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REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE Ministère de l'Enseignement Supérieur


Union-Discipline-Travail
et de la Recherche Scientifique

ll'i\ 1.1-::-.1 rr.


NANGUIABROGOUA
Année académique : 2013-2014
UFR des Sciences de la Nature

MEMOIRE
Présenté pour l'obtention du Master 1 de Productions Animales

Option : Biologie et Productions Animales

~ . ~
GESTION TECHNIQUE D'UNE FERME
AVICOLE: CAS DE L'ELEVAGE DE
POULETS DE CHAIR (Gallus gal/us
domesticus)

Présenté par :
M. MANH Charles Marcel Béao
Le 20/02/2015
Devant un jury composé de

Président du jury Examinateur Responsable scientifique

Dr. OUATTARA Siaka Dr. TRAORE El Hadj Dr. TRAORE Beh


Maitre-assistant Assistant Assistant
1

TABLE DES MATIERES

DEDICACE IV

REMERCIEMENTS V

SIGLES ET ABREVIATIONS VI

Liste des tableaux VII

Liste des figures VU

Liste des photographies VII

RESUM.E vm
INTRODUCTION 1

CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRPHIQUE 2

1.1- Elevage en Côte d'Ivoire 2

1.2- L'aviculture en Côte d'Ivoire 2

1.2.1- Généralité 2

1.2.2- Systèmes de production 3

1.2.2.1- Aviculture traditionnelle 3

1.2.2.2- Aviculture moderne 4

1.3- Forces et faiblesses de l'aviculture 5

1.3. l- Forces de l'aviculture en Côte d'Ivoire 5

1.3.2- Faiblesses de l'aviculture ivoirienne 5

1.4- Connaissance du poulet 6

1.5- lnfrastructures 6

1.6-Conduite d'élevage 7

1.6.1- Préparation du bâtiment. 7

1.6.2- Accueil et installation des poussins 7

l.6.3- Distribution alimentaire 8

1.6.4- Eau 8

1.6.5- Gestion technique de l'élevage de poulets de chair 9


il
1

1.7- Suivi sanitaire 10

CHAPITRE Il : MATERIEL ET METHODES 11

2 .1 MATERIEL 11

2.1.l- Site d'étude 11

2.1.2- Matériel animal 11

2.1.3- Matériel végétal 11

2.1.4- Matériel technique 12

2.2-METHODES 15

2.2. l- Pratique de ! 'élevage 15

2.2.2- Paramètres zootechniques 17

CHAPITRE m : Résultats et discussion 19

3. 1- Résultats 19

3. l. 1- Poids moyen (PM) 19

3.1.2- Consommation alimentaire 20

3.1.3-Gain moyen quotidien (GMQ) 20

3.1.4-Indice de consommation 21

3 .1 .5- Taux de mortalité (TM) 22

3.2- Discussion 22

CONCLUSION ET PERSPECTIVES 25

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 26

ANNEXES 28

lii
1

DEDICACE

Je dédie ce mémoire :

A mon unique Dieu, créateur du ciel et de la terre qui m'a toujours aidé dans mes études.

A mon père, M. MANH Ouei pour son soutien matériel, financier et moral.

A ma mère, Mme. KP ANNIEU Nouobo Célestine pour ses prières et ses conseils.

A mon frère et tuteur SAKE Sylvain pour les bonnes conditions de travail dans lesquelles
j'ai été.

A tous mes frères et sœurs pour leurs différentes prières.


1

REMERCIEMENTS

Je tiens à exprimer mes profonds remerciements à l'UFR SN pour les différents enseignants mis à
la disposition des étudiants pour leur formation et les bonnes méthodes de travail mis en jeu.

Au Président de l'Université Nangui Abrogoua pour sa bonne gestion de l'institution.


Au Doyen de l'URF-SN pour son engagement pour la réussite des étudiants.
A Docteur SORO Dofara, responsable des Master de Productions Animale de l'Université Nangui
Abrogoua pour son soutien sans faille.

Le Docteur TRAORE Beh, mon responsable scientifique pour ses conseils et son implication
infaillible à la réalisation de ce travail. Que Dieu le lui rende au centuple.

A tous les enseignants de la filière de Productions Animales pour la diffusion de leur savoir.
J'exprime ma profonde et sincère gratitude à M. DOSSO Zoumanan, mon maitre de stage, pour le
soutien technique et l'esprit de famille dont ils ont fait montre lors de mes manipulations à la ferme.

A DOSSO Moustapha, volailler de la ferme sur laquelle s'est déroulé mon stage, pour sa
disponibilité et son courage.

A ma famille et à tous mes amis pour le soutien.


1

SIGLES ET ABREVIATIONS

ANADER : agence nationale d'appui au développement rural

CORPEN : comité d'orientation pour des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement

FIRCA : fonds interprofessionnels pour la recherche et le conseil agricole

GMQ : gain moyen quotidien

IC : indice de consommation

INRA : institut national de la recherche agronomique (France)

IPRAVI : inter profession avicole ivoirienne

MIRAH : ministère des ressources animales et halieutiques

PA : productions animales

PDDAA : programme détaille pour le développement de l'agriculture africaine

PM : poids moyen

SIPRA : société ivoirienne de productions animales

TEC : tonne équivalent carcasse

TM : taux de mortalité

TV : taux de viabilité

UACI : union des aviculteurs de Côte d'Ivoire

vi
1

Liste des tableaux


Tableau I : Normes d'occupation des poulets de chair dans le bâtiment d'élevage 7
Tableau II : Occupation du bâtiment d'élevage lors de l'expérience pour 1551 sujets 16
Tableau ID: Consommation alimentaire hebdomadaire 20
Tableau IV : Evolution du GMQ 21
Tableau V : Indice de consommation hebdomadaire des poulets 21
Tableau VI : Taux de mortalité de la bande étudiée 22

