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Editorial

Khalid NACIRI
Directeur de l’Institut
Supérieur de l’Administration

D
epuis le démarrage de ses activités, l’ISA ne cesse de développer son capital
compétence et son savoir-faire tant au niveau de la formation diplômante et de la
formation continue qu’au niveau des activités de recherche appliquée et d’étude de
terrain. L’ISA compte aujourd’hui plus de 170 lauréats et a à son actif une banque de données
regroupant plus de 150 travaux de recherche (rapports de stage et mémoires de fin d’études)
d’une valeur scientifique appréciable.
Ce bilan positif est le fruit d’un travail accompli par des intervenants de qualité, nationaux
et étrangers, spécialistes dans diverses disciplines (professeurs, experts, hauts responsables,
praticiens…)
Aujourd’hui, l’ISA se spécialise davantage dans les méthodes modernes de management
(des ressources humaines, des finances publiques, des marchés publics, de la gestion de
projet, des systèmes d’information et de communication…) et dans les outils d’analyse
économique, en matière de gouvernance et d’évaluation des politiques publiques. Il dispense
une formation dans ces diverses disciplines scientifiques selon une approche concrète et
opérationnelle appuyée sur des méthodes d’études de cas. L’Institut réalise aussi de
nombreuses études de terrain et apporte sa contribution à la réflexion sur la modernisation
de la fonction publique et de l’administration de notre pays. L’Institut ambitionne de se
doter d’une base de données multidisciplinaire, de développer son potentiel de ressources
et de formation certifiée, voire de devenir un laboratoire d’expertise et d’analyse du
management et des politiques publiques. Les projets de développement que connaît notre
pays sont systématiquement analysés par nos élèves et discutés avec des personnes ressources
et des hauts responsables dans divers organismes publics à travers l’ensemble du territoire
national.
L’image de marque de l’Institut s’affirme donc de jour en jour, preuve en est la densité
de ses rapports de partenariat avec plus d’une vingtaine de départements et
d’établissements, l’intensité de ses activités de coopération institutionnelle nationale et
internationale.
Notons à cet égard les récentes conventions signées avec le ministère de l’Intérieur, la
Chambre des conseillers, le Secrétariat général du gouvernement pour une formation
spécifique de leurs cadres. Notons aussi le succès qu’ont connu les séminaires de haut niveau
dénommés « les Jeudis de l’ISA», organisés le premier jeudi de chaque mois au profit des
responsables de l’administration et des établissements publics sur des sujets d’actualité
et d’intérêt national.
Le développement que connaît actuellement l’Institut ne pourra que s’amplifier davantage
par la résolution progressive de problèmes d’infrastructure et de motivation pour les lauréats
de l’Institut qui accomplissent 24 mois d’un dur labeur, d’apprentissage et de
perfectionnement dans les divers domaines de la gestion publique et du management orienté
vers la performance.
Le Conseil d’administration, dans sa dernière réunion, a salué l’évolution spécifique qu’a
connue l’Institut ces dernières années et a exhorté les responsables à continuer à œuvrer
pour accompagner la modernisation de l’Administration et les chantiers de réformes entrepris
par l’Etat dans ces domaines.
Ce quatrième numéro de Hakama vise ainsi à fournir un éclairage significatif sur les faits
saillants ayant marqué l’activité de l’Institut durant ces derniers mois.

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2010

juin
numŽro
Réunion du Conseil d’administration 3
Conférences et séminaires 4
• OCDE-MMSP-ISA : l’atelier régional sur les politiques publiques
• La régulation
• La crise économique et le budget 2010
• La réforme fiscale au Maroc
• La contractualisation
• De l’aménagement du territoire à la régionalisation :
l’expérience marocaine
• Présentation d’ouvrage

Revue de l’Institut Supérieur


Formation diplômante 13
de l’Administration
Directeur de publication
Formation continue 15
Khalid Naciri
Comité de rédaction Stages 2009 17
Ahmed Hassouni
• Stage à l’ENA de Paris
Abdelahad Fassi-Fehri
Meriem Aboulethar • Stage dans les wilayas et provinces
Badia Baddag
Najlaa Hemami
Zouhair Elabbadi
Coopération et recherche appliquée 19
Abdelouahed Essawab • Coopération internationale
Amine Benabdallah • Coopération nationale
Mostapha Faïk
Azzedine Ghoufrane
Ahmed Laaboudi
Visites d’étude et de terrain 23
Mostafa Rhomari • Marrakech
Chaouki Serghini • Errachidia
Brahim Zyani
• Doukkala-Abda
Les élèves de l’ISA • Taza et Oujda-Angad
Maquette et pré-presse
Babel com
Impression
Territorialisation des politiques publiques 29
Al Maârif Al Jadida
Dépôt légal : 2006/0031
Témoignages 30
Royaume du Maroc
Le Premier Ministre
3e assemblée générale ordinaire de l’ALISA 33
Evolution des activités de l’ISA 35
1, avenue de la Victoire
BP 2659, Rabat
Mémoires de fin d’études et de stages 36
Tél. : 0537 26 02 29
Fax : 0537 26 02 23
E-mail : isa@isa.ma
Site web : www.isa.ma
Réunion du Conseil
d’administration, 17 mars 2010
Sous la présidence de
M. Nizar Baraka, Ministre
Délégué auprès du Premier
ministre, Chargé des Affaires
économiques et générales,
représentant le Premier
ministre, le Conseil
d’administration de l’Institut
supérieur de l’administration
s’est tenu au siège de l’ISA le
17 mars 2010 à 9 heures.

D
ans son allocution d’ouver-
ture, le Président a salué
l’évolution spécifique qu’a
connue ces dernières années l’ISA
en matière de formation des
hauts cadres des administrations a réalisées dans les domaines de aménagement et de leur entre-
et des établissements publics en la formation diplômante, de la tien ;
le qualifiant de pépinière per- formation continue, de la re- • en vue d’intéresser le plus
mettant l’approvisionnement de cherche scientifique et de la coo- grand nombre de cadres fonction-
l’Administration en compétences pération nationale et internatio- naires de l’Administration à inté-
de haut niveau. Il a également nale. Il s’est félicité de la place grer l’Institut, présenter un projet
tenu à féliciter l’ensemble des que s’est forgée l’institut dans la au ministère de l’Economie et des
responsables pour les efforts réa- formation des hauts cadres de Finances formulant une meilleure
lisés en vue d’atteindre les objec- l’Etat, tant au niveau national motivation, aussi bien à l’entrée
tifs escomptés. qu’international. Il a également qu’à l’issue de leur formation de
présenté les prévisions d’activi- 24 mois ; ceci de préférence
Le Président a mis l’accent sur tés pour les années 2010 et 2011.
l’attention particulière que porte avant le lancement du concours
le gouvernement de Sa Majesté le Au terme des discussions et du pour le recrutement de la 8e pro-
Roi à doter l’institut des moyens débat qui ont suivi cette présen- motion, qui doit avoir lieu avant
nécessaires pour le développe- tation, le Conseil a formulé les la fin 2010 ;
ment de ses activités, à travers recommandations suivantes : • présenter un projet d’actualisa-
l’accompagnement de la moder- • accélérer la réalisation du tion des indemnités de vacation
nisation de l’Administration et projet de fusion ISA-ENA ; destinées aux intervenants natio-
des chantiers de réformes entre- • activer le travail de la commis- naux et étrangers.
pris par l’Etat dans différents do- sion de coordination entre les A la fin de la réunion, le Président
maines. deux institutions (sur recomman- a tenu à remercier l’ensemble
M. Khalid Naciri, directeur de dations du Premier ministre et des membres du Conseil d’admi-
l’ISA, a pour sa part présenté le sous la supervision du ministre nistration pour leur fructueuse
rapport d’activité de l’institut chargé de la Modernisation des participation, qui démontre tout
pour les trois derniers exercices secteurs publics), afin de trouver l’intérêt qu’ils portent au déve-
(2006-2007-2008), en insistant des solutions aux problèmes de loppement de la formation au
sur les importantes avancées qu’il l’affectation des salles, de leur sein de l’ISA.

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Conférences et séminaires
W¥uI¢ o¥d© s´ WO±uLF∞« ‹UßUOº∞« bOºπ¢ ¸U©≈ w≠ ŸËdAL∞« «c≥ øbM¥Ë
OCDE-MMSP-ISA : UN¢ö≥R± WOLM¢Ë W¥dA∂∞« œ¸«uL∞« ‹«¸bÆ w≠ …œ¸«u∞« WO±Uº∞« ‹ULOKF∑∞« bÅUI±
l’atelier régional sur ·bNK∞ UIOI∫¢ WLNL∞« ÁcN° ŸöD{ö∞ …d®UF∞« ÈdØc∞« W∂ßUML° wJKL∞« »UDª∞«
les politiques publiques ¸UO∑î« v∞« UM° «c• U± u≥Ë ,œuAML∞« “uO∞u¥ 30 a¥¸U∑° bOπL∞« ‘dF∞« bOF∞
…¸«œû∞ WOM©u∞« W߸bL∞«Ë w∞UF∞« bNFL∞« bL∫± pKL∞« W∞ö§ tO≠ bØ√ Íc∞«Ë ,2009
Le Maroc a été désigné pour abriter le
Centre régional d’évaluation des poli-
.eØdL∞« «c≥ ÊUC∑•ô ÃUN∑≤«" …¸Ëd{ vK´ tK∞« ÁdB≤ ”œUº∞«
tiques publiques (CREPP) dont la v∞u∑Oß ,ÍuNπ∞« ÁbF° l± U±Uπº≤«Ë WOLM∑∞« ÊULC° WKOHJ∞« q∂º∞« lπ≤√
création est une initiative du Maroc ‹U±uJ∫K∞ …¸UA∑ßô« r¥bI¢ eØdL∞« ,oOºM∑∞« ÂUJ•≈Ë ,WO´UL∑§ô«Ë W¥œUB∑Æô«
via le ministère délégué auprès du ,WO±uLF∞« ‹UßUOº∞« rOOI¢ ‰u• WO°dF∞« ‹UßUOºK∞ dL∑ºL∞« rOOI∑∞U° cî_«Ë
Premier ministre chargé de la
Modernisation des secteurs publics et ¡UØdA∞« ¸U∂î≈Ë fOº∫¢ vK´ qLFOß ULØ ‹ôu∫∑∞« l± q´UH¢ w≠ p∞–Ë ,WO±uLF∞«
du groupe ENA/ISA. «c≥ w≠ ‹Uß«¸b∞« ÈËb§Ë WOL≥Q° "WL∞uF∞« vK´ w°Uπ¥≈ ÕU∑H≤«Ë ,WO∞Ëb∞«
Ce projet s’inscrit dans le cadre de WJ∂® À«b•≈ ‰öî s± ¸ULCL∞« .)W∞öπ∞« V•UÅ ÂöØ vN∑≤«(
l’initiative « Governance for Develop- ‚dA∞« WIDM± ‰Ëœ w≠ rOOI∑∞U° sOHKJLK∞ ‹UN§u¢ sL{ ŸËdAL∞« «c≥ øbM¥ ULØ
ment » (GfD) qui rassemble les efforts
des pays du Moyen-Orient, d’Afrique .UOI¥d≠≈ ‰UL®Ë jßË_« ,ÊUL∞d∂∞« ÂU±√ t° Âe∑KL∞« w±uJ∫∞« Z±U≤d∂∞«
du Nord (MENA) et des pays membres sOF∑¥ t≤S≠ ,ÍuNπ∞« bF∂∞« «c≥ vK´ …Ëö´Ë qJA¢ ‹«¸UOî …b´ vK´ bØ√ Íc∞«Ë
de l’OCDE pour assurer un dialogue et wHC¢ WO∞öI∑ßU° l∑L∑¥ Ê√ eØdL∞« vK´ q∏L∑¢Ë ,W±UJ∫∞« r´b∞ W∞UF≠ ‹UIKDM±
une coopération permanente dans le
domaine de la bonne gouvernance.
sO©dAØ WO≠UHA∞«Ë WOÆ«bBL∞« t±UN± vK´ : w≠ ’uBª∞« vK´
L’OCDE soutient la création du CREPP eJ¢d¥ Ê√ wG∂M¥ ULØ ,t•UπM∞ sOOßUß√ W±¸UÅË WLz«œ WOKL´ ‹UO∞¬ qOFH¢Ë W±UÆ≈ -
conformément aux dispositions du WLOÆ oOI∫¢Ë …œuπ∞« d¥uD¢ vK´ t©UA≤ o≠dLK∞ WO§¸Uª∞«Ë WOKî«b∞« W∂Æ«dLK∞
Mémorandum d’Entente signé avec le
ministre délégué auprès du Premier
.‰UπL∞« «c≥ w≠ W≠UC± .w±uLF∞«
ministre chargé de la Modernisation ◊«dª≤« sL∏≤ Ê√ ,‚UOº∞« «c≥ w≠ UM° d¥b§Ë W߸ULLØ oOÆb∑∞«Ë ’U∫∑≠ô« œUL∑´« -
des secteurs publics. En effet, les WOßUß_« WJ∂A∞« w≠ WIOIA∞« WO°dF∞« ‰Ëb∞« .dO°b∑∞« VO∞Uß√ bO®d¢Ë d¥uD∑∞
centres régionaux de formation et w≠ „d∑AL∞« qLFK∞ eØdL∞« U≥bL∑FOß w∑∞«
d’expertise constituent une priorité
l∂∑¢ ·bN° WO±uLF∞« ‹UßUOº∞« rOOI¢ -
pour le Programme MENA-OCDE pour ,WO±uLF∞« ‹UßUOº∞« rOOI¢Ë qOK∫¢ ‰Uπ± .W´UπM∞«Ë WO∞UFH∞«
la gouvernance. Ils sont considérés .UN¢U¥U¨Ë U≥œUF°√ »UFO∑ß«Ë ÍœR¥ Ê√ U≥œUL∑´« ÊQ® s± ‹UIKDM± w≥Ë
comme des instruments de promotion Ê√ Èdî√ …d± œË√ ,WLKJ∞« Ác≥ ÂU∑î w≠Ë ◊UL≤√ w≠ WIOL´ ‹«dOOG¢ À«b•≈ v∞«
des bonnes pratiques et de renforce-
ment des capacités dans la région lOLπ° ¸U∫∞« VO•d∑∞« ‹«¸U∂´ œb§√ o≠«dL∞U° …bzUº∞« dOOº∑∞«Ë rOEM∑∞«
MENA. W®¸u∞« Ác≥ ‰UG®_ UOML∑± ,sOظUAL∞« WOºOzd∞« ‹U≤“«u∑∞« bOF¥ Ê√Ë ,WO±uLF∞«
Aussi un atelier régional sur les .ÕUπM∞«Ë oO≠u∑∞« q±UØ W¥uNπ∞« Èu∑º± w≠ ÊuJ∑∞ UNK≥R¥Ë W±UF∞« W±UJ∫K∞
politiques publiques a-t-il été orga- .W¥uLM∑∞« ‹U¥b∫∑∞« l≠¸
nisé à l’ISA les 23 et 24 mars 2010. Cet t¢UØd°Ë v∞UF¢ tK∞« WL•¸Ë rJOK´ Âöº∞«Ë
atelier a permis de rassembler des eØdLK∞ W±ußdL∞« ·«b≥_« vKπ∑¢Ë
agents publics, des décideurs, des wLKF∞« bFß bL∫± d¥uD¢ w≠ ,v∞Ë√ WK•d± w≠ ,ÍuNπ∞«
praticiens et chercheurs de la région W±UF∞« ‹U´UDI∞« Y¥b∫¢ d¥“Ë rOOI¢Ë qOK∫∑° WIKF∑L∞« W߸ULL∞«
MENA et de l’OCDE chargés de la pla-
nification, de la mise en œuvre et du
pilotage de l’évaluation des poli-
tiques publiques. Des représentants
de différentes institutions ont exposé
des modèles spécifiques adoptés par
leurs pays dans le domaine de l’éva-
luation des politiques publiques. Ils
ont notamment discuté de l’utilisa-
tion des évaluations comme outil de-
vant améliorer la gouvernance pu-
blique et offrir des services de
meilleure qualité aux citoyens.

