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Finance islamique

 Les bases de l’éthique commerciale islamique (islamic business) : la


partie spirituelle par rapport à l’application du business islamique.
1. La sincérité c’est un concept islamique(sid9) ; la sincérité avec soi-
même avec le client avec l’Etat avec Dieu lorsqu’on échange un
business.
2. L’intégrité (al 3adl) : en concept relatif en business islamique c’est de
savoir prendre les bonnes décisions au bon moment et avec les bonnes
pratiques. Une personne qui sait connaître le bien du mal.
3. Piété c’est la variable qui relie directement à la religion. Le fait qu’on
est croyant.
4. Perfection dans le travail (it9an) : lorsqu’on fait un travail on le fait
jusqu’au bout et correctement.
5. Vicariat de l’humanité sur la terre ; (mabda2 al istikhlaf) le vicaire
c’est el khalifa. Appliquer la loi du Dieu dans la terre. Tout ce que nous
possédons ne nous appartient pas réellement. Selon le cadre du
business, ce concept désigne : lorsqu’on parle de l’argent qu’on a dans
notre compte bancaire n’appartient pas en vrai c’est à Dieu donc
lorsque je vais l’utiliser je dois faire bon usage.
 Au Maroc une banque islamique = banque participative (son nom au Maroc)
 La chariaa c’est la méthode/la manière avec laquelle on est sensé faire les
choses. Lorsqu’on parle d’un produit ou un contrat on est sensé dire s’il
respecte les concepts de la chariaa ou pas.
 Le fiqh c’est la compréhension, … mais dans le cadre de le finance islamique
ce sont les normes et des règles qui ont été mises par des grands chercheurs.
 Le fiqh moamalat ce sont les règles mises par les grands chercheurs mais
qui sont adaptées au transaction financière (mourabaha, bay3, riba)
 Moralité de la charia (verdict/a7kam) :
1. Verdicts religieux : toutes les choses soient interdites soient
autorisées par la religion
2. Verdicts judiciaires : toutes les choses soient interdites soient
autorisées par la loi
 Au Maroc la loi est basée sur la religion mais ce n’est pas applicable à 100%.
 La responsabilité/ Fardh :
1. Fardh ‘ayn : chacun a l’obligation de faire la chose (obligation de
l’individu)
2. Fardh kifayah : si l’un des individus peut le faire ça va remplacer
l’obligation par rapport aux autres. Exemple : Immam est une personne
qui prie pour les autres.
 Les sources de la Charia :
1. Primaires : Coran (référence principale pour tous les Musulmans) et
Sunnah (ensembles des actions, paroles, décisions, insinuations
(i7a2at) du prophète)
2. Secondaires : Ijma’ (un groupe de chercheurs scientifiques (3olama)
qui se sont rassemblés après la mort du prophète pour se mettre
d’accord sur un sujet/ consensus), Qiyas (utilisé lorsque le Coran et la
Sunnah ne contiennent pas de règles permettant de légiférer une affaire
similaire. Lorsqu’on a 2 situations ; une nouvelle et l’autre ancienne qui
se ressemble donc on va regarder le verdict ancien pour s’inspirer et
l’appliquer sur le nouveau verdict), Ijtihad (c’est un consensus
nouveau ; c’est-à-dire on n’a pas de situations similaires anciennes où
on peut s’inspirer donc il faut sortir un consensus qui est nouveau). Il
existe deux sortes d’Ijtihad : les interprétations individuelles et
collectifs
 Quels sont les organes qui ont le droit d’utiliser les interprétations nouvelles
(Ijtihad) ?
Les comités de surveillance de la charia (SSB) : au Maroc la
charia board se trouve dans (majlis al 3ilmi al a3la) ; ils sont les seules
personnes responsables d’Ijtihad sur tout (finance islamique, … ).
Dans certains pays la charia board existe au sein de la banque centrale
comme la Malaisie = comité de surveillance de la charia
centralisé.
Académie islamique du fiqh :il se trouve à Djeddah, ce sont des
chercheurs, médecins, sociologues, … qui se réunissent régulièrement et
qui discutent une situation quelconque.

