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Master : Droit Foncier Et Management Des Affaires

Module : Le financement bancaire

Exposé sous le thème :

- Réalisé par :
• HADIK MERYEM
• EL HAMYDY MARIA

- Sous l’encadrement de :
➢ Mr. ABBOUR

ANNÉE UNIVERSITAIRE :
2019/2020
La relation banque- entreprise

Introduction.
Premier chapitre : Les fondements de la relation banque -entreprise
Section 1 : Les besoins et les sources de financement des entreprises.
Section 2 : Le financement des entreprises dans le cadre de nouvelles réformes
bancaires
Second chapitre : Les enjeux de la relation banque- entreprise
Section 1 : Les avantages de la relation banque- entreprise.
Section 2 : Les inconvénients de la relation banque- entreprise.
Conclusion.
La relation banque- entreprise

L’entreprise, depuis sa création et tout au long de son développement a besoin de


ressources financières externes. En effet, quel que soit sa taille, dans la plupart des cas,
l’entreprise ne peut pas se contenter de ses ressources propres pour satisfaire
continuellement tous ses besoins de financement. De ce fait, elle devrait recourir aux
ressources externes qui sont principalement le marché financier et la banque.
Entre ces deux acteurs majeurs de la vie économique, la relation est basée sur une
dépendance réciproque. Car d’un côté, la banque constitue une source de financement non
négligeable pour les entreprises qui se tournent vers elle par exemple en cas de difficulté. De
l’autre côté, l’importance de l’entreprise dans l’activité bancaire est très importante parce
que, les prestations fournies par la banque aux entreprises ne sont pas gratuites. En outre, ce
sont les mêmes entreprises qui déposent des fonds qui permettent à la banque de financer
ses partenaires.
Ainsi, il est quasiment impossible de parler de financement sans suscité les services présentés
par les banques. Ces services qui eux même ont connu une grande évolution, causé
principalement par le développement et la complexité de l’économie du marché, mais
également par la croissance du monde des affaires et le besoin constant de liquidité pour le
fonctionnement de l’entreprise, et aussi pour l’investissement dans le cadre des politiques
d’élargissement de l’activité de l’entreprise.

Le financement des entreprises s’opère principalement par voie de crédit. En effet, cette
opération dont les origines lointaines aux sources de la civilisation, s’est vite imposé comme
étant, le moyen le plus efficace pour l’entreprise de s’approvisionner en fonds nécessaire.

Historiquement, le crédit est une pratique bancaire ancestrale, son existence a toujours été
indispensable à l'étalement dans le temps des échanges de biens ou de services que requiert
la vie d'une société même rudimentaire. Sa distribution, sous une forme plus élaborée, semble
avoir été d'abord le fait de prêtres et de grands propriétaires terriens des pays du Proche-
Orient, et elle fut notamment réglementée par le code d'Hammourabi au début du IIe
millénaire avant notre ère. Peu à peu, elle devait donner lieu à la création d'entreprises
La relation banque- entreprise

spécialisées, les banques, dont on trouve la trace dans plusieurs pays quelques siècles avant
Jésus-Christ1.

Le crédit bancaire au Maroc en 2018, a atteint un encours de 870 milliards de dirhams, en


hausse de 3,2% (+27,2 milliards) par rapport à 2017. Durant le premier semestre 2019, le
crédit bancaire a augmenté de 5,1% sur une année glissante pour atteindre 900 milliards de
DH, d’après statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib. Cette évolution comprenait
notamment les prêts aux entreprises, qui marquaient une hausse de 1,1% seulement en 2018,
pour afficher une progression de 2,5% à fin juin 2019 avec 359 milliards de DH. Durant la fin
de l’année 20192, BAM a enregistré un encours de 916 667 DH. Cette expansion du crédit
bancaire est le fruit de deux facteurs qui sont : l'accroissement de la production et la hausse
des prix3.

Le suivie de l’évolution des pratiques bancaires, s’illustre par différents textes qui sont
notamment le dahir du 31 mars 1943 qui fut adopté en plein air du protectorat, puis le dahir
n° 1-59-233 du 30 juin 1959 pour se substituer à la Banque d'Etat du Maroc et assurer la
fonction de Banque Centrale. La promulgation du décret royal n° 1-67-66 du 21 avril 1967
portant loi relatif à la profession bancaire et au crédit, dont les principaux apports consistent
en une définition plus précise de l'activité des banques, la délimitation des attributions des
autorités de tutelle et de surveillance et l'institution d'une réglementation plus appropriée.
Cette loi établissait une distinction très nette entre les banques commerciales ou de dépôts,
et les organismes financiers spécialisé, let 1993, une importante réforme, relative à l'exercice
de l'activité des établissements de crédit et leur contrôle, a introduit un nouveau concept,
largement inspiré de l’expérience internationale à savoir celui de la banque universelle. En
vertu de cette loi, les banques peuvent exercer et commercialiser l’ensemble des produits et
services bancaires. Cette notion annule la spécialisation établie jusque-là entre les banques

1https://www.universalis.fr/encyclopedie/credit/1-origine-du-credit-moderne/ (consulté pour la dernière fois


23 mars 2020) .

