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Transfert radiatif dans les milieux semi-transparents

But du chapitre : Etude du comportement radiatif d’un milieu semi-transparent.


Prérequis : L’Angle solide d (sr), Le flux radiatif Q (W), L’intensité énergétique I (W.sr -1),
La loi de KIRCHHOFF (1859) :  x, =  x,
La loi de Stefan-Boltzmann (1879) : L° (T) = .T 4

Plan du chapitre :

Rappel
Milieu semi-transparent
Bilan radiatif dans un MST
I- Loi de BOUGUER (absorption et diffusion)
II- Amplification par émission
III- Amplification par diffusion
IV- Equation du transfert radiatif (ETR)
V- Milieu homogène isotherme non diffusant
VI- Milieu diffusant, isotrope et opaque (Cas de ROSSELAND)

AAZIZI + AALATOUN + SOUKTANI Encadré par le Dr. Mohamed LAMSAADI

1
RAPPEL
 Un milieu transparent laisse passer le rayonnement
incident sans réflexion ni absorption :

i  t Fig-1
Exemples :
- Le verre pour le rayonnement visible,
- L’eau pour le rayonnement visible et l’UV.

 Un milieu opaque ne laisse se transmette aucun rayonnement ;


il en réfléchit une partie et absorbe l’autre partie :

i   r  a Fig-2

Exemples :
- Un miroir pour le visible,
- Le verre dans l’infrarouge,
Fig-3
- Le carton pour le visible etc.

2
La luminance énergétique L :
La luminance énergétique monochromatique (dans la bande [,+d]) est le flux d’un rayonnement
électromagnétique EM (thermique ou on) dans une direction donnée (que l’on notera x), divisé par l'aire apparente
(dS.cos), divisé par l’angle solide d, divisé par d ; Elle représente physiquement le flux surfacique,
monochromatique directionnelle du rayonnement étudié :

2 1 1 d 3Q
Lx , (W .m .sr .m ) 
dS. cos .d  d

Utilité de la luminance :
Et le flux énergétique rayonnée, dans la direction x, sous l’angle  ,
dans le cône à angle solide d, pour la bande est :
d 3Q(W )  Lx , .dS. cos .d  d
x
d '
 I x ,  .d  d  M x ,  .dS  d
 ' dS '
Le flux incident, dans la direction x, sous l’angle  ' ,
dans l’angle solide d ' entourant x , pour la bande [,+d] est :
Fig-4
d 3Q' (W )  L' x , .dS '. cos '.d'd

3
Fig-5

A ne pas confondre avec la luminance visuelle (relative au visible), grandeur physiométrique


lié à L’ŒIL HUMAIN qui s’exprime en : cd. m -2 .
Définition : La candéla est l'intensité lumineuse, dans une direction donnée, d'une source qui émet
1
un rayonnement de longueur d’onde dans le vide  = 550 nm, d’intensité W.sr -1 (source CGPM-1979)
683
Formule d’équivalence :
INTENSITE visuelle (cd ) = INTENSITE énergétique (W.sr -1)  K ().V ()

4
K () est un coefficient de proportionnalité dépendant des conditions d’utilisation,
et V() l’efficacité lumineuse de l’œil humain normal, à la longueur d’onde  décrite par la courbe suivante :

1
Cas où  = 550 nm  555 nm, IV (= 1 cd) = I (= W.sr -1).K.V(1)  K = 683
683
On peut alors affirmer que pour  = 550 nm : 1 W.sr - 1 = 683 cd.
LUMINANCE visuelle (cd.m-2 ) = LUMINANCE énergétique (W.sr -1.m- 2 )  K ().V ()
ECLAIREMENT visuel (cd.sr.m-2 ) = ECLAIREMENT énergétique (W.m- 2 )  K ().V ()

5
Ce qu’on peut mesurer :
Le luxmètre Le luminacemètre (ou spotmètre) :
Mesure l'éclairement lumineux visuel Mesure la luminance visuelle
E V (lux = lumen.m-2 = cd.sr.m-2) LV (cd.m-2 )

