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0 PLAN DU COURS
CHAPITRE I : PRINCIPES GENERAUX
I.1 Introduction
I.2 Objectifs du cours
I.3. Comptabilité générale et comptabilité analytique d’exploitation
I.4. Définition et objectifs de la comptabilité analytique d’exploitation
I.5. Les coûts et le coût de revient
I.6. Les analyses fondamentales
I.7. Les systèmes de coût et coût de revient

CHAPITRE II : ANALYSE DETAILLEE DES LEMENTS CONSTITUTIFS DE


COUTS ET COUT DE REVIENT
II.1 Les matières
II.2 La main d’œuvre
II.3. Les charges diverses et leurs répartitions par centre d’activités

CHAPITRE III : LA COMPTABILISATION DES COUTS ET COUT DE REVIENT :


L’AUTONOMIE DE LA CAE.

III.1 Organisation générale de la CAE


III.2 Le plan comptable
.
Bibliographie

- Professeur KINZONZI Mvutukidi : Comptabilité analytique gestion et développement


Tome II
- Bet’Or LOKO Tuzolana et Louis Samba Zamambu : Comptabilité Générale, Afrique,
Edition Kinshasa 2000. .
- Bet’Or LOKO Tuzolana et Louis Samba Zamambu : Comptabilité analytique,
Afrique, Edition Kinshasa 2000.
- P. Alphonse Verhulst : Comptabilité Générale, Edition CRRP/Kinshasa.
- Bernard Christophe : Comptabilité : ses mécanismes, Université de paris 2, 2008
- Bernard Christophe : Comptabilité : analyse financières, Université de paris 2, 2008

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COURS DE CAE A L’USAGE DES ETUDIANTS EN INFORMATIQUE ET EN STATISTIQUE
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CHAPITRE I PRINCIPES GENERAUX


I.1. Introduction
L’histoire nous renseigne que les preuves de l’existence de la comptabilité ont été
trouvées dans toutes les anciennes civilisations.
En effet, la comptabilité est venue de l’ancienne Egypte (vers 2.500 J.C), de Babylone
(vers 2000 avant J.C), les hébreux (vers 900 avant J.C) de la Grèce et de Rome.
Cette comptabilité, par laquelle le caissier ou le comptable enregistraient les entrées et
les sorties de caisse, les achats et les ventes, est devenue, avec le temps, une véritables
technique et science en même temps au service de la gestion.
L’évolution et la révolution industrielle ont intercalé entre achat et vente une série
d’opérations suivantes qui ont obscurci la relation achat-vente : transport, stockages,
transformations, rémunération du personnel, avantages sociaux, obligations fiscales,
financement de l’entreprise, amortissement de l’outil de production, investissements etc...
La complexité de ces opérations a fait sentir la nécessité d’une notification, d’une
tenue des comptes, bref d’une comptabilité pour les besoins de la gestion. Cette comptabilité
n’est rien d’autre qu’un outil au service dont doit se servir tout chef d’entreprise pour
contrôler les activités avec comme souci majeur la prise de décision pour orienter la bonne
marche et le bon fonctionnement de l’entreprise.

I.2. Objectifs du cours


Ce cours de la CAE vise à former un technicien capable de manier avec maîtrise les
aspects de la comptabilité liés à la production des biens et des services. A la fin de ce cours,
l’étudiant qui nous aura suivis, devra être en mesure de compétences ci-après :
1° Calculer la méthode arithmétique :
 le coût d’achat des matières achetées pendant la période de calcul prise en compte ;
 le coût de production des produits finis fabriqués et des services prestés pendant la période
de calcul considérée
 le coût de distribution des produits et services vendus pendant la période de calcul prise
en compte ;
 le coût de revient des produits et services vendus pendant la période de calcul considérée
et fixer le prix de vente ;
 les résultats analytiques réalisés d’abord par produits ou services et enfin, le résultat net
d’exploitation.
2° Calculer les différentes marges, élaborer le tableau d’exploitation fonctionnel et dégager la
valeur ajoutée par les trois méthodes : soustractive, additive et par le tableau de formation de
résultat.
3° Analyser les charges et les produits de chaque fonction de l’entreprise et de l’entreprise
elle-même toute entière, d’en analyser les conditions internes d’exploitation.
4° Passer ; au journal et au grand livre, toutes les écritures que requiert la tenue de la CAE.

I.3. Comptabilité Générale et Comptabilité analytique d’exploitation.


I.3.1. Comptabilité générale
Elle est une comptabilité commerciale et financière qui est à la base de toute
organisation comptable dans une entreprise. Elle est qualifiée de générale parce que dans
toutes les organisations, elle est présente et c’est elle qui permet aux entreprises de calculer
les résultats à déclarer aux fiscs.

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Elle enregistre toutes les opérations qui affectent le patrimoine de l’entreprise et


dresse, à la fin de l’exercice comptable, un bilan qui est la photographie de la situation nette
de l’entreprise à un moment donné.
Elle permet aussi à l’entreprise de ne pas être renfermée ou repliée sur elle-même,
mais plutôt d’être ouverte au monde extérieur.

I.3.2. Comptabilité analytique d’exploitation


Pendant que la comptabilité générale se borne à recueillir et classer les informations
chiffrées de l’entreprise et les relations de cette dernière avec son environnement
(fournisseurs, clients, créditeurs, banques, administrateurs publiques, Etat…) la comptabilité
analytique d’exploitation, comme fonction spéciale de la comptabilité générale, exploite les
informations de cette dernière dans le but d’interpréter la gestion au cours d’une période
révolue et préparer des décisions pour l’avenir.

I.3.3. Comparaison entre comptabilité générale et comptabilité analytique

d’exploitation

N° Critère de comparaison Comptabilité générale Comptabilité analytique


1 Au regard de la loi Obligatoire Facultative
2 Optique Externe Interne
3 Classement des charges Par nature (60 à 68) Par fonction ou destination ou centre
de responsabilité
4 Aspect du résultat Global et synthétique Détaillée et analytique
5 Périodicité Annuelle Mensuelle, trimestrielle, semestrielle,
annuelle
6 Normalisation Conforme au PCGC Aucune norme imposée
7 Règles Rigides et normatives Souples et évolutives
8 Nature de l’information Précise et certifiée formelle Rapides et pertinentes
9 Utilisateurs Directions et tierces Tous les responsables dans
personnes l’entreprise
10 Objectifs D’ordre financier (Etats de D’ordre économique (rentabilités)
synthèse)
11 Horizon Passé Présent et futur
12 Documents de base ou Externes Internes et externes
pièces justificatives

I.4. Définition et objectif de la comptabilité analytique d’exploitation


La comptabilité analytique d’exploitation est une technique d’analyse des charges et
des produits d’une entreprise qui a pour objet :
1° L’évaluation des biens produits et vendus
2° Le contrôle des conditions internes de l’exploitation

I.4.1. Evaluation des biens produits et vendus

L’entreprise commerciale ou industrielle transforme et adapte aux besoins des


consommateurs, les matières et les marchandises qu’elle achète.

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Le travail d’adaptation ou de transformation accroît la valeur des biens achetés. Le


coût de revient ou valeur finale de ces biens produits est alors égal à la somme :
 De valeur d’acquisition des éléments constitutifs ;
 De la valeur ajoutée par l’action d’adaptation ou de transformation de l’entreprise.

Le calcul des coûts ou valeurs ajoutées et de coût de revient répond à un double


objectif :
 Déterminer les prix de vente ou contrôler leur rentabilité ;
 Fournir les bases d’évaluation de certains éléments d’actifs, tels que les stocks.

Exemple : Une entreprise de construction métallique a fabriqué de petits hangars en tôles


ondulées. La tôle nécessaire lui a coûté 10.000 FC ; elle a dépensé pour les produire et pour
les vendre 5.000 FC. Si elle a produit 5 hangars, le coût de revient ou valeur finale d’un
hangar est de (10.000 FC + 5.000 FC) / 5 = 3.000 FC.
La connaissance de ce coût de revient permet de fixer le prix de vente, ou de porter au
bilan la valeur de stock si les hangars ne sont pas vendus.

a. Détermination des prix de vente ou contrôle de leur rentabilité.

