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CHAPITRE II 

: EVOLUTION DE L’INFLATION EN RDC


Dans ce chapitre, il sera question de présenter l’évolution de l’économie
congolaise, l’évolution de l’inflation en essayant de donner les facteurs qui sont à la
base de celle-ci.
Section 1. Caractéristique de l’économie congolaise
L’économie congolaise tire l’essentielle de ses ressources dans l’exploitation
des ressources naturelles et tend à la monoproduction et à la mono exportation.
Toutefois, les considérations de la situation de l’économie congolaise sont faites
suivant deux aspects dont monétaire et financier.
Du point de vue monétaire, l’économie congolaise a connu une longue
période de l’inflation, voire de l’hyperinflation d’origine budgétaire vers la
décennie 90. Du côté financier, pendant plus d’une décennie le système financier
s’est plongé dans une crise profonde d’institutions financières qui complétait le
tableau de la désintégration de l’économie officielle ou formelle au profit de
l’économie informelle.1
Cependant, Après la dérive économique des années précédentes, la
première période qui s’étend du 17 mai 1997 à juillet 1998 s’est caractérisée par une
relative stabilité du cadre macroéconomique 2. Malheureusement, cette tendance
n’a pas pu être conservée à cause de l’instabilité politique à la tête du pays et la
guerre à l’Est du pays.
Après cette longue série des crises, l’économie congolaise est sortie tant
bien que mal de cette situation depuis 2002, grâce à un retournement quasi-
favorablement à la croissance expliquée notamment par l’assainissement de la
gestion des politiques macroéconomiques. Les grandes évolutions de l’économie
congolaise peuvent être circonscrites globalement en quatre périodes, à savoir 3 :
 1959 à 1973 : Croissance et inflation modérée ;
 1974-1988 : Ralentissement de la croissance et inflation ouverte ;
 1989-mai 1997 : Déclin de la croissance, Destruction des richesses et
hyperinflation ;
 Après mai 1997-2001 : déflation et hyperinflation ;
 2002-2019 : Reprise de la croissance et d’inflation sous contrôle.
1. Croissance et inflation modérée
1
François KABUYA KALALA et TSHUINZA MBIYE, « L’économie congolaise et réforme monétaire de juin 1998 », in
L’Afrique des grands lacs. Annuaire 1999-2000, Kinshasa, avril 2000, p.12
2
NGONGA, F., Analyse des facteurs explicatifs de la croissance économique en RDC de 1990 à 2017, Mémoire de
licence en économie, UPC, 2015-2017. Page 35.
3
Eugène BOLALUETE BWEBEMBO, Notes de cours des institutions du marché financier congolais de la deuxième
Licence, UNIKIN/FASEG, 2011-2012
Les efforts de redressement économique entrepris entre fin 1967 et fin 1973
ont permis de rehausser la croissance économique. Ils ont coïncidé avec un
environnement international favorable porté par la hausse du cours du Cuivre. Ces
deux éléments ont déterminé les résultats positifs enregistrés au cours de cette
période caractérisée par une croissance du PIB réel de 2,7% et une hausse du
niveau général des prix de 27% en moyenne annuelle.
2. Ralentissement de la croissance et inflation ouverte
Cette période, marquée par une croissance de 0,03% et une inflation de
57,6% en moyenne annuelle, comprend deux phases :
La phase de 1974 à 1982 est caractérisée par des mauvais choix en matière
de politique économique ayant abouti au surendettement du pays dans le cadre de
financement des grands travaux (INGA I et II, CCIZ, Sidérurgie de MALUKU…)
sous le sceau de la corruption et de rétro-commissions.
Dans un contexte international caractérisé par deux chocs pétroliers
(quintuplement et quadruplement du prix du baril respectivement en 1973 et 1976)
et la chute du cours du Cuivre en 1975 ( après l’échec de la stratégie mise en œuvre
par le CIPEC, Conseil Intergouvernemental des Pays Producteurs et Exportateurs
du Cuivre), les mesures ratées de Zaïrianisation ou nationalisation, de
Radicalisation ou Étatisation et enfin de Rétrocession, la gestion peu orthodoxe
des Finances Publiques, le caractère accommodant de la politique monétaire et les
coûts liés à l’ajustement tardif de la politique de change (passage avec beaucoup
des retards de la fixité du régime des changes au flottement) ont eu comme
conséquences, l’arrêt du processus de création des richesses intérieures.
La phase de 1983 à 1989 est celle des efforts d’ajustement de l’économie
grâce aux mesures d’assainissement de la politique budgétaire et des réformes
entreprises au niveau de la politique monétaire (libéralisation des taux d’intérêt),
de la politique de change (adoption du régime des changes flottants et
assouplissement de la réglementation de change). Toutefois, ces politiques de
gestion de la demande n’ont pas été relayées par des politiques de portée
structurelle et des initiatives de développement.

