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Séance 8 

: Grammaire, Les propositions subordonnées relatives, conjonctives


complétives et conjonctives circonstancielles

Une proposition est une phrase contenant un verbe conjugué. Une phrase complexe est
constituée de plusieurs propositions. Il en existe trois formes de construction de la phrase
complexe : la juxtaposition, la coordination et la subordination. La subordination est une
construction de la phrase complexe qui montre une dépendance hiérarchique entre deux
propositions : la proposition principale entraîne la proposition subordonnée par un outil
grammatical.

Cet outil grammatical peut être de différente nature (ou catégorie grammaticale). Dans le cas
de la proposition subordonnée relative, il s’agit d’un pronom relatif et dans les cas de la proposition
conjonctive complétive et la proposition subordonnée conjonctive circonstancielle, il s’agit d’une
conjonction de subordination.

I) La proposition subordonnée relative

Dans la proposition subordonnée relative, le pronom relatif reprend un nom appelé


antécédent de la principale. Le pronom relatif a aussi une fonction propre dans la subordonnée
correspondant aux différentes fonctions du nom. De son côté, la proposition subordonnée relative
fonctionne comme un adjectif et ses fonctions sont donc identiques à ce dernier, c’est-à-dire
épithète, apposée ou attribut d’un nom.

Tableau des fonctions du pronom relatif :

Pronom relatif Fonction Exemple


Qui Sujet La femme [qui est assise] est très belle.
COI (avec une La jeune femme [à qui je parle] est très belle.
préposition)
Que COD La pomme [que je mange] est verte
Quoi (très rarement COI
employé)
Dont Complément du nom La maison [dont les volets sont verts] se
trouve trois rues plus loin.
Où 1) C.C de lieu 1)La place [où Émilie se trouve] est mal
située dans le théâtre.

2) C.C de temps 2) Il neigeait le jour [où je l’ai rencontré].


Lequel, laquelle, duquel, COI ( il y a souvent une La personne [à laquelle je pense] travaille au
auquel, etc préposition) musée.

II) La proposition subordonnée conjonctive complétive


La proposition subordonnée conjonctive complétive n’utilise que la conjonction de
subordination « que » ( et dans des cas plus rares « ce que »), qui n’a aucun sens à proprement
parlé sauf de délimiter la subordonnée. La proposition subordonnée conjonctive complétive se
nomme ainsi car elle « complète » un verbe, elle fait donc partie des constituants de phrase
obligatoire. Elle a alors pour fonction l’ensemble des fonctions du noms.

➢ Exemple : Mes parents ont vérifié que j’avais bien fait ma valise.

III) La proposition subordonnée conjonctive circonstancielle

La proposition subordonnée conjonctive circonstancielle utilise les autres conjonctions de


subordinations qui ont un sens dans la proposition. Elle apporte une circonstance à la phrase et a
donc pour fonction d’être un complément circonstanciel.

Sens de la subordonnée conjonctive Conjonction de subordination


circonstancielle
Temps • Avant que
• Quand, lorsque, dès que, aussitôt que,
pendant que, etc
• Après que
Cause • Parce que , puisque, vu que, comme, etc
Conséquence • Si bien que, de telle sorte que, tant,
tellement...que, etc
But • Souhaité : pour que, afin que
• Redouté : de peur que, de crainte que
Condition/Hypothèse • Si, suivant que, selon que
• Pourvu que, à moins que, à condition que
Concession (Restriction/Opposition) • Bien que, quoique, encore que

Remarque : les conjonctions de subordinations sont souvent construite avec la particule « que »
sauf pour trois : Comme, Si, Quand

➢ Exemple : J’ai gagné la compétition samedi parce que je me suis beaucoup entraînée.

IV) Comment trouver la nature des propositions subordonnées  ?

