Vous êtes sur la page 1sur 36

Introduction :

Dans la vie, la réussite ne se fait pas gratuitement sans connaitre des hauts et des bas,
c’est pour ça le fait d’être motivé peut apporter l’être humain à la réussite.

La motivation est très importante dans la vie humaine parce qu’elle pousse et incite
l’homme à réaliser des tâches pour voir de nouvelles découvertes

L’objectif essentiel dans le processus enseignement/apprentissage de langues


étrangères est de transmettre la langue, alors il parait que la motivation est importante pour
atteindre ce but.

Il arrive qu’un élève un adulte, un étudiant se sent bloqué, hésité de prendre la parole,
et non seulement en langues étrangères

Parmi les raisons qui peuvent provoquer cet obstacle : peur de dire une bêtise, être mal
jugé, ne pas être parfait et l’angoisse d’être moqué par les autres.

Ce qui pose un problème aux enseignants de trouver comment motiver l’élève à


prendre la parole en classe et inciter son intérêt, et de chercher des stratégies pour prendre en
considération l’enseignement de l’oral chez les apprenants ?

L’enfant est curieux et sans cette curiosité et sans le désir de communiquer, il n’y a
pas un apprentissage

En effet, l’oral va permettre à l’enfant de construire de structurer sa pensée, et cette


dernier se développe par le langage.

L’oral pour l’élève peut être un jeu éducatif quand il a l’avantage de le faire, il s’agit
donc de trouver des différentes méthodes qui permettent aux élèves de prendre le risque de
parler une langue étrangère

Motiver un élève reste le but de tous enseignants, ils s’interrogent toujours avant de réaliser
un projet, s’il va motiver les apprenants ?

En effet, la démotivation chez les apprenants est l’une des causes majeures de l’échec
scolaire. Aussi, lorsqu’un élève n’est pas intéressé par un sujet, il se tiendra loin et inactif en
classe
Donc, pour répondre à ces questions, on a mis en avant deux hypothèses : le choix des supports
pédagogiques, et le climat de la classe. Ces deux hypothèses qu’on propose, montrent que l’élève
peut apprendre aisément l’oral, si on utilise des supports motivationnels et crée un climat
favorable et convenable à l’apprentissage.

L’objectif de notre modeste recherche est de mettre la lumière sur les facteurs qui s’engagent
dans la motivation pour améliorer l’oral chez les élèves.

Notre travail de recherche contient trois chapitres : le premier est consacré à la définition de la
motivation et ses types, puis on a abordé la motivation (en milieu scolaire, ensuite dans
l’apprentissage de l’oral).

Le deuxième porte sur les facteurs motivationnels dans la classe (les stratégies adaptées pour
motiver l’élève, la relation enseignant/élève) et le statut de l’erreur dans l’apprentissage

Le dernier chapitre est consacré à la situation de la classe cible et les différentes difficultés, puis
on a présenté l’analyse des questionnaires (les interprétations, les commentaires, et les résultats
obtenus), et le commentaire d’une vidéo faite avec les apprenants.

Enfin, pour conclure notre recherche, une conclusion qui réunit les objectifs de notre modeste
travail.

Pour confirmer ou infirmer nos hypothèses, nous allons les vérifier sur terrain, en utilisant une
méthode analytique, descriptive et comparative
Chapitre I : La motivation

1- Qu’est-ce que la motivation ?

Selon le Petit Robert la motivation est : «Facteur conscient ou inconscient qui incite l’individu à
agir de telle ou telle façon»

La motivation est un domaine très embrouillé et compliqué, « La motivation est l'ensemble des
forces et des facteurs qui déterminent l'action et le comportement d'un individu pour atteindre un
objectif ou réaliser une activité »

C'est-à-dire, être motivé signifie ne pas avoir le sentiment d’impulsion ou d’inspiration pour agir,
mais le sentiment d’être excité vers une activité. Dans son ouvrage Bernard André donne sa
définition en disant que, motiver, c'est :

« Créer des conditions de travail permettant à l'élève de passer de son impuissance


apprise à un engagement de qualité dans les activités qui lui sont proposées. L'élève n'arrive pas
«neutre » devant l'apprentissage.»

Tout comme les conceptions, la motivation est irrégulière et peut être affectée par la nature des
taches et les attentions personnelles… etc. La motivation joue un rôle brillant dans
l’apprentissage.

Si la question de la motivation est effectivement ancienne. Le mot lui-même n’est apparu qu’en
1845 en français. L’origine du mot "motivation" du latin "Movère" qui veut dire se déplacer,
confirme sa faculté première : source de tout mouvement. En fait, tout apprentissage dépend
d'elle

« Sans cette mise en mouvement initiale, sans cet élan du cœur, de l'esprit et même du corps, tout
apprentissage est impossible. Véritable moteur de l'activité elle assure, en plus du démarrage, la
direction du« véhicule» et la persévérance vers l'objectif qui permet de surmonter tous les
obstacles ».

Dans son sens le plus général, la motivation est définie comme :


« Un principe de force qui pousse les organismes à atteindre un but »
La motivation n’est pas aussi spontanée que la passion et qu’il y a différentes variables en jeu qui
influencent l’apprentissage de l’élève à l’école.

2- Les types de la motivation:

2.1- La motivation intrinsèque:

Dans la motivation intrinsèque,

« Les comportements sont uniquement motivés en vertu de l’intérêt et du plaisir que le


sujet trouve dans la pratique de l’activité, sans attendre de récompense extrinsèque à l’activité
ni chercher à éviter un quelconque sentiment de culpabilité ».

Dans le milieu scolaire, les exemples de motivation intrinsèque sont principalement plus
difficiles à mettre en lumière. En effet, lorsqu’un élève travaille massivement une matière telle
que les physiques ou les mathématiques, l’enseignant pourrait juger l’élève comme intéressé.

