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Calcul de la quantité é conomique de

lancement
Le calcul de la quantité économique de lancement revient à trouver le bon compromis, lors du calcul
de l’approvisionnement d’un article, entre faire des lots assez larges pour amortir les coûts de
lancement et assez réduits pour optimiser les coûts de possession (stockage, dépréciation).

Un moyen d’y arriver est donné par la formule de Wilson. La formule de Wilson considère que les
coûts de possession sont proportionnels aux temps de stockage.
La formule que nous utilisons est plus complexe car elle prévoit que le coût de possession croissent
plus vite au fur et à mesure du temps (car le risque de dépréciation augmente).

Principe
MacPac gère deux champs pour chaque article :
 « Quantité ordre » : la quantité minimale d’un approvisionnement
 « Incrément ordre » : au-delà de la quantité minimale, la quantité à approvisionner doit être
multiple de quel nombre ? Ce champ devrait, dans le cas général, être à la valeur du
conditionnement de l’article.

Le fonctionnement demandé est une remise à jour régulière (dans les faits, quotidienne) du champ
« Quantité ordre ».

Références faisant l’objet d’une remise à jour automatique de la quantité de lancement :


 De statut autre que 9 (INA).
 Code sortie différent de T1
 Prix de revient > 0 (sinon le calcul fera une division par 0 => plantage)
 Le champ Coût de lancement doit être ≥ 02

Note : si les coûts de lancement ou les prévisions annuelles de consommation sont nuls, alors la
quantité économique de lancement sera nécessairement 0, ce qui veut dire que MacPac demande un
approvisionnement à la hauteur exacte du besoin réel de consommation (1 pour 1).

Coût de lancement
Pour chaque article, il s’agit de définir un coût de lancement (en Euro) d’une série.

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Les articles à code de sortie T doivent tous être approvisionnés selon la règle « 1 pour 1 ».
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Un coût de lancement négatif serait incohérent. On conviendra donc de ne pas remettre à jour la quantité
d’ordre d’une référence dont le coût de lancement serait négatif. On peut donc mettre le coût de lancement
négatif pour les références dont on veut bloquer le champ « Quantité ordre ».
Ce coût est un paramètre de la fiche article qui doit être ajusté en fonction du coût réel de
lancement.
Typiquement :
 une production JIT ne nécessitant pas de réglage spécifique a un coût de lancement de 8 EUR
(productivité plus faible le temps que l’opérateur se mette en jambe, suivi administratif de
l’article : déclaration de prod …) ;
 une production JIT ne consistant qu’en une opération logistique telle que le
réapprovisionnement du picking a un coût de lancement de 5 EUR ;
 une référence MRP demandant un suivi administratif (Ordre d’Achat, Ordre de Fabrication
…), mais pas de frais fixe de réglage a un coût de lancement de 15 EUR ;
 une référence MRP demandant un temps de réglage entre 1h et 2h comme par exemple une
pièce injectée a un coût de lancement de 50 EUR.
Ces valeurs ne sont qu’indicatives et le coût de lancement est à apprécier en fonction de la réalité
des coûts pour chaque article.

Note : certains articles ne sont que des variations d’un article standard avec un étiquetage produit
spécifique à un client. Ces articles peuvent avoir des prévisions. Toutefois, on peut vouloir éviter de
faire du stock de ces articles en forçant une quantité de lancement de 0. Pour cela, on définit un coût
de lancement ≤ 0.

Formule

La quantité économique de lancement Q est la valeur à mettre dans le champ « Quantité ordre » :
−γ 0 . k + √ k . δ

Avec

Q= k .
2. γ 1

2 CL
 δ =γ 0 . k +8. γ 1 .
PR
 k  : prévisions de consommation sur un an (note : ce sont donc les prévisions directes de
vente + les prévisions induites par les prévisions de vente des composés de l’article)
 C L : coût de lancement d’une série.
 γ 0 : le taux du coût de possession à l’instant 0. On prend arbitrairement une valeur de 0,2
(20 %) pour γ 0.
 γ 1 : le supplément du taux du coût de possession à l’instant 0 + 1 an. On prend
arbitrairement une valeur de 0,5 (50 %) pour γ 1.
 PR  : le coût de production unitaire de l’article. Par convention, on utilise le prix de revient
des coûts directs PRCD, en coûts standards (c’est-à-dire PRA – CFI, les charges fixes
indirectes).

Une fois Q calculé, il faut l’arrondir au multiple du conditionnement de l’article le plus proche de
façon à ce que le programme ne demande l’approvisionnement que de conditionnements
complets.

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