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CHAPITRE 2 : ANALYSE DE LA LOI COMPTABLE

SECTION 8 : LE DISPOSITIF COMPTABLE DE FONDS – LES ETATS DE SYNTHESE

81. INTRODUCTION

82. LES ETATS DE SYNTHESE COMMUNS A TOUS LES COMMERCANTS

83. LES ETATS DE SYNTHESE SUPPLEMENTAIRES REQUIS DES COMMERÇANTS


AYANT UN CHIFFRE D’AFFAIRES ANNUEL SUPERIEUR A 7.5 MILLIONS DE
DIRHAMS

81. INTRODUCTION

Préparés sur la base des principes comptables fondamentaux, dans le respect du


dispositif de forme et de fond préconisé par la loi, les états de synthèse doivent donner
normalement une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats
de l’entreprise.

Mais outre l’objectif de répondre à cette finalité première, ces états doivent également
servir le besoin d’information interne des entreprises.

C’est en fonction de ce double objectif que leur conception a été menée.

Elle a abouti à construire cinq documents formant un tout indissociable: (article 2 de la


loi)

1/ le bilan (BL) ;
2/ le compte de produits et charges (CPC) ;
3/ l’état des soldes de gestion (ESG) ;
4/ le tableau de financement (TF) ;
5/ l’état des informations complémentaires (ETIC)

Le BL, le CPC, l’ESG, et le TF sont détaillés en masses, rubriques et postes de façon à


permettre une information pertinente sur l’activité économique de l’entreprise et sur
l’évolution de sa situation financière. En effet, cette présentation permet d'alimenter
aisément toutes les analyses de gestion (voir n° 200 et suivants) et de diagnostic
financier (voir n° 251 et suivants)

Ainsi selon la présentation retenue :


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 La situation patrimoniale est donnée par la «photographie» des biens et des


financements mis à la disposition de l’entreprise à une date donnée, appelée Bilan
(BL), (voir n°123 et suivants)

 L’activité économique de chaque exercice comptable est traduite par un compte


de produits et de charges (CPC), (voir n° 133 et suivants) lui même synthétisé par
l’état des soldes de gestion (ESG) (voir n° 145 et suivants).

 L’incidence des activités opérationnelles ainsi que des politiques d’investissement et


de financement adoptées par l’entreprise est reflétée par le tableau de
financement (TF), qui analyse les flux générés par ces activités et ces politiques
pendant l’exercice (voir n°156 et suivants)

 Enfin l’Etat des Informations Complémentaires (ETIC) complète et précise les


données communiquées dans les quatre premiers états (voir n°160 et suivants).

La loi comptable (article 21) a prévu la production des deux premiers états par tous les
commerçants, et réservé le reste des états aux seuls commerçants dont le chiffre
d’affaires dépasse 7.500.000,00 DHS.
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82. LES ETATS DE SYNTHESE COMMUNS A TOUS LES


COMMERÇANTS

Au sens de la loi (articles 9, et 21) deux états sont requis pour tous les commerçants: Ce
sont le bilan et le compte de produits et de charges.

82.1 LE BILAN

Tout en respectant le «périmètre» juridique de l’entreprise, sur la base des règles de droit
et obligations actuellement en vigueur au Maroc, la loi a voulu conférer au bilan une
structure dynamique qui :

 privilégie l’analyse fonctionnelle en liaison avec le cycle d’exploitation (voir n°128 et


suivants);

 recoupe automatiquement le tableau de financement, par différence entre les


positions exprimées au début et à la fin de l’exercice (voir n°157 et suivants).

Sur cette base, les actifs (emplois) et le passif (ressources) sont classés selon leur nature
fonctionnelle:

les actifs, selon qu’ils représentent :

 des emplois stables en immobilisation d'exploitation et hors exploitation (actif


immobilisé),

 des biens et créances liées à l’exploitation ainsi que les éléments d’actif de moins
d'un an n'ayant pas de lien avec l'exploitation (actif circulant),

 des disponibilités (trésorerie-actif).

les passifs, selon qu’ils représentent :

 des ressources stables provenant des fonds propres, d’emprunts et dettes à plus
d’un an, non liés à l’exploitation (financement permanent)

 des dettes liées aux opérations d’exploitation ainsi que d’autres ressources hors
exploitation à moins d’un an
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 des ressources provenant des crédits de trésorerie obtenus auprès des banques
(trésorerie-passif).

Par ailleurs, le tracé du bilan comporte deux caractéristiques essentielles :

 les valeurs d’arrêté sont reproduites pour l’exercice clos, comparées à celles de
l’exercice précédent ;

 le passif est représenté avant la décision de répartition du résultat de l’exercice.

