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SEMINAIRE DE RENFORCEMENT DES

COMPETENCES TECHNIQUES DES


COLLABORATEURS

Préparé et animé par Ahmed Christian KOUABLAN


Expert-comptable Diplômé
Objectifs de la formation :
 Renforcer les compétences des
collaborateurs
 Faciliter la lecture des comptes et états
financiers
 Apprendre à détecter les éventuelles
anomalies contenues dans les comptes

Préparé et animé par Ahmed Christian KOUABLAN


Expert-comptable Diplômé
TEHNIQUES DE REVISION DES COMPTES

Préparé et animé par


Ahmed Christian KOUABLAN
Expert-comptable Diplômé
1.1 Rappel des principes comptables retenus par le SYSCOHADA

Le Système Comptable OHADA retient neuf (8+1) principes comptables :

 La prudence

Le principe de prudence s’illustre plus facilement qu’il ne se définit, sa finalité est


d’éviter de transférer sur des exercices ultérieurs des risques nés au cours de
l’exercice et susceptibles d’entraîner des pertes futures. (Art 3 du SYSCOHADA)

 La permanence des méthodes

Les méthodes d’évaluation et de présentation des états financiers doivent être les
mêmes d’un exercice à un autre sauf en cas de changement substantiel intervenu dans
la situation de l’employeur ou d’adoption d’une méthode préférentielle conduisant à une
meilleure image fidèle. (Art 34 et 40 du SYSCOHADA)
 La correspondance du bilan de clôture et du bilan d’ouverture
Ce principe stipule que le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de
clôture de l’exercice précédent. (Art 34 du SYSCOHADA)

 La spécialisation des exercices


La vie de l’entreprise étant découpée en exercices à l’issue desquels sont publiés des
états financiers annuels, il faut rattacher à chaque exercice tous les produits et les
charges qui les concernent (nés de l’activité de l’exercice), et ceux-là seulement.

 Le coût historique
Ce principe stipule que les biens acquis à titre onéreux doivent être comptabilisés à
leur coût d’acquisition, les biens produits par l’entreprise à leur coût de production et
les biens acquis à titre gratuit à leur valeur vénale. (Art 35 du SYSCOHADA)
 La continuité d’exploitation
Ce principe stipule que l’entreprise est considérée comme étant en activité, c'est-à-
dire comme devant continuer à fonctionner dans un avenir prévisible. (Art 39 du
SYSCOHADA)

 La transparence

Ce principe est capital pour l’obtention d’une information loyale. Il est aussi appliqué
internationalement sous diverses appellations (clarté, bonne information, voire
régularité et sincérité objective).

Dans le Système Comptable OHADA, il est affirmé dans les articles 6, 8, 9,10 et 11 du
Règlement. En fait, il imprègne tous les textes relatifs à l’information externe. Il faut
inclure dans ce concept : la conformité aux règles et procédures du SYSCOHADA, la
présentation et la communication claire et loyale de l’information, le respect de la
règle de non-compensation.
 L’importance significative

Sont significatifs tous les éléments susceptibles d’influencer le jugement que les
destinataires des états financiers peuvent porter sur le patrimoine, la situation
financière et le résultat de l’entreprise. (Art 33 du SYSCOHADA)

 La prééminence de la réalité sur l’apparence

Ce principe d’origine anglo-saxonne n’est ni dans la ligne ni dans la tradition culturelle


et juridique des pays de l’OHADA. Il conduit à donner, dans les états financiers, la
priorité à la réalité économique sur la forme ou l’apparence juridique.

Dans le SYSCOHADA, les cinq (5) applications qui sont faites de ce principe sont les
suivantes :
 Inscription à l’actif du bilan (comme si l’entreprise en était propriétaire) des biens
détenus avec <<réserve de propriété>> ainsi que des biens mis à la disposition du
concessionnaire par le concédant ;

 inscription à l’actif du bilan de l’utilisateur (ou preneur) des biens utilisés dans le
cadre d’un contrat de crédit-bail ;

 inscription à l’actif du bilan des effets remis à l’escompte et non encore échus ou
honorés ;

 inscription dans les <<charges de personnel>> du personnel facturé par d’autres


entreprises (personnel intérimaire).
1.2 La présentation des états financiers selon le SYSCOHADA

Trois systèmes (Art 11 -12-13 de l’acte comptable) : système normal, système allégé
et système minimal de trésorerie.

Le système normal :
Toute entreprise est sauf exception liée à sa taille soumise au système normal de
présentation des états financiers et de tenue des comptes. Toutefois, les entreprises
dont le chiffre d’affaires ne dépasse 100 000 000 FCFA peuvent utiliser le système
allégé.
Contenu des états financiers :
- Bilan
- Compte de résultat
- TAFIRE (Tableau Financier des Ressources et Emplois) : tableau de financement et tableau de
flux de trésorerie
- Etats annexés (17 états annexés et 11 tableaux annexés)
Le système allégé :
Applicable aux entreprises dont le chiffre d’affaires n’atteint pas le seuil de FCFA 100 000 000
sans toutefois être inférieure à 30 millions pour les entreprises de négoce et 10 millions pour les
prestataires de services.

