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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 6 1

TD 6. Statique des fluides. Pression, force de


pression, travail des forces de pression.
1 L’ascenseur à vide
Plusieurs entreprises proposent des « ascenseurs à vide ». La cabine dans laquelle monte le ou les
passagers se trouve dans un tube. La cabine peut coulisser sans frottement dans le tube, sans câblage,
et des joints permettent d’isoler l’air situé au-dessus de la cabine de celui situé au-dessous de la cabine.
Une pompe diminue la pression dans la partie supérieure du tube sans que la pression sous la cabine
ne soit modifiée.

La masse de la cabine du modèle représenté


sur la figure est m = 300 kg. La surface de la
section du tube est S = 0,7 m2 .
1. Refaire un schéma et le bilan des forces
s’exerçant sur la cabine.
2. A quelle condition sur les pressions la
cabine peut-elle s’élever ? Donner l’ordre
de grandeur de la dépression nécessaire
en haut de la cabine. Cela est-il facile-
ment réalisable à votre avis ?

Ascenseur à vide (entreprise 101 Mobility)

2 Force sur la porte d’un sous-marin


Un sous-marin est immobile sous 20 m d’eau. La pression de l’eau
à cette profondeur est de 2 bar au dessus de la pression atmosphé-
rique. La pression de l’air dans le sous-marin est de 0.9 bar.
L’écoutille est la « porte » du sous-marin, de forme circulaire de
surface d’aire S = 1 m2 et de masse est M = 200 kg. L’écoutille
est fixée au sous-marin par une liaison pivot en O. La poignée de
l’écoutille se situe au niveau de sa périphérie à l’opposé de la liaison
(point A). On suppose que la force F~ appliquée par le marin sur la
poignée est perpendiculaire au plan de l’écoutille. On considérera
Écoutille que la pression sur l’écoutille est uniforme, ceci en raison de la
petite taille de l’écoutille comparée à la profondeur.
1. Déterminer les résultantes des forces de pression de l’eau et de l’air sur l’écoutille. Faire l’appli-
cation numérique. Où se trouvent les points d’application de ces résultantes ?
2. Si l’écoutille est verticale, quelle force doit appliquer un plongeur pour ouvrir l’écoutille ? Vous
commencerez par faire un dessin.

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 6 2

3. Faire l’application numérique et commenter.


4. On souhaite maintenant faire le calcul dans les cas où l’écoutille est à l’horizontale : a) au-dessus
du sous-marin ; b) en-dessous du sous-marin. En quoi ces problèmes sont-il différents du cas où
l’écoutille est verticale ?

3 Soupape de sécurité

Une marmite à pression du genre cocotte-minute


est munie d’une soupape de sécurité. Cette
soupape est constituée d’une bille de diamètre
D = 2 cm, de masse négligeable, appuyée sur
un trou de diamètre d = 1.5 cm, par l’in-
termédiaire d’un ressort dont la raideur est
k = 500 N · m−1 .

Lors du montage de ce système, on comprime le ressort de ∆x, en l’insérant dans son logement, de
manière à ce que la soupape se soulève lorsque la pression dans la marmite dépasse 2 bar. On admettra
que les forces de pression qui s’exercent sur la bille sont celles exercées sur la surface de l’ouverture.
1. Faire le bilan des actions mécaniques s’exerçant sur la bille à la limite où la pression atteint 2
bars. Que vaut la réaction du support au moment où la bille se soulève ? Justifier que l’on peut
négliger le poids de la bille.
2. Déterminer ∆x.

4 Le vérin hydraulique : analyse des forces

*
Schéma de principe du vérin hydraulique et de la pompe qui permet de l’actionner (à gauche) et
coupe du vérin (à droite)

La pompe et le vérin comprennent chacun un piston mobile en contact avec le fluide d’un circuit
hydraulique, en général de l’huile. L’action de la pompe transfère du fluide dans le vérin entraînant la
montée de la tige du vérin. La pompe permet d’actionner le vérin pour une pression allant typiquement
jusqu’à 700 bar. On néglige les frottements devant les autres forces.
Les aires des sections des pistons du vérin et de la pompe manuelle sont notées respectivement SP V
et SP P . Le diamètre du piston dans le vérin est d = 10 cm et sa course (déplacement maximal) est de
h = 7 cm. En remarquant que la variation relative de pression due à la hauteur h ((pi − pP V )/pi ) est
très petite en raison de la grandeur valeur de pi (700 bar), on pourra considérer que pi = pP V .

