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SEQUENCE 

1 : 
DECOUVRIR L’UNIVERS DU 
FANTASTIQUE 
CONTENU DE LA SEQUENCE 

EVALUATION DIAGNOSTIQUE 
COMPREHENSION DE L’ECRIT 
Séance 1 
Séance 2 
ACTIVITES DE LANGUE 
Syntaxe 
Lexique 
ACTIVITES D’ECRITURE 
EVALUATION FORMATIVE 
CORRIGES
EVALUATION DIAGNOSTIQUE  

Cette  activité  te  permettra  de  faire  un  premier  bilan  de  tes 
compétences.  Lis  attentivement  le  sujet  puis  aide­toi  de  la  grille 
d’autoévaluation pour relire ton récit et noter ce que tu as réussi et 
ce  que  tu  n’as  pas  réussi :  cela  te    permettra  de  recenser    les 
opérations pour lesquelles tu dois t’entraîner plus particulièrement. 

Activité d’écriture 

Objectifs de la séance : 

s’autoévaluer ; vérifier sa  capacité  à : 
­  lire un sujet et distinguer la situation de la consigne ; 
­  orienter son écrit en fonction de la situation de 
communication ; 
­  élaborer des contenus ; 
­  choisir un plan adéquat ; 
­  vérifier la cohérence du texte ; 
­  choisir la mise en page ; 
­  vérifier l’orthographe ; 
­  écrire lisiblement ; 
­  s’autoévaluer ; 
­  se corriger. 

Plan de la séance : 

­  lecture ; 
­  écriture ; 
­  autoévaluation ; 
­  bilan personnel et révisions.
Expr ession écr ite : 

Sujet : 
Tu  as    pénétré,  en  rêve,  dans  une  machine  qui  t’a  permis  de 
remonter  le  temps.  Tu  es    propulsé(e) très  loin  dans  le  passé  et  tu  as 
rencontré des  personnes  à  qui  tu  as  ainsi  pu  donner  des  informations 
sur  leur avenir. 
Raconte ce rêve en lui donnant un caractère de vraisemblance. 

Rappel
Un récit est constitué de différents éléments qui le
structurent :
­ le cadre spatio­temporel (indices de lieu et de
temps qui situent l’action) ;
­ le schéma narratif :
· la situation initiale,
· la complication (ou l’élément perturbateur),
· l’action (ou les péripéties),
· la résolution de la complication (ou
résolution du problème),
· la situation finale ;
­ les personnages principaux et secondaires ;
­ les paroles rapportées des personnages (discours
direct, discours indirect).
EVALUE  TES  SAVOIR FAIRE 

SAVOIR FAIRE  +   
­ J’ai rédigé un récit vraisemblable. 
­ J’ai précisé le cadre spatio­temporel. 
­ J’ai choisi des personnages. 
­ J’ai respecté le schéma narratif. 
­ J’ai rédigé à la première personne du singulier. 
­ J’ai utilisé les temps du passé. 
­ J’ai employé des indicateurs temporels. 
­ J’ai vérifié la cohérence de mon texte. 
­ J’ai vérifié l’orthographe. 
­ J’ai écrit lisiblement.
ACTIVITES DE COMPREHENSION 
Séance 1 

Texte  :  Le  Nez,  Nicolas  GOGOL,  Nouvelles  de  Pétersbourg 


(1835), 

Objectifs de la séance : 

­ orienter sa lecture en fonction du projet ; 
­ anticiper le sens d’un texte ; 
­ repérer les indices de temps et de lieu ; 
­ découvrir l’univers fantastique ; 
­ distinguer faits réels et phénomènes surnaturels ; 
­  identifier  le narrateur ; 
­  identifier le point de vue du narrateur ; 
­  définir le fantastique ; 
­  élaborer des significations ; 
­ distinguer les étapes successives du récit et leur donner un 
titre ; 
­ s’auto évaluer ; 
­ se corriger 

Plan de la séance : 

­ observation du para texte ; 
­ lecture du texte et des questions ; 
­ élaboration des réponses ; 
­ lecture des corrigés et vérification des réponses ; 
­ autoévaluation ; 
­ bilan personnel et révisions.
Lis le texte attentivement puis réponds aux questions. 