 La finance islamique est née avec la religion (l’islam) lorsque le prophète


approuva l’utilisation de la Mudaraba. Après sa mort plusieurs contrat ont été
créé qui ont été adopté dans le sud de l’Europe, l’Asie et au Moyen Orient. La
finance islamique a démarré en 1963 en Egypte par le Dr. Ahmad el Najjar
dans la région de Mit Ghamr ; où un ensemble de personnes qui avaient de
l’argent et ont décidé d’aider les autres afin d’améliorer leur situation
quotidienne par la création des crédits mutualistes sans contrepartie. Depuis
plusieurs banques islamiques ont été installé à Kuwait, Soudan … Ensuite en
1975, la création de la banque islamique de développement qui finance les
projets et fait beaucoup de recherches. La banque participative gagne de
l’argent mais cette banque ne gagne pas de l’argent c’est à but non lucratif. Et à
partir des années 90, la création de l’organisation de comptabilité et d’audit
des institutions financières islamiques et la fondation d’IFSB en 2003.
 La Malaisie se positionne en tête en ce qui concerne les banques islamiques ;
parce que c’est un pays très particulier par rapport à la religion, il a la charia à
l’intérieur de la banque centrale (banque Negara).
 Les quatre formes sous lesquelles les services financiers peuvent être offerts :
1. Le modèle de fenêtre : une banque offre les services islamiques via
les mêmes canaux qu’elle utilise pour ses produits financiers.
2. Agence : au contraire du modèle de fenêtre les services financiers
islamiques sont distribués via des agences dédiées.
3. Filiales : entité juridique détenue par une banque et qui a été créée
spécifiquement pour fournir des services financiers islamiques.
4. Banque islamique à part entière : établissements indépendants et
ne font pas partie d’institutions financière traditionnelles (Al Rajhi
Bank ; Kuwait Finance House, Dubaï Islamic Bank, …)
 Les régulateurs des institutions financières islamiques :
 AAOIFI (Accounting and Auditing Organisation for Islamic Institutions) :
organisation d’audit et de comptables. Crée en 1990 par des banques
islamiques qui prépare et publie des normes comptables/ d’audit/
chariaa/gouvernance/d’éthique qui ne sont pas obligées pour les prendre en
tant que règles mais doivent être respecté (c’est à Bahreïn, Malaisie, Soudan,
Australie… la législation dans ces pays ont créent une loi pour appliquer les
règles de l’AAOIFI). Son rôle est similaire à celui d’IASB dont elle est membre.
Ses normes comptables s’inspirent des normes internationales d’information
financière (IFRS). Elle a publié des normes dans les domaines suivants :
*Normes charia : traitent les problèmes relatifs aux opérations de devises, le
défaut de paiement d’un débiteur, les garanties, la Murabaha pour l’acheteur
(Norme AAOIFI Charia No 11 = financement de projet)
*Normes comptables : se basent sur les normes IFRS
*Normes d’audit : ces normes fournissent des directives quant aux objectifs
et principes généraux régissant l’audit des états financiers des établissements
islamiques.
*Normes d’éthique : sont applicables aux comptables et auditeurs internes
des institutions financières islamiques et traitent en autre d’intégrité, de
sincérité, de fiabilité, d’objectivité.
*Normes de gouvernance : décrivent les mesures de gouvernance
supplémentaires devant être prises par les institutions financières islamiques.
 IFSB (Islamic Financial Services Board) : c’est le conseil islamique des
services financier dont le siège est en Malaisie. Il se concentre sur les services :
*le prêt, le versement, avoir une carte, accès au guichet, sans oublier que la
banque islamique et comme les autres banques elle a besoin d’être
compétitive. Les normes IFSB sont basées essentiellement sur l’identification,
la gestion et la déclaration des risques spécifiques aux produits et opérations
islamiques. Son rôle est comparable à celui de la Banque des règlements
internationaux avec laquelle il collabore étroitement. (Exemple des normes :
IFSB-7 ; -8 TAKAFUL)
 IIFM (International Islamic Financial Market) : Il est l’organisme
international d’établissement des normes du segment boursier du secteur des
services financiers islamiques. (Obligation, fond, action, produit dérivé surtout
les produits financiers). Il travaille en étroite collaboration avec ISDA.
 IIRA (International Islamic Rating Agency) : agence en notation qui
s’intéresse au produit et aux entités islamiques équivalente à Moody’s, S&P et
Fitch Ratings.
 CIBAFI (General Council for Islamic Banks and Financial Institutions) : la
mission est de promouvoir les institutions financières islamiques et de diffuser
les règles et concepts spécifiques à la finance islamique. Elle est l’équivalent de
la British Bankers Association (BBA) au Royaume-Uni.
 IILM (International Islamic Liquidity Management Corporation) &
: Est une institution créée par des banques centrales, des autorités
monétaires et des organisations multilatérales. Ils sont là pour trouver des
solutions aux problèmes de liquidité en organisant des conférences… elle
s’intéresse à la liquidité
 BISD : elle va promouvoir le développement économique et le progrès social
en utilisant des techniques qui respectent les principes de la charia : des
routes, des hôpitaux, des écoles, les formations, dans les petits projets
 IRTI (Islamic Research and Training Institut) : l'Institut de recherche et de
formation islamique. L'un des membres importants de la BIsD, entité
spécialisée dont la mission est de promouvoir la recherche et la formation en
finance et économie islamiques.
 Banque islamique c’est une banque participative et elle ne peut pas s’endetter
auprès de la banque centrale
 Il y a des actions islamiques : marché des actions, le taux d’endettement ne
dépasse pas un taux, et il faut être sur les normes islamiques pour participer
dans ce marché
 Un fond c’est un argent qui appartient aux investisseurs.
 Autres composantes du secteur de la finance islamique
 Les marchés d’actions islamiques permettent aux investisseurs privés et
institutionnels d’acheter des actions de sociétés conformes à la charia.
 Il contient des sociétés cotées et non cotées.
 Les fonds de placement islamiques : il existe près de 700 fonds ; des
fonds de dette/ d’immobilier locatif/ de matières premières. Leur structure,
documentation et tous les placements réalisés doivent être conformes à la
charia.
 Takaful c’est l’assurance islamique, il n’a pas la même idéologie que
l’assurance qui est conforme à la charia qui fonctionne selon des principes
mutualistes ou coopératifs. Les membres de Takaful apportent des fonds sur la
base de ta’awun.
 Zakat c’est un don en nature. Elle est obligatoire.
 Alwakf (mosquée) lorsqu’on met un bien en wa9f la propriété ne nous
appartient pas même cas pour HOUBOUS y a pas un transfert de propriété. Il
est recommandé.
 Microfinance islamique : Les micros financiers entretiennent
généralement des relations étroites avec leurs clients, ce qui rend la joint-
venture viable. L'institution de microfinance (IMF) apporte non seulement des
fonds, mais aussi son expertise pour la création et la bonne gestion de
l'entreprise. Dans la plupart des cas, le client n'apporte que son expertise alors
que l'IMF participe financièrement et touchera une part des bénéfices comme
prévu par le Mudaraba.
 Contrat SALAM : contrat crée pour les agriculteurs. Le fait de payer le prix
de la marchandise aujourd’hui et de recevoir la marchandise dans le futur.
 Moudaraba : une personne à le savoir-faire et la banque a de l’argent donc
elle va nous financer et prend un pourcentage du bénéfice pendant 5 ans ..
 Purification des revenus interdits :
 Riba c’est l’usure et peut être sur les matières et l’agent. Lors d’un échange ;
biens différents représentent la vente ; et lorsqu’on a un bien identique et
quantité inégales c’est riba et lorsque la quantité est égales c’est quard hassan.
 On trouve trois types de Riba : Intérêts simples ; composés ; basé sur une
vente ( ce type de Riba concerne ce qu'on appelle les produits Ribawi (l'or,
l'argent, le blé, l'orge, les dattes et le sel). Dans ce cas, les deux produits
échanges sont similaires mais pas identiques).

