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Les avantages octroyés au


personnel
Conforme aux nouvelles dispositions du SCF
aspects juridique, fiscale et comptable

Formation animée par Mr SEGHIER M’hamed


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(Département Assistance Pro - Agréée par l’Etat n° 2106)
Contenu
1 Introduction : ............................................................................................................................ 2
1.1 Philosophie du SCF : ......................................................................................................... 2
1.2 Définitions : ...................................................................................................................... 2
1.2.1 La notion d’avantage du personnel : ........................................................................ 2
1.2.2 Passif social : ............................................................................................................. 3
1.2.3 Passif éventuel : ........................................................................................................ 3
1.3 La nomenclature des comptes relative au personnel : .................................................... 4
2 Champ d’application du dispositif du SCF relatives aux avantages octroyés au personnel :... 6
2.1 Introduction ...................................................................................................................... 6
2.2 Les avantages à court terme : .......................................................................................... 6
2.2.1 Les rémunérations du personnel selon le SCF :........................................................ 6
2.2.2 Les avantages en nature selon le SCF : ..................................................................... 8
2.3 Les avantages à long terme : ............................................................................................ 9
2.4 Les avantages postérieurs à l’emploi : ............................................................................. 9
2.5 Les indemnités de fin de contrat de travail : .................................................................... 9
2.5.1 Comptabilisation et évaluation : .............................................................................. 9
2.5.2 Provisions pour indemnités de licenciement : ....................................................... 10
3 Les difficultés liées au traitement des passifs sociaux : ......................................................... 11
3.1 Introduction .................................................................................................................... 11
3.2 De la technique actuarielle à la règle comptable : ......................................................... 12
3.3 La détermination de la provision à comptabiliser : ........................................................ 12
3.3.1 Les étapes à suivre :................................................................................................ 12
3.4 La détermination des hypothèses actuarielles : ............................................................. 14
3.4.1 Hypothèses endogènes : ........................................................................................ 14
3.4.2 Hypothèses exogènes : ........................................................................................... 14
3.5 Définitions de quelques hypothèses : ............................................................................ 15
3.5.1 Le taux d’actualisation : .......................................................................................... 15
3.5.2 La table de mortalité : ............................................................................................ 15
3.5.3 Le Turn-over : ......................................................................................................... 15
3.6 Importance relative des hypothèses : ............................................................................ 16
3.7 La détermination de la Valeur Actuarielle Probable de l’engagement total (VAP) : ...... 17
3.8 La détermination de l’engagement comptable à la date d’évaluation (PBO) : .............. 18

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3.8.1 La formule de calcul :.............................................................................................. 18
3.9 Comptabilisation de la provision : .................................................................................. 18
3.9.1 Première comptabilisation : ................................................................................... 19
3.9.2 Comptabilisation lors des exercices ultérieurs : ..................................................... 19
3.9.3 Ajustement de la provision à la clôture de l’exercice :........................................... 19
3.9.4 Information en annexe : ......................................................................................... 20

1 Introduction :

Toutes les entités ont, dans le domaine social, des engagements envers leurs salariés : ces
engagements doivent se traduire par une écriture comptable.
Ces engagements sont parfois complexes et différés dans le temps, l’entité est alors confrontée,
à chaque clôture, à une obligation d’évaluation.
Les dispositions du SCF traitent de toutes les formes des avantages octroyés (appelés aussi
engagements sociaux) par une entité à son personnel en contrepartie des services rendus.

1.1 Philosophie du SCF :


Le SCF exige de provisionner la charge future probable à laquelle la société est exposée à
raison d’avantages accordés au personnel, qu’ils découlent d’obligations juridiques (disposition
légale ou réglementaire, convention collective, accord d’entité, …) ou d’usages mettant à la charge
de la société une obligation de paiement sous forme de rente ou de capital.
Les dispositions du SCF reposent sur deux principes fondamentaux :

 évaluer l’actif et le passif du bilan selon le principe de la juste valeur ;


 rendre comparable les bilans des entités.

Consacrant le principe de la « juste valeur », les dispositions du SCF prévoient notamment


la publication des informations relatives aux engagements sociaux et surtout leur méthode
d’évaluation et de comptabilisation. Ce dernier point va constituer un élément très important dans
le cadre de l’évaluation du passif de l’entité.
Le principe visé par les dispositions du SCF est le principe comptable de « rattachement
des charges à leur exercice d’origine ». Les périodes au cours desquelles l’employeur
supporte la charge doivent coïncider avec les périodes où les services sont rendus par le personnel
ou bien le fait générateur d’un avantage est survenu.

