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ROYAUME DU MAROC

MINISTERE DE L’INTERIEUR
WILAYA DE LA REGION DE CASABLANCA SETTAT

Régie Autonome de Distribution


D’Eau et d’Electricité de la Chaouia
R.A.D.E.E.C

APPEL D'OFFRES OUVERT N° 10E/18

TRAVAUX DE REALISATION D’UNE CONDUITE PRINCIPALE DE DISTRIBUTION A LA


VILLE DE SETTAT (CEINTURE DU SECTEUR EST)
APPEL D'OFFRES OUVERT N° 10E/18

TRAVAUX DE REALISATION D’UNE CONDUITE PRINCIPALE DE DISTRIBUTION A LA


VILLE DE SETTAT (CEINTURE DU SECTEUR EST)

Pièces constitutives du présent document

Pièce 1 : REGLEMENT DE LA CONSULTATION (RC)

Annexes

Pièce 2 : CAHIER DE PRESCRIPTIONS SPÉCIALES (CPS)

Chapitre I : CLAUSES ADMINISTRATIVES GENERALES

Chapitre II : SPECIFICATIONS TECHNIQUES PARTICULIERES

Pièce 3 : BORDEREAU DES PRIX-DETAIL ESTIMATIF


Pièce I :

REGLEMENT DE LA CONSULTATION

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A.O N° 10E/18
REGLEMENT DE LA CONSULTATION
SOMMAIRE

ARTICLE 1 : OBJET DU REGLEMENT DE LA CONSULTATION


ARTICLE 2 : TYPE DU MARCHE
ARTICLE 3 : MAITRE D’OUVRAGE
ARTICLE 4 : CONTENU DU DOSSIER D’APPEL D’OFFRES
ARTICLE 5 : LANGUE D’ETABLISSEMENT DES PIECES ET DES OFFRES
ARTICLE 6 : MONNAIE DE FORMULATION DES OFFRES
ARTICLE 7 : INFORMATION ET DEMANDE D’ECLAIRCISSEMENTS
ARTICLE 8 : CONDITIONS REQUISES DES CONCURRENTS
ARTICLE 9 : GROUPEMENT
ARTICLE 10 : SOUS-TRAITANCE
ARTICLE 11 : COUT DE PREPARATION DE L’OFFRE
ARTICLE 12 : DOCUMENTS CONSTITUTIFS DE L’OFFRE ET PIECES A FOURNIR PAR LES
CANDIDATS
ARTICLE 13 : CAUTIONNEMENT PROVISOIRE
ARTICLE 14 : PRESENTATION DES DOSSIERS DES CONCURRENTS
ARTICLE 15 : DEPOT DES PLIS DES CONCURRENTS
ARTICLE 16: RETRAIT DES PLIS
ARTICLE 17 : DELAI DE VALIDITE DES OFFRES
ARTICLE 18 : OUVERTURE DES PLIS DES CONCURRENTS EN SEANCE PUBLIQUE
ARTICLE 19 : OUVERTURE DES ENVELOPPES CONTENANT LES OFFRES FINANCIERES EN PUBLIC
ARTICLE 20 : EVALUATION DES OFFRES DES CONCURRENTS A HUIS CLOS
ARTICLE 21 : OFFRE EXCESSIVE OU ANORMALEMENT BASSE
ARTICLE 22 : RECLAMATIONS DES CONCURRENTS
ARTICLE 23 : MESURES COERCITIVES
ARTICLE 24 : ANNULATION D’UN APPEL D’OFFRES
ARTICLE 25 : RESULTATS DEFINITIFS DE L’APPEL D’OFFRES
ARTICLE 26 : APPROBATION DU MARCHE
ARTICLE 27 : DELAI DE NOTIFICATION DE L’APPROBATION

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A.O N° 10E/18
ARTICLE 1 : OBJET DU REGLEMENT DE CONSULTATION
Le présent règlement de la consultation concerne l’appel d’offres ouvert sur offres de prix ayant
pour objet : Travaux de réalisation d’une conduite principale de distribution a la ville de
Settat (ceinture du secteur est)

ARTICLE 2 : TYPE DU MARCHÉ


Le marché sera de type « à prix unitaire ».

ARTICLE 3 : MAITRE D’OUVRAGE


Le Maître d’Ouvrage du marché qui sera passé suite au présent appel d’offres, est la Régie
Autonome de Distribution D’Eau et d’Electricité de la Chaouia : R.A.D.E.E.C

ARTICLE 4 : CONTENU DU DOSSIER D’APPEL D’OFFRES


Le dossier d'appel d'offres comprend les documents énumérés ci-après :
 Copie de l’avis de l’Appel d’Offres ;
 Le Cahier des Prescriptions Spéciales (CPS) ;
 Le bordereau des prix – détail estimatif ;
 Le présent Règlement de Consultation ;
 Les modèles de l’acte d’engagement et de la déclaration sur l’honneur ;

ARTICLE 5 : LANGUE D’ETABLISSEMENT DES PIECES ET DES OFFRES


Tous les documents constitutifs de l’offre, ainsi que toute correspondance et tous documents
concernant la soumission, échangés entre le Soumissionnaire et la Régie, sont rédigés en
français ou en arabe. Les documents complémentaires fournis par le Soumissionnaire peuvent
être rédigés dans une autre langue à condition d'être accompagnés d'une traduction exacte des
passages concernant la soumission dans la langue française, auquel cas, aux fins
d'interprétation de l’offre, seule la traduction en français fait foi.

ARTICLE 6 : MONNAIE DE FORMULATION DES OFFRES


Conformément aux dispositions de l’article 18 du règlement des marchés de la Régie, le dirham
est la monnaie dans laquelle doivent être exprimés les prix des offres présentées par les
concurrents.

ARTICLE 7 : INFORMATION ET DEMANDE D’ECLAIRCISSEMENTS


Tout concurrent peut demander au maître d'ouvrage, par courrier porté avec accusé de
réception, par lettre recommandée avec accusé de réception, par fax confirmé ou par voie
électronique de lui fournir des éclaircissements ou renseignements concernant l'appel d'offres
ou les documents y afférents. Cette demande n'est recevable que si elle parvient au maître
d'ouvrage au moins sept (7) jours avant la date prévue pour la séance d'ouverture des plis.
Le maître d’ouvrage doit répondre à toute demande d’information ou d’éclaircissement reçue
dans les sept (7) jours suivant la date de sa réception. Toutefois, lorsque ladite demande
intervient entre le dixième et le septième jour précédant la date de la séance d’ouverture des
plis, la réponse doit intervenir au plus tard trois (3) jours avant la date de la séance d’ouverture
des plis.
Tout éclaircissement ou renseignement, fourni par le maître d'ouvrage à un concurrent à la
demande de ce dernier, doit être communiqué le même jour et dans les mêmes conditions aux
autres concurrents ayant retiré ou ayant téléchargé le dossier d'appel d'offres et ce par lettre

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recommandée avec accusé de réception, par fax confirmé ou par voie électronique. Il est
également mis à la disposition de tout autre concurrent dans le portail des marchés publics et
communiqué aux membres de la commission d'appel d'offres.
Si des modifications sont introduites dans le dossier d’appel d’offres, conformément aux
dispositions du paragraphe 7 de l’article 19 du règlement des marchés de la Régie, elles seront
communiquées à tous les concurrents ayant retiré ou téléchargé ledit dossier et introduites
dans les dossiers mis à la disposition des autres concurrents

ARTICLE 8 : CONDITIONS REQUISES DES CONCURRENTS


Peuvent valablement participer et être attributaires du marché, dans le cadre des procédures
prévues par le présent règlement, les personnes physiques ou morales, qui :
- Justifient des capacités juridiques, techniques et financières requises ;
- Sont en situation fiscale régulière, pour avoir souscrit leurs déclarations et réglé les
sommes exigibles dûment définitives ou, à défaut de règlement, constitué des garanties
jugées suffisantes par le comptable chargé du recouvrement, et ce conformément à la
législation en vigueur en matière de recouvrement ;
- Sont affiliées à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ou à un régime particulier de
prévoyance sociale, et souscrivent de manière régulière leurs déclarations de salaires et
sont en situation régulière auprès de ces organismes.
Ne sont pas admiss à participer à cet appel d'offres :
- Les personnes en liquidation judiciaire ;
- Les personnes en redressement judiciaire, sauf autorisation spéciale délivrée par
l'autorité judiciaire compétente ;
- Les personnes ayant fait l'objet d'une exclusion temporaire ou définitive prononcée
dans les conditions fixées par l'article 142 du règlement des marchés de la Régie.
- Les personnes qui représentent plus d’un concurrent dans une même procédure
d’Appel d’Offres.
- les concurrents ayant contribué à préparer tout ou partie du dossier de consultation ;
- Les concurrents ayant un lien spécifique avec d’autres soumissionnaires de nature à
fausser la concurrence.

ARTICLE 9 : GROUPEMENT
Les concurrents peuvent, de leur propre initiative, constituer des groupements pour présenter
une offre unique. Le groupement peut être soit conjoint soit solidaire.
A. - Groupement conjoint:
Le groupement est dit "conjoint" lorsque chacun des me mbres du groupement, s'engage à
exécuter une ou plusieurs parties distinctes tant en définition qu'en rémunération des
prestations objet du marché.
L'un des membres du groupement, désigné dans l'acte d'engagement comme mandataire,
représente l'ensemble des membres vis-à-vis du maître d'ouvrage.

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Ce mandataire est également solidaire de chacun des membres du groupement pour ses
obligations contractuelles à l'égard du maître d'ouvrage pour l'exécution du marché.
Chaque membre du groupement conjoint, y compris le mandataire, doit justifier
individuellement les capacités juridiques, techniques et financières requises pour la réalisation
des prestations pour lesquelles il s'engage.
Le groupement conjoint doit présenter un acte d'engagement unique qui indique le montant
total du marché et précise la ou les parties des prestations que chacun des membres du
groupement conjoint s'engage à réaliser.
B - Groupement solidaire :
Le groupement est dit "solidaire" lorsque tous ses membres s'engagent solidairement vis-à-vis
du maître d'ouvrage pour la réalisation de la totalité du marché.
L'un des membres du groupement désigné dans l'acte d'engagement comme mandataire
représente l'ensemble des membres vis-à-vis du maître d'ouvrage et coordonne l'exécution des
prestations par tous les membres du groupement.
Le groupement solidaire doit présenter un acte d'engagement unique qui indique le montant
total du marché et l'ensemble des prestations que les membres du groupement s'engagent
solidairement à réaliser, étant précisé que cet acte d'engagement peut, le cas échéant, indiquer
les prestations que chacun des membres s'engage à réaliser dans le cadre dudit marché.
Les membres du groupement solidaire, y compris le mandataire, doivent justifier
individuellement les capacités juridiques exigées.
Les capacités financières et techniques du groupement solidaire sont jugées sur la base d’une
mise en commun des moyens humains, techniques et financiers de l’ensemble de ses membres
pour satisfaire de manière complémentaire et cumulative les exigences fixées à cet effet dans le
cadre de la procédure de passation de marché.
C - Dispositions communes aux groupements conjoint et solidaire :
Le cahier des prescriptions spéciales, l'offre financière et le cas échéant l'offre technique
présentés par un groupement sont signés soit par l'ensemble des membres du groupement,
soit seulement par le mandataire si celui-ci justifie des habilitations sous forme de procurations
légalisées pour représenter les membres du groupement lors de la procédure de passation du
marché.
Un même concurrent ne peut présenter plus d'une offre dans le cadre d'une même procédure
de passation des marchés que ce soit en agissant à titre individuel ou en tant que membre d'un
groupement.
Chaque groupement doit présenter, parmi les pièces du dossier administratif, une copie
légalisée de la convention de la constitution du groupement. Cette convention doit être
accompagnée d'une note indiquant notamment l'objet de la convention, la nature du
groupement, le mandataire, la durée de la convention, la répartition des prestations, le cas
échéant.
En cas de groupement, le cautionnement provisoire et le cautionnement définitif peuvent être
souscrits sous l'une des formes suivantes :
a) Au nom collectif du groupement ;
b) Par un ou plusieurs membres du groupement pour la totalité du cautionnement ;

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c) En partie par chaque membre du groupement de telle sorte que le montant du
cautionnement soit souscrit en totalité.
Dans les cas prévus aux b) et c) ci-dessus, le récépissé du cautionnement provisoire et définitif
ou l'attestation de la caution personnelle et solidaire en tenant lieu doivent préciser qu'ils sont
délivrés dans le cadre d'un groupement et, en cas de défaillance, le montant dudit
cautionnement reste acquis au maître d’ouvrage abstraction faite du membre défaillant.
ARTICLE 10 : SOUS-TRAITANCE
La sous-traitance est un contrat écrit par lequel le titulaire confie l'exécution d'une partie de
son marché à un tiers.
Le titulaire choisit librement ses sous-traitants sous réserve qu'il notifie au maître d'ouvrage la
nature des prestations qu'il envisage de sous-traiter, ainsi que l'identité, la raison ou la
dénomination sociale et l'adresse des sous-traitants et une copie certifiée conforme du contrat
précité.
Les sous-traitants doivent satisfaire aux conditions requises des concurrents prévues à l'article
10 ci-dessus 24 du règlement précité.
Le maître d'ouvrage peut exercer un droit de récusation par lettre motivée, dans un délai de
quinze (15) jours à compter de la date de l'accusé de réception, notamment lorsque les sous-
traitants ne remplissent pas les conditions prévues à l'article 10 ci-dessus.
Le titulaire demeure personnellement responsable de toutes les obligations résultant du
marché tant envers le maître d'ouvrage que vis-à-vis des ouvriers et des tiers.
Le maître d'ouvrage ne se reconnaît aucun lien juridique avec les sous-traitants.
En aucun cas, la sous-traitance ne peut ni dépasser cinquante pour cent (50 %) du montant du
marché, ni porter sur le lot ou le corps d’état principal du marché ni porter sur les parties du
marché qui sont la spécialité du titulaire et qui lui sont confiées en raison de ses moyens et de
son expérience professionnelle.

ARTICLE 11 : COUT DE PREPARATION DE L’OFFRE :


Le soumissionnaire prendra en charge tous les frais afférents à la préparation et à la
présentation de son offre. La Régie ne sera en aucun cas responsable de ces coût ni tenue de
les payer de quelque façon que se déroule le processus d’appel d’offres et quelque soit le
résultat.

ARTICLE 12 : DOCUMENTS CONSTITUTIFS DE L’OFFRE ET PIÈCES À FOURNIR PAR LES


CANDIDATS
Chaque concurrent est tenu de présenter les dossiers suivants :
A- Le dossier administratif qui comprend :
1- Pour chaque concurrent, au moment de la présentation des offres :
a- une déclaration sur l'honneur, en un exemplaire unique, qui doit comporter les
mentions prévues à l’article 26 du règlement des marchés de la Régie.
b- l’original du récépissé du cautionnement provisoire ou l'attestation de la caution
personnelle et solidaire en tenant lieu, le cas échéant ;

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c- pour les groupements, une copie légalisée de la convention constitutive du
groupement prévue à l’article 10 ci-dessus ;
2 - Pour le concurrent auquel il est envisagé d’attribuer le marché, dans les conditions fixées
à l’article 40 du règlement des marchés de la Régie :
a- la ou les pièces justifiant les pouvoirs conférés à la personne agissant au nom du
concurrent. Ces pièces varient selon la forme juridique du concurrent :
- s'il s'agit d'une personne physique agissant pour son propre compte, aucune
pièce n'est exigée ;
- s'il s'agit d'un représentant, celui-ci doit présenter selon le cas :
 Une copie conforme de la procuration légalisée lorsqu'il agit au nom
d'une personne physique ;
 Un extrait des statuts de la société et/ou le procès-verbal de l'organe
compétent lui donnant pouvoir selon la forme juridique de la société,
lorsqu'il agit au nom d'une personne morale ;
 L'acte par lequel la personne habilitée délègue son pouvoir à une tierce
personne, le cas échéant.
b- une attestation ou sa copie certifiée conforme à l’originale délivrée depuis moins
d'un an par l'Administration compétente du lieu d'imposition certifiant que le
concurrent est en situation fiscale régulière ou à défaut de paiement qu'il a constitué
les garanties prévues à l'article 9 ci-dessus. Cette attestation doit mentionner
l'activité au titre de laquelle le concurrent est imposé;
c- une attestation ou sa copie certifiée conforme à l’originale délivrée depuis moins
d'un an par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale certifiant que le concurrent est en
situation régulière envers cet organisme conformément aux dispositions prévues à
cet effet à l'article 9 ci-dessus ou de la décision du ministre chargé de l’emploi ou sa
copie certifiée conforme à l’originale, prévue par le dahir portant loi n° 1-72-184 du
15 Joumada II 1392 (27 juillet 1972) relatif au régime de sécurité sociale assortie de
l’attestation de l’organisme de prévoyance sociale auquel le concurrent est affilié et
certifiant qu’il est en situation régulière vis-à-vis dudit organisme.
La date de production des pièces prévues aux b) et c) ci-dessus sert de base pour l’appréciation
de leur validité.
d- le certificat d'immatriculation au registre de commerce pour les personnes
assujetties à l'obligation d'immatriculation conformément à la législation en vigueur;
e- l'équivalent des attestations visées aux paragraphes b, c et d ci-dessus, délivrées par
les administrations ou les organismes compétents de leurs pays d'origine ou de
provenance pour les concurrents non installés au Maroc.
A défaut de la délivrance de tels documents par les administrations ou les organismes
compétents de leur pays d'origine ou de provenance, lesdites attestations peuvent être
remplacées par une attestation délivrée par une autorité judiciaire ou administrative du pays
d’origine ou de provenance certifiant que ces documents ne sont pas produits.
Lorsque le concurrent est un établissement public, il doit fournir :

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- En plus des pièces prévues à l’alinéa 1) ci-dessus, une copie du texte l’habilitant à exécuter les
prestations objet du marché ;
- S’il est retenu pour être attributaire du marché, les pièces prévues aux b) et c) de l’alinéa 2)
ci-dessus.
B. Le dossier technique qui comprend :
 Une note indiquant les moyens humains et techniques du concurrent, le lieu, la date,
la nature et l'importance des prestations qu'il a exécutées ou à l'exécution desquelles
il a participé, pour des travaux similaires.
 Les attestations ou leurs copies certifiées conformes à l’originale, délivrées par les
maîtres d’ouvrage publics ou privés ou par les hommes de l'art sous la direction
desquels le concurrent a exécuté lesdites prestations. Chaque attestation précise
notamment la nature des prestations, leur montant et l’année de réalisation ainsi
que le nom et la qualité du signataire et son appréciation.
Dans le cas de références techniques réalisées dans le cadre d’un groupement,
l’attestation doit indiquer la nature des prestations réalisées par chaque membre
ainsi que sa quote-part.
En cas de groupement le dossier technique sera produit par chaque membre du
groupement.
N.B : les attestations scannées ou qui ne sont pas certifiées conformes ne seront pas
admises

C. Le CPS, y compris les modifications éventuelles, paraphé et signé.


D. L’offre financière qui comprend :
a- l'acte d'engagement par lequel le concurrent s'engage à réaliser les prestations objet
du marché conformément aux conditions prévues aux cahiers des charges et moyennant
un prix qu'il propose. Il est établi en un seul exemplaire.
Cet acte d’engagement dûment rempli, et comportant le relevé d'identité bancaire (RIB),
est signé par le concurrent ou son représentant habilité, sans qu'un même représentant
puisse représenter plus d'un concurrent à la fois pour le même marché.
Lorsque l’acte d’engagement est souscrit par un groupement tel qu'il est défini à l'article 10
ci-dessus, il doit être signé soit par chacun des membres du groupement; soit seulement par
le mandataire si celui-ci justifie des habilitations sous forme de procurations légalisées pour
représenter les membres du groupement lors de la procédure de passation du marché.
b- le bordereau des prix et le détail estimatif des prix.
Le montant total de l'acte d'engagement doit être libellé en chiffres et en toutes lettres.
Les prix unitaires du bordereau des prix, du détail estimatif des prix doivent être libellés en
chiffres.
Le montant total du détail estimatif des prix ou du bordereau des prix-détail estimatif doit
être libellé en chiffres.

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ARTICLE 13 : CAUTIONNEMENT PROVISOIRE
Les soumissionnaires seront tenus de remettre à la Régie avec leur soumission, un
cautionnement provisoire d’un montant de 240 000,00 DH.
Il sera restitué après le jugement de l’appel d’offres pour les soumissionnaires non retenus.
Pour le(s) soumissionnaire(s) retenu(s) le cautionnement provisoire, avant d’être restitué
sera remplacé par un cautionnement définitif.
Conformément à l’article 21 du règlement des marchés de la RADEEC, le cautionnement
provisoire reste acquis à la Régie dans les cas suivants :
a. Si le soumissionnaire retire son offre pendant la période de sa validité ;
b. Si un membre d’un groupement se désiste pendant la période de validité de son
offre ;
c. Si la déclaration sur l’honneur du soumissionnaire s’avère inexacte, par la production
de faux renseignements ou pièces falsifiées ou autres ;
d. Si le soumissionnaire ayant présenté l’offre la plus avantageuse ne produit pas, dans
le délai prescrit, les pièces du dossier administratif ;
e. Si le soumissionnaire n’accepte pas les corrections à porter à l’acte d’engagement ;
f. Si le soumissionnaire modifie son offre financière ;
g. Si l’attributaire se désiste pendant le délai de validité de son offre ;
h. Si le titulaire ne produit pas le cautionnement définitif dans le délai réglementaire ;
i. Si le titulaire refuse de signer le marché.

ARTICLE 14 : PRESENTATION DES DOSSIERS DES CONCURRENTS


1- Le dossier à présenter par chaque concurrent est mis dans un pli fermé portant les
mentions suivantes :
- le nom et l'adresse du concurrent ;
- l'objet du marché ;
- la date et l'heure de la séance d'ouverture des plis ;
- l'avertissement que "le pli ne doit être ouvert que par le président de la commission
d'appel d'offres lors de la séance publique d'ouverture des plis".
2- Ce pli contient les enveloppes distinctes suivantes :
a) la première enveloppe contient les pièces des dossiers administratifs, techniques ainsi
que le cahier des prescriptions spéciales paraphé et signé par le concurrent ou la
personne habilitée par lui à cet effet. Cette enveloppe doit être fermée et porter de
façon apparente la mention "dossiers administratif et technique ";
b) Les enveloppes contenant les offres financières doivent être fermées et porter chacune
de façon apparente la mention "offre financière".
3- Les enveloppes visées ci-dessus indiquent de manière apparente :
- le nom et l'adresse du concurrent ;
- l'objet du marché;

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- la date et l'heure de la séance d'ouverture des plis.

ARTICLE 15 : DEPOT DES PLIS DES CONCURRENTS


Les plis sont, au choix des concurrents :
1- soit déposés, contre récépissé, dans le bureau du maître d'ouvrage indiqué dans l'avis
d'appel d'offres;
2- soit envoyés, par courrier recommandé avec accusé de réception, au bureau précité;
3- soit remis, séance tenante, au président de la commission d'appel d'offres au début de la
séance, et avant l'ouverture des plis ;
Le délai pour la réception des plis expire à la date et à l'heure fixées par l'avis d'appel d'offres
pour la séance d'ouverture des plis.
Les plis déposés ou reçus postérieurement au jour et à l'heure fixés ne sont pas admis.

ARTICLE 16 : RETRAIT DES PLIS


Tout pli déposé ou reçu peut être retiré antérieurement au jour et à l'heure fixés pour la séance
d'ouverture des plis.
Le retrait du pli fait l'objet d'une demande écrite et signée par le concurrent ou son
représentant dûment habilité et adressée au maître d’ouvrage.
Les concurrents ayant retiré leurs plis peuvent présenter de nouveaux plis dans les conditions
prévues à l'article 16 ci-dessus.

ARTICLE 17 : DELAI DE VALIDITE DES OFFRES


Les concurrents restent engagés par leurs offres pendant un délai de soixante-quinze (75) jours,
à compter de la date de la séance d'ouverture des plis.
Si la commission d'appel d'offres estime ne pas être en mesure d'effectuer son choix pendant le
délai prévu ci-dessus, le maître d'ouvrage saisit les concurrents, avant l'expiration de ce délai
par lettre recommandée avec accusé de réception et leur propose une prorogation pour un
nouveau délai qu’il fixe. Seuls les concurrents ayant donné leur accord par lettre recommandée
avec accusé de réception adressée au maître d'ouvrage, avant la date limite fixée par ce
dernier, restent engagés pendant ce nouveau délai.

ARTICLE 18: OUVERTURE DES PLIS DES CONCURRENTS EN SEANCE PUBLIQUE


1- La séance d’ouverture des plis des concurrents est publique. Elle se tient au lieu, au jour et à
l'heure prévus par le dossier d’appel d’offres; si ce jour est déclaré férié ou chômé, la réunion se
tient le jour ouvrable suivant à la même heure.
2- Le président de la commission ouvre la séance et invite les concurrents présents qui
n’auraient pas déposé leurs plis à les remettre séance tenante. Il invite ensuite, les concurrents
qui se sont rendus compte que leurs dossiers sont incomplets, à produire les pièces
manquantes sous enveloppe fermée précisant la nature des pièces manquantes et arrête
définitivement la liste des plis reçus. Aucun dépôt ou retrait de pli ou de complément de pièces
n’est accepté après l’accomplissement de cette formalité.
Il s’assure de la présence des membres dont la présence est obligatoire.

