucune wilaya n’étant épargnée. Tamanrasset (région
sanitaire Sud Est) est la wilaya la plus touchée par l’épidémie VIH avec une
incidence de 1.2‰ de séropositifs notifiés, suivie par Saida, Sidi-Bel-Abbès
(région sanitaire Ouest), Constantine, Sétif (Région sanitaire Est) et Alger (région
sanitaire Centre).
Selon les résultats des trois enquêtes de sérosurveillance sentinelle réalisées en
2000, 2004 et 2007, la séroprévalence de l’infection à VIH reste faible chez les
femmes enceintes enquêtées au niveau des consultations prénatales, passant de
0,02% en 2000 à 0,09% en 2007.
Cependant, chez les groupes de population à risque (patients des consultations IST
et professionnelles du sexe) concernées par ces trois enquêtes, on y note une
tendance à la concentration de l’épidémie. En effet, la séroprévalence chez les
patients des consultations IST est passée de 0,25 % en 2000 à 2,42 % en 2007 ; et
celle des professionnelles du sexe qui était de 2,87 % en 2000 a atteint 3,95 % en
2007.

L’effectif des patients suivis dans les Centres de référence de prise en charge
del’infection à VIH/sida (CDR) a évolué de 1015 en 2006 à 3280 en 2012, cet effectif
inclut les migrants sans discrimination. La prise en charge thérapeutique et le
pronostic de l’infection VIH/sida ont été Améliorés par la mise à disposition gratuite
des ARV depuis 1998, l’élaboration et la mise en œuvre de consensus thérapeutiques
actualisés et la mise en place graduelle d’un suivi biologique, virologique et
immunologique. Cela s’est traduit par une chute de la mortalité liée à la maladie.

Toutefois, il y a lieu de signaler que la plupart des patients consultent tardivement,


ce qui rend compte de l’intérêt de l’intensification du dépistage précoce de l’infection
à VIH.

L’analyse de l’ensemble de ces données conforte donc le caractère peu actif, voire
concentré dans certains groupes de populations à risques, de l’épidémie VIH/sida en
Algérie.

Le résultat d’une étude épidémiologique moléculaire de souches VIH-1 de patients


algériens a révélé la présence d’une grande diversité génétique des souches qui
circulent dans notre pays. En effet, après le sous-type B (50%), on retrouve d’autres
sous-types non-B (50%) tels que CRF 02-AG , CRF 06-cpx et les sous-types A,G et D.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 12


1-2 2- Modes de transmission

Depuis le début de l’épidémie, trois principaux modes de transmission ont été


observés:

 Transmission sexuelle :
Les virus VIH sont présents dans les sécrétions vaginales et le sperme. Ils sont
transmis lors des rapports homosexuels ou hétérosexuels non protégés. Ce mode de
transmission est le plus répandu actuellement.

En effet, le risque de transmission dépend du type de relation sexuelle et aussi de la


quantité du virus présent dans le sperme ou dans les sécrétions vaginales. Les
études de couples européennes et américaines mettent en évidence un taux de
transmission de l’homme vers la femme compris entre 10 et 30%.

 Transmission sanguine : La transmission des VIH par le sang est effectuée lors
d’une :
- transfusion de sang ou de dérivés sanguins,
- exposition percutanée à du sang infecté ( personnel soignant ) ,
- usage de drogues par voie intraveineuse ( toxicomanes ).

La transmission par transfusion de sang ou de dérivés sanguins est devenue


presque nulle suite au dépistage systématique lors des dons de sang, et aux
améliorations techniques liées au dépistage.

 Transmission mère- enfant :

Elle a lieu surtout pendant l’accouchement. Elle peut également survenir en fin de
grossesse et lors de l’allaitement.
Le taux de transmission maternofoetal du VIH-1, en l’absence de traitement, est de
l’ordre de 20%. Avec la trithérapie préventive, ce taux a chuté jusqu'à 2%.

CHAPITRE II – DIAGNOSTIC VIROLOGIQUE

II-1- MARQUEURS BIOLOGIQUES ET LEUR EVOLUTION

Les marqueurs biologiques recherchés en pratique courante à partir d’un


prélèvement
sanguin sont :
• les anticorps anti-VIH ( Ac anti-VIH ), recherchés par des techniques sérologiques
de dépistage et de confirmation ;
• l’antigène p24 ( Ag p24 ), recherché par des techniques immuno-enzymatiques
( ELISA ) ;
• l’ARN du VIH-1( ARN-VIH ), recherché par des techniques de biologie moléculaire.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 13


La recherche de l’ADN proviral et l’isolement du virus par culture ne sont pas des
examens courants. Ils ne sont réalisés que dans les laboratoires spécialisés équipés
pour de telles analyses.

L’évolution naturelle des marqueurs sérologiques au cours de l’infection VIH ( figure


5) est triphasique: la primoinfection, la phase latente et le stade sida

 La primo-infection : après exposition au virus, la primoinfection s’accompagne


d’un pic de réplication virale avec des titres élevés de virus plasmatique, d’une
dimunition de nombre de lymphocytes CD4+ et d’une augmentation du nombre de
lymphocytes CD8+.. Cette virémie ne dure que trois à quatre semaines et disparaît
lorsque les anticorps apparaissent, généralement à partir de la troisième semaine.
L’apparition des anticorps constitue la phase de séroconversion.