Luxmètre Luminancemètre

Lux 10 Cd.m-2

Fig-6 Fig-7

L V = 39990 (cd.m-2 )  L  39990 /683 = 58,55 (W.sr -1.m-2 )

Luminance Visuelle Luminance énergétique


6
Loi de KIRCHHOFF (1859) :
Gustav Robert Kirchhoff physicien allemand
Enoncé :
L’absorptivité et l’émissivité monochromatiques directionnelles de tout CORPS REEL, en équilibre avec un
rayonnement d’équilibre, établi par un CORPS NOIR à la température T, sont égales :
 x ,   x ,
Démonstration :
Le flux émis par la surface dS, du corps réel, sous
d suivant , dans la bande [  , +d ] est :
d 3Q e  Le x , .dS. cos .d.d
  x , .L0  (T ).dS. cos .d.d
Le flux absorbé par la surface dS provenant de dS ' ,
Fig-8
dans l’angle solide d ' dans la bande [  , +d ] est :
d 3Q a  La x , .dS '. cos '.d'.d   x , .L  (T ).dS '. cos '.d'.d
0

dS '. cos '.dS. cos


Comme : dS '. cos '.d'   dS. cos .d
r2
D’où :
 x ,   x ,

7
Milieu semi-transparent :
Un milieu semi-transparent (MST), (semitransparent medium en anglais), peut en partie : réfléchir, absorber,
diffuser, émettre et transmettre en volume un rayonnement thermique (ou en générale EM) incident.
Ces comportements sont :
- monochromatiques (ou spectraux) : tributaire de la longueur d’onde .
- directionnels, càd dépendent de la direction d’observation ;
Ce fait justifie la pertinence de la notion de luminance monochromatique directionnel Lx , ,
pour décrire le comportement de tels milieux.

De l’ensemble des milieux semi-transparents on trouve :

 Les SOLIDES : verres, céramiques, plastiques, semi-CDC etc.


 Les LIQUIDES : les solutions aqueuses etc.
 Les GAZ : gaz de combustion, vapeur d’eau etc.

8
Fenêtres de transparence et d’opacité :

Fig-8

Source :
https://www.goo
gle.co. ma/search

9
Bilan radiatif dans un MST
On considère un MST au sein duquel on isole, par la pensée, un élément de volume d = S.dx ; Où Ox est l’axe
local d’observation qui est confondu avec un rayonnement EM incident ( x peut être l’abscisse curviligne locale s).
S est une surface suffisamment petite devant l’échelle du milieu.

Fig-9

10
Notons Lix , ( x ) la luminance énergétique monochromatique directionnelle, reçue par l’élément d
et Lix , ( x  dx) la luminance qui en émerge.
 Si le milieu est transparent, alors : Lx , ( x  dx)  Lx , ( x )  Cte
i i

 Si le milieu est opaque : Lix , ( x )  0 : car le rayonnement n’arrive même pas à rentrer dans
le milieu (une partie est renvoyée par la surface et l’autre est absorbée au niveau de sa surface d’entrée).
Dans un MST la différence entre Lix , ( x  dx) et Lix , ( x ) peut, à la fois, être due :
1- à la perte par absorption : Energie radiative  Energie interne
Une partie du rayonnement incident est absorbée par le milieu et y est transformée en énergie d’agitation
thermique ou y cause un passage des particules en états excités. Ce qui réduit la luminance.
2- à la perte par diffusion : Energie radiative  Energie radiative
Une partie du rayonnement provenant de la direction x ( x) est diffusée dans les autres directions
( de la x que l’on notera  z) ; Ce phénomène rabaisse la luminance suivant x.
3- au gain par diffusion : Energie radiative  Energie radiative
Par contribution dans la  x, des rayonnements, diffusés par le matériau, incidents sous les autres
directions ( de  x que l’on notera  y ) ; ce qui accroit la luminance.
4- à l’émission suivant  x : Energie interne  Energie radiative
Le milieu porté à température T > 0, rayonne de l’énergie (notamment dans  x) ;
Ce qui accroit la luminance.

