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Rien n’est mieux que de lire et d’avoir de plus en plus de connaissances.

Stephan Hawkins

La lecture agrandit l’âme.

Voltaire

Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même.

Daniel Pennac
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A PROPOS DE L’AUTEUR

Daniel BOBASHA, est un juriste congolais, diplômé de l’Université

Protestante au Congo en Droit Public International. Il est également chercheur

indépendant en psychologie sociale, auteur de la théorie de transmission

trans-générationnelle des valeurs, dite « théorie de deux camps », développée

dans son ouvrage Préserver les générations futures du fléau de la guerre :

plaidoirie pour la promotion d’une culture de paix en Afrique subsaharienne

(ouvrage combinant le Droit et la Psychologie sociale)

Du même auteur :

- La méthode BOB’H (2019), court manuscrit disponible sur

https://fr.scribd.com/document/440225135/Methode-BOB-H

- Préserver les générations futures du fléau de la guerre : plaidoirie pour

la promotion d’une culture de paix en Afrique Subsaharienne


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SOMMAIRE
INTRODUCTION 6
L’ETRE HUMAIN DANS SA RELATION INTRA-PERSONNELLE 8
LES BESOINS 8
Besoins physiologiques 8
Besoins de sécurité 9
Besoins d’appartenance 9
Besoin de reconnaissance 9
Besoin d’autoréalisation 11
Intérêt 11
Critique 13
Danger lié à nos besoins 13
LES EMOTIONS 15
Bienfaits des émotions 15
Danger des émotions 16
LES CROYANCES 18
LES TROUBLES DE LA PERSONNALITE 25
L’ETRE HUMAIN DANS SA RELATION INTERPERSONNELLE 34
LES PHENOMENES D’INFLUENCE SOCIALE 34
L’influence majoritaire (conformisme) 34
Danger de la preuve sociale (effet du témoin) 38
L’influence minoritaire (innovation) 40
Facteurs d’innovation 40
La soumission à l’autorité 41
L’effet caméléon 43
Effet caméléon en politique 43
L’effet pygmalion 44
L’effet golem 44
L’effet de halo 45
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QUELQUES PHENOMENES PATHOLOGIQUES 45


Le syndrome de l'imposteur 45
Le syndrome de Peter Pan 48
Le syndrome de Münchhausen 49
NOTIONS BONUS 49
La catégorisation 49
Les stéréotypes 50
Le Préjugé 52
Références bibliographiques 53
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INTRODUCTION

Ce livre, comme l’indiquent le titre et le sous-titre, a pour objectif de transmettre

au lecteur la connaissance de quelques notions psychologiques que l’auteur

considère comme étant basiques et que tout le monde devrait savoir.

Dans cet ouvrage, nous allons aborder des notions purement psychologiques et

examiner leurs portées dans la vie courante.

Si vous vous sentez intéressés par une notion, n'hésitez pas à approfondir

personnellement vos recherches en la matière.

La vie d’un être humain est jonchée des problèmes sur le plan personnel (à

l’intérieur de soi), comme sur le plan social (avec les autres). Et la plupart du

temps ces problèmes ont comme source profonde l’ignorance de notre mode de

fonctionnement psychologique en tant qu’humain.

La plupart d’entre nous ont passés plus ou moins 20 ans sur les bancs des écoles,

instituts et universités et aucun cours ne nous a appris de manière explicite

notre fonctionnement psychologique (à moins d’être passé par la faculté de

psychologie). Nous avons appris les notions de base concernant notre

fonctionnement biologique (appareil digestif, appareil urinaire,..), mais qu’en

est-il des notions de base concernant notre fonctionnement psychologique ?

Le système éducatif est élaboré de façon à nous transmettre des connaissances

pratiques et techniques professionnels, et pourtant cela ne suffit pas, car même

pour réussir professionnellement, une connaissance de notre mode de


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fonctionnement psychologique et de celui des autres, s’avère très utile.

C’est donc dans le but de palier tant soit peu à cette ‘’carence’’ du système en la

matière que cet ouvrage a été élaboré.

Ainsi, nous allons commencer par aborder la relation que l'homme a avec lui

même (ses besoins, ses émotions, ses croyances ainsi que les différents troubles

de la personnalité) 1; en suite l'homme dans ses relations interpersonnelles

(phénomènes d’influence sociale et quelques phénomènes pathologiques) 2


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I. L’ETRE HUMAIN DANS SA RELATION

INTRA-PERSONELLE (AVEC LUI-MEME/INTERNE)

Dans sa relation intra-personnelle l’être humain a des besoins (A), ressent des

émotions (B), vit avec beaucoup de croyances (C) et développe souvent certains

troubles de la personnalité (D)

A. LES BESOINS

En tant qu’être humain, nos actions sont motivées par des besoins. Ainsi, si nous

voulons amener une personne à faire quelque chose, ou si nous voulons juste

comprendre pourquoi telle personne a agi ou est entrain d’agir de la sorte, nous

devons identifier le besoin qu’elle cherche à satisfaire.

Pour exposer de manière globale les besoins de l’être humain, nous allons nous

référer à la très célèbre pyramide des besoins dite « pyramide de Maslow ».

La pyramide des besoins schématise une théorie élaborée à partir des

observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham

Maslow sur la motivation.

Ainsi, tout le monde ressent 5 catégories de besoins, que l'on en soit conscient ou

non :

1. Besoins physiologiques

Ces besoins sont ceux qui sont nécessaires à la survie d’une

personne. Boire, manger, respirer, dormir, se vêtir, se reproduire,…


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2. Besoin de sécurité

C’est un besoin de se protéger contre les agressions d’ordre physique,

psychologique et économique. Se sentir en sécurité et maitriser les

événements (besoin d’être informé). Il s’agit aussi de la sécurité des revenus

ou ressources, de la stabilité familiale, de la santé, construire une maison, vivre

dans un milieu non menaçant, avoir une stabilité d’emploi, se sentir soutenu

lorsque nécessaire,…

3. Besoins d’appartenance

Besoin d’être aimé par les autres, d’être accepté et d’appartenir à un groupe.

C’est la peur de la solitude qui apparaît et donc les personnes veulent avoir

un statut social, être un composant d’un groupe, pouvoir s’exprimer, partager,

avoir l’occasion d’entrer en contact avec les autres, besoin de savoir que l’on

compte pour les autres,…

4. Besoins d’estime de soi/ de reconnaissance

C’est le sentiment d’être utile et d’avoir de la valeur. Besoin de recevoir de

certaines personnes de son entourage des signes de reconnaissance positifs.