2 Bank Al-Maghrib, Statistiques Monétaires de décembre 2019 .

3
Crédits bancaires et activité économique. In: Etudes et conjoncture - Union française / Economie française, 4e
année, n°1, 1949. pp. 12-29.
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commerciales et les organismes financiers spécialisés. Après, une panoplie de textes


juridiques, qui visent l’ouverture internationale du secteur financier marocain et son
environnement, ont suivi entre 1993 et 2003.

Afin de rapprocher encore davantage la législation nationale des standards internationaux et


surtout aux principes du comité de Bâle, la loi 76-03, portant statut de Bank Al-Maghrib et la
loi 34-03, relative aux établissements de crédit et organismes assimilés, ont été promulgué.

La relation banque-entreprises constitue un sujet d'actualité dans la mesure où ces deux


acteurs jouent un rôle très important dans le système productif d'un pays. Au Maroc, la
problématique des relations banque-entreprises s'est posée et se pose toujours. D'ailleurs,
ces rapports faisaient, font et feront l'objet de plusieurs débats et tables rondes mettant
l'accent sur l'importance de l'une pour l'autre et les exigences de l'une sur l'autre.

L’intérêt que présente notre sujet nous conduit à poser la problématique suivante :
Quelle relation entretiennent donc la banque et l’entreprise au Maroc ?
Notre problématique donc tourne autour des questions suivantes : en quoi consiste la relation
banque entreprise ? Quelles sont les problèmes dont souffre cette relation ? Et enfin quels
sont les enjeux cette relation ?
Afin de répondre à la problématique et les questions précités, il est nécessaire de traiter
dans un premier chapitre les fondements de la relation banque-entreprise , et dans un
second chapitre les enjeux de la relation banque-entreprise.
La relation banque- entreprise

La relation Banque-Entreprise est une relation basée sur une meilleure et bonne qualité
de service, le point qui est précisément reproché aux banques marocaines à nos jours. En
effet, la relation Banque-Entreprise est une relation complexe, tout simplement parce que
cette relation est établie et construite à partir de plusieurs éléments qui ne recoupent pas
souvent, et aussi elle naît dans un cadre légal et réglementaire, qui est cependant une
particularité qui n’est pas prise en considération par les analyses lorsqu’ils traitent de la
relation Banque-Entreprise, c’est que cette relation n’est jamais située dans son véritable
contexte qui est celui d’une économie d’endettement, car le marché de crédit dans notre
économie est essentiellement bancaire, c’est-à-dire que les entreprises n’ont pas d’autre
alternatives que le système bancaire pour satisfaire leur besoin d’autofinancement à court,
moyen et long terme.
C’est ainsi que les chantiers bancaires essayent depuis ces dernières années de produire
une nouvelle réforme, qui va se focaliser sur une relation Banque-Entreprise. Et qui ont pour
finalité, la reconfiguration des systèmes d’informations des banques, d’améliorer cette
relation et de la rendre transparente.
Aussi, les produits et services offerts par une banque comprend plusieurs formes, La
diversité des produits proposés est importante, car cela permet aux banques d'attirer de
nouveaux clients ou d'élargir leurs services aux clients existants, et donc d'accroître leur part
du marché des entreprises.

Section 1 : Les besoins et les sources de financement des entreprises

L’entreprise, depuis sa création à besoins de financement soit qui liée à l’investissement,


soit qui liée à l’exploitation ; pour cela l’entreprise dispose de plusieurs moyens ou sources
parmi lesquelles elle doit effectuer un choix. Les moyens qui s’offrent à l’entreprise peuvent
être classés en deux groupes : les ressources internes et les ressources externes.

I- Les besoins de financement :


Le financement des entreprises revêt une grande importance suite aux besoins de plus
en plus importants qu’elles éprouvent (besoins d’investissement, besoins d’exploitation).
La relation banque- entreprise

A- Les besoins de financement liés à l’investissement :

Tout au long de son existence, l’entreprise devant réaliser des investissements de nature
variée correspondant à des objectifs multiples en vue d’assurer sa survie (par le
renouvellement et l’adaptation de ses matériels) et son développement (par l’accroissement
de ses installations). « On appel investissement, l’engagement d’un capital dans une opération
de laquelle on attend des gains future, étalés dans le temps »4. Il est également «le nerf» et «
le muscle » en matière de développement et de croissance de l’entreprise. Quel que soit sa
taille L’entreprise peut engager quatre types d’actions donnant lieu à des investissements
Quel que soit sa taille, l’entreprise peut engager quatre types d’action donnant lieu à des
investissements5 :
-Maintenir les capacités de production existantes en procédant à de s’investissements de
remplacement. Ces investissements sont très fréquents ;
-Améliorer la productivité et pousser à la modernisation et à l’innovation. Ce qu’on appelle
les investissements d’expansion ou de capacité. Ils ont pour but d’accroître la capacité de
production ou de commercialisation des produits existants et de vendre des produits
nouveaux.
-Rationnaliser la production : ce sont les investissements de rationalisation ou de productivité
qui visent la compression des coûts de fabrication.
-Valoriser le capital humain, il s’agit des investissements humains et sociaux tels que les
dépenses de formation, dépenses pour l’amélioration des conditions de travail.
Donc, dans sa conception générale, l’investissement est considéré comme la transformation
des ressources financières en biens corporels ou incorporels.
B- les besoins de financement liés à l’exploitation :

