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Paro 3

5eme Année 10 DA

PERI-IMPLANTITES
I. DEFINITION :

 Processus inflammatoire destructif qui affecte les tissus durs et mous


autour des implants ostéointégrés conduisant à la formation d'une
poche péri-implantaire avec perte osseuse.
 Processus inflammatoire affectant les tissus autour des implants
ostéointégrés et en fonction, résultant en la perte du support osseux.
 Dans le rapport du consensus du " Sixth Européen" Workshopon
Periodontology », une définition a été Retenue :
 « Les maladies péri-implantaires sont des infections. La mucosité péri-
implantaire décrit une lésion inflammatoire au sein de ‫ مض‬muqueuse,
alors que la péri-implantite atteint en plus le support osseux » (Lindhe
et Meyle, 2008). Cette définition est considérée adéquate suite au
consensus du "Seventh European workshop on periodontology" (Lang
et Al, 2011).

II. DIAGNOSTIC :
Repose sur différents critères :

1) -le sondage,
2) -la suppuration,
3) -l'analyse radiographique
4) la mobilité (Heitz-Mayfield 2008).
5) Le saignement est le signe d’alerte (1 signe)

III. ETIOPATHOGENIE :
l)- Formation du biofilm primaire :
- La plaque péri-implantaire est organisée en biofilm. Cette pellicule
permet l'adsorption des bactéries grâce aux constituants de leur paroi
immédiatement après l'exposition de l'implant dans la cavité buccale.
- Cette première couche organique se dépose immédiatement après
l'exposition de l'implant dans la cavité buccale.

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Facteurs de risque :

1. Facteurs microbiens :

a. Mauvaise hygiène :
 Une très mauvaise hygiène buccale (indice de plaque ≥ 2) est
fortement associée à la présence de péri-implantite (Ferreira et al.
2006).
 Serino et Ström (2009) abordent dans leur étude l’accès à l’hygiène au
niveau des sites implantaires et considèrent ce facteur local comme
fortement associé à la péri-implantite
b. Antécédents de maladie parodontale :
 Avant tout traitement implantaire, la maladie parodontale doit être
traitée puis stabilisée.car la pose d'implants dans un environnement
parodontal inadéquat pourrait compromettre le succès implantaire.
 L’incidence de la péri-implantite pourrait significativement augmenter
chez des patients avec une parodontite.

c. ETAT GENERAL :

Exp: Le diabète est une maladie systémique qui agit à plusieurs niveaux sur
la capacité de cicatrisation, il augmente la susceptibilité des patients aux
infections et le taux d'échec implantaire (Fiorellini et Nevins 2000).

d. PREDISPOSITIONS GENETIQUES :

Le système immunitaire diffère d'une personne a une autre d'où notre


inégalité face aux rejets de greffe.

e. ABSENCE DE TISSU KERATINISE :


 L’ensemble des travaux convergent sur la nécessité de la présence de
muqueuse kératinisée autour des implants.
 Lin et al. (2013) observent qu'un manque de tissu kératinisé autour des
implants est lié à une accumulation de plaque, une inflammation
tissulaire, une récession gingivale ainsi qu'une perte d'attache.

f. TABAGISME :
• Strietzel et al. (2007), rapportent un risque significativement plus élevé
de développer une péri-implantite chez le patient tabagique.
• Grulca et al. (2004) et Macdrmott et al. (2003) rapportent que les
patients fumeur ont un risque significativement plus important de
développer une péri-implantite.


 
g. L'excès de ciment de scellement des prothèses scellées
implanto-portées :

h. Caractéristiques de l'état de surface implantaire :

Les caractéristiques d'une surface implantaire dépendent du relief (Irrégularité


de surface), de la rugosité et de la composition chimique de cette dernière.

2. FACTEUR OCCLUSAL :
• Les études à ce titre sont nombreuses mais convergent presque
toutes sur l'association d'un facteur bactérien avec l'occlusal,
une surcharge seule ne provoque pas plus de péri-implantite
que d'accumulation de plaque autour de l'implant.
• L'étiologie principale de la péri-implantite reste microbienne. Les
études sont encore trop controversées en ce qui concerne
l'origine occlusale exclusive.

IV. THERAPEUTIQUE
Les objectifs à long terme sont d’arrêt l’évolution de la maladie et de
préserver le site d'implantation.
Un traitement est choisi en fonction de l'étiologie du problème.
Le traitement adéquat de la péri-implantite implique souvent de diriger
le patient vers un parodontiste.

Etiologie : infection bactérienne

 Contrôler l'infection bactérienne aigüe et réduire l'inflammation


tissulaire par le biais :
 D’un débridement mécanique
 D’un traitement antimicrobien localisé ou systémique
 D’une meilleure observance de la part du patient des mesures
d'hygiène bucco-dentaire jusqu'à ce que le site péri-implantaire soit
sain.
 Le traitement des péri-implantites est basé sur :
1. Le nettoyage de l'environnement implantaire grâce à une hygiène
irréprochable du patient et une maintenance professionnelle adaptée.
2. La décontamination de la surface implantaire :
• C’est l'aspect principal du traitement des péri-implantites.
• Les principales techniques sont d'utilisation de curettes en carbone ou
en titane.
• L’aéropolissage,
• Le laser, les inserts ultrasoniques spécifiques...
• Ces techniques sont souvent associées à un traitement antiseptique de
surface (souvent à l'eau oxygénée).


 
• L’élimination chirurgicale des poches residuelles.cette stratégie comme
en parodontologie peut laisser des séquelles esthétiques car elle
entraine parfois une exposition du col, voire des spires des implants.
• Dans certains cas, la morphologie de l'alvéolyse péri-implantaire
nécessite de mettre en place des techniques de reconstruction
osseuse. L'indication de ces techniques est posée lorsqu'une profonde
lésion infra-osseuse est présente autour de l'implant.
• Cette reconstruction se fait le plus souvent à l'aide d'une xénogreffe,
associée ou non à une autogreffe. Une membrane résorbable peut
également être utilisée pour protéger la greffe.

Étiologie : forces biomécaniques Réaliser :

• une analyse de l'ajustement de la prothèse


• une vérification du nombre d'implants et de leur position
• une évaluation de l'occlusion.