Toutefois, si ce travail est fait pour avoir ou éviter quelque chose, ce n’est pas l’intérêt qui guide
l’élève mais une promesse hors cette activité. Si une activité intéresse réellement un individu
comme la lecture, les livres, livres scolaires, ne sont pas forcément dans son cercle d’intérêt, ce
qui crée une inadéquation entre les performances scolaires et cette motivation.

Elle passe par l’expérience de la performance, dans ce type de motivation, ceux qui sont motivés
sont les comportements même avec le plaisir qu’elle procure au sujet dans la pratique de cette
activité, la motivation intrinsèque est presque inexistante dans le système scolaire classique

Il existe trois types de la motivation intrinsèque :

La motivation intrinsèque à la connaissance: dans ce cas, l’activité ce fait pour le plaisir et pour
éprouver la satisfaction à le faire. Exemple, l’apprentissage ou la découverte d’une chose
nouvelle, et trouver la documentation adéquate au sujet de la thèse.

 La motivation intrinsèque à l’accomplissement : on fait l’activité dans le but de


ressentir le plaisir et la satisfaction durant la création ou surpasser quelque chose dans son
travail.
 La motivation intrinsèque à la sensation : l’activité est faite pour les sensations
stimulantes qu’elle procure, comme l’esthétique et les plaisir sensoriels. Par exemple;
faire le jogging, la musique et la peinture pour la sensation de bien-être

Les mauvais résultats diminuent la motivation intrinsèque, tandis que les bons résultats
l’augmentent.

« La motivation intrinsèque est plus solide parce qu’elle vient de l’élève lui-même et qu’elle
fait partie d’un projet personnel »

2.2- La motivation extrinsèque:

Cette théorie, présentée en premier par Richard Déci en 1975 a été enrichie par Déci et Ryan
(1985,2002). C’est l’action du sujet pour obtenir un résultat indépendant à l’activité elle-même,
dont le but n’est pas l’objet propre de l’activité, et sans relation immédiate ou directe avec la
tache réalisée.

« Les motivations extrinsèques regroupent un large éventail de motivations contrôlées par les
renforcements, les notes, les prix et l’argent ».

Parce que la motivation extrinsèque par définition est extérieure à l’élève est conditionné
par son environnement, elle est fragile et totalement auto-déterminante.

Déci et Rayan distinguent quatre types de motivation extrinsèque:


La motivation extrinsèque par régulation externe : l’objectif de l’activité est
d’éviter les punitions et avoir des récompenses, l’exemple qui illustre ce type de
motivation est l’école : l’obligation d’aller à l’école

La motivation extrinsèque par interjection : L’individu parce qu’il se sent
coupable inflige à lui-même des pressions et des obligations.

La motivation extrinsèque par identification : l’individu choisi l’activité parce
qu’il la juge importante. C’est à ce niveau que L'autodétermination commence. Par
exemple, l’individu à ses qu'il les valorise importants pour sa future carrière.

La motivation extrinsèque par intégration : il y a une bonne cohérence entre
nos valeurs, notre personnalité et la décision de faire l’activité. Assister à un cours
puisqu’il le croit important pour avoir une note à l’examen.
2.3- Motivation intrinsèque et motivation extrinsèque font elles bon ménage ?

On a également observé durant notre recherche qu’un élève qui montre au début un faible intérêt
pour l’apprentissage, son intérêt pour l’apprentissage peut augmenter avec le temps. Un article
dit notamment que :

«La motivation extrinsèque commence et est achevée par la motivation intrinsèque ».

Ces deux types de motivation, Motivation intrinsèque et extrinsèque, sont deux concepts célèbres
dans le domaine de la psychologie; elles consistent un ancien débat passionné entre partisans et
détracteurs.

Il y a motivation est considérée comme intrinsèque quand l’individu réalise une activité pour se
satisfaire, et non pour les conséquences qu’il en découle, dans ce cas on dit que les élèves sont
intrinsèquement motivés.

Quand il s’investit dans les taches scolaires pour la curiosité, le plaisir ou le défi qu’elles lui
procurent, et non pour obtenir une note, être reconnu par d’autres ou une quelconque pression
externe, dans ce cas l’engagement est spontané. Les raisons de ces types d’activités sont les
passes temps ou les activités de loisir

La motivation extrinsèque, pour sa part, est l’engagement dans une activité, dans le but de
toucher n’importe quel résultat qui lui est associé.

On parle parfois de motivation « instrumentale », un instrument ou un moyen sont utilisés pour


atteindre une autre chose, par exemple un élève peut faire ses devoir scolaires par peur d’être
sanctionné en cas de mauvaises notes.

Dans ce cas ce qui motive l’élève, ce n’est pas le contenu de la leçon mais l’attente d’une
récompense ou la peur d’une punition. Donc, toute motivation liée à la note, la récompense, la
pression ou la menace est un prototype de la motivation extrinsèque. Dans ce cas l’élève est
guidé par des éventualités externes et n’en pas par son propre choix.
3-La motivation scolaire :

3.1-Qu’est-ce que la motivation scolaire?

Dans son livre, La motivation en contexte scolaire, Rolland Viau (1994) p.07 propose la
définition suivante:

« La motivation en contexte scolaire est un état dynamique qui a ses origines dans les perceptions
qu’un élève a de lui-même et de son environnement et qu’il incite choisir une activité, à s’y
engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but.»

La motivation scolaire est très importante à la réussite éducative des élèves et les enseignants
peuvent aider à leur progrès. D’abord c’est l’intervention sur les sources de la motivation par la
procuration des éléments suivants:

 Donner la priorité à la perception positive des élèves.


 Donner une la valeur aux activités ou à la matière (intérêt, importance et
utilité).