Toute entreprise quel que soit son efficacité ou quel que soit sa structure financière, peut se
trouver confrontée à un problème de trésorerie de façon conjoncturelle ou structurelle.
A cet égard, l’entreprise recours à des crédits appelés «crédits de fonctionnement»
permettant l’équilibrage financier dans un cours délai. Ces crédits de fonctionnement
financent de manière générale les actifs circulants du bilan. Lorsque ces derniers ne sont pas
intégralement financés par des délais de paiement que l’entreprise obtient de ses fournisseurs

4 Mourgues N. , le choix des investissements dans l’entreprise, édition Economica, 1994, p.15.
5 Gingliner E , gestion financière de l’entreprise, édition Dalloz, 1991, p.45 .
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et de ses créances diverses et lorsque cette insuffisance n’est pas couverte par le fond de
roulement (FR). Ainsi, on peut résumer les besoins de financement liés à l’exploitation comme
suit6 :
-Les stocks : pour assurer son fonctionnement normal, toute entreprise doit avoir un stock
pour faire face soit à la demande de la clientèle (stock de produit finis), soit pour des finis de
production (matières premières). Mais la détention des stocks implique un coût pour
l’entreprise ce qui rend ainsi nécessaire une gestion efficace et rationnelle de ces stocks afin
de limiter les coûts et donc minimiser les besoins de financement.
-Les besoins de trésorerie : l’entreprise doit faire face à des dépenses importantes tels que :
les salaires, entretien de matériels, impôts et taxes, frais divers de gestion…etc.
Le paiement de ces charges peut troubler le fonctionnement normal de l’activité de
l’entreprise. Il s’avère donc que cette activité entraîne la naissance des besoins de trésorerie
qui dépendent des délais de paiement de décaissement des charges et d’encaissement des
recettes.
En fin, sans ressources financières, l’entreprise ne produit pas, ne vend pas et donc ne peut
survivre que si elle réussit à mobiliser les ressources nécessaires au maintien de son cycle
d’exploitation et au financement de ses investissements.

II- les sources de financement :


A- Le financement interne :
- L’autofinancement
L’autofinancement est un moyen de transformer directement l’épargne des sociétés en
investissements industriels effectifs. Étant donné que les entreprises qui ont recours à cette
méthode utilisent rarement un taux d’intérêt fictif-et lorsqu’elles le font, les taux fictifs
correspondent rarement aux taux courants ou prévisibles du marché- l’autofinancement
revient en fait à contourner les mécanismes du marché.
Pour résumer quelques-uns des principaux facteurs en cause, on peut dire qu’il s’est produit
au cours des dernières années une redistribution des salaires. L’augmentation des charges
salariales qui en est résulté a provoqué une réduction des bénéfices, et l’épargne des sociétés
a diminué. Un tel développement ne se traduit pas nécessairement par une contraction de
l’épargne totale, bien qu’il puisse avoir cet effet quand la propension marginale des salariés à

6 Rousselot P ; Vérdié J-F ; la gestion de la trésorerie, 2e édition Dunod, 1999, p11 et22.
La relation banque- entreprise

consommer est relativement élevée. Certains pensent qu’une diminution de l’épargne


