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‫الجمـــــهىريت الجــــسائريت الديمقـــــراطيـت الشعبيــــــــت‬

République Algérienne Démocratique et Populaire

‫وزارة الخـعليــــم العــــــالـي و البحــــث العلمـــــــــــــي‬


Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

-‫عيــــــن حمـــــىشنج‬- ‫المركـــــس الجامعـــــــــي بلحـاج بـــىشعــيب‬


Centre Universitaire Belhejd Bouchaib - Ain Temouchent-

Institut des Sciences et de la Technologie


Département de Génie de l’Eau et de l’Environnement

Mémoire de fin d’études pour l’obtention du diplôme de Master

Filière : Hydraulique

Spécialité : Sciences de l’Eau et de l’Environnement

Thème :

Dimensionnement d’une station de relevage et


conduite de refoulement vers la station de Bouzedjar
Soutenu : Mai 2016

Par : MEKHICI Majda

Devant le jury composé de


Mr BELAHCEN Professeur Président

Mr M. BENAICHA MAA Examinateur

Mr A. NEHARI MAA Examinateur

Mme H. BELARBI MAA Encadreur

Mr S. OUSHENE Ingénieur Co-Encadreur

Année Universitaire : 2015/2016


Résumé Mekhici Majda

‫الجمـــــهىريت الجــــسائريت الديمقـــــراطيـت الشعبيــــــــت‬

République Algérienne Démocratique et Populaire

‫وزارة الخـعليــــم العــــــالـي و البحــــث العلمـــــــــــــي‬


Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

-‫عيــــــن حمـــــىشنج‬- ‫المركـــــس الجامعـــــــــي بلحـاج بـــــىشعــيب‬


Centre Universitaire Belhejd Bouchaib - Ain Temouchent-

Institut des Sciences et de la Technologie


Département de Génie de l’Eau et de l’Environnement

Mémoire de fin d’études pour l’obtention du diplôme de Master

Filière : Hydraulique

Spécialité : Sciences de l’Eau et de l’Environnement

Thème :

Dimensionnement d’une station de relevage et


conduite de refoulement vers la station de Bouzedjar
Soutenu : Mai 2016

Par : MEKHICI Majda

Devant le jury composé de


Mr BELAHCEN Professeur Président

Mr M. BENAICHA MAA Examinateur

Mr A. NEHARI MAA Examinateur

Mme H. BELARBI MAA Encadreur

Mr S. OUSHENE Ingénieur Co-Encadreur


Année Universitaire : 2015/2016

REMERCIEMENT
Avant tout, je remercie DIEU qui a illuminé mon chemin et qui m’a armé de
courage pour achever mes études.

Et « quiconque ne remercie pas les gens, ne remercie pas Dieu»

Au nom de vertu de travail et de l’esprit d’élévation de la connaissance, je


tiendrai à exprimer tous mon respect à mon encadreur: Mme Belarbi Halima,
Maitre Assistant au Centre Universitaire Belhadj Boucheraib d’Ain
Temouchent, de m’avoir orienté par ses conseils judicieux dans le but de
mener a bien ce travail.

Un remerciement spécial pour mon Co-encadreur Mr. Oushene Said,


Ingénieur au niveau de la Direction des Ressources en Eau de la wilaya d’Ain
Temouchent qui n’a pas hésité un moment pour me donner les informations
dont on a eu besoin, de sa disponibilité, de ses conseils ont permis la
réalisation de ce mémoire.

J’aimerais exprimer ma gratitude et mes sincères remerciements à tous les


membres du jury pour avoir bien voulu donner de leur temps pour lire ce
travail et faire partie des examinateurs

J’exprime également ma gratitude à tous les professeurs et les enseignants


qui ont collaboré à ma formation depuis mon premier cycle d’étude jusqu’à
la fin de mon cycle universitaire.

Sans omettre bien sûr de remercier profondément tous ceux qui ont contribué
de prés ou de loin à la réalisation du présent travail.

Enfin, et bien avant tout, que mes chers parents et familles, trouvent ici
l’expression de mes remerciements les plus sincères et les plus profonds en
reconnaissance de leurs sacrifices, aides, soutien et encouragement afin de
m’assurer cette formation de master dans les meilleures conditions.

MEKHICI Majda
Premièrement et avant tout je remercie DIEU puissant de m’avoir
donné le courage pour achever ce modeste travail que je dédie :
A mes chers parents pour la compréhension, la patience
et le soutien moral et financier.
A mes petites sœurs : Laila, Ikram.
A tous mes oncles et mes tantes.
A mes chères cousins et cousines.
A toute la famille Mekhici et Ben Saleh.
A tous mes amis spécialement : Nafissa, Nadia, Sabrina, El Mouatez
Billah.
A tous les étudiants de notre promo SEE spécialement : Laila.
A tous mes enseignants qui nous donnent le maximum durant nos études.
A tous ceux qui m’ont aidé durant ma vie universitaire.
A tous ceux que j’aime.

MEKHICI Majda
Résumé Mekhici Majda

Résumé

La préservation de la propreté de l’environnement est l’objectif de tous les êtres humains. Avoir conscience
de ce sujet nous a conduits à sentir l’importance de la collecte et l’épuration des eaux usées avant d’être
rejetées dans le milieu naturel.

Dans ce présent travail, on a essayé de redimensionner, pour l’horizon 2040, la station de relevage qui
achemine les eaux usées de l’agglomération de Bouzedjar à la station d’épuration. Ce redimensionnement
est réalisé en actualisant les données de base nécessaire pour calculer et analyser le système de la station de
relevage et les paramètres qui peuvent menacer la sureté de fonctionnement de cette station, tout en
apportant des modifications dans le réseau d'assainissement pour assurer une amélioration dans le
fonctionnement de ce dernier.
Mots clés : Assainissement, eau usée, station de relevage, pompe, déversoir d'orage
‫الملخص‬ ‫‪Mekhici Majda‬‬

‫الملخص‬
‫الحفبظ على وظبفت البيئت هى هذف اإلوسبن‪،‬هذي المسبلت أدث بىب إلى الشعىر بأهميت جمع و معبلجت ميبي الصزف‬
‫الصحي قبل صزفهب في الىسط الطبيعي‪.‬‬

‫في هذا العمل ‪،‬قذ قمىب بإعبدة حسب ابعبد محطت الضخ الخي ححمل ميبي الصزف الصحي إلى محطت المعبلجت في دائزة‬
‫بىسجبر إلى غبيت ‪ .0202‬مع ححذيث المعطيبث األسبسيت في الحسبببث‪ ،‬وححليل وظبم رفع الميبي والمشبكل الخي يمكه أن‬
‫حهذد السيز الجيذ لهذي المحطت‪ ،‬في وفس الىقج إضفبء حغييزاث في شبكت الصزف الصحي لضمبن ححسه أداء هذي‬
‫األخيزة‪.‬‬

‫الكلماث المفخاحيت‪ :‬الصزف الصحي ‪ -‬محطت رفع ميبي الصزف الصحي( مضخت) ‪ -‬قىبة لخصزيف فبئض الميبي‬
Abstract Mechici Majda

Abstract
The preservation of clean environment is the goal of all human beings. Being aware of this issue led us to see the
importance of the collection and treatment of waste-water before discharge into the environment.
In this work, the lifting station of the municipality Bouzedjar has been resized till 2040 , with updating the
database required for calculations, and analyze the system of the pumping station and the parameters that can
threaten the good operation of this station, along with providing some modifications in the functioning of the
sewerage network.

Keywords: the sewerage network- station collecting- lift station – pumps- combined sewer overflows.
Liste des figures Mekhici Majda

LISTE DES FIGURES

Chapitre I: Présentation de la commune de Bouzedjer


Figure I.1 : Extrait de la carte d’Etat-major d’El- Amria. Échelle 1/25000……………. 04
Figure I.2 : Extrait de la carte géologique Bouzedjar Échelle 1/50 000……..………….. 08
Variations de la température moyenne mensuelle enregistrée au niveau de
Figure I.3 : 17
la station d’El-Amria (1974-2003)…………………….…………………...
Figure I.4 : Station de dessalement Bouzedjar ……………….…………………………. 21

Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjer


Figure II.1 : Positionnement des rejets de la commune de Bouzedja…………………….. 25

Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et conduite de refoulement


Figure III.1 : Dégrilleur vertical automatique……………………………………………... 32
Figure III.2 : Courbes débit- hauteur, rendement et puissance……………………………. 39
Figure III.3 : Courbes caractéristiques des pompes…………...…………………………... 40
Figure III.4 : Pompe en parallèle……………………………...…………………………... 41
Figure III.5 : Courbes caractéristiques des 3 pompes de la STR………………………….. 45
Figure III.6 : Courbe rendement des pompes…………………………………………….... 45
Figure III.7 : Schéma de la pompe CAPRARI………………………...…………………... 46
Figure III.8 : Schéma de la pompe………………………………………..……………….. 47
Figure III.9 : Schéma de principe du déversoir d’orage…………………………………... 53
Figure III.10 : Exemples de déversoir……...……………………………………………..… 53
Figure III.11 : Déversoir à seuil-frontal…………………………………………………….. 55
Liste des tableaux Mekhici Majda

LISTE DES TABLEAUX

CHAPITRE I : Présentation de la commune de Bouzedjer


Tableau I.1 : Composition de la formation géologique ……….…………………………….. 07
Tableau I.2 : Caractéristiques de la station étudiée ………………………………………… 14
Tableau I.3 : Pluies maximales …………………………….………………...…………….. 14
Tableau I.4 : Pluies maximales fréquentielles …………………………..………………….. 15
Tableau I.5 : Intensités pluviales aux différentes fréquences ………………………..…….. 15
Températures Max, min, et moyennes mensuelles enregistrée au niveau de la
Tableau I.6 : 16
station d’El-Amria (1974-2003)……………………………………………….
Tableau I.7 : Humidités moyennes mensuelles d’Ain Témouchent (1976 à 1996)…………. 16
Tableau I.8 : Evolution de la population de Bouzedjar …………………………………….. 18
Tableau I.9 : Equipements socio-économiques de Bouzedjar……………………………… 19
Tableau I.10 : Répartition générale des terres (Bouzedjar)………………………………….. 20
Tableau I.11 : Structure foncière des exploitations agricoles………………………………... 20
Tableau I.12 : Répartition de la superficie agricole utile (S.A.U) Campagne…………..……. 21

Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjer


Tableau II.1 : Valeurs limites maximales des paramètres de rejet…………………………... 23
Tableau II.2 : Besoins d’équipements existants à Bouzedjar……………………………….. 27
Tableau II.3 : Débit de consommation moyen totale (domestique + équipement)………….. 28
Tableau II.4 : Débit des eaux usées…………………………………………………………. 29

Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et conduite de refoulement


Tableau III.1 : Calcul des dimensions de la grille…………………………………………….. 33
Tableau III.2 : Les résultats du dimensionnement de la bâche ……………………………….. 44
Tableau III.3 : Résultat de détermination de HMT de la pompe…………………………….. 44
Tableau III.4 : Données caractéristiques de la conduite……………………………………….. 44
Tableau III.5 : Données caractéristiques de la pompe...……………………………..……… 44
Tableau III.6 : Calcul de coup de bélier……..……………………………………………… 49
Tableau III.7 : Résultat de calcule des déversoirs d’orage..………………………………... 56
Signes et Abréviations Mekhici Majda

SIGNES ET ABREVIATIONS

ANRH : Agence Nationale des Ressources Hydrauliques


BV : Basin versant
C.W : Chemin de la Wilaya
DBO5 : Demande en Oxygène pour 5 jours
DCO : Demande chimique en oxygène
DHW : Direction d’Hydraulique de Wilaya
DN : Diamètre Nominale
DPAT : La Direction de la Planification et de l'Aménagement du Territoire
EAC : Exploitation Agricoles Collectives
EAI : Exploitation Agricoles individuelles
EU : Eaux Usées
Ha : Hectare
Km : Kilomètre
MES : Matières en Suspension
MNGA : Mètres Niveau géodésique algérien
Mm : Millimètre
ONM : Office National de la Météo
PN : Pression Nominale
POS : Plan d'Occupation des Sols
PVC : Polyvinyle Chloride
RGPH : Recensement Générale de la population et l’habitat
RPA : Règlement Parasismique Algérien
SAU : Surface agricole utile
SDRE : Subdivision de la direction des ressources en eau
STEP : Station d’Epuration
STR : Station de relevage
ZET : Zone d’Extension Touristique
Table des matières Mekhici Majda

