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UNIVERSITÉ DE TOAMASINA

FACULTÉ DE DROIT, DES SCIENCES ÉCONOMIQUES


ET DE GESTION

DÉPARTEMENT DE GESTION

MÉMOIRE DE MAÎTRISE ÈS
ÈS SCIENCES DE GESTION

CONTRIBUTION A L’ETUDE ET A
L’AMELIORATION DE LA GESTION
D’UNE AGENCE D’ASSURANCE
(Cas de l’Assurance ARO MAHAJANGA)

Présenté et soutenu par : Aldah Ursulla TINEMAH


Option : Finances- Comptabilité
Promotion : 2008-2009

Sous la direction de :

Encadreur Enseignant Encadreur Professionnel


Monsieur Henri ANDRIAMARO-
ANDRIAMARO Monsieur Mamy
RAOELISON, RAMAROMISANDRATRA,
Enseignant chercheur à l’Université Directeur Régional de l’assurance
de TOAMASINA ARO MAHAJANGA

Datte de soutenance 22 Janvier 2011

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SOMMAIRE
REMERCIEMENTS
LISTE DES ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
GLOSSAIRE
INTRODUCTION ........................................................................................................................... 6
PREMIÈRE PARTIE : CADRE D’ÉTUDE ................................................................................. 7
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR L’ASSURANCE ARO ................................................... 10
SECTION I : HISTORIQUE ................................................................................................... 10
SECTION II : PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA COMPAGNIE ................................ 12
SECTION III : LES STRUCTURES ORGANISATIONNELLE ET ..................................... 19
FONCTIONNELLE ................................................................................................................ 19
CHAPITRE II : ANALYSE DU SYSTÈME D’ASSURANCE .................................................. 24
SECTION I : ANALYSE THÉORIQUE DE L’ASSURANCE ............................................. 24
SECTION II : LES DIFFÉRENTS RÔLES DE LA COMPAGNIE D’ASSURANCE.......... 30
CHAPITRE III : LES DIFFÉRENTES BRANCHES D’ASSURANCE ET LEURS
SPÉCIFICITÉS ............................................................................................................................ 32
SECTION I : BRANCHE VIE ET CAPITALISATION ........................................................ 32
SECTION II : BRANCHE NON-VIE ..................................................................................... 34
DEUXIÈME PARTIE : LES PRINCIPES ET PRATIQUES DE GESTION AU NIVEAU
DE LA COMPAGNIE ................................................................................................................... 45
CHAPITRE I : ORGANISATION FINANCIÈRE DE LA COMPAGNIE ................................. 48
SECTION I : FONCTIONNEMENT D’UNE ENTREPRISE D’ASSURANCE ................... 48
SECTION II : LA COMPTABILITÉ GÉNÉRALE DE LA COMPAGNIE D’ASSURANCE
ARO ......................................................................................................................................... 51
CHAPITRE II : ÉTUDES DES TECHNIQUES DE GESTION DE LA COMPAGNIE ............. 65
SECTION I : LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES .......................................... 65
SECTION II : LES TECHNIQUES DE GESTION DE LA COMPAGNIE .......................... 67
CHAPITRE III : LES PROBLÈMES SOULEVÉS ET SUGGESTIONS.................................... 82
SECTION I : L’APPROCHE CRITIQUE DE LA GESTION ................................................ 82
SECTION II : PROPOSITIONS DES SOLUTIONS.............................................................. 85
CONCLUSION .............................................................................................................................. 89
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................ 91
ANNEXES ...................................................................................................................................... 93
LISTE DES ILLUSTRATIONS ................................................................................................. 100

1
REMERCIEMENTS

Ce travail aurait pu rester inachevé sans les aides bienveillantes de nombreuses personnes à
l’égard desquelles nous tenons à exprimer notre perpétuelle gratification.
Une liste exhaustive n’est pourtant pas possible. Toutefois permettez-nous de citer entre autres :

 Notre encadreur pédagogique, Monsieur Henri ANDRIAMARO RAOELISON, enseignant


chercheur à l’Université de TOAMASINA qui nous a soutenue et guidé tout au long de la
réalisation de cet ouvrage, pour les conseils et les savoirs qu’il nous a transmis.

 Notre encadreur professionnel, Monsieur Mamy RAMAROMISANDRATRA, Directeur


Régional de l’assurance ARO Mahajanga qui malgré ses occupations nous a fait part de son
temps pour nous guider à l’accomplissement du présent travail.
Nos sincères remerciements s’adressent à tous les membres du corps enseignants de l’Université
de Toamasina, en particulier ceux du Département de GESTION qui ont assuré indéfectiblement notre
formation.
Nous témoignons nos reconnaissances à tout le personnel administratif de cette Faculté de Droit,
des Sciences Economiques et de Gestion.
Grand merci à tout le personnel de la Direction Régionale de l’assurance ARO Mahajanga qui
nous a beaucoup aidés durant toute la période de notre stage et sur les chaleureux accueils qu’ils nous
ont réservés.
Nous adressons aussi nos vifs remerciements à nos parents, nos frères et sœurs ainsi qu’à tous les
membres de la famille pour leur soutien financier et moral durant notre cursus universitaire.
Nos remerciements vont aussi à la famille Harison Sébastien BENESSY pour leur
encouragement.
Enfin, nous tenons aussi à exprimer nos profondes reconnaissances à tous les amis de
Barikadimy, à tous ceux qui sont de près ou de loin fourni leurs aides précieuses pour que ce travail
puisse être accompli.
Nous en sommes très reconnaissante et vous en remercie beaucoup
Aldah Ursulla TINEMAH

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LISTE DES ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
ARO : Assurances Réassurances Omni branches
APA : Assurance Personnelle contre les Accidents
ATOP : Appui Technique des Organismes Publics
CEAM : Comité des Entreprises d’Assurances de Madagascar
CDI : Contrat à Durée Indéterminée
DR : Directeur Régional
DRM : Direction Régionale de Mahajanga
FIARO : Financière d’Investissement ARO
FSHE : Frais Sanitaire et d’Hospitalisation à l’Extérieur
IDR : Incendie et Risques Divers
IRD : Indemnisation Directe et Recours
IPT : Invalidité Permanente et Totale
LVO : Lunettes Verres Optiques
NIF : Numéro d’Identification Fiscale
RC : Responsabilité Civile
SA : Société Anonyme
SMIM : Service Médical Inter- Entreprise de Mahajanga
SONAPAR : Société Nationale de Participation
TE : Taxe d’enregistrement
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée

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GLOSSAIRE

Assuré : La ou les personnes désignées aux conditions particulières exposées aux risques, garantis
par le contrat.

Assureur : L’organisme ARO

Avis d’échéance : c’est le courrier par lequel l’assureur réclame le paiement de la prime
d’assurance.

Bénéficiaire : La personne désignée comme telle aux conditions particulières et qui recevra
l’indemnité prévue en cas de décès de l’assuré.

Capital Assuré : Sommes stipulées aux conditions particulières que l’assureur est tenu de verser
au bénéficiaire.

Conditions générales : C’est le mode d’emploi du contrat. Ce sont des règles qui régissent dans le
cas général du contrat, elles s’appliquent à l’ensemble des contrats du même type et expliquent
exhaustivement le fonctionnement de toutes les garanties.

Conditions particulières : Elles garantissent les garanties pour lesquelles vous avez opté.

Consolidation : Stabilisation de l’état médical d’une personne après un accident ou une maladie et
laissant subsister des séquelles.

Date d’effet : C’est la date à partir de laquelle le contrat débute

Franchise : C’est la part du sinistre indemnisable qui reste dans tous les cas à la charge de
l’assuré.

Indemnité : La somme due par l’assureur en cas de réalisation du risque garanti.

Invalidité Permanente et Totale : L’impossibilité présumée définitive pour l’assuré d’exercer


une activité lui procurant gain et profit à la suite d’un accident ou d’une maladie.
Police d’assurance : Le contrat d’assurance

Prime : La somme que doit verser le souscripteur en contrepartie de la garantie de l’assureur

Rente : Le montant de l’arrérage trimestriel ou annuel versé par l’assureur à l’échéance de la


garantie retraite.

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Rachat : Opération par laquelle le souscripteur qui n’a plus intérêt au maintien de l’assurance
demande le paiement anticipé d’une somme constituée pendant la durée de l’assurance sur les
parts d’épargne et leurs intérêts (appliqué en surtout en assurance retraite).

Sinistre : Tout événement ayant entraîné un dommage pour soi-même ou pour autrui de nature à
mettre en jeu la garantie.

Souscripteur : La personne physique ou morale qui demande l’établissement du contrat, le signe


et s’engage à payer les primes à l’assureur.

Vétusté : C’est la dépréciation d’un bien. C’est un abattement contractuel qui est appliqué sur
l’indemnité en fonction de l’âge, de l’état, du bien sinistré.

5
INTRODUCTION

En raison de développement de plusieurs secteurs privés, on constate que le domaine


d’assurance joue un rôle important dans le développement économique du pays.
L’assurance est apparue sous forme d’assurance maritime vers le XVe siècle suite au
développement du commerce de mer en Italie. Celle-ci a ensuite donné naissance à l’assurance
vie, qui s’est développée et a causé l’apparition des assurances terrestres au XVIIe siècle sous
forme d’assurance contre l’incendie, notamment celle du LLOYD’S de Londres.
L’évolution remarquable de l’assurance s’est caractérisée par le développement des branches
d’assurances et la création de nouvelles formes d’assurances comme les assurances de
responsabilité, assurances contre les accidents corporels, … etc.
Au début de la malgachisation en 1970, il y avait la création de la compagnie d’assurance et
de réassurance à Madagascar dont la compagnie d’assurances ARO.
La compagnie d’Assurances et Réassurances Omnibranches (ARO) a pour principale activité
de vendre ses produits en essayant de répondre aux besoins de ses clients. Il joue le rôle de
protecteur des personnes et de leurs biens que soit meuble ou immeuble.
Au fil des années de production, l’assurance ARO occupait une part de marché de 60% en
2006. Ce pourcentage a diminué de 54% durant l’exercice 2009. En dépit de cette baisse, la
compagnie occupe toujours une place de Leader dans le domaine d’assurance à Madagascar.
Il est donc nécessaire de voir et de réviser la structure de gestion adoptée par la compagnie
pour connaître la cause de cette diminution, de faire sortir les problèmes liés à la gestion et de
suggérer des solutions dans le but de réaccroître cette part de marché.
C’est la raison qui nous a poussé à traiter dans le présent mémoire le thème :
« CONTRIBUTION À L’ÉTUDE ET À L’AMÉLIORATION DE LA GESTION D’UNE
AGENCE D’ASSURANCE (Cas de l’Assurance ARO Mahajanga) ».
Sachant que l’évolution de la production de la compagnie dépend de l’évolution du travail
dans chaque point de vente éparpillé dans l’île.
Des questions surgissent à l’esprit dont :
Quelles sont les principales activités de la compagnie et comment fonctionne t- elle ?
Des centres de documentations et d’information ont été consultés pour mieux répondre à ces
questions.
Pour mieux discerner ces passages, il convient de diviser nos approches en deux grandes étapes :
 Dans la première partie intitulée : Présentation du Cadre d’Etudes qui parlera des
généralités sur la compagnie, ses différents rôles et de ses activités.

6
 Dans la deuxième partie on va voir : Les principes et Pratiques de gestion au niveau de la
compagnie sur lesquels on va essayer de relever les problèmes et d’avancer quelques
nouveaux types de procédure de gestion.

PREMIÈRE PARTIE : CADRE D’ÉTUDE

7
PREMIÈRE PARTIE :
PRÉSENTATION DU CADRE
D’ÉTUDE

8
Dans cette première partie nous allons clarifier ce que c’est qu’une opération
d’assurance. Nous commencerons par les généralités sur la compagnie d’assurance
ARO sur laquelle nous aborderons son historique, son identité et la structure au
niveau de la Direction Mahajanga. Nous allons ensuite entamer l’analyse
théorique de l’assurance, et enfin, nous citons les différentes branches d’assurance
et leurs spécificités.

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CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR L’ASSURANCE ARO
Avant tout, nous allons voir l’historique de la compagnie, ainsi que l’organisation structurelle et
fonctionnelle au niveau de la Direction Régionale de Mahajanga

SECTION I : HISTORIQUE

L’Assurance ARO a suivi différentes étapes avant d’être une compagnie d’assurance
malgache.

§1- Assurance ARO et ses origines

La compagnie d’assurances ARO est issue d’une société anonyme de droit français qui a été
implantée à Madagascar en 1935 et qui se dénommait La Préservatrice qui était une agence
générale.
La délégation générale de l’océan indien de ce groupe jouissait en 1965 d’une autonomie
plus grande et réglait la quasi-totalité de ses problèmes. Seules les décisions importantes étaient
prises à Paris.

§2- Les années de transformation décisive

1970 : Début de la malgachisation d’où la nomination d’un cadre Malagasy au Secrétariat


Général de la délégation.
Aussi, fût créée la première compagnie d’assurances et de réassurances NY HAVANA, à
l’initiative conjointe du gouvernement Malgache et les assureurs étrangers. Parallèlement à cette
création, deux mutuelles furent mises en place qui n’exploitaient que quelques branches
d’assurances notamment l’assurance automobile, en l’occurrence la MAMA et AVOTRA en
1971.
1972 : Participation de la délégation générale et des cadres aux manifestations progressives
et populaires suivant deux axes spécifiques :
- Protection de l’outil de travail des entreprises contre le débordement et le
vandalisme : permanence pour le bon fonctionnement de l’entreprise.
- Participation aux manifestations pour la recherche et la défense des droits
nationaux sur tous les plans.
1974 : Création d’une société anonyme de droit Malagasy dénommée « La Préservatrice de
Madagascar »

10
1975 : Une manifestation populaire est intervenue d’où attribution à l’Etat du monopole des
opérations d’assurances et de réassurances sur le territoire Malagasy par l’ordonnance N° 75-002
du 16 Juin 1975.
1976 : La nouvelle dénomination « Assurances Réassurances Omnibranches » fut trouvée et
a été officiellement adoptée à la place de « Préservatrice de Madagascar », à la suite d’un concours
organisé au sein du personnel.

§3- ARO et ses horizons

1988 : Création de la société spécialisée dénommée FIARO (Financière d’Investissement


ARO) pour l’exercice autonome de l’activité financière de ARO. Par la notoriété qu’elle a su
acquérir progressivement depuis sa création sur le plan national, régional, et international, FIARO
est fréquemment sollicitée par les organismes institutionnels internationaux comme la Banque
Mondiale et ses filiales, sinon à être le chef de file de la partie Malagasy dans un certain nombre
d’initiatives lancées en commun, toute au moins à y participer activement.
1995 : Le 20ème anniversaire de l’assurance ARO qui a été marqué par plusieurs
constructions à part l’organisation de plusieurs manifestations, a montré la solidité financière de la
compagnie.
- Construction de la zone industrielle d’Andranotapahina Antananarivo
- Extension de complexe hôtelier AROTEL d’Antsirabe (2ème ville industrielle de
Madagascar)
- Construction du complexe commercial et administratif d’Ampefiloha Antananarivo
- Construction d’un immeuble à Sambava (Ville au Nord-est de Madagascar)
2000 : Diverses manifestations socioculturelles et sportives marquent le 25ème anniversaire
de l’assurance ARO.
2003 : L’immeuble ARO Ampefiloha a été inauguré le 12 juillet et celui d’Antsahavola II en
Décembre.
2005 : Pour son 30ème anniversaire, ARO arbore toujours une solidité financière inégalée et
conforte sa place de leader dans le secteur d’assurance.
En outre les dates ci-après sont aussi à retenir :
22 Juin 2005 : Pose de la première pierre pour la construction d’un immeuble à Antalaha
23-24 Juin 2005 : Premier salon des produits ARO à l’hôtel Madagascar
HILTON, dans le but de jouer la transparence avec la clientèle et le grand public.
2005-2009 : Mise en place de système d’information adapté aux besoins de la compagnie et
de clients notamment : interconnexion (Agence et Siège). Intranet et la création de nouveaux
produits.
11
2010 : Célébration du 35ème anniversaire de la compagnie qui a été ouverte le mois de Juillet et
ne sera clôturée qu’au mois d’Octobre. Celle-ci est marquée par la création d’un nouveau produit
dénommé « Rente Education » dont le but est de renforcer la responsabilité civile des parents
d’élèves. Elle doit être implantée dans tous les établissements scolaires déclare Monsieur Patrick
ANDRIAMBAHINY, le Directeur Général de l’assurance ARO, lors de la cérémonie récréative
à l’espace Lambert le 09 Juillet dernier. L’ouverture a été marquée aussi par une porte ouverte
dans le but d’exposer tous les produits ARO, ainsi que diverses manifestations sociales (don de
sang, rencontres sportives).

SECTION II : PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA COMPAGNIE

§1 - Identité de l’entreprise

A- Présentation Juridique

La compagnie d’Assurance ARO est une société anonyme au capital social de 7.013.300.000
Ar et régis par le code des assurances.
Elle est inscrite dans le registre de commerce numéro 6764 portant un numéro statistique de
66011111948110004 et un Numéro d’Identité Fiscale 105001942
Elle se siège à Antsahavola Antananarivo.

B- Présentation physique et commerciale

1- Actionnariat

En tant que société anonyme, son capital est constitué par un ensemble d’actions détenues
par des actionnaires à savoir l’Etat qui est l’actionnaire majoritaire, les membres du personnel et
des petits apporteurs.
La compagnie dispose de 430.000 actions qui se partagent comme suit :
-L’Etat Malagasy disposent de 315.425 actions soit 73,35%
-Le Personnel dispose de 69746 actions soit 16,22%
-La Société Nationale de Participation dispose de 28352 actions soit 6,59%
-La Société de Gestion de Recouvrement (S.G.R) a 12584 actions soit 2,93%
-D’autres porteurs disposent de 3893 actions soit 0,91%

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Graphique n° 1: Graphique des Actionnariats

Autres porteurs;
S.G.R; 2,93% 0,91%

SONAPAR; 6,59%

Personnel; 16,22%

Etat Malagasy;
73,35%

Source : Direction Régionale de Mahajanga Mars 2010

2-Slogan

La solidité financière de la compagnie d’une part et ses partenariats


partenariats d’ autre part lui permet
de garantir la promesse faite à ses clients qui est de leur assurer les conditions de garanties.
D’ où le slogan : « VIVRE
IVRE ET ENTREPRENDRE EN TOUTE SÉRÉNIT
S NITÉ »

3-L’
L’ origine de la dénomination ARO

Le nom ARO est un substantif qui signifie « Assurances Réassurances Omnibranches ».


Ce nom est un message parce qu’à l’égard de la clientèle, nœud central de toutes réflexions et les
actions de la compagnie, il est
st à la fois significatif en extension et en profondeur fonctionnel. En
terme Malgache ARO signifie Protection, Défense, tout ce qui sert à protéger. Il affirme la mission
spécifique de la compagnie et le label de qualité qu’elle se proposait d’imposer et de véhiculer. De
ces significations, le rôle principal de l’Assurances ARO en tant qu’Assureur est de garantir la
protection des assurés suivant le souscrit et les conditions de garanties.

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C-Les objectifs de la compagnie

En général, l’objectif de la compagnie est de garder toujours sa place de LEADER dans le


secteur d’assurance à Madagascar.
Au niveau de ses activités, ses principaux objectifs sont :
-En tant que société anonyme, l’assurance cherche toujours à augmenter ses chiffres d’affaires en
essayant de vendre le maximum de produits.
-En tant que société commerciale, une connaissance réelle et évolutive de l’environnement du
marché, des produits, et de la concurrence dans le but d’offrir une meilleure satisfaction de la
clientèle qui est le profit central de toute la politique de la compagnie.
-L’ affermissement de la cohésion de l’équipe dirigeante de l’encadrement et de l’ensemble du
personnel.
L’amélioration d’un système d’information performant.

§2 - Les Réseaux de distribution

Compte tenu de son objectif pour améliorer la qualité du service et pour mieux se rapprocher
de la clientèle dans les différentes régions de l’île, la compagnie a mis en place des unités de
production qui assurent la vente de ses produits. Donc, la vente peut se faire directement ou par
intermédiaire.

A-La vente directe

Elle est effectuée directement par la compagnie, plus précisément par l’intermédiaire de ses points
de vente qui se sont éparpillés dan l’île.

1-Les Directions Régionales

Ce sont des unités technico-commerciales qui bénéficient des pouvoirs émanant du siège tant
du point de vue commercial, technique et financier, notamment la latitude et l’élaboration des
techniques de vente et de prospection de risque comme :visite des clients, établissements des
contrats d’ assurances, le calcul et l’ encaissement des primes, etc.
Il existe huit (8) Directions Régionales qui sont :
- Antsiranana
- Sambava
- Mahajanga
- Toamasina
- Morondava

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- Fianarantsoa
- Antsirabe
- Toliara

2-Les Agences Directes

Elles sont liées directement aux directions régionales et bénéficient comme ces dernières du
pouvoir technique de transformation des contrats.
Par contre les règlements de sinistre ne leur sont pas délégués sauf en règlement de sinistre
maladie du personnel pour les agences hors de la périphérie de la direction régionale de son
rattachement. Les agences directes éparpillées dans l’ île sont :
- Ambatondrazaka
- Manakara
- Ambanja
- Nosy-Be
- Tolagnaro
- Antalaha

B-La vente indirecte

Elle est effectuée par des intermédiaires qui peuvent être des Agences Générales, des
représentants, ou des agents courtiers.
Ces intermédiaires ne sont pas salariés mais rémunérés par voie de commission dont le taux varie
en fonction des affaires apportées.