volontaire devrait être compensée par une augmentation de l’épargne publique. Mais cette
solution ne serait pas universellement acceptée. Selon certaines opinions, elle pourrait même
être dangereuse car elle impliquerait une intervention excessive de l’Etat. Quoi qu’il en soit,
même s’il n’y a pas diminution de l’épargne, cette redistribution des revenus
peut compliquer le processus de transformation.
B- Le financement externe :
- Les crédits à court terme :
Cette forme de crédit représente la majorité des opérations de banque, il a pour but de
permettre le fonctionnement de l’entreprise, il se fonde ses charges d’exploitation, ces
recettes et sa solvabilité actuelle, ce crédit est accordé aux entreprises pour satisfaire leur
besoins temporaires en capitaux et soutenir ainsi le déroulement normal de leur activité.
1) Les crédits de financement de la trésorerie
Les crédits de financement de la trésorerie peuvent être subdivisés en trois grandes
catégories :
Les crédits par caisse :
Appelés également avances en compte, les crédits par caisse sont accordés aux
entreprises pour répondre à des besoins passagers en capitaux afin de soutenir le
fonctionnement normal de leur activité et de soulager leur trésorerie.
• Facilité de caisse :
La facilité de caisse est une avance de très courte durée qu’a pour objet de permettre à
l’entreprise de faire à décalages de trésorerie remboursables dans les quelques jours qui
suivent l’utilisation du crédit.
• Découverte :
La découverte peut être définie comme le concours bancaire qu’est destiné à supplier aux
moyens de financement d’une entreprise pendant un certain temps en vue de lui permettre
de couvrir des besoins immédiats par anticipations à des rentrées futures certaines. Le
découvert peut avoir ainsi pour objet ; soit de pallier les insuffisances de trésorerie s’étalant
dans le temps, soit de compléter le financement d’opérations ponctuelles, accidentelles ou
exceptionnelles.
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Et contrairement aux crédits de facilité de caisse, la durée de découvert peut s’étaler sur
plusieurs mois.
• Crédit relais :
Le crédit relais est un crédit de soudure qui permet à une entreprise d’effectuer des dépenses
en attendant des rentrées escomptées dans un certain délai retardée soit par les formalités,
soit par des délais de réalisation.
L’escompte du papier commercial :
L’escompte est une opération de crédit de modélisation. Et d’autre terme l’escompte est
un crédit et non une garantie de paiement de l’effet de commerce, le risque de non-paiement
est supporté par le client bénéficiaire.
Le réescompte est une technique analogue à celle de l’escompte qui permet à un banquier
de recouvrir de la même façon Bank AL-Maghreb pour renflouer ses moyens de trésorerie.
Les cautions bancaires :
On peut définir le cautionnement d’une banque comme l’acte par lequel elle s’engage
envers un tiers à remplir l’obligation contractée par son client si ce dernier n’y satisfait pas lui-
même. Les banquiers sont habituellement plus souples à l’octroi des cautions parce qu’elles
ne nécessitent que leur signature et soulagent, par ailleurs, leur propre trésorerie en évitant
ou différent les décaissements de leur clientèle.
2) Les crédits de financement des stocks :
Les financements bancaires des valeurs d’exploitation interviennent généralement en
complément des ressources propres des entreprises (fonds de roulement) et les crédits
fournisseurs qui leur sont habituellement consentis.
• Crédit de compagne :
C’est un crédit de financement a caractère saisonnier c'est-à-dire seules les entreprises qu’ont
une activité saisonnière qui en bénéficient. Il est courant de classer les entreprises utilisatrices
de ces crédits en deux catégories :
-Les entreprises agro-industrielles (sucreries, huileries conservées…)
-Une entreprise agricole fabrique des parapluies, huiles et produit solaires, maillots de bains…).
• Les avances sur marchandises « ASM » :
Les avances sur marchandises peuvent être définies comme les crédits bancaires qu’ont pour
objet de procurer à certaines entreprises industrielles aux commerciales les capitaux
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complémentaires nécessaires au financement de leurs besoins importants en stockages :


Approvisionnement en matières premières, achat de marchandises, constitution de stocks de
produits fabriqués, maintien de stockage de sécurité etc.

• Les crédits spéciaux :


Les crédits spéciaux regroupent les financements bancaires qui revêtent un intérêt
économique ou social particulier et qui, de ce fait, font intervenir activement l’Etat et les
autorités monétaires.
a) Les crédits à moyen terme :
Ils sont accordés soit par une banque seule, soit par une banque en concours avec un
établissement spécialisé, d’une durée de 2 à 7 ans. Ces crédits sont généralement destinés à
financer l’acquisition d’équipements légers, c’est-à-dire ceux dont la durée d’amortissement
est égale à la durée de remboursements de ces crédits 7. Il doit exister une liaison entre la
durée du financement et la durée de vie de bien financé.
Il faut éviter, dans tous les cas, que la durée du financement soit plus longue que la durée
d’utilisation du bien que le crédit à moyen terme finance. Celui-ci s’applique donc à des
investissements de durée moyenne tels que véhicules et machines et de façon plus générale
à la plupart des biens d’équipement et moyens de production de l’entreprise. La durée du prêt
doit cependant tenir compte des possibilités financières de l’entreprise ; celle-ci, en effet,
pendant cette période, doit pouvoir non seulement assurer le remboursement du crédit, mais
encore dégager un autofinancement suffisant pour reconstituer le bien qui s’use (c’est
l’autofinancement).
Dans tous les cas, un financement par crédit à moyen terme ne doit pas couvrir la totalité de
l’investissement. Il est logique que l’entreprise qui désire s’équiper fasse un effort
d’autofinancement. Le pourcentage du programme d’investissement financé par un crédit à
moyen terme est compris en général entre 60% et 80% du montant HT de l’investissement.
Toutefois les financements à 100% sont fréquents pour les investissements modestes tels que
véhicules, matériels informatiques, etc.
L’octroi d’un crédit à moyen terme fait, de la part du banquier, l’objet d’une étude poussée
car le risque provient de la durée et de l’importance du prêt. Ceci nécessite de dresser un plan

7 Bouyacoub F ; l’entreprise et le financement bancaire, édition Casbah, 2000, p252


La relation banque- entreprise

prévisionnel de financement qui mettra en parallèle l’ensemble des charges et ressources de


