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Cégep de Rivière-du-Loup

Programme Soins Préhospitaliers d’Urgence 181.AO

http://pourleplaisirdunemikkabozu.blogspot.com/2009/05/attraper-au-vol-un-microorganisme.html

CAHIER D’APPRENTISSAGE
PRÉVENTION DES INFECTIONS
101 –023 –RL
(2 -1 -2)
PRÉALABLES: AUCUN

AUTOMNE 2010 Nadine Coulombe


Local: C-132
Tél.: (418) 862-6903 poste 2356
Couriel: nadcou@cegep-rdl.qc.ca
Disponibilité : voir Omnivox
TABLE DES MATIERES
Table des matières...........................................................2

MODULE 1 LE SYSTÈME IMMUNITAIRE .................................3

Les défenses du corps .......................................................4

Concept clé à retenir ........................................................................................................................7

Évaluations formatives .....................................................................................................................7

Laboratoire 1 Anatomie du système de défense ...........................8

Les défenses non spécifique ............................................... 14

Première ligne de défense ou barrières.....................................................................................15

Laboratoire 2 Les cellules du sang ........................................ 18

Deuxième ligne de défense, défenses cellulaire et chimique .............................................. 24

Concepts clé à retenir ................................................................................................................... 34

Tableau synthèse ............................................................................................................................ 35

Évaluations formatives .................................................................................................................. 36

Les défenses spécifiques ou troisième ligne, ............................. 38

Le soi et le non soi .......................................................................................................................... 38

Réaction immunitaire humorale ................................................................................................... 40

Laboratoire 3 Les groupes sanguins ....................................... 47

Réaction immunitaire à médiation cellulaire............................................................................. 52

Résumé des réactions immunitaires ........................................................................................... 56

Tableau synthèse ............................................................................................................................ 57

Concept clé à retenir ..................................................................................................................... 58

Évaluations formatives .................................................................................................................. 59


Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 2


MODULE 1 LE SYSTEME IMMUNITAIRE

Objectif intermédiaire : Cerner les défenses du corps humains Durée : 13hrs


intervenant dans les situations à risque provenant de désordres
infectieux ou immunologiques
Objectifs Contenu Activités pédagogiques Évaluation
d’apprentissage formative
♦ Expliquer les principaux • Barrières superficielles Exposé informel, tableau Exercice
mécanismes de défense (chimique, physique, biologique). synthèse, lecture Tableau
non spécifique de • Cellules et substances Labo Anatomie synthèse
l’organisme chimiques, réaction Labo Cellules du sang
inflammatoire, substances
antimicrobiennes, fièvre.
♦ Expliquer les principaux • Réaction immunitaire Exposé informel, Schéma
mécanismes de défense (principes généraux). schématisation
spécifique de Labo Anatomie
l’organisme Labo Groupes sanguins
♦ Déterminer les • Facteurs de risques Mise en
principaux facteurs de situation
risques de désordres
infectieux et
immunologiques
Évaluations sommatives
Tâche Critères d’évaluation Conditions de réalisation %
Répondre à des questions • Détection juste de Individuellement, 20
et des mises en situation manifestations cliniques en classe,
permettant de cerner les indiquant la présence de durant deux heures,
défenses du corps désordres infectieux ou sans les notes de cours
humains intervenant dans immunologiques.
les situations à risque. • Établissement d’hypothèses
plausibles de la nature des
désordres infectieux ou
immunologiques.
• Utilisation juste de la
terminologie des sciences de
la santé.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 3


LES DEFENSES DU CORPS
À lire : Marieb, Biologie humaine, pages 433 et 434

Réflexion : Malgré l’omniprésence d’agresseurs, nous sommes presque toujours bien


portants, pourquoi ?

DÉFENSE
DÉFENSE DE
DE L’ORGANISME
L’ORGANISME
Soit par Soit par

Système de défense Système de défense

Première ligne Troisième ligne


- -
Deuxième ligne
-

Protection de l’organisme

Les deux systèmes de défense de l’organisme sont le système de défense spécifique et


le système de défense non spécifique.
• Le système de défense spécifique est un système fonctionnel de l’organisme, le
système immunitaire, qui a la capacité de reconnaître un agresseur, de le
neutraliser ou de l’éliminer afin de rétablir l’équilibre corporel (homéostasie) et de
mémoriser de l’information pour une attaque ultérieure.

• Le système de défense non spécifique est, quant à lui, constitué d’un ensemble
d’éléments qui protège l’organisme contre les agresseurs et qui peut accentuer la
réaction du système immunitaire. Il intervient sans faire de reconnaissance
véritable ni de mémorisation de l’agresseur.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 4


Le principe de l’homéostasie s’applique aussi au principe de la défense du corps humain.

L’ÉQUILIBRE
L’ÉQUILIBRE IMMUNITAIRE
IMMUNITAIRE

NON MICROBIENS SYSTÈME DE DÉFENSE

MICROBIENS
THÉRAPEUTIQUE

HOMÉOSTASIE

AGRESSEURS
AGRESSEURS DÉFENSES
DÉFENSES

Définitions

Homéostasie : État d’équilibre de l’organisme, ou stabilité du milieu interne. L’ensemble des fonctions
corporelles est contrôlé par des mécanismes de régulation permettant de réagir à tout
changement de l’environnement en vue du maintien de l’équilibre interne du corps.

Système immunitaire : Système fonctionnel de défense spécifique de l’organisme qui permet de


reconnaître un agresseur potentiellement dangereux et de l’éliminer afin de rétablir l’équilibre
corporel (homéostasie).

Effecteur : Organe ou cellule d’où partent les réponses aux stimulations reçues par les organes ou cellules
réceptrices.

Défenses non spécifiques : Ensemble d’éléments n’appartenant pas au système immunitaire et qui protègent
l’organisme contre les agresseurs et qui peut accentuer la réaction immunitaire.

Immunité : Ensemble des phénomènes qui contribuent à maintenir l’intégrité de l’organisme ou à assurer
son rétablissement en cas d’agression. Terme désignant l’acquisition d’un état de résistance à
l’égard d’un agresseur.

Résistance : Capacité de repousser la maladie grâce aux réactions de défenses du corps humain.

Susceptibilité : Vulnérabilité ou absence de résistance.


Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 5
Mots croisés

À partir des mots suivants, compléter le mot croisé suivant.

Agresseur, agression, effecteurs, homéostasie, immunitaire, immunité, infection, microorganisme,


non infectieuses, non spécifique, résistance, spécifique, susceptibilité

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 6


Concept clé à retenir
• Les mécanismes de défense de l’organisme se divisent en deux grandes catégories,
la défense non spécifique et la défense spécifique.
• Le système de défense de l’organisme comprend 3 lignes de défense, peau et
muqueuses, cellules et substances chimiques (non spécifique) et le système
immunitaire (spécifique).
• Les mécanismes de défense de l’organisme contribuent à l’homéostasie en
protégeant le corps humain de l’action des agents agresseurs.

Évaluations formatives

1. Donnez la différence entre le système de défense spécifique et non spécifique ?

2. Nommez les trois lignes de défenses en l’associant aux deux grandes divisions du
système de défense ?

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 7


LABORATOIRE 1 ANATOMIE DU SYSTEME DE DEFENSE

Buts
• Connaître et situer les principales structures anatomiques reliées au système
lymphatique et autres structures impliquées dans la défense.

Matériel
• Modèles anatomiques • Planche anatomiques
• Volumes de référence

À lire : Marieb, Biologie humaine, pages 428 à 433


À faire : Marieb, Cahier d’activités, pages 203 #1, 2, 4 et 5
À voir : http://www.biologieenflash.net/sommaire.html
(biologie humaine, système circulatoire et lymphatique) (exercices, système immunitaire)

Anatomie du système de défense


Le système de défense est un système particulier dans sa constitution. Il est constitué
de différents organes et du système lymphatique dans lesquels se retrouvent les cellules
de défense.

Le système lymphatique assume un double rôle :

1. Quelles sont les deux fonctions du système lymphatique ?

Le système lymphatique est constitué d’un réseau de vaisseaux, d’organes et d’amas de


cellules.

Les vaisseaux lymphatiques jouent un rôle de transport en permettant un retour dans la


circulation sanguine du liquide interstitiel.

