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CHAPITRE 2 : DEROULEMENT DU STAGE


Thème 1. L’Impact de la responsabilité sociale d’une entreprise multinationale dans le pays
d’accueil et son environnement

Date : Kinshasa, 17/09/2020

Animateur : J.R. KUMA BWENY

1.1. Origine de la responsabilité sociale

Le concept de la Responsabilité Sociale remonte des années 1930 dans le contexte du rôle
d’un manager (dirigeant d’entreprise).
L’intention était que la responsabilité sociale créée ou promouvoir en haut standard de vie
des populations ou de communautés des encirons ou fonctionne l’entreprise et non seulement préserver
la recherche du gain ou la maximisation du profit mais, aussi préserver un environnement sain ou
réduire la pollution qui non seulement pouvait affecter sur le plan interne ou local mais également sur le
plan mondial (avec réchauffement climatique).
La responsabilité sociale des entreprises s’enracine plus dans la conjonction de divers
mouvements : à partir des années 1970, la guerre du Vietman, la politique d’Apartheid en Afrique du
Sud, les accidents environnementaux (catastrophe de Seveso à Milan en 1976, explosion de l’usine
chimique de Bhopal de l’Inde en 1984 versa 40 tonnes d’iscyanate de méthyte (CH3-N=C=0) dans
l’atmosphère de la ville qui a causé 3.828 morts, le chiffre qui sera revu à la hausse à 7.575 en 1995,
marée noire de l’Exxon Valdez en Mars 1989 à Alaska, 1989 (Exxon Mobil), et les problématiques
écologiques (réchauffement de la planète, destruction de la couche d’Ozone, déforestation, etc), mais
aussi, le désinvestissement des pouvoirs publics et la globalisation des échanges font naître une
réflexion approfondie sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises qui a connu une
accélération dans les années 1990.
1.2. Pourquoi la Responsabilité Sociale

A l’époque, les multinationales pratiquaient la corruption pour affronter la compétition,


l’intégration culturelle, la pénétration du marché international ou encore tisser des relations privilégiées
avec les dirigeants locaux sans préoccuper des conditions de vie des populations du pays hot. Dans la
plupart de cas, ce sont les communautés locales des pays envoi de développement.

1.3. Qu’est-ce qu’une responsabilité sociale ?

La responsabilité sociale est toute production de biens ou services à caractère altruiste ou


humanitaire requis par la loi. Cette définition tient compte des normes culturelles et de la
règlementation environnementale avec le concours des actionnaires et autres acteurs de la société civile
ou du gouvernement.

1.4. Concept proprement dit de la Responsabilité Sociale


Le concept de la Responsabilité Sociale a fait son entrée dans le débat international vers fin
1990 grâce à l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE), de
l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et les Nations Unies.
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Elle avait pour mission de renforcer l’économie des pays membres, d’en améliorer
l’efficacité, de promouvoir l’économie de marché, de développer le libre échange et de contribuer au
développement économique des pays industrialisés et en développement.
1.5. Entreprise Multinationale (MNCs)
C’est une entreprise qui possède des installations et d’autres actifs dans au moins un pays
autre que son pays d’origine. Une entreprise Multinationale a généralement des bureaux ou des usines
dans différents pays et un siège social centralisé ou elle coordonne la gestion globale. Une des
caractéristiques d’une entreprise MNC est son budget toujours supérieur à celui de nombreux petits
pays. Les MNCs peuvent avoir un effet économique positif dans le pays hot.
1.6. La bonne gouvernance de la Responsabilité Sociale
Les entreprises MNCs sont appelées à contribuer à la bonne gouvernance mondiale,
renforcer leur statut de bonne gouvernance et adopter les principes de gestion du système des Nations-
Unies pour établir leur crédibilité. Pour éviter les conflits commerciaux, les MNCs sont obligés de
respecter le pacte mondial des Nations-Unies (1999) et de s’engager à respecter les principes de base
issues des traités internationaux (11/10/1999, Travail d’uniformisation du droit commercial
international, CNUDCED).
1.7. L’impact de la Responsabilité Sociale
Le non-respect de l’application ou pratique de la Responsabilité Sociale peut avoir une
influence négative sur contamination des sols, la contamination de l’eau, les maladies inconnues, la
mortalité précoce, les malformations non justifiées, la contamination environnementale et le faible
revenu/faible pouvoir des communautés hôtes.
Comme conséquences, les variances matérielles et sexuelles telles que l’âge, la parité et
l’espacement de naissance avec risque de taux de mortalité élevé dans les zones rurales, en particulier
dans les périphériques des installations des MNCs dans les pays d’accueil.
1.8. Critique
1.8.1. Critique positive
Ce que nous avions compris au cours de ce thème, sachant que la mondialisation implique
l’ouverture de perspectives locales et nationalistes à vision plus large d’un monde interconnecté et
interdépendant avec libre transfert de capitaux, des biens et de services à travers les frontières
nationales, la Responsabilité Sociale d’une multinationale ou d’une entreprise locale doit être une
priorité de l’autorité régulatrice du pays d’accueil.
1.8.2. Critique négative
Vu l’importance de ce thème, beaucoup des notions n’étaient pas enseignés, faute du temps
qui lui a été offert, nous demanderons à la coordination de stage de revoir le temps pour chaque thème
aux années futures pour une meilleure compréhension aux participants.
Thème 2 : La contrefaçon et la piraterie des marchandises importées en République
Démocratique du Congo

Date : Kinshasa, 18/09/2020


Animateur : LYAMBA BONGANGA

Pourquoi un thème sur la contrefaçon et le Piratage ?

1. Pour la protection de la propriété intellectuelle : la contrefaçon et le piratage portent atteinte aux


droits de propriété intellectuel prohibé par la loi ;
2. Pour la réalisation des objectifs de la douane : la douane est chargée de l’application des
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mesures relatives aux prohibitions et aux restrictions à l’importation et à l’exportation ;
3. Parce que la contrefaçon et le piratage sont des infractions douanières, c’est-à-dire ils constituent
des violations de la législation douanière et sont passibles de peine prévues par le code de
douane ou par les dispositions légales ou réglementaires édictées pour son application ;
4. A cause des enjeux économiques et internationaux : la contrefaçon et la piraterie se sont
développé dans le monde ces dernières années. Les statistiques affirment que la contrefaçon
concerne 5% du commerce mondial et les produits piratés pèsent 300 milliards d’euros par an
dans le monde
1. BASE LEGALE
1. Ordonnance-loi n° 10/002 du 20 août 2010 portant code des douanes
Article 75 :
« La douane est chargée de l’application des mesures relatives aux prohibitions et aux
restrictions à l’importation et à l’exportation.» Il s’agit particulièrement des prohibitions
relatives à la protection de la propriété intellectuelle ;
Article 78 point 1:
« Le détenteur d’un droit de propriété intellectuelle qui a des motifs valables de soupçonner que
l’importation ou l’exportation des marchandises de marque contrefaite ou des marchandises
pirates portant atteinte à son droit est envisagée ou en cours, peut présenter à la douane une
demande écrite visant à faire suspendre le dédouanement des marchandises . Cette demande peut
également être faite en ce qui concerne les atteintes autres que la contrefaçon et le piratage. »