Contenu des états financiers :


- Bilan
- Compte de résultat
- Etat annexé

Le système minimal de trésorerie (SMT):

Toute entreprise dont les recettes annuelles n’atteignent pas les seuils suivants :

- 30 millions de FCFA pour les entreprises de négoce

- 20 millions de FCFA pour les entreprises artisanales et assimilées

- 10 millions de FCFA pour les entreprises de services

Calcul du résultat par l’établissement d’un état des recettes et des dépenses.
1.3 Techniques d’analyse du grand livre

Comptes de bilan
 Comptes d’actifs
D’une façon générale, les comptes d’actifs augmentent par le débit et diminuent par le
crédit. Un compte d’actif doit donc normalement avoir un solde débiteur. Les diligences
exposées ci-après permettent de vérifier la correcte présentation des comptes d’actif :

o Comptes d’actif immobilisé (classe 2)


Avant tout, s’assurer que le solde du compte concorde avec la balance générale mise à
disposition par le client (pointer le solde du compte à la balance générale)

 S’assurer que les opérations passées au débit correspondent réellement à des


investissements supplémentaires: acquisitions d’immobilisations, virements de postes à
postes effectués dans le cadre de reclassement, etc....
 S’assurer que les opérations passées au crédit correspondent réellement des
désinvestissements: cessions d’immobilisations, mises au rebut, virements de
postes à postes effectués dans le cadre de reclassement, etc....

 S’assurer que le solde du compte prend en compte l’exhaustivité des


immobilisations existantes à la date de clôture (rapprocher au fichier
d’immobilisations)

Si une multitude d’opérations sont passées au débit et au crédit du compte,


rechercher dans la colonne SOLDE PROGRESSIF le solde du compte

 S’assurer les provisions pour dépréciation ont bien été constituées en cas de perte
de valeur à la fin de l’exercice : pour les titres de participation, valeur d’inventaire
inférieure au prix d’acquisition, biens démodés en raison du progrès technologique,
etc.
o Comptes de stocks (classe 3)

Avant tout, s’assurer que le solde du compte concorde avec la balance générale
mise à disposition par le client (pointer le solde du compte à la balance générale)

 S’assurer que les opérations passées au débit correspondent à des entrées en


stock : constitution du stock initial, achats effectués par le client en cas
d’option pour l’inventaire permanent, constatation du stock final

 S’assurer que les opérations passées au crédit correspondent à des sorties


de stock : annulation du stock initial, sorties (ventes) effectuées par le client
en cas d’option pour l’inventaire permanent

 S’assurer que le solde du compte prend en compte l’exhaustivité du stock


existant à la date de clôture (rapprocher aux PV d’inventaire)
o Comptes de tiers : créances de l’actif circulant (classe 4)

Avant tout, s’assurer que le solde du compte concorde avec la balance auxiliaire
mise à disposition par le client (pointer le solde du compte à la balance auxiliaire)

 S’assurer que les opérations passées au débit traduisent réellement une


augmentation du poste : créance sur un client, créance sur l’administration
fiscale (crédit de TVA) ou déduction de TVA, créance sur le personnel, etc...

Pour les clients, identifier à l’aide de la balance âgée clients les créances
douteuses (créances antérieures de plusieurs années ou client en cessation de
paiement) et apprécier l’opportunité de constituer une provision pour créances
douteuses. Le délai crédit client doit également être utilisé dans cette analyse
Si une multitude d’opérations sont passées au débit et au crédit du compte,
rechercher dans la colonne SOLDE PROGRESSIF le solde du compte
Si le client procède régulièrement au lettrage des comptes, obtenir le grand-livre non
lettré : les opérations non lettrées justifient le solde du compte

Pour le compte 462 (Associés, comptes courants), vérifier qu’il n’est pas débiteur
(convention interdite si solde débiteur) et que les opérations passés au crédit sont
justifiées et correspondent à des apports en compte courant : pièces de caisse,
chèque émis par l’associé et déposé sur le compte de la société (transaction
apparaissant clairement au crédit du relevé bancaire de la société), virement du
compte de l’associé au compte de la société et apparaissant clairement au crédit du
relevé bancaire de la société). Pour les opérations au débit, vérifier qu’elles sont
justifiées et correspondent effectivement à des remboursements de sommes mise à

disposition de la société par l’associé.


Pour les comptes d’attente (comptes 47) :

Sous-compte 4711 (débiteurs divers) : identifier les opérations justifiant le


solde du compte et s’assurer qu’elles sont justifiées. En plus, vérifier que les
opérations passées au crédit de ce compte sont justifiées car les évènements ou
documents (factures, etc.) justifiant le dénouement des opérations passées au
débit est survenu (évènement) ou les documents en attente de réception ont été
reçus par l’entité.