TABLE DES MATIERES


Résumé
‫الملخــــص‬
Abstract
Liste des figures
Liste des tableaux
Liste des abréviations
Introduction générale……………………………………………………………...……..…01

Chapitre I: Présentation de la commune de Bouzedjer

I.1 Caractéristique général de la commune..…………………………...……………….. 04


I.1.1 Situation géographique………….……...…….…………………..………………. 04
I.1.2 Situation topographique ……..…………......………..…………..……………….. 06
I.1.3 Situation Géologique …………………..……..………………………………….. 07
I.1.4 Différents types de sol ……..……………..……………...………………………. 09
I.1.5 Situation hydrogéologique ….…………………………………………………..... 11
I.1.6 Réseau hydrographique…………..……………………………………………….. 12
I.1.7 Caractéristiques morphométriques ………………………………………………. 13
I.1.8 Climatologie de la région………………………………………………………….. 13
I.1.8.1 Précipitations……………………………………………………………….. 13
I.1.8.2 Température………………………………………………………………… 16
I.1.8.3 Humidité relative……………………………………………………………. 16
I.1.8.4 Vent…………………………………………………………………………. 17
I.2 Situation démographique actuelle………………………………………………….... 18
I.2.1 Evolution de la population………………………………………………………… 18
I.2.2 Situation Socio-économique……………………………………………………..... 19
I.2.3 Situation agricole………………………………………………………………….. 19
I.3 Situation hydraulique…………………………………………………………...…….. 20
I.3.1 Ressources en eau conventionnelles ……………………………………….…….. 20
I.3.2 Ressources en eau non conventionnelles………………………………………….. 21
Table des matières Mekhici Majda

Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjer

II.1 Situation de l’assainissement de la commune……………………………………..... 22


II.1.1 Nature du réseau de Bouzedjar……………………………………...…………… 22
II.1.2 Qualité des eaux…………………………………………………………...…..….. 22
II.2 Aspect qualitatif des eaux collectées par le réseau……………………………….... 23
II.2.1 Normes de rejets……………………………………….………………………..... 23
II.2.2 Origine de la pollution………………………………………………….………… 24
II.3 Rejets de la commune ……………………………………………………...….…….. 24
II.4 Milieu récepteur……………………………………………………………...……… 25
II.5 Débit évacué par le réseau d’assainissement de la commune de Bouzedjer…….. 27
II.5.1 Débit de consommation moyen totale…………………………………………... 27
II.5.2 Débit des eaux usées ……………………………………………………………. 28

Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et conduite de refoulement

III.1 Choix du site de la station de relevage………………..……………………………. 31


III.2 Station de relevage…………………………………….………………………….…. 31
III.2.1 Définition………....………………………...….…………………....................... 31
III.2.2 Station de relevage de Bouzedjar………………………….…………………..… 32
III.2.3 Composition de la station de relevage de la ville de Bouzedjar……………….. 32
III.2.3.1 Compartiment hydraulique……………………………….……………….. 32
III.2.3.2 Compartiment électrique………………………………………………….. 35
III.3 Méthodologie de conception ……………………………………………..………… 36
III.3.1 Transfert des eaux usées vers la station………………………………...……….. 36
III.3.2 dimensionnement de station de relevage………………………………………… 36
III.3.2.1 Hauteur manométrique totale (HMT)……………………………...……... 36
III.3.2.2 Courbes caractéristiques d’une pompe……………………………...…….. 38
III.3.2.3 Point de fonctionnement d’une pompe………………………………........ 40
III.3.2.4 Choix d’un type de pompe……………………………………………….. 40
III.3.2.5 Couplage en parallèle………..………………………………..…….……. 40
III.3.3 Détermination du volume de la bâche………………………………………....... 41
III.3.4 Dimensionnement de la bâche……………………………………………..…..... 43
III.3.5 Calcul l hauteur de la station…………………………………………………..... 43
III.3.6 Application………………………..….…………………………………………. 44
III.3.7 Calcul de coup de bélier………………………………………………………..... 48
Table des matières Mekhici Majda

III.4 Etude électrique de la station de relevage STR…………………………………… 49


III.4.1 Détermination de la puissance de la pompe….………………………………….. 50
III.4.2 Détermination de la puissance du moteur……………………………………….. 50
III.4.3 Calcul du courant nominal…………………..…………………...………..…….. 50
III.4.4 Régularisation de la station de pompage…...………………...…………………. 50
III.4.5 Calcul de la puissance apparente nécessaire………………..…………………… 51
III.4.6 Caractéristique du circuit de puissance…………………………………..……… 51
III.4.7 éclairage intérieur et extérieur…………………………………………………… 52
III.5 Déversoirs d’orage....……………………………………..………..……………...... 52
III.5.1 Définition……………………………………………………………………….. 52
III.5.2 Déversoir à seuil frontal…………………………………………..……………... 54
Conclusion…………………………………………………………………...……………. 57
Référence Bibliographique
Annexe
Introduction générale Mekhici Majda

INTRODUCTION GENERALE

Afin de protéger notre environnement, un projet d’assainissement est devenu une solution
primordiale pour la protection de l’hygiène du milieu environnant et joue un rôle important,
dans la préservation de la santé des populations. Par ailleurs, le rejet des eaux usées brutes,
dans un milieu récepteur, en l’occurrence, un cours d’eau ou la mer, peut causer des
problèmes sanitaires sérieux pour les populations.

En effet, la collectivité locale est responsable de l’urbanisation de son territoire, de toutes les
études et décisions des opérations d’intérêt général qui s’attachent à son développement. Il
faut que la commune ne soit plus la seule instance de décision en matière d’occupation des
sols et d’aménagement, en raison de l’importance de plus en plus grande des synergies au
niveau des intercommunalités. Ainsi, la construction d’un réseau d’assainissement est d’abord
une affaire communale, étant bien entendu que cet équipement public s’intègre dans les
orientations et les prescriptions du plan d’aménagement de la commune.

Afin de lutter contre le phénomène de déversement des eaux usées à ciel ouvert. La Direction
des Ressources en Eaux de la wilaya d’Ain Témouchent a lancé un vaste programme d’étude
et de réalisation des stations d’épurations à travers la wilaya pour traiter les eaux usées des
différentes communes. Ce travail a abouti à la réalisation de six lagunes naturelles dans les
communes de Sidi-Safi, d’Amir Abdel Kader, d’El Maleh, d’El Amria, d’Hassi El Ghella et
d’Ain Larebaa, ainsi que trois stations d’épurations dans la commune d’Ain Tolba (oxydation
alternée) , la commune d’Ain témouchent et la commune de Bouzedjar (procédé par boue
activée a faible charge) durant la période 2000 -2013.

Dans ce travail, nous avons pris le cas de la commune de Bouzedjar, vue l’emplacement du
site de la STEP à une côte 43 MNGA et le rejet du centre à proximité de la mer, il est
impératif de réaliser une station de relevage pour permettre le refoulement des eaux usées vers
la STEP. Ainsi, l’objectif de ce travail consiste à réétudier le dimensionnement de la station
de relevage du centre de Bouzedjar et la conduite de refoulement vers la STEP pour l’horizon
2040, en actualisant les données de base pour le dimensionnement des différents ouvrages et
de traiter toutes les insuffisances qui entravent le bon fonctionnement du réseau
d’assainissement.
Introduction générale Mekhici Majda

A cet effet, notre mémoire sera structuré comme suite:

Chapitre I: Présentation de la commune de Bouzedjar

Chapitre II: Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjar

Chapitre III: Dimensionnement de la station de relevage et conduite de refoulement


Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

PRESENTATION DE LA COMMUNE DE BOUZEDJAR

I.1 Caractéristique général de la commune

I.1.1 Situation géographique

La commune de Bouzedjar a été érigée en commune en janvier 1985 rattachée à la daïra d’El
Amria située au Nord-Est de la Wilaya d’Ain Témouchent. Elle s’étend sur une superficie de
7500 hectares dont 45% de terres agricoles. Elle compte 4 849 habitants depuis le dernier
recensement de la population (DPAT, 2015).

Elle est limitée (Figure I.1) :


- Au Nord par la mer Méditerranée
- A l’Est par la commune d’Ain El Kerma
- Au Sud Est par la commune d’El Amria
- Au Sud Ouest par la commune d’El M’saïd

Station de relevage de Bouzedjar

STEP de Bouzedjar

Figure I.1 : Situation générale de Bouzedjar Extrait de la carte d’Etat-major d’El- Amria. Échelle 1/25000
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

La commune de Bouzedjar est répartie entre deux agglomérations reliées par le C.W 20.

- Bouzedjar agglomération chef lieu


- Houaoura agglomération secondaire
- Zone éparse

L’analyse des fonctions du tissu met en relief des déséquilibres, des distorsions entre les
entités urbaines, pour lesquelles un découpage d’intervention est proposé. Ce découpage
découle de la morphologie de tissu, de sa vocation et de la typologie des constructions. A cet
effet, l’agglomération a été divisée en (03) trois secteurs d’analyse (Source POS) :

Secteur 1 : UA 1 : Zone de plage

Secteur 2 : UA 2 : Zone d’habitat traditionnel.

Secteur 3 : UA 3 : Zone d’auto construction, cité de recasement et extensions.

A- Secteur UA 1 : Zone de plage

- Situation

Ce secteur est limité au Nord par la colline de Haoud Es Sakoum, au Sud par le promontoire
Kouba Moul El Bahr, à l’Ouest par la baie de Bouzedjar et à l’Est par le secteur UA2 (habitat
traditionnel).

- Caractéristiques

C’est un secteur formé par les premiers îlots bordant la baie constituée par habitat de type
secondaire (Cabanons) et centres de colonies de vacances, c’est l’essentiel du potentiel
touristique de Bouzedjar (plus de 50% du parc logement est considéré comme habitat
secondaire). En effet, ce secteur est un espace stratégique dans le développement de la ville
car il est générateur de l’animation touristique en période estivale, où se concentre la majorité
des commerces de base suivant l’axe d’animation principale.
B- Secteur UA 2 : Zone d’habitat traditionnel

- Situation

- Situé sur les piedmonts de Haoud Es Sakoum et constitue le prolongement du secteur UA 1


(zone de la plage). Cette entité est composée par deux sous-secteurs de part et d’autre du
CW 20 :
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

- Sous-secteur UA 2.1
 Composer par l’habitat traditionnel.
 Tissu est peu structuré.
 Caractériser par ses ruelles et ses voies sinueuses à gabarits variables.

- Sous-secteur UA 2.2
 Composer par des programmes récents, formés par des logements ruraux et Auto-
constructions sous forme d’îlots réguliers.
 Ce sous-secteur se situe à proximité de la zone inondable.

C- Secteur UA 3 : Zone d’auto construction, cité de recasement et extensions.

- Situation :

Ce secteur s’étend le long du CW 20 et renferme (03) trois sous-secteurs :

- La cité de recasement UA 3-1 appelée communément « Douar Lot ». Cet espace est
caractérisé par un agencement régulier ayant comme cadre de structure une voirie de
desserte orthogonale. Ce sous secteur se trouve enclavé entre oued El Ferra et son affluent,
ayant un seul accès à partir du CW 20.

- Le programme de l’auto construction UA 3-2 qui se présente avec les mêmes


caractéristiques typologiques que le Douar Lot.

- La zone d’extension UA 3-3, cette zone d’extension située au Nord du secteur UA 3-2 est
prévue pour 378 logements individuels dont 278 sont en cours de réalisation.

