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devenir millionnaire rapidement, s’assurer des revenus réguliers,

améliorer sa situation financière, ne plus avoir à travailler pour de


l’argent mais avoir son argent qui travaille pour soi : c’est la promesse
sans cesse reprise dans la publicité de plusieurs structures se
présentant comme des institutions financières. Elles garantissent des
taux d’intérêts de l’ordre de 100% en quelques semaines seulement.
L’origine des revenus serait le trading.

Les nouvelles offres ne manquent pas et provoquent des débats passionnés. Si ces
placements connaissent un certain engouement, certaines personnes opposent des
réserves légitimes : sont-ils fiables ? Implémentent-ils la pyramide de Ponzi ? Est-il
honnête de s’y engager ?
A partir des définitions du trading et du schéma de Ponzi, nous montrerons comment
des arnaques peuvent se cacher derrière les expressions trading et cryptomonnaie.
Nous terminerons par des pistes de réflexion.

1. Le trading : définition

Le « trading » est un mot anglais qui signifie « commerce ». Le « trader » est donc
de façon large un « commerçant » dont l’activité est de vendre ou d’acheter des
biens ou des services.

Dans le domaine financier, le « trading » consiste à l’achat et la vente de produits


financiers. S’il s’agit de produits boursiers (actions, obligations, etc.), le « trader » est
appelé « courtier ». S’il s’agit de devises ou de matières premières, on l’appelle
« cambiste » (du latin : cambiare = changer). Dans cet article, nous nous
restreignons à l’activité des cambistes dont il est le plus souvent question dans notre
contexte.

Dans le vocabulaire du trading, on rencontre le mot Forex (abréviation de : Foreign


Exchange) qui désigne le marché de devises. On peut y acheter ou vendre des
devises nationales (dollars US, Yen, Euros, etc.) ou de la cryptomonnaie (Bitcoin,
Ethereum, Monero, etc.). Signalons au passage que le Franc CFA est absent du
Forex, étant une sous-monnaie émise par le Trésor français. L’annonce d’un
changement de nom en ECO tout en gardant la parité fixe avec l’Euro traduit la
volonté du gouvernement français de maintenir le genou sur le cou (l’économie) de
nombreux pays africains, et ce depuis des décennies (cf. Black lives matter).

Pour revenir à nos moutons, le trading peut être comparé à l’activité de ceux qui
achètent les céréales à la fin de la saison pluvieuse, lorsque les prix sont bas pour
les revendre plus tard, lorsque les prix sont plus élevés du fait de la pénurie. Le
trader habile va acheter des devises lorsque leur taux est bas, et trouver le bon
moment pour les revendre afin d’en tirer un profit. La différence entre les céréales et
les devises est que le cours (la valeur) de ces dernières peut augmenter ou diminuer
d’une journée à l’autre, et même au cours d’une même journée, selon la règle de
l’offre et de la demande.

2. Le trading : est-ce une mine d’or ?

Il est normal que pour s’attirer des apprenants, les centres de formations en trading
présentent cette activité comme pouvant nourrir son bonhomme, ou mieux, comme
une voie royale pour devenir millionnaire. Cela est vrai en partie, car des célébrités
doivent leur grande fortune au trading.
Toutefois, le trading n’est pas un loisir tranquille permettant de devenir riche tout de
suite sans se fouler la rate. C’est un métier à part entière, un métier complexe et
difficile, où l’on rentre en compétition avec des traders professionnels et des robots
pratiquant le trading automatique qui sont tous là pour gagner. Naturellement, cela
ne peut se faire sans qu’il n’y ait des perdants .

Le trader prend des risques à tout moment. Il peut gagner énormément, mais il ne
gagne pas à tous les coups : il peut aussi perdre beaucoup en quelques secondes.
Et cela arrive régulièrement même aux traders les plus expérimentés . La prudence
exige de trader avec de l’argent que l’on accepte de perdre potentiellement. En
d’autres termes, il est insensé de trader avec tout son capital, ou bien avec de
l’argent dont on a besoin pour vivre.