3. Déclin de la croissance, destruction des richesses, hyperinflation et


paupérisation généralisée de la population
La période de 1989 à 2001 est celle du déclin de l’économie et de la société
congolaise. La longue transition politique marque non seulement le couronnement
de l’instabilité institutionnelle (plus de 12 gouvernements en l’espace de 10 ans)
mais surtout de malaises sociaux (événements de LUBUMBASHI en 1990, conflits
interethniques en 1991 et 1992, grèves, contestations populaires, villes mortes…) et
économiques (hyperinflation, pillages de l’outil de production et de
commercialisation des entreprises en 1991 et 1993, rupture de la coopération
bilatérale et multilatérale..).
Le désordre des Finances Publiques est attesté par des déficits
insoutenables du trésor financés presque exclusivement par les avances directes de
la Banque Centrale avec comme conséquence la dépréciation rapide du taux de
change et la hausse vertigineuse des prix intérieurs, respectivement 98% et 9800%
en 1994. Les conflits armés, après l’éc5hec de la Conférence Nationale, ont eu des
impacts graves tant sur la situation sociale qu’économique. Au cours de cette
période, le PIB Réel a reculé de 4,5% en moyenne. La hausse du niveau général des
prix a été de près de 2.000 % en moyenne. L’incidence de la pauvreté est établie en
moyenne à 80% et le taux de chômage à 84%.
4. Déflation et hyperinflation
En mai 1997, l’Alliance des Forces Démocratiques de Libération, dirigée par
le Président Laurent Désiré Kabila, prendra le pouvoir et évinça le régime du
Maréchal Mobutu. Le nouveau régime en place entama un programme de
reconstruction nationale et tenta d’assainir la situation économico-financière du
pays, alors que le pays devait au Club de Paris 7 milliards d’euros. Le
Gouvernement mis en place commença par opérer certaines réformes sur le plan
économico-financier notamment, la réforme monétaire qui institua le franc
Congolais. L’économie était caractérisée par la déflation pendant cette période.
En août 1998, l’économie congolaise connaîtra encore une chute drastique
caractérisée par l’hyperinflation qui se poursuivra jusqu’au milieu des années 2000
et ce, à la suite de l’éclatement de la guerre imposée à la R.D. Congo par ses
voisins. Le Gouvernement procédait de manière de manière récurrente aux
avances de la banque centrale pour financer la guerre, et cette pratique avait
entamé de manière considérable la perte de la valeur de la monnaie nationale par
rapport au dollar américain. Au niveau de marché de change, le Gouvernement
appliquait le taux de change fixe et dans le marché parallèle c’était le taux de
change flottant.
Durant toute cette période, la problématique de l’assainissement des
finances publiques était caractérisée par un échec, et la relation avec les
partenaires traditionnelles dont la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire
International était conflictuelle.
5. Reprise de la croissance et inflation sous contrôle (2002 à 2019)
Cette période était caractérisée par la reprise de la coopération
multilatérale et bilatérale, l’application des politiques économiques
conjoncturelles restrictives et des réformes structurelles de première génération
(partenariat dans le secteur minier, guichet unique au Port de MATADI, mise en
place de la chaîne la dépense, etc.
Comme conséquence : la maîtrise de l’hyperinflation ( (hausse du niveau
général des prix de 17% en moyenne annuelle, la relance de la croissance
économique, la réduction de chômage (passant de 84% à 40 % en moyenne) et la
pauvreté de 80% à 63%.
A l’amorce de la période de 2002 à fin décembre 2019, et toutes choses
restant égales par ailleurs, la situation économique de la R.D.C est caractérisée par
l’orthodoxie de la politique économique et des performances imputables aux effets
des réformes engagées qui ont permis d’importants investissements dans les
secteurs minier et autres qui porte la croissance. Cette période constitue un
tournant décisif pour l’économie congolaise, avec l’amélioration des taux de
croissance économique, atteignant un pic de 9,5% en 2014, associée à une baisse
sensible des volatilités des prix intérieurs et une relative amélioration de
l’environnement des affaires. Ladite croissance s’est ralentie à près de 2,5% du PIB
en 2016, suite à la baisse sensible des cours des matières premières occasionnant
ainsi la réduction des revenus des entreprises minières. Entre 2017 et 2019, ce taux
de croissance est passé respectivement à 3,7% ; 5,8% et 4,6% occasionné par
l’augmentation sur le marché international des cours de certaines matières dont le
cobalt.
Pendant la même période, l’inflation a été maintenue suite à une politique
monétaire voire budgétaire orthodoxe. En effet en l’absence des chocs extérieurs
importants, le cadre macroéconomique est demeuré stable. Le marché de change
était également caractérisé par une stabilité structurelle.
Il sied de souligner qu’à la suite de l’avènement de la crise sanitaire
mondiale causée par la pandémie de Covid-19, l’économie congolaise est affectée à
l’instar d’autres pays de la planète et des mesures conjoncturelles sont en train
d’être prises progressivement pour juguler les méfaits de ladite crise et permettre
aux entreprises de se maintenir.
6. Structure de l’économie
Au niveau du marché des biens et services, il s’observe le regain de l’activité
économique au cours de la décennie 2000, lequel est resté principalement marqué
par les performances enregistrées au niveau du secteur primaire (principalement
l’extraction minière et pétrolière). En effet, entre 2010 et 2014, la contribution
moyenne de ce secteur à la croissance a été de 67,9%, nettement supérieure à sa
contribution moyenne avant 2009 qui s’élevait à environ 17,6% entre 2006 et 2008.
Le secteur secondaire (manufacture, bâtiments, industrie alimentaire) s’est
également montré résilient avec une contribution moyenne de 11,7% après 2009
contre 2,6% entre 2006 et 2008.
Section 2 : Évolution de l’inflation
La situation économique de la RDC est aussi marquée par l’instabilité du niveau
général de prix. Pour des raisons de simplification, nous allons présenter l’évolution de
l’inflation selon deux périodes : de 1990 à 2000 et 2001 à 2018.