Liste des figures


Figure 1: Courbe de la croissance pondérale témoin et de la bande étudiée en fonction de l'âge
des pou I ets : 19

Liste des photographies

Photographie 1 : Poussins d'un jour 11

Photographie 2: Batiment d'élevage 12

Photographie 3 : Boutei lie de gaz 13


Photographie 4 : Radian 13
Photographie 5: Mangeoir 1er age ................................................................................•......... 13
Photographie 6 : Lampe 13
Photographie 7 : Abreuvoir .............................................•....................................................... 14
Photographie 8 : Pulvérisateur 14

Photographie 9 : Mètre 14
Photographie 10 : Peson 14

vii
1

RESUME

Le lot de 1551 poussins de chair de souche Ross 308 soumis à notre étude a été fourni par la société
FOANI. Cette bande a été élevée durant une période de 39 jours. La croissance, le gain moyen
quotidien, l'indice de consommation et le taux de mortalité ont été étudié.

Nos travaux ont été possibles grâce à une conduite d'élevage respectant l'alimentation et un suivi
sanitaire pour mener la gestion technique. Ainsi nous avons suivi l'évolution du poids, le taux de
mortalité et l'indice de consommation.

A la fin de la période d'élevage, les performances zootechniques ont donné un poids moyen de
nos poulets de chair de 1500 g. Puis un taux de mortalité de 4,45 %, un gain moyen quotidien de
38,38 ±19,14 et un indice de consommation de 2, l ±0,7 ont été enregistré.

Mots clés : poulets de chair, gestion technique, performances zootechniques, élevage.

ABSTRACT

The batch of 1551 chicks of tlesh of stock Ross 308 subjected to our study was provided by
company FOANT. This band was bigh during one 39 days period. The growth, the daily average
profit, the index of consomption and the death rate were studied.

Our work was possible thanks to a control of breeding respecting the food and a medical follow-
up to carry out technical management. We followed the evolution of the weight, the death rate and
the index of consomption.

At the end of the period of breeding, the zoo technical performances gave a weigbt of 1500 G
Then a death rate of 4,45 %, a daily average profit of 38,38 ±19,14 and an index of
consomption of 2, 1 ±0,7 was recorded.
Key words: table fowls, technical management, zoo technical performances, breeding

vili
INTRODUCTION

L'élevage est un moyen pour satisfaire la sécurité alimentaire et les objectifs de développement
humain, environnemental et sociétal (INRA, 2011).

Les produits d'élevage sont les principales sources de protéines pour les humains.

Dans la sous-région et plus particulièrement en Côte-d'Ivoire, l'élevage de volailles et plus


précisément l'élevage de poulets de chair prend de l'ampleur. De ce fait, la Côte-d'Ivoire tend
vers l'autosuffisance (Ayssiwede S.B. et al, 2011) en ce qui concerne les produits avicoles car
la production avicole correspond à 17 330 TEC et couvre 96 % des besoins des populations
ivoiriennes en volailles. Cela a été possible grâce à la mise en place de l'UACI (l'Union des
Aviculteurs de Côte-d'Ivoire) en 1989 et l'INTERA VI qui pour cette dernière regroupe les
industriels producteurs et distributeurs d'intrants (UACI, 2002). Toutes ces structures
contribuent à 1 'accroissement des productions avicoles en assurant la formation continue des
aviculteurs (Fofana, 2009).

Malgré les efforts politiques et les exploits observés en Côte-d'Ivoire, les exploitations avicoles
sont confrontées à des difficultés. De plus en plus ces exploitations avicoles implantées dans
les zones périurbaines ont des lacunes dans le cadre de la gestion de leurs activités (SIPRA
2009).

Il se pose donc le problème du suivi technique d'une ferme avicole et plus particulièrement
celui de poulets de chair. Comment donc réussir une bonne gestion technique d'une ferme
avicole pour produire des poulets de chair dans un délai convenable et à un poids vif marchand ?

L'objectif général de cette étude est de contribuer à l'amélioration des techniques d'élevage.

Les objectifs spécifiques sont les suivants : obtenir des poulets de chair ayant une bonne
évolution de la croissance dans le temps ; un indice de consommation raisonnable et surtout
avec un bon état de santé qui induira un faible taux de mortalité.

Le présent mémoire s'articule autour de trois grands chapitres. Le premier chapitre ; la revue
bibliographique fait le point sur l'état de l'élevage en Côte d'ivoire en générale et du poulet de
chair en particulier. Le deuxième chapitre expose le matériel et la méthodologie adoptée pour
mener à bien cette étude, et le troisième présente les résultats et la discussion.
1
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRPIDQUE

1.1- Elevage en Côte d'Ivoire


La Côte d'Ivoire n'avait pas une vocation pastorale. La pratique de l'élevage se limitant à la
juste satisfaction des besoins quotidiens de la famille (Loukou et al, 2009). Dès lors, l'Etat de
Côte-d'Ivoire a engagé un certain nombre de mesures qui ont induit le développement de
l'élevage et par conséquent un accroissement des productions.

En effet, la production nationale de viandes et d'abats qui était estimé à 23 000 tonnes
équivalents carcasses (TEC) en 1975 est passé à 34 300 TEC en 1980 puis à 56 500 TEC en
1997 soit un taux de croissance annuel de 4,2 %. En 1999, le taux de couverture des besoins en
consommation par la production nationale était de 54 % pour les viandes et abats et de 12 %
pour le lait et les produits laitiers. En 2002, le cheptel était estimé à 1 662 000 têtes de bovins,
l 290 500 têtes d'ovins, 982 700 têtes de caprins et 8 541 000 têtes de volailles dans le secteur
moderne (PDDAA, 2005).

