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NOEL

Depuis que Dieu s’est fait homme, toute langue humaine peut raconter la grande
aventure de Dieu avec l’homme.

NOEL

Un mot en quatre lettres. Non pas des lettres magiques, mais, comme toutes
les lettres de notre alphabet, elles sont plutôt théologiques : désormais
empreintes de la science de Dieu, du mystère de sa présence et de son amour, de
sa présence aimante.

NOEL. N comme naissance.

Mais de quelle naissance s’agit-il ? De la naissance de Jésus bien sûr, mais


également de celle d’un monde nouveau ou plutôt renouvelé.

Il s’agit de la naissance du Fils de Dieu qui ouvre aux hommes de renaître de


l’eau et de l’esprit, de devenir des hommes libres. La naissance du Christ permet
aux hommes de devenir, par adoption, enfants de Dieu. Le N de Noël, c’est la
naissance enfin réalisée de l’Alliance promise à nos pères dans la Foi.

NOEL. O comme offrande.

Là encore, assez spontanément, nous songeons à l’offrande que les hommes


avec le Christ, peuvent faire de leur vie et du monde à Dieu.

Mais toute la vie chrétienne consiste à inverser cette perspective. Noël, c’est
Dieu qui offre son amour, qui s’offre à nous. Notre propre offrande n’est que
réponse à l’offrande de Dieu.

A Noël, on se fait des cadeaux. Ce ne sont pas les cadeaux des enfants aux
parents qui rendent cette fête possible ; au contraire, ce sont les cadeaux faits par
les parents qui rendent possibles les autres cadeaux.

O comme offrande ! Nous ne sommes pas très loin de O comme origine,


mystère de l’origine. C’est d’ailleurs bien normal car en Dieu, tout est unité.

NOEL. E comme espérance.

L’espérance est le mot qui nous évoque le mieux l’actualité de Noël. Il est
évocateur de l’attente des hommes, cette attende du peuple juif qui donne son
unité à l’Avent.
Mais cette attente n’est pas finie. Noël vient combler l’attente et
l’espérance de milliards d’hommes qui voudraient croire que non seulement
l’amour existe, mais que Dieu est amour. Si Noël n’est pas cela, si Jésus-Christ
n’est pas le sauveur de tous les hommes, Noël n’est rien, rien de sérieux, rien de
vital, une simple parenthèse dans un quotidien sans réel espoir.

Pourtant, comme le dit un chant, « Vers toi des millions d’incroyants vont
chercher un Credo pour un monde nouveau ». Pour en finir avec l’évocation de
l’espérance, nous pouvons encore dire qu’avant d’être la fête de l’espérance des
hommes, Noël est l’espérance de Dieu dans son dessein bienveillant pour
l’homme. Il sait que nous sommes capables de répondre librement à son amour.

NOEL. E comme espérance, avec un tréma.

Mais sur ce E il y a un tréma, deux points juxtaposés qui ne sont là que


pour un problème de prononciation.

Sauvons ce tréma et imaginons que, dans le mystère de Dieu, il est le


symbole du mystère de Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme.

NOEL. Il reste encore la lettre L comme Lumière.

Toute la Bible annonce cette clarté qui enveloppa les bergers et les mena à
la crèche, cet astre qui mit en route les mages et qui permit à un savant quinze
siecles plus tard de fixer l’année de la naissance du Christ.

Cette lumière ne sera pas mise sous le boisseau. C’est elle qui brillera
dans la nuit de Pâques. Jésus est la lumière qui habite tout homme venant en ce
monde.

Le mystère d’une naissance est inépuisable. Chacun d’entre nous a le


droit, par le procédé de son choix, de célébrer et d’approcher Celui qui s’est
approché de nous.