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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DES FINANCES


DIRECTION DES ETUDES ET DE
LA LEGISLATION FISCALES

N° 8 F/DELF/LF.89

Alger, le 18 février 1989

CIRCULAIRE

à Messieurs les inspecteurs divisionnaires des impôts de wilaya


En communication à Messieurs les
inspecteurs coordonnateurs, pour suivi.

OBJET : Systèmes d'amortissement dégressif et progressif.

REFERENCE : - Article 11 de la loi n° 88-33 du 31 décembre 1988 portant loi de


finances pour 1989. - Article 95 du code des impôts directs et taxes
assimilées.
La présente circulaire a pour objet de commenter les dispositions de l'article 11 de la loi de
finances pour 1989 relatives aux amortissements dégressif et progressif introduits dans
l'article 95 du code des impôts directs et taxes assimilées.

I. GENERALITES.

Jusqu'au 31 décembre 1988, les investissements ne pouvaient être amortis que suivant le
système linéaire, depuis la suppression de l'amortissement dégressif par la loi de finances
pour 1970.
Pour tenir compte de la diversité des équipements et, dans le même temps de leurs
particularités (durée de vie, degré d'obsolescence, investissements lourds etc.), il a paru
nécessaire d'introduire d'autres types d'amortissements, à côté du système linéaire qui
constitue l'amortissement de droit commun.

C'est ainsi que l'article 11 de la loi de finances pour 1989 a :

- d'une part, rétabli l'amortissement dégressif,


- d'autre part, institué l'amortissement progressif.

II.L'AMORTISSEMENT DEGRESSIF.

A. CHAMP D'APPLICATION DE L'AMORTISSEMENT DEGRESSIF.

L'amortissement dégressif est applicable, conformément aux dispositions de l'article 95-2 du


code des impôts directs et taxes assimilées d'une part, aux immobilisations liées directement à
la production et d'autre part, aux immobilisations des entreprises relevant du secteur
touristique.
2

l./ Les immobilisations concourant directement à la production.

Aux termes du paragraphe 2-a de l'article susvisé, le système d'amortissement dégressif est
admis pour les équipements qui concourent directement à la production.
Il est précisé toutefois, que les immeubles, les chantiers, les bâtiments et locaux servant à
l'exercice de la profession se trouvent exclus du champ d'application de ce mode
d'amortissement exception faite pour les entreprises relevant du secteur touristique.

2.1 Entreprises du secteur touristique.


En vertu des dispositions de l'article 95-2 du C.I.D. l'amortissement dégressif s'applique
également aux entreprises du secteur touristique pour les bâtiments et locaux servant à
l'exercice de l'activité touristique.
A contrario, le bénéfice de l'amortissement dégressif ne peut s'appliquer aux bâtiments et
locaux non destinés ou affectés à l'exercice de l'activité touristique des entreprises
concernées.

B. CONDITIONS D'APPLICATION DE L'AMORTISSEMENT DEGRESSIF.

Les entreprises qui désirent opter pour le système d'amortissement dégressif doivent
réunir trois (3)-conditions :
1ère condition :
Elles doivent être soumises au régime d'imposition d'après le bénéfice réel et ce,
conformément aux dispositions des articles 22, 23 et 24 du code des impôts directs et taxes
assimilées.
2ème condition :
Elles sont tenues d'en faire mention sur simple lettre à l'Administration fiscale et ce, lors de la production de
là déclaration des résultats de l'exercice clos, en spécifiant la nature des immobilisations soumises à cet
amortissement, ainsi que la date de leur acquisition ou de création. L'option une fois faite est irrévocable pour
les investissements qu'elle concerne.

La mention ainsi exigée n'implique pas l'autorisation de l'administration fiscale.

3ème condition :
Pour ouvrir droit à l'amortissement dégressif, les biens susvisés doivent obligatoirement avoir une durée:
normale d'utilisation au moins égale à trois (3) ans au moment de leur acquisition par l'entreprise.
Par voie de conséquence les biens ayant une durée d'utilisation inférieure à trois (3) ans sont exclus du"
bénéfice de cet amortissement.

C. MODALITES DE CALCUL D'AMORTISSEMENT DEGRESSIF

l./ Principe de l'amortissement dégressif


Le principe de calcul de l'amortissement dégressif consiste à appliquer annuellement sur la
valeur résiduelle) du bien à amortir un taux obtenu à partir du taux linéaire normalement
applicable et d'un coefficient y relatif.

