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UCAD / ESP / GM Technologie de construction M.

NDIAYE
MASTER I (Cours) Mai 2020

1. Introduction
Les engrenages sont des composants mécaniques qui font partie des systèmes de transmission de
mouvement en rotation les plus utilisés permettant la transmission de couples importants. Leurs dimensions
sont normalisées les rendant facilement interchangeables. Un engrenage se compose de 2 roues dentées
engrenant ensemble. Par définition la plus petite est appelée pignon, la plus grande roue.

2. Classification des engrenages


Les engrenages sont classés en différentes catégories caractérisées par : la position relative des axes
des arbres d'entrée et de sortie, la forme extérieure des roues dentées ou le type de denture.

Axes parallèles Axes perpendiculaires Axes perpendiculaires


et concourants et non concourants

Denture droite Denture hélicoïdale Denture droite Denture spirale

3. Géométrie générale d’un engrenage cylindrique


3.1. Profil de la denture
Le profil des dents est, dans presque tous les cas, une courbe
dite en développante de cercle. Cette courbe est obtenue, en
développant un cercle appelé cercle de base. Seule une faible partie de
la courbe est utilisée pour la denture.

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3.2. Définition

b) Ligne d’engrènement ou droite de poussée (T1,T2)


Elle est tangente aux deux cercles de base. Elle est le support permanent de l’effort de contact
s’exerçant entre le pignon et la roue. Elle est toujours inclinée d’un angle α par rapport à la perpendiculaire
en « I » à la droite (O1, O2)
c) Angle de pression (α)
Il définit l’inclinaison de la droite de poussée (T1,T2). La valeur la plus utilisée est α = 20°.
d) Le nombre de dent (Z)
Dans un engrenage on appelle Z, le nombre de dent de la roue
e) Le module (m)
Le module permet de définir la taille des dents. Deux roues
dentées de même module peuvent engrainer parfaitement quel que soit
leur nombre de dent. Le module est notée « m », il est exprimé en mm,
ses valeurs sont normalisées.
h =2.25 m

4. Types d'engrenages
4.1 Engrenages cylindriques à denture droite
Les engrenages cylindriques à denture droite sont les plus simples et les plus économiques, ils sont
utilisés pour transmettre le mouvement et la puissance entre deux arbres parallèles. Les dents des deux
roues de l'engrenage sont parallèles à l'axe de rotation des arbres.

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L’inconvénient de ce type d’engrenage est que durant l’engrènement, les dents en prise fléchissent,
ce qui engendre du bruit et des vibrations. Néanmoins, il est peu couteux comparativement aux autres
engrenages.
Dimensions normalisées
Deux valeurs permettent de définir les roues dentées :
➢ Le module (m) déterminé par un calcul de résistance des matériaux.
La relation permettant le calcul de ce module est :
• T : effort tangentiel sur la dent.

T • k : coefficient de largeur de denture.


m  2.34
k * Rpe • Rpe : résistance pratique à l’extension. Rpe
dépend du matériau utilisé.
➢ Le nombre de dents (Z) de chaque roue dentée

4.2 Engrenages cylindriques à denture hélicoïdale


L’engrènement entre deux roues n’est possible que si elles ont le même module réel, le même angle
d’inclinaison de l’hélice les sens d’hélices en sens inverse.

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Ce type de denture présente l'avantage d'être plus silencieux que de la denture droite. En
contrepartie, il engendre un effort axial dont l'intensité dépend de la valeur de l'angle d'inclinaison de
l’hélice (β) ce qui nécessite l’utilisation de palier de butée pouvant encaisser ce type d’efforts. Les
dimensions d’une roue à denture hélicoïdale sont déterminées à partir :
- du module normalisé, appelé ici module normal (ou réel) et désigné par mn
- du nombre de dents Z.
- de l’angle d’inclinaison de l’hélice β
La relation entre le pas normal Pn et le pas tangentiel Pt (ou pas apparent) permet de définir un
module tangentiel (ou apparent) mt.
Les dimensions de la roue dépendent alors de ce module tangentiel.
Pn = Pt . cosβ ; mn = mt . cosβ : d = mt . Z

4.3 Engrenages coniques


Les roues assurant la transmission entre deux arbres concourants sont coniques. L’étude qui suit
porte plus particulièrement sur les dentures droites.

Conditions d’engrènement : deux roues coniques n’engrènent correctement que si les modules sont égaux
et si les cônes primitifs ont à la fois une génératrice commune et leurs sommets confondus.

4.4 Engrenages à roue et vis sans fin


La transmission est réalisée à l’aide d’une vis à un ou plusieurs filets et une roue à denture
hélicoïdale. C’est un cas particulier des engrenages gauches hélicoïdaux. Pour engrener ensemble, la roue
et la vis doivent avoir leurs hélices de même sens.