Conçu ainsi sur la base d’une structure dynamique, le bilan se présente


schématiquement de la manière suivante:
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TABLEAU 24 :

EMPLOIS BRUT AP NET RESSOURCES N N

ACTIF FINANCEMENT FDR


IMMOBILISE PERMANENT

BFR

ACTIF PASSIF
CIRCULANT CIRCULANT
(HORS HORS
TRESORERIE) TRESORERIE°

TRESORERIE
PASSIF

TRESORERIE
ACTIF
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a) L'actif immobilisé

L’actif immobilisé regroupe les rubriques ci-après :

 les immobilisations en non valeurs, nettement et limitativement déterminées ; elles


correspondent à des charges qui doivent s’imputer sur les exercices à venir de
manière étalée (voir chapitre 7, section 1).

 les immobilisations incorporelles, y compris les frais de recherche et de


développement ; elles correspondent à des droits de propriété dont la contrepartie
n’est pas matérialisée par des choses réelles, mais représentent en général la
garantie d'une protection technique ou juridique. (voir chapitre 7, section 2).

 les immobilisations corporelles qui sont l’expression des droits réels sur des choses
corporelles. (chapitre 7, section 3).

 les immobilisations financières, y compris la partie des créances financières à moins


d’un an d’échéance, lorsqu’à l’origine, lors de leur entrée, ces créances avaient
globalement une échéance supérieure à un an. Ce sont les emplois en titres, prêts
et créances de nature financière. (voir chapitre 7, section 4).

 les écarts de conversion actif, qui représentent la contre partie des pertes
potentielles de change sur les créances en devises immobilisées et sur les dettes de
financement.(voir chapitre 7, section 5 et 11).

b) L'actif circulant

L’actif circulant regroupe :

 les valeurs d’actif liées à l’exploitation, quelle que soit leur durée d’élaboration
et/ou de séjour dans l’entreprise ; elles comprennent les stocks, les clients et autres
créances générées par le cycle d’exploitation.(voir chapitre 7, section 8 et 9).

 les titres et valeurs de placement, correspondant aux valeurs dont la détention n’est
pas estimée nécessaire à l’activité économique de l’entreprise. (voir chapitre 7,
section 10)

 les valeurs hors exploitation, dont le délai de recouvrement, à leur entrée, ne


dépasse pas 12 mois.

 Les écarts de conversion-actif, correspondant à des pertes de change potentielles


courues suite à une baisse de valeur d'une créance de l'actif circulant ou une
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hausse de valeur d’une dette en devise du passif circulant. (voir chapitre 7, section
11).

c) La trésorerie - actif

La trésorerie-actif se limite à une rubrique qui regroupe les diverses valeurs disponibles
évaluées à leur valeur actuelle à la date de clôture.(chapitre 7, section 13).

d) Le financement permanent

Le financement permanent au passif, comprend les rubriques ci-après :

 les capitaux propres, qui expriment l’ensemble des apports effectués par les
actionnaires ainsi que les réserves, les reports de résultats antérieurs, et les résultats
de l’exercice. Dans le cas où ils sont déficitaires, ces résultats sont soustraits
directement des capitaux propres.(chapitre 8, section 1).

 les capitaux propres assimilés, regroupant les provisions réglementées constituées


en franchise d’impôt en application de dispositions fiscales, et qui du fait de leur
nature, sont susceptibles d’être rapportées aux résultats futurs et de générer ainsi
une charge d’impôt actuellement différée.(voir chapitre 8, section 2).

 les dettes de financement, qui expriment la valeur des dettes contractées et qui
avaient, à l’entrée de chacune d’elles, une durée de crédit au delà de 12 mois.(voir
chapitre 8, section 3).

 les provisions durables pour risques et charges, correspondant à des risques dont la
survenance probable est prévue à plus d’un an à la date de l’arrêté.(voir chapitre 8,
section4).

 les écarts de conversion passif, qui sont la contrepartie des profits de change
potentiels sur les créances immobilisées, et les dettes de financement en devises.
(voir chapitre 8, section 6).

e) Le passif circulant

Le passif circulant comprend les rubriques suivantes:

 les dettes du passif liées à l’exploitation, quelle que soit leur échéance, et celles hors
exploitation, lorsque leur échéance, à leur naissance, est inférieure à un an.(voir
chapitre 8, section 7).
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 les provisions pour risques et charges, relatives à des risques dont la réalisation est
estimée, à la date d’arrêté, devoir survenir dans un délai de moins d’un an. (voir
chapitre 8, section 8).

 Les écarts de conversion passif, correspondant aux profits potentiels de change sur
les créances de l’actif circulant ou les dettes du passif circulant en devises. (voir
chapitre 8, section 9).

f) La trésorerie-Passif

La trésorerie passif est traitée en une rubrique qui regroupe les crédits, d'escompte,
découverts et autres crédits de trésorerie obtenus auprès des banques. (voir chapitre 8,
section 10).

82.2 LE COMPTE DE PRODUITS ET DE CHARGES (CPC)

Le CPC remplace les deux tableaux du PCG57 (CEG + P & P).

Pour préserver son homogénéité avec la comptabilité nationale, toutes les


composantes du CPC, qu’elles soient courantes ou non courantes restent classées
selon leur nature de produits ou de charges (achats, charges externes, impôts,
personnel,..), et non pas en relation avec leur affectation fonctionnelle dans
l’entreprise, comme le préconise le système anglo-saxon (coûts de production, coûts
de distribution, frais généraux,..).