2.1 Base de l'amortissement dégressif

Le mécanisme de l'amortissement dégressif comporte l'application d'un taux d'amortissement


d'abord sur la valeur d'origine représentant, selon le cas, le prix d'achat ou de revient de
l'immobilisation, puis, à partir du deuxième exercice, sur la valeur résiduelle du bien, laquelle
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est constituée par la différence entre la valeur nette comptable en début d'exercice et la
dotation aux amortissements pratiquée y relative à l'exercice considéré.
A cet égard, lorsqu'il s'agit d'investissements neufs, l'article 95 2-e du CID prévoit que pour les
biens figurant| simultanément à l'article 12 du code des taxes sur le chiffre d'affaires et sur la
liste du texte réglementaire visé plus haut, l'amortissement dégressif est calculé sur la base du
prix d'achat ou de revient après application de la| déduction à laquelle ils ont donné lieu au
titre de la T.U.G.P.

3./ Taux de l'amortissement dégressif.

Le taux d'amortissement dégressif est obtenu en multipliant le taux d'amortissement


linéaire correspondant à la durée normale d'utilisation de l'immobilisation par l'un des
coefficients prévus à cet effet.

a./ Coefficient applicable au taux de l'amortissement linéaire.

Aux termes du paragraphe 2-c de l'article 95 du CID, le coefficient applicable aux taux de
l'amortissement linéaire pour obtenir le taux de l'amortissement dégressif est, pour chaque
investissement y ouvrant droit, fixé comme suit :

- 1,5 lorsque la durée normale d'utilisation est de trois ou quatre ans,


- 2 lorsque la durée normale d'utilisation est de cinq ou de six ans.
- 2,5 lorsque cette durée est supérieure à six ans.

b./ Détermination du taux de l'amortissement dégressif.

Le taux de l'amortissement dégressif est égal au produit du taux de l'amortissement linéaire


par le coefficient approprié.

C'est ainsi que pour un investissement dont la durée normale d'utilisation est de 10
ans, le taux d'amortissement dégressif est obtenu en appliquant au taux d'amortissement
linéaire, soit 100 : 10 = 10%, le coefficient correspondant à cette même durée de 10 ans
soit 2,5. Le taux d'amortissement dégressif applicable au cas d'espèce est donc de 10 x 2,5
= 25%.

Pour les durées normales d'utilisation les taux d'amortissement dégressif sont repris
dans le tableau ci-après :
Durée d'utilisation Taux d'amortissement Coefficient Taux d'amortissement
(années) linéaire (%) applicable dégressif (%)

3 33 1/3 1,5 50
4 25 1,5 37,5
5 20 2 40
6 1 6,66 7 33,33
8 12,5 2,5 31,25
10 10 2,5 25
12 8,33 2,5 20,83
15 6,66 2,5 16,66
20 5 2,5 12,5

4.1 Calcul de l'annuité d'amortissement.

La détermination, dans le système dégressif, des annuités d'amortissement successives


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s'effectue selon les modalités indiquées ci-après :

a. Calcul de la première annuité.

Le calcul de la première annuité doit être effectué suivant des modalités différentes selon
que l'acquisition ou la fabrication du bien considéré est intervenue avant ou à compter de
la date d'entrée en vigueur des dispositions de l'article 95-2 du C.I.D.

a-1- biens acquis ou fabriqués avant le 01.01.1989 et partiellement amortis suivant


le système linéaire.

Les entreprises optant pour le régime dégressif, détermineront le montant de la première


annuité en ce qui concerne le cas de l'espèce, en appliquant le taux défini ci-dessus à la
valeur résiduelle restant à amortir de l'immobilisation, qui servira de base à l'amortissement
dégressif.

a-2- Biens acquis ou fabriqués à partir du 01.01.1989.


Pour ces biens, la première annuité d'amortissement est déterminée en appliquant le taux
indiqué ci-dessus à la valeur à amortir et ce quelque soit la date d'acquisition ou de mise en
service de l'immobilisation. La règle "prorata temporis" ne trouve pas à s'appliquer.

b - Calcul des annuités dégressives suivantes.


A la clôture de chacun des exercices suivants, le montant de l'annuité d'amortissement est
déterminé en appliquant le taux utilisé pour le calcul de la première annuité, à la valeur
résiduelle comptable de l'immobilisation dont il s'agit.
Toutefois,, lorsque l'annuité dégressive d'amortissement calculée selon la méthode définie
plus haut devient, au titre d'un exercice, inférieure au résultat obtenu en divisant la valeur
résiduelle de l'immobilisation par le nombre d'années restant à courir, l'entreprise aura la
faculté de déduire des annuités constantes égales audit résultat (annuités aménagées).