2. Nommez du plus petit au plus grand les vaisseaux lymphatiques ?

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 8


3. Dans quels vaisseaux sanguins se vident les derniers vaisseaux lymphatiques ?

4. Comment nomme-t-on le liquide qui circule dans le réseau lymphatique ?

5. Par quel moyen le liquide du réseau lymphatique est-il transporté ?

Le système lymphatique joue un rôle important dans la défense du corps contre les
infections. Outre les liquides interstitiels, la lymphe recueille également toutes les
particules trop volumineuses pour être absorbées à travers la membrane des capillaires
sanguins; protéines, débris cellulaires, bactéries, virus... Avant de rejoindre la circulation
sanguine, la lymphe et les particules circulent à travers les vaisseaux lymphatiques qui
comportent, sur leur trajet, des nœuds ou ganglions lymphatiques.

6. Où sont localisés les nœuds ou ganglions lymphatiques ?

7. Quels éléments retrouve-t-on dans un nœud lymphatique ?

En plus des vaisseaux et nœuds lymphatiques, d’autres organes sont liés à la défense. Les
organes de défense sont, le thymus, la moelle osseuse, la rate, les amygdales et les
follicules lymphatiques agrégés (Plaque de Peyer) et les formations lymphatiques
associées aux muqueuses (MALT). L’ensemble de ces organes ont en commun leur
constitution riche en cellules de la défense, ce qui permet la protection de l’organisme.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 9


8. Sur l’image suivante, identifiez les principaux organes du système de défense ?

Le thymus et la moelle osseuse sont des organes qui agissent dans la formation et la
spécialisation (acquisition de l’immunocompétence) des cellules de la défense spécifique.
Ils interviennent surtout au début de la vie et dégénèrent par la suite.

La rate est un organe situé du côté gauche de la cavité abdominale, elle est richement
irriguée.

10. Quelle est la fonction de la rate ?

Les amygdales forment un anneau de tissu autour de l’entrée du pharynx. Il y a trois


amas d’amygdales, les linguales à la racine de la langue, les palatines entre les piliers du
palais et les pharyngées sur la face postérieure du pharynx.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 10


11. Sur l’image suivantes, identifiez les amygdales linguales, palatines et pharyngées ?

Orifice de la trompe d’Eustache

http://www.sirtin.fr/2008/03/24/ne-pas-confondre-amygdales-et-amis-qui-ont-la-gale/

Les follicules lymphatiques agrégés ou plaques de Peyer qui sont localisés au niveau de
l’intestin grêle (iléon). Les formations lymphoïdes associées aux muqueuses sont des amas
de tissu associés aux muqueuses du système respiratoire et digestif.

L’ensemble de ces structures occupent une position stratégique pour piéger et éliminer
les agresseurs situés dans ces régions à risque élevé de pénétration d’agents agresseurs.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 11


Expérimentation, Identification anatomique
En vous servant du matériel à votre disposition et de votre volume, situez et identifiez
les structures anatomiques suivantes,
• Conduit thoracique • Conduit lymphatique droit
• Nœuds lymphatiques inguinaux • Veine subclavière droite
• Vaisseaux lymphatique (2x) • Veine subclavière gauche
• Thymus • Amygdales
• Nœuds lymphatiques axillaires • Moelle osseuse
• Rate • Nœuds lymphatiques cervicaux latéraux
• Formations lymphoïdes digestives (Plaque de Peyer)

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 12


Un peu de pratique
Associez la définition à l’organe ?
1-Nœuds lymphatiques 2-Rate 3-Thymus
4-Moelle osseuse 5-Amygdales 6-Follicules lymphatiques agrégés
7-Vaisseaux lymphatiques 8-Formations lymphoïdes associées

a) Organe situé du côté gauche de la cavité abdominale, il est richement irrigué et


assure la filtration du sang

b) Anneau de tissu autour de l’entrée du pharynx qui sert à piéger et à éliminer les
agresseurs.

c) Conduits qui assurent le transport en permettant un retour dans la circulation


sanguine du liquide interstitiel.

d) Amas de tissu localisés au niveau de l’intestin grêle (iléon) qui sert à piéger et
éliminer les agresseurs

e) Organe présent au début de la vie. Il est localisé au dessus du cœur et assure la


spécialisation des cellules de la défense spécifique

f) Amas de tissu associés aux muqueuses du système respiratoire et digestif, qui sert
à piéger et éliminer les agresseurs.

g) Organes constitués de cellules de défense, ils servent de filtre dans la circulation


lymphatique

h) Situé au centre des os long, cette structure assure la formation et la spécialisation


des cellules de la défense spécifique.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 13


LES DEFENSES NON SPECIFIQUE

À lire : Marieb, Biologie humaine, pages 434 et 435


À faire: Marieb, Cahier d’activités, pages 208 #7 à 15

Le système de défense non spécifique est constitué d’un ensemble d’éléments qui
protège l’organisme contre les agresseurs. Cette défense fait référence aux barrières
mécaniques ou superficielles, aux barrières physiologiques ; comme les cellules et les
substances chimiques qui combattent à l’avant-garde pour protéger l’organisme.

Première ligne :

⇒ sont des structures anatomiques qui


forment un obstacle continu. Leurs rôles dans la défense non spécifique est passif
puisqu’elles n’éliminent pas l’agent agresseur mais l’empêchent de pénétrer. Celles-ci
regroupent la peau, les muqueuses et certains facteurs chimiques qui y sont
associés.

⇒ est en fait l’ensemble des microorganismes


vivants sur et en nous. Ces derniers produisent des substances antimicrobiennes ou
des conditions qui assurent l’élimination de l’agent agresseur. Ce phénomène porte le
nom de l’effet de barrière.

Deuxième ligne :

⇒ impliquées dans la défense non spécifique


sont les phagocytes (granulocyte, macrophages, mastocytes) et les plaquettes.

⇒ font référence à des substances


antimicrobiennes comme le complément et l’interféron ou à des réactions impliquant
des substances chimiques comme la réaction inflammatoire et la fièvre.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 14


Première ligne de défense ou barrières
À lire : Marieb, Biologie humaine, pages , 434 à 436 et 106 à 120 en partie
À faire : Marieb, Cahier d’activités, pages 208 à 211 #7 à 17

Réflexion : Souvent, suite à une éraflure ou autre lésion superficielle de la peau, nous
appliquons comme prévention un onguent antibiotique. Quel est le rôle de
la peau dans le contrôle des agents microbiens ?

La peau ou système tégumentaire


La
La peau
peau
Possède des cellules
Kératinocytes

produisent
Augmente la
résistance Épiderme

Produit sécrétion Derme


Exemple: sueur, sébum
qui contiennent
Inhibe croissance
microbienne
Glande
Inhibe croissance sébacée
Glande
microbienne
sudoripare
Dégrade paroi
microorganisme

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 15


Les muqueuses et sécrétions

Voici une liste des muqueuses et leurs sécrétions. Pour chacun des éléments déterminer
le mode de fonctionnement dans la défense.

a) Épithélium :
b) Salive
c) Larme
d) Cérumen
e) Mucus respiratoire
f) Suc gastrique
g) Urine
h) Sécrétion vaginale

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 16


Les autres mécanismes barrières

Il existe d’autres mécanismes de barrières.


Tentez de déterminer les autres mécanismes de barrière sur l’image suivante ?

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 17


LABORATOIRE 2 LES CELLULES DU SANG

Buts
• Connaître et identifier les différentes cellules d’un frottis sanguin
• Visualiser la technique de numération globulaire

Matériel
• Dispositif de prélèvement sanguin • Alcool et tampon
• Lames microscopes • Colorant de Wright

À lire : Marieb, Biologie humaine, pages 370 à 375


À faire : Marieb, Cahier d’activités, pages 169 à 173 #1, 2, 4, 5 et 6
À voir : http://biomultimedia.net/archiv/quiz.htm
Section Hématologie, cliquez démarrer ou télécharger pour tester vos connaissances
http://www.doctissimo.fr/html/sante/analyses/sa_675_mme.htm

Les cellules du sang


Le sang est un tissu caractéristique car il est liquide. Il contient des éléments solides
et liquides visibles au microscope. Les éléments figurés (45% du sang total), les cellules,
sont en suspension dans une matrice liquide, le plasma (55% du sang total). (référence :
pages 294 à 299, Marieb, pages 503 à505, Tortora)

