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Université Mohamed Premier

École Nationale de Commerce et de Gestion Oujda

2019/2020

Hajar BENJANA
Enseignante-Chercheure

Cours de
Marché des capitaux et instruments financiers
Niveau : S6

Ce cours est dédié aux étudiants du sixième semestre en vue de les initier aux
différents marchés : monétaire, financier, des changes…et donc au monde de la
finance.

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Architecture du cours

Ce cours est subdivisé comme suit :


Axe 1 : Marché des capitaux
A. Structure
B. Intervenants
C. Fonctionnement/Dysfonctionnement
Axe 2 : Instruments financiers
A. Typologie
B. Risques
Axe 3 : Analyse boursière
C. Ratios boursiers
D. Études de cas
Bibliographie sélective

ÞMARTEAU Didier (2012), Les marchés de capitaux, édition Armand Colin ;


Þ MARTEAU Didier (2008), Monnaie, banque et marchés financiers, édition
économica ;
ÞMISHKIN et al. (2010), Monnaie, banque et marchés financiers, édition
Pearson ;
Þ VITRAC Didier (2004), Tout savoir sur la bourse, édition Gualino.

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Introduction générale

Une chose est sûre : le marché des capitaux présente un apport indéniable pour
toute économie car il s’intercale entre les agents économiques déficitaires et ceux
excédentaires pour financer les uns et fructifier l’argent des autres.
Autrement dit, ce marché offre des moyens de financement aux différents agents
économiques qui veulent investir et croître.

AXE 1 : Marché des capitaux

Le marché des capitaux est un lieu (localisé ou délocalisé) qui s’intercale entre les
différents agents économiques désireux de recourir aux moyens de financement à
court, Moyen et Long Termes.
Nous vous présentons ci-dessous la structure de ce marché, ses intervenants et les
modes de son fonctionnement, voire son dysfonctionnement.

A. Structure

Le marché des capitaux est scindé en deux compartiments :


C Marché monétaire ;
C Et marché financier.
Le marché monétaire est subdivisé à son tour en deux compartiments : (dans
certains ouvrages on ajoute aussi le marché hypothécaire qui faisait appel à la
technique de titrisation des créances)

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C Marché interbancaire ;
C Marché des TCN.
Le marché financier est subdivisé en trois compartiments :
C Marché primaire ;
C Marché secondaire ;
Marché monétaire
Au sens strict, ce marché est défini comme étant un marché interbancaire réservé
aux banques et autres institutions financières puisqu'il assure la rencontre entre
les offres et les demandes de la monnaie centrale.
Au sens large, tel marché est nommé pareillement marché ouvert ou marché des
capitaux à CMT et dont les intervenants sont multiples comme les entreprises, le
trésor et les institutions financières.
I. Marché interbancaire
Les banques prêtent aux agents économiques sans forcément avoir les ressources
nécessaires. Elles empruntent auprès des consœurs ayant un excédent de liquidités
ou auprès de la banque centrale via un taux d’intérêt appelé taux directeur qui est
fixé par celle-ci.
Forme des opérations : de gré à gré ou Over The Counter OTC ;
C Procédures de négociations : directement et librement faites au tél. ;
C Prêts : en blanc ;
C Risque : doit être apprécié ;
C Durée des prêts : 1 jr à 12 mois ;

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C Commissions : absentes.
Compartiments du marché interbancaire
C Le marché en blanc ;
C Le marché de la pension.
Fonctions du marché interbancaire
C Les ajustements des trésoreries des banques
C La régulation de la liquidité bancaire par la banque centrale ;
C Élimination des risques bancaires.
a. Les ajustements des trésoreries des banques
Au cours d’une période donnée et compte tenu de la distribution de crédits de
chaque banque et de sa collecte de dépôts, il existe des banques qui éprouvent des
besoins de liquidités et d’autres qui ont des excédents de liquidités c'est-à-dire
qu’elles ont distribué moins de crédits qu’elles n’ont collecté de nouveaux dépôts.
Les secondes ont souvent intérêt à prêter aux premières les liquidités en excédent
qu’elles détiennent contre paiement d’un intérêt. Le taux de ces intérêts est le taux
interbancaire.
b. La régulation de la liquidité bancaire par la banque centrale
La banque centrale agit en vue d’alimenter les banques en liquidités pour
réanimer le circuit bancaire.
c. Éliminer les risques bancaires
Le marché interbancaire élimine les risques subis par les banques puisqu’il leurs
permet de couvrir leurs besoins de liquidités et donc faire face au risque de liquidité.