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En cas d’absence de l’un de ces membres et après avoir accompli les formalités visées à l’alinéa
premier du présent paragraphe ci-dessus, le président invite les membres présents à parapher
les plis reçus à cheval sur les rabats et sur les parties sur lesquelles ils s'appliquent ; ces plis
doivent rester fermés et mis en lieu sûr jusqu'à leur ouverture.
Le président reporte la séance d’ouverture des plis de quarante-huit (48) heures et informe les
concurrents et les membres de la commission du lieu, de la date et l’heure prévues pour la
reprise de la séance publique de l’ouverture des plis. Il demande au maitre d’ouvrage de
convoquer, par écrit, le ou les membres absents en précisant le lieu, la date et l’heure de la
reprise de la séance publique de l’ouverture des plis.
3- Le président remet ensuite, ou à la reprise de la séance en cas de report prévus ci-dessus,
aux membres de la commission le support écrit contenant l'estimation du coût des prestations
établie conformément à l'article 5 du règlement des marchés de la Régie. Les membres de la
commission paraphent toutes les pages dudit support. Ce support doit être conservé par le
président avec le dossier d’appel d’offres.
4- Le président annonce, à haute voix, les journaux, les références de publication au portail des
marchés publics et, le cas échéant, les autres supports dans lesquels l'avis d'appel d'offres a
été publié.
5- Le président demande aux membres de la commission de formuler leurs réserves ou
observations sur les vices éventuels qui entachent la procédure. A cet effet, s’il s’assure du
bienfondé de ces réserves ou observations, il met fin à la procédure et avise à haute voix les
concurrents. Si le président estime que lesdites réserves ou observations ne sont pas fondées,
il demande de poursuivre la procédure sous sa responsabilité et d’inscrire les réserves ou
observations dans le procès-verbal de la séance.
6- Le président ouvre les plis des concurrents et vérifie l'existence des enveloppes prévues à
l'article 15 ci-dessus.
7- Le président ouvre ensuite l'enveloppe portant la mention "dossiers administratif et
technique " et annonce, à haute voix, les pièces contenues dans chaque dossier et dresse un
état des pièces fournies par chaque concurrent.
Cette formalité accomplie, la séance publique prend fin ; le public et les concurrents se retirent
de la salle.
8- La commission poursuit ses travaux à huis clos et procède à l’examen des pièces du dossier
administratif et du dossier technique, et écarte :
a) les concurrents qui ne satisfont pas aux conditions requises prévues à l’article 9 ci-
dessus ;
b) les concurrents qui n'ont pas respecté les prescriptions de l’article 15 ci-dessus en
matière de présentation de leurs dossiers ;
c) les concurrents qui n’ont pas présenté les pièces exigées;
d) les concurrents qui sont représentés par la même personne dans le cadre de l’appel
d’offre ;
e) les concurrents qui ont produit des récépissés du cautionnement provisoire ou
l’attestation de la caution personnelle et solidaire en tenant lieu, non original ou dont
l’objet n’est pas conforme à celui de l’appel d’offres, dont le montant est inférieur à la
somme demandée ou qui comporte des réserves ou des restrictions ;
f) les concurrents dont les capacités financières et techniques sont jugées insuffisantes eu

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égard aux critères figurant au règlement de consultation prévu à l'article 18 du
règlement des marchés de la Régie.
9- Lorsque la commission constate des erreurs matérielles ou des discordances dans les pièces
du dossier administratif, elle admet l'offre du concurrent concerné, sous réserve de
l'introduction des rectifications nécessaires dans les conditions prévues à l'article 21 ci-
dessous.
10- La séance publique est reprise, le président donne lecture de la liste des concurrents
admissibles, sans faire connaître les motifs des éliminations des concurrents non retenus.
Le président rend, contre décharge, aux concurrents écartés présents leurs dossiers sans ouvrir
les enveloppes contenant les offres financières, à l'exception des documents ayant été à
l'origine de l'élimination de ces concurrents conformément à l'article 26 ci-dessous.
11- Cette formalité accomplie, il est mis fin à la séance publique et les concurrents et le public
se retirent de la salle.
12- A l'issue de cette séance, le président demande au maître d'ouvrage de procéder à
l'affichage dans ses locaux de la date et de l'heure retenues pour la prochaine séance publique.

ARTICLE 19 : OUVERTURE DES ENVELOPPES CONTENANT LES OFFRES FINANCIERES EN PUPLIC


A la reprise de la séance publique, le président donne lecture, à haute voix, de la liste des
concurrents admissibles ainsi que celle des concurrents non retenus sans énoncer les motifs de
leur élimination et rend, contre décharge, aux concurrents écartés présents leurs dossiers sans
ouvrir les enveloppes contenant les offres financières.
Le président ouvre ensuite les enveloppes portant la mention "offre financière" des
concurrents admissibles et donne lecture, à haute voix, du montant des actes d'engagement et
des détails estimatifs.
Cette formalité accomplie, la séance publique prend fin ; le public et les concurrents se retirent
de la salle.

ARTICLE 20 : EVALUATION DES OFFRES DES CONCURRENTS A HUIS CLOS


1- La commission d’appel d’offres poursuit ses travaux à huis clos.
2- La commission écarte les concurrents dont les offres financières :

- ne sont pas conformes à l'objet du marché ;


- ne sont pas signées ;
- expriment des restrictions ou des réserves ;
- présentent des différences dans les libellés des prix, l’unité de compte ou les
quantités par rapport aux données prévues dans le descriptif technique, dans le bordereau
des prix et le détail estimatif.
3- La commission vérifie ensuite le résultat des opérations arithmétiques des offres
financières des concurrents retenus. Elle rectifie s'il y a lieu les erreurs de calcul et
rétablie les montants exactes des offres concernées.
4- La commission procède ensuite au classement des offres des concurrents retenus en
vue de proposer au maître d’ouvrage l’offre la plus avantageuse. L’offre la plus
avantageuse est l’offre la moins distante.

04
A.O N° 10E/18
Dans le cas où plusieurs offres jugées les plus avantageuses sont tenues pour équivalentes,
tous éléments considérés, la commission, pour départager les concurrents, procède entre eux
à un tirage au sort.
Elle vérifie si l’offre du concurrent classé le premier n’est pas anormalement basse ou
excessive et ne comporte pas un ou des prix excessifs ou anormalement bas et ce dans les
conditions prévues à l’article 41 du règlement des marchés de la Régie.
5- La commission invite par lettre recommandée avec accusé de réception ou par fax
confirmé ou par tout autre moyen de communication pouvant donner date certaine,
le concurrent ayant présenté l’offre la plus avantageuse à :

- produire les pièces du dossier administratif prévues par l’alinéa 2 du paragraphe A


l’article 13 ci-dessus ;
- confirmer les rectifications des erreurs matérielles relevées, le cas échéant;
- régulariser les discordances constatées entre les diverses pièces de son dossier ;
- justifier son offre lorsqu’elle est jugée anormalement basse ou le/ les prix unitaires
s’ils sont jugés anormalement bas ou excessif conformément à l’article 41 du règlement des
marchés de la Régie;
Elle lui fixe à cet effet, un délai qui ne peut être inférieur à sept (07) jours à compter de la date
de réception de la lettre d’invitation.
6- Le président de la commission suspend la séance et fixe la date et l’heure pour
poursuivre ses travaux ;
7- Les éléments de réponse du concurrent doivent être produits dans un pli fermé. Ce pli
doit comporter de façon apparente les mentions suivantes :

- le nom et l'adresse du concurrent ;


- l'objet du marché,
- l'avertissement que "le pli ne doit être ouvert que par le président de la commission
d'appel d'offres " et porter la mention apparente « complément de dossier et éléments de
réponse».
Ce pli doit être soit déposé, contre récépissé, dans le bureau du maître d'ouvrage indiqué dans
la lettre d’invitation, soit envoyé, par courrier recommandé avec accusé de réception, au
bureau précité.
8- La commission se réunit au lieu, au jour et à l'heure fixés. Toutefois, le président peut
inviter les membres de la commission pour reprendre ses travaux dès la réception de
la réponse du concurrent concerné.

Elle s'assure de l’existence du support ayant servi de moyen d’invitation du concurrent


concerné et procède à la vérification des pièces et de la réponse reçues.
Après examen des pièces et de la réponse reçue, la commission décide :
a- soit de proposer au maître d’ouvrage de retenir l’offre du concurrent concerné s’il
satisfait les observations qui lui sont demandées, et notamment s’il produit les pièces

05
A.O N° 10E/18
exigées ou s’il confirme les rectifications demandées ou régularise les discordances
constatées ou s’il justifie son offre jugée anormalement basse ou le ou les prix
anormalement bas ou excessifs;
b- soit d’écarter le concurrent concerné lorsque celui-ci :
- ne répond pas dans le délai imparti ;
- ne produit pas les pièces exigées;
- ne confirme pas les rectifications des erreurs matérielles demandées ;
- ne régularise pas les discordances constatées entre les diverses pièces de son dossier;
- produit une offre financière signée par une personne non habilitée à l’engager au
regard de la ou des pièces justifiant les pouvoirs conférés.
- ne justifie pas son offre anormalement basse ou les prix jugés anormalement bas ou
excessif;
9- Dans le cas où le concurrent ayant présenté l’offre la plus avantageuse est écarté
conformément aux dispositions du b) du paragraphe 8 ci-dessus, la commission invite,
dans les mêmes conditions, le concurrent dont l’offre est classée deuxième.

Elle procède à l’examen des pièces et de la réponse reçues et décide soit de le retenir soit de
l’écarter dans les conditions fixées ci-dessus.
Si la commission ne retient pas le concurrent concerné, elle peut inviter le concurrent dont
l’offre est classée la suivante et examine les pièces et la réponse reçues, dans les même
conditions fixées ci-dessus jusqu’à l’aboutissement de la procédure ou la déclaration de l’appel
d’offres infructueux.

ARTICLE 21 : OFFRE EXCESSIVE OU ANORMALEMENT BASSE :


1- Offre excessive :
L’offre la plus avantageuse est considérée excessive lorsqu’elle est supérieure de plus de vingt
pour cent (20%) par rapport à l'estimation du coût des prestations établie par le maître
d’ouvrage pour les marchés de travaux.
Lorsqu'une offre est jugée excessive, elle est rejetée par la commission d'appel d'offres.
2- Offre anormalement basse :
L’offre la plus avantageuse est considérée anormalement basse lorsqu'elle est inférieure de
plus de vingt-cinq pourcent (25%) par rapport à l'estimation du coût des prestations établie par
le maître d'ouvrage pour les marchés de travaux.
Lorsqu’une offre est jugée anormalement basse, la commission d’appel d’offres demande par
écrit au concurrent concerné les précisions qu’elle juge opportunes. Après avoir vérifié les
justifications fournies, la commission est fondée à accepter ou à rejeter ladite offre en
motivant sa décision dans le procès-verbal.
3- Offre comportant un ou des prix unitaire (s) excessif (s) ou anormalement bas :
Lorsque la commission constate qu’un ou plusieurs prix unitaire(s) parmi les prix dits
principaux figurant dans le bordereau des prix et/ou le détail estimatif de l’offre la plus

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A.O N° 10E/18
avantageuse est anormalement bas ou excessif sur la base des critères fixés au 1 et 2
paragraphe du présent article, la commission invite le soumissionnaire concerné à justifier
ce(s) prix. Les prix principaux sont ceux qui, multipliés par les quantités correspondantes,
donnent des montants dont la somme, après classement desdits montants par ordre
décroissant, est au moins égale à 80% du montant global de l’offre.
Au vu du résultat de l’examen des justifications fournies, la commission est fondée à retenir ou
à écarter ladite offre.

ARTICLE 22 : RECLAMATIONS DES CONCURRENTS


Tout concurrent peut saisir le maître d'ouvrage concerné par écrit s'il :
1- constate que l'une des règles de la procédure de passation des marchés, prévue par le
présent règlement, n'a pas été respectée ;
2- relève que le dossier d’appel à la concurrence contient des clauses discriminatoires ou
des conditions disproportionnées par rapport à l’objet du marché ;
3- conteste les motifs de l'élimination de son offre par la commission et qui ont été portés
à sa connaissance par le maître d'ouvrage en application de l’article 44 du règlement des
marchés de la Régie.
La réclamation du concurrent doit être introduite à partir de la date de la publication de l'avis
d'appel à la concurrence et au plus tard cinq (05) jours après l'affichage du résultat dudit appel
à la concurrence.
Toutefois, pour le cas prévu au paragraphe 3) ci-dessus, la réclamation du concurrent doit
intervenir dans les cinq (05) jours à compter de la date de réception de la lettre recommandée
visée à l’article 44 du règlement des marchés de la Régie.
Le maître d'ouvrage fait connaître, au requérant, la réponse réservée à sa réclamation dans un
délai de cinq (05) jours à compter de la date de la réception de ladite réclamation.
Le requérant peut ensuite recourir, dans un délai de cinq (5) jours à compter de la date de
réception de la réponse de l’autorité compétente, au Ministre de l’Intérieur s’il n’est pas
satisfait de la réponse de l’autorité compétente.
Le Ministre de l’Intérieur peut, selon le stade de la procédure, soit :
a) ordonner de procéder au redressement de l'anomalie ainsi relevée ;
b) décider d'annuler la procédure.
Avant de prendre la décision d’annulation, le Ministre de l’Intérieur peut décider de suspendre
la procédure de l'appel à la concurrence pendant une période de dix (10) jours au maximum,
sous réserve que :
- la réclamation soit fondée et comporte des arguments valables démontrant que le
concurrent risque de subir un dommage si la procédure n'est pas suspendue ;
- la suspension n'entraînera pas un préjudice disproportionné pour le maître d'ouvrage ou
aux autres concurrents.
Toutefois, le Ministre de l’Intérieur peut, pour des considérations urgentes d'intérêt général,
décider de poursuivre la procédure de passation du marché.

07
A.O N° 10E/18
Toute décision prise en vertu du présent article doit mentionner les motifs et les circonstances
de son adoption. Elle doit être versée au dossier du marché.
Ne peuvent, toutefois, faire l'objet de contestation de la part des concurrents :
a) le choix d'une procédure de passation de marché;
b) la décision de la commission d'appel d'offres de rejeter la totalité des offres conformément
aux dispositions de l’article 42 du règlement des marchés de la Régie;
c) la décision de l'autorité compétente d'annuler l'appel d'offres dans les conditions prévues à
l’article 25 ci-dessous ;
Dans tous les cas, le Ministre de l’Intérieur est tenu de répondre au requérant dans un délai
n’excédant pas trente (30) jours à compter de la date de réception de la réclamation.

ARTICLE 23 : MESURES COERCITIVES


En cas de présentation d’une déclaration sur l'honneur inexacte ou de pièces falsifiées ou
lorsque des actes frauduleux, de corruption, des infractions réitérées aux conditions de travail
ou des manquements graves aux engagements pris ont été relevés à la charge d’un concurrent
ou du titulaire, selon le cas, des sanctions ou l'une d'entre elles seulement sans préjudice, le
cas échéant, des poursuites pénales sont prises:
a)- Par décision du Ministre de l’Intérieur, après avis de la commission des marchés, l'exclusion
temporaire ou définitive du concurrent des marchés passés par les services relevant de son
autorité ;
Cette mesure d'exclusion peut être étendue aux marchés lancés par l'ensemble des
administrations de l’Etat et des établissements publics par décision du Chef du gouvernement,
sur proposition du Ministre de l’Intérieur, après avis de la commission des marchés.
b)- Par décision de l'autorité compétente, la résiliation du marché, suivie ou non de la
passation d'un nouveau marché, aux frais et risques du titulaire. Les excédents de dépenses
résultant de la passation d’un nouveau marché après résiliation sont prélevés sur les sommes
qui peuvent être dues au défaillant sans préjudice des droits à exercer contre lui en cas
d’insuffisance. Les diminutions éventuelles des dépenses restent acquises au maître d’ouvrage.
Dans les cas prévus aux a) et b) ci-dessus, le concurrent ou le titulaire, auquel sont
communiqués les griefs, est invité, au préalable, à présenter ses observations dans le délai
imparti par le maître d'ouvrage. Ce délai ne peut être inférieur à quinze (15) jours.
Les décisions prévues au a) et b) doivent être motivées et notifiées au concurrent ou au
titulaire défaillant et publiées au portail des marchés publics.

ARTICLE 24 : ANNULATION D'UN APPEL D'OFFRES


1- L'autorité compétente peut, sans de ce fait encourir aucune responsabilité à l'égard des
concurrents et quel que soit le stade de la procédure pour la conclusion du marché, annuler
l'appel d'offres. Cette annulation intervient dans les cas suivants :
a) lorsque les données économiques ou techniques des prestations objet de l'appel d'offres
ont été fondamentalement modifiées ;
b) lorsque des circonstances exceptionnelles ne permettent pas d'assurer l'exécution
normale du marché ;

08
A.O N° 10E/18
c) lorsque les offres reçues dépassent les crédits budgétaires alloués au marché ;
2- l’autorité compétente annule l’appel d’offre, selon les mêmes conditions, dans les cas
suivants:
a) lorsqu'un vice de procédure a été décelé ;
b) en cas de réclamation fondée d'un concurrent sous réserve des dispositions de
l'article 23 ci-dessus ;
3- l’annulation de l’appel d’offre fait l’objet d’une décision signée par l’autorité compétente
mentionnant les motifs de ladite annulation.
La décision d’annulation est publiée dans le portail des marchés publics.
4- Le maître d'ouvrage informe par écrit, les concurrents et l'attributaire du marché en
précisant le ou les motifs d'annulation de l'appel d'offres et communique une copie de la
décision d’annulation aux membres de la commission d’appel d’offres.
5- L'annulation d'un appel d'offres ne justifie pas le recours à la procédure négociée.
6- En cas d’annulation d’un appel d’offres, les concurrents ou l’attributaire ne peuvent
prétendre à indemnité.

ARTICLE 25 : RESULTATS DEFINITIFS DE L'APPEL D'OFFRES


1- Le maître d'ouvrage informe le concurrent retenu de l'acceptation de son offre par lettre
recommandée avec accusé de réception ou par fax confirmé ou par tout autre moyen de
communication donnant date certaine. Cette lettre doit lui être adressée dans un délai qui ne
peut dépasser cinq (05) jours à compter de la date d'achèvement des travaux de la
commission.
Dans le même délai, il avise également les concurrents éliminés du rejet de leurs offres, en leur
indiquant les motifs de leur éviction, par lettre recommandée avec accusé de réception. Cette
lettre est accompagnée des pièces de leurs dossiers.
Les éléments ayant été à l'origine de l'élimination des concurrents sont conservés par le maître
d'ouvrage pendant un délai de cinq ans au minimum, à l’exception de l’original du récépissé du
cautionnement provisoire ou de l'attestation de la caution personnelle et solidaire en tenant
lieu et des échantillons, qui sont restitués aux concurrents éliminées dans un délai de cinq (5)
jours à compter de la date d'achèvement des travaux de la commission.
2- Aucun concurrent ne peut prétendre à indemnité si son offre n'a pas été acceptée.
3- Le choix arrêté par la commission d’appel d’offres ne peut être modifié par l'autorité
compétente.

ARTICLE 26 : APPROBATION DU MARCHE


Le marché n’est valable et définitif qu'après son approbation par l'autorité compétente et son
visa par le Contrôleur d’Etat, lorsque ledit visa est requis.
L'approbation du marché doit intervenir avant tout commencement d'exécution des
prestations objet dudit marché à l'exception du cas prévu au paragraphe (b) de l'article 87 du
règlement des marché de la Régie.

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A.O N° 10E/18
L’approbation du marché ne peut intervenir avant l’expiration des quinze (15) premiers jours à
compter de la date d'achèvement des travaux de la commission ou de la date de signature du
marché par l'attributaire lorsqu'il est négocié après publicité et mise en concurrence.

ARTICLE 27 : DELAI DE NOTIFICATION DE L'APPROBATION


L'approbation des marchés doit être notifiée à l'attributaire dans un délai maximum de
soixante-quinze (75) jours à compter de la date d’ouverture des plis ou de la date de la
signature du marché par l’attributaire lorsqu’il est négocié. Dans le cas où le délai de validité
des offres est prorogé conformément à l’article 19 du règlement des marchés de la Régie, le
délai d’approbation visé au premier alinéa ci-dessus est majoré d’autant de jours acceptés par
l’attributaire du marché.
Si la notification de l'approbation n'est pas intervenue dans ce délai, l'attributaire est libéré de
son engagement vis-à-vis du maître d'ouvrage. Dans ce cas, mainlevée lui est donnée de son
cautionnement provisoire.
Lorsque le maître d'ouvrage décide de demander à l’attributaire de proroger la validité de son
offre, il doit, avant l'expiration du délai visé à l'alinéa premier ci-dessus, lui proposer par lettre
recommandée avec accusé de réception, par fax confirmé ou par tout autre moyen de
communication donnant date certaine, de maintenir son offre pour une période
supplémentaire ne dépassant pas trente (30) jours. L'attributaire doit faire connaître sa
réponse avant la date limite fixée par le maître d'ouvrage.
En cas de refus de l'attributaire, mainlevée lui est donnée de son cautionnement provisoire.

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A.O N° 10E/18
ANNEXES

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A.O N° 10E/18
MODELE DE DECLARATION SUR L'HONNEUR

DECLARATION SUR L'HONNEUR (*)


- Mode de passation………………………………………………
- Objet du marché……………………………………………….

A - Pour les personnes physiques


Je, soussigné : ..................................(prénom, nom et qualité) agissant en mon nom personnel et pour
mon propre compte, adresse du domicile élu :.................................. n° tel …………………………… n°
fax……………………adresse électronique…………………… affilié à la CNSS sous le n° :................................. (1)
inscrit au registre du commerce de .................................(localité) sous le n° ...................................... (1) n°
de patente .......................... (1) n° du compte courant postal-bancaire ou à la TGR…………………..(RIB)

B - Pour les personnes morales


Je, soussigné .......................... (prénom, nom et qualité au sein de l'entreprise) agissant au nom et pour le
compte de ................................. (raison sociale et forme juridique de la société) au capital de:
...........................adresse du siège social de la société............................ adresse du domicile
élu............................ n° tel ……………………n° fax ………………… adresse électronique ………………… affiliée à la
CNSS sous le n°...........................(1) inscrite au registre du commerce ............................... (localité) sous le
n°.............................(1) n° de patente ........................ (1) n° du compte courant postal-bancaire ou à la
TGR …………………..(RIB)
- Déclare sur l'honneur :
1 - m'engager à couvrir, dans les limites et conditions fixées dans le cahier des charges, par une
police d'assurance, les risques découlant de mon activité professionnelle ;
2 - m'engager, si j'envisage de recourir à la sous-traitance :
- à m'assurer que les sous-traitants remplissent également les conditions prévues par l'article 24 du
présent règlement ;
- que celle-ci ne peut dépasser 50 % du montant du marché, ni porter sur le lot ou le corps d’état
principal du marché ;
3 - que je remplie les conditions prévues à l'article 24 du présent règlement;
- Etant en redressement judiciaire j’atteste que je suis autorisé par l’autorité judiciaire compétente à
poursuivre l’exercice de mon activité (2) ;
4 – m’engager à ne pas recourir par moi-même ou par personne interposée à des pratiques de fraude ou
de corruption de personnes qui interviennent à quelque titre que ce soit dans les différentes procédures
de passation, de gestion et d’exécution du marché.
5 – m’engager à ne pas faire, par moi-même ou par personnes interposées, des promesses, des dons ou
des présents en vue de l’influer sur les différentes procédures de conclusion du présent marché.
6- j’atteste que je ne suis pas en situation de conflit d’intérêt.
7- certifie l'exactitude des renseignements contenus dans la présente déclaration sur l'honneur et dans
les pièces fournies dans mon dossier de candidature.
- reconnais avoir pris connaissance des sanctions prévues par l'article 26 du règlement relatif aux
conditions et formes de passation des marchés de la RADEEC, relatives à l'inexactitude de la déclaration
sur l'honneur.
Fait à.....................le...........................
Signature et cachet du concurrent (2)
(1) pour les concurrents non installés au Maroc, préciser la référence aux documents équivalents lorsque
ces documents ne sont pas délivrés par leur pays d’origine ou de provenance.
(2) à supprimer le cas échéant.
(*) en cas de groupement, chacun des membres doit présenter sa propre déclaration sur l'honneur.

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A.O N° 10E/18
MODELE D’ACTE D’ENGAGEMENT

Partie réservée à l’Administration


Appel d’offres ouvert, sur offres des prix n°…………….. du ……………..(2)

Objet du marché :……………………….., passé en application des dispositions de l’alinéa 2 du paragraphe 1 de


l’article 16 et du paragraphe 1 de l'article 17 et de l’alinéa 3 du paragraphe 3 de l’article 17 du règlement de
passation des marchés publics de la RADEEC (3)

Partie réservée au concurrent

a) Pour les personnes physiques


Je, (4) soussigné : ........................(prénom, nom et qualité), agissant en mon nom personnel et
pour mon propre compte (4), adresse du domicile élu :...............................affilié à la CNSS sous
le n°........... (5) inscrit au registre du commerce de ............ (localité) sous le
n°……………………..(5) n° de la taxe professionnelle .............................(5)

b) Pour les personnes morales


Je, (4) soussigné : .............................(prénom, nom et qualité au sein de l’entreprise) agissant
en mon nom pour le compte de.............(raison sociale et forme juridique de la société) au
capital de .............................. adresse du siège social de la société : ............................. adresse
du domicile élu...................................... affiliée à la CNSS sous le n° ........................ (5) et (6)
inscrite au registre du commerce de .................................. (localité) sous le n°..................(5) et
(6) n° de la taxe professionnelle .............................(5) et (6).