Les revenus liés au trading sont donc très aléatoires et difficilement prévisibles.
Lorsque des traders professionnels agissent pour le compte de tierces personnes, ils
signent en général un contrat par lequel ils sont rémunérés en fonction des gains
réalisés. Toutefois, certains marqueteurs font voir dans le trading une activité où l’on
ne fait que s’enrichir, et cela très rapidement. Lorsque des individus ou des
entreprises proposent au grand public de leur faire gagner à coup sûr 100 % de
bénéfice par trading en quelques semaines, on a le droit de douter que cette
rémunération provienne entièrement du trading. En général, c’est le système de
Ponzi qui est utilisé en arrière-plan.

3. L’astuce de Ponzi

Charles Ponzi (1882 – 1949) est un italien qui a inventé le mode d’escroquerie qui
porte son nom où les intérêts versés aux épargnants proviennent de l’argent des
nouveaux arrivants dans le système. Ponzi promettait aux investisseurs un bénéfice
de 50 % en 90 jours, sensés provenir de la spéculation sur la valeur des coupons
réponse internationaux de la poste. Ce premier forfait fut mis en place à Boston en
1919 et fut découvert en quelques mois après que des dizaines de milliers de
personnes lui aient confié leur argent. Ponzi n’utilisait pas de coupons postaux. Il
rémunérait les uns avec l’argent des autres.

Illustrons le système de Ponzi encore appelé chaîne ou pyramide de Ponzi par un


exemple séquentiel en F CFA. Un promoteur promet à ses clients de leur verser
100 % d’intérêts en un mois parce qu’il serait trader professionnel. On souscrit avec
une somme de 100 000 F CFA.
Le premier client est Tanga (nom fictif). Il verse la somme de 100 000 F. Le premier
mois, le promoteur peut dormir tranquille, même s’il n’attire pas d’autres clients, étant
donné qu’il dispose déjà de 100 000 F qu’il pourra remettre à Tanga en fin de mois.
A la fin du premier mois, Tanga est rémunéré et rassure son entourage que le
promoteur tient ses promesses.

Vers la fin du second mois, le promoteur a deux nouveaux clients, Raogo et Poko
(noms fictifs) qui apportent chacun 100 000 F. À la fin du second mois, il peut verser
encore 100 000 F à Tanga, et s’offrir 50 000 F de commission sur chaque nouveau
client. Il empoche donc lui-même 100 000 F et laisse la caisse vide. On a 3
adhérents en tout.
A la fin du troisième mois, le promoteur doit dépenser 300 000 F pour ses 3
adhérents. Par conséquent, il faut qu’il ait au moins trois nouveaux clients. Ce sera
facile d’autant plus que Tanga qui a déjà reçu deux fois 100 000 F aura fait la
propagande autour de lui.

Ainsi se construit la pyramide dite de Ponzi. L’argent des nouveaux venus sert à
honorer les engagements envers les anciens adhérents et à enrichir le promoteur.
Plus le temps passe, plus il faut trouver davantage de clients dans un délai de plus
en plus court, afin de pouvoir reverser quelque chose à un nombre de plus en plus
important d’anciens adhérents.

Le système de Ponzi « se grippe » dès lors que les nouveaux adhérents se font
rares, ou bien lorsque beaucoup d’anciens adhérents demandent à retirer leur
capital. Le promoteur pourra dans les premiers temps accuser un problème
informatique pour justifier les retards de payement, ou bien inviter les clients à
réinvestir leurs intérêts pour augmenter leurs gains, mais par la suite, il est obligé de
fermer boutique.

