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Introduction

Les solutions ou programmes informatiques sont devenu depuis les années 90


insuffisants ou qui ne répondent pas eux besoins des dirigeants en matière de gestion
courante et gestion des flux d’information. Cette insuffisance ou insatisfaction
s’exprime par l’incohérence des processus de gestion afin de prendre une décision
aussi rapide, efficace et fiable.

Depuis ces années, on assistait de plus en plus à la refonte deces systèmes et la


remise en causes des modèles de gestion de l’information. À côté des divers reproches
selon lesquelles, nouveau paradigmes tels que les système d’information unifiés
s’avèrent indispensables pour la prise de décision.

Pour plusieurs organisations on appelle ces systèmes, les progiciels de gestion


intégré (PG) ou entreprise ressource planning (ERP).

Donc dans ce qui suit, on essaye de traduire l’effet d’un tel modèle sur la
performance d’une organisation : Il va pas s’agir en fait d’une performance financier
ou stratégiques à l’égard de ses tiers mais le thème sera traité sous un angle « la
performance en matière de décision sans oublier l’effet d’une mise en place d’un ERP,
et son usage pour la rapidité de la décision.

I. Prise de décision : Quels modèles :

La prise de décision est souvent tributaire aux systèmes d’informations et plus


particulièrement aux structures organisationnelles bien sûr en suscitant l’intérêt de la
relation qui éventuellement doit exister entre les facteurs jugés cruciales à la décision.

En remontant dans l’histoire, c’est à partir des années 1900 que la décision à
commence à être identifiée au fur et à mesure que la relation environnement-
organisation prend des dimensions de plus en plus compliquées. Selon cette
perspective la décision est prise par une personne qui est sensé connaitre son
environnement en tenant compte de son comportement et de sa rationalité (Simon
1947)
Le modèle de Simon est remis en cause suite aux travaux marquants d’Henri
Mintzberg en 1973 « le manager an quotidien » et qui onbousculé les principes du
management et le rôle du manager qui s’expliquait par ou se limiterait aux taches de la
planification, d’organisation, de coordination et de contrôle. Ce qui fait la prise de
décision n’est par planifié ou organisé sous forme de séquence mais plutôt
fragmentéeen reposant sur l’informel et des relations interpersonnelles.

Théoriciens Postulats théoriques


Simon 47 - Rationalité du décideur
- Collecte d’information complète
et imparfaite
Cyert& March 63 - Prise de décision : processus
social interactif.
- Elle s’effectue dans une logique
plutôt censuelle que rationnelle.
Mintzberg 173-90 - Action fragmentée
- Collecte d’information repose sur
son réseau de relations
interpersonnelles.
- Prise de décision se fait
essentiellement à travers un
échange d’information informel.

Enjeux de la prise de décision :

L’un des premiers facteurs qui a une influence importante sur la décision est
l’explosion des données qui sont en relation avec les informations et la capacité de
stockage et de diffusion de ses informations. L’augmentation du volume des données,
leurs vitesses de traitement et analyse posent de nouveaux défis aux organisations et
affectent leurs processus de décision.

L’une des problématiques majeures liées au développement des technologies est de


suivre un moteur d’innovation permettant d’accélérer le rythme de traitement de
l’information pour améliorer et optimiser le processus de prise de décision.
Toute fois le développement des nouvelles technologies d’innovation tel que les
systèmes d’informations, les progiciels de gestion et le Big-Data ne peut aboutir à la
rapidité de la décision si surtout ce processus d’innovation n’est pas accompagné par
une gestion de connaissance ( Knowlege management)

Le K. M à fait l’objet de plusieurs écrits (C.warhurist 2001) et Marie Christine


Roy 2005. Qui de son tour est un aboutissement aux nouvelles technologies ou une
dotation en matière de succès .dans plusieurs recherches, le processus de décision est
liés à la mise en place d’un ERP et très souvent à la culture organisationnelle adoptée.

Processus de prise de décision:

1-Définition et contexte général

La prise de décisionest définie comme étant comme «un processus


d’identification et la résolution de problèmes» pour d’autres la« décision» une entité
d’analyse, et définis comme« une action volontaire qui vise à changer et à se déformer
beaucoup de choses»

Ainsi, la prise de décision est le processus de parvenir à une décision par la


recherche, l'identification, l'analyse et l'assimilation des données par l'intermédiaire de
plusieurs facteurs tels que particulièrement la culture organisationnelle et la mise en
place d’un ERP.Mais de point de vue rationalité, la décision est prise en vertu de la
certitude c'est-à-dire selon des critères comme les résultats le choix, l’objectif….
(Towler, 2010). Ceci nous permet d’énoncer que l’adoption d’un système
d’information est utile voir indispensable optimiser le processus de décision

2-Usage de l’ERP et son effet sur le processus de prise de décision

A l’égard du processus de gestion, l’ERP est d’un usage décisionnel et à


vocation de transmettre les informations recueillies à des niveaux de gestion
nécessaires. (A.UçaktürkandM. Villard, 2013 ).
Cependant, la perception du rôle de l'ERP dans le processus de prise de décision
n'a pas été étudié de façon rigoureuse et la grande majorité de la littérature à la fois
dans l'industrie et le milieu universitaire a ignoré de mettre l'accent sur les
déterminants qui influencent ce type des systèmes intégrés à un emeilleure prise de
décision (Duffet Jain,1998; ShangetSeddon, 2000;Hayes et al, 2001;Spathiset
Constantinides, 2003).