1-Les Agences Générales

Elles sont liées à la compagnie par un traité de nomination appelé « Compromis de


nomination »qui délimite les droits et obligations des deux parties. Classés dans les catégories des
apporteurs complets, elles ont des pouvoirs étendus puisqu’ elles transforment la plupart des
contrats, encaissent toutes les primes, règlent les sinistres courants et ce conformément aux notes
techniques éditées par la compagnie. L’Assurances ARO compte actuellement cinq Agences
Générales qui sont :
- AUXIMAD
- Société Henri Fraise Fils Assurances
- Brugassur
- Société Mitsinjo
- Etablissement Ramanandraibe Export
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2-Les Représentants Légaux

Comme son nom l’indique ce sont des représentants qui peuvent être des personnes morale
ou physique qui ont conclu un contrat avec la compagnie pour produire des affaires qui devront
être apportées à la compagnie mère.
Ces représentants sont rémunérés par voie de commissionnement. Pour le cas de la DRM, il y a
des représentants à Maintirano, Antsohihy, et Mandritsara. Leur statut est assimilé au statut des
Agences Générales.

3-Les courtiers d’assurances

Ils sont plus libres par rapport aux représentants car ils ont le droit de placer les affaires
auprès de la compagnie d’assurance de leur choix comme : ARO, NY HAVANA, COLINA et
ALLIANZ. Leurs tâches consistent surtout à conseiller les clients de souscrire auprès de la
compagnie où ils trouvent les meilleures conditions de la garantie. Ils sont également rémunérés
par l’assureur par voie de commissionnement.

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Figure n° 1: Les différents points de vente éparpillés dans l’île

AGENCE D'ANTANANARIVO

Agence Ampefiloha
B.P. 42 - Tél. 22 239 62 / 22 246 51
Immeuble ARO Ampefiloha I
Antananarivo 101
Email : ag84@aro.mg
Agence Ankorondrano
B.P. 42 - Tél. 22 300 11 / 22 099 48
Ankorondrano (Ex Village des Jeux)
Antananarivo 101
Email : ag81@aro.mg
Agence Antsahavola
B.P. 42 - Tél. 22 201 54
Antsahavola - Antananarivo 101
Email : daa@aro.mg
Agence A.T.O.P.
B.P. 42 - Tél. 22 201 54
Antsahavola - Antananarivo 101
Email : atop@aro.mg
DIRECTIONS REGIONALES Agence Indépendance
B.P. 42 - Tél. 22 206 28 / 22 380 48
Direction Régionale Antsirabe
13, Avenue de l'Indépendance
B.P. 139 - Tél. 44 480 51 / 44 490 52
Antananarivo 101
Rue Ralaimongo - Antsirabe 110
Email : ag16@aro.mg
Email : drantsirabe@aro.mg
AGENCES REGIONALES
Direction Régionale Antsiranana
Agence Ambanja
B.P. 140 - Tél. 82 221 96 / 82 294 07
B.P. 103 - Tél. 86 501 45
Rue Colbert - Antsiranana 201
Ambanja Centre 203
Email : drantsiranana@aro.mg
Email : ambanja@aro.mg

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Direction Régionale Fianarantsoa Agence Ambatondrazaka
B.P. 1019 - Tél. 75 502 51 B.P. 71 - Tél. 54 813 50
Rue Clémenceau - Ambalapaiso Ambatondrazaka 503
Fianarantsoa 301 Email : BRAmbatondrazaka@aro.mg
Email : drfianarantsoa@aro.mg Agence Antalaha
Direction Régionale Mahajanga B.P. 151 - Tél. 88 867 44
B.P. 683 - Tél. 62 228 15 Angle Rue de Tanambao & Rue de Nantes
Rue George V - Mahajanga 401 Antalaha 206
Email : majunga@aro.mg Email : antalaha@aro.mg
Direction Régionale Morondava Agence Manakara
B.P. 149 - Tél. 95 526 00 B.P. 21 - Tél. 72 210 11
Morondava 619 Manakara 316
Email : drmorondava@aro.mg Email : manakara@aro.mg
Direction Régionale Sambava Agence Nosy-Be
B.P. 10 - Tél. 88 921 33 B.P. 167 - Tél. 86 611 96
Sambava 208 Nosy-Be 207
Email : sambava@aro.mg Email : drnosybe@aro.mg
Direction Régionale Toamasina Agence Tolagnaro
B.P. 310 - Tél. 53 339 50 B.P. 261 - Tél. 92 213 92
Boulevard Joffre - Toamasina 501 Place de France - Av. Flacourt Bazaribe
Email : tamatave@aro.mg Tolagnaro 614
Direction Régionale Toliara Email : tolagnaro@aro.mg
B.P. 276 - Tél. 94 426 08
Boulevard Philibert Tsiranana
Toliara 601
Email : drtoliara@aro.mg

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SECTION III : LES STRUCTURES ORGANISATIONNELLE ET

FONCTIONNELLE

Avant d’entamer aux différents détails, il est indispensable de savoir l’organisation de la Direction
Régionale de Mahajanga et de comprendre les différentes tâches des agents au sein de cet
organisme.

§1 - Structure organisationnelle de la DRM

Schéma n° 1: Organigramme de la DRM

Directeur Régional

Inspecteur Technico Inspecteur Inspecteur Technico Service


Commercial Technico Commercial Chargé comptabilité
Responsable Commercial de suivi des moyens
Commercial chargé Chargé de comptes
de suivi des grands- suivi des
comptes petits comptes

Agent chargé de Service Service Service Caissier


recouvrement production IRD production sinistre
et Assurances des Automobile toutes
Personnes, et et Appui à la branches
Responsables de maintenance
maintenance Informatique Archiviste
informatique

Responsable Femme de
de sécurité ménage

Source : Direction Régionale de Mahajanga, Mars 2010

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§2 - Structure Fonctionnelle

Une entreprise est toujours pilotée par un dirigeant ou un chef. De ce fait, il lui importe avant
tout de connaître les tâches du Directeur Régional
En fait le DR se charge de :
- Coordonner les activités commerciales de l’entreprise
- Tenir la gestion des ressources humaines c'est-à-dire l’administration du personnel ainsi
que le recrutement en cas de besoin
- Compléter l’unité commerciale c'est-à-dire les chargées de clientèles dans la gestion des
clients en porte feuille
- Traiter des dossiers particuliers
- Superviser le travail des agents
- Contrôler les recettes et dépenses de la DRM
- Signer les divers chèques (règlement des sinistres par exemple)

A-Le Service Production

Il est divisé en production automobile et en production Incendie et Risques Divers (IRD).

1-La production automobile

Le producteur automobile se charge de l’assurance des véhicules terrestres à moteur que ce


soit personnel ou d’une société.
En tant que guichetier, il se charge de :
- L’accueil des clients en assurance auto
- Remplir les conditions particulières ou l’avenant qui contiennent les renseignements de
l’assuré et du véhicule à assurer ; les types de garanties choisies ; le montant de la prime à
payer ainsi que la date d’effet et d’expiration du contrat.
- Recueillir les pièces de l’automobile correspondantes
- Remplir la souche d’attestation

2-La Production IRD

L’agent producteur chargé de tenir le guichet IRD s’occupe :


-De l’accueil des clients intéressés par les contrats proposés dans cette branche
-Il propose le contrat d’assurance au client, l’établit et le saisit en cas de souscription
-Faire le calcul de prime à payer après avoir obtenu l’aval du client et rendre le reçu de paiement à
celui-ci.

20
B- Le Service Commercial

Ce service est composé de trois cadres chargés de suivi de grands, moyens, et petits comptes.
Ces cadres sont appelés les chargées de clientèle qui s’occupent de la vente de contrat. Leur
principale tâche est surtout la prospection ainsi que les visites des clients.
Ces chargées de clientèle ont leurs tâches particulières
 L’une d’entre elle suivit les grands comptes et s’occupe de la quittance1 et de l’assurance
maritime. Elle se charge d’envoyer aux clients l’avis d’échéance si le contrat est renouvelable
avec tacite reconduction et l’avis d’expiration si le contrat est renouvelable avec accord c'est-
à-dire sans tacite. Cet envoi doit être effectué un mois avant la date d’expiration dont l’objet
est de rappeler au client le montant de la prime qu’il doit.
Pour cela elle est tenue de vérifier le contenu de la quittance afin de constater s’il n’y a pas
erreur surtout à propos du montant. Si elle a constaté le montant erroné, elle envoi la quittance au
siège pour annulation et remplacement. Dans le cas où le contrat a déjà été résilié et que le siège
ne constate pas, la quittance est envoyée pour annulation.
Elle s’occupe aussi de l’accueil des clients en assurance maritime
 La seconde chargée de clientèle s’occupe des moyens comptes, de la souscription et de
l’établissement du contrat d’assurance vol habitation.
Elle s’occupe également du service contentieux et représenter l’agence s’il y a une affaire
judiciaire et du sinistre en assurance vol.
 La dernière chargée de clientèle est chargée de suivie des petits comptes. Elle est tenue
d’élaborer la prospection d’affaires nouvelles et l’établissement du contrat correspondant.
Puis elle effectue la supervision du travail du producteur auto ainsi que du service sinistre des
assurances des personnes, santé, et retraite.
Elle représente enfin le personnel en cas de conseil ; elle est donc le Délégué du Personnel.

C- Le Service Comptabilité

Il comprend la caisse, le service sinistre ; et le service comptabilité.

1-La Caisse

- Le caissier s’occupe de l’encaissement des primes payées à la souscription ou au


renouvellement du contrat (en espèce ou par chèque) puis établir le reçu d’encaissement
après paiement.
1
C’est une pièce comptable qui constate le paiement de la prime par le client d’une part, et la comptabilisation de
l’opération au niveau du siège d’autre part.
21
- Il s’occupe de l’établissement du journal de caisse
- Il se charge du paiement des commissions revenant à l’apporteur1 et ce bien évidemment
après accord du DR, en espèce ou par chèque.
- Il effectue à chaque fin de journée le décompte des encaissements avec le DR dans le but de
faciliter le contrôle des primes véritablement encaissées, et surtout d’avoir la fiabilité dans le
travail.
- En tant qu’aide comptable il s’occupe du paiement de salaire du personnel en cas d’absence
du comptable.
- Et enfin l’établissement de l’écriture de redressement des anomalies dans les documents de
synthèse.

2-Le Service sinistre

Il est effectué au niveau de ce service la procédure des règlements des sommes dues aux
clients.
- Celle qui tient ce guichet conseille le client sur la procédure à suivre en cas de sinistre
c'est-à-dire d’assister le client à remplir la déclaration du sinistre, et le guider pour les
autres étapes suivantes : l’ouverture du dossier, l’instruction du dossier, dans le but
d’obtenir le règlement correspondant.
- Elle offre les pièces nécessaires et établit avec le client le remplissage des renseignements
du dossier (le constat amiable en cas d’accident d’automobile par exemple)
- Elle conseille le client sur les mesures à prendre en cas d’accident, comme le contact d’un
expert qui est obligatoire surtout en cas d’accident automobile.

3-Service comptabilité

Ce service tient une grande responsabilité au niveau de la DRM, à citer :


- Il assure tous les travaux comptables de cette direction
- Il entretient de différentes correspondances avec les unités du siège et surtout le service
comptabilité Agence.
- Il effectue la vérification et le paraphe des chèques à régler avant de les envoyer pour
signature
- Il veille à l’aspect de la régularité des documents comptables
- Il établit les divers états comme le rapprochement bancaire ; les diverses justifications des
différents comptes (sinistre, banque)
- Il se charge surtout du suivi des chiffres d’affaires de la DRM

22
D- L’Agent chargé de recouvrement des clients

-Il a pour rôle de transmettre le courrier sous forme de lettre correspondance (avis de crédit par
exemple) et enregistre tous ces courriers dans le cahier de transmission.
-Il se charge d’envoyer les contrats par poste ou colis express au siège, et remplir le cahier
d’enregistrement spécial poste qui renferme les courriers envoyés
-Il travaille avec le responsable du quittance plus précisément le service commercial, et en tant
qu’encaisseur, il s’occupe des recouvrements des clients qui n’ont pas encore payés leurs primes
en se pourvoyant de bordereau d’encaissement et de quittance.
Quand les clients paient leur prime, on les donne la quittance et remplit ensuite le bordereau de
quittance qui va être remis au caissier. Ce dernier le restitue au service commercial pour être
approuvé et signé.
-Il s’occupe également des versements à la banque au compte de l’entreprise que ce soit par
chèque, par traite ou en espèce.

E- L’archiviste

-Il s’occupe du classement des dossiers (c'est-à-dire les polices) des clients dans les placards
muraux, et leur arrangement.
-Il se charge de l’établissement du contrat d’assurance voyage et travaille avec le producteur
IRD en s’occupant de l’assurance retraite et RC sportif.
-Il effectue l’enregistrement des quittances
-Il a pour rôle de gérer les fournitures nécessaires à la DRM surtout les propositions
d’assurances, les conditions générales et particulières, les papiers à en tête ainsi que les fournitures
bureautiques.

La compagnie d’assurance ARO a traversé de différentes étapes avant de devenir une


compagnie d’assurance malgache. Actuellement, on peut trouver des agences ou des représentants
partout dans l’île pour effectuer les activités de la compagnie. Dans le chapitre suivant nous
allons clarifier la théorie sur l’assurance.

23
CHAPITRE II : ANALYSE DU SYSTÈME D’ASSURANCE

Pour nous aider à parler de la gestion d’assurance, il est nécessaire de savoir ce que c’est une
opération d’assurance et son contenu.

SECTION I : ANALYSE THÉORIQUE DE L’ASSURANCE

§1- Mécanisme Universel de l’assurance

Pour nous permettre de clarifier le sujet, il est nécessaire d’avoir une notion d’assurance et
avant tout, de savoir ce que c’est une opération d’assurance.

A- Définitions

D’après le code des assurances dans l’article 5 : « Le contrat d’assurance est une convention
par laquelle une partie l’assuré se fait promettre moyennant une rémunération (cotisation ou
prime) pour lui ou pour un tiers en cas de réalisation d’un risque une prestation par une autre
partie l’assureur, qui prenant en charge un ensemble de risques, les compense conformément aux
lois de la statistique. »1
Selon FOURASTIE. : « L’Assurance est une opération par laquelle un individu, l’assuré,
moyennant une contribution, une prime acquiert pour lui ou pour un tiers un droit à prestation, une
indemnité en cas de réalisation d’un risque. Cette indemnité étant versée par une entreprise ou un
organisme, l’assureur qui prend en charge un ensemble de risques, les compenses conformément
aux lois de la statistique »2.

B-Notion de Risques

L’assurance est une opération qui repose sur la notion de risque qui peut être :
- Soit un événement dommageable, futur, incertain et ne dépend pas exclusivement de la
volonté de l’assuré.
- Soit un événement certain mais dont la date de survenance est inconnue et imprévisible (le
décès par exemple).
En matière d’assurance, chaque risque doit être évalué au préalable et l’assureur doit prévoir
le nombre de sinistres. D’où il est nécessaire d’effectuer un calcul de probabilité de réalisation de
risque.

1
L’article 5 de la loi du 22/08/99 ; portant Code des Assurances
2
FOURASTIE : in « Théorie et Pratique des Assurances et de la Réassurances » Tome1, p.139
24
Prévoir le nombre de sinistres par rapport au nombre de risque assuré constitue un calcul de
probabilité qui ne peut être effectué que grâce au statistique établi sur la base d’événement passé
.L’établissement de statistique est à la base de la technique d’assurance.
Pour avoir des précisions valables, l’assureur doit grouper un très grand nombre de risques et
doit grouper des risques de même nature. Pour cela, l’assureur a trouvé des techniques pour mieux
faciliter ce travail qui sont : la sélection et la dispersion des risques, ainsi que la réassurance et la
coassurance.

1-La Sélection

L’assureur a intérêt à sélectionner les risques pour écarter ceux qui présentent de fortes
chances de lui occasionner de grosses pertes et ceci grâce à la statistique qui révèle la gravité des
risques. La sélection des risques effectuée pourra diminuer la probabilité des sinistres et permettra
d’homogénéiser les risques de l’assureur. En principe, pour ne pas compromettre l’équilibre du
portefeuille de l’entreprise, l’assureur ne doit accepter que des risques ayant une valeur identique.
Ce qui ne veut pas dire que l’assureur refuse systématiquement de garantir des risques aggravés.
Ceux-ci pourront être couverts moyennant surprime (une maison en bois est plus exposée à un
risque d’incendie qu’une maison en béton).

2-La Dispersion

Pour que l’assurance joue pleinement son rôle, il convient d’établir une dispersion des
risques de manière à éviter qu’un sinistre collectif ne vienne à toucher tous les assurés d’une seule
compagnie. Imaginons une tempête ou un cyclone ravageant une ville qui est entièrement assurée
par une seule compagnie En raison de l’hétérogénéité des risques cette dispersion ne sera jamais
parfaite. C’est pourquoi, l’assureur doit recourir à deux procédés techniques qui permettent de
niveler la valeur des risques qu’il prend en charge et de garantir les risques importants, sans
compromettre l’équilibre de son portefeuille technique. Ces deux procédés sont :
- L’un qui consiste à partager le risque en un certain nombre de participations reparties
entre plusieurs assurances. Cette méthode est appelée la Coassurance.
- L’autre qui consiste à laisser à la charge d’un tiers appelé Réassureur une partie
proportionnelle ou limitative des risques souscrits par l’assureur principal. C’est la
Réassurance.

3-La Coassurance

25
« C’est l’opération par laquelle plusieurs compagnies garantissent un même risque, jugé trop
important pour chacune d’elle, en prenant respectivement une fraction déterminée
contractuellement »1. La coassurance s’applique généralement sur des risques très importants
comme le cas des usines par exemple.
Dans cette méthode, l’assuré se trouve couvert par plusieurs assureurs, chacun garant la part
qu’il a accepté.

4-La Réassurance

« C’est une opération par laquelle l’assureur qui demeure seul responsable vis-à-vis des
assurés pour les risques qu’il a accepté de couvrir cède une partie des risques à un ou plusieurs
partenaires appelés Réassureurs »2.
L’assureur qui cède une partie du risque est appelé Cédant et le réassureur qui accepte le
risque est dit Cessionnaire.
A son tour, le réassureur qui cède une partie du risque qu’il vient d’accepter est appelé
Rétrocédant et le réassureur qui accepte de couvrir ce risque est appelé le Rétrocessionnaire.
En fait, ces deux termes semblent identiques, mais la réassurance est au niveau international.
La réassurance est alors un procédé permettant à l’assureur de garantir les gros risques tout
en assurant l’équilibre de son portefeuille.
Les réassureurs internationaux qui travaillent avec la compagnie d’Assurances ARO sont :
AFRICA-RE, MUNICH-RE, BEST-RE, PARTENER-RE.

C-Notion de Prime

La prime correspond à la cotisation que l’assuré doit verser à l’assureur en contre partie de la
garantie accordée par ce dernier. En d’autres termes, c’est le prix de l’assurance ou la valeur du
risque. On appelle cette prime « La prime Pure »
A cette prime s’ajoute :
 Les chargements destinés à couvrir les frais d’acquisition qui sont les commissions pour
les agents et courtiers, et les frais de gestion nécessaire à l’exploitation de l’entreprise.
 Les impôts et taxes composés de : la taxe d’enregistrement (TE), et la TVA
 Le coût de police ou du contrat d’assurance

1
Lydie Ibrahim SERDOT, cours de Technique des Assurances, 3ème Année Gestion, Université de Toamasina, 2006-
2007.
2
Solofoheritiana Iloniaina RAJOELINA, « La contribution d’une compagnie d’assurance au développement
économique de Madagascar (Cas de la compagnie d’Assurance ARO) », p.45
26
Le total des primes de risque et les chargements constituent la prime nette, et la prime que l’assuré
payera est le total de la prime nette plus les taxes.
D-L a classification technique de l’assurance

Pour des raisons de fonctionnement technique et comptable, la compagnie limite son activité soit
sur une technique de gestion en répartition soit à celle de capitalisation.

1-Gestion en Répartition

Les assurés groupés au sein d’une mutualité versent des primes à l’assureur, qui les place
dans une caisse commune. L’assureur les repartit ensuite en fin d’exercice entre ceux des assurés
qui ont été victimes des sinistres, en prélevant au passage une rémunération. Cette gestion porte
sur les risques courant d’une période annuelle avec une probabilité de réalisation constante
(comme : incendie, accidents de véhicule, dommages aux biens,…). L’assureur s’efforce donc de
fixer la contribution de chacun c'est-à-dire la prime à la charge commune proportionnellement à la
gravité du risque et de sa probabilité de réalisation. Les capacités de l’assureur sont alors
directement proportionnelles au montant des primes collectées, ce qui pourrait poser un problème
lors d’une opération d’assurance à long terme (assurance vie par exemple). D’où la technique de
gestion en capitalisation.