Le prix de vente est calculé à partir du coût de revient pour procurer un bénéfice à
l’entreprise. La rentabilité économique de l’entreprise est mesurée par le profit qu’elle réalise.
Mais le marché pour lequel produit l’entreprise peut se présenter sous des aspects
divers compris entre les deux extrêmes ci-après :

1° L’entreprise œuvre sur un marché sans ou avec peu de concurrence

Le calcul de son coût de revient permet dans ce cas, de fixer librement son prix de
vente pour avoir une rentabilité voulue et ne redoute en rien la perte de sa clientèle. Dans
l’exemple précédent, si l’entreprise est seule à produire des hangars en tôles ondulées ; si elle
devra avoir 20% de bénéfice sur le prix de vente, soit 25% sur le coût de revient, elle fixera
le prix de vente d’un hangar à : 3.000 FC x 1,25 = 3.750 FC.

2° L’entreprise produit pour un marché concurrentiel ou pour un marché réglementé

Dans ce cas, le prix de vente est fixé par la concurrence ou par la réglementation, et la
rentabilité est fonction du coût de revient. Plus le coût de revient est élevé, moins la rentabilité
est bonne.
Le calcul du coût de revient permet alors à l’entreprise de contrôler le niveau de sa
rentabilité.
Exemple : Le prix de vente étant fixé d’avance, il est question dans le cadre du contrôle de la
rentabilité, d’évaluer si ce prix de vente peut couvrir :
Le prix d’achat des matières nécessaires à la fabrication du produit ;
Les frais accessoires engendrés par le processus de fabrication du produit.
Généralement, le contrôle de la rentabilité a pour objet de déterminer le résultat par
branche d’exploitation ou par production en comparant pour chacune d’elle :

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 Le montant des ventes ;


 Le coût de revient ou la valeur finale de la production vendue, obtenue par addition
successives de différents coûts.
Exemple : Soit une entreprise qui vend deux articles A et B et dont le compte d’exploitation
générale pour une période donnée se présente comme suit :

Exploitation générale
Stock début 55.000 Stock fin 55.000
Achats 543.400 Ventes 935.000
Frais du personnel 242.000 Perte 48.400
Autres frais 198.000
1.038.400 1.038.400

Le compte d’exploitation présenté ci-dessus ne permet pas de connaître la contribution de


chaque produit à la perte globale. Pour savoir, il faut contrôler la rentabilité de chaque produit
par une analyse des ventes et des charges d’exploitation qui donnera par exemple les résultats
suivants :

Désignation Produit A Produit B


Ventes 220.000 715.000
Achats 210 .000 333.400
Frais du personnel 99.000 143.000
Autres Frais 88.000 110.000
Total charges 397.000 586.400
N.B : Variation de stock nulle
Nous en déduisons le bénéfice ou la perte d’exploitation sur chaque produit :

Désignation Produit A Produit B


Ventes 220.000 715.000
Coût de revient 397.000 586.400
Bénéfices 128.600
Perte 177.000

La perte de 48.400 FC est la résultante d’un bénéfice de 128.600 FC sur le produit B et d’une
perte de 177.000 FC sur le produit A. Ces renseignements peuvent conduire à modifier les
conditions d’exploitation de l’exercice suivant.

Le tableau d’exploitation générale

C’est un tableau de gestion courante qui permet de déterminer de manière simple le résultat
net d’exploitation, les éléments hors exploitation n’y sont pas intégrés.
Il enregistre du côté débit :
- le stock d’ouverture (comptes 30, 31, 32,…)
- les achats (comptes 39)
- les charges inhérentes à l’exploitation (comptes 61 à 68)
- le bénéfice net d’exploitation (solde créditeur)

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Par contre, au crédit sont enregistrés :


- le stock de clôture ouverture (comptes 30, 31, 32,…)
- les ventes nettes (70, 71)
- les réductions commerciales obtenues
- les produits financiers ou intérêts reçus(77)
- les autres produits et profits divers,
- les pertes nettes d’exploitation (solde débiteur)

b. Evaluation de certains éléments d’actif.

Il est rare qu’une entreprise écoule totalement sa production au cours de l’exercice ou


elle l’a fabriqué. En fin d’exercice, elle a toujours des stocks de matières premières et
consommables, des produits en cours de fabrication ou des produits finis.
L’évaluation de ces stocks, indispensables pour calculer le résultat et pour établir le
bilan, est donnée par les calculs de coût de revient.
Il peut se faire également que l’entreprise produise elle-même une partie de ses
équipements. Il faut calculer leur coût total pour les faire figurer dans l’actif de l’entreprise.

Exemple : Soit une entreprise des charpentes métalliques qui construit pour elle-même un
pont roulant pour lequel elle a dépensé :
 En achats de poutrelles et autres éléments : 20.000 FC
 En salaires et autres charges d’exploitation : 15.000 FC
Le coût de fabrication du pont roulant est de 35.000 FC, valeur pour laquelle il sera inscrit
dans les immobilisations.

I.4.2. Contrôle des conditions internes de l’exploitation


L’entreprise met en œuvre et combine de diverse manière les facteurs de production :
matières, équipements, personnel. Il faut en contrôler le rendement ou encore la productivité
c’est-à-dire la quantité des facteurs dépensée pour obtenir une unité de produit. Ce contrôle
repose essentiellement : sur l’analyse des charges relatives à chaque combinaison des facteurs
et sur la surveillance de leur évolution ;
Sur leur comparaison avec des normes préétablies permettant de calculer les écarts dont on
recherchera les causes.
A ce titre, la CAE fournit les éléments de nature à éclairer la prise de décision et elle devient
un précieux moyen de gestion. Par conséquent elle se hisse à un niveau plus prêt de la
Direction et met à la disposition de celle-ci les éléments de prise de décision de gestion.

Exemple : Soit un garage qui emploie six ouvriers. Le fonctionnement du garage engendre des
charges diverses dont l’analyse donne par exemple les résultats suivants :
Salaires 32.400 FC
Dépenses d’outillage 1.500 FC
Dépenses d’électricité 2.500 FC
Autres charges 4.000 FC
Total 40.400 FC

Si les ouvriers ont fourni 1.200 heures de travail, le fonctionnement du garage coûte par heure
de travail et pour la période considérée : 33,67 FC.
Supposons que le calcul pour la période suivante donne un coût horaire de 45 FC. On sera
conduit à chercher les causes de cette variation.

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Le contrôle des conditions de fonctionnement répond à trois ordres de problèmes que pose la
gestion d’une entreprise :

1° Des problèmes de commandement

Il existe surtout dans les grandes entreprises où les dimensions des établissements et
leur dispersion géographique entraînant une décentralisation des responsabilités.
Chaque Directeur devient responsable de sa gestion. Il faut alors en contrôler les
résultats et s’assurer qu’ils sont conformes aux directives générales données par la haute
direction.
Dans ce cas l’entreprise sera décentralisée ou découpée en centre de responsabilité ou
centre d’activité en fonction du critère d’homogénéité pour faciliter le contrôle de gestion qui
est basé sur le critère de responsabilité.

2° Des problèmes économiques

La production en grande série a pour corollaire la vente à faible marge bénéficiaire par
unité. Il faut donc surveiller étroitement le rendement des facteurs de production pour
comprimer le coût de revient pour être compétitif.
Les investissements importants entraînent de lourdes charges. Le contrôle des
conditions de fonctionnement permet de s’assurer que le volume de production est suffisant
pour couvrir normalement les charges d’investissements.

3° Des problèmes sociaux.