Développer son autonomie, sortir du lot ; Faire un travail utile, visible, apprécié ;

exprimer sa compétence, recevoir une délégation de pouvoir (une responsabilité),

être apprécié et entendre les autres nous le dire, le besoin de se faire respecter,…

Certains psychiatres assurent que des gens deviennent fous pour trouver dans le
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monde imaginaire de la démence le sentiment d’importance que la réalité leur a

refusé. Un médecin-chef d’un des plus grands asiles d’aliénés des Etats unies

avait reconnut avoir observé un grand nombre de malades qui avaient

désespérément cherché dans la démence les satisfactions d’amour-propre qu’ils

n’avaient pas pu se procurer dans la vie normale.

Ainsi nous voyons des voyous se vanter de leur statut de criminel, des jeunes

filles prêtent à se dénuder pour pouvoir être reconnu comme étant sexy, des

jeunes garçons s’adonnant aux chanvres, boissons fortement alcoolisés et

langage ultra vulgaire pour être reconnus comme « Yankees » … C’est dans la

démence (au second degré) qu’ils cherchent ce sentiment d’estime de soi et de

reconnaissance.

Si des êtres sont capables de prendre des décisions dépravantes pour combler

une telle aspiration, songez aux résultats miraculeux que nous pourrions obtenir

en rendant justice aux mérites de ceux qui nous entourent! Au lieu de nous

concentrer sur nous-mêmes, efforçons-nous de voir les qualités de notre

interlocuteur. Nous pourrons alors lui exprimer notre admiration sincère sans

avoir recours à des compliments forcés qui sonneront faux.

Rendre justice aux mérites des autres est une qualité que nous négligeons de

développer dans la vie de tous les jours. Voir les qualités d’une personne et lui en

témoigner.

Les enfants adorent quand leurs parents et leur entourage s’intéressent à ce qu’ils

font et applaudissent leurs succès. LES ADULTES AUSSI !


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5. Besoin d’autoréalisation (réalisation de soi)

Besoin d’affirmer d’une manière personnelle son caractère unique, de réaliser

ses potentiels, ses dons. Ce besoin est lié au développement des connaissances. Il

s’agit ici de révéler son propre potentiel créateur, la personne cherche à

s’accomplir, s’épanouir, approfondir sa culture, développement0 personnel, se

former et continuer son propre développement. La personne veut résoudre des

problèmes complexes,…

INTERET :
Ce modèle d’évolution peut être utilisé dans plusieurs domaines :

- En marketing, où il permet de positionner un produit, la pyramide

proposant une méthodologie claire et immédiatement compréhensible

dans l’approche des besoins.

- Dans la planification financière : Clément Bessette s’est basé sur

cette pyramide pour établir les 3 objectifs ou dépenses qu’on peut


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distinguer dans le budget d’un individu ou d’un ménage (objectif d’un

niveau de vie, objectif de sécurité financière, objectif de progression

financière)

- En management, la pyramide de Maslow est également très utilisée

car elle permet de comprendre d’un point de vu psychologique les

aspirations et les comportements humains.

- Dans les relations personnelles (amitiés, famille,…) ; la pyramide de

Maslow peut en effet apporter une nouvelle vision à certains problèmes

dans les relations humaines.

- Etc.

En maitrisant ce modèle, vous serez capable de voir au-delà des apparences.

Vous serez capable de voir au-delà des positions prises par telle ou telle personne

et de comprendre les comportements des gens.

Par exemple : lorsqu’une autorité prend une position X, les analystes efficaces

trouveront peut-être que cette autorité défend cette position puisque les élections

approchent et qu’elle veut être réélue.

Mais un analyste plus qu’efficace, qui maitrise la pyramide de Maslow

(peut-être grâce à ce livre) ira loin et trouvera que si l’autorité veut être réélu

c’est pour satisfaire son besoin de sécurité (financière ou peut être même

physique), son besoin d’estime de soi et son besoin d’autoréalisation.

Cette clairvoyance peut être très utile dans un processus de négociation en vue

de résoudre un conflit puisque, à partir de cette seconde analyse plus poussée,


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nous pouvons envisager d’autres solutions à proposer à l’autorité, pouvant

satisfaire ses besoins pourvu qu’il ne brigue pas un autre mandat. Marge de

manœuvre que la première analyse classique n’aurait pas révélée.

C’est grâce à ces petites notions qu’on arrive de fois à voir la fumée, là où tout le

monde ne voit que le brouillard.

CRITIQUE

La principale critique du modèle de Maslow repose sur le postulat discutable

où l'individu passerait d'un niveau à l'autre une fois seulement les besoins du

niveau inférieur satisfaits ; or tout être humain n'a pas nécessairement ce mode

de hiérarchisation de ses besoins, tant dans sa vie personnelle que

professionnelle.

Cette hiérarchisation peut varier d'un individu à un autre, en fonction de

son mode de vie, de sa culture et de ses motivations.

En plus, à un moment donné, ces besoins peuvent être simultanés.

En gros, ces besoins sont toutes présentes chez l’être humain, mais la

hiérarchisation dépend d’une personne à une autre.

Certaines personnes résistent mieux que d'autres à l'insécurité, à la solitude ou au

manque de reconnaissance. D’autres sombrent dans des voies négatives,

cherchant désespérément à satisfaire ces besoins.


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DANGER LIE A NOS BESOINS

Lorsqu’une personne mal intentionnée arrive à identifier nos besoins insatisfaits,

elle peut facilement nous manipuler.

La procédure de manipulation dans ce cas est assez simple. Il suffit pour

l’individu de commencer d’abord par nous parler de ce besoin, pour éveiller en

nous le désir de le satisfaire ; en suite, tel un ‘’bon samaritain’’, il nous

proposera de nous aider, de nous montrer comment l’atteindre, et c’est là que se

situe le piège. Il vous fixera des conditions à son avantage ou soit vous mènera

dans une voie qui satisfera premièrement ses besoins à lui et lorsque vous vous

rendrez compte que vous avez étés manipulés ça sera peut être trop tard.

Ce stratagème que j’ai découvert suite à mes nombreuses recherches en

psychologie sociale colle pourtant parfaitement avec la scène de la Bible où

satan tente Jésus dans le désert. Il commence par lui montrer les royaumes, la

richesse, le gloire,… comme pour éveiller en lui un désir ; en suite, il lui

propose comment l’obtenir (le piège).

Dans tous les cas, la meilleure défense est la résistance.