2-Gestion en Capitalisation

Les assurances gérées en capitalisation sont celles souscrites à long terme c'est-à-dire pour
plusieurs années : l’assurance vie, retraite.
La probabilité de réalisation de risque n’est pas constante c'est-à-dire que les chances de
réalisation de risque varient en cours du contrat (en matière de l’assurance sur la vie, le risque ne
cesse de croître compte tenu de l’augmentation de l’âge de l’assuré).
L’assureur fait donc fructifier les primes encaissées par des placements financiers dont les
intérêts vont bénéficier à l’assuré lors de la réalisation du risque garanti, c’est le cas de l’assurance
retraite. On dit donc que les primes sont capitalisées.

§2- Le Cadre Juridique

A- La réglementation des assurances

Dès que les activités se sont développées, il est apparu indispensable de fixer des règles
juridiques régissant les rapports entre l’assureur et l’assuré, les obligations des parties, le contrôle
des sociétés d’assurances et les éléments devant obligatoirement figurer dans le contrat.

27
B- Le Contrat d’assurance

Un contrat d’assurance est une convention passée entre une entreprise d’assurance et une
personne physique ou morale pour déterminer l’objet et les conditions de garanties. Il s’articule
généralement comme suit :

1-La proposition d’assurance

C’est un imprimé préétabli par l’assureur et transmis au souscripteur et/ou l’assuré, par
lequel ce dernier demande à l’assureur de garantir le risque qu’il décrit en répondant aux questions
qui figurent sur la proposition. Le questionnaire permet à l’assureur de recueillir tous les
renseignements que le proposant peut lui fournir et ces déclarations servant de base à la
conclusion du contrat. Ce document constitue également une offre de contracter émanant du
proposant qui est libre de le retirer et de rompre les pourparlers.

2-Le consentement de l’assureur

Puisqu’on parle d’un contrat, un accord devrait être établi entre les deux parties. L’assureur
peut refuser de garantir un risque qui n’entre pas dans son activité ou qui lui semble trop élevé. Il
peut aussi demander des précisions complémentaires et n’accepter le contrat que moyennant
certaines limitations ou exclusions. Lorsqu’il a accepté de garantir le risque qui lui est proposé et
qu’il a tarifé, il établit le contrat qu’il signe et envoi pour signature à l’assuré.

3-La Note de Couverture Provisoire (NCP)

C’est un document constatant l’existence d’une garantie provisoire avant l’établissement du


contrat. Elle n’est que la preuve d’un accord temporaire dont la durée est prévue et à l’expiration
de laquelle la garantie prend automatiquement fin.
La note de couverture est surtout utilisée par les courtiers représentants de la compagnie
pour servir preuve durant l’élaboration du contrat.
Une police d’assurance est donc le lien juridique qui oblige l’assureur à garantir le risque,
l’assuré à payer la prime. Elle comporte :

a- Conditions générales :

C’est un imprimé préétabli par la compagnie et qui contient : les risques couverts, risques
exclus, les obligations des deux parties, le mode de règlement des primes, et diverses
prescriptions.

b- Conditions particulières :

28
C’est un imprimé préétabli qui contient les renseignements de l’assuré : nom et prénoms,
adresse, la personne ou chose assurée, montant de la prime à payer, la date d’effet et
d’expiration du contrat. Elle prouve donc la conclusion et le début du contrat.

c- Avenant :

C’est un écrit qui modifie le contrat d’assurance pour tenir compte des changements du
contenu du contrat. La modification peut être causée par des raisons de constatation d’une
aggravation ou d’une diminution de risque, ou du capital assuré.
Mais en assurance automobile il n’y a que l’avenant de renouvellement.

§3- Les acteurs de la scène d’assurance

Ce sont des preneurs de risque qui encaissent les primes et paient les sinistres qui peuvent être des
personnes physique ou morale. En parlant d’assurance, plusieurs catégories de personnes ou de
sociétés favorisent le travail

1-L’assuré :

C’est l’acteur principal car il est la source du fonctionnement de l’activité de l’entreprise


dans le domaine d’assurance. C’est en fonction de ses besoins en protection que la compagnie
arrive à réaliser et à améliorer ses ventes des produits et sa qualité de service.

2-Les sociétés d’assurances :

En fait, l’assuré et l’assureur sont indépendante, car ce dernier est le réalisateur de toutes les
branches d’assurance avec la collaboration de ses divers agents et cadres ainsi que les
représentants .En cas de réalisation du risque surtout en assurance automobile, d’autre compagnie
ou mutuelle d’assurance entre en cause.

3-Les experts :

En cas de réalisation du risque, ils entrent en scène. Ce sont des personnes choisies en raison
de leur compétence par l’assureur pour déterminer la nature, la cause et l’importance des
dommages en cas de sinistre.

4-Le tribunal :

En cas d’aggravation de la résolution des affaires, ces dernières sont portées au niveau de la
justice qui prend décision.

29
5-Les statisticiens :

Ils sont très indispensables dans le domaine d’assurance pour élaborer les calculs de
probabilité en vue de prévoir le nombre des sinistres qui pourraient être réalisés au cours d’une
année.

6-L’Etat :

En tant qu’actionnaire majoritaire, il est toujours impliqué dans la vie de la société. Dans le
but de protéger les assurés, l’Etat contrôle les activités d’assurance et de réassurance. Le contrôle
porte notamment sur les points suivants : la marge de solvabilité de la compagnie, leurs tarifs,
ainsi que les réserves sur lesquelles il y a la part des actionnaires.

SECTION II : LES DIFFÉRENTS RÔLES DE LA COMPAGNIE D’ASSURANCE

En tant qu’assureur et grâce à la variété de formule de l’assurance, et à l’importance des


capitaux mis en jeu, son rôle le plus dynamique est d’assurer la protection des assurés suivant la
nature du risque à garantir.

§1- Rôle de protection

A- Protection des éléments patrimoniaux

L’assurance a pour principal but de créer la sécurité recherchée par l’individu car elle est
devenue une véritable nécessité non seulement pour l’homme mais aussi pour la société. On
entend par éléments patrimoniaux, tout ce qui concerne le patrimoine c'est-à-dire l’habitation avec
les meubles et tout ce qui appartient à l’assuré. Donc, on ne peut protéger ces éléments que contre
l’incendie, le vol, le cyclone et les dégâts d’eaux,…
L’indemnité d’assurance permet de rembourser les dépenses de construction des biens
détruits à l’assuré. Par conséquent, l’engagement de l’assureur permet de conserver l’équilibre du
patrimoine personnel de plus en plus menacé par le développement de la responsabilité.

B- Protection des éléments extrapatrimoniaux :

Celle-ci concerne la protection de l’homme à travers l’assurance des personnes. Pour faire
face aux dépenses de santé, et pour réaliser les activités professionnelles, l’homme peut être assuré
contre la maladie et les accidents.

§2- Rôle de développement

En donnant une sécurité aux hommes, l’assurance permet le développement de certaines


activités.
30
A- L’assurance au service de l’action industrielle

L’assurance autorise des activités présentant des risques pour soi ou pour autrui. En plus,
l’assurance favorise les activités professionnelles car la fréquence de la mise en jeu des
responsabilités professionnelles devient de plus en plus grande.
A cet effet l’assurance présente un double intérêt :
- Elle permet à l’assuré de se livrer à son activité professionnelle sans être obsédé par une
condamnation éventuelle.
- Elle permet au client de traiter avec le professionnel en toute confiance car en cas de
préjudice l’assureur s’occupe de lui rembourser.

B- L’assurance au service de développement


1- Rôle de développement financier

L’assureur fait partie des investisseurs institutionnels. En effet, l’accumulation des primes
permet à l’assureur de constituer des capitaux qu’il peut placer afin de retirer des bénéfices. Grâce
à l’assurance vie, elle vient augmenter les formes classiques de crédit. En effet, l’organisme de
crédit accorde le prêt à condition que l’emprunteur souscrive une assurance vie à son profit.

2- Rôle de développement économique

L’assurance permet le développement des activités industrielles et économiques, comme les


constructions des grands immeubles.
Exemple : Les gratte-ciel n’auraient pu être entrepris de façon si rapide si les assurances offertes
aux ouvriers des chantiers ne leur avaient pas permis de garantir l’avenir de leur famille quoi qu’il
arrive.
C’est aussi un facteur de production, car les échanges commerciaux se multiplient à l’existence
des assurances de transport que ce soit terrestre ou maritime.

L’assurance est une opération par laquelle l’indemnité est remboursable à l’assuré que s’il y a
réalisation du risque garanti dans le contrat. L’assureur garantit la protection de l’assuré et de ses
biens en contre partie de la prime payée par ce dernier. Il est donc nécessaire de savoir les
différentes catégories d’assurances que nous allons voir dans le chapitre suivant.

31
CHAPITRE III : LES DIFFÉRENTES BRANCHES D’ASSURANCE ET LEURS
SPÉCIFICITÉS

Pour mieux faciliter le travail, la compagnie a classifié les divers risques en deux branches :
Branche Vie et Branche Non-Vie.

SECTION I : BRANCHE VIE ET CAPITALISATION

Dans la branche vie, il existe deux types d’assurances : Assurance Vie et Assurance Retraite.

§1- Assurance Vie

Il s’agit ici d’assurer une vie. Elle consiste à garantir un versement d’une somme fixée au
préalable à l’assuré s’il survit à une époque déterminée ou au bénéficiaire désigné par lui, au
contrat en cas de décès avant le terme du contrat.
Sont considérés comme objets de garantie dont l’assureur s’engage à verser le capital assuré :
- En cas de décès de l’assuré
-En cas d’Invalidité Permanente et Totale de l’assuré avant son 65ème anniversaire
-En cas de survie de l’assuré au terme du contrat
Dans ce type de contrat l’assuré fixe librement le montant du capital assuré.
Il existe plusieurs types d’assurance vie que l’assuré peut choisir selon ses moyens et
besoins, mais les plus courants sont : l’assurance vie temporaire décès, l’assurance vie entière
revalorisable et l’assurance vie combinée revalorisable ou assurance vie mixte. Ces types
d’assurances se différencient au niveau des garanties.
L’assurance vie temporaire décès

La garantie vient :
 En cas de décès de l’assuré
 En cas d’invalidité permanente et totale (IPT)
Dans ces cas il y a remboursement à l’assuré ou au bénéficiaire du capital assuré.

A- Assurance vie entière revalorisable

Dans ce cas, la durée doit être plus longue pour que le capital puisse se revalorisé (10 à 20
ans ou plus). Comme son nom l’indique, on assure une vie entière, donc quelque soit la date de
survenance du décès, la garantie aura toujours lieu.
Le paiement du capital assuré se fait soit :
 En cas de décès de l’assuré

32
 En cas d’IPT de l’assuré avant le terme du contrat et avant son 65ème anniversaire

B- Assurance vie combinée revalorisable

Dans ce cas, le paiement du capital assuré se fait :


 Soit en cas de décès de l’assuré avant le terme du contrat
 Soit en cas d’IPT de l’assuré avant le terme du contrat et avant 65 ans
 Soit en cas de vie au terme du contrat, à condition qu’il n’ait déjà bénéficié du capital
assuré au titre de l’IPT.
De ces deux derniers types d’assurances vie peut être souscrite l’assurance sur deux têtes qui
est une double assurance constatée par un seul contrat. La réalisation du risque repose sur les deux
assurés.

§2- Assurance Retraite

La compagnie subdivise cette assurance en deux types qui sont : l’assurance retraite
complémentaire et la retraite minute à cotisation libre.

A- Retraite complémentaire

L’assurance retraite complémentaire a pour but de garantir :


 En cas de vie à l’âge de retraite le paiement à l’assuré soit d’une rente viagère, soit d’un
capital unique, en contre partie des cotisations qu’il aura effectuées.
 En cas de décès avant l’âge de retraite : le remboursement au bénéficiaire désigné dans le
contrat des 110% des cotisations nettes versées
L’âge désigné de retraite en assurance retraite complémentaire est à 55 ou 60 ans. Toutefois,
l’assuré a la faculté de différer ou d’anticiper de 5 ans au maximum la date d’entrée en jouissance
de la retraite. Par conséquent, l’anticipation de la retraite entraine une réduction de la rente
constituée en prévision de la jouissance, tandis que la prorogation entraîne une augmentation de la
rente future.
Le minimum de versement c'est-à-dire l’ouverture de compte est de 5000 Ar ou 25000Fmg.
Mais par la suite, le paiement de la cotisation est libre. L’assuré peut verser le montant qu’il veut
et quand il veut selon ses disponibilités. Il n’y a aucune contrainte mais l’idéal est d’effectuer un
versement permanent et le montant de la retraite sera en fonction de la somme totale versée et qui
est revalorisée chaque année.

33
B- Retraite Minute à Cotisation Libre

Par différence à la retraite complémentaire, l’âge de retraite en retraite minute est uniquement à
60ans, mais comme son nom l’indique la cotisation est entièrement libre.
L’assureur garantit :
 Le versement de la rente à l’assuré à l’âge de retraite
 Le remboursement d’une somme égale à 200% des cotisations versées au bénéficiaire
désigné au contrat en cas de décès de l’assuré avant l’âge de retraite.

SECTION II : BRANCHE NON-VIE

§1- Assurance des dommages

Elle consiste à assurer des biens appartenant à l’assuré que ce soit meuble ou immeuble ainsi
que la responsabilité. Ces biens sont assurés contre l’incendie, le vol, le cyclone, et les dégâts
d’eaux, …

A- Assurance Incendie

La compagnie garantit l’assuré contre les dommages subis aux biens déclarés en cas
d’incendie. Il existe des assurances incendie habitation, entreprise et les produits ou marchandises
qui la contiennent, etc.
La compagnie garantit l’assuré contre :
 Les dommages matériels résultants d’un incendie causé : aux biens immobiliers, aux
embellissements et aménagements, au mobilier personnel, au matériel industriel, commercial
ou agricole et aux marchandises.
 Les dommages résultants à la suite d’un incendie, de la privation de jouissance et de la perte
des loyers.
 Les responsabilités résultantes d’un incendie : la responsabilité locative, le recours des
voisins et des tiers, le recours des locataires contre le propriétaire par suite de vice de
construction.
La prime à payer par l’assuré varie suivant le bâtiment à assurer et de la valeur des choses
déclarées, si c’est une entreprise, savoir le contenu des produits ou marchandises. Ces critères
permettent à la compagnie de fixer le taux à appliquer dans le calcul de la prime, le taux appliqué
à une station d’essence ne sera jamais identique à celui d’une entreprise textile.
D’ailleurs, à la souscription le producteur effectue avec l’assuré une visite de risque dans le
but de s’assurer la déclaration.

34
En cas de sinistre, l’indemnité due à l’assuré est aussi calculée sur la base de la valeur des choses
déclarées et de la prime payée.

B- Risques Divers et Annexes

Ceux-ci regroupent les assurances vol, le cyclone et inondation ainsi que la responsabilité
civile. L’assurance incendie constitue la base de souscription à toutes ces assurances.

1-Assurance contre le vol et cyclone

Il existe des assurances contre le vol habitation et les banques, bureaux et magasins.
En cas de perte, l’assureur garantit les dégâts causés aux biens mobiliers.
En assurance contre le vol, la garantie est limitée aux circonstances manifestées par effraction,
violence ou meurtre.
Le remboursement des biens perdus tient toujours compte de la prime payée et de la déclaration
effectuée par l’assuré.

2-Assurance Responsabilité Civile (RC)

La responsabilité civile est l’obligation de réparer le préjudice causé à un tiers en raison d’un
acte involontaire que ce soit un simple individu ou un responsable d’entreprise.
Ce contrat concerne chaque individu majeur, elle a pour but de couvrir notre responsabilité
dans notre vie privée car chaque personne est exposée aux risques dans toutes ses activités privées
et professionnelles.
Exemple : Un chien a mordu un visiteur involontairement, ou encore sans le vouloir on a cassé un
objet fragile dans un magasin.
L’assurance RC garantit la réparation des dommages causés à autrui par l’assuré ou par les
personnes dont il répond ainsi que des animaux dont il a la garde.
L’assureur garantit les conséquences pécuniaires :
 De la RC délictuelle ou quasi-délictuelle pouvant incomber à l’assuré.
 Des recours qui pourraient être exercés contre l’assuré en raison des dommages corporels,
matériels et immatériels qui en sont la conséquence causée au tiers et provenant des risques
définis. Il existe plusieurs types de responsabilités qui varient selon les activités pratiquées
mais on peut citer quelques exemples comme :
 RC Particulier chef de famille ou RC Vie privée
 RC établissements scolaires
 RC sportif
 RC propriétaire de véhicule
35
 RC chef des entreprises
 RC des chirurgiens dentistes
 RC sur l’organisation des braderies, foire
 RC des salons de coiffure
 RC des manifestations compétitives, etc.
La prime à payer dépend du type de garantit choisi et du risque à assurer.

§2- Assurance des Personnes

Elle garantit le versement d’une indemnité à l’assuré en cas de réalisation des risques. Elle
comprend l’assurance personnelle contre les accidents et l’assurance santé.
A- Assurance Personnelle contre les Accidents (A.P.A)
On entend par « Accident toute atteinte corporelle quelque soit la nature provenant de
l’action soudaine d’une cause extérieure et par voie de conséquence, les altérations de la santé qui
en résultent »1.
En cas d’accident, l’assureur s’engage à payer à l’assuré ou au bénéficiaire les indemnités
correspondantes aux conséquences de l’accident.
Ce remboursement aura lieu en cas :
-De décès
-D’Infirmité Permanente et Définitive
-D’incapacité temporaire
Il y aussi :
-Le remboursement des frais de traitement
-Le remboursement des frais de recherche, de sauvetage et de transport.
Le versement des indemnités par l’assureur est fixé selon les conditions ci-après :

1-En cas de décès de l’assuré :

Paiement au bénéficiaire du capital prévu aux conditions particulières à condition que la


survenance de l’accident soit immédiate ou incluse dans les douze mois qui le suivent.

2-En cas d’infirmité permanente et définitive de l’assuré :

Paiement d’une indemnité à l’assuré dont le montant varie suivant le degré de l’infirmité.

1
Conditions Générales Assurance Personnelle contre les Accidents, article1, p.01
36
• 1
Si l’infirmité est totale : paiement du capital prévu aux conditions particulières.
L’infirmité est totale lorsque calculée conformément au barème cité dans la condition
générale, elle atteint le taux de 100%.
• Si l’infirmité est partielle : paiement à un pourcentage du capital prévu(aux conditions
particulières) au taux d’infirmité calculé conformément au barème cité dans la condition
générale.
Exemple de barème :
 Perte totale des deux yeux ou de leur vision : 100%
 Surdité incurable et totale : 40%
 Perte d’un bras ou d’une main : Gauche : 50%, Droite : 60%
Il existe encore plusieurs détails pour chaque partie du corps indiquée au condition générale
dans le but d’identifier le montant à rembourser.
Si l’infirmité ne trouve pas le taux parmi les taux indiqués, il est indispensable de consulter un
médecin expert pour le déterminer.

3-En cas d’incapacité temporaire de l’assuré :

Il s’agit de l’incapacité d’exercer l’activité professionnelle de l’assuré ou son incapacité de


se livrer à ses occupations habituelles. D’où paiement de l’indemnité nécessaire pendant le temps
où l’assurer se soumet à un traitement médical ou au repos nécessaire à sa guérison. Cette
indemnité est réduite de moitié à partir du jour où l’assuré peut reprendre partiellement ses
occupations.

4-En cas de traitement :

Remboursement sur remise des pièces justificatives, des frais de traitement médicaux,
chirurgicaux, pharmaceutiques et d’hospitalisation à concurrence par sinistre de la somme fixée
aux conditions particulières. Sont seuls pris en charge, les frais de traitement dispensés par des
praticiens munis des diplômes exigés par les pouvoirs publics.