Le  Nez 

Le  25  mars,  un  événement  tout  à  fait  étrange  s’est  produit  à 
Saint­Pétersbourg.  Le  barbier  Ivan    Iakovlévitch,  demeurant  avenue 
Voznéssenki  (le  souvenir  de  son  nom  de  famille  est  perdu  et  son 
enseigne  même  ne  porte  rien    de  plus  que  la  tête  d’un  monsieur  au 
visage barbouillé de savon  et  l’inscription  :  « Ici  on pratique aussi  la 
saignée »),  le coiffeur  Ivan  Iakovlévitch s’éveilla donc d’assez bonne 
humeur  et  sentit  l’odeur  du  pain  chaud.  Se  soulevant  à  demi  sur  son 
lit, il vit que son épouse, une dame assez respectable et qui appréciait 
beaucoup le café, retirait des pains du four. 
­  Aujourd’hui,  Prascovia  Ossipovna,  je  ne  prendrai  pas  de 
café,  dit  Ivan  Iakovlévitch.  Je  mangerai  plutôt  du  pain  chaud  et  de 
l’oignon    (Ivan  Iakovlévitch  se  serait  volontiers  régalé  de  café  et  de 
pain frais, mais il savait qu’il était inutile de demander deux choses à 
la fois : Prascovia Ossipovna n’admettait pas ces fantaisies). 
­ Il n’a qu’à manger du pain, l’imbécile ! songea la dame ; tant 
mieux pour moi : il me restera plus de café. Et elle lança un pain sur la 
table. 
Soucieux  des  convenances,  Ivan  Iakovlévitch  enfila  son  habit 
par­dessus  sa  chemise  et,  s’étant  installé  à  table,  il  éplucha  deux 
oignons,  les  saupoudra  de  sel,  prit  en  main  son  couteau  et,  la  mine 
solennelle, se mit en devoir de couper le pain. 
L’ayant partagé en deux, il aperçut à son grand étonnement une 
masse  blanchâtre  dans  la  mie  ;  il  piqua  la  chose  avec  précaution  du 
bout  de son couteau, puis la tâta du doigt : 
­ C’est dur, se dit­il. Qu’est­ce que cela pourrait bien être ?» 
Il plongea ses doigts dans la mie et en retira... un nez ! Les bras 
lui en tombèrent. Il se frotta les yeux et palpa l’objet : oui, c’était bien 
un  nez.  Et  de  plus,  un  nez  qu’il  lui  semblait  connaître. La  terreur se 
peignit sur le visage d’Ivan Iakovlévitch. Mais cette terreur n’était rien 
auprès de la colère qui s’empara de son épouse. 
­ Où as­tu coupé ce nez, animal ? s’écria­t­elle furieuse. Canaille 
! Ivrogne ! Je vais te livrer à la police, brigand ! J’ai déjà entendu trois 
clients  se plaindre que tu tirais tellement sur leur nez en leur faisant la 
barbe que tu  as failli le leur arracher.
Cependant  Ivan  Iakovlévitch  était  plus  mort  que  vif  :  il  avait 
reconnu ce  nez, qui  n’était autre que  le  nez de  l’assesseur de collège 
Kovaliov qu’il  rasait chaque mercredi et chaque dimanche. 

Nicolas GOGOL, « Le Nez », Nouvelles de Pétersbourg  (1835), 


coll. GF Junior, 1995. 

QUESTIONS 

1. Par qui le texte a­t­il été écrit ? De quel ouvrage est­il extrait ? 
2. A quelle personne cet extrait est­il principalement rédigé ? 
3.  Quels  sont  les  personnages  du  texte  ?  Réponds  en  complétant  le 
tableau ci­dessous. 
Nom et prénom  Métier  Caractère  Relation familiale 

4.  Où et quand s’est déroulée cette scène ? 
5.  Le narrateur est­il un de ces personnages ? 
6.  Relève  les  passages  où  l’on  apprend  ce  que  pensent  les 
personnages. Qu’en déduis­tu  sur le point de vue du narrateur ? 
7.  Quelles  expressions désignent l’objet trouvé dans le pain ? 
Quel effet produisent­elles chez le lecteur ? 
8.  Quelle  explication  l’épouse  du  barbier  donne­t­elle  à  ce  fait 
exceptionnel ? 
9.   Quelle phrase du texte annonce ce fait bizarre ? 
10.  Quelle  phrase    montre  qu’Ivan  a  plus  peur  de  la  colère  de  son 
épouse que de l’objet trouvé ? 
11. Ce récit est­il réaliste ? Justifie ta réponse à l’aide d’éléments pris 
dans le texte. 
12. Fais le plan du texte en complétant le tableau suivant. 

Partie  Paragraphes  Titre  Rôle de cette partie 


dans la nouvelle 
.
Nicolas GOGOL
Retiens

Le fantastique est une création de


l’imaginaire. Il propose des mondes, des créatures
qui ne peuvent pas être réels.
Le récit fantastique pose, dans le monde
quotidien, l’apparition d’un phénomène
inexplicable, qui provoque le mystère et
l’épouvante. Il se caractérise par l’irruption brutale
et menaçante du surnaturel dans un monde qui
ressemble au nôtre.
La situation initiale d’un récit fantastique
présente un univers où tout semble normal,
conforme au monde naturel : un cadre réel, des
personnages réalistes…
L’intrusion du surnaturel dans ce monde
ordinaire se fait progressivement : des faits
étranges se produisent et entraînent
l’interrogation, l’angoisse puis l’épouvante du
héros.
ACTIVITES DE COMPREHENSION 
Séance 2 

Texte : La Main (1 ère  partie), Guy de MAUPASSANT 

Objectifs de la séance : 

­ orienter sa lecture en fonction du projet ; 
­ anticiper le sens d’un texte ; 
­ repérer les indices de temps et de lieu ; 
­ distinguer faits réels et phénomènes surnaturels ; 
­ reconnaître le narrateur et le point de vue ; 
­ distinguer récit cadre et récit encadré ; 
­ élaborer des significations ; 
­ dégager l’organisation d’un texte ; 
­ s’autoévaluer ; 
­ se corriger. 