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 6 3

Analyse des forces On étudie le système à l’équilibre statique.


1. Établir la relation entre la norme de la force exercée par le fluide sur le piston mobile FP V et la
pression de l’huile à l’entrée du vérin pi . Calculer la masse maximale que le vérin peut soulever.
2. Déterminer, en fonction des données du problème, la relation entre cette force utile FP V et la
force Fop que la personne qui pompe doit exercer sur le piston de la pompe.
3. Comment doivent être dimensionnées SP V et SP P pour que ce système de levage soit « intéres-
sant ».

5 Exercice supplémentaire* : retour sur la soupape de sécurité

On reprend l’exercice 3 "Soupape de sécurité".


On veut dans cet exercice justifier l’affirma-
tion selon laquelle "les forces de pression qui
s’exercent sur la bille sont celles exercées sur la
surface de l’ouverture".

On note S la surface de l’ouverture circulaire sur laquelle s’appuie la bille, de diamètre d (cette
surface est donc celle d’un disque). On imagine que la bille est la juxtaposition de deux calottes
sphériques, l’une supérieure, l’autre inférieure, délimitées par la surface commune S
1. Que vaut la résultante des forces de pression sur la surface composée de la calotte supérieure et
de S ? Justifier.
2. En déduire la force de pression appliquée sur la surface de la calotte sphérique supérieure ?
3. Que vaut la résultante des forces de pression sur la surface composée de la calotte inférieure et
de S ? Justifier.
4. En déduire la force de pression appliquée sur la surface de la calotte sphérique inférieure ?
5. Montrer alors que si l’on note p1 et p2 les pressions s’exerçant sur les calottes inférieure et
supérieure respectivement, la résultante des forces de pression s’exerçant sur la bille est :

πd 2
F~p = (p2 − p1 ) e~z ,
4
où e~z est un vecteur unitaire de la direction verticale orientée vers le haut.

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 7 1

TD 7. Statique des fluides. Poussée d’Archimède -


Principe fondamental de la statique des fluides
1 Masse volumique du corps humain

Une personne pesant 720 N est suspendue à une balance, puis immer-
gée totalement et brièvement dans l’eau. La balance indique alors
un poids apparent de 34,3 N.

Trouver le volume de la personne, sa masse volumique et son pourcentage de graisse corporelle,


sachant que la masse volumique de la graisse est de ρg = 900 kg · m−3 , tandis que la masse volumique
moyenne des autres tissus du corps est ρt = 1100 kg · m−3 .

2 Le manomètre en U

Pour mesurer les pressions, on utilise parfois un « manomètre


en U ». Un liquide est placé au fond d’un tube en U dont une
extrémité est à l’air libre et l’autre extrémité est connectée
à la pression p que l’on désire mesurer (typiquement la pres-
sion dans un gaz). La différence de hauteur entre les surfaces
A et B permet de déterminer p relativement à la pression
atmosphérique (patm ).

1. Qualitativement, comment varie la position des surfaces A et B lorsque la pression est différente
dans la partie gauche (patm ) et la partie droite (p) du tube ?
2. Donner l’expression générale de la pression p(z) dans le liquide à la hauteur z en fonction de la
pression p0 = p(0) au fond du tube.

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3. Que peut-on dire des pressions dans le liquide et dans l’air de part et d’autre de l’interface au
point A ? On négligera la courbure du ménisque. Relier la pression p0 à la pression atmosphérique.
Faire de même au point B pour relier la pression p0 à la pression p.
4. Déduire de la question précédente l’expression de la différence entre la pression p et la pression
atmosphérique en fonction de la différence de hauteur de liquide dans les deux bras du tube.
5. Si le liquide est de l’eau, quel est l’ordre de grandeur des pressions que l’on peut mesurer grâce
à ce dispositif avec un tube de hauteur 1 m (zmax =1 m) ? Quelle est la plus petite différence de
pression mesurable avec ce dispositif à l’aide d’une règle graduée ?
6. [Question supplémentaire] Que deviennent les valeurs de la question précédente si on remplace
l’eau par du mercure de masse volumique 13,6 · 103 kg · m−3 ?

3 Solide hétérogène
Un bloc lesté (le « solide hétérogène »), de forme parallélépipédique de hauteur h et de section S
flotte comme représenté sur la figure dans du mercure de masse volumique ρ. Ce bloc est constitué
dans sa partie inférieure sur une hauteur h1 par un matériau de masse volumique ρ1 , et dans sa partie
supérieure de hauteur h2 par un matériau de masse volumique ρ2 .