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Séminaire OCDE/MMSP/ISA
Discours du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de
la Modernisation des secteurs publics
W±UF∞« ‹U´UDI∞« Y¥b∫∑° nKJL∞« ‰Ë_« d¥“u∞« Èb∞ »b∑ML∞« d¥“u∞« »UDî

rO•d∞« sL•d∞« tK∞« rº°


,d¥“u∞« bOº∞«
,…¸«œû∞ w∞UF∞« bNFL∞« d¥b±
,…œUFº∞«Ë w∞UFL∞« »U∫Å√
WLEM± u∞ËRº± …œUº∞«Ë ‹«bOº∞«
,W¥œUB∑Æô« WOLM∑∞«Ë ÊËUF∑∞«
œu≠Ë ¡UC´√Ë ¡U߃¸ …œUº∞«Ë ‹«bOº∞«
,WI¥bB∞«Ë WIOIA∞« ‰Ëb∞«
,…œUº∞«Ë ‹«bOº∞« ‹«dC•
lOLπ° V•¸√ Ê√ …œUFº∞« W¥U¨ w≤bFº¥
w≤U∏∞« r≥bK° w≠ «¸U• U∂O•d¢ «dJ∞« UM≠uO{
WJKLL∞« “«e∑´« s´ U°dF± ,»dGL∞«
Íc∞« ,ÂUN∞« ¡UIK∞« «c≥ ÊUC∑•U° WO°dGL∞«
s± …bO®d∞« …¸«œù« …¸œU∂± ¸U©≈ w≠ øbM¥
jßË_« ‚dA∞« WIDM± w≠ WOLM∑∞« q§√
WO±uL´ ‹UßUOß cOHM∑∞Ë ,sOM©«uL∞«Ë VKDL∞« «cN∞ W°Uπ∑ßô« X∫{√ bI∞Ë .UOI¥d≠≈ ‰UL®Ë
W≠UØ ‹U•uL©Ë ‹«¸UE∑≤« l± »ËUπ∑¢ oOL´ ÕöÅ≈ w≠ ◊«dª≤ô« r∑∫¢ ,ÍuO∫∞« Íc∞« q≠U∫∞« lLπ∞« «c≥ wO•√ –≈ w≤≈Ë
.sOIH¢dL∞« ¡U߸≈ d∂´ …¸ËdC∞U° dL¥ ,W±UF∞« W±UJ∫K∞ sO∞ËRºL∞« s± …“U∑L± W∂ª≤ tO≠ rµ∑K¢
…¸«œù« …¸œU∂±" ÊS≠ ,tO≠ p®ô UL±Ë ‹UßUOº∞« rOOI¢Ë qOK∫¢ ‹UO∞¬ ‰UL´≈Ë ‰öî bIFM¥ wß«¸œ ¡UI∞ ‰Ë√ w≠ ,¡«d∂ª∞«Ë
Ác≥ oOI∫∑° öOHØ «¸U©≈ d∂∑F¢ "…bO®d∞« nK∑ª± w≠ W∞Ëb∞« qîb∑∞ …«œQØ WO±uLF∞« w∞u¢ bF° ,…¸œU∂L∞« ÁcN∞ W∏∞U∏∞« W¥ôu∞«
vK´ rzUI∞« „d∑AL∞« qLF∞« q™ w≠ ,W¥UG∞« .W¥uLM∑∞« ‹U´UDI∞« ,͸«“u∞« Èu∑ºL∞« vK´ UN∑ßUzd∞ »dGL∞«
ÊËUF∑∞« vK´Ë ,‹UßUOº∞« ¸«u• r´œ `∂Å√ W∞Ëb∞« ¸Ëœ b¥bπ¢ …œU´≈ Ê√ ULØ rOOI¢ò Ÿu{u± ¸UO∑îU° t¥uM∑∞« v∞« ¸œU°√
jßË_« ‚dA∞« WIDM± ‰Ëœ sO° oOºM∑∞«Ë tM± ’UM± ô «d±√ vC± XÆË Í√ s± d∏Ø√ lO{«u± b•√ Á¸U∂∑´U° åWO±uLF∞« ‹UßUOº∞«
WLEM± w≠ ¡UC´_« ‰Ëb∞«Ë UOI¥d≠≈ ‰UL®Ë W¥œUB∑Æô«Ë WOßUOº∞« ‹U¥b∫∑∞« v∞« dEM∞U° ,vI∑KL∞« «c≥ ‰UG®√ ¸u∫± ÊuJO∞ W´Uº∞«
Xµ∑≠U± –≈ ,W¥œUB∑Æô« WOLM∑∞«Ë ÊËUF∑∞« ‹U≥«dØ≈ ÷dH¢ ‹¸UÅ w∑∞« WO´UL∑§ô«Ë lß«Ë ÂUL∑≥U° wE• Íc∞« Ÿu{uL∞« u≥Ë
qJA¢ v∞Ë_« UN∑ÆöD≤« cM± …¸œU∂L∞« Ác≥ qLπL∞ W¥œUB∑Æô« WO±UM¥b∞« vK´ W≤“«Ë Y∞U∏∞« ͸«“u∞« dL¢RL∞« ‹UO∞UF≠ ‰öî
.r∞UF∞« ‰Ëœ d∂≤u≤ dN® w≠ »dGL∞U° bIFML∞« …¸œU∂LK∞
w°dF∞« qLF∞« ¸Uº± w≠ W±U≥ WD∫±
nOOJ∑° oKF∑¥ d±_« ÊS≠ ,‚UDM∞« «c≥ w≠Ë t≤Q® w≠ ‹¸bÅË ,WO{UL∞« WMº∞« s±
¸UL∏∑ßô ULzö± «¸U©≈Ë ,„d∑AL∞«
w≠ dEM∞« …œU´S°Ë ,WO±uLF∞« ‹UßUOº∞« UN° X±e∑∞« w∑∞« W±UN∞« ‹UOÅu∑∞« Èb•≈
UNOK´ X±bÆ√ w∑∞« WO´«b°ù« ‹«¸œU∂L∞« WF§U≤ Wπ±d° vK´ ¡UM° ,U≥dO°b¢ ◊UL≤√
Ác≥ W´Uπ≤ bØR¥ U± u≥Ë .WOMFL∞« ‰Ëb∞« .gØ«d± Êö´≈ w≠ UM¢U±uJ•
UN∑∂Æ«d±Ë UNF∂∑¢ ‹UO∞üË l¥¸UALK∞ …œUº∞«Ë ‹«bOº∞« ‹«dC•
…UMÆË WOßUß√ WO∞PØ UN∑¥¸«dL∑ß«Ë …¸œU∂L∞« .UNL¥uI¢Ë ,bOØQ¢ qJ° ,wº∑J¥ ¡UIK∞« «c≥ Ÿu{u± Ê≈
·«dA∑ß«Ë ‰uK∫∞« ÂUNK∑ßô WOºOz¸ ‹UßUOº∞« ÕUπ≤≈ q∂ß ”¸«b¢ ÂeK∑º¥Ë WIOLF∞« ‹ôu∫∑∞« v∞« dEM∞U° Èd∂Ø WOM≥«¸
WØd∑AL∞« U¥UCI∞« Wπ∞UFL° WKOHJ∞« qz«b∂∞« vK´ bOØQ∑∞« ,¡UIK∞« «c≥ w≠ WO±uLF∞« ¸Ëœ ÂuNH± Xº± w∑∞« WF¥dº∞« ‹«dOG∑∞«Ë
.WIDML∞« ‰Ëœ sO° ‹U¥b∫¢ l≠b∞ W∂ºM∞U° ‹UO∞ü« pK¢ WOL≥√ …œU´≈ w≠ ,dO∂Ø b• v∞« ,XL≥UßË ,W∞Ëb∞«
ÂeF∞« bÆU´ »dGL∞« ÊS≠ ,‚UOº∞« «c≥ w≠Ë …¸«œù« …¸œU∂±" ¸Uº± Ê√ rKF∞« l± ,W±UJ∫∞« ◊UAM∞« dB∑I¥ bF¥ r∞ YO• ,Áb¥b∫¢
ÂËd¥ ,ÕöÅû∞ b¥b§ jDª± qOFH¢ vK´ s± WظUAL∞« ‰Ëb∞« sJ± bÆ "…bO®d∞« ‹«¸UE∑≤ö∞ W°Uπ∑ßô« vK´ W∞ËbK∞ wºOzd∞«
‹UßUOº∞« nK∑ªL∞ rOOI∑∞« qzUßË W¥uI¢ VO∞Uß√ œUL∑´« …¸Ëd{ vK´ ·uÆu∞« ,‹UFL∑πLK∞ WO±UM∑L∞« ‹UO§U∫∞«Ë W∫KL∞«
eØdL∞« À«b•≈ ŸËdA± ‰öî s± WO±uLF∞« q§√ s± ,ÂUF∞« ÊQA∞« dO°b¢ w≠ …b¥b§ UN∑OLM¢ oOI∫¢ ”Uß_U° ÂËd¥ `∂Å√ U± ¸bI°
.WO±uLF∞« ‹UßUOº∞« rOOI∑∞ ÍuNπ∞« W∞Ëb∞« sO° U≥e¥eF¢Ë WI∏∞« ‹UÆö´ ‰ö•≈ .W±«b∑ºL∞«Ë WK±UA∞«

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Conférences et séminaires

sortes de pressions pouvant entraver


La régulation l’impartialité qu’exige sa mission de
par Mohammed Drissi Alami Machichi, ancien ministre de la régulation.
Justice, professeur à l’université Mohamed V -Agdal, 28 mars 2009 4. Le Conseil consultatif des droits
de l’Homme est une institution
nationale pluraliste et indépendante,
spécialisée dans la protection et la
promotion des droits de l’Homme tels
qu’ils sont universellement reconnus.
Le CCDH est placé sous l’autorité de
Sa Majesté le Roi et se charge d’une
mission consultative de proposition
et d’impulsion en matière de
contrôle et de régulation du respect
des droits de l’Homme.
5. Diwan Al Madhalim est un média-
teur qui exerce, à côté des structures
existantes, une nouvelle forme de
contrôle sur les administrations. Il
s’agit d’un pouvoir de redressement,
qui examine les plaintes et les
doléances des citoyens suite aux
décisions et actes administratifs
jugés contraires aux règles de la pri-
mauté du droit et de l’équité.
6. Le Conseil de la concurrence est

L
a régulation est un mode de mobilières à travers le contrôle du un service du Premier ministre qui
gestion qui permet de corriger respect des dispositions légales et vise à promouvoir une saine concur-
les instabilités structurelles des réglementaires les régissant. rence pour protéger le pouvoir
marchés, en ajustant les actions 2. L’Agence nationale de réglemen- d’achat des consommateurs, diversi-
appréhendées aux résultats observés. tation des télécommunications est fier l’offre et rendre l’économie
En pratique, la régulation est de plus un établissement public auprès du nationale plus compétitive.
en plus assurée par des autorités Premier ministre, doté de la person-
indépendantes : pouvoirs publics ou 7. L’Instance de lutte contre la cor-
nalité morale et de l’autonomie
acteurs économiques du domaine ruption a pour mission principale
financière. L’ANRT contribue à l’éla-
concerné. La régulation a pour objec- d’améliorer les rapports entre
boration du cadre juridique du sec-
tifs de créer les conditions d’une l’Administration et les citoyens en
teur des télécommunications à tra-
concurrence saine et loyale, de moralisant la vie publique. Elle est
vers la préparation de projets de loi,
veiller à son maintien et de contri- chargée de la mise en place d’une
de décret et d’arrêté ministériel.
buer à l’évolution du cadre législatif charte déontologique pour l’Adminis-
Elle veille au respect de la concur-
et réglementaire pour un développe- tration publique et d’informer l’auto-
rence loyale et à la résolution des
ment harmonieux du secteur. Les rité judiciaire compétente de tous les
litiges y afférents et assure le suivi,
principaux régulateurs nationaux faits de corruption portés à sa
pour le compte de l’Etat, du dévelop-
sont au nombre de sept : pement du secteur des technologies connaissance.

1. Le Conseil déontologique des de l’information. Cependant, ces régulateurs, même


valeurs mobilières est une autorité 3. La Haute Autorité de la commu- s’ils bénéficient d’une indépendance
de marché qui protège l’épargne nication audiovisuelle est une insti- fonctionnelle et organique vis-à-vis
investie en valeurs mobilières. tution qui vise à réguler le secteur des pouvoirs publics et des différents
Etablissement public doté de la per- de la communication audiovisuelle, opérateurs du secteur en question,
sonnalité morale et de l’autonomie publique et privée, et qui veille au présentent quelques paradoxes par
financière, le CDVM veille à l’infor- respect des principes de la diversité rapport à l’objectif prétendu de leur
mation des investisseurs en valeurs et de la liberté d’expression dans ce création, à savoir :
mobilières, ainsi qu’au bon fonction- secteur. La HACA est rattachée à Sa • la difficulté de les appréhender en
nement des marchés de valeurs Majesté le Roi afin d’éviter toutes tant qu’administration indépendante ;

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Conférences et séminaires

• le manque d’indépendance consti-


tutionnelle ; La crise économique et le budget 2010
• l’inexistence de pouvoir hiérar- par Ahmed HAJOUB, chef de la division des Opérations du Trésor,
chique assuré par les administra-
tions de tutelle (les autorités de 19 novembre 2009
régulation ne reçoivent pas d’ordre
hiérarchique) ;

D
ans le cadre ladite loi s’appuie, entre autres, sur
• la difficulté de les rapprocher de la du cycle de un cadre macro-économique quanti-
justice : les régulateurs ne sont pas conférences tatif et devrait intégrer une perspec-
des juridictions. organisé par l’ISA et tive à moyen terme.
En guise de conclusion, on peut dire animé par de hauts Il a également précisé que le secteur
que tout le monde est concerné par responsables de budgétaire public est lié à l’ensemble
cette problématique de la régula- l’Administration, des autres secteurs : financier, réel,
tion, que ce soit les pouvoirs publics, Ahmed Hajoub, chef extérieur et privé.
les opérateurs privés, voire même les de la division des Opérations du
Trésor à la direction du Trésor et Sur le plan international et face à la
individus. Il n’y a pas de solutions
des Finances extérieures (ministère crise financière et économique, plu-
toutes faites pour régulariser l’en-
de l’Economie et des Finances) a sieurs pays ont fait jouer la politique
semble des secteurs et des marchés.
fait une intervention le jeudi monétaire et sont passés à la poli-
Les pouvoirs publics doivent donner tique budgétaire par le truchement
19 novembre 2009 portant sur “La
plus d’indépendance aux autorités de d’un interventionnisme budgétaire
crise économique et le budget 2010”.
régulation et prendre des mesures massif entraînant, dans certains cas,
réglementaires, juridiques et tech- Cette intervention s’est articulée une forte dégradation des déficits
niques permettant de réduire les autour de trois axes : publics. Cette situation peut avoir
instabilités potentielles du secteur • le lien entre le cadre macro-écono- comme conséquence un niveau élevé
visé, tout en tenant compte des mique et le budget ; de l’endettement des Etats.
moyens dont ces autorités disposent.
• l’environnement international ; N’étant pas épargné par les effets de
Yasmina DOUKKALI • le contexte national. la crise internationale du fait de ses
Rapporteur M. Hajoub a commencé par rappeler échanges avec l’extérieur (canal de
que la loi de finances n’est qu’une transmission), le contexte national
étape de la politique budgétaire est marqué notamment par une
(définie dans le temps), laquelle est baisse des recettes des MRE et du
un instrument de la politique écono- tourisme ainsi que des avoirs exté-
mique de l’Etat. La préparation de rieurs et des réserves de change.
Dans ce contexte, les finances pu-
bliques ont enregistré à fin sep-
tembre 2009 une baisse des recettes
fiscales (13 milliards de dirhams) et
une augmentation des dépenses
(9 milliards de dirhams).
Quant aux finances publiques de
l’année 2010, les principales hypo-
thèses prévoient un taux de crois-
sance de 3,5 %, un taux d’inflation de
2 %, une parité euro/dollar de 1,4
et un cours moyen du pétrole de
75 dollars. Le défi des pouvoirs
publics étant de faire face à des
« déficits jumeaux » : le déficit bud-
gétaire (manquer au dogme des 3 %)
et le déficit de la balance des
paiements.
Adil SABIR
Conférence sur la crise économique et le budget 2010 (19 novembre 2010) Rapporteur

4 7
2010

juin
numŽro
Conférences et séminaires

Les objectifs de la réforme


La réforme fiscale au Maroc Selon M. Bensouda, la réforme fiscale
par Noureddine Bensouda, directeur général des Impôts, 28 mars 2009 a permis de mettre en œuvre trois
objectifs.

L
a réforme fiscale au Maroc et sa C'est la loi-cadre adoptée en 1984 qui Le premier porte sur la simplification
dynamique à la lumière des a programmé la mise en place pro- et la modernisation du dispositif
enjeux économiques actuels, gressive du système fiscal actuel, fiscal: en effet, une codification uni-
tel a été le thème du séminaire articulé autour de l'introduction de la formisée, basée sur la clarté, est
animé par M. Noureddine Bensouda. taxe sur la valeur ajoutée en 1986, nécessaire, dans le sens de l'analyse,
Le patron de la Direction générale de l'impôt sur les sociétés en 1987 et de l'interprétation et de la transpa-
des impôts a d'emblée expliqué que de l'impôt général sur le revenu en rence des taux d'imposition. Le direc-
la réforme n'est pas seulement le fait 1990. L'impôt retrouvait ainsi sa teur général des Impôts a rappelé
de légiférer un ensemble de normes fonction classique qui consistait à l'importance du travail de codifica-
juridiques, mais d'abord de préparer tion qui a été entrepris et qui a
procurer des ressources pour couvrir
un environnement adéquat et mettre abouti à l'adoption, en 2007, d'un
les charges publiques.
en place un personnel doté des Code général des impôts reprenant,
compétences voulues. L'élargis- Ce principe de neutralité n'a pas dans un seul document, les princi-
sement de la base imposable fait résisté longtemps aux multiples solli- paux textes fiscaux en vigueur.
partie des grandes priorités de la citations, puisqu'en 1996 fut instituée Le deuxième objectif concerne la
réforme fiscale que l'Etat entend une charte des investissements pré- forte mobilisation du potentiel fiscal
mener à bien, a notamment expliqué voyant des mesures fiscales incita- pour mieux financer les dépenses
M. Bensouda, qui a par ailleurs mis tives en faveur de certains secteurs publiques, en s'appuyant sur un recen-
l'accent sur un autre volet essentiel considérés comme prioritaires. sement des dépenses fiscales et leur
de ladite réforme : le rôle de la évaluation afin de réduire le manque
Les régimes dérogatoires in fine ont
baisse des taux d'imposition afin à gagner pour le budget de l'Etat.
modifié le sens de la réforme initiale
d'instaurer une plus grande équité Le troisième objectif concerne la
avec pour conséquence « une aggra-
entre les contribuables et de baisse de la charge fiscale sur les
vation des distorsions économiques et
consolider la position de rivalité du entreprises et les ménages. Au fil des
sociales ». L'impôt devenait de plus
pays. lois de finances, des changements
en plus interventionniste et l'équité
plus ou moins importants ont été
fiscale perdait tout son sens face au
Eléments introductifs : pouvoir des groupes d'intérêts.
apportés au système fiscal. On peut
citer, à cet égard, la révision du
une lecture historique du barème de l'impôt sur le revenu,
Selon M. Bensouda, la réflexion sur le
système fiscal nouveau sens à donner à notre sys- décidée en 2007.
En guise d'introduction, M. Bensouda tème fiscal suppose d'apporter une Le taux marginal d'imposition peut
a soulevé la question de la concep- réponse claire à la question suivante : paraître élevé par rapport à ceux en
tion du rôle des politiques publiques, quels sont les objectifs de la réforme vigueur dans d'autres pays, mais il
notamment les impôts, dans l'éco- et comment la mener ? faut savoir que l'assiette de l'impôt
nomie. Un rôle qui diffère selon l'op-
tique théorique investie, qu'il s'agisse
de l'école classique qui stipule que
l'impôt n'a pas d'effet sur l'économie,
ou de l’école keynesienne.
Après l'indépendance, l'impôt au
Maroc était en relation étroite avec
les politiques de croissance engagées
par le pays. Dans les années soixante-
dix, les insuffisances en termes de
mobilisation des ressources fiscales
ont été comblées par les recettes des
phosphates.
Dès lors, le Maroc a connu sa grande
réforme fiscale dans les années 80.

