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UNIVE

RSITE MOULAY ISMAIL


FACULTE DES SCIENCE
DEPARTEMENT DE CHIMIE
MEKNES

Travaux pratiques du module


Cristallographie géométrique

Préparé par  : EL MRANI MERIEM


Semestre  :5
Groupe  : A13
Manipulation  : N°2
Année universitaire :
2020 /2021
Introduction  :
Cristallographie : du latin crystallus cristal (objet de cristal, glace, ...), dérivé du grec ancien krystallos :
glace, et de
graphie : écriture. Ce terme a été introduit en 1723, par le savant Maurice-Antoine Capeller (1685-
1769).
La cristallographie est la science qui se consacre à l'étude des substances cristallines à l'échelle
atomique. Les propriétés physico-chimiques d'un cristal sont étroitement liées à l'arrangement spatial
des atomes dans la matière. L'état cristallin est défini par un caractère périodique et ordonné à l'échelle
atomique ou moléculaire. Le cristal est obtenu par translation dans toutes les directions d'une unité de
base appelée maille élémentaire. Elle est en rapport avec des disciplines aussi diverses que la physique,
la chimie, les mathématiques, la biophysique, la biologie, la médecine, la science des matériaux, la
métallurgie ainsi que les sciences de la terre.
La cristallographie couvre un ensemble de techniques très puissantes pour explorer la composition et la
structure de la matière à l'échelle des atomes et des molécules. Elle trouve aujourd'hui des applications
dans presque tous les domaines de l'activité scientifique ou technique : biologie, chimie, sciences de la
terre, minéralogie, archéologie, métallurgie, industrie pharmaceutique, industrie agroalimentaire,
industrie chimie, médecine, matériaux biologiques et biotechnologie, stockage de substances, laser…
Elle est à la base de l’élaboration de tous les nouveaux matériaux : cristaux liquides, matériaux
composites, composants électroniques, cellules photovoltaïques, diodes électroluminescentes, téléphones
portables, ordinateurs, nanotechnologie, gemmes synthétiques…

Historique :
La cristallographie est la science des cristaux. Elle concerne la forme extérieure,la structure interne, la
croissance et les propriétés physiques des cristaux.
À l’origine, la cristallographie, était purement descriptive et constituait une branche de la minéralogie.
Ultérieurement, on a constaté que l’état cristallin n’était pas le fait des seuls minéraux et que c’était un état de
la matière très courant. Aussi, vers le milieu du XIX e siècle, la cristallographie est devenue une science à part
entière.
Depuis très longtemps on pense que l’aspect extérieur des cristaux est lié ordonnancement interne régulier de
la matière. Les premières indications sur cet ordre interne, se trouvent dans les travaux de Johannes Kepler
(1619), de Robert Hoocke(1665) puis de Christian Huyghens (1690). À partir d’une étude sur la biréfringence
de la calcite, ce dernier a suggéré que ces propriétés optiques pourraient s’expliquer par des règles
d’arrangement interne au sein du cristal.
La première loi quantitative de la cristallographie (loi sur la constance des angles)a été entrevue en 1669 par le
danois Nils Steensen (Nicolas Sténon) à partir de mesures des angles entre les faces de cristaux de quartz. Elle
a été formalisée en 1772par Jean-Baptiste Romé de l’Isle dans son « Essai de cristallographie ».La seconde loi
(loi des indices rationnels ou des troncatures simples) a été énoncée en 1774 par l’abbé Réné-Just Haüy. Il
avait remarqué que lors du clivage de cristaux de calcite, il obtenait des morceaux dont la forme était
rigoureusement semblable à celle du cristal initial. Il a admis que les cristaux étaient constitués de
parallélépipèdes identiques qu’il nommait « molécules intégrantes ». De cette proposition il découle que la
position de chaque face d’un cristal peut être repérée dans l’espace par trois nombres entiers.
Les thèses de Haüy furent affinées par W. H. Miller qui introduisit les méthodes de la géométrie analytique en
cristallographie et qui proposa un système de notation toujours utilisé actuellement.
La contribution de Auguste Bravais à la cristallographie est particulièrement importante. Dans son ouvrage de
1849, « Structure réticulaire des cristaux », il a énoncé le postulat suivant qui constitue la base de la
cristallographie :
POSTULAT DE BRAVAIS :
Étant donné un point P, quelconque dans un cristal, il existe dans le milieu, une infinité discrète, illimitée dans
les trois directions de l’espace de points, autour desquels l’arrangement de la matière est le même qu’autour
du point P.
De ce postulat résulte la notion de réseau tridimensionnel cristallin et tous les problèmes de symétrie qui en
découlent. Bravais a également introduit en cristallographie, la notion fondamentale de réseau réciproque
(l’espace dual des mathématiciens).
À la suite des travaux de Bravais ont été menées de nombreuses études concernant les problèmes de symétrie
cristalline, études facilitées par le développement, par les mathématiciens, de la théorie des groupes. En
particulier, le problème du dénombrement et du classement des groupes d’espace a été résolu par Schönflies et
Fedorov.
À coté de ces études théoriques, il convient de citer les travaux de quelques techniciens qui ont développé les
instruments de mesure des cristallographes. Carangeot a réalisé en 1782 le premier goniomètre (goniomètre
d’application). Babinet et Wollaston ont conçu vers 1810 les premiers goniomètres à un cercle. Wulff a
proposé son abaque et développé les premiers goniomètres à deux cercles qui ont été perfectionnés par
Fedorov (1853-1919).
Jusqu’au début du XXe siècle, la cristallographie était purement axiomatique. Les premières expériences de
diffraction des rayons X réalisées en 1912 par W. Friedrichet P. Knipping selon les idées de M. von Laue,
puis les travaux de W. et L. Bragg sont venus confirmer la justesse du postulat de Bravais. Les mesures de
diffraction ont apporté la preuve expérimentale directe de la nature ordonnée et périodique de l’arrangement
cristallin.
L’invention de nouvelles techniques expérimentales de diffraction allait permettre un développement rapide
de la radiocristallographie. Enfin depuis 1960 on utilise de manière systématique les outils informatiques pour
le traitement des données obtenues dans les expériences de diffraction par des cristaux.
Actuellement, dans un laboratoire de recherche bien équipé, le délai entre la synthèse d’un nouveau cristal
inorganique et la détermination de sa structure absolue est de quelques jours.