1. Calculer la hauteur immergée z :


a) à partir de la poussée d’Archimède
b) en évaluant les forces de pression s’exer-
çant sur les faces du cube.
2. Quelle est la valeur minimale du rapport h2 /h1
pour que le bloc lesté puisse flotter ?

On donne ρ1 = 21,4 · 103 kg · m−3 (platine), ρ2 = 7,10 · 103 kg · m−3 (zinc), ρ = 13,60 · 103 kg · m−3
(mercure).

4 Equilibre de liquides non-miscibles

1. Un tube en U contient de l’eau, surmontée dans


une de ses branches par de l’essence. La diffé-
rence entre les deux niveaux est h= 3 cm. Faire
un dessin. Calculer la hauteur h2 d’essence. On
donne : ρessence = 700 kg · m−3 .

2. Un tube en U contient du mercure. Dans la branche A on verse de l’eau, et dans la branche B


on verse de l’alcool. On constate que les surfaces libres de l’eau et de l’alcool sont dans un même
plan horizontal, et que le mercure présente une différence de niveau de h = 0.5 cm entre les
deux branches. Faire un dessin. Calculer les hauteurs h1 et h2 de l’eau et de l’alcool. On donne :
ρmercure = 13 600 kg · m−3 , ρalcool = 800 kg · m−3

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3. [Question supplémentaire] Un tube en U contient du mercure. On verse dans la branche A


un liquide de masse volumique ρ1 inconnue sur une hauteur h1 = 20 cm. Dans la branche B,
on verse de l’eau de masse volumique ρ2 sur une hauteur h2 = 16 cm, de manière à ce que le
mercure soit au même niveau dans les deux branches. En déduire la masse volumique ρ1 .

5 Exercice supplémentaire* : Le radeau

Un radeau est construit à l’aide d’une


planche de masse M posée sur deux
rondins de bois de masse volumique
ρb et de diamètre d1 et d2 , avec d2 >
d1 . Les parties de la planche au-delà
des points de contacts avec les ron-
dins à gauche et à droite sont de
même longueur (comme représenté
sur la figure). Le radeau flotte sur
l’eau de masse volumique ρ. Un nau-
fragé de masse m embarque sur le
radeau.

A quel endroit du radeau le naufragé doit-il se placer pour que celui-ci reste horizontal ?

6 Exercice supplémentaire* : Flottaison


Une personne de masse m = 80 kg et de volume 0,076 m3 lit son journal dans la mer Morte. Dans
cette mer très salée, la masse volumique de l’eau est : ρ = 1240 kg · m−3 .

1. Quel est le volume émergé de la personne ?


2. Si un ami exerce sur la personne une force de module F , verticale
vers le haut, le volume émergé augmente de 0,0018 m3 . Trouver
la force F .

7 Exercice supplémentaire : Le ludion

Dans un récipient souple, fermé et rempli d’eau se trouve


une capsule ouverte contenant une bulle d’air.
1. Expliquer ce que subit le volume d’air si on re-
monte le ludion d’une hauteur h (par exemple avec
une force à distance exercée par un aimant).
2. Expliquer comment on peut faire monter ou des-
cendre le ludion en appuyant sur paroi du récipient.
3. [Question supplémentaire] Établir la relation
entre la variation relative du volume d’air, la va-
Le ludion, photo https ://fr.wikipedia.org
riation de hauteur et l’altitude initiale du ludion.

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 8 1

TD 8. Équilibre d’un système mécanique : point de


vue énergétique
Remarque : cette feuille de TD fait suite à la feuille de TD 5 où les aspects énergétiques étaient déjà
abordés.

1 Le vérin hydraulique : point de vue énergetique

*
Schéma de principe du vérin hydraulique et de la pompe qui permet de l’actionner (à gauche) et
coupe du vérin (à droite)