8 4
2010

juin
numŽro
Conférences et séminaires

sur le revenu est fortement réduite ture aussi bien chez les décideurs que a pris la ferme décision d'encourager
par le jeu des abattements. chez les citoyens. le logement social. Un nouveau dis-
Pour M. Bensouda, l'Etat dispose positif a vu le jour : pour la première
De même, la révision à la baisse de
d'une marge de manœuvre dans la fois, l'Etat a donné un avantage
l'impôt sur les sociétés permet la
réduction des dépenses fiscales. Mais direct à l'acquéreur sous forme d'un
réduction de la pression fiscale sur
encore faut-il préparer les esprits à chèque relatif au montant de la TVA,
les entreprises et encourage la sous-
la réforme et convaincre les bénéfi- et ce par l'intermédiaire du notaire.
cription à l'impôt.
ciaires que celle-ci doit nécessaire- Enfin, M. Bensouda a expliqué que la
Cette modification de taux a permis
ment passer par la remise en cause réforme de la fiscalité des collecti-
de réduire la charge fiscale de
des avantages fiscaux. Cela constitue vités locales est indispensable. Pour
l'ensemble des contribuables, sans
une condition indispensable au chan- ce faire, il a insisté sur la suppression
pour autant toucher aux différents
gement, puisque la réforme permet de certains impôts devenus obsolètes
abattements et déductions dont ils
un élargissement de l'assiette suscep- et sur la refonte de la taxe profes-
bénéficient.
tible de compenser la perte de sionnelle.
Malgré les efforts accomplis dans ce recettes découlant d'une réduction En guise de conclusion, le patron de
domaine, ces changements ne sont du taux d'imposition. la direction générale des Impôts a
pour certains que de simples aména- insisté sur le fait que la multiplicité
A l'heure actuelle, la suppression des
gements techniques et ne constituent exonérations est un fait acquis pour la des questions montre à quel point la
pas des étapes dans la réforme, a T.V.A. Pour l'I.S., la question est de réforme est compliquée et que cette
souligné M. Bensouda. savoir si l'on doit réduire uniquement réforme est à la croisée des chemins :
les taux ou agir également sur la le politique, l'économique et le
La démarche de la réforme matière imposable (l'assiette). Cepen- social.
Pour progresser dans la mise en dant, agir sur les deux paramètres
œuvre d'une véritable réforme fis- simultanément peut nous permettre Les jeudis de l’ISA
cale, il faut élaborer des projets et de réduire l'écart entre le taux facial
les évaluer en faisant des choix préli- et le taux réel tout en maintenant la Jeudi 5 février 2009, de 16h à 19h
minaires qui touchent à la durée de pression fiscale inchangée. Le management par processus
la réforme et à sa conception. La Pour ce faire, la comparaison avec Intervenant : My Ahmed Cherkaoui,
démarche progressive apparaît d'autres pays, surtout ceux qui évo- directeur du RCAR
comme la mieux adaptée au contexte luent dans notre environnement, est Jeudi 5 mars 2009, de 16h à 19h
marocain, indique M. Bensouda, dans nécessaire, mais sans que l’on soit
la mesure où elle permet au budget Gouvernance et Système
pour autant astreint à adopter la
d'intégrer graduellement les effets d’Information
même démarche. En effet, la pratique
engendrés par la baisse des taux Intervenant : Mounim Zaghloul,
du dumping fiscal n'est pas une solu-
d'imposition. directeur de la société Consilium
tion viable pour le Maroc. M. Bensouda
De prime abord, le directeur général a évoqué le cas de l'Irlande. Là, le Jeudi 2 avril 2009, de 16h à 19h
des Impôts a souligné que la refonte du taux de l'I.S. est un inférieur à celui du Sécurité des Systèmes
système de l'impôt doit se faire de telle Maroc, le nombre des payeurs, par d’Information de l’Administration
sorte qu'elle soit compatible avec le contre, est à la hausse. Intervenant : François Renault,
niveau de développement du pays, ses Concernant le volet économique, le associé chez Deloitte, présidence
contraintes économiques et sociales. directeur général des Impôts a fait de l’AFAI.
Sur le plan financier, le contexte actuel allusion aux dispositions relatives à la Jeudi 7 mai 2009, de 16h à 19h
est plus favorable. Mais si les finances fiscalité de groupe qui était très
publiques s'améliorent, les efforts doi- Management par projets
attendue par les opérateurs écono-
vent se poursuivre. Intervenant : Mohammed
miques. D'après M. Bensouda, on
M’hamdi, directeur-associé de
En outre, la principale contrainte de peut se targuer aujourd'hui d'avoir un
CACIOPEE
cette réforme réside dans les moyens dispositif fiscal conforme aux stan-
dards internationaux tout en étant Jeudi 4 juin 2009, de 16h à 19h
nécessaires à son financement et
dans les moyens de les mobiliser. Le adapté au contexte national. Ces Coaching et conduite
choix est le suivant : ou la suppres- mesures concernent aussi bien les du changement
sion des régimes dérogatoires ou la fusions que les scissions, qui n'exis- Intervenant : Youness Bellatif,
rationalisation des dépenses pu- taient pas auparavant. directeur général de
bliques. Une démarche qui implique Dans son volet social, la réforme a Convergence-Conseil
au préalable un changement de cul- suivi les instructions royales : le Fisc

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2010

juin
numŽro
Conférences et séminaires

La contractualisation
17 et 18 mai 2010

C
e séminaire était animé par
des spécialistes et experts
nationaux et étrangers : Mounir
Zouggari, consultant, INFRASOL ; Jan
Janssens, consultant, JCC Advisory
services ; Claude Jamati, consultant
NOREMA et Mustapha Kassi, adjoint
du directeur des Entreprises publiques
et de la Privatisation, ministère de
l'Economie et des Finances.
prenantes des secteurs. La contrac- naires privés, on assiste à une optimi-
Cette manifestation a rassemblé en- tualisation constitue un angle d'at- sation et à une rationalisation de la
viron 80 participants de diverses ins- taque intéressant pour entreprendre gestion, à des transferts et à de nou-
titutions, notamment le ministère de ces réformes. velles solutions technologiques, à un
l'Economie et des Finances, le minis- meilleur service à la clientèle, à une
tère de l'Intérieur, le ministère de la La problématique mobilisation des financements plus
Modernisation des secteurs publics, aisée, etc. Il est cependant tout aussi
la Chambre des Conseillers, le Il est avéré que, lorsque le service avéré que cette modalité d'interven-
Conseil de la ville de Rabat. public est géré par des monopoles tion dans les pays en développement
d'Etat, par des entreprises publiques a connu des dérapages importants en
Selon l'avis des experts, les pays
ou par les communes (elles-mêmes matière de transparence dans l'attri-
d'Afrique ne pourront atteindre le
ou par le biais des régies munici-
niveau des Objectifs du millénaire bution des contrats, de rémunération
pales), on se heurte à des limites
initialement fixé pour 2015 que dans du délégataire, de préservation des
liées non seulement à la couverture
cent-dix années. La gravité de ce principes du service public et de suivi
complète du territoire mais aussi à la
constat donne une idée de l'urgence et de régulation de ces contrats. Par
rigidité du mode de fonctionnement
des réformes à entreprendre. ailleurs, le bilan de ces opérations
de ces structures résultant notam-
Parmi ces réformes, la refonte des reste mitigé quant au développement
ment du droit public. Face à ce
modalités d'intervention dans la ges- durable des secteurs concernés ; on
constat, une première réponse a
tion des services publics de base assiste ainsi au spectacle d'entre-
consisté à signer des contrats-pro-
(eau potable, électricité, transports prises bien gérées dans un secteur
grammes entre l'autorité de tutelle
urbains…), la transparence et la for- et ces entreprises. Le principe de ces dont la remise à niveau reste en souf-
malisation dans les relations entre les contrats est que l'autorité de tutelle france.
parties prenantes sont essentielles s'engage à fournir les moyens de sa Par ailleurs, la problématique du droit
pour l'optimisation des moyens qui politique (notamment tarifaire) et à au service public de base nous inter-
constitue un des axes permettant réformer son mode de contrôle en pelle, et la desserte des populations
d'améliorer la performance de ces contrepartie d'un engagement de ainsi que la viabilité du service à long
services publics. l'entreprise publique sur des résultats terme dans les petites et moyennes
Historiquement, on constate dans la par le biais de réformes de son mana- villes et en milieu rural se heurtent au
majorité des pays d'Afrique deux gement. L'entreprise publique est fait que les intervenants sus-cités ne
formes d'intervention dominantes : la ainsi replacée dans un environne- sont pas ou peu intéressés par la ges-
régie communale ou la société d'Etat. ment de marché, et sa rentabilité tion du service dans ces zones. On
D'autres solutions ont également été permet d'inverser les transferts (sup- constate alors l'émergence de petites
expérimentées comme la délégation pression des subventions et recettes structures privées locales souvent
de gestion par les collectivités loca- fiscales). Le bilan de ces contrats- informelles ou peu structurées. Ces
les à des opérateurs privés ou à des programmes est mitigé car, dans la opérateurs sont souvent menacés de
associations. Il est aujourd'hui avéré plupart des cas, les engagements ne disparition ou risquent de connaître
que ces formes d'intervention doivent sont tenus par aucune des deux des difficultés quant à la continuité
évoluer aussi bien dans leurs modali- parties. du service, la pérennité et la protec-
tés d'exercice que dans les relations Il est aussi avéré que lorsque le ser- tion des ressources et la maintenance
qu'elles génèrent entre les parties vice public est délégué à des gestion- des équipements.

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2010

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numŽro
Conférences et séminaires

Le séminaire s'est attaché dans un


premier temps à recadrer le débat sur Présentation de l'ouvrage Actualité du droit
la contractualisation en essayant de
circonscrire la notion sous tous ses
administratif: 2003-2009, 20 mai 2010
aspects. Pour cela, il a repris les tra-
vaux déjà menés à l'initiative du
World Bank Institute, de l'Institut de
la gestion déléguée, du Secrétariat
international de l'eau, de l'Association
africaine de l'eau et d'un certain
nombre d'autres initiatives et organi-
sations. Ont été ensuite développés
le cas du Maroc et l'Etude de la
Banque mondiale sur le bilan de l'in-
tervention du privé dans l'eau potable
dans différents pays et continents. Le
séminaire s'est aussi attaché à ouvrir
des pistes pour des formes d'interven-
tion nouvelles du secteur privé dans
la gestion des services en Afrique sub-

L’
saharienne et pour de nouvelles
ISA a organisé à son siège idéologiques sur la disparition et la
approches de la performance des une conférence pour la pré- décadence de l'Etat, l'action de celui-
entreprises publiques. sentation du récent ouvrage ci demeure au Maroc, comme partout
Actualité du droit administratif : d'ailleurs, ainsi que vient de le dé-
2003-2009, animée par ses auteurs, montrer la crise financière et écono-
De l'aménagement les professeurs Michel Rousset et mique mondiale, un élément indis-
Mohammed Amine Benabdallah. pensable au développement de la
du territoire à la Voici un extrait de l'avant-propos de société, à la cohésion sociale, au ren-
régionalisation : cet ouvrage : forcement de l'Etat de droit et des
libertés, c'est-à-dire au mieux-être
l'expérience marocaine « Cette «Actualisation du droit admi-
des individus, de leurs familles et des
nistratif » permettra de rendre
Par Michel Rousset, compte des nouveautés législatives collectivités locales.»
19, 20 et 21 mai 2010 administratives et jurisprudentielles Cette manifestation a vu la présence
survenues depuis les dernières publi- des élèves de l'Institut et de nom-

C
e séminaire, animé par le cations et couvrira la période 2003- breuses personnalités : doyens de
Professeur émérite Michel 2009 ; elle permettra aussi de mon- faculté, hauts responsables de dépar-
Rousset, était destiné aux trer que malgré les considérations tement ministériel et professeurs.
élèves de la 6e promotion de l'ISA et
aux élèves stagiaires de l'inspection
générale de l’administration territo-
riale (IGAT) en formation à l'ISA.
Ce séminaire a permis de mettre en
lumière les aspects les plus impor-
tants de l'expérience marocaine de la
régionalisation à savoir son évolution
et ses perspectives actuelles :
• planification, aménagement du ter-
ritoire et régionalisation : la région
économique 1968-1984 ;
• la région collectivité locale : 1984-
1992-1997 ;
• les perspectives actuelles de la
régionalisation.

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2010

juin
numŽro
Conférences et séminaires

tion interne élaborée par une assem-


Le modèle espagnol de la régionalisation blée d'élus locaux (députés et séna-
teurs) et adoptée par le Parlement
Dans le cadre de la convention de des cadres responsables des adminis- espagnol.
coopération le liant à l'Institut trations et institutions, concernés ou Les communautés autonomes dispo-
National de l'Administration Publique intéressés par ce sujet. sent de larges pouvoirs qui leur per-
(INAP) de Madrid, l'ISA a organisé un
L'Espagne est le seul pays avec l'Italie mettent de se gouverner localement,
séminaire et une conférence consa-
à se déclarer unitaire tout en étant mais les municipalités ne sont pas
crés au thème « Le modèle espagnol
régionalisé à l'extrême. Elle propose assujetties aux gouvernements com-
de la régionalisation », les mercredi
un modèle constitutionnel intéres- munautaires car elles s'occupent seu-
26, jeudi 27 et vendredi 28 mai au
sant puisqu'elle reste officiellement lement de l'aspect administration
siège de l'ISA.
un Etat unitaire qui reconnaît le droit territoriale.
Ce séminaire, animé par le Profes- à l'autonomie pour certaines de ses
seur Juan Luis Paniagua Soto, spécia- entités territoriales. En définitif, le modèle espagnol fonc-
liste en Théorie de l'État et systèmes tionne avec ses communautés auto-
En Espagne, on distingue trois niveaux
politiques comparés, était destiné nomes comme le modèle allemand
aux élèves de la 6e promotion de l'ISA dans l'administration publique :
avec ses Länders, sauf qu'elles ne
et aux élèves stagiaires de la 6e pro- • l'administration générale de l'État : sont pas constituées en fédération,
motion de l'Inspection générale de le gouvernement central ;
même si elles en ont tous les traits
l'administration territoriale (IGAT) en
• l'administration autonome : les constitutifs. On pourrait dire que
formation à l'ISA, les 26 et 27 mai
communautés autonomes (17); l'Espagne a créé un mode d'organisa-
2010.
• l'administration locale : les com- tion original qui ressemblerait à un
Quant à la conférence, sur le même État décentralisé très unitaire. Le
munes (8 106) et les provinces (50).
thème et animée par le même confé-
Si la Constitution de 1978 affirme débat qui touche cette question ne
rencier, elle a eu lieu dans la matinée
dans son article 2 que la nation espa- fait que commencer en Espagne et
du vendredi 28 mai 2010 et a vu la
participation de membres de la gnole est la patrie commune et indi- dans toute l'Europe. Il faudra s'at-
Commission consultative de la régio- visible de tous les Espagnols, elle tendre à des réformes importantes à
nalisation, de cadres de la Chambre reconnaît le droit pour chaque com- ce sujet dans les années à venir. « Les
des Conseillers, de l'Inspection géné- munauté d'édicter ses propres statuts politiques publiques unifient ce que
rale de l'administration territoriale et d'autonomie, une sorte de constitu- les constitutions divisent. »

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2010

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numŽro
Formation diplômante
Jury
Soutenance des mémoires de fin d’études et de
Khalid Naciri, Chaouki Serghini,
stages de la 5e promotion Mohamed Amine Benabdellah,
Brahim Zyani, Abdellatif Bennani,
Abdelouahad Ourzik, Mustapha Faik,
Mostafa Rhomari, Mustapha
Kheidri, Mohammed Souafi,
Mustapha Amghar, Chafik Aziba,
Najat Zarrouk, Ahmed Laaboudi,
Abdelahad Fassi-Fehri,
Ahmed Hassouni.