Sous-compte 474 (Répartition périodiques des charges et


produits) :traitement comptable effectué par les entreprises éprouvant la
nécessité d’établir pour les besoins de gestion, des comptes de résultat sur des
périodes plus courtes que l’exercice (clôture mensuelle ou trimestrielle, reporting
mensuel ou trimestriel,...), ou pour la besoin de la comptabilité analytique (costing
à effectuer en fin de mois) .
Ce traitement comptable d’applique aux charges ou produits dont les montants sont
connus d’avance avec une précision suivante (impôts, assurances, loyers, contrats
d’entretien) qui ne sont enregistrées qu’une ou deux fois par an. Il est donc nécessaire
de les répartir de façon égale (par un système appelé abonnement) sur l’ensemble des
périodes de l’exercice comptable. En cors d’exercice, la répartition est modifiée. S’il y
a lieu, en plus ou en mois de manière que le total des sommes inscrites au débit ou au
crédit des comptes intéressés des classes 6, 7 ou 8 soit égal en fin d’exercice, au
montant réel de la charge ou du produit. Les comptes 4746 (charges) et 4747
(Produits) sont soldés en fin d’exercice.
Le montant annuel de la charge ou du produit est comptabilisé intégralement
selon le cas au débit du compte 4746 (Charges) ou crédit du compte 4747
(Produits) par le compte de tiers ou de trésorerie. La comptabilisation
progressive (en fin de mois ou d trimestre) de la charge ou du produit au crédit
du compte 4746 (charges) ou au débit du compte (4747) viendra apurer ces
derniers comptes.
La situation peut être inversée si le montant annuel de la charge ou du produit
n’est connu de façon précise qu’en fin d’exercice. Dans ce cas, comptabiliser la
quote-part mensuelle de la charge ou du produit selon le cas au compte 4746
(charges) ou 4747 (produits) et passer une régularisation en fin d’exercice en
tenant compte du montant annuel effectif afin de solder les comptes de
répartition périodique.

En cas de difficulté d’appréciation de l’exactitude des opérations passées par le


client, retracer soi-même le schéma d’écritures comptables sur la base des
documents reçus du client et vérifier que les incidences en terme d’impact sur les
soldes des comptes de charges, produits et de répartition périodique (4746 et
4747) sont conformes à celles des écritures passées par le client, ce dernier
pouvant user d’un schéma d’écritures comptables différent.
Sous-compte 476 (Charges constatées d’avances : CCA)

Ce compte doit présenter un solde débiteur. En effet, ce compte est destiné à


enregistrer la quote-part des charges rattachables à l’exercice suivant et payées
d’avance.

Il s’agit par exemple des primes d’assurance qui sont à cheval sur 2 exercices et
payées intégralement d’avance. Le compte de charges (primes d’assurance) est débité
pour le montant intégral de la prime payée. Cette comptabilisation traduisant une
entorse aux principes de prudences et de séparation des exercices car
comptabilisation d’une charge rattachable à l’exercice suivant sur l’exercice en cours),

le compte 476 (CCA) est alors utilisé pour comptabiliser la quote-part rattachable à
l’exercice suivant de telle sorte que le compte de charge ne contient après cette
écriture (Débit 476 CCA et crédit : 625 (Primes d’assurance) que la quote-part
rattachable à l’exercice en cours.
Pour éviter cette deuxième écriture, certains clients comptabilisent en une seule fois
la quote-part rattachable à l’exercice en cours au débit du compte 625 (Primes
d’assurance) et la quote-part rattachable à l’exercice suivant au débit du compte 476
(CCA).

A l’ouverture de l’exercice suivant, le compte 476 (CCA) est crédité par le débit du
compte de charge (Primes d’assurances dans le cas d’espèce) pour constater la charge
de l’exercice. Le compte 476 (CCA) est alors soldé.

Pour contrôler la correcte évaluation du solde du compte 476 (CCA), recalculer soi-
même la quote-part à rattacher à l’exercice suivant sur la base des documents
produits par le client (polices d’assurance, factures, etc...) . Pour ce faire, déterminer
en jours ou en mois la période s’écoulant entre la date de clôture de l’exercice
contrôlé et la date d’échéance de la prime payée. Une mauvaise évaluation de la quote-
part rattachable à l’exercice suivant pourrait entraîner une sous-évaluation ou une
sur-évaluation du compte de charge par nature.
Une analyse symétrique permet de comprendre le fonctionnement du
compte 477 (Produits constatés d’avance :PCA)

Sous-compte 478 (Ecart de conversion actif : ECA)

Ce compte est utilisé pour constater les diminutions de créance et les


augmentations de dettes du fait d’opérations libellées en monnaie
étrangère. Pour contrôler ce compte :

 Recalculer la perte latente en utilisant la formule suivante : [Cours du


jour de l’opération – Cours de clôture] * Montant en devise de la
Dette ou de la Créance.
 Comparer le résultat précédemment trouvé au montant passé au débit du compte
476 (ECA). En effet, le montant de la dette ou de la créance ayant varié à clôture
de l’exercice du fait des fluctuations de la devise, cette régularisation (Débit 476 :
CCA et Crédit : Compte de tiers 411, 401, 16, etc...) vient corriger l’évaluation du
solde du compte de tiers afin de l’aligner sur le cours à la clôture de l’exercice. Les
opérations ainsi passées au débit du compte 476 sont annulées l’exercice suivant.
Les ECA traduisant des pertes latentes de change, une provision pour perte latente
de change doit être constituée d’égal montant (Débit 6791 : charges provisionnées
financières sur risques financiers) et crédit 499 : risques provisionnés)

conformément au principe de prudence.