I.1.2 Situation topographique

La commune de Bouzedjar se caractérise par un relief montagneux de piémonts et de plateaux


sur la bande du littoral. Pour cela, elle confrontée à de sérieux problèmes d’aménagement et
d’urbanisme qui peuvent être identifiés comme suit :

- Un site fortement contraignant en contrebas d’une zone montagneuse très accidentée,


traversée par une série de chaâbets et d’oueds et caractérisée d’une lithologie très fragile et
de fortes pentes favorisant le phénomène d’érosion ;

- La présence d’une zone inondable au niveau de l’agglomération de Bouzedjar due à l’oued


El Fera non aménagé en totalité ;
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

- Les rejets d’assainissement ;

- Les potentialités d’urbanisation très limitée en raison des contraintes liées au site (une
façade maritime abrupte)

La Zone montagneuse qui s’étend du Nord-Ouest au Nord-Est et longe le littoral sur une
façade abrupte est constituée par :

- Djebel Ech Chaâbyne de 252 m d’altitude

- Djebel El Kourdya de 256 m d’altitude

- Djebel Aicha Touila de 297 m d’altitude

- Djebel Haft El Bejeur de 287 m d’altitude

- Djebel Mezzaïta de 397 m d’altitude

Cette zone montagneuse est représentée par un relief disséqué par une série de chaâbets et
d’oueds provoqués par le phénomène d’érosion favorisé par les fortes pentes.

I.1.3 Situation géologique

La commune de Bouzedjar se caractérise par une diversité des couches géologiques, du


essentiellement au volcanisme de la région, sachant que la zone de Bouzedjar appartient au
massif volcanique du Sahel d’Oran, dont on peut citer le volcan du Tifraouine.

La formation géologique rencontrée au niveau du site de Bouzedjar est hétérogène, avec une
dominance de sol peu compact (Tableau I.1) (Figure I.2).

Tableau I.1: Composition de la formation géologique (SOGREAH,1998 )


Caractéristiques Composition de la formation Pente
Substratum fragile ou sol  marnes gypseuse  0 à 3%
peu compact et compressible  marnes argileuses et gypseuses  variables
 alluvions récentes et sable de plage  0 à 3%
 grès fin  variables
Sol de dureté moyenne  calcaire crayeux  4 à 12%
 placage de dune sur marnes miocènes  4 à 25%
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

STEP de Bouzedjar

Légende géologique

Figure I.2 : Extrait de la carte géologique Bouzedjar. Échelle 1/50 000


La légende de la carte :
2
α : Brèche et coulées d’andésite

m4a’ : grès micacés inférieures

m4α : grès micacés supérieures

q1d : Grès à hélices

q1b : sables et bas fonds sablonneux

m4ad : éboulis calcaires

m4d : calcaires crayeux

2
m α : brèches et coulées d’andésite

m4a : grès micacés grossiers, bleus ou verdâtres

p1g : grés dallés et sables à hélices


Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

La commune de Bouzedjar appartient à la retombée du massif côtier qui constitue le


prolongement occidental du Murdjajou. Ces reliefs se situent sur le plan orographique entre le
sillon septentrional et le sillon médian représenté par la grande sebkha d’Oran. L’évolution de
la structure géologique s’est faite selon deux cycles distincts. Le cycle anté- nappes (trias,
jurassique et crétacé) et le cycle post-nappes (miocène, pliocène, pléistocène). Ce dernier est
caractérisé par des formations sédimentaires détritiques notamment des marnes, des grès et
des limons.

L’orographie actuelle de la région est la conséquence d’une activité tectonique qui a connu
une succession des phases :

- La tectogenèse infra crétacé : C’est une phase de compression comme dans tout le
domaine tellien qui est responsable de l’émergence de l’ensemble paléogéographique allant
des monts d’Arzew jusqu’à Béni-SAF.

- La tectogénèse post-crétacé : Il s’agit d’une tectonique profonde et dynamique qui est à


l’origine d’un épi-métamorphisme engendrant la schistosité des massifs littoraux.

Ces différents mouvements tectoniques se sont traduits par la mise en place d’un réseau de
failles dont l’orientation est Sud-Ouest / Nord-Est.

Il faut également souligner que durant l’époque tertiaire, la région a été le siège d’une
importante activité volcanique que l’on peut observer à travers les formations de basalte et
d’andésite.

Ce bref aperçu sur les conditions géologiques existantes autour du site d’étude montre
l’extrême complexité sur la genèse et la formation des différents faciès de sol que l’on peut
observer autour du site de Bouzedjar.

I.1.4 Différents types de sol

Les diverses reconnaissances sur le site ont permis de mettre en évidence une complexité
particulière des différents sols situés à l’intérieur du périmètre d’étude, notamment au niveau
de la diversité des catégories de sol.

Les observations effectuées nous ont permis de déterminer cinq (5) types de sols :
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

a) Sol de type « 1 »

Il s’agit de calcaires gris très compacts formant la butte de Bouzedjar. Leur extension est
notamment marquée dans la zone Sud-Est de l’agglomération et au niveau de certains
points hauts. Sur le plan géotechnique, ces calcaires gris présentent une grande résistance
avec une portance dépassant largement 5 bars. Ces excellentes qualités géotechniques ne
posent aucun problème pour les aménagements et constructions qui peuvent être y édifiés.
Cependant ce caractère très favorable ne doit pas faire oublier que la viabilisation de ce
type de sol engendrera des surcoûts très importants en raison de la nature rocheuse, et
d’autre part les pentes très fortes (Supérieures à 12 %) constituent un autre handicap qu’il
faudrait prendre en charge.

b) Sol de type « 2 »

Il s’agit pour ce type de sol d’épanchements volcaniques qui se présentent sous deux
formes essentielles des basaltes compacts et des cendres volcaniques. Leur extension se
développe principalement en rive droite de l’Oued principal dans la partie centrale de
l’agglomération de Bouzedjar. Ils sont de teinte grise foncé avec un réseau important de
diaclases pour les formations basaltiques.

Au plan géotechnique, c’est un sol que nous considérons relativement bon selon la forme
dans laquelle il se présente (basalte en cendre). De ce fait la portance varie entre 1.5 bars et
5 bars et l’on peut déduire que ce type de sol reste favorable pour recevoir tout type
d’équipement qui sera éventuellement programmé.

c) Sole de type « 3 »

Au niveau de ce sol, les formations détritiques composées de limons et de marnes sont


inclus. Les affleurements se situent principalement au niveau de la partie orientale de
l’agglomération. Les marnes sont de teinte grise avec une présence de concrétisations de
calcite blanche crayeuse. Les limons argileux présentent parfois des passages fins de
cendres volcaniques compte tenu de la relative plasticité de ce type de sol avec l’existence
de phénomène de retrait ou de gonflement suivant l’évolution de la teneur en eau, on peut
considérer que le sol est de qualité médiocre. Au vu de ces caractéristiques très mauvaises,
il est recommandé d’éviter l’implantation d’équipements lourds. Par ailleurs la conception
des infrastructures exigera une attention particulière en évitant en particulier des poteaux
isolés mais en privilégiant soit des semelles filantes soit un radier général.
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

d) Sol de type « 4 »

Son extension se trouve limitée au niveau des terrasses alluviales de l’Oued principal qui
traverse l’agglomération de Bouzedjar. Il s’agit d’un sable grossier avec des passages de
conglomérats arrondis provenant des dépôts successifs d’origine torrentielle. Ce sable non
consolidé se présente sous une forme pulvérulente avec une granulométrie grossière.

Les caractéristiques géotechniques sont moyennes variant entre 0.5 et 1.5 bars et son
utilisation pour des programmes d’aménagement doivent obéir à beaucoup de précaution pour
des raisons autres que géotechniques.

Il importe en effet de prévoir pour les éventuelles constructions un système de filtre de


drainage pour les risques de fuites à partir des conduites d’AEP ou d’assainissement. A terme
ces fuites peuvent engendrer un transport des particules fines et contribuer ainsi à déstabiliser
l’assise de la construction. La granulométrie des filtres devra être déterminée en fonction des
caractéristiques de ces sables.

e) Sol de type « 5 »

Il s’agit d’une formation de sable marin très fin et partiellement consolidé. Celle-ci occupe
l’ensemble de la partie Ouest de l’agglomération représentée par la rive gauche de l’oued.
Cette zone est destinée actuellement à recevoir un programme d’extension urbaine dans la
mesure où un lotissement nouveau se trouve en réalisation. Au plan géotechnique, c’est un sol
de qualité moyenne.

I.1.5 Situation hydrogéologique

Nous nous sommes basées sur l’étude des logs stratigraphiques des différents forages réalisés
au niveau de la région d’étude et des données hydrogéologiques pour définir les différents
aquifères.

- Aquifère des calcaires et dolomies du Lias

Les formations carbonatées liasiques, constituées essentiellement de calcaires massifs


finement rubanés et de dolomies constituent un bon aquifère du fait de leur forte perméabilité
de fissures.
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

- Aquifère des calcaires du Miocène

Il constitue l’aquifère principal dans la région, il s’agit en fait d’une formation complexe
comportant :

- Des calcaires récifaux qui sont fortement fissurés et karstifiés, ces calcaires constituent
les meilleures zones de ce niveau aquifère ;

- Les formations à Tripoli ;

- Les formations évaporitiques ;

L’écoulement général de la nappe des calcaires se fait globalement du nord vers le sud.
L’alimentation de cet aquifère est liée aux eaux de pluies.

- Aquifère des sables et des grés du pliocène

Le pliocène est représenté dans l’ensemble par une alternance de sables de grés et de marnes,
qui surmontent les calcaires du miocène supérieur. Cette formation constitue un aquifère à
perméabilité d’interstice variable. Le gradient hydraulique est faible ce qui peut se traduire
par une forte perméabilité.

L’écoulement de la nappe se fait du Nord vers le Sud et une partie d’alimentation se fait par
les calcaires blanc messéniens.

- Aquifère des alluvions quaternaires

Le quaternaire est représenté par des alluvions, limons sableux et sables argileux et par des
dépôts de pente. Ces formations présentent une perméabilité généralement faible, mais qui
localement peuvent devenir importantes.

I.1.6 Réseau hydrographique

Elle est parcouru par un réseau hydrographique particulièrement dense du aux contraintes
topographiques et à la disposition du relief à cet endroit ainsi qu’à la présence de fortes pentes
en amont de la localité. Ce qui lui confère un caractère de site inondable (disposition en
amphithéâtre). Les principaux oueds et chaabets qui sillonnent la zone sont oued El Khouabi
ou oued El Ferra, oued Eddra et Chaabet Errialette.
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

I.1.7 Caractéristiques morphométriques

La localité de Bouzedjar appartient au grand bassin côtier oranais. Les principales


caractéristiques morphométriques du bassin versant sont présentées comme suite :

- Superficie totale du bassin versant SBV= 21 km2

- Altitude maximale HMax = 397 m

- Altitude minimale HMin = 7 m

Ou tend vers 0 à l’exutoire niveau de la mer.

- Dénivelée du bassin versant D= 397 à 390 m.

- Longueur du premier cours d’eau principal (plus les affluents), oued El Khouabi (oued fera)

L01 = 11.3 km.

- Longueur du deuxième cours d’eau principal Chaabet Errialette

L02 = 9.5 km.

La densité de drainage est supérieure à 1, elle indique que le bassin versant présente un
chevelu dense et que le réseau hydrographique est assez fourni.

I.1.8 Climatologie de la région

La climatologie est basée sur l’analyse des différents éléments du temps, que ce soit dans le
but de calculer des moyennes portant sur des longues années d’observations ou poursuivre,
jour à jour, ses variations.

La grande variabilité de ces différents éléments dans le domaine méditerranéen influence


fortement les composantes du bilan hydrologique, la finalité de toute étude hydro -
climatologique en hydrogéologie.