 La phase latente : la phase de séroconversion est suivie par une phase de


latence clinique asymptomatique (dix ans environ en l’absence de traitement )
pendant laquelle la réplication virale et le nombre de lymphocytes CD4+ semblent
etre stables . Les patients, à ce stade, ont un taux d’anticorps persistant et élevé.

 Le stade sida: à ce stade, on observe une augmentation de la charge virale


suivie d’une chute du nombre de lymphocytes CD4+ .

Figure 5 : évolution des marqueurs biologiques de l’infection VIH

II-2 : Diagnostic indirect « sérologique »

En biologie médicale, le diagnostic de l’infection à VIH est surtout sérologique chez


l’enfant (de plus de 18 mois) et chez l’adulte. Il est basé sur la détection d’anticorps
synthétisés par l’organisme contre les antigènes ou protéines de structure du VIH.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 14


Le diagnostic sérologique de l’infection à VIH repose sur un algorithme à tests
multiples destiné à détecter les anticorps anti-VIH.
Les tests de dépistage habituellement utilisés font appel aux réactions immuno-
enzymatiques ( ELISA ou EIA ) et/ou aux tests simples / rapides.

II-2-1 : Tests de dépistage

Le dépistage des anticorps anti-VIH s’effectue le plus souvent par des tests
immunoenzymatiques utilisant une phase solide fixant les antigènes VIH ou par des
tests simples / rapides utilisant comme antigènes des lysats viraux ou des protéines
recombinantes ou synthétiques.

 Tests immuno-enzymatiques ( EIA )

- Tests ELISA de détection des anticorps :


L’ELISA (enzyme-linked immunosorbent assay) reste la méthode de référence pour
la détection des anticorps sériques du sujet infecté. mais nécessite un appareillage
spécifique.
Les tests ELISA sont nombreux et se basent sur l’utilisation d’une phase solide ( billes
ou puits de micro-plaques ) sur laquelle sont fixés des antigènes VIH.
La majorité des tests utilisent des protéines recombinantes produites par génie
génétique ou des peptides synthétiques.
Ces tests ELISA possèdent une excellente sensibilité (réduisant la fenêtre pré
sérologique) et une bonne spécificité.

- Tests combinés antigène-anticorps

Appelé aussi tests de 4éme génération,ces tests Elisa permettent la détection des
anticorps et aussi de l’antigène p24 du VIH-1.Ils permettent un dépistage précoce de
l’infection, en moyenne ,2 à 4 jours plus tôt que les tests Elisa dépistant les seuls
anticorps.

 Tests simples / rapides

Il existe plusieurs tests de mise en évidence des anticorps anti-VIH aussi sensibles
que les tests ELISA sans pour autant nécessiter de matériel spécial ou de
compétences particulières. On distingue :

- les Tests rapides :


Ce sont le plus souvent des tests dits mmunochromatographiques, avec une filtration
ou une migration du sérum sur une membrane ou un support recouverts d’antigènes
recom- binants VIH 1 et VIH2.
Leur simplicité d’emploi leur assure une large diffusion. Ils ne nécessitent aucun
équipement, ni reconstitution de réactifs et ni réfrigération. Ils sont rapides car le
résultat est donné en moins de 30 minutes. Par contre ils ne sont pas adaptés aux
grandes séries, et doivent également être confirmés par une deuxième technique de
principe différent.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 15


Ces tests ont été améliorés et sont actuellement doués d’une bonne sensibilité et
spécificité comparativement aux tests ELISA.

- les Tests semi-rapides : « agglutination »


Ce sont des tests basés sur l’agglutination passive de particules sensibilisées par des
antigènes VIH 1 ( mono-spécifiques ) ou VIH1 et VIH2 ( mixtes ).
Ces tests semi-rapides réalisables entre 30 minutes à 2 heures, sont en général assez
économiques.
Ils présentent une sensibilité et une spécificité comparables à celles des tests ELISA
de troisième génération. Néanmoins, comme tout autre test, ils nécessitent d’être
confirmés par une autre technique de principe différent.

II-2-2 : Tests de confirmation

Le Western blot est actuellement la méthode de référence, il met en évidence et


distingue les anticorps dirigés contre les différentes protéines constitutives du VIH1
ou du VIH2. Les critères d’interprétation sont proposés par divers organismes
internationaux.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un résultat positif ne peut être


confirmé que si deux bandes au moins sont objectivées parmi les glycoprotéines
d’enveloppe. la présence des anticorps anti protéines de l’enveloppe peut être
associée ou pas à des anticorps dirigés contre les protéines du gène gag et/ou pol
(Tableau 1).

TABLEAU 1 : CRITERES D’INTERPRETATION DU WESTERN BLOT SELON L’OMS

Interprétation Profil
Négatif Absence de bandes
Positif 2 ENV +/- GAG +/- POL
Indéterminé 1 ENV +/- GAG +/- POL
GAG + POL
POL
GAG

Env: enveloppe, GAG: groupe d’antigènes, POL: polymérase

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 16


II-3- Diagnostic direct : Mise en évidence du virus ou de ses constituants

II-3-1 : Test de détection de l’antigène P24

L’antigène p24 est un marqueur direct de la multiplication virale active. Il peut être
détecté très précocement, deux à trois semaines après la contamination ou plus
tardivement au cours de l’évolution de la maladie. La recherche de l’antigène viral est
importante dans certains cas :

- au cours de la primo infection, durant la période ou les Ac sont encore


indetectables.
- chez le nouveau–né de mère séropositive au VIH pour tenter d’avoir un
diagnostic précoce. Cette recherche est souvent négative à cause de la
formation des complexes immuns antigène–anticorps maternels et peu utilisé
au laboratoire.