5-En cas de recherche, de sauvetage, et de transport de l’assuré :

Remboursement des frais occasionnés effectués par des sauveteurs isolés ou par des
organismes de secours, privés ou publics.
Par « Transport, on entend le transfert de l’assuré du lieu de l’accident ou du sauvetage jusqu’à la
localité la plus proche, ou si son état exige une hospitalisation, jusqu’à la clinique ou l’hôpital le
plus proche »1.
1
Conditions Générales Assurance Personnelle contre les Accidents, p.04
37
B- Assurance Santé

La garantie en assurance santé se livre à une personne physique en bonne santé qui n’a pas
une maladie préexistante, car dans le cas contraire le risque est certain.
En cas de maladie, l’assureur garantit le remboursement des dépenses nécessaires suivant la prime
payée et l’importance du portefeuille.
A la souscription, l’assuré choisit entre les deux formules et détermine le pourcentage de
remboursement :
-Formule 1 : Maladie-Chirurgie Hospitalisation
-Formule 2 : Chirurgie Hospitalisation
L’assureur effectue le remboursement des :
-Frais médicaux et pharmaceutiques, mais dans la formule 2 ces frais ne sont pas pris en
charge.
-Frais chirurgicaux sans hospitalisation, honoraires des chirurgiens assistants, frais
opératoires, frais d’analyses et radiographie.
-Frais d’hospitalisation médicale ou chirurgicale dans un hôpital ou une clinique.
-Frais de changement des Lunettes Verres Optiques
-Frais de consultation chez le dentiste.
Il existe des garanties facultatives qui sont :
-Frais de Soins et d’Hospitalisation à l’Extérieur (FSHE)
- Transport Sanitaire entre 2 Pays (TS2P)
En assurance santé, il y a ce qu’on appelle « Délais d’attente » qui est en général de trois
mois, en cas de grossesse il est de neuf mois. Ceci est dans le but de vérifier si l’assuré n’a pas une
maladie préexistante (comme le cancer, maladie d’estomac,…etc.)
Mais si c’est une maladie courante comme la fièvre, la garantie tient toujours.
Assurance Voyage
Elle est appelée aussi « ARO Assistance » qui garantit lors d’un voyage à l’extérieur une
assistance médicale pendant moins de 90jours consécutifs. Elle garantit :
-L’évacuation et le rapatriement médical d’urgence
-Les frais médicaux d’urgence et frais dentaire d’urgence
-Le rapatriement de la dépouille mortelle
-Les frais de voyage supplémentaire après une évacuation médicale
-Le transport d’enfants mineurs

1
Conditions Générales Assurance Personnelle contre les Accidents, p.06
38
-Une prolongation de séjour

§3- Assurance Maritime et Automobile

A- Assurance Maritime

Elle comprend : l’assurance faculté maritime, et l’assurance corps de navire. L’établissement


du contrat ainsi que la tarification en assurance maritime appartient au siège mais la direction se
charge de réunir toutes les pièces nécessaires.

1-Assurance Faculté

Elle concerne uniquement le transport des marchandises d’un pays (ou région) à un autre.
Exemple : Transport de riz de Mahajanga à Diego-Suarez
Des dommages et pertes matériels peuvent survenir aux marchandises transportées.
Les garanties offertes sont :
- Les dommages et pertes matériels ainsi que les pertes de poids et de quantité à la suite
d’événements dans la mesure où ils ne sont pas expressément exclus par le contrat.
- Les avaries particulières
- La perte totale et/ou le cas de délaissement

2-Assurance corps de navire

Dans ce type d’assurance il existe :


• L’assurance tout corps c'est-à-dire quelque soit le type de navire
• L’assurance de navire de pêche et embarcation de plaisance
Le souscripteur choisit entre les garanties suivantes :

a- Tous risques qui couvrent :

-Les avaries particulières (dommages et pertes matériels) à la suite généralement d’accident et


fortune de mer dans la mesure où ils ne sont pas expressément exclus par le contrat.
-Les avaries communes (sinistre touchant à la fois le navire et la cargaison)
-Le recours de tiers
-Les frais d’assistance et de sauvetage
-La perte totale et/ou les cas de délaissement

39
b- Franc d’Avaries Particulières Sauf : FAP SAUF qui couvre :

- Les avaries particulières survenues uniquement à la suite de tempête, abordage (collision entre
deux navires), échouement, incendie, explosion, et heurt.
-Les quatre derniers risques susmentionnés dans la garantie précédente

c- Franc d’Avaries Absolument : FAA qui couvre :

-Le recours des tiers


-Les frais d’assistance et de sauvetage
-La perte totale et/ou les cas de délaissement (P.T.D)

B- Assurance automobile

Elle a pour objet de garantir l’ensemble des risques découlant de l’utilisation d’un véhicule
terrestre à moteur à deux, trois ou quatre roues.
Il existe deux formes de souscription en assurance automobile :
-Assurance police mono-véhicule : une seule police pour un seul véhicule assuré.
-Assurance police flotte : une seule police pour plusieurs véhicules assurés.
La souscription de cette dernière n’est possible que s’il y a au moins cinq véhicules à assurer
appartenant à une seule personne physique ou morale.
Les risques garantis sont :
-La Responsabilité Civile qui est obligatoire
-Les dommages éprouvés par le véhicule assuré par suite d’accident, d’incendie et de vol qui sont
facultatifs.

1-La Responsabilité Civile (RC)

Elle se traduit par l’obligation de l’assureur de verser aux tiers lésés une indemnité correspondant
au montant du préjudice.
Elle est obligatoire suivant les dispositions de l’article 60 de la loi 99-013 portant code des
assurances.
Elle a pour objet de réparer les dommages matériels et corporels causés aux tiers par le
véhicule assuré.
Les dommages dont seraient reconnus responsable l’assuré :
-par son fait (faute de conduite)
-par le fait des personnes dont il répond (son conducteur)
Par « Tiers », il faut entendre toute personne autre que l’assuré, l’assureur, le propriétaire et le
conducteur du véhicule.
40
2-Les dommages éprouvés par le véhicule assuré ou « Assurance Tiers »

Il existe : la Tierce Complète, la Tierce Collision, et la Tierce Collision Aménagée.


a- La Tierce Complète
Elle garantit les dommages éprouvés par le véhicule assuré ainsi que les accessoires et les pièces
de rechange lorsqu’ils résultent :
• D’une collision avec un autre véhicule
• D’un choc contre un corps fixe ou mobile
• D’un versement sans collision préalable
b- La Tierce collision et la Tierce collision aménagée

Elles garantissent les dommages subis par le véhicule assuré ainsi que les accessoires et les
pièces de rechange lorsque ces dommages résultent initialement et exclusivement d’une collision
avec un véhicule terrestre à moteur appartenant à un tiers identifié :
- Sans qu’il soit nécessaire que la faute du tiers soit établie (en tierce collision)
- Lorsque la responsabilité du véhicule assuré n’est pas entièrement engagée

c- Par suite d’incendie

L’assurance incendie garantit les dommages éprouvés par le véhicule assuré ainsi que les
accessoires et les pièces de rechange lorsque ces dommages résultent : de l’incendie, de la
combustion spontanée, de la chute de la foudre et de l’explosion.

d- Par suite de vol

L’assurance vol garantit :


-Les dommages et pertes subis par le véhicule assuré à la suite d’un vol ou d’une tentative
-Le remboursement de la valeur du véhicule volé et non retrouvé
-Le remboursement des frais engagés par l’assuré avec l’accord de l’assureur pour la récupération
du véhicule à la suite d’un vol.
Il existe encore plusieurs autres garanties complémentaires mais les plus courantes sont :
l’Indemnisation Directe et Recours (IDR) et les bris de glaces.

3- L’indemnisation directe et recours

41
a- Indemnisation directe
Cette garantie permet d’indemniser directement l’assuré lorsque son véhicule entre en
collision avec un autre véhicule appartenant à un tiers identifié. Elle évite à l’assuré les tracas dans
les démarches d’une négociation avec son adversaire ou avec l’assureur de ce dernier et hâter ainsi
le règlement des dommages subis par le véhicule.

b- Le recours

La garantie Recours a pour objet de se substituer à l’assuré pour réclamer à l’amiable ou


judiciairement au tiers responsable la réparation des dommages subis par le véhicule assuré.

4- Les bris de glace

Cette garantie n’est consentie qu’en complément des garanties incendie et vol. Elle a pour
objet de garantir les dommages subis par le pare-brise, les glaces latérales, la lunette arrière, la
glace du toit ouvrant, lorsque ces dommages sont la conséquence ou non d’un accident
généralement d’une cause inconnue.
La combinaison de garantie la plus demandée à la DRM est la RC et l’IDR.

Chez la Direction de Mahajanga, voici en général le pourcentage des clients au niveau de quelques
catégories d’assurances pendant l’année 2009 :
BRANCHES AUTOMOBILE I.R.D A.P.A MARITIME
POURCENTAGE 64% 21, 67% 11, 33% 3%
Source : Direction Régionale de Mahajanga, Mars 2010
D’après ce tableau, on constate que les clients sont très actifs de souscrire à l’assurance
automobile puisque la garantie Responsabilité Civile est obligatoire, vient ensuite l’assurance
Incendie et Risques Divers (I.R.D) et l’Assurance Personnelle contre les Accidents (A.P.A) et
enfin l’assurance maritime qui est un peu faible.

C- L’Evolution de la production de la compagnie


Après avoir cité les différents produits de la compagnie, il est indispensable de savoir et de
présenter en chiffre l’évolution de la production durant les cinq dernières années c'est-à-
dire de 2005 à 2009.

42
Tableau n° I : Évolution de la Production de la Compagnie (en millions d’Ar)

BRANCHES 2005 2006 2007 2008 2009 VARIATIONS


2007/2008 2008/2009
NON-VIE
TERRESTRE
Auto 8339,4 8983,8 9461,3 10861,6 10098,1 14,80% -7,03%
Incendie 1753,4 1824,9 1602,1 1462,4 1601,6 -8,72% 9,52%
Droit commun 5493,8 9823,8 15821 17039,8 14116,3 7,71% -17,16%
Risques divers 7053,8 7116,9 7038 7121,8 9398,3 1,19% 31,96%
Risques spécieux 581,1 527,5 452,70 918,50 1016,20 102,89% 10,64%
Risques agricoles 62,7 79,8
Sous-total 23284,2 28356,7 34375 37404,1 36230,4 8,81% -3,14%
AVIATION 5599,5 6472,4 6202,2 4549,5 4646,9 5,42% 2,14%
MARITIME
Facultés 1071,6 1279,1 2056,5 3049,6 947,7 48,29% -68,93%
Corps 449,8 521,6 325,1 252 727,5 -22,49% 188,69%
RC 552,5 526,2 496,6 403 549,7 -18,85% 36,40%
Sous-total 2073,9 2326,9 2878,2 3704,6 2224,8 28,71% -39,94%
TOTAL NON VIE 30957,6 37156 43455 45658,2 43102,1 5,07% -5,60%
VIE
Vie/Décès 1118,7 2556,3 2903 3306,9 3121, 4 13,91% -5,61%
Retraite/Capita-
lisation 3559,9 3473,7 3975,2 5897,1 5901,9 48,35% 0,08%
TOTAL VIE 4678,6 6030 6878,2 9204 9023,4 33,81% -1,96%
Total Affaires
directes 35636,2 43186 50334 54862,2 52125,5 9,00% -4,99%
ACCEPTATIONS 1419,9 868 2600,2 2455,7 3530 -5,56% 43,75%
PRIMES
BRUTES 37056,1 44054 52934 57317,9 55655,5 8,28% -2,90%
Source : Rapport Annuel 2009

Commentaire
Vu ce tableau chiffré de l’évolution du chiffre d’affaires, on constate une baisse des primes
brutes en passant de 57,3 milliards en 2008 à 55,7 milliards en 2009. Soit une baisse de -2,9%
La branche terrestre a connu une régression de -3,1% dont la baisse la plus importante
concerne le Droit commun avec -17,2% suite à la diminution des contrats RC. Puis, il y a
diminution de la production Auto de -7%, par contre il y a progression des risques divers, risques
spécieux et incendie.

43
Par contre, on a constaté qu’à partir de l’année 2007, la compagnie n’a pas pu présentée de
production aux risques agricoles.
Par la suite, la branche aviation s’est améliorée de 2.1%. Contrairement à cela, la branche
maritime a été marquée par une baisse de 39,9% de la production. Une baisse de -68,9% en faculté
peut s’expliquer par la baisse des échanges tant en import qu’export.
Et enfin, la branche vie a connu une baisse de -5,6%
5,6% en 2009, par contre les assurances
retraite a pu présentées une progression mais très faible en 2009.

Graphique n° 2:: Evolution de la production de la compagnie

Source : Rapport Annuel 2009

Source : Rapport annuel 2009

Durant l’exercice 2009, ci-dessous


dessous la part de la production de la DRM : Chiffre d’affaires
d’affaire en
Ariary.

44
Tableau n° II : Présentation du chiffre d’affaires de la DRM (en millions d’Ar)

ELEMENTS PN + ACC1 PRIME TTC


Terrestre 458 370 541,49 582 350 409,20
Maritime 56 323 539,22 71 556 788,07
Vie 124 274 446, 88 127 931 012,67
TOTAL 638 968 527,59 781 847 209,94
Source : Service Comptabilité DRM

Parmi les différentes branches d’assurances offertes par la compagnie, l’assuré a la possibilité de
choisir le type de contrat d’assurance selon ses besoins de protection.
Au fil des années de production, le chiffre d’affaires de la compagnie ne cesse pas de s’évoluer.
Mais durant l’exercice 2009, vu la situation traversée par le pays, laproduction de la compagnie a
diminué. Ce qui nous emmène à voir dans la deuxième partie le fonctionnement de la compagnie
d’assurance ARO.

DEUXIÈME PARTIE : LES PRINCIPES ET PRATIQUES DE GESTION AU NIVEAU DE LA


COMPAGNIE

1
Primes Nettes+Accessoires(le coût de police)
45
DEUXIÈME PARTIE :
LES PRINCIPES ET PRATIQUES DE
GESTION AU NIVEAU DE LA
COMPAGNIE

46
De prime à bord, nous allons essayer d’aborder dans cette partie les principes et
pratiques de gestion, ainsi que la méthode de production et comptable au niveau de
la compagnie d’assurance ARO. Pour achever cette partie, nous allons dégager les
différents problèmes rencontrés par la direction et proposer des solutions dans le
but de contribuer à l’amélioration de la gestion de la direction.

47
CHAPITRE I : ORGANISATION FINANCIÈRE DE LA COMPAGNIE

Dans ce chapitre, on va voir le fonctionnement financier et la méthode comptable menée par la


compagnie au niveau d’une Agence.

SECTION I : FONCTIONNEMENT D’UNE ENTREPRISE D’ASSURANCE

§1- Fondement de la Société

A- La compagnie d’Assurance : Une Société Anonyme

Elle est composée des actionnaires qui possèdent des actions représentants le capital mis en
commun. Ces actions sont gérées par un conseil d’administration représenté par quelques
membres de l’Etat, du personnel et du SONAPAR. Elles sont soumises à la disposition du code de
commerce de la législation générale des assurances.
La compagnie perçoit des primes et rémunèrent les intermédiaires, agents courtiers qui
apportent les contrats d’assurance par le paiement d’une commission.
Lorsqu’elle réalise des bénéfices, elle les distribue aux actionnaires sous forme de dividende.

B- Organisation Financière

1-Les recettes

Quelque soit la forme de l’entreprise d’assurance, celle-ci encaisse des primes ou des
cotisations versées par l’ensemble des assurés. Le montant de ces primes est en fonction de la
nature du risque à garantir et de l’organisation de l’entreprise. Mais il existe des risques pour
lesquels les tarifs applicables sont uniformisés par des accords tarifaires conclus entre les
compagnies d’assurances.

2-Les dépenses

Celle-ci consiste dans le règlement des sinistres, des frais généraux inhérents au
fonctionnement de l’entreprise et des impôts. Les frais généraux comprennent essentiellement les
frais de gestion ou dépenses de fonctionnement (loyers, salaire du personnel, frais
d’expertise,…etc.) et les commissions attribuées aux intermédiaires.

48
§2- Les Provisions et Placements

A- Les Provisions Techniques

Pour qu’une entreprise d’assurance puisse faire face à ses engagements envers les assurés et
bénéficiaire de contrat, elle doit obligatoirement mettre de côté des réserves à la clôture de chaque
exercice. Ces réserves sont appelées « Provisions Techniques ». Elles garantissent le paiement des
charges globalement prévisibles mais non estimées exactement dans la future. Ces provisions ou
réserves techniques sont de quatre sortes :

1-Les Provisions pour risques en cours (REC)

Elles représentent les provisions pour risques au titre des contrats souscrits ou renouvelés au
cours de l’exercice considéré, ou au titre des contrats souscrits ou renouvelés au cours de
l’exercice antérieur. En principe, la société arrête son compte au 31 Décembre de chaque année.
Tout au long de l’exercice, l’entreprise a émis des primes qui ne sont pas acquises en totalité au
cours de cet exercice car la couverture du risque se prolonge sur l’année suivante.

2-Les Provisions pour sinistre à payer (SAP)

Ces provisions correspondent aux sommes destinées à régler les sinistres survenus au cours
de l’exercice ou au cours de l’exercice précédent et dont le règlement n’a pas encore été effectué à
la date de clôture de l’exercice ainsi que les sinistres déclarés dont leurs coûts ne sont pas connus
exactement. En fait, les sinistres ne sont pas tous réglés dans l’exercice de leur déclaration. Des
contestations sur l’évaluation des dommages entraînent souvent des délais de liquidation assez
longe. En outre, certaines victimes des accidents de circulation sont blessées si gravement qu’il
faut attendre des mois et parfois des années pour le règlement de leurs indemnités. Il convient
donc de constituer chaque année une provision pour sinistre à payer correspondant à la valeur des
dépenses pour sinistre non réglées à l’inventaire.

3-Les Réserves ou Provision mathématique

Ces provisions concernent spécialement l’assurance vie. La provision pour risque en cours et
provision pour sinistre à payer sont confondues en une seule provision :

« La Provision mathématique ». Les engagements de l’assureur en assurance vie s’exécutent


généralement à long terme et les réserves nécessaires ne peuvent être calculées que par des
méthodes actuarielles basées sur les tables de mortalité et les taux d’intérêts.

49
4-Les
Les Réserves de Capitalisation

Cette provision constituée à partir des primes encaissées par l’assureur est destinée à parer à
la dévaluation monétaire des réserves.
Ci-dessous
dessous la présentation schématique des
des Provisions Techniques durant les cinq dernières
années.

Graphique n° 3:: Evolution des Provisions Techniques (en millions d’Ariary)

Source : Rapport annuel 2009

B- Les placements

Toutes les entreprises d’assurances sont tenues de posséder des valeurs immobilières,
mobilières, ou financières à titre de placement. Pour garantir d’une manière effective ces
engagements, les placements doivent
doi être effectués en valeur sure,
e, suffisamment diversifiés et
productifs. Pour le cas dee la compagnie d’assurance ARO, ces placements
placements sont présentés sous
forme de : titres, immeubles, bon de trésor, dépôt à terme (DAT),, prêts hypothécaires, et autres
placements.

50
Graphique n° 4: Répartition des Placements (en millions d’Ariary)

Source : Rapport annuel 2009


Commentaire
En totalisant le montant des placements, on constate que les placements effectués par la
compagnie ont progressés en passant de 144,8 milliards en 2008 à 208,2 milliards en 2009.
D’après cette présentation graphique, le bon d’Etat est le plus élevé parmi ces différents
placements, vient ensuite les immeubles que la compagnie possède et les titres et dépôt à terme.
term

SECTION II : LA COMPTABILITÉ
COMPTABILIT GÉNÉRALE
RALE DE LA COMPAGNIE D’ASSURANCE
D’ASSURA ARO

Dans cette section, nous allons clarifier le principe comptable et le système de comptabilisation
des opérations chez la compagnie.

§1 : Définition et Principe comptable de la compagnie

DÉFINITION
« La comptabilité est une technique
ique d’information quantitative décrivant en unité monétaire,
l’activité et la situation de toute entité économique (et plus spécialement de l’entreprise). »1
En d’autres termes, la comptabilité est un élément essentiel du système d’information des
entreprises car elle permet :
- De mémoriser des informations dans un cadre cohérent

1
Bakolisoa Voahirana RAHARIMALALA, cours de Comptabilité Générale 1ère Année Gestion, Université de
Toamasina, 2004-2005.
51
- De contrôler le fonctionnement de l’entreprise
- D’informer les décideurs c'est-à-dire les actionnaires
La comptabilité dans une entreprise d’assurance telle que l’assurance ARO ne diffère guère
des règles comptables généralement connues.