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2. Le marché des TCN
Le marché des TCN est le second compartiment du marché monétaire. Il est ouvert
à tous les agents économiques désireux d’avoir des ressources à CMT.
On distingue :
ü Les Bons Du Trésor (BDT) ;
ü Les Certificats de Dépôts (CD) ;
ü Les Bons des Sociétés de Financement (BSF) ;
ü Les Billets de Trésorerie (BT).
Le marché des TCN offre aux agents économiques les atouts suivants :
C Dynamiser le marché monétaire ;
C Permettre aux banques de se doter de ressources importantes ;
C Négociabilité des TCN d’où leur souplesse et liquidité ;
C Permettre aux entreprises de gérer leurs trésoreries et de lever leurs fonds ;
C Pour l’État, ce marché lui a permis de régler ses déficits.
Au Maroc, ce compartiment a été créé en 1995 comme deuxième compartiment du
marché monétaire. En plus des banques, il est également ouvert aux agents non
financiers et aux personnes physiques.

Il y a un autre marché baptisé marché hypothécaire et qui fait référence à la


technique de titrisation. Mais qu’est-ce que cette technique ?

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La titrisation s’inscrit dans le cadre de la marchéisation bancaire. Elle est donc une
technique financière permettant la transformation des créances illiquides non
douteuses ou litigieuses en titres négociables et liquides.
La titrisation a vu le jour aux USA en 1970 pour plusieurs motifs :
ÞBesoins de financement sur le marché hypothécaire ;
ÞVouloir relancer l’économie américaine ;
Þ Refinancer les prêts immobiliers ;
Þ Avoir un droit anglo-saxon favorisant la titrisation ;
Þ Recours à l’ingénierie financière.
Schématiquement, cette technique se présente comme suit :

Source : Maghreb titrisation.

Il est à noter que aujourd’hui toutes les créances sont titrisables y compris celles
commerciales.
Au Maroc, la titrisation des créances hypothécaires (càd assorties de sûretés)a vu le
jour en 1999, suivie de la création de Maghreb titrisation en 2001. En 2002, la
première opération a été initiée par CIH (Crédilog avec 500 millions MAD). Par la

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suite l’opération est restée timide jusqu’à 2013 où le Maroc a élargi les actifs éligibles
à la titrisation (càd aptes à être titrisés).

Marché financier
Le marché financier est subdivisé en trois compartiments :
C Marché primaire ;
C Marché secondaire ;
1. Marché primaire
Appelé également marché du neuf, le marché primaire est celui sur lequel les
émissions des titres financiers actions ou obligations ont eu lieu par les sociétés.
2. Marché secondaire
Appelé également marché d’occasions, le marché secondaire est celui sur lequel les
titres financiers déjà émis sur le marché primaire sont cotés par confrontation
directe de l’offre et de la demande. C’est bien entendu la Bourse.

Au Maroc, il existe la Bourse de Casablanca qui fut créée en 1929 pour vivre par la
suite différentes réformes et relooking. Aujourd’hui, cette Bourse est une SA à
directoire et conseil de surveillance et qui vise à mobiliser l’épargne à long terme à

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l’économie. (pour plus d’éclairage, voir le cours qui vous est dédié en ligne sur la
plate forme du e-learning de l’ENCG)

Ce marché réglementé assume les fonctions suivantes :


C Liquidité des titres ;
C Être un lieu de placement et un lieu de financement ;
C Fixation du cours pour chaque titre. En effet, Plus une action a un cours en
bourse élevé, plus la société qui l’a émise peut émettre de nouvelles actions à
un prix élevé sur le marché primaire et donc plus elle peut y obtenir des fonds
(levée des capitaux) ;
C Valorisation des titres à travers leur cotation ;
C Assurer le fonctionnement du marché du neuf ;
C Mobilité de l’épargne ;
C Favoriser les opérations entre les entreprises ;
C Garantie de la sécurité des épargnants…
Marché dérivé
C’est un marché réglementé ou de gré à gré sur lequel sont traités les produits
dérivés et les contrats à terme. Il s’est développé aux USA en 1970. Ce marché sert
de prime abord à faire face aux fluctuations des prix sur les différents marchés
(matières premières, métaux précieux et semi-précieux, énergie (pétrole et gaz),
instruments financiers, devises, taux d’intérêt.)
Tel marché assume donc les fonctions suivantes :