1.2 Définitions :
1.2.1 La notion d’avantage du personnel :

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Les dispositions du SCF organisent le traitement comptable des avantages du personnel. Par
avantages du personnel, il faut entendre « toute forme de contrepartie donnée par une entité au
titre des services rendus par son personnel ».
Si les avantages du personnel représentent les droits acquis par le membre du personnel du
fait de son activité au sein de l’entité, ceux-ci font naître des engagements pour cette dernière. En
effet, en accordant ces droits, l’entité s’engage à verser, dans le futur, des sommes dont le montant
n’est pas entièrement connu aujourd’hui car dépendant de paramètres divers (évolution des prix,
mortalité des salariés, etc.), tant endogènes (le turnover, par exemple) qu’exogènes (le niveau de
l’inflation).
1.2.2 Passif social :

C’est une valeur qui impacte négativement la situation nette de l’entité. Cette valeur est égale
à la valeur probable des droits antérieurs calculés en tenant compte du salaire projeté.
Le SCF érige en principe l’assertion suivante : « L’entité doit comptabiliser un passif
lorsqu’un membre du personnel a rendu des services en contrepartie des avantages du personnel
qui lui seront versés à une date future ».
Il s’agit donc pour l’entité d’identifier puis de valoriser ces passifs. D’une manière générale,
les dispositions du SCF conduisent à identifier et à provisionner les droits passés des salariés
puisque ces droits viennent en contrepartie des services déjà rendus à l’entité.
Les passifs sociaux, de par leur nature, peuvent faire courir un risque financier (risque de
liquidité) important aux entités. En effet, ils sont différés dans le futur (avantages à long terme et
avantages postérieurs à l’emploi) et ils ne sont pas connus avec précision (valeur dite actuarielle
reposant sur des hypothèses).

Jusqu’à l’arrivée du SCF, leur comptabilisation n’était pas obligatoire d’où l’absence de
provision dans les comptes des entités.
1.2.3 Passif éventuel :

Un passif éventuel peut être défini de la façon suivante : une obligation possible qui a pour
origine des événements passés dont l’existence sera confirmée seulement par la réalisation ou non
d’un ou plusieurs événements incertains qui ne sont pas totalement sous le contrôle de l’entité.
1.2.3.1 Exemple de passifs éventuels :
 caution accordée à une filiale en garantie d’un emprunt ;
 intérêts restant à courir sur emprunts divers ;
 commande ferme d’un matériel.

Sauf si la probabilité d’une sortie de ressources est faible, les informations suivantes doivent
être mentionnées en annexe pour chaque catégorie de passifs éventuels à la date de clôture :

 description de ces passifs éventuels ;


 estimation de leurs effets financiers ;
 indication des incertitudes relatives au montant ou à l’échéance de toute sortie de ressources ;
et
 possibilité pour l’entité d’obtenir un remboursement.

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Lorsqu’il n’est pas possible de fournir une quelconque information imposée ci-dessus, ce fait
doit être signalé.
1.2.3.2 Distinction entre dette, provision pour risques et charges et passif éventuel :

Une dette est un passif certain dont l’échéance et le montant sont fixés de façon précise.

Une provision pour risque et charges est un passif dont l’échéance ou le montant ne sont pas
fixés de façon précise.

Le critère de distinction entre les dettes et les provisions pour risques et charges porte sur la
connaissance précise ou non du montant (ou de l’échéance de la sortie de ressources nécessaire) à
l’extinction de l’obligation.

Les charges à payer sont des passifs certains dont il est parfois nécessaire d’estimer le montant
ou l’échéance avec une incertitude moindre que pour les provisions pour risques et charges. En
conséquence, les charges à payer sont rattachées aux dettes. Il en est ainsi, par exemple, des sommes
dues aux membres du personnel au titre de congé à payer et des charges sociales ou fiscales
correspondantes, qui constituent des charges à payer à la clôture de l’exercice et non des provisions
pour risques et charges.

Un passif éventuel est :

 soit une obligation potentielle de l’entité à l’égard d’un tiers résultant d’événements passés
dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance, ou non, d’un ou plusieurs
événements futurs incertains qui ne sont pas totalement sous le contrôle de l’entité ;
 soit une obligation de l’entité à l’égard d’un tiers dont il n’est pas probable ou certain qu’elle
provoquera une sortie de ressources sans contrepartie au moins équivalente attendue de celui-
ci.

Les provisions pour risques et charges ont un caractère éventuel au titre de leur montant ou
de leur échéance mais correspondent à une obligation probable ou certaine à la date de clôture.

Le passif éventuel correspond à une obligation qui n’est ni probable ni certaine à la date
d’établissement des comptes, ou à une obligation probable pour laquelle la sortie de ressources ne
l’est pas.