Invités
Le 25 décembre 2009, l'Institut a • le management des projets de
consacré une journée à la soute- conservation des ressources natu- Mohamed Hajoui, Azzedine Diouri,
nance des mémoires de fin relles : cas du projet de dévelop- Abdelhafid Debbarh, Najib Guedira,
d'études des étudiants de la pement des massifs forestiers de Abdellah Serhane, Abdelaziz Talbi,
5e promotion, à l'issue d'une scola- la province d'Ifrane ; Rabha Zeidguy, Rachida Tadlaoui,
rité de deux ans, devant un jury Brahim Kettani, Omar Faraj,
• l'intégration de la dimension
désigné en vue d'apprécier la qua- Abdelillah Fountir, Samir Moham-
genre dans les politiques
lité scientifique de ces mémoires. med Tazi, Abdeljalil Cherkaoui,
sociales, quels apports pour un Benyouness Chahboune,
Les travaux de fin d'étude se sont développement équitable ? Cas
articulés autour des thèmes sui- Ahmed Benaddou, Mostapha Begga,
de la politique de lutte contre Abderahmane Haouach,
vants : l'analphabétisme ; Ahmed Hajoub, Mohammed Haddad,
• l'évaluation des actions pu-
• faire de la région un moteur de El Hassan El Mansouri, Aziz Chaker,
bliques : quelles conditions de
promotion du sport scolaire. Lhabib Nadir, Mohamed Chafiki,
renforcement des approches et
L'institut a établi la liste du jury Soulaimane El Hajjam,
pratiques évaluatives ?
Begdouri Achkari, Ahmed Benali,
• le management des produits composé à la fois de professeurs
Abderrahman El Glaoui, Thami
bancaires alternatifs au Maroc : universitaires et de responsables
El Maaroufi, Abdelaziz Khaoua,
contraintes et perspectives ; de l'administration publique.
Fatiha Belmghar, Mohammed
• la mesure de la performance Cette activité a été également
Boujida, Abderrahim Banyassine,
des services de distribution honorée par la présence d'invités
Mahmoud Benmessoud, Noureddine
d'eau potable et d'assainisse- relevant de l'administration
El Mounzil, Omar El Kettani,
ment au regard du développe- publique et du corps des
Amina Belouchi.
ment durable ; enseignants.
• la mise en œuvre du Plan Maroc
vert : élaboration d'une stra-
tégie de communication autour
du concept de l'agrégation dans
la région de Gharb-Chararda-
Beni Hassen ;
• les conditions de mise en œuvre
de l'approche territoriale de la
lutte contre la précarité : cas
de la préfecture de Salé ;

4 13
2010

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Formation diplômante

6e promotion Concours de la
7e promotion
La 6e promotion est composée de rité de cette promotion en vue
29 élèves dont la majorité est de préparer pédagogiquement L'institut a organisé, les
titulaire d'un DESA en économie. les étudiants à mieux affronter 14 novembre et 5 décembre
Elle a achevé sa 1re année de for- les contenus à connotation pra- 2009, le 7e concours d'accès à
mation au cours de l'année 2008- tique au cours de la 2e année. l'Institut, ouvert aussi bien aux
2009 et est en phase d'entamer Le tableau ci-après retrace les fonctionnaires qu'aux non-fonc-
sa 2e année. Le programme de matières abordées par les tionnaires, conformément aux
« mise à niveau » a bénéficié d'un élèves de la 6e promotion et les dispositions de l'arrêté du
volume horaire important au volumes horaires qui leur ont Premier ministre n° 3-70-09 du
cours de la 1re année de la scola- été affectés. 21 octobre 2009. Le nombre de
places mises en compétition a été
fixé à 30, dont 15 pour les candi-
Matières abordées par la 6e promotion Volume Volume
(1re année jusqu’en mai 2010) horaire réel horaire prévu dats fonctionnaires et 15 pour les
candidats non-fonctionnaires.
Programme de mise à niveau 229 h 120 h
Questions Internationales 15 h 120 h Ainsi, le nombre de personnes
ayant présenté un dossier de can-
Gestion financière 40 h 120 h
didature est de 860 (807 non-
Gestion des ressources humaines 0h 120 h
fonctionnaires et 53 fonction-
Politiques publiques territoriales 146 h 120 h
naires).
Management et conduite du changement 126 h 120 h
Conférences de méthodes, langues et
Les fonctionnaires représentaient
176 h 170 h 11 organismes, dont 23,9 % rele-
communication
Nouvelles technologies de l’information et vant du ministère de l'Education
61 h 120 h
de la communication nationale et de l'Enseignement
Fonctionnement de l'Etat et des entreprises supérieur, 19,6 % du ministère de
68 h 130 h
publiques l'Intérieur, 15,2 % du ministère de
Politique économique 118 h 140 h la Santé, 15,2 % du ministère de
Dossiers et conférences d'actualité 11 h 140 h l'Economie et des Finances…

Total 990 h 1400 h Les candidats fonctionnaires sont


en majorité titulaires d'un DESA
en droit public. Ils sont pour
66,67 % des hommes et pour
33,33 % des femmes.
Chez les candidats non fonction-
naires, les titulaires d’un master
en économie sont les plus nom-
breux (25,2 %) ; ils viennent de
Rabat (14,7 %) et sont en majorité
des hommes (64,26 %).
Le concours a permis de retenir
12 fonctionnaires et 15 non-fonc-
tionnaires. La formation de cette
promotion a débuté le 12 janvier
2010.

14 4
2010

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numŽro
Formation
continue
des institutions et le management contrôle, secrétariat d'Etat chargé de
L'Inspection générale public. l'Eau et de l'Environnement)
Durant cette même période et dans – Diwan Al Madhalim, Simou Hassan
de l’administration le cadre du programme “développe- – La modernisation de l’Administration,
territoriale (IGAT) ment personnel”, les fonctionnaires Diouri Azzeddine (secrétaire général,
de la Chambre des Conseillers ont pu ministère de la Modernisation des sec-
bénéficier de cours de langues teurs publics), Laamoumri Ahmed (direc-
L'Inspection générale de l’administra- teur de la Modernisation, ministère de la
(anglais et espagnol).
tion territoriale a confié de nouveau Modernisation des secteurs publics)
à l'ISA la formation de sa 6e promo- – Rôle, organisation et fonctionnement
Thèmes et intervenants
tion suite à sa satisfaction quant à la du Conseil Consultatif des Droits de
qualité des prestations, au sérieux et – Réunion inaugurale générale, Khouja l'Homme, Rouwane Abderrazak (chef du
à la pertinence des programmes Abdelouahid (Secrétaire général, département de la Coopération et des
Chambre des Conseillers) Relations internationales, Conseil con-
pédagogiques dispensés au profit de
sa 5e promotion. – Panorama général des institutions sultatif des droits de l'Homme)
constitutionnelles au Maroc ; – Rôle, organisation et fonctionnement
Par ailleurs, l'ISA s'engage à organiser – Le gouvernement, El Manar-Esslimi de l’Instance centrale de prévention
au profit de la 6e promotion de l'IGAT Abderrahim (professeur de l'enseigne- de la corruption, Alaoui Mly El Hassan
un programme de formation d'une ment supérieur) (chef du cabinet du président de
durée de 24 mois, qui s'articulera – L’Institution monarchique, Bahbouhi l'Instance centrale de prévention de la
autour de 11 modules : Tahar (professeur de l'enseignement corruption)
1. éléments fondamentaux de droit ; supérieur) – La régulation, Alami Machichi Mohamed
2. organisation/fonctionnement de – Le parlement et le droit parlementaire, (professeur de l'enseignement supérieur,
l'Etat et des organismes publics ; Eddaqqaq El Habib (professeur de l'en- ancien ministre de la Justice)
seignement supérieur)
3. management public et modernisa- – Rôle, organisation et fonctionnement
tion administrative ; – Le système judiciaire, Chalat Bouabid de la Haute autorité de la commu-
4. gestion financière ; (professeur de l'enseignement supérieur) nication audiovisuelle, Bouqentar
5. économie et développement ; – Le gouvernement, El Messaoudi Amina El Hassane (professeur de l'enseigne-
(professeur de l'enseignement supérieur) ment supérieur, membre du Conseil
6. gestion territoriale, gouvernance
supérieur de l'audiovisuel)
locale ; – Le système de la fonction publique,
7. gestion des ressources humaines ; Aliat Mohammed (ancien directeur de la - Rôle, organisation et fonctionnement
Fonction publique, ministère de la du Conseil de la concurrence,
8. audit, contrôle interne, contrôle
Modernisation des secteurs publics) El Bouayachi Khalid (rapporteur général,
de gestion ; Conseil de la concurrence)
9. le métier d'inspecteur ; – Décentralisation et déconcentration,
Chahidi Ouazzani Hassan (professeur de – La jurisprudence administrative,
10. communication et développe-
l'enseignement supérieur), Zyani Brahim Haddad Abdellah (professeur de l'ensei-
ment personnel ;
(directeur de la Réglementation et du gnement supérieur).
11. conférences et thèmes d'actualité.

La Chambre des
Conseillers
Dans le cadre de la convention de coo-
pération et de partenariat relative à la
formation des ressources humaines de
la Chambre des Conseillers, signée le
18 janvier 2010 à Rabat, une première
session de formation a été organisée
au profit de ses cadres et agents.
Cette session de formation, qui s’est
déroulée en février-mars 2010, s’est
articulée autour des thématiques se
raportant à l’organisation de l’Etat et

4 15
2010

juin
numŽro
Formation continue

HOLDING D'AMÉNAGEMENT AL OMRANE


Holding d'aménagement Thématique Intervenant Fonction Dates
Al Omrane Gestion stratégique de la M. Abdelahad Directeur des Etudes 25 au 26
fonction DRH Fassi-Fehri et de la Coopération ISA 05/2009
Dans le cadre de la convention signée Les nouveaux outils de M. Mohammed Expert RH 11 et 12
avec le Holding d'Aménagement pilotage de la fonction RH Bouazzaoui 06/2009
Al Omrane le 18 mars 2008, l’ISA s'est La gestion prévisionnelle des emplois et M. Said Balhadj Professeur, expert en RH 17 et 18
engagé à organiser et à mettre en des compétences et de la mobilité interne 06/2009
œuvre des sessions de formation selon La pratique stratégique du recrutement M. Said Balhadj Professeur, expert en RH 19/06/ 2009
un plan de formation qui s'articule Elaborer et mettre en œuvre M. Lhassane Expert RH 25 et 26
autour des axes suivants : management, un plan de formation El Hajjami 06/2009
finances et comptabilité, contrôle de Techniques de vente et de M . Mohammed Expert techniques 13-14 et
gestion et systèmes d'information, audit négociation immobilière FENJIRO de vente 15/7/2009
interne, ressources humaines/ commu- Management stratégique et M. Noureddine professeur, expert en 3 et 4
nication et informatique. conduite du changement El Hachami Management et marketing 12/2009
Communication: la prise de parole M. Boubker Professeur, expert en 18-19 et 25-26
Ministère de l'Intérieur Marketing stratégique
Ben Omar
M. Noureddine
Communication
Professeur, expert en
01/2010

El Hachami Management et marketing


Conformément à la convention liant
le ministère de l'Intérieur et l'SA et en
application des instructions gouver- l'Habitat, de l'Urbanisme et de de 164 cadres supérieurs nouvelle-
nementales relatives au recrutement l'Aménagement de l'Espace, l'ISA a ment recrutés par le Département de
des diplômés d'études supérieures, un organisé une formation sur les l'Enseignement supérieur une forma-
contrat de droit commun a été signé thèmes suivants : tion spécifique comprenant les
entre les deux parties, en vue d'as- • management stratégique ; modules suivants :
surer la formation de 104 cadres • communication et management du • module 1 : management public ;
supérieurs nouvellement recrutés par changement ; • module 2 : relation Etat-établisse-
le ministère de l'Intérieur. • coaching et management des res- ment public ;
L'Institut s'est engagé à mettre en sources humaines ; • module 3 : gestion des ressources
œuvre une formation spécifique qui • systèmes de contrôle interne ; humaines ;
couvre les modules suivants : • management des performances, • module 4 : missions, organisation,
• module 1 : droit ; contractualisation, évaluation… ; stratégie du DESRS et de l'UM ;
• module 2 : management public ; • management de la qualité ; • module 5 : gestion financière et
• module 3 : gestion des ressources • introduction au management des budgétaire.
financières ; systèmes d'information ;
• module 4 : gestion des ressources • formation de formateurs.
humaines ;
La Caisse nationale
• module 5 : développement socio- Département de des organismes de
économique ;
• module 6 : aménagement et urba- l'Enseignement prévoyance sociale
nisme ;
• module 7 : informatique, dévelop-
supérieur, de la L'ISA a organisé au profit des cadres
pement personnel, communication Formation des cadres de la CNOPS une formation sur les
thèmes suivants :
et rédaction administrative.
et de la Recherche • gestion des placements ;
• gestion de la trésorerie ;
Ministère de l'Habitat, scientifique • mise en pratique des normes comp-
de l'Urbanisme et de Après la signature du contrat de droit
tables internationales IAS/ IFFRS ;
• les leviers de la performance du
commun entre l'ISA et le ministère de
l'Aménagement de l'Education nationale, de l'Ensei-
contrôle de gestion.
l'Espace gnement supérieur, de la Formation Globalement, les évaluations mon-
des Cadres et de la Recherche scien- trent une satisfaction selon les diffé-
Dans le cadre de la convention tifique, l’ISA s'est engagé à organiser rents critères d'évaluation de la qua-
conclue entre l'ISA et le ministère de et à mettre en œuvre pour le compte lité de la formation.

16 4
2010

juin
numŽro
Stages 2009
La capitalisation des expériences des années précédentes a confirmé la place
prépondérante qu'occupe le stage dans le cursus de formation à l'ISA.
En effet, les stagiaires, affectés auprès des établissements d'accueil qui acceptent
de recevoir des profils particuliers pour une mission sous forme d'interventions
et d'expertise, ambitionnent de contribuer modestement à diagnostiquer et
analyser des problématiques concrètes de la gestion publique.

L
e stage est une œuvre col- 29 élèves de la 5e promotion de
lective impliquant l'engage- Stage à l’ENA l’ISA ont effectué un stage non
ment et la convergence des de Paris résidentiel d’une durée d’un mois
efforts de tous les intervenants et auprès des différentes wilayas et
à tous les niveaux dans ce cursus provinces du Royaume, à partir
(le stagiaire, le tuteur, les coor- A l’instar des années précé-
du 20 octobre 2009.
donnateurs et la direction des dentes, l’Ecole nationale d’admi-
nistration a organisé une mission Ce stage d’observation et d’ini-
stages).
d’étude du 28 septembre au tiation à la prise de décision,
De l'instauration de cette dyna- 9 octobre 2009 au profit des effectué auprès des grands res-
mique dépend la réalisation des 29 élèves de la 5e promotion de ponsables au niveau régional et
objectifs assignés au stagiaire et l’ISA qui ont participé à diffé- provincial, permet d’offrir aux
la réussite du stage. rents séminaires sur le thème élèves un complément de forma-
Les travaux effectués par les sta- « Régionalisation et révision tion particulièrement utile pour
giaires sont, de l'avis des respon- générale des politiques publiques se préparer à assumer les res-
sables des établissements d'ac- (RGPP) ». ponsabilités qui leur seront
cueil, d'un très bon niveau, Cette mission s’inscrit dans le confiées.
d'autant qu'ils sont réalisés sur cadre des stages de la 2e année Ce stage est aussi l’occasion pour
une courte période (3 mois, de de l’Institut et des actions de les élèves de rencontrer les per-
mai à juillet) et font l'objet d'une
partenariat et d’échange d’ex- sonnes ressources ayant un rap-
diffusion auprès des cadres de
pertise avec l’ENA de Paris. port avec les thématiques trai-
ces établissements.
Ce programme de formation a été tées dans le cadre de la
Par cette collaboration, l'ISA préparation des travaux de fin
animé par plusieurs experts fran-
cherche constamment à innover d’études et de stages.
çais et a comporté des ateliers
et à adapter les stages aux
d’échange de pratiques où les
besoins réels de l'Administration.
élèves stagiaires ont présenté les Provinces et wilayas où a
Les soutenances des rapports de expériences marocaines relevant
stage constituent un moment fort eu lieu le stage :
des différentes politiques pu-
de débat et d'échange fructueux bliques. Il a été clôturé par une • Wilaya de la région de Rabat-
entre les membres du jury (pro- visite guidée au Sénat. Salé-Zemmour-Zaërs (Préfecture
fesseurs, tuteurs, chercheurs, de Rabat, Préfecture de Skhirat–
personnes ressources, hauts res-
ponsables de l'Administration) et Stage dans les wilayas Témara, Préfecture de Salé-
Médina) ;
les stagiaires. et provinces
• Wilaya du Grand Casablanca
En 2009, la 5e promotion a béné-
Poursuivant son partenariat de (Préfecture des arrondissements
ficié de deux stages : le premier
coopération avec le ministère de Casablanca-Anfa) ;
à l’ENA de Paris et le second dans
différentes wilayas et provinces de l’Intérieur et comme lors • Wilaya de la région de Meknès-
du Royaume. des années précédentes, les Tafilalet (Province de Khénifra).

4 17
2010

juin
numŽro
Stages 2009

Rapports de stage de la 6e promotion (1re année, décembre 2009)


Elèves Etablissement d’accueil Thématiques
Abderrahim MALAHI OCP Etude comparative des modes de
Rabi EL ABID AMRANI management. La démarche qualité du
groupe OCP : état des lieux et perspectives

Aissam HEKMI ADII Politique de formation de l’ADII, diagnostic


Kamal EL ALAM et proposition

LATFI Omar Analyse de la démarche d’élaboration du


ZIAR Youssef référentiel des emplois et des compétences
d’une administration centrale du ministère
Ministère de l’Intérieur de l’Intérieur
KHATAB Taoufik Evaluation des performances de la fonction
LOISKARI El Maati achat

Nadia NAHLI Ministère de l’Habitat, L’accompagnement social dans le cadre du


Rachid EL MELLOUKI de l’Urbanisme et de programme national Villes sans bidonvilles :
l’Aménagement de l’Espace cas du centre Ouled M’barek tranche 2-2 à
Kénitra

Yasmina DOUKKALI Diwan Al Madhalim Rôle de Diwan Al Madhalim dans l’amélio-


Salah Eddine AIMAD ration des structures d’accueil et la
qualité des services rendus par les
administrations publiques

Adnane BOUJIBAR TGR Achat public : état des lieux et perspectives


Rachid ET TAYEBY

Amina BOUTAKBOUT CMR Evaluation de l’expérience de la mise en


Nihal ES-SALLAK place de la délégation régionale de la CMR

MRABET Fatima Zohra ONEP Conception d’un modèle d’excellence


AKKIF Mohammed pour l’ONEP

Amine ASSOUAL Amélioration de la qualité des indicateurs


Mohammed HAROUCHE Direction du Budget de performance retenus dans le cadre de
Rashyd ZAABOUL la nouvelle approche budgétaire axée sur
le résultat

Baiz Fatima ADS Comment promouvoir la commercialisation


Laila OUALI ALAMI des produits du terroir ?