A- Les Principes comptables de la compagnie

La compagnie d’assurance ARO, comme toute entreprise respecte les méthodes et principes
préconisés par le nouveau Plan Comptable des Assurances (PC Ass).
La comptabilité de la compagnie est interdépendante car elle est l’ensemble des comptabilités des
différents points de ventes éparpillés dans l’île. Ainsi, lorsqu’on parle du chiffre d’affaires de la
compagnie, c’est l’ensemble des ventes réalisées par ces points de vente. Bref, le circuit de la
comptabilité sera : comptabilité de la direction, va à la comptabilité agence qui le transmet à la
comptabilité siège.
La relation entre le Siège et la Direction
Au niveau du siège, il existe plusieurs unités de production, y compris le service
comptabilité agence. En fait, quand on parle de la comptabilité agence, il faut parler de la
comptabilité siège puisque la comptabilité agence est l’interlocuteur au siège des différentes
comptabilités des points de vente y compris les directions.
Donc, on dit que la comptabilité siège a une fonction centralisatrice de toutes les
informations. En effet, le passage d’une opération comptable d’un point de vente à un autre se fait
par l’intermédiaire de la comptabilité siège. Par conséquent, la comptabilité siège et la
comptabilité point de vente sont deux comptabilités parallèles car elles enregistrent chacune toutes
opérations passées au niveau du point de vente.
En comptabilité, on ne peut travailler qu’avec des « COMPTES ».
Ces comptes servent à identifier les différentes opérations effectuées, et du côté client on
parle de numéro des comptes clients pour les différencier les uns des autres.
Les différents points de vente sont distingués par des codes agences :
40 : Agence Mahajanga
87 : Mandritsara
45 : Maintirano
43 : Antsohihy

52
B- Plan des comptes de la compagnie

Comme toute entreprise, la compagnie d’assurance ARO possède un plan des comptes
particuliers qui est adapté selon ses besoins. La majorité des comptes trouve leur source dans le
Plan Comptable Général mais il y a des particularités.
« Le nouveau Plan Comptable des Assurances ou PCAss a été présenté à la validation
générale du Conseil Supérieur de la Comptabilité (CSC) le 21 Décembre 2006 après avoir obtenu
un avis de conformité au PCG 2005.Le PCAss est cohérent avec les normes comptables
internationales et son application devient obligatoire d’après le décret n°2007-152 du 19 Février
2007 »1
Tableau n° III: Présentation du Plan des Comptes

COMPTES INTITULÉ
É
170001 Compte de Liaison SIEGE
300001 Publicité
CLIENTS
41XX1NNNNN Clients
41XX2NNN Courtiers
PERSONNEL
420XXX Personnel (Salaire)
421XXX Epargne
422XXX IGR
423XXX Remboursement Avance
DEBITEURS CREDITEURS DIVERS
460XXX
COMPTE DE PASSAGE
490101 Primes-Ristourne-Emission Terrestre (Passation Automatique)
490102 Primes-Ristourne-Emission Maritime (Passation Automatique)
490103 Primes-Ristourne-Emission Vie (Passation Automatique)
490104 Compte de Passage
490201 Commissions Primes Terrestre (Passation Automatique)
490202 Commissions Primes Maritime (Passation Automatique)
490203 Commissions Primes Vie (Passation Automatique)
490301 Règlement Sinistre Terrestre

1
http://www.csc.mg/documents/flashcompta01.doc
53
490302 Règlement Sinistre Maritime
490401 Frais de Fonctionnement
TRESORERIE
56000X Banque
57000X Caisse
VIREMENTS INTERNES
590001 Virements Internes
PERTES ET PROFITS
874 Pertes et Profits
Source : Service Comptabilité de la DRM
 Le compte 170001 : Compte de Liaison
Ce compte concerne les opérations de point de vente en liaison avec le siège. C’est aussi un
compte de transfert vers le siège pour la comptabilisation des opérations ne concernant pas
directement la direction.
Exemple : Un client de la Direction Toamasina de passage à Mahajanga effectue un versement sur
sa police retraite au crédit de son compte.
On sait que deux directions ne peuvent pas se communiquer des informations. La DRM émet
à l’attention du siège une note de crédit dans laquelle figure le compte 170001. Il convient donc
pour l’émission de la prime au siège de débiter le compte caisse de la DRM en contre partie du
compte de liaison de la DRM avec le siège. De son côté, le siège doit solder le compte de liaison
avec la DRM avant de procéder au transfert de la somme citée vers la comptabilité de la Direction
Toamasina.
Présentation de l’écriture

Encaissement client Tamatave par la Direction Mahajanga

Ecriture de la note de crédit par le siège

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Envoi d’une note de crédit à Tamatave

 Les comptes clients


- Le compte 41XX1NN NNN
41 : Tiré du PCG
XX : Code de la Direction ou de l’agence considérée, pour le cas de la DRM, il est de 40.
1 : Code correspondant aux primes d’assurances
NN NNN : Numéro de compte client
Exemple : 4140153434
Ce compte sera crédité lorsque le client correspondant au numéro 53434 aura versé une somme
quelconque sur sa police d’assurance.
- Le compte 41XX2NNN
2 : Code correspondant aux commissions
NNN : Code courtier pour qui la commission sera versée
Exemple : Le compte 41402850
850 est le code courtier de Monsieur RALAY, un agent de la DRM. Ce compte est utilisé lorsqu’il
y a versement d’une commission pour Monsieur RALAY.
 Le Compte 490401 : Frais de Fonctionnement
Ce compte figure souvent dans le journal de caisse et des opérations financières. Ce compte
regroupe toutes les opérations relatives aux dépenses occasionnées par la mise en marche de
l’entreprise. Ces dépenses peuvent être : achat des produits de nettoyage, des fournitures de
bureau, règlement des factures,…etc.
 Le compte 56000X : Compte de Trésorerie
X : Le numéro de la banque correspondante à l’opération effectuée.

55
Si par exemple la BNI est la deuxième banque avec laquelle la direction travaille, elle lui attribue
le numéro 2. Ainsi, lorsqu’une opération concernant la BNI vient d’être effectuée, on emploie le
compte 560002.

C- Les Journaux

Le journal enregistre tous les mouvements, opération par opération et au jour le jour. Il s’agit
d’un document de synthèse de toutes opérations effectuées au sein de l’entreprise.
La compagnie d’assurance ARO utilise trois types de journaux qui sont :
- Le Journal de Caisse : pour toutes les opérations impliquant la caisse c'est-à-dire
l’encaissement et le décaissement.
- Le Journal des Opérations Financières (JOF) : pour les relations de la direction (ou
l’agence) avec les banques.
- Le Journal des Opérations Techniques et Diverses (JOTD) : pour toutes autres opérations.

1- Le journal de caisse :

La caisse a deux fonctions principales : l’encaissement et le décaissement.

a-L’encaissement :

Cette opération est effectuée lorsque la caisse reçoit de l’argent. Par ailleurs, ARO étant un
vendeur de produits, d’où encaissement équivaut généralement à un règlement effectué par un
client. Il peut s’agir d’un règlement par chèque ou en espèce.
Encaissement en espèce :
Encaissement en espèces ou d’un chèque (versé par le client)

b- Le décaissement :

Par contre, il consiste à faire sortir de l’argent de la caisse, destiné à payer les frais de
fonctionnement de l’entreprise.
Exemple : Achat Recharge Orange de le DRM

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2- Le Journal des Opérations Financières
Les opérations les plus effectuées concernent surtout les Ordres de Virement Permanent (OVP) et
les versements des chèques.
L’OVP est pour le client un autre moyen de règlement, et il ne concerne que trois intéressés : une
direction, une banque, et un client qui possède un compte bancaire.
Exemple :
- Encaissement OVP de Monsieur RAKOTO à la BOA
-

3- Le Journal des Opérations Techniques et Diverses (JOTD)

Ce journal regroupe toutes opérations qui concerne généralement les règlements de commission et
ristourne, ainsi que d’autres opérations autre que de caisse et de la banque.
Exemple :
- Règlement commission d’un agent

- Enregistrement des frais de mission de l’équipe de la DRM

§2- Le Système de comptabilisation des opérations

A- Procédure Comptable de Production

En fait, après avoir été souscrit, l’opération effectuée doit être saisie au niveau de la
comptabilité de la DRM. Ces opérations doivent être comptabilisées aussi par le siège afin de
réunir les informations nécessaires pour l’établissement de la situation de la compagnie. Pour cela,
57
un « bordereau de perforation terrestre »1 qui constate la transformation du contrat doit être
envoyé au siège pour être à son tour comptabilisé. De son côté, le siège établit par la suite des
quittances (qui prouvent que les bordereaux envoyés ont été enregistrés) qui sont envoyés à la
DRM pour servir preuve au client qu’il s’est acquitté des primes. Toutes opérations ne peuvent
être enregistrées qu’en possession d’une ou des pièces justificatives.

1-Liaison comptable entre Siège et Direction

La direction se charge d’envoyer les pièces de production (avenant ou bordereau) au siège


qui les vérifie et les expédie au service comptabilité siège. Ce dernier établit et fait sortir les pièces
informatisées c'est-à-dire les documents de synthèse : Balance, Grand-livre, et Relevé.

2-Passation Automatique

C’est un enregistrement informatique par une procédure préalablement élaborée, plus


précisément pour les comptes : primes, commissions, et sinistres.
Sachant que la comptabilité de la direction consiste à une simple passation d’écriture. Toutes
les opérations réalisées et passées au journal sont en conséquence réunies dans les documents
informatisés établis par le siège et envoyés à la direction. A sa réception, des erreurs peuvent être
constatés. D’où, des vérifications et redressement sont indispensables, c’est la cause de
l’établissement des divers états qui est une tâche comptable contraignante et réalisée
mensuellement.

1
Voir Annexe III, page 104
58
Schéma n° 2: Présentation Schématique de la Relation entre le Siège et la Direction Mahajanga

DRM SIEGE

 AVENANT
 QUITTANCE
 BORDEREAU DE
 BORDEREAU DE
PERFORATION TERRESTRE
PRODUCTION
 BORDEREAU DE COMPTABLLISATION
PERFORATION SINISTRE

 BALANCE
VERIFICATION  GRAND LIVRE
 JOURNAL DE CAISSE
 JOURNAL DE BANQUE  RELEVE DE COMPTE

 JOURNAL DES OPERATIONS CLIENT

TECHNIQUES DIVERSES COMPTABILISATION  RELEVE DE COMPTE

Source : Service comptabilité DRM Juin 2010

B- L’élaboration des divers états

Elle doit être effectuée dès la réception des documents de synthèse à chaque fin du mois.
Ces états peuvent être : l’état de rapprochement bancaire, la justification des comptes sinistres, la
justification des comptes de passage (490104, et 590001),…etc.

1-L’état de rapprochement bancaire

La banque gère dans son livre les comptes de l’entreprise, compte réciproque du compte
banque dans le livre de l’entreprise. Il faut savoir que toutes les opérations concernant la banque et
l’entreprise doivent être enregistrées tant chez l’entreprise qu’à la banque. Cependant, en raison de
décalage de l’enregistrement de ces opérations, ces comptes ne présentent jamais en réalité les
mêmes soldes. D’où, il est nécessaire de procéder régulièrement à un rapprochement entre les
deux comptes pour mettre en évidence les écarts et d’identifier l’erreur. Ces erreurs peuvent

59
provenir : des oublis d’enregistrement, des frais bancaires qu’on a découverts, des différences de
conversion, erreurs de saisie du montant,…etc.
Les documents nécessaires à la réalisation de cet état sont :
- Un extrait de compte tenu par la banque ou le relevé bancaire du mois concerné
- Un extrait du compte banque au Grand-livre de l’entreprise
- L’état de rapprochement du mois précédent
L’état de rapprochement s’effectue de la manière suivante :
 Le pointage :
-Des opérations existant dans le dernier état et dans l’extrait du Grand-livre ou le relevé
bancaire.
-Des opérations figurant sur le relevé mais qui ne sont pas enregistrées au compte banque
de l’entreprise.
-Des opérations figurant dans le compte banque mais non enregistrées au relevé.
Le pointage permet de relever les opérations effectuées à la fois par la banque et l’entreprise.
Les opérations non pointées constituent les différences ou le solde à rapprocher.

Il est à remarquer que, les opérations enregistrées au débit du journal doivent être passées au
crédit du relevé, et le crédit du journal doit correspondre au débit du relevé.
Le problème le plus rencontré dans la réalisation de ce travail est qu’il existe plusieurs opérations
qui peuvent paraître identiques (libellés et montant), mais elles sont différentes par les numéros
qu’elles portent (numéro de pièce par exemple).
 Réalisation de l’état :
Après avoir reporté les soldes du relevé et du journal, les opérations non pointées peuvent être
présentées sous les rubriques suivantes reportant les :
-Chèques non présentés
-Opérations à passer par la banque : pour les opérations non enregistrées au relevé
-Opérations à passer par la DRM : pour les opérations non enregistrées dans le journal

60
Tableau n° IV: Présentation de l’état de rapprochement bancaire de la DRM
DATE LIBELLÉS DEBIT CREDIT OBSERVATIONS
Solde suivant le relevé au 31/.. X
Solde suivant grand-livre au 31/.. X
-Chèques Non Présentés
-
-
Opérations à passer par la banque
-
-
-
Opérations à passer par la DRM
-
-

Solde au 31/../..

Source : Service comptabilité DRM Juin 2010


Signalons que la non comptabilisation de part et d’autre peut être causée surtout par le retard
de passation des pièces justificatives de la part de la banque ou de l’entreprise. Pour les chèques
non présentés, le problème peut provenir du client.

2-Justification des comptes sinistres

Comme on le sait, les sinistres constituent les dépenses les plus importantes de la
compagnie.
Le but de ce travail est de pouvoir justifier et trouver le même solde du côté de l’entreprise et
du siège. Toutes opérations de sinistre enregistrées par la DRM doivent être enregistrées aussi par
le siège (au compte sinistre de la DRM) par l’intermédiaire des bordereaux de perforation sinistre
envoyés. Donc, il s’agit ici de rapprocher les soldes du bordereau de l’agence de paiement
règlement et celui du compte sinistre au Grand-livre. Ce travail permet à l’entreprise de voir les
sinistres véritablement payés et ceux qui restent à régler. Les documents nécessaires sont :
- Le bordereau de l’agence de paiement règlement sinistre
- Le compte 490301 du Grand-livre
- La justification du mois précédent
Les étapes à suivre pour effectuer ce travail sont :

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 Additionner les soldes du bordereau de sinistre et le total doit être égal au solde de
passation automatique au grand-livre.
 Etablir le pointage :
-Des opérations figurant dans la justification précédente et du bordereau, ou au compte
490301 du grand-livre.
-Des opérations figurant au grand-livre mais non enregistrées au bordereau.
-Des opérations existant dans le bordereau, non encore réglées par la DRM.
Les opérations non pointées sont présentées sous les rubriques ci-après :
-Sinistres réglés par l’agence, non crédités par le siège : pour les opérations qui ne figurent pas
dans le bordereau.
-Sinistres crédités sur bordereau non réglés par l’agence : pour les opérations non enregistrées au
grand-livre.
-Mouvement : un client possède un ou plusieurs sinistres, selon le type de contrat souscrit.
Tableau n ° V: Présentation de la Justification du compte sinistre terrestre
NUMERO SIN REGLES SIN CREDIT
SINISTRE LIBELLÉS MVT P/AG NON S/BDX NON
CREDIT P/SIEGE REGLES P/L’AG
MAI 2006

FEV 2007

MAI 2007

AOUT 2007

NOV 2007
Solde au 31/11/2007
Source: Service comptabilité de la DRM: Juin 2010

On constate que des opérations de l’année précédente sont encore présentées au mois
concerné, car tant que les sinistres ne sont pas réglés, ils représentent toujours des opérations à
redresser et à reporter dans la justification concernée. Ce qui prouve qu’il y a continuité de
l’exercice.

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3-Justification des comptes de passage

a- 490104 :

Ce compte regroupe en général les règlements des commissions, des ristournes et des
sinistres, mais il est souvent accompagné des virements et paiement de salaire ainsi que les
avances sur salaire,… etc.
L’objectif de ce travail est de justifier le solde du mois concerné. Le principe pour la
réalisation de ce travail est de relever les différences des montants entre le débit et crédit de
l’opération, même les différences de conversion.
Ce travail se réalise de la manière suivante :
-Pointer le montant des opérations du débit et le comparer à celui du crédit
-Relever les montants des opérations non pointées ou des différences constatées et les passer dans
l’état de justification.
- Les erreurs antérieurement commises sont toujours reportées dans la justification concernée si
elles ne sont pas encore redressées. Ce qui prouve encore le respect du principe de continuité et
d’indépendance de l’exercice.
Tableau n° VI: Présentation du tableau de la justification du compte 490104
Date LIBELLÉS DEBIT CREDIT OBSERVATIONS

Solde à la fin du mois


Source : Service comptabilité de la DRM : Juin 2010

b- Le compte 590001

D’après le plan des comptes, il représente le compte de virement interne, mais aussi le
compte de passage de la caisse en banque.

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La réalité c’est que les clients paient les primes à la caisse qui doivent être versées à la banque.
Pour établir l’écriture de cette opération on doit d’abord passer par le compte de passage 590001
pour arriver à l’écriture finale à la banque.
Schématiquement, on peut présenter cette opération comme suit :
Paiement du Prime Emission Versement à la
Banque

Finalité de la somme

Il s’agit donc ici de comparer le montant du débit du compte 590001 par ses contreparties, dans le
but de justifier le solde du mois concerné.
La méthode est la même que la justification précédente mais la pièce nécessaire est
seulement le compte 590001 du grand-livre.
Pointer les opérations enregistrées sans contreparties et relever les montants ou les
différences entre les montants, et les passer dans l’état.

La compagnie d’assurance ARO en tant qu’investisseur institutionnel possède des


placements mobilier, immobilier, et financier. Comme toute entreprise, elle possède des principes
et méthode de travail en matière de comptabilité qui ne se diffère pas des règles généralement
connues. Après avoir vu l’organisation financière de la compagnie, il s’avère nécessaire de voir la
gestion administrative de la compagnie.

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CHAPITRE II : ÉTUDES DES TECHNIQUES DE GESTION DE LA COMPAGNIE

L’étude de la gestion administrative ainsi que des techniques de travail utilisées par la compagnie
va nous permettre de mieux comprendre la réussite de la compagnie dans le secteur d’assurance.

SECTION I : LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES

§1- Généralités
1
« La gestion des ressources humaines désigne l’ensemble des moyens mis en œuvre pour
garantir en permanence à l’entreprise une adéquation entre ses ressources et ses besoins en
personnel ».
Comme toute entreprise, l’assurance ARO possède ses méthodes dans la gestion et l’organisation
du personnel.

A- Le Recrutement

Pour assurer le bon fonctionnement d’une entreprise, il est nécessaire de savoir les besoins
de celle-ci car sa réussite dépend du personnel.
L’entreprise doit posséder des employés compétents et capables de maîtriser les tâches qui leur
sont confiées.
Donc, pour démarrer l’activité de l’entreprise, elle doit procéder au recrutement.
On peut tirer que, le Recrutement est l’ensemble des actions mises en œuvre pour trouver un ou
des candidats correspondant aux besoins et profils exigés d’une organisation dans un poste offert.
Pour le cas de la compagnie, le recrutement des cadres est effectué par le siège, et les agents
peuvent être recrutés par la Direction Régionale. Il peut être interne ou externe.

1-Le recrutement interne

Il est effectué au niveau des agents ou employés existants. Dans ce cas, la Direction du
Personnel et Administration (DPA) du siège informe le personnel des directions ou agences pour
les aviser du concours sus indiqué.

2-Le recrutement externe

En général, lorsque le besoin de plusieurs agents s’impose, on effectue le recrutement


externe. Après sélection, les candidats pourraient passer un test écrit et un entretien qui se réalise
d’un service à un autre qui notera chaque candidat. Après recrutement, le candidat est engagé pour

1
http://geromin.free.fr/ecoent/cours/la fonction de la Gestion des Ressources Humaines
65
une période d’essaie de trois mois. Le travail peut être poursuivi pour une durée d’un an et après
renouvellement, le contrat devient indéterminé.

B - La Formation

« C’est l’ensemble des méthodes et moyens de support avec lesquels les salariés sont
incités à améliorer leurs connaissances et aptitudes dans le but d’atteindre l’objectif de l’entreprise
et leur objectif personnel »1.
La formation est aussi un moyen de motivation des agents car elle renforce l’esprit
d’appartenance à l’entreprise et ses compétences. Elle permet non seulement d’augmenter les
connaissances des employés mais aussi de les informer à l’évolution des activités, et d’apprendre
aux nouveaux recrutés les méthodes de travail au sein de l’organisme.

La formation peut varier suivant les besoins de la compagnie ou direction, mais la plus courante
concerne le lancement des nouveaux produits et techniques d’assurances ainsi que les nouvelles
technologies.

C - Le Système d’évaluation au niveau de la compagnie

L’évaluation du personnel appartient au DR qui donne une note qui varie entre 0 à 20 à
chaque agent.
La technique utilisée par la compagnie est le système d’auto-évaluation dans lequel l’agent
évalue lui-même son comportement puis le note et le résultat est confronté à celui du DR. Dans
cette évaluation, le DR vérifie s’il y a eu respect des horaires de travail, d’absentéisme, et d’autres
points de discipline. L’augmentation de grade de l’employé dépend des notes obtenues pendant
l’évaluation. Ce qui pourrait entraîner une augmentation de salaire, et gratification ou au contraire
des sanctions (avertissement, mise à pied, ou licenciement).