2. Décret n°09/43 du 03 décembre 2009 portant création de la DGDA.

La DGDA est un service public doté de l’autonomie administrative et financière, placé sous
l’autorité directe du Ministre ayant les finances dans ses attributions et ayant pour missions :
a) La mission fiscale : elle consiste à percevoir les droits et taxes à l’importation et à l’exportation
pour le compte du Trésor Public. Puisque l’impôt est portable, deux exigences se présentent à
cet effet :
• Créer des bureaux de douane sur tous les points de franchissement de la frontière susceptibles
d’être empruntés par les marchandises et les moyens de transport ;
• Prévoir des dispositions légales qui obligent les détenteurs des marchandises en trafic
international de les diriger vers les bureaux de douane pour les déclarer et les soumettre aux lois
et règlements douaniers (cfr le code et le tarif).
Exemple, interdire d’importer le sucre pour favoriser l'industrie locale, exempter la majorité des
marchandises des droits et taxes à l’exportation, lutter contre la contrefaçon, le piratage, les
importations à prix de dumping,...
c) La lutte contre la fraude : la fraude douanière est un obstacle au développement économique en
ce qu’elle prive l’Etat, c.à.d. la collectivité, des moyens financiers nécessaires. La douane doit
être vigilant face à ces problèmes et lutter contre la fraude sous toutes ses formes (fraude
documentaire, fausse dénomination tarifaire, minoration des valeurs, majoration des valeurs,
contrebande). Il est à noter qu’n rapport avec ces infractions, les peines applicables, selon le cas,
sont : l’amende, la confiscation spéciale ou la servitude pénale.
d) La mission statistique : grâce à sa mission de contrôle des marchandises en trafic international, la
douane collecte des informations qui permettent d’élaborer des statistiques des échanges
commerciaux.
3. La loi n° 82/001 du 07 janvier 1982 régissant la propriété intellectuelle ;
4. L’ordonnance-loi n° 82/033 du 05 avril 1986 portant protection des droits d’auteurs et des droits
voisins ;
5. Les conventions internationales dont la RDC est signataire, notamment :
> La convention de Berne de 1886 sur la protection de propriété industrielle, dont la RDC est
signataire depuis le 2/10/1963.
> La convention de Paris de 1883 sur la protection de la propriété industrielle, dont la RDC est
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signataire depuis le 31 janvier 1975.
> La convention de Genève de 1971 sur la protection des producteurs de phonogrammes, dont la
RDC est signataire depuis le 29/11/1977 ;
> Le traité de Singapour sur le droit des marques (2006).
2. Notions de contrefaçon et piraterie
2.1.Contrefaçon
La contrefaçon est la reproduction ou l’imitation d’un objet, d’un document, d’une œuvre
ou d’une marchandise, soit en indiquant ou en laissant présumer que la chose est authentique, soit en
violation d’un droit de propriété intellectuelle ou du droit d’auteur.
C’est la fabrication, l’importation, la vente ou l’offre en vente, la location ou l’offre en
location, l’exposition, la livraison, l'usage ou la détention à l’une de ces fins, dans un but industriel ou
commercial, d’un produit ayant un aspect identique à un produit dont la marque est déposée c.à.d.
protégée. Exemples : NOKIA/NAKAI ; ACER/ACET ; VLISCO/VISCO.
Ainsi, sont réputées « marchandises de contrefaçon » :
• Toute marchandise, y compris son emballage, portant sans autorisation, une marque de produit ou
de service qui est identique à la marque de produits ou de services valablement enregistrée pour
le même type de marchandise, ou qui ne peut être distinguée dans ses aspects essentiels de cette
marque de produits ou de services, et qui, de ce fait porte atteinte aux droits du titulaire de la
marque. Exemple : NOKIA/NOKAI ; VLISCO/VISCO ; deux chemises identiques qui après un
lavage, l’une se délave alors que l’autre non.
2.1. Critiques
2.1.1. Critique positive
Il a été très important pour nous de connaître la contrefaçon et la piraterie des marchandises
importées et exportées. L’animateur a été très gentil avec nous et il avait bien dispensé son thème.
2.1.2. Critique négative
Ce thème mérite d’être enseigné même pendant 2 séances, malheureusement le temps qui
lui a été offert était insuffisant pour nous faire comprendre tous ce qui est en rapport avec la
contrefaçon.

Thème 3 : Conséquences du non-respect des principes du marché public


Date: Kinshasa 19/09/2020
Animateur : KABEYA MUANA KASONGO
2.2. Introduction
Le marché public est un contrat écrit passé par les collectivités publiques, dans les
conditions prévues par le code des marchés publics, pour la réalisation de travaux, de fournitures et de
service. On entend par collectivités publiques :
l'Etat (les ministères et tous les services qui en dépendent) et les établissements publics n'ayant
pas le caractère industriel et commercial ;
- les collectivités locales (départements et communes) et leurs établissements publics
(communautés urbaines, offices publics...).

2.3. Faiblesse du système ancien de marché public en RDC


Ordonnance-loi n° 69-054 du 05 décembre 1969 relative aux marchés publics.
1) L’inadaptation des procédures et de la réglementation nationale disséminées dans divers textes
légaux et circulaires, dépassées ou peu claires, avec des contradictions sujettes à mauvaise
interprétation ;
2) l’absence de documents et documentation standard de qualité ;
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3) la fragilité des arrangements institutionnels pour assurer la crédibilité de la gestion des marchés
publics - attribution et gestion ne correspondant pas aux standards reconnus par l’Organisation
de coopération et de développement économique, « OCDE » en sigle ;
4) l’absence d’un organe de régulation de la passation des marchés publics ;
5) l’absence, dans la plupart des structures, de transparence au niveau de la programmation, de la
publication des appels d’offres, des attributions de marchés, de la gestion des contrats, et des
rapports d’achèvement des marchés des travaux ;
6) l’absence de mécanismes de recours et de contrôle ; et
7) un environnement peu propice au développement d’un secteur privé compétitif.

2.4. Principales innovations de la Loi n° 10/010 du 27 avril 2010


1. Du point de vue de procédures
1) la position des principes généraux qui fondent la passation des marchés publics ou la
2) l’utilisation des termes internationalement reconnus en matière de commande publique, comme
appel d’offres au lieu d’adjudication etc. ;
3) l’extension du champ d’application matérielle (prestations intellectuelles), (convention des
délégations de service public, avant la promulgation de la loi n°18/016 du 009 juillet 2018
relative au partenariat public-privé).
2. Du point de vue organique
1) l’extension du champ d’application organique (ex certaines personnes morales de droit privé)
2) la création de nouveaux organes intervenant dans la commande publique sur base du principe de
la séparation des fonctions de gestion, de contrôle et de régulation des marchés ;
3) l’application de la déconcentration et de la décentralisation dans la création et la gestion des
organes.
2.5. Processus de passation et d’exécution des marchés publics
2.5.1. Passation et attribution des marchés publics (planification, préparation, consultation, évaluation
des offres, négociation et mise au point, attribution, signature, contrôle à priori et mise en
vigueur)
2.5.2. Exécution des marchés publics
2.5.3. Obligations communes aux types des marchés
a) Obligations techniques
b) Obligations financières
2.5.4. Obligations particulières aux types des marchés (travaux, fournitures, services courants et
prestations intellectuelles)
2.5.5. Terminaison des marchés publics

a) Préparation
Liminaire : Rappel du fait que les marchés publics sont un outil de gestion des projets et des
programmes publics
Une étape du cycle de projet
1) la définition préalable des besoins de l’acheteur public - Problématique
2) l’intégration de ces besoins dans le cadre d’une programmation budgétaire rationalisée, qui
suppose entre autres la disponibilité des crédits y afférents,
3) une planification rigoureuse des opérations : Toutes ces opérations permettent de conjurer
l’improvisation et la culture d’opportunisme qui guette très souvent les gestionnaires.
2.6. Différentes méthodes de passation des marchés
Les différentes méthodes de passation des marchés de la loi N° 10/010 du 27 AVRIL 2010
sont les suivantes:
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1. Appel d’offres :
■ Ouvert ou restreint
■ International ou national
■ Post-qualification ou Pré-qualification
■ Avec concours
■ En deux étapes
2) l’utilisation des termes internationalement reconnus en matière de commande publique, comme
appel d’offres au lieu d’adjudication etc. ;
3) l’extension du champ d’application matérielle (prestations intellectuelles), (convention des
délégations de service public, avant la promulgation de la loi n°18/016 du 009 juillet 2018
relative au partenariat public-privé).
2. Du point de vue organique
1) l’extension du champ d’application organique (ex certaines personnes morales de droit privé)
2) la création de nouveaux organes intervenant dans la commande publique sur base du principe de
la séparation des fonctions de gestion, de contrôle et de régulation des marchés ;
3) l’application de la déconcentration et de la décentralisation dans la création et la gestion des
organes.
2.5. Processus de passation et d’exécution des marchés publics
2.5.1. Passation et attribution des marchés publics (planification, préparation, consultation, évaluation
des offres, négociation et mise au point, attribution, signature, contrôle à priori et mise en
vigueur)
2.5.2. Exécution des marchés publics
2.5.3. Obligations communes aux types des marchés
a) Obligations techniques
b) Obligations financières
2.5.4. Obligations particulières aux types des marchés (travaux, fournitures, services courants et
prestations intellectuelles)
2.5.5. Terminaison des marchés publics

a) Préparation
Liminaire : Rappel du fait que les marchés publics sont un outil de gestion des projets et des
programmes publics
Une étape du cycle de projet
1) la définition préalable des besoins de l’acheteur public - Problématique
2) l’intégration de ces besoins dans le cadre d’une programmation budgétaire rationalisée, qui
suppose entre autres la disponibilité des crédits y afférents,
3) une planification rigoureuse des opérations : Toutes ces opérations permettent de conjurer
l’improvisation et la culture d’opportunisme qui guette très souvent les gestionnaires.
2.6. Différentes méthodes de passation des marchés
Les différentes méthodes de passation des marchés de la loi N° 10/010 du 27 AVRIL 2010
sont les suivantes:
1. Appel d’offres :
■ Ouvert ou restreint
■ International ou national
■ Post-qualification ou Pré-qualification
■ Avec concours
■ En deux étapes
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2. Comparaison des factures ou des devis