Relisez ce livre autant de fois que possible, et ainsi, au-delà de la douceur des

mots vous saurez reconnaitre les manipulateurs et élever vos murs de défense.
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B. LES EMOTIONS

« L’émotion nous égare : c‘est son principal mérite. »

Oscar Wilde

Une émotion est une réaction psychologique et physique à une situation. Elle a

d’abord une manifestation interne et génère une réaction extérieure. Elle est

provoquée par la confrontation à une situation et à l’interprétation de la réalité.

Tableau des émotions

BIENFAITS DES EMOTIONS

Nos émotions peuvent être source de motivation, même négatives. Notre

souffrance, notre colère peut nous motiver à défendre nos droits, à nous faire

respecter, ou simplement à nous surpasser et atteindre des résultats plus

performants. Mais à l’opposé de ça, les émotions non maitrisées ou surtout non

réprimés sont dangereuses. D’où la nécessité de trouver le juste milieu entre le


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moment où vous devez réprimer vos émotions, et les moments où vous devez

les laisser s’exprimer.

LE DANGER DES EMOTIONS : la provocation d’une réaction irrationnelle.


Une fois submergé par une émotion comme la colère par exemple, nous perdons

notre capacité d’attention et de concentration, deux des éléments permettant de

mesurer l’intelligence. Nous devenons donc temporairement moins intelligents

lorsque nous sommes sous émotions.

L’homme de nature est un être émotif et non un être logique. Ce qui le rend

vulnérable face aux personnes mal intentionnées, s’il ne fait pas preuve d’une

maitrise de soi.

Dans son livre Les 33 lois de la guerre, Robert GREENE parle de « l’art de

l’ultime contrôle » : « Un stratège sait qu’il est impossible de prédire

exactement comment l’ennemi répondra à telle ou telle action. Mais s’il parvient

à contrôler ses émotions, (s’il réussit à le faire paniquer, à l’effrayer, à le rendre

agressif, à le mettre en colère,…) il contrôlera ses actions à grande échelle. »

Une personne mal intentionnée peut donc facilement nous contrôler juste en

éveillant en nous certaines émotions. L’expression jouer avec les émotions prend

alors tout son sens. L’exemple de la séduction est la plus courante ; beaucoup de

femmes et d’hommes se font manipulé(e)s et/ou exploité(e)s par des personnes

qui arrivent à éveiller en eux des émotions plus ou moins fortes.

Nombreux sont aussi ceux qui commettent des erreurs puisqu’ils agissent à
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chaud, impulsivement sous l’effet des émotions.

L’irrationalité qu’engendrent les émotions se constate par le fait que le plus

souvent, nous regrettons des mots que nous disons, ou des choses que nous

faisons, sous le coup des émotions.

D’où l’importance de cultiver une bonne maitrise de soi en toutes circonstances.

« Seuls, veillons sur nos pensées ;

En famille, veillons sur notre humeur ;

En société, veillons sur notre langue. »

Mme De Stael

« Comme une ville forcée et sans murailles, (ouvert à l’ennemi) ainsi est

l’homme qui n’est pas maitre de lui-même. »

Bible, Proverbes 25 :28


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C. LES CROYANCES

On peut dire de façon plus générale qu’une croyance est le

fait pour une personne d’évaluer une chose comme étant vraie et d’être

persuadé de la réalité de cette chose. C’est en quelque sorte une opinion en

laquelle on croit plus ou moins fermement selon l’intensité de la croyance.

Dans ce livre il faut entendre par « croyances », les pensées positives ou

négatives qui traduisent une confiance ou un manque de confiance en nos

capacités de réalisations personnelles (aucun rapport avec les croyances

religieuses). Car il ya une différence majeure entre la force qu’on puise dans la

religion et celle qu’on tire d’un travail sur soi.


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Une croyance est une idée que vous avez généralisée et qui est devenue pour

vous une conviction profonde. Ce que vous croyez devient votre réalité, rien

qu’à vous.

Cette croyance détermine vos actes, vos comportements.

Des expériences dans nos vies (de notre conception au présent), nous ont

impactées et nous avons tiré des conclusions, formé des croyances, sur nous,

le monde et les autres.

Ces croyances peuvent nous donner une force extraordinaire pour réussir ce

que nous entreprenons, mais peuvent par contre aussi nous bloquer

lorsqu’elles sont limitantes.

Les croyances limitantes sont celles qui nous empêchent d’atteindre nos buts,

nos rêves, nos objectifs.

Exemples des croyances limitantes que nous pouvons porter en nous :

- « j’en suis incapable »,

- « je ne suis pas doué »,

- « je n’ai pas de la chance »,

- « personne n’a jamais réussi à la faire, je ne réussirai pas non plus, »

- « je vais surement échoué »,

- « l’argent, ce n’est pas pour nous »,

- « je n’y arriverai jamais »

- Etc.
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Nos croyances limitantes sont des sortes de « plafond de verre » contre lequel

nous nous heurtons, qui nous bloquent, mais qui sont invisibles et non

conscientes. Ce n’est qu’à travers nos blocages que nous pouvons en prendre

conscience, donc en examinant notre parcours de vie.

Le cycle infernal qu’entrainent les croyances limitantes


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REMEDE

Le remède aux croyances limitantes est assez simple. Il consiste à remplacer

ces croyances limitantes par d’autres, plus motivantes, à travers des

affirmations positives. Par exemple : au lieu de penser « je ne suis pas prêt,

je vais sûrement échouer » ; pensez « je ne suis peut-être pas prêt, mais je

ferai de mon mieux pour réussir ». Avec la première croyance vous vous

bloquez vous-même, alors qu’avec la deuxième vous vous donnez des

chances de réussir.

Le mieux serait de prendre le temps d’identifier toutes vos croyances

limitantes, et d’élaborer des affirmations positives que vous allez

commencer à vous répéter TOUS LES JOURS jusqu’à ce qu’elles deviennent

des croyances. Une fois que ces affirmations positives seront devenues des

croyances motivantes, elles influenceront positivement votre comportement

et vos actions.

Si vous lisez le livre « Réfléchissez et devenez riche » de Napoléon Hill,

qui fait partie des livres sur la finance personnelle et sur la richesse les plus
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lus dans le monde ; vous découvrirez que même pour devenir riche, ou

simplement réussir dans ce que vous entreprenez, vous devez développer

des pensées positives propices à votre réussite.

« Chaque individu a le pouvoir de changer son statut matériel ou financier,

en modifiant, avant tout, la nature de ses croyances. » Napoléon Hill

Les croyances motivantes sont donc celles qui vont vous aider à réussir, à

être plus positifs, plus ouverts aux possibilités et opportunités.