II-3-2 : Techniques de biologie moléculaire

A- Quantification de l’ARN viral plasmatique ou Charge virale

Ce test mesure la quantité d’ARN virale présente dans le plasma du patient VIH+.Il
est indiqué lors du suivi virologique des patients ,pour le diagnostic de la primo-
infection et pour le diagnostic du nouveau né de mére séropositive.
La charge virale représente le facteur prédictif le plus déterminant sur le risque de la
survenue du sida, d’une infection opportuniste ou du décés, il est aussi un bon
marqueur pour évaluer l’efficacité d’un traitement antirétroviral .

Les prélèvements de sang sont effectués sur tube avec anticoagulant (EDTA ou
Citrate ). Du fait de la fragilité du virus , le sang total doit être acheminé au
laboratoire à température ambiante dans les six heures suivant son prélèvement
,sinon une fois centrifugé le plasma peut être conservé :
- un (01) jour à température ambiante
- cinq (05) jours à 2-8°c
- congelé à –20°c indéfiniment.

La mesure de la charge virale comporte une étape d’éxtraction de l’ARN-VIH


plasmatique suivie de l’étape d’amplification et de détection qui se fait grâce à la PCR
en temps réel. Vu la variabilité de la mesure, éstimée à 0,3 Log, il est nécessaire que
chez un même patient les mesures soient effectuées avec la même technique. Le
résultat est exprimé en nombre de copies/ml ou en log10.

B- Detection de l’ ADN proviral par PCR

L’amplification génique permet de détecter l’ADN proviral integré dans l’ADN


cellulaire .la PCR-ADN est actuellement utilisée pour le diagnostic de l’infection de
l’enfant né de mère séropositive.Cette technique est réservée aux éssais
thérapeutiques,elle n’est pas encore disponible en routine.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 17


3-3 : Isolement du virus en culture cellulaire

Méthode longue, couteuse, nécessitant un laboratoire de haute sécurité (L3). Son


indication est limité et réservé à la préparation des stocks viraux pour la
caractérisation de virus atypiques ou résistant aux antirétroviraux .

II-4 Tests disponibles en Algérie :

Les tests utilisés dans les laboratoires de différents niveaux doivent être contrôlés et
validé par le Laboratoire National de Référence (LNR). liste actualisée disponible au
niveau du LNR.

Il est à préciser que la validation de ces tests par le LNR exige des critères en
particulier:
- une sensibilité maximale (supérieure à 99,5 %)
- une spécificité maximale (supérieure à 99 %) conformément aux
recommandation de l’ONUSIDA et de l’OMS
- une couverture au mieux de la diversité du VIH (utilisation d’antigènes
recombinant ou de peptides VIH-1 et VIH-2, voire VIH-1 du groupe O)

CHAPITRE III- STRATEGIES OMS/ONUSIDA DE DIAGNOSTIC DE


L’INFECTION A VIH

L’OMS et l’ONUSIDA recommandent trois stratégies de dépistage VIH qui reposent


sur les critères suivants :

1. l’objectif du test (diagnostic, surveillance, sécurité transfusionnelle ou


recherche),
2. la sensibilité et la spécificité du ou des test(s) utilisés et
3. la prévalence du VIH dans la population testée.
Les recommandations relatives à ces stratégies sont résumées en annexe II

CHAPITRE IV- ALGORITHMES DE DIAGNOSTIC AU LABORATOIRE


ADOPTES PAR LE CONSENSUS NATIONAL

Au terme du séminaire atelier relatif au consensus national sur le diagnostic


biologique de l’infection à VIH/sida qui s’est tenu les 14 et 15 juillet 2007 à Alger,
des algorithmes déduits des stratégies ONUSIDA et OMS relatives au dépistage pour
le VIH ont été élaborés.

Ces algorithmes, concernent la recherche des anticorps anti-VIH et servent


essentiellement les trois objectifs relatifs à la sécurité transfusionnelle, la surveillance
épidémiologique et le diagnostic.

Les stratégies du diagnostic biologique de l’infection due au VIH, font appel à six
algorithmes adoptés lors du consensus national. Ces algorithmes trouvent leur
indication dans quatre contextes :

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 18


1- Dépistage de l’infection due au VIH (A1) dans une structure chargée du
dépistage
2- Diagnostic biologique de l’infection due au VIH (A2, A3 et A4) dans le
laboratoire
3- Séro-surveillance épidémiologique de l’infection due au VIH (A5)
4- Contrôle du don de sang et de ses dérivés vis-à-vis du VIH (A6)

IV-1. dépistage de l’infection VIH


Algorithme 1 : Dépistage de l’infection due au VIH dans un Centre de
dépistage (CD)
Cet algorithme est à appliquer dans le dépistage de l’infection à VIH/SIDA dans une
structure chargée du dépistage. Il fait appel à un seul prélèvement de sang P, qui
est analysé par un test T de type immuno-enzymatique ou simple / rapide.