Cette provision n’est pas fiscalement déductible. Il faut donc vérifier sur le tableau
de détermination du résultat fiscal que le client a déduit les ECA (car déductibles
fiscalement mais non comptabilisés en charge et réintégré la provision pour perte de
change. Les ECP (Ecarts de Conversion Passif : gains latents) ne donnent pas lieu à
constitution de provision et ne sont pas passés que lorsque ces gains latents sont
réalisables (dénouement de l’opération : règlement de la dette totale du fournisseur
ou paiement par le client de l’intégralité de sa créance, etc....) : dissymétrie prévue
par le principe de prudence.

Attention : Pour les pertes de change sur les éléments d’actif ou de passif à long
terme (prêts accordés en devise, emprunts contractés en devise), la provision est
passée au débit du compte sont passées au débit du compte 697 (Dotations aux
provisions financières) et 194 (Provision pour perte de change)
Au dénouement de l’opération, il faut vérifier que la provision pour perte de change a
été reprise car devenue sans objet. Les gains de change (776) et pertes de change
(676) sont alors passés.

Quant aux éléments de trésorerie (caisse et banque tenus en devises), les ECA et ECP
sont passés directement en pertes (676) ou gains de change (776).

o Comptes de Trésorerie (classe 5)

Pour ces comptes, vérifier que les soldes sont justifiés :

Compte 50 : Titres de placement : vérifier que le solde est débiteur et que les
opérations passées sont justifiées : BSA (Bons de Souscription d’Actions), BSO
(Bons de Souscription d’Obligation) et vérifier que les intérêts courus ont été
provisionnés au débit du compte 506 (Intérêts courus)..
Il importe aussi de vérifier que les pertes de valeurs sur ces titres de placement
(actions dont les cours ont baissé en fin d’exercice) ont donné lieu à constitution d’une
provision : Débit 659 : charge provisionnées d’exploitation sur risques à CT et crédit
59 : dépréciations et risques provisionnés

Sous-compte 513 : vérifier que les soldes de ces comptes sont justifiés par des
bordereaux de remise de chèque à l’encaissement et pointer ces derniers au relevé
bancaire pour s’assurer que les chèques ont été effectivement déposés sur les
comptes de la société (risque de fraudes car ce compte peut être soldé par le client
par un autre compte que le compte 52 concerné).

Sous-compte 52 : Vérifier que le solde est débiteur. Si le solde est créditeur,


s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un découvert bancaire (reclasser en 56 si découvert
bancaire car le solde de ce compte viendra diminuer au bilan la Trésorerie-Actif
plutôt que de se loger dans la Trésorerie-Passif).
En effet, cette situation pourrait fausser l’analyse financière même si l’impact
sur la trésorerie nette est le même. Exemple : le ratio de liquidité immédiate
(Trésorerie Actif/Passif circulant) serait diminué ce qui pourrait selon
l’importance des données fausser son interprétation.

Un compte 52 créditeur pourrait être justifié par un dépassement exceptionnel


accordé par la banque au client ou à des crédits de trésorerie ponctuels n’étant pas
matérialisés par des conventions.

L’audit des suspens sera abordé dans la partie relative à l’audit des comptes du
présent guide.
Sous-compte 57 : vérifier que le solde de ce compte n’est pas créditeur (anomalie).
A cet effet, rechercher dans la colonne des soldes progressifs des grands-livres les
soldes créditeurs et investiguer l’écriture comptable passée par le client pour rendre
le solde débiteur ou nul. Un solde nul pourrait masquer des opérations injustifiées
(sous-évaluation des charges de l’exercice, opération passée pour solder un
compte d’attente ou un compte client présentant un solde injustifié). Si le solde
nul de ce compte s’explique par un reversement des espèces détenues en caisse
sur les comptes bancaires de la société, obtenir le bordereau de versement et
vérifier que le montant des espèces figure pour son intégralité sur le relevé
bancaire (au crédit)

Sous-compte 58 : vérifier qu’ils sont soldés ou se soldent sur les périodes


subséquentes.
 Comptes du passif

D’une façon générale, les comptes du passif augmentent par le crédit et diminuent par
le débit. Un compte du passif doit donc normalement un solde créditeur. Les diligences
exposées ci-après permettent de vérifier la correcte présentation des comptes du
passif

o Comptes de ressources durables et dettes financières (classe 1)

Avant tout, s’assurer que le solde du compte concorde avec la balance générale mise à
disposition par le client (pointer le solde du compte à la balance générale)

S’assurer que les opérations passées au crédit correspondent réellement à des


ressources supplémentaires: augmentation de capital, nouvel emprunt contracté
auprès d’une banque, crédit-bail, subvention d’investissement, etc.....
S’assurer que les opérations passées au débit correspondent réellement à des
diminutions de ressources : remboursement d’emprunts (crédit-bail ou emprunts
classiques), réduction du capital, reprise d’une subvention d’investissement, etc....

o Comptes de tiers (classe 4)

Il s’agit des comptes fournisseurs, de dettes fiscales, etc... Pour les comptes
fournisseurs, faire une analyse symétrique à celle des clients. Pour les compte de
dettes fiscales, il faut vérifier qu’ils ne sont débiteurs et que les soldes créditeurs de
ces comptes correspondent aux déclarations de la dernière période : solde du Compte
4441 (TVA due ) à rapprocher à la dernière déclaration de TVA, solde des compte 43
(Organismes sociaux) à rapprocher de la dernière déclaration CNPS, etc........
o Comptes de Trésorerie (classe 5)

Il s’agit des crédits de trésorerie et de découverts. Il faut vérifier que les soldes de
ces comptes sont créditeurs et justifiés par des documents : conventions de
découvert, etc....