1.3 La nomenclature des comptes relative au personnel :

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42 Personnel et comptes rattachés
421 Personnel, rémunérations dues
422 Fonds des œuvres sociales
423 Participation des salariés au résultat
425 Personnel, avances et acomptes accordés
426 Personnel, dépôts reçus
427 Personnel, oppositions sur salaires
428 Personnel, charges à payer et produits à recevoir
43 Organismes sociaux et comptes rattachés
431 Sécurité sociale
432 Autres organismes sociaux
438 Organismes sociaux, charges à payer et produits à recevoir

63 Charges de personnel
631 Rémunérations du personnel
634 Rémunérations de l’exploitant individuel
635 Cotisations aux organismes sociaux
636 Charges sociales de l’exploitant individuel
637 Autres charges sociales
638 Autres charges de personnel
6382X Avantages en nature

64 Impôts, taxes et versements assimilés


641 Impôts, taxes et versements assimilés sur rémunérations
641101 Taxe d’apprentissage
641102 Taxe sur la formation professionnelle continue
641107 Autres impôts, taxes sur rémunérations

15 Provisions pour charges - passifs non courants


153 Provisions pour pensions et obligations similaires
1531 Provisions pour pensions
1532 Provisions pour complément de retraite
1533 Provisions pour indemnité de départ en retraite
158 Autres provisions pour charges - passifs non courants
158X Provision pour gratification médailles du travail

44 Etat, collectivités publiques, organismes internationaux et comptes rattachés


442 Etat, impôts et taxes recouvrables sur des tiers
447 Autres impôts, taxes et versements assimilés
447X Taxe d’apprentissage
447X Taxe sur la formation professionnelle continue
448 Etat, charges à payer et produits à recevoir (hors impôts)

758 Autres produits de gestion courante


758X Avantages en nature alloués au personnel

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2 Champ d’application du dispositif du SCF relatives aux avantages
octroyés au personnel :

2.1 Introduction

Les dispositions du SCF relatives aux avantages octroyés au personnel s’appliquent à tous les
avantages du personnel, qu’ils aient leur base dans une obligation juridique nommée (contrat de
travail, convention collective, accord d’entité, etc.) ou une obligation implicite innommée.

Elle couvre aussi bien les avantages à court terme traditionnellement comptabilisées en
salaires et charges, que les avantages à long terme, comprenant eux-mêmes les indemnités de fin de
contrat de travail et les avantages postérieurs à l’emploi.

Les dispositions du SCF relatives aux avantages octroyés au personnel traitent implicitement
quatre types d’avantages octroyés par l’entité aux salariés :

 les avantages à court terme ;


 les avantages à long terme ;
 les avantages postérieurs à l’emploi ; Génèrent des passifs sociaux

 les indemnités de fin de contrat de travail ;

2.2 Les avantages à court terme :

Ils comprennent les avantages payables dans les 12 mois suivant la fin de l’exercice :

 les rémunérations ;
 les cotisations de sécurité sociale ;
 les congés payés ;
 l’intéressement et les primes ;
 les avantages non monétaires (en nature).

2.2.1 Les rémunérations du personnel selon le SCF :

Le compte 421 « Personnel - rémunérations dues » est crédité des rémunérations brutes à
payer au personnel par le débit des comptes de charges intéressés (631 « Rémunérations du
personnel »).
Il est débité :

 du montant des avances et acomptes versés au personnel par le crédit du compte 425 «
Personnel, avances et acomptes accordés » ;
 du montant des oppositions notifiées à l’entité à l’encontre des membres de son personnel
par le crédit du compte 427 « Personnel, oppositions sur salaires » ;

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 de la quote-part des charges sociales incombant au personnel par le crédit des comptes 43
« Organismes sociaux et comptes rattachés » ;
 des impôts retenus sur salaires par le crédit du compte 442 « Etat, impôts et taxes
recouvrables sur des tiers » ;
 du montant des règlements effectués au personnel par le crédit d’un compte de trésorerie.

Le compte 421 « Personnel - rémunérations dues », peut également n’enregistrer que le


montant net à payer (et non le brut) au vu des bulletins de paye.