Plan de la séance : 

­ observation du para texte ; 
­ lecture du texte et des questions ; 
­ élaboration des réponses ; 
­ lecture des corrigés et vérification des réponses ; 
­ auto évaluation ; 
­.bilan personnel et révisions.
La Main    (1 ère  par tie) 

On faisait  cercle autour de M. Bermutier,  juge d’instruction qui 


donnait  son  avis  sur  l’affaire  mystérieuse  de  Saint­Cloud.  Depuis  un 
mois,  cet  inexplicable  crime  affolait  Paris.  Personne  n’y  comprenait 
rien. 
M.  Bermutier,  debout,  le  dos  à  la  cheminée,  parlait,  assemblait 
les preuves, discutait les diverses opinions, mais ne concluait pas. 
Plusieurs  femmes  s’étaient  levées  pour  s’approcher  et 
demeuraient  debout,  l’œil  fixé  sur  la  bouche  rasée  du  magistrat  d’où 
sortaient les paroles graves. Elles frissonnaient, vibraient, crispées par 
leur  peur  curieuse,  par  l’avide  et  insatiable  besoin  d’épouvante  qui 
hante leur âme, les torture comme une faim. 
Une  d’elles,  plus  pâle  que  les  autres,  prononça  pendant  un 
silence : 
­  C’est  affreux.  Cela  touche  au  «surnaturel».  On  ne  saura 
jamais rien. 
Le magistrat se tourna vers elle: 
­  Oui,  madame,  il  est  probable  qu’on  ne  saura  jamais  rien. 
Quant  au  mot  «surnaturel»  que  vous  venez  d’employer,  il  n’a  rien  à 
faire ici. Nous sommes en présence d’un crime fort habilement conçu, 
fort  habilement  exécuté,  si  bien  enveloppé  de  mystère  que  nous  ne 
pouvons  le  dégager  des  circonstances  impénétrables  qui  l’entourent. 
Mais j’ai eu, moi, autrefois, à suivre une affaire où vraiment semblait 
se  mêler  quelque  chose  de  fantastique.  Il  a  fallu  l’abandonner, 
d’ailleurs, faute de moyens de l’éclaircir. 
Plusieurs femmes prononcèrent en même temps, si vite que leurs 
voix n’en firent qu’un: 
­ Oh ! dites­nous cela. 
M.  Bermutier  sourit  gravement,  comme  doit  sourire  un  juge 
d’instruction. Il reprit: 
­ N’allez pas croire, au moins, que j’aie pu, même un  instant, 
supposer  en  cette  aventure  quelque  chose  de  surhumain.  Je  ne  crois 
qu’aux  causes  normales.  Mais  si,  au  lieu  d’employer  le  mot 
«surnaturel»  pour  exprimer  ce  que  nous  ne  comprenons  pas,  nous 
nous  servions  simplement  du  mot  «inexplicable»,  cela  vaudrait 
beaucoup  mieux.  En  tout  cas,  dans  l’affaire que  je  vais  vous  dire, ce 
sont  surtout  les  circonstances  environnantes,  les  circonstances
préparatoires qui m’ont ému. 
Enfin, voici les faits.  [....] 

Guy de MAUPASSANT, La main, 1883 

QUESTIONS 

1. Quels sont les personnages en présence dans ce texte ? 
2. Qui est le personnage principal ? Quels termes le désignent ? 
3.  Quel  est  son  métier ?  Quelle  image  ce  métier  donne­t­il  du 
personnage ? 
4. Le narrateur est­il un personnage de l’histoire? 
Quel est son point de vue (externe, interne, omniscient) ? 
5. Quelles sont les circonstances de temps et de lieu ? 
6. Quel est l’événement relaté ? Quels termes désignent cet événement 

7. Comment cette affaire est­elle qualifiée par l’une des femmes ? 
8. Quelles  phrases du texte annoncent  un  deuxième récit ? 
9. Quand a­t­il eu lieu ? 
10. Qui est le narrateur de ce deuxième récit ? 
Par quel pronom personnel est­il désigné ? 
Dans quel but le raconte­t­il ? 
11. Le thème de cette histoire est­il annoncé ? Peut­on le deviner ? 
12. Quelle est le rôle de cette première partie dans la nouvelle ?
Guy de MAUPASSANT
Retiens

RECIT CADRE / RECIT ENCADRÉ

Dans un récit complexe, deux ou plusieurs récits


sont racontés : ces récits s’emboîtent l’un dans
l’autre de manière à avoir un récit cadre et un récit
encadré (récit dans le récit).

Le récit cadre (premier récit) apporte des


informations et donne un aspect réel à la nouvelle.
Il éveille l’intérêt du lecteur pour le récit encadré
et l’éclaire sur le thème et l’atmosphère qu’il va
découvrir : il présente les personnages et les
circonstances ainsi que le narrateur qui prendra en
charge le deuxième récit (le récit encadré.)

Le récit encadré constitue l’essentiel de la


nouvelle et se situe à l’intérieur du récit cadre. Il
peut illustrer une affirmation, apporter une
explication, émouvoir, effrayer, passionner…

Différentes expressions annoncent le récit


encadré : voici mon affaire, voici les faits, voici
comment cela s’est passé, en ce temps là…
Retiens

AUTEUR / NARRATEUR / POINT DE VUE

L’auteur est la personne qui a réellement existé,


celle qui a écrit et signé le texte. Son nom apparaît
sur la couverture d’un livre (ex : Guy de
MAUPASSANT)
L’auteur ne fait pas partie du texte (sauf s’il s’agit
d’une autobiographie dans laquelle il raconte sa
propre vie).