 Consolider l’atmosphère d’une efficacité interpersonnelle, et du contrôle sur les


tâches d’apprentissage par les élèves.

« La façon dont les élèves conçoivent l'école et l'intelligence, la perception qu'ils ont
des causes de leurs succès ou de leurs échecs, de leur compétence et de l'importance de la tâche à
accomplir sont autant de facteurs qui, liés les uns aux autres, déterminent la motivation scolaire ».

On peut observer celle-ci à travers l'engagement à connaitre, à participer et la persistance des


élèves. Le temps et l'énergie consacré par chaque enseignant à imaginer des moyens pour motiver
ses élèves est un bon renseignement à connaitre.

Chacun doit savoir l’effet de la motivation sur l'apprentissage. Mais malgré tout ce qu’on peut
appliquer sur la motivation reste souvent un mystère. Or, pour justifier nos interventions auprès
des élèves il faut comprendre la motivation.

La documentation sur le sujet est vaste; beaucoup d’auteurs ont étudiée la motivation selon
diverses approches. Nous nous limiterons ici à l'approche sociocognitive qui s'intéresse aux
processus de la pensée et à leur influence sur le comportement.
3.2- Les indicateurs de la motivation scolaire:

Les principaux indicateurs de la motivation scolaire sont :

3.2-1-Le choix de s’engager :

«Très tôt les élèves se rendent compte que l’échec subi à la suite d’efforts intenses est plus
dommageable, en ce qui concerne les perceptions de soi, que l’échec qui suit un investissement
moindre d’énergie ».

Cet indicateur concerne le choix d’engagement de l’élève dans une activité avec des stratégies
d’apprentissage, alors qu’un autre élève sans motivation peut faire le travail demandé tout en
adoptant face à cette activité un comportement d’évitement.

Parmi ces comportements d’évitement, on verra par exemple : poser plusieurs questions s sans
importance, se lever à plusieurs reprises pour demander quelque chose, interrompre l’enseignant
lors la transmission des consignes, questionner l’enseignant sur la pertinence de l’activité, etc. on
peut trouver toutes les excuses et différents moyens pour éviter de faire une tache demander, on
peut expliquer ça par la crainte des conséquences psychologique liées à l’échec.

3.2-2-La persévérance :

La persévérance c’est le temps plus ou moins important que l’élève consacre à ses activités
scolaires, pour bien les accomplir. Certains élèves peuvent, après les heurs d’école, passer
beaucoup de temps pour mieux comprendre une ou partie d’une leçon. Malheureusement, mais
d’autres élèves y consacrant le moins de temps possible.

Ils pourront donc, par exemple faire un seul exercice parmi des cinq exercices de français
proposés et cela leur suffira. Mais, le temps consacré à cette tâche et relativement lié
à la concentration, En effet, certains élèves, distraits étudient pendant plusieurs heures, mais
clavardent en même temps, regardent la télévision en faisant leurs devoirs ou pensent à autre
chose !

3.2-3-L’engagement :
Pour donner une décrire l’engagement de l’élève face à ces tâches on utilise les deux termes «
attentif » et « concentré ». L’engagement chez les élèves motivés se manifeste par l’utilisation de
deux types de stratégies : les stratégies d’apprentissage et les stratégies d’autorégulation.
Un élève peut bien utiliser les moyens de sa mémoire comme stratégie pour l’apprentissage et
cela par différentes manières comme prendre des notes explicatives à sa manière...etc.

Elles englobent les stratégies métacognitives (planifier une activité, s’auto-évaluer, etc.), les
stratégies de gestion (le choix d’un lieu pour étudier, et organiser son travail.) et les stratégies
motivationnelles (avoir un but et une récompense après l’accomplissement de la tâche, etc.).

Plus un élève utilise des stratégies d’apprentissage et d’autorégulation, plus il est motivé pour
réussir et sa performance augmente. Par contre un élève peu motivé risque peu de déployer autant
d’efforts pour réussir.

3.2-4-La performance :

« La performance est un indicateur de la motivation scolaire dans la mesure où,


habituellement, un élève motivé risque davantage de faire le choix de s’engager dans une activité,
de persévérer et d’utiliser des stratégies d’apprentissage et d’autorégulation qu i influenceront
positivement sa réussite ».

Parfois, un élève peut avoir une bonne performance avec moins de motivation ce qui nous
amène à considérer que la performance n’est pas le seul indicateur pour évaluer le niveau de
motivation, car elle peut être influencé par des échecs répétés par l’élève

Donc la performance ne doit pas être le seul point de jugement de la motivation de


l’élève par les parents et les intervenants des milieux scolaires.

3.3- Les déterminants de la motivation scolaire:

On se basant sur les études et les travaux réalisés sur la motivation scolaire, la
motivation d’un élève est synonyme de son engagement ; sa participation, et sa persistance dans
une activité d’apprentissage. Cette motivation est déterminée par :

La perception de la valeur d'une activité: Ou conception de l’importance d’une


activité donc c’est un jugement que porte l’apprenant pour juger si une activité est utile
ou intéressante en vue d’atteindre des buts.
La perception de sa compétence (de l’apprenant): Est une perception de soi. Un
apprenant qui se considère comme compétant cela le motive à s’engager et à persévérer
dans les activités qu’on lui propose, par contre celui qui n’a pas cette qualité évitera ou
abandonnera rapidement.
La perception de contrôlabilité: C’est la qualité et le degré de contrôle que
l’apprenant exerce sur le déroulement et les conséquences d’une activité pédagogique.

4-La motivation dans l’apprentissage de l’oral :

Selon Halté et Rispail dans leur ouvrage «L’oral dans la classe (compétence, enseignement,
activité) », (2005), p12 :

« L’oral a été depuis longtemps considéré comme un non objet, ni didactique ni pédagogique
que l’on n’utilisait pas dans l’enseignement. Cependant, l’oral est aujourd’hui un domaine pas
clairement identifié où l’on emmène avec soi ses préoccupations et que l’on a du mal à
comprendre ».

