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Commerce et Marketing

L'assistance comptable d'une entreprise dans un


centre de gestion agréé( CGA ): cas de l'entreprise Disponible en
mode multipage
Kouadio kan Julien ( Côte d'Ivoire)
 ( Télécharger le fichier original )
par Sékou Mohamed DIARRASSOUBA
Ecole supérieure de commerce Castaing Côte d'Ivoire - Ingénierie financière et
comptable option audit et contrôle de Gestion 2012
  

SOMMAIRE
Dédicace ....................................................................................................................................
...........................2

Remerciements..........................................................................................................................
.........................3

Avant-propos ............................................................................................................................
...........................4

Résumé ......................................................................................................................................
...........................7

Introduction ..............................................................................................................................
...........................8
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION ET ORGANISATION GENERALE DU

CENTRE DE GESTION AGREE<< LA COLOMBE


SARL>> ..........................................16

CHAPITRE I : Présentation


Générale du centre de Gestion
Agrée<< la colombe
SARL>> .................................................................................................17

CHAPITRE II : Organisation du Centre de Gestion Agréé<<la colombe


SARL>> .................................23

DEUXIEME PARTIE : LES TRAVAUX D'ASSISTANCE COMPTABLE DANS UN


CGA ..............................27

CHAPITRE I : La Nature des Travaux d'Assistance


Comptable ..................................................................28

CHAPITRE II : L'Assistance


Comptable de l'Entreprise Kouadio
Kan Julien
(IVELEC).....................................................................................................................35

TROISIEME PARTIE : MISSIONS STRATEGIQUES DES


CGA........................................................................55

CHAPITRE I : Les Conditions d'Analyse


Stratégique.................................................................................56

CHAPITRE II : Missions Stratégiques des


CGA...........................................................................................59

CONCLUSION ........................................................................................................................
...............64

ANNEXE ..................................................................................................................................
..........................66

BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................
...............148

TABLE DES
MATIERES...............................................................................................................................
......149

Dédicace
Nous dédions ce mémoire avant toute chose au bon Dieu qui est au commencement et à la
fin de toutes oeuvres humaines.

A nos parents en guise de reconnaissance et d'amour pour leur soutien indéfectible tout au
long de nos études.

Que Dieu nous bénisse

Remerciements
Je remercie tout d'abord Dieu tout puissant de m'avoir donné la force et la connaissance pour
accomplir une action qui lui plaise.

Dans le cadre de ce mémoire, je tiens à remercier profondément, mon directeur de mémoire


Mr le professeur Tiémélé Darius pour sa disponibilité, la qualité d'encadrement, la rigueur
scientifique et le soutien dont j'ai bénéficié tout au long de la période d'élaboration de ce
mémoire.

Je tiens à remercier également tous les collaborateurs du Centre de Gestion Agrée<< la


Colombe SARL>>.

Mes sincères remerciements s'adressent aussi à l'ensemble des enseignants de l'Ecole


Supérieure de Commerce Castaing pour la qualité de formation et d'encadrement dont j'ai
bénéficié tout au long de mes études.

Parallèlement, je dois témoigner d'une marque de reconnaissance envers les membres du


jury pour l'effort d'évaluation de ce travail.

Enfin, je ne peux oublier le soutien affectif et matériel de ma famille, qu'elle trouve ici
l'expression de mon attachement.
Avant-propos
L'Ecole Supérieure de Commerce Castaing (ESCC) a été créée en 1963 avec à sa tête
Madame Castaing Jeannine, Directrice Fondatrice. L'ESCC a pour objectifs la formation des
cadres et des agents de maitrise pour les besoins des entreprises en Côte d'Ivoire.

L'offre de formation a été régulièrement enrichie pour s'adapter au besoin d'un


environnement économique en perpétuel mutation. Cette offre de formation se présente à ce
jour comme suite :

- Enseignement Technique

Autorisation N° 844/MET/FP du 09/04/1974

Baccalauréat G2 & G1

- 1er Cycle BTS

Autorisation N° 174/MESRS/DGES/DESPRIV/SDAH/KKJ/du 9/04/2009

*Finances Comptabilité et gestion d'Entreprise

*Assistanat de Direction

*Gestion Commerciale

*Ressources Humaines et Communication

*Logistique

*Informatique : développeur d'Application

- 2ème Cycle Ingénieur

Autorisation N° 0531/MESRS/DGES/du 05/11/2010

DSS (BAC+3) : Diplôme Supérieur de Spécialité

*Commerce

*Communication

*Audit et Contrôle de Gestion

*Informatique
*Finances et Comptabilité

*Marketing Management

INGENIEUR / MASTER / (BAC+5) :

*Commerce

*Communication

*finance et Comptabilité

*Informatique

*Marketing Management

Formation initiale et continue

Ecole agréée par le FDFP

FDFP - CG/2010/0101/RENK/KAE/PHC/KT

Notre formation technique et académique s'est faite au 2ème Cycle Ingénieur/ Master/


(BAC+5), dans la filière Finance et Comptabilité option, Audit et Contrôle de Gestion.

Un stage pratique en entreprise est imposé aux étudiants. L'objectif de ce séjour en


entreprise, est de permettre aux élèves Ingénieurs en fin de formation, de réaliser un projet
professionnel lequel, débouchera sur la rédaction et la soutenance d'un mémoire, condition
sine qua non pour l'obtention du diplôme d'ingénieur.

C'est dans cette perspective, que nous avons été placés en situation du 9 Août 2011 au 9
Novembre 2011, au Centre de Gestion Agrée << la colombe SARL>>.

Résumé
Le CGA<<la colombe>> crée en septembre 2003 suite au conseil des ministres en sa séance
du 29 janvier 1997 qui a adopté la création des Centres de Gestion Agrées(CGA) dont la
vocation première est d'apporter une assistance en matière de gestion et de formation aux
petites et moyennes entreprises (PME) et aux petites et moyennes industries(PMI). Le centre
de gestion agrée<<la colombe>> est une société à responsabilité limitée(SARL) et est
soumis au régime du réel simplifié d'imposition(RSI). De façon précise, il a pour missions
principales : l'appui à la gestion qui se traduit par les prestations qu'il fourni à ses clients, la
prévention fiscale qui se fait chaque année par l'examen de la situation fiscale de leurs
adhérents. Ensuite, on a la formation et enfin la tenue de la comptabilité qui est faite par le
commissaire aux comptes qui doit certifier les documents fiscaux, après être assurer de leur
régularité formelle et de leur concordance avec la comptabilité. Comme toute société après
sa structuration, il faut faire un acte d'organisation qui se traduire dans le cas du CGA << la
colombe>> par un organigramme qui représente la hiérarchie au sein de << la colombe>>.

Par ailleurs, les travaux d'assistance comptable peuvent porter soit sur le traitement
comptable des opérations, soit sur les travaux de clôture d'exercice. Parlant du traitement
comptable des opérations courantes qui a pour but la réception des pièces comptables, leur
vérification et leur classement. Ensuite, on a le traitement des pièces qui est l'enregistrement
des opérations selon un système comptable donné; il comprend l'imputation et la saisie des
pièces. et enfin on a l'édition de la balance. S'agissant des travaux de clôture d'exercice, on
fait différentes déclarations de taxes et d'impôts qui permettent l'établissement des états
financiers. Par état financier, il faut entendre le bilan, le compte de résultat et l'état annexé.

INTRODUCTION
Dans un monde en constante mutation, marqué par la mondialisation et la libéralisation
économique, les pays en développement et surtout africains subissent une marginalisation
économique et technologique qui perdure. Ils doivent désormais prendre eux-mêmes en
charge leur destin. Ainsi, une multitude de moyens utilisés au nombre desquels nous avons
la comptabilité.

La comptabilité est une technique d'information quantitative décrivant, en unités monétaires,


l'activité et la situation de toute entité économique. Apparût en 14941(*), la comptabilité s'est
largement répandue, elle a traversée les époques et est aujourd'hui au centre de nombreux
débats. C'est ainsi qu'avant les années d'indépendance, la côte d'ivoire était soumise au plan
comptable français2(*). Après son indépendance, la côte d'ivoire a participé à la conférence
des chefs d'Etats de l'OCAM3(*) où a été adopté en janvier 1970 ce que l'on appelle le plan
comptable de l'OCAM. Le plan OCAM a prolongé et approfondi les acquis du plan
comptable français.

En septembre 1995, une nouvelle organisation a vu le jour : l'Organisation pour


l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires(OHADA) ayant pour but l'unification du
droit des affaires en Afrique s'est étendu au droit comptable qui est une nouvelle discipline.

C'est ainsi qu'en décembre 1995 a été adopté à Dakar une première version du plan
comptable général de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires.
Ce plan adopté n'a jamais vu le jour puisqu'il a été lésé dans son application. Ensuite
intervient un nouveau plan comptable relatif à la comptabilité générale des entreprises du
système comptable ouest africain(SYSCOA).

Ce système comptable édicte l'ensemble des règles4(*) et institutions applicables à la


comptabilité d'où la naissance du droit comptable. Le droit comptable SYSCOA a ainsi été
élaboré et adopté par le règlement communautaire5(*) et est entré en vigueur le 01 Janvier
1998. Un approfondissement du SYSCOA de la première version a été fait, d'où une
deuxième version du plan comptable de l'OHADA.

L'OHADA défini la comptabilité comme une science qui a pour but l'enregistrement en
unités monétaires des mouvements de valeurs économiques en vue de faciliter la conduite
des affaires financières, industrielles et commerciales.

En définitive, le 24 Mars 2000 à Yaoundé, le conseil des ministres de l'Organisation pour


l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires adoptait l'acte uniforme portant
organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises sises dans les Etats-parties
au traité6(*) de Port Louis. Cet acte uniforme s'applique ainsi à tous les 16 Etats
membres7(*)au traité. Il est entrée en vigueur en deux temps : le 1er Janvier 2001 pour les "
comptes personnels des entreprises et le 1er Janvier 2002 pour les comptes consolidés" et" les
comptes combinés". Cette décision s'explique par différents constats dont l'insuffisante
appréhension du secteur productif. Dans la structure actuelle des économies de la zone
UEMOA, le secteur informel occupe une place prépondérante. Cependant les référentiels
comptables qui étaient en vigueur ne permettaient pas la collecte et le traitement des
informations relatives aux activités économiques de ce secteur. Le système comptable
OHADA est un référentiel comptable qui s'inscrit dans la lignée de l'école continentale de
pensée et de pratique comptables. Son appartenance à ce modèle de pensée se traduit par une
adoption de ses caractéristiques fondamentales qui ont prévalues dans l'élaboration des
référentiels comptables utilisés dans les Etats de la zone UEMOA.

La nécessité d'étendre notre réflexion sur << l'Assistance Comptable d'une entreprise dans
un Centre de Gestion Agrée : cas de l'entreprise Kouadio Kan Julien>> de notre présent
mémoire, s'est imposé à nous.

Les PME sont confrontées entre autre à un déficit de connaissance des processus bancaires
et des offres de financement, à l'inadéquation des services bancaires à leurs besoins.