§2- L’administration du Personnel

A- Culture d’entreprise et discipline de la compagnie

L’assurance ARO est une compagnie qui possède toutes les compétences, en matière de
gestion, de commerce, ou des techniques d’assurance. La compagnie met en privilège la
polyvalence du personnel. Elle incite les employés à ne pas se contenter du travail qu’ils occupent
mais de donner plus au niveau professionnel. Cette polyvalence permet d’effectuer des tâches

1
Patricia ANDRIAMBELOSON, cours de GRH, 4ème Année Gestion, Université de Toamasina, 2008-2009.
66
variées et évite le service de se bloquer en cas d’absence ou de manque du personnel (congé,
licenciement, …).
L’agent a droit à un congé de 30jours par année. En cas d’absence, l’agent doit aviser le DR 48
heures avant sauf urgence.
La compagnie, en particulier la DRM travaille huit heures par jour car c’est un secteur non
agricole.
En cas d’erreur ou faute commise par les employés, des sanctions peuvent être appliquées
comme : un avertissement verbal ou écrit, une mise à pied, un blâme et peut arriver jusqu’au
licenciement en cas de faute grave.

B- La motivation du personnel

Les agents sont des salariés, la politique de salaire adapté par la compagnie est :
- Pendant la période d’essaie, l’employé reçoit une indemnité de stage
- Durant la période probatoire qui est de un an, il reçoit un salaire
- En CDI, l’employé obtient un salaire accompagné des divers avantages sociaux

Les avantages sociaux sont :


-Les agents de la compagnie sont souscrits à l’assurance santé et ARO Tanteraka et affiliés au
SMIM (Service Médical Inter entreprise de Mahajanga).
-L’employé peut demander un prêt pour les petits équipements s’il a atteint la période probatoire.
-Ceux qui ont une durée d’ancienneté importante peuvent demander un prêt hypothécaire.
-L’agent pourrait bénéficier aussi d’une prime d’ancienneté.

SECTION II : LES TECHNIQUES DE GESTION DE LA COMPAGNIE

§1- La gestion des ventes de produit et des clients

La compagnie d’assurance ARO est une entreprise commerciale basée sur la vente de ses
divers produits.
En parlant de vente, on a besoin d’une bonne gestion afin de réaliser l’exploitation du
portefeuille dans le but d’évaluer le chiffre d’affaires. Il faut donc posséder des techniques et des
méthodes de travail pour attirer les clients et avoir une particularité toujours supérieure au
concurrent. La compagnie possède le service commercial qui élabore les moyens utilisés, ce sont
les chargées de clientèle. Les techniques commerciales les plus utilisées sont : la prospection et les
visites des clients qui permettent à la compagnie d’élargir sa part de marché et facilitent

67
l’obtention de la confiance des clients envers la compagnie. Les chargées de clientèle organisent
leur temps en fonction du nombre de visites à effectuer. Pour le cas de la DRM, ceci est effectué
deux fois par semaine (le Mercredi et Vendredi).

A- La Prospection

En général, un acte de vente commence toujours par la recherche et l’attirance des clients.
La prospection consiste à inciter le client à connaître la compagnie. Il s’agit ici d’étudier les
besoins et désirs de prospect du client et lui expliquer le déroulement à la souscription de contrat
d’assurance. Le rôle des commerciales est d’éclaircir aux clients les conditions de garanties
essentielles, les exclusions de garantie et les formalités à suivre en cas de sinistre.
Par conséquent, les chargées de clientèle doivent suffisamment avoir des connaissances sur
les produits d’assurances. D’ailleurs, la compagnie met à la disposition des commerciaux des
ouvrages (conditions générales) qui leur permettent de réaliser ce travail.

B- Les visites des clients

Il est nécessaire d’effectuer les visites des clients dans le but de connaître leur degré de
satisfaction et de renforcer les liens entre le vendeur ainsi que de la compagnie.
Il existe quatre types de visite de clients :
-Visite mensuelle systématique de fidélisation
-Visite occasionnelle à la demande des clients ou du commercial
-Visite de présentation de vœux et remise des cadeaux
-Visite de courtoisie en cas de présentation d’un nouveau membre du personnel concerné par la
gestion du portefeuille du client
Les visites clientèles doivent être périodiques et ne doivent pas se limiter au plan purement
professionnel, mais de créer une relation plus amicale. D’où, a chaque occasion on doit essayer de
parler à la clientèle ou le voir même si on n’a rien à dire sur le plan professionnel. La relation doit
être basée sur la présence physique, ou les conseils et même l’offre des services.
Aussi bien à la souscription qu’en cours de contrat, le client éprouve un besoin d’assistance,
de conseils, et de service beaucoup plus qu’en cas de sinistre. On doit prouver aux clients qu’on
est à leurs côtés lors des moments difficiles et de leur conseiller des mesures à prendre. Aussi, leur
offrir tout le maximum que l’on peut faire par rapport à ce qui se doit en tant qu’assureur est notre
principal souci.

68
C- La motivation des vendeurs

C’est un des facteurs d’une bonne gestion de l’entreprise. Un bon gérant doit savoir motiver
son personnel du travail fourni et des efforts qu’il a effectués au cours de l’année. La motivation
peut se montrer de plusieurs façons :
-Primer ceux qui ont réalisé un nombre important d’affaires nouvelles c'est-à-dire de nouvelle
souscription.
-Encouragement verbal et/ou écrit
Pour la compagnie, une commission est accordée pour les agents qui apportent des affaires
nouvelles. Chaque employé possède un code courtier, donc chaque client a son propre courtier, et
un courtier peut avoir plusieurs clients à son compte.
Tous les ans, un concours de production est organisé par la compagnie au niveau du personnel
dans le but de :
-Développer la prospection d’affaires nouvelles et d’augmenter le chiffre d’affaires
-Relancer la vente de produits, de petits et moyens contrats
-Faire participer l’ensemble du personnel de la compagnie à cette relance et à cette augmentation
du chiffre d’affaires
-Entretenir l’esprit de compétition et la culture de résultat et primer les meilleurs vendeurs.

§2- La gestion de contrat des clients

Un contrat doit comporter une condition générale, une condition particulière, un ou des
avenants, un reçu de paiement de prime.

A- Conclusion de contrat

1-Formation du contrat et Prise d’effet

Le contrat est formé dès sa signature par les deux parties : le souscripteur et l’assureur. Le
contrat prend effet en général le lendemain à midi du paiement de la première prime due et plus
précisément aux dates et heures fixées aux conditions particulières, sauf en assurance santé et en
cas de grossesse où il y a le délai d’attente.

2-Durée du contrat

Généralement, le contrat d’assurance est conclu pour une durée d’un an, mais cette durée
peut varier en fonction du type de police souscrit.
On doit préciser dans le contrat s’il contient une clause de tacite reconduction. Dans ce cas, le
contrat est à son expiration reconduit automatiquement, si non c'est-à-dire sans tacite

69
reconduction, le contrat cesse de plein de droit. Toutefois, certaines polices sont établies pour une
durée très courte (Assurance Voyage).

3-Paiement des primes

Le souscripteur doit payer la prime avant de conclure le contrat, dont le montant varie
suivant le type de contrat souscrit. Dans le cas où la valeur de la prime est une somme importante,
le client peut passer un accord afin de pouvoir payer cette somme par tranche. Pour cela, la somme
qui reste à payer constitue la dette du client tant qu’elle n’est pas réglée, et on appelle ces sommes
non réglées « Les Arriérés ».
Tableau n° VII: Evolution des Arriérés (en millions d’Ar)

ELEMENTS 2005 2006 2007 2008 2009


Chiffre d’Affaires 35636.2 43186 50333.5 54862.2 52125.5
Arriérés 1403.9 1433.2 2742.2 5343.3 5074.8
Source : Rapport Annuel 2009
A chaque conclusion du contrat, le producteur chargé de la souscription donne un numéro
d’ordre, un numéro de police et un numéro de compte client suivant les numéros existants dans les
cahiers de registre.

4-La Résiliation du contrat

Les circonstances entraînant la résiliation du contrat sont limitativement prévues par le contrat.
Mais généralement, le contrat peut être résilié :
 Par le souscripteur :
-En cas de disparition des circonstances aggravantes mentionnées dans la police si l’assureur ne
consent pas la diminution y afférente.
-En cas de cessation définitive de l’activité professionnelle et dissolution d’une société
 Par l’assureur :
-En cas de non paiement des primes
-En cas d’aggravation du risque si l’assuré refuse le nouveau taux de prime résultant de cette
aggravation à condition d’avoir remboursé la fraction de prime correspondante à la période de
garantie non courue.
Il existe encore plusieurs autres raisons de résiliation de contrat.

70
B - Mode de calcul des Primes

La prime que l’assuré devra payer est égale à la prime nette augmentée des accessoires et les
impôts et taxes.
L’assurance vie et retraite est exonérée de TVA.
Le taux de prime et de la taxe d’enregistrement varie suivant la nature du risque à garantir.
Le coût de police est fixé à 2000Ariary.
Cas Pratique :

1-Assurance Corps de navire


Un corps de navire est assuré pendant trois mois pour une valeur de 112000000 d’Ar dont
12 000 000d’Ar le moteur et 100 000 000 la coque de dépendance. Le taux de prime appliqué est
de 0,85%, la taxe d’enregistrement est de 4% et la TVA 20%.
Sachant que :
Prime nette =Valeur Assurée x Taux de Prime
Prime nette =112000000 x 0,85% =952 000Ar

Calcul de la prime totale

Prime Nette 952 000


Coût de Police 2 000
954 000
T.E 4% 38 160
992 160
TVA 20% 198 432
Prime Totale 1 190 592Ar

2-Assurance Automobile

La possibilité qui peut exister dans le calcul de l’assurance auto, est la réduction ou la
majoration.
Il y a réduction si l’assuré n’a pas été reconnu responsable de sinistre au cours des douze
mois consécutifs.

71
Dans le cas contraire, c'est-à-dire en cas de sinistre total ou partiel, l’assuré est responsable
d’une majoration, le taux variant selon le degré de responsabilité. Le taux de prime, est un taux
mensuel cumulable suivant le nombre de mois.
Selon leur usage, les véhicules sont classés en six catégories, à chacune d’elle correspond un
tarif spécifique.
Tarif 1 : véhicule à carrosserie de tourismes utilisés pour la promenade et pour les déplacements
privés ou professionnels.
Tarif 2 : véhicules destinés au transport des personnes
Tarif 3 : véhicules destinés au transport des marchandises
Tarif 4 : véhicules confiés aux garagistes, concessionnaires, et/ou vendeurs de véhicule circulant
Tarif 5 : engins de chantiers (élévateur, bulldozer)
Tarif 6 : véhicule de types spéciaux (ambulances, corbillards)

La taxe d’enregistrement est de :


-14,50% (T) : véhicule 2 à 4 roues (particulier)
-4,5% (Z) : transport commun
Cas Pratique :
• Un véhicule essence 7 à 8chevaux est assuré pendant un mois.
Garanties : RC et IDR, la prime IDR est fixée à 10000Ar
Usage : véhicule à carrosserie tourisme
Durée : un mois, d’où taux est égal à 10%
Prime RC, lecture directe du tarif 1
Prime Nette = Prime RC + Prime IDR
Prime Nette = 81 400 + 10 000 = 91 400Ar
Prime Nette = 91 400 x 10% = 9 140
Coût de Police 2 000
11 140
T.E 14,50% 1 645,30
12 755, 30
TVA 20% 2 551, 06
Prime totale 15 306,36Ar
• Si l’assurance est souscrite pour une durée d’un an, le calcul est connu suit, prenons
toujours le même exemple.

72
Prime nette 91 400
Coût de police 2 000
93 400
T.E 14,50% 13 543
106 943
TVA 20% 21 388, 6
Prime Totale 128 331, 6Ar

• Calcul en cas de réduction :


Garantie : RC et IDR
Une automobile de marque Mitsubishi, de puissance 11cv
Source d’énergie : Diesel
Usage : transport de personne à titre gratuit
Nombre de places : 9
Effet du 12/08/2010, expiré le 11/08/2011.
Le taux de réduction est de 10%, pour un véhicule TPTG de ce type, en cas de réduction il y a un
calcul comme suit :
4700 x 8 places = 37 600 (conducteur non inclus)
Prime RC, lecture directe du tarif 2 = 112 800
Prime nette = 37 600 + 112 800 + 10 000
Prime 170 400
Red 10% (17 400)
Prime nette 153 360
Coût de Police 2 000
155 360
T.E 4,5% 6 991,20
162 351,20
TVA 20% 32 470.24
Prime Totale 194 821,44Ar

3-RC Ecole et Sportif

Dans ce cas, la prime nette est calculée par la multiplication d’effectif des adhérents ou élève
par le prix unitaire.

73
Cas pratique : Le club de la côte ouest composé de 15 joueurs a souscrit à la RC sportif pour un
an. Calculons la prime totale à payer sachant que le prix unitaire est égal à 780Ar.
Prime nette= 780 x 15= 11 700
Coût de police 2 000
13 700
T.E 4,5% 616,5
14 316,5
TVA 20% 2 863,3
Prime Totale 17 179,3Ar

C- Procédure de règlement de sinistre

Le règlement de sinistre a lieu s’il y a réalisation du risque garanti.


Pour que l’assurance ne soit pas une source de bénéfice pour l’assuré, le règlement de sinistre doit
suivre les quatre étapes suivantes : la déclaration de sinistre, l’ouverture du dossier, l’instruction
du dossier, et le règlement du dommage.

1-La déclaration de sinistre


Elle est indispensable et même obligatoire en cas de survenance de risque afin d’aviser
l’assureur et d’avoir les conseils à suivre pour le remboursement.
La déclaration peut se faire directement à l’agence la plus proche, ou par téléphone qui doit
être affirmée par écrit, ou par lettre recommandée.
La déclaration doit être établie dans les cinq jours de la survenance du risque, et dans 24heures
pour l’assurance contre le vol.
2-L’ouverture du dossier
Dès que l’assuré a déclaré le risque, le dossier sinistre est ouvert. Pour la compagnie, il y a une
chemise sinistre sur lequel figure : le nom de l’assuré, le
numéro de police, la nature de police souscrite, les types de garanties, la nature des
dommages, et le numéro de sinistre,… etc.
3- L’instruction du dossier
C’est l’étape la plus importante car ici s’effectue l’étude du dossier du client qui consiste à:
- vérifier si l’assuré est bien souscrit dans la compagnie
- identifier la nature d’assurance souscrite

74
- vérifier si l’assuré s’est acquitté de ses dettes c'est-à-dire s’il a payé la prime qu’il doit à
titre de la garantie.
- réunir toutes les pièces nécessaires au règlement.
Après avoir effectué ces multiples vérifications, le responsable peut poursuivre l’étape
suivante qui consiste à régler les dommages.
On tient à préciser que le règlement doit effectivement correspondre au type de garantie
choisi par l’assuré.
C’est dans cette étape que s’effectue l’étude des rapports d’expertises dans le but d’évaluer
le montant des dommages.
4-Le règlement
Après avoir reçu le rapport d’expertise qui fait sortir la valeur des choses endommagées, on
peut effectuer le remboursement.
Dans toute branche d’assurance, il existe des règlements de sinistre.
En fait, la direction se charge de recueillir le dossier et d’assister le client pour le
remplissage des formulaires, et envoie au siège pour étude et revérification. Chaque déclaration
doit être constatée par le bordereau de perforation déclaration, et après l’étude, le siège donne son
accord de règlement et établit enfin le bordereau de perforation règlement, et la direction peut
effectuer enfin le remboursement.

D. Analyse théorique des sinistres

1-Sinistre Automobile

Les risques couverts sont : sinistre matériel et corporel. Comme nous l’avons déjà énoncé
auparavant, la souscription en assurance auto est obligatoire en garantie RC et souvent
accompagnée de l’IDR et peut être combinée à d’autre garanties comme le vol, bris de glace,…
etc.
Les cas souvent rencontrés sont les souvent :
- Sinistres matériels dans lesquels deux véhicules sont impliqués
- Sinistres mettant en cause plusieurs véhicules et accident contre des tiers circulants
(piétons, passagers,…)
La déclaration est faite par constat amiable qui est un pré imprimé établi par la CEAM
(Comité des Entreprises d’Assurances à Madagascar) que les assurés concernés remplissent en cas
d’accident.
Le constat contient les renseignements du véhicule assuré, du propriétaire, du conducteur
ainsi que du déroulement de l’accident, ceci permettant d’identifier le responsable.

75
La règle générale applicable à tous les risques est qu’une expertise est nécessaire avant la
réparation de la chose endommagée. Le montant des dommages à rembourser est identifié à la
remise du rapport d’expertise, sur lequel la responsable puisse établir le bordereau de perforation
règlement. Ce dernier est envoyé au siège pour accord et enregistrement. Après avoir suivi toutes
ces étapes, on peut effectuer le règlement. Pour ce faire, une quittance de désistement est établie
pour prouver que le sinistre est bien réglé et la compagnie qui s’est acquittée de son engagement.

a-Collision de deux voitures

Les cas qui peuvent se manifester sont :


 1er cas : Les assurés sont de la compagnie ARO
Dans ce cas, il faut commencer à établir la déclaration par le remplissage du constat et à
identifier le responsable comme prévu. Puis vérifier si les clients sont bien des assurés de la
compagnie, et si les garanties sont inclues dans la période de l’accident, et qu’ils ont réglé leur
prime.
Consulter un expert pour voir le degré des parties endommagées et effectuer le calcul de la
réparation nécessaire.
A la remise du rapport d’expertise, établir et envoyer le bordereau de perforation règlement au
service sinistre du siège pour être accordé.
 2ème cas : Recours du client ARO auprès de NY HAVANA
En fait le principe du recours c’est que le client en tant qu’assuré de la compagnie ne peut recourir
son assureur en cas de survenance de risque. En cas de recours du client, la compagnie après avoir
étudier le dossier rembourse l’assuré, et c’est au service recours qui se trouve au siège qui établit à
son tour la demande de remboursement auprès de la compagnie responsable.
Les démarches sont les mêmes mais les pièces de réclamation exigées sont les suivantes :
- Une attestation de garantie délivrée par l’assurance ARO car la compagnie NY HAVANA doit
s’assurer que le client à qui elle doit le recours est véritablement souscrit à l’assurance ARO.
- Un rapport d’expertise
- La facture dûment visée par l’expert
 3ème cas : Recours du client ARO auprès de la MAMA
Les démarches et les pièces de réclamation nécessaires sont les mêmes que celles citées
précédemment.

b-Sinistre corporel

Exemple : Renversement d’un piéton

76
Le constat est effectué par la police, et l’affaire peut être réglée suivant deux cas : soit par
transaction (ou par accord à l’amiable). Dans ce cas la victime est remboursée des frais nécessaires
pour son traitement sur présentation de certaines pièces justificatives comme : certificat de
consolidation.
Mais si les deux parties ne parviennent pas à un accord sur l’indemnisation, l’affaire peut
être portée devant l’autorité judiciaire pour être jugée conformément aux règles de droit commun.

2-Sinistre santé

En cas de maladie, l’assuré doit faire la déclaration correspondante qui indique la nature de la
maladie, le nom et l’adresse du médecin traitant.
Le remboursement s’effectue après remise des pièces justificatives ci-après :
- Une ordonnance médicale sur laquelle doit figurer : la posologie, le nombre et la nature des
médicaments prescrits, et la durée de traitement
- Les factures d’achat des médicaments établis et signées par le pharmacien
- Pour le bilan médical (analyse et autres), les factures du laboratoire doivent être munies de
l’ordonnance du médecin prescripteur avec les renseignements de la clinique
- En cas d’hospitalisation, la facture et le billet d’hôpital sur lequel doit figurer le motif
d’hospitalisation
- Pour le traitement de longue durée, une attestation médicale précisant la nature de la
maladie.
A chaque règlement, le responsable doit établir une quittance de désistement.

3-Sinistre incendie et risques divers

Comme on l’a déjà précisé, l’assurance incendie peut être accompagnée de vol, cyclone et
même l’inondation. En cas de réalisation du risque, l’assuré doit toujours aviser son assureur dans
les 24heures, par une déclaration.
Celle-ci indique la nature de sinistre et les renseignements correspondants : le déroulement ou la
cause de l’incendie, le nombre et devis des biens perdus ou endommagés.
Le constat est effectué par un huissier, puis vérifier si la garantie souscrite correspond aux
biens endommagés et voir si la prime est payée par l’assuré. L’assureur désigne un expert
spécialiste en la nature du dommage afin de l’évaluer, et établir le règlement après accord du
siège.

