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Corrigé du devoir de mathématiques

Exercice 1 Soit, pour n ∈ IN, les propriétés Pn : un = n2 + n.


Initialisation : pour n = 0, on u0 = 0 et 02 + 0 = 0, et donc la propriété P0 est vraie.
Hérédité : Supposons que pour un entier n, on ait Pn : un = n2 + n, alors, par définition de la suite (un ), on a
un+1 = un + 2n + 2,
soit, avec l’hypothèse de récurrence, un+1 = n2 + n + 2n + 2 = n2 + 3n + 2.
Or, (n + 1)2 + (n + 1) = n2 + 2n + 1 + n + 1 = n2 + 3n + 2.
On a ainsi trouvé que un+1 = (n + 1)2 + (n + 1), ce qui montre que la propriété Pn+1 est vraie.
Conclusion : on vient de démontrer, d’après le principe de récurrence, que Pn : un = n2 + n est vraie pour tout
entier n.

Exercice 2  n
9 9
1. Comme > 1, on a lim = +∞, et donc lim un = +∞.
4 n→+∞ 4 n→+∞
 n
1
5+  n
2 1 1 1
vn = . On a −1 < < 1, donc lim = 0, et lim 3 + = 3, d’où, par quotient des
1 2 n→+∞ 2 n→+∞ n
3+
n
5
limites, lim vn =
n→+∞ 3
 n
1 1 n 1 1 n
     
1
2n + 2n 1 + 1+
2 n 2 n 2
wn = √ =  √  =2×
n+ n+1 n 1 1 1
n 1+ + 1+ √ +
n n n n
 n
1 1 n
 
1 1
avec, comme −1 < < 1, on a lim = 0 et donc lim = 0.
2 n→+∞ 2 n→+∞ n 2
1 1
Comme on a aussi 1 + √ + = 1, on obtient finalement lim wn = 2.
n n n→+∞
 
1 1
−x2 1 − 2 1− 2
x x .
2. En +∞, on a f (x) =  =−
1 6

1 6
x2 1 + − 1+ −
x x x x
1 1 6
Comme lim 1 − 2 = lim 1 + − = 1, on a, par quotient et produit, lim f (x) = −1 et la droite
x→+∞ x x→+∞ x x x→+∞
d’équation y = −1 est asymptote horizontale à la courbe Cf de f en +∞.
En x = 2, on a lim 1 − x2 = −3 et lim x2 + x − 6 = 0.
x→2 x→2
Le quotient tend donc vers l’infini, et il reste à déterminer son signe. x2 + x − 4 est un trinôme du second
degré de racines x1 = 2 et x2 = −3 et on a le tableau de signes :

x −∞ −3 2 +∞
x2 +x−6 + 0| − 0| +

On distingue alors les limites à gauche et à droite en 2 :


lim f (x) = +∞ et lim f (x) = −∞
x→2 x→2
x<2 x>2
La droite d’équation x = 2 est donc une asymptote verticale à Cf .

1 un
Exercice 3 Soit la suite (un ) définie par u0 = et, pour tout entier naturel n, un+1 = .
2 un + 2
1. Soit, pour n ∈ IN, la propriété Pn : 0 < un < 1.
1
Initialisation : u0 = , donc 0 < u0 < 1 et P0 est vraie.
2
Hérédité : Supposons que pour un entier n, on ait Pn : 0 < un < 1.

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1 1 1
Alors, on a 2 < un + 2 < 3 et donc, en prenant l’inverse et donc en inversant l’ordre, < < .
3 un + 2 2
un un un
Enfin, en multipliant pas un > 0, on obtient < < ,
3 un + 2 2
un un 1 un
où > 0 car un > 0, et < < 1 car un < 1 et donc, comme un+1 = , on a obtenu
3 2 2 un + 2
0 < un+1 < 1 qui est la propriété Pn .
Conclusion : on veient donc de démontrer, d’après le principe de récurrence, que Pn : 0 < un < 1 est
vraie pour tout entier naturel n.
un un + 1
2. Pour tout entier n, on a un+1 − un = − un = −un
un + 2 un + 2
Or, d’après la question précédente, un > 0, et donc −un < 0 et un + 1 > 1 > 0 et un + 2 > 2 > 0.
On obtient ainsi que, par produit et quotient, un+1 − un < 0 et donc que (un ) est décroissante.
3. Daprès ce qui précède, (un ) est décroissante et minorée par 0.
(un ) converge donc vers une limite l > 0.
On a donc lim un = l, donc aussi lim un+1 = l, et alors
n→+∞ n→+∞