Dans le cadre de cette méthode, les comptes de charges 63 (sous-compte 631 « Rémunérations
du personnel ») sont alors débités par le crédit des comptes ouverts à chacun des tiers bénéficiaires
:

 421 Personnel, rémunérations dues (montant net à payer)


 422 Fonds des œuvres sociales
 425 Personnel, avances et acomptes accordés
 427 Personnel, oppositions sur salaires
 43 Organismes sociaux et comptes rattachés
Le schéma de ces écritures se présente comme suit :

Constatation de la centralisation de la paie du mois selon le journal de paie :


N° du compte Montant
Libelle
Débit Crédit Débit Crédit
631 Rémunérations du personnel
421 Personnel, rémunérations dues (net à payer)
425 Personnel, avances et acomptes accordés
427 Personnel, oppositions sur salaires
431 Sécurité sociale (ouvrière)
442 Etat, impôts et taxes recouvrables sur des tiers (IRG)

Constatation des charges sociale du mois :

635100 Charges patronales (25 %)


431100 Caisse de sécurité sociale part patronale CNAS

Constatation de la contribution au financement des œuvres sociales :

Cotisation œuvre sociales (3 % de la masse salariale


637101
brut)
422100 Fonds des œuvres sociales
431200 Caisse de sécurité sociale part des œuvres sociales CNAS

Comptabilisation de l’indemnité pour congé à payer :

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Constatation de la charge du congé à payer :
N° du compte Montant
Libelle
Débit Crédit Débit Crédit
631201 Congés payés (indemnité)
428100 Dettes provisionnées pour congés à payer
438100 Charges sociales sur congés à payer (25 %)
448 Etat, charges à payer et produits à recevoir

Contre-passation de l’écriture de charge à payer à l’ouverture de l’exercice suivant


:
N° du compte Montant
Libelle
Débit Crédit Débit Crédit
428100 Dettes provisionnées pour congés à payer
438100 Charges sociales sur congés à payer (pour solde)
448 Etat, charges à payer et produits à recevoir (pour solde)
631201 Congés payés (indemnité)

2.2.2 Les avantages en nature selon le SCF :

Le compte 638 « Autres charges du personnel » enregistre par son débit le montant des
avantages en nature accordés aux salariés.

Ce compte enregistre le montant alloué au titre des avantages en nature tels que le logement,
les voitures et les biens ou services gratuits.
2.2.2.1 Evaluation :

Les avantages en nature alloués aux salariés sont, à l’origine, enregistrés dans les autres
comptes de charges correspondant à leur nature.

Les avantages en nature accordés au personnel sont comptabilisés en charges :


 dès que le personnel a effectué le travail prévu en contrepartie de ces avantages
 ou dès que les conditions auxquelles étaient soumises les obligations contractées par l’entité
vis-à-vis de son personnel sont remplies

Ces avantages doivent figurer au compte de résultat dans un compte de charge de personnel.
Ils ne doivent pas faire double emploi avec la charge enregistrée au moment de la dépense.

Les avantages en nature sont donc débités au compte 638 par le crédit :
 soit du compte de produit 758 « Autres produits de gestion courante »
 soit par le crédit des comptes de charges par nature concernés (exemple : voiture de fonction,
téléphone portable, logement...)
2.2.2.2 Enregistrement initial en charges par nature :

N° du compte Montant
Libelle
Débit Crédit Débit Crédit
6XX Compte de charges par nature (téléphone, ..)
401 Fournisseurs de stocks et services

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2.2.2.3 Comptabilisation en charges de personnel :

N° du compte Montant
Libelle
Débit Crédit Débit Crédit
6382X Avantages en nature
758X Avantages en nature alloués au personnel
ou
6XX Charge par nature concernée

2.3 Les avantages à long terme :

Ils comprennent les avantages suivants qui ne sont pas intégralement dus dans les 12 mois
suivant la fin de l’exercice :

 les médailles du travail (MDT) ou autres avantages liés à l’ancienneté (si elles sont
accompagnées d’un chèque) ;
 l’intéressement, primes et rémunérations différées s’ils sont payables dans les 12 mois
suivants la fin de l’exercice.

2.4 Les avantages postérieurs à l’emploi :

Ils donneront lieu à versement au-delà de la vie active du salarié. Il s’agit notamment des
éléments suivants :

 les indemnités de fin de carrière (appelé aussi indemnité de départ à la retraite);


 l’assurance-vie postérieure à l’emploi ;

2.5 Les indemnités de fin de contrat de travail :


2.5.1 Comptabilisation et évaluation :

Une entité doit comptabiliser les indemnités de fin contrat de travail au passif et en charges
si, et seulement si, elle a un plan formalisé et détaillé de licenciement ou d’incitation au départ
volontaire sans possibilité réelle de se rétracter.

Ce sont les indemnités liées à la rupture du contrat de travail :


 mise en place d’indemnités de départ volontaire importantes en cours de carrière en vue de
favoriser les démissions.

Les dispositions implicites du SCF définissent les indemnités de fin de contrat de travail
comme résultant de deux situations :
 soit l’entité est manifestement engagée à mettre fin au contrat de travail d’un ou plusieurs
membres du personnel avant l’âge normal de leur départ en retraite.

 soit elle est manifestement engagée à accorder des indemnités de rupture de contrat de
travail suite à une offre faite pour encourager les départs volontaires.