Les plus nombreuses cellules sont les érythrocytes ou globules rouges. Ils se
présentent sous forme de disques anucléés, c’est-à-dire dépourvus de noyau. Leur
nombre est environ de 5 x 1012/litre et il influence directement la viscosité du sang. Ils
ont comme principale fonction, l’apport d’oxygène aux cellules de l’organisme grâce à un
de leur constituant, l’hémoglobine. L’anémie est une réduction de la capacité du sang à
transporter l’oxygène. Elle est causée par un nombre insuffisant d’érythrocytes, par une
diminution de leur teneur en hémoglobine ou par une anomalie de l’hémoglobine. (Tableau
10.1, page 372, Marieb)

L’autre catégorie d’éléments figurés sont les leucocytes ou globules blancs. Ils sont
beaucoup moins nombreux, 1000 fois moins que les érythrocytes. Ce sont des cellules
complètes car elles possèdent un noyau ainsi que l’ensemble des organites. On en
dénombre entre 4 à 11x109/litre de sang. Leur fonction est en lien direct avec la défense
de l’organisme. Une numération supérieure à 11x109/litre correspond à une
hyperleucocytose, caractéristique de la présence d’une infection. Une numération
Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 18
inférieure à 4x109/litre, correspond à une leucopénie Elle peut être causée par la prise
de certains médicaments (corticostéroïdes, agent anti-cancéreux). Une production
excessive de leucocytes anormaux accompagne la mononucléose infectieuse et la
leucémie.
Les leucocytes comprennent deux classes de cellules, les granulocytes et les
agranulocytes (tableau 10.2, page 373)

Les granulocytes se caractérisent par la présence de granulations dans le cytoplasme


et d’un noyau lobé. La coloration de Wright met en évidence une différence de coloration
des granulations, permettant d’identifier différents groupes.
Les neutrophiles ont un noyau lobé et leurs granulations fines absorbent le colorant de
sorte que le cytoplasme prend une couleur uniforme lilas. La fonction principale des
neutrophiles est la phagocytose des agents agresseurs au siège d’infection.
Les éosinophiles possèdent un noyau violacé et le cytoplasme est rempli de grosses
granulations colorées rouges briques. Ces granulocytes participent à la destruction de
pathogène (vers parasites), à la phagocytose des complexes Ag-Ac et à l’inactivation de
substances inflammatoires. On note aussi leur rôle dans les réactions allergiques.
Le dernier groupe, les basophiles ont de grosses granulations bleu foncé. Ce sont les
moins nombreux des leucocytes. Ils contiennent de l’histamine, un vasodilatateur, qu’ils
libèrent au siège d’infection et qui active la réaction inflammatoire.

Les agranulocytes se caractérisent par l’absence de granulations dans le cytoplasme


et un noyau en forme de sphère ou de haricot. Les différents groupes d’agranulocytes
sont les lymphocytes et les monocytes.
Les lymphocytes ont un gros noyau violet qui occupe presque toute la cellule et leur
taille est semblable à celle des érythrocytes. Ce sont les cellules qui participent à la
défense spécifique, humorale (production d’anticorps) et cellulaire (destruction de
cellules «étrangères»).
Les monocytes sont plus gros, leur cytoplasme est gris bleu et le noyau en forme de
haricot est violet. Ce sont des phagocytes qui se transforment en macrophagocytes une
fois passés dans les tissus. Ils sont impliqués dans la lutte des infections chroniques
comme la tuberculose.
Leucocytes Pourcentage
Granulocytes neutrophiles 40 à 70 %
Granulocytes éosinophiles 1à4%
Granulocytes basophiles 0à1%
Lymphocytes 25 à 45 %
Monocytes 4à8%

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 19


Les plaquettes sont aussi des éléments figurés du sang. Ce ne sont pas des cellules à
proprement parler, ce sont en fait des fragments de cellules multinucléées, les
mégacaryocytes. On les observe dispersées parmi les autres éléments du sang, des petits
amas de forme irrégulière et sombre. Ces éléments participent à la coagulation.

Groupes cellulaires Cellules % % des


Fonctions
leucocytes
Globules rouges ou Érythrocytes 98 --

Lymphocytes 20 à 45

Agranulocytes Monocytes 4à8

Granulocytes neutrophiles 40 à 70
Globules Moins
blancs ou Granulocytes Granulocytes éosinophiles de 2 1à4
leucocytes
Granulocytes basophiles 0à1

Thrombocytes ou Plaquettes --

Le frottis sanguin consiste en un étalement monocellulaire des éléments figurés du


sang. Il permet de visualiser les différentes cellules qui le constituent. La numération
globulaire consiste à compter le nombre d’érythrocytes, de leucocytes et de plaquettes
par unité de volume de sang. La formule sanguine consiste classiquement en
l'établissement, sur un frottis sanguin, du pourcentage des différents leucocytes.

Un peu de pratique
Identifiez les composantes du sang illustrées ici de donnez leur rôle.

A- B- C-

D- E- F-

G- H-

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 20


Associez la cellule avec son rôle ?
1-lymphocytes, 2-Leucocytes, 3-Plaquettes, 4-, Granulocytes éosinophiles
5-monocytes , 6-Erythrocytes, 7-Granulocytes basophiles 8-Granulocytes neutrophiles

a) Cellules les plus nombreuse qui ont comme principale fonction, l’apport d’oxygène
aux cellules de l’organisme grâce à l’hémoglobine.

b) Cellules peu nombreux divisées en deux classes, les granulocytes et les


agranulocytes dont les fonctions sont en lien direct avec la défense.

c) La fonction principale de ces cellules est la phagocytose des agents agresseurs au


siège d’infection.

d) Cellules participant à la destruction de vers parasites et à la phagocytose des


complexes antigène-anticorps.

e) Cellules peu nombreuses qui contiennent et libèrent de l’histamine dans les


réactions d’hypersensibilité.

f) Cellules qui participent à la défense spécifique, humorale (production d’anticorps) et


cellulaire (destruction de cellules «étrangères»).

g) Ce sont des phagocytes qui se transforment en macrophagocytes une fois dans les
tissus.

h) Ces éléments participent à la coagulation.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 21


Expérimentation, Frottis sanguin

Le prélèvement sanguin
• Préparer le site de prélèvement
- Laver les mains à l’eau chaude et au savon et sécher soigneusement
- Stériliser la zone de prélèvement avec un tampon et de l’alcool, bien sécher.
• Préparer le dispositif de prélèvement
- Insérer une lancette dans le porte lancette.
- Pousser fermement et en ligne droite la lancette dans le porte lancette.
- Retirer le bouchon protecteur de la lancette.
- Mettre un bouchon de protection sur le bout du dispositif.
- Pour armer le dispositif tirer l’extrémité opposée à la lancette jusqu’au déclic.
• Prélèvement du sang
- Placer fermement le dispositif sur le site de prélèvement
- Pratiquer la piqûre en déclenchant le dispositif.
- Masser la main et ensuite le doigt afin de faire sortir une goutte de sang à
l’endroit de la piqûre.

Coloration
• Préparation de la lame
- Déposer la goutte de sang à l'extrémité d'une lame.
- Placer une lame inclinée à 45° sur la goutte de façon à ce que le sang s'étale
sous la lamelle par capillarité.
- Faire glisser la lame maintenue à 45° le long de l’autre lame pour étaler
uniformément la goutte de sang.
- Sécher la lame en l'agitant dans l'air.
- Tremper la lame 1 minute dans le colorant de Wright.
- Tremper la lame 10 secondes dans l’eau distillée en agitant légèrement.
- Tremper et agiter la lame dans un second becher d’eau distillé (10secondes).
- Éponger ensuite la lame sur un papier buvard.

Observation
• Observation de la lame
- Faire l’observation de la lame au microscope (grossissement 1000x).
- Repérer et identifier l’ensemble des cellules du sang.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 22


Résultats
• Pour chacune des cellules, faire un dessin représentatif en spécifiant les
différences distinctives et leur fonction.