Le CPC présente les grandeurs qui le composent sous forme de «liste» au lieu de la
forme «tableau». Sa structure synthétique est conçue de façon à:

 faire apparaître les rubriques de l’exercice, comparées avec les montants de


l’exercice précédent,

 distinguer dans les montants de l’exercice, les opérations propres à cet exercice de
celles relatives aux exercices antérieurs.

 déterminer, par simple lecture, les six niveaux de résultats suivants:

. Exploitation
+ Financier
= Courant
+ Non courant
= Résultat avant impôt
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(-) Impôts sur le résultat


= Résultat net

La structure schématique du compte CPC peut être ainsi illustrée:


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TABLEAU 25 :

OPERATIONS

MASSES 1 2 3 4

PRODUITS D'EXPLOITATION

CHARGES D'EXPLOITATION

1 RESULTAT D'EXPLOITATION

PRODUITS FINANCIERS

CHARGES FINANCIERS

2 RESULTAT FINANCIER

3 RESULTAT COURANT

PRODUITS NON COURANTS

CHARGES NON COURANTES

4 RESULTAT NON COURANT

5 RESULTAT AVANT IMPOTS

IMPOTS SUR LES RESULTATS

6 RESULTAT NET

(1) : PROPRES A L'EXERCICE


(2) : CONCERNANT L'EXERCICE ANTERIEUR
(3) : TOTAUX DE L'EXERCICE
(4) : TOTAUX DE L'EXERCICE (N-1)

Le contenu des différentes classes, masses et rubriques composant le CPC peut être
schématisé ainsi :
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TABLEAU 26 :

CLASSEMENT PAR FONCTION PAR NATURE OPERATIONS N-1

PROPRE EXER TOTAL TOTAL


EXERC. ANT. EX.

VENTE DE MARCHANDISES

D'EXPLOITA- VENTES DE BIENS ET DE


TION SERVICES PRODUITS

VARIATION DES STOCKS


PRODUITS

IMMOBILISATIONS PRODUITS
PAR L'ENTREPRISE

SUBVENTIONS D'EXPLOITATION

AUTRES PRODUITS

REPRISES D'EXPLOITATION

PRODTUIS PRODUITS DES TITRES DE


PARTICIPATION

FINANCIERS AUTRES PRODUITS FINANCIERS

REPRISE FINANCIERS

PRODUITS DES CESSIONS


D'IMMOBILISATIONS

NON SUBVENTIONS D'EQUILIBRE


COURANTS

REPRISES SUR SUBVENTIONS


D'INVESTISSEMENT

AUTRES PRODUITS NON


COURANTS

REPRISES NON COURANTES

CLASSE MASSE RUBRIQUE COMPTE


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TABLEAU 27 :

CLASSEMENT PAR FONCTION PAR NATURE OPERATIONS N-1

PROPRE EXER TOTAL TOTAL


EXERC. ANT. EX.

ACHATS REVENDUS OU
CONSOMMES

D'EXPLOITA- AUTRES CHARGES EXTERNES


TION

IMPOTS ET TAXES

CHARGES DE PERSONNEL

AUTRES CHARGES

FINANCIERS INTERETS

AUTRES CHARGES FINANCIERS

CHARGE DOTATIONS FINANCIERES


S

VALEUR COMPTABLE NETTE


DES IMMOBILISATIONS CEDEES

NON SUBVENTIONS ACCOREES


COURANTES

AUTRES DOTATIONS NON


COURANTES AUX
AMORTISSEMENTS ET
PROVISIONS

AUTRES CHARGES NON


COURANTES

IMPOTS SUR
LES RESULTATS

CLASSE MASSE RUBRIQUE COMPTE


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La présentation croisée des différentes rubriques de produits et de charges regroupées


en masses au niveau du CPC, permet d’informer automatiquement sur la formation du
résultat de l’entreprise de la manière suivante :

TABLEAU 28 : LES SIX NIVEAUX DE RESULTATS DU CPC

PRODUITS D'EXPLOITATION RESULTAT D'EXPLOITATION

(-)

CHARGES D'EXPLOITATION

PRODUITS FINANCIERS RESULTAT FINANCIER

(-)

CHARGES FINANCIERES

RESULTAT D'EXPLOITATION RESULTAT COURANT

ET RESULTAT FINANCIER

PRODUITS NON COURANTS RESULTAT NON COURANT

(-)

CHARGES NON COURANTES

RESULTAT COURANT ET RESULTAT AVANT IMPOTS

RESULTAT NON COURANT

RESULTAT AVANT IMPOTS RESULTAT NET

(-)

IMPOTS SUR L'EXERCICE


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Les produits d’exploitation, renferment, sans distinction, toutes les transactions liées au
cycle d’exploitation, et génératrices d’accroissement d’actif acquis au courant de
l’exercice (voir n° 326 et suivants).

Exceptionnellement, la variation négative du stock des produits finis y est incluse avec le
signe (-), (lorsque le stock final à la clôture d’un exercice est inférieur par rapport à son
niveau initial en début d’exercice), (voir n° 379 et suivants),

Les charges d’exploitation comprennent symétriquement les coûts liés au cycle


d’exploitation engagés au cours de l’exercice ; la variation à la hausse de la valeur des
stocks de matières et fournitures entre le début et la fin d'un exercice étant déduite des
coûts des consommations (voir n° 466 et suivants).