Ces dettes à court terme donnant au prélèvement par la banque d’intérêts débiteurs
(agios), il faut vérifier que ces agios ont été comptabilisés au débit du compte 6745
(Intérêts bancaires et sur opérations de trésorerie et d’escompte) et non au compte
6318 (Frais bancaires) : erreur d’imputation comptable très récurrente

 Comptes de charges

D’une façon générale, les comptes de charges augmentent par le débit et diminuent
par le crédit. Un compte de charges doit donc normalement un solde débiteur. Les
diligences exposées ci-après permettent de vérifier la correcte présentation des
comptes de charges :
Avant tout, s’assurer que le solde du compte concorde avec la balance générale mise à
disposition par le client (pointer le solde du compte à la balance générale)

Vérifier que les opérations passées au débit de ces comptes sont soutenues par des
pièces justificatives : factures, etc...

Vérifier que les opérations passées au débit de ces comptes concernent l’exercice et
sont correctement évaluées : faire attention à la TVA et vérifier que seul le montant
HT de la facture a été passé au débit du compte pour les opérations ouvrant droit à
déduction de la TVA.
Cas particuliers des achats de petit matériel et mobilier
Pour ces comptes, il faut s’assurer qu’ils n’ont pas comptabilisé d’éléments ayant un
caractère immobilisation. Il s’agirait en effet d’une erreur de droit (comptabilisation
en charges d’éléments immobilisables) Il faudrait donc tenir compte de la limite
d’activation des petits achats (FCFA 300 000) Toutefois, les achats de mobiliers de
bureau sont à passer en immobilisation quelque soient leurs montants.
En effet, ces biens ont un caractère durable car la pratique montre qu’ils sont
utilisés pendant plusieurs années. Ils ne doivent donc pas être passés en charges
même s’ils ont été achetés à de faibles valeurs au sens de l’article prévu à cet
effet par le mémento fiscal.

Cas particuliers des consommations d’eau, d’électricité et des charges de loyers

Il faut pour ces factures s’assurer qu’il existe 6 opérations (pour l’électricité car
facturation bimensuelle) et faire même test pour le compte le compte destiné à
comptabiliser les consommations d’eau. Pour le compte destiné à enregistrer les
loyers, le compte 622 (Locations et charges locatives) doivent faire apparaître 12
opérations si le loyer est payé mensuellement.

Il faut également vérifier que les consommations d’eau et d’électricité de la dernière


période ont été provisionnées si les factures ne sont pas parvenues à la clôture de
l’exercice
Cas particuliers de services extérieurs

Pour ces comptes, il faut vérifier que les honoraires du CAC, de l’avocat, etc... ont été
provisionnés. Il faut également vérifier que ces comptes, notamment les comptes 63
n’enregistrent pas des éléments ayant un caractère de salaires.

Cas particuliers de primes d’assurance

Certains clients passent les taxes sur les contrats d’assurance au compte de TVA
déductible, ce qui est une erreur car la taxe sur les contrats d’assurance ne peuvent
être déduite par les assurés et relèvent d’un régime distinct de celui de la TVA. Cette
taxe varie d’ailleurs suivant les branches d’assurance. Elle n’est donc pas fixe comme
la TVA au taux de 18% Seule la prime d’assurance TTC doit être passée en charge.
Cas particuliers des factures délivrées par les agences de voyage et compagnies
aériennes pour achat de billets d’avions

Certaines taxes sont facturées par les agences de voyage ou les compagnies aériennes
à leurs clients lors d’achats de billets (taxe de survols, taxe d’atterrissage, etc...). Ces
taxes ne peuvent en aucun cas être comptabilisées par le client en TVA déductible.
Seul le montant TTC doit être passé en charge.

Extinction, annulation de la charge, etc...

Cas particuliers des factures délivrées par les agences de voyage et compagnies
aériennes pour achat de billets d’avions

Certaines taxes sont facturées par les agences de voyage ou les compagnies aériennes
à leurs clients lors d’achats de billets (taxe de survols, taxe d’atterrissage, etc...). Ces
taxes ne peuvent en aucun cas être comptabilisées par le client en TVA déductible.
Seul le montant TTC doit être passé en charge.
D’une façon générale, les opérations passées au crédit des comptes de charges
doivent correspondent à des annulations ou extinctions de charges : cas des frais de
personnel intérimaire reclassés en charges de personnel intérimaire en fin d’exercice
conformément au principe de prééminence de la réalité économique sur l’apparence
juridique. Les comptes de frais de personnel intérimaire (637) doivent donc être
soldes en fin d’exercice. Pour le compte 6617 (Avantages en nature), vérifier que le
montant passé au débit du compte a été transféré au crédit du compte (781 :
transferts de charges d’exploitation). En effet, cette écriture permet de reclasser
en charge les avantages en nature passés en cours d’exercice dans des comptes de
charges par nature (622 loyers, 6051, Eau) pour la partie imposable (voir différents
barèmes)
 Comptes de produits