Manipulation  :
But :
Le but de cette manipulation est d’identifier les quatorze réseaux de bravais (Maquettes
numérotées), ensuite la détermination des éléments de symétrie de chaque réseau, sa
classe cristalline et son groupe d’espace.

Tableau de résultat  :

N° de la Relation Système cristallin Mode de Représentation en Représentation en Elément Position des Classe Groupe
maquette entre les réseau perspective de la projection de la maille de éléments de cristalline d’espace
paramètres maille symétrie symétrie

a≠b≠c Triclinique P ------


1 α≠β≠Ɣ _
1

a≠b≠c Monoclinique P [010] 1A2//et1m  2/m P 2/m


2 α= Ɣ=π /2,
β≠π /2

a≠b≠c Monoclinique C [010] 1A2//et1m  2/m C 2/m


3 α= Ɣ=π /2,
β≠π /2

a≠b≠c Orthorhombique P [100] 1A2/ m 


α= Ɣ=β=π /2,
4 [010] 1A2/m  mmm P mmm
[001] 1A2/ m 

a≠b≠c Orthorhombique [100] 1A2/ m 


α= Ɣ=β=π /2
5 C [010] 1A2/m  mmm C mmm
[001] 1A2/ m 

a≠b≠c Orthorhombique F [100] 1A2/ m 


α= Ɣ=β=π /2
6 [010] 1A2/m  mmm F mmm
[001] 1A2/ m 

a≠b≠c Orthorhombique I [100] 1A2/ m 


α= Ɣ=β=π /2
7 [010] 1A2/m  mmm I mmm
[001] 1A2/ m 

a=b≠c Quadratique p [001] 1A4 /m 


8 α=β= Ɣ=π /2 [100] 2A2/2m  4/mmm P 4/mmm
[110] 2A2/2m 
9 a=b≠c Quadratique I [001] 1A4 /m  I 4/mmm
α=β= Ɣ=π /2 [100] 2A2/2m  4/mmm
[110] 2A2/2m 

10 a=b=c Rhomboedrique P A3
α=β= Ɣ≠π /2 ----- 3 P3

a=b≠c Hexagonal P [001] 1A6/m 


11 α=β= π /2≠ [110] 3A2/3m 6/mmm P 6/mmm
Ɣ=2π/3 ::
[120] 3A’2 /3m ‘

a=b=c Cubique P [100] 3A4 /3m


12 α=β= Ɣ=π /2 [111] 4A3 m3m P m3m
[110] 6A2/ 6m

a=b=c Cubique I [100] 3A4 /3m I m3m


13 α=β= Ɣ=π /2 [111] 4A3 m3m
[110] 6A2/ 6m

a=b=c Cubique F [100] 3A4 /3m


14 α=β= Ɣ=π /2 [111] 4A3 m3m F m3m
[110] 6A2/ 6m

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