En vertu des pouvoirs qui me sont conférés :

après avoir pris connaissance du dossier d’appel d’offres concernant les prestations précisées
en objet de la partie A ci-dessus;
Après avoir apprécié à mon point de vue et sous ma responsabilité la nature et les difficultés
que comportent ces prestations :

1 - remets, revêtu (s) de ma signature un bordereau de prix , un détail estimatif et/ou la


décomposition du montant global) établi(s) conformément aux modèles figurant au dossier
d’appel d’offres,

2 - m’engage à exécuter lesdites prestations conformément au cahier des prescriptions


spéciales et moyennant les prix que j’ai établis moi-même, lesquels font ressortir

- Montant hors TVA : ……………………………....………………(en lettres et en chiffres)


- Taux de la TVA :…………………………………………………..……….( en pourcentage)
- Montant de la TVA : ……………………………………………..…(en lettres et en chiffres)
- Montant TVA comprise : …………………………………........…(en lettres et en chiffres)

La RADEEC se libérera des sommes dues par elle en faisant donner crédit au
compte........................ (à la trésorerie générale, bancaire, ou postal) (1) ouvert à mon nom (ou
au nom de la Société) à............................................. (Localité), sous relevé d’identification
bancaire (RIB) numéro............................................................
Fait à............................le................................
(Signature et cachet du concurrent)
(1) supprimer les mentions inutiles
(2) indiquer la date d’ouverture des plis
(3) se référer aux dispositions du décret selon les indications ci-après :

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A.O N° 10E/18
- appel d’offres ouvert sur offres de prix : -al. 2, §1 de l’art. 16 et (§) 1 de l’art. 17 et al. 3, § 3
de l’art. 17
(4) lorsqu’il s’agit d’un groupement, ses membres doivent :
a- mettre : « nous, soussignés ………………. nous obligeons conjointement/ou solidairement
(choisir la mention adéquate et ajouter au reste de l’acte d’engagement les rectifications
grammaticales correspondantes)
b- ajouter l’alinéa suivant : ‘désignons, (prénoms, noms et qualité) en tant que mandataire
du groupement ».
c- préciser la ou les parties des prestations que chacun des membres du groupement
s’engage à réaliser pour le groupement conjoint et éventuellement pour le groupement
solidaire
(5) pour les concurrents non installés au Maroc, préciser le référence des documents équivalents
et lorsque ces documents ne sont pas délivrés par leur pays d’origine, la référence à
l’attestation délivrée par une autorité judicaire ou administrative du pays d’origine ou de
provenance certifiant que ces documents ne sont pas produits.
(6) Ces mentions ne concernent que les personnes assujetties à cette obligation

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A.O N° 10E/18
Pièce II :
CAHIER DES PRESCRIPTIONS SPECIALES

Chapitre I : CLAUSES ADMINISTRATIVES GENERALES

Chapitre II : SPECIFICATIONS TECHNIQUES PARTICULIERES

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A.O N° 10E/18
Chapitre I : CAHIER DES CLAUSES ADMINISTRATIVES
GENERALES
SOMMAIRE :
ARTICLE 1 : OBJET DU MARCHÉ
ARTICLE 2 : MODE DE PASSATION DU MARCHE
ARTICLE 3 : MONTANT DU MARCHÉ
ARTICLE 4 : MAITRE D’OUVRAGE
ARTICLE 5 : REFERENCE AUX TEXTES GENEREAUX ET SPECIAUX APPLICABLES AU MARCHÉ
ARTICLE 6 : DOCUMENTS CONSTITUTIFS DU MARCHÉ
ARTICLE 7 : PIECES CONTRACTUELLES POSTERIEURES A LA CONCLUSION DU MARCHÉ
ARTICLE 8 : DROITS DE TIMBRE
ARTICLE 9 : DELAIS D'EXECUTION
ARTICLE 10 : COMMUNICATIONS :
ARTICLE 11 : DOCUMENTS A FOURNIR PAR L'ENTREPRENEUR EN CAS D'AUDITS ET DE
CONTROLES :
ARTICLE 12 : ORDRES DE SERVICE
ARTICLE 13 : AVENANTS
ARTICLE 14 : PIECES A DELIVRER A L'ENTREPRENEUR - NANTISSERNENT
ARTICLE 15 : CAUTIONNEMENT DEFINITIF
ARTICLE 16 : RETENUE DE GARANTIE
ARTICLE 17: CAUTIONS PERSONNELLES ET SOLIDAIRES
ARTICLE 18 : DROITS DU MAITRE D'OUVRAGE SUR LES CAUTIONNEMENTS
ARTICLE 19 : RESTITUTION DES GARANTIES PECUNIAIRES OU LIBERATION DES CAUTIONS
ARTICLE 20 : DOMICILE DE L'ENTREPRENEUR
ARTICLE 21 : PRESENCE DE l'ENTREPRENEUR SUR LES LIEUX DES TRAVAUX :
ARTICLE 22 : CHOIX DES COLLABORATEURS DE L'ENTREPRENEUR
ARTICLE 23 : PROTECTION DES EMPLOYES DE L'ENTREPRENEUR
ARTICLE 24 : MATERIEL DE L'ENRREPRENEUR
ARTICLE 25 : ASSURANCES ET RESPONSABILITES
ARTICLE 26 : PROPRIETE INDUSTRIELLE OU COMMERCIALE
ARTICLE 27 : CESSION DU MARCHE
ARTICLE 28 : ORGANISATION DE POLICE DES CHANTIERS
ARTICLE 29 : PROTECTION DU SECRET
ARTICLE 30 : PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT
ARTICLE 31 : GESTION DES DECHETS DU CHANTIER
ARTICLE 32 : RELATIONS ENTRE DIVERS ENTREPRENEURS SUR LE MEME CHANTIER Lorsque
ARTICLE 33 : MESURES DE SECURITE ET D'HYGIENE
ARTICLE 34 : SOINS, SECOURS AUX OUVRIERS ET ERNPLOYES
ARTICLE 35 : TRANSPORTS
ARTICLE 36 : DEMONTAGE DES EQUIPEMENTS ET DEMOLITION DES CONSTRUCTIONS
ARTICLE 37 : DECOUVERTES EN COURS DE TRAVAUX
ARTICLE 38 : PREPARATION DES TRAVAUX
ARTICLE 39 : COMMENCEMENT DE L'EXECUTION DES TRAVAUX
ARTICLE 40 : DOCUMENTS A ETABLIR PAR L'ENTREPRENEUR
ARTICLE 41 : ORIGINE, QUALITE ET MISE EN CEUVRE DES RNATERIAUX ET PRODUITS

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A.O N° 10E/18
ARTICLE 42 : DIMENSIONS ET DISPOSITIONS DES OUVRAGES
ARTICLE 43 : ENLEVEMENT DU MATERIEL ET DES RNATERIAUX SANS EMPLOI
ARTICLE 44 : VICES DE CONSTRUCTION
ARTICLE 45 : SUJETIONS D'EXECUTION - PERTES – AVARIES
ARTICLE 46 : CAS DE FORCE MAJEURE
ARTICLE 47 : AJOURNEMENTS DE L'EXECUTION DES TRAVAUX
ARTICLE 48 CESSATION DES TRAVAUX :
ARTICLE 49 : DECES DE L'ENTREPRENEUR
ARTICLE 50 : INCAPACITE CIVILE OU D'EXERCICE ET INCAPACITE PHYSIQUE OU MENTALE DE
L'ENTREPRENEUR
ARTICLE 51 : LIQUIDATION OU REDRESSEMENT JUDICIAIRE
ARTICLE 52 : PRIX DU MARCHE
ARTICLE 53 : REVISION DES PRIX DU MARCHE :
ARTICLE 54 : OUVRAGES OU TRAVAUX SUPPLEMENTAIRES
ARTICLE 55 : CHANGEMENT DE LA PROVENANCE DES MATERIAUX :
ARTICLE 56 : AUGMENTATION DANS LA MASSE DES TRAVAUX :
ARTICLE 57 : DIMINUTION DANS LA MASSE DES TRAVAUX :
ARTICLE 58 : CHANGEMENT DANS LES QUANTITES DU DETAIL ESTIMATIF
ARTICLE 59 : BASES DE REGLEMENT DES TRAVAUX
ARTICLE 60 : ATTACHEMENTS
ARTICLE 61 : DECOMPTES PROVISOIRES
ARTICLE 62 : ACOMPTES - RETENUE DE GARANTIE
ARTICLE 63 : PENALITES ET RETENUES EN CAS DE RETARD DANS L'EXECUTION DES TRAVAUX
ARTICLE 64 : RETARD DANS LE REGLEMENT DES SOMMES DUES
ARTICLE 65 : DECOMPTE DEFINITIF- DECOMPTES PARTIELS DEFINITIFS - DECORNPTE GENERAL
DEFINITIF
ARTICLE 66 : RESILIATION DU MARCHE
ARTICLE 67 : CONSTATATION DES OUVRAGES EXECUTES ET REPRISE DU MATERIEL ET DES
MATERIAUX EN CAS DE RESILIATION DU MARCHE
ARTICLE 68 : CALCUL DES INDEMNITES
ARTICLE 69 : DEPENSES MISES A LA CHARGE DE L'ENTREPRENEUR
ARTICLE 70 : RECEPTION PROVISOIRE
ARTICLE 71 : MISE A DISPOSITION DE CERTAINS OUVRAGES OU PARTIES D'OUVRAGES
ARTICLE 72 : GARANTIES CONTRACTUELLES
ARTICLE 73 : RECEPTION DEFINITIVE
ARTICLE 74 : RESPONSABILITE DE L'ENTREPRENEUR APRES LA RECEPTION DEFINITIVE
ARTICLE 75 : CONSTATATION DU DEFAUT D'EXECUTION IMPUTABLE A L'ENTREPRENEUR
ARTICLE 76 : CAS D'UN MARCHE PASSE AVEC UN GROUPEMENT D'ENTREPRENEURS
ARTICLE 77 : RECLAMATIONS
ARTICLE 78 : RECOURS A LA MEDIATION OU A L'ARBITRAGE
ARTICLE 79 : RECOURS JURIDICTIONNEL
ARTICLE 80 : REGLERNENT DES DIFFERENDS ET LITIGES EN CAS DE GROUPEMENT
D'ENTREPRENEURS

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A.O N° 10E/18
ARTICLE 1 : OBJET DU MARCHÉ
Le présent règlement de la consultation concerne un appel d’offres ouvert sur offres des prix
ayant pour objet : Travaux de réalisation d’une conduite principale de distribution
a la ville de Settat (ceinture du secteur est)

ARTICLE 2 : MODE DE PASSATION DU MARCHE


Il est passé en application des dispositions de l’alinéa 2 du paragraphe 1 de l’article 16 et du
paragraphe 1 de l'article 17 et de l’alinéa 3 du paragraphe 3 de l’article 17 du règlement des
marchés de la Régie.

ARTICLE 3 : MONTANT DU MARCHÉ


Le montant du marché est arrêté à :
Montant hors TVA (en toutes lettres) :
...................................(à ne pas renseigner par les soumissionnaires)…........................Dirhams
Montant de la TVA (en toutes lettres) :
..................................(à ne pas renseigner par les soumissionnaires) …........................Dirhams
Montant TTC (en toutes lettres) :
.................................(à ne pas renseigner par les soumissionnaires)..…........................Dirhams

ARTICLE 4 : MAITRE D’OUVRAGE


Le maitre d’ouvrage est La Régie Autonome de Distribution d’Eau et d’Electricité de la Chaouia.

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A.O N° 10E/18
CHAPITRE PREMIER : DISPOSITIONS GENERALES

ARTICLE 5 : REFERENCE AUX TEXTES GENEREAUX ET SPECIAUX APPLICABLES AU MARCHÉ


Pour l’exécution des prestations objet du présent appel d’offres, l’entrepreneur devra se
conformer aux prescriptions des documents suivants ou les textes qui pourraient les avoir
modifiés ou complétés.
Si les textes généraux prescrivent des clauses contradictoires, l’entrepreneur devra se
conformer aux plus récents d’entre eux et devra se procurer ces documents s’il ne les possède
déjà et ne pourra en aucun cas exciper l’ignorance de ceux-ci pour se dérober aux obligations
qu’y sont contenues.
TEXTES APPLICABLES
 Le Décret N° 2-64-394 du Joumada 1 1384 (29 septembre 1964), relatif aux régies
communales dotées de la personnalité civile et de l’autonomie financière.
 Le règlement des marchés de la Régie Autonome De Distribution d’Eau et d’Electricité de la
Chaouia entré en vigueur à partir du 10 Avril 2015.
 Décret n° 2-14-394 du 6 chaâbane 1437 (13 mai 2016) approuvant le cahier des clauses
administratives générales applicables aux marchés de travaux ;
 La loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat sur les entreprises publiques et autres
organismes (entrée en vigueur à partir du 11 novembre 2003) ;
 La loi n° 112-13 relative au nantissement des marchés publics promulguée par le dahir n° 1-
15-05 du 29 rabii I 1436 (19 février 2015).
 Des lois et des règlements en vigueur au Maroc, notamment en ce qui concerne l'emploi de
la main d’œuvre, les transports, la fiscalité, etc.;
 L’arrêté portant organisation financière et comptable de la Régie… ;

ARTICLE 6 : DOCUMENTS CONSTITUTIFS DU MARCHÉ


Les documents constitutifs du marché comprennent:
1- L'acte d'engagement,
2. Le cahier des prescriptions spéciales ;
3. Le bordereau des prix ;
4. Le détail estimatif ;
5. Les dispositions du CCAG-T ;
6. Tout document mentionné dans le CPS.

ARTICLE 7 : PIECES CONTRACTUELLES POSTERIEURES A LA CONCLUSION DU MARCHÉ


Les pièces contractuelles postérieures a la conclusion du marché comprennent :
- Les ordres de service ;
- Les avenants éventuels ;
- La décision prévue a l'article 57 du CCAG-T.

ARTICLE 8 : DROITS DE TIMBRE


L'entrepreneur acquitte les droits de timbre dus au titre du marché conformément à la
législation en vigueur

ARTICLE 9 : DELAIS D'EXECUTION


Le délai d'exécution global contractuel pour l'exécution de toutes les prestations objet du
marché est fixé à 8 mois. II correspond a la période comprise entre la date de commencement

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A.O N° 10E/18
de l'exécution fixée par ordre de service et la date d'expiration du délai prévu
contractuellement.
Les autres dispositions de l’article 8 du CCAG-T restent applicables.

Article 10 : COMMUNICATIONS :
I- Les communications relatives à l'exécution du marché entre le maitre d'ouvrage et
l'entrepreneur se font par écrit.
Elles sont notifiées ou déposées à l'adresse indiquée dans le marché,
2- Les écrits prévus ci-dessus entre les deux parties sont soit déposés contre récépissé, soit
adresses par lettre recommandée avec accusé de réception et ce dans le délai imparti, s'il en
est prévu un. La date du récépissé ou de l'accusé de réception fait foi pour la détermination du
calcul du délai.
Ces écrits peuvent également être expédiés, à titre complémentaire, par fax confirmé, ou par
courrier électronique.
Les écrits échangés entre le maitre d'ouvrage et l'entrepreneur doivent être consignes à leur
envoi ou à leur réception sur le registre du marché.

ARTICLE 11 : DOCUMENTS A FOURNIR PAR L'ENTREPRENEUR EN CAS D'AUDITS ET DE CONTROLES :


Lorsqu'en application des dispositions de l'article 148 du règlement des marchés de la RADEEC,
le marché et ses avenants sont soumis à des contrôles ou audits, l'entrepreneur doit mettre à la
disposition des personnes chargées desdits contrôles ou audits tout document ou
renseignement nécessaire à l'exercice de leurs missions.
Les documents ou renseignements dont il s'agit doivent se rapporter exclusivement au marché
et ses avenants objet du contrôle ou audit.

ARTICLE 12 : ORDRES DE SERVICE


Toutes les décisions ou informations concernant le marché sont notifiés à l'entrepreneur par
ordre de service émis par le maitre d'ouvrage.
Les ordres de service sont écrits et signés par le maitre d'ouvrage. Ils sont datés, numérotés et
enregistrés dans le registre du marché.
Les ordres de service sont établis en deux exemplaires et notifiés par courrier porté contre
récépissé ou par lettre recommandée avec accusé de réception à l'entrepreneur. Celui-ci
renvoie dans les trois (3) jours suivants, au maitre d'ouvrage l'un des deux exemplaires après
l'avoir signé et y avoir porté la date à laquelle il l'a reçu ; à défaut, l'ordre de service est réputé
être reçu à la date de sa notification.
L'entrepreneur doit se conformer aux prescriptions des ordres de service qui lui sont notifiés.
Les autres dispositions de l’article 11 du CCAG-T restent applicables.

ARTICLE 13 : AVENANTS
L'avenant est le contrat additif au marché initial constatant un accord de volonté des parties et
ayant pour objet de modifier ou de compléter une ou plusieurs stipulations dudit marché, sans
toutefois en modifier l'objet ni son lieu d'exécution et dans le respect des stipulations du
présent cahier.
Le maitre d'ouvrage et l'entrepreneur peuvent conclure des avenants dans les cas énumérés à
l’article 12 du CCAGT
3- Les avenants ne sont valables et définitifs qu'après leur approbation par l'autorité
compétente,

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A.O N° 10E/18
4- Le maitre d'ouvrage notifie copies des avenants à l'entrepreneur par ordre de service.

ARTICLE 14 : PIECES A DELIVRER A L'ENTREPRENEUR - NANTISSERNENT


Le maitre d'ouvrage remet gratuitement à l'entrepreneur par ordre de service, contre
décharge, un exemplaire vérifié et certifié conforme de l'acte d'engagement, du cahier des
prescriptions spéciales et des pièces mentionnées comme pièces constitutives du marché, et ce
dans un délai maximum de cinq (5) jours ouvrables a compter de la date de notification de
l'approbation du marché.
Le maitre d'ouvrage mentionne, dans le cahier des prescriptions spéciales, les documents qui
peuvent, en outre être, mis à la disposition de l'entrepreneur, à sa demande. Ces documents
sont remis à l'entrepreneur par ordre de service et contre décharge.
L'entrepreneur est tenu de faire connaitre au maitre d'ouvrage ses observations éventuelles sur
les documents qui ont été mis à sa disposition et ce dans un délai maximum de quinze (15)
jours à compter de la date de remise de ces documents.
Toutefois, le cahier des prescriptions spéciales peut, en raison du volume et de la complexité
desdits documents, prévoir à cet effet un autre délai qui ne peut dépasser trente (30) jours.
Passe ce délai, l'entrepreneur est réputé avoir vérifié la conformité desdits documents par
rapport a ceux qui ont servi de base a la passation du marché et qui sont conserves par le
maitre d'ouvrage pour servir à la réception des travaux.
Le maitre d'ouvrage précise, éventuellement, dans le cahier des prescriptions spéciales la
période et les conditions de restitution de ces documents au maitre d'ouvrage.
4 - Lorsque l'entrepreneur établit, en présentant les justifications nécessaires dans le délai
prévu au paragraphe 3 du présent article, que les stipulations techniques des documents qui lui
sont notifies, notamment les plans «bon pour exécution», peuvent mettre les ouvrages ou les
personnes en danger ou sont en contradiction avec les spécifications du marché, il doit surseoir
à leur exécution et en informer le maitre d'ouvrage dans les conditions prévues par l'article 11
du CCAG-T.
Le maitre d'ouvrage dispose d'un délai de sept (7) jours pour:
- soit, établir le bien-fondé de la réaction de l'entrepreneur et il est alors précède aux
corrections nécessaires ; le délai est alors régularisé en conséquence ;
- soit, confirmer par un deuxième ordre de service la régularité des stipulations techniques
prévues par lesdits documents ou celle des plans notifiés « bon pour exécution», dans ce cas
l'entrepreneur devra s'y conformer et le délai d'interruption des travaux n'est pas pris en
considération.
Dans le cas où l'entrepreneur maintient sa position, il est fait application des dispositions de
l'article 81 du CCAG-T.
5 - Dans l’éventualité d’une affectation en nantissement, il sera fait application des dispositions
de la loi n° 112-13 relative au nantissement des marchés publics promulguée par le dahir n° 1-
15-05 du 29 rabii II (19 février 2015), étant précisé que :
5-1. La liquidation des sommes dues en exécution du Marché sera opérée par les soins de la
5-2. Au cours de l’exécution du Marché, les documents cités à l’article 8 de la loi n°112-13
peuvent être requis du Directeur Général de la ou de son Délégué, par le Prestataire de Service
ou le bénéficiaire du nantissement ou de la subrogation, et sont établis sous sa responsabilité.
5-3. Lesdits documents sont transmis directement à la partie bénéficiaire du nantissement avec
communication d’une copie au Prestataire de Service, dans les conditions prévues par l’article 8
de la loi n° 112-13.

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A.O N° 10E/18
5-4. Les paiements prévus au Marché seront effectués par le trésorier payeur de la RADEEC,
seul qualifié pour recevoir les significations des créanciers du Prestataire de Service.
5-5. La délivre sans frais, au Prestataire de Service, sur sa demande et contre récépissé, une
copie du Marché portant la mention « exemplaire unique » dûment signé et indiquant que
ladite copie est délivrée en exemplaire unique destiné à former titre pour le nantissement du
Marché. Les frais de timbre de cet exemplaire sont à la charge du Prestataire de Service.

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A.O N° 10E/18
CHAPITRE II : GARANTIES DU MARCHE

ARTICLE 15 : CAUTIONNEMENT DEFINITIF


1-Le montant du cautionnement définitif est fixé à trois pour cent (3%) du montant initial du
marché arrondi au dirham supérieur,
2-En cas de groupement, le cautionnement définitif doit être constitué dans les conditions
prévues au paragraphe C de l'article 140 du règlement des marchés de la RADEEC.
3-Le cautionnement définitif doit être constitué dans les vingt (20) jours qui suivent la
notification de l'approbation du marché. II reste affecté à la garantie des engagements
contractuels de l'entrepreneur jusqu'à la réception définitive des travaux.

ARTICLE 16 : RETENUE DE GARANTIE


Une retenue de garantie de l’ordre de 7% du montant du marché initial est prélevée sur les
acomptes délivrés à l'entrepreneur et ce dans les conditions prévues par l'article 64 du CCAG-T.

ARTICLE 17: CAUTIONS PERSONNELLES ET SOLIDAIRES


1-Les cautionnements et la retenue de garantie peuvent être remplacés par des cautions
personnelles et solidaires s'engageant avec l'entrepreneur à verser selon le cas, à l'Etat, aux
collectivités territoriales et aux établissements publics concernés, jusqu'à concurrence des
garanties stipulées au cahier des prescriptions spéciales, les sommes dont il viendrait à être
reconnu débiteur à l'occasion du marché conclu.
2 - Les cautions personnelles et solidaires doivent être choisies parmi les établissements agrées
à cet effet conformément à la législation en vigueur.
3 - Dans le cas où l'agrément donne auxdits établissements habilités à se porter caution
viendrait à être retiré, l'entrepreneur, sans pouvoir prétendre de ce chef à aucune indemnité,
est tenu, dans les vingts (20) jours qui suivent la notification qui lui est faite du retrait de
l'agrément et de la mise en demeure qui l'accompagne, soit de réaliser le cautionnement
définitif, soit de constituer une autre caution choisie parmi les autres établissements agrées.
Faute par lui de ce faire, il est fait d'office, sur les décomptes des sommes dues à
l'entrepreneur, une retenue égale au montant du cautionnement définitif, sans préjudice des
droits à exercer contre lui en cas d'insuffisance.

ARTICLE 18 : DROITS DU MAITRE D'OUVRAGE SUR LES CAUTIONNEMENTS


1- Le cautionnement provisoire reste acquis selon le cas, à l'Etat, aux collectivités territoriales
ou aux établissements publics concernés, dans les cas suivants :
- si le concurrent retire son offre pendant le délai de validité des offres prévu par le règlement
des marchés de la RADEEC ;
- si l'attributaire refuse de signer le marché ;
- si le titulaire refuse de recevoir l'approbation du marché qui lui est notifiée dans le délai fixé
par l'article 136 du règlement des marchés de la RADEEC ;
- si l'entrepreneur ne constitue pas le cautionnement définitif dans le délai prévu au paragraphe
4 de l'article 15 du CCAG-T.
2- Le cautionnement définitif peut être saisi éventuellement dans les cas prévus par le présent
cahier.
3- Lorsque le cahier des prescriptions spéciales ne prévoit pas un cautionnement provisoire,
alors que le cautionnement définitif est exigé, et que l'entrepreneur ne réalise pas ce
cautionnement dans le délai prévu au paragraphe 4 de l'article 15 du CCAG-T, il est appliqué à

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A.O N° 10E/18
l'entrepreneur une pénalité d'un pour cent (1%) du montant initial du marché, 4- Toute saisie
du cautionnement fait l'objet d'une décision prise dans les conditions prévues par l'article 11 du
dahir n° 1-56-211 du 8 joumada I 1376 (11 décembre 1956) précité, Lemaitre d'ouvrage notifie
à l'entrepreneur, par ordre de service, copie de cette décision. II la consigne dans le registre du
marché.

ARTICLE 19 : RESTITUTION DES GARANTIES PECUNIAIRES OU LIBERATION DES CAUTIONS


Le cautionnement provisoire est restitué à l'entrepreneur ou la caution qui en tient lieu est
libérée après que ce dernier ait réalisé le cautionnement définitif. Le maitre d'ouvrage précède
à l'inscription de la restitution du cautionnement provisoire ou de la libération de ladite caution
dans le registre du marché.
Le cautionnement définitif est restitué, sauf les cas d'application de l'article 79 du CCAG-T, et le
paiement de la retenue de garantie est effectué, ou bien les cautions qui les remplacent sont
libérées a la suite d'une mainlevée délivrée par le maitre d'ouvrage, dés la signature du procès-
verbal de la réception définitive des travaux.

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A.O N° 10E/18
CHAPITRE III : OBLIGATIONS GENERALES DE L'ENTREPRENEUR

ARTICLE 20 : DOMICILE DE L'ENTREPRENEUR


1 - L'entrepreneur est tenu d'élire domicile au Maroc qu'il doit indiquer dans l'acte
d'engagement ou le faire connaitre au maitre d'ouvrage dans le délai de quinze (15)jours à
partir de la notification, qui lui est faite, de l'approbation de son marché en application des
dispositions de l'article 136 du règlement des marchés de la RADEEC.
Faute par lui d'avoir satisfait à cette obligation, toutes les notifications qui se rapportent au
marché sont valables lorsqu'elles ont été faites au siège de l'entreprise dont l'adresse est
indiquée dans le cahier des prescriptions spéciales.
2- En cas de changement de domicile, l'entrepreneur est tenu d'en aviser le maitre d'ouvrage,
par lettre recommandée avec accuse de réception, dans les quinze (15) jours suivant la date
d'intervention de ce changement.

ARTICLE 21 : PRESENCE DE l'ENTREPRENEUR SUR LES LIEUX DES TRAVAUX :


Pendant la durée des travaux, l'entrepreneur doit être présent en permanence sur le lieu
d'exécution des travaux ou se faire représenter par un de ses collaborateurs désigné par lui et
accepté par le maitre d'ouvrage.
Ce représentant doit disposer des pouvoirs nécessaires pour assurer l'exécution des travaux
objet du marché et prendre les décisions nécessaires de manière qu'aucune opération ne
puisse être retardée ou suspendue en raison de l'absence de l'entrepreneur.
A cet effet, l'entrepreneur adresse au maitre d'ouvrage, avant le commencement de l'exécution
des travaux, une demande écrite en vue de l'acceptation de son représentant.
Cette demande doit contenir toutes les références concernant ce représentant et faire
connaitre exactement l'étendue des pouvoirs qui lui sont conférés par l'entrepreneur au point
de vue tant de la conduite des travaux que du règlement des comptes. Cette demande doit être
consignée au registre du marché ainsi que la réponse du maitre d'ouvrage qui lui a été
réservée.
Le silence du maitre d'ouvrage au-delà de l'expiration de dix (I0) jours après la réception de la
demande équivaut a l'acceptation du représentant proposé.
2 - L'entrepreneur ou son représentant est tenu de répondre aux convocations qui lui sont
adressées pour se rendre soit dans les bureaux du maitre d'ouvrage soit sur les lieux des
travaux, toutes les fois qu'il en est requis. Des procès-verbaux écrits doivent être établis à l'issue
de chaque réunion ou de visite de chantier, effectués en présence de l'entrepreneur ou son
représentant,
Ces procès-verbaux doivent enregistrer toutes les observations formulées par les participants
aux réunions et visites et être signés par chacun d'eux. Ils sont consignés dans le cahier du
chantier.

ARTICLE 22 : CHOIX DES COLLABORATEURS DE L'ENTREPRENEUR


1-L'entrepreneur doit prendre des collaborateurs qualifiés pour l'exécution des travaux.
2- Le maitre d'ouvrage a le droit d'exiger de l'entrepreneur le changement de ses collaborateurs
pour incapacité professionnelle ou défaut de probité,
3- L'entrepreneur demeure responsable des fraudes ou malfaçons qui seraient commises par
ses collaborateurs dans l'exécution des travaux,

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A.O N° 10E/18
ARTICLE 23 : PROTECTION DES EMPLOYES DE L'ENTREPRENEUR
L'entrepreneur ainsi que ses sous-traitants sont soumis aux obligations prévues par les lois et
règlements en vigueur régissant notamment :
- le recrutement et le paiement des ouvriers ;
- les droits sociaux, l'hygiène, la sécurité des ouvriers et la couverture des accidents de travail ; -
la couverture médicale de son personnel ;
- l'immigration au Maroc;
- la protection des mineurs et des femmes

ARTICLE 24 : MATERIEL DE L'ENTRREPRENEUR


L'entrepreneur doit utiliser le matériel approprié pour la bonne exécution des prestations objet
du marché selon les règles de l'art, il doit affecter au chantier le matériel qu'il a prévu dans son
offre ou, éventuellement, le matériel présentant des performances au moins similaires .
L'entrepreneur ne peut retirer du chantier le matériel affecté à l'exécution des travaux
conformément à ses engagements.
Toutefois, lorsqu'il envisage de retirer une partie du matériel avant l'achèvement des travaux
auxquels il est destiné, il doit au préalable en informer par écrit le maitre d'ouvrage en
précisant la nature et la consistance du matériel à retirer et les raisons du retrait demandé, et
en s'engageant à ce que ledit retrait n'ait aucune conséquence sur la réalisation des travaux.
Le maitre d'ouvrage dispose d'un délai de dix (10) jours à compter de la date de réception de la
demande susvisée pour exprimer son accord ou son refus concernant ledit retrait par ordre de
service motivé. Passe ce délai, l'entrepreneur peut procéder au retrait du matériel concerné,
La demande de l'entrepreneur et la réponse du maitre d'ouvrage doivent être consignées dans
le registre du marché et dans le cahier du chantier.
L'accord du maitre d'ouvrage ne dégage pas l'entrepreneur de ses engagements et des
conséquences découlant de ce retrait.