AHDI Mahjoub Contribution à l’amélioration et la maîtrise


RIHANI Noureddine du partenariat public-privé au niveau du
AL OMRANE Holding Al Omrane

Loubna EL MARINI Les aspects intentionnels de la gestion des


Oussma EL MOUNIR villes nouvelles : cas de la ville nouvelle
de Tamesna

18 4
2010

juin
numŽro
Coopération
et recherche appliquée
L'Institut est de plus en plus sollicité par différentes institutions administratives
en tant que partenaire recherché pour la qualité de ses formations continues et de son
expertise en matière de management public. Les partenaires internationaux de
l'Institut, reconnaissant la pertinence du concept et de l'action de l'ISA, expriment
toujours plus de disposition à développer des partenariats avec lui. A cet effet,
des relations de coopération ont été scellées ou sont en cours avec plusieurs
institutions telles l'ENA de Paris, l'Institut National d'Administration Publique de
Madrid, l'AIEIA (Association Internationale des Ecoles et Instituts d'Administration),
le réseau Gift Mena…

Coopération internationale
2. insuffler la bonne gouver- Ce thème, concernant une majo-
Participation à la nance : l’avenir des services pu- rité de pays et d’organisations
5e conférence de blics et de la démocratie ; internationales, couvre quasi-
3. les finances publiques : l’éla- ment tous les aspects de la bonne
l’Institut international boration des budgets, leur gouvernance et soulève des thé-
des sciences contrôle et l’audit. matiques intéressantes pour tous
les secteurs en rapport avec l’ad-
administratives (IISA) Des panels du groupe projet
ministration publique.
« Histoire de l’Administration »,
et des Nations Unies ont eu lieu Outre les thèmes en rapport
Membre de l’Association interna-
lors de cette conférence. direct avec celui de la confé-
tionale des écoles et instituts
rence, beaucoup d’autres sujets
d’administration (AIEIA), l’ISA a
Participation à la ont été abordés :
participé à la 5e conférence inter-
• la qualité au service des objec-
nationale spécialisée de l’Institut conférence annuelle tifs des programmes de forma-
international des sciences admi-
nistratives (IISA) ayant pour de l’Association tion ;
• le partenariat public-privé et
thème : « L’histoire et le futur de internationale des la gestion des entreprises pu-
l’édification des nations, le rôle
des administrations publiques,
écoles et instituts bliques ;
d’administration • le secteur public : les consé-
des fonctionnaires et des finances
quences sur les agents de l’Etat ;
publiques ». Cette conférence a (AIEIA) • la gouvernance locale et le
été organisée par l’IISA en
développement ;
collaboration avec le ministère
L’Association internationale des • l’obligation de rendre compte,
des Finances et l’Université
écoles et instituts d’adminis- la culture et la confiance des
d’Helsinki, du 7 au 11 juillet 2009
tration (AIEIA), dont l’ISA est citoyens ;
à Helsinki dans le cadre de la • la gestion des finances, de l’in-
membre, a organisé à Rio de
commémoration du bicentenaire Janeiro, du 3 au 8 août 2009, formation et des performances
de la Finlande (1809). sa conférence annuelle sur le dans le secteur public ;
Cette rencontre a été l’occasion thème : « La gouvernance pour un • leadership, gouvernance et
de traiter les thèmes suivants : développement durable : les politique publique ;
1. la nation en mutation : les implications pour l’enseignement • la gestion de l’énergie, de la
citoyens, les non-résidents, les en administration publique et sécurité alimentaire et de l’aide
voisins ; la pratique ». sociale.

4 19
2010

juin
numŽro
Coopération et recherche appliquée

Durant cette session, le Comité institutionnel, technique et péda-


de l’AIEIA a élaboré son rapport gogique des instituts et écoles de
relatif aux prochaines étapes de formation afin de servir plus effi-
l’implémentation des standards cacement la mission d’accompa-
d’excellence en matière de for- gnement de la modernisation de
mation et d’enseignement en l’Etat ;
Administration publique. • proposer une plateforme pro-
M. Abdelahad Fassi-Fehri, direc- pice à l’échange d’expertise
teur des Etudes et de la Coopé- entre les membres du réseau en
ration, a présenté l’ISA lors de matière de modernisation de la Sciences Po et le
cette conférence. fonction publique ; Conseil d’Etat français
• lancer une formation spécia-
GIFT MENA lisée en langue arabe au profit Dans le cadre du développement
des dirigeants du secteur public de sa coopération à l’interna-
de la région MENA. tional avec les instituts, écoles et
L’ISA, membre du Réseau GIFT-
MENA a été invité à participer à institutions ayant pour vocation le
la conférence annuelle des direc- Partenariat ISA-Service management public, des réunions
de travail sont prévues entre le
teurs des Ecoles de formation de de Coopération et directeur des Ressources et des
la région MENA sur le thème « Le
défi des dirigeants publics de la d’action culturelle de Stages de l’ISA et les responsables
région MENA », organisée par le l’Ambassade de France de Sciences Po, du Conseil d’Etat
Secrétariat du réseau, au sein de et de l’ENA, à Paris, afin de ren-
l’Institut des Finances Basil Dans le cadre du partenariat forcer les partenariats existants
Fuleihan à Beyrouth, du 14 au entre l’ISA et le Service de et d’asseoir les bases de nouvelles
16 octobre 2009. Coopération et d’Action cultu- coopérations au bénéfice de
relle de l’Ambassade de France l’Institut.
Cette conférence a été l’occasion
pour les responsables des écoles au Maroc, qui demeure notre par- Des rencontres ont été pro-
et instituts de formation de la tenaire étranger privilégié, le grammées à Science Po avec
région et les experts internatio- programme d’échange avec l’ENA MM. Erhard Friedberg et François
naux de se rencontrer afin de de France a été reconduit pour Dedieu pour la mise en place du
partager leur expérience en l’année 2009 : programme de formation et des
matière de réforme de l’encadre- — Trente bourses d’études au études de cas intégrant la péda-
ment supérieur et d’amélioration profit des élèves de l’ISA pour gogie active relatifs aux stages,
de la performance des cadres de une formation de 60 heures à au titre de l'année 2010.
la haute fonction publique. l’ENA de France. Le programme Concernant le Conseil d’Etat, des
de formation porte cette année entretiens ont été prévus avec
En effet, dans un contexte de sur les thématiques « Régio-
changement du rôle de l’Etat et M. Rémy Schwartz, conseiller
nalisation et révision générale d’Etat et intervenant à l’ISA,
de difficulté de recrutement des
des politiques publiques (RGPP) », ainsi qu’avec le responsable de la
ressources compétentes dans le
du 28 septembre au 9 octobre. formation au Conseil d’Etat afin
secteur public, cette rencontre a
— Dix missions d’experts (poli- de développer la coopération
eu pour objectifs de :
tiques publiques, gestion des entre les deux institutions, no-
• engager le dialogue autour de la grandes villes, stratégie des orga- tamment au niveau de la forma-
nécessité de former une nouvelle nisations, audit et contrôle in- tion des conseillers juridiques
génération de dirigeants publics terne dans le secteur public, ges- que l’Institut s’apprête à organi-
aptes à piloter les réformes de tion déléguée, SI et e-gov, ser en 2010-2011 et de pros-
gestion publique ; animation d’équipes, conduite du pecter les personnes ressources
• accompagner la réforme des changement…). susceptibles de participer à cette
programmes et le développement — Trois visites d’études. formation.

20 4
2010

juin
numŽro
Coopération et recherche appliquée

Coopération nationale
naires de la Chambre des conseil-
OCDE et Administration française lers dans le cadre du plan adopté
en charge de la modernisation et de l’évaluation par le bureau de la Chambre et
visant à promouvoir ses res-
des politiques publiques sources humaines.

Dans le cadre de « l’initiative française en charge de la moder- D’une durée de trois ans, cette
pour la bonne gouvernance » lan- nisation et de l’évaluation des convention prévoit l’organisation
cée par l’OCDE pour la zone politiques publiques. de sessions de formation au profit
MENA, il a été décidé que le des cadres et agents de la
L’OCDE soutient la création du Chambre des conseillers, qui
Maroc abriterait le Centre CREPP, conformément aux dispo-
Régional d’Evaluation des Poli- s’articuleront autour des théma-
sitions du mémorandum d’en- tiques telles que l’organisation
tiques Publiques (CREPP), une tente signé avec le ministère
conférence régionale étant de l’Etat et des institutions, les
délégué auprès du Premier grandes politiques publiques, le
prévue dans les mois à venir. ministre chargé de la Moder- management public, le dévelop-
A cet effet, M. Fassi-Fehri, direc- nisation des secteurs publics. A la pement personnel…
teur des Etudes et de la demande de ce ministère,
Coopération, a participé à la mis- M. Fassi-Fehri a participé à cette
sion organisée à Paris du 25 au mission pour représenter l’ISA, Convention de
27 janvier 2010 par le ministère dans le cadre d’une délégation
de la Modernisation des secteurs qui comprenait également le
coopération entre le
publics, pour une série de réu- secrétaire général et le directeur Secrétariat général du
nions avec les responsables de de la Modernisation du même gouvernement et l’ISA
l’OCDE et de l’Administration ministère.
Une importante convention de
Convention de partenariat et de coopération partenariat entre le Secrétariat
entre la Chambre des conseillers et l’ISA général du gouvernement et l’ISA
a été signée par M. Driss Dahak,
M. Mohamed Cheikh Biadillah, tion des ressources humaines de Secrétaire général du gouverne-
président de la Chambre des la Chambre des conseillers. ment, et M. Khalid Naciri, direc-
teur de l’ISA, lors d’une céré-
Conseillers, et M. Khalid Naciri, Cette convention vise à définir un monie qui s’est déroulée au
directeur de l’ISA, ont signé, le cadre de partenariat et de coopé- Secrétariat général du gouverne-
18 janvier 2010 à Rabat, une ration entre les deux parties en ment, le 27 octobre 2009, à
convention de partenariat et de matière de formation et à ren- laquelle ont assisté les hauts res-
coopération relative à la forma- forcer les capacités des fonction- ponsables et tout le corps de
conseillers juridiques du SGG
ainsi que les responsables de
l’ISA.
L’organisation conjointe ISA-SGG
de la formation des conseillers
juridiques et des responsables
des services juridiques au sein
des départements ministériels est
une première au Maroc ; l’ISA
serait ainsi l’unique institut dis-
pensant une telle formation.
Cette convention s’inscrit dans le
cadre de la mission de l’ISA

4 21
2010

juin
numŽro
Coopération et recherche appliquée

visant, non seulement à former


les cadres supérieurs et diri- Contrat de droit commun entre le ministère de
geants des secteurs publics, mais l’Intérieur et l’ISA
aussi à accompagner le processus
de modernisation de l’Adminis-
Conformément au contrat de faire en matière d’administration
tration et à fournir l’expertise
droit commun signé entre territoriale.
nécessaire.
l’Institut et le ministère de Ce programme de formation
Cette convention, qui renforce l’Intérieur le 18 mai 2009, l’ISA a spécifique couvrait sept axes
les relations de coopération déjà assuré la formation de 104 cadres de compétences : droit, manage-
existantes entre les deux institu- supérieurs nouvellement recrutés ment public, gestion des res-
tions, a pour objet de fixer le par ce ministère. sources financières, gestion des
cadre de coopération dans les
Cette formation avait pour ressources humaines, développe-
domaines de :
objectif d’assurer aux bénéfi- ment socio-économique, aména-
• l’organisation de la présélec-
ciaires une formation d’insertion gement et urbanisme, informa-
tion pour le recrutement des
et les qualifications nécessaires tique, développement personnel,
cadres au SGG sur sa demande ;
sur leurs lieux d’affectation et de communication et rédaction
• l’organisation des cycles de for-
développer leurs savoir et savoir- administrative.
mation des conseillers juridiques
en fonction au SGG ;
• l’organisation conjointe de ses-
sions de formation, de tables
rondes et de séminaires au profit
des cadres des services chargés des
affaires juridiques relevant des
autres départements ministériels ;
• l’élaboration d’études et de
recherches en liaison avec les
activités du SGG ;
• l’échange de documentation et
d’information ;
• la participation aux manifesta-
tions organisées par l’une ou
l’autre partie.
MM. Dahak et Naciri ont salué
cette initiative, car le Maroc a un
besoin pressant de juristes Contrat de droit commun entre le département
confirmés dans la rédaction des
textes législatifs face aux défis de l’Enseignement supérieur et l’ISA
de la mondialisation et à la
Un contrat de mise en œuvre de Recherche scientifique a été
nécessité de se conformer aux
la convention de partenariat conclu en juin 2009.
normes juridiques internatio-
nales ; à titre d’exemples, les entre le ministère de l’Education Ce programme se déroulera sur
évolutions dans les domaines de nationale, de l’Enseignement six mois. Il couvre les modules :
l’environnement, de la bio- supérieur, de la Formation des introduction au management
éthique, de la génétique et des cadres et de la Recherche scienti- public, relation Etat-établisse-
technologies numériques néces- fique et l’ISA pour la formation ment public, gestion des res-
sitent une réglementation appro- spécifique de 162 cadres supé- sources humaines, missions, orga-
priée et un savoir-faire de rieurs du département de nisation, stratégie du DESRS et
légistes parfaitement au fait de l’Enseignement supérieur, de la de l’UM, gestion financière et
ces évolutions. Formation des cadres et de la budgétaire.

22 4
2010

juin
numŽro
Visites d’étude
et de terrain
Visite de la région de Marrakech (6 e promotion)

Tourisme et
investissement
22 avril 2009

D ans le cadre des visites


d'étude organisées en
2009, une première visite
a eu lieu dans la région
de Marrakech-Tensift-
Al Haouz au profit de la
6e promotion, du 22 au
24 avril 2009.
Lors de la cérémonie d'ac-
cueil organisée au sein de
la Wilaya, M. Hamidi,
Secrétaire général, après
un mot de bienvenue a pré-
senté la région de manière
de zones industrielles, tou- La présentation de l'Office 46 Mm3/an pour l'irrigation
synthétique en mettant
ristiques, etc.). National de l'Eau Potable a de la zone Tassaout.
l'accent sur ses potentia-
Le représentant du Centre montré que la région de Le groupe s'est rendu, avec
lités touristiques et agri-
régional d'investissement, Marrakech-Tensift-Al Haouz l'assistance de la déléga-
coles, qui constitue ainsi
quant à lui, a focalisé l’in- bénéficie grandement de la tion régionale du Tourisme,
un espace dédié à la pro- politique de préservation
motion de l'investissement térêt sur le rôle que joue sur les chantiers de la zone
le CRI dans le marketing des ressources hydriques, touristique Agdal.
public et privé. étant donné son climat
territorial de la région
Les potentialités de la semi-aride et sa pluviomé-
en favorisant l'unicité de Equipement et
région ont été mises en l'interlocuteur pour les trie faible ne dépassant pas
évidence par M. Azzouzi, investisseurs nationaux et les 200 mm par an. Avec ses aménagement du
chef de la division des internationaux et en pro- cinq barrages (Sidi Driss, territoire
Affaires économiques et de mouvant de nouvelles Hassan 1 er , Takerkoust, 23 avril 2009
la Coordination, qui a pré- niches de développement Moulay Youssef et Yacoub
senté le découpage admi- dans la zone. Le montant El Mansour), elle assure son Le représentant de la direc-
nistratif de la région, ses de l'investissement réalisé auto-suffisance. tion régionale de l'Equi-
caractéristiques démogra- dans la région en 2008 est L'ONEP a fourni, à ce pement et des Transports
phiques, ses équipements de 65 milliards de dirhams, niveau, un effort colossal de Marrakech-Tensift-Al
(universités, aéroports, soit une baisse de 12 % par pour drainer de l'eau Haouz a présenté la syn-
etc.) ainsi que ses secteurs rapport à 2007. L'investis- potable via une rocade thèse de ses réalisations
porteurs (tourisme, artisa- sement national s'est élevé et desservir la ville de dans la région.
nat, agriculture, industrie, à 59 %. Marrakech. Le canal de Il a d’abord présenté les
nouvelles technologies et Ces investissements con- cette rocade est alimenté à infrastructures de transport
services). Il a aussi pré- cernent 704 projets et partir du complexe – barrages de la région, puis les pro-
senté les projets structu- s'inscrivent principalement Hassan 1er et Sidi Driss – qui grammes et projets struc-
rants qui accompagnent le dans le pôle tertiaire permet de régulariser envi- turants qui visent essentiel-
développement global de (centre d'affaires, ensei- ron 350 Mm3/an répartis lement le développement
la région, en particulier gnement supérieur et agro- ainsi : 40 Mm3/an pour l'eau du secteur touristique et
celui de la ville de alimentaire) et le pôle de potable, 260 Mm3/an pour des activités agricoles, de
Marrakech (aménagement santé et bien-être. l'irrigation du Haouz et même que l'accompagne-