Le résultat d’exploitation traduit ainsi le résultat obtenu par l’entreprise sur ses seules
opérations liées à son cycle d’exploitation, y compris celles qu’elle a effectué en
commun avec d’autres entreprises et dont les résultats sont intégrés soit parmi «les
autres charges», soit parmi «les autres produits».(voir n° 394).

Les produits financiers regroupent l’ensemble des revenus qui présentent le caractère
de gains issus de la gestion du patrimoine financier de l’entreprise (produits sur titres,
intérêts de placement etc...) ou des différences d’encaissement des créances et
règlement des dettes en devises (voir n° 411).

Les charges financières représentent les différents coûts supportés par l’entreprise du
fait des financements extérieurs obtenus par elle, ou des différences négatives sur
l’encaissement des créances ou le règlement des dettes en devises.(voir n°551)

Le résultat financier traduit la différence entre les produits et les charges ci-dessus
détaillés.

Le résultat courant est le total formé par le résultat d’exploitation et le résultat financier
de l’entreprise. Il exprime le niveau de résultat que l’entreprise a la capacité de générer
de manière récurrente.

Le résultat non courant provient de la différence entre les produits non courants (voir n°
431 et suivants) et les charges non courantes,(voir n° 566 et suivants) qui constituent
l’ensemble des éléments exceptionnels par leur caractère étranger au cycle
d’exploitation, du fait de leur nature ou de leur montant.

Le résultat net est formé de la somme du résultat courant et du résultat non courant,
diminué des impôts sur les résultats à payer au titre de l’exercice.

Les produits et charges relatifs aux exercices antérieurs sont nettement identifiés :
Chaque rubrique de produit ou de charge du CPC, est ventilée entre les éléments
propres à cet exercice, et ceux concernant les exercices antérieurs.
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Cette distinction permet de mettre en évidence la partie des produits et des charges
antérieurs, et d’obtenir ainsi la connaissance de chaque nature de charge, de produit
et de résultat propre à l’exercice, en dehors de l’influence des opérations des exercices
antérieurs rattrapées dans l’exercice.

83. LES ETATS DE SYNTHESE SUPPLEMENTAIRES REQUIS


DES ASSUJETTIS DONT LE CHIFFRE D’AFFAIRES
ANNUEL DEPASSE 7,5 MILLIONS DE DIRHAMS

En vertu de la loi, ces états sont requis de tous les commerçants dont le chiffre d’affaires
dépasse 7.500.000,00 DHS. Trois états sont prévus à savoir: l’état des soldes de gestion
(ESG), le tableau de financement (TF), et l’état des informations complémentaires
(ETIC).

83.1 L’ETAT DES SOLDES DE GESTION (E.S.G.)

Cet état regroupe deux tableaux distincts :

 le tableau de formation des résultats (TFR) ;


 le tableau de calcul de la capacité d’autofinancement de l’exercice.

a)Le Tableau de formation des Résultats (TFR)

La présentation croisée des masses et rubriques composant les produits et les charges
permet d’obtenir automatiquement la cascade des soldes de gestion sous forme de
tableau intitulé TFR, et dont la structure schématique peut être ainsi dressée :
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TABLEAU 29 : TABLEAU DE FORMATION DES RESULTATS

611 ACHATS 711 VENTES DE


REVENDUS DE MARCHANDISES
MARCHANDISES EN L'ETAT
EN L'ETAT

- MARGE BRUTE SUR VENTS EN L'ETAT +

MATIERES ET CONSOMMABLES

612 ACHATS DE MATIERES ET 712 PRODUCTION VENDUE


CONSOMMABLES DE L'EXERCICE Y
COMPRIS VARIATION DE STOCKS
613 AUTRES CHARGES EXTERNES 713 VARIATION STOCKEE
/61 (VARIATION) (+) OU (-)
4
714 PRODUCTION
IMMOBILISEE

= CONSOMMATION DE = PRODUCTION DE
L'EXERCICE L'EXERCICE

- 814 VALEUR AJOUTEE +


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TABLEAU 29 : TABLEAU DE FORMATION DES RESULTATS (SUITE 1)

814 VALEUR AJOUTEE

616 IMPOTS ET TAXES 716 SUBVENTIONS


D'EXPLOITATION
617 CHARGES DE
PERSONNEL

- 817 EXCEDENT (OU INSUFFISANCE) BRUT +


D'EXPLOITATION

618 AUTRES CHARGES 718 AUTRES PRODUITS


D'EXPLOITATION D'EXPLOITATION
619 DOTATIONS 719 REPRISES
D'EXPLOITATION D'EXPLOITATION,
TRANFERTS DE
CHARGES

- RESULTAT D'EXPLOITATION +

+ ou -

830 RESULTAT FINANCIER

+ ou - 840 RESULTAT COURANT

850 RESULTAT NON


COURANT
830 RESULTAT AVANT IMPOT

67 IMPOTS SUR LES RESULTAT

- 880 RESULTAT NET DE L'EXERCICE


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Ce tableau reflète les mesures significatives du comportement économique de


l’entreprise, en faisant ressortir les grandeurs essentielles qui marquent les différentes
étapes de la formation de son résultat net, à travers les soldes de gestion ci-après :

La marge brute sur vente en l’état est la première grandeur obtenue, par différence
entre le prix de vente et le prix d’achat des articles vendus. Elle traduit la rentabilité de
l’activité de revente en l’état de l’entreprise.