11
Fig-10

12
I- Loi de BOUGUER (atténuation par absorption et par diffusion) :
Pierre Bouguer (math+phy+géodésiste et hydrographe français) -1759.
Par définition, l’absorptivité monochromatique du milieu dans l’élément de volume d est :
Lax , ( x )
  i  a .dx
Lx , ( x )
Où Lax , ( x ) symbolise la portion de la luminance spectrale absorbée entre x et x+dx
Ldx , ( x )
Et la diffusivité monochromatique est : d   i    .dx
Lx , ( x )
Où Ldx , ( x ) est la portion de la luminance spectrale incidente, suivant la direction x, perdue par diffusion
dans les autres directions (notées  z).
D’où :
L x ,  ( x )  Lx ,  ( x ) Lx , ( x )  Lx , ( x  dx)
a d i i
 dLx , ( x )
i

i
 i
 i  a .dx    .dx    .dx
Lx ,  ( x ) Lx , ( x ) Lx , ( x )

Notons que dans ce développement on ne considère que la diminution de la luminance causée par les seules :
absorption et diffusion.

13
  est le coefficient d’extinction (qui s’évalue en m - 1 ) qui dépend de la longueur d’onde  , de x , de la
température T , de la pression P et des concertations C i des corps présent dans le volume élémentaire d.
 Lx , i ( x )  x x

D’où : ln i      .dx   K  ( x ) où


  K ( x)     .dx , l’atténuation en x.
 Lx , ( x  0)  x 0 x 0

Lx , ( x)  Lx, ( x  0).e K ( x )
i i
Loi de BOUGUER (1729)

Longueur moyenne de pénétration :


Pour caractériser la portée de pénétration du rayonnement à l’intérieur du matériau on définit la longueur
moyenne de pénétration par :

lm   x    ( x )  e  K  ( x ) .dx
x 0

NB. : Au sens mathématique, Il s’agit ici de l’espérance de la variable aléatoire x de densité   ( x )  e  K ( x ) .

Cas particulier :
Si par exemple l’extinction   est quasi-uniforme, alors :
x 
 x.   
  1  x  
K ( x)     .dx  x.   lm   x     e
 x.  
.dx = [ x.e ]   e  x.   .dx = .[e ]0 = 1
x 0 x 0
0
x 0  

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Utilité de l’atténuation K  :
Notons e l’épaisseur effective du matériau

 K  (e ) ≪ 1  e ≪ l m ; le milieu est alors dit transparent ou « optiquement mince »


pour la longueur d’onde d’étude .

 K  (e ) ≫ 1  e ≫ l m ; le milieu est opaque ou « optiquement épais »


pour la longueur d’onde .

Fig-11

15
Exercice 1 : (loi de BEER-LAMBERT) :
La loi de Beer-Lambert (Lambert : 1760), (BEER : 1852), fut observée empiriquement dans les solutions diluées
absorbantes et non diffusantes.
Un faisceau lumineux de longueur d’onde  , est en incidence normale sur une cuve de verre transparente,
qui contient une solution aqueuse, d’épaisseur L (homogène, isotrope, isotherme, isobare, non diffusante),
contenant des solutés aux concentrations C i .

Fig-12

1- Le milieu étant homogène et isotrope, qui est ce que cela implique pour l’absorptivité linéique a (x ) .
x

Déduire le coefficient d’atténuation K  ( x ) défini par K  ( x )   a ( x).dx


x 0
i
2- Exprimer la longueur pénétration lm . Tracer L , x ( x) pour lm < L.

16
3- On définit l’intensité énergétique monochromatique du rayonnement utilisée, en x, suivant la direction x, par :
I x , ( x)  Lx , ( x).dS. cos . Quelle est son unité ?