L’acte de dépistage engendre le plus souvent une angoisse avec notamment un


risque de perdu de vue du patient si le délai de rendu de résultats est long, aussi il
est recommandé, lors du dépistage dans les Centre de Dépistage et/ou dans le
cadre du Programme de PTME de ne pas prolonger l’attente de ces patients et par
conséquent de recourir à des tests simples/rapides unitaires dument validés.
Deux situations sont possibles :

 1ère situation : le test T est négatif, il y a lieu de considérer le résultat « négatif »


 2ème situation : le test T est positif, il y a lieu d’envoyer le prélèvement au
laboratoire de diagnostic pour la confirmation (conformément à l’algorithme 2)

DEPISTAGE DE L’INFECTION A VIH DANS UN CENTRE DE DEPISTAGE (CD)

Faire Test T
( Immunoenzymatique ou Simple rapide )
sur prélevement P1

Test Négatif Test positif

envoyer le prélevement P1
Reporter négatif au laboratoire de diagnostic
(voir algorithme 2)

IV-2- Diagnostic biologique de l’infection à VIH

IV.2.1. Algorithme 2 : « Diagnostic sérologique de l’infection due au VIH


chez l’adulte et l’enfant âgé de plus de 18 mois »

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 19


l’analyse du prélèvement de sang P1 est effectuée par un premier test T1 de type
immuno enzymatique; deux situations sont possibles :

a) 1ère situation : le test T1 est négatif, il y a lieu de considérer le résultat « négatif »

b) 2ème situation : le test T1 est positif, il y a lieu d’effectuer un deuxième test T2 de type
immuno-enzymatique ou simple / rapide sur le même prélèvement de sang P1.

Dans cette situation, deux cas de figure sont possibles :


 Les tests sont concordants : il y a lieu d’effectuer un troisième test T3 de type
Western blot, immuno-enzymatique ou simple / rapide sur un deuxième
prélèvement de sang P2
 Les tests sont discordants : il y a lieu de refaire les tests T1 et T2 sur le même
prélèvement de sang P1.
Dans ce deuxième cas de figure, deux situations sont possibles :
o 1ère situation : les tests T1 et T2 sont tous deux négatifs, il y a lieu de
considérer le résultat «négatif»
ème
o 2 situation : les tests T1 et T2 sont tous deux positifs ou discordants, il y a
lieu de faire un test de confirmation (T3) de type Western blot ou immuno-
enzymatique ou test simple/rapide) sur le deuxième prélèvement de sang P2 :

- Si T1 positif, T2 positif et T3 positif : il y a lieu de considérer le


résultat « positif »
- Si T1 positif, T2 positif, T3 négatif : il y a lieu de considérer le
résultat « indéterminé » et de reconvoquer le patient dans un
délai de 15 à 30 jours pour suivi.
- Si T1 positif, T2 négatif, T3 positif : il y a lieu de considérer le
résultat « indéterminé » et de reconvoquer le patient dans un
délai de 15 à 30 jours pour suivi.
- Si T1 positif, T2 négatif, T3 négatif :il y a lieu de considérer le
résultat « négatif »
Les tests T1, T2 et T3 doivent être soit de principe différent soit de composition
antigénique différente.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 20


DIAGNOSTIC SEROLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA CHEZ L’ADULTE
ET L’ENFANT AGE DE PLUS DE 18 MOIS

Faire Test T1 ( Immunoenzymatique mixte )


sur prélevement P1

Test T1 Négatif Test T1 positif

Reporter négatif Faire Test T2

Test T2 Négatif Test T2 Positif

Refaire les Tests

T1 Négatif T1 Positif T1 Positif


T2 Négatif T2 Négatif T2 Positif

Reporter Faire Test T3 Western blot ou Immunoenzymatique


négatif ou Simple rapide sur prélevement P2

T1 Positif T1 Positif T1 Positif T1 Positif


T2 Positif T2 Négatif T2 Négatif T2 Positif
T3 Négatif T3 Positif T3 Négatif T3 Positif

Indeterminé Reporter Reporter


Reconvoquer le patient négatif Positif

IV.2.2. Algorithme 3 : « Diagnostic sérologique de l’infection due au VIH


chez le nourrisson âgé de moins de 18 mois né de mère séropositive au
VIH » :

l’analyse du prélèvement de sang P1 est effectuée le plus précocement par un test T1 de


type PCR ARN ou ADN. Quel que soit le résultat du test T1, présence ou absence
d’ARN ou d’ADN viral, il y a lieu de faire un mois après, un deuxième test T2 de type
PCR ARN ou ADN sur un prélèvement de sang P2.
Deux situations sont possibles :
a) 1ère situation : les deux tests sont positifs, il y a lieu de considérer le résultat « positif »
b) 2ème situation : les deux tests sont négatifs ou discordants : il y a lieu de faire, trois
mois après le test T2, un troisième test T3 de type PCR ARN ou ADN sur un
troisième prélèvement de sang P3.
Dans cette situation trois cas de figure sont possibles :
o 1er cas de figure : le test T1 négatif, T2 négatif, T3 négatif : il y a lieu de
considérer le résultat « négatif » en l’absence de traitement antirétroviral. En cas

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 21


de traitement préventif antirétroviral du nourrisson, les tests sont effectués deux
mois après l’arrêt du traitement.
o 2ème cas de figure : le test T1 négatif, T2 positif, T3 négatif : il y a lieu de
considérer le résultat indéterminé, refaire le test,
o 3ème cas de figure : le test T1 négatif, T2 positif, T3 positif : il y a lieu de
considérer le résultat « positif »
Il y a lieu de préciser que :
- le prélèvement de sang P1 doit se faire le plus précocement possible après la
naissance,
- pour affirmer qu’un enfant n’est pas infecté, il faut deux prélèvements de sang
négatifs au VIH après l’âge d’un mois et en l’absence de traitement antirétroviral
de l’enfant,
- en cas d’allaitement maternel, il faut rechercher l’infection due au VIH dans les
trois mois qui suivent l’arrêt définitif de l’allaitement.