Les besoins en consommation des produits d'origine animale en Côte d'Ivoire étaient de 130
523 Tonnes Equivalent Carcasse (TEC) en 2007, contre une production moyenne de l'ordre de
45 236 TEC, soit un déficit de 65,34 %. Cette consommation globale est composée de 48 % de
viande bovine, 29 % de porcs, 14 % de volaille et 9 % d'ovins et caprins.

1.2- L'aviculture en Côte d'Ivoire

1.2.1- Généralité
L'aviculture présente de nombreuses potentialités, comme la courte durée du cycle de
reproduction et de production, un retour rapide sur les investissements, la forte accessibilité à
toutes les couches sociales. Elle occupe une place de choix dans les stratégies de développement
et de lutte contre la pauvreté dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne (Bebay, 2006)
et d'amélioration de la sécurité alimentaire. En Côte d'ivoire, l'aviculture couvre environ 44 %
de la production totale nationale en viande (MIRAH, 2013).

Pour répondre aux besoins de plus en plus croissants des populations en protéines animales,
l'Etat de Côte d'Ivoire a initié dès les années 1960, divers programmes de développement de
ressources animales. Pour le secteur avicole, les premiers programmes ont porté essentiellement
sur la création de centres d'élevage avicole dans certaines villes du pays (Bingerville, Bouaké,
Daloa) (FIRCA, 2011). L'objectif de ces centres était d'assurer l'encadrement technique des

'
1
opérateurs et leur approvisionnement en intrants. C'est le point de départ de l'aviculture
moderne en Côte d'Ivoire.

Ces initiatives de l'Etat ont permis qu'à ce jour, la filière avicole ivoirienne possède l'ensemble
des maillons nécessaires pour son développement. Ces maillons sont entre autre : les
accouveurs, l'élevage de reproducteurs et la composition d'aliments industriels.

Ainsi, le secteur comptait un cheptel reproducteur d'au moins 280 000 têtes en 2010.
L'accouvage est assuré par une douzaine de couvoirs qui cumulent une capacité de production
annuelle de 40 millions de poussins d'un jour, avec une production réelle de 20,745 millions de
poussins; dont 17,312 millions de poussins chair et 3,433 millions de poussins ponte (FIRCA,
2011).

Les exploitants individuels étaient d'environ 1500 aviculteurs dont environ 1000 éleveurs de
poulets de chair et 500 producteurs d'œufs de consommation en 2010. La distribution des
produits se fait à travers deux circuits : le circuit moderne qui assurait la distribution de près de
50 % de la production de volailles, à travers une chaîne d'abattage et la distribution d'environ
10 % de la production d'œufs de consommation en produits conditionnés en 2010. Le circuit
traditionnel qui assurait également la distribution de 50 % de la production de volailles en
produits vifs et la distribution de près de 90 % de la production d'œufs de consommation
(FIRCA, 2011).

1.2.2- Systèmes de production


En Côte-d'Ivoire, les différents systèmes de production avicole sont les suivants :

1.2.2.1- Aviculture traditionnelle


En Côte-d'Ivoire l'aviculture familiale se caractérise par l'élevage de volailles en divagation et
en plein air, sans soins particuliers, avec un niveau de biosécurité très faible ou inexistant. Elle
se rencontre en milieu rural et urbain. L'aviculture familiale est de type extensif et nécessite
peu d'investissement financier et peu de travail. Ce type d'aviculture permet le recyclage des
résidus de cuisine. Cette absence d' alimentation équilibrée se reflète dans la
faible productivité réelle (Raux J. et al, 1999). Le fonctionnement du système
familial est à la base de sa faible rentabilité. Quelques améliorations suffisent pour la rendre
plus rentable (Koffi M.et al, 2001).

L'aviculture traditionnelle constitue environ 75 % du cheptel national qui a été estimé à 30


350 000 têtes en 2012 (MIRAH, 2013).
1
Son inconvénient est qu'elle est très peu productive (Danho, 2008). Les animaux sont
exposés à divers dangers tels que les prédateurs, les intempéries et les maladies (Abubakar et
al., 2007).

1.2.2.2- Aviculture moderne

L'aviculture moderne est représentée par l'aviculture semi-industrielle et l'aviculture


industrielle.

•:• L'aviculture semi-industrielle

L'aviculture semi-industrielle, utilise certaines techniques industrielles comme l'utilisation de


matériel génétique de haute productivité (souche sélectionnée), mais aussi des techniques
adaptées à l'environnement tropical pour limiter notamment les effets de la chaleur. Elle est
caractérisée par l'utilisation des techniques élaborées et des investissements importants avec un
fort recours aux intrants sanitaires et alimentaires. Les poussins et les aliments sont achetés
auprès des industriels spécialisés. Les effectifs dans les élevages varient de quelques centaines
à quelques centaines de milliers de poulets.

•:• L'aviculture industrielle

L'aviculture industrielle apparaît vers le milieu des années 1970 avec la mise en place des unités
de productions industrielles conformes aux normes internationales en matière de taille et de
technique de production. Ce système nécessite d'énormes moyens financiers, un système de
production automatisé.
1.3- Forces et faiblesses de l'aviculture

1.3.1- Forces de l'aviculture en Côte-d'Ivoire


L'aviculture contribue à l'approvisionnement rapide en protéines d'origine animale de la Côte-
d'Ivoire. Elle participe à la réduction de la pauvreté en offrant des emplois aux jeunes, aux
femmes et aux retraités (IPRAVI, 2009). Elle a l'avantage de s'appuyer sur un cheptel
traditionnel rustique, bien adapté à l'environnement naturel du pays (Koffi et al, 2001).

1.3.2- Faiblesses de l'aviculture ivoirienne


L'aviculture ivoirienne est, malgré les efforts énormes des gouvernants et des différentes
structures mises en place soumise à de nombreuses contraintes : les contraintes sanitaires,
socio-économiques, nutritionnelles et techniques.