4- Sachant que a ( x )  2,3.  i .Ci ; où  i est le coefficient d'extinction molaire du soluté i exprimer
i

 I (0) 
l’absorbance A de la solution, définie par : A = log x ,  .
I ( L ) 
 x , 
Solution :
1- Le milieu étant homogène et isotrope donc : a ( x )  a ne dépend ni de x ni de la  x.
x x
2- Le coefficient d’atténuation est : K      .dx   a .dx  x  a
x 0 x 0

   1
 x.   x . a  x . a 
D’où , la longueur de pénétration : lm   x.  .e .dx   x.a .e .dx  [ x.e ]   .e  x.a .dx 
0
x 0 x 0 x 0 a
i  x.a
Courbe de Lx , ( x ) : Lx, i ( x)  Lx, i ( x  0).e 

Fig-13

17
3- Unité de l’intensité énergétique monochromatique I x, ( x)  Lx, ( x).dS. cos

U ( I x , ( x )) = U ( Lx , ( x).dS. cos ) = W. sr - 1. m - 1.
4- On a : Lx, i ( x)  Lx, i ( x  0).e x.a S S
 I x , ( x  L)   dS.Lx , ( x  L). cos  S.Lx , ( x  L)
i i

S
Car  =0 (lumière incidente  à la source) x
Idem pour : I x, ( x  0)  S.Lx, i ( x  0) 0 L
Donc : I x , ( L)  I x , (0).e  L.a

 I (0) 
ln x , 
 I x , ( 0 )  L.a
D’où l’absorbance : A = log
I ( L )

 =  I x , ( L )  =
2,3
=  i  Ci  L
 x ,  ln10 i

Loi de BEER-LAMBERT est très utilisée en chimie notamment :


- pour le suivi cinétique des réactions chimiques,
- pour la détermination des constantes d’équilibres chimiques,
- pour le titrage chimique, etc.

18
𝜀max (MnO4- ) = 2300 𝐿. 𝑚𝑜𝑙 - 1 .𝑐𝑚 - 1

422 540
Anneau des couleurs
2
complémentaires

A = .L.C
On doit régler le spectrophotomètre à la longueur d’onde :  =540 nm
-
Pour avoir une forte sensibilité des mesures de la concentration C = [MnO4 ]

Fig-14

19
Exercice 2 : Diffusion de RAYLEIGH) :
Extrait et adapté du concours e4a 2001)
Considérons un cylindre de volume d = S dx de l'atmosphère terrestre supposée homogène et formée
de particules à densité Nv (en m -3).
Le rayonnement solaire, en tant qu’OEM de longueur d’onde  (  500 nm ≫ taille des molécules = 0,1 nm),
traverse ce volume selon Ox à la célérité C.
L'intensité EM de l’onde (en W m -2 ), en x est notée I(x).
On ne tiendra compte que de la diffusion de l’atmosphère et on notera pd (x) la puissance volumique diffusée
(en W. m - 3).
Pinceau solaire
E
x=0
M Fig-15
x B

Couche
Terre Atmosphérique
1000 km

20
1- Effectuer un bilan énergétique dans le volume d
2- On montre dans le modèle de « l’électron élastiquement
lié » de RAYLEIGH que la puissance volumique EM
diffusée par les atomes de l’atmosphère est donnée par :
I ( x)
pd ( x) 
h( ) (en W.m )
-3

où :
3. ln 2  02 .m2 .w04 4 Fig-16
h(  )   
8. 3 NV .e 4
w0 pulsation spécifique du milieu, m et q sont la masse et la charge d’un électron.
En déduire une équa-diff. suivie par l’intensité lumineuse I (x) (W.m-2).
3- Intégrer cette équation, on notera I 0 l’intensité en x=0; Quelle est la signification de h ().
Justifier qu’au cours de sa propagation dans l’atmosphère, le rayonnement solaire s’appauvrit plus,
en petites longueurs d’onde (ou grandes fréquences) : Violet et UV.
Calculer, pour ce faire, les valeurs de h (Violet) et h (Rouge).
Données :
0 = 8,85.10 - 12
F.m -1 NV = 2,50. 10 25
m −3

m = 9,11. 10 −31
kg e = 1,60. 10 -19 m – 3
w0 = 2,30. 10 rad.s −1
16
(Rouge) = 2 (violet) = 750 nm