On reprend ici l’exercice sur le "Vérin hydraulique" abordé au TD 6 et on considère cette fois les
aspects énergétiques du mécanisme. On rappelle que :
— la pompe permet d’actionner le vérin pour une pression allant typiquement jusqu’à Pmax = 700
bar.
— les aires des sections des pistons du vérin et de la pompe manuelle sont notées respectivement SP V
et SP P . Le diamètre du piston dans le vérin est d = 10 cm et sa course (déplacement maximal)
est de h = 7 cm.
On charge le vérin avec la masse maximale qu’il peut soulever et on actionne le levier d’un pompe
à main pour élever la masse.
1. Quel volume d’huile doit-on injecter dans le vérin avec la pompe pour le déployer entièrement ?
2. On actionne la pompe de manière à déplacer la charge de h. Quel est le travail de la force exercée
par le piston (on néglige les forces de frottement) ?
3. La pompe peut transférer ∆V = 2,5 cm3 d’huile dans le vérin à chaque mouvement de piston de
la pompe. Combien de mouvements de ce piston sont nécessaires pour déployer le vérin ?
4. Déterminer l’expression du travail que doit fournir l’opérateur à chaque mouvement de piston de
la pompe en fonction de ∆V . Faire l’application numérique.
5. Quel est le travail total fourni par l’opérateur ? Discuter ce résultat.

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 8 2

2 Système de levage

On souhaite soulever une charge de masse m = 100 kg.


On considère les deux systèmes de levage présentés sur la
figure, tous deux constitués à partir d’une poulie simple.
Dans le premier cas, la charge est accrochée au câble
(poulie fixe) alors que dans le second cas, elle est ac-
crochée à la poulie qui est mobile. Pour les deux cas,
on considère les efforts exercés par le câble sur la poulie
sans frottements et les masses de la poulie et des câbles
Systèmes de levage par poulie simple fixe négligeables devant celle de la charge à soulever.
ou mobile


1. Pour les deux systèmes de levage, exprimer la force F qu’un utilisateur doit exercer sur le câble
pour soulever et maintenir en équilibre la masse m.
2. Avec le système de poulie fixe, l’utilisateur soulève la charge à vitesse constante sur une hauteur
h = 50 cm à partir de la position d’équilibre. Le câble descend donc de 50 cm du côté de
l’utilisateur. Calculer le travail de la force gravitationnelle. En utilisant le théorème de l’énergie
cinétique, en déduire le travail de la force exercée par l’utilisateur.
3. Avec le système de poulie mobile, quelle est la longueur de câble que l’utilisateur doit tirer pour
faire monter la charge de la même hauteur que précédemment ?

3 Saut à l’élastique
Un sportif de masse m = 60 kg, amateur de sensations fortes, effectue un saut à l’élastique depuis
un pont de hauteur H.

Le centre de gravité G du sportif est situé 1 m au-dessus de


ses pieds lorsqu’il se tient debout sur le pont. Maintenu au
niveau des chevilles (point A) par un élastique supposé de
masse négligeable, il se jette du pont sans vitesse initiale :
il subit d’abord une chute libre qui l’amène au point B,
puis il est retenu par l’élastique, de longueur à vide L0 =
18 m et de constante de raideur k = 80 N/m. L’élastique
s’allonge alors d’une longueur d maximale au point C qui
se trouve à une distance h = 11 m de la surface de l’eau,
choisie comme origine de l’axe vertical ascendant (Oz).
On néglige les forces de frottement.

1. Exprimer l’énergie mécanique du sportif au moment de sauter.


2. Exprimer l’énergie mécanique du sportif lorsqu’il a atteint le point le plus bas.
3. En exprimant la conservation de l’énergie mécanique, déterminer l’allongement maximal d de
l’élastique. En déduire la hauteur H du pont.

4 Exercice supplémentaire* : Saut à l’élastique (suite)


Cet exercice est constitué de deux questions supplémentaires venant à la suite immédiate de l’exercice
"Saut à l’élastique".

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 8 3

1. A partir de C, le sportif est soumis à quelques oscillations amorties (du fait des frottements de
l’air) et finit par atteindre une position d’équilibre en E. De combien s’allonge l’élastique en E ?
2. Quels problèmes peuvent survenir si la constante de raideur est trop élevée ? Trop faible ?

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 9 1

TD 9. Systèmes, transferts de chaleur, calorimétrie


En thermodynamique, comme dans les autres domaines de la physique, il est essentiel de savoir
définir le système objet de l’étude. L’exercice 1 a pour but de vous faire réfléchir aux différents transferts
possibles entre le système et le monde extérieur au système, et d’identifier en fonction le type de système
auquel on a affaire. L’exercice 2 vous permettra de manipuler l’équation d’état des gaz parfaits pour
déterminer les variables d’état décrivant un gaz ayant subi une transformation, les deux exercices
suivants vous entraînent à déterminer les transferts thermiques entre deux systèmes (exercice 3) et le
principe de la calorimétrie (littéralement, mesure de la chaleur) est introduit dans l’exercice 4 dans un
cas pratique.