77
Tableau n° VIII: Tableau de sinistralité en 2008 et 2009 (en millions d’Ar)

PRIMES CHARGES DE
ELÉMENTS ACQUISES SINISTRE S/P
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Automobile 9941,5 10547,8 5798,5 2787,1 58,33% 26,42%
Incendie 1901,0 1966,7 -690,1 5678,3 -36,30% 288,72%
Droit commun 7654,4 8728,6 7181,4 4093,3 93,82% 46,89%
Risques Divers 6601,3 8111,4 1273,0 50254,8 19,28% 619,56%
Risques Spéciaux 9445,0 8982,7 466,2 1913,9 4,94% 21,31%
Risques Agricoles 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0% 0,0%
Aviation 5113,2 4613,8 422,1 797,5 8,26% 17,28%
Maritime 3678,9 2249,5 -590,4 2026,7 -16,05% 90,10%
TOTAL NON-VIE 44335,3 45200,5 13860,7 67551,5 31,26% 149,45%
Vie/Décès 3308,0 3121,0 2077,0 1239,0 62,79% 39,70%
Retraite/Capitalisat° 5899,0 5902,0 11171,7 10917,0 189,38% 184,97%
TOTAL VIE 9207,0 9023,0 13248,7 12156 143,90% 134,72%
TOTAL 53542,3 54223,5 27109,4 79707,5 50,63% 147,00%
Source : Rapport Annuel 2009

Commentaire
De tous ces chiffres, on constate que les charges de sinistre ont augmenté en 2009.
L’augmentation la plus significative concerne surtout l’incendie et les risques divers qui s’élèvent
à 55,9 milliards causés par les événements qui se sont produits en début d’année 2009.
A preuve, le rapport sinistre sur primes acquises (S/P) s’élève à 146,9% en 2009 contre 50,6
en 2008.
La branche non-vie a connu une forte variation passant de 31,3% en 2008 à 149,5% en 2009
ce qui implique l’augmentation des dépenses de la compagnie. Tandis que pour la branche vie, le
rapport sinistres sur primes (S/P) s’améliore et passe de 143,9% en 2008 à 134,7% en 2009, cela
veut dire qu’il y avait diminution des charges à payer par la compagnie. On a précisé que la
plupart de ces sinistres ont été placés en réassurances.

D- Mode de calcul de l’indemnité

78
L’indemnité est la somme due par l’assureur en cas de réalisation du risque garanti (au
contrat) à titre de remboursement des dommages ou des pertes.
Le calcul de l’indemnité tient compte des trois éléments ci-après : la vétusté, la règle
proportionnelle et la franchise.
Le principe indemnitaire c’est que l’indemnité versée à l’assuré doit être égale au montant
réel du dommage à réparer, sans jamais le dépasser.
D’où l’application de la règle proportionnelle en cas d’insuffisance des capitaux, qui est
appelé « La sous assurance ».

1-La sous assurance

L’assuré fixe librement la somme assurée ou capitaux assurés qui constituent l’élément de
base tant pour le calcul des primes que de l’indemnité.
En cas d’insuffisance de la valeur assurée lors de la réalisation du risque, l’assuré devient
son propre assureur pour la somme représentant la différence entre la valeur du dommage et la
valeur assurée.
Cas Pratique :
 Sinistre Incendie
Une société a un contrat d’assurance incendie effet du 01 janvier 2009 au 31 décembre 2009.
Un incendie est survenu le 30 octobre 2009, d’après le détail dans la déclaration, l’incendie a
été causé par une auto-inflammation. Pour limiter les dégâts, les mesures prises sont des
extincteurs et de l’eau à haute pression. Le bâtiment a été assuré à une valeur de 3 000 000 Ar.
Solution :
Le client est un assuré de la compagnie et la date de survenance du risque est incluse dans la
période de garantie. Une expertise a été réalisée pour évaluer le montant des dommages. Sachant
que la valeur existante avant sinistre est de 30 800 000Ar.
Après remise du rapport d’expertise, on a pu savoir le montant des dommages vétusté déduite :
19 750 211Ar
Les frais de recharge extincteur à déduire 657 000
Montant des dommages = 19 750 211 – 657 000 =19 093 211Ar
On voit bien que : la Valeur assurée est inférieure à la Valeur existante d’où application de la règle
proportionnelle :
Montant des dommages x Valeur Assurée
é
Valeur Existante

79
19 093 211 x 3 000 000
é
30 800 000

Indemnité = 1 859 728,34


Franchise 10% à déduire (185 972,83)
1 673 755,21 Ar

Donc, l’indemnité à payer par l’assureur est de 1 673 755,21Ar, à titre de remboursement
des marchandises perdues.
 Sinistre automobile
Le 21 juin 2010 il y avait un accident d’automobile avec un quad. Les deux étant des assurés
de la compagnie ARO et la constatation de l’accident a été réalisée à l’amiable.
La déclaration a été effectuée le 22 juin 2010, et d’après le constat la voiture a été reconnue
responsable. Le véhicule est garanti à la RC (illimitée) et l’IDR, effet du 21/04/2010 au
20/07/2010.
Une expertise a été effectuée et après remise du rapport, on a relevé les fournitures ci-après
déduites de la vétusté dont le taux est de 15%.

Tableau n° IX: Valeur estimative des fournitures

FOURNITURES VETUSTE 15% TOTAL


-Demi-carteur moteur : 955 000 (143 500) 811 750
-Bras inférieur ARG : 395 000 (59 250) 335 750
-Bras supérieur ARG : 395 000 (59 250) 335 750
-Jante ARG : 175 000 (26 250) 148 750
-Enveloppe ARG : 345 000 (51 750) 293 250
-Petite fourniture : 45 000 (6 750) 38 250
-Main d’œuvre : 400 000
-Honoraire d’expert : 17 000
-Photos : 45 000

MONTANT TOTAL A REGLER 2 385 000Ar


Source : Service sinistre de la DRM

Les dossiers sont à envoyer au siège, après étude et accord du bordereau de perforation
règlement a lieu le remboursement et ce dernier a été effectué le 29 juillet 2010 dernier.

80
Le deuxième cas qui pourrait se produire mais très rare, est le cas d’Omission ou fausse
déclaration non intentionnelle.
2-Omission ou Fausse déclaration non intentionnelle
La fixation de la prime est fonction d’une part du montant des capitaux assurés et d’autre
part des déclarations fournies par l’assuré. Le code des assurances prévoit une réduction des
indemnités en cas de sinistre si les déclarations faites à la souscription ne sont pas conformes à la
réalité du risque. Dans ce cas, l’indemnité que recevra l’assuré sera dans la proportion existant
entre la prime effectivement payée et celle qui aurait due l’être. La formule appliquée sera :

Montants des dommages x Prime payée


é
Prime réelle

D’après ce chapitre, la compagnie est en bonne gestion, vu son art de motiver et


d’encourager le personnel, puis sa méthode de travail grâce à ce dernier lui permet de satisfaire sa
clientèle en matière d’assurance. Malgré cela, durant notre passage au sein de la DRM, nous avons
remarqué quelques critiques au niveau de la gestion de la compagnie. Ce qui nous permet de voir
dans le troisième chapitre les problèmes rencontrés et les propositions avancées.

81
CHAPITRE III : LES PROBLÈMES SOULEVÉS ET SUGGESTIONS

Dans ce chapitre nous allons relever les problèmes rencontrés au niveau de la DRM, et par la suite
on va proposer quelques suggestions dans le but de mieux améliorer l’organisation et la gestion de
la direction.
SECTION I : L’APPROCHE CRITIQUE DE LA GESTION
Avant d’aborder les différents problèmes vécus par la compagnie, nous allons en premier
lieu voir ses points forts en tant qu’assureur et une entreprise.
§1- Les points forts de la gestion
La réussite d’une entreprise dépend en premier de la compétence du personnel ainsi que de
la méthode et les moyens de travail adaptés pour atteindre ses objectifs.
A-L’environnement
Comme l’image d’une société se voit à travers son personnel, il est évident qu’on commence
à analyser le point de vue environnement social et professionnel.
Du côté social, chez la DRM on a pu constater une atmosphère de bonne relation entre les
agents. La relation verticale et horizontale (c'est-à-dire entre le Directeur et ses subordonnés, et les
agents entre eux) est respectée en essayant de garder le niveau hiérarchique. Cette bonne
communication facilite le travail car en cas de problème, les agents s’entraident, non seulement il
y a échange d’information mais aussi d’expérience.
Du côté professionnel, les agents ont une forte connaissance de la compagnie et de ses
objectifs et surtout de ses produits. Ce qui pourrait être une source de l’évolution de la production
de la DRM donc de la compagnie causée par la polyvalence du personnel en production.
B-Part de marché et chiffre d’affaires
« Jusqu’ici, la compagnie occupe toujours la première place dans le domaine d’assurance
avec 54% de part de marché »1.
Par rapport en 2006, cette part de marché a connu une diminution causée par les
circonstances et les crises connues par le pays, car elle était de 60%.
Malgré cette diminution, la compagnie d’assurance ARO tient toujours une place de Leader
dans le domaine d’assurance à Madagascar. Et malgré la crise en 2009 la compagnie a pu réaliser
un chiffre d’affaires plus de 55milliards d’Ar, avec un résultat net de plus de 3milliards d’Ar. Par
rapport en 2008, ce chiffre a baissé mais malgré la
situation du pays, la compagnie a pu obtenir le classement « AA » (qui est une note excellente) par
GCR (Global Crédit Rating) qui est une agence de notation en Afrique du Sud.

1
http://www./expressmada.com/index.php?p=display
82
La notation « AA », traduit une capacité de règlement des sinistres très élevée, une notation
jamais attribuée à une société Africaines d’Assurances et Réassurances.
C-La stratégie de vente
La méthode de commerce adaptée par la compagnie constitue l’un de ses points forts qui lui
permet de réaliser et de faire évoluer son objectif en chiffre d’affaires.
La prospection, les visites des clients ainsi que la vente porte à porte permettant de
renforcer la relation et la confiance des clients envers la compagnie que les agents représentent.
D- La gestion des clients
En tant que société commerciale, la compagnie ne cesse de trouver de nouveau produit
(comme la rente éducation) dans le but de satisfaire les besoins de la clientèle.
Comme son nom l’indique : « Omni branches », sa capacité d’offrir divers types de contrats
d’assurances constitue son point fort vis-à-vis de ses concurrents. En cas de réalisation du risque
garanti, l’assurance ARO essaie toujours de rembourser ses clients s’ils sont en condition. Ceci est
dans le but de garder toujours la confiance du client envers son assureur c'est-à-dire la compagnie
d’assurance ARO.
E-Les moyens et matériels utilisés
-Comme toute entreprise pour garder son image, la compagnie possède des matériels
informatiques moderne et efficace. On a pu constater chez la DRM que chaque bureau possède un
serveur informatique. Grâce à l’évolution de la technologie, la compagnie utilise une connexion
directe qui lie le siège à la DRM. Il y a aussi l’implantation d’un nouveau logiciel nommé
« V9 »dans le but d’améliorer et d’uniformiser le traitement de la production et de toutes les
opérations d’assurance.
-Dans la réalisation de la vente, les producteurs ont à leur disposition les conditions
générales ainsi que des manuels de procédure correspondants pour mieux éclaircir les clients sur
les garanties et exclusions.
-La DRM possède un moyen de transport pour se déplacer en ville et surtout lors d’une
mission hors de la ville.
-Pour le classement des dossiers, des placards muraux sont suffisamment installés pour
faciliter la consultation et la garde des documents pour une bonne organisation de travail.
F- La motivation des vendeurs
L’art de motiver permet d’encourager le personnel à réaliser des efforts à travers les
commissions, formation et concours de vente. Durant cette année 2010, le personnel de la DRM a
reçu une formation qui était effectuée au siège pour diverses causes de l’évolution des techniques
de travail ainsi que l’explication de l’utilisation du V9. La formation a été réalisée dans le but

83
d’inciter le personnel à suivre et à connaître l’évolution de la production et de la méthode de
travail de la compagnie.
En plus, le concours de vente permet au personnel de garder ses connaissances et de
renforcer l’esprit compétitif et d’appartenance à l’entreprise.
Concernant la célébration du 35ème anniversaire, « la direction générale, sur l’aval du
conseil d’administration a offert un bonus pour les employés en activité et pour les agents
retraités »1 du mois de juillet 2010 dernier.
G-La gestion centralisée
La centralisation du processus de gestion au siège lui permet de faciliter le suivi de
l’évolution du chiffre d’affaires de chaque point de vente et de contrôler la rentabilité de la
compagnie.
§2- Les problèmes rencontrés
Malgré les divers points forts cités, on a pu constater des problèmes de la compagnie au sein
de la DRM.
A-Au niveau du personnel
Du point de vue effectif, on a remarqué une insuffisance de personnel au niveau de la
production et surtout au niveau du service comptabilité où les informations se centrent.
Ceci est dans le but de faire avancer le travail et éviter une perte de temps car l’exercice doit
être clôturé à chaque fin d’année.

B- Au niveau du service comptabilité


Le travail du comptable est une tâche difficile car toutes les informations et situations
financières de la compagnie se centrent au niveau de la comptabilité. Ceci nécessite donc un
maximum d’attention pour éviter les erreurs. Or, plusieurs tâches s’effectuent manuellement
surtout les pointages des opérations dans la réalisation des divers états, vienne s’ajouter le
problème du retard de passation des pièces comptables qui entraine la répétition de plusieurs
opérations dans les états.
C-Point de vue informatique
Le nouveau logiciel V9 connaît encore des problèmes de connexion à la DRM, et l’attente de
cette connexion entraine un arrêt de travail ce qui veut dire une perte de temps. D’où, le
producteur automobile utilise toujours l’ancien logiciel « WINPASS » car le V9 n’est pas encore
bien installé.
D- La centralisation de la gestion

1
http://www./expressmada.com/index.php?p=display
84
Le problème peut se situer à deux niveaux :
1-Au niveau du traitement des dossiers de contrat d’assurance comme le cas de
l’assurance maritime
Il appartient à la direction de recueillir les pièces nécessaires et d’envoyer le dossier au siège
qui réalise le décompte des primes. Ce processus va entraîner une lenteur de décision, et tous les
cas que la DRM n’arrive pas à résoudre sont à envoyer au siège car la compétence de la direction
sur la transformation de contrat est limitée. Le traitement des dossiers sinistre est effectué par le
siège. La direction se charge de réaliser les différentes étapes du règlement, envoie les dossiers au
siège qui établit le décompte de règlement.
2-Au niveau du mécanisme comptable
Le système comptable au niveau de la direction régionale s’arrête à une simple passation
d’écriture aux divers journaux. L’établissement des documents informatisés appartient au siège.
Ces documents doivent être redressés mensuellement. Le problème s’agit du temps de réalisation
de cette tâche qui est de 10 jours environ. Cette durée semble trop courte que le responsable
n’arrive pas à achever les états et justifications car il s’occupe de diverses tâches comptables.
E-Le problème des Arriérés
Les arriérés sont les dettes de la compagnie envers les clients. Ils constituent le chiffre
d’affaires non acquis. Le problème se pose lorsqu’il y a réalisation de risque garanti, car
souscription équivaut à un accord de contrat. Ce qui veut dire que, l’assureur est engagé à
dédommager le client en cas de réalisation du risque.
Ces arriérés ne cessent pas de s’évoluer chaque année.

SECTION II : PROPOSITIONS DES SOLUTIONS


Après avoir cité les divers problèmes rencontrés au niveau de la direction, il est évident
d’avancer quelques suggestions dans la gestion. Ceux-ci, dans le but d’améliorer encore plus la
qualité de service de la compagnie à travers la direction.
§1- La Décentralisation
Ce terme signifie : « donner une certaine autonomie de pouvoir par rapport à un pouvoir
central ».
D’après l’étude de la gestion de la compagnie, on a constaté que la direction régionale a
une forte dépendance du siège. D’un côté, c’est très efficace mais d’un autre côté, cette
dépendance entraîne une lenteur de décision. Pour cela, il est nécessaire d’accorder plus de
pouvoir de décision et de gestion à la direction. L’application de la décentralisation semble une
meilleure solution, et elle peut être orientée sur deux niveaux :

85
- Au niveau du service commercial
- Au niveau du système de comptabilisation
A- Amélioration du service commercial de la Direction Régionale Mahajanga
Les trois cadres « Chargés de clientèle » s’occupent des tâches importantes au niveau de la
DRM. Mais, ainsi, certaines tâches doivent être attribuées à ce service.
Premièrement, il est nécessaire d’installer un service Marketing en liaison et travaille avec le
service commercial. Ce service effectuera l’accueil des clients, d’étudier les produits d’assurances
existant, d’implanter des produits nouveaux nécessaires et favorables à la région, ou au contraire
de supprimer les produits non productifs. L’implantation de ce service va entrainer l’amélioration
du service offert et évite l’hésitation des clients qui arrivent à la DRM.
Pour marquer le 35ème anniversaire, le siège doit accorder à chaque direction la faculté de
primer les clients les plus fidèles, dans le but de renforcer encore plus la confiance et la relation
entre le client et la compagnie.
En second lieu, la multiplication de la sensibilisation est indispensable, surtout au niveau des
Universités, et institutions de formation, dans le but d’inciter les jeunes à souscrire à l’assurance
retraite.
Et enfin, le siège doit accorder plus de pouvoir de transformation de contrat d’assurance maritime
à la direction. Et concernant la tarification, elle doit être effectuée aussi par la direction c'est-à-
dire, le siège fixe le tarif avec le conseil d’administration. Ce tarif doit être multiplié et distribué à
chaque direction.
B- Amélioration du système de comptabilisation
En tant que centre de décision, le siège doit établir la méthode de travail de la compagnie,
qui va être utilisée par la direction.
Concernant la méthode comptable, l’application de la décentralisation au niveau de
l’établissement des états financiers est indispensable au niveau de la direction. Dans ce cas,
chaque direction établit et fait sortir ses propres documents de synthèse : la balance, le grand-livre
et le relevé.
Par la suite, pour l’élaboration des pointages au niveau des divers états (rapprochement
bancaire, et diverses justifications des comptes), il est indispensable que la compagnie trouve un
logiciel qui correspond à cette tâche. Sachant que la technologie connaît une forte évolution, il est
probable de trouver un logiciel de saisie qui consiste à enregistrer les données nécessaires, et
poursuivre le travail. En raison de cette évolution, tout travail comptable dans une entreprise doit
être effectué sur machine.

86
De ces propositions, l’amélioration se situera surtout au niveau de la gestion de temps du
travail et de la gestion interne de la direction.
§2- Analyse de quelques ratios de gestion
A- Le Taux de Marge Nette ou Marge Bénéficiaire
Ce taux consiste à :
- Mesurer le résultat global par rapport au niveau d’activité mesuré par le chiffre d’affaires
- Mesurer la rentabilité commerciale de l’entreprise après déduction de toutes les charges.
Ce ratio mesure donc le surplus dégagé par l’activité après rémunération de tous les facteurs de
production et le paiement de l’impôt. Il se calcule comme suit :

&é'()*+* ,-* .- )’-0-1232-


TMN
453661- .’+66+31-' 78

9 :;9 <=> <?9,<A


TMN
>> B>> C:A >>:,>9
TMN= 5,41%
Ce taux de 5,41% de marge bénéficiaire signifie que pour 100 Ariary de chiffre d’affaires,
correspond au bénéfice de 5,41Ariary.

B- La Marge de Solvabilité
« La solvabilité d’une entreprise est sa capacité à faire face à ses engagements grâce à ses
actifs actuels ».
« La marge de solvabilité représente au-delà des provisions techniques qui sont la source
principale de solvabilité d’une société d’assurance, les matelas de sécurité contre l’aléa dans la
réalisation des divers risques qui peuvent affecter le passif ou l’actif d’une société d’assurance ».
Pour qu’une entreprise soit dans une situation satisfaisante, elle doit s’assurer de pouvoir
régler ses dettes.
1-La solvabilité générale
C’est le rapport de l’actif total sur les dettes
Actif Total
Solvabilité générale
Dettes

395 415 066 097, 11


Solvabilité générale
242 505 757 941, 91

87
Solvabilité générale= 1,63%

D’après ce calcul, on constate que le résultat obtenu est supérieur à 1. Ce qui signifie que le
total des actifs recouvre les dettes de la société. Ce qui prouve la solvabilité de la compagnie.

2-La solvabilité technique

La marge de solvabilité s’agit d’une notion équivalente à celle des fonds propres qui est utilisée
dans le domaine des entreprises et des banques. D’où, la compagnie d’assurance ARO effectue le
calcul de ratio dit « Solvabilité Technique ».
Ce ratio est calculé suivant le rapport fonds propre sur provision technique.

Tableau n ° X : Présentation de solvabilité technique

ELEMENTS 2008 2009


Fonds Propres 141123,6 152909,31
Provisions Techniques 114579,1 156162,18
Ratios (%) 123,17% 97,92%
Source : Rapport Annuel 2009

Par rapport en 2008, le taux a baissé, mais il est nettement supérieur à la moyenne de 25%
observée dans le cas des grandes sociétés d’assurances françaises. D’après les analyses de ces
ratios de gestion, on constate donc que la compagnie a une bonne gestion vu les résultats de
solvabilité.

D’après l’étude des techniques et méthodes de travail adaptées par la compagnie, on a pu constater
qu’elle est en bonne gestion. Son résultat net qui a été de 3 013 295 243 et sa capacité de
rembourser les sinistres durant l’exercice 2009 prouve l’affirmation ci-dessus. Malgré la crise
traversée par le pays la compagnie a pu résister

88
CONCLUSION

Les études menées concernant la gestion de la compagnie d’assurance ARO nous a permis
de comprendre le fonctionnement de l’entreprise et de dégager quelques facettes des problèmes.