Exemple d'application.

1er exemple : biens acquis ou créés à partir du l er janvier 1989.


Soit un matériel acquis en janvier 1989 pour un prix hors taxe de 100.000 DA par une
entreprise de production. Le bien est amortissable selon le système dégressif et sa durée
normale d'utilisation est de 5 ans.

• le taux linéaire est égal à 100/5 = 20%

• Calcul du taux dégressif.

Le taux dégressif applicable audit matériel est égal au taux linéaire précédemment
déterminé (20%) affecté de son coefficient correspondant (voir tableau ci-dessus) soit : 20 x
2 = 40%.
•Détermination des annuités d'amortissement au taux de 40%
1ère année d'amortissement.
La première annuité d'amortissement au 31.12.1989 sera égale à la valeur d'origine du bien,
affecté du taux de 40% soit : 100.000 x 40% = 40.000 DA.
5

-La valeur résiduelle de l'investissement sera de : 100.000 - 40.000 =

60.000 DA.

2ème année d'amortissement.


• La deuxième annuité d'amortissement au 31.12.1990 sera égale à la valeur résiduelle
précédemment déterminée, affectée du taux d'amortissement dégressif soit : 60.000 x 40% = 24.000
DA.

• La valeur résiduelle au terme du second exercice sera égale


à:
60.000 - 24.000 = 36.000 DA.

3ème annuité d'amortissement.



La troisième annuité d'amortissement au 31.12.1991 sera égale à la valeur résiduelle déterminée au titre de
la deuxième année d'amortissement affectée du taux correspondant soit : 36.000 x 40% = 14.400 DA.
4ème et Sème années d'amortissement.

L'annuité d'amortissement dégressive correspondant au quatrième exercice est égale à : 21.600 DA x 40%
= 8.640 DA ;

• La valeur résiduelle de l'immobilisation est de : 21.600 DA - 8.640 = 12.960 DA ;

• L'annuité afférente au cinquième exercice est donc égale à 12.960 DA du fait que
l'investissement doit être amorti sur une période de cinq ans

• Toutefois, pour éviter que la dernière annuité soit plus élevée que la précédente,
l'entreprise est admise à pratiquer des annuités constantes égales à : 21.600 DA : 2 =
10.800 DA pour chaque exercice.

L'ensemble des calculs précédents sont repris dans le tableau suivant :


Années Valeurs comptables Annuités d'amortisse- Annuités Valeurs comptables
nettes au début de ment dégressives aménagées nettes en fin d'exercice
l'exercice.
60.000
1.31.12.1989 100.000 40.000 36.000
2.31.12.1990 60.000 24.000 21.600
3.31.12.1991 36.000 14.400 10.800
4.31.12.1992 21.600 86.40 10.800
5.31.12.1993 10.800 12.960 10.800

2ème exemple : Immobilisations acquises ou créées avant le 1er janvier 1989 ayant été
déjà amorties partiellement suivant le système d'amortissement linéaire.

Soit une entreprise qui a acquis, le 1er janvier 1984, un bien d'équipement dont le prix
(valeur d'origine) s'élève à 600.000 DA et la durée normale d'utilisation est fixée à 10 ans.

L'entreprise a joint à sa déclaration annuelle de l'exercice clos en 1988 une lettre d'option
pour le bénéfice de l'amortissement dégressif.
- détermination des annuités d'amortissement et des valeurs nettes comptables suivant
le régime linéaire au titre des exercices 84-85-86 et 87.

• Le taux linéaire applicable est égale à : 100/10 = 10%


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Années Valeur d'origine Annuités d'amor- Valeur nette

tissement comptable
1.31.12.1984 600.000 60.000 540.000
2.31.12.1985 600.000 60.000 480.000
3.31.12.1986 600.000 60.000 420.000
4.31.12.1987 600.000 60.000 360.000

Amortissements cumulés = 240.000 DA.

- détermination des annuités d'amortissement restantes suivant le régime dégressif.