3. Le gré à gré ou entente directe

Appel d’offres :
«La procédure par laquelle l’autorité contractante choisit, sans négociation avec les
candidats, l’offre économiquement la plus avantageuse, évaluée sur la base de critères objectifs
préalablement portés à la connaissance des candidats et exprimés en termes monétaires255
Les éléments de la définition :
■ l’exigence de la consultation des candidats y compris par la publicité ;
■ la préalable détermination des critères de choix fondés sur le prix de l’offre, les qualités du
candidat et la nature des offres.

Critères de choix de l’offre économiquement la plus avantageuse : Au titre de la


qualification des candidats :

■ la situation juridique ;
■ la capacité professionnelle, technique et financière ;
■ les références

Thème 4 : Régulation du secteur de télécommunication en RDC


Date : Kinshasa 21 /09/2020
Animateur : CT. BOKADI

INTRODUCTION
L’industrie des télécommunications connaît, depuis quelques années, une profonde
mutation. Celle-ci est la conséquence de l'évolution constatée dans différents domaines: techniques,
politiques et économiques. Cette mutation tend à transformer le secteur de télécommunications, jadis
administré et cloisonné au niveau national, en un secteur de plus en plus immergeant.
La République Démocratique du Congo ne pouvait plus longtemps encore se tenir à l'écart
de la marche du monde vers cette révolution, celle de l'information sous peine de pénaliser sa
population par des communications insuffisantes en quantité et en qualité et limitées pour sa
participation au marché mondial.
C'est pourquoi, depuis quelques années, certains pays dont la République Démocratique du
Congo ont promulgué des lois sur les télécommunications qui ont restructuré le secteur. Ces
restructurations ont porté sur la dissociation des services des télécommunications, la séparation des
actions de régulation de celles d'exploitation confiées à des organismes distincts, la création d'instances
indépendantes de réglementation, la privatisation de l'exploitant public par association des capitaux
publics et privés nationaux et même internationaux et sur l'ouverture à la concurrence du marché des
services à valeur ajoutée voire des services de base.
4.1. TERMINOLOGIE
1.1 Définitions des concepts utilisés dans le module

a) Le marché : Un marché comprend 5 acteurs principaux : les clients, les producteurs, les
distributeurs, les influenceurs et les régulateurs (législateur, organismes publics). Le marché
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■ La concurrence est la situation dans laquelle se trouve une personne ou une entreprise par
rapport à une ou plusieurs autres ...
■ La concurrence est un concept économique. Elle se définit par l'existence d'une rivalité entre des
entreprises.
c) La régulation
Plusieurs définitions gravitent autour de la notion de régulation, chacune selon le domaine
touché par celle-ci. Selon la sociologie politique le terme de régulation prend un sens plus général. 11
regroupe l'ensemble des règles et des institutions qui permettent la vie en société en garantissant un
certain ordre public, un certain niveau de paix sociale.
En droit public français, elle s'exprimerait par la notion classique de police administrative.
La régulation constitue alors l'ensemble des opérations consistant à recevoir des règles, à en superviser
l'application, ainsi qu'à donner des instructions aux intervenants et régler les conflits entre eux lorsque
le système de règles est perçu par eux comme incomplet ou imprécis.
d) La télécommunication
Le concept télécommunications est définit comme ''la transmission, l'émission ou la
réception de signes, de signaux, d'écrits, d'images ou de sons ou de renseignements de toute nature par
câble, radio, systèmes optiques ou autres systèmes électromagnétiques, que ceux-ci aient ou non fait
l'objet de réarrangement, calcul ou autres processus de toute sorte, au cours de leur transmission,
émission ou réception.
En terme claire, les télécommunications ou mieux avec la nouvelle appellation les
télécommunications « est un ensemble des procédés permettant de transmettre des informations à
distance, tels que le téléphone, la radio, la télévision et maintenant les réseaux informatiques ».

Abonnement à la téléphonie mobile : Abonnements : s’applique à tous les abonnements mobiles


cellulaires qui offrent de communications vocales(UIT).
Abonnement Internet mobile : nombre total d’abonnements mobiles actifs ayant accès au service
internet au moins une fois dans les 90 jours.
Abonnement Mobile money : nombre total d’abonnements actifs aux services permettant d’effectuer des
transactions financières depuis un téléphone mobile au moins une fois dans les 90 jours.
ARPU (Average Revenue Per User) : c’est le revenu mensuel moyen qu’un abonnement génère à son
opérateur sur une période d’un mois.
ARPM (Average revenue per minute ou revenu moyen par minute): c’est le revenu mensuel moyen
généré par une minute de communication sur une période d’un mois.
4.2.Analyse des faiblesses de la mise en œuvre de la régulation des télécommunications en RDCONGO
Nul n'ignore le rôle capital que jouent les télécommunications et les Technologies de
l'Information et de la Communication dans le processus de développement socio-économique de tous
les pays. La croissance des services dans les économies nationales a mis en lumière le secteur des
télécommunications.
A travers l'exemple de l'Autorité de régulation, il apparait plus clair que la question
de télécommunications en RDC est inséparable de celle d'une démocratisation à part entière des
régimes politiques. Puisque, ce n'est que dans une démocratie véritable que l'on peut parler aussi
d'une vraie régulation.
4.2.1, L'amélioration de la qualité de services
Pour le seul but de satisfaire les utilisateurs des services des télécommunications, il
importe de procéder à la réduction de la Fracture numérique et la mise en place d'un cadre
juridique pour lutter contre la cybercriminalité. La réduction de la fracture numérique et l'accès
au service universel sont un moyen qui pourra améliorer les services offerts aux usagers.
A. La réduction de la fracture numérique
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La fracture numérique est la disparité d'accès aux technologies informatiques,
notamment internet. Cette disparité est fortement marquée d'une part entre les pays riches et les
pays pauvres, d'autre part entre les zones urbaines denses et les zones rurales.
B. L'accès au service universel de télécommunications
Le service universel de télécommunications est défini comme la mise à la
disposition de tous d'un service minimum consistant en un service téléphonique d'une qualité
spécifiée à un prix abordable, ainsi que l'acheminement des appels d'urgence, la fourniture du
service de renseignement et d'un annuaire d'abonnés, sous forme imprimée ou électronique et la
desserte du territoire national en cabines téléphoniques installées sur le domaine public et ce,
dans le respect des principes d'égalité, de continuité, d'universalité et d'adaptabilité.
4.3. l’historique de la régulation des télécommunications en R.D.C
L’histoire juridique des télécommunications de la RD Congo commence par
l’ordonnance-législatif n°254/Télec. du 23 août 1940.
1963 : Par ordonnance-loi n°68-475 du 13 décembre, il est créé un établissement public exerçant
le monopole de l’Etat sur le secteur des postes et télécommunications dénommé Office
Congolais des Postes et Télécommunications (OCPT).
1978 : Cette ordonnance - loi sera suivie en 1978 par l’ordonnance n° 78/222 du 05 mai 1978
portant Statuts de l’OCPT et qui met en exergue le caractère d’entreprise publique que revêt ce
dernier.
1989 : Le gouvernement par le Ministre des PTT décide d’agréer les opérateurs privés dans
l’exploitation de services publics des télécommunications, spécialement dans la branche
«Téléphonie mobile » par l’octroi de la licence d’exploitation. La première bénéficiaire est la
Société TELECEL.
1998 : Introduction avec l’arrivée de la norme GSM, des licences de concession pour la
téléphonie mobile. Avec ces licences, les opérateurs privés agrées n’étaient plus obligés de
conclure de contrat de concession avec l’OCPT. En ce temps, sont octroyées les licences sur le
GSM 900 aux sociétés AFRITEL et CWN.
2000 : des licences de concession sur la norme GSM 900 et 1800 ont octroyées aux sociétés tels
CELTEL CONGO, SAIT-TELECOM (OASIS) et CCT.