Le narrateur est celui qui, dans le texte, prend en


charge le récit, la narration. Le plus souvent, c’est
un être fictif, imaginaire, qui n’appartient qu’à
l’histoire racontée.
1) Le narrateur peut parler à la 1ère personne : il
peut alors être :
­ un narrateur­personnage : il est – ou a été – mêlé
à l’histoire qu’il raconte ; il y a joué un rôle
important s’il s’agit du personnage principal ou
occasionnel s’il s’agit d’un personnage secondaire
(ex : le narrateur juge d’instruction dans La Main de
Maupassant) ;
­ un narrateur­témoin, ou narrateur­relais.

2) Le narrateur peut raconter l’histoire à la 3ème


personne sans y participer. Il peut choisir :
­ le point de vue externe ou objectif : le
narrateur rapporte les faits comme un simple
observateur. Il n’évoque pas le passé des
personnages, n’exprime pas leurs pensées, ne fait
aucun commentaire ;
­ le point de vue interne ou subjectif : le
narrateur rapporte une scène telle que la voit ou la
ressent un personnage. Il exprime ses sensations,
ses sentiments ;
­ le point de vue omniscient : le narrateur
connaît tout de l’histoire. Il peut se déplacer dans
le temps et dans l’espace. Il raconte le passé des
personnages, leurs actions ; il analyse leurs
pensées, leurs émotions…
ACTIVITES DE LANGUE (1) 
SYNTAXE : 
La modalisation : l’expression de la certitude et de 
l’incertitude 

Objectifs de la séance : 

­ identifier  les moyens d’exprimer la certitude ; 
­ identifier  les moyens d’exprimer l’incertitude ; 
­ déterminer le degré de certitude d’une information ; 
­  dégager  le  rôle  de  la  modalisation    dans  la 
communication ; 
­  employer  des  modalisateurs  pour  exprimer  le 
degré de certitude qu’on accorde à une information. 

Plan de la séance : 

­ observer ; 
­ retenir ; 
­ s’entraîner ; 
­ s’autoévaluer ; 
­ se corriger.
Activité 1 : 

Lis les énoncés ci­dessous puis classe­les dans le tableau qui suit. 
Souligne les termes qui t’on aidé à les classer. 

­  Le  25  mars  un  événement  tout  à  fait  étrange  s’est  produit  à 
Saint­Pétersbourg. 
­ C’est dur, qu’est ce que cela pourrait bien être ? 
­ Je mangerai plutôt du pain et de l’oignon. 
­ Il est probable qu’on ne saura jamais rien. 
­ Depuis un mois, cet abominable crime affolait Paris. 
­ Aujourd’hui, je ne prendrai pas de café. 

Le narrateur est certain de ce  Le narrateur n’est pas certain de 
qu’il dit  ce qu’il dit 

Activité 2 : 

« Si je devais entendre longtemps les conversations des gens, 
il  m’arriverait  sans  doute  un  accident.  Lequel ?  Ah !  Qui 
sait ? Peut être une simple syncope ? Oui ! Probablement ! » 

­  Relève  les  expressions  qui  indiquent  l’incertitude  et  celles 


qui indiquent la certitude. 
­  Réécris  ce  passage  de  manière  à  présenter  l’information 
comme étant  certaine. 

Activité 3 : 

­  Quels  mots  sont  utilisés  pour  signaler  les  informations  ci­ 


dessous comme incertaines ? 
­  Réécris­les  pour  présenter  les  informations  comme 
certaines. 
­  Les rues semblèrent sinistres, troublantes,  hantées.
­  Ce  qui  me  paraît  incompréhensible,  c’est  que  toutes  les 
places  occupées  par  nos  meubles  sont  maintenant  remplies 
par d’autres. 
­ L’homme de Rouen pourrait oser, par vengeance, me poursuivre ici. 

Retiens

­ L’énonciateur peut présenter une


information comme plus ou moins douteuse,
plus ou moins certaine.
­ On signale à son destinataire une certitude,
une conviction en employant le mode
indicatif et des expressions comme : je suis
sûr, je suis persuadé, je suis convaincu, c’est
sûr, assurément, sans aucun doute.
­ On donne à son destinataire une information
tout en précisant qu’elle n’est pas certaine en
employant le mode conditionnel et des
expressions comme : peut­être, il se peut, il
semble que, on pense que, on croit que, on
suppose que, on doute que.
­ Dans un récit fantastique, l’emploi du
conditionnel, des interrogations et du
vocabulaire de l’incertitude produisent des
effets de doute et d’étrangeté chez le lecteur.
ACTIVITES DE LANGUE (2) 
LEXIQUE :  Le vocabulaire du fantastique 

Objectifs de la séance : 

­ trouver des définitions ; 
­ constituer des champs lexicaux ; 
­ utiliser le dictionnaire. 

Plan de la séance : 

­ lire ; 
­ définir ; 
­ employer ; 
­ évaluer ; 
­ se corriger.
Activité  1 

Cherche  la  définition  du  mot  « fantastique »  dans  le 


dictionnaire. 