 Ventre avec paiement à terme comme murabaha : c’est un contrat, le


montant que je dois payer c’est chaque mois je verse une somme d’argent à la
banque puisque c’est elle qui l’a acheté. La contre-partie c’est la marge (le gain
de la banque islamique).
 Gharar : signifie risque, c'est à dire l'exposition à un tort ou à un préjudice,
mais implique également la tromperie et l'illusion. Le Gharar est également le
risque dans lequel l'existence ou la non-existence sont également probables.
En conséquence, un risque contenant une probabilité faible ou insignifiante de
perte n'est pas considéré comme du Gharar, ne peut être évité dans la pratique
et est souvent décrit comme un « Gharar mineur ».
 Types de Gharar : Jeux de hasard (Qimar) : Le jeu de hasard se définit
comme une transaction dans laquelle chaque partie est soit gagnante soit
perdante, par exemple à la loterie. Gharar majeur/excessif : transactions
dont le résultat fréquent ou dominant est un bénéfice pour une partie et une
perte pour l'autre. Ce type de Gharar est interdit parce qu ’il constitue un
enrichissement sans contrepartie et peut être nuisible à la société. Gharar
mineur : transactions dont les deux parties sortent bénéficiaires le plus
souvent, les cas où l'une gagne et l'autre perd restant négligeables ou
insignifiants.
 Règles d’échange : pas de profit sans responsabilité
 Le Prophète (PSL) a interdit de faire du profit sans en être responsable. Dans
ce contexte, le profit est défini comme la différence entre le prix d'achat d’un
bien ou d'un service et son prix de vente ; la responsabilité (dhaman)
correspond à la responsabilité vis-à-vis des risques physiques associés au bien
ou au service vendu. Pour comprendre comment et quand une personne
devient responsable d'un bien ou d'un service, il est important de comprendre
le concept de prise de possession (qabdh).
 La prise de possession dépend du type de bien : Exemples : Lors d'un achat
dans un magasin, le vendeur remet physiquement l'article à l'acheteur. La
prise de possession des comptes de médias sociaux se fait à l'aide d'un
identifiant et d'un mot de passe. La prise de possession d'une maison se fait à
la remise des clés.
 Règlement : Par règlement on entend l'encaissement de l'argent par le vendeur
et la réception du bien ou service par l'acheteur. Le vendeur reste responsable
de la chose vendue jusqu'au règlement de la transaction ; une fois la
transaction réglée, cette responsabilité est transférée à l'acheteur.
 Règlement brut en temps réel (RBTR) : Le Règlement brut en temps réel
(RBTR) est un système dans lequel les opérations sont réglées en temps réel,
c'est à dire simultanément à la réalisation de la transaction. Du fait de
l'absence de décalage entre la date du contrat et la date du règlement, les actifs
achetés par l'intermédiaire de ce système peuvent être vendus avec profit à
tout moment après la réalisation de la transaction.
 Échange de devises. Les opérations sur les devises dans les systèmes de
règlement décalé (par ex. T+2) ne respectent donc pas l’exigence du règlement.
Toutefois, étant donné le peu d'alternatives disponibles et le fait que les
entreprises ont besoin de devises étrangères, ce manquement est pardonné,
sur la base du principe juridique de « flexibilité en cas de nécessité ».
Toutefois, étant donne les progrès de la technologie et l'ouverture du système
de RBTR aux opérations en devises, les banques et entreprises islamiques
doivent, dans la mesure du possible, réaliser leurs transactions en devises par
l'intermédiaire d'un système de RBTR.
 Règle d’échange : ne vendez pas ce que ne vous possédez pas
 La notion de « ce que l'on ne possède pas » fait appel à la fois à l’idée de
propriété ou d'autorité, de prise de possession et de contrôle. Pour pouvoir
vendre un bien, le vendeur doit, soit être propriétaire de ce bien, soit être
autorisé à le vendre et en avoir le contrôle (à savoir être capable de le livrer).
Exemples de ventes non licites :  Vente d'une voiture volée par le propriétaire
 Vente par son voleur d'une montre volée  Vente d'un bien sans autorisation
 Surbooking et survente.
 Exceptions islamiques Dans l'Islam, la vente de ce que l'on ne possède pas est
généralement interdite. Cette règle ne s'applique cependant pas à deux types
de transaction : Salam et Istisna’ a. Une transaction Salam est un contrat de
vente par lequel le prix total est payé à l'avance alors que le bien sera livré à
une date ultérieure prédéfinie. Dans un contrat Istisna’ a, le vendeur doit
fabriquer le produit convenu à être livré dans le futur.
 Règle d’échange : interdiction d’échanger une dette contre une
dette
 La vente d'une dette contre une autre dette est interdite. L'une des formes
principales de vente d’une dette contre une dette est l'achat d'une marchandise
livrée dans le futur, dont le prix sera également réglé dans le futur. Le contrat
dérivé conventionnel Future et également considéré comme l’échange d’une
dette contre une autre.
 Règle d’échange : deux ventes en une
 Le Prophète (PSL) a interdit de combiner deux ventes en une. Si les
jurisconsultes offrent diverses interprétations du Hadith, ils s'entendent
généralement pour dire que la combinaison de contrats contradictoires ou
incohérents est inacceptable. Toutefois, si les contrats s'accordent, leur
combinaison peut tout à fait apporter une valeur ajoutée que deux contrats
traites séparément ne seraient pas parvenus à créer. L'Istisna’ a peut être
considérée comme la combinaison d'une vente Salam et de la location de
services. La combinaison de plusieurs contrats en un est autorisée selon le
principe de licéité et offre la possibilité de créer un nombre infini de contrats
financiers. La combinaison de contrats doit ajouter de la valeur et ne doit pas
contrevenir à la charia.
 Combinaisons de contrats controversées – Bai al-Inah.
 Bai al-Inah est un accord dans lequel deux contrats de vente licites sont
utilisés pour parvenir à un résultat illicite contenant du Riba. La structure est
la suivante : - A achete un téléphone mobile avec livraison immédiate à B au
prix de 1 000 USD payables dans six mois. - Une fois que A est propriétaire et
dispose du téléphone, il le revend à B au comptant pour un prix de 950 USD. -
Le résultat final de ces deux étapes combinées est que A obtient 950 USD
comptant de B et doit payer 1 000 USD à B dans six mois. Ainsi, le résultat
n'est autre qu'un prêt de B à A comprenant un surplus contractuel, ce qui
équivaut à du Riba.
 Combinaisons de contrats controversées –Tawarruq.
 LeTawarruq est une vente dans laquelle A achète un bien à B et le vend à une
tierce partie C. Pourvu que C soit indépendant de B et que les deux
transactions soient parfaitement séparées, le Tawarruq est considéré comme
acceptable, même si de nombreux jurisconsultes l'estiment peu souhaitable. Si
B est impliqué dans la deuxième étape de la vente, par exemple en tant
qu'agent mandaté parA pour vendre les biens à C, la transaction devient ce
qu'on appelle unTawarruq organisé. Le conseil de l'Académie islamique du
Fiqh de l'OCI a autorisé le Tawarruq mais interdit le Tawarruq organisé
 Le contrat de la banque islamique on ne donne pas de l’argent mais le bien
qu’on veut acheter. La banque islamique s’aligne avec les banques
conventionnelles. Elles sont là pour répondre à un besoin.
 Le BFR c’est du cash