Cellules Érythrocyte Lymphocyte Monocyte Plaquettes


% 20 à33% 3 à 8%
Nombre 1,5 à 3,5 0,2 à 0,8
(x109/L)
Caractéristiques Très nombreux Gros noyau violet Plus gros leucocytes, Fragments de cellules
Disques anucléés rempli cellule Cytoplasme gris bleu Petits amas de forme
Taille semblable à Noyau en forme de irrégulière
érythrocytes haricot violet
Rôles

Cellules Granulocyte neutrophile Granulocyte éosinophile Granulocyte basophile


% 60 à 70% des leucocytes 2 à 4% des leucocytes 0,5 à 1% des leucocytes

Nombre 2 à 7,5 0,05 à 0,2 0,02 à 0,06


(x109/L)
Caractéristiques Noyau lobé violet Noyau violacé en combiné Rare
Granulations fines couleur téléphone Grosses granulations bleu
uniforme lilas Grosses granulations rouges foncé.
Rôles

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 23


Deuxième ligne de défense, défenses cellulaire et chimique
À lire : Marieb, Biologie humaine, pages 436 à 440
À faire: Marieb, Cahier d’activités, pages 208 à 209 #7, 8, 10, 11 et 12

Réflexion : On parle quelquefois de cellules qui mangent les agents microbiens ou qui les
tuent. Ces termes sont-ils appropriés et est-ce qu'ils correspondent à la
réalité biologique ?

L’immunité naturelle, non spécifique, la deuxième ligne de défense est spontanée et


innée. Elle est constituée de défense chimique (substances) et de défense cellulaire
(cellules). L’immunité naturelle est non spécifique, ce qui implique qu’elle ne possède
aucune mémoire de l’agresseur. Les réactions de l’immunité naturelle sont assurées
principalement par les cellules phagocytaires, par les cellules accessoires et par des
substances chimiques.

Les cellules du sang à immunité non spécifique


Réflexion : Lorsque l’on observe des globules blancs au microscope, on constate que
leurs formes et leurs dimensions sont variables. D’ailleurs, un des tests
utilisés pour déceler certains problèmes infectieux est d’effectuer une
numération globulaire. Cette technique permet de vérifier la quantité et la
qualité des divers types de globules blancs. Cette variabilité dans les formes
aurait-elle une importance pour les processus de défense de notre corps ?

Les cellules effectrices des réactions de défenses spécifique ou non, sont des globules
blancs ou leucocytes. Dans la défense non spécifique, les principales cellules sont les
granulocytes et les plaquettes (voir laboratoire 2 Les cellules du sang)

Les cellules phagocytaires ou phagocytes


Les monocytes, les macrophages, les granulocytes neutrophiles sont des cellules
phagocytaires. Les granulocytes éosinophiles et basophiles possèdent aussi des
propriétés phagocytaires bien que ce n’est pas leur premier rôle.

Les cellules phagocytaires possèdent la propriété de capter les particules étrangères,


les débris cellulaires ou les cellules âgées et de les détruire. Leur fonction principale
est donc la phagocytose. La phagocytose est un mécanisme de transport de la
membrane plasmatique qui permet la capture de particules solides comme les
bactéries. Ce processus est divisé en plusieurs phases. Cependant, certains
microorganismes ou particules peuvent contrer le phénomène de phagocytose par
divers moyens
Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 24
Tentez de placez sur l’image les grandes étapes et les principaux éléments formés
durant la phagocytose. Voir la page 436 de votre volume de référence.
Formation du phagolysosome, Ingestion, Attraction ou chimiotactisme,
Digestion, Adhésion, Formation du phagosome,
Elimination

http://pst.chez.tiscali.fr/ts3.htm

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 25


Les substances chimiques à immunité non spécifique

Plusieurs cellules sanguines et autres possèdent la capacité de libérer des substances


chimique qui assure la défense directement ou en provoquant des réaction de défense
comme la fièvre et la réaction inflammatoire.

Défenses chimiques
Dans les tissus
propagation des agents nocifs
Empêche
aux tissus voisins
(substances et cellules)

Dans l’organisme

inhibition de la propagation
Assure
(substances pyrogènes) des microorganismes

Dans les tissus


protection de ¢ saines,
Assurent stimulation du système immunitaire
(interférons et compléments)
destruction des agents pathogènes

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 26


La réaction inflammatoire

À lire : Marieb, Biologie humaine, pages 437 à 439


À faire: Marieb, Cahier d’activités, pages 208 210 #9, 14 et 15
À voir :

Réflexion : Lors d'une infection, il se produit souvent, de l'enflure, de la rougeur et


la sécrétion d’une substance jaunâtre. Est-ce que l'enflure et de la
rougeur ont un rôle à jouer dans la défense ? Quelle est la nature de la
substance ? Est-ce que cette substance est responsable de l'enflure et
de la rougeur ?

La réaction inflammatoire est un processus d’une grande complexité et d’une


importance majeure dans la défense. On note l’intervention de plusieurs cellules de
défenses et de médiateurs chimiques dont les actions sont généralisées et non
spécifiques. Pour bien reconnaître la réaction inflammatoire, on utilise un code simple,
CCOS pour chaleur, coloration, œdème et sensibilisé. Ce sont les 4 éléments
importants étroitement liés aux activités de défense.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 27


Vasodilatation

Les médiateurs chimiques agissent sur les vaisseaux sanguins (artérioles) et


provoquent un relâchement des cellules musculaires lisses de ces vaisseaux entraînant
leur dilatation, donc l’augmentation du diamètre. Ceci implique un volume de sang plus
important qui circule dans cette zone. (Chaleur et coloration ou rougeur) De plus,
cette hyperémie assure une augmentation du métabolisme cellulaire qui permet une
augmentation de la vitesse de réparation cellulaire (guérison).

Vasodilatation
cause

Hyperémie ou
du débit sanguin
vers la lésion Provoque
Responsable
induit

Dilatation du
vaisseau sanguin

Provoque

assure
libération Guérison
Lésion

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 28


Augmentation de la perméabilité

Les médiateurs chimiques agissent aussi sur les capillaires sanguins en augmentant leur
perméabilité. Ce qui permet au plasma de s’échapper de la circulation sanguine vers
l’espace interstitiel. Cette accumulation de liquide forme l’exsudat (substance
composée de liquide, de pus et/ou de cellules qui s’échappé des vaisseaux sanguins et
se retrouve dans les tissus). L’exsudat assure l’approvisionnement des cellules dont le
métabolisme cellulaire est augmenté. Cette accumulation produit de l’œdème ou
tuméfaction et rend la zone douloureuse à cause de l’augmentation de pression dans le
tissu. La douleur diminue la mobilité de la zone lésée assurant ainsi une guérison plus
rapide.

Augmentation de la perméabilité
contient
Oxygène et nutriments

Provoque
formation

sortie
entraîne

Capillaires
entrée

Augmentation
perméabilité
Provoque
Provoque

Permet
Guérison
libération
Lésion

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 29


Mobilisation des phagocytes et phagocytose

Les médiateurs chimiques jouent aussi un rôle dans le chimiotactisme, en attirant les
cellules phagocytaires vers la lésion et ce afin d’assurer la phagocytose des particules
(débris cellulaire, microorganismes, …) pouvant être une menace pour le corps. De plus,
ces médiateurs chimiques assurent l’augmentation de la quantité de phagocytes. Une
fois au siège de lésion, les phagocytes font la margination, la diapédèse et finalement
la phagocytose créant une barrière de défense cellulaire afin d’éviter l’envahissement
de la zone par des agents agresseurs. C’est le phénomène non visible de la réaction
inflammatoire qui assure la défense.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 30


http://anne.decoster.free.fr/immuno/inonspe/ins.htm

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 31


La fièvre

À lire : Marieb, Biologie humaine, page 440


À faire: Marieb, Cahier d’activités, page 209 #13
À voir :

Réflexion : Nos systèmes de défenses non spécifiques vont faire intervenir l'action
des barrières superficielles comme la peau et les muqueuses. Elles vont
aussi mettre en action des cellules spéciales qui peuvent détruire les
agents microbiens, comme les phagocytes et les cellules tueuses.
Existerait-il d'autres types de défense non spécifique?

La fièvre est une réaction systémique déclenchée par des substances pyrogènes
sécrétées par des globules blancs, qui augmente la température corporelle. Cette
température inhibe ou ralentie la multiplication microbienne.

Faites un schéma de la réation de la fièvre avec les mots clés suivant (n’oublier par de
mettre un mot lien sur les flèches ?
Température Substances pyrogène Hypothalamus Granulocytes neutrophiles
Macrophagocytes Augmentation Diminution Agents agresseur
Croissance Inhibition

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 32


Les substances antimicrobiennes

À lire : Marieb, Biologie humaine, pages 439 à 440


À voir : http://www.uic.edu/depts/accc/seminars/flashintro/virus.swf

Il existe d’autres substances qui interviennent dans la défense.