ARTICLE 25 : ASSURANCES ET RESPONSABILITES


1 -Avant tout commencement des travaux, l'entrepreneur doit adresser au Maitre d'ouvrage,
une ou plusieurs attestations délivrées par un ou plusieurs établissements agrées à cet effet
justifiant la souscription d'une ou de plusieurs polices d'assurances pour couvrir les risques
inhérents à l'exécution du marché et précisant leurs dates de validité, à savoir ceux se
rapportant :
a) aux véhicules automobiles et engins utilisés sur le chantier qui doivent être assurés
conformément à la législation et à la réglementation en vigueur ;
b) aux accidents de travail pouvant survenir au personnel de l'entrepreneur qui doit être
couvert par une assurance conformément à la législation et à la réglementation en vigueur.
Lemaitre d'ouvrage ne peut être tenu pour responsable des dommages ou indemnités légales à
payer en cas d'accidents survenus aux ouvriers ou employés de l'entrepreneur ou de ses sous-
traitants. A ce titre, les dommages intérêts ou indemnités contre toute réclamation, plainte,
poursuite, frais, charge et dépense de toute nature, relatifs à ces accidents sont à la charge de
l'entrepreneur.
L'entrepreneur est tenu d'informer par écrit le maitre d'ouvrage de tout accident survenu sur
son chantier et le consigner sur le cahier de chantier.
c) à la responsabilité civile incombant :
- à l'entrepreneur, en raison des dommages causés aux tiers par les ouvrages objet du marché,
jusqu'a la réception définitive notamment, par les matériaux, le matériel, les installations, le

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A.O N° 10E/18
personnel de l'entrepreneur, quand il est démontré que ces dommages résultent d'un fait de
l'entrepreneur, de ses agents ou d'un défaut de ses installations ou de ses matériels ;
- à l'entrepreneur, en raison des dommages causés sur le chantier et ses dépendances aux
agents du maitre d'ouvrage ou de ses représentants ainsi qu'aux tiers autorisés par le maitre
d'ouvrage à accéder aux chantiers, jusqu'à la réception provisoire des travaux ;
- au maitre d'ouvrage, en raison des dommages causés au tiers sur le chantier et ses
dépendances notamment par ses ouvrages, son matériel, ses marchandises, ses installations,
ses agents. Le contrat d'assurance correspondant à cette responsabilité doit contenir une
clause de renonciation de recours contre le maitre d'ouvrage;
- au maitre d'ouvrage, en raison des dommages causes au personnel de l'entrepreneur et
provenant, soit du fait de ses agents, soit du matériel ou des tiers dont il serait responsable, et
qui entraineraient un recours de la victime ou de l'assurance « Accidents du travail » ;
2 - Lorsque l'ordre de service notifiant l'approbation du marché à l'entrepreneur prescrit
également le commencement des travaux, le démarrage ne doit avoir lieu que si l'entrepreneur
a produit les attestations d'assurances prévues au paragraphe 1 du présent article.
3- L'entrepreneur est tenu de renouveler les assurances prévues au paragraphe I du présent
article de manière ace que la période d'exécution des travaux soit constamment couverte par
les assurances prévues par le marché.
L'entrepreneur est tenu de présenter au maitre d'ouvrage, la justification du renouvellement
des assurances prévues ci-dessus.
Les copies des attestations de souscription des polices d'assurances doivent être conservées
par le maitre d'ouvrage.
4-Si l'entrepreneur n'a pas respecte les stipulations des paragraphes 1, 2 et 3 du présent article,
il est fait application des mesures coercitives prévues par l'article 79 du CCAG-T.
5- Sous peine de l'application des mesures coercitives prévues a l'article 79 du CCAG-T, aucune
modification concernant les polices d'assurance ne peut être introduite sans l'accord préalable
écrit du maitre d'ouvrage.
Aucune résiliation des polices d'assurances ne peut être effectuée sans la souscription préalable
d'une police d'assurance de portée équivalente acceptée par le maitre d'ouvrage.
Les stipulations des alinéas a) et b) du paragraphe 1 du présent article s'appliquent également
aux sous-traitants de l'entrepreneur,

ARTICLE 26 : PROPRIETE INDUSTRIELLE OU COMMERCIALE


1- Du seul fait de la signature du marché, l'entrepreneur garantit le maitre d'ouvrage contre
toutes les revendications concernant les fournitures ou matériaux, précèdes et moyens utilises
pour l'exécution des travaux et émanant des titulaires de brevets d'invention, licences
d'exploitation, dessins et modèles industriels, marques de fabrique de commerce ou de service
ou les schémas de configuration (topographie) de circuit intégré. II appartient a l'entrepreneur
le cas échéant, d'obtenir les cessions, licences d'exploitation ou autorisations nécessaires et de
supporter la charge des frais et des redevances y afférentes.
2- En cas d'actions dirigées contre le maitre d'ouvrage par des tiers titulaires de brevets,
licences, modèles, dessins, marques de fabrique de commerce ou de service, ou des schémas
de configuration utilises par l'entrepreneur pour l'exécution des travaux, ce dernier doit
intervenir à l'instance et est tenu d'indemniser le maitre d'ouvrage de tous dommages - intérêts
prononcés à son encontre ainsi que des frais supportes par lui.

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A.O N° 10E/18
3- Sous réserve des droits des tiers, le maitre d'ouvrage a la possibilité de réparer lui-même ou
de faire réparer les appareils brevetés utilisés ou incorporés dans les travaux, au mieux de ses
intérêts,
4- Sauf autorisation expresse du maitre d'ouvrage, l'entrepreneur s'interdit de faire usage à
d'autres fins que celles du marché des renseignements et documents qui lui soot fournis par le
maitre d'ouvrage.

ARTICLE 27 : CESSION DU MARCHE


La cession du marché est interdite sauf dans Ies cas de cession de la totalité ou d'une partie du
patrimoine de l'entrepreneur à l'occasion d'une fusion ou d'une scission. Dans ces cas le marché
ne peut être cédé que sur autorisation expresse de l'autorité compétente. Sur la base de cette
autorisation, un avenant doit être conclu.
Les cessionnaires doivent satisfaire aux conditions requises des concurrents prévues à l'article
24 du règlement des marchés de la RADEEC.

ARTICLE 28 : ORGANISATION DE POLICE DES CHANTIERS


1 - L'entrepreneur doit reconnaitre les emplacements réservés aux chantiers ainsi que les
moyens d'accès et s'informer de tous les règlements auxquels il doit se conformer pour
l'exécution des travaux.
2 - L'entrepreneur est tenu de respecter tous les règlements et consignes des autorités
concernées du lieu ou sont effectues les travaux et ce, conformèrent à la législation et à la
réglementation en vigueur.
3 - L'entrepreneur se conforme aux ordres qui sont donnés par le maitre d'ouvrage pour la
police des chantiers.
4 - II assure, à ses frais, l'exécution des mesures de police ou autres qui sont ou seront
prescrites par les autorités concernées,
5 - L'entrepreneur est responsable de tout dommage résultant, pour les propriétés publiques
ou particulières, du mode d'organisation et de fonctionnement de ses chantiers. Dans le cas
d'accident, comme dans celui de dommages, la surveillance des agents du maitre d'ouvrage ne
décharge en rien l'entrepreneur de cette responsabilité, II n'aura pas de recours contre le
maitre d'ouvrage ou ses agents.
6-Si l'entrepreneur a été informé, soit par une stipulation du cahier des prescriptions spéciales,
soit par l'avis d'appel à Ia concurrence que les travaux intéressent la défense, il doit se
conformer, en plus des prescriptions des paragraphes I a 5 du présent article, des clauses
suivantes :
a - Lorsqu'il l'estime nécessaire, le maitre d'ouvrage peut exiger le renvoi du chantier d'ouvriers
ou de préposés de l'entrepreneur, sans que selon le cas, l'Etat, les collectivités territoriales et
les établissements publics concernes puissent être rendus responsables des conséquences de
ces renvois ;
b-Lorsque l'entrepreneur et ses sous-traitants ont découvert un acte de malveillance
caractérisé, ils sont tenus d'aviser immédiatement le maitre d'ouvrage sous peine de poursuites
éventuelles, sans préjudice, soit d'une mise en régie sans mise en demeure préalable, soit de la
résiliation du marché, avec le cas échéant, la passation, suivant la procédure que jugera utile le
maitre d'ouvrage, d'un nouveau marche à leurs frais et risques. Dans tous les cas, l'application
de ces sanctions est décidée par l'autorité compétente,
c- Si, à la suite d'un acte de malveillance caractérisé, le maitre d'ouvrage estime que des
mesures de sécurité doivent être prises visant notamment le personnel, l’entrepreneur et ses

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A.O N° 10E/18
sous-traitants s'engagent à les appliquer sans délai, Ils ne peuvent s'en prévaloir pour réclamer
une indemnité.
d-L'entrepreneur doit aviser ses sous-traitants, sous sa propre responsabilité, des obligations
qui résultent des stipulations des alinéas qui précédent.

ARTICLE 29 : PROTECTION DU SECRET PROFESSIONNEL


1 - Lorsque le marché présente en tout ou partie un caractère secret, ou lorsque les travaux
doivent être exécutes en des lieux ou des précautions particulières sont prises en permanence
en vue de la protection du secret ou de la protection des points sensibles, le maitre d'ouvrage
invite l'entrepreneur à prendre connaissance, dans ses bureaux, des instructions relatives à la
protection du secret.
En tout état de cause, l'entrepreneur ainsi avisé est réputé avoir pris connaissance de ces
instructions.
2- Le maitre d'ouvrage notifie à l'entrepreneur les éléments du marché considérés comme
secrets et les mesures de précaution particulières à adopter.
3- L'entrepreneur et ses sous-traitants doivent prendre toutes dispositions pour assurer la
conservation et la protection des documents secrets qui leur sont confiés et aviser sans délai le
maitre d'ouvrage de toute disparition et de tout incident. Ils doivent maintenir secrets tous
renseignements dont ils peuvent avoir connaissance à l'occasion du marché.
4- L'entrepreneur est soumis à toutes les obligations relatives au contrôle du personnel et à la
protection du secret et du point sensible ou résultant des mesures de précaution prescrites. II
est tenu de faire respecter par ses sous-traitants ces instructions et prescriptions. II ne peut s'en
prévaloir pour réclamer une indemnité à un titre quelconque.
5- Au cas où l'entrepreneur et ses sous-traitants viendraient à méconnaitre les obligations
prévues par les quatre alinéas qui précédent, il est fait application des mesures coercitives
prévues par l'article 79 du CCAG-T.

ARTICLE 30 : PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT


L'entrepreneur prend les mesures permettant de maitriser les éléments susceptibles de porter
atteinte a l'environnement, notamment les déchets produits en cours d'exécution des travaux,
les émissions de poussières, les fumées, les émanations de produits polluants, le bruit, les
impacts sur la faune et sur la flore, la pollution des eaux superficielles et souterraines, et de
garantir la sécurité et la santé des personnes ainsi que la préservation du voisinage.
Sur demande expresse du maitre d'ouvrage, l'entrepreneur doit être en mesure, en cours
d'exécution des travaux, d'apporter la preuve que les prestations effectuées dans le cadre du
marché satisfont aux exigences environnementales fixées dans le cahier des prescriptions
spéciales le cas échéant.
Lorsque les prestations sont à exécuter dans un lieu ou des mesures environnementales
spécifiques s'appliquent, notamment dans des lieux qualifiés de site sensible ou zone protégée
d'un point de vue environnemental, en application des dispositions législatives et
réglementaires, l'entrepreneur doit se soumettre à ces exigences particulières

ARTICLE 31 : GESTION DES DECHETS DU CHANTIER


L’élimination des déchets générés par les travaux objet du marché est de la responsabilité de
l'entrepreneur pendant l'exécution des travaux.
L'entrepreneur se charge des opérations de collecte, transport, stockage, éventuels tris et
traitements nécessaires et de l'évacuation des déchets générés par les travaux objet du marché

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vers les lieux susceptibles de les recevoir, conformément à la législation et à la réglementation
en vigueur. Le maitre d'ouvrage remet à l'entrepreneur toute information qu'il juge utile pour
permettre à celui-ci d'éliminer lesdits déchets conformément à la législation et à la
réglementation en vigueur.
Afin que le maitre d'ouvrage puisse s'assurer de la traçabilité des déchets et matériaux issus du
chantier, le titulaire lui fournit les éléments de cette traçabilité, notamment grâce à l'usage de
bordereaux de suivi des déchets de chantier.
Pour les déchets dangereux, l'usage d'un bordereau de suivi est obligatoire conformément à la
législation et a la réglementation en vigueur.

ARTICLE 32 : RELATIONS ENTRE DIVERS ENTREPRENEURS SUR LE MEME CHANTIER


Lorsque plusieurs entrepreneurs interviennent sur le même chantier, le cahier des prescriptions
spéciales désigne l'un des entrepreneurs, qui prendra les mesures nécessaires à la coordination
des travaux, au bon ordre du chantier, à la sécurité sur le chantier des travailleurs ainsi que
toute mesure de caractère commun précisée le cas échéant par ledit cahier.
A cet effet, un planning général portant sur l'ensemble des travaux est établi par le maitre
d'ouvrage et l'ensemble des entrepreneurs.
En vertu des clauses prévues par ledit cahier des prescriptions spéciales, les dépenses
correspondantes font l'objet d'un prix spécifique au niveau du bordereau des prix.

ARTICLE 33 : MESURES DE SECURITE ET D'HYGIENE


Le cahier des prescriptions spéciales définit les mesures que l'entrepreneur doit prendre pour
assurer la sécurité et l'hygiène dans le chantier. Ces mesures se rapportent notamment:
- aux conditions de logement du personnel de chantier ;
- au ravitaillement et au fonctionnement des chantiers;
- à l'hygiène : services de nettoyage quotidien, d'entretien du réseau d'égouts et d'alimentation,
d'évacuation des ordures ménagères ;
- au service médical : soins médicaux, fournitures pharmaceutiques, etc. ;
- au gardiennage et à la police du chantier : propreté, discipline, règlement de chantier ;
- aux conditions de sécurité et de protection du personnel du chantier et des tiers ;
- à la protection de l'environnement.
Les autres dispositions de l’article 33 du CCAG-T restent applicables.

ARTICLE 34 : SOINS, SECOURS AUX OUVRIERS ET ERNPLOYES


1- L'entrepreneur est tenu d'organiser le service médical de ses chantiers conformément aux
textes en vigueur et d'assurer, à ses frais, les soins médicaux et les fournitures pharmaceutiques
aux ouvriers et employés victimes es d'accidents ou de maladies survenues du fait des travaux,
2- L'entrepreneur doit prendre a ses frais toutes les mesures indiquées par les services
compétents, pour assurer la salubrité de ses chantiers, y prévenir les épidémies et, notamment,
faire pratiquer des vaccinations, apporter a ses installations et campements les modifications
ordonnées a des fins d'hygiène.
3- Lorsque l'entrepreneur ne se conforme pas aux prescriptions des ordres de service qui lui
sont notifies pour l'application des mesures prévues par le présent article, le maitre d'ouvrage
doit ordonner l'arrêt du chantier s'il considère que les mesures prises sont insuffisantes pour
assurer la sécurité en général et une bonne protection du personnel du chantier ou des tiers en
particulier. La période d'interruption qui en découle sera comprise dans le délai contractuel et

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donnera lieu, le cas échéant, à l'application des pénalités pour retard, prévues à l'article 65 du
CCAG-T.

ARTICLE 35: TRANSPORTS


L'entrepreneur doit se conformer à la législation et à la réglementation en vigueur en matière
de transport de matériaux et matériel et pour l'utilisation du matériel roulant durant toute la
période d'exécution du marché. Le transport de matériaux, matériel, déblais ou autres produits,
nécessaires à l'exécution des travaux objet du marché, est à la charge de l'entrepreneur.
Toutefois, le cahier des prescriptions spéciales peut prévoir que ce transport sera effectue par
les moyens dont dispose le maitre d'ouvrage.

ARTICLE 36 : DEMONTAGE DES EQUIPEMENTS ET DEMOLITION DES CONSTRUCTIONS


L'entrepreneur ne peut démonter des équipements ou démolir des constructions, situés dans
les emprises ou l'enceinte des chantiers, qu'après en avoir fait la demande au maitre d'ouvrage
huit (8) jours à l'avance; le défaut de réponse dans ce délai vaut accord du maitre d'ouvrage.
Tous les frais relatifs à leur transport et à leur mise en dépôt et les frais de stockage, a l'endroit
indique par le maitre d'ouvrage, sont, durant la période d'exécution du marché, à la charge de
l'entrepreneur pour toute distance fixée par le cahier des prescriptions spéciales.
Lorsque le marché comporte des travaux de démolition de construction ou de démontage
d'équipements, les matériaux, produits ou équipements qui en proviennent sont la propriété
du maitre d'ouvrage. Le cahier des prescriptions spéciales peut prévoir le réemploi desdits
matériaux, produits ou équipements provenant de démolition ou de démontage.
Sauf dérogation précisée dans le cahier des prescriptions spéciales, l'entrepreneur enlève au fur
et à mesure les produits de démolition, gravats et débris en se conformant aux instructions du
maitre d'ouvrage.

ARTICLE 37 : DECOUVERTES EN COURS DE TRAVAUX


En cas de découverte d'objets d'art, d'antiquité, d'histoire naturelle, de numismatique ou tous
autres objets offrant un intérêt scientifique, artistique, archéologique ou historique de même
que les objets rares ou en matière précieuse, trouvés dans les fouilles ou lors des démolitions
effectuées dans les terrains appartenant au maitre d'ouvrage, l'entrepreneur doit le signaler sur
le champ au maitre d'ouvrage et en faire la déclaration aux autorités concernées de la localité
où cette découverte a été faite.
Ces découvertes sont la propriété de l'Etat.
Sans préjudice des dispositions législatives ou réglementaires en vigueur, l'entrepreneur ne doit
pas déplacer ces découvertes sans autorisation préalable du maitre d'ouvrage. II doit mettre en
lieu sur celles qui auraient été détachées fortuitement du sol ou des fouilles.
Si le maitre d'ouvrage demande à l'entrepreneur d'extraire lesdites découvertes ou de les
conserver avec des soins particuliers ou si elles entrainent pour l'entrepreneur des sujétions
d'exécution, il a droit à être indemnisé pour le préjudice subi dument justifie
En cas de découverte de restes humains, l'entrepreneur informe immédiatement le maitre
d'ouvrage et les autorités concernées de la localité où cette découverte a été faite.
L'entrepreneur ne doit extraire aucun objet ou matériau provenant des ruines ou tombes, sans
avoir reçu au préalable l'autorisation écrite du maitre d'ouvrage.

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CHAPITRE IV · PREPARATION ET EXECUTION DES TRAVAUX

ARTICLE 38 : PREPARATION DES TRAVAUX


1- Avant le commencement des travaux, le maitre d'ouvrage délivre à l'entrepreneur, suite à sa
demande, les autorisations administratives nécessaires à la réalisation des ouvrages faisant
l'objet du marché : permis de construire, permission de voirie, autorisation d'occupation
temporaire du domaine public ou privé.
Pour les besoins exclusifs du chantier, le maitre d'ouvrage peut également lui apporter son
concours pour l'obtention des autres autorisations administratives dont il aurait besoin pour
disposer:
- des emplacements nécessaires à ses installations de chantiers;
- des lieux pour les dépôts des déblais provenant du chantier;
- des carrières,
2- Les lieux des travaux sont mis gratuitement a la disposition de l'entrepreneur avant tout
commencement des travaux. L'entrepreneur se procure à ses frais et risques les terrains dont il
peut avoir besoin pour l'installation de ses chantiers dans la mesure où les lieux de travaux que
le maitre d'ouvrage a mis à sa disposition ne sont pas suffisants.
3- Lorsque les travaux sont réalisés au droit ou au voisinage d'ouvrages souterrains ou enterrés
tels que canalisations et câbles dépendant du maitre d'ouvrage ou d'une autre administration, il
appartient au maitre d'ouvrage de recueillir toute information sur la nature et la position de ces
ouvrages et de les fournir à l'entrepreneur, avant tout commencement des travaux, en vue de
leur matérialisation sur le terrain par un piquetage spécial. L'entrepreneur doit, dix (10) jours
avant tout commencement des fouilles, prévenir l'administration responsable des ouvrages
souterrains ou enterres concernes.
4- L'entrepreneur reçoit gratuitement du maitre d'ouvrage, au cours de l'exécution des travaux
et suivant le calendrier de remise des documents prévu par le cahier des prescriptions
spéciales, une copie certifiée et visée « Bon pour exécution» de chacun des plans relatifs aux
dispositions imposées par le projet et des autres documents nécessaires à l'exécution des
travaux.
5- L’entrepreneur pourrait, à la demande de la , présenter un mémoire technique d'exécution,
la , de sa part, est tenue de mettre à sa disposition les documents nécessaires a cet effet.
6- En cas d'inobservation par le maitre d'ouvrage des dispositions des paragraphes l a 5 du
présent article, celui-ci est tenu d'ajourner les travaux par ordre de service pour la durée
pendant laquelle leur exécution a été entravée.
7- L'entrepreneur est tenu de donner récépissé de tous les dessins et documents qui lui sont
notifies.
8- L'entrepreneur est tenu d'installer à l'entrée du chantier un panneau de signalisation
indiquant le maitre d'ouvrage, les noms, qualité et adresse de l'ensemble des intervenants dans
la conception, l'exécution et le contrôle des travaux ainsi que les renseignements concernant le
marché notamment le délai, le montant, les mesures de sécurité et autres indications
nécessaires.

ARTICLE 39 : COMMENCEMENT DE L'EXECUTION DES TRAVAUX


Le commencement des travaux intervient sur ordre de service du maitre d'ouvrage qui doit être
donné dans un délai maximum de trente (30) jours qui suit la date de la notification de
l'approbation du marché, sauf application des stipulations des§ 3 et 4 de l'article 13 du CCAG-T
et après constitution du cautionnement définitif lorsqu'il est exigé.

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L'entrepreneur doit commencer les travaux à la date fixée par l'ordre de service du maitre
d'ouvrage qui ne peut, sauf cas d'urgence, être inferieure a dix (I0) jours à compter de la date
de notification de l'ordre de service prescrivant le commencement des travaux.
L'ordre de service notifiant l'approbation du marché peut également prescrire le
commencement de l'exécution des travaux dans le respect du délai de dix (10) jours précité.
Lorsque l'ordre de service de commencement des travaux n'est pas notifié a l'entrepreneur
dans le délai prévu au 2ème paragraphe du présent article, l'entrepreneur a droit à la
résiliation du marché s'il la demande sous peine de forclusion dans les trente (30) jours qui
suivent l'expiration du délai de notification de l'ordre de service de commencement des travaux

ARTICLE 40 : DOCUMENTS A ETABLIR PAR L'ENTREPRENEUR


Toutes les dispositions de l’article 41 du CCAG-T restent applicables.

ARTICLE 41 : ORIGINE, QUALITE ET MISE EN CEUVRE DES MATERIAUX ET PRODUITS


1- Conformément aux dispositions de l'article 5 du règlement des marchés de la RADEEC, les
matériaux et produits doivent être conformes à des spécifications techniques ou à des normes
marocaines homologuées, ou à défaut, aux normes internationales.
2- Dans chaque espèce, catégorie ou choix, les matériaux et produits doivent être de bonne
qualité, travailles et mis en couvre conformément aux règles de l'art et aux spécifications du
cahier des prescriptions spéciales. Ils ne peuvent être employés qu'après avoir été vérifiés et
provisoirement acceptés par le maitre d'ouvrage ou la ou les personnes désignées par lui à cet
effet.
3- Nonobstant cette acceptation et jusqu'à la réception définitive des travaux, ils peuvent, en
cas de mauvaise qualité ou de malfaçon, être refuses par le maitre d'ouvrage et ils sont alors
remplacés par l'entrepreneur et a ses frais.
4- L'entrepreneur doit, à toute réquisition, justifier de la provenance des matériaux et produits
par tous documents probants dont notamment les factures, les bons de livraison et les
certificats d'origine.

ARTICLE 42 : DIMENSIONS ET DISPOSITIONS DES OUVRAGES


L'entrepreneur ne peut, de lui-même, apporter aucun changement aux stipulations techniques
prévues par le marché.
Sur injonction du maitre d'ouvrage par ordre de service et dans le délai fixé par cet ordre, il est
tenu de reconstruire les ouvrages qui ne sont pas conformes aux stipulations contractuel les.
Toutefois, si le maitre d'ouvrage reconnait que les changements techniques faits par
l'entrepreneur ne sont pas contraires aux règles de l'art, il peut les accepter et les dispositions
suivantes sont alors appliquées pour le règlement des prestations :
- si les dimensions ou les caractéristiques des ouvrages sont supérieures à celles que prévoit le
marché, les métrés restent fondés sur les dimensions et caractéristiques prescrites par le
marché et l'entrepreneur n'a droit à aucune augmentation de prix ;
- si elles sont inferieures, les métrés sont fondés sur les dimensions constatées des ouvrages et
à défaut de prix prévus au marché, ces derniers font l'objet d'une nouvelle détermination par
avenant.

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ARTICLE 43 : ENLEVEMENT DU MATERIEL ET DES MATERIAUX SANS EMPLOI
1- Au fur et à mesure de l'avancement des travaux, l'entrepreneur doit procéder à ses frais au
dégagement, au nettoiement et à la remise en état des emplacements mis à sa disposition par
le maitre d'ouvrage pour l'exécution des travaux. L'entrepreneur se conforme pour ce
dégagement, ce nettoiement et cette remise en état à l'échelonnement et aux stipulations du
cahier des prescriptions spéciales.
2- A défaut d'exécution de tout ou partie de ces opérations dans les conditions prescrites par le
cahier des prescriptions spéciales, le maitre d'ouvrage met en demeure l'entrepreneur de
réaliser ces opérations. Si l'entrepreneur ne les réalise pas dans un délai maximum de trente
(30) jours à compter de la date de la réception de la mise en demeure, il est appliqué une
pénalité journalière, dont le montant est fixé par le cahier des prescriptions spéciales, sans
préjudice de l'application des mesures coercitives prévues à l'article 79 du CCAG-T.
Le cahier des prescriptions spéciales peut prévoir un délai inferieur au délai de trente (30) jours
prévu ci-dessus.

ARTICLE 44 : VICES DE CONSTRUCTION


Lorsque le maitre d'ouvrage présume qu'il existe un vice de construction dans un ouvrage, il
peut, jusqu'à l'expiration du délai de garantie, prescrire par ordre de service motivé les mesures
de nature à permettre de déceler ce vice. Ces mesures peuvent comprendre, le cas échéant, la
démolition partielle ou totale de l'ouvrage présumé vicieux.
Le maitre d'ouvrage peut également exécuter ces mesures lui-même ou les faire exécuter par
un tiers, mais ces mesures ne doivent être exécutées qu'après avoir convoqué l'entrepreneur.
Toutefois si ce dernier ne défère pas à la convocation qui lui a été adressée, lesdites mesures
peuvent être exécutées même en son absence.
Si un vice de construction est constate, les dépenses correspondant au rétablissement de
l'intégralité de l'ouvrage ou à sa mise en conformité avec les règles de l'art et les stipulations du
marché, ainsi que les dépenses résultant des opérations éventuelles ayant permis de mettre le
vice en évidence, sont à la charge de l'entrepreneur
Si aucun vice de construction n'est constaté, l'entrepreneur est remboursé des dépenses
définies au paragraphe précédent s'il les a supportées, sans prétendre à aucune indemnité.