Activité  2 

Constitue trois champs lexicaux à l’aide des mots ci­dessous 
Trouve le terme générique correspondant à chacun d’entre eux et qui 
permet de regrouper tous les mots. 

Bizarre/  hideux,  /  fabuleux  /  effrayant/  abominable/  prodigieux  / 


effroyable/  grandiose/  merveilleux  /  effrayant  /  hideux  /irréel  / 
extraordinaire  /  repoussant  /  surnaturel  /  terrible  /  affreux  / 
épouvantable / horrible / mystérieux / prodigieux / horrible / magique / 
monstrueux 

Activité  3 

Constitue le champ lexical de la sorcellerie. 

Activité  4 

Trouve  les    noms  qui  correspondent  aux  adjectifs  suivants ; 


utilise le dictionnaire : 
a) démoniaque  b) magique c) maléfique d) surnaturel e) imaginaire  f) 
fantastique 

Activité  5 

Complète  cette  liste  de  personnages  surnaturels  en 


t’appuyant  sur  tes  connaissances  personnelles  (lectures, 
films) : une sorcière, un fantôme, un démon…
ACTIVITES D’ECRITURE 
Ecrire un récit fantastique 

Objectifs de la séance : 

­  lire un sujet et distinguer la situation de la consigne ; 
­  orienter son écrit en fonction de la situation de 
communication ; 
­  élaborer des contenus ; 
­  choisir un plan adéquat ; 
­  vérifier la cohérence du texte ; 
­  choisir la mise en page ; 
­  vérifier l’orthographe ; 
­  écrire lisiblement ; 
­  s’autoévaluer ; 
­  se corriger. 

Plan de la séance : 

­ lecture ; 
­ écriture ; 
­ autoévaluation ; 
­ bilan personnel et révisions.
EXPRESSION ECRITE 

1.  Fais une recherche sur Maupassant puis rédige sa biographie. 

2.  Un  concours  du  meilleur  récit  fantastique  est  organisé  par  le 
centre culturel  de  ta wilaya.  Tu y  participes  en proposant un 
récit fantastique sur le sujet suivant : 

Sujet : 

Il    t’est  sans  doute  arrivé,  un  jour,  d’éprouver  une  grande  peur 
provoquée par un film ou un récit effrayant. 
Raconte  cette  histoire  fantastique  en  précisant  tes  réactions  et  tes 
sentiments. 

I. Pr épar e   la pr emièr e par tie de ton r écit en suivant   les étapes 


suivantes : 

1.      Choisis les  indices  spatio­temporels  qui  permettent  de  situer  ton 


histoire dans un cadre réel. 
2.    Choisis  tes  personnages :  un  personnage  principal  qui  sera  le 
narrateur et des personnages secondaires qui vont l’aider ou lui nuire 
et qui feront avancer l’action. 
3.  Choisis  un  phénomène  surnaturel  inexplicable  et  inexpliqué 
(fantôme,  diable,  sorcier,  force    mystérieuse,  créature  monstrueuse, 
objets transformés…). 
4.  Au  moment  où  tu  écris,  ta  mésaventure  est  terminée  depuis 
longtemps  et  tu  as  été  profondément  marqué  par  cette  expérience. 
Utilise  donc  des  temps  du  passé  pour  les  événements  et  le  présent 
pour ce que tu ressens encore. 

II. Rédige maintenant ton texte : 

1.  Commence  par  une  introduction  dans  laquelle  tu  expliques 


pourquoi tu es amené à raconter ton aventure fantastique 
2.  Annonce  ton  histoire  par  une  expression  clairement 
repérable.
3.  Rédige  la  situation  initiale  dans  laquelle  tu  présentes  un 
cadre  réaliste  et  un  personnage  équilibré  et  tu  introduis  en 
même  temps  quelques  indices  étranges  qui  annoncent 
l’apparition ultérieure de phénomènes surnaturels.
EVALUATION FORMATIVE 

Objectifs de la séance : 

s’autoévaluer ; vérifier sa  capacité  à : 
­  lire un texte et l’analyser ; 
­  sélectionner des informations ; 
­  établir des relations entre elles ; 
­  trouver les spécificités du genre fantastique ; 
­  s’autoévaluer ; 
­  se corriger. 

Plan de la séance : 

­ lecture ; 
­ écriture ; 
­ autoévaluation ; 
­ bilan personnel et révisions.
Le  narrateur,  gendarme,  est  à  la  recherche  des  auteurs  d’un 
crime. Il rencontre une jeune fille égarée en pleine campagne. 

[  ...  ]  J’appelai  plusieurs  fois  dans  le  silence  inhumain.  Nul  ne 
répondit. C’était à s’arracher les cheveux. Je revins vers la moto pour 
constater  que  la  jeune  fille  avait  disparu.  Elle  ne  répondit  pas  à  mes 
appels.  Pendant  je  ne  sais  combien  de  temps,  je  demeurai  inerte, 
n’osant changer de place. Enfin, en poussant ma machine devant moi, 
je  repris  au  jugé  le  chemin  que  je  venais  de  suivre.  Quand  je  sentis 
sous mes pieds le sol d’une honnête route, je me 
remis  en  route  et  j’allai  droit  à  la  grâce  de  Dieu,  n’importe  où.  Le 
brouillard se dissipait peu à peu. J’aperçus une petite ferme. Le maître 
se tenait dans la cour, en admiration devant sa fosse à purin. Il écouta 
mon histoire en hochant la tête. Quand j’eus terminé mon récit, il me 
répondit simplement que, depuis cinquante ans qu’il habitait le pays, il 
n’avait jamais entendu parler de la ferme de la Croix­du­Fau. 