La composante orale a longtemps été marginalisée et peu employée dans l’enseignement des
langues étrangères, comme le FLE (Français langue étrangère).

De fait, l’enseignement-traduction été parmi les premières méthodes utilisée dans


l’enseignement, basée essentiellement sur des modèles écrits, sans utiliser les compétences
orales. Mais c’est à partir des critiques des méthodes directes puis audio orales et audiovisuelle,
que la place de l’oral a repris sa place et par conséquent utilisé plus fréquemment dans
l’enseignement.

4.1- Définition de l'oral :

Si par définition l'oral est la base première de toute communication, il a une place primordiale
pour faire apprendre à communiquer oralement et apprendre et apprendre la lecture et l’écriture
en utilisant une simple langue pour communiquer tout message.

Cette langue est d'abord une démonstration matérielle; une production sous formes sonore,
visuelle ou mixtes. De son côté, le groupe oral Créteil, a définit l’oral selon quatre axes:

« Communiquer, construire sa personnalité et vivre ensemble, apprendre ses conceptions, ses


représentations et construire sa pensée sur le langage (la langue est un objet d'apprentissage ».

En didactique des langues, l'oral désigne :


«Le domaine de l'enseignement de la langue qui comporte l'enseignement de la spécificité de la
langue orale et son apprentissage au moyen d'activités d'écoute et de production conduites à partir
de textes sonores si possibles authentique» .
Cela signifie que l'oral est la Pratique de deux phénomènes, l'écoute et la production de
parole. Mais il faut signaler que l'oral est le langage à travers lequel nous communiquons et qui se
distingue de la parole, il est un aspect social ou bien c'est la langue parlée, par contre la parole est
un acte individuel comme l'a montré .F. de Saussure

4.1.1-Formes de l’oral :

Aujourd’hui, l'oral recouvre des activités aussi variées, et apparait dans nos classes sous deux
formes pratiquées :

-L'oral parlé: il est utilisé sous formes de questions et réponses exposés.

-L'oralisation de l'écrit: au cours la lecture d’un texte, ou la réalisation d’une réponse écrite.

4.2. Les fonctions de l’oral :

L’oral possède cinq fonctions didactiques dans la classe :


L’oral comme moyen d’expression : se définit comme un outil qui aide l’enfant
à se construire oralement avec son entourage (expression personnelle, confidence,
les interactions).

L’oral comme moyen d’enseignement : c’est place de l’enseignant où il le joue
d’un régularisateur en corrigeant et en transmettant les informations utiles ayant
une relation bien déterminée avec une quelconque situation.

L’oral comme objet d’apprentissage : c’est un objet essentiel qui donne lieu
à des moments spéciaux , au moment où le travail se fixe sur une compétence
particulière. Donc l’oral est objectivé dans celle de ses dimensions (locutoire,
interactionnelle, phonatoire, communicationnelle…), là où l’acquisition est visée.

Pour l’assimilation et le contrôle de l’acquisition orale, l’enseignant peut à travers des exercices
ciblés (par exemple les jeux de rôle), effectuer les compétences acquises, et/ ou par des satiations
complexes (débat, interview, tâche lors de travail de groupe, etc.).

 L’oral comme moyen d’apprentissage : l’oral est un moyen d’apprentissage et


de compréhension des concepts écrits c’est en essayant de construire des
explications par la parole que les élèves vont assimiler le sens de l’écrit.

L´oral comme objet d’enseignement : l’oral peut être signifié à quelqu’un pour
l’apprentissage des modules à expliquer pour que celui-ci puisse assimiler et
prévoir l’analyse pour que celle-ci soit bénéfique à l’élève, sans son cursus
primaire ou secondaire ainsi qu’à son éducation, l’enregistrement de ces
explications peut s’avérer très bénéfique.

4.3- La motivation dans l’apprentissage de l’oral :

Aujourd’hui c’est difficile de mettre en œuvre un enseignement reposant sur oral appelé « réflexif
» dont l’objectif est d’amener les élèves dans le monde (parler, dire, penser différemment).

L'un des objectifs essentiel de l'enseignement, Français langue étrangère (FLE) est :

« De développer chez les élèves la capacité de s'exprimer par cette langue, la production orale est
l'une des étapes principales dans l'acquisition d'une langue. Cependant, la majorité des
enseignants soulignent les difficultés des élèves à l'oral ».

Les apprenants trouvent souvent des difficultés de communiquer librement d’une manière
spontanée simple et efficace dans des interactions.

Au même temps beaucoup d’enseignants du FLE confirment qu’ils trouvent des difficultés de
négativités venant de certains élèves en classe, ce qui explique qu’un nombre limité des
apprenants qui prend la parole en classe, ce qui pose un problème pour l’enseignant lui-même
dans la pratique de l’oral.

Or, pour ce dernier, la maitrise de l'oral est très importante, où l’enseignant se trouve dans une
situation où il doit utiliser tous les stratégies motivationnelles, qui poussent les élèves à
s’exprimer oralement dans les interactions.
Chapitre II : Les facteurs motivationnels Dans la classe

1. Les stratégies adaptées pour motiver l’élève:

D’après les travaux sur la motivation scolaire, un élève motivé c’est celui qui s’engage, participe
et qui persiste dans une activité d’apprentissage.

Cette motivation est déterminée par des facteurs internes aux apprenants, dont sont issues les
différentes motivations évoquées dans le premier chapitre, les facteurs extérieurs semblent eux
aussi avoir de l’importance pour les apprenants.

Parmi les facteurs extérieurs, on retrouve, l’environnement dans lequel l’apprenant se trouve en
phase d’apprentissage.