3. Les déterminants de l’influence des ERP sur le processus de Prise de


décision

la question qui se pose : est ce que l’ERP fournit toutes les informations
nécessaires pour l’aide à la décision? Selon Davenport(1998) et Kumar&Hillegersberg
(2000), l’ERP est peut-être incomplet (ouil fournit des informations inutiles) pour les
utilisateurs, mêmes’il est largement rapporté dans la littérature que l’ERP promet une
intégration transparente de toutes les informations circulant dans une entreprise.

Selon les travaux de Ansoff (1965) ,qui a distingué trois niveaux de décisions,
on propose ainsi trois niveaux d’étude : niveau opérationnel ;niveau tactique ;niveau
stratégique .Notre objet dans le cadre de cette recherche on rajoute ; l’implantation
d’un ERP et la culture organisationnelle pour mener à bien une décision

Donc en tant que processus rationnel composé d’étapes logiques, la prise de


décision est devenu l’objet des recherches et surtout celles inspirées du modèle de
Simon(1976). Moigne (1990) soutient les propos de Simon (1976) et considère que la
décision peut être représentée comme un travail de calcul symbolique. Le processus de
prise de décision est alors considéré comme un processus cognitif de résolution de
problèmes, et composé de quatre principales phases:

- L’intelligence: c’est la phase de perception des problèmes organisationnels;

- Lamodélisation: Appelée aussi conception, c’est la phase de modélisation de


solutions potentielles et plausibles;
- Lechoix:c’est la phase des élections parmi les alternatives et eventualités en
vue de choisir une solution opérationnelle;

-L’évaluation : c’est la phase d’implémentation et d’évaluation de la


solution.

On rajoute qu’a ce niveau, Rowe(1999) considère que « avec les ERP les
systèmes d’informations de gestion deviendrait cohérent et la coopération se réaliserait
implicitement et quasi naturellement». Grâce à ces solutions, l’activité de l’entreprise
se trouve alors améliorée à travers l’optimisation du temps d’exécution des tâches, la
qualification du personnel de l’entreprise et la promotion d’une culture d’entreprise qui
se base sur le travail coopératif.

Dans quelle mesure l’intégration d’un ERP peut-elle influencer la prise de


décision?

A l’heure où la compétitivité devient un impératif incontournable, et où la


concurrence se fait ressentir même sur le volet de la détention de l’information, le fait
de disposer d’informations pertinentes constitue l’un des principaux atouts qui
favorisent la décision .De nos jours, les entreprises investissent de plus en plus dans
l’implantation de plateformes technologiques qui soutiennent les activités de
l’entreprise ,et qui visent à améliorer l’efficacité opérationnelle ainsi que la
performance organisationnelle. Ce type de système fournit différents avantages
pour les entreprises :il structure les données de l’entreprise ,fournit des tableaux de
bord plus compréhensibles ,organise les flux d’information en entreprise, contribue à
une meilleure gestion des relations avec les clients et partenaires, (legoherel,2003;
Kowalskiet Widmer,2006;Trahand,1999).

D’autre part, et devant le constat que l’ERP constitue un outil d’aide à la


décision qui permet de conjuguer une grande quantité d’information, non dénuée de
richesse et de pertinence, il semble naturel de se poser la question : dans quelle
mesure l’adoption de l’ERP peut-elle influencer la prise de décision dans l’entreprise.
Dans la réalité de l’organisation, le processus de prise de décision se présente
comme un processus complexe où interviennent plusieurs acteurs et plusieurs
variables. A fin de prendre la décision, de l’autre coté , l’effort organisationnel se
concrétise autour des solutions telles que les entrepôts de données ou les outils de
business intelligence conçues comme réponses aux différentes contraintes liées à la
complexité de l’information.

L’usage de l’ERP, qui se présente dès lors comme une solution qui combine
différentes technologies simultanément, se trouve justifié par la considération de
l’ERP comme une technologie d’organisation qui touche également aux aspects
structurels, managériaux et organisationnels.