La pyramide de Ponzi est un vol savamment orchestré et une source de profit


malhonnête, où il est connu d’avance que les derniers à souscrire perdront leur
capital alors qu’ils ont été persuadés d’obtenir les mêmes gains que leurs
prédécesseurs. Et « quel malheur pour celui qui réalise un profit malhonnête pour sa
maison, afin d’établir son nid sur la hauteur, pour échapper à l’emprise du
malheur ! » (Habacuc 2, 9)

4. Les héritiers de Ponzi

Le système de Ponzi a été depuis lors réemployé presque partout dans le monde par
diverses personnes et entreprises pour s’enrichir, en promettant au public de les
rendre riches rapidement. Il y a eu plusieurs cas célèbres.

Bernard Madoff en est la meilleure illustration. Né en 1938, ancien patron du


NASDAQ (bourse de valeurs américaine), Madoff a utilisé le système de Ponzi de
manière insoupçonnée pendant 48 ans à partir de 1960, en promettant un intérêt
annuel de 8 à 12 % qui seraient obtenus par des investissements judicieux sur les
marchés boursiers. Il fut démasqué pendant la crise financière de 2008, lorsque de
nombreux clients voulurent retirer leur placement. Il est à noter au passage que
même les organismes de contrôle très puissants aux États-Unis n’ont pas flairé
l’arnaque. Madoff purge actuellement une peine de 150 ans d’emprisonnement.

Plus près de nous, ICC-Services au Bénin promettait à ses clients un rendement de


150 à 200% par trimestre, avec remboursement du capital au bout d’un an. Plus de
150 000 personnes auraient été arnaqués entre 2006 et 2010 pour un total estimé à
plus de 150 milliards de F CFA. Des milliers d’artisans, commerçants ou encore
magistrats ont perdu toutes leurs économies dans cette affaire, certains ayant même
emprunté de l’argent à des usuriers ou contracté des prêts bancaires pour pouvoir
investir . Le PDG d’ICC-Services et 3 autres complices ont été condamnés à 10 ans
de prison ferme pour escroquerie, exercice illégal d’activités bancaires et corruption.
La complicité de certaines grandes figures de l’État, en particulier celle de l’ancien
président Yayi Boni et de plusieurs ministres, est en train d’être élucidée par la
justice.

5. Un devoir de vigilance

Les exemples ci-dessus montrent que les pyramides de Ponzi peuvent se camoufler
derrière n’importe quelle activité lucrative (formations, trading, ou autres activités
financières) et demeurer insoupçonnées pendant plusieurs années.

L’affaire des traders burkinabè a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Lors du
gel des comptes des sociétés concernées , ceux qui dénonçaient le système étaient
taxés d’ennemis de l’Afrique, de ne pas vouloir le développement de leurs frères,
d’être contre la création d’emplois, etc. Une rivalité avec les banques était aussi
l’argument tout trouvé pour justifier la haine contre ces institutions.
Or, malgré le dégel des comptes ordonné par la justice, beaucoup d’investisseurs
attendent encore le remboursement de leur capital . C’est la preuve que sans l’afflux
de nouveaux inscrits, le système n’est pas fonctionnel.

En effet, il n’est pas prudent de trader avec toute la masse financière apportée par
les investisseurs, parce qu’on peut la perdre. De plus, si le montant avec lequel ces
sociétés font du trading à l’étranger leur permettait de rapporter suffisamment
d’intérêts, il n’y aurait pas eu de difficulté à rembourser les clients en dépit du gel des
comptes dans les banques locales .