La valeur ajoutée est le deuxième solde de gestion calculé. Il découle de l’addition de


la marge brute sur vente en l’état à la différence entre la production et la
consommation de l’exercice.

La production de l’exercice, est la grandeur qui regroupe la valeur totale des


productions réalisées par l'entreprise, (et selon le cas, soit vendues, soit stockées, soit
immobilisées).

La consommation de l’exercice, constitue le total des coûts d’achat et des autres


charges externes supportés par l’entreprise pour réaliser la production.

L’excédent (ou insuffisance) brut d’exploitation (EBE, IBE), est le troisième solde de
gestion, qui découle de la valeur ajoutée après incorporation des subventions
d’exploitation reçues et déduction des impôts, taxes et charges du personnel. C’est
une grandeur qui exprime le résultat obtenu par l’entreprise au travers de ses seules
opérations d’exploitation, avant l’incidence des charges d’investissement et de
financement.

Le résultat d’exploitation est obtenu en imputant à L’EBE (ou L’IBE) :

_ les autres produits et les autres charges d’exploitation


_ les dotations, reprises d’exploitation et transferts de charges

Ce résultat exprime la capacité bénéficiaire réelle de l’entreprise, avant l’imputation du


résultat de ses opérations financières.

Le résultat courant est obtenu après affectation au résultat d’exploitation des produits
et charges financiers de l’exercice.

Ce solde mesure le résultat récurrent de l’entreprise, c’est à dire le niveau normal de sa


capacité à générer des résultats annuels sensiblement identiques d’une année à
l’autre, en l’absence de modification substantielles de son marché et de ses politiques
d’investissement, de financement et de gestion courante.
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Le résultat non courant est l’expression de l’incidence des opérations exceptionnelles


survenues dans l’entreprise, et n'ayant pas de lien avec le cycle normal d’exploitation,
ou bien lorsqu’elles en ont un, sont d’une importance inhabituelle telles qu'elles sont
classées parmi les opérations non courantes.

Le résultat net de l’exercice est la somme des résultats courants et non courants,
diminuée de l’impôt sur les résultats effectivement dû au titre de l’exercice.

Ce résultat est bien entendu strictement identique à celui issu du CPC.

b) Le tableau de calcul de la capacité d’autofinancement:

C’est un tableau qui détermine la marge d’autofinancement dégagée par l’entreprise


au cours de l’exercice, en retraitant le résultat net ainsi:

 addition des dotations aux amortissements et aux provisions de caractère durable

 soustraction des reprises enregistrées sur ces mêmes éléments, ainsi que sur les
subventions d’investissement rapportées partiellement au CPC.

 élimination de l’incidence des cessions d’immobilisations constatées durant


l’exercice le cas échéant.

Les rubriques et comptes qui déterminent le calcul de la CAF à partir du résultat net
sont regroupés au tableau ci-après :
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TABLEAU 30 : TABLEAU DE CALCUL DE LA CAF

RESULTAT NET

+ -

619 DOTATIONS 7191 REPRISES


D'EXPLOITATION A D'EXPLOITATION
SUR ELEMENTS 7195 SUR ELEMENTS
NON CIRCULANTS NON
CIRCULANTS
639 DOTATIONS 7391 REPRISES
FINANCIERES SUR A FINANCIERES SUR
ELEMENTS NON 7393 ELEMENTS NON
CIRCULANTS CIRCULANTS
659 DOTATIONS NON 759 REPRISES NON
COURANTES SUR COURANTES SUR
ELEMENTS NON ELEMENTS NON
CIRCULANTS CIRUCLANTS

+ -

651 VALEUR NETTE 751 PRODUITS DES


D'AMORTISSEMENT DES CESSIOJNS
IMMOBILISATIONS D'IMMOBILISATIONS
CEDEES

CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT
-
DISTRIBUTION DE BENEFICES
=
AUTOFINANCEMENT
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83.2 LE TABLEAU DE FINANCEMENT

Ce tableau décrit comment les ressources dont a disposé l’entreprise à l’intérieur d’un
exercice ont été employées par elle sur cette période.

C’est, de fait, le document qui permet la liaison entre deux bilans successifs par la
décomposition des flux financiers qui se sont produits dans cet intervalle, et qui exprime
ainsi le résultat des activités d'exploitation d'une part, et des politiques d’investissement
et de financement d'autre part.

La confrontation des ressources aux emplois permet de dégager les relations


fondamentales entre le fonds de roulement, -- le besoin en fonds de roulement -- la
trésorerie, et de comprendre l’origine des évolutions de la structure financière de
l’entreprise.

La structure du tableau de financement proposé par la loi dégage une analyse des flux
de financement de l’exercice selon un schéma "neutre" qui laisse au lecteur le soin
d'adapter ces informations au besoin de son analyse.