• Le taux dégressif sera égal au taux linéaire applicable à la durée d'utilisation à

courir soit, 10 - 4 = 6 ans, affecté du coefficient correspondant à la durée normale

d'utilisation de l'immobilisation (10 ans). 100 •x 2,5 = 41,66'

La valeur résiduelle prise en compte pour le calcul du montant de l'annuité de l'exercice résultant au titre de
l'exercice 1988 suivant le régime linéaire à savoir : 360.000 DA. est celle
Exercice Valeurs résiduelles Annuités Valeurs résiduelles
comptables nettes d'amortisse- comptables nettes
au début de ment en fin d'exercice
l'exercice
88 360.000 149.976 210.024

89 210.024 87.495 122.529


90 122.529 51.045 71.484
91 71.484 29.780 41.704
92 41.704 20.852 20.852
93 20.852 20.852 0

III. L'AMORTISSEMENT PROGRESSIF.

A. Champ d'application.

Le système d'amortissement progressif ne fixe pas de liste quant aux investissements susceptibles d'y
ouvrir droit. Mais ce type d'amortissement offre des possibilités d'autofinancement réduites aux
entreprises durant les premières années de la période d'amortissement.

B. Conditions d'application de l'amortissement progressif.

L'amortissement progressif est accordé aux entreprises qui ont formulé une demande d'option jointe à
leur déclaration annuelle des résultats. L'option une fois faite devient irrévocable pour les
investissements qui y ouvrent droit.

La demande d'option n'implique pas d'autorisation de la part de l'Administration fiscale.

C. Modalités de calcul de l'amortissement progressif.


Il résulte des dispositions du paragraphe 3 de l'article 195 du C.I.D. que l'amortissement progressif
est obtenu en multipliant la base amortissable par une fraction admettant comme numérateur le
nombre d'années correspondant à la durée d'utilisation déjà courue et comme dénominateur n (n+l)/2,
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n étant le nombre d'années d'amortissement.

1. Base d'amortissement.
La base à prendre en compte pour le calcul de l'amortissement progressif est déterminée comme
suit :
a. investissements neufs.
a-1. au titre de la première annuité.

Elle est constituée par le prix d'achat ou de revient des immobilisations diminuée en ce qui concerne
les biens visés à l'article 12 du code des taxes sur le chiffre d'affaires de la déduction à laquelle ils ont
donné lieu au titre de la T.U.G.P.

a-2. au titre des annuités ultérieures.

La base d'amortissement est constituée par la valeur résiduelle ou valeur nette comptable des
immobilisations au début de chaque exercice considéré.

b. investissements anciens et non entièrement amortis.

Le paragraphe 3 de l'article du CID prévoit que pour les immobilisations figurant dans le patrimoine
de l'entreprise antérieurement au 1er janvier 1988, la base à retenir pour le calcul des annuités
d'amortissement est constituée par la valeur nette comptable desdites immobilisations.

2. Taux d'amortissement.

Le taux à appliquer à la base d'amortissement est déterminé par référence aux deux termes de la
fraction admettant :

- comme numérateur le nombre d'années correspondant à la durée d'utilisation déjà courue.


- comme dénominateur n (n+l)/2, n étant le nombre d'années d'amortissement.

Il est précisé que la formule n(n+l)/2 représente le total des chiffres de la série numérique
correspondant à la suite des années pendant la durée d'utilisation.

A titre d'illustration, la période d'amortissement d'un investissement est de 10 ans. Le taux


d'amortissement sera déterminé, pour chaque exercice, comme suit :

- détermination du premier terme de la fraction qui est le numérateur :

Année d'utilisation Numérateur

1 1
2 2
3 3
4 4
5 5
6 6
7 7
9 9
10 10

• détermination du dénominateur, second terme de la fraction conformément à la formule


n(n+l)/2, le dénominateur est égal à : 10 (10+l)/2 = 55.

Le dénominateur peut être également trouvé en procédant comme suit :


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• durée d'utilisation de l'investissement =10 ans


• chiffres de la série numérique correspondant à la suite des années pendant la durée d'utilisation : 1
- 2 - 3 - 4-5-6-7-8-9-10. '
• total des chiffres de la série numérique : 1+2+3+4+5+6+7+8+9+10 = 55.

• taux applicable :

Année d'utilisation Taux

1 1/55
2 2/55
3 3/55
4 4/55
5 5/55
6 6/55
7 7/55
8 8/55
9 9/55
10 10/55

3. exemples d'application

II convient d'envisager deux cas :

1er cas : investissement neuf ;

Exemple :
Soit une machine acquise en début d'exercice par une entreprise, pour une somme de 600.000
DA dont la durée de vie est de 10 ans.

