Vous êtes sur la page 1sur 5

La mythologie grecque

Les textes fondateurs


Comment les mythes grecs nous-sont-ils parvenus ?

Le « Grand Texte Originel », l’équivalent de la Bible, de la Légende dorée ou


des Veda, et qui aurait rassemblé toute l’histoire de tous les dieux, de la création
du monde aux derniers héros, n’a sans doute jamais existé.

Nous connaissons la mythologie grecque au travers de nombreux textes de


grands poètes, des tragiques, des philosophes, les auteurs latins et des érudits.

Homère

La mythologie grecque commence avec Homère, un aède (poète) de la fin du


VIIIe siècle av. J.-C. L’Iliade est le premier document écrit de la Grèce. Il est
renferme la plus ancienne littérature grecque.

L’Iliade et L’Odyssée relatent les exploits de personnages surnaturels (des héros)


et les rudes épreuves qu’ils traversent pendant et après la guerre de Troie.

Hésiode

Il est l’auteur de la Théogonie, l’un des plus anciens textes que l’on connaisse
(8e siècle avant Jésus-Christ). La Théogonie relate la création de l’univers et les
généalogies divines. L’auteur y présente la multitude des dieux célébrés par les
mythes grecs où trois générations divines se succèdent : celle d’Ouranos, celle
de Cronos, celle de Zeus qui sort triomphant. À cette généalogie divine s’ajoute
une cosmogonie qui retrace la création du monde à partir du Chaos. Cet ouvrage
constitue le plus ancien poème religieux grec.

Dans Les Travaux et les Jours, Hésiode raconte l’histoire de Prométhée et de


Pandore, les cinq races successives de l’humanité (or, argent, bronze, race des
héros puis fer).

Les Tragiques

Les trois grands tragiques grecs, tous athéniens, sont :

Eschyle (525 – 456 av. J.-C.), auteur de Prométhée enchaîné où il met en scène
Prométhée, les bienfaits qu'il a rendus aux hommes et la punition qui lui a été
infligé pour avoir défié le roi des dieux, Zeus.
Sophocle (495 – 406 av. J.-C.), auteur de : Antigone, Les Trachiniennes qui a
pour sujet la mort d'Héraclès, Œdipe roi, Œdipe à Colonne…

Euripide (480 – 406 av. J.-C.) : Le sujet de son drame satirique Le Cyclope est
pris dans L'Odyssée. Il relate les mésaventures d’Ulysse avec le cyclope
Polyphème.

Aristophane (445 – 386 av. J.-C.) Dans sa comédie, Les Oiseaux, il met en
scène les rois de l’Olympe en les confrontant à des créatures supérieures, les
oiseaux, partant du fait que l’origine du monde est un œuf.

Ovide (43 av. J.-C. - 18 ap. J.-C.), poète latin. L’œuvre d’Ovide est un abrégé de
la mythologie.
Comment furent créés le monde et l’humanité ?

Du Chaos au Cosmos

La création du monde (cosmogonie)

Le mythe de l’origine nous présente toujours un premier état larvaire ou


germinal du monde. Une masse amorphe, confuse et totale qui est avant toute
chose, les ténèbres. Des ténèbres aquatiques et de non-existence. L'acte
cosmogonique implique la séparation des eaux, l'émergence de la Terre et
l'apparition de la lumière. L’idée est de présenter ce principe primordial d’où
tout va naître.

Dans la conception grecque de l’origine du monde, bien avant l’apparition des


dieux, dans un passé brumeux d’âges immémoriaux, rien n’existait que le
désordre confus et vague du Chaos sur lequel planait l’obscurité éternelle.

« Au commencement exista Chaos puis Gaïa à la large poitrine, demeure


toujours sûre de tous les Immortels qui habitent le faîte de l'Olympe neigeux ;
ensuite le sombre Tartare, placé sous les abîmes de la Terre immense ; enfin le
plus beau des dieux, Amour, qui amollit les âmes, et, s'emparant du cœur de
toutes les divinités et de tous les hommes, triomphe de leur sage volonté. »
(Hésiode)

Le chaos, le désordre de la matière, est personnifié comme le seront toutes les


entités cosmiques, tous les principes physiques.