Pour les contraintes d'ordre sanitaire nous notons l'émergence et la persistance des épizooties
qui peuvent handicaper certaines zones, puis la mauvaise utilisation des déchets issus de
l'élevage avicole.

En ce qui concerne les contraintes d'ordre socio-économique, nous pouvons mettre l'accent sur
les conditions difficiles d'accès au crédit auprès des banques pour l'installation des aviculteurs.
La concurrence due aux importations massives de viande de volailles, les difficultés foncières,
l'inexistence de plan d'aménagement du territoire, la non maitrise de l'environnement (foncier
rural, :fiscalité) (IPRAVI, 2009), et le cout élevé des intrants (M. Koffi et al, 2001) constituent
un frein à l'évolution de l'aviculture.

Les contraintes d'ordre nutritionnel et technique sont réparties comme suit: la pénurie fréquente
en matières premières (maïs, farine de poisson, tourteaux de coton), la mauvaise qualité des
aliments disponibles et la formation insuffisante des acteurs de l'élevage de volailles
(Guezodje, 2009).

c;
1
1.4- Connaissance du poulet
Les poulets appartiennent à la classe des oiseaux. Les oiseaux sont des vertébrés amniotiques à
température corporelle constante (Homéotherme) et élevée (41 °C à 42°C). Leur corps est
recouvert de plumes et leur tête prolongée par un bec puis d'autres caractéristiques
conditionnant leur physiologie et leur biologie (Bres et al, 1983).

Position systématique

Les poulets domestiques (Gallus gal/us) proviennent de croisements de trois espèces sauvages
qui sont Gallus Lafayette, Gallus sonnerati et Gallus varius (Smith, 1997).

La taxonomie des poulets est la suivante :

Règne : Animal
Embranchement : Vertébrés
Classe : Oiseaux
Sous-classe : Carinates
Ordre : Galliformes
Famille : Phasianidés
Genre : Gallus
Espèce : gallus domesticus

1.5- Infrastructures
Le bâtiment a pour rôle de protéger les volailles contre le milieu extérieur (la pluie, soleil, vent)
et contre les prédateurs (voleurs, chats, chiens et reptiles) (CORPEN, 2006). En élevage de
poulet de chair, il y a certaines normes à observer lors de la construction des bâtiments
d'élevage. Le bâtiment d'élevage est construit de sorte qu'à la fin de la bande il y est dix poulets
par mètre carré.

Généralement dans notre sous-région et plus précisément en Côte-d'Ivoire, le type de bâtiment


le plus utilisé est le bâtiment ouvert à système de ventilation naturel qui permet de créer un
environnement propice à l'élevage des volailles à moindre coût. La ventilation est essentielle
car elle permet de baisser l'humidité de la litière qui est favorable au développement des
parasites (Dayon et Arbelo, 1997).
1
Il faut noter que le bâtiment doit être muni d'un sas d'entrée qui doit permettre le respect du
principe de la séparation du secteur« zone d'élevage» et « zone extérieure».

1.6- Conduite d'élevage


La conduite de l'élevage se fait le plus souvent en bande unique à partir de poussins achetés
chez les accouveurs (Koné et Danho, 2008).

1.6.1- Préparation du bâtiment


Avant l'arrivée des poussins, il faut préparer la poussinière.

Pour cela, il faut faire un vide sanitaire d'au moins deux semaines pour réduire les risques
d'infection de la nouvelle bande de poulets qui sera mis en place.

Ensuite, il faut installer la litière, chauffer la poussinière, installer le matériel d'élevage


(mangeoires, abreuvoirs, éleveuses à gaz).

1.6.2- Accueil et installation des poussins


Il est conseillé de prendre comme norme d'occupation de la poussinière de prévoir 40 poussins
par m2• Cette norme va augmenter au fur et à mesure que les animaux croissent tel qu'établi
dans le tableau 1.

Tableau I: Normes d'occupation des poulets de chair dans le bâtiment d'élevage en fonction
de l'âge.

Age (semaine) Densité (par m2)


Oà2 40
2à4 20
4 et plus 10
Source : UACI 2000

Les caractéristiques pour une bonne qualité de poussins sont : les poussins doivent être bien
secs, avec un bon duvet, des yeux actifs, ronds et brillants, doivent être actifs et mobiles, avoir
un nombril bien cicatrisé, les pattes devraient être claires et cireuses au toucher, les poussins
devraient être exempt de toute déformation (par exemple : des doigts crochus, des cous tordus,
des becs croisés).

Après cette vérification, il faut peser les poussins pour avoir une idée de leur poids moyen.

7
1
1.6.3- Distribution alimentaire
En raison de leur croissance rapide, les poulets de chair ont des exigences très élevées en matière
de nourriture. Comparé aux autres catégories de volailles, l'aliment pour volailles de chair est
celui qui a les concentrations d'éléments nutritifs les plus élevées. Outre les teneurs élevées en
énergie et en protéines pour le développement de la masse musculaire, un apport suffisant en
minéraux soutient la croissance rapide du squelette. Les besoins en éléments nutritifs changent
en prenant de l'âge.

Choisir l'aliment de démarrage pour les poussins de chair

Durant les dix-huit à vingt et un premiers jours, on utilise un aliment de démarrage pour
poussins de chair qui se caractérise par une teneur en protéines particulièrement élevée (près de
22 % de protéines brutes). Cet aliment répond aux besoins élevés pour la formation de protéines
musculaires.

Choisir l'aliment d'engraissement

Avec l'âge, les besoins des animaux de chair se modifient; on augmente la teneur en énergie de
l'aliment d'engraissement, tandis que l'on réduit un peu celle des protéines brutes (formation
de graisse accrue en prenant de l'âge). Dans l'engraissement de poulets, il est courant de donner
un aliment sous forme de miettes et de granulés, car chez les volailles, cela induit une
consommation d'aliment plus élevée qu'un aliment en farine.