D’une façon générale, les comptes de produits augmentent par le crédit et diminuent
par le débit. Un compte de produits doit donc normalement un solde créditeur. Les
diligences exposées ci-après permettent de vérifier la correcte présentation des
comptes de produits :

 il faut vérifier que les opérations passées au crédit sont soutenues par des
factures normalisées émises par le client,

 il faut vérifier que seul le montant HT a été passé au crédit du compte et la TVA
passée au compte de TVA collectée. Pour les opérations passées en mois au crédit
(cas des avoirs), il faut identifier sur le grand-livre du compte la facture ayant
donné lieu à l’avoir car si la facture initiale n’a pas été comptabilisée, le solde du
compte serait sous-évalué,
 il faut également rapprocher le chiffre d’affaires facturé issu du logiciel de
gestion commercial au chiffre d’affaires comptabilisé. Les écarts doivent être
justifiés par le client. Afin de réduire l’assiette de détermination de l’impôt BIC
(pour payer moins d’impôt), certains clients minorent leurs chiffres d’affaires. Pour
identifier des cas de minoration de chiffres d’affaires, il faut investiguer toutes
les opérations passées au débit des comptes de ventes et obtenir les factures du
mois de Janvier de l’exercice subséquent. Il faut ensuite identifier par ces
factures celles qui sont rattachables à l’exercice contrôlé compte tenu de leurs
dates d’émission ou de livraison des produits correspondants.

A partir des relevés bancaires du mois de Janvier de l’exercice subséquent,

il faut identifier par sondages les transactions passées par la banque au crédit et
correspondant des règlements de clients (clients étrangers), il faut ensuite s’assurer
que les factures correspondant à ces règlements ont été comptabilisées si elles se
rattachent à l’exercice contrôlé mais si les règlements ont été faits postérieurement
par les clients.
1.4 Savoir lire des balances générale et auxiliaire

L’attention du réviseur comptable ou de l’auditeur doit attirée par les situations


suivantes :

 Comptes capital débiteur

 Absence du compte réserve légale alors que la société réalise des bénéfices
depuis plusieurs années
 Compte de réserve légale débiteur : contrôle à effectuer sur l’exercice
subséquent en raison de la tenue de l’AGO dans les 6 mois de la clôture de
l’exercice
 Compte de résultat non soldé alors que la société a affecté son résultat
(AGO) : contrôle à effectuer sur l’exercice subséquent en raison de la tenue
de l’AGO dans les 6 mois de la clôture de l’exercice
 Compte 14 (Subventions d’investissement) débiteur en raison d’un excès de
reprises de subventions

 Compte 16 (Emprunts et dettes assimilées) débiteur en raison d’erreurs de


comptabilisation sur les remboursements ou de la non-comptabilisation de
l’emprunt. Dans ce dernier cas, le montant de l’emprunt mis à disposition par
la banque devrait se retrouver en suspens sur l’ERB concerné du côté de
l’entreprise

 Compte 17 (Dettes de CB) débiteur en raison d’erreurs d’imputations


comptables : amortissements financiers comptabilisés surévalués, etc...

 Compte 19 (Provisions financières pour risques et charges) débiteur (reprises


des provisions constatées supérieures aux dotations), nul (alors que des litiges
sont en cours par exemple), présentant un solde créditeur élevé alors que
certains litiges ont connu un dénouement.
 Absence à la balance générale d’un compte 194 (Provision pour pertes de
change) alors que l’entreprise a contracté un emprunt en devise

 Compte 20, 21, 21, 23, 24, 25, 26, 27 créditeurs : pour les comptes d’immo
en cours, s’assurer que les éléments composant ces comptes n’ont pas été
amortis et que le dénouement (livraison des biens ou travaux) n’est pas encore
intervenu

 Compte 28 débiteurs

 Compte 3 créditeurs ou nuls alors que l’entreprise dispose d’un stock à la


clôture de l’exercice : il faut aussi s’assurer le solde du compte 603 (Variation
de stock) est correctement évalué en faisant la différence entre le solde final
et le solde initial
 Compte 401 (Fournisseurs) débiteurs en raison d’avances passées sur ce
compte : dans ce cas, il faut les reclasser au compte 409 (Avances) : Sur la
balance auxiliaire fournisseurs, il faut effectuer un contrôle de régularité
formelle (Solde 401 selon B/G = Solde 401 selon B/A). En cas d’écarts, il
faudrait relever ce point car il s’agit d’une faiblesse de contrôle interne due
par exemple à la non-saisie des comptes auxiliaires en comptabilité. Les soldes
des comptes tiers en sont affectés. Toujours sur la balance auxiliaire
fournisseurs, sélectionner tours les comptes présentant des soldes débiteurs
élevés et des mouvements significatifs. La même analyse est à faire pour les
clients