CHAPITRE 2 :
 Un Aqd', ou contrat, est une transaction conclue entre deux parties ou plus,
au bénéfice de toutes les parties par consentement mutuel. Aqd' couvre tous
les types de contrats et n'est valable que s'il remplit les critères suivants : 
L'existence d'au moins deux parties indépendantes et éligibles.  Le prix et
l'actif doivent faire l'objet d'une offre et d'une acceptation.  L'acceptation doit
concorder en tous points avec l'offre.  Le contrat doit avoir un effet matériel
pour donner suite à l’échange des actifs et une contrepartie.
 Il existe deux types de Aqd’ :
 Contrat avec contrepartie par lequel une personne vend une chose à un tiers
moyennant un prix ou une autre contrepartie.
 Contrat sans contrepartie par lequel une personne donne quelque chose un
tiers sans contrepartie.
 Éléments et conditions influençant les contrats
 Les principaux critères de validité d'un contrat sont similaires à ceux d'autres
juridictions et peuvent se résumer comme suit :
 Les parties contractantes doivent être matures et saines d'esprit.
 L'objet de la transaction (actifs, marchandises, compétences) doit être licite
selon la législation applicable dans la juridiction et la charia.
 L’offre et l'acceptation doivent correspondre exactement et être liées.
 Classification des contrats :
 Contrats unilatéraux.
 Les contrats unilatéraux ne prévoient généralement pas de contrepartie,
l'incertitude ou le risque est permis puisque le contrat est à titre gratuit et sans
contrepartie. Parmi les contrats unilatéraux on trouve :
 Le don (Hiba): un don peut être révoqué avant son transfert effectif.
 L'emprunt d'un actif tangible et la jouissance des avantages qu'il procure
sans contrepartie (Ia’ra): l'emprunt d'un actif tangible s'apparente
économiquement à une location gratuite qui transfère l'utilisation (l'usufruit)
d'un objet ou actif spécifique à un bénéficiaire pendant une période
déterminée.
 Le prêt sans intérêt (Qard): le bénéficiaire est tenu de rembourser le
montant exact du prêt à l'issue du contrat. Si son remboursement est supérieur
au montant du principal, ceci sera considéré comme du Riba et rendra la
transaction illicite au regard de la charia. Aujourd'hui, certains jurisconsultes
autorisent les établissements de crédit à facturer des frais administratifs sur
l'argent prêté. Toutefois, ce montant ne peut pas être calculé en fonction des
taux d’intérêt ou du coût du capital.
 Le testament (Wassiyyat): dernier testament par lequel la personne décédée
lègue ses actifs à un bénéficiaire.
 La fondation (Waqf)
 Contrats bilatéraux :
 Les contrats bilatéraux sont des contrats conclus entre deux parties ou plus,
auxquels sont associes des couts et des avantages. Ces contrats sont régis par
des règles strictes, notamment celles concernant leurs éléments constitutifs
citées précédemment. Les contrats bilatéraux peuvent être classés comme suit
 Contrats d’échange (Muawadat) ;
 Contrats de partenariats (Shirkah) ;
 Contrats de garantie (Damanat) ;
 Contrats rémunérant un travail spécifique ou contrats d'agence (Wakala) ;
 Contrats de dépôt en sécurité (Wadia)
 Wa’d (Promesse)
 Wa'd signifie promesse, et se réfère à une promesse donnée par une partie de
faire ou de ne pas faire quelque chose dans le futur. Le promettant est la partie
qui fait la promesse, le destinataire de la promesse est celui qui reçoit la
promesse du promettant. La différence principale entre une promesse et un
contrat est que la promesse est unilatérale et lie uniquement le promettant. Le
contrat est au contraire bilatéral et lie les deux parties. Le caractère obligatoire
et opposable de la promesse a fait l'objet de débats parmi les jurisconsultes.
L'exercice d'une promesse unilatérale par l'une des parties ne résulte pas
automatiquement en un transfert de propriété. Un contrat de vente devra être
exécuté après l'exercice de la promesse unilatérale pour que le transfert de
propriété soit effectif.
 L'académie du Fiqh a jugé qu'une promesse faite dans un contexte commercial
est obligatoire aux conditions suivantes :
 Elle doit être unilatérale.
 La promesse doit avoir crée des obligations du promettant vis à vis du
destinataire, dont le destinataire peut demander l’exécution.
 Dans le cas d'une promesse d'achat, la vente effective doit avoir lieu à la date
stipulée dans l’échange d'offre et d'acceptation. Une promesse ne constitue pas
à elle seule la conclusion d'une vente.
 Si le promettant se retracte, le tribunal peut le forcer, soit à acheter le bien
ou le service, soit à payer des dommages-intérêts compensatoires au vendeur .
 Promesse bilatérale (Muwaada)
 Une promesse bilatérale contient deux promesses ou engagements unilatéraux
de deux parties sur le même bien ou service.
 Exemple : A conclut une promesse unilatérale avec B par laquelle A promet à B
de lui acheter sa maison pour 250 000 USD à n'importe quel moment au cours
des 12 prochains mois. De même, B conclut une promesse unilatérale avec A
par laquelle B promet à A de lui vendre sa maison pour 250 000 USD d'ici 12
mois. Si la plupart des jurisconsultes s'accordent sur le caractère obligatoire de
la promesse unilatérale dans les transactions commerciales, comme
mentionne plus haut, ils rejettent la licéité de la superposition de deux
promesses unilatérales identiques comme illustre dans l'exemple ci-dessus.
Selon eux, une telle combinaison équivaut à un contrat à terme (contrat conclu
à une date future avec un prix actuel), qui n'est généralement pas autorisé.
 Contrats d’échange
 Le contrat de vente ou contrat d’échange est la forme la plus simple de contrat
dans la loi islamique. Ces contrats impliquent l’échange ou le transfert de
propriété de biens ou de marchandises spécifiques d'une personne à une autre
par l’échange de soit :
 Une marchandise contre une autre (opération de troc)
 Une marchandise contre de l'argent (vente)
 De l'argent contre de l'argent (Sarf ), c'est à dire l’échange d'un montant
dans une devise contre un montant équivalent dans une autre devise ; une
transaction de change où les deux contre-valeurs doivent être échangées au
comptant.

 Les contrats d’échange doivent contenir les éléments: - Parties contractantes -


Objet - Offre et acceptation. Pour qu'une vente soit valable, la première
condition à remplir avant la conclusion du contrat de vente est qu'il y ait
accord sur le prix et que le prix intégral et la devise soient précises. Si le prix
est incertain, la vente est nulle.
 Murabaha  :
 Murabaha vient du mot arabe profit et représente simplement une vente dont
le profit est connu. C’est une transaction de vente dans laquelle une
marchandise est échangée contre de l'argent. Le paiement peut être différé à
une date ultérieure, auquel cas elle est aussi appelée vente à paiement différé
ou vente à tempérament.
 Le prix des marchandises, la marge, la date de livraison et la date de paiement
sont tous précisés. La vente des biens est immédiate, moyennant un paiement
à une date ultérieure. Dans un contexte commercial, l'avantage pour l'acheteur
est qu'il peut utiliser les marchandises pour générer un profit pour son
entreprise et utiliser ensuite ce profit pour payer le vendeur initial. L'actif
sous-jacent peut être de nature variable,aussi bien des matières premières que
des marchandises
 Avant le début du contrat, l'acheteur des biens précise ses exigences et négocie
préalablement les spécifications et caractéristiques des marchandises avec le
vendeur. Les marchandises doivent être autorisées par la charia. 1. L'acheteur
signe une promesse d'achat des marchandises à la banque islamique. La
promesse peut ou non lier l'acheteur, selon les termes du contrat entre les
deux parties. En pratique, selon les normes de l'AAOIF, la promesse est
considérée comme contraignante. La banque islamique peut demander au
client de payer un acompte sous la forme d'un dépôt de garantie (Hamish
Jeddiyah). Le paiement prouve la bonne foi de l'acheteur dans la transaction.
A la signature du contrat Murabaha, l'acompte est intégré dans le prix convenu
et se reflète donc dans le prix total. 2. La banque islamique conclut un contrat
de vente avec le vendeur et achète les marchandises comme convenu entre
l'acheteur et le vendeur (étape 1). Les banques islamiques peuvent, soit acheter
les marchandises directement (en tant qu'acheteur principal), soit recourir aux
services d'un agent qui achète les marchandises. 3. Le vendeur transfère la
propriété des marchandises à la banque islamique, qui, en devenant
propriétaire, supporte les risques attachés à cette propriété. La propriété des
marchandises lui ayant été transférée, la banque est en droit d'en récolter des
bénéfices. 4. La banque islamique conclut un contrat de vente à paiement
diffère avec l'acheteur final et vend les marchandises à un prix différé qui
comprend une marge (le prix majoré). 5. L'acheteur paie à la banque islamique
le montant convenu à la date ultérieure spécifiée. Un contrat type de
Murabaha impliquant une banque est un contrat d'achat et de vente entre la
banque et son client. Si la banque ne peut ou ne souhaite pas acheter les
marchandises pour des raisons telles que des restrictions légales ou une
insuffisance d'informations sur les marchandises à acheter, elle peut conclure
un contrat d'agence avec le client, qu'elle mandate pour acheter les
marchandises.
 Selon l'AAOIFI, ce type de structure devrait être réservé aux situations dans
lesquelles la banque islamique ne peut réaliser la transaction directement ou
par le biais d'un agent indépendant. Lorsque le client intervient en tant
qu'agent, la banque est techniquement propriétaire des marchandises. Le
contrat d'agence prévoit généralement une inspection des marchandises par
l'agent de la banque et une dispense d'inspection pour le contrat d'achat et de
vente entre la banque et l'acheteur.
 En cas de retard de paiement, le vendeur ne peut appliquer de frais ou de
pénalités de retard, mais il peut facturer le cout réel encouru pour le
recouvrement. Si une banque décide de facturer une pénalité, elle ne peut en
bénéficier, et tout montant supérieur au cout réel de la procédure de
recouvrement doit être donné à une organisation caritative. Diverses méthodes
peuvent être utilisées pour se prémunir contre un risque de retard de
paiement, tels que le Hamish Jeddiyah (dépôt de garantie) qui sera retenu en
partie ou totalement pour couvrir une perte quelconque, ou l'Arbun (acompte
non remboursable). Un Hamish Jeddiyah peut être appliqué dans une
structure Murabaha après la promesse d'achat mais avant la conclusion
effective du contrat Murabaha. L'Arbun est un dépôt non remboursable versé
par l'acheteur après la signature du contrat Murabaha.