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βv +βR = 90 ; βv = angle d’hélice de la vis

5. Représentation schématique des engrenages

Engrenages cylindriques Engrenages


à denture droite cylindriques denture
hélicoïdale

Pignon-crémaillère
Engrenages coniques

Engrenages cylindriques
Roue et vis sans fin
à contact intérieur

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6. Etude cinématique de la transmission par engrenage


• Les roues dentée 1 et 2 de diamètre R1 et R2 sont en liaison pivot par rapport au bâti 0;
• Un roulement sans glissement en I entre les cercles primitifs de1 et 2.

𝑚𝑍1+𝑚𝑍2
• Entraxe (a) : 𝑎 = 𝑅1 + 𝑅2 = 2

• La condition de roulement sans glissement en I s’exprime par la relation : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝑉𝐼∈2/1 = ⃗0

La relation précédente se traduit par l’égalité suivante : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝑉𝐼∈2/0 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐼∈1/0
d’où l’on déduit que :
2𝜋𝑁
𝜔1 𝑅1 = − 𝜔2 𝑅2 avec 𝜔= Tapez une équation ici.
60

Si l’on considère que l’arbre de la roue1 est lié au moteur et que l’arbre de la roue 2 est lié au récepteur, le
rapport de de vitesses (r) a pour valeur :
𝜔2 − 𝑅1 − 𝑍1
𝑟= = ou 𝑟=
𝜔1 𝑅2 𝑍2

7. Transmission par trains d’engrenages simples (réducteur)


Il est fréquent que les moteurs électriques, thermiques etc disponibles dans le commerce, ne
fournissent pas les couples et vitesses nécessaires au bon fonctionnement des récepteurs. On peut, dans ce
cas, adapter la vitesse de rotation et le couple grâce à un train d’engrenages. Ce dernier permet de réduire
ou de multiplier une fréquence de rotation.

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7.1. Rapport de transmission d’un train d’engrenages


On appelle rapport de transmission d’un train d’engrenage (r), le rapport entre la fréquence de
rotation à la sortie (Ns) du train d’engrenage et la fréquence de rotation à l’entrée (Ne)
𝑁𝑠
𝑟=
𝑁𝑒

1 : entrée 4 : sortie
Rapport de transmission
𝑁𝑠 𝑁4 ω4
𝑟= = =
𝑁𝑒 𝑁1 ω1
• Calculons les rapports intermédiaires
ω4 Z3
r34 = =−
ω3 Z4

ω2 Z1
r21 = =−
ω1 Z2

• Calculons le rapport de transmission global


Z3 Z1
𝑟 = r21 ∗ r34 =
Z2 Z4
Généralisation :

𝑁𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑑𝑒𝑠𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑠𝑑𝑒𝑑𝑒𝑛𝑡𝑠𝑑𝑒𝑠𝑟𝑜𝑢𝑒𝑠𝑚𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠
𝑟= = (−1)𝑛
𝑁𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑑𝑒𝑠𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑠𝑑𝑒𝑑𝑒𝑛𝑡𝑠𝑑𝑒𝑠𝑟𝑜𝑢𝑒𝑠𝑚𝑒𝑛é𝑒𝑠
n : nombre de contacts extérieurs

7.2. Aspect énergétique

Dans une chaine cinématique, les trains d’engrenages transmettent la puissance mécanique produite
par le moteur, au récepteur.

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a) Relation entre le puissance d’entrée et la puissance de sortie du réducteur


• La puissance fournie par le moteur à l’arbre d’entrée de la chaine cinématique «Pe» est égale à
𝑃𝑒 = C𝑒 ω𝑒 Ce , ωe : couple et fréquence de rotation à l’arbre d’entrée
• La puissance disponible à la sortie de la chaine cinématique « Ps» est donnée par la même relation.
𝑃𝑠 = C𝑠 ω𝑠 Cs , ωs : couple et fréquence de rotation à l’arbre sortie
En admettant qu’il n’y a pas de frottement dans la chaine de transmission, le rendement global de
la chaîne cinématique est considéré égal à 1, alors :
𝐏𝒔 = 𝑷𝒆
Le frottement au contact entre les dents entraîne une perte de puissance. Si on considère que ηg est
le rendement du train d’engrenages, alors :
𝑷𝒔 = 𝛈𝒈 𝐏𝒆

b) Relation entre le couple d’entrée et le couple de sortie

A partir de la relation de puissance entrée et sortie, nous obtenons :


Cs ωs = ηg Ce ωe
𝑑 ′ 𝑜ù
ωe
C𝑠 = ηg C
ωs e
Finalement :
𝟏 ω
Cs = 𝐂𝐞 ηg 𝒓 avec 𝑟 = ωs
e