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° Couverture ;
° Spéculation ;
° Arbitrage.
Marché des changes
Ce marché permet d’échanger les devises. Autrement dit, le troc des devises en
fonction d’un cours de change. Il est de gré à gré, délocalisé, ouvert 24/24 et
constitue le marché le plus important à l’échelle planétaire. 5 devises sont les plus
dominantes : USD, EUR, GBP, JPY et CNY (Yuan chinois appelé aussi Renminbi
RMB).
Ce marché peut être qualifié aussi d’informel dont les principaux intervenants sont
les banques.

B. Intervenants
Tout marché, quel qu’il soit, a besoin d’acteurs pour qu’il fonctionne comme il faut.
De ce fait, et pour bien cerner le marché des capitaux, il vaut mieux connaitre ses
différents acteurs et comprendre leurs rôles.
1. Acteurs du marché monétaire
Le marché monétaire est constitué d’un marché interbancaire et d’un marché des
TCN.
Pour le premier compartiment, il y a la Banque centrale qui orchestre ce marché, le
gère et le supervise. On ne va pas oublier aussi le rôle des banques commerciales qui
sont les opérateurs historiques sur ce marché.

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Pour le second compartiment, et puisqu’il est ouvert à tous les agents désireux de
lever leurs fonds, on trouve le Trésor public, les sociétés de financement, les
entreprises en sus des banques.
S’agissant du marché financier et plus particulièrement la bourse, on trouve : La
Bourse, les émetteurs, les souscripteurs, les sociétés de bourse, le dépositaire central,
l’Autorité de marché et les sociétés de gestion des OPCVM.
(Pour plus de détail, voir le schéma vu en cours présentiel)

C. Fonctionnement

Durant les six séances passées du cours (séances présentielles), on a parlé du rôle
de la banque centrale d’une économie en vue du bon fonctionnement du marché
monétaire.
En effet, parmi les missions de la Banque des banques, il y a la supervision des
établissements de crédit et organismes assimilés. A cet égard, la BC assume les
fonctions suivantes :
ü Accorder les agréments et les autorisations nécessaires à l’exercice de
l’activité bancaire ;
ü Superviser en continuité la solvabilité et la liquidité des établissements de
crédit ;
ü Insister sur le respect de l’éthique comptable et les normes prudentielles ;
ü Superviser les établissements de crédit pour sanctionner par la suite toutes
les infractions aux dispositions légales et réglementaires.

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Dans ce contexte, BAM, au Maroc, a créé la Direction de la Supervision Bancaire
(DSB). Cette entité est apte à vérifier si les établissements de crédit sont en mesure
de respecter les règles prudentielles de la profession et ce en procédant à un examen
sur pièces et sur place.
S’agissant du premier contrôle qui est baptisé également contrôle permanent, il se
réalise constamment sur la base des documents comptables et rapports annuels
des établissements de crédit. Pour le second contrôle, il est sous forme d’enquêtes
empiriques menées par les inspecteurs de la DSB sur place en vue de vérifier la
sincérité des déclarations faites par les établissements de crédit.
Certes, la supervision bancaire est impérative. Cependant, celle-ci n’a pas empêché
la faillite des banques les plus prestigieuses du globe. Prenons le cas de Lehman
Brothers et Washington Mutual.

S’agissant du marché financier, il ne peut fonctionner que grâce à une épargne à


long terme car c’est la plus bénéfique pour l’économie. Le marché financier draine
les excédents de capitaux des agents économiques excédentaires qui épargnent plus
et de les mettre à la disposition des agents économiques qui ont des besoins de
financement.
Pour cela, la Bourse dispose depuis les années 90 (au Maroc depuis 1997) d’une
cotation électronique ou Cotation Assistée en Continu (CAC) au lieu de celle à la
criée.

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Ce nouveau mode de traitement des valeurs est mis en place en se basant sur des
informations numériques.