Tout commence en forme d’une pensée, le fait de se répéter régulièrement

cette pensée sous forme d’affirmation positive avec conviction,

transforme cette pensée en croyance, et comme nous l’avons dit plus haut,

nos croyances dessinent notre réalité.


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Exemple des affirmations positives à vous répéter quotidiennement

pour développer des croyances motivantes :

- « Je suis sûr de moi ! »

- « J’ai confiance en moi ! »

- « J’ai le courage de réaliser mes rêves ! »

- « Je suis déterminé à atteindre mes buts ! »

- « Je suis unique et exceptionnel ! »

- « Je m’accepte tel que je suis ! »

- « Je suis bien dans ma peau ! »

- « Chaque jour, j’ai de plus en plus confiance en moi !

- « Je suis capable des choses extraordinaires ! »

- « Je crois en moi et en mes capacités ! »

- « Je suis responsable de ma vie ! »

- Etc.
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Vous pouvez construire personnellement les affirmations positives qui

correspondent à vos aspirations.

Il faut juste vous les répéter le plus souvent possible, avec beaucoup de

convictions et elles deviendront des croyances ; et ces croyances

construiront votre réalité. C’est la loi de l’attraction.


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D. LES TROUBLES DE LA PERSONNALITE

 C’est quoi la personnalité ?

La personnalité s’organise autour des différentes composantes de

l’individu (affective, comportementale, intellectuelle, physiologique,

morphologique…), et est la résultante de facteurs innés et acquis.

 Qu’entend-on par « troubles de la personnalité »

Les troubles de la personnalité désignent des modes prédominant de

fonctionnement à l’origine de comportements inadaptés et rigides, au cours

desquels l’individu répète les mêmes attitudes et les mêmes conflits.

Un individu peut présenter plusieurs types de troubles de la personnalité

(exemple : personnalité paranoïaque et schizoïde) On parle alors de

troubles mixtes de la personnalité.

 Il ne faut pas confondre un trouble de la personnalité, avec un

trouble mental

Dans le cas du trouble de la personnalité, la personne est généralement

davantage en harmonie avec qui elle est et comment elle se comporte (la

personne agit consciemment), comparativement aux cas de la maladie ou

du trouble mental qui provoquent un malaise chez l’individu en question

(la personne ne contrôle pas vraiment ses actions).

C’est ainsi que juridiquement, un trouble mental est une cause d’incapacité

d’exercice, et d’irresponsabilité pénale contrairement au trouble de la

personnalité que développent les personnes normales comme vous et moi.


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EX : si un psychopathe (personne présentant un trouble de la personnalité

psychopathique) commet un crime, il sera jugé et condamné pour son acte

alors que si un aliéné mental (personne présentant un trouble mental)

commet un crime, il ne pourra ni être jugé, ni condamné en raison de sa

démence.

On distingue trois grandes catégories de troubles de la personnalité :

• Personnalités « psychotiques » (paranoïaque, schizoïde,

schizotypique)

• Personnalités « introverties » (obsessionnelle, dépendante, phobique)

• Personnalités « extraverties » (hystérique, psychopathique, état-limite

(borderline), narcissique)

1. PERSONNALITES PSYCHOTIQUES

Personnalité paranoïaque

Pour lui le doute n’est pas permis.

‘’L’autre’’ dérange, désorganise, manipule

‘’L’autre est sournois, il trahi alors qu’il n’y a aucune preuve objective

‘’La gentillesse ne peut exister, ça cache quelque chose’’

Ce type de personnalité est plus souvent retrouvé chez l’homme et se

caractérise par :

• Hypertrophie du moi : autoritarisme, orgueil, égocentrisme, intolérance.

• Fausseté du jugement : absence d’autocritique

• Méfiance et susceptibilité
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• Troubles des relations sociales : Souffrance de l’entourage

socioprofessionnel face à son agressivité. Il a tendance à rendre méfiant

son entourage.

Personnalité schizoïde

Le schizoïde est plutôt un solitaire, un froid qui semble ne pas souffrir. Il

semble ne pas ressentir d’émotions, il peut sembler apathique. Il semble

hautain mais a une mauvaise image de lui-même.

Cette personnalité est plus souvent retrouvée chez l’homme.

Les principaux traits la composant sont :

• Pauvreté du contact : Le sujet est solitaire, introverti. Il évite les

relations et reste secret.

• Désintérêt pour le monde extérieur

• Richesse habituelle de la vie imaginaire

• Pauvreté des émotions, froideur affective

Personnalité schizotypique

Le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux parle de

« croyances étranges » et de perceptions inhabituelles incontrôlables. Le

schizotypique est souvent excentrique, bizarre. Il a une distance vis-à-vis

des êtres humains qui est le fruit de l’incompréhension des autres à ses

modes de pensée. Il peut être cyclique dans ses relations isolées ou se

livrant totalement.
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Il a des sauts d’humeur incompréhensibles, fruits de sa vie intérieure que

de stimuli externes.

Il ne sait pas trop qui il est et se sent trop comme un étranger dans cette

société.

2. PERSONNALITES INTROVERTIES

Personnalité obsessionnelle-compulsive

L’obsessionnel veut tout contrôler dans tous les domaines au point de

perdre de vue l’objectif initial. Il redoute des émotions et fait tout pour les

contenir. Il a une apparence hyper conformiste (‘’un balais dans le c..’’)

L’obsessionnel est une personne plutôt refoulée, qui cherche l’ordre, le

côté méticuleux, le contrôle permanent, il est à fond dans ‘’son truc’’ et ses

‘’rituels’’

Caractéristiques :

• Souci de l’ordre et de la propreté, sens du devoir, obéissance, fidélité

aux engagements.

• Sens de l’économie jusqu’à l’avarice. Collectionnisme.

• Obstination (peu influençable, tendance à l’autoritarisme)

• Froideur affective (incapacité d’expression de leurs sentiments)

• sérieux, formalistes, perfectionnistes, conventionnels.


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Personnalité dépendante

La personne est incapable de prendre des décisions pour elle-même et s’en

remet à un tiers.

Caractéristiques :

- Soumission,

- passivité,

- peur de la solitude, peur de la rupture,

- anxiété,

- faible image de soi dans la constance

Personnalité phobique ou phobie sociale

Est caractérisée par le repli sur soi même pour éviter les situations d’angoisse,

peur d’être jugé, timidité, sensibilité au rejet et à la critique, manque de

confiance en lui, des sentiments de ne pas être à la hauteur et une hyper

sensibilité au jugement négatif d’autrui.