 Absence de compte 408 (FNP) alors que certaines factures afférentes à la


dernière période ne sont pas parvenues à la clôture de l’exercice : eau et
électricité de décembre, honoraires du CAC
 Compte 421 Personnel avances (compte auxiliaire) créditeur ou non soldé alors
que le salarié a déjà quitté l’entreprise

 Compte 422 (Perso rém dues) débiteurs (centralisation mensuelle non passée)

 Compte 4281 (Dettes prov pour congés payés) non mouvementés car provision
de l’exercice non constituée. Si une provision a été constituée, identifier sur
l’état des mouvements du personnel les salariés ayant quitté l’entreprise en
cours d’année et s’assurer que des provisions n’ont pas été constituées pour
ces derniers. La même analyse est à faire pour la provision pour retraite

 Compte 43 (Organismes sociaux) débiteur (centralisation mensuelle non passée)


ou ne correspondant pas à la dernière déclaration (preuve que l’entreprise ne
liquide pas régulièrement les impôts dus : risque fiscal à soulever)

 Compte 445 (TVA déductible) non soldé : centralisation de TVA non passée ou
solde créditeur
 Compte 443 (TVA collectée) non soldé : centralisation de TVA non passée. Par
ailleurs, ce compte peut présenter un solde débiteur si l’entreprise est soumise
au régime de l’encaissement (déclaration de la TVA lors de l’encaissement)
pour les prestataires de services. Pour les entreprises soumises au régime de
la TVA d’après les débits ou celles des livreurs de marchandises, ce compte
doit être soldé car l’exigibilité de la TVA intervient lors du débit du compte
client ou à la livraison (pour les livreurs)

 Compte 4441 (TVA due) débiteur

 Compte de Tréso-actif créditeur ou nul

 Compte de charges créditeur

 Compte de charge inhabituel et présentant un solde élevé

 Compte de charge présentant un libellé non explicite (divers frais)

 Compte de produit débiteur


 Compte de produit inhabituel et présentant un solde créditeur très élevé

 Compte de charges autres que les comptes 637 Frais de personnel intérimaire
présentant un solde

1.5 Contrôle de cohérence des états financiers

Les états financiers (bilan, compte de résultat et éventuellement le TAFIRE) , les


états annexés et les tableaux annexés forment un tout indissociable. Il est donc
important pour l’auditeur de s’assurer de la cohérence entre ces différents états. Ce
contrôle de cohérence pourrait révéler en effet des erreurs de classification et une
mauvaise présentation des états financiers.

Le tableau de correspondance suivant permet d’identifier les comptes comptables et


les agrégats dans lesquels ils doivent se loger :
TABLEAUX DE CORRESPONDANCE POSTES / COMPTES
Section 1 : Système normal
BILAN-ACTIF
N°DE COMPTES À INCORPORER
DANS LES POSTES
Réf. POSTES Brut Amortissements/ provisions

AA CHARGES IMMOBILISÉES

AX Frais d'établissement 201

AY Charges à répartir 202


AC Primes de remboursement des obligations 206

AD IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

AE Frais de recherche et de développement 211, 2191 2811, 2919 p


AF Brevets, licences, logiciels 212, 213, 214, 2193 2812, 2813, 2814, 2912, 2913, 2914,
2919 p
AG Fonds commercial 215, 216 2815, 2816, 2915, 2916

AH Autres immobilisations incorporelles 217, 218, 2198 2817, 2818, 2917,


2918, 2919 p
AI IMMOBILISATIONS CORPORELLES
AJ Terrains 22 282, 292
AK Bâtiments 231, 232, 233, 237, 2831, 2832, 2833,

239p 2837, 2931, 2932,

2933, 2937, 2939 p

AL Installations et agencements 234, 235, 238, 239p 283 (sauf 2831, 2832,

2833, 2837), 2939 p

AM Matériel 24 (sauf 245) 284 (sauf 2845), 294

249 (sauf 2495) (sauf 2945), 2949 p


AN Matériel de transport 245, 2495 2845, 2945, 2949 p

AP AVANCES ET ACOMPTES VERSÉS 25 295


SUR IMMOBILISATIONS

AQ IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES
AR Titres de participation 26 296
AS Autres immobilisations financières 27 297
BA ACTIF CIRCULANT H.A.O. 485, 486, 488 498

BB STOCKS
BC Marchandises 31, 381, 387 p 391, 3981
BD Matières premières et autres approvisionnements 32, 33, 382, 383, 388 392, 393, 398p
BE En-cours 34, 35 394, 395
BF Produits fabriqués 36, 37, 386, 387 p 396, 397, 398p
BG CRÉANCES ET EMPLOIS ASSIMILÉS
BH Fournisseurs avances versées 409 490
BI Clients 41 (sauf 419) 491
BJ Autres créances 421, 4287, 4387, 492, 493, 495,
496,
4449, 445, 4487, 449, 497
45, 46, 4711, 475, 476
TRÉSORERIE-ACTIF
BQ Titres de placement 50 590
BR Valeurs à encaisser 51 591
BS Banques, chèques postaux, caisse 52, 53, 54, 57, 581, 592, 593, 594
582
BU Écarts de conversion-Actif 478
Réf. POSTES N°S DE COMPTES A INCORPORER
DANS LES POSTES
CAPITAUX PROPRES
ET RESSOURCES ASSIMILÉES
CA CAPITAL 101 à 104
CB Actionnaires, capital souscrit non appelé 109
CC PRIMES ET RÉSERVES
CD Primes d’émission, d’apport, de fusion 105
CE Ecarts de réévaluation 106
CF Réserves indisponibles 111, 112, 113
CG Réserves libres 118
BILAN-PASSIF CH Report à nouveau 12 (121 ou 129)
CI RÉSULTAT NET DE L’EXERCICE 13 (131 ou 139)