DIAGNOSTIC CHEZ LE NOURISSON AGE DE MOINS DE 18 MOIS NE DE MERE


SEROPOSITIVE AU VIH

Faire Test T1 (PCR ARN ou ADN ) à la naissance sur prélevement


P1

Test T1 Négatif Test T1 positif

Faire Test T2 ( PCR ARN ou ADN ) un mois après la naissance


sur prélevement P2

T1 Négatif T1 Négatif T1 Positif


T2 Négatif T2 Positif T2 Positif

Faire Test T3 (PCR ADN ou ARN) trois mois après


la naissance sur prélevement P3

T1 Négatif T1 Négatif T1 Négatif


T2 Négatif T2 Positif T2 Positif
T3 Négatif T3 Négatif T3 Positif

Reporter Résultat indeterminé Reporter


Négatif refaire le test Positif

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 22


IV.2.3. Algorithme 4 : " Diagnostic sérologique de l’infection due VIH suite
à un accident d’exposition au sang et/ou aux liquides biologiques (AES) » :

Devant tout accident d’exposition au sang et/ou aux liquides biologiques (AES), il y a
lieu de faire en urgence un test de type immuno-enzymatique ou simple rapide sur le
prélèvement de sang P1 de la personne source et de la personne exposée, pour la
recherche d’anticorps spécifiques du VIH -1/2. Ceci permettra de connaitre le statut
sérologique et donc évaluer le risque de contamination.

Si la personne source est VIH positive, la personne exposée devra être orientée en
urgence dans les 48 heures vers le centre de référence pour sa prise en charge.
Deux situations sont possibles pour la personne exposée:
a) 1ère situation : le test T1 est positif, il y a lieu de considérer le résultat « positif » ;
Il ne s’agit pas d’un AES, le patient était déjà séropositif au VIH avant l’accident.
ème
b) 2 situation : le test T1 est négatif, il y a lieu de faire un deuxième test T2 de type
immuno enzymatique ou simple / rapide sur un deuxième prélèvement de sang P2 et
ce, au 30ème jour (soit un mois après l’AES).

Dans cette situation deux cas de figure sont possibles :


 1er cas de figure : le test T2 est positif, il y a lieu de considérer qu’il s’agit d’une
probable séroconversion et de se référer à l’algorithme 2 pour la démarche
diagnostique.
 2ème cas de figure : le test T2 est négatif : il y a lieu de faire un troisième test T3 de
type immuno enzymatique ou simple / rapide sur un troisième prélèvement de
sang P3 et ce, au 90ème jour (soit trois mois après l’AES).
Dans ce deuxième cas de figure, deux éventualités sont possibles :
o 1ère éventualité : le test T3 est positif, il y a lieu de considérer qu’il s’agit d’une
probable séroconversion et de se référer à l’algorithme 2.
o 2ème éventualité : le test T3 est négatif, il y a lieu de faire un quatrième test
T4 de type Immuno enzymatique ou simple / rapide sur un quatrième
prélèvement de sang P4 et ce, au 180ème jour (soit six mois après l’AES).
Dans cette dernière éventualité :
- si le test T4 est positif, il y a lieu de considérer qu’il s’agit d’une
probable séroconversion et de se référer à l’algorithme 2
- si le test T4 est négatif, il y a lieu de considérer définitivement le résultat
« négatif »

Le test T1 doit être fait en urgence pour la personne source et la personne exposée
Les Tests T1, T2,T3 et T4 sont des tests de dépistage des anticorps anti VIH de même principe
ou de principes différents

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 23


ACCIDENT D’EXPOSITION AU SANG ET/OU AUX LIQUIDES BIOLOGIQUES (AES)

Faire Test T1 ( Immunoenzymatique ou Simple rapide )


sur prélèvement P1

Test T1 Négatif Test T1 positif

Faire Test T2 à J 30 sur prélèvement P2 Il ne s’agit pas d’un AES

T2 Négatif T2 Positif

Faire Test T3 Séroconversion


J90 sur probable (voir
prélèvement P3 algorithme 2)

T3 Négatif T3 Positif

Faire Test T4 Séroconversion


J180 sur probable (voir
prélèvement P4 algorithme 2)

T4 Négatif T4 Positif

Séroconversion
Reporter
probable (voir
Négatif
algorithme 2)

IV.3. dépistage de l’infection VIH dans le cadre de la sérosurveillance


épidémiologique

Algorithme 5 : « Dépistage de l’infection VIH dans le cadre de la


sérosurveillance épidémiologique »
Cet algorithme 5 est à appliquer dans les enquêtes de séro-surveillance de l’infection VIH.
Il fait appel à un seul prélèvement de sang P, qui est analysé par un premier test T1
immuno-enzymatique ou simple/rapide.
Deux situations sont possibles :
a) 1ère situation : le test T1 est négatif : il y a lieu de considérer le résultat « négatif ».
b) 2ème situation : le test T1 est positif : il y a lieu d'effectuer sur le même prélèvement de
sang P, un deuxième test T2 de type immuno-enzymatique ou simple / rapide.
Les tests T1 et T2 doivent être soit de principe différent soit de composition antigénique
différente.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 24


Dans cette situation deux cas de figure sont possibles :
 1er cas de figure : le test T2 est positif, il y a lieu de considérer le résultat « positif »
 2ème cas de figure : le test T2 est négatif : il y a lieu de refaire les tests T1 et T2.