I.1.8.1 Précipitations

Pour le calcul, nous disposons des données relatives à la station de Hassi El-Ghella, dont les
coordonnées sont :
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

Tableau I.2 : Caractéristiques de la station étudiée

Station Altitude Latitude Longitude


Hassi El-Ghella 167 m 35° 18’ 52N 10° 34 W

Cette station (code 04.04.14) dont la série de pluies maximales traitées sur 50 ans au niveau
de l’analyse des pluies fréquentielles en Algérie par Body nous donne le tableau suivant :

Tableau I.3 : Pluies maximales


Pluie annuelle Période
Station Cv B
mm/an Ans

Hassi El-Ghella 451 0.54 0.35 50

A- Données climatiques

L’exposant climatique b et le coefficient de variabilité Cv son des paramètres, déterminés


d’après la nouvelle carte pluviométrique de l’Algérie dresse par Mr k.Body pour le compte
de l’ANRH en 1981.
La formule de l’ANRH. Pour le calcul de la pluie journalière maximale est de la forme :

Pj max = Pan (0.088) + 9.2……………………………………….. (I.1)

Où Pan : représente la pluie moyenne annuelle.

-Nous calculons les pluies maximales fréquentielles à 1% - 5% - 10% et 20% à partir de la


formule de la loi Normale de Gauss, présentée au tableau ci après :

√ ……………..……….. (I.2)

Pj%: Pluie journalière fréquentielle en mm

Pjmax en 24 h : pluie maximale journalière en mm


Cv: Coefficient de variation

U: Variable de Gauss.
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

Tableau I.4 : Pluies maximales fréquentielles


Pj1% Pj5% Pj10% Pj20%
Pjmax 24h N
Station Cv
mm/j Années U=2.327 U=1.650 U=1.260 U=0.860
de Hassi El-Ghella
48.90 50 0.54 139.68 99.17 81.41 66.50

Pour les déterminations des intensités pluviales, on utilise la loi « intensité » des eaux
pluviales, durée, fréquence mise au point par l’ANRH Alger en 1981 et relative à la zone
Nord Ouest qui fait l’objet de notre présente étude.

I% = P24h (T / 24)0.33 ……………..……….. …………………………(I.3)

I % : Intensité fréquentielle en mm
P24h : Pluie maximale journalière à la fréquence considérée
T : Temps d’averse en heures

Nous obtenons alors pour chaque fréquence aux différents temps considérés les résultats
consignés dans le tableau suivant :
Tableau I.5 : Intensités pluviales aux différentes fréquences (minutes)
Fréquence % Pj 5 mn 10 mn 15 mn 20 mn 30 mn 60 mn

I(mm/j) 21.55 24.53 30.97 34.05 38.93 48.94

1% I(mm/h) 139.68 258.60 147.18 123.88 102.15 77.86 48.94

I(l/s/ha) 718.29 408.85 344.09 283.73 216.26 135.94

I(mm/j) 15.30 17.42 21.99 24.18 27.64 34.75

5% I(mm/h) 99.17 183.60 104.50 87.96 72.54 55.28 34.75

I(l/s/ha) 509.97 290.27 224.32 201.49 153.55 96.52

I(mm/j) 12.56 14.30 18.05 19.85 22.69 28.52

10 % I(mm/h) 81.41 150.72 85.78 72.20 59.55 45.38 28.52

I(l/s/ha) 418.64 238.29 200.54 165.41 126.05 79.22

I(mm/j) 10.26 11.68 14.75 16.21 18.54 23.30

20 % I(mm/h) 66.50 123.16 70.07 59.00 48.63 37.08 23.30

I(l/s/ha) 342.09 194.65 163.88 135.07 102.99 64.72


Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

B- choix de l’intensité pluviale :

L’intensité pluviale choisie est de fréquence décennale 10% est d’un temps d‘averse répété
égale à 15 min donc :

I = 200,54 L/s/ha

I.1.8.2 Température

Pour les températures, les données retenues sont celle de la station d’El Amria sur une période
de 30 ans (1974 - 2003). Les variations thermométriques sont groupées dans le tableau I.6 ci
dessous:

Tableau I.6: Températures Max, min, et moyennes mensuelles enregistrée au niveau de la


station d’El-Amria (1974-2003).

MOIS JAN FEV MAR AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC MOY

T (°C) 15.13 16.64 18.80 21.05 23.56 28.41 32.42 33.31 28.93 24.50 20.03 16.50 23.28

t (°C) 7.66 8.26 9.45 11.08 12.51 17.26 20.30 21.45 18.80 15.15 12.05 9.08 13.58

(T+t)/2 (°C) 11.44 12.45 14.12 16.06 18.03 22.83 26.36 27.38 23.86 19.82 16.04 12.79 18.43

T : Température moyenne maximale


t : Température moyenne minimale
(T+t)/2 : Moyenne des températures

D’après ce tableau, on enregistre une température moyenne annuelle égale à (18.43°C). On


remarque aussi que le mois le plus chaud, est le mois d’Août (27.38°C) par contre le mois le
plus froid, est le mois de Janvier (11.44°C),

I.1.8.3 Humidité relative

Pour étudier l’humidité de la région, on a utilisé les observations effectuées à la station d’Ain
Témouchent sur une période de 21 ans (1976 à 1996) (Tableau I.7).

Tableau I.7: Humidités moyennes mensuelles d’Ain Témouchent (1976 à 1996) (Données ANRH)
Mois Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juill Août Sept Oct Nov Dec
Humidité
moyenne 70.71 70.87 66.43 63.50 64.04 63.50 57.48 56.79 62.00 56.59 70.48 71.49
Mensuelle
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

Les moyennes mensuelles de l’humidité à la station d’Ain Témouchent varient de 57 % en


juillet à 71 % en novembre. L’humidité relative est toujours supérieure à 50 %. Elle
commence à augmenter à partir du mois de septembre jusqu’au mois d’avril, puis diminue à
nouveau (Figure I.5). Les fortes valeurs de l’humidité d’Ain Témouchent sont dues à la
proximité de la mer. Ceci cause en hiver, la présence de fréquents brouillards matinaux.

75
Humidité moy. mensuelle

70

65

60

55

50

Mois

Figure I.3: Variations de l’humidité moyenne mensuelle enregistrée au niveau de la station


d’Ain Témouchent (1976 à 1996)

I.1.8.4 Vent

Les vents dominants sont de direction Nord-Ouest et Nord-Est. Le régime climatique est
conditionné par la nature des vents, ils n’apportent en général que peu d’humidité (vents de
secteurs Nord-Ouest). Lors de leurs passages sur les reliefs espagnols et marocains, les vents
perdent une bonne part de leur humidité qu’ils ne peuvent récupérer au cours de leur passage
réduit sur la méditerranée occidentale. Seuls les vents de secteur (Nord-Est) apportent une
certaine pluviosité.

Les reliefs méridionaux (Sebaa Chioukh, Tessala, Monts de Tlemcen) ont une influence
favorable, en gênant l’arrivée des vents continentaux secs et chauds de secteur Sud
(SIROCCO), néfastes pour les cultures.

Au court de la période allant de Novembre en Avril, les vents dominants sont orientés Nord-
Ouest. Les vents forts sont peu fréquents.
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

I.2 Situation démographique actuelle

I.2.1 Evolution de la population

La ville de Bouzedjar compte 4 849 habitants depuis le dernier recensement de la population


(31/12/2015). Pour le dimensionnement de la station de relevage les calculs se font pour
l’horizon 2040.
En tient compte des effluents de Bouzedjar et la ZET. Cette dernière a une capacité 6570 lits
Équivalent / Personne. Le taux d’accroissement est de 1.59 % (RGPH, 1987/1998)

Le calcul se fait par la formule de l’évolution de la population suivante :

P = P0 (1 + T)n ……………..…………………………………..…….. (I.5)

Avec :

P : Nombre de la population à l’horizon.


P0 : Nombre de la population à l’année de référence
T : Taux d’accroissement
N : Nombre d’années entre l’année de référence et l’horizon d’études

Le résultat de calcul est consigné dans le tableau ci dessous


Tableau I.8: Evolution de la population de Bouzedjar.
2015 2020 2025 2030 2035 2040

BOUZEDJAR 4849 5247 5678 6144 6648 7193

ZET 6570 6570 6570 6570 6570 6570

TOTAL 11357 11832 12264 12731 13237 13763


Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

I.2.2 Situation Socio-économique

Les équipements socio-économiques existants et projetés de la commune sont résumés dans le


tableau suivant :

Tableau I.9: Equipements socio-économiques de Bouzedjar


(Subdivision de l’hydraulique El Amria)

Type d’équipement Existants


Scolaire - 02 écoles
Sanitaire - 02 centres de santé
Culturel - 03 mosquées
Administratif - 02 APC+PTT
Commercial - 01 marché couvert
Sportif - 01 Stade
- 01 gendarmerie
Militaire
- 01 garde communale

I.2.3 Situation agricole

Aux abords immédiats de l’agglomération, la Céréaliculture située (au Nord Est) présente un
faible rendement dû à la pauvreté des sols (calcaire argile) et à la forte pente (8 à 15 %)
limitant ainsi l’utilisation de la mécanisation.
Le deuxième terrain se trouve au sud de Bouzedjar plage, il est délimité par oued El Ferra ou
en plus de la céréaliculture, on y trouve l’arboriculture tels que (la Vigne, l’olivier le
Figuier… etc) et sans oublier l’abondance des cultures maraîchères situés le long de l’oued.
En général, la surface totale représente une surface de 2974 Ha, dont 348 Ha sont des terres
incultes (Tableau I.10).

Tableau I.10: Répartition générale des terres


(Subdivision de l’Agriculture d’EL- Amria, 2007)
Commune Surface totale S.A.U Dont
(Ha) Ha % Irrig (%).

Bouzedjar 2974 2626 88.29 10

Le potentiel sol agricole est dominé par des exploitations agricoles collectives (E.A.C). Les
exploitations agricoles individuelles sont peu représentatives (Tableau I.11). La part du
secteur privé est de 454 Ha.
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

Tableau I.11: Structure foncière des exploitations agricoles


(Subdivision de l’Agriculture d’EL- Amria, 2007)
Superficie Superficie
E.A.C E.A .I
(Ha) (Ha)
15 1347 54 825

I.3 Situation hydraulique

I.3.1 Ressources en eau conventionnelles

La commune Bouzedjar partage le même système d’approvisionnement en eau potable des


communes avoisinantes, qui tire par un piquage sur la conduite de transfert de Tafna au
niveau de l’agglomération d’El Amria. Le débit moyen affecté est de 148 m3/j.

L’eau arrive gravitairement le long du CW 20 sur un linéaire approximatif de 10 km en


diamètre DN 200 à partir de la station polygone d’EL Amria qui alimente aussi
l’agglomération secondaire de Houaoura vers le réservoir de Bouzedjar de 500 m3 qui
alimente à son tour deux réservoirs de capacité respective 2x200 m3. Il existe également des
puits dans la localité de Bouzedjar, dont ci-dessous :

Tableau I.12: liste des puits dans la localité de Bouzedjar


(Subdivision de l’hydraulique d’El-Amria, 2007)
Puits Observations
Puits de la mosquée Non potable
Puits de la route vers deuxième plage (prés du Les services de santé ont interdit son exploitation
cimetière) pour cause : eau chargée en Nitrates.
Puits de la poste PTT Non potable
Puits El marsa Non potable
Puits de Sidi Mediouni A caractère agricole (EAC) non potable

I.3.2 Ressources en eau non conventionnelles

Située non loin de la plage de Bouzedjar, la station de dessalement (Figure I.7) d’une capacité
de 5000 m3/j, est de type mono-bloc est entrée en service en 2006 et en arrêt depuis octobre
2014. Cette station a permis à une partie de population de la wilaya d’Ain Témouchent telle
que celle des agglomérations allant de Bouzedjar 998 m3/j jusqu’à El Amria de
s’approvisionner en eau potable grâce à une conduite de 24 Km.
Chapitre I : Présentation de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

Figure I.3: Station de dessalement Bouzedjar (Google Maps)

La mise en service de cette station a permis de faire face aux situations cruciales constatées
durant les saisons estivales où la demande pouvait quadrupler. Cet ouvrage était initialement
la solution intermédiaire pour l’alimentation du village et de ses environs jusqu’à l’entrée en
production de la grande station de dessalement de Chatt El Hillal en 2014. Le débit affecté est
de 850 m3/j

.
Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda
Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

RESEAU D’ASSAINISSEMENT ACTUEL DE LA COMMUNE


DE BOUZEDJAR

II.1 Situation de l’assainissement de la commune

L’enquête sur le réseau de l’assainissement et la collecte de données a révélé les points


suivants tout en prenant en considération les éléments relatifs à la première phase.