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Les indemnités relatives aux plans de départ volontaires doivent être évaluées en tenant
compte du nombre probable de salariés qui accepteront l’offre. Si leur nombre ne peut être estimé
de façon fiable, l’entité ne peut pas comptabiliser de charge mais doit faire mention du passif
éventuel dans les notes annexes.

Si les indemnités sont payables plus de 12 moins après la clôture de l’exercice, leur montant
doit être actualisé.
2.5.2 Provisions pour indemnités de licenciement :

Conformément à l’article 72 du Code de travail (loi n° 90-11 du 21/04/1990) qui stipule :


« qu’on cas de licenciement individuel ou collectif au sein de l’organisme employeur, le travailleur
recruté pour une durée indéterminée (CDI) a droit à une indemnité de licenciement. Cette
indemnité est due à raison d’un mois par année de travail au sein de l’organisme employeur dans
la limite de quinze (15) mois, après épuisement du droit au congé annuel rémunéré. Le montant
de cette indemnité est calculé sur la base de la moyenne mensuelle la plus avantageuse des
rémunérations perçues durant les trois dernières années de travail ».

Dès lors que le plan de licenciement a été annoncé par la direction au comité d’entité avant la
date de clôture de l’exercice, le défaut de constitution à la clôture de l’exercice d’une provision pour
indemnités de licenciement constituerait le délit de présentation de bilan inexact dans la mesure où
la provision aurait une importance significative notamment par rapport au résultat sans même
qu’il soit nécessaire de rechercher l’existence d’événement postérieurs à la clôture.

L’appréciation du caractère prévisible des charges doit répondre aux exigences de sincérité et
de régularité des comptes.

Dans l’hypothèse d’une continuité de l’exploitation de l’entité, une dotation aux provisions
pour indemnités de licenciement calculée sur la base du montant total des sommes qui seraient dues
au personnel en cas de disparition de l’entité ne procéderait pas d’une appréciation sincère de la
réalité des choses.

Le caractère probable du licenciement est défini de façon plus restrictive par les nouvelles
règles ; en effet, l’obligation sans contrepartie vis-à- vis des salariés justifiant la comptabilisation
d’une provision pour indemnités de licenciement est matérialisée, dans le contexte d’une
restructuration par :

 la prise de décision, avant la date de clôture, par l’organe compétent lorsque celui-ci
comporte des représentants du personnel,
 ou dans les autres cas, l’annonce, avant la date de clôture, aux personnes concernées ou à
leurs représentants de la décision prise par l’organe compétent.

Les indemnités sont à verser au bénéfice d’employés dont l’entité n’attend plus de contrepartie
dans le futur.

Elles constituent un passif dont l’échéance et le montant sont généralement incertains ; une
provision pour risques et charges est donc à comptabiliser.
NB : La décision doit être notifiée aux tiers et que sa concrétisation soit devenue inéluctable à la
clôture de l’exercice pour pouvoir comptabiliser une provision pour indemnités de licenciement.

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La nouvelle doctrine algérienne, alignée sur la doctrine internationale, rend plus strictes les
conditions de constitution des provisions pour restructuration en exigeant avant la clôture (et non
plus seulement avant la date d’établissement des comptes) une formalisation ou une notification
officielle de la décision prise.

Si le licenciement est prononcé avant la clôture de l’exercice, il en résulte une charge de


l’exercice au cours duquel le licenciement a été prononcé, même si l’indemnité de licenciement n’est
versée qu’à l’exercice suivant, à l’expiration du délai de préavis.

A l’arrêté des comptes, il convient de comptabiliser l’indemnité :


 au débit du compte 631 « Rémunérations du personnel » par le crédit du compte 428
« Personnel, charges à payer et produits à recevoir » si l’entité connaît le montant exact
de l’indemnité ;
 au débit du compte 681 « Dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur,
actifs non courants » par le crédit du compte 158 « Autres provisions pour charges -
passifs non courants » si le montant exact n’est pas connu.

Ecriture comptable :

1er cas : si l’entité connaît le montant exact de l’indemnité :


N° du compte Montant
Libelle
Débit Crédit Débit Crédit
631209 Indemnité de licenciement
428600 Autres charges à payer

2éme cas : si le montant exact n’est pas connu :

N° du compte Montant
Libelle
Débit Crédit Débit Crédit
Dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur,
685
actifs courants
158 Autres provisions pour charges - passifs non courants

NB : Le compte 685 a été utilisé faute d’avoir un compte plus approprié (exemple 683 : Dotation
aux provisions – passif non courant, pas prévu dans le SCF).

3 Les difficultés liées au traitement des passifs sociaux :

3.1 Introduction

Une des principales difficultés liée à la comptabilisation des passifs sociaux tient à la nature
actuarielle de cette dette.