Pour différencier les différents types de propositions subordonnées, il existe trois tests :

• Le déplacement de la proposition subordonnée

• La suppression de la proposition subordonnée

• La pronominalisation de la proposition subordonnée par un pronom personnelle COD (la,


le, lui, les) antéposé avant le verbe
➔ La proposition subordonnée relative répond au deuxième test puisque facultative dans la
phrase

➔ La proposition subordonnée conjonctive circonstancielle répond aux deux premiers tests


puisqu’elle est aussi facultative et mobile.

➔ La proposition subordonnée conjonctive complétive ne répond seulement qu’au dernier test


car elle est un élément obligatoire de la phrase puisqu’elle remplit les fonctions du nom en
complétant le verbe (COD, COI, etc).

V) Procédure pour analyser une phrase complexe

Rappel : règles pour analyser une phrase :

1) Repérez les verbes conjugués (mettez-les en rouge par exemple)

2) Repérez le sujet de ces verbes (mettez-les en bleu par exemple)

3) Repérez les mots subordonnants (entourez-les ou par ordinateur choisissez une couleur
spécifique pour le pronom relatif et pour la conjonction de subordination)

4) Délimitez entre crochet la proposition subordonnée

5) Faîtes les tests pour trouver la nature de la proposition

6) Écrivez, sous la proposition, sa nature et sa fonction

7) Pour la proposition subordonnée relative, faite apparaître son antécédent par une flèche et
donnez la nature du pronom relatif

a) La pomme [que je mange] est verte.


Nature : Proposition subordonnée relative adjective
Fonction : épithète du GN « La pomme »
Fonction du pronom relatif : COD du verbe « manger »

Test 1= Déplacement : « Que je mange la pomme est verte » = Ne fonctionne pas, la phrase n’a pas de sens
Test 2= Suppression : « La pomme est verte » = Fonctionne, la proposition principale a un sens toute seule
Test 3 = Pronominalisation : « La pomme l’est verte » = Ne fonctionne pas, la phrase n’a pas de sens

➔ Comme seulement le test 2 fonctionne, la proposition subordonnée est donc une relative adjective
➔ Que = pronom relatif, avec fonction de COD du verbe « manger »
➔ Fonction de la subordonnée : comme un adjectif, elle est épithète du GN « La pomme » puisqu’elle
apporte une information en plus, pas spécialement nécessaire à ce mot en particulier.

b) Mes parents ont vérifié [que j’avais bien fait ma valise].


Nature : proposition subordonnée conjonctive complétive
Fonction : COD du verbe « vérifier »
Test 1= Déplacement : « Que j’avais bien fait ma valise mes parents ont vérifié » = Ne fonctionne pas, la
phrase n’est pas grammaticalement juste.
Test 2= Suppression : « Mes parents ont vérifié » = Ne fonctionne pas car il manque la suite de la phrase
pour que cette dernière ait un sens.
Test 3= Pronominalisation : « Mes parents l’ont vérifié » = Fonctionne, on peut remplacer la proposition
subordonnée par un pronom personnel COD

➔ Comme seulement le test 3 fonctionne, la proposition est une conjonctive complétive


➔ Que = conjonction de subordination
➔ Fonction de la proposition : COD du verbe « vérifier » car elle « complète » le verbe.

c) J’ai gagné la compétition samedi [parce que je me suis beaucoup entraînée.]


Nature : proposition subordonnée conjonctive circonstancielle
Fonction : complément circonstanciel de cause

Test 1= Déplacement : « Parce que je me suis beaucoup entraînée, j’ai gagné la compétition » = Fonctionne
Test 2= Suppression : « J’ai gagné la compétition samedi » = Fonctionne, la proposition principale a un sens
toute seule.
Test 3= Pronominalisation : « J’ai le/la/lui gagné la compétition samedi » = Ne fonctionne pas

➔ Comme le test 1 et 2 fonctionnent, la proposition est donc une conjonctive circonstancielle


➔ Parce que = conjonction de subordination
➔ Fonction = complément circonstanciel de cause

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