II.1.1 Nature du réseau de Bouzedjar

Le type de réseau d’assainissement drainant les différents bassins urbanisés de la localité de


Bouzedjar est unitaire et orientées vers les différentes fosses septiques existantes qui sont en
nombre de cinq fosses repartis de part et d’autre du canal oued El ferra. Le réseau date de
1988 et encore fiable. Le linéaire approximatif du réseau est de 25020 ml dont 10036 ml pour
le réseau primaire et 14984 ml pour le réseau secondaire. Les diamètres varient entre 250 et
500 mm.

En ce qui concerne les eaux pluviales, ils sont drainés par un système d’avaloirs ou caniveaux
repartis à travers le réseau.

Certains tronçons ne sont pas raccordés dans le réseau existant dont un projet est en cours de
réalisation pour relier ces différentes conduites pour éliminer les fosses individuelles
existantes.

II.1.2 Qualité des eaux

Les eaux usées à traiter sont constituées essentiellement par des effluents d’origine
domestiques ou par des effluents provenant de commerces ou de services qui présentent des
caractéristiques et une aptitude à l’épuration voisine de celles des effluents domestiques.
Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

II.2 Aspect qualitatif des eaux collectées par le réseau

II.2.1 Normes de rejets

Les valeurs limites maximales des paramètres de rejet des installations de déversement
Urbaines et industrielles sont présenté dans le tableau suivant (Décret exécutif n° 93-160 du
10 juillet 1993 réglementant les rejets d’effluents liquides industriels – JORADP) :

Tableau II.1 : Valeurs limites maximales des paramètres de rejet (JORADP, 1993)
Paramètres Symbole Unité Valeurs maximales
Indice pH pH 6.5 à 8.5
Température T° °c 30
Nitrates NO3 mg/l <1 mg/l
Nitrites NO2 mg/l 1mg/l
Phosphates PO4 mg/l 02
Ammonium NH4 mg/l <0.5 mg/l
Matières en suspension à 105°C M.E.S mg/l 35
Matières organiques M.O mg/l /
Phosphore total P mg/l 10
Demande chimique en Oxygène D.C.O mg /l 120
Demande biochimique en Oxygène D.B.O5 mg /l 30
Huiles et graisses / mg /l 20
Hydrocarbures / mg /l 20
Pesticides organochlorés / mg/l 0.05
Cadmium Cd mg/l 0.2
Chrome 3+ Cr mg /l 3.0
Chrome 6+ Cr mg/l 0.1
Cuivre Cu mg /l 0.5
Plomb Pb mg /l 0.5
Nickel Ni mg /l 05
Arsenic As mg/l 0.5
Zinc Zn mg/l 03

JORADP : Journal officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire


Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

II.2.2 Origine de la pollution

Les analyses multi temporaire des eaux de rejet urbain de Bouzedjar ont révélé les constations
suivantes (Tableau II.2 de l’annexes II.1).

L’origine de cette pollution est urbaine domestique, puisque les teneurs en métaux demeurent
très insignifiantes. Ces derniers sont à des concentrations ne dépassant guère les normes
requises (d’après le tableau II.1). Il est de même pour le pH, la conductivité, la température,
les nitrates, les sulfates et les chlorures.

En ce qui concerne les MES, la DCO et la DBO5 et la turbidité, elles reflètent les
caractéristiques des eaux résiduaires urbaines (E.R.U). En effet, une eau résiduaire peut
engendrer suivant la nature et la concentration de ses constituants, un certain nombre d’effets
sur le milieu récepteur ainsi les matières en suspension, même en concentration faible sont
susceptibles de réduire la transparence du milieu dans le cas d’un rejet en lac ou en mer. Dans
ce cas également on peut craindre un apport élevé en micro-organismes (bactéries et virus),
les matières azotées sous forme ammoniacale vont donner naissance à des nitrates dans le
milieu récepteur, contribuant ainsi pour une part non négligeable l’accroissement de leur
concentration. La présence des nitrates et des phosphates et l’effet précipité des matières
organiques peuvent accélérer, ainsi le processus d’eutrophisation des milieux récepteurs.

II.3 Rejets de la commune

Il existe cinq rejets (Figure II.1) qui sont relies à des fosses septiques situés de part et d’autre
de oued El ferra par des conduites de diamètre 300 mm. Actuellement ces rejets sont
raccordés à la station de relevage par une conduite d’amenée en PVC PN6 bars DN 500 mm.
Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

Figure II.1 : Positionnement des rejets de la commune de Bouzedjar

II.4 Milieu récepteur

L’étude de l’impact des produits de la station d’épuration de Bouzedjar sur les milieux
récepteurs (essentiellement les eaux traitées et les boues) entre dans le cadre des stratégies
d’amélioration de la qualité de l’eau et de l’environnement en général, en coordination avec
les améliorations des modes de rejets d’eaux usées, promettant des gains substantiels de santé
et d’hygiène pour la population.

L’équilibre des milieux naturels récepteurs peut être menacé par des facteurs exogènes, parmi
lesquels les rejets de la station constituant des causes locales de perturbations.

En effet, les rejets de la station engendrent des modifications dans les milieux récepteurs
(oueds, sols, zone d’aération, nappe, mer) et bouleversent l’équilibre biologique de
l’écosystème. Les perturbations sont de différents ordres :

- Purement physiques et mécaniques : apport de particules, augmentation plus ou moins


importante du débit en fonction de la taille du rejet et celle de l’oued.
Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

- Physico-chimiques : variations de température, pH, conductivité, teneur Oxygène, apport


de composés carbonatés, azotés et phosphorés, apport d’éléments susceptibles de se révéler
toxiques pour les organismes aquatiques (mer).

- Biologiques : perturbation des biocénoses découlant des modifications précédentes, apport


en micro-organismes.

L’amplitude de ces perturbations et la distance nécessaire pour la restauration du milieu et le


retour au niveau de qualité initiale dépendent de l’état de dégradation du rejet.

Le cycle de l’azote dans les milieux récepteurs est un cycle naturel. Le cycle de l’azote du
processus d’épuration par boue activée est un cycle intensif, contrairement au cycle dans la
nature (plus qu’extensif).

En ce qui concerne le cycle de l’azote dans la nature (milieux récepteurs), les rejets de la
station représentent des apports concentrés d’azote, auxquels les milieux récepteurs et surtout
aquatiques sont très sensibles, et qui entraînent, selon leur forme chimique un lien avec les
caractéristiques physico-chimiques locales de chaque milieu, une diminution de la qualité des
eaux dans le réseau d’oueds et des phénomènes de pollution parfois importants : toxicité pour
la faune aquatique (NH4+, NO2).

Les effluents de la station véhiculent aussi des quantités non négligeables de micro-
organismes qui se développent au sein des systèmes de traitement des eaux. Parmi lesquels
des bactéries intervenant dans le cycle de l’azote, et représentant donc un potentiel pour les
milieux récepteurs.

La caractérisation du milieu a porté sur les composantes environnementales suivantes :

 Milieu physique

- La qualité de l’air et le climat.


- L’environnement sonore.
- Les sols et le terrain.
- L’hydrogéologie.
- Les eaux de surface et la qualité des sédiments.
- L’hydrologie.
- Les processus côtiers.
Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

 Milieu biologique

- La végétation et les milieux humides.


- La faune terrestre et aviaire.
- Les poissons marins et leurs habitats.
- Les poissons des eaux intérieures et leurs habitats.

 Milieu humain

- Les aspects socio-économiques et l’utilisation des terres et des ressources visuelles.

II.5 Débit évacué par le réseau d’assainissement de la commune de Bouzedjar

II.5.1 Débit de consommation moyen totale

Débit de consommation domestique moyen avec une dotation de 200 l/hab/j :

Q C.d.m = P × D…………………..………..(II.1)

Où ;

QC.d.m : Débit de consommation domestique moyen (m3/j)

P : population (hab)

D : consommation journalière moyenne d’eau par personne (D=200 l/hab/j)

Débit de consommation moyen totale est donné par la formule suivante:

Qtotal = QC.d.m + Qequip.m …………….…..(II.2)

Selon la subdivision de l’hydraulique d’El-Amria, les besoins d’équipements de la commune


de Bouzedjar se résument comme suite (subdivision de l’hydraulique El Amria)

Tableau II.2 : Besoins d’équipements existants à Bouzedjar


Type d’équipement Nombre Débit moy. Jour.
m3/j
Scolaire - 02 Ecoles 15
Sanitaire - 02 Centre de santé 3.75
Culturel - 03 Mosquée 6
Administratif - 02 APC+PTT 2
Commercial - 01 marché couvert 14
Sportif - 01 stade 40
- 01 Gendarmerie 39
Militaire
- 01 Garde communale 7.25
Total 127
Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

Selon les formules (II.1) (II.2). Le tableau ci dessous résume le résultat de calcul de débit de
consommation moyen totale (m3/j) pour différents horizon0

Tableau II.3: Débit de consommation moyen totale (domestique + équipement)


Année 2015 2020 2025 2030 2035 2040
Population (hab) 11357 11832 12264 12731 13237 13763
Débit de consom. domes. moyen (m3/j) 2271 2366 2453 2546 2647 2753
Débit d’équipements (m3/j) 127 127 127 127 127 127
Débit de consom. domes+ equip (m3/j) 2398 2493 2580 2673 2774 2880

II.5.2 Débit des eaux usées

Les débits des eaux usées devant transiter par le réseau et qui devront être traité sont résumés
dans le tableau (II.4) qui suit et évalués sur un taux de 80 % des eaux de consommation.

 Débit des eaux usées moyen est donné par la formule suivante :

Qjmoy E.U = 0,80 × Qjmoy. Consommer………… (II.3)

 Débit de pointe

Le régime du rejet est conditionné par le train de vie des citadins, ce qui nous donne des
heures ou on a un pic et des heures creuses ou le débit est presque nul (la nuit). Pour estimer
le coefficient de pointe, on à plusieurs méthodes parmi les quelles on citera :

– Méthode liée à la position de la conduite dans le réseau.

– Le coefficient de pointe est estimé selon l’importance de la ville.

– Le coefficient de pointe est estimé à partir débit moyen.

Le débit de pointe est donné par la formule suivante :

Qpte = Kp × Qmoyj …………………………………(II.4)

Avec :

Kp : Coefficient de pointe ;

Qmoyj : Débit moyen journalier.

Le coefficient de pointe peut être estimé de plusieurs façons :


Chapitre II : Réseau d’assainissement actuel de la commune de Bouzedjar Mekhici Majda

1/De façon moyenne :

Kp =24/14≈ 1,714

Kp = 24/10≈2,4

2/Relié à la position de la conduite dans le réseau :

Kp = 3 en tête du réseau

Kp = 2 à proximité de l’exutoire

3/Calculé à partir du débit moyen Qmoy

………………………(II.5)

Tableau II.4: Débit des eaux usées


ANNEES 2015 2020 2025 2030 2035 2040
Population (hab) 11357 11832 12264 12731 13237 13763
3
Débits des eaux usées moy (m /j) 1919 1995 2064 2139 2220 2304
Débits des eaux usées moy (l/s) 22.21 23.09 23.89 24.75 25.69 26.66
Coefficient de pointe 2.03 2.02 2.01 2.003 1.99 1.98
Débits des eaux usées de pointe (l/s) 45.09 46.64 48.05 49.57 51.20 52.90
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

DIMENSIONNEMENT DE LA STATION DE RELEVAGE ET


CONDUITE DE REFOULEMENT

III.1 Choix du site de la station de relevage

Elle est situé prés de l’embouchure de oued El ferra, à environ 50 m de la plage. Le choix du site
de la station à plusieurs avantages :

- Il permet l’arrivée gravitairement de tous les rejets du centre de Bouzedjar vers un seul
point.