ARTICLE 45 : SUJETIONS D'EXECUTION - PERTES – AVARIES


1- Sous réservé des prescriptions du paragraphe 6 de l'article 39 du CCAG-T, l'entrepreneur ne
peut se prévaloir, ni pour éluder les obligations de son marche ni pour élever toute
réclamation, des sujétions qui peuvent être occasionnées par :
a) l'exploitation normale du domaine public et des services publics et notamment par la
présence et le maintien de canalisations, conduites, câbles de toute nature ainsi que par les
chantiers nécessaires au déplacement ou à la transformation de ces installations ;
b) l'exécution simultanée d'autres travaux empressèrent désignés dans le cahier des
prescriptions spéciales et dans le respect du planning d'exécution des travaux.
2- II n'est alloué à l'entrepreneur aucune indemnité au titre des pertes, avaries ou dommages
causés par Sa négligence, son imprévoyance, son défaut de moyens ou ses fausses manouvres
3- L'entrepreneur doit prendre, à ses frais et risques, les dispositions nécessaires pour que les
approvisionnements, le matériel et les installations de chantier ainsi que les ouvrages en
construction ne puissent être enlevés ou endommagés par les tempêtes, les crues, la houle et
les autres phénomènes naturels qui sont normalement prévisibles dans les circonstances où
sont exécutés les travaux,

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ARTICLE 46 : CAS DE FORCE MAJEURE
En cas de survenance d'un événement de force majeure, l'entrepreneur a droit à une
augmentation raisonnable des délais d'exécution qui doit faire l'objet d'un avenant. Aucune
indemnité ne peut être accordée à l'entrepreneur pour perte totale ou partielle de son
matériel, les frais d'assurance de ce matériel étant réputés compris dans les prix du marché.
Le cahier des prescriptions spéciales définit, en tant que de besoin, le seuil des intempéries et
autres phénomènes naturels qui sont réputés constituer un évènement de force majeur au titre
du marché.
L'entrepreneur qui invoque le cas de force majeure devra aussitôt après l'apparition d'un tel
cas, et dans un délai maximum de sept (7) jours, adresser au maitre d'ouvrage une notification
par lettre recommandée établissant les éléments constitutifs de la force majeure et ses
conséquences probables sur la réalisation du marché. Dans tous les cas, l'entrepreneur doit
prendre toutes dispositions utiles pour assurer, dans les plus brefs délais, la reprise normale de
l'exécution des obligations affectées par le cas de force majeure.
Si, par la suite de cas de force majeure, l'entrepreneur ne peut plus exécuter les prestations
telles que prévues au marché pendant une période de trente (30) jours, il doit examiner dans
les plus brefs délais avec le maitre d'ouvrage les incidences contractuelles desdits événements
sur l'exécution du marché, les délais et les obligations respectives de chacune des parties.
Quand une situation de force majeure persiste pendant une période de soixante (60) jours au
moins, le marché peut être résilié à l'initiative du maitre d'ouvrage ou à la demande de
l'entrepreneur.

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A.O N° 10E/18
CHAPITRE V : INTERRUPTION DES TRAVAUX

ARTICLE 47 : AJOURNEMENTS DE L'EXECUTION DES TRAVAUX


1 - L'ajournement de l'exécution des travaux est une suspension totale ou partielle de
l'exécution des travaux décidée par le maitre d'ouvrage pour une période déterminée.
L'ajournement de l'exécution des travaux est prescrit par ordres de service motives d'arrêt et
de reprise de l'exécution. L'ordre prescrivant l'ajournement doit fixer la date d'arrêt et, le cas
échéant, la durée de l'ajournement. Toutefois, la reprise de l'exécution doit être prescrite par
ordre de service fixant la date exacte pour la reprise. Ces ordres de services sont consignes au
registre du marché et au cahier du chantier.
La durée de l'ajournement total des travaux n'est pas prise en compte pour le calcul du délai
d'exécution contractuel.
2 – Le maitre d'ouvrage peut prescrire l'ajournement de l'exécution de l'ensemble des travaux
ou seulement d'une partie soit avant soit après le commencement d'exécution des travaux.
3 -Si l'ajournement intervient après le commencement des travaux, il peut être précède, si
nécessaire, à la constatation des ouvrages et parties d'ouvrage exécutés et des matériaux
approvisionnes, ainsi que l'inventaire descriptif des matériels et des installations de chantier de
l'entrepreneur. II est dresse un état à cet effet signe contradictoirement par I'agent chargé du
suivi de l'exécution du marché et le maitre d'œuvre le cas échéant et l'entrepreneur.
4 - L'entrepreneur peut requérir qu'il soit précède immédiatement à la réception provisoire des
ouvrages exécutés s'ils peuvent être utilisés par le maitre d'ouvrage.
5 - Pendant toute la durée de l'ajournement, l'entrepreneur conserve la garde du chantier.
6 - L'entrepreneur adroit à être indemnisé des frais que lui impose la garde du chantier et du
préjudice qu'il aurait subi du fait de cet ajournement s'il en fait la demande au maitre d'ouvrage
en présentant, à l'appui de sa demande, les documents justifiant ce préjudice et les frais
engendrés par la garde du chantier.
7- Lorsque la durée de l'ajournement ou des ajournements successifs cumulés est inferieure ou
égale a douze (12) mois, l'entrepreneur doit présenter sa demande d'indemnité au maitre
d'ouvrage, par écrit, sous peine de forclusion dans les quarante (40) jours au maximum qui
suivent la date de la notification de l'ordre de service invitant l'entrepreneur à prendre
connaissance du décompte définitif tel que prévu au § 3 de )'article 68 du présent cahier.
8- Lorsque la durée de l'ajournement ou des ajournements successifs cumulés dépasse douze
(12) mois, l'entrepreneur peut présenter la demande d'indemnité autant de fois qu'il le juge
nécessaire, et ce, à tout moment entre la date d'écoulement de douze (12) mois
d'ajournement(s) et au terme du délai de quarante (40) jours a compter de la date de la
réception de l'ordre de service invitant l'entrepreneur a prendre connaissance du décompte
définitif tel que prévu au § 3 de l'article 68 du CCAG-T.
9- Lorsque la durée de l'ajournement ou des ajournements successifs cumulés dépasse douze
(12) mois, l'entrepreneur a le droit d'obtenir la résiliation du marché s'il la demande par écrit,
sous peine de forclusion, dans un délai de quarante (40) jours à compter :
- de la date de notification de l'ordre de service prescrivant l'ajournement des travaux pour
toute période de plus de douze (12) mois;
- du lendemain ou l'ajournement atteint une période de douze (12) mois si l'ordre de service ne
prévoit que la date d'arrêt des travaux.
10 - Le maitre d'ouvrage prescrit l'ajournement partiel lorsque, pour une raison qui n'est pas du
fait de l'entrepreneur, le planning général des travaux se trouve perturbe, notamment en cas
de:

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- non remise à l'entrepreneur, dans les délais impartis, des plans ou documents techniques ou
administratifs nécessaires à l'exécution de la partie des travaux concernée ;
- contraintes empêchant l'exécution de la partie concernée,
L'ajournement partiel de l'exécution des travaux donne lieu à un délai supplémentaire
d'exécution sur demande de l'entrepreneur justifiée par un mémoire technique. Le délai
supplémentaire fait l'objet d'un avenant.

ARTICLE 48 CESSATION DES TRAVAUX :


1- La cessation est un arrêt définitif de l'exécution des travaux, elle est décidée par ordre de
service du maitre d'ouvrage soit avant soit après le commencement de l'exécution des travaux.
2- Lorsque le maitre d'ouvrage prescrit la cessation des travaux, le marche est immédiatement
résilié ; l'entrepreneur a droit à une indemnité, à sa demande, s'il a subi un préjudice dument
constate de ce fait. La demande de l'entrepreneur n'est recevable que si elle est présentée par
écrit, dans un délai de quarante (40) jours à dater de la notification de l'ordre de service
prescrivant la cessation des travaux.
3- Si les travaux ont reçu un commencement d'exécution, il est procède immédiatement à la
réception provisoire des ouvrages ou parties d'ouvrages exécutés puis à leur réception
définitive après l'expiration du délai de garantie.
L'ordre de service prescrivant la cessation des travaux doit être consigné dans le registre du
marché.

ARTICLE 49 : DECES DE L'ENTREPRENEUR


1- Lorsque le marché est confié à une personne physique, il est résilié de plein droit et sans
indemnité si celle-ci vient à décéder.
Toutefois, le maitre d'ouvrage examine la proposition des héritiers ou des ayants droit si ceux-ci
lui ont fait part de leur intention de continuer le marché.
La décision de l'autorité compétente est notifiée aux intéresses dans le délai de trente (30)
jours à compter de la réception de cette proposition.
2- Lorsque le marché est confié à plusieurs personnes physiques et que l'une ou plusieurs
d'entre elles viennent à décéder, ii est dresse un état contradictoire de l'avancement des
travaux et l'autorité compétente décidé s'il y a lieu de résilier sans indemnité ou de continuer le
marché suivant l'engagement des survivants et éventuellement des héritiers ou des ayants
droit
3- Dans les cas prévus aux paragraphes I et 2 du présent article, les personnes qui s'offrent à
continuer l'exécution du marche en informent le maitre d'ouvrage par lettre recommandée
avec accuse de réception, dans les quinze (15) jours qui suivent le jour du décès.
Lorsqu'il s'agit de plusieurs personnes qui s'offrent à continuer d'exécuter le marché,
l'engagement qu'elles souscrivent dans le cadre d'un groupement, tel qu'il est défini aux articles
4 et 140 du règlement des marchés de la RADEEC, doit être signé par chacun des membres du
groupement.
La continuation du marché qui doit être précédée par la conclusion d'un avenant est soumise
notamment à l'obligation de la constitution du cautionnement ou de l'engagement de la
caution personnelle et solidaire prévus respectivement par les articles 15 et 17 du présent
cahier.
4- Si la résiliation est prononcée en application des paragraphes I et 2 du présent article, elle
prend effet à compter de la date du décès de l'entrepreneur.

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ARTICLE 50 : INCAPACITE CIVILE OU D'EXERCICE ET INCAPACITE PHYSIQUE OU MENTALE DE
L'ENTREPRENEUR
1- Si l'entrepreneur est frappé d'une incapacité civile ou d'une interdiction d'exercer la
profession, il doit arrêter l'exécution des travaux et en informer immédiatement le maitre
d'ouvrage. Dans ce cas, la résiliation du marché est prononcée de plein droit par l'autorité
compétente et n'ouvre droit à aucune indemnité.
La résiliation prend effet à compter de la date de l'incapacité civile ou de l'interdiction d'exercer
la profession.
2- En cas d'incapacité physique ou mentale manifesté et durable de l'entrepreneur,
l'empêchant d'assumer ses engagements contractuels, l'autorité compétente peut résilier le
marche sans que l'entrepreneur puisse prétendre à indemnité.
La résiliation prend effet à compter de la date de la déclaration de ladite incapacité,

ARTICLE 51 : LIQUIDATION OU REDRESSEMENT JUDICIAIRE


1- En cas de liquidation judiciaire des biens de l'entrepreneur, le marché est résilié de plein
droit sans indemnité, sauf si l'autorité compétente accepte, dans l'éventualité où le syndic
aurait été autorisé par l'autorité judiciaire compétente à continuer l'exploitation de l'entreprise,
les offres qui peuvent être faites par ledit syndic dans les conditions prévues par le code de
commerce pour la continuation du marché sans qu'il soit nécessaire de conclure un avenant.
2- En cas de redressement judiciaire, le marché est également résilié de plein droit sans
indemnité, si l'entrepreneur n'est pas autorisé par l'autorité judiciaire compétente à continuer
l'exploitation de son entreprise.
3- En tout état de cause, les mesures conservatoires et de sécurité dont l'urgence apparait, en
attendant une décision définitive du tribunal, sont prises d'office par le maitre d'ouvrage et
mises à la charge de l'entrepreneur.
4- La résiliation prend effet à compter de la date de la liquidation ou du redressement
judiciaire.

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A.O N° 10E/18
CHAPITRE VI : PRIX ET REGLEMENT DES COMPTES

ARTICLE 52 : PRIX DU MARCHE


1- Les prix du marché comprennent toutes les dépenses résultant de l'exécution des travaux y
compris tous les droits, impôts, taxes, frais généraux, faux frais et assurent à l'entrepreneur une
marge pour bénéfice et risques.
2- Ces prix comprennent également les dépenses et marges relatives :
- à la construction et à l'entretien des moyens d'accès et des chemins de service nécessaires
pour les parties communes du chantier ;
- à l'établissement, au fonctionnement et à l'entretien des clôtures, des dispositifs de sécurité
et installations d'hygiène intéressant les parties communes du chantier ;
-au gardiennage, à l'éclairage et au nettoyage des parties communes du chantier ainsi qu'à leur
signalisation extérieure ;
- à l'installation et à l'entretien du bureau mis à la disposition du maitre d'ouvrage si le cahier
des prescriptions spéciales le prévoit.
3- Dans le cas de marché passé avec un groupement, les prix afférents sont réputés
comprendre outre les prix prévus aux paragraphes I et 2 du présent article, les dépenses et
marges de chaque membre du groupement y compris éventuellement les charges qu'il peut
être appelé à rembourser au mandataire ainsi que les dépenses relatives :
- aux mesures propres à pallier d'éventuelles défaillances des autres membres du groupement
et les conséquences de ces défaillances ;
-et à toute autre sujétion induite par le fait du groupement.

ARTICLE 53 : REVISION DES PRIX DU MARCHE :


Conformément aux dispositions de l’article 12 du règlement des marchés de la RADEEC, les prix
seront fermes et non révisables.

ARTICLE 54 : OUVRAGES OU TRAVAUX SUPPLEMENTAIRES


1-. On entend par« ouvrages ou travaux supplémentaires » des ouvrages ou travaux qui ne
figurent pas au marché initial que le maitre d'ouvrage prescrit à l'entrepreneur par ordre de
service immédiatement exécutable, lorsque sans changer l'objet du marché :
- ces travaux ou ouvrages, imprévus au moment de sa passation, sont considérés comme
l'accessoire dudit marché ;
- il y a intérêt au point de vue délai d'exécution ou de la bonne marche de l'exécution du
marché à ne pas introduire un nouvel entrepreneur ;
- l'exécution de ces ouvrages ou travaux supplémentaires implique un matériel déjà occupé ou
utilise sur place par l'entrepreneur.
- le montant desdits ouvrages ou travaux supplémentaires ne dépasse pas dix pour cent (10%)
du montant du marché initial auquel ils se rattachent.
2- Ces ouvrages ou travaux supplémentaires sont constates par avenant qui the leur nature,
leurs prix et, le cas échéant, le délai de leur exécution.
3- Les prix des ouvrages ou travaux supplémentaires peuvent être soit des prix unitaires soit des
prix globaux soit des prix mixtes, ils sont fixes :
a) soit sur la base des prix du marché initial, dans ce cas, les valeurs de référence des index à
prendre en considération pour la révision des prix de ces ouvrages ou travaux supplémentaires
sont les valeurs de référence du mois de :
- la date limite de remise des offres pour l'attribution du marché initial;

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A.O N° 10E/18
- la date de la signature du marché par l'entrepreneur lorsque ce dernier est négocié,
b) soit sur la base des prix négociés avec l'entrepreneur par référence aux prix courants au
moment de la conclusion de l'avenant, lorsqu'il s'agit de prix non prévus dans le marché, Les
valeurs des références des index à prendre en considération pour la révision des prix de ces
ouvrages ou travaux supplémentaires sont celles du mois de la date de signature de l'avenant
par l'entrepreneur ;
c) Soit sur la base de prix comprenant, à la fois, des prix du marché initial et des prix nouveaux
négociés. Dans ce cas, la révision des prix correspondante se fait proportionnellement en
fonction de la nature des prix tel que stipule aux alinéas a) et b) de ce paragraphe 4- A défaut
d'accord entre le maitre d'ouvrage et l'entrepreneur sur la fixation des prix prévus à l'alinéa b)
du §3 du présent article, il est fait application des prescriptions de l'article 81 du CCAG-T.
Toutefois, les prestations concernées sont réglées provisoirement sur la base des prix fixes par
le maitre d'ouvrage.

ARTICLE 55 : CHANGEMENT DE LA PROVENANCE DES MATERIAUX :


1- Le maitre d'ouvrage peut en cours d'exécution du marché prescrire à l'entrepreneur la
modification de la provenance des matériaux si le lieu de la provenance a été fixe par le cahier
des prescriptions spéciales notamment dans les cas suivants :
- il s'est avéré que les matériaux concernés ne sont pas conformes aux règles de l'art ;
- les carrières sont fermées ou épuisées ;
- les quantiles à extraire s'avèrent insuffisantes eu égard aux besoins du marche.
2- Le changement de la provenance des matériaux fait l'objet d'un avenant qui fait ressortir le
nouveau lieu de provenance ainsi que la moins-value ou la plus-value résultant de ce
changement.
3- A défaut d'accord entre le maitre d'ouvrage et l'entrepreneur sur la fixation de la plus-value
ou de la moins-value, il est fait application des prescriptions de l'article 81 du CCAG-T.

ARTICLE 56 : AUGMENTATION DANS LA MASSE DES TRAVAUX :


1-Au sens du présent cahier, on entend par:
- la masse initiale des travaux : le montant contractuel des travaux tel que prévu au marché
initial.
- la masse des travaux: le montant des travaux exécutés et évalués à un moment donne à partir
des prix initiaux du marché, La masse des travaux ne tient pas compte des travaux
supplémentaires vises à l'article 55 du CCAG-T, du montant résultant de la révision des prix et
des indemnités accordées à l'entrepreneur ainsi que le montant des intérêts moratoires pour
retard de paiement ou des pénalités encourues.
2- L'entrepreneur est tenu de réaliser toutes les prestations prévues par le marché, II est tenu,
en outre, d'aviser le maitre d'ouvrage, vingt (20) jours au moins à l'avance, de la date probable
à laquelle la masse des travaux atteindra la masse initiale.
3- Lorsque la masse des travaux atteint la masse initiale, l'entrepreneur doit arrêter les travaux
s'il n'a pas reçu un ordre de service lui notifiant la décision du maitre d'ouvrage de les
poursuivre.
La décision de poursuivre les travaux doit préciser le montant limite jusqu'où les travaux
pourront être poursuivis. Cette décision doit intervenir dans un délai de vingt (20) jours à
compter de la date de réception de la lettre de l'entrepreneur prévue au paragraphe 2 du
présent article, une copie de ladite décision est notifiée à l'entrepreneur par ordre de service et
doit être inscrite au registre du marché.

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A.O N° 10E/18
Lorsque le maitre d'ouvrage n'est pas en mesure de notifier ladite décision dans le délai précité,
il doit soit prescrire à l'entrepreneur un ordre d'arrêt de l'exécution des travaux des que la
masse initiale des travaux a été atteinte, soit procéder à la réception des travaux réalisés.
Les augmentations cumulées dans la masse des travaux ne doivent en aucun cas dépasser dix
pour cent (10%) de la masse initiale du marché.
En ce qui concerne les marchés reconductibles prévus a l'article 7 du règlement des marchés de
la RADEEC, la limite de dix pour cent (I0%) prévue ci-dessus est appréciée pour la durée totale
du marche.
4- Un délai supplémentaire peut être prévu, par avenant, pour tenir compte des travaux
correspondant à l'augmentation dans la masse des travaux prévue par la décision du maitre
d'ouvrage.

ARTICLE 57 : DIMINUTION DANS LA MASSE DES TRAVAUX :


1- Si la diminution dans la masse des travaux est supérieure à vingt-cinq pour cent (25%) de la
masse initiale, l'entrepreneur a droit à être indemnisé en fin de compte du préjudice, dûment
constaté, qu'il a subi du fait de cette diminution au-delà de la diminution limite de vingt-cinq
pour cent (25%).
2- Si le fait générateur ayant entraine une diminution dans la masse initiale des travaux de plus
de vingt-cinq pour cent (25%) est connu avant le commencement des travaux, le marché peut
être résilié à la demande de l'entrepreneur, Dans le cas ou l'entrepreneur ne demande pas la
résiliation du marché, il doit, s'il en est requis par le maitre d'ouvrage, signer un avenant fixant
le nouveau montant du marché et modifiant éventuellement le délai d'exécution.
En ce qui concerne les marchés reconductibles prévus a l'article 7 paragraphe 4 du réglement
des marchés de la RADEEC, la limite de vingt-cinq pour cent (25%) prévue ci-dessus est
appréciée pour la durée totale du marché.

ARTICLE 58 : CHANGEMENT DANS LES QUANTITES DU DETAIL ESTIMATIF


En cas de modification des quantités relatives à un ou plusieurs prix unitaires du détail
estimatif, en raison de sujétions techniques, surestimation ou sous-estimation desdites
quantités, l'entrepreneur doit poursuivre l'exécution des travaux. Toutefois, l'entrepreneur est
tenu d'aviser, par écrit, le maitre d'ouvrage lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :
a) la variation de cette quantile dépasse, en plus ou en moins, cinquante pour cent (50%) celle
prévue initialement dans le détail estimatif;
b) le montant correspondant à la nouvelle quantité des travaux réellement exécutés, du fait de
cette variation, représente plus de dix pour cent (10%) du montant initial du marché.
En cas de variation des quantités en plus, le maitre d'ouvrage notifie à l'entrepreneur un ordre
de service pour poursuivre l'exécution des travaux au-delà des quantités sus mentionnées.
L'entrepreneur a droit à une indemnisation dont le montant est fixé par décision de l'Autorité
compétente, s'il la demande en fin de compte, du préjudice, dûment constaté et justifié, que lui
ont cause ces variations si lesdites variations dépassent de cinquante pour cent (50%) les
quantités initiales et représentent plus de dix pour cent (10%) du montant initial du marché.
Cette indemnisation ne doit en aucun cas dépasser quinze pour cent (15%) du prix unitaire
concerné rapporté à la quantité exécutée au-delà de cinquante pour cent (50%).
Les stipulations du présent article s'appliquent en tenant compte des augmentations dans la
masse des travaux.

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A.O N° 10E/18
ARTICLE 59 : BASES DE REGLEMENT DES TRAVAUX
Les décomptes sont établis comme indiqué ci-après :
A- Marché à prix unitaires
Le décompte est établi en appliquant aux quantités d'ouvrages réellement exécutées et
régulièrement constatées, les prix unitaires du bordereau des prix-détail estimatif, en tenant
compte, s'il y a lieu, du montant résultant de la révision des prix.
B- Dispositions communes
L'entrepreneur ne peut en aucun cas, invoquer en sa faveur les us et coutumes pour les
comptages, mesurages et pesages.

ARTICLE 60 : ATTACHEMENTS
1- L'attachement est le relevé des travaux effectués par l'entrepreneur. C'est un document qui
constate l'exécution des travaux. II sert de base à l’établissement des décomptes.
Les attachements comprennent, s'il ya lieu, pour chaque ouvrage et partie d'ouvrage les
numéros de poste du bordereau des prix-détail estimatif. Ils sont décomposés en trois parties :
travaux termines, travaux non termines et approvisionnements. Ils mentionnent
sommairement à titre de récapitulation les travaux termines des attachements précédents.
Lorsque les ouvrages seront ultérieurement cachés ou inaccessibles et que les quantités
exécutées y afférentes ne seront plus susceptibles de vérifications, l'entrepreneur doit en
assurer le relevé contradictoirement avec l'agent chargé du suivi de l'exécution du marché et le
maitre d'œuvre le cas échéant.
2- Les attachements sont établis par l'entrepreneur au fur et à mesure de l'avancement des
travaux et au moins à la fin de chaque mois au plus tard, à partir des constatations faites sur le
chantier, des éléments qualitatifs et quantitatifs relatifs aux travaux exécutés et des
approvisionnements réalisés.
Les attachements sont remis contre accusé de réception, au maitre d'ouvrage, qui les fait
vérifier et signer par l'agent chargé du suivi de l'exécution du marché et par le maitre d'œuvre
le cas échéant, et y apporte les rectifications qu'il juge nécessaires et ce, dans un délai de
quinze (15) jours. L'entrepreneur doit alors, dans un délai de quinze (15) jours renvoyer les
attachements rectifiés revêtus de son acceptation ou formuler par écrit ses observations. Passé
ce délai, ces attachements rectifies sont censés être acceptés par l'entrepreneur.
Si l'entrepreneur n'accepte pas les rectifications ou les accepte avec réserves, il est dresse
procès-verbal de carence par l'agent chargé du suivi de l'exécution du marché. Ce procès-verbal
qui relate les circonstances du refus ou des réserves relevées par l'entrepreneur est annexé aux
attachements. Le décompte provisoire correspondant est alors établi sur la base des
attachements tels que validés par le maitre d'ouvrage.
Toutefois, pour la partie des attachements contestés, l'entrepreneur peut faire application de
l'article 81 du CCAG-T.
3- Le maitre d'ouvrage doit faire connaitre par écrit son accord à l'entrepreneur dans un délai
maximum de trente (30) jours à compter de la date de la remise des attachements ou
présenter, le cas échéant, contre accuse de réception, les attachements rectifiés. Les
rectifications demandées par le maitre d'ouvrage doivent faire l'objet d'un seul envoi.
Passé ce délai, ces attachements sont réputés être acceptés par le maitre d'ouvrage et la
constatation du service fait prend effet à compter du lendemain de expiration du délai de
trente (30) jours précité.

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A.O N° 10E/18
4- La date de signature des attachements par l'agent chargé du suivi de l'exécution du marché
et par le maitre d'œuvre le cas échéant, vaut date de constatation du service fait, sous réserve
des stipulations du paragraphe 3 du présent article.
5- Une copie des attachements dûment signés est transmise à l'entrepreneur par le maitre
d'ouvrage.

