Vous êtes sur la page 1sur 6

Imaginons le menuiserie Monbois, une entreprise artisanale créée

en 1968 par Monsieur Monbois, menuiser charpentier. En 2008


après 40 ans de développement, la menuiserie est revendue à son
chef de chantier ;
Ce dernier la cède aujourd’hui pour partir à son tour à la retraite.

L’entreprise à 24 employés, des équipements amortis, un


emplacement peut visible mais bien connu dans la région et une
image de marque de qualité.
Un acheteur potentiel est intéressé et décide de faire un SWOT
pour définir la stratégie qu’il pourrait mettre en place.

Dans un premier temps nous allons faire le point sur les forces et


les faiblesses de la menuiserie Monbois.
Les forces de la menuiserie Monbois :

 une réputation établie de menuiserie de qualité,


 la capacité de réaliser « le mouton à 5 pattes »,
 des équipes autonomes,
 des fournisseurs et sous-traitants de qualité qui suivent
l’entreprise,
 une clientèle historiquement équilibrée : 30% particuliers, 30%
promoteurs, 40% architecte),
 une trésorerie saine,
 un métreur de qualité.
Quant à ses faiblesses :

 un parc machine obsolète et non numérisé,


 des équipes vieillissantes (47 ans de moyenne d’age),
 4 départs à la retraite dans les 3 ans,
 un gros contrat avec un client promoteur représentant 43% du
CA annuel. Le pourcentage de la totalité des
chantiers « promoteur » devrait atteindre au minimum 64% du
CA de l’exercice précédent (entraine une baisse de la marge
et une indisponibilité des équipes pour les marchés plus
rémunérateurs comme le particulier),
 un suivi d’équipe qui laisse à désirer.
Les opportunités :

 forte croissance du marché ossature bois (+7,5% en moyenne


depuis 3 ans),
 prix des machines outil laser et automatique en forte baisse ,
 développement des maison en ossature bois en kit,
 évolution favorable de la règlementation (heures supp, …),
Les menaces :

 arrivée de nouveaux entrants (automatisation de la fabrication


des escalier entrainant une baisse des couts de production de
plus de 50%),
 législation contraignante (sécurité chantier, augmentation de al
TVA),
 concurrence internationale sur les charpente,
 marché de la rénovation en baisse
Suit à l’analyse du SWOT l’acheteur se pose de nombreuses
questions. Plusieurs éléments sont marquants :

 le gros contrat signé avec un promoteur lui assure de l’activité


pour plusieurs mois mais engendre une baisse de la marge et
une augmentation du BFR (délais de paiement plus longs).
Cela aura au final un effet négatif sur la trésorerie.
 Le parc machine vieillissant ne permet pas d’industrialiser le
process et de réduire les coûts de production sur les marchés
existants
 L’équipe actuelle à une moyenne d’âge importante. Les
départs à la retraite seront peut-être l’occasion de recruter de
jeunes charpentiers.
 Le développement du marché en ossature bois est peut-être
une opportunité.

Il a établi son projet en 3 étapes :


1 – Sécuriser les faiblesses et se prémunir des menaces.

 Il prévoit de déléguer le gros chantier promoteur à des sous-


traitant, en confiant le suivi à l’un des chefs d’équipe proche
de la retraite
 Il prévoit l’embauche de 4 jeunes à former en vue du
remplacement des départs en retraite
2 – Travailler sur la consolidation de ses forces.

 Il prévoit de développer son savoir faire sur la construction en


ossature bois. Le réseau et la renommée de la société lui
permettront de profiter du développement de ce marché.
 Les futures recrues devront maitriser la fabrication ossature
bois.
 Il exploitera les vielles machines-outils au mieux est
économisera afin de consolider sa trésorerie et améliorer sa
capacité d’autofinancement.
3 – Lancer le développement de la société en visant les
opportunités.
Il se donne 2 ans pour :
 Identifier l’outillage nécessaire à l’automatisation et
l’industrialisation d’une partie de sa production, certainement
la fabrication en ossature bois.
 Faire évoluer son modèle économique
 Trouver les financements nécessaires.
Les conditions liées à la réalisation de ce projet sont :

 Faire baisser le prix de vente de la société de 20%


 Trouver un partenaire financier qui accepte en s’engage sur le
projet
 Identifier, avant de se lancer au moins un chef d’équipe
montage pour ossature bois, et le futur chef d’atelier.

Des périodes aléatoires allant de celle de vaches grasses à celle de


vaches maigres. Des périodes fréquentes de crises font que les lois du
marché sont difficilement maîtrisables ou maîtrisées. Ce sont 07,7% de la
population qui l'ont soulignés, tous des artisans. C'est, en particulier, le
grand problème des couturiers, des vulcanisateurs, des menuisiers
ébénistes, des cordonniers et gérants de rizerie.

Le manque de financement : Certaines activités sont condamnées à


rester petites ou moyennes en termes d'envergure par manque de
financement. La faiblesse du capital est un écueil sérieux pour l'extension
de l'activité. Ce sont 06,3%, en réalité, couturiers, mécaniciens et forgerons
mais aussi commerçants de céréales, de produits phytosanitaires, de
pièces détachées, de fripe et de légumes et de condiments qui le subissent
de plein fouet. Il est à noter que les acteurs du secteur informel
s'autofinancent et dépendent faiblement des structures financières de
l'envergure des banques trop exigeantes en terme de papiers et de
formalités.

Des dettes impayées : 06,3% d'acteurs artisans et commerçants


soulignent ce problème. Par commodité et par compréhension des
populations, ces acteurs font des crédits qui ne sont pas toujours honorés
dans les délais. Les couturiers, soudeurs métalliques, réparateurs
d'appareils électroniques et gérants de rizerie sont écoeurés par les crédits
non recouvrés ; les clients entravent souvent la bonne marche de leurs
activités. Le crédit découle de la relation de confiance et des rapports
sociaux qui s'établissent entre vendeurs et acheteurs. Le remboursement
souvent tardif peut détériorer la confiance.

Le manque de moyens : C'est un problème du milieu artisan (05,6%). Les


moyens matériels, financiers ou de tout autre ordre manquent souvent aux
artisans notamment aux couturiers, mécaniciens, vulcanisateurs, ébénistes
et forgerons qui ne peuvent pas faire de gros investissements pour agrandir
leurs activités.

Alu-Badré est une entreprise familiale dont le cœur de métier est la fabrication et la pose de
tout type de menuiseries aluminium et PVC pour votre habitat : portes d’entrée, fenêtres
et portes-fenêtres, baies vitrées, protections solaires, portes de garage, portails et
clôtures, vitrines et murs rideaux, ainsi que des produits de menuiserie spécifiques.
Créée par Robert Badré et ses fils le 1er mai 1983, l’entreprise est aujourd’hui portée par ses
deux fils, Guy et Patrice qui gèrent une équipe d’une vingtaine de salariés. Afin d’offrir à nos
clients une prestation complète et sur-mesure, notre PME dispose en interne de l’ensemble
des compétences de la conception jusqu’à la pose, en passant par la fabrication de
fermetures du bâtiment.