a. Période de 1990 à 2001

L’évolution de l’inflation durant cette période se présente comme suit :

Graphique n° : Evolution de l’inflation de 1990 à 2000


inflation
12000

10000

8000

6000

4000

2000

0
1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002
Source : Auteur à partir des données de la Banque Centrale du Congo

De ce graphique, l’on remarque que le pic a été atteint en 1994 et le niveau


faible était en 1997. Il est vrai que pendant la décennie 1990, la principale cause de
l’inflation est restée le déficit budgétaire dont le financement se faisait par les
avances de la Banque Centrale au profit du Trésor qui conduisait à l’augmentation
des prix intérieurs. Cette situation a perduré durant toute la décennie, quand bien
même la banque centrale s’était fixé un seul objectif, celui de lutter contre
l’inflation. L’inflation congolaise a connu toutes les phases possibles jusqu’à
l’hyperinflation avant d’être relativement maîtrisée en 2002 ; le taux d’inflation a
été ramené de 511 % en 2000 à 135% en 2001 et 15,8% en 2002 suite à une cure (le
programme intérimaire renforcé ou PIR) administrée à l’économie congolaise par
les bailleurs internationaux comme condition préalable pour renouer avec eux.
b. Période 2002 à 2018

L’évolution de l’inflation durant cette période se présente comme suit :

Graphique n° : Evolution du taux d’inflation de 2002 - 2019


Taux d'inflation

60

50

40

30

20

10

0
2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018
Source : Auteur à partir des données de la Banque Centrale du Congo