21
Solution
1- Bilan énergétique dans une tranche d’épaisseur dx : I (x).S = I (x+dx).S + pd.d (eq)
dI ( x )  I ( x)
2- L’équation (eq)  I (x) = I (x+dx) + pd.dx  dx   p d ( x ) = h( )

 I ( x )  I 0 .e  x / h (  ) ; h () est la profondeur de pénétration : lm


I(x)
I0
h (violet) = 184 km
h (Rouge) = 2945 km
Fig-17

x
O h()
Commentaire :
Pendant son avancée dans l’atmosphère, le rayonnement solaire s’appauvrit peu à peu en grandes fréquences
(l’UV, le violet et le bleue). Ce qui rabaisse l’efficacité des panneaux photovoltaïques nécessiteux de photons plus
énergétiques.

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II- Amplification par émission
L’équilibre radiatif local de l’élément de volume d (en x), permet d’appliquer la loi de KIRCHHOFF :
a ( x )    ( x ) (absorptivité = émissivité)
dLe x , ( x )
D’où :    ( x ).Le x , ( x )  a ( x ).L ( x )
dx
dLe x , ( x )
Si le ; milieu est d’indice n on a :    ( x ).Le x , ( x )  a ( x ).n 2 .L ( x )
dx
En effet
La luminance spectrale monochromatique directionnelle, d’un corps noir portée à la température T, est :
2h. f 3 1 2h. f 3
L f ( vide)  

1
L f ( MST )    L f ( vide).n 2
C2 h. f
) 1 V 2
h .V
exp( exp( ) 1
k B .T m .k B .T
df df
D’où : L ( MST )  L f ( MST ).  L f (vide).  n 2  L (vide)  n 2
d d
Soit :
C 2h.C 2 n2
L ( MST )  L ( vide)  n  L f ( vide)  n .  2  5 
2 2

   h .C



  . k B .T
e 
1
NB. La luminance est relié à l’émittance par :
M      L 

23
Amplification par diffusion
Ce phénomène est due à la diffusion dans la  x des rayonnements incidents sous les  y autres que la  x .

Fig-18

La probabilité pour qu’un rayonnement incident dans la  y = (,), sous l’angle solide d k
diffuse dans la  x est :

d 2 Lx , ( y  x ) d 2 Lx , ( y  x ) d k
  ( ,  )
dLy ,
d
  .Ly , .dx
i
4

( , ) est la fonction de phase ; qui dépend de l’anisotropie de la diffusion, elle définit la répartition
angulaire du rayonnement diffusé.

24
Son expression vaut ( , ) 
3
4
1  cos2   dans le cas du modèle de RYLEIGH (d≪).

Fig-19

Pour le cas des particules de taille d de l’ordre de  et plus, le modèle de MIE propose une expression complexe
très peu utilisable, qu’on recourt aux expressions approximatives plus aisé à manœuvrer telles que celle de
CORNETTE :
3  1 k 2  1  cos2 
( , )   .
2 2 k2  1  2.k . cos  k 
2 3/ 2

25
Script PYTHON
from pylab import *
t=linspace(0,2*pi,100)
a=0.
b=0.33
c=0.5
ra=3/2*(1-a**2)/(2+a**2) *(1+(cos(t))**2)/(1-2*a*cos(t)+a**2)**(3/2)
rb=3/2*(1-b**2)/(2+b**2) *(1+(cos(t))**2)/(1-2*b*cos(t)+b**2)**(3/2)
rc=3/2*(1-c**2)/(2+c**2) *(1+(cos(t))**2)/(1-2*c*cos(t)+c**2)**(3/2)
plt.polar(t,ra,linewidth=4.0,color='red')
plt.polar(t,rb,linewidth=4.0,color='green')
plt.polar(t,rc,linewidth=4.0,color='blue')
yticks([0])