1 Définir proprement un système


1. Mettre des croix dans les cases correspondants à des phrases correctes :
la matière l’énergie rien du tout
Un système isolé laisse passer ....
Un système ouvert laisse passer ....
Un système fermé laisse passer ....

2. On considère les systèmes suivants :


— du café dans un thermos ;
— du café dans une bouteille en verre ;
— de l’air dans une seringue en plastique bouchée.

Pour chacun d’entre eux, donner les propriétés de la paroi les délimitant :

perméable imperméable déformable indéformable diatherme adiabatique


thermos
bouteille
seringue

Mettre alors des croix dans les cases correspondants à des phrases correctes :

ouvert fermé isolé isolé isolé méca-


thermi- niquement
quement
Le café dans le thermos est un système ....
Le café dans la bouteille est un système ....
L’air dans la seringue est un système ....

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 9 2

2 Variables et équation d’état. Exemple du gaz parfait


Un récipient aux parois rigides contient un gaz à la pression de 1 atm et à la température de 50◦ C.
On laisse refroidir le gaz à volume constant jusqu’à la température de 10◦ C.
1. Rappeler l’équation d’état des gaz parfait. A quelles conditions peut-on considérer que le gaz
étudié se comporte comme un gaz parfait ?
2. Le récipient constitue-t-il un système ouvert/fermé/isolé ? Quelle est la pression du gaz dans le
récipient après refroidissement ? Faire l’application numérique.
3. Quelle est la quantité de matière du gaz si son volume est de 1l, 2l et 0,5l ?

3 Une étincelle, ça brûle ?


1. Soit une étincelle de fer de masse 10 µg dont la température est égale à 1000◦ C qui arrive dans
la main d’un individu. Par transfert thermique avec la main, sa température chute à Tmain =
37◦ C. Quelle est la chaleur Qmain reçue par la main ? On donne la capacité thermique massique
du fer cf er = 444 J.K−1 .kg−1 .
2. Même question pour une patate de masse 50g dont la température est égale à 90◦ C. On consi-
dérera que la patate est composée uniquement d’eau de capacité thermique massique ceau =
4185 J.K−1 .kg−1 (77% d’eau en réalité).
3. Qu’est-ce qui risque de brûler le plus la main, l’étincelle à 1000◦ C ou la patate à 90◦ C ?

4 Calorimétrie pratique - préparer un bain à 37◦ C


On désire obtenir un bain d’eau tiède à la température T = 37◦ C, d’un volume total V = 250 l, en
mélangeant un volume Vec d’eau chaude à la température initiale tec = 80◦ C et un volume Vef d’eau
froide à la température initiale tef = 15◦ C.
1. Déterminer Vec et Vef en supposant négligeable toutes les fuites thermiques lors du mélange.
2. Déterminer maintenant Vec et Vef en supposant que les fuites thermiques sont dues principalement
à la capacité thermique de la baignoire qui participe effectivement aux échanges thermiques avec
l’eau. La baignoire est faite de laiton (un alliage de cuivre et de zinc) d’une masse m = 50 kg et se
trouve à une température initiale tB = 20◦ C. Tout autre échange thermique avec l’environnement
est considéré négligeable.
Données numériques :
Capacité thermique massique de l’eau : ceau = 4185 J · kg−1 · K−1
Capacité thermique massique du laiton : cB = 377 J · kg−1 · K−1
Masse volumique de l’eau : ρeau = 1000 kg.m−3

5 Exercice supplémentaire* : Calorimétrie, loi de Dulong et Petit


On donne les capacités thermiques massiques et les masses molaires de plusieurs métaux :

cm (en unité SI) M (en g.mol−1 )


Or 128 197
Argent 234 108
Cuivre 380 63,5

1. Exprimer la chaleur nécessaire pour augmenter la température d’un solide de ∆T, d’abord en
fonction de sa capacité thermique massique cm , puis de la capacité thermique molaire cn .

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 9 3

2. Donner les unités de cm et cn . Sont-ce des quantités extensives ou intensives ?


3. Exprimer la capacité thermique (totale) C d’un solide en fonction de cm et cn , et donner son
unité. Est-ce une quantité extensive ou intensive ?
4. Déduire des questions précédentes une relation simple entre cm , cn et la masse molaire M du
solide.