1.1. le rôle de l’environnement :

D’après notre expérience dans le milieu scolaire ou la classe précisément, nous avons constaté
que les élèves sont influencés par le milieu où se trouvent. Alors il faut intéresser les apprenants
dès qu’ils mettent un pied dans la salle c’est-à-dire en créant un espace et un milieu qui leur
procurent l’envie d’apprentissage et de parler aussi.

Selon Rolland Viau et selon une approche sociocognitive:

« L’approche sociocognitive propose de fonder l’étude de phénomènes humains comme la


motivation sur l’interaction qui existe entre les comportements d’une personne, ses
caractéristiques individuelles et l’environnement dans lequel elle évolue ».
Environnement

caractéristiques Comportements

individuelles

Ce qui désigne que l’environnement a une tâche fondamentale dans l’apprentissage.

Elle a une importance dans la manifestation de l’amour d’apprendre des élèves. Et pour
l’atteindre, l’enseignant veille à mettre en place un environnement qui favorise et suscite l’intérêt
des apprenants.

Dans une classe de FLE, le but de l’enseignant est de faire participer tous les élèves. Il s’agit de
mettre en confiance ces derniers afin qu’ils prennent la parole. L’enseignant doit alors créer un
environnement et un espace sécurisant dans lequel les enfants, même les plus inhibés, se sentent à
l’aise pour pouvoir oser s’exprimer oralement et prendre part activement à la séance.

1.1.1. L’espace de la classe :

Le travail sur le milieu ou le climat de la classe, peut apparaitre dans l’organisation spatiale de la
classe comme la disposition des tables et la présence d’affichages sur le mur. Ce sont les
éléments qui vont susciter l’envie de pratiquer la langue chez les élèves, dès leur venue dans la
classe.

Le milieu scolaire doit être accueillant ; prenant en considération la qualité du cadre sonore
L’affichage est un support pour les apprentissages, il est utile au fonctionnement de la classe
qu’effectue une représentation visuelle sous forme d’images, de schémas qui permet de
fournir la présence d’éléments culturels semblent susciter l’intérêt des apprenants, et permet de
contribuer à rendre vivant attirant l’espace de la classe.

Donc, il est nécessaire que l’enseignant porte un intérêt particulier à l’espace de la classe, lequel
joue un rôle sur la motivation des élèves.

1.1.2. Le placement des tables :

Lors de notre stage, nous avons constaté qu’il était judicieux pour l’enseignant de tenir compte du
placement des tables dans sa classe.

L’organisation des tables en U ou en V favorise les situations d’interactions, la représentation des


documents, les exposés…etc.

Dans nos classes, il est remarquable qu’il soit difficile d’opérer des changements dans la salle,
lorsque ces derniers vont perdre le temps et perturber l’organisation du cours.

Les tables dans nos classes sont placées sous forme de rangées et celles placées en U.

Lorsque les tables sont disposées sous forme de rangées les unes derrière les autres, la
communication entre les apprenants n’est pas évidente, par exemple, pour pouvoir entendre un
élève ou pour lui répondre, il faut systématiquement se retourner vers lui.

En revanche, la disposition en U semble être efficace. Lorsque les élèves se trouvent les uns en
face des autres, ils ne sont pas obligés de se retourner, ils prennent plus de plaisir à pratiquer la
langue, car le climat de classe est convivial.

Les échanges de l’élève avec leur enseignant ont aussi une place dans cette disposition.

1.2. L’enseignant :

Dans une classe du FLE, l’enseignant qui est l’un des pôles, doit aussi être motivé par des
facteurs pour lui être aussi un facteur pour motiver ses apprenants.

Deux motivations paraissent en effet pousser à enseigner :

 L’amour pour les études : aimer les études ne donne ni le gout ni la capacité de transmettre
les connaissances. Durkheim, au début de ce siècle, notait déjà :
« Acquérir la science, ce n’est pas acquérir l’art de communiquer, ce n’est pas même pas
acquérir les notions fondamentales sur lesquelles cet art repose » . L’étude fait d’abord plaisir
à soi -même ; le besoin de partager ses joies intellectuelles ne mène pas nécessairement au désir
d’ouvrir de jeunes intelligences à la connaissance. L’enseignant brillant n’est pas, un enseignant
efficace. Il ne le devient que le souci de s’assurer que l’autre, l’élève, a compris ce qui implique
l’acceptation de redites, le retour en arrière, les simplifications, les explications d’évidence et
surtout la volonté de vraiment DONNER son savoir.

 La sympathie pour les jeunes : il arrive parfois lorsqu’on interroge un élève et qu’on lui
demande pourquoi il ne s’investit pas à fond dans l’apprentissage ou pourquoi ses résultats ne
sont pas bons, que celui-ci répondre que c’est parce qu’il n’aime pas l’enseignant.

L’enseignant doit aimer et être aimable par ses apprenants, il répond aux questions données, il
explique, et devient un jeune, ou un enfant comme ses apprenants pour garder un contact et une
relation permet le partage et l’intercompréhension entre les deux.

En effet, le but de l’enseignant de faire parler et participer tous les élèves, il s’agit alors de
mettre en confiance ces derniers afin qu’ils prennent la parole.

Les élèves qui ne participent pas à l’oral, peuvent avoir une mauvaise estime de soi, ils croient
être nuls .

Alors, l’enseignant doit créer un climat de confiance, par exemple, par les encouragements et
l’acceptation des réponses des élèves « très bien », « excellent ».

Toutefois, il ne faut jamais forcer l’élève à parler ou de sortir au tableau, car cela va créer un
blocage.

1.2.1. l’enseignant et son attitude :

Parfois, on s’interroge un élève pourquoi il ne fait pas aucun effort lors de la séance et il
pourquoi ses résultats ne sont pas bons, et celui-ci répond que parce qu’il n’aime pas leur
enseignant.