1.6.4- Eau
L'eau est le principal constituant du corps des poulets (près de 75 % à l'éclosion et 55 % à l'âge
adulte). Elle est indispensable à la vie. L'eau distribuée aux volailles doit être potable.

A une température normale, un poulet boit environ 2,5 à 3 fois plus qu'il ne mange (par exemple
300 ml d'eau bue pour 100 g d'aliment consommé). Cette consommation d'eau correspond en
quelque sorte à un besoin alimentaire.

A l'arrivée dans l'élevage des puits ou forage et jusque dans l'abreuvoir, des contrôles réguliers
doivent être effectués au moins deux fois par an. Pour la distribution de l'eau à l'intérieur de
l'élevage, un matériel de qualité est primordial pour garder toutes les qualités de l'eau.

A
1
1.6.5- Gestion technique de l'élevage de poulets de chair
La gestion technique a pour principes de faire la connaissance et la maitrise des composantes
participant au succès des productions.

Elle a deux objectifs principaux :

./ atteindre une bonne performance des oiseaux durant leur cycle de production jusqu'à
l'abattage,
./ préserver un bon état de santé et de bien-être des oiseaux.

Une bonne gestion technique nous permet une excellente vitesse de croissance, une bonne
conversion alimentaire, la viabilité et la bonne production de viande. Elle est basée sur une
bonne conduite d'élevage, une alimentation contenant un bon profil de nutriment, un système
de biosécurité et de prévention des maladies.

Pour ce faire, il est important d'établir une fiche élevage qui doit comporter les données
suivantes : la date de mise en place, l'origine de la souche, la mortalité journalière, le contrôle
du poids à l'arrivée et tous les cinq ou sept jours, le contrôle de la consommation journalière
d'aliment, les dates du programme de vaccination, les traitements, les produits utilisés et leurs
quantités (posologie).

q
1
1. 7- Suivi sanitaire
Analyse des dangers

Danger : agent biologique, physique ou chimique présent dans les denrées alimentaires
ou les aliments pour animaux pouvant avoir un effet néfaste sur la santé.

Risque : fonction de la probabilité et de la gravité d'un effet néfaste sur la santé du fait de
la présence d'un danger. Trois types de dangers sont pris en compte : dangers physiques,
dangers chimiques et dangers microbiologiques

Dans un premier temps il s'agit de recenser les dangers associés à l'élevage du poulet de
chair et ayant une incidence alimentaire. Les dangers biologiques pris en compte sont les
bactéries pathogènes Salmonella sp. Les dangers chimiques pris en compte sont les résidus
de médicaments vétérinaires et résidus de produits de nettoyage, de traitement de l'eau, de
produits contre les nuisibles et les mycotoxines.

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1

CHAPITRE II: MATERIEL ET METHODES

2 .1 MATERIEL

2.1.1- Site d'étude


Cette étude a été menée à N'dotré dans la commune d'Abobo non loin de la forêt du Banco
dans la ferme d'un particulier pendant les mois d'aout et septembre. Cette exploitation comporte
un bâtiment d'élevage, une chambre qui fait office de dortoir pour le volailler et les stagiaires.

2.1.2- Matériel animal


Notre étude a porté sur une population de 1551 poulets de chair de souche Ross 308
(photographie 1) achetés à la société FOANI. A la réception, les poussins avaient un poids
moyen de 3 8 g.

Photographie 1: Poussins d'un jour

2.1.3- Matériel végétal


Les poulets ont été alimentés à l'aide d'un mélange d'aliment de Koudijs et Maridav. La
formulation alimentaire s'est faite comme suit : 700 kg de mais mélangé à 300 kg d'aliment
concentré (Koudijs + Maridav) pour obtenir une tonne d'aliment. Pour le mélange, nous avons
ajouté de l'huile rouge comme liant.

11
1
2.1.4- Matériel technique
Ces animaux ont été élevés dans un bâtiment rectangulaire de type ouvert avec ventilation
naturelle de 130 m2 tel qu'illustré sur la photographie 2.

Photographie 2: Bâtiment d'élevage

Pour la réalisation pratique de l'élevage, il a été utilisé 2 radians à gaz et 2 bouteilles de gaz de
12 kg chacune pour chauffer les poussins; des mangeoires et des abreuvoirs de Ier et de 2eme
âge (25 mangeoires et 25 abreuvoirs pour le démarrage, 33 mangeoires et 33 abreuvoirs pour
la croissance) pour l'alimentation et la boisson des poulets; une litière pour protéger les poulets
contre l'humidité; un matériel d'éclairage (lampe à pile) pour la lumière; des fils pour la
suspension du matériel d'éclairage et les mangeoires; des bidons de 25 litres pour le service de
l'eau de boisson des produits vétérinaires; un pulvérisateur. Ces matériels sont représentés sur
les photographies 3 à 1 O.

Des seaux, une pelle, un mètre, un râteau, une machette, un couteau, un daba, des boites vides
de tomate de 2 kg, une brouette, un balai et un peson de 5 kg ont été aussi utilisé.

17
1

Photographie 3 : Bouteille de gaz Photographie 4 : Radiant

Photographie 6 : Lampe
Photographie 5 : Mangeoire 1 cr âge
1

Photographie 7 : Abreuvoir

Photographie 8 : PuJvérisateur

Photographie 9 : Mètre
PhotographielO :Peson

14
2.2-METHODES
Dans cette partie, la procédure de travail sera décrite, c'est-à-dire comment s'est effectuée
l'étude sur le terrain.

2.2.1- Pratique de l'élevage

•!• Préparation de la poussinière et installation des poussins

Dans le bâtiment d'élevage, un espace de 40 m2 qui faisait office de poussinière a été aménagé
pour la réception des 15 51 poussins.