On ne retrouva  jamais  la gamine en blue­jeans qui  nous  y avait 


conduits,  ni  les  corps  du  brigadier  et  du  gendarme  de  réserve  ni  la 
trace  des  assassins.  L’affaire  fut  classée,  particulièrement  dans  ma 
mémoire. 

Pierre Mac Orlan, Sous la lumière froide, Ed. Gallimard,1961
QUESTIONS 

I. Compr éhension 

1. Quels termes désignent la jeune fille ? 
2. Quels sont les autres personnages cités dans ce récit ? 
3.  Constitue  le  champ  lexical  de  l’enquête  policière  avec  les  mots  et 
expressions utilisés dans le texte. 
4. Quel est l’événement relaté ? 
5. Des  faits étranges  se produisent : lesquels ? 
6. Quelles sont les réactions du narrateur ? 
7.  D’après  ces  indices,  quelles  interprétations  (rationnelle  et 
surnaturelle) le lecteur peut­il  faire de l’événement ? 
8.  Où  finit  le  récit  encadré ?  Que  représente  cette  partie  dans  la 
nouvelle ? 

II. Expr ession écr ite 

Rédige  le  début  de  cette  nouvelle  en  tenant  compte  des  éléments  du 
texte : tu rédigeras un récit cadre et une situation initiale.
CORRIGES 

COMPREHENSION 

Séance 1 

Texte  : Le Nez, Nicolas Gogol, Nouvelles de Pétersbourg  (1835) 

1.  Le  texte  a  été  écrit par  Nicolas  Gogol, écrivain  russe  (1809­1852) 


qui excelle dans l’art de la nouvelle et qui mêle étroitement réalisme et 
fantastique. 
Ce texte est  extrait des Nouvelles de Pétersbourg (1835). 
2. Il est rédigé à la troisième personne du singulier. 
3. Les personnages du texte : 

Nom et prénom  Métier  Caractère  Relation familiale 


Ivan  barbier  ­ respectueux  l’époux 
Yacovlévitch  ­ soucieux des  (le mari de 
convenances  Prascovia) 
­ soumis, 
docile 
Prascovia  ­ autoritaire  l’épouse 
Ossipovna  ­ coléreuse  (la femme d’Ivan) 
­ brutale, 
violente 
­ moqueuse 

4. Cette scène  s’est déroulée le 25 mars à Saint­Pétersbourg. 
5. Le narrateur n’est pas un de ces personnages. 
6. Les passages où l’on apprend ce que pensent les personnages. 
Pensées d’Ivan Yacovlévitch : 
­  Ivan Iakovlévitch se serait volontiers régalé de café et de pain 
frais, mais il savait qu’il était inutile de demander deux choses 
à la fois : Prascovia Ossipovna n’admettait pas ces fantaisies). 
­  « C’est dur, se dit­il. Qu’est­ce que cela pourrait bien être ? » 
­  Oui,  c’était  bien  un  nez.  Et  de  plus,  un  nez  qu’il  lui  semblait 
connaître.
Pensées de son épouse : 
« Il n’a qu’à manger du pain, l’imbécile ! songea la dame ; tant mieux 
pour moi : il me restera plus de café ». 
Par  conséquent,  le    narrateur est  omniscient :  il  voit  tout  et  sait 
tout, même les pensées des personnages et leurs sentiments. 
7. Les expressions qui désignent l’objet trouvé dans le pain sont : 
­  une masse blanchâtre ; 
­  la chose ; 
­  un nez. 
Le narrateur veut susciter, éveiller la curiosité du lecteur ; il veut créer 
un effet de suspens. 
8. D’après l’épouse, le nez est celui d’un client et c’est son époux, le 
barbier, qui l’aurait coupé. 
9.  C’est  la  première  phrase  qui  annonce  ce  fait  bizarre :  « Un 
événement tout à fait étrange s’est produit à Saint­Pétersbourg. » 
10.  La  phrase qui  montre  qu’Ivan  craint  davantage  la  colère  de  son 
épouse  :  « Mais  cette  terreur  n’était  rien  auprès  de  la  colère  qui 
s’empara de son épouse. » 
11.  Ce  récit    n’est  pas    réaliste car,  dans  la  réalité,  il  est  impossible 
qu’un  tel  fait  se  produise.  La  première  phrase  annonçait  « un 
événement étrange ». 
12. Plan du texte. 