L’évitement est sa stratégie, son but est d’éviter l’échec, il va agir mais avec

moult et précautions. On pourrait parler de timidité maladive.

Solitude, effacement, célibat, faible estime de soi.

La personne phobique (évitante), fuit les émotions, aussi bien de plaisir que la

douleur et se fabrique une vie imaginaire.


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3. PERSONNALITES EXTRAVERTIES

Personnalité hystérique (histrionique)

Ce type de personnalité est principalement retrouvé chez la femme. La

personnalité hystérique cherche à attirer l’attention à tout prix, à plaire, à

séduire (érotisation des rapports sociaux).

Théâtrale, elle captive l’attention par son attitude et ses récits embellissant

ou dramatisant la réalité (mythomanie).

Elle a une mauvaise estime d’elle-même et fait tout pour donner une image

totalement différente.

Caractéristiques

- Attitudes de séduction

- Recherche d’attentions excessive

- Théâtralité, dramatisation

- Chantage affectif

- Mythomanie (tendance pathologique à la fabulation, au mensonge

ou à la simulation)

- Dépendance affective

- Sujet immature en recherche d’identification

- Humeur labile

- Trouble de la sexualité (Soit évitement de leur propre sexualité soit

Hypersexualité apparente masquant de profondes inhibitions

(Frigidité ou rejet ou dégout).


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Personnalité psychopathique

Elle est plus souvent rencontrée chez l’homme.

Les troubles du comportement débutent souvent dans l’enfance avec des

problèmes d’agressivité, de fugue, puis de délinquance.

Il passe à l’acte. L’acte (impulsif), souvent violent est là pour résoudre ses

problèmes. Il se croit fort, dominant, et les autres ne sont que des outils

(qu’il utilise, charme, détruit selon son bon vouloir). Il ne ressent pas la

culpabilité et n’a pas la moindre remise en question de lui-même.

Les traits composant cette personnalité sont :

• Impulsivité, intolérance aux frustrations : les passages agressifs sont

fréquents.

• Mauvaise adaptation sociale

• Absence d’anxiété et de culpabilité

• Inaffectivité apparente

• Labilité de l’humeur,

• Conduites toxicomaniaques,

Personnalité borderline

Ce trouble est plus fréquent chez la femme. Le borderline est caractérisé

par un problème de gestion d’émotions qu’il subit. Il a des sauts d’humeurs

fréquentes, une impulsivité, des colères, un sentiment de vide, il a des

problèmes relationnels.

L’histoire relationnelle du sujet borderline est marquée par des ruptures


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affectives à l’origine d’un sentiment d’abandon. La relation à l’autre

alterne entre des positions d’idéalisation et de dévalorisation, de

dépendance et de rejet, sans pouvoir se stabiliser. La personne recherche

des relations d’étayages et repère avec difficultés ses propres limites et

celle de l’autre.

Les traits de personnalités les plus souvent retrouvés sont :

• instabilité affective

• sentiment de vide et d’ennui

• Angoisse diffuse

• Etats dépressifs centrés sur le sentiment d’abandon.

• Impulsivité, agressivité à l’origine de passage à l’acte auto agressifs

• Symptômes névrotiques variables (phobies, troubles obsessionnels,

symptômes hystériques)

• Ces sujets sont souvent bien adaptés socialement.

Personnalité narcissique

A la différence du borderline qui bien souvent ne s’aime pas, qui ne sait

pas ce qu’il est, le narcissique s’aime lui-même, il n’a aucun doute quant à

sa valeur hors du commun. Il a la folie des grandeurs, il pense faire parti

des ‘’élus’’, ceux à qui tout est du.

Le narcissique se distingue de l’antisocial par sa ‘’grandiosité’’, sa

tendance à exagérer ses talents et se regarder lui-même comme le plus

unique et supérieur.
33

Pour lui, l’autre n’a que peu de valeur, tout juste un outil pour flatter son

égo démesuré. Il est arrogant, n’a pas ou peu d’empathie.

La remise en question de lui-même « ce n’est pas son truc »


34

II. L’ETRE HUMAIN DANS SES RELATIONS

INTERPERSONNELLES

L’être humain, un animal social

Un animal social est défini comme étant un être vivant qui interagit beaucoup

avec les autres membres de son espèce, et dont la vie et la reproduction

dépendent fortement de la cohésion globale du groupe. Par cette définition nous

comprenons clairement que l’être humain est un animal social.

Le fait de vivre en société engendre des phénomènes d’influences sociales (1) et

certaines personnes développent des phénomènes pathologiques (2).

1. Les phénomènes d’influence sociale

L’influence majoritaire

C'est l’influence de la majorité sur un individu. Il est également appelé

conformisme, preuve sociale ou effet troupeau des moutons.


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Il est défini plus précisément comme « un changement de comportement ou

de croyance résultant de la pression réelle ou imaginée d’une majorité à

l’endroit d’un individu ou d’une minorité d’individus. »

L'origine du phénomène de conformisme pourrait se trouver dans le fait que

l'unanimité d'un groupe d'individus plaide en faveur de l'exactitude de

l'opinion exprimée. De plus, les individus craignent généralement la

désapprobation sociale : ils ont peur des conséquences de leur désobéissance,

notamment de se faire rejeter.

Le terme « pression sociale » est assez souvent utilisé pour désigner :

- la pression relative au mariage que subissent le plus souvent les

femmes dans une société, mais aussi les hommes. Lorsque par exemple

votre famille vous demande régulièrement « quand vas-tu nous amener

un jeune homme/une jeune femme à la maison ? » ou bien « le temps

passe vite tu sais ? », etc. vous n’avez rien demandé, on vous rappelle

que vous êtes célibataire ou pas engagé(e). on vous met une pression

relative à votre célibat.


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La société a parfois tendance à oublier qu’un mari ne se vend pas au

supermarché…une femme non plus d’ailleurs.

La question c’est : êtes-vous vraiment malheureux ou malheureuses

d’être encore célibataires … ?

Le bonheur étant une notion purement subjective, dépendant d’une

personne à une autre, la réponse à cette question dépendra également

d’une personne à une autre.

‘’ Se marier sous pression’’ veut dire en version large, choisir de passer

le reste de sa vie, de fonder une famille, de se sacrifier pour une

personne principalement à cause de la pression ; l’amour vient donc en

arrière plan.

Les réalités de notre société sont telles que les mêmes personnes qui

vous mettent la pression aujourd’hui pour vous marier, seront les

mêmes qui vous critiqueront si demain, une fois marié sous pression, la

désillusion est telle que la vie conjugale vient à se compliquer.