Il est jugé que L’ERP fournit d’autres avantages aux entreprises en améliorant
le niveau de la performance des flux de production amont, au niveau de la chaîne
d’approvisionnement, puisqu’il peut servir comme support pour le Supply Chain
Management, ou alors en améliorant le processus de sélection des fournisseurs ou en
réduisant le temps de cycles d’approvisionnement. D’autre part, l’ERP permet
également de mieux gérer la relation avec la clientèle, de minimiser les coûts de
réduction de la qualité, d’améliorer l’utilité des ressources et d’améliorer le degré de
précision de l’information, chose qui peut se traduire par une amélioration de la prise
de décision

II- Effet de la culture organisationnelle sur la rapidité de la décision

1-Définition :

La culture organisationnelle, appelée aussi culture d’entreprise, est aujourd’hui


l’un des critères les plus importants pour les organisations pour formuler une décision.
Le développement de la culture organisationnelle est devenu une priorité pour
toute organisation, puisqu’elle représente le style de vie même d’une entreprise, afin
de permettre à toute organisation de suivre le succès et assurer sa pérennité

Très souvent, les dirigeants pensent qu’une culture organisationnelle solide est
essentielle à la réussite et la fiabilité d’une décision. Cependant, la culture d’entreprise
a tendance à être perçue comme le contexte général qui est en faveur de la prise de
décision mais aussi de sa rapidité et par conséquent, la plupart des cadres la gèrent
selon leur intuition. Dans ce qui suit on va souligner les trois volets :

Comment la culture d’entreprise stimule la performance en matière de rapidité


de décision ?

Quelle est la valeur ajoutée d’une décision organisationnelle propice à une


culture de la culture d’entreprise ?

Quels sont les processus affectés par la culture d’entreprise / comment le


processus de décision est-il affecté par la culture organisationnelle ?

Dans cet article, nous abordons chacune d’elles pour montrer comment les
leaders peuvent concevoir des cultures organisationnelles très performantes et mesurer
leur impact sur le résultat net.

2-Rapidité de la décision en rapport avec la culture organisationnelle

La culture organisationnelle dans le contexte du temps de prise de décision est


importante en raison des habitudes et des comportements des acteurs de l'agence dans
l'exercice de leurs fonctions. Certaines organisations tendent à être plus flexibles tandis
que d'autres ont tendance à être plus réticents dans leur gestion. (kapucunetgarve,
2011) Les chercheurs ont souligné que la culture de collaboration améliore la capacité
d'une organisation à prendre de meilleures décisions dans le temps imparti (par le
partage et la création de connaissances) qui mène à l'amélioration de la performance de
l'entreprise. La collaboration donne aux employés la possibilité de travailler en étroite
collaboration avec différents niveaux d'employés et facilite ainsi le partage des
connaissances de l'entreprise. Ainsi, le travail collaboratif augmente le besoin de
coordination interpersonnelle et d'interaction. L'interaction interpersonnelle favorise le
partage des connaissances en créant un capital social structurel et cognitif, ainsi qu'en
favorisant le développement de relations étroites qui stimulent la volonté des employés
de partager avec les autres. Le partage des connaissances permet de réduire les coûts et
d'accélérer le processus de prise de décision, une fois que le décideur a accédé aux
informations nécessaires au bon moment. Les organisations basées sur le travail
collaboratif créent un environnement de soins et de confiance qui est si important pour
encourager la coopération mutuelle et renforcer les objectifs collectifs. (Kang et al.,
2003). La confiance entre les membres de l'organisation facilite la formalisation du
langage commun et l'amélioration de la compréhension mutuelle, ce qui conduit à
créer un consensus. Quand leur discussion est conclue par un consensus, les membres
de l'organisation sont plus disposés à faire des décisions rapides.

Pour y arriver, tous les secteurs de l’organisation étaient appelés à évoluer,


voire à se transformer. Du modèle organisationnel jusqu’à l’aménagement des espaces
de travail, en passant par la structure de gouvernance, la structure financière, la
planification stratégique et la gestion des ressources humaines : tout devait y passer.

La grande question était toutefois de savoir si la culture organisationnelle devait


elle aussi faire l’objet d’une importante refonte.

Deux facteurs principaux sont à discuter

si on tente de transformer une organisation sans se préoccuper de sa culture,


deux résultats peuvent se produire: les comportements des employés s’ancrent dans le
passé et créent un écart en matière de décision .

et puisque les gens se référent souvent autour de valeurs et de principes


communs, la culture organisationnelle constitue un outil d’attraction et de rétention.
D’où, la transformation organisationnelle s’impose.

3- La démarche de la culture organisationnelle pour la rapidité de la décision


Afin d’assister à une décision optimale, la culture organisationnelle est définie
à ce niveau comme une vision stratégique : les chercheurs ont beaucoup rattaché cette
démarche à cinq étapes.

• Définir la vision de la direction par rapport à la culture

• Diagnostiquer la culture actuelle, la culture clible et l’écart entre les deux

• Harmoniser les comportements de gestion à la culture clible

• Impliquer les employés pour :

• Identifier les pratiques actuelles qui incarnent la culture cible (c.-à-d. par
des journalistes internes);

Conclusion

A la fin de cette partie on peut stipuler que les décisions organisationnelles


peuvent conduire à des conséquences négatives tant sur le plan organisationnel que
stratégique (Maslach, Schaufeli et Leiter, 2001). Et surtout dans le cas ou
l’organisation n’a pas retenu un processus de décision tributaire à un système
d’information soit la mise en place d’un ERP et /ou à un système de valeurs fondé
essentiellement sut la culture organisationnelle. D’où la nécessité de soulever les défis
de la décision