Dans ce deuxième cas de figure, deux éventualités sont possibles :


o 1ere éventualité : les tests T1 et T2 sont concordants :
- les tests T1 et T2 sont tous deux négatifs, il y a lieu de considérer le
résultat « négatif »
- les tests T1 et T2 sont tous deux positifs, il y a lieu de considérer le
résultat « positif »
o 2ème éventualité : les tests T1 et T2 sont discordants :
- Il y a lieu de considérer le résultat « indéterminé » et de transmettre le
prélèvement de sang au Laboratoire National de Référence de l’infection
VIH/SIDA.

Pour les professionnels (les) du sexe qui font le prélèvement avec consentement éclairé,
utiliser l’algorithme 2 « Diagnostic sérologique de l’infection à VIH/sida chez l’adulte et
le nourrisson âgé de plus de 18 mois »

SEROSURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA

Faire Test T1 ( Immunoenzymatique mixte ) sur prélevement P1

Test T1 Négatif Test T1 positif

Reporter négatif Faire Test T2

Test T2 Négatif Test T2 positif

Refaire les Tests T1 et T2 Reporter Positif

T1 Négatif T1 Positif T1 Positif T2


T2 Négatif T2 Négatif Positif

Reporter Indeterminé Reporter


négatif Envoi au LNR Positif

IV.4. Contrôle du don de sang


Algorithme 6 : « Contrôle du don de sang »
Cet algorithme 6 est à appliquer dans les différentes structures chargées du contrôle du
don de sang, il fait appel à deux prélèvements de sang P1 et P2 de la poche de sang.
Le premier prélèvement de sang P1 est analysé par un test T de type
immunoenzymatique hautement sensible.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 25


Deux situations sont possibles :
a) 1ère situation : le test T est négatif : il y a lieu de considérer le don de sang validé.
b) 2ème situation : le test T est douteux ou positif : il y a lieu de détruire la poche de sang

Le deuxième prélèvement de sang P2 est adressé au laboratoire de diagnostic pour


infirmation ou confirmation de l’infection due au VIH. En cas de positivité confirmée le
patient est confié à un centre de prise en charge.

CONTROLE DU DON DE SANG

Faire Test T1( Immunoenzymatique mixte )


sur prélèvement P 1

Test T1 Négatif Test T1 positif

Don de sang conforme aux Détruire Envoyer le prélèvement P2


normes de la qualification le don de sang au laboratoire de diagnostic
microbiologique (voir algorithme 2)

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 26


GLOSSAIRE

- Algorithme : utilisation d’un test VIH ou d’une combinaison de tests VIH


appropriés pour dépister une infection

- Anticorps : substances protéiques fabriquées par l’organisme pour se défendre


en réaction à la présence d’agents infectieux.
- Antigène : constituant d’un agent infectieux contre lequel l’organisme fabrique
des anticorps.

- CCR5 « C-C chemokine receptor type 5 » : récepteur 5 de la chémokine

- CXCR4 : est le récepteur membranaire de la molécule SDF-1 qui joue un rôle


dans la réponse immunitaire. Il est aussi le co-récepteur (avec l'antigène CD4) du
VIH. Cela signifie que le virus se lie en même temps à CD4 et à CXCR4 pour
entrer dans les cellules et les infecter.

- CD4 « Cluster differentiation 4 » : sous population des lymphocytes T, qui


jouent un rôle essentiel dans la défense immunitaire.Cellule cible du VIH.

- Charge virale : quantification du nombre de génomes viraux présents dans


um milieu biologique ( plasma ou sérum)

- CRF « circulating recombinant form » :


Ce sont des recombinants inter-sous-types, résultants d’échange de matériel
génétique entre différents sous-types du VIH-1 et qui cocirculent dans une même
région géographique .

- ELISA « Enzyme-linked immuosorbent assay » : Dosage d'immunoadsorption


par enzyme liée, technique immunoenzymatique qui permet de rechercher dans
le sérum ou le plasma humain, la présence ou l’absence des anticorps anti-VIH
1 et/ou 2.

- PCR « Polymerase chain reaction » : Réaction en chaîne par polymérase,


technique de biologie moléculaire qui permet d’amplifier de l’ADN ; elle permet
de détécter et de quantifier un germe infectieux dans le sang ou le tissu.

- Prévalence : pourcentage de personnes dans une population donnée atteintes


d’une maladie ou d’une infection à un moment déterminé.

- Séroconversion : fenêtre ou période entre le jour de la contamination et le


moment de l’apparition des anticorps dans le sang.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 27


BIBLIOGRAPHIE

Huraux. J-M, Agut. H, Nicolas. J-C,Peigue-Lafeuille. H.


Traité de Virologie Médicale. Edition Estem .2003

Girard. P-M,Katlama. Ch, Pialoux.G.- VIH. Edition 2011 doin

OMS/ONUSIDA.
Guide du conseil et du dépistage du VIH à l’initiative du soignant dans les
établissements de santé. 2007.

OMS/CDC /ONUSIDA.
Guidelines for using HIV testing technologies in surveillance.
WHO/CDS/CSR/EDC/2001.16

OMS/CDC
Guidelines for appropriate evaluation of HIV testing technologies in Africa.2001

Barin.F
Retroviridae : les Virus de l’immunodéficience humaine
In : A. Mamette 2002, virologie médicale, p 572-594

Bouzeghoub.S,Jauvin .V, Pinson-Recordon.P , Garrigue.I ,Amrane.A , Belabbes.E ,


Fleury.HJ .