Force est de constater qu'en côte d'ivoire, le secteur informel est composé de petites et
moyennes entreprises pour la plupart non immatriculées au registre du commerce et du
crédit mobilier, inconnues de l'administration fiscale et caractérisées par l'absence de tenue
de toute comptabilité structurée. Conformément aux directives de l'Union Economique et
Monétaire de l'Afrique de l'Ouest(UEMOA), les centres de gestion agrée répondent à la
nécessité d'assainir le cadre économique des Etats de la sous-région en réduisant les effets
négatifs du développement de l'économie informelle, en encourageant les méthodes de
gouvernance d'entreprises fondées sur des principes d'efficacité et de transparence. Ils sont
en particulier une réponse aux besoins d'assistance et d'encadrement en matière de gestion,
de comptabilité et de fiscalité des petites et moyennes entreprises qui exercent dans les
secteurs du commerce, de l'artisanat et de l'industrie.

Ainsi, l'intérêt de notre étude réside tout d'abord dans le renforcement des capacités des
PME/PMI en matière de mobilisation des ressources financières. Ensuite d'inciter les
PME/PMI à adhérer aux CGA. Enfin, de renforcer les capacités opérationnelles des CGA.

Il faut entendre par renforcement des capacités des PME/PMI, une amélioration qualitative
et substantielle des dossiers de financement que ces derniers introduisent auprès des
institutions financières. Une meilleure information des entreprises sur les diverses
possibilités de financement et de garantie et favoriser l'accès d'un plus grand nombre de
PME/PMI au financement auprès des institutions bancaires. A cela il faudrait ajouter une
meilleure compréhension des dispositifs en matière de fiscalité des entreprises.

S'agissant de l'incitation des PME/PMI à adhérer aux CGA, il faut une politique
d'information qui montrerait à ces derniers(PME/PMI) les avantages qu'ils gagneraient à y
adhérer. Relativement aux différents avantages, ils auront une formation en comptabilité, en
fiscalité, et en gestion d'entreprise, ils bénéficieront d'une exonération de la patente pendant
3ans et d'un abattement de 50% les 4ème et 5ème année. A cela, on ajoute une réduction de
50% sur le Bénéfice Industriel et Commercial les 3 premières années, puis de 20% à partir
de la 4ème année et pendant toute la durée d'adhésion au CGA. Toujours comme avantages,
ils auront une réduction de 50% de l'impôt synthétique et ce pendant toute la duré
d'adhésion.

Enfin, le renforcement des capacités opérationnelles des CGA se fait par une augmentation
substantielle du nombre de clients et d'une mise en place des outils de gestion et
d'organisation.

Cette réflexion, somme toute légitime tourne, d'une part sur l'assistance comptable et d'autre
part sur les centres de gestion agrées.

Selon les définitions données par différents cabinets d'Audit Financier et d'Expertise
Comptable, l'assistance comptable est une expertise comptable et des conseils pratiques sur
la mise en place de la comptabilité générale, le suivi de la comptabilité( archivage des pièces
justificatives, imputations comptables, tenue des journaux) et l'établissement des états
périodiques( balance mensuelle) en vue d'optimiser le temps et d'établir des états financiers
réguliers et conformes aux normes généralement admises dans la profession.

Concernant le centre de gestion agrée, comme son nom l'indique est un centre de gestion
agrée par le Ministère d'Etat, Ministère de l'Economie et des Finances pour apporter une
assistance aux petites et moyennes entreprises (commerçants, prestataires de services,...) aux
petites et moyennes industries dans les domaines de la gestion, de la comptabilité et de la
fiscalité.

I. PROBLEMATIQUE
L'assistance comptable d'une entreprise dans un centre de gestion agrée peut se définir
comme l'expertise comptable et les conseils pratiques du CGA sur la mise en place de la
comptabilité générale et l'établissement des états périodiques en vue d'établir des états
financiers réguliers et conformes aux normes d'une PME.

On observe une méconnaissance du rôle que le CGA joue dans l'assistance des PME/PMI.

Cette méconnaissance augmente les effets négatifs de l'économie informelle, en


décourageant l'utilisation des méthodes de gouvernance d'entreprises fondées sur des
principes d'efficacité et de transparence.

Au vu de ce qui précède, on est en droit de se demander : dans quelle mesure le centre de


gestion agrée vient en aide aux entreprises par le biais de l'assistance comptable ?

1) Objectif Général :

Montrer les bienfaits de l'assistance comptable des PME/PMI au sein des CGA afin de
pallier à leurs déficiences.

2) Objectifs Spécifiques :

· Montrer l'impact de la régularisation des PME sur l'économie ivoirienne ;

· Analyser la réglementation ou la législation dans les CGA pour un meilleur suivi de leurs
activités.

II - HYPOTHESES DE RECHERCHE

1) Hypothèse Générale :

Si une PME s'inscrit dans un CGA, alors le CGA pourrait régulariser sa situation.

2) Hypothèse Secondaire :

Plus une PME est connue de l'administration fiscale, plus elle bénéficie de nombreux
avantages.

III - APPROCHE
METHODOLOGIQUE

1) MILIEU
Notre stage s'est déroulé au centre de gestion agrée<<la colombe SARL>> situé à yopougon
mamy adjoua dans le même immeuble que celui qui abrite la pharmacie mamy adjoua parce
que cette zone est plus accessible pour nous.

2) POPULATION D'ETUDE

Notre étude a porté sur l'entreprise Kouadio Kan Julien dénommée Ivoire Electricité et est
située à yopougon toit rouge parce qu'elle est la plus apte et répond aux exigences de notre
thème.

3) CADRE DE REFERENCE

Notre étude s'est basée sur le fonctionnalisme qui est une démarche qui consiste à une réalité
par rapport à la fonction qu'elle a dans la société ou par rapport à son utilité. Ainsi, le
fonctionnalisme se fait plus ressentir dans le cadre de notre étude par rapport à la
régularisation des PME/PMI par les CGA.

4) LES INSTRUMENTS OU TECHNIQUE DE RECUEIL


DES DONNEES

Dans le cadre de l'étude menée, il s'agit d'aller à la rencontre d'un certains nombre
d'informations. Ce sont des informations provenant de sources diversifiées, de revues
professionnelles et d'ouvrages techniques et théoriques.

Par ailleurs, nos recherches tout au long de notre étude nous ont permis de nous familiariser
à la gestion des PME. A cette effet, notre mémoire portera sur la présentation et
l'organisation générale du Centre de Gestion Agrée<< LA COLOMBE SARL>> (Première
Partie), sur les travaux d'assistance comptable dans un CGA (Deuxième Partie) et sur
l'analyse des stratégies des CGA auprès des PME(Troisième Partie).

Première Partie :
PRESENTATION ET ORGANISATION GENERALE DU CENTRE DE GESTION
AGREE<< LA COLOMBE SARL>>
CHAPITRE I - PRESENTATION
GENERALE DU CENTRE DE
GESTION
AGREE<<LA COLOMBE SARL>>

Section I- HISTORIQUE

Le C.G.A « la Colombe SARL » est situé à Yopougon mamy adjoua dans le même
immeuble que celui qui abrite la pharmacie mamy adjoua.

Le conseil des Ministres en sa séance du 29 Janvier 1997 a adopté la création des Centres de
Gestion Agréés (CGA) dont la vocation première est d'apporter une assistance en matière de
gestion et de formation aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) et aux Petites et
Moyennes Industries (PMI).

Ces centres ont donc pour objectif d'assister, de former et de conseiller afin de pallier les
déficiences des Petites et Moyennes Entreprises (Commerçants, Prestataires de services,...)
et des Petites et Moyennes Industries dans les domaines de la gestion, de la comptabilité et
de la fiscalité. Les CGA ont déjà vu le jour en Europe dans les années 1990. Ils sont
également beaucoup avancés au Maroc. En Côte d'Ivoire, projetés en 1999 par décret
présidentiel n°99-51 du 20 janvier 1999 portant création des Centres de Gestion Agréés, Ces
CGA ont effectivement vu le jour dans les années 2000.

Ainsi, peuvent exercer en qualité de Centre de Gestion Agréé, sous réserve d'obtenir un
agrément ministériel :

- les sociétés et cabinets d'expertise comptable ou comptables agréés inscrits au tableau de


l'ordre ;

- les sociétés ou structures de gestion et formation ;

- les sociétés, organismes ou structures de gestion et de formation ;

- les cabinets conseils ;

- les chambres consulaires ( agriculture, commerce et industrie...).

La demande d'agrément fait l'objet d'un arrêté du Ministre de l'Economie et des Finances. Il
est délivré pour une période de trois(3) ans. Il peut être renouvelé pour la même période et
autant de fois que de besoin sur une demande présentée au plus tard six(6) mois avant le
terme prévu. Les dossiers8(*) de demande d'agrément sont enregistrés à la Direction Générale
des Impôts et doivent comporter :

- Une demande avec mention des noms et adresse du demandeur ;

- Un exemplaire des statuts, du règlement intérieur le cas échéant, et du registre du


commerce ;

- La liste des dirigeants ou des administrateurs du CGA, avec pour chacun d'eux, indication
des noms et prénoms, date et lieu de naissance, nationalité, domicile, profession et nature de
l'activité à exercer dans le centre ;

- La preuve que le demandeur est en règle vis-à-vis de l'administration fiscale et de la caisse


nationale de prévoyance sociale ;

- La justification que les responsables des services comptables remplissent les conditions de
diplôme ou d'expérience prévues par le présent décret ;

- La convention de supervision visée à l'article 11 alinéa 2, lorsque le dossier est présenté par
un cabinet non membre de l'Ordre des Experts Comptables et Comptables Agrées.

C'est en remplissant ces conditions et en ayant l'Arrêté N°267/MEMEF/DGI que Monsieur


Aman Ané, Expert Comptable du cabinet les AMAN'S et membre de l'Ordre des Experts
Comptables et Comptables Agréés de Côte d'Ivoire a créé le Centre de Gestion Agréé «La
Colombe SARL» le 09 septembre 2003. Elle est enregistrée dans le Registre de Commerce
sous le n°286961.

Ses différentes adresses sont les suivantes :

Boîte postale : 21 BP 2798 Abidjan 21

Tel : 23 51 86 14

Fax : 23 51 90 66

Section II- STATUT JURIDIQUE ET ACTIVITES DU


CENTRE DE GESTION

AGREE<< LA COLOMBE SARL>>

Les CGA, comme l'autorise la loi9(*) en son article 2 sont obligatoirement constitués sous la
forme de sociétés par actions ou de sociétés à responsabilité limitée. Concernant le CGA
« La Colombe SARL», il est plutôt constitué en société à responsabilité limitée (SARL) dont
le capital social est de 5 000 000 F CFA. Il est soumis au Régime du réel Simplifié
d'Imposition (RSI) et est inscrit au compte contribuable n° 0328749 C.

Les Centre de gestion Agrée sont des sociétés d'encadrement des PME éligibles aux régimes
de l'impôt synthétique(IS) et au réel simplifié d'imposition. C'est dans ce cadre que le Centre
de Gestion Agrée << la Colombe>> s'est donné pour mission d'assister les petites et
moyennes entreprises.

Cette mission comprend :

- l'appui à la gestion ;

- la prévention fiscale ;

- la formation ;

- la tenue de la comptabilité.