l’emprunteur, afin de dégager les possibilités futures de l’entreprise à faire face à ses dettes
et là assurer un bon dénouement de l’opération de crédit.
L’analyse d’une demande de crédit à moyen terme repose principalement sur l’étude des
éléments suivants :
● Forme juridique de l’entreprise et notamment montant et composition du capital.
● Situation économique.
● Situation financière de l’entreprise avant l’opération, pendant et après l’opération.
● Garanties offertes (personnelles ou /et réelles).
b) Les crédits à long terme :
D’une durée de 7 à 20 ans, ils sont distribués par les institutions financières spécialisées. Pour
ce type de financement, les banques ne jouent, la plupart du temps, qu’un rôle de relais avec
toutefois, dans certain cas, une participation en risque avec les entreprises. Les crédits à long
terme sont le plus souvent accordés par des organismes financiers spécialisés8.
c) Le crédit-bail :
Le crédit-bail est une technique de financement d’une immobilisation par laquelle une
banque ou une société financière acquiert un bien meuble ou immeuble pour le louer à une
entreprise, cette dernière ayant la possibilité de racheter le bien loué pour une valeur
résiduelle généralement faible en fin de contrat. Ce n’est pas une vente à tempérament car
l’utilisateur n’est pas propriétaire du bien financé. Ce n’est pas une simple location car le
locataire dispose d’une faculté de rachat. Ce n’est pas une location-vente car le locataire n’est
pas obligé d’acquérir le bien loué après un certain délai.
• Les formes principales de crédit-bail :
● Crédit- bail mobilier :
Il porte sur des biens d’équipement qui doivent être utilisés pour les besoins de l’entreprise
ou à titre mixte et participer à la productivité de l’entreprise ; il ne peut s’appliquer aux fonds
de commerce et aux logiciels informatiques. Il est distribué par des sociétés spécialisées filiales
des banques.
Les concours de ces établissements sont fonction de leurs fonds propres :
● Crédit- bail immobilier :

8 Bouyacoub F; op-cit, p253.


La relation banque- entreprise

Il concerne des biens immobilières professionnels déjà construits ou à construite. Il est


distribué par des sociétés spécialisées ou des banques pouvant adopter le statut de sociétés
immobilières pour le commerce et l’industrie(SICOMI).
- Les sociétés de crédit –bail au Maroc :
• BMCI –LEASING ;
• COMPAGNE MAROCAINE DE LOCATION D’EQUIPEMENT « MAROC- LEASING» ;
• CREDIT DU MAROC LEASING «CDML» ;
• SOCIETE GENERAL DE LEASING DU MAROC « SOGELEASE MAROC » ;
• SOCIETE MAGHRIBINE DE CREDIT –BAIL(LEASING) « MAGHRIBAIL » ;
• WAFABAIL.
La Banque joue un rôle très important dans le financement des entreprises. La majorité
des entreprises Marocaines sont considérées comme un agent déficitaire, donc ils font
recours d’une façon permanente aux crédits bancaires quel que soit leurs types pour
combler à leurs déficit.
A cet effet, les banques proposent diverses formes de crédits en vue de répondre à leurs
besoins qui ne cessent d’augmentation. Parmi les techniques de financement, on peut citer
le crédit à court terme qui consiste à rendre la banque un véritable partenaire et non pas un
simple bailleur de fonds.

Section 2 : Le financement des entreprises dans le cadre de nouvelles


réformes bancaires
I- La réforme de février 2006:
En février 2006 l’apparition du Dahir n° 1.05.178/2006 portant promulgation de la loi n° 34-
03 relatives aux établissements de crédits et organismes assimilés permet d’une part,
d’assurer une meilleure mobilisation de l'épargne et une allocation plus efficiente des
ressources financières, et d'autre part, de favoriser le financement de l'investissement en vue
d'assurer une croissance économique durable et soutenue. Cette nouvelle loi bancaire a pour
objet de rendre le secteur Bancaire National plus efficace et plus actif en matière de
financement de l'économie.

Ainsi, selon l’alinéa 3 de l’article 11 de la loi n° 34-03 , par dérogation les sociétés peuvent être
habilitées à recevoir du public des fonds supérieur à un an dans le cadre de leur agrément.
La relation banque- entreprise

II- La réforme de 16 janvier 2014 :


Le conseil de gouvernement réuni le 16 janvier 2014 a approuvé, le projet de loi n°103.12
relatifs aux établissements de crédits et organismes assimilés.
Le nouveau projet de loi vise à intégrer les banques islamiques dans l’économie nationale par
l’instauration d’un cadre législatif régissant l’activité des banques participatives, les banques
islamiques au Maroc seront désignées donc par les banques participatives. Il s’agit de l’une
des principales innovations du projet de loi n°103.12 qui a pour objet d’attirer des
investissements directs des pays du Golfe Arabique qui optent pour la finance islamique.
Selon le texte du projet, les banques participatives sont les personnes morales qui seront
régies par les dispositions du projet de loi n°103.12, elles seront habilitées à exercer à titre de
profession habituelle :
-Les activités visées aux articles 1ers, 55et 58 de la même loi,
-Les opérations commerciales, financières et d’investissements, après avis conforme du
conseil supérieur des Ouléma.
-la réception du public des dépôts d’investissement dont la rémunération est liée aux résultats
des investissements convenus avec la clientèle.
Notons enfin qu’il sera institué en vertu du même projet de loi un fonds de garantie des dépôts
des banques participatives qui sera destiné à indemniser les déposants de ces banques en cas
d’indisponibilité de leurs dépôts et de tous autres fonds remboursables 9.
Ainsi, les banques participatives peuvent procéder au financement de la clientèle à
travers notamment de plusieurs produits. Il s’agit10 :
✓ Salam : tout contrat en vertu duquel l’une des deux parties, banque
participative ou client, verse d’avance le prix intégral d’une marchandise dont les
caractéristiques sont définies au contrat, à l’autre partie qui s’engage à livrer une quantité
déterminé de ladite marchandise dans un délai convenu.
✓ Istisna’a : tout contrat d’acquisition de choses nécessitant une fabrication ou
une transformation en vertu duquel l’une des deux parties, banque participative ou client,
s’engage à livrer la chose, avec des caractéristiques définies et convenues, fabriquée ou

9 http://www.leconomiste.com/article/les-nouvelles réformes bancaires ( consulté le 30 Mars 2020).