L’entreprise moderne cherche à créer un climat social satisfaisant en intéressant son


personnel :
Aux tâches qui lui sont confiées ;
Aux résultats obtenus.
Cet objectif ne peut être atteint que par une analyse de rendement qui permet de
donner au personnel l’information désirée et de calculer sa part dans les résultats
(gratification, etc.…).
Exemple : Soit une entreprise dont le comptable a ventilé les charges du compte
d’exploitation générale, autres que les achats de la manière suivante :
Nature de charge Montant Frais d’achat Frais de Frais
vente généraux
 Frais du personnel 160 .000 10.000 30.000 120.000
 Impôt et taxes 290.000 - 250.000 40.000
 Travaux, services, fournit 51.000 - 18.000 33.000
 Transports et déplacements 97.000 35.000 62.000 -
 Frais divers de gestion 76.000 5.000 2.000 69.000
 Frais financiers 18.000 - 15.000 3.000
 Dotations aux amortissements 42.000 - 11.000 31.000
Totaux 734.000 50.000 388.000 296.000

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Sachant que les achats se sont élevés à 2.500.000 FC et les ventes à 3.400.000 FC, que le
stock de début de l’exercice était de 450.000 FC et le stock de fin d’exercice de 430.000 FC,
on peut alors présenter le tableau d’exploitation fonctionnel ci-après :

TABLEAU D’EXPLOITATION FONCTIONNEL

Eléments de calcul Calculs Valeur Valeur relative


accessoires absolue
Ventes 3.400.000 100%
Achats 2.500.000
Frais d’achat (indirect relatif) + 50.000
Coût d’achat marchandises achetées 2.550.000
Stock début + 450.000
3.000.000
Stock Final - 430.000
Coût d’achat marchandises vendues 2.570.000 -2.570.000 75,59%
Marge brute 830.000 24,41%
Frais de ventes(CAMV) -388.000 11,41%
Marge nette (bénéfice brut) 442.000 13,00%
Frais de gestion (autre frais) -296.000 8,71%
Bénéfice net 146.000 4,29%

L’entreprise connaît alors la marge brute de bénéfice, le coût de bénéfice, le coût de la


fonction commerciale (par les frais de vente) et le coût de la fonction administrative (par les
frais généraux)

Le tableau d’exploitation fonctionnel


C’est un tableau explicatif du résultat net d’exploitation élaboré sur base d’une analyse
fonctionnelle de l’activité économique de l’entreprise.
Il est élaboré sur base :
 du tableau de reclassement des charges par nature en charges par fonction ;
 du tableau d’exploitation générale ;
 d’autres données issues de la comptabilité générale.

I.5. Les coûts et le coût de revient


I.5.1. Définition.
De plusieurs qui existent ; nous avons retenu celle de RAPIN qui définit un coût
comme étant un total des dépenses rapporté à un moment donné :
 soit à une fonction ou une partie de l’entreprise ;
 soit à un objet, une prestation de service, un groupe d’objets ou prestations de services pris
à un stade autre que le stade final de la livraison au client.
Par contre le coût de revient d’un objet, d’une prestation de service, d’un groupe
d’objets ou de prestations de services est constitué par le total des coûts relatifs à cet objet,
cette prestation de service, ce groupe d’objet ou de prestations de services parvenus au stade
final de la livraison aux clients.
Exemple : Dans une fabrique de télévisions, on peut calculer :
 le coût de production d’un poste (dépenses de fabrication relatives à ce poste) ;
 son coût de distribution (dépenses relatives exclusivement à sa vente) ;

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 son coût de revient (total des dépenses relatives à sa fabrication et sa vente ; c’est-à-dire
total de son coût de production et de son coût de distribution).
Donc un même produit peut avoir plusieurs coût, mais il n’a qu’un seul coût de
revient. La comparaison du prix de vente avec les coûts ou le coût de revient d’un produit
permet de calculer des marges et un résultat.
La marge est la différence entre le prix de vente et un coût, tel que le coût de
production, par exemple.
Le résultat est la différence entre le prix de vente et le coût de revient.

I.5.2. Différence entre coût de revient et prix de revient


Il reste important de souligner que le prix est la valeur d’un bien économique exprimée en
monnaie. C’est aussi le point de rencontre entre l’offre et la demande d’un bien économique
donné sur le marché. Ce terme prix ne peut donc être utilisé que dans les relations de
l’entreprise avec le monde extérieur. En amont (avant), l’entreprise est en contact avec les
fournisseurs (prix d’achat) et en aval (après) l’agent économique producteur ou prestataire des
services se met en contact avec les clients, dans ce cas la facturation est faite au prix de vente.
Le terme prix suppose donc l’enregistrement des flux économiques externes sur base d’une
facturation. Par contre, le coût est un aspect interne dans la mesure où il constitue l’ensemble
des charges engagées ou engendrées par l’action de l’entreprise. Les coûts sont calculés au
sein de l’entreprise et ne sont connus que par elle, ils ne font pas l’objet de facturation
explicite. Ils ne mettent pas non plus l’entreprise en relation avec le monde économique
extérieur.

I.5.3. La valeur ajoutée


La valeur ajoutée est un élément qui est toujours utile de dégager non seulement pour
l’entreprise, mais aussi pour la comptabilité nationale. Selon les besoins de la gestion on peut
calculer ;
a. la valeur ajoutée globale :
 Dans le commerce : c’est la marge brute à laquelle on soustrait les consommations
intermédiaires (compte 61, 62 et 63 de la comptabilité générale).
 Dans l’industrie : elle correspond à la différence entre d’une part la production vendue au
prix de vente augmentée de la production stockée ou diminuée de la production déstockée
et augmentée également de la valeur des travaux faits par l’entreprise pour elle-même
(compte 71,72 et 73) d’autre part, les consommations intermédiaires (comptes 61, 62 et
63).
Elle est donc égale à la marge sur coût d’achat des matières (premières et consommables)
diminuée des services et fournitures achetées à d’autres firmes.
On définit souvent la valeur ajoutée de deux manières dans les entreprises de production
outre celle relative au tableau de formation de résultat :
Méthode soustractive Méthode additive

Produits intermédiaires (71, 72 et 73) Charges et pertes diverses (64) + Charges


Personnel (65) + Contributions et Taxes
(66) à charges de l’entreprise + Frais
financiers (67) + Dotations (68) +
Eléments supplétifs
±Résultats avant contribution (85)
- Consommations intermédiaires (61, 62 et 63)
------------------------------------------------------ ---------------------------------------------
Différence = Valeur ajoutée Total = Valeur ajoutée
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b. La valeur ajoutée partielle


C’est la décomposition de la valeur ajoutée globale par produit ou par branche
d’activités de l’entreprise. Les calculs des valeurs ajoutées permettent de déterminer la part
des causes internes et celles des causes externes dans les variations du coût de revient.
Exemple : Les livres comptables de l’entreprise X donnent les renseignements ci-après :
1° Stocks : Initiaux Finals
Matières premières 234.000 Fc 222.000 Fc
Produits finis 162.000 Fc 147.000 Fc

2° Achats
Matières premières 888.000 Fc
Transport payé pour ce lot 21.000 Fc
3° Ventilation des charges diverses

N° Nature de charge Montant Fonction Fonction de Fonction de


Cpte d’Achat production distribution
61 Fournitures consommées 76.200 19.050 38.100 19.050
62 Transport consommé 27.000 7.000 2.000 18.000
63 Autres services consommés 43.800 3.800 38.000 2.000
65 Charges du personnel 183.000 23.000 150.000 10.000
66 Contribution et taxes 153.000 50.000 23.000 80.000
67 Intérêts 12.000 6.000 - 6.000
68 Dotations 72.000 18.000 36.000 18.000
72 Déstockage 15.000 9.000 3.000 3.000
Totaux 582.000 135.850 290.100 156.050

4° Ventes
Produits vendus : 1.695.000 FC
Calculer la valeur ajoutée et les différentes marges ainsi que le résultat.