Paragraphe 1- L'appui à la gestion

Cet appui se traduit par :

- l'assistance à l'élaboration, en début de chaque exercice, des comptes prévisionnels


(budget, compte d'exploitation, tableau de trésorerie, ...) ;

- la production, tous les 6 (six) mois, des états d'analyse des résultats avec des commentaires
permettant aux dirigeants de mieux apprécier la marche de l'entreprise ;

- l'établissement, 4 (quatre) mois au plus tard après chaque exercice fiscal, des états annuels
définitifs de l'entreprise, (bilan, compte de résultat, ...)

La délivrance pour chaque adhérent, dans les 6 (six) mois qui suivent la clôture de l'exercice
d'un dossier de gestion et des statistiques professionnelles. Ces statistiques sont destinées à
donner au chef d'entreprise une vision d'ensemble de la profession et à lui permettre de
mesurer les performances de son entreprise par rapport à son secteur d'activité ;

- L'établissement, 3 (trois) mois au plus tard après chaque examen fiscal, des comptes
définitifs de l'entreprise, (compte de production, d'exploitation, de résultat, bilan).

Paragraphe 2- La prévention fiscale

Les Centres de Gestion Agréés procèdent chaque année, à l'examen de la situation fiscale de
leurs adhérents. Cet examen comporte deux tests: un test de cohérence et un test de
vraisemblance.

A partir de ces tests qui mettent en relief les risques fiscaux encourus par les adhérents, il est
procédé aux régularisations nécessaires en vue d'éviter à l'adhérent un redressement fiscal.

Lorsque les adhérents imposés sur le régime réel le demandent, les Centres de Gestion
Agrées peuvent établir leur déclaration fiscale.
Paragraphe 3- La formation

Les Centres de Gestion Agréés ont l'obligation d'entreprendre des actions de formation au
bénéfice de leurs adhérents.

Ces formations qui portent notamment sur les nouvelles mesures fiscales, les méthodes
modernes de comptabilité et de gestion d'entreprise mais aussi leurs salariés.

La formation peut revêtir la forme de séminaires, de séances d'information, de stages. Elle


peut aussi consister en la publication de revues et guides.

Paragraphe 4- La tenue de la comptabilité

Les CGA assistent leurs adhérents dans l'organisation de leur comptabilité.

La comptabilité des adhérents des CGA doit être tenue ou centralisée par un membre de
l'Ordre des Experts Comptables et Comptables Agréés qui vise les documents fiscaux après
s'être assuré, de leur régularité formelle et de leur concordance avec la comptabilité.

Les CGA peuvent tenir et présenter les documents comptables de leurs adhérents.

CHAPITRE II - ORGANISATION DU
CENTRE DE GESTION AGREE
<<LA COLOMBE SARL>>

Section I- ORGANIGRAMME

DIRECTION GENERALE

COORDINATION

CONSULTANTS

Service Comptabilité

SECRETARIAT

Service Logistique

Service Commercial
Secrétaire

Comptables

Commerciaux

Section II- FONCTIONNEMENT

Paragraphe 1- La direction générale, la coordination et les


consultants

La direction générale est chargée :

o de la supervision générale des activités ;

o d'assurer les fonctions d'Administrateur général en tant que gestionnaire


premier du personnel et du patrimoine ;

o de rechercher des marchés de hautes gammes ;

o favoriser un environnement sain de cadre de travail.

La coordination comme son nom l'indique, a pour but de coordonner toutes les activités du
C.G.A. Le coordinateur est le collaborateur direct du gérant. A ce titre il a pour missions:

· de concevoir, organiser et développer la politique administrative et des ressources


humaines ;

· d'ordonner certaines dépenses ;

· de contrôler les opérations de caisse et banque ;

· de représenter le CGA auprès de l'extérieur ;

· de rechercher les ressources nécessaires pour le fonctionnement de l'entreprise ;

· de rechercher les partenaires privés ou publics ;

· d'animer et coordonner le travail de conception et d'exécution des différents responsables.  

En somme, la coordination dispose d'un pouvoir administratif.

Les consultants sont sous la direction de la coordination, les consultants interviennent quand
il est nécessaire.
Paragraphe 2- Le service commercial et le service logistique

Le service commercial se charge de:

o concevoir et traduire l'objectif commercial ;

o visiter la clientèle et chercher à allonger le portefeuille clients par des


prospections ;

o concevoir des actions marketings promotionnels pour informer au


maximum la population des produits du C.G.A.

Le service logistique est chargé de la gestion du patrimoine matériel du C.G.A. Il a pour


missions de:

· veiller à l'entretien du bureau ;

· veiller au bon fonctionnement du matériel ;

· veiller aux différents dépôts des factures ;

· procéder aux différents achats de fournitures ;

· régler toutes les factures du centre.

Paragraphe 2- Le Service d'assistance comptable

Il a pour missions :

· de Pré comptabiliser les opérations ;

· de Comptabiliser et saisir les opérations ;

· de Tirer périodiquement les documents : journaux, comptes clients, comptes fournisseurs,


comptes de produits ;

· d'établir mensuellement la situation de trésorerie et compte d'exploitation ;

· de faire des déclarations fiscales et sociales ;

· Préparer les travaux de fin d'exercice : balance, inventaire.

Paragraphe 4- Le secrétariat

La secrétaire a pour rôle:


· d'assurer la gestion de l'agenda du gérant ;

· de saisir tous les documents administratifs et commerciaux ;

· de saisir ou enregistrer les courriers (arrivée - départ);

· de diffuser des courriers arrivés ;

· de classer des courriers (arrivée - départ) ;

· de réceptionner des appels téléphoniques ;

· accueillir des visiteurs ;

· de rédiger des comptes rendus des réunions

Deuxième Partie :
LES TRAVAUX D'ASSISTANCE COMPTABLE

CHAPITRE I : LA NATURE DES


TRAVAUX D'ASSISTANCE
COMPTABLE
Les travaux d'assistance comptable peuvent porter soit sur le traitement comptable des
opérations courantes, soit sur les travaux de clôture d'exercice.

Section I- Les Travaux d'Assistance portant sur la


Tenue Courante de la Comptabilité

Selon Gninfoni R. Parfait10(*), l'assistance comptable des opérations s'étend de la réception, la


vérification et le classement des pièces comptables, à leur traitement comptable, jusqu'à
l'édition des balances périodiques.
Paragraphe 1- Réception, Vérification et Classement des pièces
Comptables

D'après toujours Gninfoni R. Parfait "une pièce comptable peut être définie comme un
document justificatif permettant à la comptabilité l'enregistrement de l'opération". Les pièces
comptables sont de nature diverse. On peut citer : les factures fournisseur, les pièces de
caisse, les factures client... Elles constituent pour la société, un moyen de preuve sur le plan
fiscal, comptable, administratif et commercial.

L'assistance commence par la réception des pièces comptables. Cette étape a pour but de
collecter toutes les informations et documents qui sont nécessaires pour la tenue de la
comptabilité à savoir : les pièces comptables (factures, reçus,...), et les modes de règlements
(chèques, espèces,...)

Dès leur réception, les pièces comptables sont contrôlées pour vérifier leur validité. Il s'agit
notamment de :

-vérifier la sommation des montants pour s'assurer de leur exactitude,

-vérifier l'authenticité du cachet et/ou de la signature,

-s'assurer de la conformité des pièces aux normes comptables et fiscales, etc.

Le petit Larousse définit le classement en ces termes :"classer c'est ranger, répartir par
catégories ou dans un ordre donné".

A cet effet, on distingue plusieurs types de classement :

-le classement alphabétique : ce classement consiste à classer les mots directeurs qui les
désignent en respectant la succession normale des lettres de l'alphabet ;

-le classement numérique : le classement numérique nous permet d'attribuer un numéro à


chaque dossier, à chaque pièce où à chaque document et en classant dans le respect de la
suite normale des nombres entiers ;

-le classement alpha numérique : c'est une combinaison du classement alphabétique et du


classement numérique. Elle consiste d'abord à répartir les documents dans des classes
alphabétiques préétablies, puis à l'intérieur de celles-ci leur attribuer un numéro selon leur
ordre d'arrivée ;

-le classement chronologique : il est dérivé du classement et consiste à classer les documents
dans l'ordre de la suite naturelle des dates (année, mois, jour). Le document le plus récent
doit être toujours placé sur le dessus ;

De tous ces types de classement, c'est le dernier qui est utilisé pour le classement en
assistance comptable. L'avantage de ce classement est qu'il est simple, le document les plus
récent est immédiatement visible et il est extensible à l'infini.
Ainsi, lors de l'assistance, les pièces comptables sont regroupées par nature et par ordre
chronologique en fonction de leur date d'arrivée de janvier à décembre et classées dans des
classeurs. A chaque pièce est attribué un numéro d'ordre chronologique correspondant. Ce
numéro sera un repère pour ressortir la pièce du classeur de classement. Les classeurs sont
renouvelables à chaque exercice et la numérotation reprend à zéro. La numérotation se fait
de façon manuelle sur les pièces comptables et correspondent au numéro saisie.

Plusieurs classeurs peuvent être ouvert à la fois, en fonction des opérations par nature. Pare
exemple, on peut avoir les journaux suivants : caisse, banque, achats, salaires, opérations
diverses...

Paragraphe 2- Le Traitement des pièces Comptables

Le traitement est l'enregistrement des opérations selon un système comptable donné ; il


comprend l'imputation et la saisie des pièces comptables.

André Ersa11(*) définit l'imputation d'une pièce comme le fait "d'enregistrer un flux


commercial, économique, ou financier à l'intérieur de compte". Cela se fait soit par une fiche
d'imputation ou directement sur la pièce comptable. Elle est faite en conformité avec le plan
comptable de la société et par nature de la charge. Généralement, le plan comptable est
inspiré du plan SYSCOA et adapté aux activités de la société. Sur chaque pièce, on indique
les numéros des comptes à débiter et ceux à créditer, ainsi que les montants correspondants.

Après l'imputation, la saisie informatique des pièces comptables s'impose. Cette opération
consiste à enregistrer les imputations comptables dans l'ordinateur en fonction des journaux
comptables crées à cet effet. Cette saisie se fait à l'aide d'un logiciel de comptabilité tel que
SAGE SAARI.

C'est donc l'ensemble des journaux comptables (banque, caisse, achats, ventes...), organisées
en plusieurs classeurs, qui doivent faire l'objet de saisie, en suivant les étapes suivantes :

-ouverture du fichier de l'entreprise crée auparavant dans le logiciel ;

-sélection de la rubrique "saisie des écritures" dans le module traitement ;

-ouverture de la fenêtre "journaux de saisie" et sélection du journal dans lequel la saisie doit
être faite en tenant compte de la période de saisie.

Chaque écriture saisie n'est véritablement acceptée par le logiciel qu'après validation du chef
de l'équipe ou de la personne désignée à cet effet.