Hormis le sentiment d’appartenir à la caste des « couples », cela n’a

jamais été un gage d’échec que d’être « temporairement » célibataire.

- la pression liée à l’absence d’enfants dans un couple après une

période donnée de mariage.


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- la pression relative au physique : concerne généralement le poids :

les yeux des gens et les commentaires poussent à maigrir ; pour

d’autres à faire grossir certaines parties du corps pour répondre à des

‘’standards’’ sociaux.

L’influence majoritaire consiste enfaite à être influencé par la masse.

Nombreuses expériences montrent qu’un individu a tendance à recopier les

comportements des autres pour mieux se fondre dans la masse.

Cette réaction des moutons on la retrouve un peu partout : sur les réseaux

sociaux par exemple, nous aimons les publications qui ont déjà plus des

likes et nous sommes plus attirés par celles-ci contrairement aux autres

moins likés, et nous nous abonnons aussi à des chaines youtubes qui ont

déjà plus des likes plutôt qu’à des petites chaines, on considère souvent

qu’un restaurant bondé est un bon restaurant et inversement, un restaurant

désert est considéré comme désagréable, …


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DANGER DE L’INFLUENCE MAJORITAIRE:

L’attitude de la masse n’est pas toujours la meilleure. Le fait de se fondre

dans la masse et de faire comme tout le monde peut conduire à certains

comportements qui ne sont pas du tout adaptés à la situation et qu’on

n’aurait pas du tout adopté si on avait été seul.

C’est d’ailleurs ce que nous montre le meurtre tristement célèbre de Kity

Genovese en 1964, agressée puis poignardée un soir en pleine rue non loin

de son immeuble. Elle a criée, elle a tout fait pour que quelqu’un lui

vienne en aide et pourtant, aucun des 38 témoins ayant entendu ou même

vu la scène depuis leurs fenêtres n’est intervenu. Cette histoire illustre bien

l’effet du témoin ; les personnes ayant entendues la jeune fille crié se sont

surement dit que d’autres l’avaient entendu aussi et qu’ils ont surement

appelé la police. Le problème est que si tout le monde raisonne comme ça,

personne ne lui vient en aide, personne n’appelle la police. Chaque témoin

s’est senti en quelque sorte immunisé ou protégé par le groupe, créant une

dilution de sa responsabilité personnelle à agir par le simple fait qu’il ait du

nombre.
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Quelques expériences sur la preuve sociale

Expérience personnelle :

L’expérience se passe à l’université. Avec un ami, nous nous sommes

arrêtés devant une valve pour lire un ancien communiqué pas assez

important. Mais tellement que nous étions là depuis un certain temps, nous

donnions l’air d’être entrain de lire quelque chose d’important. Au bout

d’un moment, une petite foule des gens était déjà regroupé derrière nous

entrain de lire aussi le même communiqué inutile.

Expérience de Milgram :

L’expérience se passe dans la rue, un individu qui est en réalité un

complice de l’expérience va se mêler à une foule des passants. A un

moment il va s’arrêter pendant une minute pour fixer le sommet d’un

immeuble. 10% des passants vont également jeter un coup d’œil tout en

passant leur chemin. 4% d’entre eux par contre vont jusqu’à s’arrêter à côté

du fameux complice pour regarder en l’air. Les autres passants eux ne

s’arrêtent pas et ne jettent aucun coup d’œil.

La deuxième partie de cette expérience consiste à reproduire exactement la

même chose mais cette fois ci avec 10 complices de l’expérience qui

regardent en l’air. Au moins 80% des passant vont regarder en l’air, et 30%

vont jusqu’à s’arrêter à côté des individus.


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L’influence minoritaire (l’innovation)

L’innovation est définie comme l’influence qu’a un individu ou une

minorité de personnes sur une majorité. Contrairement au conformisme,

c’est la minorité qui réussit à imposer son point de vue. Ceci engendre des

comportements nouveaux ou modifie ceux qui étaient déjà en place. Afin

de se faire entendre, la minorité doit passer outre la « déviance » qui lui est

prêtée pour son refus de se conformer aux normes et de suivre la majorité.

Le film Douze hommes en colère de Sidney LUMET est un bel exemple de

ce phénomène. En effet, on y retrouve 12 jurés devant décider du sort d'un

accusé. Face à une majorité sûre de la culpabilité du prévenu, un homme en

doute. Il expose ses arguments avec fermeté et fini par faire changer d'avis

les autres jurés un par un.

Plusieurs éléments sont favorables à l’émergence d’une innovation :

 La constance : elle se veut aussi bien « interne » (ou

intra-individuelle : la personne semble convaincue de ce qu'elle

affirme) que « sociale » (ou inter-individuelle : le groupe minoritaire

adopte une position ferme et valide). Une minorité unie, cohérente et

constante est beaucoup plus efficace face à la majorité.

 La confiance : avoir confiance en soi ou, en tout cas, en donner

l’impression est beaucoup plus convaincant. Une minorité confiante

est plus efficace face à la majorité.


41

 Les personnes qui quittent la position de la majorité pour se rallier à

celle de la minorité sont encore plus influentes que celles qui ont

initié le mouvement d’innovation. De plus, une fois qu’un individu

rejoint l’avis de la minorité, les autres suivent relativement vite. On

peut parler d’une sorte d’effet « boule de neige ».

 Ce qui aide à l’innovation est que l’avis minoritaire devient le

centre de la discussion, ce qui permet d’exposer plus d’arguments.

La minorité peut alors avoir plus d’une occasion d’exposer son point

de vue, ce qui augmente ses chances de convaincre.

Même si la minorité ne rassemble pas de nouveaux partisans, elle permet

de casser l’avis majoritaire et de laisser les membres du groupe exprimer

un avis qu’ils n’auraient peut-être pas osé avancer avant cela.

La soumission à l’autorité

L'obéissance (ou soumission à l'autorité) est l'une des formes de l'influence

sociale. En psychologie sociale, il est question d'obéissance lorsqu'un

individu adopte un comportement différent parce qu'un autre individu,

perçu comme une source d'autorité, le lui demande/impose. L'individu

dominé reconnaît à un autre, ou à un gouvernement une valeur certaine.

L'obéissance est donc l'acte de suivre des ordres données par une figure

autoritaire.
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Expériences psychologiques notables :

- Expérience de Milgram.