 La forme la plus courante d'atténuation du risque est la promesse unilatérale


d'achat des marchandises à la banque. Dans nombre de juridictions, dont le
Royaume-Uni et les Etats-Unis, la promesse d'achat est suffisante pour lancer
une procédure de recouvrement contre le client (le tribunal autorisera la
banque à recouvrer le paiement) si le client refuse d'accepter la livraison
lorsque les marchandises correspondent aux spécifications contractuelles. La
banque peut aussi, pour couvrir les risques auxquels elle est exposée, acheter
les marchandises au vendeur avec l'option d'annuler la vente pendant une
certaine période, par exemple 24 heures. La banque notifie ensuite au client
que les marchandises sont disponibles à l'achat pour une période plus courte,
par exemple 12 heures. Si le client achète la marchandise, la transaction
Murabaha est conclue. Dans le cas contraire, la banque a le droit d'annuler la
transaction d'achat avec le vendeur et ainsi couvre le risque de revente des
marchandises.
 De nombreux banquiers et leurs régulateurs acceptent volontiers que la
Murabaha est un prêt synthétique ou une forme de dette. Il existe cependant
un certain nombre de différences majeures entre une vente Murabaha et un
prêt d'argent : 1. Dans une vente Murabaha, le banquier doit être propriétaire
de fait des biens ou services sousjacents, que cette propriété soit enregistrée ou
non, implicite ou physique. 2. Dans une Murabaha, les transactions de
financement et de vente sont parfaitement intégrées, puisque le financement
concerne une transaction réelle. Dans un prêt, il n'existe pas de lien
contractuel entre le financement et la transaction réelle. Les activités
financières et économiques peuvent donc être différentes. 3. Le délai de
paiement d'une transaction Murabaha peut être prolongé mais cela ne doit pas
induire une majoration de la marge ou une pénalité.Tout surplus ou pénalité
viole l'interdiction du Riba. 4. En cas de retard de paiement, le créancier ne
peut facturer de pénalité sous une forme quelconque à son avantage. 5. La
règle veut que le même objet ne puisse pas être revendu au vendeur initial à un
prix différent. Cela revient à une vente double et équivaut à un prêt avec
intérêt, qui est interdit.

 Sarf
 Une transaction de change consiste en une vente d'or, d'argent et de devises,
dans laquelle une monnaie est vendue en échange d'une autre monnaie. On
l'appelle généralement un contrat de change. Dans ce contrat, les deux contre-
valeurs doivent s’échanger au comptant.
 A l'époque de l'élaboration du Fiqh al Muamalat, la monnaie consistait en des
pièces d'or, d'argent et de cuivre, dont la valeur dépendait de leur poids et de
leur qualité. En ce temps là, le papier-monnaie n'existait pas et les pièces en
circulation dans un pays étaient facilement acceptées dans d'autres pays
puisque leur valeur reposait sur le poids et le type de métal. De telles
transactions étaient régies par les règles du Sarf (échange de monnaie).
 Avec l'introduction du papier-monnaie, dont la valeur ne dépend plus de la
quantité de métal utilisée pour fabriquer les pièces, les jurisconsultes de la
charia ont du interpréter les principes initiaux du Fiqh al Muamalat pour
déterminer la licéité des transactions de change ou transactions dans
lesquelles un montant libellé dans une devise est échangé contre un montant
dans une autre devise. La plupart des sociétés exercent leurs activités au
niveau mondial et ont, de temps à autre, besoin de devises étrangères. Les
règles qui régissent le Sarf s'appliquent également à l'échange de
dénominations différentes de la même monnaie (par exemple l'échange d'un
billet de 50 GBP contre deux billets de 20 GBP et un billet de 10 GBP).
 Les règles générales concernant les opérations sur les monnaies ont été
intégrées dans les normes charia de l'AAOIFI et peuvent être résumées comme
suit : L'échange de monnaies est autorisé dans le respect des règles de la charia
suivantes : - les deux parties doivent prendre immédiatement possession
(réelle ou de fait) des contrevaleurs - les contre-valeurs de la même monnaie
doivent être égales - le contrat ne doit pas contenir d'option conditionnelle ou
de clause de report concernant la livraison de l'une ou des deux contre-valeurs
- les opérations de change ne doivent pas viser l'établissement d'un monopole -
les transactions de change ne doivent pas être réalisées sur le marché des
contrats à terme normalisés ou de gré à gré.

 Salam  :
 La vente Salam peut être définie comme un contrat qui prévoit l'achat d'actifs
présentant les caractéristiques des matières premières tels que les métaux de
base (cuivre et zinc) et le grain, livrables à une date future moyennant un
paiement comptant. A l'inverse de la vente à tempérament de type Murabaha,
dans laquelle les marchandises sont livrées immédiatement moyennant un
paiement différé à un prix supérieur au prix comptant, dans une vente Salam,
le prix convenu est payé intégralement à l'avance alors que la livraison des
marchandises est différée.
 Le vendeur Salam est, en toutes circonstances, tenu de livrer les marchandises
correspondant au cahier des charges en termes de type, de qualité et de
quantité. L'acheteur Salam escompte que le prix de vente futur sera plus élevé
que le prix qu'il paie comptant. Le financier ou l'acheteur Salam s'expose donc
à un risque de prix sur les marchandises. Dans une transaction Salam, les
marchandises achetées doivent être librement disponibles sur le march. La
qualité et la quantité des marchandises objet du contrat Salam doivent être
indiquées sans ambiguïté. Bien que l'on puisse envisager que les marchandises
proviendront d’une ferme ou d'un producteur spécifique, le contrat Salam
spécifie la quantité, la qualité, la date et le lieu de livraison.
 La vente Salam peut être appelée préfinancement d'une livraison future et
s'utilise couramment dans le secteur agricole depuis l'époque du prophète
(PSL), ou le Hadith faisait déjà référence à cette méthode de financement. La
vente Salam s'est étendue au commerce pour répondre aux besoins de
financement des échanges commerciaux. Elle a ensuite été adaptée pour le
financement de projets sous la forme du contrat d'Istisna'a. La vente Salam est
l'un des contrats commerciaux qui font exception à la règle de l'existence du
bien et à l'interdiction de vendre ce que l'on ne possède pas. Dans un contrat
Salam, au moment de la conclusion du contrat :
1. Il n'est pas nécessaire que l'actif existe, mais la qualité et la quantité doivent
être précisées.
2. Le vendeur ne doit pas nécessairement être propriétaire de l'actif.