Le complément
Le complément est un groupe d’au moins 20 protéines présentes dans le sang
Lorsqu’elles sont activées, ces protéines peuvent se fixer sur des cellules étrangères
(bactéries, globules rouges incompatibles, …) et en provoquer la lyse. Le complément
agit aussi dans la réaction inflammatoire en l’intensifiant par la libération de certaines
substances. De plus le complément joue un rôle attractif (opsonisation) pour les
cellules phagocytaires afin que celles-ci ingèrent et détruisent les cellules étrangères.

Les interférons
Les interférons sont des protéines que libère une cellule infectée par un virus et qui
assurent une certaine protection contre ce virus pour les cellules saines du tissu non
infecté. De plus, elles assurent une stimulation du système immunitaire non spécifique
et spécifique.

Pour chacune des substances antimicrobiennes trouver un mot clé décrivant leur fonction

Complément :

Interféron :

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 33


Concepts clé à retenir
• La peau et les muqueuses forment des barrières mécaniques et physiologiques
contre les agresseurs.
• Les barrières naturelles constituent la première ligne de défense de l’organisme à
l’égard des agresseurs.
• Les cellules phagocytaires assurent la phagocytose et participent à la réaction
inflammatoire. Elles comprennent les granulocytes et les macrophages qui
interviennent dans les réactions immunitaires non spécifiques.
• Les plaquettes, les granulocytes basophiles et les mastocytes interviennent dans les
réactions inflammatoires.
• La réaction inflammatoire constitue l’élément principal de l’immunité naturelle. Elle
est causée par des médiateurs chimiques.
• La rougeur, la chaleur, l’œdème et la douleur sont les quatre manifestations de la
réaction inflammatoire.
• La diapédèse désigne la migration des cellules phagocytaires hors des capillaires
sous l’action de facteurs chimiotactiques
• La phagocytose est le processus par lequel les globules blancs captent, absorbent et
digèrent des agents infectieux ou différentes substances.
• Le complément et l’interféron sont deux éléments important de la réaction
humorale ou chimique non spécifique.
• La fièvre est causée par des substances pyrogènes qui modifient le réglage du
centre de contrôle de a température corporelle.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 34


Tableau synthèse
La défense non spécifique

Élément Détails Fonctionnement

Peau Cellules Kératinocytes Fabrique kératine augmente résistance

Muqueuse (épithélium)

Secrétions
Première ligne

Autres yeux
Deuxième ligne

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 35


Évaluations formatives

1. Nommez les barrières superficielles ou naturelles de l'organisme humain.

2. Comment la peau exerce-t-elle une barrière efficace (3 éléments) ?

3. Pourquoi place-t-on les grands brûlés dans les unités de soins stériles ?

4. Définissez kératine et kératinocytes et donnez leurs rôles en tant que barrière ?

5. Quelles conséquences les sécrétions acides des glandes de la peau ont-elles ?

6. Nommez et expliquez les mécanismes de barrière du système respiratoire ?

7. Nommez et expliquez les mécanismes de barrière du système digestif au niveau de la


bouche et de l'estomac ?

8. Quelles barrières existe-t-il au niveau de l'appareil génito-urinaire (rénale et


reproducteur) ?

9. Nommez et expliquez deux mécanismes de barrière au niveau de l’œil ?

10. Quelles cellules sont les effecteurs cellulaires dans la réaction non spécifique ?

11. Nommez les types de phagocytes ?

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 36


12. Quelles sont les fonctions des granulocytes neutrophiles ?

13. Comment nomme-t-on les cellules desquelles sont issus les macrophagocytes et par
quel processus se retrouvent-ils dans les tissus ?

14. Compléter le tableau suivant, Les Globules blancs de la défense non spécifique

CELLULES DE DÉFENSE FONCTIONS


NON SPÉCIFIQUE
Granulocytes Neutrophiles

Granulocytes Éosinophiles

Granulocytes Basophiles

Monocytes et Macrophages

Plaquettes

15. Expliquez les différentes phases de la phagocytose ?

16. Distinguez comment agissent l'interféron et le complément ?

17. Comment la fièvre peut être un élément de la défense immunitaire non spécifique ?

18. Nommez les médiateurs qui interviennent dans la réaction inflammatoire ?

19. Comment et pourquoi des rougeurs et de l'œdème apparaissent lors de la réaction


inflammatoire ?

20. Faire le schéma explicatif de la réaction inflammatoire.


Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 37
LES DEFENSES SPECIFIQUES OU TROISIEME LIGNE,
À lire : Marieb, Biologie humaine, pages , 440 à 453
À faire : Marieb, Cahier d’activités, pages 211 à 216 # 19, 20, 21, 24, 25, 27 et 28

La défense spécifique est assurée par un système fonctionnel de l’organisme, le système


immunitaire qui permet de reconnaître et de mémoriser un agresseur potentiellement
dangereux et de l’éliminer afin de rétablir l’équilibre corporel (homéostasie). Le système
de défense spécifique est considéré comme la troisième ligne de défense.

La réaction du système immunitaire à une agression ou réaction immunitaire se


caractérise par :
a)
b)
c)

La réaction immunitaire est divisée en deux voies d’action.


- La première voie est
- La seconde voie est .

Les cellules effectrices des réactions de défenses spécifiques sont les globules blancs
ou leucocytes et plus particulièrement les lymphocytes. Les deux voies d’action du
système immunitaire sont assurées par deux populations différentes de lymphocytes, les
lymphocytes T ou cellules T et les lymphocytes B ou cellules B.

Le soi et le non soi

La surface de toutes les cellules du corps humain est parsemée d’une immense variété de
molécules protéiques. Parmi celles-ci, les protéines du complexe majeur
d’histocompatibilité (CMH) sont les marqueurs du soi. Le corps est programmé afin que
ces marqueurs du soi ne soient pas étrangers. Il est peu probable que deux individus, à
part les vrais jumeaux, possèdent des protéines du CMH semblable.

Les antigènes ou agresseurs sont des substances capables de stimuler le système


immunitaire et de provoquer une réaction immunitaire. C’est la cible de la réaction
immunitaire, l’ennemi à abattre. Ce sont des molécules complexes que l’on ne retrouve pas
dans l’organisme (à l’exception des auto-antigènes). On désigne ces molécules comme des
éléments du non-soi.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 38


Soi
Soi et
et Non-soi
Non-soi

Soi modifié
Libre dans sang

Greffe

Cellule Cellule
normal cancéreuse
Cellule
Génome produit
donneur
produit

produit

Cellule
infectée

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 39


Réaction immunitaire humorale
À lire : Marieb, Biologie humaine, pages , 440 à 449
À voir : http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/svt/info/logiciels/animimmuno/medhumor.htm

La stimulation antigénique, c’est-à-dire la stimulation d’un lymphocyte B


immunocompétent par un antigène, se fait dans les organes lymphoïdes secondaires.
Lorsque cette stimulation touche un lymphocyte B, on assiste à la réaction immunitaire
humorale. Ce sont des antigène ou agresseurs libres (toxines, microorganismes) qui
possèdent la capacité de stimuler un lymphocyte B. Le déroulement des réactions
immunitaires humorales s’effectue en quatre phases, l’induction ou l’activation,
l’amplification ou sélection clonale, la phase effectrice et la mémorisation. Lorsque la
stimulation antigénique se fait pour une première fois, on parle de réaction primaire.

Induction ou activation
L’induction est la phase durant laquelle le lymphocyte B immunocompétent est activé,
c’est-à-dire stimulé pour se différencier. Cette activation s’effectue lorsqu’un
antigène se lie de façon spécifique au récepteur membranaire du lymphocyte B. Cette
liaison ou reconnaissance déclenche l’amplification ou sélection clonale.

Amplification ou sélection clonale


L’amplification ou sélection clonale est en fait la stimulation de la croissance et de la
prolifération par mitose du lymphocyte B activé. Cette étape permet de former une
armée de cellules clones possédant toutes des récepteurs spécifiques pour l’antigène
ayant déclenché le processus. Les clones lymphocytes B se transforment alors en
plasmocytes (phase effectrice) ou en cellules mémoires (mémorisation).