Paragraphe 3- La Balance Périodique des Comptes

René Edi12(*) définit la balance comme" l'instrument de synthèse de la comptabilité de


l'entreprise avant l'établissement des états financiers. Il a pour caractéristique de donner une
vue synoptique de tous les comptes de l'entreprise. C'est un instrument de contrôle qui
permet de s'assurer que la comptabilité de l'entreprise a respecté le principe de la partie
double, et un instrument de lecture pour l'entreprise".
Dans sa présentation courante, pour chacun des comptes (classés dans l'ordre du plan
comptable), la balance fait apparaître :

- le numéro du compte ;

- l'intitulé du compte ;

- le total des débits ;

- le total des crédits ;

- le solde du compte, qui apparaît dans la colonne « Solde débiteur » ou « Solde créditeur »
selon le cas.

Un solde est dit « débiteur » si le total des débits est supérieur au total des crédits, et «
créditeur » dans le cas inverse.

La balance doit être équilibrée, c'est-à-dire que le total des débits doit être égal au total des
crédits (ou le total des soldes débiteurs doit égaler le total des soldes créditeurs). Cet
équilibre permet de vérifier que les opérations ont été correctement enregistrées (en
respectant le principe de la partie double).

Section II- Les Travaux d'Assistance sur


l'Etablissement des Comptes Annuels

Les travaux d'assistance sur l'établissement des comptes annuels consistent à mettre l'accent
sur les travaux de fin d'exercice d'une part. Et d'autre part, d'établir les différents états
financiers.

Paragraphe 1- Les principaux travaux de fin d'exercice

Il s'agit des différentes déclarations à remplir telles que : la taxe sur la valeur ajoutée (TVA),
le fond de développement pour la formation professionnelle (FDFP), la taxe spéciale
d'équipement(TSE), l'impôt sur le traitement des salaires(ITS), la contribution des patentes
et licences, l'état des salaires, la caisse nationale de prévoyance sociale(CNPS), la
déclaration individuelle des salaires annuels(DISA), la déclaration annuelle de salariés et de
cotisations.

Paragraphe 2- Etablissement des Différents états financiers

Les travaux de fin d'exercice ont pour finalité l'établissement des états financiers.

Les états financiers sont conçus pour donner une image fidèle de la situation financière de
l'entreprise à la date considérée (patrimoine) ; du résultat de l'exercice, avec ses diverses
composantes et des soldes, exprimant les performances intermédiaires réalisées ; de
l'évolution de la situation financière durant l'exercice (du début à la fin de l'exercice).

Les états financiers sont modulés en fonction, essentiellement, de la taille, des ressources
financières et humaines des entreprises. Il existe trois(3) types de systèmes de présentation
des états financiers.

* Le système normal

Il est prévu principalement pour les moyennes et les grandes entreprises dont le chiffre
d'affaires est supérieur à 100 000 000, mais peut être utilisé par de petites entreprises
désireuses de mieux analyser leur situation et leurs opérations. Il constitue le référentiel du
droit commun et comporte l'obligation d'établir quatre(4) documents de synthèse :

-le compte résultat ;

-le bilan ;

-le Tafire ;

-l'état annexé et l'état supplémentaire statistique.

* Le système allégé

Réservé aux petites entreprises (PME, PMI) ne dépassant un certains seuil du chiffre
d'affaires( chiffre d'affaires inférieur à 100 000 000 FCFA) et d'effectifs de salariés
relativement réduit. Moins développé que le système normal, il comporte 3 parties :

-le compte résultat ;

-le bilan ;

-l'état annexé très simplifié.

* Le système minimal de trésorerie

Il s'adresse aux très petites entreprises et aux unités du secteur informel dont les recettes
annuelles sont inférieures au seuil fixé dans l'article 13 du droit commun. Ce système de
comptabilité repose sur une comptabilité de trésorerie (recettes, dépenses) en respectant les
règles de la partie double.

Nous étudierons le cas de l'entreprise Kouadio Kan Julien qui est une entreprise individuelle
et soumise au régime simplifié d'imposition(RSI) dont l'activité principale est l'installation
électrique.

CHAPITRE II : L'ASSISTANCE


COMPTABLE DE L'ENTREPRISE
KOUADIO KAN JULIEN
L'entreprise Kouadio Kan Julien dénommée Ivoire Electrique(IVELEC) est une entreprise
individuelle. Elle appartient à Monsieur Kouadio Kan Julien et est soumise au régime du
réel simplifié d'imposition. L'entreprise est localisée à Abidjan-Yopougon toit rouge.

La nature de son activité est l'installation électrique qui a débuté le 01 Avril 2008. Elle
emploi deux(2) personnes : Kouadio Kan Julien qui est le gérant et Yao Elisabeth qui est la
secrétaire.

Section I- Les Travaux d'Assistance portant sur la


Tenue Courante de la Comptabilité

D'IVELEC

Toujours selon Gninfoni R. Parfait, l'assistance comptable des opérations s'étend de la


réception, la vérification et le classement des pièces comptables, à leur traitement
comptable, jusqu'à l'édition des balances périodiques.

Paragraphe 1- Réception, Vérification et Classement des pièces


Comptables

La réception des pièces comptables proviennent du contribuable<<Kouadio Kan Julien>> de


chez IVELEC. Ces pièces comptables sont composées de factures, des modes de règlement
(chèque, espèce). Dès la réception des pièces comptables, on procède au contrôle afin de
vérifier notamment la sommation des montants pour s'assurer de leur exactitude.

Après la réception et la vérification des pièces comptables, on procède au classement des


pièces comptables en utilisant la méthode de classement chronologique qui a l'avantage
d'être la méthode la plus simple. Ensuite, on regroupe les pièces comptables par nature
(achat/vente) et par ordre chronologique en fonction de leur date d'arrivée de Janvier à
décembre afin de les classer dans des classeurs. A chaque pièce est attribué un numéro
d'ordre chronologique correspondant. Ce numéro sera un moyen de ressortir la pièce du
classeur de classement. Les classeurs sont renouvelables à chaque exercice et la
numérotation reprend à zéro. Plusieurs classeurs peuvent être ouvert à la fois, en fonction
des opérations par nature.

Paragraphe 2- Le traitement des pièces Comptables.

Après avoir réceptionné, vérifié et classé les pièces comptables (annexe 1 &2), il faut passer
à l'imputation des pièces qui consiste à indiquer les numéros des comptes à débiter et ceux à
créditer, ainsi que les montants correspondants.

Ensuite, procéder au traitement des pièces comptables qui consiste à enregistrer les
opérations. Enfin, l'enregistrement des imputation comptables se fait en fonction des
journaux comptables, mais en utilisant le logiciel «SAGE SAARI» que nous avons eu à
utiliser dans les étapes suivantes : l'on ouvre le fichier de l'entreprise crée auparavant dans le
logiciel ; ensuite on sélectionne la rubrique »saisie des écritures« dans le module traitement ;
enfin on ouvre la fenêtre «journaux de saisie» et on sélectionne le journal dans lequel la
saisie doit être faite en tenant compte de la période de saisie.

Paragraphe 3- Les travaux de fin d'exercice.

Les travaux de fin d'exercice concernent le remplissage des différentes déclarations telles
que : la taxe sur la valeur ajoutée(tva) ; la taxe spéciale d'équipement(Tse) ; l'impôt sur les
salaires(Is) ; la déclaration au fonds de développement et de la formation
professionnelle(fdfp) ; la déclaration des patentes et licences ; le bordereau d'avis de
versement de la contribution des patentes ; la déclaration du bénéfice industriel et
commercial(Bic) ; la déclaration de la caisse nationale de prévoyance sociale de côte
d'ivoire(CNPS) ; la déclaration individuelle des salaires annuels(disa) ; la déclaration
annuelle de salaires et de cotisations ; l'état des salaires et des rémunérations assimilées
payés durant l'année ou état 301 ; la déclaration diverses du personne non salarié des
sociétés de capitaux-courtage-commissions-ristournes à des intermédiaires-honoraires et
vacations versés aux membres des professions libérales-droit d'auteur ou inventaire durant
l'année.

Concernant la déclaration de la tva (annex3)13(*) qui se fait chaque trimestre, on prend le


chiffre d'affaires hors taxe du trimestre, déduit des exonérations. Ce qui nous donne, le
chiffre d'affaires taxable. Après avoir déterminé le chiffre d'affaires taxable, il faut appliquer
le taux de la tva qui est de 18% afin de trouver le montant total de la tva brute. A cela, on
procède à des déductions afin de trouver le montant de la tva déductible. Ensuite, déterminer
le montant de la tva nette à payer en faisant la soustraction entre le montant de la tva
déductible et celui de la tva brute. Il arrive éventuellement que le montant total de la tva
déductible soit supérieur à celui de la tva brute, dans ce cas, il y a crédit de tva. Après avoir
rempli la déclaration, on procède à son enregistrement.

Enregistrement de la TVA

1er trimestre
443200 tva sur prestation de services 166 044  
  444100 Etat,tva due     136 728
  445200   tva,récupérable sur achat   29 316
  (constatation)    
           
444100 Etat,tva due   136 728  
  521000   banque     136 728
  (règlement)      

2ème trimestre
443200 tva sur prestation de services 131 894  
444900 Etat,crédit de tva à reporter 176 498  
  445200   tva,récupérable sur achat   308 392
  (constatation)    

3ème trimestre
443200 tva sur prestation de services 8100  
444900 Etat,crédit de tva à reporter 326 447  
  445200   tva,récupérable sur achat   158 049
  444900   Etat,crédit de tva à reporter   176 498
  (constatation)    

4ème trimestre
443200 tva sur prestation de services 3 666 304  
  444100   Etat,tva due     2 912 149
  445200   tva,récupérable sur achat   427 708
  444900   Etat,crédit de tva à reporter   326 447
  (constatation)    
           
444100 Etat,tva due   2 912 149  
  521000   banque     2 912 149

  (règlement)      
En ce qui concerne la déclaration de la taxe spéciale d'équipement (annexe4)14(*), on prend le
chiffre d'affaires hors taxe et le multiplier par 0,0815(*). Ce qui nous permet de déterminer le
montant total de la taxe spéciale à payer. La déclaration se fait chaque trimestre. Après avoir
rempli la déclaration, il faut procéder à son enregistrement.

Enregistrement de la TSE

1er trimestre
645000 impôts et taxes indirects   4 832  
         
Etat, autres taxes sur le
  446000 chiffre   4 832
  d'affaires      
      (constatation)    
Etat, autres taxes sur le chiffre
446000   d'affaires     5 415  
  571000   caisse     5 415
  (règlement)      

2ème trimestre

645000 impôts et taxes indirects   2 451  


         
Etat, autres taxes sur le
  446000 chiffre   2 451
  d'affaires      
      (constatation)    
Etat, autres taxes sur le chiffre
446000   d'affaires     2 451  
  571000   caisse     2 451
  (règlement)      

3ème trimestre

645000 impôts et taxes indirects   2 788  


         
Etat, autres taxes sur le
  446000 chiffre   2 788
  d'affaires      
      (constatation)    
Etat, autres taxes sur le chiffre
446000   d'affaires     2 788  
  571000   caisse     2 788
  (règlement)      

4ème trimestre

17
645000 impôts et taxes indirects   794  
         
Etat, autres taxes sur le 17
  446000 chiffre   794
  d'affaires      
      (constatation)    
Etat, autres taxes sur le chiffre 17
446000   d'affaires     794  
17
  571000   caisse     794

  (règlement)      
16(*)
Au niveau de la déclaration des impôts sur les salaires (annexe5)  qui se fait chaque
trimestre, on détermine dans la première partie les impôts retenus aux salariés en faisant la
somme d'IS, de CN et de l'IGR. Dans la deuxième partie, on détermine le montant des
impôts à la charge de l'employeur qui nous donnera le montant total à acquitter. Après avoir
rempli la déclaration, on procède à son enregistrement.

