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Décisions d’investissementet

Décision d’investissement et
de
de financement
financement

S5

Année universitaire: 2020/2021


Plan général du cours
Chapitre I: Décision d’investissement
1.Définition de l’investissement
2.Catégories d’investissements
3.Caractéristiques des investissements
4.Critères de choix d’investissement en avenir certain
5.Critères de choix en avenir risqué et indéterminé

Chapitre II: Décision de financement


1.Principales sources de financement
2.Choix du mode de financement
Qu’est ce qu’on entend
par les décisions
financières?
• Pour comprendre les décisions financières, il
convient de comprendre le fonctionnement
financier de l’entreprise, il faut présenter en
premier lieu les différents flux monétaires ou
flux de liquidités qui se produisent entre les
différents agents intervenant dans les
différentes décisions financières, décisions
liées à trois types d’opérations sous forme
d’un circuit (investissement, exploitation et
financement).
Le modèle du circuit financier
Le modèle du circuit financier
Les décisions financières qui déclenchent les
différentes opérations, conduit à distinguer les
flux suivants:
• Les flux de financement;
• Les flux d’investissement;
• Les flux de trésorerie d’exploitation;
• Les flux de répartition.
• L’analyse des décisions financières qui
déclenchent les différentes opérations,
conduit à distinguer les flux suivants:
• Les flux de financement: les opérations de
collecte des capitaux constituent les
opérations de financement. Il y a
confrontation d’une demande de liquidités
émanant de l’entreprise et d’offre de liquidités
de la part des apporteurs de capitaux.
• Les flux d’investissement: les opérations
d’allocation des fonds collectés, en procédant
à l’acquisition d’actifs constituent des flux
d’investissement. Les actifs acquis sont soit
des actifs industriels ou commerciaux sont des
actifs financiers émis par d’autres entreprises.
• L’entreprise peut céder ses différents actifs et
recevoir en contrepartie un flux de trésorerie,
le flux de désinvestissement.
• Les flux de trésorerie d’exploitation: les actifs
industriels ou commerciaux permettent de
sécréter les flux d’exploitation grâce aux
opérations d’exploitation (achat, production,
vente) dont l’accomplissement suppose
l’acquisition ou la création d’actifs détenus de
façon accessoire (stocks, créances clients). Ces
flux sont complétés par les produits financiers,
flux issus des actifs financiers (titres et valeurs
de placement).
• Les flux de répartition: les flux de trésorerie
d’exploitation, augmentés des produits
financiers et des désinvestissements sont soit
utilisés pour rémunérer (sous forme d’intérêt)
et rembourser les créanciers, soit versés aux
actionnaires sous forme de dividendes, soit
encore réinvestis dans l’entreprise.
• En se référant donc au schéma, il y a trois
domaines où s’exercent les décisions
financières dans les entreprises: les choix
d’investissement, la structure de financement
et la gestion de l’exploitation.
Où s’exercent les décisions financières ?

• La structure financière désigne les


combinaisons des dettes bancaires et
financières nettes et de capitaux propres
auxquels l’entreprise a recours pour son
financement.
• La gestion de l’exploitation: les dirigeants de
l’entreprise ne doivent pas oublier de gérer
l’activité au jour le jour. Il faut surveiller les
découverts bancaires, les créances clients, etc.
Chapitre I: Décision d’investissement
1. Définition de l’investissement
On appelle investissement, l’engagement d’un
capital dans une opération de laquelle on attend
des gains futurs, étalés dans le temps.
C’est donc une opération qui consiste pour une
entreprise à engager un capital pour accroître sa
capacité de production.
Evaluer un projet d’investissement consiste à
comparer deux éléments: gains futurs et capital
investi.
1.Définition de l’investissement