26
Fig-20

k = 0.33

k=0

k = 0.5

27
D’où :
( ,  )
d 2 L x , ( y  x )    ( x ).Li y , ( x ). .d k .dx
4
En sommant sur toutes les directions de l’espace, il vient :
( , )
dL x , ( y  x )  
Espace
d 2 L x , ( y  x )  
Espace
  ( x ).Li y , ( x ).
4
.d k .dx

  ( x ).dx
= .  Li y , ( x ).( ,  ).d k
4. Espace

Soit :
dL x , ( y  x )   ( x ) ( , )
 .  Li y , ( x ). .d k
dx 4. Espace 4

Notons que la fonction de phase doit obéir à la condition de normalisation :


Espace
( ,  ).d k  4

Car la probabilité pour qu’un rayonnement arrivant dans la  y, sous l’angle solide d k diffuse dans la  x
est ( ,  ) d k et si l’on somme toute les directions, on obtient nécessairement 1.
4

28
III- Equation de du transfert radiatif
Le comportement global d’un milieu semi-transparent en n’importe quel élément de volume est décrit par
l’équation :
dLi x , ( x ) dLi x , dLi x , dLi x , dLi x ,
 (abs)  (diff )  (ém)  (diff )
dx dx dx dx dx

     
 y , ( x ).( ,  ).d k
i i 2 0 i
= a  L x , ( x )  L x , ( x ) a  .n . L  ( x ) . L
4. Espace

Pertes par Pertes par Gain par Gain par


absorption diffusion émission diffusion
propre
C’est une équation intégro-différentielle dont la résolution permet d’avoir la luminance spectrale en x dans la
direction x.
dLi x , ( x ) Li x , ( x ) Li x , ( x ) dt Li x , ( x ) 1 Li x , ( x )
  = 
dx dx dt dx dx V dt
Li x , ( x )
 dx Dans l’ARQS ( V = C / n ≫ PM / t )

29
Méthodes de résolution :
Pour achever la résolution de l’ETR dans un (MST) on doit y adjoindre une équation locale de conservation de
l’énergie et les conditions aux limites.
Il existe grand nombre d’approches de résolution de l’ETR, aussi bien analytique que numériques, dont :
- La méthode de ROSSELAND (Approximation)
- Méthode Monte-Carlo (Probabiliste)

- Les discrétisations angulaire et spatiale (géométrie spatiale)


- Les méthodes PN
- Les méthodes aux ordonnées discrètes (DOM)
- Méthode des zones
- Méthode de Tracé de rayon (Ray Tracing)

30
IV- Milieu isotherme, homogène et non diffusant
Dans un milieu non diffusant    0 ,
Si le milieu est également isotherme L  (T )  n .L  ( vide, T )
0 2 0

D’où :
dLi x , ( x ) dLi x ,  ( x )
=  a Li x, ( x)  a L0  ( x)  + a Li x , ( x ) = a .n 2 .L0  (T )
dx dx

De solution :  
Li x ,  ( x )  Li x ,  (0)e  x . a   1  e  x . a  .n 2 .L0  (T )

Le flux émis par la surface dS sous l’angle solide d dans la direction x (=0) est :
d i x ,  Li x , ( x  0)dS.d.d

Fig-21

31
Le flux absorbé (issu de la surface dS) sous l’angle solide d dans  x est :
= [ L x , ( x  0)  L x , ( x  0)e  ]. dS.d.d
a .x
d  a x ,
i i

= L x , ( x  0).[1  e  ]. dS.d.d =
i a .x
d i  , x .[1  e  a . x ]
D’où l’absorptance monochromatique directionnelle :
d a x ,
   1  e  a . x

d i x ,
Et l’émittance monochromatique directionnelle (par la loi de KIRCHHOFF) :
d e x ,
   1  e  a . x

d i x ,
Et la transmittance monochromatique directionnelle :
d t x , d i x ,  d a x ,
    1     e  a . x
d x ,
i
d x ,
i

1
Absorbance, Emittance

Transmittance x
0
Remarque : Les transmittance diminue exponentiellement avec x, même si le milieu est homogène.