Deux enfants naquirent de ce néant informe. La Nuit est fille du Chaos, ainsi
qu’Érèbe, le gouffre insondable où demeure la mort. Dans tout l’univers, il
n’existait rien d’autre ; tout était sombre, vide, silencieux, éternel.

La Nuit aux ailes noires


Déposa un œuf né du vent
Dans le sein du sombre et profond Érèbe.
Et tandis que passaient les saisons,
Vint celui que tout attendait,
L’Amour aux ailes d’or étincelantes. (Aristophane)

De la nuit et de la mort naquit l’Amour et dès sa naissance l’ordre et la beauté


remplacèrent la confusion aveugle. L’Amour créait la Lumière, et avec elle son
compagnon obligé, le Jour radieux.

La création de la terre suivit :


La Terre, la toute belle aux seins épanouis,
Se leva, elle qui est la base inébranlable
De toutes choses. Et la blonde Terre mit d’abord au monde
Le Ciel étoilé, son égal,
Afin qu’il la recouvrit de tous côtés et devînt
La demeure éternelle des dieux immortels. (Hésiode)

Le mythe grec met en scène la fécondation cosmique. Le Monde se trouve régit


par des forces obscures. Du corps de Gaïa, déesse-mère, Mère Universelle
naissent toutes sortes de créatures. Puis elle enfanta un être égal à elle-même,
capable de la couvrir tout entière, « Ciel étoilé, qui devait offrir aux dieux
bienheureux une assise sûre à jamais ». Ce couple primordial donna naissance à
la famille innombrable des monstres, des cyclopes et des titans. Comme
Ouranos haïssait les monstres – ses fils – à cent bras et cinquante têtes, chaque
fois que l’un d’eux naissait, il l’enfermait aussitôt dans un lieu secret, au centre
de la terre. Il laissa leur liberté aux Cyclopes et aux Titans, que la Terre furieuse
du traitement infligé à ses autres enfants – appela à son aide. Un seul osa
répondre, le dernier des enfants, Cronos, le Titan. Encouragé par Gaïa, il attend
que son père s'approche de la Terre, comme il le faisait toujours à la tombée de
la nuit, lui coupe l'organe générateur et le jette dans la mer. La mutilation
d'Ouranos met un terme à ses créations et, par là même, à sa souveraineté.
Ouranos, le Ciel, s'éloigne définitivement de la terre. Du sang de la blessure
surgit une quatrième race de monstres : les Géants. Toujours de ce même sang
naquirent les Erinnyes (les Furies). Gardiennes de la vie humaine, leur mission
était de pourchasser et punir les pécheurs

Tous les monstres furent finalement chassés de la terre, à l’exception des


Erinnyes ; tant que le péché demeurerait dans le monde elles ne pourraient en
être bannies.

Les Titans
Les Titans, souvent nommés les dieux Anciens, régnaient en maîtres suprêmes
sur l’univers. Ils étaient d’une taille énorme et d’une force incroyable. Ils étaient
aussi fort nombreux mais quelques-uns seulement apparaissent dans les récits
mythologiques.

Cronos (en latin Saturne) : Le plus important des Titans. Il gouverna les autres
Titans jusqu’à ce que son fils, Zeus, le détrônât et s’emparât du pouvoir.

Océan : frère de Japet et de Cronos, le fleuve qui entoure le monde,

Japet : l'un des quatre Titans qui conspirent avec Cronos contre leur père
Ouranos. Lui et ses frères se placent aux quatre coins du Cosmos et dès que le
Ciel descend rejoindre la Terre, rapidement, le maintiennent pendant que Cronos
le châtre avec une faucille.

Hypérion : le père du soleil, de la lune et de l’aurore.

Mnémosyne : une Titanide, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), et est
la déesse de la mémoire.

Thémis : son nom est généralement synonyme de Justice

Prométhée : fils de Japet et de Thémis. Son nom signifie littéralement : « celui


qui pense avant » ou « en avance », c’est-à-dire celui qui prémédite ses coups,
ce en quoi il s'oppose à l'étourdi Épiméthée, son frère, celui « qui réfléchit après
coup ». Rusé, ce titan, se fait contre Zeus mais ne participe pas à la guerre
menée par ce dernier contre les Titans (la titanomachie), sachant que le futur roi
des dieux en sortira vainqueur.

Atlas : fils de Japet, il porte le monde sur ses épaules

Vous aimerez peut-être aussi