La logique du tableau proposé peut être schématisée ainsi :


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TABLEAU 31 : STRUCTURE DU TABLEAU DE FINANCEMENT

AUTOFINANCEMENT (VOIR TABLEAU N°30)

+ RESSOURCES - EMPLOIS
STABLE STABLE

 CESSION ET REDUCTIONS  ACQUISITION ET


D'IMMOBILISATIONS (PRIX AUGMENTATION
DE CESSION OU DE D'IMMOBILISATIONS (COUT
REDUCTION) D'ACQUISITION, D'APPORT
OU DE TRANSFERT) EMPLOIS
EN NON-VALEURS

 AUGMENTATION DES  REMBOURSEMENT DES


CAPITAUX PROPRES ET CAPITAUX PROPRES
ASSIMILES Y COMPRIS
PRIME D'EMISSION, DE
FUSION OU D'APPORT

 AUGMENTATION DES  REMBOURSEMENT DES


DETTES DE FINANCEMENT DETTES DE FINANCEMENT
(NETTE DES PRIMES DE
REMBOURSMENT)

VARIATION DU FOND DE ROULEMENT


(EMPLOI NET OU RESSOURCE NETTE)

+ DIMUNITION - AUGMENTATION
DU BFR DU BFR

 AUGMENTATION DES  DIMUNITION DES DETTES


DETTES D'EXPLOITATION D'EXPLOITATION

 AUGMENTATION DES  DIMUNITION DES DETTES


DETTES HORS EXPLOITATION HORS EXPLOITATION

 DIMUNITION DES ACTIFS  AUGMENTATION DES ACTIFS


D'EXPLOITATION D'EXPLOITATION

 DIMUNITION DES ACTIFS  AUGMENTATION DES ACTIFS


HORS EXPLOITATION HORS EXPLOITATIONS

VARIATION NETTE DE LA TRESORERIE


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La différence entre la variation des ressources permanentes et des emplois stables


représente la variation du fonds de roulement net global, qui est soit un emploi
(prélèvement sur la trésorerie) soit une ressource (disponible en trésorerie).

La différence nette des variation des éléments circulants d’actif et de passif représente
soit un besoin supplémentaire de fonds de roulement (prélèvement sur la trésorerie),
soit un dégagement du fond de roulement (disponible la trésorerie).

Le solde des variations entre les prélèvements et les excédents de trésorerie constitue la
variation nette qui assure l’équilibre global des flux de ressources et d’emplois de
l’année.

L’incidence de toutes ces variations sur la trésorerie de l'entreprise peut être


schématisée ainsi (11):

VARIATION RESSOURCES VARIATION PASSIF ET VARIATION TRESORERIE


ET EMPLOIS STABLES ACTIF CIRCULANT NETTE

SI ALORS

Baisse du FDR > Baisse du BFR  Baisse de la TN


Baisse du FDR < Baisse du BFR  Hausse de la TN
Hausse du FDR > Hausse du BFR  Hausse de la TN
Hausse du FDR < Hausse du BFR  Baisse de la TN
Hausse du FDR et Baisse du BFR  Hausse de la TN
Baisse du FDR et Hausse du BFR  Baisse de la TN

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Cf. chapitre3 - section 3 ci-dessous
CHAPITRE 2 : ANALYSE DE LA LOI COMPTABLE
SECTION 8 : LE DISPOSITIF COMPTABLE DE FONDS – LES ETATS DE SYNTHESE

83.3 L'ETAT DES INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

L’état des informations complémentaires (ETIC) est un document formé d’un ensemble
de tableaux ayant en commun plusieurs objectifs, et dont la finalité globale est de
permettre aux états de synthèse de tendre à refléter une image fidèle du patrimoine,
de la situation financière et des résultats de l’entreprise.

A cet égard, l’information à donner à l’ETIC doit répondre normalement à certains


critères que la doctrine internationale a codifiés:

 l’information doit être compréhensible, sur la partie «qualitative» qui traite des «règles
du jeu» adoptées par l’entreprise,

 l’information ne doit pas être préjudiciable au secret des affaires. Ainsi, les dirigeants
de l’entreprise peuvent, sous leur responsabilité, omettre de fournir tel ou tel élément
stratégique dans leur situation (ventilation du chiffre d’affaires, liste des filiales et
participations,...) si la divulgation intempestive de ces éléments risque de leur porter
préjudice.

 l’information doit être homogène, établie selon les mêmes règles et dans les mêmes
conditions que celles du bilan, du CPC, de l’ESG et du TF. Elle doit en particulier :

 pouvoir être vérifiée par recoupement direct avec des documents comptables
qui attestent leur exactitude (grand-livre spécialement, dossier juridique, dossier
fiscal, etc..),

 pouvoir être rapprochée d’un exercice à l’autre.

 l’information requise à l’ETIC ne doit pas être «mécanique». Elle doit obéir au
principe d’importance significative et n’être fournie qu’en fonction:

 de l’utilité qu’elle est susceptible de présenter pour un lecteur des états


(actionnaires, créanciers, personnel, analystes),

 des caractéristiques de l’entreprise et notamment de son environnement interne


(organisation, statut) et externe (secteur d’activité,..),

 du «poids» de l’élément d’information considéré.