Comme le montre ce graphique, le taux d’inflation en RDC est volatil. Dans


un premier temps, l’inflation est passé de 4,4% en 2003 à 53,4% en 2009. Cette
période de croissance du niveau général de prix est suivie par une évolution
décroissante de l’inflation jusqu’à atteindre son niveau le plus bas en 2015, soit
0,83%. Malgré une évolution haussière, du taux d’inflation, observé entre 2015 et
2017, il s’observe à nouveau une évolution décroissante entre 2015 et 2019. Ci-après,
nous présentons l’évolution combinée du taux de croissance de la masse monétaire
et du taux d’inflation.
D’après la BCC4, l’évolution relativement stable de l’inflation en 2012 et 2013
a résulté d’une part, de l’absence des chocs tant internes qu’externes et, d’autre
part, de la bonne régulation de la liquidité dans un contexte de bonne
coordination des politiques conjoncturelles. Par ailleurs, l’analyse de différentes
composantes de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), calculé par la BCC,
indique globalement une prééminence de la contribution des fonctions « Produits
alimentaires et boissons non alcoolisées » et « Logement, eau, gaz, électricité et
autres combustibles » dans la formation des prix sur la période de 2014 à 2018. La
contribution de ces deux fonctions à l’inflation était, en moyenne annuelle, de
60,53 % et 12,15 % respectivement.
L’évolution des différents postes de consommation confirme le poids et la
volatilité des prix qui caractérisent ces fonctions. Cependant, la dépendance en
4
BCC, rapport annuel 2018, page 21.
produits alimentaires importés et en déficits de logement et d’énergie demeurent
le goulot d’étranglement pour la stabilité des prix sur le marché des biens et
services.
Ainsi, l’initiative dans le cadre de la promotion de la production des biens
et services, dont le pays dispose d’un potentiel avéré, et l’amélioration du climat
des affaires permettraient la préservation du pouvoir d’achat de la population. Le
taux d’inflation a atteint 7,23 % en 2018 après 54,71 % en 2017. Cette désinflation a
été consécutive, d’une part, à la stabilité du taux de change et, d’autre part, au
renforcement de la coordination des politiques budgétaire et monétaire.
Section 3 : Déterminants de l’inflation
Il existe un ensemble des variables économiques et financières qui ont pour
fonction de transmettre à la banque centrale les informations sur les variations
actuelles et futures du niveau général des prix. Pour ce qui est de ce travail, notre
attention est portée sur taux de change, le taux d’intérêt directeur, la masse
monétaire, le produit intérieur brut, et le solde budgétaire sur le PIB à long-terme.
1. Taux de change
Le taux de change est un indicateur par lequel les chocs externes influent
sur le niveau de l’inflation. L’économie congolaise est dollarisée. Pour effectuer
certaines transactions, les agents sont censés changer la monnaie nationale contre
la devise de référence, en l’occurrence le dollar américain. L’évolution du taux de
change en RDC a évolué come suit :
Graphique n°9 : Evolution du solde budgétaire de 2002 - 2019
Taux de change

1,800

1,600

1,400

1,200

1,000

800

600

400

200
2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018
Source : Auteur à partir des données de la Banque Centrale du Congo

L’évolution du taux de change en RDC est croissante. Toutefois, il est


important de signaler que la période allant de 2010 à 2015 est marquée par une
évolution relativement stable du taux de change.
2. Masse monétaire et taux directeur

La masse monétaire et le taux directeur permettent de saisir l’influence de


la politique monétaire sur le niveau de l’inflation.

Graphique n°5 : Evolution du taux de croissance de la masse monétaire de 2002 - 2019


Taux de croissance de la masse monetaire

80

70

60

50

40

30

20

10
2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018
Source : Auteur à partir des données de la Banque Centrale du Congo

La croissance de la masse monétaire présente une évolution généralement


décroissante. Le taux de croissance élevé est observé en 2004, soit 70% alors que le niveau
le plus bas du taux de croissance de la masse monétaire est de 10,5% observé en 2015. Une
forte baisse du taux de croissance s’observe au cours de la période allant de 2008 à 2015
avec un taux de croissance allant de 58,2 en 2008 à un taux de 10,5% en 2015.

Par ailleurs, le taux de refinancement des banques au près de la banque centrale


(taux directeur), a évolué de la manière suivante :
Taux directeur

80

70

60

50

40

30

20

10

0
2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018
Source : Auteur à partir des données de la BCC

L’analyse de son évolution montre qu’après une baisse de 14,79%


intervenue en 2013 par rapport à 2012, le taux débiteur a connu une évolution
relativement stable entre 2013 et 2016, suivit d’une hausse de 70% en 2018 par
rapport à 2016. (Voir tableau I et graphique I).