La compagnie d’assurance ARO est une entreprise qui vend et a la possibilité d’offrir
plusieurs types de contrats d’assurance. Elle a pour rôle de garantir la protection des assurés, et de
leurs biens, et d’assurer le remboursement des indemnités correspondantes aux clients en cas de
réalisation du risque garanti.
La vente des divers produits d’assurance est effectuée par les divers points de vente
éparpillés dans l’île (les directions régionales, et les agences), et par des représentants.
Les problèmes rencontrés peuvent être formulés comme suit :
 Au niveau du service commercial, l’inexistence d’un agent chargé d’accueil ou de la
réception entraîne l’hésitation, le désistement des clients arrivés à la DRM. En entrant, le
client ne sait pas vers qui va-t-il se renseigner du service qu’il a besoin.
 La centralisation de pouvoir de transformation de contrat, et de la méthode comptable
provoque la lenteur de décision et la lourdeur au niveau du traitement de dossier des clients
et du traitement comptable.
Malgré ces problèmes, la compagnie détient toujours sa position de Leader dans le domaine
d’assurance avec 54% de part de marché. Ce qui prouve que jusqu’ici la compagnie est en bonne
gestion.
Mais pour relever et améliorer ce pourcentage de part de marché, la solution proposée se
tournera autour de trois points :
 Le renforcement du service commercial pour mieux servir la clientèle dans le but de
l’offrir encore plus de satisfaction, de maintenir et d’améliorer le porte feuille de la
compagnie.
 La décentralisation et standardisation des méthodes comptable et administratif qui
permettra à la direction de traiter sur place les états financiers.
 L’amélioration des technologies de traitement et de l’information performante pour rendre
la communication encore plus performante entre le siège et les divers points de vente.
Cette amélioration est dans le but de garder l’image de la compagnie.
Et concernant le problème des arriérés, la compagnie doit prendre des mesures pour le
résoudre petit à petit. Pour le cas de la DRM, on doit multiplier l’envoi d’avis d’échéance chez les
clients chaque mois.

89
Pour l’accomplissement de cet ouvrage, plusieurs idées et propositions ont été trouvées.
Mais en raison du manque d’expérience, ces idées semblent toujours insuffisantes et loin d’être
parfaites.
Durant notre recherche, nous avons fait le possible pour rendre ce travail au succès.
Vu le résultat net de l’exercice 2009 présenté par la compagnie, qui est supérieur à 3
milliards d’Ariary, l’entreprise a pu résister malgré la crise.
Bref, la compagnie d’assurance ARO a une bonne santé financière, ce qui prouve encore sa
solidité.

90
BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES GÉNÉRAUX :

 FOURASTIE, THÉORIE ET PRATIQUE DES ASSURANCES ET DE


RÉASSURANCES, Tome1, éditions FOUCHER, Paris 1990, 80 pages.
 JOBARD Jean Pierre, GESTION FINANCIÈRE DE L’ENTREPRISE, éditions SIREY,
Paris 1986, 211 pages
 PERMAS Maurice, GESTION FINANCIÈRE DE L’ENTREPRISE, éditions DUNOD
Paris 1986, 200pages.
 RATSITOARY A., COMPTABILITÉ FINANCIÈRE DE L’ENTREPRISE, éditions
imprimerie ONYSOA, Madagascar 2004, 256 pages.
SUPPORT PEDAGOGIQUES :

 ANDRIANIRINASOA Hariniaina, Cours de Gestion Financière 2ème Année Gestion,


Université Toamasina, 2005-2006.
 ANDRIAMBELOSON Patricia, Cours de Gestion des Ressources Humaines, 4ème Année
Gestion, Université Toamasina, 2008-2009.
 RAHARIMALALA Bakolisoa Voahirana, Cours de Comptabilité Générale, 1ère Année
Gestion, Université de Toamasina, 2004-2005
 SERDOT Lydie Ibrahim, Cours de Technique des assurances, 3ème année gestion Option
finances-comptabilité, Université de Toamasina, 2006-2007.
MÉMOIRES ET THÈSES :

 BALDO Marie Editrice, CONTRIBUTION À L’AMÉLIORATION DE LA GESTION


D’EXPLOITATION EN ASSURANCE ET RÉASSURANCE DE LA SOCIETE ARO
(cas de la Direction régionale de Toliara), Gestion, Option finances comptabilité,
Université de Toamasina 2008 105pages
 RAJOELINA Solofoheritiana Iloniaina, LA CONTRIBUTION D’UNE COMPAGNIE
D’ASSURANCE AU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE MADAGASCAR (cas de
la compagnie d’Assurance ARO), Département Économie, Université de Toamasina 2007,
105pages.
TEXTES ET DOCUMENTS DIVERS :

 Code des assurances applicables à Madagascar, Loi n° 99-013 article 05, DEFINITION
DES ASSURANCES, 76 pages.

91
 Comité des sociétés des assurances, GÉNÉRALITÉS SUR LES ASSURANCES, 3ème
édition, Février 2001, 45 pages.
 DOCUMENT REFERENTIEL ARO ET LA GENERALITES DES ASSURANCES,
centre de documentation et d’information ARO, 2009.
 Idem, article 41, SOUS ASSURANCES, 76 pages.
 Conditions Générales et Manuels de procédure des Producteurs

SITE WEB :
 http://www.aro.mg/compagnie-historique.html
 http://www.dictionnairejuridique.com/définition/RC.php
 http://www.csc.mg/documents/flashcompta01.doc
 http://www.expressmada.com/index.php?p=display
 http://www.netassurances.com/bibliotheque/lexique

92
ANNEXES

ANNEXES

ANNEXE I

93
94
95
ANNEXE II

96
ANNEXE III

97
ANNEXE IV

98
99
LISTE DES ILLUSTRATIONS

Liste des figures


FIGURE N° 1: LES DIFFÉRENTS POINTS DE VENTE ÉPARPILLÉS DANS L’ILE ...................... 17

Liste des graphiques


GRAPHIQUE N° 1: GRAPHIQUE DES ACTIONNARIATS ......................................................... 13
GRAPHIQUE N° 2: ÉVOLUTION DE LA PRODUCTION DE LA COMPAGNIE ............................. 44
GRAPHIQUE N° 3: ÉVOLUTION DES PROVISIONS TECHNIQUES ........................................... 50
GRAPHIQUE N° 4: RÉPARTITION DES PLACEMENTS ........................................................... 51

Liste des schémas

SCHEMA N° 1: ORGANIGRAMME DE LA DRM ................................................................................... 19


SCHEMA N° 2: PRESENTATION SCHEMATIQUE DE LA RELATION ENTRE LE SIEGE ET LA DIRECTION
MAHAJANGA ............................................................................................................................ 59

Liste des tableaux

TABLEAU N° I : ÉVOLUTION DE LA PRODUCTION DE LA COMPAGNIE (EN MILLIONS D’AR) ............... 43


TABLEAU N° II : PRESENTATION DU CHIFFRE D’AFFAIRES DE LA DRM (EN MILLIONS D’AR) ........... 45
TABLEAU N° III: PRESENTATION DU PLAN DES COMPTES ................................................................. 53
TABLEAU N° IV: PRESENTATION DE L’ETAT DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE DE LA DRM ............... 61
TABLEAU N ° V: PRESENTATION DE LA JUSTIFICATION DU COMPTE SINISTRE TERRESTRE................ 62
TABLEAU N° VI: PRESENTATION DU TABLEAU DE LA JUSTIFICATION DU COMPTE 490104 ............... 63
TABLEAU N° VII: EVOLUTION DES ARRIERES (EN MILLIONS D’AR).................................................. 70
TABLEAU N° VIII: TABLEAU DE SINISTRALITE EN 2008 ET 2009 (EN MILLIONS D’AR) .................... 78
TABLEAU N° IX: VALEUR ESTIMATIVE DES FOURNITURES ............................................................... 80
TABLEAU N ° X : PRESENTATION DE SOLVABILITE TECHNIQUE ........................................................ 88

100
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS
LISTE DES ABRÉVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
GLOSSAIRE

INTRODUCTION ............................................................................................................................. 6
PREMIÈRE PARTIE : CADRE D’ÉTUDE ..................................................................................... 7
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR L’ASSURANCE ARO ................................................... 10
SECTION I : HISTORIQUE ................................................................................................... 10
§1- Assurance ARO et ses origines .................................................................................... 10
§2- Les années de transformation décisive ......................................................................... 10
§3- ARO et ses horizons ...................................................................................................... 11
SECTION II : PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA COMPAGNIE ................................ 12
§1 - Identité de l’entreprise ................................................................................................. 12
A- Présentation Juridique.............................................................................................. 12
B- Présentation physique et commerciale ....................................................................... 12
1- Actionnariat ......................................................................................................... 12
2-Slogan ....................................................................................................................... 13
3-L’ origine de la dénomination ARO ......................................................................... 13
C-Les objectifs de la compagnie ..................................................................................... 14
§2 - Les Réseaux de distribution ......................................................................................... 14
A-La vente directe ........................................................................................................... 14
1-Les Directions Régionales ........................................................................................ 14
2-Les Agences Directes ............................................................................................... 15
B-La vente indirecte ........................................................................................................ 15
1-Les Agences Générales ............................................................................................ 15
2-Les Représentants Légaux ........................................................................................ 16
3-Les courtiers d’assurances ........................................................................................ 16
SECTION III : LES STRUCTURES ORGANISATIONNELLE ET ..................................... 19
FONCTIONNELLE ................................................................................................................ 19
§1 - Structure organisationnelle de la DRM ........................................................................ 19
§2 - Structure Fonctionnelle ............................................................................................... 20
A-Le Service Production ................................................................................................. 20
1-La production automobile ........................................................................................ 20
2-La Production IRD ................................................................................................... 20
B- Le Service Commercial .............................................................................................. 21
C- Le Service Comptabilité ............................................................................................. 21
1-La Caisse .................................................................................................................. 21
2-Le Service sinistre .................................................................................................... 22
3-Service comptabilité ................................................................................................. 22
D- L’Agent chargé de recouvrement des clients ............................................................. 23
E- L’archiviste ................................................................................................................. 23
CHAPITRE II : ANALYSE DU SYSTÈME D’ASSURANCE .................................................. 24
SECTION I : ANALYSE THÉORIQUE DE L’ASSURANCE ............................................. 24
§1- Mécanisme Universel de l’assurance ............................................................................ 24
A- Définitions ............................................................................................................... 24

101
B-Notion de Risques ........................................................................................................ 24
1-La Sélection .............................................................................................................. 25
2-La Dispersion ........................................................................................................... 25
3-La Coassurance ........................................................................................................ 25
4-La Réassurance ......................................................................................................... 26
C-Notion de Prime ........................................................................................................... 26
1-Gestion en Répartition .............................................................................................. 27
2-Gestion en Capitalisation ......................................................................................... 27
§2- Le Cadre Juridique ........................................................................................................ 27
A- La réglementation des assurances ............................................................................ 27
B- Le Contrat d’assurance ............................................................................................... 28
1-La proposition d’assurance....................................................................................... 28
2-Le consentement de l’assureur ................................................................................. 28
3-La Note de Couverture Provisoire (NCP) ................................................................ 28
a- Conditions générales : ..................................................................................... 28
b- Conditions particulières : .................................................................................... 28
c- Avenant : ............................................................................................................. 29
§3- Les acteurs de la scène d’assurance .............................................................................. 29
1-L’assuré : .................................................................................................................. 29
2-Les sociétés d’assurances : ....................................................................................... 29
3-Les experts : ............................................................................................................. 29
4-Le tribunal : .............................................................................................................. 29
5-Les statisticiens : ...................................................................................................... 30
6-L’Etat :...................................................................................................................... 30
SECTION II : LES DIFFÉRENTS RÔLES DE LA COMPAGNIE D’ASSURANCE.......... 30
§1- Rôle de protection ......................................................................................................... 30
A- Protection des éléments patrimoniaux ..................................................................... 30
B- Protection des éléments extrapatrimoniaux : ........................................................... 30
§2- Rôle de développement ................................................................................................. 30
A- L’assurance au service de l’action industrielle ........................................................ 31
B- L’assurance au service de développement .................................................................. 31
1- Rôle de développement financier ........................................................................ 31
2- Rôle de développement économique ................................................................... 31
CHAPITRE III : LES DIFFÉRENTES BRANCHES D’ASSURANCE ET LEURS
SPÉCIFICITÉS ............................................................................................................................ 32
SECTION I : BRANCHE VIE ET CAPITALISATION ........................................................ 32
§1- Assurance Vie ............................................................................................................... 32
A- Assurance vie entière revalorisable ......................................................................... 32
B- Assurance vie combinée revalorisable.................................................................... 33
§2- Assurance Retraite......................................................................................................... 33
A- Retraite complémentaire .......................................................................................... 33
B- Retraite Minute à Cotisation Libre .......................................................................... 34
SECTION II : BRANCHE NON-VIE ..................................................................................... 34
§1- Assurance des dommages.............................................................................................. 34
A- Assurance Incendie .................................................................................................. 34
B- Risques Divers et Annexes ...................................................................................... 35
1-Assurance contre le vol et cyclone ........................................................................... 35
2-Assurance Responsabilité Civile (RC) ..................................................................... 35
§2- Assurance des Personnes ............................................................................................... 36
A- Assurance Personnelle contre les Accidents (A.P.A) .............................................. 36
1-En cas de décès de l’assuré : .................................................................................... 36

102
2-En cas d’infirmité permanente et définitive de l’assuré : ......................................... 36
3-En cas d’incapacité temporaire de l’assuré : ............................................................ 37
4-En cas de traitement : ............................................................................................... 37
5-En cas de recherche, de sauvetage, et de transport de l’assuré : .............................. 37
B- Assurance Santé .......................................................................................................... 38
§3- Assurance Maritime et Automobile .............................................................................. 39
A- Assurance Maritime ................................................................................................. 39
1-Assurance Faculté .................................................................................................... 39
2-Assurance corps de navire ........................................................................................ 39
a- Tous risques qui couvrent : .............................................................................. 39
b- Franc d’Avaries Particulières Sauf : FAP SAUF qui couvre : ............................ 40
c- Franc d’Avaries Absolument : FAA qui couvre : ............................................... 40
B- Assurance automobile................................................................................................. 40
1-La Responsabilité Civile (RC) ................................................................................. 40
2-Les dommages éprouvés par le véhicule assuré ou « Assurance Tiers » ................. 41
a- La Tierce Complète ......................................................................................... 41
b- La Tierce collision et la Tierce collision aménagée ........................................ 41
c- Par suite d’incendie ......................................................................................... 41
d- Par suite de vol ................................................................................................ 41
3- L’indemnisation directe et recours ...................................................................... 41
a- Indemnisation directe ...................................................................................... 42
b- Le recours ........................................................................................................ 42
4- Les bris de glace .................................................................................................. 42
C- L’Evolution de la production de la compagnie .......................................................... 42
DEUXIÈME PARTIE : LES PRINCIPES ET PRATIQUES DE GESTION AU NIVEAU DE LA
COMPAGNIE ................................................................................................................................. 45
CHAPITRE I : ORGANISATION FINANCIÈRE DE LA COMPAGNIE ................................. 48
SECTION I : FONCTIONNEMENT D’UNE ENTREPRISE D’ASSURANCE ................... 48
§1- Fondement de la Société ............................................................................................... 48
A- La compagnie d’Assurance : Une Société Anonyme .............................................. 48
B- Organisation Financière .............................................................................................. 48
1-Les recettes ............................................................................................................... 48
2-Les dépenses ............................................................................................................. 48
§2- Les Provisions et Placements ........................................................................................ 49
A- Les Provisions Techniques ...................................................................................... 49
1-Les Provisions pour risques en cours (REC) ............................................................ 49
2-Les Provisions pour sinistre à payer (SAP) .............................................................. 49
3-Les Réserves ou Provision mathématique ................................................................ 49
4-Les Réserves de Capitalisation ................................................................................. 50
B- Les placements ........................................................................................................ 50
SECTION II : LA COMPTABILITÉ GÉNÉRALE DE LA COMPAGNIE D’ASSURANCE
ARO ......................................................................................................................................... 51
§1 : Définition et Principe comptable de la compagnie....................................................... 51
A- Les Principes comptables de la compagnie ............................................................. 52
B- Plan des comptes de la compagnie .......................................................................... 53
C- Les Journaux ............................................................................................................ 56
1- Le journal de caisse : ........................................................................................... 56
a-L’encaissement : ................................................................................................... 56
b- Le décaissement : ................................................................................................ 56
3- Le Journal des Opérations Techniques et Diverses (JOTD)................................ 57

103
§2- Le Système de comptabilisation des opérations ............................................................ 57
A- Procédure Comptable de Production ....................................................................... 57
1-Liaison comptable entre Siège et Direction ............................................................. 58
2-Passation Automatique ............................................................................................. 58
B- L’élaboration des divers états .................................................................................. 59
1-L’état de rapprochement bancaire ............................................................................ 59
2-Justification des comptes sinistres............................................................................ 61
3-Justification des comptes de passage ....................................................................... 63
a- 490104 : ........................................................................................................... 63
b- Le compte 590001 ........................................................................................... 63
CHAPITRE II : ÉTUDES DES TECHNIQUES DE GESTION DE LA COMPAGNIE ............. 65
SECTION I : LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES .......................................... 65
§1- Généralités ..................................................................................................................... 65
A- Le Recrutement........................................................................................................ 65
1-Le recrutement interne ............................................................................................ 65
2-Le recrutement externe ............................................................................................. 65
B - La Formation ............................................................................................................. 66
C - Le Système d’évaluation au niveau de la compagnie ................................................ 66
§2- L’administration du Personnel ...................................................................................... 66
A- Culture d’entreprise et discipline de la compagnie ................................................. 66
B- La motivation du personnel ..................................................................................... 67
SECTION II : LES TECHNIQUES DE GESTION DE LA COMPAGNIE .......................... 67
§1- La gestion des ventes de produit et des clients .............................................................. 67
A- La Prospection ......................................................................................................... 68
B- Les visites des clients .............................................................................................. 68
C- La motivation des vendeurs ..................................................................................... 69
§2- La gestion de contrat des clients ................................................................................... 69
A- Conclusion de contrat ................................................................................................. 69
1-Formation du contrat et Prise d’effet ........................................................................ 69
2-Durée du contrat ....................................................................................................... 69
3-Paiement des primes ................................................................................................. 70
4-La Résiliation du contrat .......................................................................................... 70
B - Mode de calcul des Primes ........................................................................................ 71
1-Assurance Corps de navire ....................................................................................... 71
2-Assurance Automobile ............................................................................................. 71
3-RC Ecole et Sportif .................................................................................................. 73
C- Procédure de règlement de sinistre .......................................................................... 74
1-La déclaration de sinistre.......................................................................................... 74
2-L’ouverture du dossier ............................................................................................. 74
3- L’instruction du dossier ........................................................................................... 74
4-Le règlement ............................................................................................................. 75
D. Analyse théorique des sinistres ................................................................................... 75
1-Sinistre Automobile.................................................................................................. 75
a-Collision de deux voitures .................................................................................... 76
b-Sinistre corporel ................................................................................................... 76
2-Sinistre santé ............................................................................................................ 77
3-Sinistre incendie et risques divers ............................................................................ 77
D- Mode de calcul de l’indemnité ................................................................................ 78
1-La sous assurance ..................................................................................................... 79
2-Omission ou Fausse déclaration non intentionnelle ................................................. 81
CHAPITRE III : LES PROBLÈMES SOULEVÉS ET SUGGESTIONS.................................... 82

104
SECTION I : L’APPROCHE CRITIQUE DE LA GESTION ................................................ 82
§1- Les points forts de la gestion ......................................................................................... 82
A-L’environnement ......................................................................................................... 82
B-Part de marché et chiffre d’affaires ............................................................................. 82
C-La stratégie de vente .................................................................................................... 83
D- La gestion des clients ................................................................................................. 83
E-Les moyens et matériels utilisés .................................................................................. 83
F- La motivation des vendeurs ........................................................................................ 83
G-La gestion centralisée .................................................................................................. 84
§2- Les problèmes rencontrés .............................................................................................. 84
A-Au niveau du personnel ............................................................................................... 84
B- Au niveau du service comptabilité ............................................................................. 84
C-Point de vue informatique............................................................................................ 84
D- La centralisation de la gestion .................................................................................... 84
1-Au niveau du traitement des dossiers de contrat d’assurance comme le cas de
l’assurance maritime .................................................................................................... 85
2-Au niveau du mécanisme comptable ........................................................................ 85
E-Le problème des Arriérés ............................................................................................. 85
SECTION II : PROPOSITIONS DES SOLUTIONS.............................................................. 85
§1- La Décentralisation ....................................................................................................... 85
A- Amélioration du service commercial de la Direction Régionale Mahajanga ............. 86
B- Amélioration du système de comptabilisation............................................................ 86
§2- Analyse de quelques ratios de gestion........................................................................... 87
A- Le Taux de Marge Nette ou Marge Bénéficiaire ........................................................ 87
B- La Marge de Solvabilité ............................................................................................. 87
1-La solvabilité générale ............................................................................................. 87
2-La solvabilité technique ........................................................................................... 88
CONCLUSION ............................................................................................................................... 89
BIBLIOGRAPHIE........................................................................................................................... 91
ANNEXES....................................................................................................................................... 93
LISTE DES ILLUSTRATIONS .................................................................................................... 100

105