- Emplacement près du canal d’oued El ferra pour permettre le by-pass des eaux en cas
d’arrêt de la station ainsi que le trop plein.

- Accès direct à la station par une voie accessible.

- Amenée de la ligne électrique facile à partir d’un poste transformateur à proximité


environ 100 m de la station.

- Espace suffisant pour la construction loin des habitations.

- Départ de la conduite de refoulement, un tracé direct le long du canal loin des habitations
jusqu’à la station d’épuration dans la voie de servitude.

III.2 Station de relevage

III.2.1 Définition

La station de relevage est un ouvrage hydraulique composé d’un bassin d’aspiration en béton
armé destiné à la collecte des eaux usées; et une ou plusieurs pompes qui doivent relever les
eaux usées collectées dans le bassin vers un ouvrage situé à un niveau plus élevé, par un
refoulement qui est destinée à forcer le transport des effluents d’un point à un autre, souvent
sur de grandes distances, voire d’importantes dénivellations, moyennant une mise en pression
pour vaincre les pertes de charges ainsi que la hauteur géométrique de franchissement. Dans
la pratique, ces refoulements assurent le transfert d’une rive à l’autre d’une rivière, d’un
versant à l’autre, ou servent, tout simplement, à parcourir des distances importantes à plat ou à
contre pente. [1]
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

III.2.2 Station de relevage de Bouzedjar

La station de relevage de la ville de Bouzedjar occupe une superficie de 66 m2 avec une


capacité de refoulement 285 m3/h. La station de relevage a été conçu pour élever les eaux d’un
point situé à la côte 1.7 m vers la station d’épuration situé en hauteur de la ville à la côte
environ 43 m.

III.2.3 Composition de la station de relevage de la ville de Bouzedjar

III.2.3.1 Compartiment hydraulique

Il est composé de :

A- Dégrilleur mécanique

- Dimensionnement du dégrilleur

Le dégrilleur (Figure III.1) permet de protéger


l’ouvrage contre l’arrivée intempestive de gros objets
flottants et de particules volumineuses qui pourraient
nuire à l’efficacité du traitement et créer des
colmatages. Il retient les particules dont les dimensions
sont supérieures à 50 mm.

-Construction

Les dégrilleurs sont à bords retournés en inox ou en


aluminium. Ce mode de construction permet d’éviter Figure III.1 : Dégrilleur vertical automatique
les corrosions et les risques de déformation.

-Conception

Le dimensionnement du dégrilleur dépend de la nature de l’effluent, de la section de passage


et du débit. Le système de dégrillage peut se présenter sous forme de panier dégrilleur
relevable (barres de guidage en inox et chaine de relevage) ou d’une simple grille.

-Grille

La surface de la grille est définie par :

S= …………………………………..…. (III.1)
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

Avec

S : surface de la grille (m2).

v : vitesse de passage de l’effluent, v = 0.6 m/s

C : coefficient de colmatage (0.10-0.30) → grille manuelle

(0.40-0.50) → grille automatique

O : coefficient de passage :

espace libre entre barreaux


O= ………………(III.2) [2]
espace libre épaisseur barreaux

La vitesse de l’effluent est choisie de façon à minimiser les pertes de charges.

Tableau III.1: Calcul des dimensions de la grille


QPS V S
O C
(m3/s) (m/s) (m2)
0,053 0,6 0,45 0,40 0,49

Largeur : 600 mm

Hauteur maxi : 10 m

Surface de la grille : 0.49 m2

Matériaux ; inox 304 L ou inox 316 L

- Problème de sable

Le problème majeur des stations de relevage est le dépôt de quantités de sables au fond de la
bâche, qui peut causer l’usure des pompes et robinetteries pendant leur fonctionnement et
diminuer ainsi leur durée de vie.
En effet, dans notre cas, des quantités importantes de matières en suspension (les sables) sont
charriés par le réseau d’assainissement surtout en période hivernale, vu la position du village à
proximité de plages.

Il existe des solutions pour se débarrasser des sables au niveau des stations parmi eux :

1) La réalisation d’un piège à sable en amont de la station. C’est un ouvrage en béton armé
de forme cylindro-conique, ou après un temps de séjours court, les sables se déposent au fond
de l’ouvrage pour être retirer ensuite par pompage.
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

2) Mise en place d’une pompe à sable au niveau du puisard de la bâche. Ce sont des pompes
submersibles centrifuges qui fonctionnent lorsque la quantité de sable atteint un niveau au
dessous du volume mort. Elle fonctionne lorsque les pompes de refoulement sont à l’arrêt.

Le volume de sable accumulé dans la bâche est estimé à 5 m3 par mois.

Pour un temps de pompage de 15 mn, on a un débit de 19.8 m3/h.

La pompe à les caractéristiques suivantes :

Q=20 m3/h

H = 6 m.

La puissance absorbée de la pompe est :

ρ g H η ……………………………(III.3)

A.N :
Pp = 103× 9.81× 5.55×103×6/0.55

Pp = 600 W = 0.6 kw

La puissance du moteur est de : Pm = Pp/ηm =0.6/0.6 = 1 kw.

Le volume du sable est pompé dans des bacs à sable pour être évacuer vers la décharge
public.

B- Pompes pour eaux usées

Le relevage des eaux usées est assuré par des pompes submersibles pour eaux usées d’un :

Débit de 25 l/s

HMT= 56.5 m
Chaque pompe refoule le débit d’eau usée dans un collecteur de refoulement général DN 250
mm. Le raccordement de chaque pompe au collecteur de refoulement général est assuré par
des conduites DN 150mm en acier galvanisé.

Chaque collecteur de refoulement individuel est équipé par des organes hydrauliques qui
permettent d’assurer la protection des pompes et de suivre leur rendement (vanne d’arrêt et
clapet anti- retour DN 150mm).
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

C- Le collecteur de refoulement général

Le collecteur de refoulement général en PEHD est équipé d’une plaque pleine DN 250mm à
son extrémité et d’une vanne DN250mm PN16 avec son joint de démontage permettant
d’isoler station de pompage de la station d’épuration.

D- Le collecteur de refoulement individuel

Chaque collecteur issu du groupe de refoulement individuel est équipé de :

- Un clapet anti retour DN 150mm PN 16.

- Une vanne à opercule DN 150mm PN 16.

- Un manomètre allant de 0 à 16 bars muni d’un robinet d’arrêt.

E- La conduite de trop plein

Le trop plein est assuré par une conduite d’évacuation DN 250mm sur une longueur de 4 ml
vers le canal d’oued El Ferra.

III.2.3.2 Compartiment électrique

Il est composé de :

- Un poste transformateur de 100 KVA répondant aux exigences techniques et aux normes de
SONELGAZ.

- Armoires de commande et de protection des groupes contre les chutes, et les variations des
tensions d’arrivée et le sur-échauffement. Les armoires fonctionnent de façon complémentaire
permettant ainsi de passer d’une manière automatique d’une pompe à une autre.

- Les raccordements électriques entre le poste, les armoires et les groupes (moteurs) sont
assurés par des câbles de puissance dont les sections sont en conformité avec les puissances
absorbées des moteurs.

- La commande des pompes est assurée par des sondes niveau haut et niveau bas reliées aux
armoires permettant l’arrêt et le démarrage automatique des groupes l’un après l’autre selon le
niveau d’eau dans la bâche.

- Un groupe électrogène de secours automatique de 100 KVA.


Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

III.3 Méthodologie de conception

III.3.1 Transfert des eaux usées vers la station

Le diamètre de refoulement (théorique) est calculé d’après la formule suivante (III.3),


sachant quelle tient compte de tous les paramètres de l’écoulement et quelle est issue d’un
développement théorique fondé :

√ …………………. (III.3) [3]

Le diamètre économique retenu sera le diamètre commercialisé le plus proche du diamètre


théorique obtenu avec une vitesse de 1 m/s.

III.3.2 dimensionnement de station de relevage

Le choix du système de relevage doit être fait en prenant en compte non seulement les
contraintes techniques (type de pompe, énergie, hauteur de refoulement, débit, turbidité de
l’eau), mais aussi les contraintes liées au contexte socio-économique (système de pompage
accepté, disponibilité des pièces détachées, facilité de maintenance des pompes). [4]

III.3.2.1 Hauteur manométrique totale (HMT)

A partir du calcul des pertes de charge linéaires et singulières et de la conduite de


refoulement et des caractéristiques géométriques, la hauteur manométrique totale (HMT)
est égale à la somme de celles-ci, soit :

[ ] [ ]………...(III.4)

Avec :

: Hauteur géométrique d’aspiration du plan d’eau variable dans la bâche au cours du


cycle de pompage jusqu’au départ du refoulement (m) ;

: Hauteur géométrique de refoulement entre l’origine et le point haut de la conduite


de refoulement (m) ;

J: Perte de charge totale de la conduite de refoulement (en m) ;

: Pertes de charges linéaires (m) ;


Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

: Pertes de charges singulières (m),

Avec: HS = 10 à 20 % de HL ;

: Côte du point le plus haut de la conduite de refoulement (m);

: Côte du volume mort dans la bâche d’aspiration (m) ;

Avec :

………………(III.5)

: Côte du fond de la bâche d’aspiration (m);

D’après la formule de Darcy-Weisbach :

v2
HL L …………….……..(III.6)
D 2g

Où :

: Linéaire de la conduite de refoulement (m) ;

: Coefficient de perte de charge ;

: Vitesse moyenne du fluide dans la section considéré (m/s).

D : Diamètre de tuyau (m)

La valeur de 𝝀 est calculée d’après la formule de Colebrook (résultat des expériences de


Nikuradzé) tel que [4]:

2,5
-2 log 0 (3, ) ……..(III.8)
√ D Re √

Où : ⁄ …………. (III.9)

Avec :

: Rugosité équivalente de la paroi en m (= 0,1 à 1 mm) ;

: Nombre de Reynolds ;

: Viscosité cinématique de l’eau en m²/s a 20°,


= 1.10 -6 (m2/s)
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

III.3.2.2 Courbes caractéristiques d'une pompe

Les courbes principales qui caractérisent une pompe sont au nombre de trois. Elles sont
établies par le constructeur :

- Courbe débit-hauteur,

- Courbe de rendement,

- Courbe de puissance [9].

A. Courbe débit-hauteur H=f(Q)

Elle présente les variations de la hauteur manométrique totale d’élévation susceptible d’être
fournie par la pompe en fonction du débit Q (Figure III.2). Ce sont sensiblement des
paraboles.

Figure III.2 : Courbes débit- hauteur, rendement et puissance (DUPONT,A.2005)

B. Courbe de rendement. Rendement optimum ƞ(Q)

Elle présente pour chaque type de pompe un maximum au voisinage duquel il faudra utiliser
la pompe. Le rendement tient compte des pertes d’énergie dans les pompes : pertes
hydrauliques, volumétriques et mécaniques [4].
C. Courbe de puissance. Puissance absorbée par une pompe P(Q)

Cette courbe, fonction du débit, est parabolique. Pour les pompes centrifuges, la concavité de
la parabole est tournée vers le bas.

La puissance est égale au travail effectué pendant l'unité de temps pour élever le débit
correspondant à une hauteur égale à la hauteur manométrique totale d'élévation [4].
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

Q HMT 1
P= …………………(III.10)

Avec :

P: Puissance totale consommée [Wh]

: Masse volumique [kg/m3]

Q: débit [m3/s]

HMT : hauteur manométrique totale (m)

g: Rendement global du groupe motopompe ; avec : g : f ( e, h)

e: Rendement du moteur électrique égal à 0,85

h: Rendement hydraulique de l’ensemble roue-volute, il est entre 0,6 à 0,7

III.3.2.3 Point de fonctionnement d’une pompe

Pour le résoudre, il nous faut le débit et la hauteur manométrique engendrée par une pompe
donnée, débitant dans un réseau ou une conduite.