10 http://juristconseil.blogspot.com/2015/03/la-loi-n-10312-relative-aux.html ( consulté le 21 Mars 2020)
La relation banque- entreprise

transformée, à partir des matières dont il est propriétaire, en contrepartie d’un prix fixe dont
le paiement s’effectue par l’autre partie .
✓ Mourabaha :
Il s’agit de tout contrat par lequel une banque participative acquiert un bien meuble ou
immeuble en vue de le revendre à son client à son coût d’acquisition plus une marge
bénéficiaire convenu d’avance. Le règlement de cette opération par le client est effectué selon
les modalités convenues entre les parties.
✓ Ijara :
Il s’agit tout contrat selon lequel une banque participative met, à titre locatif, un bien meuble
ou immeuble déterminé et propriété de cette banque, à la disposition d’un client pour un
usage autorisé par la loi.
L’ijara peut revêtir l’une des deux formes suivantes :
-Ijara tachghilia qui consiste en une location simple ;
-Ijara wa iqtinaa qui consiste en une location assortie de l’engagement ferme du locataire
d’acquérir le bien loué à l’issue d’une période convenue d’avance.
✓ Moucharaka :
Il s’agit de tout contrat pour un objet la participation, par une banque participative, à un
projet, en vue de réaliser un profit. Les parties participent aux pertes à hauteur de leur
participation et aux profits selon un prorata prédéterminé.
La Moucharaka peut revêtir l’une des deux formes suivantes :
- La Moucharaka Tabita : les parties demeurent partenaires jusqu’à l’expiration du contrat les
liant ;
- La Moucharaka Moutanakissa : la banque se retire progressivement du projet conformément
aux stipulations du contrat.
✓ Moudaraba :
Il s’agit de contrat mettant en relation une ou plusieurs banques participatives (Rab et Mal)
qui fournissent le capital en numéraire et/ou en nature et un ou plusieurs entrepreneurs
(Moudarib) qui fournissent leur travail en vue de réaliser un projet. La responsabilité de la
gestion du projet incombe entièrement aux entrepreneur(s). Les bénéfices réalisés sont
partagés selon une répartition convenue entre les parties et les pertes sont assumées
exclusivement par Rab et Mal, sauf en cas de fraude commise par le(s) Moudarib.
La relation banque- entreprise

Les nouveaux produits obligatoires islamiques en droit marocain à la lumière du dahir n°1-13-
47 du 1er joumada I 1434 (13 mars 2013) portant promulgation de la loi n° 119-12 modifiant
et complétant la loi n° 33-06 relative à la titrisation de créances et la loi n° 24-01 relative aux
opérations de pension.

La relation banques-entreprises a plus évolué des quinze dernières années du siècle que
durant toute la période qui les a précédées. Cette évolution profonde s’est opérée sur trois
axes majeurs qu’il convient de distinguer : les clients, l’actionnaire et les processus.
La relation banques-entreprises se caractérise par une certaine subtilité : l’entreprise veut
concilier deux types de besoins essentiels, que sont l’accès à des compétences financières
ainsi qu’a des services et à des sources de financement, toutes choses qui peuvent découler
d’un rapport étroit avec une banque, et conserver par ailleurs une grande latitude dans son
fonctionnement. Les entreprises exploitent de plus en plus les possibilités apportées par la
globalisation de l’économie, et le fait d’entretenir des rapports étroits avec une banque
capable de fournir des services et des conseils à l’échelle mondiale, leur confère un avantage
concurrentiel considérable.

Section 1 : Les avantages de la relation banque – entreprise.


La gestion sur le long terme des comptes d’une entreprise permet à une banque
d’accumuler de manière endogène une information privée sur la gestion de l’entreprise, les
caractéristiques de sa trésorerie, sur ses relations avec les fournisseurs et les clients, sur
d’éventuels incidents de paiement, sur les évolutions de son ou de ses métiers. Ainsi, la
relation de long terme procure à la banque qui la pratique, à un moindre coût, autant
La relation banque- entreprise