Pendant ce temps, une première licence de concession pour le réseau téléphonique fixe est
octroyée dans le cadre d’un partenariat public - privé à la société Congo Koréa Télécom (CKT).
2002 : Cette période a été caractérisée par l’abrogation de l’Ordonnance-législative
n°253/téléc. du 23 août 1940 qui consacrait le monopole de réglementation, d’exploitation et de
régulation à l’Etat d’une part et les réformes du cadre législatif intervenues depuis le 16 octobre
2002, d’autres parts et ce, avec la promulgation de :
S La Loi n°012/2002 du 16 octobre 2002 sur la Poste en RDC ;
V La Loi-cadre n°013/2002 du 16 octobre 2002 sur les télécommunications en RDC ;
•S La Loi n°014/2002 du 16 octobre 2002 portant création de l’ARPTC.

2003 : Décret n° 03/027 du 16 septembre 2003, en son article LA.21°, la gestion du


développement des NTIC est confiée au Ministère des PTT.

4.3.1. l’Autorité de Régulation :

L'Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo «


ARPTC » est un Service Public doté de la personnalité juridique qui dépend du Président de la
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République. Elle a pour attributions de :

■ veiller au respect des lois, des règlements et des Conventions en matières


télécommunications;
■ instruire les dossiers de demande de concession, délivrer les autorisations, recevoir les
déclarations, établir les cahiers des charges correspondant aux autorisations et veiller à
ce que les obligations contractées par leurs titulaires soient respectées ;
■ procéder aux homologations requises par la présente loi ;
■ définir les principes d’interconnexion, et de tarification des services publics de
télécommunications ;
■ gérer et contrôler le spectre des fréquences ;
■ élaborer et gérer le plan national de numérotation ;
■ analyser et étudier de façon prospective l'évolution, aux plans national et international,
de l'environnement social, économique, technique et juridique des activités du secteur;
■ contribuer à définir et à adapter, conformément aux orientations de la politique
gouvernementale, le cadre juridique général dans lequel s'exercent les activités relevant
du secteur des télécommunications.

L’ARPTC est dirigé par un Collège nommé par Ordonnance Présidentielle, composé
de 7 membres dont :
■ Deux désignés par le Chef de l’Etat (Le Président et son Vice) ;
■ Trois désignés par le Ministre ayant la Poste et les Télécommunications dans ses
attributions (Les Conseillers) ;
■ Un désigné par l’Assemblée Nationale (Conseiller) et
■ Un désigné par le Sénat (Conseiller).
L’ARPTC est administrativement composée des directions telles que :
• Direction Juridique (DRAJ) ;
• Direction Economie et Prospectives (DEP) ;
• Direction Technique (DTT);
• Direction de Régulation du Marché des Télécommunications (DRMT) ;
• Direction de Régulation de la Poste (DRP);
• Direction des Services Informatiques (DSI) ;
• Direction (Cellule) des Etudes ;
• Direction des Ressources Humaines (DRH) ;
• Direction Financières (DFI);
• Direction des Relations Internationales (DRI) ;
• Inspection Générale des Services (IGS);
• Direction des Agences de Régulation (DAR) ; et
• Les Agences en Provinces.
Observation : La régulation est Technique, Juridique et Economique

IL Présentation du marché de la téléphonie mobile


II.l. caractéristiques générales du marché de la téléphonie mobile
Au deuxième Trimestre 2020 (T2-20), le marché de la Téléphonie Mobile en RD
Congo est resté animé par les Quatre traditionnels opérateurs mobiles à savoir. Airtel Congo,
Vodacom RDC, Orange RDC et Africell RDC.
Cette période est caractérisée par la période de confinement depuis l’apparition de
la pandémie de Covid-19 au mois de Mars en République Démocratique du Congo.
Quelques indicateurs ont été affectés soit positivement, soit négativement ; en
général dans ce récent rapport, il sera remarqué que seuls les indicateurs sur la data mobile ont
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connu des accroissements, tandis que les autres indicateurs sur la voix ont enregistré quelques
baisses.
Au terme du T2-2020, les quatre opérateurs mobiles mis ensemble, ont enregistré
plus de 38,54 Millions d’abonnements, générant ainsi un Revenu total de plus de 348,995 Millions
de Dollars Américains au cours de la période.
Il s’observe ainsi, au cours de cette période une hausse du nombre d’abonnements
de l’ordre de 1,44 % soit, de 37,996 millions à 38,545 millions avec une variation positive du taux
de pénétration de 0,6% soit de 43,0% à 43,6%.
Quant aux Revenus ou chiffre d’affaires réalisés par ces opérateurs, une baisse de
Tordre de 6,28 % a été observée soit, de 372,376 à 348,995 Millions de Dollars Américains,
accompagné d’une baisse de Tordre de 8,02% du Revenu moyen par Abonné (ARPU) soit de
3,305 USD à 3,040 USD/mois.
L’ensemble des opérateurs ont généré au T2-20 un volume de Trafic Voix de
Tordre de 3,094 Milliards de minutes dans les deux sens et un nombre total des SMS2 de 3,420
Milliards. Ainsi, il s’en est dégagé respectivement une baisse de 4,84% pour le trafic voix contre
une hausse de 7,33% pour le nombre des SMS.
Cependant, si pour l’ensemble du trafic la valeur du temps moyen d’utilisation du
téléphone (MoU) a été évaluée à 28,9 minutes/abonné/mois au Tl-19 contre 26,9
minutes/abonné/mois au T2-20, soit une baisse de 6,61%, la valeur des MoU en international a
été en dessous d’une minute soit à 0,33 minutes ; tandis que celle du roaming international a été
encore très faible, soit à 0,010 minutes/abonné/mois au cours de la même période.

En ce qui concerne les services d’Internet Mobile, les souscriptions aux services d’Internet
Mobile ont connues une hausse de l’ordre de 0,07% soit 17,593 Millions contre 17,726 Millions des
souscriptions.
Ce qui implique qu’au terme du T2-20, le marché de l’Internet mobile a enregistré un taux
de pénétration de l’ordre de 20% et un ARPU de 1,60 USD/mois, soit une hausse de 2,34%.
Quant au trafic Data, une hausse de l’ordre de 36,72% a été observée entre Tl-20 et T2- 20
soit, de 31,068 milliards de Mégabytes à 42,474 milliards de Mégabytes.
Pour ce qui concerne les services Mobiles Money, une baisse de 1,68% a été observée au
T2-20 par rapport au Tl-20 sur le nombre d’utilisateurs actifs, soit de 8,146 Millions à 8,009 Millions,
entrainant ainsi une baisse du taux de pénétration de l’ordre de 0,2%, soit de 9,2% à 9,1%.
Quant aux offres tarifaires pratiquées au cours de la période, les tarifs planchers des
services de détails « On-Net » et « Off-net », tels que régulés par la décision de l’ARPTC, sont restés plus
ou moins stables soit respectivement de 0,061$/minute et de 0,088$/minute. Les tarifs moyens pratiqués
par l’ensemble des opérateurs sont évalués autour de 0,0844 $/min pour les services On-net et 0,101
$/min pour les services Off-net.
Ainsi l’on note qu’entre ces deux tarifs planchers, les opérateurs ont multipliés des offres
forfaitaires largement très variées aussi bien sur les services de la voix que sur les Data.
Particulièrement pendant cette période de Covid-19, les offres sur les services data sont de
plus en plus variées et ont des répercussions parfois négative sur la consommation de mégabyte par les
utilisateurs.
La situation générale de la concurrence sur le marché de la téléphonie mobile, notamment
l’Indice de concentration IHH, indique une forte concentration du marché, plus particulièrement en
termes d’abonnements et des chiffres d’affaires, autours des trois opérateurs (Vodacom, Airtel et Orange)
affichant chacun des parts de marché supérieures à 25%.

Thème 5. Pratique du processus d’octroi des crédits dans une banque


Date : Kinshasa 22 /09/2020
Animateur : DEO MBUYI
12
5.1. Contexte du thème

5.1.1. Notion des crédits bancaires

Crédit, en économie, terme désignant des transactions en nature ou en espèce


effectuées en contrepartie d'une promesse de remboursement dans un délai généralement
convenu par avance.