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Le plus souvent, l’engagement de l’entité vis-à-vis de son salarié dépend de deux facteurs
(par exemple, pour les indemnités de départ à la retraite) :

 le salaire au moment du départ en retraite du salarié,


 la durée cumulée de présence du salarié au moment du départ en retraite.

Par conséquent, le calcul du montant de l’engagement de retraite à payer suppose de faire un


certain nombre d’hypothèses probabilisées (actuarielles).

Les hypothèses principales sont : le salaire de fin de carrière, l’augmentation annuelle des
salaires, le taux de rotation des salariés, le taux de mortalité (table de mortalité), et l’âge de
départ à la retraite.

3.2 De la technique actuarielle à la règle comptable :

La détermination du montant à porter au passif comporte schématiquement deux étapes :

 l’évaluation de l’engagement total, qui représente la contrepartie financière de la globalité


de la promesse faite par l’employeur ;
 la répartition de cet engagement total entre une part affectable au passé, représentative de
droits acquis, et la part complémentaire représentative de droits futurs, restant à acquérir.

La première étape relève de la compétence des ressources humaines (RHU) et met en jeu des
techniques de projection des montants financiers aléatoires associés au régime considéré. Elle
conduit à la notion de « valeur actuelle probable totale » (VAP totale) du régime.

La seconde étape fait appel à un référentiel comptable permettant de fixer les modalités de
répartition de cette VAP totale entre le passé et le futur ; elle conduit la norme internationale à la
notion de « projected benefit obligation » (PBO), représentative des droits passés.

Il s’agit donc d’une VALEUR ESTIMEE, son estimation a nécessité la mise en œuvre d’un
cadre conventionnel étendu.

Il est à ce stade important de noter que la notion de VAP totale est déterminée en fonction de
méthodes et de techniques essentiellement indépendantes du référentiel comptable utilisé, alors que
la notion de PBO découle directement de l’application d’un référentiel comptable particulier.

Les dispositions du SCF conduit les entités à recenser, évaluer et à comptabiliser tous les
engagements relatifs aux avantages accordés au personnel.

Lorsque les engagements doivent être comptabilisés, ils entraînent la comptabilisation d’un
passif mais aussi d’une charge annuelle liée à cet engagement pouvant aller bien au-delà des
charges imputées auparavant.

3.3 La détermination de la provision à comptabiliser :


3.3.1 Les étapes à suivre :

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 L’étape juridique
 L’étape actuarielle
 L’étape comptable
3.3.1.1 L’étape juridique :
 Conventions collectives
 Accords d’entités
 Etc.…

3.3.1.2 L’étape actuarielle :


 Choix et mise au point des méthodes de calculs
 Choix et justification des jeux d’hypothèses actuarielles
 Traitement des données démographiques
 Paramétrage du modèle
 Calculs actuariels
Les deux principaux paramètres sont les suivants :

VAP = Valeur actuelle probable, qui représente la totalité des engagements à la date de
l’évaluation, avec projection des salaires au terme.

PBO = Projected Benefit Obligation, Valeur conventionnelle de l’engagement de l’entité à une


date donnée.

3.3.1.3 L’étape comptable :


L’étape comptable se déroule comme suit :

VAP : Valeur Actuelle Probable


(Engagement actuariel)

PBO : Projected Benefit Obligation


(Passif social)

Provision comptable

Il convient de préciser que l’évaluation actuarielle d’un engagement suppose la projection


probabiliste tant de la population pouvant bénéficier des prestations que du coût de celles-ci pour
l’entité à la date à laquelle elles interviendront.

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Ces projections passent nécessairement par la modélisation statistique des différents
phénomènes démographiques (mortalité, turnover) mais également financiers (taux
d’actualisation) et économiques (niveaux futurs de salaires).

In fine, la valorisation de l’engagement sera fortement dépendante des modèles et des


paramètres qui auront été retenus. L’entité devra donc être capable de justifier les modèles et
hypothèses retenus.

Il s’agit donc de découper, de manière conventionnelle, l’engagement au terme selon les


périodes de service en utilisant la méthode des unités de crédit projetées. Cette méthode impose donc
à l’entité d’affecter à chaque exercice le coût des droits à prestations correspondant.

3.4 La détermination des hypothèses actuarielles :

Les dispositifs prévus dans le SCF relatives aux avantages octroyés au personnel précisent
que les hypothèses doivent être « objectives et mutuellement compatibles » c’est-à-dire qu’elles
doivent être réalistes (« ni imprudentes ni d’une prudence excessive ») et cohérentes.

Les hypothèses actuarielles et financières doivent être représentatives des tendances


économiques et démographiques observées à la date de clôture.
3.4.1 Hypothèses endogènes :

Certaines hypothèses sont directement liées aux comportements sociaux et démographiques de


la population étudiée (profil de carrière, turnover, âge de départ à la retraite).