Il faut alors chercher les raisons qui poussent un élève à ne pas aimer son enseignant. Même si on
ne peut pas avoir une véritable explication, mais il faut poser cette question qu’elle va orienter un
peu l’enseignant.
Parfois il arrive qu’un enseignant pose une question en langue étrangère à son élève et ce dernier
ne connait pas la réponse, et il garde le silence. Si l’enseignant insiste trop
longtemps, l’élève pense que leur enseignant ne l’aime pas, mais au contraire ce dernier ne veut
que l’aider.

Dans un article « il n’aime pas son prof, que faire », Tom, 6 ans, dit que sa maitresse est
méchante, qu’elle crie et qu’elle ne l’aime pas. Il faut examiner la situation avec une certaine
distance en interrogeant l’enfant : « Que s’est-il passé ? Ah bon !elle t’a mis une mauvaise note ?
Cela ne veut pas dire qu’elle ne t’aime pas. Tu n’as donné la réponse qu’elle attentait. C’est ton
devoir qui n’est pas bien. Toi, tu es très bien », peut-on lui dire pour le réconforter.

1.2.2. L’autorité de l’enseignant:

Une longue tradition en vigueur chez de nombreux peuples, et auprès de la majorité des
enseignants, veut que le respect pour le maitre soit un droit incontestable fondé sur son statut
social, ses connaissances et l’expérience de l’âge.

Par ailleurs, dans nos classes, l’élève a du mal à accepter l’autorité de l’enseignant et il juge que
ce dernier comme étant quelqu’un de méchant, de trop sévère.

Par conséquent, il ne veut pas faire d’effort lors de l’apprentissage, et trouve que le français
comme une langue étrangère ne sert à rien. s'agit souvent d'un malentendu entre eux .

En effet, certains élèves n’hésitent pas à perturber le cours de l’enseignant, par des bavardages,
car ce que dit l’enseignant ne les intéresse pas.

C’est pour cette raison, l’enseignant doit dès le début de l’année, montrer que c’est lui qui est le
maitre dans la classe.

Alors, l’enseignant doit établir des règles que tous les élèves sont concernés par ces règles et
doivent les respecter.

1.3. Les activités proposées par l’enseignant :

1.3.1. L’importance du choix des supports et des activités :

Le choix des activités joue un rôle sur la volonté d’apprendre et de parler des élèves.

D’abord, les activités jugées trop répétitives par l’apprenant peuvent être une cause au manque
d’intérêt.
On sait que les élèves n’aiment pas la routine et ils ont besoin de changer régulièrement
d’activités et d’essayer de nouvelles choses.

Une fois l’élève s’ennuie, car c’était toujours la même chose ou la même consigne proposées par
l’enseignant.

On remarque alors que les activités et les supports non diversifiés représentent un frein à l’intérêt
des élèves en classe.

1.3.2. Tenir compte de la diversité des supports :

Aujourd’hui, et à l’aide de la technologie, il est facile à l’enseignant de diversifier les supports à


présenter.

On peut penser au :

 Document écrit (texte) : qui permet aux élèves d’enrichir leurs vocabulaires en nouveaux
mot et d’avoir épeler le mot oralement pour acquérir sa prononciation, C’est pour ces raisons le
document écrit représente un bon support pour l’enseignant et pour les apprenants.

 Les photographies : est un support qui, généralement, rencontre un grand succès auprès des
élèves : par la présentation des illustrations, qu’elles favorisent l’expression orale des élèves,
lesquels s’expriment sur ce qu’ils aperçoivent.

On constate aussi que la photographie est un bon moyen pour l’enseignant d’apporter des notions
culturelles, lesquelles semblent éveiller la curiosité des élèves.

 Le support audio: utilisé souvent pour concentrer sur les aspects phonologiques de la langue ;
les intonations, les accents et les rythmes.

D’autre part, ces enregistrements audio permettent aux élèves d’entendre d’autres accents, et
d’autres personnes parlent la langue étrangère que leur enseignant. De plus, lorsque le support
s’agit d’une chanson par exemple, il peut permettre de connaitre la culture du pays.

 Le jeu de rôle : selon l’Encyclopédie Larousse :

« Le jeu de rôle est d’abord une technique d’improvisation dramatique utilisée en formation
professionnelle pour l’entrainement à la prise de conscience d’attitudes liées à certains rôles
requis par la vie sociale et pour le développement de la créativité »
C’est une expression orale improvisée selon un scénario, exposé par l’enseignant où les
apprenants vont créer des personnages caricaturaux, spontanés et fantaisistes avec l’absence d’un
texte écrit.

Cette activité joue un rôle très important, elle rend la pédagogie active et facilite à l’élève de
mémoriser le lexique employé en situation et l’aide à s’exprimer spontanément.

 Le jeu : ou l’activité ludique est le moyen le plus efficace de mettre l’élève dans une situation
d’apprentissage ; l’élève apprend en jouant.

Naturellement, il n’y a rien de préférable que les activités ludiques pour stimuler et inciter les
élèves à parler, et il parait qu’il faut jouer pour parler le français.

Ainsi, l’enfant ne dégoute pas du jeu et retient plus aisément ce qui a été appris, parce qu’elle
procure du plaisir et rend la tâche moins contraignante

On constate alors, que les activités proposées en classe du FLE ont beaucoup d’importance pour
les apprenants. Celles-ci participent à leur désir, à leur goût d’apprendre.

En effet, si les supports utilisés sont toujours les mêmes, les élèves auront l’impression de
toujours faire la même chose et de ne rien apprendre de nouveau.

Par conséquent, il est important pour l’enseignant de diversifier ses supports. A travers les titres
précédents, on peut remarquer qu’en plus des facteurs psychologiques, les facteurs extérieurs tels
que l’environnement de l’élève, l’enseignant et les activités proposées par celui-ci ont aussi de
l’importance pour les élèves.