Les promoteurs de ces gros « retours sur investissement » sont des fins
connaisseurs de leurs cibles. Ils utilisent la cupidité des uns et l’ignorance des
autres, sachant bien les difficultés de nombreux concitoyens à pouvoir « joindre les
deux bouts » à la fin du mois. Ils parlent avec assurance dans les réseaux sociaux,
sur les chaînes de télé, n’hésitant pas à étiqueter ceux qui ont des doutes sur leur
activité. Ils utilisent des anglicismes et des expressions peu familières pour se
donner de la crédibilité : trading, système en ligne, Forex, siège basé aux États-Unis,
crowdfunding, cryptomonnaie, blockchain, Bitcoin, Ethereum, etc. Il y a aussi le
succès remarquable des coachs qui martèlent qu’il est déraisonnable de faire de
longues études pour se retrouver au chômage ou avec un bas salaire, tandis qu’un
grand nombre de riches ne sont pas allés loin à l’école. Cela peut inciter les jeunes à
l’entrepreneuriat, ou au contraire, les dévier vers ce type d’investissements dans
lesquels ces mêmes orateurs trouvent leur compte.

Les propositions viennent et viendront de partout : du Burkina Faso, de l’étranger,


par tous les moyens : à travers internet et les réseaux sociaux, et surtout par nos
proches. Comme offres récentes, il y a Dipgoldinvestment (5 éditions successives
grippées) , Global Investment, Crowd1, B-UMOA, Liyeplimal, etc. On peut citer aussi
les offres d’emploi ultra sommaires accrochés aux feux tricolores : « Vous êtes jeune
et dynamique, vous cherchez de l’emploi ? Contactez-nous à tel numéro ». Ou
encore : « Vous pouvez gagner tant de Francs par mois en utilisant simplement votre
téléphone portable ». On n’oubliera pas toutes les offres du même genre liées à la
cryptomonnaie pour lesquelles nous consacrons un autre article.

Un mot sur Liyeplimal qui signifie « la pauvreté est finie » dans une langue du
Cameroun. Là, le schéma de Ponzi est renforcé par un système MLM (Multilevel
marketing ou marketing de réseau). Un nouveau membre entre sous le couvert d’un
membre déjà inscrit qui reçoit des bonus. Lorsqu’on monte dans la pyramide on
reçoit aussi des gratifications, et ce jusqu’au 5ème niveau. Les nouveaux inscrits et
leurs parrains sont ainsi poussés à travailler dur et en équipe pour attirer de
nouveaux investisseurs dans plusieurs pays , ce qui donne plus de chances au
mécanisme de durer plus longtemps. Les taux d’intérêts proposés sont entre 120 et
160 % par an avec des possibilités de paiement mensuel.

Liyeplimal ressemble fort curieusement au premier « business » que son créateur a


connu , à savoir Profits25. Profits25 a eu cours entre 2013 et 2017, et s’est révélé
être une arnaque basée sur le modèle de Ponzi . Dans Profits25, il y avait aussi un
bonus sur les parrainages jusqu’au 4ème niveau. L’activité fictive de cliquer sur les
bannières publicitaires est ici remplacée par un prétendu trading sur de la
cryptomonnaie. Le paiement des intérêts était aussi possible par carte bancaire, ce
que Liyeplimal a réussi à faire en lien avec une grande banque de la place .
L’entreprise créée par le fondateur du SimbCoin se vante sur son site web d’être
« l’une des plus grandes et plus expérimentées plates-formes d’achat et de vente
des cryptomonnaies en Afrique. » Toutefois, techniquement, « Liyeplimal Crypto
MLM System » n’a pas besoin de trading ou de cryptomonnaie pour fonctionner.
L’avenir nous le dira.

L’État a pour rôle de protéger les populations, surtout les plus pauvres. Les systèmes
de Ponzi sont interdits en Europe et aux États-Unis. La Côte d’Ivoire vient d’interdire
ces placements à gros taux d’intérêt ainsi que le marketing de réseau tel que QNET .
Nous attendons de nos autorités qu’ils achèvent ce qu’ils ont commencé, après tant
d’années de laxisme. En attendant, il convient de se poser les bonnes questions, les
offres pouvant toujours être initiées depuis l’étranger.