La valeur ajoutée :
 Par le tableau de formation de résultat
N° Intitulé compte Débit Crédit
compte
71 Production vendue - 1.695.000
72 Production stockée (1) 15.000 -
610 Matières premières consommées (2) 921.000 -
611 Fournitures consommées 76.200 -
62 Transport consommé 27.000 -
63 Autres services consommés 43.800 -
1.083.000 1.695.000
81 Valeur ajoutée 612.000
81 Valeur ajoutée 612.000
65 Charge du personnel 183.000 -
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66 Contribution et taxes 153.000


67 Intérêts 12.000
TOTAL 348.000 612.000
82 Résultat brut d’exploitation - 264.000
82 Résultat brut d’exploitation - 264.000
68 Dotations diverses 72.000
83 =85 Résultat net d’exploitation ou - 192.000
résultat avant contribution
(1) Déstockage = Variation des stocks de produits finis soit, stock final – stock initial
147.000 Fc – 162.000 Fc = - 15.000 Fc
(2) Matières premières consommées = (SI + Achats – SF) soit (234.000 Fc + 888.000 Fc
+ 21.000 Fc ) – 222.000 Fc = 921.000 Fc
 Par la méthode soustractive
Valeur ajoutée = Produits intermédiaires (71 + 72 + 73) – Consommations intermédiaires ou
prestations externes (61 + 62 + 63)

* Ventes (71) 1.695.000


Matières et produits déstockés (72) 15.000 Fc
Matières premières consommées (610) 921.000 Fc
Fournitures consommées (611) 76.200 Fc
Transport consommé (62) 27.000 Fc
Autres services consommés (63) 43.800 Fc
Total 1.083.000 Fc
Valeur ajoutée = 1.695.000 Fc – 1.083.000 Fc = 612.000 Fc

 Par la méthode additive


Valeur ajoutée = Prestations internes (64+65+66+67+68) plus ou moins le résultat
d’exploitation (85)
Charge du personnel (65) 183.000 Fc
Contribution et taxes 153.000 Fc
Intérêts (67) 12.000 Fc
Dotations (68) 72.000 Fc
Total 420.000 Fc
Résultat d’exploitation (85) +192.000 Fc
Valeur ajoutée = 612.000 Fc

- Calcul des marges


Les marges correspondent au prix de vente diminué de différents coûts. Sur base des coûts des
différentes fonctions, on peut calculer les différentes marges dans un tableau d’exploitation
fonctionnelle.
Tableau d’exploitation fonctionnelle
1. Ventes ou chiffres d’affaires 1.695.000 Fc
- Achats 888.000 Fc
- Frais directs d’achats + 21.000 Fc
- Frais d’achats indirects + 135.850 Fc
2. Coût d’achat matières premières achetées 1.044.850 Fc
- Stock initial + 234.000 Fc
- Stock final -222.000 Fc
3. Coût d’achat matières utilisées 1.056.850 Fc 1.056.850 Fc
4. Marge sur coût d’achat matières utilisées 638.150 Fc
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5. Coût de production - 290.100 Fc


6. Marge sur coût de production 348.050 Fc
7. Coût de distribution -156.050 Fc
8. Marge nette ou résultat 192.000 Fc

I.5.4. La classification des coûts.


Il existe une grande variété de coûts dont le classement peut généralement se faire :
1° En fonction de leur objet :
On distingue alors :
 Les coûts fonctionnels : qui se rapportent soit à une fonction générale de l’entreprise
(approvisionnement), production ; vente, administration, fonction financière) soit à
certaines parties de l’entreprise (magasin, ateliers, services). Les fonctions sont les
différents centres d’activités d’une entreprise. On distingue les fonctions principales :
approvisionnement, production ou fabrication ou transformation et ventes) et les fonctions
auxiliaires (financière, administrative, etc…).
La fonction de production est celle qui caractérise l’industrie, par contre dans le
commerce, les marchandises sont achetées et revendues dans leur état ou avec une
légère transformation. Il y a lieu de noter qu’en comptabilité générale, les charges sont
classées suivant leur nature et présentent peu d’intérêt pour le contrôle de gestion.
Par contre la comptabilité analytique d’exploitation reclasse les charges par
nature en charges par fonction ou par centre d’activité et facilite ainsi le contrôle
de gestion.
 Les coûts opérationnels : qui se rapportent soit à une opération déterminée (usinage,
montage) soit à un produit particulier.
2° En fonction du stade d’élaboration d’un produit.
Dans une entreprise commerciale : où un produit est acheté, puis vendu en l’état, on
peut calcule :
 Un coût d’achat : total des dépenses effectuées pour stocker le produit, c’est-à-dire le
prix d’achat plus frais accessoires d’achat d’un produit prêt à être stocké ;
 Un coût de distribution : total des dépenses effectuées exclusivement pour la vente d’un
produit.
 Un coût de revient : qui n’est rien d’autre que la somme du coût de production et du coût
de distribution
Dans une entreprise industrielle où le produit acheté est transformé avant d’être vendu,
outre le coût d’achat et le coût de distribution, on peut calculer le coût de production
c’est-à-dire le coût de transformation des matières en produits finis apte à la vente.
3° En fonction de la période de calcul
La comptabilité analytique d’exploitation peut déterminer :
 Des coûts réels : qui sont calculés à partir des dépenses réelles pour une période révolue.
Ce sont des coûts historiques ;
 Des coûts préétablis : qui sont calculés à partir des dépenses estimées pour une période à
venir. Ce sont des coûts prévisionnels.
Les coûts préétablis ou prévisionnels sont des coûts de références dont la comparaison
avec les coûts réels permet de dégager les différences où écarts pour contrôler la
gestion de l’entreprise.
4° En fonction de leur relation avec le volume de vente ou de production
L’analyse des variations du coût de revient conduit à distinguer :
 les couts variables liés au volume de production ou de ventes ;
 les coûts fixes ou coûts de structure indépendants du volume de production ou des ventes.
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Exemple : dans une verrerie, le coût du verre nécessaire à la fabrication de bouteilles varie
avec le nombre de bouteilles ; par contre, le coût des bâtiments est indépendant de ce
nombre.
5° En fonction de l’importance de la production.
On distingue :
 le coût global : formé par le total des charges effectuées pour une quantité des biens
acquis, produits ou vendus,
 le coût unitaire : constitué par le coût global divisé par la quantité acquise.
Remarques :
S’il faut tenir compte d’autres critères de classification, on distingue :
1. Les coûts non liés au temps : ce sont des coûts relatifs aux biens et services produits
indépendamment de la période de calcul des coûts adoptée par l’agent économique.
C’est le cas des biens produits sur commende express du client (coût d’un navire, d’un
avion, d’une maison, d’une clôture…)
2. Les coûts liés au temps :ce sont des coûts engagées pour des produits à fabrication
continue et pour lesquels l’entreprise a pris l’option d’en calculer la valeur après une
période de temps bien déterminé. Par exemple : le coût de production des pains.
3. Coût marginal : c’est le coût résultant de la production d’une unité supplémentaire,
d’une prestation de l’entreprise ; bref c’est le coût de la dernière unité produite.
4. Coût différentiel : c’est le coût de la production d’un lot ou d’une série
supplémentaire des prestations : c’est le coût de la dernière série produite.
5. Coût irréversible : c’est un coût résultant d’une décision antérieure et qui ne peut
plus être supprimé dans l’horizon de temps sur lequel on raisonne.
Ex : Dotation aux amortissements s’appliquant à un matériel qui ne peut être
correctement utilisé ailleurs ;
- charges locatives engendrées par des baux non dénonciables à court terme.
6. Coût pertinent : c’est un coût qui doit être pris en compte dans l’analyse d’un
problème préalable à une prise de décision.
7. Coût d’opportunité : il constitue le manque à gagner résultant de renoncement à toute
utilisation d’un facteur de production qu’engendre un usage détermine dudit facteur.
C’est un concept plus économique que comptable car difficile à évaluer avec
précision.
8. Coût discrétionnaire : c’est un coût fixe qui n’a aucun rapport avec l’activité
courante de l’entreprise mais résultant des décisions de gestion de l’organe
décisionnel.
I.5.5.Schéma récapitulatif concernant la hiérarchisation des coûts

Prix d’achat Frais d’achat Frais de Frais de Frais Frais


production distribution d’Administation financiers

Coût d’Achat Coût de Coût annexes


distribution

Coût de production

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Coût de revient

Chiffre d’affaires = Prix de revient - Résultat

I.5.6. Flux des valeurs dans une industrie

Approvisionnement Production Distribution

Charges d’appro Charges de Charges de


production distribution

Coût de
distribution

Coût Magasin Coût de Magasin


d’achat Matières production Produits Coût de
Finis revient

Charges fonctions auxiliaires Q.P

M.P et M.C Frais du T.R + Bénéfice

Fournisseur P.V

Clients

Caisse/ Banque

I.6. Les analyses fondamentales


Il existe divers systèmes de coût de revient. Tous se fondent sur des analyses
suivantes :

I.6.1. Détermination des consommations et des coûts de matières.


