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Quelle relation entre matière et lumière


L’interaction lumière/matière est essentielle au sein de la
physique, que ce soit dans notre perception de la matière au
quotidien que pour ce qui concerne des phénomènes physiques
plus complexes, notamment en microphysique. Elle est étonnante
.et contradictoire et mérite réflexion
Rappelons que c’est l’étude de l’interaction matière/lumière par
Planck et Einstein qui a entraîné une révolution de la physique,
.celle des quanta
On se souvient que de la matière chauffée émet de la lumière en
perdant ainsi de l’énergie thermique absorbée, que de la matière
accélérée en émet aussi (ainsi que la matière qui décélère
brutalement) car c’est ainsi qu’elle perd de l’énergie, que la
matière absorbe la lumière puis en réémet (émission spontanée) en
particulier elle en réémet quand elle en a absorbé (émission
stimulée), que la radioactivité, provenant d’une instabilité de la
matière, amène à l’émission de rayonnement (particules alpha),
que l’essentiel de la lumière provient de la matière des étoiles.
L’émission de lumière par la matière est caractérisée ainsi :
lorsqu’un de leurs électrons passe d’un état quantique à un autre,
les atomes émettent ou absorbent un photon dont l’énergie est
exactement égale à la différence d’énergie entre l’état de départ de
l’électron et son état d’arrivée. Rajoutons l’effet photoélectrique :
.la lumière arrache des électrons à la matière
Lumière et matière ont des propriétés communes et des propriétés
dissemblables. D’où cela provient-il et qu’ont-ils en commun ?
Comment de la lumière peut-elle s’extraire de la matière ou y
entrer ? Comment la matière peut-elle perdre de la masse ou de
l’énergie qu’elle transforme en lumière ? Qu’échange-t-on entre
matières en échangeant de la lumière et qu’échange-t-on entre
? matière et lumière
Déjà, il convient de rappeler que lumière et matière sont tous deux
quantiques, qu’ils se comportent comme des paquets de grains, les
quanta, contenant tous la même quantité d’un paramètre
physique appelé « l’action » et qu’ils sont quantiques au sens
.qu’ils sont probabilistes et fondés sur la dualité onde/corpuscule
Les physiciens Georges Lochak, Simon Diner et Daniel Fargue
retracent ainsi dans « L’objet quantique » ce changement radical
de conception de la matière et de la lumière : « L’hypothèse des
quanta voulait dire cette chose étrange que le mouvement des
atomes n’évolue pas continûment mais par bonds discontinus :
comme si une fusée ne pouvait s’élever progressivement au dessus
de la Terre vers n’importe quelle orbite et ne pouvait atteindre
que certaines orbites particulières en sautant brusquement de
l’une à l’autre. (...) Einstein avait émis en 1905, à, partir des
travaux de Planck, une hypothèse encore plus paradoxale que la
sienne : il suppose que si les atomes absorbent et émettent
l’énergie lumineuse par paquets, par quanta, c’est que ces quanta
se trouvent déjà dans la lumière autrement dit les ondes
lumineuses continues transportent leur énergie sous forme
discontinue, concentrée dans des corpuscules de lumière, qu’on
» .appelle photons
Ce qu’ils ont en commun, c’est leur origine provenant du vide
quantique. Ils apparaissent dans le vide, en émanent, y
.retournent
Que trouvent-ils dans le vide quantique ? Eh bien de la lumière et
de la matière aussi mais éphémère, et dite pour cela virtuelle car
elle n’est pas directement perceptible à notre échelle (dite
.macroscopique)
Il faut également remarquer la tendance de la lumière à
s’agglomérer (statistique de Bose) qui l’amène à être nommée
bosons et la tendance de la matière de ne pas le faire (statistique
de Fermi) qui l’amène à être appelée fermions. La tendance de la
matière à ne pas s’agglomérer permet la stabilité de celle-ci et
empêche la matière de se dissocier complètement ou de se
concentrer complètement. Au contraire, la lumière se comporte en
.paquets de grains (photons)
On doit également remarquer que matière comme lumière sont
des processus dialectiques qui sont des opposés dialectiques l’un
de l’autre. Mais, en tant que tels, ils peuvent aussi se transformer
…l’un dans l’autre, ce que ne font jamais les opposés diamétraux
De la matière peut se transformer en lumière comme dans le choc