6. Pourquoi ont-ils besoin de votre argent ?

Il est curieux que les entreprises proposant des forts taux d’intérêts n’affichent pas à
leurs côtés des entreprises qui ont plus d’argent que les particuliers, et qui ont du
personnel compétent en matière de finances. Pourquoi n’ont-elles pas à leurs côtés
les banques qui collectent l’épargne publique pour la faire fructifier ? Parce que la
cible privilégiée est les petites gens que l’on peut appâter plus facilement.

Si une personne ou une entreprise peut générer 100% d’intérêt en un temps record
donné, pourquoi n’emprunterait-elle pas elle-même une certaine somme même en
banque à moins de 15% l’an pour commencer son trading et distribuer les bénéfices
à ceux qu’elle veut enrichir ? Pourquoi n’est-il pas possible à l’entreprise de faire des
prêts aux clients potentiels, prêts qui seraient remboursés dès le paiement des
intérêts ?

Pourquoi a-t-on besoin de prendre leur argent pour les faire sortir de la misère ? Que
ce soit pour des sinistrés, les déplacés, a-t-on vu une ONG ou une association
proposer aux infortunés de leur remettre quelques kilos de mil afin de se garantir une
ration régulière ? Le mil peut toujours être vendu pour obtenir une certaine somme
d’argent. Ceux que veulent les multiplicateurs d’argent sont ceux qui peuvent
apporter une certaine somme d’argent et qui sont capables de susciter des
investisseurs semblables dans leur entourage.

Prenons le cas de B-UMOA , formule Access. Avec 50 000 F CFA, l’investisseur


recevrait 90 000 F CFA en 22 jours, ce qui correspond sensiblement à un taux
d’intérêt de 109% le mois. Considérons 100 % pour simplifier les calculs et
supposons que le client réinvestit chaque fois ce qu’il aura gagné. Sortons nos
calculatrices.

Le calcul ci-dessus peut se faire avec toutes les offres. On parvient à des montants
exorbitants au bout d’un temps plus ou moins long. Ainsi, avec 50 000 F au départ,
cette entreprise produirait plus de 3 435 973 milliards de F CFA en 3 ans. Il y a
suffisamment de quoi donner plus de 171 millions de F CFA cash à chacun des 20
millions de Burkinabè, y compris ceux qui sont encore dans le ventre de leur mère.
Là, on pourrait dire que ces sociétés de trading et de cryptomonnaie veulent
vraiment en finir avec la misère du peuple, au lieu de profiter de la misère de ces
derniers pour se remplir les poches avant de disparaître dans la nature.

Conclusion

Dénoncer des systèmes frauduleux attire toujours les foudres de ceux qui en
profitent. Cela est en particulier valable pour les procédés qui ternissent l’image du
vrai trading et de la vraie cryptomonnaie par lesquels d’honnêtes citoyens gagnent
leur vie. Par ailleurs, une personne peut choisir librement de s’engager dans une
affaire malhonnête en toute connaissance de cause, en se disant par exemple
qu’elle aura le temps de profiter du système avant qu’il ne se plante, laissant toujours
les derniers souscripteurs bernés dans le désarroi. Qui ne risque rien n’a rien, n’est-
ce pas ? Mais est-ce honnête ?

L’argent est une nécessité pour le développement personnel et communautaire, le


nerf de la guerre dit-on. Il doit être recherché par des voies licites et être utilisé à bon
escient. L’argent doit être un moyen, non une fin, être au service de l’homme, et non
devenir son maître. Car, « nous n’avons rien apporté dans le monde et de même
nous n’en pouvons rien emporter. Quant à ceux qui veulent amasser des richesses,
ils tombent dans la tentation, dans le piège, dans une foule de convoitises insensées
et funestes, qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition.
Car la racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être livrés, certains
se sont égarés loin de la foi et se sont transpercé l’âme de tourments sans nombre.
Pour toi, homme de Dieu, fuis tout cela ! » (1 Timothée 6, 7.9-11)

Abbé Kizito NIKIEMA

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