2. Enseignant et élève: une relation de partage :

Il semble important que dans une situation d’enseignement/apprentissage, l’enseignant doit


établir de bons rapports avec ses élèves pour que l’apprentissage se fasse dans de bonnes
conditions.

En effet, l’enseignant doit donner du sens au cours, en informant l’élève sur ce qu’il va apprendre
et pour quelles raisons il va apprendre afin qu’il comprend que ce qu’il fait à l’école a un sens et
va lui être utile dans l’avenir.
On pense donc, à un partage, un partage de connaissances et de savoirs et tout d’abord un partage
humain.
2.1. Motiver les élèves par la parole :

Il est nécessaire que l’enseignant encourage ses élèves à faire face à leurs difficultés, notamment
en leur disant que s’ils poursuivent leurs efforts ; ils vont y arriver.

C’est ce que nous qualifions comme étant de la motivation par la parole.

P. Vianin affirme que: « l’attitude de l’enseignant se révèle fondamentale pour susciter la


motivation scolaire de l’enfant » , ce qui exprime que l’enseignant par sa parole joue un rôle
essentiel, et aussi quand il exprime sa joie lorsqu’un élève réussit.

Comme il encourage ses élèves, l’enseignant peut aussi les féliciter quand ils arrivent à réaliser
un exercice, obtenir une bonne note ou donner des exemples en français et dire une phrase sans
faute …etc.

D’ailleurs, les élèves aiment lorsque leur enseignant donne des commentaires positifs oraux ou
écrits qu’ils poussent à se surpasser et à progresser davantage.

Le dialogue, les échanges entre l’enseignant et ses élèves semblent en effet avoir des bienfaits
sur la réussite de ces derniers.

2.2. L’importance du dialogue à l’école :

2.2.1. Le dialogue entre les élèves et l’enseignant :

Il est remarquable que le dialogue ente l’enseignant et ses élèves est indispensable et joue un rôle
très important pour pousser l’élève à parler dans la classe.

L’enseignant doit prendre un temps pour discuter les problèmes des élèves qui ont une timidité,
le trac, l’ennui, l’angoisse, ou bien des problèmes de langue.

En effet, la discussion va aider l’enseignant à connaitre quoi faire face à leurs difficultés, par
exemple ; lorsqu’un enseignant constate que les résultats d’un élève ont baissés, il peut tenter de
trouver une remédiation à ses problèmes s’ils sont d’ordre scolaire.

En revanche, s’il s’agit d’un problème d’ordre familial, l’enseignant est obligé de rencontrer les
parents pour discuter les difficultés de l’enfant.
2.2.2. Relation enseignant/ famille :

La relation entre l’enseignant et les parents est très importante, c’est pour cette raison il faut la
privilégier.

P.Vianin (2006) aborde l’importance pour l’enseignant de « maintenir un dialogue régulier avec
tous les partenaires impliqués ». Les parents faisant partie des partenaires de l’école, il est
essentiel que l’enseignant les informe si leur enfant rencontre une baisse de moral ou de
motivation et aussi ses résultats.

Ainsi, les parents s’impliquent dans l’apprentissage de l’élève ; ils peuvent augmenter la réussite
et la motivation de l’enfant pour l’encourager par exemple.

Donc, on peut constater que le dialogue n’est pas limité qu’entre l’élève et l’enseignant, mais
aussi entre ce dernier et les parents, et même entre l’élève et sa famille.

De plus, par le dialogue les élèves peuvent faire part au professeur de leurs attentes et leurs
besoins quant à l’apprentissage du FLE.

2.2.3. Prendre en compte les opinions des élèves :

On a remarqué des enseignants dans le dernier trimestre qui demandent à ses élèves d’écrire sur
un papier sans écrire leurs noms, toutes les notes, ou leurs opinions en ce qui concerne la leçon et
même l’enseignant.

L’enseignant voit que connaitre le ressenti des élèves peut être profitable et il sait qu’il faut ne
pas baser seulement sur les programmes d’enseignement, mais également sur les attentes des
élèves de sa classe.

Ainsi, l’enseignant doit établir un climat de confiance pour que l’élève peut exprimer, et ne pas
avoir de la peur même de dire : « monsieur ou maitresse ! J’ai pas compris! » par exemple.

Aussi, on remarque parfois, un enseignant qui laisse cinq minutes à la fin de la séance et demande
de ses élèves, s’ils ont eu une difficulté dans la réalisation d’un exercice ou d’une activité.
Donc, l’enseignant va avoir une idée sur les types d’exercices et va réfléchir à d’autres types
d’activités et de supports à utiliser avec la classe afin que l’intérêt de tous soit maintenu.

Ainsi, le dialogue entre l’enseignant et ses élèves est nécessaire lors de l’apprentissage, par le
biais des échanges, l’enseignant peut se rendre compte des difficultés rencontrées par les élèves et
leurs attentes aussi.

L’élève dans ce cas-là, sent que leur avis compte pour l’enseignant, ce qui contribue à leur
motivation.

3. Le statut de l’erreur dans l’apprentissage:

 Une affirmation ancienne avant de commencer : « Tout le monde commence par faire des
erreurs, et un peintre qui ne comprendrait pas les erreurs qu’il fait me pourrait jamais les corriger
» (Leonard de Vinci, 1452.1519)

 Quelques autres citations… Le philosophe : « se tromper est humain. Préserver dans


l’erreur et diabolique » Pascal (Pensées)

 Les pédagogues :

« J’ai besoin de vos erreurs »

« L’erreur est un moyen de progresser, il faut découvrir les erreurs et partir de celles-ci pour
chercher la solution la meilleure. Le technique de résolution d’un problème est basée sur le
dépassement des erreurs, la prise de conscience du cheminement et des réussites » (Astolfi,
l’erreur un outil pour enseigner, 1997)

« Nous apprenons quelque chose de nos erreurs (ne serait-ce qu’à ne plus les commettre) »
(Skinner, 1968)

 Une recommandation « en forme de problème à résoudre » :

« S’il se trompe laissez-le faire, ne corriger point ses erreurs, attendez en silence qu’il soit en
état de les voir et de les corriger lui-même » (Rousseau, Emile)

 Une généralisation au domaine pédagogique ?