Phase effectrice
La phase effectrice correspond au moment où les plasmocytes produisent des
molécules chimiques, les anticorps, spécifiques à l’antigène (2000 ac/seconde). Lors
d’un premier contact (réaction primaire) le temps nécessaire à la production maximale
d’anticorps est de 7 à 10 jours et la production s’étend de 4 à 5 jours. Les anticorps
formés possèdent les mêmes propriétés de liaison à l’antigène que les lymphocytes B
activés. Ils circulent dans le sang et la lymphe où ils se lient aux antigènes pour
former le complexe antigène - anticorps. À ce moment, des mécanismes spécifiques et
non spécifique assurent la destruction de l’antigène. Les anticorps sont les effecteurs
de la réaction humorale.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 40


La liaison antigène-anticorps et ses conséquences
Les anticorps sont aussi appelés immunoglobulines (Ig). Ce sont des protéines solubles
ayant la capacité de se combiner de façon spécifique à l’antigène. Ils ont une durée de
vie d’environ 3 semaines dans l’organisme

Dessiner un anticorps et expliquez ces principales particularités structurales :

Les anticorps ne possèdent pas la capacité de détruire directement les envahisseurs


porteurs d'antigènes (déterminants antigéniques). La formation du complexe antigène
- anticorps inactive l'antigène et le marque afin qu'ils soient détruits. La formation de
ce complexe permet soit la neutralisation, l'agglutination, la précipitation ainsi que
l'activation du complément.

La fixation et l'activation du complément est l'arme principale des anticorps contre


les antigènes telles les bactéries. L'anticorps se fixe sur l'antigène porté par la
bactérie et active la fixation du complément (destruction). Cette fixation la formation
du CAM (complexe d'attaque membranaire) entraînant la cytolyse de la bactérie. En
plus, l'activation du complément permet l’augmentation de la phagocytose.

La neutralisation est un mécanisme très simple. Les anticorps, par leur fixation sur les
antigènes, bloquent les parties dangereuses de l'antigène et le rendent hors usage,
par la suite, le complexe Ag-Ac formé est phagocyté.

L'agglutination est le mécanisme qui provoque des liens entre les antigènes et les
anticorps formant des amas de cellules étrangères. Comme les anticorps possèdent
deux sites de fixation de l'antigène, il peut se lier à plusieurs antigènes et former
ainsi des assemblages, c’est l’agglutination. Par la suite, ce complexe peut être
facilement phagocyté. La précipitation est un mécanisme similaire à l'agglutination,
mais touche plus des molécules antigènes.

La phagocytose des complexes Ag – Ac est principalement fait par des cellules de


défense non spécifique les granulocytes éosinophiles et les macrophagocytes.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 41


Mémorisation

Réflexion : Lors d’une première exposition à un agresseur, comme le virus de la


varicelle, nous sommes souvent affectés par des symptômes pathologiques.
Comment expliquer que lors d’une attaque subséquente, du même microbe
nous ne présentions aucun symptôme pathologique important ?

La dernière étape de la réaction humorale est la mémorisation. Lorsque les clones


lymphocytes B se transforment en plasmocytes, certains se transforment plutôt en
lymphocytes B mémoire ou cellules mémoires. Ces cellules ont une durée de vie très
longue et peuvent lors d’un contact subséquent avec l’antigène provoquer l’induction,
l’amplification et la phase effectrice quasi immédiatement de façon plus rapide, plus
efficace et pour une durée plus longue. Plus rapide car en 2 à 3 jours le maximum
d’anticorps est formé. Plus efficace car il y a une production plus grande d’anticorps.
Et finalement plus longue car le temps d’élimination de al grande quantité d’anticorps
est plus longue que trois semaines. Le contact subséquent avec l’antigène ou une
deuxième stimulation antigénique avec le même antigène s’appelle la réaction
secondaire.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 42


Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 43
Complexe
Complexe antigène-anticorps
antigène-anticorps
Ac-Ag
Inactive par Fixe et active
1 2 3

Blocage des Liens entre Rendre insolubles Destruction


sites de liaisons les antigènes les antigènes cellulaire

permet stimule provoque

permet

Destruction
de l’agresseur

Associez le terme à la bonne définition


1-Éosinophiles, 2-Neutralisation, 3-Activation du complément,
4-Précipitation, 5-Agglutination

a) Fixation sur les déterminants antigéniques, qui bloque les parties dangereuses de
l'antigène et le rendent hors usage

b) Fixation qui provoque des liens entre les antigènes et les anticorps formant des
amas de cellules étrangères
c) Fixations qui touche plus des molécules antigènes qui forme de gros complexes qui
sont insolubles et précipitent.

d) La phagocytose des complexes Ag – Ac

e) Fixation qui assure la formation du CAM, entraînant la cytolyse de l’agresseur,


l'opsonisation et l'intensification de la réaction inflammatoire

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 44


Mettre en ordre les étapes de la réaction immunitaire humorale

1- 2- 3- 4- 5- 6- 7-

a- La stimulation de la croissance et de la prolifération par mitose du lymphocyte B


activé. (L’amplification ou sélection clonale)

b- Les clones lymphocytes B se transforment en lymphocytes B mémoire ou cellules


mémoires. (La mémorisation)

c- Le lymphocyte B immunocompétent est activé. (L’induction)

d- Le lymphocyte B mémoire rencontre un antigène ou une deuxième stimulation


antigénique avec le même antigène. (La réaction secondaire)

e- Les plasmocytes produisent des molécules chimiques, les anticorps, spécifiques à


l’antigène. (La phase effectrice)

f- Les anticorps circulent dans le sang et la lymphe où ils se lient aux antigènes pour
former le complexe antigène - anticorps.

g- Les clones lymphocytes B se transforment en plasmocytes.

h- La stimulation d’un lymphocyte B immunocompétent, par un antigène.

Sur ce graphique, au temps A, l'hôte a été victime


d’une infection, au temps B, il a été exposé au
même antigène.

Que représentent les régions a et b de la courbe ?

Quel est le bénéfice de la réaction produite en b ?

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 45


On peut regrouper les anticorps en cinq classes selon leurs structures et leurs fonctions.
Ce sont les IgM, les IgA, les IgD, les IgG et les IgE. Les anticorps de chaque classe
assument des rôles biologiques légèrement différents dans la réaction immunitaire et ne
se trouvent pas tous au même endroit dans l'organisme.

Classes Structure où Fonctions


Attaché aux lymphocytes B Récepteur d'antigènes permettant
l'activation du lymphocyte B
Lié aux lymphocytes B Récepteur d'antigènes permettant
l'activation du lymphocyte B
Libre dans le plasma Puissant agglutinant et permet la
fixation du complément.
Libre dans le plasma, 75 à Effecteurs de la réaction
85% des anticorps circulant immunitaire, permet la fixation du
complément, traverse le placenta
Libre dans plasma et dans Recouvrent muqueuses et empêchent
les sécrétions (salive, larmes, antigène de s'y attacher
lait maternel, suc intestinal)
Au niveau de la peau, des En se liant aux mastocytes et aux
muqueuses gastro- basophiles, ils déclenchent la
intestinales et respiratoires libération d'histamine dans la
et des amygdales réaction inflammatoire et
d'hypersensibilité.

Associez l’immunoglobuline à la bonne définition

Immunoglobulines M a) Protéines solubles sécrétées par les plasmocytes issus de


l’activation de lymphocytes B activés.
Immunoglobulines A b) Dans le plasma, c’est un puissant agglutinant.

Immunoglobulines c) Libre dans le plasma, anticorps circulant, effecteurs de la


réaction immunitaire
Immunoglobulines E d) Dans les sécrétions (salive, larmes, lait maternel, suc
intestinal), ils Recouvrent muqueuses et empêchent antigène
de s'y attacher
Immunoglobulines D e) En se liant aux mastocytes et aux basophiles, ils
déclenchent la libération d'histamine dans la réaction
inflammatoire et d'hypersensibilité.
Immunoglobulines G f) Attaché aux lymphocytes B, récepteur d'antigènes
permettant leur activation
Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 46
LABORATOIRE 3 LES GROUPES SANGUINS

Buts
• Démontrer le principe d'agglutination de la réaction Ag-Ac.