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2010

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Visites d’étude et de terrain

ment de l'aménagement industrielles, notamment qui demeure très sensible à La commune a également
industriel. La région dispose celle relative à l'offshoring la problématique des res- opté pour l'informatisation
d'une infrastructure rou- dans la ville nouvelle de sources en eau. de l'état civil et l'adoption
tière importante (105 km Tamansourt. d'un Système d'information
d'autoroutes, 4 961 km de
Cette nouvelle ville a été Rencontre avec géographique (SIG).
routes classées, dont
visitée l'après-midi du les élus Certifiée ISO 14001, la
757 km de routes natio-
même jour. Projet nova- 24 avril 2009 Commune s'est engagée,
nales, 787 km de routes
teur, la gestion de la ville selon M. El Jazouli, dans un
régionales et 3 417 km de
de Tamansourt a été M. Omar El Jazouli, maire processus de développe-
routes provinciales) ; elle
confiée à Al Omrane en de la Commune urbaine de ment intégré et durable, à
dispose également d'infra-
vertu d'un contrat de par- Marrakech, a présenté la renforcer le partenariat
structures ferroviaires
tenariat entre Tamansourt nouvelle stratégie de déve- public-privé-société civile.
(150 km de voies ferrées
et Al Omrane. Selon les loppement qui s'impose
et 2 lignes ferroviaires : Quant à la coopération
responsables d'Al Omrane, aux différentes communes
Marrakech et Benguerir), décentralisée, M. le Maire
cette ville répond aux pro- du Royaume suite à la nou-
sans oublier l'infrastructure encourage vivement le
blèmes de surpopulation velle charte communale.
aéroportuaire et portuaire partenariat avec d'autres
de la ville de Marrakech en Les orientations straté-
(deux aéroports (M a r r a - villes du monde, d’autant
permettant à de nombreux giques présentées par
kech-Menara et Essa- que Marrakech organise et
citoyens d'accéder à un cette charte permettent
ouira-Mogador) et un participe à des manifesta-
logement répondant aux de redéfinir une nouvelle
p o r t (Essaouira). tions nationales et interna-
normes de qualité en problématique du dévelop-
Le représentant de l'Aéro- vigueur ; dans un souci de pement territorial et de tionales.
port de Marrakech-Menara mixité sociale, elle a diver- mettre en place une bonne Au siège de la Région, le
a montré le rôle que joue sifié les types d'habitat gouvernance locale. De ce secrétaire général du
l'aéroport (classé 2e au fait, et avec un budget
Ensuite, le groupe a visité Conseil régional a présenté
niveau national) dans la total de 47 milliards de dir-
la station d'épuration des les attributions du Conseil
dynamique touristique de hams, la Commune urbaine
eaux usées. Selon le res- et le rôle qu'il joue dans la
la région. En effet, cette de Marrakech a adopté un
ponsable de la RADEMA, le dynamique régionale. Il a
structure dispose d'une plan de développement
capacité d'accueil de 5 mil- traitement et la réutilisa- expliqué que les proposi-
économique et social. Ce
lions de passagers par an et tion des eaux usées de la plan retrace les priorités tions du conseil relatives
d'un trafic de 3 100 000 ville de Marrakech ont stratégiques de développe- aux projets régionaux
passagers en 2008 (+2 % par nécessité la réalisation ment de la ville recensées dépendent aussi bien des
rapport à 2007 contre 8 % d'une station d'épuration et auprès de la population besoins locaux de la popu-
au niveau national). Il faut d'un réseau de distribution locale et vise à dépasser lation que du budget
signaler que plus de 20 des eaux usées épurées les problèmes de pauvreté alloué à la région (10 % des
destinations internatio- avec une enveloppe de et d'exclusion sociale enre- recettes locales et 15 % des
nales régulières et presque 1 milliard de dirhams. gistrés dans la ville. contrats Etat-région).
50 destinations charters Ce projet a eu un impact
sont desservies de et vers direct sur les ressources en
Marrakech. eau de la zone en mobili-
Par la suite, le représen- sant une ressource renou-
tant du Holding Al Omrane velable de substitution
a exposé le ressort (33 Mm3/an) et en sauvegar-
territorial d'Al Omrane- dant les eaux souterraines
Marrakech, ses missions et et les eaux de surface. Il
ses réalisations en matière vise également à protéger
de renforcement de l’ha- la palmeraie d'Azzouzia
bitat social, de résorption contre le risque d'assèche-
de l'habitat insalubre et de ment suite à la déviation
l'habitat menaçant ruine. des eaux usées brutes vers
Le Holding vise à dyna- la station d'épuration.
miser la construction Enfin, il participe au déve-
urbaine dans la région et loppement touristique et
à développer les zones urbanistique de Marrakech

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Visites d’étude et de terrain

Il faut signaler que conseil et le rôle qu'il joue locale et déconcentrée, Marrakech représentant la
M. Abdelali Doumou, prési- dans la prise de décision et avec un exemple concret première destination tou-
dent du Conseil régional, dans la démocratie locale. de l'engagement de l'Etat ristique du pays et étant
est venu souhaiter la bien- En définitive, cette visite a dans la politique du déve- en outre un espace où les
venue aux élèves et leur a permis aux élèves de l'ISA loppement régional et de potentialités de dévelop-
présenté d'une façon de se familiariser avec la la dynamique d'Investis- pement sont très promet-
concise l'organisation du pratique de la gestion sement, la région de teuses.

Visite de terrain à Errachidia, 27-29 mai 2009 (6 e promotion)


Le 27 mai 2009 2. Département de a mis l’accent sur les assurer un taux de scolari-
l'Equipement efforts entrepris dans la sation record supérieur à
La matinée du 27 mai a lutte contre certaines 90 %.
Son représentant a parlé
commencé vers 9h30 avec maladies contagieuses.
des différents chantiers 6. Département de
l'accueil chaleureux qu'ont ouverts, pour un budget de
réservé le gouverneur et 4. Département du l'Habitat, de l'Urbanisme
300 millions de dirhams, Tourisme et de l'Aménagement de
son staff à la 6e promotion dans le cadre des pro-
Le délégué provincial a l'Espace
de l'ISA. grammes nationaux (désen-
clavement du monde rural) exposé le potentiel énorme Le mot du représentant a
Dans son mot inaugural, le
ou régionaux. Puis il s'est dont jouit la région et le été consacré à la volonté
gouverneur a rappelé les
arrêté sur l'état d'avance- développement exponen- d'assurer à la province un
caractères historique, civi-
ment de ces différents tiel que connaît le secteur développement harmo-
lisationnel, économique et
projets. en termes d'infrastructure nieux avec l'espace, garan-
social de la province
d’accueil des touristes de tissant un cadre de vie
d'Errachidia, donnant un 3. Département de la toutes nationalités. décent.
aperçu global sur l'activité Santé
socio-économique et les 5. Département de 7. Entraide nationale
Le délégué provincial a
réalisations concrètes prononcé une allocution L'Education nationale Le responsable provincial
visant à faire décoller le très lucide sur l’état de la Son représentant a mis en a présenté les actions
territoire. Des efforts situation sanitaire en évidence l’adaptation de menées pour la préserva-
colossaux ont été consentis, termes d'infrastructure et ce secteur aux besoins de tion des équilibres sociaux
en parfaite symbiose avec d’équipement médical la région, quantitative- et la lutte contre les dispa-
les différents acteurs : Etat, public-privé, ainsi que sur ment et qualitativement, rités : 9 centres pour les
collectivités locales, le potentiel humain. Puis il et les efforts déployés pour enfants, 2 maisons du
établissements publics,
société civile, institutions
étrangères (PNUD, Banque
mondiale, Agence de déve-
loppement japonaise).
Ensuite sont intervenus les
représentants des diffé-
rents services extérieurs et
établissements publics :
1. Agence du bassin
hydraulique du Guir-Ziz
Ghéris
Son directeur a présenté le
cadre juridique institu-
tionnel de cette nouvelle
agence régissant l'eau au
Maroc, la loi 10-95, ainsi
que les différents projets.

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Visites d’étude et de terrain

citoyen, 2 maisons pour les est devenue primordiale, à l'exploitation, 435 chan- permis d'apprécier une
personnes âgées, 19 éta- avec un taux de desserte tiers en activité en 2008, expérience formatrice en
blissements d'hébergement avoisinant les 97 %. malgré la crise mondiale matière de travail collectif.
scolaire. qui ne l’a pas épargnée, Depuis sa création en 1974,
• Office national de l'eau
avec des chutes vertigi- la coopérative n'a cessé de
8. Département de La potable
neuses des cours sur le développer les règles de
Jeunesse et des Sports Vecteurs de tout dévelop- marché mondial allant bonne gouvernance, ce qui
Le délégué provincial a pement durable, dans une jusqu'à 50 ou 70 %. a induit un chiffre d'affaires
donné un aperçu global sur région à la pluviométrie en nette augmentation
l'activité de son départe- faible (80 à 150 mm par Le 28 mai 2009 (32 107 000 Dh), une capa-
ment aussi riche que varié, an), les investissements cité de production de
qui totale 15 maisons de ont atteint quelque Une matinée pédagogique-
15 000 litres par jour, une
jeunesse. 394,5 M Dh en 2000-2008. ment édifiante avec :
fidélisation du consomma-
1. La présentation du teur. Chiffres à l'appui : un
9. Haut Commissariat aux • Office régional de mise
bilan de l'INDH au niveau investissement de l'ordre
Eaux et Forêts et à la Lutte en valeur agricole du
provincial suivie d’un de 15 M Dh.
Contre la Désertification Tafilalt
débat. Un travail soigneu- Le 29 mai 2009, dernier
Les élèves ont noté, à tra- Partenaire incontournable sement préparé par la divi-
vers la présentation du res- jour de la visite, était
dans l'accompagnement de sion de l'Action sociale et
ponsable, les efforts impor- réservé à la visite du bar-
l'essor qu'a connu la région économique.
tants consentis pour la lutte rage Hassan Dakhil. Des
dans certains domaines, 2. Une rencontre transpa-
contre la désertification. explications riches ont été
comme la production de rente et sincère avec le présentées par son direc-
Les interventions des res- dattes, l'olivier, l’élevage… président de la Commune teur d'exploitation.
ponsables des différents proposant ainsi des actions Mdaghra faisant le point
concrètes pour le dévelop- Sur le chemin de retour à
établissements publics sur la gestion de cette
pement de cette produc- Rabat, une escale a été
représentés dans la pro- commune.
tion et un rôle essentiel en effectuée dans une asso-
vince sont venues com-
matière de sensibilisation. L'après-midi, une visite à la ciation de production de
pléter la vue d'ensemble sur
l'action gouvernementale coopérative laitière Ziz a miel.
L'après-midi, les étudiants
dans ce territoire, à savoir : ont été reçus par le direc-
• Agence urbaine teur de la Centrale d'achat
Le directeur de cette et de développement de la
agence nouvellement céée région minière du Tafilalt
a la volonté d’instaurer et Figuig (CADETAF), qui
une politique d'aménage- leur a fait un exposé sur
ment rigoureuse assurant l'activité de la centrale
un développement sain. depuis sa création en 1960,
tout en notant son rôle éco-
• Office national de l'élec- nomique et social impor-
tricité tant dans la région : créa-
Son intervention dans la tion de 1 300 emplois
politique d'électrification directs, de PME et PMI liées

Visite de la région de Doukkala-Abda du 7 au 9 avril 2009 (5 e promotion)


Dans le cadre de son action Cette visite a permis riques et de la pratique en (intérêt particulier apporté
vers le territorial, l’Institut aux participants d’appré- gestion publique. à la représentation des
supérieur de l’administra- hender de près les aspects acteurs locaux dans les ins-
Les axes de développe-
tion a organisé une visite de la gouvernance régio- tances de gestion).
ment de la région sont éla-
de terrain de trois jours
nale et locale des affaires borés dans le cadre d’une A la tête de ces axes, il y a
(du 7 au 9 avril 2009) à la
région de Doukkala-Abda de la région de Doukkala- vision et d’une stratégie les programmes de l’INDH,
(villes de Safi et d’El Abda, dans le but de ren- claires dans leur contenu chantier fédérateur qui a
Jadida) au profit des forcer l’approche intégrée (objectifs et financement) impulsé une nouvelle dyna-
élèves de la 5e promotion. des connaissances théo- et dans leur conduite mique de développement à

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Visites d’étude et de terrain

travers une nouvelle vision naux (Grand Casablanca et régional visité compte En outre, des visites gui-
de gouvernance et de pilo- Souss-Massa-Draâ 1), recèle 98 membres de diverses dées in situ ont été pro-
tage : organes de gouver- plusieurs potentialités : couleurs politiques et grammées et ont concerné :
nance (programmation et tourisme (monuments cul- 10 commissions opération- la délégation de l’artisanat
concertation), souplesse turels, vagues de surf à nelles. Bien que les grands de Safi, le centre d’éduca-
des procédures (mise en Safi, réserve de gazelles projets auxquels le Conseil tion et de formation du
œuvre), communication de dorcas), industrie (2e pôle a participé ou qu’il a quartier ancienne médina
proximité, formation… national), agriculture (81 % financés soient variés (projet INDH), la biblio-
Néanmoins, ce chantier des terres agricoles), (routes, électricité et eau thèque régionale à Safi, la
enregistre certaines diffi- mines (phosphates, bary- potable, s a n t é , e n s e i - citerne de la cité portu-
cultés relatives notamment tine, gypse, sel), artisanat g n e m e n t , sport, culture), gaise de Mazagan.
à la forte dépendance des (poterie, tissage, ferron- ils demeurent rares. De ce Les débats suscités par les
services déconcentrés de nerie), pêche… fait, le Conseil intervient participants à l’occasion
leurs administrations cen- La visite du CRI (Safi) était dans les petits projets des des différentes interven-
trales quant à la prise de l’occasion pour rappeler le communes qui souffrent de tions et visites ont permis
décisions ainsi que la non- référentiel initial d’action, moyens très limités. de révéler d’autres
disposition du tissu asso- la lettre royale de janvier La visite a concerné aussi facettes de la gestion des
ciatif à participer à de tels 2002 qui avait une double les deux ports de Safi et de affaires et des difficultés
projets. vocation : donner un élan à Jorf Lasfar. Le premier, à locales.
Il y a également les pro- l’investissement et marquer vocation minéralière, est
un tournant en matière de (1) Une visite d’étude au
grammes de développe- l’un des principaux ports profit de la même promotion a
ment urbain de la province déconcentration. de commerce du Royaume été organisée par l’Institut en
de Safi : requalification Le CRI, qui a pour mission (74 % sont des exporta- avril 2008 dans cette même
intramuros et extramuros de banaliser l’acte d’inves- tions). région.
de la médina, restructura- tissement, a fait l’objet
tion de l’habitat irrégulier, d’une certification et a
programme de logement à passé plusieurs accords de
140 000 Dh et le projet de coopération et de partena-
la nouvelle zone d’urbani- riat avec des opérateurs
sation. nationaux et étrangers. Le
A côté, on trouve d’autres centre a assisté 708 projets
actions qui entrent soit d’investissement dont 12
dans le cadre de pro- dépassant 200 MDh. Des
grammes nationaux, soit problèmes de terrain sont
dans le cadre de politiques recensés et concernent
publiques conduites à essentiellement le manque
l’échelon régional ou local. de moyens et l’assiette fon-
La région de Doukkala- cière.
Les élèves de la 7e promotion en visite à la province d’El Jadida, reçus par M. Ahmed
Abda, se situant entre Au registre des entités OUAZZANI, Secrétaire général de la Province, mai-juin 2010. (Le compte-rendu de
deux grands pôles régio- décentralisées, le Conseil cette visite figurera dans le prochain numéro.)

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Visites d’étude et de terrain

Visite de la province de Taza et de la préfecture d'Oujda-Angad,


6e promotion, avril 2010

1. Visite de la province de Taza Par la suite, le directeur de distribution d'eau et


par intérim du Centre d'électricité d'Oujda, la
régional d'investissement a RADEEO. La présentation a
fait part aux élèves de l'ISA porté sur la gestion inté-
des missions du centre, des grée de l'eau et de l'assai-
points de convergence nissement liquide de la
avec les efforts des autres ville et s'est concrétisée
acteurs, de l'historique du par la visite du chantier de
projet de réalisation de la construction du collecteur
station et a répondu aux des eaux usées et de la sta-
différentes questions por- tion d'épuration qui est en
tant notamment sur les cours de réalisation. Par la
modalités et les pratiques suite, les élèves ont visité
de coordination entre les successivement l'ancienne
acteurs concernés par
décharge de Sidi Yahya,
Le groupe est arrivé à Taza détaillée de son plan de l'émergence de la ville et
l a no uv el l e déchar g e
le 11 avril ; le 12, il a visité gestion et de préservation, sur la convergence des dif-
contrôlée et les centres
la Régie autonome de dis- avant de prendre la route férentes vocations de la
sociaux de l'INDH
tribution d'eau et d'électri- vers Oujda. région touristique et éco-
« Al Amal » et « Ennasr ».
cité. Un exposé lui a été nomique. Enfin, le groupe
a visité la station balnéaire Le 16 avril, le président de
fait sur la RADETA et son 2. Visite de la
mode de fonctionnement de Saïdia, visite couronnée la commune a mis l'accent
et sur le secteur de l'assai-
Wilaya d'Oujda- par la présentation de la dans sa présentation sur la
nissement liquide de la Angad maquette du projet, qui a nécessité d'abandonner
ville. Les responsables de permis d'appréhender les l'ancienne vision visant à
Au cours de la cérémonie
la Province de Taza et les phases réalisées et celles développer la ville grâce à
d'accueil organisée le
élus communaux lui ont en cours, et par la visite l'ouverture des frontières
14 avril à la Wilaya, le wali
également présenté le pro- d'un appartement-témoin, avec l'Algérie et sur l'adop-
de la Région a présenté de la marina aménagée,
gramme de mise à niveau aux élèves de façon tion d'une vision intégrée
urbaine de Taza et le plan des espaces golfiques, de permettant de mobiliser
détaillée la région, sa pro- la médina-centre, etc.
de développement écono- les ressources de la ville
blématique, son histoire,
mique de la commune. Par Le 15 avril, la promotion pour réaliser son dévelop-
ses caractéristiques natu-
la suite, le directeur pro- s'est dirigée vers la Régie pement économique et
relles, humaines, écono-
vincial de l'Equipement et autonome intercommunale social.
miques, culturelles, ainsi
du Transport de Taza et les
que ses projets structurants
représentants de la société
en cours de réalisation.
des autoroutes, ADM, ont
présenté le projet d'auto- Le wali a insisté sur deux
route Fès-Taza, 320 kilo- idées majeures :
mètres à réaliser sur la • l'éclatement institu-
période 2007-2011. La tionnel au niveau d'un ter-
visite du chantier a permis ritoire rend sa gouver-
de constater l'état d'avan- nance plus difficile en
cement des travaux. matière de coordination et
Le 13 avril 2010, la promo- de coaching ;
tion a visité le parc national • le meilleur investisse-
de Tazekka, sous la direc- ment c'est l'intelligence,
tion des responsables des l'Homme ; la réussite de
Eaux et Forêts, et a béné- tout management réside
ficié d'une présentation dans la passion.