L’élève qui se trompe en appliquant à tous les mots la règle du pluriel régulier qui lui a été
enseignée commet une erreur : il écrit « les journals », « les caillous »
Il se dispose que d’une partie du système : la règle générale.

L’erreur devient faute à partir du moment où les exceptions à la règle et les cas particuliers lui
auront été enseignés

Il dispose maintenant d’une autre partie du système (les mots qui se terminent par ’’al‘’ et les
mots qui se terminent par « x » au pluriel).

Il écrira les « oiseaux » parce qu’il ne connait pas encore la règle du pluriel des mots en « eau
» :c’est une erreur ; ce n’est pas encore une faute.

L’erreur deviendra « faute » lorsque toutes les règles du pluriel lui auront été enseignées.

 La notion d’erreur :

En 1956 déjà, Celestin Freinet, reprenant l’adage connu du forgeron qui se forme qui se forme
en forgeant, affirmait « c’est en parlant qu’un enfant apprend à parler c’est en dessinant qu’il
apprend à dessiner ». il se référait explicitement au « tâtonnement expérimental » à la pratique de
l’essai et de l’erreur dans la constituant de l’expérience.

La faute était admise comme un constituant parfois inévitable qui fait partie de l’apprentissage.

 La place de l’erreur dans la démarche pédagogique :

C’est à l’enseignant qu’il revient de consacrer un temps suffisant à la phase essentiel de repérage,
de formulation et d’explication, par l’élève de ses propres erreurs.

L’analyse préalable de l’enseignant n’est que le point de départ d’un travail de nature
métacognitive qui permettra à l’élève de verbaliser les démarches qu’il a utilisées et de prendre
conscience de la cause de ses erreurs.

C’est cette prise de conscience et de connaissance des causes qui lui permettront de s’auto-
corriger, pour autant que l’autocorrection ne concerne pas uniquement les erreurs mais plutôt les
processus qui les ont engendrées.

Cela suppose, pour l’enseignant, le rejet a priori du simple constat de l’erreur et des
interprétations approximatives auxquelles ce constat donne lieu, au bénéfice d’une analyse
rigoureuse fondée sur l’observation de l’élève en cours de production et sur la verbalisation que
ce dernier peut tenir pour dire ce qu’il veut faire, ce qu’il fait et comment il procède. Le
questionnement à fonction métacognitive de l’enseignant peut l’aider à verbaliser, et en
verbalisant l’élève prend conscience.

3.1. Le traitement de l’erreur :

Dans un article « le traitement de l’erreur et la notion de progression dans


l’enseignement/apprentissage des langues», de Elkouria Chiahou, Elsa Izquierdo et Maria
Lestang ; l’erreur est souvent perçue comme un élément perturbateur dans le processus
d’enseignement/apprentissage. Dans l’enseignement des langues, plus que dans tout autre
domaine, l’erreur dérange ; lorsqu’un apprenant se trompe, l’enseignant a parfois l’impression
d’avoir échouer dans sa mission.

Lors de ses expériences d’enseignement, elles ont rencontré des difficultés concernant le
traitement des erreurs. Elles n’ont pas toujours su gérer la situation de façon satisfaisante, non
seulement parce que elles ont été influencées par les schémas qu’elles avaient vécus en tant
qu’apprenantes (vision négative de l’erreur, copies entièrement barrées de rouge, classement des
copies de la note la plus haute vers la note la plus basse, etc.)

On peut s’apercevoir qu’une erreur commise permet de mieux voir les capacités et les difficultés
de l’élève. Elle renseigne donc l’enseignant sur les situations d’apprentissage et de remédiation à
mettre en place. Celui-ci avec l’aide de l’élève trouve une explication à l’erreur et fait en sorte
qu’elle ne soit pas reproduite, notamment lorsque l’élève sera évalué dans les compétences de la
langue. Si un élève éprouve des difficultés particulières en conjugaison par exemple, l’enseignant
va pouvoir mettre en place des situations de remédiation portant sur la conjugaison pour que
l’élève progresse.

Alors, les erreurs doivent être acceptées comme un moyen de progression.


Essayez de concevoir un plan de recherche comme suit : (à titre d’exemple bien entendu)

INTRODUCTION…………………………………………………………………………….…….
A. PROBLEME ET FAISABILITE DE LA RECHERCHE ACTION

Identification du problème …………………………………………………………………

B. FORMULATION : HYPOTHESE ET DEMARCHE D’ACTION


1. formulation d’une hypothèse ……………………………………………….……..…….
2. Outils et mise en place de la démarche d’action ……………………….……….
a. Type de recherche………………………….…………………………………………………………………………..…..
b. Choix de l’échantillon………………………………………………………………………………………………………
c. Les instruments de collecte de données …………………………………………………………………………
d. Mise en place de la démarche d’action ………………………………………………………….….…………..

C. DIFFUSION DES RESULTATS


a. Traitement du questionnaire adressé aux apprenants………………………………….…………………
b. Traitement du questionnaire adressé aux enseignants…………………………………………………..
c. Présentation des résultats ……………………………………………………………….…………….…………….…
d. Perspectives de remédiation …………………………………………………………..………………………………

CONCLUSION………………………………………………………………………………………….…...
ELEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES………………………………………………………………….…
ANNEXE ……………………………………………………………………………………………………...