5.1.2. Classification de crédits

Il est possible de distinguer les crédits en fonction de leur durée, de leur objet, de la
garantie exigée en fonction du prêt accordé, de l'identité du créancier ou du débiteur : il existe
des crédits au jour le jour, à court terme (de trois mois à deux ans), à moyen terme (de deux ans
à sept ans) et à long terme ; les crédits à la consommation sont accordés aux particuliers pour
leur consommation personnelle, les crédits d'investissement, représentés par des obligations
émises par les entreprises, sont utilisés par les entreprises pour financer l'acquisition
d'installations et d'équipements ; un crédit hypothécaire (voir Hypothèque) est composé de prêts
garantis par des terrains ou des bâtiments ; les crédits bancaires sont
accordés par les banques et prennent la forme de prêts, d'opérations d'escompte ou de découvert
de compte ; le crédit international est accordé à certains États par d'autres États, par les
ressortissants de pays étrangers ou les institutions financières internationales telles que la
Banque internationale pour la reconstruction et le développement. (BIRD) ; la dette publique est
composée de crédits accordés à l'État, représentés par les obligations émises par les autorités
publiques.
L'existence du crédit permet également la réalisation d'opérations de commerce
complexes sans maniement d'argent. On utilise à sa place des instruments de crédit qui peuvent
être des effets de commerce, des traites, des billets à ordre, des mandats, des chèques ou des
bons. Ce sont généralement des instruments négociables, c'est-à-dire qu'ils peuvent légalement
être transmis de la même façon que l'argent.
Souscrits auprès d’un établissement de crédit (banque ou établissement financier
spécialisé) après une analyse de la situation financière du client, les crédits aux particuliers sont
regroupés dans deux catégories:

• Les crédits immobiliers permettant de financer des biens immobiliers. Il en existe


plusieurs types, crédit relais, prêt à taux zéro... ;
• les crédits à la consommation regroupent les découverts, les prêts personnels affectés ou
non, les crédits renouvelables...
Toute opération de crédit nécessite la formalisation d’un contrat qui devra indiquer
le montant des intérêts à payer (taux d’intérêt), la durée de remboursement, les conditions du
remboursement anticipé, le coût total du crédit... Régies par le code de la consommation, les
opérations de crédit doivent respecter un certain nombre de dispositions qui assurent la
protection du consommateur (offre préalable, délai de réflexion, délai de rétractation,...). De
plus, pour sécuriser l’opération de crédit, la banque pourra demander à l’emprunteur une ou
plusieurs garanties et la souscription d’une assurance emprunteur. Enfin, en cas d’incident de
remboursement d’un crédit, la banque peut, en l’absence de régularisation, inscrire l’emprunteur
au Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP).

CRITIQUE POSITIVE : L’animateur était très clair à ses explications.

CRITIQUE NEGATIVE : Il ne nous a pas présenté un cas pratique.

Thème 6 : Reformes structurelles et leurs impacts sur développement nationale

Date : Kinshasa, 23/09/2020


13
Animateur : A BOMBITO
6.1. Les grandes réformes économiques structurelles en RDC
John Maynard KEYNES, un des plus grands économistes du 20 eme siècle a compris à juste
titre qu'une politique budgétaire expansionniste couplée avec des allégements fiscaux pouvait produire
de bons résultats en matière de croissance et de création d'emplois.

Selon lui, l'investissement reste le principal déterminant du niveau de la production, de


l'emploi et du revenu. Il s'agit d'une rupture avec la conception classique qui prônait un laisser faire car
les ajustements vers l'équilibre devaient s'opérer de façon automatique grâce à la "main invisible".

Les institutions financières internationales avec en tête le FMI contestent l'approche


keynésienne et fondent leur approche sur la lutte contre l'inflation pour la stabilisation de l'économie
moyennant des politiques budgétaires et monétaires restrictives, une augmentation de la fiscalité et une
hausse des taux d'intérêt. La conséquence logique de ces politiques est connue : récession, chômage,
pauvreté.

Le problème n'est pas aussi simple qu'on peut le penser car il s'agit pour ces institutions
d'appliquer à la lettre le "Consensus de Washington" lequel s'est établi entre trois institutions basées
dans cette ville : le FMI (19eme rue), la Banque Mondiale (18 eme rue) et le Trésor des Etats-Unis
(15emerue). Ce consensus, selon ses auteurs, porte sur les politiques qui peuvent mieux promouvoir le
développement à savoir la réduction du rôle de l'Etat dans l'économie, la déréglementation, la
libéralisation et les privatisations.

Les premières années du nouveau millénaire ont vu se désagréger la confiance dans le


"Consensus de Washington" et émerger un "consensus post-Consensus de Washington 11 car le premier
a prêté trop peu d'attention aux questions de justice sociale et d'emploi, au rythme d'enchaînement des
réformes ou encore au mode opératoire des privatisations. Le consensus actuel estime que le précédent
même quand il s'est concentré sur la croissance du PIB, a négligé d'autres facteurs qui affectent le
niveau de vie et qui garantissent la durabilité économique, sociale, politique ou même
environnementale. Ainsi, le fait que des pays comme l'Argentine, qui était bien cotée par le FMI, n'ont
prospéré que quelques années, avant de faire naufrage, a renforcé l'intérêt pour la durabilité.

6.2. Le Fonds Monétaire International FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) est une institution internationale multilatérale


regroupant 186 pays, dont le rôle est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, de
garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé
d'emploi, à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté». Le FMI est donc chargé d'assurer la
stabilité du système monétaire international et la gestion des crises monétaires et financières.

Les principaux organes du FMI sont : le Conseil des Gouverneurs (autorité suprême), le
Conseil d'Administration (composé de 24 administrateurs et d'un Président qui n'est autre que le
Directeur Général), et le Directeur Général. Deux organes consultatifs complètent ce tableau à savoir le
Comité Monétaire et Financier International ancien Comité Intérimaire et le Comité de Développement.

6.3. Le Groupe de la Banque Mondiale

Le groupe de la Banque mondiale a pour objectif :


■ aider à la reconstruction et au développement des Etats membres ;
■ développer les investissements privés à l'étranger au moyen de garanties ou de participations aux prêts
et autres investissements effectués par les fournisseurs privés de capitaux ;
■ promouvoir l'expansion harmonieuse, sur une longue période, des échanges internationaux et l'équilibre
des balances des paiements, en encourageant les investissements internationaux.
Ses principaux organes sont comme pour le FMI le Conseil des Gouverneurs (autorité suprême), le Conseil
d'Administration (24 administrateurs et un Président), et le Président.

6.4. Critique :

6.4.1. Critique positive


La Reformes structurelles et leurs impacts sur développement nationale est l’une de
thème d’actualité, ce thème nous a apporter un bon vent.
6.4.2. Critique négative
L’animateur avait débuté sa séance en retard par rapport à l’heure prévue dans
l’horaire, nous étions tellement fatigué déjà, c’est pourquoi d’autres matières, nous n’avons pas
biens saisit.

Thème 7 : Problématique de prix de transport en RDC

Date : 24/ 09/2020


Animateur : Madame LONDJI
1. Un Aperçu du Système de Transport de la RDC
Le système de transport congolais est un système multimodal avec comme épine
dorsale le fleuve Congo. Une grande partie de la RDC repose sur une combinaison de routes et
rivières pour transporter personnes et marchandises à travers le pays. Dans certaines parties du
pays, y compris une grande partie de la province de l'Equateur, les routes sont tellement
détériorées, ou dans certains cas, n’ont jamais existé, faisant du transport fluvial le seul moyen
de transport.
Plusieurs lignes de chemin de fer relient Kinshasa avec les provinces du Kasaï et du
Katanga. Toutefois, le service sur ces lignes est souvent imprévisible et lent, rendant le transport
de marchandises périssables douteux et incertain. Une grande partie du système de transport
actuel a été créé durant la période coloniale de la RDC, et a été développé dans le but d’exporter
les matières premières rapidement (principalement le caoutchouc, l'ivoire, les minéraux et le
bois) à partir de l'intérieur du pays.
1.1. Petite historique de la réglementation du prix de transport en RDC
La réglementation du prix de transport en RDC a été une préoccupation du
législateur de l’avant et l’après indépendance. Avait l’indépendance Congolaise, le législateur
colonial avait trouvé la nécessité de réglementer le prix de transport pour protéger le pouvoir
d’achat des consommateurs.