La perte de charge totale d’une conduite, en fonction du débit du liquide, sera reportée sur un
graphique. On obtient ainsi la courbe caractéristique de la conduite. La perte de charge est
proportionnelle au carré du débit et la courbe est une parabole.

On peut également représenter la hauteur géométrique d’élévation en fonction du débit, ce qui


permet de déterminer d'une façon simple, pour chaque débit, la somme de Hgm et J [4].

III.3.2.4 Choix d’un type de pompe

En fonction des caractéristiques hydrauliques (débit, hauteur manométrique d'élévation)


(Figure III.3) [4].
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

Figure III.3 : Courbes caractéristiques des pompes (DUPONT,A.2005)

III.3.2.5 Couplage en parallèle

Chaque conduite de refoulement aboutit à un collecteur général commun.

*Le débit de collecteur commun sera composé de la Somme des débits de chaque pompe.

* La caractéristique de l’ensemble des groupes sera obtenue en sommant pour une même
ordonnée H les débits abscisses de chaque groupe

La courbe H=f(Q1) est la courbe H=f(Q2) commune à chaque pompe. La courbe H=f(Q2) est
obtenue en doublant à chaque fois pour une même hauteur, les abscisses de la première
courbe.

Le couplage en parallèle permet d’augmenter le débit dans le réseau: il convient bien pour un
réseau présentant des pertes de charge assez faibles (Figure III.4).

Les pompes sont parfois montées en parallèle (by-pass) avec une seule des deux fonctionnant.
En cas de panne ou pour une action de maintenance le montage permet alors de continuer à
fonctionner en démarrant la deuxième pompe [4].
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

Figure III.4 : Pompe en parallèle (DUPONT,A.2005)


III.3.3 Détermination du volume de la bâche

Le volume total de la bâche est composé de deux volumes [5]:

- Volume utile (Vu).

- Volume mort (Vmort)

V bâche = Vu + Vmort…….……. (III.11)

A. Volume utile (Vu)

La bâche d’aspiration de la station de relevage constitue un volume tampon permettant de


régulariser le fonctionnement des pompes. Son volume total doit être suffisant pour que le
nombre de déclenchements par heure des moteurs ne dépasse pas une valeur maximale
donnée par le constructeur.

.…….….……..(III.12)

Avec :

: Volume de marnage dans la bâche d’eau entre le niveau haut de démarrage et le


niveau bas d’arrêt (m3) ;

: Débit de pointe (m 3/h) ;

: Nombre de pompes identiques et N-1 excluant la pompe de secours ;


Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

: Durée d’un cycle (en h), ⁄ avec le nombre maximum de démarrage par heure,
(t= 15 min).

n: nombre max de démarrage par heure est fonction de la puissance des groupes
électropompes, afin de tenir compte de la fatigue de ceux-ci .On peut préconiser (avec P,
puissance nominale du moteur) :

P < 4 KW : 10 démarrage par heure ;


P > 4 KW : 6 démarrage par heure [5].

B. Calcul le volume mort Vmort

Le volume mort est défini par l’équation suivante :

Vmort = Qps × T …………………………… (III.13)

Avec :

- T : temps de remplissage on choisit 2 min

- Qps : le débit de pointe (m3/h) [5].

III.3.4 Dimensionnement de la bâche

Le dimensionnement de la largeur et longueur de la bâche, sont déterminées par l’équation


suivant :
Bb = lp + 4e ……….…….. (III.14)

Lb = 3Lp+4e……………….(III.15)

Avec:

- Bb : largeur de la base de bâche en (m)

- Lb : longueur de la base de bâche en (m)

- Lp : longueur de base de pompe (m)

- lp : largeur de base de pompe (m)

- e : encombrement de la pompe en (m) e = (0,6 ~1,0) [5].


Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

III.3.5 Calcul la hauteur de la station

La hauteur de la station est composée à deux hauteurs (hauteur de la bâche et hauteur de


volume mort)

a) Calcul de hauteur de la bâche :

B
H …………………….(III.16)

Avec :

- VB : Volume de la bâche (m3)

- S : Surface de la bâche (m2) avec (S= Bb. Lb) [5].

b) Calcul la hauteur du volume mort :

h= ………….……….(III.15)

Avec :

- Vmort : Volume mort (m3)

- S : Surface de la bâche (m2) [5].

III.3.6 Application

Le débit qui entre à station de relevage : QPs= 53 l/s =0.053 m3/s

Le résultat obtenu pour notre station relevage de Bouzedjar représenté dans les tableaux
suivant :

Tableau III.2 : Résultats du dimensionnement de la bâche


Vu Vmort Vtot S Hbâche hmort Hmarnage Lpompe lpompe Lbâche lbâche
3
(m ) (m3) (m3) 2
(m ) (m) (m) (m) (m) (m) (m) (m)
Bâche 12 6,36 18,36 13,6 3,85 0,46 0,88 0.4 0.89 4,25 3,20

Tableau III.3 : Résultat de détermination de HMT de la pompe


L HGéo D V HL HS ΔH HMT
(m) (m) (m) (m/s) (m) (m) (m) (m) %
Station de relevage 1225 47 0,227 01 0,016 4,66 0,46 5,12 52,12 57%

On cherche dans le marché les pompes qui disponible et qui est les même caractéristique de
notre pompe soit (HMT>HMT calculé) et (Q>=Q calculé, ou proche à Q0).
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

Les pompes qui seront utilisées seront de type CAPRAPI, suite à ce choix les caractéristiques
techniques donnée par le constructeur (caprari) seront utilisé pour tracé les courbes
caractéristiques des pompes et le calcul de point de fonctionnement.

Les résultats obtenus sont résumé dans ce qui suit (Tableau III.4 et Tableau III.5) (Figure
III.5):

-La courbe de la conduite de refoulement est donnée par :

H Hg Δh Hg ( , H L)……(III.16)

Tableau III.4 : Données caractéristiques de la conduite

Q (l/s) 0 10 20 30 40 50
Δh (m) 0 0,29 1,18 2,66 4,73 7,39
H(m) 47 47,29 48,18 49,66 51,73 54,39

Tableau III.5 : Données caractéristiques de la pompe


Q (l/s) 0 10 20 25 40 45
H(m) 83 69 62 58,7 49,4 47

90
80
70
60
Courbe caractéristique
50 de la pompe 1

40
Courbe caractéristique
30 de la conduite

20
Courbe caractéristique
10 de la pompe 2

0
0 10 20 30 40 50 60 70

Figure III.5: Courbes caractéristiques des 3 pompes

A partir de la courbe de la figure III.5 nous proposons trois pompes immergées (deux en
marche et une pompe de secours) de type CAPRARI avec les caractéristiques suivantes :
Point de fonctionnement est Q= 37 l/s,
HMT= 51 m ;
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

(%) Rendement
70
60
50
40
30 Rendement

20
10
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 Q(l/s)

Figure III.6: Courbe rendement des pompes


Le rendement est de 57%
Débit de chaque pompe est : Q1=25 l/s.

Numéro de série de la pompe dans le marché: KCM100NA+ 032022N1de


type électropompes pour eaux chargées en fosse sèche, la figure suivante représente schéma
de la pompe (Figure III.6) :

Figure III.7 : Schéma de la pompe CAPRARI (CAPRARI caractéristiques technique)

Electropompe accouplée à un moteur électrique de surface IP 55 pour installation


automatique immergé
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

- corps de pompe, carter d'huile en fonte.


- roue monocanal en fonte, bloquée sur l'arbre par clavette.
- arbre, visserie et bouchons d'huile en acier inoxydable.
- orifice de refoulement à bride avec joint d'étanchéité.
- double garniture mécanique sur l’arbre, lubrifiée à l’huile contenue dans la chambre
barrière :
 garniture mécanique côté pompe en carbure de silicium/oxyde d’alumine ;
 garniture mécanique côté moteur en graphite/stéatite.

- rotor soutenu par roulements à billes lubrifiés à la graisse.


- protections :
 sonde de conductivité insérée dans la chambre à huile pour signaler la présence
éventuelle d'infiltrations de liquide pompé.

- lanterne d’accouplement à moteur électrique en fonte sphéroïdale.


Moteur : constructeur de première importance CEE 4P - IP 68 - 400 V - 50 Hz
(P2= 32 kW).

 Caractéristiques de la pompe

- Asynchrone triphasé, fermé normalisé suivant les normes UNEL - CEI, ventilation
extérieure, rotor en court-circuit ;
- Forme de construction B5 / V1 ;
- Protection IP 68 ;
- Classe d'isolation F ;
- Accouplement direct par joint rigide.
La figure (Figure III.7) suivante représente schéma du corps de la pompe :

 Données techniques / Caractéristiques

Q : 25.5 l/s
H : 83 m
Roue type: Monocanal
Passage libre: 80 mm
Nombre de pôles : 2
Fréquence: 50 Hz
Monophasé / Triphasé : 3~
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

Puissance moteur P2: 32 kW

Figure III.8: Schéma de la pompe (CAPRARI caractéristiques technique)

III.3.7 Calcul de coup de bélier

Le coup de bélier est un phénomène de surpression qui apparaît au moment de la variation


brusque de la vitesse d'un liquide, par suite d’une fermeture/ouverture rapide d’une vanne,
d’un robinet ou du démarrage/arrêt d’une pompe.

Cette surpression peut être importante, elle se traduit souvent par un bruit caractéristique, et
peut entraîner la rupture de la conduite dans les grosses installations, du fait de la quantité
d’eau en mouvement. Alors la perturbation engendrée se propagera avec la célérité (c). Cette
célérité est équivalente à la vitesse de propagation de l’onde de pouls. Ce problème peut être
résolu avec la mise en place d'un anti-bélier.

En utilisant le phénomène du coup de bélier, il est possible de concevoir un dispositif


permettant de pomper de l’eau à une certaine hauteur sans autre énergie que la force de la
même eau, c’est le bélier hydraulique. Mais l’avantage du coup de bélier est qu’il existe une
relation avec la vitesse moyenne du liquide et la célérité de l’onde de pression.

c
Hmax = ……………………………….(III.17)
g
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

Avec :

- Hmax : Hauteur Max du coup de bélier.


- c : célérité de l’onde.
- : vitesse moyenne ; = 1m/s
- g : constante de gravitation.

Cette onde plane se déplace avec la célérité5 c donnée par la formule d’Alliévi :

c=√ ……………………….(III.18)
( )

Ou :

c= ............................. ............(III.19)

Avec :

c : Célérité de l’onde pression


Vs : Vitesse du son dans le liquide à 15°C (1420 m/s environ)
: Module d’élasticité de l’eau N/m2 (pour l’eau à 10°C , = 2.05 ×109 N/m2)
e : Module de Young du matériau de la conduite en Kgf/m2(E= 1400 Mpa pour le PE 100).
D : Diamètre de la conduite ; D= 277.3 mm.
e : épaisseur de la conduite ; e = 22.7 mm.
: Masse volumique du liquide en Kg/m 3, égale à 1000 Kg/m3 pour l’eau

On calcule la pression au moment du retour par la formule suivante (Tableau III.6):

Pr = Hg + Hmax ……………………………(III.20)
Tableau III.6 : Calcul de coup de bélier

C (m/s) Hmax (m) Pr (m) Pr (bar)


402.03 41 88 8.8

La pression de service de la conduite Ps = 16 bar alors Pr < Ps donc l’installation d’un anti-
bélier n’est pas nécessaire.
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

III.4 Etude électrique de la station de relevage STR

La station comprend les ouvrages suivants :


-La bâche à eau , local des pompes, salle des armoires et commande des pompes.
-Local du groupe générateur de secours.
-Local du poste transformateur.
-Regards des vannes.