Un étudiant utilise un calorimètre (récipient supposé parfaitement isolé de l’extérieur). Le calo-


rimètre est initialement à l’équilibre thermique et contient une masse d’eau meau = 600g à une
température Teau = 21◦ C.
L’étudiant plonge un bloc de métal pur de masse mmétal = 350g à la température Tmétal = 100◦ C
dans l’eau contenue dans le calorimètre. Après un certain temps, appelé temps de relaxation
thermique, le système (le mélange) arrive à l’équilibre thermique à la température Teq = 23,5◦ C.
On néglige la capacité thermique du calorimètre : il ne participe pas aux échanges de chaleur
avec les deux autres corps qui y sont placés (Cette situation est analogue à la première question
de l’exercice 4 lorsqu’on négligeait les échanges avec le corps en laiton de la baignoire.)
5. On note Qeau et Qmétal la chaleur reçue respectivement par l’eau et le métal lors de cette opéra-
tion. Quelle relation y a-t-il entre ces quantités ?
6. En déduire la capacité thermique massique du métal, d’abord littéralement puis numériquement.
On donne la capacité thermique massique de l’eau ceau = 4185 J.K−1 .kg−1 .
7. En utilisant le tableau donné en début d’exercice, de quel métal est composé le bloc ?
8. En utilisant le tableau et votre réponse à la question 4, calculer numériquement la capacité
thermique molaire cn pour l’or, l’argent et le cuivre. Vérifier qu’une bonne approximation de cn
est donnée par la formule cn ≈ kR, où k est un nombre entier simple que l’on déterminera et R
la constante des gaz parfaits. Cette égalité est la loi de Dulong et Petit (1819).

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 10 4

TD 10. Travail des forces de pression, énergie


interne, premier principe
1 Freinage d’un bus
Dans cet exercice, on cherche à estimer l’augmentation de température des disques de frein d’un bus
lors d’un freinage d’urgence. On considère donc un autobus de masse M = 10 tonnes circulant à v =
108 km · h−1 sur autoroute. Soudainement, ce véhicule effectue un freinage d’urgence et s’arrête. On fait
l’hypothèse que lors de cette manœuvre le véhicule n’échange ni chaleur ni travail avec l’environnement
extérieur ; en particulier, le véhicule est équipé d’un système de freinage anti-blocage permettant de
s’assurer qu’il n’y a pas abrasion et échauffement de la gomme des pneus sur la route.
1. Exprimer la masse M et la vitesse de croisière v de l’autobus en unités SI.
2. En appliquant le premier principe de la thermodynamique, écrire un bilan d’énergie entre l’état
initial (bus circulant à vitesse de croisière v) et l’état final (bus à l’arrêt). En déduire la variation
d’énergie interne totale ∆U du véhicule.
On suppose que lors du freinage, seuls les disques de frein s’échauffent. On suppose de plus que
le freinage est suffisamment rapide pour pouvoir négliger les pertes thermiques des disques avec leur
environnement. La masse totale des disques de freins est mdisques = 100 kg et la capacité ther-
mique massique effective de ces éléments constitués principalement d’acier inoxydable est c = 450 J ·
kg−1 · K−1 . La capacité thermique massique effective est celle qu’aurait un unique élément ayant les
mêmes propriétés thermodynamiques que l’ensemble des éléments constituant le système réel. Noter
que c est indépendante de la température.
3. Expliquer la phrase de l’énoncé : « On suppose de plus que le freinage est suffisamment rapide
pour pouvoir négliger les pertes thermiques des disques avec leur environnement. »
4. Proposer une expression littérale de l’élévation de température des disques de frein de l’autobus
suite à son freinage d’urgence en fonction des quantités introduites dans l’énoncé. En déduire une
estimation chiffrée de cette élévation de température. Indication : on pourra exprimer la quantité
de chaleur reçue par les disques de frein de l’autobus lors du freinage et la relier à la variation
d’énergie interne calculée question 2.

2 Échauffement d’un gaz à pression ou à volume constant


L’objectif de cet exercice est de comparer la chaleur qu’il est nécessaire de fournir à un gaz pour
l’échauffer, suivant que sa pression, ou son volume, reste constant.
1. Rappeler ce que représentent physiquement les capacités thermiques molaires cp,n et cV,n . Donner
leurs unités.
2. Lors d’une détente, le travail échangé par le système avec l’extérieur est-il positif, négatif ou nul ?
La quantité de chaleur à apporter pour chauffer un gaz d’une température T à une température
∆T est-elle plus importante à pression constante ou à volume constant ?
On considère un récipient contenant 25 ` d’un gaz parfait à une température de 20◦ C à pression
atmosphérique dont on cherche à déterminer les capacités thermiques molaires à pression ou à volume
constant.