1.1.1. De la libéralisation du prix


Vers les années 80, l’Etat a constaté que le système qu’il appliquait n’était plus
compatible avec la conjoncture de ce temps-là, il décide alors de réformer sa réglementation du
prix.
1.2. Critique
1.2.1. Critique positive

La matière était vaste, ce que nous venons de résumer, c’est ce qui a fait notre
compréhension. L’animateur avait bien enseigné son thème.
1.2.2. Critique négative

Lors de cette séance, il y avait un problème de la sonorisation et les bruits de nos


confrères fiscalistes qui étaient derrière.

Thème 8. L’état de lieu des réformes fiscales en République Démocratique du Congo Date :
Kinshasa, /09/2020
Animateur : PROF. MABIALA UMBA
1. Analyse de la réforme fiscale en RDC
La législation fiscale de notre pays se comporte de quatre textes de base, à savoir les
Ordonnances-lois n°69-006 du 10 février 1969 relative à la contribution réelle, n° 69-007 du 10
février 1969 relative à la contribution exceptionnelle sur les rémunérations du personnel
expatrié, n° 69-009 du 10 février 1969 relative aux contributions cédulaires sur les revenus et
n°69-058 du 5 décembre 1969 relative à la contribution sur le chiffre d’affaires.
Bien que réunis dans le « Code des contributions », ces textes comportent, chacun,
ses propres dispositions de procédures. Celles-ci sont éparses, répétitives et d’usage complexe.
Par ailleurs, certains aspects de ces procédures sont devenus archaïques et ne permettent pas une
gestion moderne de l’impôt. La réforme envisagée à travers la présente loi se caractérise par:
1. l’unification de toutes les procédures dans un texte unique qui constituera ainsi le socle du
premier livre des procédures fiscales de notre pays. 11 en résultera une facilitation poulies
contribuables appelés à remplir leurs obligations fiscales auprès de l’Administration des
Impôts ;
2
2

2. l’institution de l’auto-liquidative qui permettra au contribuable de déterminer librement le


montant des droits dus au Trésor et d’en effectuer les paiements au moment du dépôt de la
déclaration ;
3. le remplacement du rôle et de T avertissement-extrait de rôle par l’avis de mise en
recouvrement (AMR).
4. Le rôle était, d’une part, le document d’établissement des droits par l’administration au
regard des bases d'imposition déclarées par les contribuables et, d’autres part, le document
préalables au recouvrement forcé des impôts.
5. L’avis de mise en recouvrement sera le document d’établissement de l’impôt par
l’administration en cas d’absence de déclaration ou de minoration des droits dus au Trésors
public ;
6. la réduction du délai de rappel de dix à cinq ans ainsi que de la prescription de trente à
quinze ans, pour permettre que l’établissement de l’impôt et la gestion de restes à recouvrer
s’effectuent en fonction des paramètres juridiques et économiques maîtrisables et inciter
ainsi l’Administration des Impôts à exercer ses missions avec diligence ;
7. l’institution de la procédure d’étalement de paiement, en vue de rendre en considération les
difficultés objectives auxquelles des contribuables de bonne foi sont confrontés, et cela sans
préjudice de la valeur des droits dus au trésor,
8. la sanction par amende de l’exercice d’une activité soumise à l’impôt sans l’obtention dans
le délai d’un numéro impôt.

2. Le système fiscal congolais et l’actuelle réforme fiscale


Pour mieux présenter les incohérences du système fiscal congolais, un bref rappel
dudit système s’avère utile et instructif. D’une manière générale, ce système comprend les
filières importantes suivantes : les impôts directs ; les impôts indirects ; les taxes
administratives et assimilées ; les taxes des Entités Décentralisées et assimilées; les taxes
parafiscales.
+ Les impôts directs comprennent :
= les impôts réels, composés de : i) l’impôt sur les véhicules auquel est assimilée la
taxe spéciale de circulation routière (TSCR) ; ii) l’impôt foncier qui frappe les bâtiments au
sens large et les concessions foncières situées dans les circonscriptions urbaines ; iii) l’impôt
sur les concessions minières et d’hydrocarbures.
+ Les impôts cédulaires sur les revenus :
= i) l’impôt sur les revenus locatifs qui frappe les loyers et autres revenus des locations
d’immeubles et concessions ii) l’impôt mobilier, assis sur les dividendes et autres
revenus des capitaux investis ou prêtés ainsi que les redevances et autres revenus de la
propriété industrielle (les brevets notamment), iii) les impôts professionnels, assis sur
les bénéfices des sociétés et des entreprises individuelles, les profits des professions
libérales ainsi que les rémunérations des nationaux et des expatriés

3. Réformes fiscales et douanières initiées par le Ministère des Finances


---------------------------- ( "}-------------------------------------------------------------------

Dans le volet du programme du Gouvernement concernant le Ministère des


Finances, il a été retenu, en matière de politique fiscale, la nécessité d’une part, d’assurer
l’harmonisation, la simplification et la modernisation du système fiscal et d’autre part, la mise
en place de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). L’harmonisation et la simplification visent à
rendre notre système plus cohérent, plus incitatif et donc moins tracassier. En effet, si la
nécessité de réaliser cet objectif s’imposait, c’est qu’il existe des inepties qui justifient les
critiques formulées à l’encontre dudit système, et qu’il convient d’éliminer pour l’améliorer.

La modernisation du système suppose que celui-ci contient des archaïsmes qu’il est
nécessaire de modifier pour le mettre au diapason d'autres systèmes fiscaux à travers le monde.
La mise en place de la TVA, entre autres, répond à cette nécessité.

CRITIQUE POSITIVE

Le professeur MABIALA, l’expert du domaine nous a fait voir des grandes choses
en ce qui concerne la réforme fiscale en RDC, nous étions des bénéficiaires.

CRITIQUE NEGATIVE

Il n’y a pas grand-chose à signaler ici.

Thème 9. Le régime fiscal applicable aux Entreprises des petites tailles (PME)
Date, Kinshasa, /09/2020
Animateur : KAZENGA

Régime fiscal applicable aux PME et aux entreprises des petites tailles en matière
de contribution sur les revenus professionnels et de contribution sur le chiffre d’affaire à
l’intérieur.

9.1. Dispositions générales


Les Petites et Moyennes Entreprises sont, en matière de contribution sur les revenus
professionnels et de contribution sur le chiffre d’affaires à l’intérieur, soumises aux régimes
d’imposition déterminés par le présent Décret-Loi.
Aux termes de l’article 2 Décret-loi, il faut entendre par Petites et Moyennes
Entreprises toute entreprise, quelle que soit sa forme juridique, qui emploie un personnel de
moins de 200 personnes et dont la valeur totale du bilan ne dépasse pas 11.200.000 FC.
Pour la détermination du régime fiscal applicable les Petites et Moyennes
Entreprises sont réparties en quatre catégories ci-après :
F les Petites et Moyennes dont le chiffre d’affaires annuel excède 300.000 FC ;
F les Petites et Moyennes Entreprises dont le chiffre d’affaires annuel se situe entre
300.000 à 150.000 FC;
F les Petites et Moyennes entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est de 150.000 à
75.000 FC ;
4- les Petites et Moyennes Entreprises ayant le chiffre d’affaires annuel de moins de 75.000
FC.
Le Ministre ayant les Finances dans ses attributions est habilité, en cas de nécessité,
à réajuster les chiffres limites des catégories des Petites et Moyennes Entreprises.
9.2. Régime fiscal applicable
1. PME de lèie catégorie Art.4.- Les petites et moyennes entreprises de la première catégorie
sont soumises au régime d’imposition de droit commun prévu par les ordonnances- lois
n°69-009 du 10 février 1969 et n°69- 058 du 05 décembre 1969, telles que modifiées et
complétées à ce jour, relatives respectivement aux contributions cédulaires sur les
revenus, et à la contributions sur le chiffre d’affaires.
2. PME de 2e catégorie : Les Petites et Moyennes Entreprises de la deuxième catégorie sont
imposées suivant des bases réelles annuelles des revenus et du chiffre d’affaires qu’elles
réalisent et selon le barème d’imposition au taux progressif des personnes physiques
prévu par l’article 84 de l’Ordonnance-loi n°69-009 du 10 février 1969 telle que
modifiée et complétée à ce jour.