un l
un+1 = =⇒ l =
un + 2 l+2
l2 + l
⇐⇒ =0
l+2
⇐⇒ l = 0 ou l = −1
Comme pour tout entier n, on a un > 0, l = −1 est impossible, et la la limite ne peut être que l = 0 :

lim un = 0
n→+∞

Exercice 4
Partie A. g(x) = −x3 + 3x − 3 sur IR.
 
3 3
1. On a, pour tout x 6= 0, g(x) = −x3
1− 2 − 3 .
x x
3 3
Comme lim −x3 = +∞ et lim 1 − 2 − 3 = 1, on obtient, par produit : lim g(x) = +∞.
x→−∞ x→−∞ x x x→−∞
De même en +∞, avec lim −x3 = −∞, on obtient lim g(x) = −∞
x→+∞ x→+∞
2. g est une fonction polynôme donc dérivable sur IR avec, pour tout réel x, g ′ (x) = −3x2 + 3 = −3 x2 − 1 .


g′ (x) est un trinôme du second degré de racines évidentes −1 et 1, et on a alors

x −∞ −1 1 +∞
g′ (x) − 0| + 0| −
+∞ −1
g ց ր ց
−5 +∞

3. g est une fonction polynôme donc continue sur IR. De plus, sur ] − ∞; −1], g est strictement décroissante
avec lim +∞ et g(−1) < 0. Ainsi, d’après le théorème de la bijection (ou des valeurs intermédiaires
x→−∞
version forte), l’équation g(x) = 0 admet une solution unique α sur ] − ∞; −1].
De plus, sur [−1; +∞[, le maximum de g est −1, et l’équation g(x) = 0 n’y admet donc aucune solution.
En résumé, l’équation g(x) = 0 admet une unique solution α sur IR avec de plus α ∈] − ∞; −1[.
4. Par balayage, on trouve g(−2, 11) ≃ 0, 06 > 0 et g(−2, 10) ≃ −0, 04 < 0 ce qui montre que −2, 11 < α <
−2, 10, ou encore que α ≃ −2, 10 à 10−2 près.
5. On déduit de ce qui précède que
x −∞ α +∞
g(x) + 0| −

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3 − 2x3
Partie B. f (x) = sur IR \ {−1; 1}.
x2 − 1
u
1. On a f = avec u(x) = 3 − 2x2 donc u′ (x) = −6x2 , et v(x) = x2 − 1 donc v ′ (x) = 2x, et alors
v
u′ v − uv ′
f′ = soit
v2
−6x2 x2 − 1 − 3 − 2x3 2x
 

f (x) =
(x2 − 1)2
−2x4 + 6x2 − 6x
=
(x2 − 1)2
2x −x3 + 3x − 3

=
(x2 − 1)2
2xg(x)
= 2
(x − 1)2
2. On a alors, grâce à la partie A.

x −∞ α −1 0 1 +∞
x − | − | − 0| + | +
g(x) + 0| − | − | − | −
2
x2 − 1 + | + 0| + | + 0| +
f ′ (x) − 0| + || + 0| − || −
3
f ց ր ր ց ց
f (α)

3 − 2α3
3. f (α) = avec α défini comme une racine de g, soit g(α) = −α2 + 3α − 3 = 0, soit 3 = −α3 + 3α
α2 − 1
et donc, dans f (α),
3 − 2α3
f (α) = 2
α −1
−α3 + 3α − 2α3
=
α2 − 1
−3α3 + 3α
=
α2 − 1
−3α α2 − 1

=
α2 − 1
= −3α
Comme on avait −2, 11 < α < −2, 10, on en déduit l’encadrement : −6, 33 < f (α) = 3α < −6, 30.

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