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Mécanique Physique 1 (LU1MEPY1) TD 10 5

3. Calculer le nombre de moles de gaz présentes dans le récipient.


Dans le cadre d’une expérience, on mesure qu’il a fallu apporter, par transfert thermique, Q=1730 J
pour que la température du gaz dans le récipient à volume constant augmente jusqu’à 100◦ C. Avec le
même apport d’énergie, la température du gaz à pression constante augmente jusqu’à 77◦ C.
4. Calculer les capacités thermiques molaires cp,n et cV,n .
5. Quelle quantité d’énergie faudrait-il apporter pour chauffer le gaz jusqu’à 100◦ C à la pression
atmosphérique ?

3 Expérience de Joule

Schéma de l’appareil utilisé par Joule pour étudier la conversion d’énergie mécanique en chaleur.

Dans cet exercice, on examine le fonctionnement de l’appareil utilisé par James Prescott Joule
en 1849 pour démontrer (et quantifier) la possibilité de convertir de l’énergie mécanique en énergie
thermique. Cette expérience, qui a servi de pilier à l’élaboration du premier principe de la thermo-
dynamique, est schématisée sur la figure ci-dessus : un récipient calorifugé (donc limitant autant que
possible les échanges thermiques avec l’extérieur) contient de l’eau. Celle-ci est agitée par un système
de pales actionnées par la chute d’un disque de masse mdisque dans le champ de pesanteur, de telle
sorte que le travail W fourni par les pales à l’eau est connu directement à partir de la hauteur de chute
h de l’objet. L’élévation de température ∆T de l’eau mesurée par un thermomètre permet finalement
de remonter à l’élévation d’énergie interne induite par l’apport de travail.
1. En considérant le système composé uniquement de l’eau contenue dans le récipient, et en notant
W le travail fourni par les pales au système et Q l’échange de chaleur avec l’extérieur, donner
l’expression du premier principe.
2. Que vaut Q dans cette expérience ? En déduire l’expression de la variation d’énergie interne ∆U
du système.
3. Quel est le travail fourni par les pales au système lorsque le disque de masse mdisque chute d’une
hauteur h dans le champ de pesanteur g ? Quelle est la conversion d’énergie mise en jeu lors de
ce processus ?
4. En se servant de la capacité thermique massique de l’eau, que l’on notera ceau , déterminer le
travail requis (donc l’apport d’énergie nécessaire) pour augmenter une masse meau d’eau de 1 K.
5. De quelle hauteur faut-il faire chuter un disque de masse mdisque = 5 kg pour augmenter la
température d’un litre d’eau (meau = 1 kg) de 1 K ? On prendra pour simplifier les calculs ceau =
4200 J · kg−1 · K−1 (indépendante de la température) et g = 10 m · s−2 .

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6. On cherche maintenant à faire bouillir de l’eau avec ce procédé. Afin de dégager davantage
d’énergie, on prend maintenant un disque de masse mdisque = 25 kg. De quelle hauteur ce disque
doit-il chuter pour amener un litre d’eau initialement à 25◦ C à son point d’ébullition (100◦ C) ?
Donner votre avis sur l’intérêt de ce procédé pour faire bouillir de l’eau.

4 Exercice supplémentaire* : Efforts extérieurs et pression interne

On étudie un gaz enfermé entre les parois d’un récipient cylindrique (de section S) et un piston de
masse m sur lequel repose une masse M . La température extérieure T0 et la pression atmosphérique
pa sont considérées constantes. On supposera que les contacts entre le piston et le récipient se font
sans frottement et restent hermétiques tout au long de l’étude.
A l’état 1 (initial), le système est en équilibre. On chauffe le gaz pendant un certain temps, en considé-
rant que le piston et la masse restent à la température T0 . A la fin de cette phase de chauffe, le système
est à l’état 2 (final).

Rappel :

La résultante des efforts de pression exercés par un gaz à la pression p, sur une surface plane de
section S, de normale ~n (dirigée vers le gaz) est donnée par F~p = −pS~n.

1. Décrire en quelques phrases ce qui se passe lorsque le système évolue de l’état 1 à l’état 2.
2. On considère le système constitué de l’ensemble {piston-masse}.
a) Faire le bilan des efforts extérieurs appliqués à ce système.
b) Écrire l’équilibre du système à l’état 1, puis à l’état 2. En déduire l’évolution de la pression
dans le gaz entre les états 1 et 2.
c) Écrire le bilan énergétique entre les états 1 et 2. Commenter.
3. On considère le système constitué par le {gaz}.
a) Faire le bilan des efforts extérieurs appliqués à ce système.
b) Calculer le travail des forces pressantes extérieures entre les états 1 et 2 reçu par le système.
L’exprimer en fonction de V2 − V1 = ∆V , où V1 et V2 désignent le volume de gaz dans l’état
1 et l’état 2 respectivement.
c) Écrire le bilan énergétique entre les états 1 et 2. Commenter.