• Comptablement, sont considérés comme


investissements l’ensemble des actifs immobilisés
acquis par l’entreprise et figurant aux
immobilisations (incorporelles, corporelles,
financières).
• La définition comptable de l’investissement
demeure restrictive car l’investissement est
considéré comme étant un flux de capital qui
modifie le niveau des actifs immobilisés dans
l’entreprise. Il devient immobilisation.
• Pour l’entreprise ou le gestionnaire, un
investissement a une définition plus large qui
englobe les investissements au sens
comptable auquel s’ajoutent le BFR, certaines
charges d’exploitation et des titres financiers à
court terme faisant partie de l’actif circulant.
2.Catégories d’investissements
• L’investissement constitue un moyen
d’atteindre un objectif que l’on s’est fixé.
• Hormis la typologie comptable (incorporelle,
corporelle, financière), on peut procéder à
une typologie des investissements en se
fondant sur l’objectif visé.
• Nous distinguons les investissements qui
relèvent du décideur privé, de ceux qui
relèvent du décideur public.
2.Catégories d’investissements
• 2.1 Typologie par rapport à l’objectif visé
• Pour un décideur privé, les investissements
peuvent être
• de remplacement ou de renouvellement;
• de modernisation ou de productivité;
• d’expansion ou de capacité ou de croissance;
• de diversification ou d’innovation.
• Sociaux;
• Stratégiques;
• Etc.
• L’investissement de remplacement ou de
renouvellement: destiné à maintenir la
capacité de production l’entreprise.
• L’investissement de modernisation ou de
productivité: destiné à diminuer le coût de
production à production constante par le biais
de la modernisation des équipements ou de
l’amélioration des techniques.
• L’investissement d’expansion ou de capacité
ou de croissance: pour augmenter le potentiel
productif de l’entreprise et ce en se dotant de
moyens supplémentaires.
• L’investissement de diversification ou
d’innovation: pour atteindre de nouveaux
marchés grâce à l’étude et au lancement de
produits nouveaux.
• Les investissements stratégiques: Pour se faire
marquer par rapport à la concurrence,
l’entreprise fixe un objectif et s’interroge sur les
moyens à mettre en œuvre pour l’atteindre. De
tels investissements de Long Terme considérés
comme stratégiques sont offensifs ou défensifs.
• Par exemple, un investissement de croissance
peut être considéré comme un investissement à
la fois stratégique et offensif par rapport à la
concurrence.
2.Catégories d’investissements
2.1 Classement par objectif
Pour un décideur public, c’est-à-dire pour une
collectivité locale, un état ou une organisation
internationale, l’objectif visé par un investissement
(immobilisation au sens comptable ou bien action de
soutien) est d’accroître le bien-être public.
On distingue deux types d’investissements publics:
les investissements publics classiques d’une part et
les investissements publics sous tutelle, d’autre part.
• Investissements publics classiques : ce sont les
investissements pour lesquels la demande
sociale domine; ils obéissent à une logique
marchande comme les investissements qui
relèvent des ministères de l’éducation
nationale, de la défense nationale ou de la
santé publique (exemple les universités, les
hôpitaux, la bibliothèque nationale, etc.)
• Les investissements publics sous tutelle: dans
ce cas la demande émane d’individus qui
payent le service rendu et sont considérés en
quelque sorte comme des consommateurs
(par exemple, on peut citer certains
investissements de transport et de
communication, de loisir ou de sport, etc.)
2.Catégories d’investissements
• 2.2. Liens entre différents investissements

• Les investissements en concurrence;

• Les investissements complémentaires;

• Les investissements indépendants.


• Les investissements en concurrence: ces
investissements, qui répondent au même
objectif stratégique, sont en concurrence car
in fine le décideur n’en retiendra qu’un seul.
• Par exemple, un laboratoire pharmaceutique,
pour mettre au point un nouveau
médicament, doit choisir entre l’achat d’un
brevet ou la mise en place d’un projet de
recherche et développement. Ces deux
investissements sont concurrents ou
dépendants puisqu’ils utilisent une même
ressource (exemple: matière première,
enveloppe budgétaire, débouché commercial)
dont la quantité est limitée.
• Les investissements complémentaires: il s’agit
d’investissements interdépendants dont
l’analyse doit être globale et réalisée dans le
cadre d’un programme.
• Par exemple, une municipalité réfléchit en
même temps à l’agrandissement de l’école
élémentaire et à la création d’un centre de
loisirs pour accueillir les enfants en dehors des
horaires scolaires.
3.Les caractéristiques d’un
investissement
• Trois notions essentielles caractérisent un
investissement.
• La durée;

• Le risque;

• Le rendement.
• Pour la durée, on distingue entre 3 grandes
périodes:
• La période de préparation à l’investissement;

• La période d’investissement;