3. Croissance économique

Le taux croissance de l’économie agit positivement sur l’inflation d’une part par
son action sur la demande de biens non échangeables et d’autre part (avec un
délai sans doute plus long) par son action sur le chômage et la croissance des
salaires nominaux.

Graphique n°1 : Evolution du taux de croissance du PIB de 2002 - 2019


Taux de croissance économique

10

2
2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018
Source : Auteur à partir des données de la Banque Centrale du Congo
La période 2002-2019 est caractérisée par la relance économique de la RDC.
En effet, l’analyse de l’évolution de la croissance économique en RDC montre
durant cette période, le taux de croissance avait atteint son pic en 2014, se situant à
9,5% alors que son faible niveau intervenu en 2016, soit 2,4%. Deux périodes sont
caractérisées par un fort ralentissement du niveau économique. La première
période va 2007 à 2009 où le taux de croissance économique est passé de 6,3% en
2007 à 2,9% en 2009. La deuxième période est celle allant de 2014 avec un taux de
croissance de 9,5% à 2016 où le taux de croissance est de 2,4%.
L’analyse de la croissance économique de la RDC peut se faire par branche
d’activité pour se rendre compte de la contribution des différents secteurs de
l’économie nation dans la croissance économique. Ainsi, pour une période de 5
ans, le graphique n°2 ci-dessous, renseigne sur la contribution des différents
secteurs de l’économique congolaise, à la croissance économique. En effet, en 2014
la croissance économique de la RDC était de 9,5% et nous remarquons que c’est le
secteur primaire qui avait le plus contribué à la croissance économique avec 5,5%
suivit du secteur tertiaire avec 2,6% et en fin le secteur secondaire est celui qui
avait le moins contribué à la croissance économique, avec 1,2%.
En 2015, c’est le secteur tertiaire qui avait le plus contribué à la croissance
économique, dans l’ordre de 3,5%, suivit du secteur primaire avec 2%, et en fin le
secteur secondaire n’a contribué qu’à la hauteur de 1,2%.
En 2016, le secteur tertiaire a le plus contribué à la croissance économique,
dans l’ordre de 1,7% alors que les secteurs primaire et secondaire, ont
proportionnellement contribué à la croissance économique avec 0,4% chacun.
En 2017, nous notons une contribution de 2,2% du secteur primaire contre
les contributions proportionnelles de 0,2% pour le secteur secondaire et tertiaire.
En 2018, le secteur ayant le plus contribué à la croissance économique est le
secteur primaire avec 4,7%, suivit du secteur secondaire avec 0,7% et le secteur
secondaire avec 0,5%.
Graphique n°2 : Taux de croissance par branche d’activité de 2014 à 2018
Secteur primaire Secteur secondaire Secteur tertiaire

5.5

4.7
3.5
2.6

2.2
2

1.7
1.2

1.2

1.2
1.2

0.7
0.5
0.4
0.4
Source : Auteur à partir des données de la Banque Centrale du Congo

Le résultat de l’évolution de la croissance économique est fonction des


politiques conjoncturelles mises en place par le gouvernement pour sortir
l’économie congolaise dans les crises.

4. Solde budgétaire

Pour analyse l’impact de la politique budgétaire sur la croissance


économique, nous allons utiliser le solde budgétaire en pourcentage du PIB.

Graphique :

Source : Auteur à partir des données de la BCC


La politique budgétaire de la RDC est généralement caractérisée par un excèdent
des dépenses par rapport aux recettes. C’est pourquoi, le solde budgétaire pour la plupart
des années, est déficitaire. L’évolution du solde budgétai se présente dans le graphique
n°4 ci-dessous :

Graphique n°4 : Evolution du solde budgétaire de 2002 - 2019


Solde budgetaire

1.5

1.0

0.5

0.0

-0.5

-1.0

-1.5
2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018
Source : Auteur à partir des données de la Banque Centrale du Congo

L’analyse de ce graphique montre que c’est seulement en 2002, 2008, 2009


et 2012 que le solde budgétaire était excédentaire pour chaque année,
respectivement 0,9%, 0,3% et 0,8% et 1,4%. Pour les restes d’années, le solde
budgétaire était déficitaire.

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