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numŽro
I A L
É C
SP
Territorialisation
des politiques publiques

L’
ISA a choisi d’étudier la Le but de cette enquête est de possibles, les dynamiques territo-
problématique de la ter- réunir les données nécessaires pour : riales, une vision comparative
ritorialisation des poli- • identifier les éléments d’infor- internationale...
tiques publiques au Maroc. Dans mation permettant d’évaluer
3. Territorialisation : aspects
le cadre des travaux d’étude et l’opportunité et la faisabilité des
de stage de fin d’année, les étu- juridiques organisationnels et
projets du territoire ;
diants de la 6e promotion ont fonctionnels
• constituer une grille de lecture
choisi d’apporter leur modeste Autonomie des collectivités
analytique de la territorialisation.
contribution à cette thématique locales, déconcentration et
La démarche utilisée privilégie décentralisation, problème de la
qui s’inscrit au cœur des préoccu-
l’expression et l’interprétation de
pations de la modernisation de la péréquation financière...
ce que les acteurs impliqués dans
gestion publique dans notre pays.
les stratégies de développement 4. Territorialisation des
Cette étude a aussi pour ambition régional ou concernés par les politiques sectorielles :
de répondre à plusieurs questions : projets du territoire disent et études de cas
• comprendre et connaître ce pensent du territoire et de com- Analyse comparative « politique
qu’est le territoire étudié, ses ment ils se le représentent. des clusters », des technopôles,
spécificités, ses atouts, ses
L’analyse de la territorialisation des pôles de compétitivité pour
contraintes, ses enjeux et son
est faite à travers le discours, le soutenir l’innovation, l’attraction
projet ;
texte et l’action. Elle porte sur des entreprises et la politique
• décrypter les logiques d’acteurs
les fondements, les objectifs, les industrielle...
et le sens du territoire pour
principes directeurs et les pro-
chacun d’entre eux ; 5. Territorialisation : espace de
cessus de la territorialisation.
• s’interroger sur les fondements, solidarité
les processus et les modalités de la Elle concerne les diagnostics et
Politique nationale pour contri-
territorialisation ; les stratégies de la territorialisa-
buer à la structuration des terri-
• permettre aux lecteurs de dis- tion (diagnostic de territoire,
projet de territoire...) ainsi que toires, le territoire pertinent,
poser d’une vue globale sur l’ap- l’intégration du capital social et
proche territorialisée du dévelop- les programmes et les acteurs de
la territorialisation (dynamiques du capital humain...
pement régional.
territoriales existantes, compéti- 6. Territorialisation citoyenne
A cette fin, les étudiants de la
tivité des territoires...). et participative
6e promotion proposent de mobi-
liser des méthodes de recherche Dans ce cadre, les étudiants de la Analyse des territoires par les
et des outils d’investigation sur le 6e promotion se sont répartis en capacités, l’ancrage des grands
terrain. Des enquêtes, essentiel- équipes pour traiter les thèmes projets nationaux dans le terri-
lement sous forme d’entretiens à ci-après : toire...
conduire dans diverses régions du 1. Territorialisation : notions, 7. Territorialisation : nouveaux
Royaume, sont réalisées auprès concepts et modèles métiers, nouveaux modes de
des responsables d’administra- Le territoire, entre approches
tion (administrations centrales, management
macro- et micro-économiques, La technicisation de l’action
décentralisées et déconcen- les facteurs structurants des ter-
trées), des élus et des acteurs publique et le rapport au terri-
ritoires, les spécificités des terri-
politiques, associatifs et socio- toire, les modalités de définition
toires...
économiques ainsi qu’auprès des des niveaux pertinents de l’ac-
personnes ressources et des 2. Territorialisation : enjeux tion territoriale, les stratégies
experts spécialisés dans le stratégiques ascendantes des territoires et les
domaine de la politique publique L’ancrage territorial des poli- stratégies descendantes de
et du développement régional. tiques publiques, les stratégies l’Etat…

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Témoignages
des intervenants

du résultat. Les élèves de l’ISA capitulé, c’est transformer les


Claude Rochet sont vifs et ne se laissent pas handicaps en atouts stratégiques,
enfermer dans un enseignement c’est réussir là où il n’y a rien, car
Professeur à scolaire : l’intelligence écono- il y a toujours l’intelligence
l'université mique c’est d’abord l’intelligence humaine pour qui sait la mobiliser.
d'Aix-en-Provence
de l’économie et de son dyna- J’étais venu avec une bonne cen-
Expert en politiques
de développement
misme. L’approche délibérément taine de diapositives, au cas où…
territorial historique que je donnais à ce En fait, les participants se sont
séminaire, en disciple de Fernand approprié les lectures préalables
Ce fut mon premier vrai séjour au Braudel et de Marc Bloch qui s’ef- avec une telle vivacité et une
Maroc, au-delà de sauts de puce force de comprendre la longue telle pertinence que j’aurais pu
pour quelques rencontres scienti- durée et la part de l’hérité et du tenir les séances avec seulement
fiques qui ponctuent la vie d’un
construit dans les structures une ou deux diapositives !
professeur. J’ai déjà eu l’occa-
sociales, était faite pour placer Les enseignements pour la pro-
sion, lors de mes cours au cycle
les participants en situation de chaine fois ? Pouvoir travailler sur
étranger de l’ENA de Paris, d’ac-
« déséquilibre cognitif », les des études de cas réels que pour-
cueillir les fonctionnaires maro-
ébranler dans leurs croyances rait construire cette promotion
cains et d’apprécier la vivacité
pour leur faire entrevoir ces pour les suivantes. Ce serait
d’esprit et l’intérêt pour des
visions multiples du réel sans les- notamment très utile pour les
thèmes qui me sont chers : l’éco-
quelles il n’est pas de stratégie participants de l’IGAT qui,
nomie du développement, le rôle
possible. On voyagea vite entre la comme tout fonctionnaire
des politiques publiques, leur
ancrage dans un territoire. Mais Venise rayonnante du XVe siècle imprégné de ces nécessaires rou-
je dois avouer à ma grande honte qui, la première, comprit le rôle tines dont Max Weber louait l’ef-
que je ne connaissais pas le Maroc stratégique de la connaissance et ficacité tout en déplorant leur
au-delà des récits que me faisait de la technologie et décida de monotonie, partiront plus facile-
ma mère, professeur d’histoire, protéger les inventeurs, l’échec ment de la charrue du travail de
de la vie de Lyautey et du respect de la Chine à entrer dans sa terrain pour remonter vers
qui doit s’imposer envers toute Renaissance qui n’était là que l’étoile de la stratégie quand des
civilisation millénaire. C’est peu. pour annoncer son retour flam- jeunes gens, c’est leur privilège,
Aussi, quand la direction de l’ISA boyant aujourd’hui, et la révolu- restent plus doués pour l’inverse.
me proposa d’organiser un sémi- tion des technologies de l’infor- Car l’intelligence économique,
naire de 5 jours pour la promotion mation qui ouvre, comme tout c’est « relier la charrue aux
de l’ISA — ainsi que pour les ins- progrès, des perspectives qui étoiles », selon la formule de
pecteurs de l’IGAT — et que je pro- recèlent le meilleur et le pire. Sean O’Casey, soit chercher
posai comme thème « Intelligence L’objectif était bien sûr de n’en- l’innovation dans les marges,
économique et compétitivité des treprendre ce voyage que pour détourner le modèle pour l’enri-
territoires », c’était un triple mieux s’ancrer dans le territoire chir et constater à la fin si le
saut : saut géographique, saut cul- marocain. On commença donc à champ est mieux labouré.
turel qui allait m’obliger à adapter construire un cas de développe- Voilà : au bout de ce voyage, j’ai
in itinere un enseignement conçu ment pour le Sahara. Au fil des également beaucoup appris,
— c’est un paradoxe pour un tel échanges, ce qui était impossible découvert de nouveaux horizons,
thème — en apesanteur territo- devenait possible ; ce qui était eu l’idée de nouveaux projets
riale, et un saut dans l’inconnu intangible dévoilait des avenues de collaboration, de recherches
pour la direction de l’ISA. inexplorées d’action : l’intelli- communes. Mais n’est-ce pas
Je suis — et je crois que je peux gence économique, c’est d’abord cela, en fin de compte, l’intelli-
dire nous sommes — très satisfaits réussir à agir là où d’autres ont gence économique en pratique ?

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2010

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numŽro
Témoignages
des lauréats

Si le diplôme de l’ISA me permet


Adil Sabir d’avoir administrativement une
bonification d’ancienneté de
Lauréat deux années, son contenu, en re-
5e promotion vanche, d’une grande valeur
de l'ISA ajoutée, me permet au quotidien
d’avancer dans ma pensée et Au-delà des connaissances et des
dans ma perception des choses. nouveaux outils de réflexion,
Cet autre regard sur les choses, nous avons gagné, toute la pro-
regard lucide et perspicace, motion et moi, en confiance et
conscient des aspects institution- renforcé nos capacités de dia-
logue et d’argumentation. C’est
Formation à l'ISA : plus nels, organisationnels et opéra-
vraiment une réelle transforma-
tionnels, est bâti grâce à l’acqui-
qu'une formation… sition de connaissances larges et
tion personnelle qui aide à avoir
une meilleure estime de soi.
L’ISA vient de sortir sa 5e promo- de fondements méthodologiques
à mobiliser pour l’approche des Sortie de la 5 e promotion,
tion, à laquelle j’ai eu le grand 5e année de partenariat ISA-ENA
différents items liés à ce qu’on
honneur d’appartenir, au côté de (Paris), 5e conseil d’administra-
appelle communément aujour-
collègues de culture et de bord tion de l’ISA… l’année 2010 est
d’hui le “new public manage-
différents (administrations, éta- une année exceptionnelle, c’est
ment” (justification, croisements
blissements publics, collectivités une date jalon qui marque une
conceptuels et théoriques,
locales). dynamique de positionnement
démarches, grilles de lecture,
En janvier 2008, après six ans analyse, synthèse…). d’un projet qui prend aujourd’hui
de travail à la direction des une allure optimisée.
Cette formation phasée dans le
Entreprises publiques et de la Ceci devrait profiter aux lauréats
temps et qui allie enseignement
Privatisation (ministère de théorique et apprentissage pra- de l’ISA, un produit qui repré-
l’Economie et des Finances), je tique, a des moments forts, je sente un véritable vivier de res-
suis entré dans cet institut où j’ai cite les ateliers d’encadrement à sources où les administrations
eu l’occasion d’approfondir, l’occasion des stages de la trouveront l’opportunité pour
durant 1 367 heures de forma- 1re année, le compte-rendu des conduire leur changement et leur
tion, mes divers savoirs : savoir- lectures sélectionnées et axées développement.
faire, savoir-être, savoir- sur le monde du management Ces lauréats, qui ont eu la
apprendre, savoir-comprendre, public, les conférences d’actua- volonté de sortir des sentiers
savoir-agir..., savoirs mis en lité associant des ministres exer- battus des carrières administra-
commun avec des intervenants de çants, des ex-ministres et des tives, ont besoin plus qu’aupara-
qualité et des collègues très hauts responsables de l’Adminis- vant, sur un plan statutaire
impliqués, dans un cadre d’ap- tration. et professionnel, d’un “statut
prentissage et de fertilisation Au chapitre de la formation pra- avancé ” qui soit à la hauteur de
croisés. tique, je citerai les visites la formation dispensée, des capa-
Pour moi, la nécessité de passer d’études et de terrain consacrant cités managériales et habiletés
par une formation axée sur la l’action vers l’administration personnelles acquises.
gouvernance de la sphère pu- déconcentrée et la connaissance La formation à l’ISA est plus
blique était incontournable pour des aspects de la gouvernance qu’une formation… c’est un point
parvenir à suivre le développe- territoriale ainsi que le stage à de départ pour envisager et (re)
ment des missions de l’adminis- l’ENA de Paris qui vient à la fin du construire son projet et son itiné-
tration et des métiers appropriés. cursus pour appuyer nos acquis. raire professionnels.

4 31
2010

juin
numŽro
Témoignages des lauréats

r∞ «–≈ t∞U• rOI∑º¥ ô rOOI∑∞« «c≥ Ê√ ô≈ …œUOÆË l¥¸UAL∞U° dO°b∑∞UØ …¸«œù« dO°b¢ ÍuK´ ÍdLF∞« bL∫± ÍbOß
VÅUM± w∞u¢ W∞QºL∞ ‚dD¢√ œ¸«uL∞« dO°b¢Ë d©UªL∞« dO°b¢Ë dOOG∑∞«
qzUN∞« rJ∞« «c≥ VßUM¢ ‹UO∞ËRº±Ë Z¥dî
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s± WOMNL∞« ‹«¸bI∞«Ë ‹«¡UHJ∞« s± ͸«œù« ÕöÅù« ‰Uπ± w≠ …bz«¸ ÂuK´ …¸«œû∞
f±Uª∞« ÃuH∞«
W°dπ∑∞« ¡UM¨≈ w≠ ‰UFH∞« ◊«dª≤ô« q§√ rÆUDK∞ ‚u±dL∞« Èu∑ºLK∞ «dE≤ ,U∏∞U£Ë
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UN° U≤¸d± w∑∞« W∂OBF∞« ‹«d∑H∞« vK´ rKF∞« wIK¢ s´ wMG∑º¥ s± Ê√ …dJ≠ s±
WOIO∂D∑∞« d¥¸UI∑∞« “Uπ≤≈ ‰öî s± UFOL§ tM´ rKF∞« wMG∑º¥ Ê√ ÁdOB± ÊuJO≠
w≠ V¥¸«b∑∞« w≠ WظUAL∞« ‰öî s±Ë ‰u∂Æ w≠ WE∫∞ v≤«u¢√ r∞ p∞c∞Ë ,UC¥√
…¸«œû∞ WOM©u∞« W߸bL∞« w≠Ë »dGL∞« Ê_ ,UO≤U£ Ë bNFL∞« w≠ s¥uJ∑∞« WÅd≠
¡UM° ¡«¸Ë ÊUØ Íc∞« ¡wA∞« u≥Ë ,f¥¸U∂° WO§u¨«bO∂∞« t∑±uEM± w≠ eJ¢d¥ bNFL∞«
.UCF° tCF° bA¥ o¥d≠ r∞U´ w≠ …b¥b§ ÂuK´ f¥¸b¢ vK´

32 4
2010

juin
numŽro
3e assemblée générale
ordinaire de l’ALISA

Pour une participation active


aux réformes structurelles initiées par l'Etat
L'Association des lauréats de Chbani, Saïd Doukkali, Tahar publications, etc.) en relation
l'Institut supérieur de l'Adminis- Mouhouch et Mohammadine avec les réformes structurelles
tration a tenu sa 3e assemblée gé- Tlemçani. pilotées par l'Etat, la consolida-
nérale ordinaire le 12 décembre tion des liens de solidarité et des
Outre les délégués des deux pro-
2009 dans la salle de conférences relations d'échange entre les
motions d'élèves de l'ISA, ces
de l’ISA. membres de la communauté
membres élus constitueront, aux
Au-delà du renouvellement de ses isarque, le renforcement des
côtés de MM. Tarik Amhoud, Saïd
instances, l'ALISA a saisi l'oppor- relations de coopération avec les
Kamil, Abdennaji Hedda,
tunité de cette assemblée géné- partenaires concernés par les
Mohamed Radi et Zouhaïr Yesfi, chantiers de modernisation des
rale pour renouveler son enga- l'ossature du Conseil d'administra-
gement à contribuer à la mise en secteurs publics (administrations,
tion de l'ALISA. établissements publics, ONG,
œuvre des politiques publiques,
sa volonté de renforcer ses rela- bailleurs de fonds, etc.) et l'im-
tions de coopération et sa déter- Plan d'action plication des élèves de l'ISA dans
mination d'impliquer les élèves les différentes actions et acti-
de l'ISA. Après avoir discuté et approuvé vités initiées par l'association.

Marquée par la participation les rapports moral et financier de


active de plusieurs élèves de la l'ALISA, les membres de l’assem- Commissions de travail
6e promotion, cette AGO a enre- blée ont débattu du plan d'action
gistré la réélection de M. Abder- à mettre en œuvre pour l'année Soucieux de consacrer l'approche
rafi Issami à la tête de l'ALISA, prochaine. Les principales propo- participative et inclusive prônée
ainsi que l'élection de cinq sitions ont porté sur la poursuite par l'ALISA, les membres du nou-
membres du Conseil d'administra- des actions de rayonnement veau Conseil d'administration ont
tion : MM. Driss Adnani, Hicham (organisation de rencontres, décidé, lors de la réunion élargie
tenue le 15 janvier 2010, de
mettre en place trois commis-
sions de travail qui permettront
de canaliser les énergies dont
regorge l'ALISA et de catalyser les
synergies avec ses partenaires.
La première commission, dédiée
au développement des compé-
tences, veillera à l'établissement
d'un système de formation
continue des membres de l'ALISA,
grâce notamment au déploiement
d'un réseau communautaire dyna-
mique propice à la mutualisation
des expériences et au partage des
connaissances. Cette commission
se penchera également sur les

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2010

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numŽro
Association des lauréats de l’ISA

actions à initier pour assurer une tions ayant la même vocation et tives à des thématiques d'actua-
meilleure valorisation et réinté- de faire fructifier les ressources lité et à assurer une visibilité
gration des lauréats de l'ISA. financières de l'association à tra- optimale à l'ALISA, à travers
Vouée à la coopération, la vers l'implication de sponsors et notamment la mise à jour du site
deuxième commission a pour mis- de bailleurs de fonds. web de l'association, la publica-
sion de densifier les relations de La commission du rayonnement tion des actes des rencontres et
partenariat de l'ALISA, d'intensi- s'attellera, pour sa part, à l'orga- l'entretien de relations soutenues
fier les échanges avec des institu- nisation de manifestations rela- avec la presse.

Quelques projets de l'ALISA

Participation à la conception d'un modèle de régionalisation élargie


L'ALISA envisage la production d'un rapport global qui sera soumis à la
Commission consultative de la régionalisation (CCR). Ce rapport recueillera les
contributions thématiques des membres de l'ALISA embrassant les différentes
dimensions de ce projet, sous forme de recommandations argumentées, concrètes
et opérationnelles.

Adhésion au Projet SANAD


Piloté par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), ce
projet vise à élargir le dialogue public au Maroc en renforçant les capacités des
ONG à identifier, mobiliser et faire le plaidoyer autour de questions d'intérêt public.
Ayant participé à l'appel à manifestations d'intérêt lancé à cet effet, l'ALISA a
été jugé éligible à bénéficier de l'appui technique de ce projet, en vue de renforcer
ses capacités organisationnelles.