1er trimestre
661100 appointements salaires & commissions 541 500  
personnel,
  422000   rémunérations dues   541 500
         
  (constatation du salaire brut)    
             
personnel,
422000   rémunérations dues     503 337  
  521000   banque     503 337
  (règlement salaires)    
           
422000   personnel, rémunérations dues 38163  
impôt général sur le
  447100 revenu   12 339
  447200 impôt sur salaires   6 498
  447300 contribution nationale   1 998
caisse de retraite
  431300   obligatoire   17 328
         
  (retenues sur salaires)    
447100 impôt général sur le revenu 12339  
447200 impôt sur salaires   6498  
447300 contribution nationale   1998  
431300 caisse de retraite   17328  
  571000   caisse     38 163
    (règlement)      
           
641300 taxes sur appointements & salaires 6498  
641400 taxe apprentissage   2166  
641500 formation professionnelle continue 3249  
  442800   autres impôts & taxes   11 913
         
  ( constatation charges fiscales pratronales)    
           
442800 autres impôts et taxes   11 913  
  571000   caisse     11 913
         
  (règlement charges fiscales patronales)    
         
           
2ème trimestre

661100 appointements salaires & commissions 541 500  


personnel,
  422000   rémunérations dues   541 500
         
  (constatation du salaire brut)    
             
personnel,
422000   rémunérations dues     503 337  
  521000   banque     503 337
  (règlement salaires)    
           
422000   personnel, rémunérations dues 38163  
impôt général sur le
  447100 revenu   12 339
  447200 impôt sur salaires   6 498
  447300 contribution nationale   1 998
caisse de retraite
  431300   obligatoire   17 328
         
  (retenues sur salaires)    
447100 impôt général sur le revenu 12339  
447200 impôt sur salaires   6498  
447300 contribution nationale   1998  
431300 caisse de retraite   17328  
  571000   caisse     38 163
    (règlement)      
           
641300 taxes sur appointements & salaires 6498  
641400 taxe apprentissage   2166  
641500 formation professionnelle continue 3249  
  442800   autres impôts & taxes   11 913
         
  ( constatation charges fiscales pratronales)    
           
442800 autres impôts et taxes   11 913  
  571000   caisse     11 913
         
  (règlement charges fiscales patronales)    
         
           
3ème trimestre

661100 appointements salaires & commissions 541 500  


personnel,
  422000   rémunérations dues   541 500
         
  (constatation du salaire brut)    
             
personnel,
422000   rémunérations dues     503 337  
  521000   banque     503 337
  (règlement salaires)    
           
422000   personnel, rémunérations dues 38163  
impôt général sur le
  447100 revenu   12 339
  447200 impôt sur salaires   6 498
  447300 contribution nationale   1 998
caisse de retraite
  431300   obligatoire   17 328
         
  (retenues sur salaires)    
447100 impôt général sur le revenu 12339  
447200 impôt sur salaires   6498  
447300 contribution nationale   1998  
431300 caisse de retraite   17328  
  571000   caisse     38 163
    (règlement)      
           
641300 taxes sur appointements & salaires 6498  
641400 taxe apprentissage   2166  
641500 formation professionnelle continue 3249  
  442800   autres impôts & taxes   11 913
         
  ( constatation charges fiscales pratronales)    
           
442800 autres impôts et taxes   11 913  
  571000   caisse     11 913
         
  (règlement charges fiscales patronales)    
         
           
4ème trimestre

661100 appointements salaires & commissions 541 500  


  422000   personnel, rémunérations dues   541 500
         
  (constatation du salaire brut)    
             
personnel,
422000   rémunérations dues     503 337  
  521000   banque     503 337
  (règlement salaires)    
           
422000   personnel, rémunérations dues 38163  
  447100 impôt général sur le revenu   12 339
  447200 impôt sur salaires   6 498
  447300 contribution nationale   1 998
  431300   caisse de retraite obligatoire   17 328
         
  (retenues sur salaires)    
447100 impôt général sur le revenu 12339  
447200 impôt sur salaires   6498  
447300 contribution nationale   1998  
431300 caisse de retraite   17328  
  571000   caisse     38 163
    (règlement)      
           
641300 taxes sur appointements & salaires 6498  
641400 taxe apprentissage   2166  
641500 formation professionnelle continue 3249  
  442800   autres impôts & taxes   11 913
         
  ( constatation charges fiscales pratronales)    
           
442800 autres impôts et taxes   11 913  
  571000   caisse     11 913
         
  (règlement charges fiscales patronales)    
           
637100 personnel intérimaire   1296000  
  571000 caisse     1296000
         
    (règlement salaire personnel extérieur)    
667100   personnel intérimaire   1296000  
  637100 dotation pour risques & charges   1296000
             

Régularisation

641300 taxe sur appointements et salaires 31 110  


         
  447200 impôts sur salaires   31 110
  (constatation)    
             
autres impôts et
447200   taxes     31 110  
  571000   caisse     31 110
  (règlement)      
Nous avons 2 employés contractuels payés chacun à 54 000 FCFA le mois:
54000*2=108000

108000*12=1296000
Concernant le fonds de développement et de la formation professionnelle (fdfp, annexe6)17(*)
cette déclaration se fait chaque trimestre. on mentionne le nombre d'employés, et on calcule
sur le montant du salaire brut trimestriel du nombre d'employés la taxe d'apprentissage avec
un taux de 0,04 et la taxe à la formation continue avec un taux de 0,06. Après avoir rempli la
déclaration, on procède à son enregistrement.

1er trimestre
641400 taxe d'apprentissage   2 166  
641500 formation professionnelle continue 3 249  
  442800 autres impôts et taxes   5 415
  (constatation)    
             
442800   autres impôts et taxes     5 415  
  571000   caisse     5 415
  (règlement)      

2ème trimestre

641400 taxe d'apprentissage   2 166  


641500 formation professionnelle continue 3 249  
  442800 autres impôts et taxes   5 415
  (constatation)    
             
442800   autres impôts et taxes     5 415  
  571000   caisse     5 415
  (règlement)      

3ème trimestre

641400 taxe d'apprentissage   2 166  


641500 formation professionnelle continue 3 249  
  442800 autres impôts et taxes   5 415
  (constatation)    
             
442800   autres impôts et taxes     5 415  
  571000   caisse     5 415
  (règlement)      

4ème trimestre

641400 taxe d'apprentissage   2 166  


641500 formation professionnelle continue 3 249  
  442800 autres impôts et taxes   5 415
  (constatation)    
             
442800   autres impôts et taxes     5 415  
  571000   caisse     5 415

  (règlement)      
Pour la déclaration de la contribution des patentes et licences (annexe7), il faut multiplier le
chiffre d'affaires hors taxe par 0,5% afin de déterminer le droit sur le chiffre d'affaires.
Ensuite, avec la valeur locative qui est le montant de la location des locaux de l'année,
multiplié par 18,5% nous donne le droit sur la valeur locative. Enfin, on fait l'addition du
droit sur le chiffre d'affaires et celui sur la valeur locative pour déterminer le montant de la
patente. Etant donné que l'entreprise Kouadio Kan Julien a adhéré au centre de gestion
agrée, elle bénéficie d'un abattement de 50% sur le montant à payer de la patente. Le
règlement (annexe8) de la patente se fait en deux versements. Après avoir rempli la
déclaration, on procède à son enregistrement.

641200 patente, licence et taxes annexes 200 000  


         
  442800 autres impôts et taxes   200 000
  (constatation)    
             
442800   autres impôts et taxes     100 000  
  571000   caisse     100 000

  (règlement 1er versement 200000*50%)    


Concernant la déclaration des bénéfices industriels et commerciaux (annexe9), le bénéfice
net comptable additionné des réintégrations, moins les déductions nous donne le résultat
fiscal. Ensuite, on procède au calcul de l'impôt minimum forfaitaire (imf) en multipliant le
chiffre d'affaires ttc par 2%. On procède enfin au calcul du bénéfice industriel et commercial
(Bic) en prenant le résultat fiscal multiplié par 20%.

Après avoir calculé le montant du Bic, on le compare à celui de l'imf, s'il est inférieur à
l'imf, on prendra l'imf pour déterminer le montant de l'impôt exigible. Si le montant du Bic
est supérieur à celui de l'imf, dans notre cas, on prendra le montant du Bic sur lequel on
applique 80% pour déterminer le montant de l'impôt exigible qui sera réglé en trois(3) tiers :

-Le premier tiers (1/3) est versé au plus tard le 20 Avril de l'année qui suit(annexe10) ;

-Le deuxième tiers (1/3) est versé au plus tard le 20 Juin (annexe11) ;

-le troisième tiers (1/3) est versé au plus tard le 20 Septembre (annexe12).

Après avoir rempli la déclaration, on procède à son enregistrement.

891000 impôts sur les bénéfices de l'exercice 3 053 306  


         
  441000 Etat, impôt sur les bénéfices   3 053 306
  (constatation)    
             
441000   Etat, impôt sur les bénéfices   1 017769  
  521000   banque     1 017 769

  (règlement du tiers 3053306/3)    


Au niveau de la caisse nationale de prévoyance sociale de côte d'Ivoire (CNPS), concernant
l'appel des cotisations (annexe13)18(*) trimestriel (1er trimestre), on renseigne les différentes
rubriques en précisant pour chaque mois du trimestre le nombre de salariés. Calculer le
montant total du régime de retraite afin de déterminer le cumul salaires bruts soumis à
cotisations au titre du régime de retraite. Calculer le montant total du régime des prestations
familiales et des accidents du travail afin de déterminer le cumul salaires bruts soumis à
cotisations au titre des régimes de prestations familiales et des accidents du travail. Ensuite,
nous devons au niveau du décompte des cotisations dues, appliquer les différents taux afin
de déterminer le montant total des cotisations à payer. Cela se fait à la fin d'un trimestre. Les
différents taux sont :

-Prestations familiales : 5,75% ;

-Accidents du travail : 3% ;

-Régime de retraite : 8%19(*).

Après avoir rempli la déclaration, on procède à son enregistrement.