L’exploitation d’une entreprise met en jeu, pour des besoins divers, un nombre
souvent important de matières ou de marchandises achetées à l’extérieur. La comptabilité
générale enregistre en principe, le montant des achats ainsi effectués. Mais le calcul des coûts
exige une connaissance détaillée des mouvements d’entrée et de sortie en quantité et en
valeurs.

I.6.2. Détermination des temps de travail et des coûts correspondants


La production d’une entreprise est assurée par son personnel dont les activités sont
variées. La comptabilité générale n’enregistre que le montant global des frais de personnel. Le
calcul des coûts est fondé sur la connaissance des temps consacrés aux diverses activités et
des dépenses qui en résultent.

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Le calcul est particulièrement important en ce qui concerne les opérations de


production ; c’est pourquoi l’analyse des temps de travail est souvent appelée ‘analyse et
contrôle de la main d’œuvre’

I.6.3. Répartition des charges par centre d’activités.


L’exploitation industrielle ou commerciale est fragmentée entre des services ou centre
d’activités divers, notamment :
Des services techniques, tels que les ateliers, les bureaux d’études, les services d’entretiens ;
Des services commerciaux tels que les services d’achat, la direction commerciale, les services
d’expédition, les magasins de ventes ;
Des services généraux, tels que le secrétariat, la comptabilité ; les services financiers, la
Direction générale.
L’activité des services est à l’origine des charges ; c’est pourquoi, la comptabilité
analytique, en première analyse, cherche à rapporter les charges d’une période aux centre qui
les ont produites, de manière à connaitre le coût de leur activité et souvent leur résultat.
Exemple : Monsieur Jean exploite un Hôtel Restaurant comprenant un immeuble acheté à
240.000 Fc et les immobilisations suivantes :
Matériel et mobiliers :
Hôtel 62.500 Fc
Restaurant 67.500 Fc
Bar 20.000 Fc
Installations :
Hôtel 150.000 Fc
Restaurant 40.000 Fc
Bar 10.000 Fc
A la fin du premier exercice, le compte « exploitation générale’ se présente comme suit :
Charges Exploitation Générale Produits
Achats 252.400 Stock 38.828
Frais du personnel 84.126 Ventes 389.600
Impôt et taxes 38.360 Recettes hôtel 62.520
Frais divers 58.746 Pertes et profits 4.884
Amortissements 62.200 495.532
495.832
Monsieur Jean voudrait connaitre les résultats de chacune des branches d’activités : hôtel,
restaurant et bar. A cet effet, la comptabilité réunit les renseignements suivants ;
1° les ventes se décomposent comme suit :
Ventes restaurant 209.600 Fc
Ventes bar 180.000 Fc
2° le livres des achats donne la ventilation suivante :
Achats denrée 79.761 Fc
Achat vins 81.294 Fc
Achat divers (liqueurs, apéritif) 91.345 Fc
3° le dépouillement des diverses dépenses donne les chiffres ci-dessous :
Désignation Hôtel Restaurant Bar
Frais du personnel 24.708 52.932 6.486
Impôt et taxes 840 19.120 18.400
Frais divers 17.948 27.706 13.092

4° les consommations ont été les suivantes :


Désignation Hôtel Restaurant Bar
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Denrées - 75.825 1.856


Vins 400 22.418 29.648
Divers 1.510 9.921 71.994
5° les amortissements sont pratiqués au taux suivants :
Immeuble : 30%
Matériel : 10%
Installations : 20%
L’amortissement de l’immeuble sera pris en charge par chaque exploitation en fonction de
surface occupée par chaque branche à savoir.
Restaurant : 2/8
Hôtel : 5/8
Bar : 1/8
Présenter le tableau de reclassement des charges par centre d’activité et le tableau des
résultats
Solution
a. Tableau de reclassement des charges par centre d’activités
Nature des charges Hôtel Restaurant Bar
Denrées - 75.825 1.856
Vins 400 22.418 29.648
Divers 1.510 9.921 71.994
Frais du personnel 24.708 52.932 6.486
Impôt et taxes 840 19.120 18.400
Frais divers 17.948 27.706 13.092
Amortiss matériel 62500*10/100=6.20 67500*10/100=6.70 20000*10/100=2.00
Amortiss installation 150M*20/100=30.000 40M*20/100=8.000 10M*20/100= 2.000
Amortiss immeuble 240M*5*0.30/8=4.500 240M*2*0.30/8=1.00 240M*1*0.30/8=900
Total 86.156 224.472 146.376
b. Tableau des résultats
Eléments Hôtel Restaurant Bar
Recettes(Chiffre A) 62.520 209.600 180.000
Charges 86.156 224.472 146.376
Bénéfice Recette-char=33.624
Perte 62520-86156=23.636 Recette-char=14.872

I.6.4. La répartition des charges par variabilité.


L’expérience montre que le volume des charges d’une entreprise ou d’un centre
d’activité varie avec la production ou le temps de travail. Mais cette variation n’est pas
uniforme et l’on est conduit à distinguer :
Des charges fixes, peu sensibles aux variations d’activités : il en est ainsi des loyers, des
primes d’assurance et plus généralement des charges liées à la structure de l’entreprise ou du
centre considéré ;
Des charges variables qui augmentent ou diminuent avec l’activité. On les considère souvent
comme proportionnelles.
Exemple : Si dans un atelier, le nombre d’heures de marche des machines passe de 500 heures
à 1.000 heures, la consommation de force motrice tend également à doubler.

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I.7. Les systèmes des coûts et coût de revient.


Des multiples systèmes de coûts et de coût de revient peuvent être construits à partir
des analyses fondamentales. Les plus courants sont :

I.7.1. Le système de coûts et coût de revient réels.


Dans ce système, toutes les charges enregistrées par la comptabilité générale sont
affectées aux coûts et aux coûts de revient des produits fabriqués et vendus.
Les coûts sont alors des coûts :
Etablis à posteriori c’est-à-dire lorsque sont connus toutes les charges de l’entreprise (coût et
coût de revient historique) ;
Calculés à partir des charges effectives de l’exploitation ;
Comprenant toutes les charges normales ou charges incorporables.
Ils sont calculés à partir :
De l’analyse des consommations de matières ;
De l’analyse des frais du personnel ;
De la répartition des charges par centres d’activité ou sections homogènes.
Exemple : Une entreprise fabriquant sur commande des appareils électro-menagers a, au
cours du mois de décembre, exécuté la commande n° 150 comprenant 3.000 appareils,
commande livrée au client pour un prix global de 20.000 Fc
Pour exécuter cette commande, il faut :
2.000 Kg de matières premières à 4 Fc le Kg
2.000 heures de main d’œuvre à 2,3 Fc l’heure.
Les autres charges de l’entreprise ont été ventilées en trois sections, ci-après :
production ; distribution ; administration.
Les résultats de cette ventilation sont donnés par le tableau suivant :
Nature de charges Total Frais de Frais de Frais
product° distribution administratifs
Matières consommables 2.000 2.000 - -
Frais du personnel 5.000 3.000 1.000 1.000
Travaux, fournitures et services ext. 3.200 2.070 500 630
Transport et déplacement 800 - 800 -
Frais divers de gestion 3.250 650 1.300 1.300
Frais financiers 750 - - 750
Amortissements 3.000 2.000 - 1.000
Total 18.000 9.720 3.600 4.680
L’entreprise a affecté ensuite les frais administratifs aux sections de production et de
distribution dans la proportion de :
60% à la section de production
40% à la section de distribution
Les frais de production sont imputés au coût de production des consommables
proportionnellement aux heures de main d’œuvre directes dont le total pour le mois considéré
a été de 10.000
Les frais de distribution sont imputés aux coûts de revient des commandes
proportionnellement au montant des ventes, dont le total pour les mois considérés s’est élevé à
100.000 Fc. Calculez le coût de production et le coût de revient de la commande n° 150.
Solution