Matériel
• Dispositif de prélèvement sanguin • Alcool et tampon
• Sérum anti-A • Sérum anti-B
• Sérum anti-D • Lames
• Petits agitateurs de bois (3) • Crayon gras

À lire : Marieb, Biologie humaine, pages 368 à 374


À faire : Marieb, Cahier d’activités, pages 169 à 173 #1, 2, 4, 6

Les groupes sanguins


C'est Landsteiner qui, en 1900, découvrit les principaux groupes sanguins chez
l'humain. Il donna par la suite l'idée de déterminer le groupe sanguin du donneur et du
receveur avant toute transfusion sanguine. Lorsqu'on met en présence le sang d'une
personne appartenant à des groupes sanguins incompatibles, il se produit après
quelques secondes une réaction visible qui se traduit par l'apparition de petits amas
dans le mélange jusque-là limpide suivi de l’obstruction de petits vaisseaux sanguins et
dans les heures qui suivent, l’hémolyse. Il peut s’en suivre d’énorme problème. Cette
réaction découle du fait que les érythrocytes présentent à leur surface des antigènes
ou agglutinogènes qui réagissent avec des anticorps ou agglutinines présents dans le
plasma. La réaction qui se produit est une réaction antigène - anticorps, l’agglutination.
L’étude de ce principe a donné naissance au système ABO. Dans la population, la
composition des érythrocytes et des sérums montre quatre possibilités de
groupement.
Groupes Antigènes Anticor
sanguins sur érythrocytes ps
dans le plasma
A A anti-B
B B anti-A
O Aucun anti- A et
anti-B
AB A et B Aucun

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 47


En plus du système ABO, il existe le système Rh. C’est en fait la présence sur les
érythrocytes d’agglutinogènes D ou antigène D. La plupart des Nord américains sont
Rh positif, c’est-à-dire qu’ils possèdent l’agglutinogène D sur leurs globules rouges.
Cependant, contrairement au système ABO, le sang des individus Rh négatif ne
possède pas spontanément des anticorps ou agglutinines anti-D. Ce n’est qu’après une
transfusion ou un contact avec du sang Rh positif que le système immunitaire du
receveur se sensibilise et produit ces agglutinines anti-D (antiRh). Lors des contacts
subséquents, la réaction d’incompatibilité, l’hémolyse, est immédiate.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 48


Expérimentation, Réaction ag-ac des groupes sanguins (hémagglutination)

1- Sur une lame dessiner deux cercles avec le cayon gras.

2- Identifier les deux cercles anti-A et anti-B.

3- Sur une autre lame dessiner un cercle avec le cayon gras et

4- Identifier ce cercle anti-D .

5- Laver les mains à l’eau chaude et au savon et sécher soigneusement

6- Stériliser la zone de prélèvement avec un tampon et de l’alcool, bien sécher.

7- Insérer une lancette dans le porte lancette.

8- Pousser fermement et en ligne droite la lancette dans le porte lancette.

9- Retirer le bouchon protecteur de la lancette.

10- Mettre un bouchon de protection sur le bout du dispositif.

11- Pour armer le dispositif tirer l’extrémité opposée à la lancette jusqu’au déclic.

12- Placer fermement le dispositif sur le site de prélèvement

13- Pratiquer la piqûre en déclenchant le dispositif.

14- Masser la main et ensuite le doigt afin de faire sortir une goutte de sang à

l’endroit de la piqûre.

15- Déposer une goutte de sang dans chacun des cercles dessinés sur les lames.

16- Déposer une goutte d’anti-A dans le cercle identifié et bien mélanger avec un petit

agitateur.

17- Déposer une goutte d’anti-B dans le cercle identifié et bien mélanger avec un petit

agitateur.

18- Déposer une goutte d’anti-D dans le cercle identifié et bien mélanger avec un petit

agitateur.

19- Faire l’observation des lames et dessiner les résultats obtenus dans l’espace prévu.

20- Comparer les résultats avec la figure mise à votre disposition et déterminer le

groupe sanguin.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 49


Résultats
Faire un dessin du résultat obtenu pour chacun des antisérums dans le tableau
suivant et identifier le groupe sanguin.

Anti-A Anti-B Rh Groupe sanguin


(ABO-Rh)

Inscrire dans le tableau suivant les résultats du groupe et comparer aux fréquences
théoriques.

Groupe sanguin Nombre Pourcentage (%) Fréquence théorique


A
B
AB
O

Rh Nombre Pourcentage (%) Fréquence théorique


Positif
Négatif

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 50


Un peu de pratique
1. Complétez le tableau suivant?

Groupes Antigènes Anticorps Peut recevoir de Peut donner à


sanguins
A A anti-B

B anti-A
B

Aucun anti- A et
O
anti-B
A et B Aucun
AB

2. Voici une petite astuce pour retenir le principe du système ABO. À partir de vos
connaissances, faites des flèches montrant dans quel sens on peut donner du sang ?

3. En tenant compte du groupe et Rh, quel est le donneur universel ?

4. En tenant compte du groupe et Rh, quel est le receveur universel ?

5- Sur une lame de verre on met trois gouttes de sang et qu'on ajoute une goutte
d'anti-A à la première, une goutte d'anti-B à la deuxième et une goutte d'Anti-D à la
troisième. Après mélange, on obtient des agglutinations comme ci-dessous. Dites quel
est le groupe et rh des personnes suivantes ?

a) b) c) d) e) f)

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 51


Réaction immunitaire à médiation cellulaire
À lire : Marieb, Biologie humaine, pages 450 à 453

Les lymphocytes T sont les effecteurs de la réaction immunitaire cellulaire spécifique.


On distingue deux grandes populations de lymphocytes T, les T4, CD4 ou auxiliaires et
les lymphocytes T8, CD8 ou cytotoxiques. Les lymphocytes T auxiliaires sont des aides
dans les réactions immunitaires humorale et cellulaire. Les lymphocytes T cytotoxiques
sont responsables de la réaction immunitaire à médiation cellulaire.

La réaction immunitaire à médiation cellulaire intervient dans les cas où les agents
agresseurs s’insinuent dans les cellules du corps afin de s’y multiplier ou sur des cellules
du corps qui subissent des transformations indésirables par exemple sur des cellules
tumorales. Un antigène libre ne pourra pas activer la réaction immunitaire cellulaire. Les
récepteurs des lymphocytes T réagissent avec les antigènes présents à la surface des
cellules. Ce qui implique que les antigènes devront soit êtres présentés aux lymphocytes
T par la cellule elle-même (tumorales, infectées, greffées,…) ou par une cellule
présentatrice (macrophagocytes) ayant phagocyté un antigène libre.

Le déroulement de la réaction immunitaire cellulaire s’effectue, en quatre phases,


l’induction ou l'activation, l’amplification ou la sélection clonale, la phase effectrice et la
mémorisation.

Induction ou activation
L’induction ou l'activation est semblable à l’activation dans la réaction immunitaire
humorale. Il s’agit premièrement d’une fixation à l’antigène. Cependant, cette fixation
est particulière puisque l’antigène doit être porté par une cellule portant un marqueur
du soi (CMH). C’est en fait une double reconnaissance, du soi et du non-soi que le
lymphocyte T doit faire.

Lorsqu’une cellule est infectée par un virus, par exemple, elle présente avec son CMH,
une portion protéique étrangère appartenant au virus. Le type de lymphocyte alors
impliqué est le lymphocyte T cytotoxique. De la même façon, lorsqu’un macrophage
phagocyte un élément, il expose, couplé à son CMH, une portion protéique de l’élément
phagocyté qui peut être reconnu comme du non soi par le lymphocyte T auxiliaire.

Le CMH joue donc un rôle important dans la réaction immunitaire cellulaire en


fournissant un moyen de signaler aux lymphocytes T cytotoxique ou auxiliaire, que des
microorganismes infectieux (cytotoxique) ou un mauvais fonctionnement rendent la

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 52


cellule dangereuse (auxiliaire). Donc, la fixation du lymphocyte T à un CMH couplé à
une protéine du non-soi (antigène) active la réaction immunitaire à médiation cellulaire.

Illustrez la double reconnaissance de l’antigène - CMH pour chacun des types de


lymphocytes T auxiliaire et cytotoxique.

Amplification ou sélection clonale


Une fois que le lymphocyte T (cytotoxique ou auxiliaire) activé, il procède à
l’amplification ou la sélection clonale. Il grossit et prolifère pour former une
population entière de clones. Cette croissance et cette multiplication a lieu dans les
organes lymphoïdes secondaires (rate, nœuds lymphatiques, amygdales et formations
lympnoïdes). La population est optimale autour de sept jours après l’exposition.