ARTICLE 61 : DECOMPTES PROVISOIRES


1- L'agent chargé du suivi de l'exécution du marché dresse chaque fois qu'il est nécessaire et au
moins une fois par mois, à partir des attachements, un décompte provisoire, qu'il soumet a la
vérification du maitre d'œuvre le cas échéant, et à la signature du maitre d'ouvrage indiquant
la date d'acceptation des attachements telle que prévue à l'article 60 ci-dessus et servant de
base aux versements d'acomptes à l'entrepreneur.
2- Une copie de ce décompte est communiquée à l'entrepreneur dans un délai n'excédant pas
dix (10) jours à partir de la date de sa signature par le maitre d'ouvrage.
3- En attendant l'approbation du décompte définitif, le dernier décompte provisoire établi sur
la base des attachements et les éléments acceptés par le maitre d'ouvrage et l'entrepreneur,
doit lui être réglé.
4- En cas d'omission ou d'erreurs sur les éléments constituant le dernier décompte provisoire,
un décompte provisoire rectificatif est établi pour tenir compte des omissions ou des erreurs
précitées,

ARTICLE 62 : ACOMPTES - RETENUE DE GARANTIE


1- Le paiement des acomptes s'effectue au même rythme que celui fixé pour l'établissement
des décomptes provisoires sauf retenue d'un dixième (I/I0) pour garantie, Toutefois, le
paiement des acomptes pourra être effectué sans retenue de garantie si le cahier des
prescriptions spéciales le prévoit expressément,
2- La retenue de garantie cesse de croitre lorsqu'elle atteint sept pour cent (7%) du montant
initial du marché augmente, le cas échéant, des montants des avenants.
3- Si la retenue de garantie est remplacée par une caution personnelle et solidaire, celle-ci peut
être constituée soit par tranches successives d'un montant égal à la valeur de la retenue de
garantie de chaque décompte, soit en totalité,
4- Lorsque le cahier des prescriptions spéciales prévoit la présentation d'un bordereau des prix

ARTICLE 63 : PENALITES ET RETENUES EN CAS DE RETARD DANS L'EXECUTION DES TRAVAUX


A-Pénalités:
1- En cas de retard dans l'exécution des travaux, il est appliqué une pénalité par jour calendaire
de retard a l'encontre de I'entrepreneur si le retard affecte le délai global du marché.
Le montant de cette pénalité est fixée à un pour mille (1/1000) du montant du marché,
2- Ledit montant est celui du marché initial, éventuellement majoré par les montants
correspondants aux travaux supplémentaires et à l'augmentation dans la masse des travaux.
3- En cas de retard dans l'exécution des travaux d'une tranche ou d'une partie d'ouvrage pour
laquelle un délai d'exécution partiel ou une date limite a été fixé, le cahier des prescriptions
spéciales fixe le montant des pénalités journalières pour chaque tranche ou partie d'ouvrage
considérée si le retard affecte un délai d'exécution partiel.
4- Les pénalités sont encourues du simple fait de la constatation du retard par le maitre
d'ouvrage qui, sans préjudice de toute autre méthode de recouvrement, déduit d'office le
montant de ces pénalités de toutes les sommes dont l'entrepreneur est redevable. L'application

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A.O N° 10E/18
de ces pénalités ne libère en rien l'entrepreneur de I'ensemble des autres obligations et
responsabilités qu'il a souscrites au titre du marché,
5- Dans le cas de résiliation suite à la défaillance de l'entrepreneur, les pénalités sont
appliquées jusqu'au jour de la signature de la décision de résiliation par l'autorité compétente.
Dans le cas de résiliation de plein droit, les pénalités sont appliquées jusqu'au jour de la date
d'effet de la résiliation.
6- Les journées de repos hebdomadaire ainsi que les jours fériés ou chômés ne sont pas déduits
pour le calcul des montants des pénalités,
7- Le montant des pénalités est plafonne à huit pour cent (8%) du montant initial du marché
éventuellement majoré par les montants correspondants aux travaux supplémentaires et à
l'augmentation dans la masse des travaux.
8- Lorsque le plafond des pénalités est atteint, l'autorité compétente est en droit de résilier le
marché dans les conditions prévues par l'article 79 du CCAG-T.

ARTICLE 64 : RETARD DANS LE REGLEMENT DES SOMMES DUES


Le retard dans le règlement des sommes dues ouvre droit à l'entrepreneur à des intérêts
moratoires, à l'ajournement des travaux et à la résiliation du marché dans les conditions ci-
après.
A- Droit aux intérêts moratoires
En cas de retard dans le règlement des sommes dues à l'entrepreneur, des intérêts moratoires
lui sont payés conformément à la réglementation en vigueur.
B - Droit a l'ajournement des travaux
Lorsque le retard dans le règlement des sommes dues au titre du marché dépasse quatre (4)
mois à compter de la date de signature des attachements par l'agent chargé du suivi de
l'exécution du marché et/ou par le maitre d'œuvre le cas échéant, l'entrepreneur a droit, en
plus des intérêts moratoires, à l'ajournement s'il le demande.
Dans ce cas, le maitre d'ouvrage procède à la notification à l'entrepreneur de l'ordre de service
prescrivant l'ajournement de l'exécution des travaux sollicité. Le paiement de l'acompte en
retard donne lieu à l'établissement d'un ordre de service de reprise de l'exécution des travaux.
C - Droit à la résiliation du marché
Lorsque le retard dans le règlement des sommes dûes au titre du marché dépasse huit (08)
mois, l'entrepreneur peut, en plus du droit aux intérêts moratoires, demander au maitre
d'ouvrage de procéder à la résiliation du marché. Dans ce cas, l'autorité compétente procède
immédiatement à la résiliation du marché sans accorder à l'entrepreneur aucune autre
indemnité.

ARTICLE 65: DECOMPTE DEFINITIF- DECOMPTES PARTIELS DEFINITIFS - DECOMPTE GENERAL DEFINITIF
1- Le décompte définitif est un document contractuel établissant le montant total résultant de
l'exécution du marché, II récapitule en détail l'ensemble des éléments pris en compte pour le
règlement définitif du marché, à savoir la nature et les quantités d'ouvrages exécutées dont le
métré est arrêté définitivement et les prix qui leur sont appliques ainsi que, le cas échéant, les
autres éléments pris en compte pour le règlement définitif du marché tels que les montants
résultant de la révision des prix, les indemnités accordées, les pénalités encourues, les intérêts
moratoires, les réfactions, et toute autre retenue. II est établi lorsque le marché ayant fait
l'objet d'une seule réception provisoire des travaux.
Le décompte partiel définitif est un décompte définitif qui concerne les travaux d'une partie
d'ouvrage réceptionnée partiellement. II est établi lorsque le maitre d'ouvrage use du droit de

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A.O N° 10E/18
prendre possession de certaines parties d'ouvrages avant l'achèvement complet des travaux,
cette prise de possession est précédée d'une réception provisoire partielle.
Le décompte général définitif est un récapitulatif des décomptes partiels définitifs,
2- Le décompte définitif, les décomptes partiels définitifs ainsi que le décompte général définitif
sont établis par l'agent charge du suivi de l'exécution du marché et signés par le maitre
d'ouvrage. Ils doivent comporter la signature de l'architecte et/ou de l'ingénieur spécialisé
lorsque le recours à ces derniers est requis.
3-L'entrepreneur est invité par le maitre d'ouvrage, par un ordre de service, à venir dans ses
bureaux pour prendre connaissance, selon le cas, du décompte définitif, des décomptes partiels
définitifs ou du décompte général définitif, et à signer ceux-ci pour acceptation. Cet ordre de
service lui est notifie dans un délai maximum d'un (1) mois a partir de la date de réception
provisoire ou de la réception provisoire partielle ou de la dernière réception provisoire partielle.
4- L'acceptation desdits décomptes par l'entrepreneur et leur approbation par I'autorité
compétente lient le maitre d'ouvrage et l'entrepreneur définitivement pour l'ensemble des
éléments pris en compte pour le règlement définitif du marche.
5- Si l'entrepreneur ne défère pas a l'ordre de service prévus au paragraphe 3 du présent article
ou refuse de signer lesdits décomptes, le maitre d'ouvrage dresse un procès-verbal relatant les
conditions de présentation de ces décomptes et les circonstances ayant accompagne cette
présentation et dans ce cas, aucune réclamation n'est recevable.
6- Si l'entrepreneur signe lesdits décomptes en faisant des réserves, il doit, par écrit, adresser
au maitre d'ouvrage un mémoire de réclamation exposant en détail les motifs de ses réserves
et précisant le montant correspondant et ce dans un délai de trente (30) jours à compter de la
date de la signature du décompte définitif avec réserve. II est alors fait application de l'article
81 du CCAG-T.
Passé ce délai, le décompte est cerise être accepté par l'entrepreneur et un procès-verbal est
établi par le maitre d'ouvrage a cet effet.
7- Si le bienfondé des réserves de l'entrepreneur est avéré par le maitre d'ouvrage ou par
l'autorité compétente tel que prévus par l'article 74 du CCAG-T, un décompte définitif
rectificatif est établi sur la base des montants acceptes,
8- Une copie desdits décomptes est communiquée a l'entrepreneur dans un délai n'excédant
pas dix (10) jours à partir de la date de sa signature par le maitre d'ouvrage.

ARTICLE 66 : RESILIATION DU MARCHE


La résiliation est une fin anticipée du marché avant l'achèvement total des travaux. Elle est
prise par une décision de l'autorité compétente dument motivée, dont une copie est notifiée à
l'entrepreneur. La décision de résiliation est consignée dans le registre du marché.
Le marché peut être résilié soit en ouvrant droit à indemnité soit sans indemnité dans les cas
suivants :
A- Cas de résiliation ouvrant droit à indemnité
L'entrepreneur a droit à une indemnité s'il la demande par écrit justificatifs à l'appui, suite à
une résiliation du marché décidée par l'autorité compétente dans les cas suivants :
- lorsque l'ordre de service prescrivant le commencement des travaux n'a pas été notifié à
l'entrepreneur dans les délais prévus par l'article 40 du CCAG-T;
- dans le cas d'ajournement dans les conditions prévues à l'article 48 du CCAG-T;
- dans le cas de cessation des travaux prévus à l'article 49 du CCAG-T.
B - Cas de résiliation n'ouvrant pas droit à indemnité
L'entrepreneur n'a droit à aucune indemnité dans les cas suivants :

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A.O N° 10E/18
- en cas de force majeure rendant l'exécution des travaux impossible en application de l'article
47 du CCAG-T;
- en cas de décès de l'entrepreneur en application de l'article 50 du CCAG-T ;
- en cas d'incapacité civile ou d'interdiction d'exercice de la profession ou d'incapacité physique
ou mentale de l'entrepreneur en application de l'article 51 du CCAG-T;
- en cas de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire des biens de l'entrepreneur en
application de l'article 52 du CCAG-T;
- en cas de révision des prix des travaux restant à exécuter dépassant de plus ou de moins de
cinquante pour cent (50 %) par rapport au montant de ces mêmes travaux établi sur la base des
prix initiaux du marché en application de l'article 54 du CCAG-T;
-en cas de diminution dans la masse des travaux de plus de vingt-cinq pour cent (25%) en
application de l'article 58;
- en cas de retard dans l'exécution dans les conditions prévues à l'article 64 du présent cahier ;
- en cas de retard dans le paiement des sommes dûes de plus de huit (08) mois en application
de l'article 67 du CCAG-T;
- en cas d'application des mesures coercitives prévues à l'article 79 du CCAG-T.

ARTICLE 67 : CONSTATATION DES OUVRAGES EXECUTES ET REPRISE DU MATERIEL ET DES MATERIAUX


EN CAS DE RESILIATION DU MARCHE
A- Constatation des ouvrages exécutés en cas de résiliation
1- En cas de résiliation du marché, le maitre d'ouvrage convoque l'entrepreneur ou ses ayants
droit présents dans un délai ne dépassant pas quinze (15) jours à compter de la date de
notification de la décision de la résiliation pour procéder à la constatation des ouvrages
exécutés, à l'inventaire des matériaux approvisionnes, ainsi qu'à l'inventaire descriptif du
matériel et des installations de chantier de l'entrepreneur, en présence du maitre d'œuvre le
cas échéant. II est dresse procès-verbal de ces opérations. Ce procès-verbal comporte l'avis du
maitre d'œuvre sur la conformité des ouvrages ou parties d'ouvrages exécutés par rapport aux
stipulations du marché.
Le maitre d'ouvrage fixe à l'entrepreneur, par ordre de service, les mesures qui doivent être
prises avant la fermeture du chantier pour assurer la conservation et la sécurité des ouvrages
ou parties d'ouvrages exécutés. Ces mesures peuvent comporter la démolition de certaines
parties d'ouvrages. L'entrepreneur dispose d'un délai de dix (10) jours pour exécuter lesdites
mesures.
En tout état de cause, l'entrepreneur est tenu d'évacuer les chantiers, magasins et
emplacements utiles à l'exécution des travaux et d'en retirer son matériel et équipements, dans
un délai fixe par le maitre d'ouvrage.
Apres réalisation des opérations précitées, la ou les personnes désignées par le maitre
d'ouvrage procèdent à la réception provisoire des ouvrages exécutés.
2- A défaut d'exécution par l'entrepreneur des mesures prévues par le paragraphe I alinéa 2 du
présent article, dans le délai imparti, le maitre d'ouvrage les fait exécuter d'office à la charge de
l'entrepreneur.
3- Si l'entrepreneur n'évacue pas les chantiers, magasins et emplacements utiles à l'exécution
des travaux ou n'y retire pas son matériel et équipements, une pénalité de cinq pour dix mille
(5/10000) du montant initial du marché, augmenté, le cas échéant du montant correspondant
aux travaux supplémentaires et à l'augmentation dans la masse des travaux, lui est applicable
par jour de retard jusqu'au jour de l'évacuation totale des lieux précités.

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Le montant de cette pénalité est prélevé dans les mêmes conditions que celles prévues pour les
pénalités pour retard dans l'exécution des travaux.
L'application de cette pénalité à l'encontre de l'entrepreneur ne fait pas obstacle au droit du
maitre d'ouvrage de faire exécuter l'évacuation aux frais et risques de l'entrepreneur. Les
attachements, suivant le cas, sont établis dans les conditions prévues par l'article 61 du CCAG-T.
4- Dans le cas ou l'entrepreneur ne diffère pas à la convocation prévue au paragraphe I, alinéa 1
du présent article la ou les personnes, précitées, désignées par le maitre d'ouvrage, dressent un
procès-verbal de carence et procèdent aux opérations prévues ci-dessus à la charge de
l'entrepreneur.
B-Reprise du matériel et des matériaux en cas de résiliation du marché
1- En cas de résiliation du marché, le maitre d'ouvrage a la faculté de racheter, en totalité ou en
partie :
a) les ouvrages provisoires dont les dispositions ont été agréées par le maitre d'ouvrage ;
b) les matériaux de construction, équipements et outillages approvisionnes, acquis ou réalisés
pour les besoins du marché, dans la limite ou il en a besoin pour le chantier ;
c) le matériel spécialement construit pour l'exécution des travaux objet du marché et non
susceptible d'être réemployé d'une manière courante sur les chantiers de travaux publics.
2- Le prix de rachat des ouvrages provisoires et du matériel susvisés est égal à la partie non
amortie des dépenses exposées par l'entrepreneur, ces dépenses étant limitées, s'il en est
besoin, a celles correspondant à une exécution normale.
3- Sauf stipulations contraires du cahier des prescriptions spéciales, les matériaux
approvisionnes remplissant les conditions fixées par le cahier des prescriptions spéciales, les
équipements et outillages acquis ou réalisés pour les besoins du marché sont rachetés par le
maitre d'ouvrage aux prix figurant au bordereau des approvisionnements ou à défaut sur la
base des prix négociés.
4- Les rachats prévus par le présent article sont présentés dans un mémoire et récapitulés dans
une situation à intégrer au dernier décompte provisoire et au décompte définitif. Ces
décomptes sont établis conformément aux prescriptions des articles 62 et 68 du présent cahier.

ARTICLE 68 : CALCUL DES INDEMNITES


Lorsque l'octroi d'une indemnité est décidé par l'autorité compétente au bénéfice de
l'entrepreneur, cette indemnité est déterminée soit sur les bases définies au cahier des
prescriptions spéciales soit, en l'absence d'indication de ce dernier, fixée à l'amiable. A défaut
d'entente a son sujet, il est fait application de la procédure prévue par les articles 81 à 83 du
présent cahier.

ARTICLE 69 : DEPENSES MISES A LA CHARGE DE L'ENTREPRENEUR


Lorsqu'il est décidé, en vertu des stipulations du présent cahier, de faire exécuter des
prestations aux frais et risques de l'entrepreneur, les dépenses correspondantes sont prélevées
sur les sommes qui peuvent lui être dues et sont précomptées sur le décompte du mois de leur
réalisation. En cas de leur insuffisance, elles sont prélevées sur son cautionnement et sur la
retenue de garantie et, le cas échéant, elles sont récupérées par tout moyen de recouvrement
suite à des ordres de recette conformément à la législation en vigueur.

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A.O N° 10E/18
CHAPITRE VII : RECEPTIONS ET GARANTIES

ARTICLE 70 : RECEPTION PROVISOIRE


1- Les ouvrages ne sont réceptionnés qu'après avoir subi les contrôles de conformité des
travaux avec l'ensemble des obligations du marché et, en particulier, avec les spécifications
techniques.
La réception provisoire entraine le transfert de la propriété et des risques au profit du maitre
d'ouvrage et constitue le point de départ de l'obligation de garantie contractuelle
conformément aux stipulations de l'article 75 du CCAG-T.
L'entrepreneur avise, par écrit, le maitre d'ouvrage de l'achèvement des travaux.
Le maitre d'ouvrage désigne la ou les personnes pour procéder aux opérations préalables à la
réception provisoire, en précisant la date prévue pour ces opérations, qui doit se situer dans un
délai maximum de dix (10) jours à compter de la réception de l'avis mentionne ci-dessus, II
convoque à cet effet l'entrepreneur,
2- Les opérations préalables à la réception sont effectuées par la ou les personnes désignées
par le maitre d'ouvrage en présence de l'entrepreneur. En cas d'absence de ce dernier, il en est
fait mention au procès-verbal qui lui est notifie.
Ces opérations doivent être réalisées et porter sur :
a) la reconnaissance des ouvrages exécutés;
b) les épreuves éventuellement prévues par le cahier des prescriptions communes ou le cahier
des prescriptions spéciales ;
c) la constatation éventuelle de l'inexécution des prestations prévues au marche ;
d) la constatation éventuelle d'imperfections ou malfaçons
e) la constatation du repliement des installations de chantier et de la remise en état des
terrains et des lieux, sauf stipulation différente du cahier des prescriptions spéciales ;
f) les constatations relatives a l'achèvement des travaux et à l'état du bon fonctionnement des
ouvrages et des installations, le cas échéant ;
g) le cas échéant, la remise au maitre d'ouvrage des plans des ouvrages conformes à l'exécution
des travaux dans les conditions précisées au cahier des prescriptions communes ou au cahier
des prescriptions spéciales.
3-A l'issue de ces opérations préalables, trois situations peuvent se présenter :
a) les travaux sont conformes aux prescriptions des cahiers des charges, dans ce cas, la ou les
personnes désignées à cet effet par le maitre d'ouvrage, déclarent la réception provisoire des
travaux qui prend effet à compter de la date de l'avis de l'entrepreneur pour l'achèvement des
travaux. Cette réception provisoire donne lieu à l'établissement d'un procès-verbal, signé par la
ou les personnes désignées et par l'entrepreneur dont copie est remise à ce dernier.
b) s'il apparait que certaines prestations prévues au marché comportent des imperfections ou
malfaçons, ou nécessitent des interventions pour leur parachevèrent, la ou les personnes
désignées à cet effet établissent un rapport relatant les anomalies constatées, qu'elles signent
et transmettent au maitre d'ouvrage. Ce dernier notifie à l'entrepreneur par ordre de service
les anomalies constatées, II lui fixe à cet effet un délai, en fonction de l'importance des
anomalies relevées, pour y remédier.
Apres avoir remédié aux anomalies constatées dans le délai fixe, l'entrepreneur avise, par écrit,
le maitre d'ouvrage pour procéder à la réception provisoire des travaux. Ce dernier dispose
d'un délai de quinze (15) jours pour effectuer, par la ou les personnes désignées, les
vérifications nécessaires constatant la levée des anomalies indiquées dans le rapport précité. En

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A.O N° 10E/18
cas de levée des anomalies, la ou les personnes désignées, déclarent la réception provisoire des
travaux qui prend effet à compter de la date du dernier avis de l'entrepreneur.
Dans le cas contraire, le maitre d'ouvrage fait application des mesures coercitives prévues à
l'article 79 du CCAG-T à l'encontre de l'entrepreneur.
c) s'il apparait que certaines prestations prévues au marché comportent des anomalies
mineures qui ne mettent pas en cause la fonctionnalité des ouvrages, la ou les personnes
désignées prononcent la réception provisoire des travaux et établissent un rapport, relatant les
anomalies constatées, qu'elles signent et transmettent au maitre d'ouvrage qui notifie à
l'entrepreneur par ordre de service lesdites anomalies. il lui fixe un délai n'excédant pas un
mois pour remédier à ces anomalies, sous peine de faire application des mesures coercitives
prévues à l'article 79 du CCAG-T à son encontre.
4 - Le délai se rapportant aux opérations préalables à la réception provisoire prévue par le
paragraphe 2 du présent article n'est pas pris en compte pour le calcul du délai d'exécution
contractuel.
5 - A l'issue de la réception provisoire des travaux, l'entrepreneur peut être autorisé par le
maitre d'ouvrage à conserver sur le site du chantier jusqu'à la fin du délai de garantie, tous les
équipements, fournitures, matériels, matériaux et ouvrages provisoires dont il a besoin pour
remplir ses obligations au cours de la période de garantie.
6- Toute prise de possession des ouvrages par le maitre d'ouvrage doit être précédée de leur
réception. Toutefois, s'il y a urgence, la prise de possession peut intervenir sans la réception,
sous réserve de l'établissement préalable d'un état contradictoire des lieux. Dans ce cas, le
maitre d'ouvrage doit aussitôt que possible prononcer leur réception provisoire dans les
conditions prévues par le présent article.

ARTICLE 71 : MISE A DISPOSITION DE CERTAINS OUVRAGES OU PARTIES D'OUVRAGES


1- Lemaitre d'ouvrage peut prescrire à l'entrepreneur, par ordre de service, de mettre à sa
disposition, et sans en prendre possession, certains ouvrages ou parties d'ouvrages non encore
achevés pour une période déterminée, afin notamment de lui permettre d'exécuter ou de faire
exécuter, par d'autres entrepreneurs, des travaux autres que ceux qui font l'objet du marche.
Le maitre d'ouvrage prescrit à l'entrepreneur, le cas échéant, par le même ordre de service,
l'ajournement de l'exécution des travaux pour la période correspondant à la durée de la mise à
sa disposition des ouvrages ou parties d'ouvrages en cause.
2-Avant la mise de ces ouvrages ou parties d'ouvrages à la disposition du maitre d'ouvrage, un
état des lieux est dresse contradictoirement entre le maitre d'ouvrage et l'entrepreneur.
L'entrepreneur a le droit de suivre les travaux non compris dans son marché qui intéressent les
ouvrages ou parties d'ouvrages ainsi mis à la disposition du maitre d'ouvrage. II peut faire des
réserves s'il estime que les caractéristiques des ouvrages ne permettent pas ces travaux ou que
lesdits travaux risquent de les détériorer. Ces réserves doivent être motivées par écrit et
adressées au maitre d'ouvrage.
Lorsque la période de mise à disposition est terrainée, un nouvel état des lieux contradictoire
est dresse.
3- Sous réserve des conséquences des malfaçons qui lui sont imputables, l'entrepreneur n'est
pas responsable de la garde des ouvrages ou parties d'ouvrages pendant toute la durée où ils
sont mis à la disposition du maitre d'ouvrage.

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A.O N° 10E/18
ARTICLE 72: GARANTIES CONTRACTUELLES
A - Délai de garantie
1- Le délai de garantie est égal à la durée comprise entre la réception provisoire et la réception
définitive des travaux. Pendant le délai de garantie, l'entrepreneur est tenu à l'obligation de
parfait achèvement indépendamment des obligations qui peuvent résulter de l'application de
l'article 78 du CCAG-T
Le délai de garantie est de douze (12) mois à compter de la date du procès-verbal de la
réception provisoire des travaux. Au titre de cette obligation de parfait achevèrent,
l'entrepreneur doit, à ses frais:
a) remédier à toutes les imperfections ou malfaçons signalées par le maitre d'ouvrage ;
b) procéder, le cas échéant, aux travaux confortatifs ou modificatifs juges nécessaires par le
maitre d'ouvrage et présentés par lui au cours du période de garantie.
Toutes les dispositions de l’article 75 du CCAG-T restent applicables.

ARTICLE 73 : RECEPTION DEFINITIVE


1- La réception définitive des travaux marque la fin de l'exécution du marché et libère
l'entrepreneur de tous ses engagements vis-à-vis du maitre d'ouvrage.
2- L'entrepreneur demande, par écrit, vingt (20) jours au plus tard avant J'expiration du délai de
garantie prévus à l'article 75 du CCAG-T, au maitre d'ouvrage de procéder à la réception
définitive des travaux.
Le maitre d'ouvrage désigne la ou les personnes pour procéder à la réception définitive au plus
tard dans les dix (10) jours qui suivent l'expiration du délai de garantie. II convoque à cet effet
l'entrepreneur.
3- La réception définitive des travaux est prononcée si l'entrepreneur :
- a rempli à la date de la réception définitive toutes ses obligations vis-à-vis du maitre
d'ouvrage; - a justifié du paiement des indemnités dont il serait redevable en application de la
loi n° 7-81 relative a l'expropriation pour cause d'utilité publique et à l'occupation temporaire
promulguée par le dahir n° 1-81-254 du 11 rejeb 1402 (6 mai 1982) à raison des dommages
causés à la propriété privée par l'exécution des travaux ;
- a effectivement remis les plans de récolement des ouvrages exécutés.
4- La réception définitive des travaux donne lieu à l'élaboration d'un procès-verbal signé par la
ou les personnes désignées par le maitre d'ouvrage, par l'entrepreneur et le cas échéant par le
maitre d'œuvre. Une copie dudit procès-verbal est remise à l'entrepreneur, Dans ce cas, le
montant de la retenue de garantie et le cautionnement définitif, éventuellement constitués,
sont restitués à l'entrepreneur dans les conditions prévues à l'article 19 du CCAG-T.
Si l'entrepreneur n'a pas rempli à la date de la réception définitive des travaux les obligations
prévues par le présent article, il est fait application des mesures prévues par l'article 79 du
CCAG-T.

ARTICLE 74 : RESPONSABILITE DE L'ENTREPRENEUR APRES LA RECEPTION DEFINITIVE


Après la réception définitive des travaux, l'entrepreneur est dégagé de ses obligations
contractuelles vis-à-vis du maitre d'ouvrage, à l'exception des garanties particulières
mentionnées au paragraphe B de l'article 75 du CCAG-T.
La date de la réception définitive de l'ouvrage ou partie d'ouvrage marque, le cas échéant, le
début de la période de garantie pour responsabilité décennale de l'entrepreneur, définie par
l'article 769 du dahir du 9 ramadan 1331 (12 aout 1913) formant code des obligations et
contrats.