Dans son expérience de soumission à l'autorité en 1961, Stanley Milgram

amène des gens normaux à infliger des chocs électriques de plus en plus

forts à un autre sujet (en fait un compère, c'est-à-dire un expérimentateur

qui prétend être un sujet de l'expérience) qui supplie d'arrêter l'expérience

puis hurle et se tait, comme s'il était victime d'un malaise. Parmi les

personnes qui doivent infliger les chocs électriques, certaines sont

troublées par les cris de douleur et demandent à arrêter l'expérience mais

d'autres n'en tiennent pas compte et continuent à infliger des chocs

électriques de plus en plus intenses car l'ordre de continuer leur a été

donné.

- Expérience de Charles K. Hofling

En 1966. Des infirmières, sans savoir qu'elles étaient sujettes à une

expérience, ont reçu l'ordre de docteurs inconnus d'administrer une grande

quantité d'un (faux) médicament à leurs patients. Bien qu'un bon nombre

d'hôpitaux interdisent ce type de comportement, 21 infirmières sur 22 ont

administré la dose ordonnée.


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L’effet caméléon

Tel un caméléon l’être humain s’adapte à son environnement social, à son

entourage. Ainsi, par le fait de fréquenter un individu ou un groupe de personnes,

au bout d’un moment nous adoptons inconsciemment leur façon de parler, leurs

comportements et même leur façon de penser.

Le fait de fréquenter des personnes négatives et vulgaires ; ou positives et polies

nous rendent aussi négatifs et vulgaires ; ou positifs et polis.

C’est ainsi que lorsqu’on pose la question aux fumeurs ou aux alcooliques pour

savoir comment ils ont commencé à fumer ou à boire, ils répondent

généralement : « j’ai commencé avec des amis ».

D’où l’importance de bien définir ses fréquentations, elles peuvent nous

influencer dans le meilleur, comme dans le pire.

Dans le cadre familial, cet effet est démontré par le fait que les membres d’une

même famille (qui vivent ensemble) ont très souvent un langage commun et un

système des valeurs commun. Leurs hôtes adoptent également au fil du temps

des éléments de leur langage (termes, expressions,…) et leur mode des pensées

(ex : si dans une famille le commérage est fréquent, avec le temps, l’hôte

commencera à apporter lui-même des sujets de commérage. Il aura intégré

inconsciemment cette pratique de la famille par effet de caméléon).

 Effet caméléon en politique

En dehors de l’effet d’influence social involontaire, l’effet caméléon est

également un grand secret de la communication. Pour bien être compris, les


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politiciens utilisent les vecteurs de communication de leurs interlocuteurs.

Lorsqu’un politicien veut convaincre sa base ou ses combattants, il n’utilisera

pas les mêmes termes, et ne parlera pas de la même manière que lorsqu’il

s’adresse à des diplomates étrangers ou d’autres autorités; avec lesquels il est

appelé à être plus professionnel pour être bien compris.

Le fait de s’adapter à son public ou son interlocuteur tel un caméléon permet à ce

que son message soit vivement compris.

C’est un secret de communication qui s’applique même dans nos relations

sociales quotidienne.

L’effet pygmalion

C’est une prophétie auto réalisatrice qui provoque une amélioration des

performances d’un individu, en fonction de degré de croyance en sa réussite

venant d’une autorité ou de son environnement. Le simple fait de croire en la

réussite de quelqu’un et de lui faire savoir, améliore ainsi ses probabilités de

succès.

L’effet golem

L’inverse de l’effet pygmalion ; c’est un phénomène psychologique mettant en

œuvre une prophétie auto réalisatrice dans laquelle des attentes moins élevées

placées sur un individu le conduisent à de moins bonnes performances. Le

fait pour une figure d’autorité (parents, tuteurs,…) ou pour l’environnement


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social d’un individu de ne pas croire en sa réussite, le rend moins performant et

réduit donc ses probabilités de succès. D’où l’importance de toujours soutenir

nos proches dans toutes les bonnes choses.

ILS EN ONT BESOIN.

L’effet de halo (effet de notoriété ou effet de contamination)

C’est la tendance à rendre plus positives (ou négatives) certaines opinions d’une

personne, d’un groupe,… sans vérification, à partir d’une de ses opinions

antérieures qu’on avait préalablement jugée positives (ou négatives)

2. QUELQUES PHENOMENES PATHOLOGIQUES

Le syndrome de l'imposteur

Les personnes atteintes du syndrome de l'imposteur, appelé aussi

syndrome de l'autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui

consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement

personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins

systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de

leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance,

leurs relations, des circonstances particulières).

Conservons à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’une maladie à soigner ou d’un

trouble du comportement, mais simplement d’une forme courante de

dévalorisation excessive et bien tenace qui touche les hommes comme les
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femmes et qui, pour schématiser, protège un système de croyance (je ne

suis pas à la hauteur ») au prix d’un tas d’effets pervers :

– Le stress, le sentiment de honte, l’anxiété sociale et l’anxiété tout court.

Bref, le syndrome de l’imposteur peut gâcher une grande part de plaisir au

travail.

– La difficulté à demander de l’aide (le risque est trop grand qu’on y voit

un indice de taille de la ‘’gigantesque incompétence’’)

– Une estime de soi fragile, un sentiment d’infériorité, la difficulté à

reconnaître sa propre valeur et la crainte du regard de l’autre.

– La difficulté à accueillir les compliments, les mots gentils, les retours

positifs (et la propension à les juger comme erronés). Paradoxe amusant,

l’imposteur autodéterminé a tendance à surestimer la valeur et les

compétences des autres, mais les prend pour des mous du bulbes lorsqu’il

s’agit d’évaluer ses propres compétences. C’est donc une construction de

tout un système de croyances erronées comme fondation à sa

dévalorisation.

Ces personnes vivent dans le doute et pensent qu'un jour elles seront

démasquées et que quelqu'un fera la preuve de leur soit disante

incompétence.
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REMEDE

Les affirmations positives

Les affirmations positives peuvent être également un remède au syndrome

de l’imposteur, étant donné que ce dernier est constitué des croyances

négatives. (Voir plus haut le point C. Croyances)

Sortir des faux regards des autres

Les personnes qui ne se reconnaissent de valeur que dans le regard de

l’autre ont tendance à croire que les autres en question passent un temps

considérable les observer, à les évaluer, alors que c’est dans leur propre

regard que se situe la moulinette à jugements : ce ne sont pas les autres qui

nous sous-évaluent, c’est nous-mêmes. En d’autres termes, nous pouvons

nous économiser l’inquiétude du regard de cet autre qui, lui aussi, est

surtout occupé à se regarder le nombril.