1er trimestre
664100 charges sociales sur rémunération 78 889  
  du personnel national      
  431100 prestations familiales   23 374
  431200   accidents de travail   12 195
  431300   caisse de retraite obligatoire   43 320
  (constatation)    
             
431100   prestations familiales     23 374  
431200   accidents de travail   12 195  
431300   caisse de retraite obligatoire 43 320  
  571000   caisse     78 889
  (règlement)      
2ème trimestre

664100 charges sociales sur rémunération 78 889  


  du personnel national      
  431100 prestations familiales   23 374
  431200   accidents de travail   12 195
  431300   caisse de retraite obligatoire   43 320
  (constatation)    
             
431100   prestations familiales     23 374  
431200   accidents de travail   12 195  
431300   caisse de retraite obligatoire 43 320  
  571000   caisse     78 889
  (règlement)      
3ème trimestre

664100 charges sociales sur rémunération 78 889  


  du personnel national      
  431100 prestations familiales   23 374
  431200   accidents de travail   12 195
  431300   caisse de retraite obligatoire   43 320
  (constatation)    
             
431100   prestations familiales     23 374  
431200   accidents de travail   12 195  
431300   caisse de retraite obligatoire 43 320  
  571000   caisse     78 889
  (règlement)      
4ème trimestre

664100 charges sociales sur rémunération 78 889  


  du personnel national      
  431100 prestations familiales   23 374
  431200   accidents de travail   12 195
  431300   caisse de retraite obligatoire   43 320
  (constatation)    
             
431100   prestations familiales     23 374  
431200   accidents de travail   12 195  
431300   caisse de retraite obligatoire 43 320  
  571000   caisse     78 889

  (règlement)      
Concernant la déclaration individuelle des salaires annuels (DISA, annexe14) pour
l'exercice, on remplit la colonne nom et prénoms des salariés, année de naissance des
salariés, date d'embauche, salaires horaires ou mensuels, salaires bruts annuels non
plafonnés y compris les congés, salaires annuels soumis à cotisation au titre des prestations
familiales, accidents du travail, salaires annuels soumis à cotisations au titre du régime de
retraite. Tout cela nous emmènera à établir l'effectif de l'entreprise, le montant total des
salaires bruts annuels non plafonnés, le montant total des salaires annuels soumis à
cotisations au titre des prestations familiales, accidents du travail et le montant total des
salaires annuels soumis à cotisations au titre du régime de retraite.

Concernant la déclaration annuelle de salariés et de cotisations (annexe15), on applique les


différents taux des différents régimes (Prestations familiales 5,75% ; Accidents du
travail 3% ; Régime de retraite 8%) sur le total des salaires annuels soumis à cotisation afin
de déterminer le montant des cotisations annuelles pour aboutir au montant des cotisations
annuelles.

Concernant l'état des salaires et des rémunérations assimilées payés durant l'année ou état
301(annexe16). S'agissant du tableau I20(*), on le remplit par trimestre (4 trimestres) en
mettant le montant de l'impôt sur le salaire(Is), le montant de la contribution nationale(CN),
l'impôt général sur le revenu(IGR) et le montant du personnel local. S'agissant du tableau
II21(*), on renseigne les différentes colonnes tell que le nom& prénom, emploi ou qualité,
code emploi, régime général, sexe, nationalité, local ou expatrié, situation de famille la plus
favorable du 01 Janvier au 31 Décembre, le nombre de parts IGR, le nombre de jours
d'application des paiements, le salaire brut total, les retenues effectuées au titre de l'IS- la
CN-l'IGR. S'agissant du tableau III22(*), on remplit la première colonne en renseignant la
partie effectif totaux, et la partie effectifs des seuls salariés dont le salaire est inférieur au
minimum individuel. Ensuite, la partie salaires annuels en mettant le montant des salaires
non déclarés individuellement,, le montant des salaires non déclarés au tableau II, le tout est
mis au total des salaires en espèces. Enfin, la parie impôts, on renseigne la case IS - CN
-IGR, il faut aussi renseigner la case totale des impôts retenus aux salariés, la case de l'impôt
à la charge de l'employeur et celle du total des impôts dus. S'agissant du tableau IV23(*), on
met le montant total des salaires en espèces du régime général, additionné à celui du total
des salaires en espèces du régime agricole. Tout cela nous donne le montant total des
salaires en espèces assujettis aux impôts sur les salaires. A cela, on ajoute éventuellement les
sommes exonérées qui nous donnera le montant total à rapprocher du montant des salaires
comptabilisés.

Pour finir, nous avons la fiche de déclaration diverses du personnel non salarié des sociétés
de capitaux-courtages-commissions-ristournes à des intermédiaires-honoraires et vacations
versés aux membres des professions libérales-droits d'auteur ou d'inventeur durant l'année
(annexe17). Ici, nous désignons le nom de l'entreprise à qui la société fait des versements
pour des prestations.

Après avoir réalisé ces travaux de fin d'exercice, nous sommes passés à la réalisation des
travaux d'assistance sur l'établissement des comptes annuels.

Section II - Les travaux d'assistance sur


l'établissement des comptes annuels d'IVELEC

Les travaux d'assistance sur l'établissement des comptes annuels consistent à mettre l'accent
sur l'établissement de la balance d'une part. Et d'autre part, d'établir les différents états
financiers.

Paragraphe 1- La balance

La balance (annexe18) est établie de Janvier 2010 à Décembre 2010. Elle se remplit de
manière automatique après qu'on ai crée au préalable les différents comptes (banque, caisse,
client...) avec lesquels nous avons eu à travailler. Elle doit être équilibrée (débit= crédit) et
fait apparaitre les numéros de comptes, les intitulés des comptes, le total débit et crédit etc.
Pour tirer la balance, on ouvre la rubrique état dans la barre d'outil, ensuite cliquer sur
balance des comptes pour faire apparaitre une fenêtre dans laquelle on précise le type de
balance, la période souhaitée et enfin valider en cliquant sur ok. Elle est indispensable pour
le bilan, le compte de résultat et représente un document majeur pour la comptabilité de
l'entreprise dans la mesure où elle peut être considérée comme une synthèse du bilan. Elle
permet également de contrôler les comptes et de vérifier leur cohérence. La déclaration et le
paiement de la taxe sur la valeur ajoutée peuvent être vérifiés grâce à cette dernière.
L'enregistrement et le règlement de la tva seront indiqués sur la balance.

Après l'établissement de la balance, nous allons voir comment se fait l'établissement des
différents états financiers de synthèse.

Paragraphe 2- Etablissement des différents états financiers de


synthèse
Les états financiers sont conçus pour donner une image fidèle de la situation de l'entreprise.
Ils représentent une source importante d'informations lors de la prise de décisions
stratégiques financières.

Le bilan, entre autres, est un état financier indiquant la valeur financière d'une entreprise à
une date précise. Les états financiers du bilan sont définis par l'actif et le passif de
l'entreprise. Du côté de l'actif, on retrouve l'actif à court terme, en l'occurrence le stock de
l'entreprise et l'actif immobilisé à long terme, en l'occurrence les immeubles et véhicules.
Alors que du côté du passif, on y retrouve le passif à court terme en l'occurrence les dettes
dues aux fournisseurs, celui à long terme en l'occurrence un prêt contracté sur dix(10) ans et
les fonds propres en l'occurrence les avoirs des propriétaires et actionnaires. La règle
générale de l'état financier du bilan est que l'actif devrait toujours égaler le passif.

L'état des résultats, lui, représente l'état financier qui expose le rendement d'une entreprise
sur une période de temps définie (généralement une année). En gros, il constitue le calcul du
bénéfice net résolu par les revenus soustraient des dépenses de l'entreprise.

L'utilisation principale d'un état financier sert à comparer dans le temps la performance de
l'entreprise par rapport à ses performances passées, mais aussi par rapport aux entreprises
externes. Il existe trois(3) types de systèmes de présentation des états financiers qui sont : le
système normal ; le système allégé et le système minimal de trésorerie. Dans le cas d'espèce,
celui que nous avons eu à utiliser est : le système allégé. Il comporte trois(3) parties qui
sont : le compte de résultat ; le bilan et l'état annexé très simplifié. Le système allégé, appelé
LIASSE système allégé(annexe19), se remplit comme suit : on ouvre la table de conversion
dans laquelle on complète les renseignements relatifs à la société et à l'exercice en
mentionnant la désignation de l'entreprise ; le sigle ; la boîte postale ; le numéro
d'identification fiscale ; la date d'arrêté effectif des comptes ; l'adresse géographique
complète, la période d'exercice ; le nombre de mois et le centre des impôts. Aussi, on remplit
la balance syscoa grille de conversion exercice N en mentionnant les montants des différents
comptes utilisés. On remplit en premier la fiche dépôt système allégé2 qui à donner des
informations sur l'entreprise.

Nous rappelons que la Liasse se remplit de manière automatique. Après avoir remplit la
fiche dépôt système allégé2, on remplit la fiche d'identification sur laquelle nous avons les
informations sur l'entreprise, et le gérant. Ensuite, on remplit la fiche d'identification2 en
donnant la forme juridique de l'entreprise, le régime fiscal, le pays du siège social, le nombre
d'établissement dans le pays, la première année d'exercice dans le pays et le chiffre
d'affaires. On remplit aussi le tableau224(*) en inscrivant la dotation de l'amortissement de
l'exercice en cours. Au niveau du tableau725(*), on inscrit l'effectif moyen de travailleurs au
cours de l'exercice. Et enfin, renseigner l'état complémentaire n°4 en inscrivant le capital de
l'exercice dans la case apports financiers au cours exercice.

Troisième Partie :
ANALYSE DES STRATEGIES DES CGA AUPRES DES PME

CHAPITRE I : Les Conditions


d'Analyse Stratégique

Section I : Analyse de l'hypothèse Générale

Hypothèse : << Si une PME s'inscrit dans un CGA, alors le CGA pourrait régulariser
sa

situation.>>

Paragraphe 1 : Inscription dans un Centre de Gestion Agrée

Peuvent adhérer à un Centre de Gestion Agrée(CGA), les personnes physiques et morales


relevant du régime de l'impôt synthétique (is) et du réel simplifié d'imposition (rsi).

Pour les personnes relevant de l'impôt synthétique (is) d'une part, il s'agit des commerçants
et des prestataires de service.

S'agissant des commerçants, le chiffre d'affaires annuel toutes taxes incluses doit être
compris entre cinq(05) millions et cinquante(50) millions de francs CFA.

Concernant les prestataires de services, le chiffre d'affaires annuel toutes taxes incluses doit
être compris entre(05) millions et vingt- cinq(25) millions de francs CFA..

Pour les personnes relevant du réel simplifié d'imposition (rsi) d'autre part, il s'agit des
commerçants dont le chiffre d'affaires annuel toutes taxes incluses est compris entre
cinquante(50) millions et cent cinquante(150) millions de francs CFA.

Concernant les prestataires de services, le chiffre d'affaires annuel toutes taxes incluses doit
être compris entre vingt-cinq(25) millions et soixante-quinze(75) millions de francs CFA.

Paragraphe 2 : Régularisation de la situation

Le secteur informel constitue une réalité dans tous les pays du monde, qu'il soit développé
ou non. En particulier, dans les pays en développement à l'instar de la Côte d'Ivoire, ce
secteur a pris une grande ampleur dans la mesure où il concerne la grande partie de l'activité
économique sans pour autant contribuer aux recettes fiscales. A cette effet, la promotion des
CGA a été suggérée afin de permettre aux PME qui sont dans l'informel d'en sortir. Le
Centre de Gestion Agrée se charge de faire l'immatriculation au centre des impôts du siège
de l'entreprise pour ceux qui ne l'on pas encore fait. Ce qui permet à l'adhérent d'être connu
de l'administration fiscale.