Phase effectrice du lymphocyte T cytotoxique


On entre ensuite dans la phase effectrice où la population de clones du lymphocyte T
cytotoxique activé procède à la destruction des cellules présentant le CMH-antigène.
Cette destruction s’effectuer entre sept et trente jours. Les clones du lymphocyte T
cytotoxique activé patrouillent le sang et la lymphe et parcourent les organes
lymphoïdes à la recherche de cellules portant le CMH-antigène (cellules infectées par
virus, parasites, bactéries ou cellules tumorales). Suite à l’arrimage du lymphocyte T
cytotoxique à la cellule portant le CMH-antigène, le T cytotoxique libère une
substance chimique cytotoxique, la perforine. Cette molécule s’insère dans la
membrane cellulaire de la cellule cible et provoquent la formation de pores assurant la
lyse. Il y a donc destruction de la cellule infecté ou tumorale. C’est le lymphocyte T
cytotoxique lui-même qui est l’effecteur de la réaction cellulaire.
À voir : http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/svt/info/logiciels/animimmuno/medcel.htm

Particularités du lymphocyte T auxiliaire


Les lymphocytes T auxiliaires sont des cellules régulatrices (aides) dans les réactions
immunitaires cellulaire mais aussi humorale, ces cellules ne possèdent pas de phase
effectrice. Une fois activés par la présentation d’un antigène porté par un macrophage
(cellule présentatrice), le lymphocyte T stimule (interleukine et lymphokine) la
prolifération des lymphocytes T cytotoxiques ou des lymphocytes B et ainsi activent
les 2 voies de la réaction de défense spécifique.

Mémoire
Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 53
Lors de l’amplification ou sélection clonale, certains lymphocytes T formés sont
transformés en cellules mémoires de très grande longévité. Ces cellules peuvent en cas
d’attaque subséquente déclencher une réaction secondaire au même antigène, de
manière plus efficace et plus rapide.

Réaction
Réaction avec
avec le
le lymphocyte
lymphocyte T
T cytotoxique
cytotoxique
devient rencontre

Antigènes
virus
CMH du non-soi

Présentation de l’antigène
devient

*
Libération
produit
(substance cytotoxique)
1

2
Destruction Lymphocyte T
provoque
cellulaire cytotoxique

entraîne
Destruction de l’agresseur

Réaction
Réaction avec
avec le
le lymphocyte
lymphocyte T
T auxiliaire
auxiliaire
fait rencontre Lymphocyte T
Antigènes Auxiliaire
du non-soi
antigène

CMH

devient

1
stimule
*

produit
production
stimule
3
2

permet

permet
Destruction de l’agresseur

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 54


Mettre en ordre les étapes de la réaction immunitaire cellulaire avec le lymphocyte T
cytotoxique

1- 2- 3- 4- 5- 6-

a- Le lymphocyte T cytotoxique clone procède à l’arrimage sur une cellule portant


le CMH-antigène

b- Le lymphocyte T cytotoxique se fixe sur une cellule du corps (soi) portant un


antigène (non-soi), c’est-à-dire un CMH couplé à une protéine du non-soi (double
reconnaissance).

c- Le lymphocyte T cytotoxique grossit et prolifère pour former une population


entière de clones dans les organes lymphoïdes secondaires

d- La molécule s’insère dans la membrane cellulaire de la cellule portant le CMH-


antigène et provoquent la formation de pores assurant la lyse, donc destruction
de la cellule infecté ou tumorale.

e- Le lymphocyte T cytotoxique clone libère une substance chimique cytotoxique,


la perforine.

f- Les clones du lymphocyte T cytotoxique patrouillent le sang et la lymphe et


parcourent les organes lymphoïdes à la recherche de cellules portant le CMH-
antigène (cellules infectées par virus, parasites, bactéries ou cellules tumorales)

En lien avec la matière


Delphine est une enfant de trois ans, sans dysfonctionnement d’ordre immunologique,
qui a tout de même attrapé quatre rhumes durant l’année écoulée. Reliez la survenue
de ces rhumes à répétition et l’apparition à chaque fois du gonflement des nœuds
lymphatiques cervicaux chez l’enfant.

Expliquez pourquoi une personne rétablie d'une maladie infectieuse peut soigner d'autres
personnes atteintes de l’infection sans craindre d'être atteinte de nouveau.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 55


Résumé des réactions immunitaires
À lire : Marieb, Biologie humaine, page 454
À voir : http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/svt/info/logiciels/animimmuno/index.htm

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 56


Tableau synthèse
La défense spécifique

Caractéristiques Immunité humorale Immunité cellulaire


Cellules impliquées
(déclencheur réaction)
Lieu de formation
des cellules
Lieu acquisition de
l’immunocompétence

Effecteurs de la
réaction
Cible

Principales étapes

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 57


Concept clé à retenir
• L’immunité spécifique désigne l’ensemble des réactions immunitaires spécifiques
destinées à éliminer un agent agresseur (antigènes) particulier
• Les réactions immunitaires spécifiques reposent sur la production d’anticorps par
les plasmocytes issus des lymphocytes B et sur les réactions de cytotoxicité des
lymphocytes T (effecteurs).
• Les antigènes sont des molécules ou substance étrangères qui stimulent le système
immunitaire.
• Les cellules immunitaires comprennent les lymphocytes B et les lymphocytes T.
• Les lymphocytes T sont responsables de l’immunité à médiation cellulaire.
• Les lymphocytes T se subdivisent en 2 sous groupes, auxiliaires et cytotoxiques.
• Les lymphocytes B sont responsables de l’immunité à médiation humorale.
• Le déroulement des réactions immunitaires spécifiques s’effectue en quatre phases,
l’induction, l’amplification, la phase effectrice et la mémorisation.
• Les réactions immunitaires à médiation humorales sont faites par les lymphocytes B
qui produisent les plasmocytes qui à leur tour produisent les anticorps.
• Les anticorps se couplent spécifiquement aux antigènes et provoquent soit l’action
du complément qui détruit l’agresseur, soit la neutralisation, l’agglutination ou la
précipitation qui par phagocytose élimine l’agresseur.
• Les réactions immunitaires à médiation cellulaire par les lymphocytes T
cytotoxiques détruisent les cellules infectées ou endommagées grâce à la perforine.
• Les lymphocytes T pour être activés, doivent en plus de reconnaître l’antigène du
non soi être mis en contact avec le CMH, c’est-à-dire rencontrer des cellules de
notre corps (CMH) qui sont infectées ou endommagées.
• Les lymphocytes T auxiliaires sont des aides, une fois activés, ils activent les autres
cellules immunitaires (lymphocytes T cytotoxiques et les lymphocytes B).
• Les réactions immunitaires spécifiques sont caractérisées par la production de
cellules mémoires qui produiront une réponse secondaire plus efficace (plus
d’effecteurs), plus rapide (3 jours au lieu de 7 à 10) et plus longue (grâce au nombre
d’effecteur) lors de contacts ultérieurs avec le même antigène.

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 58


Évaluations formatives

1 Comparer le système de défense spécifique et le non spécifique ?

2. Nommez le groupe cellulaire responsable des réactions immunitaires spécifiques ?

3. Quelle est la différence entre l'immunité humorale de l'immunité cellulaire,


mentionner les cellules responsables et leurs principales cibles ?

4. Quelles sont les caractéristiques qui différencient les lymphocytes des autres
globules blancs (leucocytes) (2) ?

5. Les lymphocytes peuvent-ils faire de la phagocytose ?

6. Qu'est-ce qu'un antigène ?

7. Qu’est-ce que le complexe majeur d’histocompatibilité ?

8. Qu’est-ce est la différence entre le soi et le non-soi et donnez des exemples de non
soi et leurs caractéristiques ?

9. À l’aide d’un schéma et d’un cours texte, décrivez la réaction immunitaire humorale,
lors d’une réaction primaire ?

10. Décrivez la réaction immunitaire humorale, lors d’une réaction secondaire ?

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 59


11. Quelle est la distinction entre la réaction immunitaire humorale primaire et
secondaire ?

12. Qu’est-ce qu’une immunoglobuline ou un anticorps ?

13. a) Quels sont les différents mécanismes d'action des anticorps afin d’éliminer ou
d’inactiver un antigène ?
b) Comment fonctionne chacun de ces mécanismes d'action ?

14. Distinguer la manière dont la reconnaissance de l'antigène est faite par un


lymphocyte T cytotoxiques et auxiliaires ?

15. À l’aide d’un schéma et d’un cours texte, expliquer comment les lymphocytes T
cytotoxiques assure une défense dans la réaction immunitaire spécifique ?

16. Quel est le rôle des lymphocytes T auxiliaires dans les réactions immunitaires ?

17. Nommez et définissez les 4 étapes du déroulement des réactions immunitaires


cellulaire et humorale ?

Prévention des infections Module 1 Système immunitaire 60