A contrario, l’entreprise doit fournir toute information complémentaire dont l’omission


est de nature à modifier le jugement que le lecteur des états de synthèse devrait avoir
CHAPITRE 2 : ANALYSE DE LA LOI COMPTABLE
SECTION 8 : LE DISPOSITIF COMPTABLE DE FONDS – LES ETATS DE SYNTHESE

sur le patrimoine, la situation financière et les résultats de l’entreprise (voir n° 46 et


suivants).

La loi a prévu un ETIC comportant trois types de tableaux; chacun de ces types devant
répondre à un objectif distinct.
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SECTION 8 : LE DISPOSITIF COMPTABLE DE FONDS – LES ETATS DE SYNTHESE

a)Le premier objectif de l’ETIC : apporter toutes précisions utiles sur les «règles de jeu»
utilisées par l’entreprise pour l’arrêté de ses comptes.

Trois états servent cet objectif :

TABLEAU A1 : principales méthodes d’évaluation spécifiques à l’entreprise,

L’objectif de cet état est de fournir l'indication des méthodes d’évaluation


spécifiquement appliquées par l’entreprise sur chaque poste du bilan parmi toutes
celles préconisées par la loi

L'objectif de l'état est donc de préciser les choix opérés par l'entreprise.

Exemples 1- modalités d'amortissement de l'immobilisation en non-valeurs ( maximum


cinq ans),

2- modalités d'établissement des plans d'amortissement des immobilisations


(indication des durées, valeurs résiduelles, taux par année),

3- base de calcul de certains coûts d'acquisition ou de production s'ils


intègrent à titre exceptionnel une quote-part de charges spécifiques de
financement,....),

4- choix d'une méthode spécifique d'étalement de la perte potentielle de


change sur des dettes à long terme due à une chute brutale du cours
durant l'exercice.

TABLEAU A2 : état des dérogations

L’objectif est de renseigner les utilisateurs sur les dérogations adoptées par l’entreprise
en matière de principes comptables, de méthodes d’évaluation, de règles
d’établissement et de présentation des états de synthèse, (et qui trouvent leur
justification dans le respect de l’objectif d’image fidèle) ; ainsi que sur l’impact de ces
dérogations sur le patrimoine, la situation financière et les résultats (voir n° 46 et
suivants).

TABLEAU A3 : état des changements de méthodes

Cet état a pour objectif d’informer les opérateurs économiques :

 Sur les changements intervenus en cours d’exercice, lesquels, bien que ne


constituant pas des dérogations, ont modifié les méthodes d’évaluation ou les règles
de présentation antérieurement adoptées par l'entreprise
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 Sur leur justification ainsi que leur influence sur le patrimoine, la situation financière et
les résultats de cette entreprise.

Exemples
1- Changement intervenu dans un plan d'amortissement
2- Modification dans le mode de détermination du coût de production
3- décision de modifier l'étalement de l'immobilisation en non-valeurs sur une
durée inférieure à 5 ans

b) 2ème objectif : compléter et préciser à l’intention des divers utilisateurs, les


principales
informations communiquées sur les autres parties des états de synthèse.

Cet objectif est servi par 15 tableaux :

TABLEAU B1 : détail des non valeurs

Ce tableau retrace l’évolution de la rubrique durant l’exercice, en indiquant les soldes


des comptes principaux constitutifs de «l'immobilisation en non valeurs qui représente
des natures de charges limitativement énumérées par la loi et provisoirement portées à
l'actif en attente de leur étalement sur les exercices futurs (5 ans maximum)».

Le total du tableau doit recouper avec le solde de la rubrique apparaissant au bilan.

TABLEAU B2 : tableau des immobilisations autres que financières

Ce tableau détaille les augmentations et les diminutions des immobilisations en cours


d’exercice, par masse, rubrique et par type de mouvement.

Les soldes doivent être égaux à ceux du bilan.

TABLEAU B2bis : tableau des amortissements

Ce tableau retrace l’évolution du cumul d’amortissement du début à la fin de


l’exercice, par rubrique d’immobilisations. Les soldes doivent également recouper avec
les comptes d'amortissement du bilan.

TABLEAU B3 : tableau des plus ou moins values sur cessions ou retraits d'immobilisations

Ce tableau renseigne sur les plus ou moins values dégagées sur chaque élément cédé
ou retiré de l’actif immobilisé .Le total des colonnes: valeur nette d'amortissement,
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produits des cessions, doit être égal respectivement au solde des comptes «valeurs
nettes d'amortissements des immobilisations cédées» et «produits des cessions
d'immobilisations».

TABLEAU B4 : tableau des titres de participation

Ce tableau permet une récapitulation des titres de participation détenues par


l’entreprise, ainsi que des informations d’ordre économique et financier sur l’entreprise
émettrice (secteur d'activité, situation nette, résultat,...) afin de permettre une première
indication sur les provisions pour dépréciation constituées le cas échéant.

TABLEAU B5 : tableau des provisions

En raison du caractère toujours sensible des provisions constituées par l'entreprise,


l’objectif de ce tableau est de fournir le détail des dotations et des reprises au cours de
l’exercice de chaque niveau de provision, afin de retracer leur évolution sur l’année.