d’informations sur une même entreprise qui ne pourrait le faire une autre banque qui n’est
pas impliquée dans la relation. 11
La relation de clientèle permet alors à la banque de connaître avec précision l’historique des
remboursements passés de l’entreprise qui sollicite un nouveau crédit. Elle peut donc
construire un score fiable qui lui permet de distinguer les entreprises sincères de celles qui
dissimulent une partie de leur résultat afin de minorer le montant de leur remboursement.
La meilleure connaissance de l’entreprise que permet la relation de clientèle incite la banque
qui la pratique à prêter d’avantage attention aux conditions de refinancement d’entreprises
momentanément confrontées à un problème de liquidité. Parce qu’elle sait que son
partenaire est solvable sur le moyen et le long terme et qu’elle a l’assurance de rester sa
banque principale. La banque réagit moins brutalement à des signaux de dégradation de la
situation de son client.
L’existence de relation de clientèle permet donc d’isoler les mauvais emprunteurs et de
choisir les bonnes entreprises.
En effet, La théorie bancaire développée dans les années quatre-vingt a mis en avant les
raisons pour lesquelles les entreprises recourent au marché bancaire pour se financer. Elle a
ainsi fondé la spécificité de la banque sur l’avantage informationnel dont elle dispose par
rapport aux autres créanciers. Cet avantage est supposé accru par l’établissement d’une
relation intense et durable avec l’entreprise, notamment grâce aux économies d’échelle
permises.
Une relation privilégiée banque – entreprise permet donc une bonne connaissance du
débiteur par son créancier ainsi qu'une confiance entre les partenaires. L'entreprise se voit
alors offert un accès au capital plus aisé, et des taux d'intérêt plus faibles
A contrario, une relation bancaire moins concentrée réduit l'incitation de la banque
principale à réaliser un investissement pour recueillir des informations et contrôler
l'entreprise. L'encours des crédits qu'elle octroie annuellement peut ne plus être suffisant
pour justifier de telles dépenses. De plus, la banque ne dispose plus de l'engagement tacite
de l'entreprise que la relation sera durable, ce qui permettait également la rentabilisation de
l'investissement informationnel.

11 S. Paganon"les évolutions des marches patrimoniales" Revue banque (1997)


La relation banque- entreprise

Une entreprise de mauvaise qualité – ou qui anticipe une détérioration de sa performance


économique – a donc intérêt à échapper au contrôle strict d'une banque principale
fortement impliquée dans son financement. Elle a au contraire intérêt à se multi
bancariser12.
Cette proposition constitue la première hypothèse que nous désirons tester :
Considérons maintenant les modèles qui, au contraire, mettent en évidence l'aspect
préjudiciable d'une relation banque-entreprise trop étroite.
La banque offre à l’entreprises des services de base : la sécurité, la commodité, le placement
et le financement.
En plus de ces services, La banque joue un rôle de conseiller qui l’oblige à connaitre les
règles juridiques ou fiscales applicables aux entreprises clientes. Sa mission n’est pas
d’attendre les sollicitations des entreprises pour des financements, mais elle doit proposer
des affaires, bien sûr, conformes aux intérêts de la banque
Les banques offrent aux entreprises les moyens de se développer et élargir leur activité ou
même de survivre à des difficultés. Ceci se traduit par les divers types de financement
proposés par les banques aux entreprises selon leur taille et secteur.
Dans le même sens, il convient de dire que cette relation présente bien des avantages, mais
ceci ne veut pas dire qu’elle n’est pas exempte d’inconvénients.

Section 2 : Les inconvénients de la relation banque – entreprise.


La mise en place d’une relation de clientèle peut aussi se traduire par certain nombre
d’inefficience dans le fonctionnement du marché du crédit et dans l’équilibre du secteur
bancaire. La banque qui entretient une relation de clientèle avec une entreprise dispose en
effet sur cette dernière des informations inaccessibles aux autres banques. Cette rente
informationnelle rend plus délicat pour l’entreprise un éventuel changement de banque en
cas de désaccord. La rupture d’une relation entre une entreprise et sa banque pourra en
effet être interprétée par d’autres banques comme un signal de difficulté que la banque
partenaire ne veut plus assumer.

12« Enjeux et perspective de la relation banque entreprise » Mémoire soutenu du master stratégie et expertise
financières, Estelle EHOULAN OKA et Papa Alioune DIOP .
La relation banque- entreprise

Il est évident que, l'information privée détenue par la banque lui confère un monopole de
fait. L'entreprise est alors captée car les autres créanciers lui proposent des conditions moins
favorables ; la banque extrait l'intégralité de sa rente informationnelle et l'entreprise n'est
pas incitée à fournir des efforts importants pour mener à bien ses projets d'investissement.
Au contraire, tisser des liens privilégiés avec plusieurs banques permet aux entreprises
d'échapper à cette situation. L'incitation de l'entreprise à réaliser des efforts est alors
rétablie et la situation est optimale .Seules deux banques "principales" sont néanmoins
nécessaires pour rétablir l'optimalité. Afin d'expliquer pourquoi certaines entreprises nouent
des liens étroits avec plus de deux banques, mettent en avant le risque qu'une banque
puisse, de façon momentanée, ne pas financer l'entreprise. Si celle-ci dispose d'une seule
banque principale, aucune autre banque n'acceptera de la financer pour des problèmes de
sélections adverses. Disposer de plusieurs banques principales, donc informées, permet de
réduire ce risque.
Dans quel cas est-il alors optimal pour une entreprise de disposer d'une banque principale
unique ? Au-delà des raisons qui ne sont pas liées à la qualité de l'entreprise, et que nous
évoquons ci-dessous, une entreprise peut avoir intérêt à ne pas se soumettre au contrôle
des plusieurs banques. En effet, l'avantage informationnel réel ou supposé de la banque
principale peut l'inciter à relâcher sa vigilance. Une relation de clientèle entre une banque et
une entreprise repose sur une confiance à même de limiter la vigilance du créancier.
Dès lors, une entreprise de qualité médiocre n'a pas intérêt à se soumettre à un contrôle
double voire triple. Les entreprises dont la performance économique est bonne ont intérêt à
avoir plusieurs banques principales, alors que les entreprises de moindre qualité ont intérêt
à nouer une relation exclusive. C'est la seconde hypothèse que nous désirons tester.
Soulignons que ces deux hypothèses sont liées : si une entreprise médiocre parvient à Diluer
suffisamment son financement, elle n'aura aucune banque dite "principale". 13
La relation de la banque avec l’entreprise est souvent considérée comme risquée, générant
un sentiment de méfiance partagé. Cette relation est porteuse d’une certaine ambigüité qui
peut être résumée par la remarque des banquiers:« lorsque tout va bien pour l’entreprise,