Ces hypothèses ne régissent pas spécifiquement dans les dispositions du SCF. Elles doivent
toutefois être établies sur la base d’éléments statistiques observés sur plusieurs années.
3.4.2 Hypothèses exogènes :

Les hypothèses exogènes sont déterminées par référence aux « attentes du marché ».

Les principales hypothèses nécessaires à l’évaluation des engagements sont les suivantes :
 taux d’actualisation,
 inflation : les taux d’accroissement des salaires et de revalorisation des pensions sont liés
à l’inflation,
 profil de carrière,
 turnover (rotation du personnel),
 table de mortalité,
 âge et modalités de départ à la retraite.

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3.5 Définitions de quelques hypothèses :


3.5.1 Le taux d’actualisation :

Le taux d’actualisation doit être défini « par référence à un taux de marché à la date de
clôture fondé sur les obligations d'entités de première catégorie. En Algérie, ce type de marché n'est
pas actif, il faut prendre le taux des obligations du Trésor. La monnaie et la durée des obligations
d'entités ou des obligations du Trésor doivent être cohérentes avec la monnaie et la durée estimée
des obligations au titre des avantages postérieurs à l'emploi ».
3.5.2 La table de mortalité :

C’est un outil utilisée en démographie afin d’étudier le nombre de décès, les probabilités de
décès ou de survie et l’espérance de vie selon l’âge et le sexe. Il existe deux types de tables de
mortalité :

La table de mortalité du moment ;


La table de mortalité par génération.

La première se réalise en constituant une génération fictive englobant toute la population


d’une région (de 100 000 individus) à un moment précis dans le temps.

La seconde, à la différence de la première, au lieu de constituer une génération fictive, on


construit la table en observant les niveaux réels de mortalité d’une génération particulière
(exemple : génération née en 1830).

Elle a l’avantage d’être plus représentative de la réalité, mais a comme inconvénient que l’on
doit attendre l’extinction d’une génération avant d’être construite.

En Algérie, nous avons une table utilisable en cas de décès, dénommée : table de décès (TD
97/99) ; et une table utilisable en cas de vie dénommée : table de vie (TV 97/99).

3.5.3 Le Turn-over :

Le « turnover » se définit comme la rotation de la main d’œuvre, mouvements d’entrée et de


sortie des salariés, dans une entité. Il se mesure par le rapport entre le nombre d’entrées (ou de
sorties) au cours d’une année et l’effectif total moyen.

(Nombre de départs + nombre d’arrivées)/2


Turnover = × 100
Effectif total

Selon les usages, la notation du taux du Turn-over est déterminée comme suit :

Taux Commentaire

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Moins de 5% Très faible
De 5 à 10 % Faible
De 10 à 15 % Moyen
De 15 à 20 % Élevé
Au‐delà de 20 % Très élevé

3.6 Importance relative des hypothèses :

Pour les engagements de retraites, les hypothèses importantes sont :


 la table de mortalité
 le taux de revalorisation des retraites
 le taux d’actualisation

Pour les indemnités de fin de carrière et la médailles du travail, les hypothèses essentielles
sont :
 le turn-over
 le taux d’actualisation
 le profil de carrière

En résumé, les étapes à suivre sont les suivantes pour la constitution de provision comptable :

Identification d’un engagement social

Calcul de l’engagement actuariel : VAP

Passif comptable : PBO

Etats financiers : provision comptable

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3.7 La détermination de la Valeur Actuarielle Probable de l’engagement


total (VAP) :

La VAP est un calcul mathématique. Elle correspond au montant actuel de l’engagement


total de l’entité vis-à-vis de ses salariés. Elle représente la valeur de l’engagement après
actualisation et probabilisation (c’est-à-dire en tenant compte de la probabilité de survie et de
présence dans l’entité au moment du versement de la prestation).

La VAP représente la totalité des engagements à la date d’évaluation avec la projection des
salaires au terme. C’est la valeur à l’instant des droits au terme incluant la valeur du salaire au
terme.

Il est important de préciser que le calcul doit être effectué salarié par salarié, à l’exclusion de
tout calcul basé sur la masse salariale.

La probabilité de partir avant l’âge de la retraite peut être assimilé au taux de turn-over
moyen observé dans l’entité sur les cinq dernières années. La probabilité de présence est donc égale
à : (1- Probabilité de partir). Etant donné qu’il s’agit de statistiques annuelles, il convient de
tenir compte du nombre d’années (n) séparant le salarié de l’âge de la retraite, soit :

(1- Probabilité de partir) n

La probabilité d’être présent dans l’entité à l’âge de la retraite dépend également de la


probabilité d’être vivant à cet âge. On utilisera les tables de mortalité établies par des organismes
officiels.