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1° Répartition des frais administratifs :


Frais de production Frais de distribution
Répartition primaire 9.720 3.600
Frais administratifs 2.808 1.872
Total 12.528 5.472
Coût pour 1 heure de main d’œuvre 1,2528
Coût pour 100 Fc de vente 5,472

2° Coût de production de la commande n° 150 :


Il comprend :
Le coût matière première : 2.000 Kg à 4 Fc 8.000 Fc
Le coût de la main d’œuvre : 2.000 h à 2,3 Fc 4.600 Fc
Le coût des frais de production pour 2.000 heures de
Travail soit : 1,2528 x 2000 2.506 Fc
Total 15.106 Fc
3° Coût de revient de la commande n° 150 :
Il comprend :
Le coût de production, soit 15.106 Fc
Une quote-part des frais de vente à raison de
5,472 x 200 1.094 Fc
Total 16.200 Fc
L’entreprise a donc réalisé la commande n° 150 un bénéfice de : 20.000 Fc – 16.200 Fc =
3.800 Fc

I.7.2. Le système des coûts et coût de revient standards.


Le calcul des coûts et des coûts de revient est conduit comme dans le cas précédent
mais en partant des charges prévisionnelles.
Les coûts standards sont donc des coûts prédéterminés représentant ce que doit coûter
un produit donné à un stade donné.
La comparaison systématique des charges réelles d’une période avec les charges
correspondant aux coûts standards ou coûts préétablis de la production obtenue fournit des
écarts destinés à renseigner les responsables sur une gestion des centres d’activités et sur les
résultats de l’entreprise.
Exemple : Un atelier de plastique doit fabriquer des arrosoirs : les études techniques ont
permis de déterminer le coût standard de production d’un arrosoir de manière suivante :
- Coût matière première : 1 kg à 10 Fc 10 Fc
- Coût main d’œuvre et frais d’atelier : 0h 30’x 12 Fc 6 Fc
Coût de production 16 Fc
Au cours d’un mois, on a fabriqué 2.000 arrosoirs pour lesquels on a dépensé 2.050 Kg de
matières premières à 9 fc le Kg. L’atelier a travaillé pour cette production à concurrence de
980 heures revenant à 13 Fc l’heure. La comparaison du coût standard de la fabrication et des
dépenses réelles donne les écarts suivants :
a. Ecart sur coût de la matière première.
Nature de coûts Quantités Prix unitaire Montant
Standard 2.000 10 20.000
Réel 2.050 9 18.450
Ecarts - 50 +1 + 1.550

Le coût réel a donc permis de réaliser un gain sur le coût prévisionnel, qui s’élève à 1.550 Fc
expliqué comme suit :
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Perte sur la consommation de matière de 50 Kg à 10 Fc = 500 Fc


Gain sur le prix d’achat de matière de 1 Fc x 2.050 = 2.050 Fc
Total + 1.550 Fc
b. Ecart sur coût des heures d’atelier.
Nature de coûts Heures Prix unitaire Montant
Standard 1.000 12 12.000
Réel 980 13 12.740
Ecarts 20 -1 - 740
Le coût réel est supérieur au cout prévisionnel. On réalise donc une perte qui
s’explique par :
Un gain sur les heures de 20 h à 12 Fc 240 Fc
Une perte sur le taux horaire de 1 Fc sur 980 heures 980 Fc
Total - 740 Fc

I.7.3. Le système des coûts proportionnels ou direct costing.


Dans ce système le calcul des coûts n’a plus pour objet la détermination des coûts de
revient ; mais la connaissance des rentabilités des sections ou des productions de
l’entreprise.
Pour cette raison, seules les charges variables sont affectées aux coûts des produits et
on parle de coûts proportionnels ou de coûts directs c’est-à-dire qui varient directement avec
le volume de production ou de ventes.
L’objectif de ce système est de :
 Déterminer des marges de bénéfice par les différences entre les prix de vente et les coûts
proportionnels ;
 Surveiller la couverture des charges fixes par l’ensemble des marges.
Exemple : Un garage facture les réparations de voitures à ses clients sur base des heures
de main d’œuvre, les fournitures étant facturées séparément. Le directeur a fixé à 10 Fc le
prix de facturation de la main d’œuvre. Pour le mois d’octobre 2003, les frais de l’atelier
de réparation peuvent être analysés comme suit :
1° Frais variables, proportionnels aux heures de main d’œuvre.
Salaire 14.200 Fc
Charges sociales sur salaires 5.710 Fc
Petit outillage 50 Fc
Matières consommables 340 Fc
Electricité 170 Fc
Air comprimé 120 Fc
Total 20.590 Fc
2° Frais fixes résultant de la structure de l’atelier
Appointement du chef d’atelier 1.200 Fc
Charges sociales sur appointement 400 Fc
Amortissement du bâtiment 400 Fc
Amortissement du matériel et outillage 2.300 Fc
Prime d’assurance incendie 200 Fc
Total 4.500 Fc
Le total des heures facturées dans le mois a été de 3.600 heures. L’atelier a travaillé
3.550 heures dont 100 heures concernant des réparations non terminées à la fin du mois. En
outre des réparations terminées au début du mois d’octobre 2003 avaient déjà donné lieu à
150 heures de travail en septembre 2003.
L’évaluation des heures sur réparation en cours est faite uniquement en frais
proportionnels. Le coût de l’heure en septembre a été de 6Fc.
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Travail demandé :
Déterminer la marge de bénéfice sur les heures facturées et le bénéfice net du mois d’octobre
2003 ;
Déterminer pour quel nombre d’heures l’entreprise atteint le point mort ou seuil de rentabilité
c’est-à-dire le nombre d’heures pour lequel l’activité de l’atelier ne donne ni bénéfice ni perte.
Solution
1° Coût proportionnel des heures d’atelier
20.590 Fc : 3.550 = 5,8 Fc l’heure de main d’œuvre
Le coût des heures d’atelier se décompose donc en :
Coût des heures facturées : 5,80 x (3.550 – 100) = 20.010 Fc
Coût des heures de réparation en cours 5,80 x 100 = 580 Fc
Total = 20.590 Fc
2° Coût des heures facturées.
Coût des heures de septembre : 6 x 150 = 900 Fc
Coût des heures d’octobre : 5,80 Fc x 3.450 Fc = 20.010 Fc
Total 3.6000 20.910 Fc
3° Bénéfice sur l’activité de l’atelier.
Montant des facturations : 3.600 h à 10 Fc 36.000 fc
Coût proportionnel des heures facturées 20.910 fc
Marge de bénéfice 15.090 Fc marge/coût variable
Charges fixes - 4.500 Fc
Bénéfice net 10.590 Fc
4°Seuil de rentabilité ou point mort ou chiffre d’affaires critique de l’atelier.
Pour couvrir les charges fixes, sans bénéfice ni perte, l’atelier doit réaliser une marge
de bénéfice égale au montant des charges fixes soit 4.500 fc. La proportionnalité de la marge
au montant des facturations donne le montant de facturation égal au seuil de rentabilité par la
règle de trois simples suivante :

Chiffre d’affaires x charges fixes


CAC ou P.M ou S.R = ----------------------------------------- (chiffre d’affaire critique)
Marge sur coût variable

36.000 x 4.500
P.M ou S.R = ------------------------ = 10.735,587 = 10.736
15.090
Ceci veut dire que l’entreprise doit pour couvrir les charges fixes et variables sans
bénéfice ni perte, réaliser un chiffre d’affaires de 10.736 fc qui permet d’obtenir une marge
sur coût variable de 4.500 Fc. Autrement dit l’atelier doit facturer 10.736/10 = 1.073,6 heures.
Ainsi, le seuil de rentabilité ou point mort, autrement appelé BREAK EVEN est le
niveau d’activité pour lequel l’entreprise ne réalise ni bénéfice ni perte. Entant qu’indicateur
prévisionnel, le seuil de rentabilité se calcule le plus souvent à la création de l’entreprise ou
lorsqu’il y a eu réhabilitation de l’outil de production grâce aux nouveaux investissements.