Comme litière, du copeau de bois a été utilisé, le matériel d'élevage installé de façon alterné de
sorte que près de chaque mangeoire se trouve un abreuvoir. Les 2 radiants à gaz étaient dans
les deux largeurs de la poussinière de sorte à bien répartir la chaleur à l'intérieur de la
poussinière.

La poussinière était entièrement recouverte de bâche transparente et chauffé 2 heures avant


l'arrivée des poussins.

A l'arrivée des poussins, ils ont été comptés pour avoir leur effectif total tout en vérifiant leur
état physique ; les plus faibles ont été retirés pour des soins appropriés.

•!• Observation du comportement dans la poussinière

Le bâtiment n'était pas doté de thermomètre pour vérifier la température à l'intérieur de la


poussinière ; donc le comportement de nos poussins était observé de sorte à soit augmenter la
température, soit la baisser.

Nous avons noté trois critères d'observation du comportement des poussins : 1 °) lorsque les
poussins sont regroupés autour des radiants, c'est qu'il fait froid dans la poussinière d'où la
nécessité d'augmenter la température ; 2 °) quand les poussins s'éloignent des radiants pour aller
vers les extrémités de la poussinière, cela signifie qu'il fait très chaud à l'intérieur, il est donc
important de réduire la température et enfin 3 °) lorsque les poussins sont bien répartis dans la
poussinière, ce qui traduit une bonne ambiance dans la poussinière.

1,:;
1

Distribution de l'aliment et de l'eau


La distribution de l'eau et de l'aliment se faisait deux fois par jour: à 7 h le matin puis à 17 h
l'après-midi.

•!• Agrandissement de la poussinière

La poussinière a été agrandit en fonction de l'âge des poussins vu qu'ils gagnaient en poids.
L'agrandissement de notre bâtiment a suivi l'évolution établit dans le tableau Il.

Tableau II: Occupation du bâtiment d'élevage lors de l'expérience pour 1551 sujets

Age (jour) Surface occupée

11-14 40m2

14-114 55 m2

114-122 85 m2

122-129 100m2

129-139 130 m2

Source : notre étude

•!• Suivi sanitaire

Les abreuvoirs sont nettoyés chaque deux jours et désinfectés à l'aide de VIRUNET une fois
par semaine ; quant aux mangeoires, elles sont nettoyées une fois par semaine.

Au cours de notre expérience, nous avons pratiqué un suivi sanitaire. Ces traitements sont
répartis en deux catégories: le traitement systématique et le traitement curatif (annexe).

Un bon nettoyage et une bonne désinfection des bâtiments sont la clé de la réussite des futurs
lots.
Les équipements d'élevage doivent être lavés et désinfectés lors des vides sanitaires. Ils seront
donc choisis de façon à faciliter au maximum ces opérations de nettoyage, aisément
1
démontables et accessibles dans la mesure du possible (système d'abreuvement, d'alimentation,
ventilation, chauffage ... ).

2.2.2- Paramètres zootechniques


Les paramètres zootechniques qui ont été calculé ici sont, le gain moyen quotidien, l'indice de
consommation à travers des pesées hebdomadaires des animaux et la quantification de l'aliment
servi aux poulets et le taux de mortalité.

•!• Gain moyen quotidien (GMQ)

C'est la différence de poids en gramme entre deux pesées, sur le temps exprimé en jours, entre
deux pesées par animal. Le GMQ doit être supérieur à 40. La formule est la suivante :

GMQ = (POIDS FINAL-POIDS INITIAL)/NBRE DE JOURS

•!• Indice de consommation (IC)

L'indice de consommation nous renseigne sur la qualité de l'aliment consommé pour produire
1 kg de poids vif. C'est le rapport de la quantité d'aliment consommé par le poulet sur le gain
de poids de l'animal pendant une période donnée.

Pour déterminer l'indice de consommation, la quantité d'aliment servi a été quotidiennement


pesée.

Cet indice de consommation ne doit pas être supérieur à 3, c'est à dire à trois kilos d'aliment
de bétail pour fabriquer un kilo de poulet. La formule est la suivante:

IC =Quantité d'aliment consommé (Kg)/ (Poids vif final - poids vif' initiale)

17
1
•!• Taux de mortalité

Le taux de mortalité est un facteur important de rentabilité puisqu'il influence aussi bien
l'indice de consommation que le prix de revient.

Pour déterminer le taux de mortalité, des inspections quotidiennes ( environ trois fois par
jour) sont faites dans le bâtiment pour ramasser les sujets morts ; noter le nombre de poulets
morts par jour.

Le taux de mortalité exprimé en pourcentage (%) est calculé à partir de la formule suivante

TM(%)= (Nombre de sujets morts/ Nombre de sujets mis en place) x 100

1R
CHAPITRE m : Résultats et discussion
3.1- Résultats
L'étude a consisté à suivre la gestion technique d'un lot de 1551 poulets de chair jusqu'à l'âge
de 39 jours.

3.1.1- Poids moyen (PM)


Dans cette population, 24 à 30 individus sont choisis chaque semaine pour les pesées.

Au début de l'élevage, 3 lots de 10 poulets ont été pesé et vers la fin de l'élevage 3 lots de 8
poulets ont été sélectionné au hasard pour être pesés.

La courbe de la bande étudiée évolue presque sirnilairement à celle de la bande témoin de la


première à la troisième semaine. De la troisième semaine jusqu'au 39ème jour d'élevage, on
observe une chute du poids moyen de la bande étudiée par-rapport à celui de la bande témoin.
Les écarts de croissance s'accentuent à partir de la quatrième semaine.