• La période d’exploitation ou durée de vie


utile.
• La période de préparation à l’investissement:
C’est la période où l’on réfléchit à l’opportunité
de l’investissement. Elle a un coût important qui
ne rentre pas dans l’estimation du coût de
l’investissement. C’est un coût échoué.
• La période d’investissement: C’est la période
où l’on met en place l’investissement
(construction d’une usine par exemple). Elle
correspond à une sortie de fonds.
• La période d’exploitation ou durée de vie utile:
Pour le gestionnaire, un investissement est un
sacrifice de ressources aujourd’hui destiné à
porter ses fruits pendant une période étalée dans
le temps (étalement dans le temps des bénéfices
espérés ou des services rendus dans le cas d’un
investissement public). Cette période est la durée
de vie économique de l’investissement ou
période d’exploitation ou encore durée de vie
utile.
• Durée de vie utile:

• La durée de vie physique de l’investissement

• La durée de vie technologique de


l’investissement

• La durée de vie du produit.


• La vie physique de l’investissement : elle se calcule par
exemple en nombre d’heures de fonctionnement. En
réalité, il s’agit de déterminer la durée optimale
d’exploitation, compte tenu des coûts d’entretien, etc.
• La vie technologique: Dans les industries à évolution
technologique rapide où l’innovation est la clé, elle est
souvent inférieure à la durée de vie physique. La mise
sur le marché de machines ou de logiciels plus
performants peut conduire l’entreprise à remplacer le
matériel investi avant même qu’il ne soit usé. Si elle ne
fait rien, l’entreprise risque de perdre sa compétitivité.
• Entre la durée de vie physique, la durée de vie
technologique et la durée de vie du produit,
c’est la plus courte qui doit être retenue
comme durée de vie utile de l’investissement.
• Parallèlement à la durée de vie utile,
on considère la durée de vie
comptable et la durée de vie
financière.
• La durée de vie comptable : comme nous
l’avons vu précédemment la définition
comptable d’un investissement met l’accent
sur sa durée de vie comptable qui dépasse
celle d’un exercice. Qu’il soit lié à l’exploitation
ou non, l’investissement est destinée à être
utilisé (sous la même forme) d’une manière
durable.
• La durée de vie financière: C’est la période
pendant laquelle les emprunts qui ont servi à
financer l’investissement sont remboursés aux
organismes prêteurs.
• Entre ces trois durées de vie différentes
(durée de vie utile, comptable et
financière), il est commode,
pratiquement parlant de coïncider la
durée de vie utile avec la durée de vie
comptable.
• Le risque:
• Un investissement est risqué puisqu’il suppose
d’atteindre des objectifs ou des résultats (qui
sont des variables aléatoires) et qui
dépendent de variables internes et externes
(contexte et l’environnement du projet).
• Exemple d’investissements risqués:

• L’investissement lourd est d’autant plus risqué qu’il


mobilise des fonds importants dans le présent car leur
récupération sous forme de bénéfices peut s’avérer
difficile.

• L’investissement à profil temporel long car il table sur les


résultats lointains tributaires de l’évolution à long terme du
contexte.

• L’investissement innovant qui incorpore de nouvelles


technologies ou qui touche de nouveaux marchés est
risqué car il conduit à sortir du cadre habituel (risques
internes et externes).
• Le rendement/efficacité/rentabilité
• Pour le décideur public
• Dans le cas d’un investissement public, ce
n’est pas la rentabilité économique qui est au
centre de la décision mais plutôt l’efficacité
dans le sens du meilleur service rendu au
moindre coût. On parle de rentabilité socio-
économique.
• Le rendement/efficacité/rentabilité
• Pour le décideur privé
• Pendant la période d’investissement, on
effectue des sorties de fonds, puis chaque
année durant la période d’exploitation, on
espère observer des flux financiers positifs
(bénéfices).
• On tient compte de la valeur de liquidités qui
peut être positive ou négative.
• Le rendement/efficacité/rentabilité
• Pour le décideur privé
• Le rendement d’un investissement se mesure
en termes de compensation entre les sorties
de fonds et les flux financiers positifs espérés.
On parle de rendement ou de rentabilité
économique.
• Quand l’investissement est rentable, on dit
qu’il crée de la valeur.

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