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CHAPITRE II : ANALYSE DETAILLEE DES ELEMENTS

CONSTITUTIFS DE COUTS ET COUT DE REVIENT


Dans ce chapitre, nous allons étudier d’une façon détaillée et séparément les éléments
qui constituent les coûts et coût de revient à savoir : les matières, les frais de main d’œuvre et
divers autres frais.

II.1. Les matières


On désigne sous le nom général de matières, les éléments matériels que l’entreprise se
procure à l’extérieur et qu’elle met au stock en vue d’une utilisation ultérieure pour la
fabrication ou pour la vente.
Les matières comprennent :
 Les marchandises : objets, matières ou fournitures destinées à être revendus en l’état ;
 Les matières premières : objets, matières ou fournitures destinées à être incorporés aux
produits fabriqués. Exemple : Calcaire dans la fabrication du ciment
 Les matières consommables : objets, matières ou fournitures qui concourent seulement
d’une manière indirectes à la fabrication d’un produit fini et ne se retrouve pas dans le
produit. Exemple : Huile de graissage des machines utilisées pour la production.
 Les déchets et rebus : les déchets sont des résidus de toutes natures provenant de
transformation des matières premières et qui peuvent être réutilisés tandis que les rebus,
bien qu’étant aussi résidus provenant de la fabrication des matières, sont impropres à une
utilisation normale.
 Produits semi-ouvrés : produits qui ont atteint un état de la fabrication déterminé et
disponibles pour les transformations ultérieures. Exemple : Clinker dans une cimenterie.
 Produits finis : produits fabriquées par l’entreprise et qui sont destinés à être vendus,
loués ou fournis. Exemple : Ciment pour une cimenterie
 Emballage commerciaux : objets destinés à contenir les produits ou marchandises qui
sont livrés à la clientèle en même temps que leur contenu.
Exemple : Fûts vides

II.1.1. La comptabilité matière


1° Les approvisionnements.
L’approvisionnement débute avec les besoins de matières et se termine avec la
livraison de ces dernières aux services utilisateurs.
Une bonne organisation doit répondre aux conditions suivantes :
 Centraliser les besoins et les commandes sous la responsabilité d’un service unique : le
service des achats
 Vérifier la réception et la mise en stock des matières
 Contrôler les mouvements des matières à l’entrée et à la sortie.
Ceci exige l’établissement de divers documents et l’intervention de plusieurs services.
Les systèmes d’organisation varient suivant les entreprises, mais on peut les ramener au
schéma général ci-dessous :

OPERATION Services responsables Documents


Demande de marchandise ou  Elément spécial : service Demande d’achat transmise
matière utilisateur au service des achats

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 Elément courant : service


magasin
Choix du fournisseur Service des achats  Répertoire et fiches
individuelles de
fournisseurs
 Catalogues

Commande Service des achats - Lettre et bons de


commande adressées aux
fournisseurs
Réception et vérification des Service des magasins  Bons de livraison des
commandes fournisseurs
 Bons intérieurs de
réception transmis aux
services des achats
Enregistrement et règlement Service comptable  Factures des fournisseurs.
des factures  Visa du service des
achats
 Contrôle à l’aide du bon
de commande et du bon
intérieur de réception
Mise en stock et suivi Service de magasin  Fiches de stock (en
mouvements en quantités quantités)
 Bons intérieurs de
réception (entrée)
 Bons de sortie
Mouvements du stock en Service de comptabilité  Fiches de stock (en
valeur quantité et prix)
Imputation des coûts des  Factures (entrée)
matières  Bon de sortie
 Feuille d’imputation
Les documents indiqués dans le tableau précédent sont toujours établis en plusieurs
exemplaires de manière à être communiqués, par le service émetteur, aux services que
l’opération intéresse. Par exemple, le bon de commande sera établi en quatre exemplaires :
 un pour le fournisseur (original)
 un pour les magasins ;
 Un pour le service comptable
 Un pour le classement du service des achats
2° Le contrôle des consommations
Le service des magasins est responsable du mouvement des marchandises et des
matières. Il doit effectuer les opérations suivantes :
a. Mise en stock après vérification.
Le magasin est divisé en sections correspondant aux produits mis en stock : matières
brutes, matières ouvrées ou achetées à l’extérieur, matières consommables, produits semi-
finis, produits finis.
Les matières sont stockées dans chaque section d'après leur nature. Pour les pièces de petites
dimensions, on utilise souvent des caisses carrées pouvant recevoir des boîtes dont les
dimensions sont des sous-multiples des cases.
b. Distribution des matières aux services utilisateurs.

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Les heures de distribution sont fixées par le règlement de l’usine. Toute sortie donne lieu à
l’établissement d’un bon de sortie. Les bons de sortie sont imprimés sur feuillets détachables
d’un carnet à souches remis à chaque service utilisateur. Ils peuvent porter un signe distinctif.
Tout bon de sortie doit être signé par un chef de service responsable et fait en double
exemplaire : un pour le service des magasins, un pour le service comptable. Toute rentrée de
matériel donne lieu à l’établissement d’un bon de rentrée.
c. Enregistrement des entrées et des sorties.
Cet enregistrement se fait à l’aide des livres et des fiches dont l’ensemble constitue la
comptabilité matières.
Le service des magasins tient les livres suivants :
 un journal des entrées dans lequel sont inscrites chaque jour les matières entrées en
magasin (à partir des bons de réception) ;
 un journal des sorties dans lequel sont inscrites chaque jour les matières délivrées par les
magasins aux divers services de l’entreprise (à partir des bons de sorties).
A chaque matière correspond une fiche de stock sur laquelle sont reportées les inscriptions
des journaux relatives à la matière considérée.
3° Volume des stocks
Le volume des stocks doit être ajusté aux besoins de l’entreprise. S’il est trop important, il
représente une immobilisation de capitaux dont une partie devient alors improductive. S’il est
trop faible, la marche des ateliers et des services risque d’être défectueuse par manque
d’approvisionnements.
Il est donc nécessaire de déterminer le stock optimum.
Pour le faire, il faut connaitre deux données :
 la rotation des stocks ;
 le stock outil.
a. La rotation des stocks.
La rotation des stocks s’obtient en comparant deux éléments :
 Le volume des consommations ou de ventes ;
 Le volume moyen des stocks matières ou produits finis = (Stock initial + Stock final) :2
Le coefficient ou ratio de rotation est le rapport : Volume de consommations /Volume
moyen des stocks
On peut le déterminer soit par des quantités, soit à partir des valeurs
Exemple : une entreprise a vendu 10.000 unités d’un produit A dont le coût de revient était de
8.000.000 Fc et le pris de vente de 10.000.000 Fc. Au début de la période, elle avait en stock
1.500 unités à 750 Fc ; et en fin de période, son stock est de 2.500 à 850 Fc. Calculer le
coefficient de rotation des stocks.
- Détermination à partir des quantités :
Stock moyen = (1.500 + 2.500) : 2 = 2.000
Volume des ventes = 10.000 Unités
Coefficient de rotation = 10.000 : 2.000 = 5
On peut dire que le stock a tourné 5 fois dans l’exercice annuelle ou encore que le stock
moyen est consommé et doit être renouvelé au bout de 12 mois / 5 = 2,4 mois.
 Déterminer à partir des valeurs :
 Valeur stock initial : 750 Fc x 1.500 = 1.125.000 Fc
 Valeur du stock final: 850 Fc x 2.500 = 2.125.000 Fc
Total : 3.250.000 Fc
Valeur du stock moyen: 3.250.000 : 2 = 1.625.000 Fc
Coefficient de rotation du stock : 8.000.000 : 1.625.000 = 4,92