de deux particules suffisamment accélérées ou de la lumière se
matérialiser. Cela montre que l’opposition entre matière et
.lumière n’a rien de diamétrale
Par exemple, des photons qui ont une énergie moyenne supérieure
à 1 MeV ont donc des énergies suffisantes pour réagir ensemble et
.former des paires d’électron-positron (anti-électron)
D’autre part, il faut souligner que les seules interactions
matière/matière se font au travers de la lumière (bosons
d’interaction). La matière ne perçoit une autre matière qu’au
travers de ces bosons donc de lumière. Par exemple, deux
particules électriquement chargée interagissent (force
.électromagnétique) au travers de bosons lumineux
Tout cela peut sembler des processus physiques très complexes
comme la physique nucléaire ou la physique de l’électron et plus
.encore celle de l’atome et du noyau de celui-ci
En fait, la réflexion sur l’interaction matière/lumière est posée dès
l’étude de phénomènes aussi simples que la réfraction et la
réflexion de la lumière à la traversée d’un changement de milieu
.matériel (modification d’indice lumineux)
En effet, un tel phénomène très simple et très courant pose très
profondément l’ensemble des problèmes du caractère complexe et
.contradictoire dialectiquement du couple matière/lumière
A la transition entre les deux milieux, une partie de la lumière est
réfléchie (elle reste dans le premier milieu) et l’autre est réfractée
(elle passe dans le deuxième milieu). Comme en physique
quantique, c’est un phénomène probabiliste et on ne peut pas dire
ce que chaque photon individuel va faire… Une partie de la
lumière est renvoyée par effet miroir de la transition et le reste
traverse le miroir. Lire la suite
: Extrait de "Lumière et matière " de Richard P. Feynman
Commençons par observer les résultats d’une expérience de "
réflexion partielle. Si l’on envoie de la lumière monochromatique
perpendiculairement à la surface d’un verre, 4% de celle- ci est
réfléchie et 96% traverse la surface du verre. Phénomène curieux
qui ennuyait déja Newton (qui considérait que la lumière était
composée de particules). Comment les photons "décident"-t-ils
d’aller en A ou en B ? " L’expérience devient encore plus étrange
si on observe la réflexion sur les deux lames strictement parallèles
"...d’une lame très mince
Quand la particule (ou l’atome) émet du rayonnement
électromagnétique, d’où vient le photon (grain de lumière) dans la
matière, à quel endroit pouvait-elle être stockée dans la particule
ou l’atome et dans quel lieu peut-elle être stockée quand la
? lumière est absorbée par la matière
Quand la lumière est réfractée ou réfléchie, comment sait-elle si
elle doit être l’un ou l’autre et quel niveau interne à la lumière
rétroagit avec celle-ci pour lui indiquer le passage d’un milieu à
? un autre, d’un indice lumineux à un autre
Quels sont les mécanismes de la matière permettant ce type de
phénomène ou encore l’émission de particules alpha de
? rayonnement lumineux dans le cas de la radioactivité naturelle
L’explication de ces phénomènes étranges ne s’est pas révélée
possible si on considère la particule comme un élément unique,
indépendant du milieu (le vide). En effet, elle réside dans le fait
que le photon qui va quitter une particule (ou n’importe quelle
matière) existait préalablement à proximité de celle-ci, dans une
zone appelée le nuage de polarisation de la particule, c’est-à-dire
une zone du vide quantique qui est polarisée par la présence de la
particule. Dans cette zone les couples de particules et
d’antiparticules peuvent être individualisés et s’accoupler avec
d’autres particules. Toutes les particules qui existent à l’état réel
sont aussi potentielles dans le vide quantique et on les appelle
virtuelles. Lorsqu’elles forment des couples virtuels de particule et
antiparticule, elles peuvent devenir des photons. Les deux états
(réel et virtuel) ne sont pas dans une opposition diamétrale mais se
transforment l’une dans l’autre. Si un photon communique son
énergie à une particule, il disparaît parce qu’il devient virtuel. Si
un photon virtuel reçoit de l’énergie de la particule, il devient réel
et donc observable. Par exemple quand un électron atomique
saute d’une orbite à une autre, il rend de l’énergie qui permet à
.un photon de devenir réel