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V- Milieu diffusant, isotrope et optiquement épais
(Modèle de ROSSELAND)
Dans un milieu semi-transparent, diffusant, isotrope, optiquement épais K  (e ) ≫ 1 , l’énergie émise par
les autres endroits du domaine est rapidement absorbée et elle n’a aucune influence sur le bilan local d’énergie.
Cette approximation n’est pas valable près des parois du domaine.
dLi x , ( x ) 
  a Li x , ( x )    Li x , ( x )  a .n 2 .L0  ( x )   .  Li y , ( x ).( ,  ).d k
dx 4. Espace
dL0  ( x )
  a L x , ( x )  a .n .L  ( x )  L x , ( x )  n .L  ( x )   .
i 2 0 i 2 0

dx
  
Lo  ( x )
q    L x , ( x )u x .d.d    n .L  ( x )u x .d.d     .
i 2 o
u x .d.d
  0   4   0   4   0   4 dx
Dans ce cas l’équation de transfert radiatif, pour un milieu gris, fait aboutir à :
16 2 
q   K R . grad(T ) KR  .n . .T 3
3 
 : est la constante de Stefan-Boltzmann ;  : est le coefficient d’extinction.
Cette approximation permet de traiter la propagation du rayonnement au sein du (MST) par une loi de type
FOURIER radiative dont la conductivité dépend de la température.
En régime quasi permanent :

33
S .  .L
T0  TL  
4. .n .T0
2 3

Ce qui permet de définir la résistance thermique radiative :


S .  .L
RR 
4. .n 2 .T03
Le transfert radiatif au sein du milieu peut donc être décrit par une simple résistance électrique.

Conclusion et recommandation :
Dans ce chapitre nous avons établit l’équation intégro-différentielle du transfert radiatif, qui décrit l’interaction
matière-rayonnement thermique au sein d’un milieu semi-transparent ; en sus qu’on a mis l’accent sur la grande
utilité du concept de la luminance énergétique monochromatique dans le traitement de cette interaction.
On a également mis en évidence la difficulté de résolution de cette équation, qu’on recourt souvent aux méthodes
numériques, de discrétisation, probabilistes etc.
Dans certains cas spéciaux, on opte pour des approximations qui ressortent de l’analyse scrupuleuse du système
et de la nature du rayonnement envisagé.
Suite aux échanges avec nos camarades et notre professeur Mr. Mohamed LAMSADI, nous somme sortis par
quelques recommandations :
- de tenter à transformer l’équation en équation différentielle en la dérivant par l’angle solide élémentaire,
- de traiter ce problème au moyen des facteurs de formes qui seront alors tributaires du milieu étudié,
- d’opter pour une analogique électrique en modélisant, lorsque c’est possible, le comportement du milieu
semi-transparent par des modèles électriques usuels : résistance, capacité, source etc.

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Quelques sources utilisées :

1. Cours manuscrit de Monsieur le DR. ELMESSADI professeur en FP Béni Mellal


2. https://www.google.co.ma/search
3. Thèse doctorale de Mr Lionel TROVALET-2011
4. Résolution numérique des transferts par rayonnement et conduction en MST
Pour une géométrie 3D de forme complexe
5. https://www.techniques-ingenieur.fr/rayonnement-thermique-des MST
6. Article : Rayonnement thermique des matériaux semi-transparents
7. Magdeleine HUETZ-AUBERT+Sorïn KLARSFELD et Philippe de DIANOUS
8. https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du_rayonnement_de_Kirchhoff
9. https://cel.archives-ouvertes.fr/cel-00804553/document
10. Simulation de la diffusion de la lumière et des gaz par techniques de Monte Carlo :
Philippe Blasi - Jeudi 19 décembre 1996
11. La théorie de MIE et l’appr-dipolaire discrète Franck Enguehard -2008
12. http://gte.univ-littoral.fr/workspaces/documents-m-perrot/cours-
rayonnement/downloadFile/file/ray-IUT-poly.pdf
13. Développement d’un code de transfert radiatif et de son couplage avec un code LES-Sorour
Refahi Soutenue le 18 Février 2013.

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