High Diversity of HIV Type 1 in Algeria. AIDS Research and Human retroviruses,
(2006), 22,4,367-372.

Peeters.M, Chaix .M-L, Delaporte. E.


Phylogénie des SIV et des VIH:mieux comprendre l’origine des VIH.
Medecine Sciences.2008,N°6,Vol 24:621-28

Barré-sinoussi F.
Les VIH, rappel virologique. Impact Médecin-Guide infection à VIH.(2001). 17-26

Viard.J.P.
Surveillance biologique du patient sous traitement antirétroviral.
Revue Froncophone des Laboratoires.2008,S399.22-24

Plantier .JC, Leoz M, Dickerson .JE,and al.


A new HIV derived from gorilla.Nature .Medecine.2009,15:871-72
Ministère de la Santé de la Population et de la Réforme Hospitalière. Direction de la
Prévention.
Rapport sur l’enquête de sero-surveillance sentinelle du VIH et de la syphilis dans
quatre communes de Tamanrasset en 2008.Projet de coopération algéro-belge.
Novembre (2008)
Bouzeghoub.S. Etude viro-moléculaire de l’infection VIH/SIDA en Algérie.
Thèse DESM.Université d’Alger.2012.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 28


ANNEXE I

MESURES DE SECURITE AU LABORATOIRE

Tout prélèvement arrivant au laboratoire est potentiellement infectieux.


Cependant certaines mesures simples doivent être respectées au laboratoire
,permettant ainsi d’assurer la sécurité du manipulateur et de ses collègues:

 Toujours porter des gants pour manipuler les prélèvements.

 Le pipetage à la bouche est interdit

 Les surfaces de travail doivent être décontaminées à l’eau de javel


systématiquement à la fin du travail, et à chaque fois que du sang ou du liquide
biologique est renversé

 La consommation d’aliments, de boissons et de tabac, le stockage de produits


alimentaires et l’utilisation de produits cosmétiques sont interdits

 Après chaque manipulation, il faut se laver les mains au savon et à l’alcool à


70°.

 Les prélèvements doivent être reçus dans des containers fermés


hermétiquement. Manipuler délicatement, ne pas se faire éclabousser quand
on ouvre le container ou les tubes de sang.

 En cas de contact avec du sang ou du liquide biologique, il faut se laver


immédiatement avec de l’eau et du savon puis avec de l’alcool à 70° ou avec
de l’eau de javel à 0,1%. Si le contact se fait avec une muqueuse, il faut laver
abondamment à l’eau ou au sérum physiologique.

 S’il y a risque de projection de sang, il faut porter un masque et des lunettes


de protection.

 Tous les effluents du laboratoire devront être, selon le cas, soit autoclavés,
soit soumis à une désinfection chimique, soit incinérés.

 Le chef de laboratoire doit s’assurer qu’une formation sur la sécurité au


laboratoire est dispensée. Il conviendra d’adopter un guide sur la sécurité et
les opérations décrivant les dangers connus et potentiels afin de minimiser ou
d’éliminer ces risques

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 29


ANNEXE II

RECOMMANDATIONS DE L’ONUSIDA ET DE L’OMS RELATIVES AUX STRATEGIES


DE DEPISTAGE VIH EN FONCTION DE L’OBJECTIF DU TEST
ET DE LA PREVALENCE DE L’INFECTION A VIH

Objectif Prévalence Stratégie


du dépistage de l’infection à VIH de dépistage

Sécurité des Toutes prévalences I


transfusions transplantations
Surveillance Supérieure à 10% I

Inférieure ou égale à 10 % II

Diagnostic Supérieure à 30% I


( Infection à VIH symptomatique )
Inférieure ou égale à 30 % II

Diagnostic Supérieure à 10% II


( Infection à VIH asymptomatique
) Inférieure ou égale à 10 % III

Ces stratégiges schématiquement représentées sur la figure 6 sont brièvement


décrites comme suit :

 Stratégie I :

- nécessite un seul test de dépistage.


- convient pour la sécurité transfusionnelle (don de sang) et des transplants.
- est applicable dans les dépistages de surveillance pour des populations où la
prévalence du VIH est supérieure à 10% ( par exemple ; test anonyme non
corrélé à des fins de surveillance chez les femmes enceintes dans des centres de
soins prénatals ou des services spécialisés dans les IST).
- convient aussi pour le dépistage de diagnostic dans des populations où la
prévalence du VIH est supérieure à 30% chez des personnes présentant des
symptômes d’une infection à VIH.

 Stratégie II :

- nécessite deux tests. Tout sérum/plasma est d’abord testé avec l’ELISA ou test
simple/rapide. Le prélèvement qui réagit (positif) est re-testé avec un deuxième
test ELISA ou test simple / rapide basé sur une préparation d’antigène ou un
principe dif-férents.
- convient à la surveillance dans des populations où la prévalence du VIH est
inférieure à 10 % ( par exemple ; test anonyme non corrélé à des fins de
surveillance chez les femmes enceintes dans des centres de soins prénatals ou
des services spécialisés dans les IST).

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 30


- les résultats ne sont pas communiqués.
- convient aussi pour le diagnostic dans des populations où la prévalence du VIH
est supérieure à 10 % chez des personnes asymptomatiques ou inférieure à 30 %
chez des personnes symptomatiques.