Partie  Paragraphes  Titre  Rôle de cette partie 


dans la nouvelle 
1 ère  partie  1 à  4 (couper  « Une matinée  Situation initiale : 
le pain)  paisible »  Présentation d’un 
ou bien :  cadre réaliste et de 
« Un petit  personnages 
déjeuner  ordinaires 
tranquille ». 
2 ème  partie  du 5 ème  à la  « Un fait  Perturbation : 
fin  étrange »  Découverte d’un fait 
« Une trouvaille  inexplicable et 
étrange »  expression de la 
peur.
Séance 2 
Texte : La Main (1 ère  partie), Guy de MAUPASSANT, 1883 
1. Les personnages en présence dans ce texte sont : 
­  M. Bermutier ; 
­  plusieurs femmes. 
2.  Le  personnage  principal est  M.  Bermutier.  Les    termes  qui  le 
désignent sont : 
­  le juge d’instruction ; 
­  le magistrat. 
3.  M.  Bermutier  est  juge  d’instruction.  Ce  métier  nous  le  présente 
comme un personnage sérieux, raisonnable, digne de confiance. 
4. Le narrateur n’est pas un personnage de l’histoire. Il est extérieur au 
récit.  Il  raconte  l’histoire  à  la  troisième  personne  du  singulier.  Ce 
narrateur  est  omniscient car il permet au lecteur de tout voir, de tout 
connaître (ce qui se passe au même moment en des lieux différents, les 
sentiments des personnages, leurs pensées...). 
5. La scène se passe à Saint­Cloud, à Paris. Il n’y a pas de référence de 
temps précise mais on parle d’un fait qui a eu lieu un mois auparavant. 
6.  Le  narrateur  relate  une  conversation  à  propos  d’un  crime 
inexplicable qui a eu lieu un mois auparavant. 
Les  termes qui  désignent cet événement sont : 
­ l’affaire mystérieuse de Saint Cloud ; 
­ cet inexplicable crime ; 
­ crime fort habilement conçu,  fort habilement exécuté, enveloppé 
de mystère. 
7. Une des femmes qualifie ce crime de surnaturel. 
8. Les  phrases du texte qui  annoncent  un  deuxième récit sont : 
­  Mais j’ai eu, moi, autrefois, à suivre une affaire où……. 
­  Dans l’affaire que je vais vous dire….. 
­  Enfin, voilà les faits. 

9. Ce crime a eu lieu un mois auparavant. 
10. Le narrateur de ce deuxième récit est M. Bermutier ; il est désigné 
par  le  pronom  «  je» ;    il  raconte  «  cette  affaire »  pour  illustrer, 
témoigner, expliquer  que le surnaturel n’existe pas et qu’il ne  « croit 
qu’aux causes normales ».
11. Le  thème de  cette  histoire est semblable à  celui de «  l’affaire de 
Saint­Cloud », une affaire mystérieuse, énigmatique. 
12. Cette première  partie constitue la situation initiale de la nouvelle. 
Le narrateur met en place les personnages. 

ACTIVITES DE LANGUE (1) 

SYNTAXE 

Activité 1 

Le narrateur est certain de ce  Le narrateur n’est pas certain de 
qu’il dit  ce qu’il dit 
­  Le  25  mars  un  événement  ­  C’est  dur.  Qu’est  ce 
tout à fait étrange s’est pr oduit  que  cela  pour r ait  bien 
à Saint­Pétersbourg.  être ? 

­  Je  manger ai  plutôt  ­  Il  est  pr obable  qu’on 


du  pain  et  de  ne saura jamais rien. 
l’oignon. 

­  Depuis  un  mois,  cet 


abominable  crime  affolait 
Paris 
­  Aujourd’ui,  je  ne  pr endr ai 
pas de café. 

Ce  sont  le  mode  des  verbes  et  des  expressions  comme  « il  est 
probable », « je suis sûr » nous ont permis de faire ce classement. 

Activité 2 : 

­  Les expressions qui indiquent l’incertitude sont : Lequel ? 
Qui sait ? Peut­être. Probablement ! 
­  Réécriture du passage pour présenter l’information comme 
certaine : 
Chaque fois que j’entends les conversations des gens, il 
m’arrive inévitablement un accident. Toujours le même. Une
syncope. Oui ! A coup sûr. 

Activité 3 : 

­ Les rues sont sinistres, troublantes, hantées. 
­ Ce qui est incompréhensible, c’est que toutes les places occupées 
par nos meubles sont maintenant remplies par d’autres. 
­  L’homme  de  Rouen  me  poursuivra  certainement  ici  par 
vengeance. 
Le mode indicatif exprime la certitude. 

ACTIVITES DE LANGUE (2) 

LEXIQUE 

Activité  1 

Définition  du  mot  « fantastique » (Le  Petit  Robert) :  1.  « Qui  est 
créé par l’imagination, qui n’existe pas dans la réalité » ; 2. « Qui 
paraît imaginaire, surnaturel ». 

Activité  2 

1. Champ  lexical  du  fantastique :  bizarre    /  irréel    /  surnaturel    / 


terrible / mystérieux. 
2. Champ  lexical  du  merveilleux :  fabuleux    /  extraordinaire    / 
merveilleux / prodigieux / féerique /grandiose /magique. 
3. Champ lexical  de l’horreur : hideux / repoussant / atroce / 
abominable / effrayant / horrible / monstrueux / effroyable / affreux 
/ épouvantable / horrible / terrible. 