 Sur les marchés financiers, le contrat Salam fournit un moyen efficace de


placer des liquidités à court terme. Les banques et les investisseurs peuvent
obtenir un retour sur investissement en payant la totalité du prix à un vendeur
alors que les matières premières ne seront livrées qu’à une date ultérieure,
sachant qu'il existe un tiers acheteur et une offre sur le marché. L'acheteur
peut garantir la transaction à l'aide d'une hypothèque, d'une sureté ou d'une
lettre de crédit. Dans une transaction de type Salam, il est fréquent que le
financier confie au vendeur la vente des marchandises à une tierce partie pour
son compte à un prix plus élevé, payable au comptant ou à crédit. Le vendeur
Salam est payé sous la forme d'un seul versement par anticipation. La date de
livraison et le prix d'achat sont convenus initialement et tiennent compte
d'aspects tels que le matériel, la main d'œuvre, la marge et les couts. Le contrat
de vente Salam s'exécute par la livraison des marchandises vendues.
 Salam parallèle
 1. Une banque islamique (le financier) conclut un contrat Salam en tant
qu'acheteur et paie 100 000 USD au vendeur pour une livraison des
marchandises dans un mois. La banque islamique peut mandater un agent
pour conclure le contrat avec le vendeur Salam. L'agent agit généralement
aussi en tant qu'agent pour vendre les marchandises (dans ce cas a 120 000
USD) à l'acheteur final dans un contrat Salam parallèle.
 2. Les marchandises sont livrées à la banque islamique en vertu du contrat
Salam. La banque islamique livre les marchandises à l'acheteur selon les
termes du contrat Salam parallèle. La banque procédant à un règlement
anticipé des marchandises, elle demandera généralement une forme de
garantie au vendeur, par exemple l'engagement de ce dernier à trouver un
acheteur final ; ceci entrainera un Salam parallèle ou la sortie de la banque de
la transaction d'achat initiale.
 A l'instar de la promesse d'achat contraignante du contrat Murabaha, le Salam
parallèle est devenu un outil utilisé par les banques islamiques pour :
 la gestion des liquidités ;
 la liquidation ou la couverture de positions (exposition au risque de prix).

Une fois les marchandises achetées, la banque en est propriétaire et s'expose à


un niveau et un type de risque inacceptables d'un point de vue règlementaire.
Pour atténuer ce risque, la plupart des régulateurs demandent aux banques de
conclure un contrat de vente parallèle. Cela se traduit en général par l'achat
immédiat des marchandises par un client du vendeur initial ou par un achat
prévu à une date future
 Istisna’a
 A l'instar du contrat Salam, l'Istin'a, ou financement de production à long
terme, est une transaction dans laquelle le bien est vendu avant d'exister. Ce
bien doit être fabriqué,construit et vendu. La description précise du bien
permet d'éviter le Gharar. Parmi les types de contrats prévus par la loi
islamique, l'Istisna'a est de loin celui qui offre le plus de souplesse en termes
de paiement et de livraison, puisque ces modalités peuvent être négociées
entre les parties. Le bien doit être construit ou fabriqué selon le cahier des
charges de l'acheteur et livré à une date et à un prix convenu préalablement. Le
prix peut être acquitté intégralement ou progressivement en fonction de
l'avancement du projet. La date de livraison et le prix d'achat sont convenus
initialement et tiennent compte d'aspects tels que le matériel, la main d'œuvre,
la marge et d'autres couts. La vente devient définitive lors de la livraison des
produits finis correspondant au cahier des charges, qui peuvent être du
matériel, une usine ou un projet
 Istisna’a parallèle
 Le recours à cet instrument financier se justifie soit parce que la banque n'est
pas en mesure de fabriquer le produit, soit parce qu'elle ne souhaite pas
détenir l'actif une fois achevé. La banque conclut donc deux contrats
d'Istisna'a indépendants l'un de l'autre mais possédant un cahier des charges
identique. La différence de prix entre les deux contrats est la marge gagnée par
la banque. Les deux contrats sont indépendants. Ainsi, même si le fabricant n'a
pas respecté le cahier des charges, la banque peut néanmoins livrer l'actif.
 Arbun
 Dans une transaction Arbun, l'acheteur verse un acompte non remboursable
sur le prix d'achat d’un contrat de vente. L'acheteur est donc soumis à une
obligation contractuelle de confirmer l'achat mais perd le dépôt de garantie s'il
ne procède pas à l'achat. Toutefois, s'il achète le bien, il paie seulement le prix
d'achat minoré de l'acompte déjà versé.
 Musawama
 Le contrat de Musawama, comme celui de Murabaha, est un contrat portant
sur la vente d'un bien. Toutefois, à l'inverse du contrat de Murabaha, le prix est
négocié et l'acheteur ne connait pas le bénéfice réalisé par le vendeur.
 Contrats de vente controversés :
 Double vente  : bai al-Innah
 La vente « back to back »,c'est-à-dire l'achat et la vente simultanés d'un bien
entre les mêmes parties contractantes tour à tour acheteuse et vendeuse, la
deuxième vente étant subordonnée à la première, est interdite. Selon les
jurisconsultes et chercheurs, la double vente correspond à une transaction
dans laquelle le même bien est vendu entre les mêmes parties à un prix
différent.
 Double contrat  : bai’atayn fi Bai’ah
 Un double contrat combine deux contrats en un dont l'un est conditionné par
l'autre. De même qu'il a prohibé la vente double, le Prophète (PSL) a interdit la
combinaison de deux contrats en un.
 Contrats établissant l’usufruit
 Ijara
 Le principal contrat établissant l'usufruit (droit d'usage du bien) est le contrat
de crédit-bail (Ijara). L'Ijara est un contrat bilatéral par lequel l'usage
(usufruit) d'un bien est transfère à une autre partie moyennant une
contrepartie (par exemple de l'argent). Ijara en arabe signifie la mise à
disposition temporaire de biens ou de services moyennant une contrepartie.
Littéralement, l’« usage », ou « usufruit », terme utilisé dans ce contexte, est
vendu pour une certaine période mais le bailleur reste propriétaire du bien.
L'Ijara s'apparente au crédit-bail traditionnel dans lequel un bailleur achète un
bien puis le loue à un preneur moyennant un loyer versé selon un échéancier
déterminé. La durée et les modalités du contrat de crédit-bail sont précisées à
l'avance.

 Parmi les spécificités d’un contrat d'Ijara on peut citer :

 1. L'usage du bien loué doit être d'une part stipulée au contrat et d'autre part
conforme à la charia.

 2. Le bailleur reste propriétaire du bien pendant la durée du contrat.

 3. Le bailleur est responsable du gros entretien et de l'assurance liée à la


propriété du bien objet du contrat pour toute la durée du bail (dans la
pratique, le bailleur nomme le preneur agent de maintenance).

 4. Le bailleur est tenu pour responsable de tout endommagement accidentel, à


moins que la négligence du preneur puisse être prouvée ; dans ce cas, le
bailleur peut demander l'annulation du contrat devant un tribunal.

 5. Le preneur a la responsabilité de maintenir le bien en bon état, de telle sorte


que ce bien puisse continuer à être loué.

 6. Le bien loué doit être confié en fiducie au preneur. La sous-location est


autorisée avec le consentement du bailleur ou si un usage similaire peut être
escompté.

 7. Le bien ou le service doit avoir une valeur. Certains biens consommables,


comme l'argent, la nourriture ou l'essence, ne peuvent pas être loués.

 8. Certaine formes de bail sont autorisées, comme la jouissance d'un bien


immobilier en temps partagé, ou un bien spécifique est loué pour une période
déterminée à un locataire saisonnier. Le crédit-bail islamique est le plus
souvent un crédit-bail d'exploitation mais certaines modalités de rachat
peuvent le transformer en crédit-bail de financement.