Section II : Analyse de l'hypothèse spécifique

Hypothèse :<< Plus une PME est connue de l'administration fiscale, plus elle bénéficie
de

Nombreux avantages.>>

Paragraphe 1 : Les formalités exigées.

Pour être connu de l'administration fiscale, il faut que l'entreprise se fasse immatriculée au
centre des impôts de son siège. Il s'agit de fournir certains éléments pour la création de la
déclaration fiscale d'existence(DFE) qui matérialise l'existence légale de l'entreprise.
Concernant les éléments à fournir, nous avons :

- la photocopie de la carte nationale d'identité (cni) du propriétaire ;

- la photocopie du registre du commerce ;

- une facture Cie ou Sodeci ;

- un plan de localisation de l'entreprise ;

- un droit de recherche s'élevant à 1000fcfa ;

- la photocopie du contrat de bail.

Paragraphe 2 : Analyse des avantages 

Le CGA permet à ceux qui adhèrent de recevoir une formation en comptabilité, en fiscalité
et en gestion d'entreprise en plus du suivi et de la tenue de leur comptabilité afin que ceux-ci
puissent redynamiser leur commerce en accroissant leur revenu. Aussi, il y aura une
réduction de 50% de l'impôt synthétique pendant toute la durée d'adhésion au CGA. Une
réduction de 50% du bénéfice industriel et commercial(Bic) les trois(3) premières années,
puis de 20% à partir de la quatrième(4) année, en l'occurrence Monsieur Kouadio Kan Julien
qui a un bénéfice industriel et commercial de 19 083 159 FCFA paie 20% soit 3 816 632
FCFA. Et ce, pendant toute la durée d'adhésion au CGA. Et une exonération de la patente
pendant trois(3) ans, puis un abattement de 50% les quatrième(4) et cinquième(5) année, en
l'occurrence Monsieur Kouadio Kan Julien qui a un un montant de 400 000fcfa comme
patente à payer et qui règle 50% soit 200 000fcfa.
En sommes nous estimons que ces différents avantages qui se font par le biais du Centre de
Gestion Agrée vont aider le chef d'entreprise à maitriser son impôt.

CHAPITRE II : Missions


stratégiques des CGA

Section I : Mission Générale

Objectif : Montrer les bienfaits de l'Assistance Comptable des PME/PMI au sein des


CGA

Afin de pallier à leurs déficiences.

Paragraphe 1 : Les problèmes rencontrés par les PME

La principale difficulté rencontrée par les PME est l'accès au financement. Les PME sont
confrontées au manque d'interlocuteur unique vers qui se retourner pour être accompagnées.
Elles éprouvent des difficultés à établir des états comptables et financiers cohérents et
crédibles. Aussi, les PME éprouvent des difficultés pour disposer des compétences
nécessaires.

Paragraphe 2 : Démonstration des bienfaits de l'assistance


comptable

Les CGA, par leur assistance comptable qu'ils offrent au PME permettent à ces dernières
d'avoir des états financiers cohérents et crédibles afin de leur favoriser l'accès aux produits
bancaires.

Ce faire assister par un CGA est bénéfique pour l'adhérent, la preuve en est qu'un projet de
soutien aux petites et moyennes entreprises ivoiriennes initié par l'Union Européenne a été
lancé le 10 Octobre 2011 à Abidjan, qui consiste à faire bénéficier à environ 800 entreprises
d'un programme qui permettra de dispenser une formation à la mobilisation des ressources
financières pour les PME. La mise en oeuvre de ce projet permettra d'accompagner les PME
dans le renforcement de leurs capacités tout en leur assurant une meilleure compréhension
de l'offre de financement.

Section II : Missions Spécifiques

Les Missions Spécifiques seront relatives d'une part à montrer l'impact de la


régularisation des PME sur l'économie ivoirienne et d'autre part, à analyser la
réglementation ou la législation dans les CGA pour un meilleur suivi de leurs activités.

Paragraphe 1 : l'impact de la régularisation des PME sur


l'économie

Ivoirienne. 

Régulariser sa situation signifie se mettre en règle. Concernant les PME, elles entrent dans la
légalité en payant leurs impôts, cela contribue à l'essor de l'économie ivoirienne. Selon le
Plan National de développement(PND) 2012-2015 L'industrie constitue l'essentiel du secteur
privé formel. Les PME représentent plus de 98% des entreprises recensées en côte d'ivoire et
contribuent à hauteur de 18% au produit intérieur brut(PIB) et à 20% à la création de
l'emploi. Il faut entendre par PIB, la richesse nationale, ce qui veut dire que plus les PME se
feront régulariser, plus leur taux va augmenter, ce sera un plus à gagner pour l'économie
ivoirienne. Ce qui va favoriser le développement du pays et octroyer de nouveaux emplois.
Une meilleure communication et sensibilisation pour inviter les professionnels habilités à les
mettre en oeuvre et faciliter la régularisation des PME qui en sont les principaux
bénéficiaires.

Dans ce concert, il ya l'intervention des services de la Direction Générale des Impôts qui ont
leur partition à jouer. La prise en compte de ces nouveaux types de contribuables aura, à n'en
point douter des impacts positifs sur le niveau des recettes de la Direction Générale des
Impôts.

Nous disons que cette intense production réglementaire traduit l'intérêt de mobilisation des
pouvoirs publics pour le succès d'un programme qui devrait permettre :

· une meilleure connaissance des opérateurs économiques ;

· une modernisation en termes de gestion et d'organisation des PME/PMI ;

· la création d'un véritable poste d'informations pour des stratégies et des comptes des
nationaux et l'évacuation des mesures de politique économiques ;

· l'accroissement substantiel des recettes fiscales pour l'élargissement des recettes fiscales.

Paragraphe 2 : Analyse de la réglementation ou la législation


dans les CGA

Pour un meilleur suivi de leurs activités 

Les CGA instaurent au sein des PME un climat de confiance au plan des compétences
professionnelles et des garanties de probité, il est exigé que les professionnels de la
comptabilité notamment les experts comptables et les comptables agrées inscrits au tableau
de l'ordre (ayant des garanties de compétences et d'expériences dûment constatées) fassent
obligatoirement partis des membres fondateurs du CGA.

Le fait que le gouvernement exige que les professionnels de la comptabilité fassent partir des
membres fondateurs, atteste de la crédibilité et du professionnalisme au sein des CGA.
Aussi, ces professionnels de la comptabilité avec leurs différentes expériences acquises lors
de leurs diverses activités pourront guider les CGA dans l'exercice de leurs activités et
perfectionner leurs différentes missions.

Parlant des CGA, dans le but de promouvoir leur création, une exonération des droits
d'enregistrement est faite à la création, ainsi qu'une exonération de l'impôt BIC et patente qui
se fait pendant trois(3) ans. Tout cela afin de motiver l'entrepreneuriat. Par ailleurs, pour un
meilleur suivi des CGA, une convention est obligatoirement conclue avec la direction
Générale des Impôts en vue de leur apporter une assistance technique. A cette fin, un ou
plusieurs agents seront désignés avec pour mission de participer aux réunions d'informations
organisées par le CGA et de répondre aux questions qui lui seront posées sur la législation
fiscale. Cependant les CGA sont tenus de communiquer chaque année à la Direction
Générale des Impôts :

· Avant le début de l'exercice, les projets de budget de fonctionnement, de

Budget d'investissement, de tableau de financement et le programme d'activités ;

· A la fin de l'exercice, le bilan, les comptes de l'exercice et le rapport

d'activités.

La Direction Générale des Impôts peut à tout moment initier des actions de contrôle en vue
de s'assurer de la bonne exécution des dispositions du cahier des charges et du respect des
dispositions fiscales pour un meilleur suivi, une meilleure transparence. Le gouvernement se
veut déterminant dans l'exercice de cette ectivité afin de lutter au maximum contre la fraude.

Concernant la suspension et le retrait de l'agrément, les manquements graves aux


dispositions légales et réglementaires, notamment par une fraude avérée, sont sanctionnés
comme suit :

· le retrait de l'agrément ;

· la perte des avantages fiscaux accordés ;

· l'application des pénalités au taux le plus élevé ;


· l'engagement systématique de poursuites pénales.

Il est dit dans l'article 13 qu'<<après consultation du comité technique mentionnée à


l'article5, le Ministre de l'économie et des Finances, après avoir mis je, centre en mesure de
présenter ses observations sur les faits qui lui sont reprochés, peut 11. Ji retirer l'agrément :

1°) En cas d'inexécution des engagements pris pris par le centre ou de violation des
obligations qui lui incombent ;

2°) Au cas où le centre conserve parmi ses dirigeants ou administrateurs une personne ayant
fait l'objet, postérieurement à l'agrément, d'une sanction pour fraude fiscale dûment
prononcée par le tribunal pénal ;

3°) Au cas ou le centre ne prononce pas l'exclusion des adhérents qui ne respectent pas les
obligations leur incombant.>>.

Notons que des sanctions peuvent être prononcées contre l'adhérent à un CGA, telles que :

·l'exclusion du contrevenant de la liste des adhérents au CGA ;

· la remise en cause des avantages fiscaux accordés ;

· l'application des pénalités fiscales au taux le plus élevé ;

· l'engagement de poursuites pénales.

Toutes ces dispositions ont pour but d'éviter tout écart de la part des CGA. Nous pensons
que nous avons une bonne réglementation en ce sens qu'elle sert de balises aux différents
acteurs (CGA, adhérents) de l'économie, elle prévient avant d'agir et sanctionne lorsque les
fautes sont commises.

Conclusion
Au terme de notre analyse, force est de reconnaitre que l'Etude sur l'Assistance Comptable
d'une Entreprise dans un Centre de Gestion Agrée (CGA) : cas de l'entreprise Kouadio kan
julien ne fut pas un travail aisé. D'une part en raison de la difficulté liée à la notion de centre
de gestion agrée et d'autre part en vertu de la détermination des travaux d'assistance
comptable.

La difficulté résultant de la présentation du centre de gestion agrée est due, non seulement,
au fait que le CGA a plusieurs missions, mais aussi parce que l'organisation diffère d'un
service à un autre.

En effet, la mission d'appui à la gestion du CGA se traduit par l'assistance à l'élaboration, à


la production et à l'établissement. A cela, faudra ajouter la mission de la prévention fiscale
qui fait intervenir les taxes et les régimes imposables. Ensuite, nous avons la formation qui
est un pilier important sans oublier la tenue de la comptabilité.

Au niveau de l'organisation du CGA, on a constaté une différence au niveau du rôle que joue
chaque service. En l'occurrence, la direction générale qui est chargé de superviser les
activités, la coordination qui est chargé comme son nom l'indique de coordonner ; et les
consultants qui interviennent quand il est nécessaire. A cela, on pourrait ajouter le rôle du
service commercial et du service logistique qui est chargé de la gestion du patrimoine
matériel du CGA. Et enfin, le service d'assistance comptable qui assiste le client.