Données de base

- Débit total de refoulement : Qt = 53 l/s


- débit unitaire de refoulement des pompes est de 26,5 l/s
- La hauteur manométrique totale est de 53 m
- nombre de pompes est de : 2 unités

III.4.1 Détermination de la puissance de la pompe


g HMT Q
Pp = (III.21)
p

Avec ;

Pp = puissance de la pompe (kw)


p= rendement de la pompe (%)
Pp = 9,81×53×26,5/0,57 = 24,17 kw ~ 25.5 kw

III.4.2 Détermination de la puissance du moteur

Pm = ………………………………………. (III.22)

Avec ;

Pm : Puissance du moteur (kw)


m: Rendement du moteur (%)
Pm = 24.5/0.8= 30.62 kw

III.4.3 Calcul du courant nominal

L’électropompe est entraînée par moteur asynchrone de puissance Pm= 32 kw

m
In = ……………………….(III.23)
Un √ cos
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

Un : Tension nominale du réseau triphasé 400 v à 50 hz.


Cos Ø = Déphasage entre la tension et le courant.
In= 30,62/400 ×√ ×0,84 = 52,7 A

III.4.4 Régularisation de la station de pompage

On prévoit des régulateurs de niveau dans la bâche d'aspiration pour le démarrage et l'arrêt des
pompes.
-Au-dessous du niveau bas d'aspiration NBA les pompes sont à l'arrêt.
- Au niveau Nl, une pompe démarre.
- Au niveau N2, deux pompes démarrent.
- Au niveau NBA ,1a pompe s'arrête.

III.4.5 Calcul de la puissance apparente nécessaire

Pt = 2 ×P m + P éclairage (int et ext) + P dégrilleur ……………. (III.24)

Pt= 2 × 30,62+ 3,73+5 = 70 kw

-Puissance transformateur :

Ptr= … … … … … …… … … ……… . (III.25)

Ptr= 70/0,84=83,33 kva


Ptr= 83,33×ka =91.66 kva
On opte pour un transformateur normalisé de 100 kva
On prévoit un groupe électrogène de secours de 100 kva

III.4.6 Caractéristique du circuit de puissance

- Jeu de barres principale, 3 phases + neutre + protection calibre courant nominale total.
- Sectionneur porte fusible ou disjoncteurs moteurs .
- Démarreur par variateur de vitesse avec contacteurs KM1, KM2 et KM3 .
- Protection contre les surcharges à l'aide de relais thermiques.
- Appareil de mesure de la tension voltmètre avec commutateur de phase de 0-500 V.
- Appareil de mesure de l'intensité ampèremètre 0- 400 A.
- Compteur horaire de marche pour chaque moteur A1-A2-A3.
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

- Contacteurs auxiliaire s pour circuit de commande RC1 - RC2 - RC3.


- Relais contre les inversions et coupures de phase RM pour chaque moteur.
- Un départ de réserve au niveau du jeu de barres.
- La puissance du moteur d'entraînement : 30,62 kw sous 400 v 50 hz
- Le courant nominale : 52,7 A
- La section du câble de puissance : 4x16 mm2 Cuivre
- On prévoit au moins trois prises de courant 400 V + terre prés de chaque pompe avec
protection normalisée
- Une mise à la terre de tous les équipements et masses métalliques afin de protéger le
personnel opérant des défauts (mise à la terre des armoires électriques, coffret, moteur,
conduites, vannes, porte métalliques, cornières métalliques……..).

III.4.7 Eclairage intérieur et extérieur

L’éclairage extérieur sera assuré par la pose de hublos avec des lampes à vapeur de sodium HP
de 250 w.

Caractéristiques des lampes :

-la puissance de la lampe 250w


- Degré de protection des luminaires : IP 55

III.5 Déversoirs d’orage

III.5.1 Définition

Généralement, on désigne par le terme « déversoir » des ouvrages de dérivation conçus pour
les flux et limiter le débit dirigé par temps de pluie vers l’aval du réseau et donc vers la STEP.
Ce terme générique de déversoir peut être précisé par différents aspects, comme par exemple
Valiron (1995) ou Chocat (1997) :

 « Sur un réseau unitaire, on désigne par déversoir d’orage l’ensemble du dispositif


dont la fonction est d’évacuer vers le milieu naturel les pointes de ruissellement de
manière à décharger le réseau aval » (Valiron, 1995), « Une deuxième fonction du
déversoir est d’assurer un partage des flux polluants entre le milieu naturel et le
collecteur aval »

 « Le déversoir d’orage est un ouvrage permettant le rejet direct d’une partie des
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

effluents au milieu naturel lorsque le débit à l’amont dépasse une certaine valeur. Les
déversoirs d’orage sont généralement installés sur les réseaux unitaires dans le but de
limiter les apports au réseau aval et en particulier dans la STEP en cas de pluie ».
(Chocat, 1997).
Un déversoir d’orage est donc un ouvrage de contrôle permettant une régulation hydraulique
des effluents en réseau d’assainissement (Figure III.8 ; Figure III.9). Il dérive une partie des
effluents lorsque le débit à l’amont dépasse une certaine valeur que l’on appelle "débit de
référence". Le débit dérivé peut sortir complètement du système d’assainissement, soit y être
réinjecté après stockage dans le bassin.

Figure III.9 : Schéma de principe du déversoir d’orage [6]


Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

Figure III.10: Exemples de déversoir


(Les égouts de Paris, Les dysfonctionnements des égouts de aris aujourd’hui [2])
S’agissant de traiter des problèmes liés à la pluie et à la charge polluante transportée
(dilution). Il convient d’évaluer d’abord le débit unitaire critique, en faisant la somme du débit
de temps sec du débit de pluie critique et, éventuellement. Du débit unitaire restant dans le
réseau et les bassins amont, en considérant que :

- le débit de temps sec se détermine sur la base des valeurs moyennes prédéterminées
auxquelles on affecte des coefficients de pointe ;

- le débit de pluie critique se détermine comme étant le débit, pour une fréquence donnée
(mensuelle, etc.), calculé par la formule rationnelle ou superficielle, ou autre méthode.

On évalue ensuite les caractéristiques proprement dites de l’ouvrage déversoir en procédant


comme suit :

Tout d’abord, on estime la valeur du débit maximal conservé à l’aval en direction de la station
d’épuration, en fonction de la dilution admissible sur la station. Puis, on détermine la valeur
du seuil de fonctionnement, ainsi que la valeur de remplissage de la canalisation d'amenée.
Enfin, on calcule la longueur du déversoir L par application de la formule fondamentale
précédente. Dans notre cas il s’agit d’un déversoir disposé perpendiculairement au sens du
courant (déversoir frontal). Soit :
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

L= …………………(III.26) [6].
H .5 √2g

III.5.2 Déversoir à seuil-frontal

Le déversement s’effectue en face du collecteur d’amenée ou dans un changement de


direction. Dans cette disposition, le seuil ne doit pas être élevé pour ne pas trop réduire la
section d’écoulement.

L’implantation de ce type de déversoir (Figure III.10) est tout indiquée sur une branche de
réseau adjacente à un collecteur de berge, à condition de n’être pas perturbée, par les mises en
charges imposées à l’aval.

Pour calculer le débit déversé, la formule la plus utilisée est celle de Bazin, dont l’expression
est ici rappelée :

L H √2g H ………………(III.27) [6].

Dans laquelle :

Q : débit au niveau du seuil déversoir (m3/s)

µ : coefficient expérimental dont la valeur est fonction du type de seuil :


μ1 : 2/3 √ = 0,38 pour un Seuil à crête épaisse,
μ2 : 0,40 pour un seuil poutrelle à contraction latérale,
μ3 = 0,45 pour un seuil mince avec faible contraction latérale,
μ4 = 0,50 pour un seuil mince sans contraction latérale ni influence de la hauteur de pelle Z ;

Figure III.11: Déversoir à seuil-frontal (Hydraulique urbaine 2013)

L : longueur de la lame-déversoir (en m) ;


g : accélération de la pesanteur (9,81 m/s2) ;
H : hauteur de Charge (en m) au-dessus du seuil d’déversoir, Cette hauteur étant considérée à
une distance au moins égale à 5 H en amont du seuil déversoir.
Chapitre III : Dimensionnement de la station de relevage et de la conduite de refoulement Mekhici Majda

L’expression de la formule rationnelle est la suivante :

Qp = K × C× i× A …………….. (III.28)

avec :

- Qp : débit de pointe en m3/s


- K : coefficient de retardement pris 1
- C : Coefficient de ruissellement, compris entre 0 et 1
- i : intensité de la pluie incidente en l/s//ha
- A : Surface du bassin versant pris en considération en (Ha).

Vue la configuration topographique de la localité de Bouzedjar, On subdivise la zone d'étude


en six sous bassins versant, et on applique la méthode rationnelle pour la détermination des
débits de pointe de chaque bassin versant, Nous obtenons les résultats suivants :
Tableau III.7 : Résultat de calcule des déversoirs d’orage

ABV (ha) C I (l/s/ha) Qep H L(m)


DO1 30.83 0.7 200.54 4.32 0.4 0.45 8.15
DO2 25.17 0.7 200.54 3.35 0.4 0.45 6.32
DO3 9.61 0.7 200.54 1.34 0.4 0.45 2.52
DO4 8.30 0.7 200.54 1.16 0.4 0.45 2.18
DO5 21.28 0.7 200.54 2.98 0.4 0.45 6.62
DO6 15.91 0.7 200.54 2.23 0.4 0.45 4.20
Conclusion générale Mekhici Majda

CONCLUSION GENERALE

Durant ce mémoire, on a redimensionné la station de relevage de l’agglomération de


Bouzedjar pour l’horizon 2040 en actualisant les données de base nécessaire pour les calcules,
tout en apportant des améliorations au réseau d’assainissement pour assurer le bon
fonctionnement de ce dernier (dimensionnement des déversoirs d’orage, et l’ajout d’une
pompe à sable au niveau de la bâche de relevage).

Le redimensionnement de la station a montré qu’elle est bien dimensionnée et peut


fonctionner normalement jusqu’à l’horizon 2040, mais le diagnostic du réseau
d’assainissement existant de l’agglomération de Bouzedjar a fait ressortir des problèmes de
fonctionnement :

- L’existence de forte pente à cause du relief accidenté, l’absence de déversoirs d’orage


capable de décharger le réseau des eaux pluviales vers l’oued.

- Il est à signaler que le débit actuelle qui arrive à la station est faible par rapport à celui du
dimensionnement, cela est due essentiellement à :

1. -la dotation hydrique en AEP reste faible 160 l/j/hab.

2. -certains habitations sont dépourvues de réseau d’assainissement et sont doté de


fosses individuelles qu’il faut éradiquer.

- L’extension de l’agglomération du coté Est et Sud-Est en amont du réseau peut provoquer


un sous dimensionnement du réseau existant une fois leur raccordement fait pour le moyen
terme.

En fin, la station de relevage doit avoir une importance particulière de la part du gestionnaire.
Leur exploitation nécessite un personnel qualifié qu’il faut mobiliser pour gérer ces
installation convenablement et de veiller à leurs marche de jour et de nuit (agent exploitant
qualifié, électromécaniciens) car l’arrêt prolongé de ces installations peut engendrer des
problèmes pour le milieu récepteur surtout durant la saison estivales (déversement des eaux
usées vers la plage).

58
Conclusion générale Mekhici Majda

Ainsi, il faut penser à résoudre les problèmes de fonctionnement tel que les microcoupures en
électricité due à des perturbations dans le réseau SONELGAZ qui détériore les équipements
électriques au niveau des armoires provoquant l’arrêt des pompes. En revanche, il faut penser
aussi dés maintenant au redimensionnement du réseau d’assainissement surtout les collecteurs
principaux.

59
60
Références bibliographiques MEKHICI Majda

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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l’assainissement. Ed le Moniteur, Paris.
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Réseaux de distribution – Equipements -Pompes – Petites centrales hydrauliques, Ed
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[6] Vazquez, J., 2006.Guide technique sur le fonctionnement des déversoirs d’orage, DF
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62
Références bibliographiques MEKHICI Majda

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