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En effet, toutes les valeurs de la cote ne subissent pas le même mode de cotation.
La liquidité du titre impacte la manière avec laquelle il est coté, la Bourse de
Casablanca par exemple définit le mode de cotation approprié de chaque valeur :
le fixing, et le continu.
Pour les valeurs du fixing, le fixage de cours à l'ouverture est effectué une fois
(fixing), ou renouvelé (plusieurs fixings par jour). Pour les valeurs du continu, après
l'ouverture, une phase de cotation en continu permet l'exécution instantanée, dès
que deux ordres (pour plus de détail sur les ordres de bourse, consulter la
plateforme appropriée) en sens inverse sont compatibles (Cf AMMC).

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Axe 2 : Instruments financiers

Les objectifs de cet axe se présentent comme suit :


ÞD’abord, étudier les principaux instruments qui s’échangent sur le marché
des capitaux ;
ÞEnsuite, appréhender les risques inhérents à ces principaux instruments.

A. Typologie

Nous allons présenter sous forme tabulaire les principaux instruments du marché
des capitaux.

Marché des TCN Bourse Marché à terme


ÞBons Du Trésor ÞActions ÞOptions
(BDT) ÞObligations ÞFutures
ÞCertificats de ÞForwards
Dépôts (CD) ÞSwaps
ÞBons des sociétés Þ…
de Financement
ÞBillets de
Trésorerie

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ÞCommençons par le marché des TCN

TCN Émetteur Caractéristiques


Bons De Trésor (BDT) L’État (Trésor public) Un BDT constitue un
titre de créance émis par
le Trésor en vue de
financer son besoin. Sa
durée de vie peut aller de
13 semaines, 52 semaines
à 30 ans et il est muni
d’un intérêt fixe et
régulier. Son rendement
dépend largement de sa
durée de placement.
Certificats de Dépôts Les banques Durée de vie : 10 jours au
moins et de 7 ans
Bons de sociétés de Les sociétés de Durée de vie :2 ans au
financement financement moins et de 7 ans au plus
Billets de trésorerie Les entreprises Durée de vie : 10 jours au
moins et d'un an au plus
Source : élaboré par nous même à partir du site de la Bourse de Casablanca. Consulté le 15/03/2020

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Þ Les titres échangés en Bourse
Instrument financier Caractéristiques
Action C’est un droit de propriété émis par
les sociétés de capitaux (SA ou autre)
Et matérialise une fraction du
capital. Ce titre donne à son titulaire
plusieurs types de droits : Dividende
(partie du bénéfice distribué aux
actionnaires), droit de vote, droit à
l’information, droit d’assister aux
assemblées, participation à la prise
de décision, droit à l’actif net.
Obligation Titre de créance matérialisant un
emprunt souvent à long terme et qui
donne à son titulaire le droit à un
intérêt en plus du remboursement
du principal (en fonction des
modalités de remboursement : in
fine, amortissement constant ou
annuité). Ce titre peut être émis par
une entité publique ou privée, un

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État ou une collectivité locale ou
même une banque.
ÞLes titres échangés sur le marché à terme

Instrument Caractéristiques
Option C’est un produit dérivé qui présente
pour son titulaire le droit et non
l’obligation d’acheter (call) ou de
vendre (put) une quantité d’actifs à un
prix fixé à l’avance (Strike). Si j’attends
l’exécution jusqu’à l’échéance : option
dite européenne, alors que si je peux la
vendre à n’importe quel moment,
l’option est nommée donc américaine.
Futures ou contrats à terme Accord d’achat ou de vente d’un actif à
une date future. Ce sont des contrats
standardisés cotés sur un marché
réglementé (existence d’une chambre
de compensation).
Forwards Le même principe que les futures sauf
qu’ils sont OTC.
Swap Ou contrat d’échange. Les plus célèbres
sont le swap de taux et le swap de

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change. Le swap de taux consiste à
échanger par deux parties
contractantes (généralement deux
banques) un taux d’intérêt fixe contre
un taux variable. Les montants des
prêts doivent être identiques (même
notionnel), et donc on ne va échanger
que les flux d’intérêt.

B. Risques

Tout instrument financier est souscrit dans l’objectif de réaliser une rentabilité.
Mais il faut bien cerner que la rentabilité est toujours liée au risque. De ce fait, il est
important de savoir que les instruments financiers présentent des degrés de risques
différents et qu’il n’y a aucun instrument qui est dépourvu de risque (ou sans
risque).
Prenons l’exemple de l’obligation, celle-ci est certes moins risquée que l’action, mais
ceci n’empêche qu’elle est à son tour risquée. Celle-ci présente deux risques
importants : le risque de défaut et le risque de taux.
Donc, l’obligation n’est pas du tout sans risque mais elle est moins risquée que
l’action. (Si l’entreprise fait faillite, l’obligataire est remboursé avant l’actionnaire).