 Le loyer peut être soit fixe pour la durée du bail, soit ajuste périodiquement. La
location ne peut débuter qu'a la livraison du bien au preneur ou à sa mise à
disposition, à une date et dans un lieu convenu avec le preneur. La banque
confie généralement l'achat des biens au preneur. Selon la conception
islamique traditionnelle, le bailleur doit supporter les coûts liés à la propriété
du bien et le preneur doit maintenir le bien en bon état. Toutefois, dans la
pratique, le preneur accepte généralement, pour une transaction commerciale,
d'assurer et d'entretenir le bien pour le compte du bailleur, dans le cadre d'un
contrat parallèle précisant les fonctions, les montants et la performance.
 Dans le crédit-bail aux particuliers, le bailleur supporte habituellement les
coûts liés à la propriété. Dans un contrat de crédit-bail typique, la banque (le
bailleur) et le client (le preneur) se mettent d'accord sur les conditions
générales du contrat de bail, notamment l'objet, la date de sa mise à
disposition et le loyer. En cas de perte totale du bien, le bail cesse
automatiquement et le preneur n'est plus tenu d'en acquitter les loyers. Le seul
recours du bailleur est de faire jouer son assurance. La charia n'a pas
d'objection à la structuration d'un contrat de crédit-bail au moyen de suretés
telles que la garantie, l'hypothèque immobilière.
 On distingue deux grands types de contrat de crédit-bail :
 Ijara, Crédit-bail d'exploitation: dans cette transaction, les biens reviennent
au bailleur à l'issue du contrat de bail.
 Ijara wa Iqtina, Ijara Muntahia Bittamleek: crédit-bail de
financement/location vente. Dans ce type d'Ijara, le preneur s'engage à acheter
le bien au bailleur à l'issue de la période de location.
 Ijara muntahia bittamleek
 Dans une transaction Ijara, la banque achète le bien au vendeur ou au
fabricant et en prend possession ; elle devient ensuite le bailleur et loue le bien
au client (le preneur). Une transaction de vente et de cession-bail, par laquelle
le propriétaire d'un bien vend ce bien pour ensuite le louer, est aussi licite
selon la charia. La vente et le crédit-bail ne doivent pas être conditionnés l’un à
l'autre. La charia autorise la cession de bail,à condition que le transfert du titre
de propriété soit effectif ou que suffisamment d'éléments de la propriété de
l'actif soient transférés, et que tous les droits et obligations du crédit-bail
soient assumés par le nouveau bailleur.