3. PME de 3e catégorie Les Petites et Moyennes Entreprises de troisième catégorie sont


soumises au régime d’imposition forfaitaire en matière de contribution cédulaire sur les
revenus professionnels et de contribution sur le chiffre d’affaires à l’intérieur.
4. PME de 4e catégorie, Sans préjudice des dispositions légales réglementant le petit
commerce, les Petites et Moyennes Entreprises relevant du régime de la patente
acquittent une contribution forfaitaire sur les revenus professionnels et sur le chiffre
d’affaires à l’intérieur. La contribution forfaitaire visée à l’alinéa précédent est fixée en
fonction de la classification des entreprises individuelles relevant de la patente.

Thème 10 : La maîtrise des taxes connexes et de leur fondement juridique dans les
opérations d’import et export des marchandises
Date : Lundi, 28 /09/2020
Animateur : MITEKO KAPENGA

10.1. Introduction
La République Démocratique du Congo est un pays au centre de l'Afrique qui partage
neuf frontières avec les pays voisins y compris la voie qui l'ouvre à travers le monde entier par
l'Océan Atlantique à Moanda dans la province du Congo Central.
A cet effet, il présente un atout fiscal et parafiscal considérable en ce qui concerne les
recettes, en provenance de l'économie des portes à verser dans le compte du Trésor et services publics
qui lui permettraient l'augmentation du volume du budget de l'Etat et par voie de conséquences, celle
qualitative et quantitative du niveau de vie de sa population.
Dans le même chapitre, et considérant les soucis d'amélioration de la qualité de perception
des droits, taxes, frais et autres redevances dû à l'occasion du dédouanement des marchandises et
permettre à la République Démocratique du Congo de transformer son atout fiscal sus-évoqué en
véritable richesse fiscale en ce qui concerne l'optimisation des recettes des portes, il a été' conféré à la
douane le pouvoir de liquider, percevoir et de recouvrer auprès des assujettis dans le secteur, les recettes
des autres administrations et organismes publics lorsqu'elles sont dues à l'occasion de l'importation et/ou
de l'exportation des marchandises.
C'est pour quoi et pour permettre d'une part aux assujettis dans le secteur de s'acquitter
correctement de leur devoir fiscal sans laisser les litiges vis-à-vis du Trésor Public tel que cela est le cas
actuellement/et d'autre part, à la douane de recouvrer sans les moindres erreurs, les droits dus, nous
avons pris une initiative patriotique de transmettre aux Régies Financières (DGDA, DGRAD, DGI),
Services Publics (FPI, FONER, OCC, OGEFREM), Entreprises Commerciales et de Services
d'Import/Export, Chercheurs et Etudiants, les connaissances relatives à la maîtrise des taxes connexes et
de leur fondement juridique en vue de stimuler le paiement en temps réel des taxes dues pour un résultat
de Zéro litige vis-à-vis du Trésor et Services Publics dans l'avenir.
A la lumière de ce qui précède, ce présent module de formation porte sur huit volets ci-
après :
Volet relatif aux différentes autorisations d'importation requises ;
Volet relatif à l'apparition irrégulière du code 3 sur la déclaration douanière dans l'utilisation du
système SIDONIA WORD;
Volet relatif à l'apparition régulière du code 3 sur la déclaration douanière dans l'utilisation du
système SIDONIA WORD;
Volet relatif au non apparition de la taxe légale sur la déclaration douanière ;
Volet relatif à l'ajustement du taux ou tarif pendant que ce dernier n'est pas encore configuré
dans le système SIDONIA WORD ;
Volet relatif à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour non-paiement des taxes et frais dont elle
découle pendant le dédouanement de la marchandise ;
Volet relatif aux taxes connexes et de leur fondement juridique ;
Volet relatif aux cas pratiques de la formation.
10.2. Volet relatif aux différentes autorisations d'importation requises
il convient de noter que le Législateur Congolais a prévu à ce que chaque Opérateur
Economique importateur des produits alimentaires d'origine animale et végétale ainsi que ceux
pharmaceutiques dans un autre pays, puisse au préalable solliciter et obtenir une autorisation
d'importation auprès des services compétents des Ministères de l'Agriculture, Pèche et Elevage
et de la Santé de la République Démocratique du Congo et ce. avant de passer la commande de
sa marchandise.
10.2.1. Importance Des Autorisations D'Importation
Les autorisations d'importation font partie des mesures phytosanitaires qui consistent à
protéger les populations congolaises contre les maladies et épidémies causées par la
consommation des produits impropres en provenance des pays infectés.
Lorsqu'un opérateur économique sollicite auprès des services congolais compétents
pré-rappelés, une autorisation d'importation des produits alimentaires et de médicaments se
trouvant dans un pays déclaré infecter, ces derniers, ne pourront pas la lui accorder.
; 29 1
------------------------------------------------ I----------------—----- - -----------------------------
J

Néanmoins, ils pourront orienter celui-ci vers un autre pays exportateur de la même
marchandise, en vue d'éviter la rupture des stocks et permettre à notre population de se ravitailler
tout en gardant une bonne santé.
10.2.2. Validité des Autorisations d'importation
Le Législateur Congolais a prévu à ce que chaque Autorisation d'importation puisse
avoir une validité de trois mois. Dépasser ce délai, l'autorisation d'importation qui a été délivrée
en bonne et due forme, devient invalide.
10.2.3. Procédure d'obtention de l'Autorisation d'importation

La procédure d'obtention de l'Autorisation d'importation est la suivante :


L'opérateur économique introduit sa demande écrite auprès du service compétent ; Le
service compétent en fait une étude technique et documentaire ;
- Après l'étude technique et documentaire ayant abouti à un avis favorable, le service
compétent oriente l'opérateur économique vers l'ordonnateur de la DGR.AD afin que ce
dernier lui établisse une note de perception pour paiement au Trésor Public, de la taxe
afférente à l'autorisation d'importation;
- Après paiement de la taxe à la banque commerciale agréée au compte du Trésor Public,
l'opérateur économique ramène la preuve de paiement auprès du service émetteur de
l'autorisation d'importation ;
Au vue de la preuve de paiement délivrée par la banque commerciale agréée, le service
compétent remet à l'opérateur économique l'autorisation d'importation.
10.3. volet relatif à l'apparition régulière du code 3 sur la déclaration douanière dans l’utilisation du
SYSTEME S1DONÏA WORD
En cas de l'apparition régulière du code 3 sur la déclaration douanière et après
vérification des éléments techniques à savoir le NIF, le Code Additionnel et la Position Tarifaire,
le Receveur de Douane se rend compte que ladite apparition est justifiée, ce dernier ne prendra
en charge que les montants des recettes reprises sur le bulletin de liquidation.
L'apparition régulière du code 3 sur la déclaration douanière signifie que la
marchandise est exonérée ou exemptée au paiement de la taxe. A titre illustratif, prenons le cas
de semences agricoles à l'importation. Tout comme l'apparition régulière du code 3 signifie que
la marchandise est soumise au mode de paiement échelonné.
Dans le même chapitre, il est à noter que l'autorisation d'importation de
médicaments, a été configurée dans le système SIDONIA WORD sous le sigle TMS (Taxe du
Ministère de la Santé) et elle se paie au compte du Trésor Public en prenant les deux pourcent
(2%) de la valeur SIF. Lorsque le Receveur de Douane constate l'apparition du code 3 sur la
déclaration douanière pour compte de la taxe TMS, il doit poser les actes ci-après :
- Vérifier si le dossier de dédouanement y relatif est accompagné de l'autorisation
d'importation et des preuves de paiement y afférentes.
Lorsque le dossier de dédouanement est accompagné de l'autorisation d'importation et des
preuves de paiement y afférentes, le Receveur ne prendra en charge que le montant
_________________________________________f 30 1 _____ _____________________________
ir

des recettes reprises sur le bulletin de liquidation.


- Lorsque le dossier de dédouanement n'est pas accompagné de l'autorisation
d'importation des médicaments et des preuves de paiement y afférentes et que
l'opérateur économique n'en avait pas sollicité et obtenu au préalable auprès de services
compétents, le Receveur de Douane a devant lui deux voies qui s'ouvrent : la première
voie, le Receveur suspend le processus de dédouanement et recommande à l'assujetti ou
à son délégué d'aller solliciter les documents requis auprès des services compétents
(Autorisation d'importation et preuve de paiement) ; la deuxième voie. le Receveur
émet' la note de versement ou perception à charge de l'assujetti litigieux concerné et le
recommande conformément aux alinéas 3 et 4 de l'article 10 ainsi qu'à l'annexe 2 de
l'instruction DGDA 001 du 30 janvier 2015 7, de ramener auprès de lui. l'autorisation
d'importation et les preuves de paiements y afférentes avant la liquidation et l'émission
du bon à enlever.
10.4. Critiques
10.4.1. Critique positive
Ce thème nous a permis d'acquérir des nouvelles connaissances concernant le
fonctionnement de la DGDA en ce qui concerne les importations et les exportations aussi le
traitement des données dans le logiciel SYDONIA WORD. Nous avons entamé ce stage avec
SUCCês.