Selon la formule n(n+l)/2 le deuxième terme de la fraction (dénominateur) correspondant au


taux d'amortissement est égal à : 10x(10+l)/2= 110/2 = 55

Les annuités d'amortissement afférentes à cette immobilisation sont retracées dans le tableau ci-
après :
Exercice Base amortissable Taux Dotations (en DA)V.N.C. en fin de
(en DA) période
1 600.000 1/55 10.909,09 589.090,91

2 600.000 2/55 21.818,18 567.272,73


3 600.000 3/55 32.727,27 534.545,46
4 600.000 4/55 43.636,36 490.909,10
5 600.000 5/55 54.545,45 436.363,65
6 600.000 6/55 65.454,54 370.909,11
7 600.000 7/55 76.363,63 294.545,48
8 600.000 8/55 87.272,72 207.272,76
9 600.000 9/55 98.181,81 109.090,95
10 600.000 10/55 109.090,95 0
600.000

Remarque : la règle "prorata temporis" ne trouve pas à s'appliquer dans


l'amortissement progressif.
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2ème cas : investissement déjà existant :Exemple :Soit une machine outil acquise par une
entreprise au début du mois de janvier 1985, pour une somme de 1.100.000 DA et amortissable
sur une période de 10 ans.

Cet investissement a été amorti jusqu'au 31.12.1987 suivant le système d'amortissement linéaire.

L'entreprise concernée a sollicité, à compter du 1er janvier 1989, suivant les formes légales, le
bénéfice d'amortissement progressif.

- valeur résiduelle de l'immobilisation au 01.01.1989 :

• annuités d'amortissement déduites suivant le système linéaire


:
Exercice 85/84 1.100.000 x 10 % = 110.000
Exercice 86/85 1.100.000 x 10 % = 110.000
Exercice 87/86 1.100.000 x 10 % = 110.000
330.000

Amortissements cumulés : (330.000)

• valeur nette comptable :


1.100.000 - 330.000 = 770.000 DA
• calcul des annuités d'amortissement suivant le système progressif :
nombre d'années restant à courir au titre de la durée 'utilisation : 10-3 = 7.

détermination du dénominateur de la fraction constituant le taux d'amortissement à partir de la formule


n(n+l)/2: 7(7+l)/2 = 56/2 = 28.

Il est à signaler dans ce deuxième exemple que n représente le nombre d'années correspondant à la
durée d'utilisation restant à courir, c'est-à-dire 7 ans, et non pas, comme dans le premier exemple le
nombre d'années correspondant à la durée d'utilisation totale de l'investissement, soit 10 ans.

• annuités d'amortissement : elles sont retracées dans le tableau ci-dessous :

Exercice Base amortissable Taux Dotations (en DA) V.N.C. en fin de


(en DA) période (en DA)
88/87 770.000 1/28 27.500 742.500
89/88 770.000 2/28 55.000 687.500
' 90/89 770.000 3/28 82.500 605.000
91/90 770.000 4/28 110.000 495.000
92/91 770.000 5/28 137.500 357.500
93/92 770.000 6/28 165.000 192.500
94/93 770.000 7/28 192.500 0
770.000

IV. MESURES DE SERVICE

Les services d'assiette sont invités à opérer un contrôle minutieux des amortissements effectués dans le
cadre des nouveaux systèmes introduits par la loi de finances pour 1989 et notamment lors de la
première année d'application.

Ce contrôle est d'autant plus nécessaire que les immobilisations à amortir suivant ces systèmes ont,
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pour les exercices antérieurs à celui ouvert par la demande d'option des entreprises concernées,
été soumis à l'amortissement linéaire.

Pour ce faire, les services devront veiller à ce que les entreprises relevant du régime du bénéfice
réel produisent, en même temps que les documents obligatoires joints à la déclaration annuelle des
résultats, un tableau détaillé des 'éléments amortissables suivant le système dégressif ou progressif
avec l'indication précise de leur date d'acquisition, de leur prix de revient, de leur valeur résiduelle et
des dotations aux amortissements pratiqués.

V. DATE D'EFFET.

Les systèmes d'amortissement dégressif et progressif sont applicables à compter du 1er janvier 1989 à
raison des immobilisations neuves ou existantes dans le patrimoine de l'entreprise antérieurement à
cette date, pour lesquelles une lettre d'option a été faite et jointe à la déclaration des résultats de
l'exercice 1988, imposables en 1989.

En attendant la promulgation du texte réglementaire prévu par l'article 11 de la loi de finances pour
1989 qui doit fixer la liste des équipements pouvant y ouvrir droit, il convient de prendre en compte la
déclaration de l'entreprise pour les biens qu'elle désire faire relever de ces systèmes
d'amortissement à l'exception, bien entendu, de ceux exclus expressément par la loi.

Vous voudrez bien assurer la diffusion de la présente circulaire, veiller à son application et me faire
part des difficultés éventuellement rencontrées.

LE SECRETAIRE GENERAL

Mokdad SIFI
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