 Contrats de partenariat
 Mudaraba
 Le contrat de Mudaraba établit un partenariat. Mudaraba est le terme
technique qui désigne un « partenariat géré » (partenariat entre l'industrie,
d'un gérant ou d'un entrepreneur, et le capital apporté par un ou plusieurs
investisseurs). Le partenariat du prophète (PSL) avec sa première femme
Khadijah avant leur mariage est un bon exemple de Mudaraba. Dans cette
relation, elle fournissait le capital et il apportait son industrie en tant que
gérant, moyennant une part des bénéfices. Le Mudarib n'investit généralement
pas de capital mais apporte (ou investit) ses compétences et ses efforts. Si le
Mudarib est un Co-investisseur, la structure s'appelle une Mudaraba
bilatérale.
 Les deux formes de Mudaraba sont la Mudaraba al Muqayyada, ou «
Mudaraba restreint »; et la Mudaraba al Mutlaqa, ou « Mudaraba non
restreint ». Le contrat de Mudaraba restreint s'applique lorsqu'il concerne une
activité ou une localisation spécifique. Il prévoit des restrictions de temps, de
lieu, d'associé et de type d'opérations. Dans un contrat de Mudaraba non
restreint, le gérant dispose d’ une grande liberté pour placer les fonds, pourvu
que les placements et le processus d'investissement soient compatibles avec la
charia.
 Une fois que le contrat a été conclu entre les partenaires, le processus
comprend les éléments suivants :
 1. Apports: • Capital: l'investisseur, ou Rab al Mal, apporte le capital au projet
ou à l'entreprise. Généralement, l'investisseur apporte du capital à condition
qu'un business plan clairement défini lui soit présenté. Dans cette structure,
l'investisseur fournit 100 % du capital. • Compétences et savoir-faire: le gérant,
ou Mudarib, apporte au partenariat ses compétences et son savoir-faire dans le
secteur ou le domaine concerné.
 2. Profit et pertes Tous les bénéfices générés sont partagés entre les
partenaires selon une clé de répartition stipulée dans le contrat. Les pertes
sont supportées au prorata du capital apporté. Le Rab al Mal apportant 100 %
du capital, il est seul à supporter les pertes. En revanche, en cas de négligence
du gérant,celui-ci est responsable de la totalité des pertes. Le contrat de
Mudaraba peut généralement être resilié à tout moment par l'une des parties
moyennant un préavis raisonnable.
 Application du contrat Mudaraba aux dépôts.
 Les banques islamiques utilisent habituellement les contrats Mudaraba avec
les clients qui déposent leur argent sur un compte que l'on appelle
généralement un compte d'investissement. Lorsqu'un client place ses fonds sur
un compte d'investissement, il en attend un rendement. La banque utilise ces
fonds en sa qualité de Mudarib et fournit au client un rendement anticipé bien
que non garanti. Ce type de compte est l'équivalent des comptes d'épargne
dans une banque traditionnelle, ou l'argent collecté des déposants est prêté par
la banque à un taux supérieur au taux de rémunération de l'épargne servi aux
déposants. Les banques islamiques investissent l'argent de leurs clients pour le
compte de ces derniers.
 Processus de la Mudaraba à deux niveaux: 1. Le client et la banque islamique
concluent un contrat Mudaraba. La banque agit en tant que Rab al Mal
(investisseur apporteur de capital). Le client intervient à titre de Mudarib
(entrepreneur apportant son expertise au projet). 2. Les bénéfices éventuels du
projet sont repartis entre les deux parties au contrat (Rab al Mal et Mudarib).
3. Ces bénéfices sont partagés entre les deux parties selon une clé de
répartition stipulée dans le contrat. Le Rab al Mal est seul responsable des
pertes significatives.
 Musharaka
 Littéralement, Musharaka (ou Shirkah) signifie « partage ». Le contrat de
Musharaka est similaire à celui de Mudaraba à la différence que tous les
partenaires apportent du capital ainsi que leurs compétences et leur savoir-
faire au projet. Les bénéfices sont partagés selon les termes du contrat et les
pertes sont supportées au prorata du capital apporté.
 Les transactions Musharaka se présentent généralement sous deux formes :
Shirkat al Milk ou Shirkat al Aqd.
➢ Le Shirkat al Milk (propriété conjointe) est un partenariat dans lequel les
partenaires sont conjointement propriétaires d'un bien mais ne participent pas
à la gestion de ce bien dans un but de rendement ou de profit. Ce type de
partenariat peut être crée sans contrat spécifique. La principale limite de ce
partenariat est que son objet, le bien, ne peut être divisé, il forme un tout.
➢ Le Shirkat al Aqd (ou partenariat contractuel) est un partenariat établi par
accord contractuel dans lequel un ou plusieurs partenaires gèrent un bien pour
le compte des autres aux fins de générer des rendements. Cette structure
reflète le principe de la charia selon lequel un partenariat contractuel implique
un contrat d'agence. Le terme Musharaka est généralement utilisé pour se
référer à un partenariat Shirkat al Aqd. Bien que les partenaires puissent
apporter une contribution en nature ou sous la forme de services, ils apportent
généralement des capitaux estimés à une valeur nominale convenue. La règle
de base pour l'évaluation du capital apporte est l'accord mutuel entre les
parties au contrat. Le Shirkat al Aqd peut prendre deux formes : la Musharaka
permanente ou continue, et la Musharaka avec structure d'amortissement.
 Dans ce contrat, chaque partie conserve sa part dans le capital jusqu'a la fin du
projet. Les partenaires peuvent cependant vendre leur part dans le capital de la
Musharaka à d'autres partenaires ou à une tierce partie. Les banques
islamiques recourent à ce contrat lorsqu'elles investissent dans des projets
spécifiques. A l'instar de la Mudaraba, les profits sont partagés selon une clé de
répartition prévue au contrat et les pertes sont reparties au prorata du capital
investi. Lorsqu'elles envisagent des contrats Mudaraba ou Musharaka, les
banques islamiques demandent une étude de faisabilité et/ou un état des flux
de trésorerie du projet dans le cadre de leur processus décisionnel
d'investissement. Quel que soit le type de Musharaka, le capital doit être
quantifié et précisé. A l'image du contrat Mudaraba, les profits issus d'un
partenariat Musharaka doivent être partagés selon la clé de répartition
stipulée dans le contrat. En cas de pertes, celles-ci sont supportées par les
associés au prorata de leur apport en capital. Les bénéfices ne peuvent être
structurés de manière à offrir un rendement garanti à l'une des parties.
 Musharaka Muntaiya Bittamleek
 La Musharaka avec structure d'amortissement (aussi appelée partenariat a
participation dégressive ou Musharaka Mutanaqisa) est un outil populaire
auprès des banques, notamment dans le secteur immobilier. Elle est également
utile pour le financement de l'exportation et le financement du fonds de
roulement. La Musharaka avec structure d'amortissement est un type
particulier de contrat Muhsharaka, qui prévoit initialement que l'un des
partenaires rachètera progressivement des parts des autres partenaires à un
prix convenu au préalable. Au début du contrat, le projet est divisé en un
nombre de parts égales. Un nombre fixe ou progressif de parts peut être
racheté à une fréquence déterminée.
 Les parties sont conjointement propriétaires du bien ou de
l'entreprise.Toutefois, si l'un des partenaires rachète les parts d'un autre puis
les revend à ce même partenaire avec un profit, ceci est considéré comme une
forme d'Inah et n'est pas toléré par la charia. Une Musharaka avec structure
d'amortissement peut consister en la superposition de plusieurs contrats et
comprendre des promesses contraignantes. Par exemple, dans le contexte
immobilier, le partenariat avec participation dégressive est basé sur un contrat
immobilier dans lequel le partenaire majoritaire est le financier et le
bénéficiaire du financement, à savoir le client, est le gérant du bien
immobilier. En cas de non-remboursement par le client de ses échéances de
prêt dans le cadre d'un contrat Musharaka avec structure d'amortissement, la
banque n'est, techniquement, pas en situation de saisir sa propre maison (ou
une partie).Toutefois, la banque peut modifier le contrat de location du client,
expulser le client ou ajuster le montant de sa participation en fonction des
paiements en souffrance du client.
 Contrat de garantie
 Contrat de transfert
 Hawala signifie transférer une somme d'argent d'une personne (X le cédant) à
une autre (Y le cessionnaire). Le transfert se fait généralement via un
intermédiaire de confiance ou un agent qui peut facturer des frais
administratifs à condition qu'ils ne soient pas proportionnels au montant
transféré.
 Garantie (Kafala)
 Kafala correspond à l'ajout d'une garantie apportée par une tierce partie à une
obligation existante pour la réalisation d'une action ou d'un projet. Par ce
contrat, la tierce partie devient responsable, au même titre que le débiteur
initial, de manière concomitante ou solidairement, si cela a été stipulé dans le
contrat de garantie par le garant (par exemple, le créancier doit en premier
lieu réclamer le remboursement au débiteur initial et ne peut recourir à la
garantie que si le débiteur principal refuse d'honorer son engagement).
Généralement, les jurisconsultes estiment que le garant n'est pas autorisé à
facturer des frais administratifs pour ce service. Toutefois, nombre d'entre eux
l'autorisent à condition que ces frais ne soient pas calculés en fonction de la
durée de la garantie ou du montant sur lequel elle porte.
 Gage (Rahn)
 Le Rahn est un contrat par lequel un créancier/vendeur choisit de réduire le
risque de défaillance du débiteur/acheteur en demandant une garantie sous la
forme d'une hypothèque ou d'une mise en gage d'un actif appartenant au
débiteur (gage enregistre), ou en prenant possession physiquement de l'actif
mis en gage (gage avec dépossession). Le remboursement peut être prélevé sur
le produit de la vente du bien gagé si le débiteur ne respecte pas les conditions
de paiement stipulées au contrat. Tout excédent du produit de la vente de
l'actif mis en gage sur la dette impayée doit être rendu au débiteur. La mise en
gage présente l'avantage de pouvoir laisser le propriétaire de l'actif concerné
en bénéficier avec l'accord du créancier, tout en lui permettant d'améliorer sa
solvabilité.
 Wakala (Contrat d’agence)
 LeWakala est un contrat d'agence couramment utilise par les banques
islamiques et leurs clients. Il peut s'appliquer aussi bien à des services de
courtage dans des activités licites, à la gestion de fonds (alternative à la
Mudaraba) et la gestion des souscriptions dans l'assurance islamique, à
l'activité d'agent, ou Wakil (acheteur ou vendeur) pour le compte d'un
mandant (généralement une banque) dans diverses transactions. En principe,
un contrat d'agence est licite s'il concerne une activité qui peut être déléguée
par le mandant.
 Il existe deux types de contrats d'agence :  Statut d'agent divulgué: dans ce
type de contrat, l'agent informe les autres parties de son rôle d'agent. Les
documents concernant l'objet ou le service dont il a la charge sont établis au
nom du mandant. Ce type de contrat doit être privilégié.  Statut d'agent non
divulgué: dans ce type de contrat, l'agent ne révèle pas qu'il agit pour le
compte d'une autre partie et, pour ainsi dire, agit en tant que mandant vis à vis
des tiers.
 Par ailleurs, il faut noter que l'agent est investi d'une responsabilité fiduciaire
et agit donc en tant que fiduciaire détenant les actifs du mandant ou exécutant
des services pour son compte. En conséquence, l'agent ne peut être tenu pour
responsable de l'endommagement ou de la perte des actifs ou d’ un préjudice
quelconque résultant de l'exécution du contrat d'agence, à moins que tel perte,
dommage ou préjudice résulte de la négligence ou d'une faute de l'agent ou de
son manquement aux termes du contrat. De la même manière, le mandant doit
supporter tous les couts et frais encourus par l'agent dans l'exercice des
activités contractuelles et doit donc rembourser l'agent en conséquence.

 Istisna’a : c’est la même chose que salam, on peut le payer par tranche parce
que le produit n’est pas encore fabriqué (entrain de)
 Istisna’a parallèle : la banque va être au milieu, si on a pas de l’argent pour
acheter le bien (cas bancaire) ; couturier traditionnel, on achète le tissu pour
lui donner, au lieu d’aller à la banque, on va lui donner le tissu, le couturier va
faire un istisna’a parallèle des 39idat et sfifa pour nous livrer la Jellaba au
moment voulu ( le couturier reçoit la commande pour nous fabriquer ce nous
voulions) c’est quand le fabricant demande la marchandise pour fabriquer ce
que le client veut ; contrat secondaire parallèle.
 Arbun :
 Musawama : négociation ; la différence entre mussawama et murabaha c’est
que le prix n’est pas connu et on peut marchander.
 Ijara : ressemble à leasing ; c’est la location ; le bien ne m’appartient pas ;
l’action de détérioration délibère c’est moi qui paye mais si c’était c’est le
propriétaire qui paye.
 Ijara muntahia bittamleek : lorsqu’on commence à louer un bien à la fin on va
le vendre, louer et acheter à la fin du contrat ; créée par la banque pour les
produits bancaires ;

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