TABLEAU B6 : tableau des créances

Ce tableau fournit une analyse des créances immobilisées et circulantes par échéance
et par type de tiers concerné. Il permet en particulier de mettre en évidence :

 le volume des créances détenues sur chaque tiers, déjà échues et non recouvrées,
 la ventilation de ces créances à travers d'autres analyses pertinentes en raison soit
de la nature de la créance (devise) soit de la qualité des débiteurs (Etat, organismes
publics, entreprises liées) soit de leur matérialisation par des effets de commerce.

TABLEAU B7 : tableau des dettes

Les mêmes informations de l’état B6 sont fournies pour les dettes.

TABLEAU B8 : tableau des sûretés réelles données ou reçues

L’objectif de cet état est de fournir des informations précises sur le montant couvert par
chaque sûreté, sa nature (gage, hypothèque, nantissement, warrant,...) et ses
bénéficiaires.

Les informations sur les sûretés reçues permettent de porter une appréciation qualifiée
sur la solvabilité des créances à l’actif et sur le niveau des provisions dotées le cas
échéant.

Parallèlement, ces informations sur les sûretés données permettent de compléter la


connaissance sur la situation financière réelle de l'entreprise et son degré
d'indépendance.
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TABLEAU B9 : engagements financiers reçus ou donnés

Ce tableau fournit la nature et les montants des avals, cautions et autres engagements
hors bilan donnés et reçus sur l’exercice, comparés aux cumuls à la fin de l’exercice
précédent. Ces informations participent aux mêmes objectifs que ceux du tableau B9.

TABLEAU B10 : tableau des biens en crédit bail

C’est un tableau qui permet de connaître l’inventaire des biens acquis en crédit bail, les
caractéristiques des contrats et le détail des redevances afin de permettre le cas
échéant le retraitement de ces contrats en acquisitions d’immobilisations financées à
crédit.

TABLEAU B11: détail du CPC

Ce tableau donne le détail des postes des comptes de produits et de charges afin de
procéder le cas échéant à des analyses commerciales, économiques ou financières
relativement détaillées.

TABLEAU B12: passage du résultat net comptable au résultat net fiscal

Ce tableau permet de connaître à partir du résultat net social, le détail des


réintégrations et des déductions, les reports déficitaires et les amortissements différés qui
ont permis le calcul du résultat fiscal, ainsi que le montant de l’impôt sur les résultats
provisionné.

TABLEAU B13: détermination du résultat courant après impôts

Ce tableau renseigne sur le niveau de résultat fiscal courant, la base de calcul du


résultat théoriquement imposable, ainsi que sur l’impôt théorique y afférent. Il informe
également sur les exonérations au titre des codes des investissements ou des dispositions
spécifiques dont bénéficie l’entreprise.

TABLEAU B14: détail de la taxe sur la valeur ajoutée

Ce tableau permet un rapprochement entre la TVA comptabilisée et les déclarations


de la TVA, afin de recouper avec le solde de la TVA due ou le crédit de TVA en fin
d’exercice.
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c) 3ème objectif : fournir au lecteur des états financiers des informations qualitatives
ayant trait soit à des données financières (tableaux C1 à C3) soit à des données
statistiques (C4), soit enfin à la datation des états de synthèse aux événements
postérieurs(C5).

TABLEAU C1 : état de la répartition du capital

Ce tableau informe sur l'identité des détenteurs du capital social à la date de clôture,
l'évolution de la population des actionnaires et le niveau de libération du capital social.

TABLEAU C2 : tableau d’affectation du résultat

Les informations réunies dans ce tableau reproduisent le détail de l'affectation des


résultats intervenue dans l'exercice et partant, l'évaluation des comptes de réserves et
de report à nouveau. Elles permettent d'informer indirectement sur les retards
d'affectation des résultats antérieurs encore en instance.

TABLEAU C3 : résultat et autres éléments caractéristiques au cours des trois derniers


exercices.

Ce tableau retrace quelques chiffres-clés sur la structure et l'activité de l'entreprise et


surtout leur évolution sur les trois derniers exercices. Ceci constitue un «Tableau
d'indicateurs synthétiques» sur les performances de l'entreprise, sur la stabilité de son
activité, ses résultats, sa structure financière et humaine.

TABLEAU C4 : tableau des opérations en devises comptabilisées dans l’exercice

C'est un tableau qui permet de mettre en «balance» les transactions souscrites par
l'entreprise durant l'exercice et génératrices soit d'entrées, soit au contraire de sorties en
devises. Ces informations donnent ainsi le total des «entrées» et des «sorties» en devises
ainsi que leur solde annuel (quelque soit la date de l'encaissement ou décaissement).

TABLEAU C5 : datation et événements postérieurs

C’est un document qui permet d’informer sur les événements postérieurs à la date de
clôture, connus à la date d’arrêté des comptes, mais n’ayant pas de lien de causalité
direct et prépondérant avec l’exercice, alors qu’ils ont une importance significative
pour le lecteur de ces états.
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SECTION 8 : LE DISPOSITIF COMPTABLE DE FONDS – LES ETATS DE SYNTHESE

Il permet par ailleurs de connaître la date exacte à laquelle les états de synthèse ont
été arrêtés.