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1.

L’essor et la diversification d’opérations :

Le marché des capitaux français a été fermé jusqu’au milieu des années 1980 car il était réservé pour
les intermédiaires financiers. Une réforme a été établie en 1986 qui a permis à ce marché de s’ouvrir
aux entreprises et aux particuliers indirectement via les OPCVM. La cotation dans le marché primaire
est informatisée en temps continu les transactions se déroulent désormais à travers le système
SOFAC. Par conséquent le volume de financement par le marché des capitaux a connu une
augmentation. En France, les émissions des brutes de valeurs mobilières ont enregistré 6.8 point de
PIB en 1986 face à 2.9 point en 1979. Cet événement a été accompagné d’une hausse des cours qui
ont enrichi la capitalisation boursière et qui ont été avancée par rapport à la même période. En
outre, les instruments à court terme ont aussi gonflé. Cette croissance du marché primaire a permis
de stimuler les opérations sur le marché secondaire, ce marché a été crée en 1863 afin d’attirer le
plus grand nombre d’entreprises notamment les PME. Ce marché a connu une baisse des coûts de
transactions ce qui a été traduit par l’accélération des de la rotation des actifs financiers. De ce fait,
les transactions annuelles ont passée de 4% à 5% à la fin des années 1970 à 43% fin 1986.

Le développement des produits dérivées s’accompagne avec une envie de disposer d’instruments de
couverture contre plusieurs risques notamment des risques liés à l’évolution défavorable des taux
d’intérêts, des cours boursiers de certaines valeurs mobilières ou matière premières. Il s’agit du
marché à terme des instruments financiers (MATIF) et du marché des options négociables à Paris
(MONEP) créés respectivement en 1986 et 1987. Ces marchés sont dits dérivés de ceux des
obligations et actions en ce sens qu’ils commercialisent des titres définis par rapport au risque.

Ces évolutions quantitatives reflètent aussi une évolution qualitative : le choix des épargnants et des
opérateurs s'est considérablement élargi grâce à la multiplication des produits — création d'une
palette de plus en plus variée des conditions offertes sur le marché obligataire, multiplication des
produits « hybrides », développement des titres à court terme négociables... Tout ceci traduit la
recherche des combinaisons les mieux adaptées possible entre rentabilité et liquidité.

2. L’internalisation des opérations et des systèmes financiers :

Encouragé par les changements financiers des années 80, le marché international des capitaux s'est
fortement développé. En raison de la mondialisation du commerce des biens et services, de la
mondialisation des transactions en capital et de la croissance des marchés de capitaux. Un marché
mondial de l'argent véritablement unifié. C'est ce qu'on appelle la mondialisation financière. La
mondialisation repose sur 3 phénomènes: la '3D' :

 La désintermédiation des opérations = recours direct aux marchés de capitaux pour les
opérations de placement et d’emprunt
Comme sur le plan national, les opérations de placement ou d’emprunt se font de plus en plus par
achat ou émission de titres sur les places financières mondiales et de moins en moins par recours
aux intermédiaires financiers.

 Le décloisonnement des marchés


Il n’y a plus de frontières entre les différents marchés ; le marché monétaire (argent court terme),
le marché financier (capitaux à long terme) et le marché des changes (échange des monnaies entre
elles) ne constituent plus que les éléments d’un vaste marché mondial.
Les différentes places financières sont interconnectées grâce aux réseaux modernes de
communication et les marchés fonctionnent en continu 24 h sur 24.
 La déréglementation
L’internationalisation a vraiment été permise quand les contrôles nationaux réglementant les
changes et les sorties de capitaux ont été abrogés pour faciliter la circulation internationale des
capitaux. Cela a été le cas en 1990 pour la France. Cela a conduit à une accélération de la mobilité
géographique des capitaux.

Les entreprises multinationales industrielles et financières, les spéculateurs, les gestionnaires de


fonds... peuvent ainsi placer ou emprunter de l’argent sans limite, où ils le souhaitent, quand ils le
souhaitent et en utilisant tous les instruments financiers existants.