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A.O N° 10E/18
CHAPITRE VIII : MESURES COERCITIVES

ARTICLE 75 : CONSTATATION DU DEFAUT D'EXECUTION IMPUTABLE A L'ENTREPRENEUR


En cas de constatation du défaut d'exécution imputable a l'entrepreneur, il est fait applications
des dispositions de l’article 79 du CCAG-T

ARTICLE 76 : CAS D'UN MARCHE PASSE AVEC UN GROUPEMENT D'ENTREPRENEURS


1- Dans le cas d'un marché passé avec un groupement conjoint ou solidaire, si le mandataire ne
se conforme pas aux obligations qui lui incombent, le maitre d'ouvrage lui adresse une lettre de
mise en demeure qui lui est notifiée par un ordre de service en lui précisant exactement les
manquements relevés et le délai dans lequel il doit remédier à ces manquements.
Ce délai, sauf si le maitre d'ouvrage juge qu'il y a urgence, n'est pas inferieur a quinze (15) jours
à dater de la notification de la mise en demeure.
Si cette mise en demeure reste sans effet, le maitre d'ouvrage invite les autres membres du
groupement à designer un autre mandataire dans le délai de dix {10) jours; le nouveau
mandataire, une fois désigné se substitue à l'ancien dans tous ses droits et obligations. Cette
désignation doit faire l'objet d'un additif à la convention du groupement et d'un avenant signé
par le nouveau mandataire et approuvé par l'autorité compétente.
Faute de cette désignation, l'autorité compétente applique, à l'encontre de l'ensemble des
membres du groupement, les mesures prévues par l'article 79 du CCAG-T.
2- En cas de groupement conjoint, si l'un des membres, autre que le mandataire, est défaillant,
le maitre d'ouvrage met en demeure ce dernier dans les conditions prévues au paragraphe I du
présent article pour pallier la défaillance constatée en invitant le membre défaillant à honorer
ses engagements ou le cas échéant, soit se substituer au membre défaillant dans ses
engagements, soit proposer au maitre d'ouvrage un autre membre ou un sous-traitant dans le
respect des conditions prévues à l'article 141 du règlement des marchés de la RADEEC,
Le substitut du membre défaillant ou le sous-traitant doit répondre aux conditions requises
pour réaliser les prestations concernées.
Si cette mise en demeure reste sans effet, l'autorité compétente applique, à l'encontre de
l'ensemble des membres du groupement, les mesures prévues par l'article 79 du CCAG-T.
3- En cas de groupement solidaire, si l'un des membres, autre que le mandataire, est défaillant,
le maitre d'ouvrage met en demeure le mandataire et l'ensemble des membres du
groupement, dans les conditions prévues au paragraphe 1 du présent article, pour pallier la
défaillance constatée.
Si cette mise en demeure reste sans effet, l'autorité compétente applique, à l'encontre des
membres du groupement, les mesures prévues par l'article 79 du CCAG-T.

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A.O N° 10E/18
CHAPITRE IX : REGLEMENT DES DIFFERENDS ET LITIGES

ARTICLE 77 : RECLAMATIONS
Toutes les dispositions de l’article 81 du CCAG-T restent applicables.

ARTICLE 78 : RECOURS A LA MEDIATION OU A L'ARBITRAGE


Toutes les dispositions de l’article 82 du CCAG-T restent applicables.

ARTICLE 79 : RECOURS JURIDICTIONNEL


Toutes les dispositions de l’article 83 du CCAG-T restent applicables.

ARTICLE 80 : REGLERNENT DES DIFFERENDS ET LITIGES EN CAS DE GROUPEMENT D'ENTREPRENEURS


Toutes les dispositions de l’article 84 du CCAG-T restent applicables.

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A.O N° 10E/18
Chapitre II : SPECIFICATIONS TECHNIQUES PARTICULIERES
SOMMAIRE

ARTICLE 1: Langue de liaison- Unités de mesure


ARTICLE 2: Ouverture du chantier
ARTICLE 3: Piquetage et implantation
ARTICLE 4: Programme des travaux
ARTICLE 5 : Dessins d'exécution - Note de calcul
ARTICLE 6: Matériel et matériaux fournis par l'entrepreneur
ARTICLE 7 : Obligation de l’entrepreneur
ARTICLE 8: Terrassements et ouverture des tranchées.
ARTICLE 9 : Lit de pose
ARTICLE 10:Pose et mise en place des tuyaux accessoires et pièces spéciales
ARTICLE 11: Réalisation des joints
ARTICLE 12: Epreuves des conduites en tranchée et essais de pression
ARTICLE 13 : Désinfection de la conduite
ARTICLE 14: Remblaiement des tranchées.
ARTICLE 15: Evacuation des déblais et aménagement des abords.
ARTICLE 16: Conception des regards et des ouvrages annexes
ARTICLE 17: Remise des plans et documents
ARTICLE 18 : Entente des entrepreneurs entre eux
ARTICLE 19 : Rendez-vous de chantier
ARTICLE 20 : Alimentation du chantier en Eau et en Energie Electrique
ARTICLE 21 : Personnel de direction du chantier
ARTICLE 22 : Sécurité des chantiers - Incendie
ARTICLE 23 : Moyens de manutention et de stockage
ARTICLE 24 : Nettoyage du chantier en fin des travaux
ARTICLE 25 : Vérification avant mise en service
ARTICLE 26 : Essais et mise en service
ARTICLE 27 : Caractéristiques de la Fourniture et Matériel
ARTICLE 28 : Mesures de sécurité et d'hygiène

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A.O N° 10E/18
Préambule :
Les travaux objet du présent appel d’offres consistent en la réalisation d’une conduite
principale de distribution d’eau potable à la ville de Settat (ceinture du secteur Est) ayant pour
objet la sécurisation et l’amélioration du service de distribution des lotissements situés
limitrophes au tracé de ladite conduite.
Le point de raccordement sera réalisé à partir d’un piquage sur la conduite existante reliant le
complexe hydraulique de route Zaouia au réseau d’eau potable de la ville de Settat.
ARTICLE 1: Langue de liaison- Unités de mesure
Toute la correspondance et tous les documents seront obligatoirement établis en langue arabe
ou en langue française à l'exclusion de toute autre langue. Les unités de mesure utilisées seront
celles du système S.I
Certains documents devront être, à la demande de la RADEEC, établis dans les deux langues.
ARTICLE 2: Ouverture du chantier
L'ouverture du chantier ne pourra avoir lieu que sur ordre de service écrit de la RADEEC et sous
réserve de l'application des dispositions prévues à l'article relatif à l'emploi de la main d’œuvre.
L'ouverture du chantier donnera lieu à l'établissement contradictoire d'un état du matériel de
chantier et du matériel de sécurité utilisé sur le chantier.
ARTICLE 3: Piquetage et implantation
Les opérations de piquetage des conduites seront effectuées par l’entreprise et ce après
matérialisation du tracé par le maître d’ouvrage.
Préalablement à l’ouverture des tranchées, l’entrepreneur pourra exécuter, à ses frais, des
sondages préliminaires perpendiculaires à la fouille à établir, jusqu’à concurrence d’un
sondage par longueur de 500 mètres de canalisation à poser.
Les sondages seront constitués par une tranche ayant une largeur de 0.50m. La longueur et
la profondeur seront respectivement égales à la longueur et à la profondeur de la tranchée à
ouvrir.
Des sondages supplémentaires pourront être demandés par le maître d’ouvrage au frais de
l’entreprise.

ARTICLE 4: Programme des travaux


L'entrepreneur devra soumettre à la RADEEC dans les quinze jours de la notification de l'ordre
de service, le calendrier d'exécution des travaux selon lequel il s'engage à conduire le chantier
comportant tous les renseignements et justifications utiles.
Au cas où la cadence d'exécution des travaux deviendrait inférieure à celle prévue au dit
calendrier, la RADEEC fera application des mesures prévues à l'article 79 du C.C.A.G .T même
pour les délais partiels portés au planning.
Le planning sera obligatoirement affiché au bureau de chantier et constamment tenu à jour
sous la surveillance du maître d’œuvre et de la RADEEC, l'entrepreneur étant tenu de vérifier
cette mise à jour.
Pendant l'exécution des travaux, des programmes détaillés seront présentés mensuellement
par l'entrepreneur quinze jours à l'avance et comporteront :
 Un examen de la situation des travaux déjà exécutés,
 Un exposé des mesures à prendre pour pallier les difficultés rencontrées et les retards
éventuels sur le programme d'ensemble,
 Un programme détaillé des travaux prévus pour la prochaine période

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A.O N° 10E/18
La RADEEC disposera d'un délai de quinze jours à compter de la remise des programmes pour
donner son accord ou présenter des observations
L'approbation de ces programmes par la RADEEC ne diminuera en rien la responsabilité de
l'entrepreneur relativement aux délais contractuels
Le maître de l'ouvrage se réserve toutefois la possibilité sans que l'entrepreneur puisse
prétendre à être indemnisé, de faire exécuter ces travaux par tranches successives qui seront
définies par ordre de service
ARTICLE 5 : Dessins d'exécution - Note de calcul
Les plans guides fournis par la RADEEC, ainsi que la spécification du matériel, donnent les
dispositions de principes retenues, mais ne sauraient constituer pour l'entrepreneur une
justification de limitation de fournitures ou de prestations par rapport à ce qui est précisé dans
l’appel d’offres.
Les études, schémas, notes de calcul et plans d'exécution incombent à l'entrepreneur qui en
assume la responsabilité complète; cette responsabilité ne sera en rien diminuée du fait de -
l'approbation par la RADEEC de ces études, schémas, notes et plans. Les délais d'exécution des
diverses études seront obligatoirement indiqués avec précision sur les programmes et travaux
établis par l'entrepreneur.
L'entrepreneur aura à fournir tous les plans nécessaires à la bonne exécution des travaux et des
essais et notamment les plans de principe, raccordement, ainsi que les notices complètes de -
l'appareillage de sa fourniture ainsi que la convention avec un laboratoire agréé.
La RADEEC restera libre d'apporter aux dessins et aux plans présentés toutes modifications
qu'elle jugera utiles en cours de travaux, pour des raisons de convenance économique,
technique ou autre, sans que l'entrepreneur puisse se refuser à leur exécution, les deux parties
s'étant toute fois entendues sur les conditions nouvelles de règlement qui pourraient découler
de ces modifications
Au cas où l'entrepreneur jugerait opportun d'apporter en cours d'exécution des modifications
aux dispositions prévues, il sera tenu de les soumettre au préalable à l'approbation de la
RADEEC
Indépendamment des autres pièces fournies en application du présent article, l'entrepreneur
aura à fournir à la RADEEC une collection complète sur support informatique et sur papier des
dessins établis par lui, ainsi que les dossiers définitifs conformément à la partie correspondante
du C.P.S. comprenant en outre la mise à jour des plans fournis par la RADEEC ainsi qu'une -
spécification détaillée du matériel installé. Au cas où la RADEEC relèverait des erreurs dans les
spécifications contenues dans les dossiers, la réfection des documents erronés incombera à
l'entrepreneur. Leur mise à jour définitive devra intervenir au plus tard 2 mois après la
réception provisoire
ARTICLE 6: Matériel et matériaux fournis par l'entrepreneur
Ils comprendront toutes les fournitures de matériels et de matériaux non fournis par la RADEEC
qui sont nécessaires à la réalisation et à la mise en service des installations
Ces fournitures, de quelque nature qu'elles soient, destinées à être employées ou placées dans
la construction, devront avoir été acceptées préalablement par la RADEEC à qui l'entrepreneur
devra en temps opportun, soumettre les échantillons
La RADEEC se réserve le droit d'exercer ou de faire exercer la surveillance et le contrôle de
fabrication du matériel dans les ateliers de l'entrepreneur et de ses sous-traitants éventuels,
ainsi que dans ceux de ses sous-commandiers principaux, sans que l'entrepreneur soit pour
autant libéré en quoi que ce soit de ses propres obligations

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A.O N° 10E/18
Pour l'exécution des dites obligations et à la demande de la RADEEC, l'entrepreneur lui
remettra copie des commandes principales passées à ses fournisseurs, comprenant toutes
indications (spécifications techniques, conditions de réceptionné délais de livraison etc.)
permettant aux représentants de la RADEEC de suivre ses commandes chez ces derniers après
entente avec l'entrepreneur
L'entrepreneur est tenu de donner au contrôleur accrédité par la RADEEC toute facilité, de
mettre à sa disposition tous les moyens dont ce dernier a besoin pour procéder aux essais ou
vérifications prévues aux C.P.S ou, à défaut conforme aux règles de l'art, tant dans les usines de
l'entrepreneur que dans celles de ses fournisseurs directs ou indirects et ce aux frais de
l’entrepreneur. Il appartient à l'entrepreneur de prévoir ces obligations dans ses propres
commandes. Les agents mandatés par la RADEEC doivent avoir, de ce fait, libre accès à ses
usines
De plus, l'entrepreneur devra fournir à la RADEEC 3 (trois) exemplaires des procès-verbaux
complets des contrôles et des essais exécutés en usine sur les matériels de sa fourniture
Toutes les fournitures à la charge de l'entrepreneur devront répondre aux normes officielles
reconnues par la RADEEC et être conformes à sa standardisation et à ses plans types
Les essais correspondants seront effectués dans les conditions précisées dans le C.P.S
Toutes les parties d'ouvrages exécutées et tous les appareils placés sans avoir été acceptés par
la RADEEC pourraient être refusés et devraient être immédiatement refaits ou remplacés par
les soins et aux frais de l'entrepreneur.
L'entrepreneur est tenu de se conformer à la réglementation marocaine en matière
d’importation. Il doit notamment s'assurer que les fournitures qu’il prévoit d'importer ne
proviennent pas de pays non agrées à l'importation
ARTICLE 7 : Obligation de l’entrepreneur
L'entrepreneur aura à prendre les précautions nécessaires pour éviter des accidents à son
personnel.
Il devra à cet effet prendre ses dispositions pour éviter tout accident qui puisse survenir à son
personnel du fait soit de la configuration des ouvrages déjà existants, soit de l'appareillage de
chantier proprement dit .
Le chantier devra être inaccessible aux tiers L'entrepreneur demeure responsable de tous les
dommages corporels et matériels pouvant résulter de l'inobservation des règlements.
ARTICLE 8: Terrassements et ouverture des tranchées
Le terrassement sera payé au mètre cube de tranchée suivant le prix correspondant du
bordereau des prix et en tenant compte uniquement de la largeur théorique prévue et de la
profondeur résultant du profil en long définitif. Il sera conduit suivant les règles de l’art et
conformément aux règlements en vigueur et comprendra également la mise en œuvre d’un lit
de pose en sable de concassage d’épaisseur indiqué sur le bordereau des prix. L’ouverture de la
tranchée comprendra également toutes sujétions de boisage étaiement épuisement,
démolition des revêtements de chaussées et trottoirs, etc....
L’entrepreneur sera responsable de la tenue du terrain qu’il devra étayer aux besoins. Il devra
protéger les fouilles contre l’invasion des eaux.
Les fouilles seront‚ éventuellement talutées, blindées, sillonnées ou étayées.
Les fouilles seront creusées aux formes et aux dimensions prescrites. Il ne sera pas tenu
compte des excédents.

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A.O N° 10E/18
La hauteur minimale de remblai au dessus de la génératrice supérieure du tuyau est de
0.80m.
La largeur de la tranchée sera adaptée au diamètre des tuyaux et ne sera jamais inférieur à
0.60m, afin de permettre la manutention en fond de fouille.
La largeur de la tranchée sera de 0.70m pour tuyaux 125mm<=DN <=300, et de 0.60m pour
tuyau DN<125mm.
La largeur de la tranchée sera de 1.00 m pour tuyaux DN =500
Si la fouille se trouve en terrain rocheux, il ne devra substituer dans le fond de celle-ci aucune
« tête de chat ».
D’une manière générale, tout tronçon de tranchée devra être obligatoirement réceptionné et
ce après réglage et avant pose de conduites.
En cas d’erreur sur la côte du fond de fouille, l’entrepreneur ne sera pas autorisé à remblayer
sur plus de 10cm et devra proposer une solution au maître d’ouvrage pour pallier l’erreur
commise.
ARTICLE 9 : Lit de pose
 Le fond de fouille sera compacté et nivelé.
 Une couche de sable compacté de 15 cm d'épaisseur minimum sera disposée dans
le fond de fouille.
 La mise en place du tuyau.
 La mise en place de sable compact‚ de chaque côté du tuyau jusqu'à ‚ réalisation de
l'angle d'appui de 120
 La totalité de la tranchée sera remblayé en sable de concassage, compacté par
couche de 20cm.
 Les joints resteront provisoirement dégagés pour les essais en tranchées.
 N.B: Le sable utilisé doit être extrait des carrières agréés par la Direction des Travaux
publics
ARTICLE 10 : Pose et mise en place des tuyaux accessoires et pièces spéciales
Le raccordement des tronçons de tuyau sera réalisé par des joints en caoutchouc et
l’assemblage des tuyaux aux pièces spéciales doit être réalisé par des brides à emboitement
dont le prix est inclus dans l’article des conduites.
Le tuyau doit être normalisé au Maroc et doit avoir une pression de 16 Bars.
Les tuyaux, accessoires et pièces spéciales seront manutentionnés et descendus dans la
tranchée avec précaution. On évitera de les rouler sur des pierres, sur un sol rocheux ou sur des
pièces déjà en place.
On assurera qu’ils sont intérieurement propres et ne renferment aucun objet étranger, ils
seront correctement alignés et calés par un cavalier entre deux joints. On devra s’abstenir de
toucher à l’aide de sac chiffons les tuyauteries en attente mais on devra employer des
bouchons coniques en bois.
Aux changements de direction et aux extrémités des canalisations seront disposés massifs de
butée, éventuellement constituées par des massifs en bétons la pression et le diamètre des
tuyaux le nécessite.
On veillera à ce que les pentes soient bien continues, sans points hauts ou points bas autres
que ceux spécialement prévus au profil en long.
Les conduites traversant les chaussées doivent être protégées par des fourreaux (Buses) et
remblayés en totalité en sable de concassage.

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A.O N° 10E/18
Aucune des sujétions ci-dessus ne peut être un sujet de réclamation ou demande d’indemnité
de la part de l’entrepreneur.
ARTICLE 11: Réalisation des joints
Les joints seront mis en œuvre par des ouvriers qualifiés. Ils seront en principe exécutés
conformément aux règles fixées par le fournisseur. Le maître de l’ouvrage se réserve le droit de
préciser lors des travaux toutes conditions qu’il lui semblerait nécessaire à la bonne
conservation des joints et toutes dispositions utiles pour s’assurer que leur exécution est
conforme à ces conditions.
ARTICLE 12: Epreuves des conduites en tranchée et essais de pression
Les conduites seront essayées à la pompe hydraulique en tranchée ouverte à une pression
d’épreuve de 17,5 bars pendant 30 minutes.
Le représentant du maître d’ouvrage fixera au cours d’exécution des travaux la connaissance de
chaque tronçon à essayer et la date des essais, au moins 48 heures avant leurs exécutions.
La pression d’épreuve à appliquer à chaque sera généralement de 500 mètre linéaire sauf
volonté de l’entrepreneur d’augmenter cette distance tout en respectant les règles de l’art.
Le remplissage se fera 48 heures avant l’épreuve.
La pompe d’épreuve et son manomètre vérifié et étalonné seront placés au point le plus bas du
tronçon à essayer (fourniture du matériel d’épreuve par l’entreprise).
La pression d’épreuve ne devra baisser de plus de 0.3 bar en 1/2 heure.
Sous la pression d’épreuve, il ne devra être constaté dans le tronçon, ni fissure, ni fuite ou
suintement apparent le long des joints ou sur la paroi des tuyaux.
Ces essais seront effectués entièrement au frais de l’entrepreneur.
Il sera dressé un procès-verbal contradictoire des essais. Le maître d’ouvrage pourra renoncer à
tout ou partie des essais.
Dans le cas d’essais non satisfaisants, on devra procéder à tout contrôle, réfection et
modifications nécessaires, et refaire l'essai, jusqu'à obtention d'un résultat satisfaisant.
La fourniture de l'eau nécessaire aux essais sera effectuée par l'entrepreneur à ses frais.
ARTICLE 13 : Désinfection de la conduite
Au cours de la construction, l'entrepreneur aura pour obligation de s'efforcer de maintenir
l'intérieur de toutes les conduites et raccords exempts de saleté et autres débris
Des obturateurs ou grillages provisoires devront être installés aux extrémités des conduites à la
fin de chaque journée de travail.
Après avoir été éprouvées, les conduites doivent être lavées intérieurement par des chasses et
des lavages répétés afin de faire disparaître toute trace de goût et d'odeur. Ces opérations ; y
compris la fourniture de l'eau propre ; sont effectuées par l'entrepreneur et à ses frais.
En cas d’utilisation de l’eau émanant du réseau RADEEC pour le rinçage et la désinfection,
l’entreprise sera amené à régler une facture de rinçage et de désinfection du nouveau réseau et
ce conformément aux procédures en vigueur.
Il est ensuite procédé à la désinfection des canalisations et des ouvrages.
L'opération consiste à introduire à l'amont de la conduite le produit désinfectant en mettant la
canalisation en charge. Tronçon par tronçon jusqu'à l’extrémité de la conduite et ouvrant, dans
l'ordre indiqué par les consignes de mise en eau, toutes les décharges d'extrémités de
conduites jusqu'à l'apparition de la coloration violette du permanganate de potassium ou d'une
teneur de 5mg de chlore par litre, selon le désinfectant choisi. Aussitôt après cette opération,
les décharges, bouches, etc, sont fermées et on laisse s'opérer un contact pendant 24 heures, à
la suite duquel, après vidange, la conduite est rincée à l'eau claire.

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A.O N° 10E/18
Le titre à obtenir dans la conduite pour un contact d'au moins24 heures est de 10mg de chlore
par litre d'eau ou de 30 à100mg de permanganate de potassium par litre d'eau.
Lorsque la canalisation doit être mise en service rapidement, on porte les titres à 50mg de
chlore pour un contact de 12heures et 150mg pour un contact d'une demi-heure.
Lorsque le réseau désinfecté a été convenablement rincé, des prélèvements de contrôle sont
faits immédiatement par le laboratoire de la RADEEC. Si les résultats sont satisfaisants, le
réseau peut être mis en service, si les résultats sont défavorables, l'opération est renouvelée
Ces opérations y compris la fourniture de l'eau et du produit désinfectant sont effectuées par
l'entrepreneur à ses frais
ARTICLE 14: Remblaiement des tranchées.
Le remblaiement des tranchées après pose de la canalisation ne pourra être effectué, qu’après
accord du maître d’ouvrage.
Le remblai primaire en terre tamisée, jusqu’à 0.20 m d’épaisseur au dessus de la génératrice
supérieure de la conduite sera exécuté avec du sable de concassage, soigneusement pilonnée
sur le flanc des tuyaux. Ce remblai primaire ne sera posé au droit des joints qu’après les
épreuves des conduites en tranchées.
Le remblaiement sera ensuite effectué, avec du sable de concassage en cas de traversées de
chaussées ou de remblais extraits de la tranchée ou d’apport à la charge de l’entreprise s’il y a
besoin. Il sera obligatoirement effectué, par couches successives de 0.20 m au maximum,
damées à refus et au besoin arrosées pour éviter tout tassement ultérieurement de la fouille.
Les remblais seront rangés en cordon avec soin le long de la tranchée et d’un seul côté de celle-
ci, en ménagement des eaux des pluies, soient assurés en tout temps.
L'entreprise doit placer le long de la tranchée un grillage avertisseur de couleur bleu et à une
profondeur de 30cm par rapport au terrain naturel.
Le compactage hydraulique et mécanique doit être réalisé à suite du remblaiement des
tranchées.
L’entrepreneur sera tenu d’exécuter les remblaiements dés qu’il en recevra l’ordre du maître
d’ouvrage.
L’enlèvement et le transport aux décharges publiques des déblais en excédent.
Aucune plus-value ne sera accordée pour tenir compte des difficultés de terrassement restant
de la présence dans la fouille de canalisation de toutes nature, qu’elles soient ou non figurées
sur les plans.
L’entrepreneur se conformera à tous les règlements de voirie et à toutes les indications qui
seront données par le maître d’ouvrage.
ARTICLE 15: Evacuation des déblais et aménagement des abords.
L’entrepreneur est chargé de faire transporter aux décharges publiques les terres restant en
excédent après le comblement des fouilles.
L’évacuation totale de ces déblais devra être effectuée dans un délai de 48 heures après le
remblaiement, passé ce délai, l’entrepreneur subira, jusqu’à évacuation complète des déblais,
une pénalité journalière de 50 DH par mètre linéaire de tranchées exécutée parallèlement aux
déblais laissées sur place. De plus ces travaux pourront être effectués d’office par d’autres
entrepreneurs sans mise en demeure préalable, aux frais, risques et péril de l’entrepreneur
sans que celui-ci puisse émettre une réclamation de ce chef.
Les trottoirs et chaussés seront bien nettoyés après achèvement des travaux, aucun excédent
de déblais de quelque importance que ce soit ne devra subsister.

69
A.O N° 10E/18
ARTICLE 16: Conception des regards et des ouvrages annexes
Les ouvrages annexes comprennent essentiellement.
 Les regards pour vannes (en béton armé dosé à 350 Kg/M3)
 Les massifs de butée
 Les ouvrages particuliers tels que chambres de vannes chambres de compteurs,
ventouses, vidanges par gravité et par pompage.
En ce qui concerne les ouvrages particuliers, l’entrepreneur sera tenu de fournir les plans de
calcul et avant mètre les regards-types pour vannes ventouses et vidanges. Il est précisé que la
disposition des ouvrages des vidanges devra être tel que cette opération soit.
L’entrepreneur devra se renseigner lui même sur la nature des terrains sur lesquelles seront
établies des différents ouvrages.
Il proposera en conséquence sous sa responsabilité, toutes dispositions particulières, s’il y a lieu
donnant toute garantie de sécurité, pour la bonne tenue des ouvrages.
Les fouilles seront arrêtées aux côtes fixées par le maître d’ouvrage au cours des travaux et
seront réceptionnées préalablement avant le commencement de l’exécution des ouvrages.
Les coffrages et échafaudages seront réceptionnés, avant mise en place des armatures ces
dernières seront réceptionnées préalablement au coulage des bétons.
Les épreuves des ouvrages en béton armé, seront effectuées conformément aux règles B.A à la
charge de l’entrepreneur à la demande de la RADEEC.
Le rapport de synthèse concernant la formulation de béton et des essais d’écrasement du
béton sur éprouvettes doit être fourni par le laboratoire de l’entreprise à sa charge.
ARTICLE 17: Remise des plans et documents
A la fin de l’exécution des travaux, l’entrepreneur remettra au maître d’ouvrage sous support
informatique et en cinq tirages, les plans au 1/1000 précisant la consistance du réseau réalisé
y/c compris le détail des nœuds et des ouvrages réalisés et qui devront comprendre :
 -L’emplacement exacte des canalisations posés et des canalisations préexistantes.
 -L’emplacement exacte des accessoires et pièces spéciales et le détail des nœuds
Les plans doivent être rattachés aux coordonnés Lambert (N.G.M) (3 points géodésique) mis à
jour. Ils doivent comprendre tous les détails nécessaires et conçus conformément aux travaux
réalisés.
Le dossier d’achèvement des travaux doit comprendre également toutes les attestations, de
conformité, de garanties des conduites et des pièces spéciales ainsi que le rapport d synthèse
détaillé du laboratoire.
ARTICLE 18 : Entente des entrepreneurs entre eux
L'entrepreneur est responsable de la réalisation complète de l'équipement projeté. De ce fait,
pour l'établissement des plans d'exécution et la construction des ouvrages, l'entrepreneur
devra s'entendre avec les autres entrepreneurs et constructeurs éventuels de telle sorte que la
RADEEC ne se trouve en aucun moment devant une responsabilité mal définie et ne subisse
jamais les conséquences d'un défaut d'entente entre les différents intervenants.
L'entrepreneur fera connaître à la RADEEC le résultat de ses ententes. Les difficultés qui
pourraient surgir seront soumises en temps voulu à l'arbitrage de la RADEEC; l'entrepreneur
s'engage à respecter cet arbitrage
ARTICLE 19 : Rendez-vous de chantier
Un rendez vous de chantier hebdomadaire sera fixé, par les représentants du maître d’ouvrage.
Ceci n’exclut pas les rendez-vous exceptionnels qui paraient être fixés entre temps soit sur
place soit au siège du maître d’ouvrage.