Connaître ses qualités et talents naturels pour mieux s’accepter

L’acceptation de soi, de ses limites et incompétences autant que de ses

qualités et savoir-faire, a beaucoup plus d’effets bénéfiques sur l’estime de

soi que ces guerres picrocholines contre nous-mêmes que nous menons

sans fin et sans jamais atteindre le seuil tant espéré qui nous délivre de

nous-mêmes.
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L’acceptation de soi, non pas arrogante (« je suis comme ça et j’emmerde

ceux à qui ça ne plaît pas »), car elle serait alors une autre démonstration

d’une estime de soi fragile, mais l’acceptation tranquille apporte une

pacification de la relation à soi qui favorise la construction d’une référence

interne, de sa propre opinion de soi, débarrassée des codes et des

injonctions sur les qualités qu’il faut avoir.

Le syndrome de Peter Pan

Le syndrome de Peter Pan (parfois nommé complexe de Peter Pan) est un

terme utilisé pour désigner l'angoisse liée à l'idée de devenir adulte et de

quitter l'enfance et plus généralement pour caractériser un adulte

émotionnellement immature.

L’expression "être enfant dans un corps d'adulte" peut être une définition

plutôt claire sur ce que vivent les personnes atteintes de ce syndrome.


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Le syndrome de Münchhausen

Le syndrome de Münchhausen, également appelé « pathomimie » ou « trouble

factice », est un terme désignant une pathologie psychologique caractérisée

par un besoin de simuler une maladie ou un traumatisme dans le but

d'attirer l'attention ou la compassion.

Les gens atteints de ce syndrome peuvent être volontairement querelleurs, voire

agressifs, s'ils n'obtiennent pas l'attention souhaitée à la suite de la déclaration de

leurs symptômes.

Il existe également l'expression dite du syndrome de Münchhausen par Internet

pour décrire le comportement adopté par un internaute feignant une maladie sur

un forum de discussion ou une messagerie instantanée pour attirer l'attention et

la comparaison.

3. NOTIONS BONUS

La catégorisation

La catégorisation est une activité mentale qui consiste à placer un ensemble

d’objets ou d’individus dans différentes catégories en fonction de leurs

similarités ou des critères communs.

En tant qu’être humains, nous catégorisons les gens et les objets en fonction

de l’idée qu’ils posséderaient la même nature.

L’une des caractéristiques de la catégorisation sociale est que nous accentuons

les différences entre les personnes appartenant à des groupes distincts et que

nous minimisons les différences entre les membres d’un même groupe.
50

Ce phénomène nous amène à percevoir qu’ « eux » sont tous pareils, alors que

« nous » sommes très différents les uns des autres.

La catégorisation peut donc donner lieu à la discrimination par la

généralisation. Le fait de dire par exemple « les opposants», « les

handicapés », « les racailles », « les noirs », « les blancs » et même « les

russes»,… est potentiellement dangereux dans la mesure où il suffirait

d’ajouter un qualificatif à cette catégorisation pour tomber dans la

généralisation (stéréotype) qui peut mener à la discrimination si le qualificatif

est négatif. Ex : handicapés sont des mendiants, les colombiens sont des

trafiquants, les noirs n’ont aucun savoir vivre, les blancs sont des

hypocrites,… Alors que l’on sait que tous les handicapés ne sont pas des

mendiants, tous les colombiens ne sont pas des trafiquants, etc.

Ce fait de penser que les membres d’une ‘’catégorie’’, un groupe social sont

tous pareils, homogénéisation qui est à la base des stéréotypes, nous permet de

faire l’économie de jugements complexes sur chacun des innombrables

individus que nous côtoyons quotidiennement.

Les stéréotypes

Les stéréotypes sont des croyances partagées concernant les

caractéristiques personnelles d’un groupe de personnes.

Ils apparaissent comme des tendances spontanées à inclure et généraliser à

l’excès. Les stéréotypes dépendent souvent d’une société à une autre. Ils

peuvent être généralisés à l’excès, être positifs ou négatifs, être inexacts et


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résister à l’évolution. Ils ont un caractère descriptif.

Ex : « les filles qui portent des jupes courtes sont des filles faciles »

« Les juristes sont des impressionnistes »

« Les produits d’origine asiatique sont des contrefaçons »

« Les musulmans sont des terroristes potentiels »

Etc.

Le problème des stéréotypes est encore la généralisation.

Il existe des filles qui peuvent porter des jupes plus ou moins courtes sans

pour autant avoir des mœurs légères, tout comme il y a des juristes qui ne

sont pas impressionnistes, et aussi les industries asiatiques produisent des

produits originaux.

Le danger de cette généralisation réside dans le fait qu’il suffirait que vous

dites que vous êtes un juriste pour qu’on vous traite ou qu’on vous voit

d’avance comme un impressionniste ; il suffit qu’il soit écrit sur ton bien

« made in china » pour qu’il soit considéré comme une contrefaçon, il

suffirait, surtout aux états unis que vous soyez un musulman pratiquant

pour que des suspicions de terrorisme pèsent sur vous,…

Les stéréotypes sont sensibles à l’évolution des relations entre les groupes.

EX : les japonais sont plus rusés avant la guerre qu’après;

En Afrique, les filles qui portent des pantalons étaient considérées comme

des filles aux mœurs légères dans un passé proche, mais ne le sont plus de

nos jours.
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Le Préjugé

Un préjugé correspond à un sentiment, il s’agit d’un jugement préalable

sur une personne ou un groupe de personnes sans posséder de

connaissances suffisantes pour évaluer la situation, on fonde son jugement

sur des stéréotypes.

EX : Alice : Cet homme est un juriste (catégorisation) comment le

trouves-tu ?

Annie : C’est un impressionniste (préjugé) ; les juristes sont des

impressionnistes (stéréotype)

Le stéréotype, sur lequel se fonde le préjugé, constitue une généralisation

(fondée sur la catégorisation), un ensemble d’images mentales qui

influencent notre rapport au réel.

Enfin, il faut distinguer ces 2 notions de celle de la discrimination qui

correspond à un comportement, un acte induit par

Ce schéma : catégorisation – stéréotype – préjugé représente le cycle

psychologique qui conduit à des discriminations raciales, religieuses,

ethniques … Voire même au génocide.


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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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document pédagogique, 2006

CARNEGIE (D), comment se faire des amis et influencer les autres, le livre de

poche, 1936

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https://www.tourmag.com/Comment-combattre-le-syndrome-de-l-imposteur-au

-travail_a100802.html
54

https://reussir-ses-relations.com/resister-a-la-pression-sociale/

https://www.bbc.com/afrique/region-54154734

https://www.out-the-box.fr/croyances-limitantes-comment-enfin-sen-deba

rrasser/