CK AUTRES CAPITAUX PROPRES


CL Subventions d’investissement 14
CM Provisions réglementées et fonds assimilés 15

CP DETTES FINANCIÈRES
ET RESSOURCES ASSIMILÉES
DA Emprunts 161, 162, 1661, 1662
DB Dettes de crédit-bail et contrats assimilés 17
DC Dettes financières diverses 163, 164, 165, 166 (sauf 1661 et
1662) 167, 168, 181, 182, 183, 184
DD Provisions financières pour risques et charges 19
Réf. POSTES N°S DE COMPTES A INCORPORER
DANS LES POSTES
PASSIF CIRCULANT

DH Dettes circulantes HAO et ressources 481, 482, 483, 484, 4998


assimilées
DI Clients, avances reçues 419
DJ Fournisseurs d'exploitation 401, 402, 408
DK Dettes fiscales 441, 442, 443, 4441, 446, 447, 4486,
4499
BILAN-PASSIF
DL Dettes sociales 42 (sauf 421 et 4287), 43 (sauf 4387)
DM Autres dettes 185, 4712, 472, 477
DN Risques provisionnés 499 (sauf 4998), 599

TRÉSORERIE - PASSIF

DQ Banques, crédits d’escompte 564, 565

DR Banques, crédits de trésorerie 561, 566


DS Banques, découverts 52 (soldes créditeurs)
DV Écarts de conversion - Passif 479
COMPTE DE RÉSULTAT-CHARGES
Réf. POSTES N°S DE COMPTES À
INCORPORER DANS LES
POSTES
ACTIVITÉ D’EXPLOITATION
RA Achat de marchandises 601
RB Variation de stocks 6031
RC Achat de matières premières et fournitures liées 602

RD Variation de stocks 6032


RE Autres achats 604, 605, 608
RH Variation de stocks 6033
RI Transports 61
RJ Services extérieurs 62, 63
RK Impôts et taxes 64
RL Autres charges 65
RP Charges de personnel 66
RS Dotations aux amortissements et aux provisions 681 , 691

ACTIVITÉ FINANCIÈRE
COMPTE DE RÉSULTAT-PRODUIT

SA Frais financiers 67 (sauf 676)


SC Pertes de change 676
SD Dotations aux amortissements et aux provisions 687, 697

HORS ACTIVITÉS ORDINAIRES (HAO)


SK Valeurs comptables des cessions d'immobilisations 81

SL Charges HAO 83
SM Dotations HAO 85

SQ Participation des travailleurs 87


SR Impôts sur le résultat 89
COMPTE DE RÉSULTAT-PRODUIT

Réf. POSTES N°S DE COMPTES À INCORPORER


DANS LES POSTES
ACTIVITÉ D’EXPLOITATION
TA Ventes de marchandises 701
TC Ventes de produits fabriqués 702, 703, 704
TD Travaux, services vendus 705, 706
TE Production stockée 73
TF Production immobilisée 72
TH Produits accessoires 707
TK Subventions d’exploitation 71
TL Autres produits 75
TS Reprises de provisions 791, 798
TT Transferts de charges 781

ACTIVITÉ FINANCIÈRE

UA Revenus financiers 77 (sauf 776)


UC Gains de change 776
UD Reprises de provisions 797
UE Transferts de charges 787
HORS ACTIVITÉS ORDINAIRES
UK Produits des cessions d’immobilisations 82
COMPTE DE RÉSULTAT-PRODUIT

UK Produits des cessions d’immobilisations 82


UL Produits HAO 84 (sauf 848), 88
UM Reprises HAO 86
UN Transferts de charges 848
Le tableau suivant présente l’ensemble des contrôles de cohérence à
réaliser par l’auditeur avant de débuter le contrôle des comptes :

Selon Etats financiers selon système normal


SOURCE PAG SOURCE TABLEAU
AGREGAT PAGE AGREGAT COMPTES
E/F E ANNEXE
AZ/Total Net MONTANT BRUT A LA
BILAN 8 TABLEAU 1 37
Exercice N CLÔTURE
AZ/ Amort/Prov AMORTISSEMENT A COMPTES
BILAN 8 38
Exercice N CLÔTURE DE L'EXERCICE 28
TABLEAU 2
COMPTES
38 AUGMENTATIONS
68
BK/ Amort/Prov PROVISION A CLÔTURE DE COMPTES
BILAN 9 TABLEAU 4 40
Exercice N L'EXERCICE 49

BILAN 9 BH + BI + BJ/ Brut TABLEAU 6 42 MONTANT BRUT

BILAN 12 CI + CH/ Exo N TABLEAU 10 46 TOTAL (A) = TOTAL (B)

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