13« Enjeux et perspective de la relation banque entreprise » Mémoire soutenu du master stratégie et expertise
financières, Estelle EHOULAN OKA et Papa Alioune DIOP .
La relation banque- entreprise

celle-ci n’hésite pas à mettre en concurrence les banques, mais lorsque des difficultés
apparaissent les entreprises sollicitent un soutien plus affirmé ».

Depuis sa création et tout au long de son développement, l’entreprise a besoin de ressources


financières.
En effet, quelle que soit sa taille, l’entreprise ne peut pas satisfaire ses besoins en se
contentant de ses propres moyens. Elle doit ainsi faire recours à d’autres sources externes à
savoir la banque.
Dans les pays développés économiquement, les systèmes financiers sont très évolués et les
sources de financement plus diversifiées, le rôle des banques est donc de moindre
importance. Par contre dans les payés moins développés économiquement où les sources
alternatives de financement se fond rare, la banque prend toute son ampleur.
L’économie marocaine est une économie d’endettement, ce qui fait que la banque en tant
que source de financement a toujours occupé (et occupe toujours) une place importante dans
le financement des entreprises marocaines.
Ainsi, tout ou long des différentes réformes qu’a connue l’économie marocaine, la relation
qu’entretiennent les banques avec les entreprises ont connu également de profond
changements.
La relation banque- entreprise

Ouvrages :
• AKALAY O., AMRANI M.R., Relations banques-entreprises au Maroc Les,
Casablanca, éd. DIFFUSION SOCHEPRESS, 1986.
• Collectif, Etude de la relation banque-entreprise, 2013.
• Collectif, Les produits bancaires offerts par la banque populaire aux
entreprises, 2009.
• JEAN-MARC TARIANT, guide pratique des relations banque-entreprise.
• Mourgues N. , le choix des investissements dans l’entreprise, édition
Economica, 1994.
• Gingliner E , gestion financière de l’entreprise, édition Dalloz, 1991.
• Rousselot P ,Vérdié J-F , la gestion de la trésorerie, 2e édition Dunod,
1999.
La relation banque- entreprise

• Bouyacoub F , l’entreprise et le financement bancaire, édition Casbah,


2000.

Article et Revue :
• S. Paganon, « les évolutions des marches patrimoniales », Revue banque
,1997.
• Bank Al-Maghrib, Statistiques Monétaires de décembre 2019 .

Mémoire :
• « Enjeux et perspective de la relation banque entreprise » Mémoire
soutenu du master stratégie et expertise financières, Estelle EHOULAN
OKA et Papa Alioune DIOP .

Webographie :
• http://www.leconomiste.com/article/les-nouvelles réformes bancaires (
consulté le 30 Mars 2020).
• http://juristconseil.blogspot.com/2015/03/la-loi-n-10312-relative-
aux.html ( consulté le 21 Mars 2020)
• https://www.universalis.fr/encyclopedie/credit/1-origine-du-credit-
moderne/ (consulté pour la dernière fois 23 mars 2020) .
La relation banque- entreprise

SOMMAIRE.................................................................................................... 2
INTRODUCTION ............................................................................................. 3
PREMIER CHAPITRE : LES FONDEMENTS DE LA RELATION BANQUE-
ENTREPRISE ................................................................................................... 6
SECTION 1 : LES BESOINS ET LES SOURCES DE FINANCEMENT DES ENTREPRISES ..................... 6
I- Les besoins de financement : .................................................................. 6
II- les sources de financement : ................................................................... 8
SECTION 2 : LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES DANS LE CADRE DE NOUVELLES REFORMES
BANCAIRES .......................................................................................................... 13
I- La réforme de février 2006: ................................................................... 13
II- La réforme de 16 janvier 2014 : ............................................................ 13
SECOND CHAPITRE : LES ENJEUX DE LA RELATION BANQUE ENTREPRISE. .... 16
SECTION 1 : LES AVANTAGES DE LA RELATION BANQUE – ENTREPRISE............................... 16
SECTION 2 : LES INCONVENIENTS DE LA RELATION BANQUE – ENTREPRISE. ........................ 18
CONCLUSION ............................................................................................... 20
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................... 21
TABLE DES MATIERES................................................................................... 23
La relation banque- entreprise