Renforcement des capacités de gestion des collectivités locales


Consciente des exigences induites par la mise en œuvre de la régionalisation
élargie, l'ALISA propose de réaliser un audit des capacités de gestion de trois
collectivités locales pilotes (commune, province ou préfecture, région), qui sera
couronné par la suggestion de recommandations d'amélioration de ces capacités
et d'un plan d'accompagnement.

Accompagnement des ONG dans l'élaboration, la mise en œuvre et le suivi des


projets de l'INDH
Désireuse de participer activement à la réussite de ce chantier de Règne, l'ALISA
compte mettre à profit l'expertise de ses membres pour rehausser les capacités
des associations impliquées dans le pilotage des projets de l'INDH, grâce notamment
à la formation et à la production de manuels et de guides méthodologiques.

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Evolution
des activités de l’ISA
Indicateurs-clés relatifs aux activités de l’ISA

Concours d’accès à l’ISA Evolution de la formation de longue durée


Nombre de candidats par année Effectif par année
900 140
800 793
120 116
700
100
600 628

500 558 80
396 59 76
400 60
47
300 267
54
40 47
200
100 144 20
140
17
0 0
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010

Formation de longue durée Formation continue


Nombre d’heures de formation par année Nombre de jours de formation par année
3500 180
(Prévision) 157
3150 160
3000
140
2500 114
120
101
2000 2061
100
1461
1500 80

1166 1364 1334 60


1000 55
40 47
790 23
500
20
18
0 0
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2002 2004 2005 2006 2007 2008 2009

Evolution du nbre de jours x bénéficiaires par année Intervenant à l’ISA en 2009


Nombre d’heures de formation par année
14000 13 323
13 117 Professeurs de
12 000 Formation de longue durée l’enseignement
supérieur
18
Formation continue
10 000
8 630
8 000 7 207
Experts
6 000 5244 internationaux 26
3 420 4 693 5 134
4 000
2 244 2 185
2 000 Hauts cadres
360 633
1 375 1120
de l’administration
et experts
58
0
2002 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010

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Mémoires de fin d’études
et de stages
Promo Thèmes de recherche
1. ETAT, GOUVERNANCE ET MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS
1.1. Management stratégique
P3 Les approches stratégiques dans les secteurs publics au Maroc
1.2. Management qualité
P1 Etude de l’opportunité de l’implantation d’une démarche de management de la qualité en vue d’une
certification ISO 9001 version 2000.
P1 L’amélioration des prestations de l’administration publique (cas de l’enquête de satisfaction des usagers
de la douane).
P2 Impact des concepts et démarche qualité mis en place par le Groupe OCP sur la gestion des ressources
humaines : Amélioration du processus « Recrutement et intégration des jeunes ».
P3 Etude de la mise en place d’une démarche qualité au sein de l’ANRT, cas du service “déclaration et SVA”.
P6 Etude comparative des modes de management. La démarche qualité du groupe OCP : état des lieux et
perspectives.
1.3. Management de la performance
P3 Tableau de bord des terminaux à conteneurs du port de Casablanca : analyse des indicateurs.
P3 Elaboration d'un Tableau de bord équilibre (Balance SCORECARD) d'une entreprise publique : cas du Holding
d'aménagement Al Omrane.
P4 La gestion de la performance au sein de l'Administration des Douanes et Impôts indirects : analyse des indicateurs.
P5 L'introduction des indicateurs de développement durable dans la mesure de la performance des services
de l'eau et de l'assainissement au Maroc.
P6 Indicateurs de performance de l’Administration des douanes et des impôts Indirects, cas du domaine
d’activité stratégique “lutte contre la fraude commerciale”.
P6 Amélioration de la qualité des indicateurs de performance retenus dans le cadre de la nouvelle approche
budgétaire axée sur le résultat.
P6 Conception d’un modèle d’excellence pour l’ONEP.
1.4. Planification, programmation et évaluation
P3 La pratique de programmation à la CMR.
P5 Définition des lignes directrices pour la conception d'une démarche d'évaluation de l'impact des programmes
et projets de l’ONEP.
1.5. Organisation et gestion des procédures
P1 Diagnostic et évaluation du manuel des procédures de la compagnie générale immobilière.
P2 La douane marocaine, un système en pleine évolution.
P2 La nouvelle organisation de la CMR: éléments d’impact et degré de perception du changement
P3 Simplification des procédures douanières : outil de promotion de l'économie nationale et de moralisation
du service public.
P6 Evaluation de l’expérience de la mise en place de la délégation régionale de la CMR.
1.6. Restructuration - Contractualisation - Externalisation - Partenariat
P3 Evaluation de l'impact de la restructuration de l'ONEP sur le mode de gouvernance.
P2 L'externalisation dans le secteur public : les facteurs-clés du succès.
P2 Place de la contractualisation dans la mise en œuvre des politiques publiques.
P2 La contractualisation entre le siège et le réseau au sein de la Trésorerie générale du Royaume
P4 Privatisation, gestion déléguée et partenariat public-privé : quelles frontières ?
P5 Evaluation de l'application du contrat-programme concernant la modernisation de l'entreprise
journalistique 2005-2008

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Mémoires de fin d’études et de stages

2. RÉGIONALISATION - DÉCENTRALISATION - DÉCONCENTRATION ET DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL


2.1. Régionalisation
P3 Interrogations relatives à la mise en place du projet d'autonomie dans la région du Sahara, étude de cas
de l'Education nationale
P5 La déclinaison régionale du Plan Maroc vert.
P5 Faire de la région un moteur pour la promotion du sport scolaire.
2.2. Décentralisation / Déconcentration
P5 La contractualisation entre l'Administration centrale et ses services déconcentrés au Maroc : instruments
et conditions de réussite.
P2 Le rôle des walis et gouverneurs dans la mise en œuvre des politiques publiques.
P2 La décentralisation : vers le renforcement de l’autonomie des régions.
P3 L'élaboration d'un schéma de relance de la déconcentration administrative au Maroc.
2.3. Développement territorial
P2 Élaboration d'un modèle de développement stratégique d'un territoire : cas de la Région de Rabat-Salé-
Zemmour-Zaër.
P4 Les pratiques de marketing territorial au Maroc : cas des régions du Grand Casablanca et de Fès-Boulemane.
P4 Du territoire-objet au territoire-acteur : pour une approche intégrée du découpage territorial.
P5 Les conditions de mise en œuvre d'une approche territoriale de l'action sociale, constats et enjeux, cas
de la préfecture de salé.
P1 Introduction à la problématique du recouvrement et de l’abonnement en marge de l’observation du
programme de l’électrification rurale globale.
P2 Les centres ruraux émergents : étude de cas de Selouane et de Laâounate.
P1 La promotion de l’investissement régional: quelques appréciations. Région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.
P2 Introduction d’une démarche de marketing territorial pour le développement socio-économique de la
région Tanger-Tétouan.
P2 Elaboration d'un modèle de développement stratégique d'un territoire : cas de la région de Rabat-Salé-
Zemmour-Zaër.
2.4. Gestion déléguée
P1 La collecte des déchets ménagers et assimilés : de la gestion directe à la gestion déléguée, l’expérience
de la ville de Rabat.
P2 La gestion déléguée des services publics au Maroc : portée et limites de la Loi 54-05.
2.5. Intercommunalité et coopération décentralisée
P1 La coopération décentralisée, “Levier de développement territorial”
P4 Planification intercommunale des services publics locaux : cas de l'agglomération de Rabat.
3. GESTION DES VILLES ET URBANISATION
P1 Le contrat de ville au Maroc : de la logique d’attribution à la logique de contribution.
P1 Croissance urbaine et mise en valeur du patrimoine architectural.
P6 Les aspects intentionnels de la gestion des villes nouvelles : cas de la ville nouvelle Tamesna.
P1 Politique culturelle de la ville.
P1 La question de l’environnement dans les grandes villes du Maroc.
P1 Villes nouvelles et développement durable : cas da la ville nouvelle Tamansourt.
P1 La politique de la ville et les systèmes d’information urbain : cas des systèmes d’information géographique.
P1 La communication publique de la ville : de l’information à la communication citoyenne et participative.
P1 Fiscalité locale et gestion de la ville.
P1 L’animation économique de la ville.

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Mémoires de fin d’études et de stages

P1 La gestion de la ville en matière de la sécurité urbaine : rôle de la Direction générale de la sûreté nationale.
P4 Evaluation d'un contrat de ville dans le cadre du programme Villes sans bidonvilles : cas de la ville de Kénitra.
P1 Vers un projet local de prévention des risques naturels : perspectives d’organisation d’un projet urbain.
P1 Participation de la société civile dans la gouvernance locale : quel rôle pour le citoyen marocain dans la
gestion de sa ville.
4. ECONOMIE SOCIALE, INGÉNIERIE SOCIALE ET PROTECTION SOCIALE
4.1. INDH / Politique sociale d'intégration et de lutte contre la précarité
P2 L'Initiative nationale pour le développement humain : guide méthodologique pour l'élaboration des objectifs
et des indicateurs. Cas de la Préfecture de Rabat.
P2 Vers une méthodologie de suivi et de post-évaluation des projets INDH : cas de la Préfecture de Rabat.
P2 Pilotage de l'INDH: méthodologie de gestion des risques.
P2 Mécanismes de mise en œuvre de l'INDH: cas de la Province de Taza.
P3 Mesures d'appui pour la mise en œuvre et la fonctionnalité de la Maison de l'initiative.
P4 Les AGR: l'approche filière, pour une meilleure intégration des projets isolés.
P4 L'insertion socio-professionnelle des jeunes dans la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër : le cas des Centres
d'éducation et de formation (CEF).
P4 La politique d’intégration des personnes en situation de handicap : état des lieux et besoins de développement.
P5 Cadre de référence du système de suivi-évaluation de l'Entraide nationale pour les projets inscrits dans
le cadre du programme de lutte contre la précarité.
P5 Le nouveau concept d'autorité : évaluation de la conformité des projets de l'INDH au référentiel social
du nouveau concept d'autorité; cas de l'arrondissement Laayayda, préfecture de Salé.
P6 Comment promouvoir la commercialisation des produits du terroir ?
P6 L’accompagnement social dans le cadre du programme national Villes sans bidonvilles : cas du centre Ouled
M’barek, tranche 2-2, à Kénitra.
4.2. Développement social
P1 Promotion du partenariat entre l’Agence de développement social et les collectivités locales.
P1 Cadre de travail de l'Agence de développement social en matière de santé (modèle d'action fiche-projet
et critère d'éligibilité).
P2 La mise en convergence : pour une action intégrée du développement social.
P2 Réflexions sur la mise en œuvre du Plan de développement social territorial (PDST).
P3 Evaluation des Centres socio-éducatifs (de l'ADS) et proposition de système de gestion de ces centres.
P3 Eléments d'un plan de développement alternatif pour l'éradication des cultures de canabis ; cas de la
province de Larache.
P4 La contribution de l'Agence du Sud à la promotion de l'emploi dans la région de Guelmim-Es-Smara.
4.3. Santé et protection sociale
P1 Les réformes dans le secteur de la santé au Québec : cas de l’assurance maladie.
P2 Les partenaires sociaux et les conventions collectives du travail: positions et propositions (ministère de
l'Emploi et de la Formation professionnelle).
P2 L'Assurance maladie obligatoire (AMO): raisons d'être et indicateurs de mesure de la performance.
4.4. Ingénierie sociale
P3 L'ingénierie sociale au Maroc : genèse, état de l'art et contribution.
P4 Politiques sociales au Maroc : quelle convergence ?
5. POLITIQUE EXTÉRIEURE DU MAROC ET COOPÉRATION INTERNATIONALE
P1 Guide de l’étudiant étranger au Maroc
P2 La coopération financière entre le Maroc et l'Union européenne : essai sur la problématique de l'utilisation
des financements communautaires.

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Mémoires de fin d’études et de stages

P2 La promotion économique du produit Maroc à l’étranger : quelles perspectives pour une diplomatie
économique dynamique ?
P2 L'évaluation de la politique du Maroc en matière de lutte contre l'immigration clandestine.
P3 Quelles promotion et veille au service de la diplomatie économique ?
6. Approche genre
P5 L'intégration de l'approche genre dans les activités du programme Oasis Sud : facteur de complexité ou
de performance ? (APDS).
P5 Politiques sectorielles et approches genre.
7. Audit et contrôle de gestion
P3 Pratique du contrôle interne dans les entreprises publiques : benchmarking international et étude du cas
des autoroutes du Maroc.
P3 Implications du contrôle d'accompagnement sur la fonction contrôle de gestion à l'ONEP.
P4 Le contrôle de gestion au sein de l'ADII: état des lieux et propositions d'amélioration.
P5 Audit stratégique du partenariat douane-entreprise : positionnement et perspectives.
8. Gestion des ressources humaines
P1 Référentiel pour l’appréciation des performances.
P1 La gestion prévisionnelle des ressources humaines au sein de l’Administration des douanes et impôts
indirects (ADII).
P3 Le profil du manager du ministère de l'Education nationale marocain.
P3 Nouveau système de notation et d'évaluation des fonctionnaires : conditions de mise en œuvre : cas d'une
région sanitaire.
P4 Le perfectionnement du personnel hors-cadre au sein du groupe OCP: quelles voies pour approfondir
l'ingénierie de la formation ?
P4 Gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences : cas de la Direction régionale du
HAO du Grand Casablanca après filialisation de l'ERAC-Centre.
P1 La charte de la mobilité professionnelle à la Caisse des dépôts et de gestion.
P2 Statut régissant le personnel de l'Agence marocaine de coopération internationale.
P3 Quelle approche pour l'élaboration d'un référentiel de valeurs ? Cas du groupe OCP.
P3 Fusion et gestion des conflits, cas du HAO du Grand Casablanca.
9. Gestion des ressources financières
P1 Conduite d’un projet de réforme : cas du contrôle hiérarchisé de la dépense à la Trésorerie générale du
Royaume.
P1 Problématique de répartition des charges communes de la CNRA/RCAR.
P2 Evaluation de l'impact de la représentation du CED au sein des commissions d’appel d’offres et son impact
sur la célérité du traitement des dossiers d’engagement.
P3 Essai d'évaluation de la pratique du cadre de dépense à moyen terme (CDMT) au Maroc.
P3 Etude prospective des métiers des services financiers de Poste du Maroc.
P4 La réforme du contrôle de la dépense publique : analyse des risques liés à la mise en place du contrôle
modulé de la dépense.
P4 Contribution à l'élaboration du cadre de dépenses à moyen terme du ministère des Affaires étrangères
et de la Coopération.
P5 Réforme de la législation budgétaire : meilleures pratiques internationales et éléments de proposition et d'action.
P5 De la gestion axée sur les résultats à l'évaluation des politiques publiques, quels préalables de mise en
œuvre : illustration à travers le cas du ministère de la Santé et éléments de réflexion.
P5 Opportunité de la mise en place d'un système d'analyse des coûts à la CMR.
P5 Produits bancaires alternatifs : contraintes et perspectives d'amélioration.

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Mémoires de fin d’études et de stages

P5 Grandes lignes d’une charte des contribuables au Maroc.


10. Management des projets
P5 Management des projets de conservation et du développement des écosystème naturels.
11. Managmement des ressources matérielles et gestion des marchés publics
P1 Elaboration d'un règlement de passation des marchés de l'Etablissement régional d'aménagement et de
construction de la région Centre.
P1 Rôle de l’exécution des marchés publics dans la réalisation des missions.
P2 Evaluation de l'organisation des achats à l'ONEP.
P2 La fonction support de l’Office national des hydrocarbures et des mines : métiers et compétences.
P2 Manuel des procédures d'achat par bon de commande et par marché public, pour l'Etablissement régional
d'aménagement et de construction de la région Nord-Ouest (ERAC N-O).
P3 L'évaluation de l’achat groupé mis en œuvre par le ministère des Finances et de la Privatisation à l'ADII.
P4 La performance dans les marchés publics : entre le texte et la pratique.
P4 Le référentiel des achats de ADM : analyse, exigences et mesures d’adaptation.
P4 La transparence dans la gestion des marchés publics.
P5 La dématérialisation de la commande publique : état des lieux et perspectives.
P6 Evaluation des performances de la fonction achat.
P6 Achat public : état des lieux et perspectives.
12. Management des systèmes d'information et de communication
P1 La communication institutionnelle au sein de la direction des entreprises publiques et de la privatisation.
P2 Quels systèmes d'Information pour un travail gouvernemental plus efficace ?
P3 Les éléments de définition du Schéma directeur du système d'information économique liée à l'investissement
dans le CRI.
P4 Eléments de la politique de communication externe de la Caisse marocaine des retraites.
13. Management de la formation
P1 Système de formation-perfectionnement au sein du groupe OCP: constat et perspectives d’amélioration.
P2 Mise en place d’un dispositif d’évaluation de la formation au sein de l’ANRT.
P6 Politique de formation de l’ADII, diagnostic et propositions.
14. Diwan Al Madhalim
P4 Elaboration d'un schéma directeur pour les propositions de "Diwan al Madhalim" relatives à la simplification
des réglementations, des procédures et des documents administratifs.
P5 Rôle de Diwan Al Madalim dans l'amélioration de la qualité de l'accueil dans les administrations et les
structures publiques.
P6 La problématique du traitement des doléances des fonctionnaires vis-à-vis de leurs administrations et
la compétence de Diwan Al Madhalim.
15. Questions juridiques
P5 L'occupation du domaine public : cas des opérateurs des télécommunications.
P2 Le travail gouvernemental: le rôle du Secrétariat général du gouvernement.
P3 Transformation de l’ERAC-NO en société anonyme : aspects juridiques organisationnels.
16. Questions économiques
P1 Organisation de l’espace commercial: problématiques et rôle des acteurs.
P4 Régulation du marché de l’immobilier au Maroc.
P4 La promotion des investissements directs étranger au Maroc : vers une approche basée sur l’économie du savoir.
P5 L'évolution des prix des produits de première nécessité : étude prospective.
P2 Libéralisation du commerce des services : étude du déroulement des négociations.

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