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Cependant, ce risque élevé chez l’action lui permet de présenter des revenus plus
attractifs que l’obligation. De ce fait, il y a une relation croissante entre la rentabilité
et le risque.
Également, les produits monétaires comme les OPCVM monétaires, les billets de
trésorerie, les CD… sont moins risqués que l’action puisque leur échéance est court
à moyen termiste.

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Axe 3 : Analyse boursière

Pour qu’une valeur cotée soit analysée, il vaut mieux analyser son environnement,
son secteur et son contexte.
En plus de l’analyse financière d’une valeur, d’une entité, il y a aussi l’analyse
boursière.
Pour ce faire, on va faire appel aux indicateurs et ratios suivants :

A. Capitalisation boursière

1. Définition

C’est la valeur d’une société cotée en bourse. Si le capital d’une société cotée est
constitué de 2000 actions et le cours est de 250. Sa capi est donc de :
2000 × 250 = 500 000 MAD.

Donc la capitalisation boursière d’une société cotée


=
Nombre d’actions constituant son capital × son cours de bourse

1. Types

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On distingue la capitalisation boursière :
C D’une entreprise : cours × nombre de titres constituant le capital.
A ce niveau, on distingue selon la taille et l’importance de l’entreprise :
Þ Mega cap ;
Þ Big cap ;
Þ Mid cap ;
Þ Small cap ;
Þ Micro cap ;
Þ Et Nano cap.

C D’un secteur : somme des capitalisations du même secteur


C D’un marché : total des capi des sociétés cotées sur ce même marché.
Aussi, il existe deux familles de capitalisation selon le mode de calcul :
1. Capitalisation globale : celle expliquée plus-haut et qui incorpore tout le
capital.
2. Capitalisation flottante : (au Maroc depuis 2004) cette capitalisation prend
en compte dans son calcul non pas la totalité du capital mais seulement
celui qui est réellement entre les mains du public.
B. Multiple de capitalisation

Appelé aussi le PER : Price Earning Ratio. Et comme son nom l’indique (earning)
il ne se calcule que sur les bénéfices. C’est un ratio boursier qui met en relief deux
gradeurs :

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Cours de l’action/Bénéfice Par Action (BPA)
Ou encore :
Capitalisation boursière/Résultat net de l’entreprise

Ce ratio s’interprète comme suit :


C Plus il est élevé, plus la valeur est surcotée ;
C Plus il est bas, plus la valeur ou le titre est décoté.

Exemple
Si une société a un cours de 1000 MAD, et un BPA de 100, alors son PER sera de
10.
Donc, cette société vaut 10 fois son bénéfice. Ou encore, cet investisseur doit
attendre 10 ans pour récupérer son investissement.

C. P/B ou PBR

Appelé aussi Price to Book Ratio. Ce ratio compare la valeur du marché d’une
sociéte cotée à sa valeur comptable. Il se définit comme suit :
Valeur du marché/valeur patrimoniale (ou comptable)
Ou encore :
Capitalisation boursière/capitaux propres

En effet,

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C Si P/B > 1 : la rentabilité de l’action est élevée ;
C Si P/B < 1 : l’action est en décote.

D. Ratio de liquidité ou Turnover Ratio


Il se calcule comme suit :
Volume de transactions / capitalisation boursière

Au Maroc, les transactions sont relatives au marché central.


Ce ratio permet d’apprécier le degré de liquidité d’un titre coté en bourse et dans
quelle mesure son détenteur est apte à trouver une contrepartie.

E. POR ou PayOut Ratio


Le POR est aussi le taux de distribution du dividende. Il représente la part du
dividende consacrée aux actionnaires. Il se calcule comme suit :
(Dividende Par Action (DPA)/BPA) . 100

Si le dividende de l’exercice : 35 000 MAD


Le nombre d’actions : 2 500
DPA = 14
Taux de distribution : 17,5%

Pour les études de cas, ils seront sur la plateforme coûte que coûte.

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