La figure 1 illustre l'évolution pondérale de la bande expérimentale et les résultats témoins


sur la fiche technique de Koudij s à travers les courbes de croissance.

poids (g) 2500 l


2000 i---------
1500

-+-BANDE EXP
1000 -+---------- ~TEMOINS

0
1 7 14 21 28 35 39 Age en joursj

Figure 1 : Courbe de la croissance pondérale témoin et de la bande étudiée en fonction de l'âge

des poulets.

1Q
1
3.1.2- Consommation alimentaire
La consommation alimentaire des poulets augmente en fonction de l'âge comme l'indique le
tableau III. Cependant, à partir de la quatrième semaine elle augmente lentement.

Les quantités d'aliment consommé par jour chaque semaine sont présentées dans le tableau
III.

Tableau m : Consommation alimentaire journalière

Age (jours) Consommation Consommation


moyenne d'aliment cumulée (g)
par poulet (g)

1
1-7 16,34 16,34
8-14 43,67 60,01
15-21 75,46 135,3
22-28 76,29 211,59
29-35 83,89 295,48
36-39 84,35 379,83

Source : notre étude

3.1.3- Gain moyen quotidien (GMQ)


Le gain moyen quotidien croit du premier jour d'élevage jusqu'à la troisième semaine ou il
atteint la valeur de 62,86. A partir de la troisième semaine, le GMQ évolue de façon non
proportionnelle.

On a obtenu un GMQ moyen de 38,38 ±19,14.

JO
1
L'évolution des GMQ de la bande expérimentale en fonction de l'âge est représentée par le
tableau IV.

Tableau IV : Evolution du gain moyen quotidien

Age (jours) Poids moyen (g) GMQ (g/j) Effectif


1 38 1551
7 120 11,71 1530
14 300 25,71 1521
21 720 62,86 1505
28 900 22,86 1498
35 1300 57,14 1490
36-39 1500 50 1482
Source : notre étude

3.1.4-Indice de consommation
Lors de l'étude l'indice de consommation, a eu un pic à la quatrième semaine ou il était de
2.9. L'indice de consommation moyen était de 2,1 ±0,7.

Les indices de consommation calculés par semaine sont présentés dans le tableau V.

Tableau V : Indice de consommation hebdomadaire des poulets

Age (jours) IC

1-7 1,4
7-14 2,6
15-21 1,3
22-28 2,9
29-35 1,5
36-39 2,9
Source : notre étude

n
1
3.1.5- Taux de mortalité (TM)
Les taux de mortalité par semaine sont confinés dans le tableau VI. Le taux de mortalité est
plus élevé lors du démarrage ou TM est égal à 2,99 et de 1,54 lors de la croissance.

Tableau VI : Taux de mortalité de la bande étudiée

Age Effectif Mortalité Mortalité %de %de


Gour) restant cumulée mortalité mortalité
des cumulée
1551
poulets
7 1530 21 21 1,35
Démarrage 14 1521 9 30 0,59 2,99
21 1505 16 46 1,05
28 1498 7 53
--
0,47
Croissance 35 1490 8 61 0,53 1,54
-
36-37- 1482 8 69 0,54
38-39
Source : notre étude

3.2- Discussion

Pour l'infrastructure, l'environnement et le personnel d'élevage nous avons noté


l'absence de pédiluve, d'autoluve. Le stock d'aliment était conservé dans le bâtiment d'élevage
au lieu d'être conservé dans un magasin en dehors du bâtiment d'élevage ; la présence de
mauvaises herbes autour du bâtiment d'élevage qui ont été pulvérisé à partir du 2oeme jour
d'élevage à l'aide d'herbicide ; la présence d'animaux errants dans l'exploitation, ceci est un
vecteur des contaminations des animaux d'élevage; le personnel d'élevage n'avait pas de tenue
conçue spécialement pour entrer dans le bâtiment d'élevage.

Concernant la méthode de travail, il faut noter aussi que le dosage de médicament en


poudre n'était pas fait à l'aide d'instrument de mesure approprié; le non-respect de la
posologie sur les notices des flocons de produits vétérinaires; le stock d'aliment n'a pas été
prévu d'avance, ce qui a causé la rupture d'aliment à un certain moment de notre étude. Cette

77
1
rupture a eu des inconvénients notables sur notre bande dont l'insuffisance de poids au temps
correspondant, la mortalité proche de la limite et un gain moyen quotidien faible.

Lors de cette étude, notre objectif était d'atteindre un poids moyen de 1600 à 1700 g à
33 jours. Nous avons obtenu un poids moyen de 1500 g à 39 jours d'âge tandis que la norme
observée sur la fiche technique, le poids moyen est de 2282 g à ce même âge. Cette contre
performance peut-être expliquée par la rupture d'aliment au 24eme jour d'élevage. En effet le
stock d'aliment disponible risquait de manquer, donc les poulets ont été sous alimentés.
Lors de ses études, Habyarimana (1994) a obtenu un poids moyen de 1240,73 g chez
des poulets élevés pendant sept semaines. Tandis que Mushambanyi et Balezi (2002) ont
obtenu, pour deux lots de poulets des poids moyens de 1560 à 1576 g en 45 jours. Ces résultats
sont inférieurs à ceux de notre étude. Cela peut être expliqué par la faible croissance qu'ils ont
obtenue. Habyarimana (1994) a obtenu un gain moyen quotidien de 23,81 g/j qui reste inférieur
à celui de notre étude (38,38 g/j). Bien que très élevé, le GMQ que nous avons obtenu reste

inférieur à la norme qui indique que le GMQ doit être supérieur à 40 g/j. Ce fait est imputable
à la sous alimentation des animaux à partir du 24eme jour à cause de la rupture de stock. Letty
June et Buenafe (1991) ont quant à elles obtenu un poids moyen de 1720 g à 45 jours.
Cette différence entre les poids moyens pourrait être aussi du à la qualité de l'aliment.
En effet, Habyarimana a noté, après des analyses bromatologiques que l'aliment donné aux
animaux soumis à ses études avait une insuffisance en ce qui concerne certains nutriments
(aliment non équilibré). Mushambanyi T. et Balezi N. ont utilisé la farine de blatte et de termite
dans la composition de l'aliment; quant à Letty June L. et Myrna M. Buenafe, elles ont utilisées
de la farine d'escargot pour leur composition alimentaire.
Aussi, nous pouvons ajouter que certains des animaux de Habyarimana étaient confrontés à la
coccidiose.