Notre analyse a permis de réaliser que le travail du CGA est de faire des travaux
d'assistance. Lors de la collecte des pièces comptables, l'on sait rendu compte que ce n'est
pas un travail aisé. Celà soulève plusieurs problèmes relativement aux entreprises qui ont
quelque fois des absences au niveau des informations, ce qui rend difficile la suite des
travaux tel que l'établissement de la balance. Par ailleurs, il faut que les adhérents
s'organisent mieux afin de transmettre les pièces comptables(factures...) tous les mois au
CGA. Il faudrait aussi une informatisation renforcée des données autant dans les PME que
dans les Centres de Gestion Agrées car il permet d'enregistrer les documents comptables, il
permet de conserver une trace des transactions financières et permet aussi de garder un
double autant manuel qu'informatique.

Notre thème nous a permis aussi à travers nos recherches de nous familiariser au mécanisme
de remplissage des fiches de déclaration des taxes et impôts, il nous a fourni les rudiments
nécessaires pour exercer avec sérénité la profession de comptable que nous avons choisie
d'exercer.

ANNEXES
Annex1

Annex2

Annex 3

Annex 3

Annex 3

Annex3
Annex4

Annex 4

Annex4

Annex 4

Annex5

Annex 5

Annex5

Annex5

Annex5

Annex6

Annex6

Annex6

Annex6

Annex6

Annex7

Annex7

Annex8

Annex9

Annex9

Annex9

Annex10

Annex11

Annex12

Annex13
Annex13

Annex13

Annex13

Annex14

Annex15

Annex16

Annex16

Annex17

Annexs18

Annex18

Annex19

BIBLIOGRAPHIE
1) Ouvrage spéciaux

· René Edi et Jean Corre, le Droit de la comptabilité, Règlementations juridiques,


comptables et fiscales, Abidjan, Edition socogec, Edition 1996.

· OHADA, traité et actes uniformes commentés et annotés, 3ème Edition 2008, juriscope


téléport 2, avenue rené cassin, BP 90194, 86962 Futuroscope cedex(France).

· Comptabilité générale selon le SYSCOA, Edition Foucher, Paris- 1998, 31 Rue de Fleurus-
75278 Paris cedex 06

2) Web graphie

· http://www.memoireonline.com/07/09/2303/m-propositions-des-prévisions-de-trésorerie-
dans -un-centre-de-gestion-agrée acute1.html/ consulté le 07 Juin 2012 ;
·http://www.ohada.org consulté le 02 Juin 2012 ;

·www.dgi.gouv.ci consulté le 25 Novembre 2012 ;

·www.worldbank.org consulté le 30 Novembre 2012 ;

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·www.finances.gouv.ci consulté le 30 Novembre 2012 ;

·www.l'expertcomptable.com/comptabilité/écriturescomptables/labalance-comptable.html/ c
onsulté le 30 Novembre 2012 ;

·www.gestionfinancière101.com/état-financier.html/ consulté le 30 Novembre 2012.

TABLE DES MATIERES


Dédicace ....................................................................................................................................
...........................2

Remerciement ..........................................................................................................................
...........................3

Avant-propos ............................................................................................................................
...........................4

Résumé ......................................................................................................................................
...........................7

Introduction ..............................................................................................................................
.........................8

I-
Problématique.............................................................................................................................
.......13

1- Objectif Général..............................................................................................................13
2- Objectifs Spécifiques......................................................................................................13

II-Hypothèse de
Recherche................................................................................................................14

1- Hypothèse Générale.......................................................................................................14

2- Hypothèse secondaire....................................................................................................14

III-Approche
Méthodologique............................................................................................................14

1- Milieu................................................................................................................................14

2- Population d'Etude.........................................................................................................14

3- Cadre de Référence........................................................................................................14

4- Les Instruments ou Techniques de Recueil des Données.........................................15

PREMIERE PARTIE : PRESENTATION ET ORGANISATION GENERALE DU

CENTRE DE GESTION AGREE<< LA COLOMBE


SARL>> ...........................................16

CHAPITRE I : Présentation


Générale du centre de Gestion
Agrée<< la colombe
SARL>> ...................................................................................................17

Section I -
Historique ................................................................................................................................1
7

Section II - Statut Juridique et Activités du Centre de Gestion Agrée

<< la colombe
SARL>> .............................................................................................................20

Paragraphe 1 - L'appui à la
gestion ..................................................................................................20

Paragraphe 2 - La prévention
fiscale ................................................................................................21

Paragraphe 3 - La
formation .............................................................................................................22

Paragraphe 4 - La tenue de la
comptabilité ....................................................................................22

CHAPITRE II : Organisation du Centre de Gestion Agréé<<la colombe


SARL>> ....................................23

Section I -
Organigramme .......................................................................................................................23

Section II -
Fonctionnement ...................................................................................................................24

Paragraphe 1 - La direction générale, la coordination et les


consultants ..................................24

Paragraphe 2 - Le service commercial et le service


logistique ....................................................25

Paragraphe 3 - Le service d'assistant


comptable ...........................................................................25

Paragraphe 4 - Le
secrétariat ............................................................................................................26

DEUXIEME PARTIE : LES TRAVAUX D'ASSISTANCE COMPTABLE DANS UN


CGA ...............................27

CHAPITRE I : La Nature des Travaux d'Assistance


Comptable ..................................................................28

Section I - Les travaux d'assistance portant sur la tenue courante de la


comptabilité ......................28

Paragraphe 1 - Réception, vérification et classement des pièces


comptables ..........................28

Paragraphe 2 - Le traitement comptable des


pièces .....................................................................30

Paragraphe 3 - Balance périodique des


comptes ...........................................................................31

Section II - Les travaux d'assistance sur l'établissement des comptes


annuels ..............................32

Paragraphe 1 - Les principales étapes des travaux de fin


d'exercice ..........................................32

Paragraphe 2 - Etablissement des différents états financiers de


synthèse ...............................33

CHAPITRE II : L'Assistance


Comptable de l'Entreprise Kouadio
Kan Julien
(IVELEC).............................................................................................................................35

Section I - Les travaux d'assistance portant sur la tenue courante de

La comptabilité
d'IVELEC .....................................................................................................35

Paragraphe 1 - Réception, vérification et classement des pièces


comptables ..........................35

Paragraphe 2 - Le traitement comptable des


pièces .....................................................................36

Paragraphe 3 - Les travaux de fin


d'exercice...................................................................................36

Section II - Les travaux d'assistance sur l'établissement des comptes

Annuels
d'IVELEC....................................................................................................................51

Paragraphe 1 - La
balance..................................................................................................................51

Paragraphe 2 - Etablissement des différents états financiers de


synthèse ..............................52

TROISIEME PARTIE : MISSIONS STRATEGIQUES DES


CGA..................................................................55

CHAPITRE I : Les Conditions d'Analyse


Stratégique.................................................................................56

Section I : Analyse de l'hypothèse


générale...........................................................................................56

Paragraphe 1 - Inscription dans un


CGA.........................................................................................56

Paragraphe 2 - Régularisation de la situation des


PME...............................................................57

Section II - Analyse de l'hypothèse


spécifique....................................................................................57

Paragraphe 1- Les formalités


exigées.............................................................................................57

Paragraphe 2- Analyse des


avantages............................................................................................58

CHAPITRE II : Missions Stratégiques des


CGA................................................................................59

Section I : Missions
générale..................................................................................................................59

Paragraphe 1- Les problèmes rencontrés par les


PME.................................................................59

Paragraphe 2- Démonstration des bienfaits de l'assistance


comptable....................................59

Section II : Missions
spécifiques............................................................................................................60

Paragraphe 1- Impact de la régularisation des PME sur l'économie


ivoirienne........................60

Paragraphe 2- Analyse de la réglementation ou la législation dans les CGA

Pour un meilleur suivi de leurs activités..............................................................61

CONCLUSION ........................................................................................................................
..64

ANNEXE ..................................................................................................................................
............66

BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................
.148

TABLE DES
MATIERES......................................................................................................................149

* 1 Luca Pacioli (1445-1517) est crédité comme l'auteur du premier livre sur la comptabilité (Summa
d'arithmetica, geometrica, proportionalita) publié à Venise en 1294.

* 2 Plan comptable français de 1947 et 1957.

* 3 OCAM : Organisation Commune Africaine et Malgache.

* 4 -Règlement N°04/96/CM portant adoption d'un référentiel comptable commun au sein de l'UEMOA dénommé
Système Comptable Ouest Africain (SYSCOA).

-Directive N°02/97/CM/UEMOA portant création d'un" ordre national des experts


comptables et des comptables agrées" dans les Etats membres de l'Union Economique et
Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

-Directive N°04/97/CM/UEMOA portant création d'un "Régime des Centres de Gestion


Agrées" dans les pays membres de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
(UEMOA).

* 5 Règlement communautaire N°04/96/CM du 20 Décembre 1996.

* 6 Acte Uniforme portant Organisation et Harmonisation des Comptabilités (AUOHC).

* 7 16 Etats membres du traité : Bénin ; Burkina-Faso ; Cameroun ; Centrafrique ; Comores ; Congo-
Brazzaville ; Côte-d'Ivoire ; Gabon ; Guinée -Conakry ; Guinée-Bissau ; Guinée-Equatoriale ; Mali ; Niger ;
Sénégal ; Tchad ; Togo.

* 8 Article 6 du décret n°2002-146 du 11 Mars 2002.

* 9 Décret n°2002-146 du 11 Mars 2002 instituant les centre de Gestion Agrées et abrogeant le décret n°99-51
du 20 Janvier 1999.

* 10 Gninfoni Roméo Parfait : Mémoire de fin d'étude, 2007, à l'Institut Supérieur d'Informatique et de Gestion, de
Ouagadougou pour l'obtention du DTS, option Comptabilité Gestion, thème<<Assistance Comptable dans les
entreprises de construction :cas de BTM>>.

* 11 Précis de comptabilité, librairie clairafrique, 1981.

* 12 Droit de la comptabilité, édition 1996 SOCOGEC_abidjan

* 13 L'annexe 3 se compose de quatre fiches : 1er trimestre ; 2ème trimestre ; 3ème trimestre et 4ème trimestre.

* 14 L'annexe 4 se compose de quatre fiches : 1er trimestre ; 2ème trimestre ; 3ème trimestre et 4ème trimestre.

* 15 Notons que des réaménagements au niveau des taux ont été effectués et sont entrés en vigueur après la
dédaction du mémoire.

* 16 Lannexe 5 se compose de quatre fiches :1er trimestre ;2ème trimestre ;3ème trimestre et 4ème trimestre.

* 17 L'annexe 6 se compose de quatre fiches :1er trimestre ;2ème trimestre ;3ème trimestre et 4ème trimestre.


* 18 L'annexe 13 6 se compose de quatre fiches :1er trimestre ;2ème trimestre ;3ème trimestre et 4ème trimestre.

* 19 Notons que des réaménagements au niveau des taux ont été effectués et sont entrés en vigueur après la
dédaction du mémoire.

* 20 Etat récapitulatif des versements effectués ou à effectuer au titre des divers impôts sur les salaires et de
l'impôt général sur le revenu

* 21 Etat récapitulatif des salaires et rétribution par nature versés aux salariés de l'entreprise, pensions et rentes
viagères par l'entreprise

* 22 Vérification des versements effectués

* 23 Rapprochement avec la comptabilité.

* 24 Tableau d'amortissement

* 25 Tableau de repartition du résultat

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