Le taux de progression des salaires peut être extrapolé à partir des taux observés par le passé
dans l’entité.

L’indemnité ne sera versée que le jour du départ à la retraite. Il convient donc d’en actualiser
le montant en prenant, par exemple, le taux de rendement brut à l’émission des obligations des
sociétés privées.

Généralement, le taux d’accroissement des salaires est plus faible que le taux d’actualisation.
Par conséquent, la majoration du montant de l’engagement due à l’accroissement des salaires est
plus faible que la réduction due à l’actualisation.

La simplification qui consiste à compenser l’actualisation par l’accroissement des salaires


revient à constater une provision pour engagement supérieure, ce qui est tout à fait conforme au
principe de prudence.

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3.8 La détermination de l’engagement comptable à la date d’évaluation
(PBO) :

La PBO correspond à la valeur actuelle probable de l’engagement, avec projection des


salaires relatifs aux droits acquis à la date de calcul. Ainsi, la PBO est calculée comme étant égale
à la VAP multipliée par le prorata entre l’ancienneté acquise à la date d’évaluation et l’ancienneté
au terme.

L’ancienneté retenue pour le calcul de la PBO correspond à l’ancienneté acquise dans le


Groupe.

La PBO est calculée à partir d’un coefficient de proratisation qui est déterminé en fonction
du degré d’avancement de chacun des bénéficiaires dans l’acquisition de droits. En quelque sorte
la PBO c’est la VAP de l’exercice antérieure. La PBO est une convention comptable.

L’application des dispositions du SCF relatives aux avantages octroyés au personnel a pour
objet d’identifier l’engagement total (VAP), la part relative aux droits passés (PBO) et celle
relative aux droits restant à acquérir (futurs). On aura donc toujours, par définition :

Droits futurs = VAP - Droits passés

Le calcul de l’engagement de retraite doit être envisagé à l’aide d’un tableau ou d’un
progiciel spécifique.

Les évaluations actuarielles reposent sur la méthode des unités de crédit projetées (UCP,
Projeted Unit Credit Method, PUCM). Cette méthode considère que chaque période de service
donne lieu à une unité supplémentaire de droits à prestation, et évalue séparément chacune de ces
unités pour obtenir l’obligation finale. L’objectif de cette méthode, est d’estimer le montant de la
provision qui va couvrir les engagements pris.

Pour déterminer l’engagement comptable à la date d’évaluation en absence de règles précise


du SCF, il est préconisé de faire appel à la méthode « PUCM with service prorate » de calcul de
la PBO.

3.8.1 La formule de calcul :

Ancienneté actuelle
PBO = VAP ×
Ancienneté totale

3.9 Comptabilisation de la provision :

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3.9.1 Première comptabilisation :

S’agissant d’un changement de méthode comptable, l’impact du changement déterminé à


l’ouverture de l’exercice 2010, après effet d’impôt différé éventuellement, est imputé en
« Report à nouveau » dès l’ouverture de l’exercice.

COMPTE LIBELLE ECRITURES MONTANT


DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT
11 RAN X
133 IDA X
Autres provisions pour charges - passifs non
158 X
courants

3.9.2 Comptabilisation lors des exercices ultérieurs :

Les reprises éventuelles de provisions non justifiées, qui ont été imputées à l’origine sur les
capitaux propres, sont à porter en capitaux propres et non en résultat.

COMPTE LIBELLE ECRITURES MONTANT


DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT
Dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur, actifs
685 X
courants
133 IDA X
158 Autres provisions pour charges - passifs non courants X

3.9.3 Ajustement de la provision à la clôture de l’exercice :

Le calcul de l’engagement en fin d’exercice peut, compte tenu des changements intervenus
(démissions, départs à la retraite, …) déboucher soit sur un accroissement, soit sur une diminution
par rapport à l’exercice précédent. Cependant, il est envisageable, lorsqu’aucune modification
significative n’est intervenue au cours de l’exercice, de ne procéder à l’évaluation actuarielle que
tous les 3 ou 4 ans.

L’ajustement est comptabilisé au compte 68 « Dotations aux amortissements, provisions et


pertes de valeur » ou au compte 78 « Reprises sur pertes de valeur et provisions ».

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3.9.4 Information en annexe :

L’annexe doit comporter les informations suivantes :


 montant total des engagements de retraite provisionnés, avec description de la méthode et
des principales hypothèses de calcul utilisées ;
 montant des engagements de retraite au profit des dirigeants ;
 et, plus généralement, toute information significative qui, si elle n’était pas apportée,
serait de nature à altérer l’image fidèle des comptes annuels.

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