L'indice de consommation, lors de la conduite de notre élevage est de 2, 1 ±0, 7. La


norme voudrait que notre IC ne dépasse pas 3. D'autres auteurs tels que Buldgen et al. (1992)
puis Halima et al. (2007) ont obtenu respectivement un indice de consommation de 3,05 et 5,9.
Leurs indices de consommation sont supérieurs au notre ; cela signifie qu'ils ont eu à utiliser
une grande quantité d'aliment pour l'obtention un poids vif faible. Cet écart entre ces indices
de consommation serait du au ressources génétiques. En effet, Buldgen et Halima, bien qu'ils
aient élevés leurs poulets selon un système moderne, ont utilisé des poulets locaux africains.
1
Ces poulets ont du point de vue génétique une croissance lente que les races améliorées qui ont
été l'objet de notre étude.
Au niveau de la mortalité, nous avons obtenu en fin de bande un taux de mortalité de
4,45 %. Ce résultat est inférieur à la norme (5 %) (UACI, 2000) mais supérieur à ceux de
Kouadio et al (2010) qui ont enregistré un taux de mortalité de 2,56 % en élevage semi-intensif.
Cela peut-être dû à la conduite d'élevage car au cours de l'étude le poulailler a été partiellement
inondé par les eaux de pluies et les animaux ont été victimes de coccidiose.

?4
1
CONCLUSION ET PERSPECTIVES

En définitive nous pouvons noter que la gestion technique en élevage est très importante pour
la réussite d'un élevage. Une bonne gestion technique a un impact positif sur les performances
des poulets de chair. Par conséquent, il faut avoir un bon aliment du point de vue qualitatif qui
sera servi aux poulets à quantité raisonnable pour favoriser leur croissance.

En plus de cela il faut une bonne conduite d'élevage et apporter les soins symptomatiques et
systématiques aux poulets pour un bon rendement.

Cette étude est venue en complément aux recherches déjà réalisées en ce qui concerne la gestion
technique dans le cas d'élevage de poulets de chair. Ainsi, en perspectives, il est envisagé de:

. / former les aviculteurs dans tous les paramètres entrant en ligne dans la gestion technique
de poulets de chair,
. / mettre en place des stratégies pour accroitre les performances des poulets de chair.
REFERENCES BIBLIOGRAPIDQUES

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L, Missohou A., 2011. Elevage des poulets traditionnels ou indigènes au Sénégal et en
Afrique subsaharienne : état des lieux et contraintes, p 101
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commercial et familial en Afrique de l'Ouest: synthèse des rapports nationaux (Bénin,
Cameroun, Mali, Niger, Sénégal, Togo). Organisation des Nations Unies pour l' Alimentation
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démographiques et zootechniques de la poule locale dans le bassin arachidier sénégalais. Rev.
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13- Guide d'élevage, édition 2008. Guide d'élevage de poulet de chair Cobb, p 1
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management system in Northwest Ethiopia. Livest. Res. Rural Dev.
15- IPRAVI, 2009
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19-Loukou N.E., Yapi G.C.V., Touré G., Coulibaly Y., Rognon X., Kayang B., Youssao I.,
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20- Koffi K.M., Mamadou T.T. et Bakar B.M., 2001. L'élevage en Côte-d'Ivoire: poids
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23- Mushambanyi TM. B. et Balezi N., 2002.Utilisation des blattes et des termites comme
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République Démocratique du Congo, Tropicultura, pp. 10-16.
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25- Production-Fiche n° 7 juin 2009. Poulet de chair biologique.
26- Programme détaillé pour le développement de l'agriculture africaine (PDDAA), Avril
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28- Raux J., LaGrange M., Koné M. et Coulibaly M., Décembre, 1999. Etude de faisabilité:
une usine de fabrication d'aliment bétail et d'aliment volaille.
29- Smith A. J., 1997. Elevage de la volaille. Tome 2 .Edition Maisonneuve et Larose, 196 p,
27lp, 273p.
30- UACI, 2000. Diagnostic de la commercialisation des produits avicoles. Fasc., 75 p.

')7
1

ANNEXES
Tableau VII: Différents traitements et préventions des maladies

Age Maladie Produit vétérinaire Dose


(en jours)
Jl-15 Stress Pantéryl (antibiotique lOOg/2001 d'eau
vitaminé)
-New castle +Bronchite -Izovac gumboro 3 -1 flacon pour 1 000
16 infectieuse QOulets
-Gomboro -H120-HB1 -1 flacon pour 1000
oulets
J7-J9 Infection bactérienne Antibiotique +antistress 10 ml /251 d'eau
(Aminotiv + Flumiquine)
114 rappel gumboro GM97 lflacon/1000
J16-J18 infection digestive Cofacoli solution 20ml / 25 1 d'eau
Jl9-J22 coccidiose Trisulmycine forte 120g /400 à 1000 1
d'eau
J23 rappel Newcastle Lasota/h 120 1 flacon pour 1 000
2èmeraEeelgumboro GM 97gumboro poulets
J30-J32 coccidiose Lobicox
infection bactérienne Cofacoli solution
J33-J36 coccidiose 120g /400à10001
infection bactérienne Trisulmycine forte d'eau
Source : notre étude

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