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TD 11. Transformation du gaz parfait.


Changement d’état.
1 Combien de temps pour faire fondre le lac Léman ?
La surface du lac Léman est d’environ 580 km2 .
On donne la masse volumique de la glace ρglace = 917 kg/m3 , et la chaleur latente de fusion Lf usion =
330 kJ/kg.
1. A partir d’eau liquide, initialement à une température de 0 ◦ C, quelle quantité d’énergie ce lac
devrait-il céder pour qu’il se forme une couche de 10 mm de glace sur toute sa surface ?
2. Le rayonnement solaire a une puissance surfacique au niveau du sol de 1 kW/m2 .
a) Quelle énergie reçoit un mètre carré de sol en un jour ?
b) Combien de temps faudrait-il au rayonnement solaire pour faire fondre la couche de glace
si l’on suppose que 10% de la lumière est absorbée par la glace (les 90% restants sont
réfléchis) ?

2 Détente de Joule-Gay Lussac


Un récipient de volume constant V, à parois adiabatiques et rigides, est divisé en deux compartiments
de volumes respectifs V1 et V2 égaux (1 litre) séparés par une vanne. A l’état initial, le compartiment
de gauche dont le volume est V1 contient n moles d’un gaz en équilibre interne à la température T1 et
l’autre compartiment est vide. La vanne est actionnée à distance par l’intermédiaire d’un électroaimant
de façon à faire communiquer les deux compartiments : le gaz atteint alors un nouvel état d’équilibre
thermodynamique interne à la température TF . Une telle détente peut servir à mettre en évidence le
caractère parfait d’un gaz, ou à mesurer des coefficients caractéristiques.

Principe de la détente de Joule-Gay-Lussac : sous l’effet d’une différence de pression, un gaz remplit le vide

1. En considérant que l’énergie interne des parois ne varie pas au cours de cette détente, nous
allons montrer que la transformation du gaz est isoénergétique : elle s’effectue à énergie interne
constante, quelle que soit la nature du gaz.

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a) Déterminer la quantité de chaleur Q échangée lors de cette transformation. Justifiez.


b) Déterminer le travail W échangé lors de cette transformation. Justifiez.
c) Déterminer la variation d’énergie interne U du système lors de cette transformation. Justi-
fiez.
2. Le gaz est supposé parfait et monoatomique.
a) Rappeler les propriétés d’un gaz parfait, l’expression de son énergie interne molaire Um et
de sa capacité thermique isochore molaire CV m .
b) Un gaz parfait obéit-il à la première loi de Joule ?
c) Que peut-on dire de la température finale par rapport à la température initiale lors de cette
transformation pour un gaz parfait ? Justifiez.
3. Le gaz subissant la détente est maintenant un gaz de Van Der Waals ayant pour équation d’état :
(P + a/Vm2 )(Vm − b) = RT . L’énergie interne de tel gaz s’écrit :

U = nCV m T − n2 a/V + U0

avec U0 et CV m des constantes. CV m = 12.4JK −1 mol−1


a) Ce gaz obéit-il à la première loi de Joule ? Que représentent chacun des termes de l’expression
de U ?
b) Montrer que la mesure de la variation de température lors de la détente de Joule-Gay Lussac
permet d’accéder à la valeur du coefficient a de l’équation de Van Der Waals. Calculer a en
considérant le refroidissement d’une mole de gaz ∆T = T2 − T1 = −5.4K.

3 Exercice supplémentaire* : la glace dans le cellier


Autrefois, pour éviter que les fruits conservés dans le cellier ne gèlent, on plaçait un baquet d’eau
dans la pièce.
1. Expliquer le bien fondé de cette méthode.
2. Pour économiser du chauffage, vous décidez d’utiliser cette méthode. On suppose que durant la
nuit, l’intégralité du baquet d’eau a gelé (prendre comme volume celui d’un seau d’eau).
a) Combien d’énergie la congélation de l’eau a-t-elle libérée ?
b) Quelle est l’économie réalisée si cette énergie était facturée à 25 centimes le kWh ?

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