10.4.2. Critique négative


L'intervenant était trop vite avec ses explications, nous avions une difficulté de
tout retenir de son thème.
Thème 11 : Régime fiscal et des recettes non fiscales suivant le code minier révisé du
2018, « Analyse critique et perspective »
Date : Kinshasa, 29 /09/2020
Animateur : iYIAPOTI
REGIME FISCAL APPLICABLE AUX ACTIVITES MINIERES EN RDC

Loi n°82-039 du 05 novembre 1982. Celle-ci a été abrogée et remplacée par la Loi n°007/2002
du 11 juillet 2002 portant Code Minier, en isolant les mines des hydrocarbures.
En 2002, La nouvelle législation mise en place , se voulait plus compétitive, avec des
procédures d’octroi des droits miniers et/ou des carrières objectives, rapides et transparentes,
ainsi qu’un régime fiscal, douanier et de change incitatif pour l’investisseur.
Son application de juillet 2002 au 31 décembre 2016 a été à la base de l’augmentation sensible
du nombre des sociétés minières, des droits miniers et des carrières ainsi que de l’accroissement
de la production minière en RDC. A titre d’exemple, voir le tableau suivant :

On remarque que la tendance générale de la production minière est haussière , elle


est très remarquable pour l’or, le cuivre, le cobalt..., d’où l’importance de ce secteur pour la vie
économique du pays.

11.1.2, Les droits miniers en RDC

Il y en a quatre :
a) Le permis de recherches
Le Permis de recherches porte sur les substances minérales classées en mines pour
lesquelles il a été accordé et sur les substances associées.
* De la durée du Permis de recherches
La durée du Permis de recherches est de cinq ans renouvelable une fois pour la même
durée pour toutes les substances minérales.
b) Le permis d’exploitation
Il autorise son titulaire d’exploiter, à l’intérieur du périmètre qu'il couvre, les
substances minérales pour lesquelles il est spécifiquement établi. Ces substances minérales sont
celles que le titulaire a identifiées et dont il a démontré l’existence d’un gisement
économiquement exploitable.
■ De la durée du Permis d’exploitation
La durée de validité du Permis d’exploitation ne peut excéder vingt-cinq ans.
Il est renouvelable sur demande de son titulaire pour des périodes n’excédant pas
quinze ans chacune.
c) Le permis d’exploitation des rejets
Le Permis d’exploitation des rejets porte sur les substances minérales pour lesquelles
il est spécifiquement établi. Le Permis d'exploitation des rejets peut s'étendre à d’autres
substances minérales conformément aux dispositions de l'article 77 du Code (article 88).
Sans préjudice des dispositions de l’alinéa précédent, le requérant cessionnaire partiel
d’un Permis d’exploitation présente Pacte de cession partielle au Cadastre minier pour
enregistrement auquel est jointe sa demande de Permis d'exploitation des rejets. Du
renouvellement du Permis d’exploitation des rejets

Les dispositions de l’article 80 du Code s’appliquent au dépôt, à l’instruction de la


demande ainsi qu’à l’octroi ou au refus du renouvellement du Permis d’exploitation des rejets.
d) Le permis d’exploitation minière à petite échelle
Sans préjudice des dispositions de l’article 23 litera a du Code minier, les personnes
morales qui se proposent d'exploiter à petite échelle une mine peuvent solliciter et obtenir un
Permis d’exploitation de petite mine.
■ De la durée du Permis d’exploitation de petite mine
La durée de validité du Permis d’exploitation de petite mine est de cinq ans
renouvelable une fois pour la même durée.
Toutefois, à la demande du titulaire et après avis favorable de la Direction des mines,
le ministre peut proroger la durée d'un Permis d’exploitation de petite mine au-delà de dix ans,
suivant le cas et pour les substances dont l’exploitation dépasse dix ans.
11.1.3. Le Régime de Change
Le titulaire qui, en phase d'amortissement de son investissement, exporte les produits
marchands des mines est :
a. autorisé à garder et à gérer dans son compte principal et ses comptes de service de la dette
étrangère les recettes de ses ventes à l'exportation à concurrence de 40%.
Les modalités de l'approvisionnement des comptes destinés au service de la dette
étrangère, ainsi que les modalités de paiement du service de la dette étrangère du titulaire, sont
établies dans les conventions d'emprunt conclues par l’emprunteur avec ses bailleurs de fonds
étrangers ;
b. tenu de rapatrier obligatoirement dans son compte tenu en RDC, 60% des recettes
d’exportation dans les quinze jours à dater de l’encaissement au compte principal prévu.
En cas d’amortissement de son investissement, il est tenu de rapatrier 100% des
recettes de ses ventes à l’exportation dans son compte national principal en RDC dans le délai
prescrit au littera b de l’alinéa précèdent.
11.1.4. Régime fiscal applicable aux activités minière en RDC
Le titulaire des droits miniers est tenu de payer à la Banque Centrale du Congo ou à
toute personne mandatée par cette dernière, une redevance de suivi de Change de 2%o sur la
totalité de 100 % du montant de toute exportation réalisée. Cette redevance est calculée sur la
totalité des recettes d’exportation et est prélevée sur la quotité rapatrié.
• Les impôts réels -
L’impôt foncier
Le titulaire est redevable de l'impôt foncier conformément au droit commun uniquement sur
les immeubles pour lesquels la Taxe de superficie sur les concessions minières n’est pas due.
.................................................................................. ( 33 ;
l’

- L’impôt sur les véhicules


Le titulaire est redevable de l’impôt sur les véhicules conformément au droit commun.
Toutefois, l’impôt sur les véhicules n’est pas dû sur les véhicules de transport de personnes ou de matériaux,
de manutention ou de traction, utilisés exclusivement dans l’enceinte du périmètre minier.

La taxe de superficie sur les concessions minières


Le titulaire d’un permis de recherches est redevable de la taxe de superficie sur les
concessions minières aux taux, en francs congolais, équivalent à 0,2 USD par hectare pour la
première année, 0,3 USD pour la deuxième année, en francs congolais équivalent à 0,35 USD par
hectare pour la troisième année et en francs congolais qui équivalent à 0,4 USD par hectare pour les
autres années suivantes.
Le titulaire d’un droit minier d’exploitation est redevable de la taxe de superficie sur les
concessions minières aux taux, en francs congolais, équivalent à 0,4 USD par hectare pour la
première année, en francs congolais équivalent à 0,6 USD par hectare pour la deuxième année, en
francs qui équivalent à 0,7 USD par hectare pour la troisième année et en francs congolais qui
équivalent à 0,8 USD par hectare pour les autres années suivantes.
Des taxes et redevances du secteur forestier et protection de l’environnement
Le titulaire des droits miniers et des carrières est assujetti au paiement des taxes et
redevances ci-après :
Taxe de déboisement ;
Taxe d’implantation sur les installations classées de la catégorie 1A ;
Taxe rémunératoire annuelle sur les installations classées de la catégorie IA ;
Taxe de pollution sur les installations classées de la catégorie 1 A.

La taxe spéciale de circulation routière


Le titulaire est redevable de la taxe spéciale de circulation routière conformément au droit commun.
L’impôt sur les revenus locatifs
Le titulaire est redevable de l’impôt sur les revenus locatifs conformément au droit commun.
La redevance minière
De l’assiette de la redevance minière

Le titulaire du permis d’exploitation, du permis d’exploitation des rejets, du permis d’exploitation de


petite mine, de l’autorisation d'exploitation de carrières permanente, autres que celles des matériaux
de construction d’usage courant, et l'entité de traitement et/ou de transformation agréée sont
assujettis à une redevance minière dont l’assiette est calculée sur la base de la valeur commerciale
brute.
Ils sont redevables de cette redevance sur tout produit marchand, à compter de la date de
commencement de l’exploitation effective.