71
A.O N° 10E/18
ARTICLE 20 : Alimentation du chantier en Eau et en Energie Electrique
L'alimentation du chantier en eau et en énergie électrique est à la charge de l'entrepreneur
ARTICLE 21 : Personnel de direction du chantier
Le chef de chantier de l'entrepreneur devra être agrée par la RADEEC et, à cet effet, présenter
des références personnelles attestant qu'il a déjà exécuté avec succès des travaux de même
nature et d'importance ‚qui valent à ceux qui font l'objet de l’appel d’offres .
ARTICLE 22 : Sécurité des chantiers - Incendie
D'une façon générale, la sécurité‚ des chantiers devra être assurée en application des règles et
des principes énoncés par le code marocain du travail et les autres règles.
Dans le cas où la RADEEC estimerait que la sécurité‚ du chantier n'est pas convenablement
assuré. Elle se réserve le droit de faire suspendre immédiatement les travaux jusqu'à ce que les
mesures nécessaires soient prises par l'entrepreneur qui supportera toutes les dépenses
directes ou indirectes de cette interruption.
L'entrepreneur devra organiser d'une manière efficace la défense de son chantier
particulièrement contre l’incendie.
ARTICLE 23 : Moyens de manutention et de stockage
L'entrepreneur pourra disposer des moyens de manutention appartenant à la RADEEC si le
chantier en est pourvu
Il appartient à l'entrepreneur de se renseigner, au stade de l'étude de ses prix, sur les moyens
de stockage que la RADEEC pourra mettre à sa disposition sur le chantier
Dans le cas où les moyens offerts par la RADEEC seraient insuffisants, l'entrepreneur prendra
les mesures nécessaires à la bonne conservation sur place du matériel et à son gardiennage, les
prix consentis par l'entrepreneur étant réputés comprendre toutes les incidences financières
correspondantes.
ARTICLE 24 : Nettoyage du chantier en fin des travaux
Après achèvement des travaux et remise en état des lieux, l'entrepreneur enlèvera à ses frais
tout le matériel de chantier et toutes les installations de chantier ainsi que les décombres et -
matériaux non employés et fera partout place nette.
Les gravats et débris seront déposés au voisinage du chantier en un ou plusieurs endroits
désignés par le maître d’œuvre et seront évacués aux décharges publiques aux frais de
l’entreprise.
Il doit assurer le drainage et l'épuisement des eaux, s'il y a lieu.
ARTICLE 25 : Vérification avant mise en service
L'entrepreneur détachera en temps voulu sur le chantier une équipe de spécialistes chargés de
procéder à la vérification complète des installations. Cette équipe procédera en même temps à
la reprise de toutes les anomalies et à la correction des plans et schémas
ARTICLE 26 : Essais et mise en service
Une fois les travaux terminés et les vérifications effectuées par l'équipe spécialisée de
l'entrepreneur, la RADEEC procédera avec l'entrepreneur à un examen contradictoire ayant
pour but de constater que tout le matériel a été installé et est prêté à entrer en
fonctionnement.
La RADEEC procédera ensuite avec le personnel et éventuellement avec l'aide de l'équipe de
spécialistes de l'entrepreneur, à tous les essais fonctionnels fictifs ou réels qu'elle jugera utiles -
avant mise des installations, suivant un programme qui sera défini en temps utile et fera l'objet
pour les essais réels, d'une note explicative.

70
A.O N° 10E/18
L'intervention de la RADEEC, ne diminue en rien la responsabilité de l'entrepreneur quant aux
incidents pouvant éventuellement survenir suite à une mauvaise exécution des travaux ou à
une défaillance du matériel fourni par ses soins immédiatement après la mise en exploitation
industrielle pourra suivre. La mise en service sera réputée acquise après une période
d'exploitation industrielle satisfaisante qui ne dépassera pas cinq jours.

ARTICLE 27 : Caractéristiques de la Fourniture et Matériel


La fourniture objet du présent marché doit être de qualité alimentaire pour conduite d’eau
sous pression.
L’entrepreneur doit respecter les caractéristiques des conduites à savoir:
 Fourniture, transport et pose en tranchée de canalisations en PVC ou PVC-O de
diamètre nominal DN en mm et de pression nominal en bars y compris essais,
désinfection, rinçage des conduites et pose de grillage avertisseur de couleur bleue et
toutes sujétions
 La longueur d’une conduite
 Pression maximale de service
 Pression d’épreuve en tranchées
 Pression d’essai à l’usine
 Pression nominale
 L’épaisseur du tuyau (suivants le diamètre et la pression nominale)
 Le poids par mètre du tuyau et par diamètre
 La normalisation du tuyau et son homologation au Maroc
 Le type et le descriptif du joint d’assemblage des tuyaux
L’entrepreneur doit produire des documents relatifs à la normalisation et à l’homologation de
la fourniture au Maroc, ainsi que la marque et le descriptif détaillé de l’ensemble du matériel
objet de ce marché.
Le tuyau demandé doit être normalisé au Maroc, l’assemblage devra être approprié à la
pression indiquée au bordereau des prix.

ARTICLE 28 : MESURES DE SECURITE ET D'HYGIENE


1. Obligation de l’entreprise ou son sous-traitant :
L’entreprise est totalement responsable de la sécurité et la santé de tous les travailleurs
(permanents, temporaire, intérimaires...) qu’elle utilise sur les chantiers de la RADEEC.
A cet effet l’entreprise doit :
 Se conformer aux dispositions du code du travail et aux dispositions légales spécifiques
à ses activités ;
 Fourniture, mise en place et entretien des protections de sécurité (protection des
ouvertures donnant sur l’extérieur, des escaliers, des trémies, des gaines,…)
 Assurer la gestion santé et sécurité de leurs employés et Sous-traitants ;
 Prévoir les moyens humains, organisationnels et matériels nécessaires pour se
conformer aux exigences réglementaires ainsi qu’aux exigences de la RADEEC objet de ce
document et ses annexes ;
 S’assurer de l’aptitude physique, la qualification, la formation et de l’habilitation de son
personnel pour l’exercice des taches qui lui sont confiées ;
 Fournir au représentant de la RADEEC le plan de prévention liés à leurs activités respectives ;
 Informer et former en santé et sécurité leurs employés et Sous-traitants (affichage des
consignes, accueil, sécurité) ;

71
A.O N° 10E/18
 Donner des instructions en santé et sécurité à leurs employés et aux Sous-traitants ;
 Contrôler la bonne compréhension et le respect des consignes santé et sécurité ;
 Alerter et communiquer en cas d’accident et contribuer à leur analyse.
L’entreprise est aussi responsable de la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour protéger le
personnel RADEEC et les tiers vis-à-vis des risques dus à ses activités.
2. Dispositions H & S générales :
2.1 Aptitudes et surveillance médicales (médecine du travail, certificats) :
L’entrepreneur prendra les mesures nécessaires pour être en conformité avec les exigences de
législation marocaine du travail (code du travail…) en matière de santé au travail et notamment
la médecine du travail (visites médicales au moins annuelle, radios, vaccins…).
Ne seront affectés aux travaux sur les chantiers RADEEC que ceux qui y sont médicalement
reconnus aptes par un médecin de travail. A la demande du représentant de la RADEEC,
l’entreprise s’engage à fournir les certificats médicaux d’aptitudes.
2.2 Formation et information sécurité (générale) et habilitation (risques majeurs) :
Avant le début des travaux l’entrepreneur devra s’assurer que tous les travailleurs qu’il emploie
ont reçu les informations sur les risques et consignes de sécurité applicables pour interventions
(accueil sécurité) et notamment celles prévues dans le plan de prévention général.
L’entrepreneur devra s’assurer du maintien des connaissances des risques par son personnel
durant tout le chantier il utilisera pour cela tous les moyens nécessaires (affichage des
consignes de sécurité, réunions ou causeries sécurité, contrôles et vérifications…)
Certaines activités ou travaux ne peuvent être confiés qu’à du personnel dûment habilité par
son employeur (l’entreprise) et conformément aux exigences de la RADEEC.
2.3 Organisation générale du chantier
2.3.1 Accès au chantier
Les accès au chantier se feront à partir de la voirie publique existante. Le nettoyage des voies
publiques empruntées par les engins devra être assuré par l’entrepreneur ainsi que la
signalisation routière aux abords du chantier et ce conformément à la réglementation en
vigueur
2.3.2 Circulation dans l’emprise du chantier
a. Plan de circulation
Pour les sites ou chantiers fermés l’élaboration d’un plan de circulation interne est
obligatoire lors de l’établissement du plan de prévention. Ce plan de circulation devra être
validé par la RADEEC et intégré au plan de prévention général du chantier.
b. Consignes aux chauffeurs
Une liste de consignes sera diffusée et expliquée aux conducteurs d’engins, les obligeant à tenir
une bonne conduite.
c. Clôture Contrôle d’accès - Gardiennage
- Une clôture de chantier sera mise en place par l’entrepreneur dès le début des travaux ;
- Les clôtures doivent avoir une hauteur minimale de 2 mètres ;
- Une porte condamnera l’entrée du chantier et un panneau situé à l’entrée interdira l’accès
au public
- Les clôtures doivent être soigneusement peintes, de teinte et de motifs indiquant la présence
d’un chantier ;
- Des zones de circulation piétonne seront matérialisées, elles devront être respectées pour
l’accès du personnel aux différents ouvrages
d. Signalisation du chantier
L’entreprise est tenue d’assurer une signalisation suffisante et permanente au chantier, notamment :
 Signalisation des personnes

73
A.O N° 10E/18
 Signalisation des véhicules
 Signalisation des Chantiers fixes
 La signalisation de chantier pendant la nuit,
e. Nettoyage du chantier
L’entrepreneur assurera l’hygiène et la propreté de son chantier, et devra
- Nettoyer et évacuer ses gravats et déchets dans des bennes mises à la disposition sur le
chantier systématiquement.
- Maintenir les abords du chantier propres et éviter de décharger les déblais sur les terrains
avoisinants.
- Transporter les déblais à la décharge publique.
L’entrepreneur doit veiller à ce que le matériel de transport de ces déblais soit respectueux de
l’environnement ( camion bâché..)
Les dépenses relatives à l’enlèvement hebdomadaire de ces bennes et le transport aux
décharges publiques par les services des communes ou par une entreprise spécialisée, ainsi que
les éventuelles taxes de mise en décharge, seront à la charge de l’entrepreneur.
f. Protections individuelles
Le port de vêtement de travail et de sécurité est OBLIGATOIRE. Tout élément de protection
individuelle devra être conforme aux Normes marocaines en vigueur ou, à défaut, aux normes
européennes ou internationales.
L’utilisation d’un vêtement ou équipement de protection ne représentera jamais un risque.
Liste, non exhaustives, des protections individuelles :
 Casque de sécurité
 Ecran de sécurité pour soudeur
 Gants en cuir
 Bottes imperméables à l’eau et à l’humidité
 Bottes diélectriques
 Harnais de sécurité, en cas de travail en hauteur
Les interdictions de fumer dans les ouvrages à risque, faisant l’objet de signalisation
particulière, devront impérativement être respectées.
g. Protections collectives
Liste des protections collectives:
 Panneau de signalisation
 Affiche indicatif de risque
 Fil de balisage
 Clôture autonome de retenue des piétons
 Balise lumineuse clignotante
 Tuyaux d'arrosage
 Extincteurs adaptés et dont la vérification devra s'effectuer tous les 6 mois au maximum
 Potence pour descendre dans les regards

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A.O N° 10E/18
BORDEREAU DESCRIPTIF DES PRIX

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A.O N° 10E/18

Désignation des prix Unité
prix
Ce prix rémunère forfaitairement l'ensemble des prestations suivantes:
*Installation et repliement de chantier :
- La clôture du chantier
- La mise en place d'un bureau de chantier
- La mise en place des panneaux de chantier de diamètre. 1,50*2,00 de
qualité AIC
- Mise en place des dispositifs de sécurité y compris toutes sujétions
d'installation de chantier - Signalisation diurne et nocturne de chantier -
1 Forfait
Repliement en fin de chantier
- Evacuation des matériaux non utilisés, le nettoyage et la remise en état des
lieux initiale
* préparation du dossier d'exécution et de récolement: (plans en 5
exemplaire+CD y/c détail et différentes coupes, attestation de conformité et
de garantie de la conduite et des pièces spéciales en fonte, rapport de
synthèse du laboratoire, vérification du calage et tout document utile et
nécessaire au bon suivi des travaux demandé par la RADEEC)
Ouverture de tranchée pour pose de canalisation en terrain de toute nature
et à toute profondeur à l'aide de matériel d'excavation manuel ou
mécanique, comprenant : déblai, dressage des parois, réglage du fond de
fouille, mise en place de dallettes de protection en cas de traversée & toutes
sujétions de nivellement; y compris le lit de pose en sable de carrière de
15cm d'épaisseur, le remblaiement de la tranchée sur une hauteur de 40 cm
2 Mètre cube
au dessus de la génératrice supérieur des tuyaux en terre tamisée, le
compactage par couche de 20cm successives; le remblaiement du reste de la
tranchée par des remblais extraits de la tranchée ou remblais d'apport en cas
de besoin à la charge de l'entreprise, démolition de chaussée, trottoirs et
ouvrages existants, nettoyage des lieux, évacuation des déblais
excédentaires à la décharge publique et toutes sujétions
Fourniture, transport & pose en tranchée de canalisations en PVC ou PVC-O
de diamètre nominal DN en mm & de pression nominal en bars; y compris
3 joints en caoutchouc, brides à emboitement pour assemblage aux pièces
spéciales, boulons, pose de grillage avertisseur de couleur bleue et toutes
sujétions
3.a DN 500 PN 16 Mètre linéaire
FTP (ou changement; avec dépose de l'ancienne vanne) à opercule en
4 caoutchouc de bonne marque acceptée par la RADEEC y compris joints,
boulons, butées & toutes sujétions de pose & de raccordements :
4.a DN500 PN 16 Unité
4.b DN300 PN 16 Unité
4.c DN200 PN 16 Unité
FTP, de manchon ou joints d'assemblages grande tolérance permettant
d'accommoder deux tuyaux à extrémités male ayant des natures & des
5
diamètres extérieurs différents pour le même diamètre nominale DN adapté
y compris élément droit pour adaptation & raccordement à l'existant:

76
A.O N° 10E/18
5.a DN 500 PN 16 Unité
5.b DN 300 PN 16 Unité
5.c DN 200 PN 16 Unité
Tés à trois brides en FD avec brides à emboitement adaptables y compris
joints, boulons, butées et toutes sujétions de pose & de raccordements sur
6 des tuyaux en AC cl 25; ou en PVC ou en FD & toutes sujétions y compris
élément droit en Tuyau en PVC PN 16 et de diamètre adaptable à l'existant et
toutes sujétions :
6.a DN 500 / (500 ou 400 ou 300 ou 200) Unité
6.b DN 300 / (300 ou 200) Unité
Coudes à 2 Brides en fonte ductile PN16 DN 500 mm à tout angle y compris
7 Unité
brides à emboitements adaptables
8 Cône de réduction bridé PN16 DN 500 / (400 ou 300 ou 200) Unité
9 Plaque pleine PN16 DN 500 Unité
Réalisation d'un raccordement sur la conduite existante DN 500. Ce prix
comprend le terrassement, la conception d'un regard dosé à 350 kg, mise en
œuvre de béton de propreté de 10cm, avec mise en place d'armature en
acier Ha (T10) (double nappe pour les voies carrossables) de dimensions
10 extérieures 2,00*2,00 et de hauteur variable entre 2 et 4 mètres (voile et Forfait
radier d'épaisseur 15 cm) y/c l'alésage du voile du regard existant pour le
raccordement, la mise en place de deux manchettes de traversées DN 500,
coude bridé DN 500 de tout angle, butée adaptée, échelons en AG, tampon
en fonte ductile D 400 et toutes sujétions de raccordement.
Regard complet pour ventouse comprenant : terrassement, conception d'un
regard en BA dosé à 350 kg, mise en œuvre de béton de propreté de 10cm,
avec mise en place d'armature en acier Ha (T10) (double nappe pour les voies
carrossables). regard de dimensions extérieures 2,00*1,80 et de hauteur
11 Unité
variable entre 2 et 4 mètres (voile et radier d'épaisseur 15 cm); ventouse
triple fonction, Té DN 500/100 de raccordement & accessoires, vanne
d'isolement DN 100, butée, échelons en AG y/c tampon en fonte ductile D
400, col de cygne DN 100, & toutes sujétions de raccordement.
Regard complet pour vidange (point bas) comprenant : terrassement,
conception d'un regard en BA dosé à 350 kg, mise en œuvre de béton de
propreté de 10cm, avec mise en place d'armature en acier Ha (T10) (double
nappe pour les voies carrossables). regard de dimensions extérieures
12 2,00*1,80 et de hauteur variable entre 2 et 4 mètres (voile et radier Unité
d'épaisseur 15 cm) y/c puisard de dimensions 1*1 m avec tampon en béton;
tampon D 400 en fonte ductile, col de cygne DN 100, Té , coude, vanne
d'isolement, bride à emboitement, manchette de raccordement pièces
spéciales & toutes sujétions de raccordement.
Construction de regard en BA dosé à 350Kg/m3 y compris mise en œuvre de
béton de propreté de 10cm, avec mise en place d'armature en acier Ha (T10)
(double nappe pour les voies carrossables). regard de dimensions extérieures
13 2,00*1,80 et de hauteur variable entre 2 et 4 mètres (voile et radier Unité
d'épaisseur 15 cm) y compris terrassements, déblais, remblai, coffrage,
ferraillage, enrobage, massifs de butées & d'ancrage de la conduite & toutes
sujétions

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A.O N° 10E/18
fourniture, transport et pose de plaque de regard articulée en fonte ductile D
14 400 portant Unité
l'enseigne RADEEC et de bonne marque
Réfection de trottoirs (dallage ou carrelage identique à l'existant), pavage
(autobloquant identique à l'existant, pose & dépose de bordure)); de 20cm
15 de pierres sèches & 10cm de béton dosé à 300Kg/m3 ; y compris Mètre carré
terrassement,nettoyage, et évacuation des déblais excédents; ainsi
compactage et essais et toutes sujétions.
Remise en état des espaces verts dégradés au niveau des tranchées ouvertes
16 notamment l'apport de terre végétale, réimplantation de végétation Mètre carré
identique à l'existante y/c arrosage et nettoyage
Fourniture, Transport & mise en œuvre de sable de concassage pour le
17 remblaiement au niveau des chaussées y compris compactage, arrosage, Mètre cube
essais; ainsi évacuations des déblais à la décharge public & toutes sujétions
Réalisation de traversées par méthode de perçage horizontal pour passage
de conduites d'eau potable en PVC de diamètre DN500 mm avec fourreau
18 adaptable en acier d'épaisseur minimale de 6 mm y/c terrassement des puits Mètre linéaire
d'attaque, calage par rapport au réseau existant et mise en place de la
canalisation
Réfection de chaussées en enrobé à chaud y compris FT et la mise en œuvre
19 de tout venant GNA 031,5 d'épaisseur de 30cm, avec compactage et toute Mètre carré
sujétions…

78
A.O N° 10E/18
BORDEREAU DES PRIX – DETAIL ESTIMATIF

79
A.O N° 10E/18
A.O. N° 10E/18
TRAVAUX DE REALISATION D’UNE CONDUITE PRINCIPALE DE DISTRIBUTION A
LA VILLE DE SETTAT (CEINTURE DU SECTEUR EST)
BORDEREAU DES PRIX DETAIL ESTIMATIF

N Désignation des prix Unité Quantité PU PT

Ce prix rémunère forfaitairement l'ensemble des prestations suivantes: *Installation et


repliement de chantier :
- La clôture du chantier
- La mise en place d'un bureau de chantier
- La mise en place des panneaux de chantier de dim. 1,50*2,00 de qualité AIC -
Mise en place des dispositifs de sécurité y compris toutes sujéstions d'installation de
1 chantier - Signalisation diurne et nocturne de chantier - Repliement en fin de chantier FT 1
- Evacuation des matériaux non utilisés, le nettoyage et la remise en état des lieux
initiale *
préparation du dossier d'exécution et de récolement: (plans en 5 exemplaire+CD y/c
détail et différentes coupes, attestation de conformité et de garantie de la conduite et
des pièces spéciales en fonte, rapport de synthèse du laboratoire, vérification du calage
et tout document utile et nécessaire au bon suivi des travaux demandé par la RADEEC)

Ouverture de tranchée pour pose de canalisation en terrain de toute nature et à toute profondeur à
l'aide de matériel d'excavation manuel ou mécanique, comprenant : déblai, dressage des parois,
réglage du fond de fouille, mise en place de dallettes de protection en cas de traversée & toutes
sujétions de nivellement; y compris le lit de pose en sable de carrière de 15cm d'épaisseur, le
remblaiement de la tranchée sur une hauteur de 40 cm au dessus de la génératrice supérieur des
2 M3 22000
tuyaux en terre tamisée, le compactage par couche de 20cm successives; le remblaiement du reste de la
tranchée par des remblais extraits de la tranchée ou remblais d'apport en cas de besoin à la charge de
l'entreprise, démolition de chaussée, trottoirs et ouvrages existants, nettoyage des lieux, évacuation
des déblais excédentaires à la décharge publique et toutes sujétions

Fourniture, transport & pose en tranchée de canalisations en PVC ou PVC-O de diamètre nominal
DN en mm & de pression nominal en bars; y compris joints en caoutchouc, brides à emboitement
3
pour assemblage aux pièces spéciales, boulons, pose de grillage avertisseur de couleur bleue et toutes
sujétions
3.a DN 500 PN 16 ML 9200
FTP (ou changement; avec dépose de l'ancienne vanne) à opercule en caoutchouc de bonne marque
4 accéptée par la RADEEC y compris joints, boulons ,butées & toutes sujétions de pose & de
raccordements :
4.a DN500 PN 16 U 20
4.b DN300 PN 16 U 2
4.c DN200 PN 16 U 2
FTP, de manchon ou joints d'assemblages grande tolérance permettant d'accommoder deux tuyaux à
extrémités male ayant des natures & des diamètres extérieurs différents pour le même diamètre
5
nominale DN adapté y compris élément droit pour adaptation & raccordement à l'existant:

5.a DN 500 PN 16 U 20
5.b DN 300 PN 16 U 2
5.c DN 200 PN 16 U 2
Tés à trois brides en FD avec brides à emboitement adaptables y compris joints, boulons, butées et
toutes sujétions de pose & de raccordements sur des tuyaux en AC cl 25; ou en PVC ou en FD &
6
toutes sujétions:y compris élément droit en Tuyau en PVC PN 16 et de diametre adaptable à l'existant
et toutes sujetions :
6.a DN 500 / (500 ou 400 ou 300 ou 200) U 4
6.b DN 300 / (300 ou 200) U 1
Coudes à 2 Brides en fonte ductile PN16 DN 500 mm à tout angle y compris brides à emboitements
7 U 12
adaptables
8 Cône de réduction bridé PN16 DN 500 / (400 ou 300 ou 200) U 2
9 Plaque pleine PN16 DN 500 U 2

A.O 10E-18 80
A.O. N° 10E/18
TRAVAUX DE REALISATION D’UNE CONDUITE PRINCIPALE DE DISTRIBUTION A
LA VILLE DE SETTAT (CEINTURE DU SECTEUR EST)
BORDEREAU DES PRIX DETAIL ESTIMATIF

N Désignation des prix Unité Quantité PU PT

Réalisation d'un raccordement sur la conduite existante DN 500. Ce prix comprend le terrassement, la
conception d'un regard dosé à 350 kg, mise en oeuvre de béton de propreté de 10cm, avec mise en
place d'armature en acier Ha (T10) (double nappe pour les voies carrossables) de dimensions
10 exterieures 2,00*2,00 et de hauteur variable entre 2 et 4 mètres (voile et radier d'épaisseur 15 cm) y/c FT 1
l'alésage du voile du regard existant pour le raccordement, la mise en place de deux manchettes de
traversées DN 500, coude bridé DN 500 de tout angle, butée adaptée, échellons en AG, tampon en
fonte ductile D 400 et toutes sujetions de raccordement.
Regard complet pour ventouse comprenant : terrassement, conceprion d'un regard en BA dosé à 350
kg, mise en oeuvre de béton de propreté de 10cm, avec mise en place d'armature en acier Ha (T10)
(double nappe pour les voies carrossables). regard de dimensions exterieures 2,00*1,80 et de hauteur
11 variable entre 2 et 4 mètres (voile et radier d'épaisseur 15 cm); ventouse triple fonction, Té DN U 5
500/100 de raccordement & accessoires, vanne d'isolement DN 100, butée, échellons en AG y/c
tampon en fonte ductile D 400, col de cygne DN 100, & toutes sujétions de raccordement.

Regard complet pour vidange (point bas) comprenant : terrassement, conceprion d'un regard en BA
dosé à 350 kg, mise en oeuvre de béton de propreté de 10cm, avec mise en place d'armature en acier
Ha (T10) (double nappe pour les voies carrossables). regard de dimensions exterieures 2,00*1,80 et de
12 hauteur variable entre 2 et 4 mètres (voile et radier d'épaisseur 15 cm) y/c puisard de dimensions 1*1 U 5
m avec tampon en béton; tampon D 400 en fonte ductile, col de cygne DN 100, Té , coude, vanne
d'isolement, bride à emboitement,manchette de raccordement pièces spéciales & toutes sujétions de
raccordement.
Construction de regard en BA dosé à 350Kg/m3 y compris mise en oeuvre de béton de propreté de
10cm, avec mise en place d'armature en acier Ha (T10) (double nappe pour les voies carrossables).
13 regard de dimensions exterieures 2,00*1,80 et de hauteur variable entre 2 et 4 mètres (voile et radier U 12
d'épaisseur 15 cm) y compris terrassements, déblais, remblai, coffrage, ferraillage,enrobage, massifs
de butées & d'ancrage de la conduite & toutes sujétions
fourniture, transport et pose de plaque de regard articulée en fonte ductile D 400 portant
14 U 12
l'ensigne RADEEC et de bonne marque
Réfection de trottoirs (dallage ou carrelage identique à l'existant), pavage (autobloquant identique à
l'existant, pose & dépose de bordure)); de 20cm de pierres sèches & 10cm de béton dosé à 300Kg/m3
15 M2 150
; y compris terrassement,
nettoyage, et évacuation des déblais excédents; ainsi compactage et essais et toutes sujétions
Remise en état des espaces verts dégradés au niveau des tranchées ouvertes nottament l'apport de terre
16 végétale, réimplantation de végétation identique à l'existante y/c arrosage et nottoyage M2 300

Fourniture, Transport & mise en œuvre de sable de concassage pour le remblaiement au niveau des
17 chaussées y compris compactage, arrosage, essais; ainsi evacuations des déblais à la décharge public M3 50
& toutes sujétions
Réalisation de traversées par méthode de perçage horizontal pour passage de conduites d'eau potable
en PVC de diamétre DN500 mm avec fourreau adaptable en acier d'épaisseur minimale de 6 mm y/c
18 ml 200
terrassement des puits d'attaque, calage par rapport au réseau existant et mise en place de la
canalisation
Réfection de chaussées en enrobé à chaud y compris FT et la mise en œuvre de
19 tout venant GNA 031,5 d'épaisseur de 30cm, avec compactage et toutes M2 520
sujétions…
TOTAL TRAVAUX HT
TVA 20%
TOTAL TRAVAUX TTC

A.O 10E-18 81

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