 Stratégie III :
- nécessite trois tests. Cette stratégie nécessite un troisième test basé sur un
antigène ou un test de principe différents des deux premiers.
- convient pour le diagnostic dans des populations où la prévalence du VIH est
inférieure ou égale à 10 % chez des personnes asymptomatiques.

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 31


FIGURE 6 : REPRESENTATION SCHEMATIQUE DES STRATEGIES
ONUSIDA OMS POUR LE DEPISTAGE VIH

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 32


ANNEXE III

Liste nominative des participants a l’atelier de consensus sur le diagnostic


et la prise en charge biologique de l’infection à VIH
tenu à Alger les 6 et 7 mars 2005

Nom Fonction Lieu d’exercice


Pr. M. Abbadi Immunologiste Institut Pasteur d’Algérie
Dr. K. Ait-Oubelli Epidémiologiste Direction de la Prévention / MSPRH
Pr. O. Akacem Microbiologiste Labo central - Hôpital de Zeralda
M. S. Ammouri Biologiste Labo central – Hopital de Tamanarasset
Pr. A. Achour Infectiologue Service maladies infectieuses EHS L. Flici - Alger
Dr. S. Aourane Infectiologue EHS Laadi Flici – Alger
Pr. A. Aouati Infectiologue CHU Constantine
Pr. Dj. Bacha Infectiologue Hopital Central de l’Armée – Alger
Pr. EH. Belabbes Virologue LNR - Insitut Pasteur d’Algérie
Pr. F. Belateche Epidémiologiste Direction de la Prévention / MSPRH
Dr. Belmadani
Dr. A. Benelmouffok Microbiologiste Insitut Pasteur d’Algérie
Pr. R. Bouhamed Infectiologue CHU Blida
Dr. R. Bouakaz Infectiologue Direction des Services de santé/ MSPRH
Dr. S. Bouzeghoub Microbiologiste LNR - Insitut Pasteur d’Algérie
Pr. M. Dekhil Microbiologiste CHU Annaba
Pr. N. Dekkar Epidémiologiste OMS Bureau de liaison Algérie
Pr. A. Dif Infectiologue Service maladies infectieuses EHS L. Flici - Alger
Pr. EG. Farès Epidémiologiste SEMEP - CHU Béni Messous – Alger
Pr. JP. Grangaud Pédiatre
Dr. A. Guesmi Médecin Direction de la Prévention / MSPRH
Pr. B. Hamrioui Parasitologue Insitut Pasteur d’Algérie
M. R. Janssens Unicef – Alger
Pr. S. Khaled Microbiologiste Laboratoire central - EHS Laadi Flici - Alger
Pr. A. Lacheheb Infectiologue Service des maladies infectieuses - CHU Sétif
Pr. M. Laouar Infectiologue Service des maladies infectieuses - CHU Annnaba
Dr. S. Lounnas Epidémiologiste ONUSIDA Algérie
Mme D. Merabtine Unicef Algérie
Dr. G. Merbout Epidémiologiste Direction de la Prévention / MSPRH
Dr. S. Mesbah Infectiologue Service maladies infectieuses EHS L. Flici - Alger
Pr. A. Reghis Hémobiologiste CTS - CHU Mustapha - Alger
Pr. A. Touabti Immunologiste Laboratopire central – CHU Sétif

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 33


ANNEXE IV

Liste nominative des participants au seminaire atelier de consensus


national sur les strategies de mise en evidence des anticorps anti VIH
tenu à Alger les 14 et 15 juillet 2007

Nom Fonction Lieu d’exercice


Dr. K. Ait-Oubelli Epidémiologiste Direction de la Prévention / MSPRH
Pr. O. Akacem Microbiologiste Hôpital Zeralda
Dr. S. Aourane Infectiologue Service maladies infectieuses EHS L. Flici - Alger
Dr. N. Benchehida Microbiologiste Agence Nationale du Sang
Dr. M. Benmakhlouf Médecin Direction de la Prévention / MSPRH
Dr. S. Bouzeghoub Microbiologiste LNR Institut Pasteur d’Algérie
Dr. Bouzid Hémobiologiste Agence Nationale du Sang
Dr. A. Cheriet Hémobiologiste CTS - CHU de Tizi-Ouzou
Dr. R. Chouikrat DP/MSPRH SEMEP de Boufarik
Pr. EG. Farès Epidémiologiste
Dr. Hassaine Microbiologiste EHS Canastel - Oran
Dr. R. Hedjam Hémobiologiste Agence Nationale du Sang
Pr. S. Khaled Microbiologiste EHS Laadi Flici - Alger
Dr. Z. Kouidri Epidémiologiste SEMEP Ain Témouchent
Dr. B. Makhlouf Epidémiologiste SEMEP Saida
Dr. G. Merbout Epidémiologiste Direction de la Prévention / MSPRH
Dr. D. Mohammmedi Microbiologiste EHS Laadi Flici Alger
Dr. S. Mokrani Microbiologiste Agence Nationale du Sang
Pr. B. Nouasria Infectiologue CHU Sétif
Dr. H. Ould Rouis Microbiologiste Laboratoire privé - Blida
Dr. Rahal Hémobiologiste CTS Saida
Mme Seddik PCH
Pr. A. Touabti Immunologiste CHU Sétif
Dr. M. Yousfi Infectiologue Hôpital de Boufarik

CONSENSUS NATIONAL SUR LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’INFECTION A VIH/SIDA – 2013 34

Vous aimerez peut-être aussi