Activité  3 

Champ  lexical  de  la  sorcellerie :  sorciers  /  jeter  des  sorts  /  diable/ 
animaux maudits / maléfices / sortilèges / philtres / magie
Activité  4 

Trouver les  noms qui correspondent aux adjectifs : 
a) démon  b) magie  c) maléfice d) surnaturel  e) imagination 
f) fantastique. 

Activité  5 

Un vampire, un loup­garou,  un esprit, un monstre, une créature, un 
magicien… 

EXPRESSION ECRITE : 

1.  Biographie de Maupassant 

GUY DE MAUPASSANT (1850­1893) 

1.  Vie de l’écr ivain 

Maupassant  est  un  écrivain  français  du  dix­neuvième  siècle.  Il  est 
né à Fécamp (Normandie) en août 1850. 
Maupassant est élevé par sa mère, passionnée de littérature et amie 
de  Flaubert.  Celle­ci  l’encourage  et  lui  sert  de  guide  dans  ses 
lectures. 
À  l’âge  de  douze  ans,  Maupassant  entre  au  collège  religieux 
d’Yvetot et termine ses études secondaires au lycée de Rouen. 
C’est  Gustave  Flaubert  qui  aide  Maupassant  à  devenir  écrivain  en 
lui donnant des conseils. Par l’intermédiaire de celui­ci, Maupassant 
rencontre  les  grands  écrivains  de  l’époque  :  Zola,  Daudet  et  les 
frères Goncourt. 

2. L’œuvr e de l’écr ivain 

Après  le  succès  de  Boule­de­Suif  (1880,  récit  publié  dans  Les 
Soirées de Médan) et de La Maison Tellier  (recueil publié en 1881), 
Maupassant abandonne son emploi dans un ministère  et se consacre 
entièrement  à  l’écriture.  Dès  lors,  il  publie  des  recueils  de 
nouvelles, des romans et des articles dans les journaux, et cela sans
renoncer  à  ses  passions  qui  sont  la  chasse,  le  canotage  et  les 
femmes.  Il  voyage aussi en Corse, en  Italie  et  en  Afrique du Nord 
sur son voilier « Le Bel­Ami ». 
Mais, peu à peu, Maupassant éprouve un sentiment de malaise et est 
victime  d’hallucinations  (au  début  de  l’année  1891).  Il  tente  de  se 
suicider et est interné dans la maison de santé du Docteur Blanche. 
Il y meurt en juillet 1893. 

2. Tu peux évaluer  ta pr oduction en t’aidant de la gr ille suivante : 

+   

1.  J e  r édige  un  r écit  cadr e  qui appor te  des 


infor mations et donne un aspect r éel à la nouvelle : 
­  je  présente les personnages et les circonstances ; 
­  je présente le narrateur qui prendra en charge  le récit 
encadré ; 
­  j’utilise  une  expression  pour  annoncer  le  récit 
encadré. 

2. J e r édige une situation initiale : 


­  je  présente    un  cadre  réel  (personnages  et 
circonstances de temps et de lieu) ; 
­  mes personnages ont un nom ; 
­  j’introduis des indices étranges ; 
­  j’exprime l’inquiétude et la peur des personnages ; 
­  j’utilise la 1 ère  personne pour le narrateur ; 
­  je  vérifie  que  ce  que  j’écris  est  cohérent  et  tient 
compte de la suite de l’histoire. 

3. J ’écr is lisiblement, je vér ifie l’or thogr aphe


EVALUATION FORMATIVE 

I. COMPREHENSION 

1. Les  termes qui désignent la jeune fille sont : une jeune fille égarée / 
la gamine en blue­jeans 
2.  Les  autres  personnages  cités  dans  ce  récit :  le  narrateur  (je), 
gendarme, le maître 
3.  Champ  lexical    de  « l’enquête  policière » :  gendarme  /  à  la 
recherche  des  auteurs  d’un  crime  /  les  corps  du  brigadier  et  du 
gendarme réserviste / la trace des assassins / l’affaire fut classée. 
4. Le narrateur relate la disparition de la jeune fille 
5. Les faits étranges : le silence inhumain / la jeune fille avait disparu / 
il n’avait jamais entendu parler de la ferme de la Croix­du­Fau. 
6.  Les  réactions  du  narrateur :  c’était  à  s’arracher  les  cheveux  /  je 
demeurais inerte, n’osant changer de place / quand je sentis sous mes 
pieds le sol d’une honnête route 
7. L’explication rationnelle peut être : la jeune fille (elle a une moto) a 
participé au crime et elle a entraîné les enquêteurs sur une fausse piste. 
L’interprétation surnaturelle : c’est une vision ; la jeune fille n’existe 
pas  réellement  (Quand  j’eus  terminé  mon  récit,  il  me  répondit 
simplement que, depuis cinquante ans qu’il habitait le pays, il n’avait 
jamais entendu parler de la ferme de la Croix­du­Fau.) 
8.  Le  premier  paragraphe  du  texte  contient  la  situation  finale  de  la 
nouvelle fantastique et la fin du récit encadré. 
Le dernier paragraphe est la conclusion de l’histoire et la suite de récit 
cadre. 

II. PRODUCTION ECRITE 

Tu peux évaluer ta production en t’aidant de la grille d’autoévaluation 
donnée pour l’activité précédente