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NB : Dans le calcul à partir des valeurs, on doit tenir compte pour le volume des ventes,
du coût des revient des quantités vendues, pour que les deux termes du rapport soient
comparables.
Si on le déterminait à partir du prix de vente, on aurait un coefficient plus grand ; mais il
ne représenterait pas la rotation réelle. Il indiquerait simplement le sens de variation de
cette rotation par comparaison des ses valeurs successives.
b. Le stock outil
Le stock outil est le stock moyen que l’entreprise doit avoir, normalement pour pouvoir
travailler en sécurité avec le minimum d’investissement en stock.
LE stock outil est fonction de la vitesse de consommation des stocks. Il dépend également du
volume des commandes et de leur cadence de livraison.
Pour le calculer, il est nécessaire de connaitre le stock minimum et le stock maximum. La
vitesse de consommation des stocks permet de déterminer :
 soit le volume de chaque commande ; compte tenu de leur cadence de livraison
 soit la cadence de livraison, compte tenu du volume de chaque commande,
c. Le stock minimum
Le stock minimum correspond au volume d’une commande que l’entreprise doit toujours
avoir en magasin. En pratique on augmente toujours le stock minimum d’une certaine marge
pour se garantir contre les irrégularités. On obtient alors le stock de sécurité.
d. Le stock maximum
Le maximum estégal au stock de sécurité augmente d’une livraison. Le stock oscille
normalement entre le stock maximum et le stock de sécurité et le stokc moyen ou stock outil
est donc égal à Stock de sécurité +1/2 commande.
Exemple : soit une entreprise qui a besoin mensuellement pour sa fabrication de trois tonnes
de matières A. Si le volume de commande est normalement de 6 tonnes, la cadence de
livraison sera de : une livraison tous les deux mois.
Le stock minimum doit être de 6 tonnes
Le stock de sécurité (compte tenu d’une marge de 25%) sera de 7,5 tonnes
Le stock maximum 7,5+6=13,5
Le stock outil est égal à 7,5 tonnes + 6 tonnes x ½ = 10.5 tonnes.
e. Le stock potentiel
Constitué des commandes en cours d’exécution
f. Le stock virtuel
C’est le stock disponible au jour de calcul augmenté des quantités dues par les fournisseurs et
diminué des quantités dues aux clients.

II.1.2. l’inventaire comptable


Les comptes de stocks sont généralement tenus suivant les deux méthodes ci-après :
 L’inventaire intermittent qui permet de faire connaitre les coûts d’achats des éléments
stockés qu’après inventaire extracomptable ;
 L’inventaire permanent qui est un enregistrement comptable des mouvements d’entrée et
de sortie des stocks suivi de leur valorisation, permettant de connaitre à tout moment en
cours d’exercice, les existants en quantité et en valeur.
1. Evaluation des entrées des matières.
Les entrées des matières en sticks sont enregistrées au coût d’achat. Le coût d’achat comprend
toujours :
Le prix d’achat de la marchandise ou de la matière intéressée
Les frais engagés pour l’achat et la livraison de la marchandise ou de la matière : frais de
transport, frais de manutention, commission, etc
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Une fraction des charges indirectes qui concernent l’ensemble des approvisionnements.
2. Evaluation des sorties
En principe tout élément stocké doit sortir du magasin au prix auquel il était entré. Mais
étant donné que les matières sont interchangeables et que leurs prix unitaires varient suivant
les quantités entrées en magasin date par date. Il devient difficile de chiffrer les entrées dans
les ateliers de fabrication. Pour contourner ces difficultés, plusieurs méthodes ont été mises
sur pied dont voici les principales
1° Méthode du coût d’achat moyen pondéré
Ce coût peut être calculé de trois façons différentes donnant légèrement des résultats
différents tels que nous allons le constater sur base de l’exemple ci-dessous.
Exemple : soit une matière A dont le stock début du mois de Juin était de 1.000 unités à 29 Fc
l’unité. Le 6 juin, on achète 500 unités à 30 Fc et le 16 juin 800 Unités à 32 Fc. La fabrication
a utilisé les unités suivantes :
Le 13 juin : bon de sortie n° 8 de 300 unités
Le 13 juin : Bon de sortie n° 9 de 500 unités
Le 23 juin : bon de sortie n° 18 de 700 unités
Calculer la valeur des stocks au coût moyen pondéré.
Solution
a. Calcul du coût moyen pondéré après chaque entrée:
CAMP = Prix global du stock + coût global d’entrée
Nombre d’unités en stock + Nombre d’unités entrées
* Calcul du coût unitaire
1. Après l’entrée du 6 juin :
Stock : 1.000 unités à 29 Fc 29.000 Fc
Entrée : 500 unités à 30 Fc 15.000 Fc
Total : 44.000 Fc
qtéInitial+entrée=1000+500=1500
Coût unitaire : 44.000 Fc : 1.500 = 29,333 Fc
2. Après l’entrée du 16 juin
Stock : 700 unités valant 20.533 Fc
Entrée: 800 unités à 32 Fc 25.600 Fc
Total: 1.500 unités valant 46.133 Fc
Coût unitaire : 46.133 Fc : 1.500 = 30,75533 Fc
* Valorisation des sorties
1. Sorties du 13 juin (à 29,333 Fc)
Bon n° 8 : 300 unités 8.800 Fc
Bon n° 9 : 500 unités 14.667 Fc
800 unités 23.467 Fc
Stock restant :
1.500 – 800 = 700 unités
Valant 44.000 – 23.467 = 20.533 Fc
2.Sortie du 23 juin (à 30,75533 Fc)
Bon n° 18 : 700 unités 21.529 Fc
Stock final :
1.500 – 700 = 800 unités
Valant 46,133 – 21,529 = 24,604 Fc

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1500-500-300=700
1500=800entrée+700Entrée
Cump=20533+25600/1500=30,75533
1500-700=800entrée.| 800*30,75533

Voici comment se présente la fiche de stock


Entrées Sorties Stock
Date Libellé
QTE CU CT QTE CU CT QTE CU CT
1-juin SI 1000,00 29 29000 1 000,00 29,00000 29 000,00
6-juin BE n° X 500,00 30,00 15 000,00 1 500,00 29,33333 44 000,00
13-juin BS n° 8 300,00 29,33 8 800,00
13-juin BS n° 9 500,00 29,33 14 667 700,00 29,33333 20 533,33
16-juin BE n° Y 800,00 32,00 25 600,00 1 500,00 30,75533 46 133,00
23-juin BS n° 18 700,00 30,75533 21 529 800,00 30,75533 24 604,3
30-juin 2 300,00 69 600,00 1 500,00 44 995,40 800,00 30,75533 24 604,3
Report au 01/07 800,00 30,75533 24 604,3

b. Calcul du coût moyen sur le total des entrées


* Calcul du coût unitaire
L’entrée du 6 juin : 500 unités à 30 Fc 15.000 Fc
L’entrée du 16 juin :800 unités à 32 Fc 25.600 Fc
Total : 1.300 unités 40.600 Fc
Cump sans si=(15000+25600)/1300=31,2308

* Valorisation des sorties


1. Sorties du 13 juin (à 31,2308 Fc)
Bon n° 8 : 300 unités 9.369 Fc
Bon n° 9 : 500 unités 15.615 Fc

2.Sortie du 23 juin (à 31,2308 Fc )


Bon n° 18 : 700 unités 21.529 Fc
Total : 1.500 unités 46.846 Fc

D’où le calcul du stock :


Stock initial : 1.000 unités à 29 Fc 29.000 Fc
Entrées : 1.300 unités à 31,2308 Fc Fc 40.600 Fc
Total :2.300 unités 69.600 Fc
Sorties 1.500 unités à 31,2308 46.846 Fc
Stock final : 800 unités soit 22.754 Fc/800= à 28,4425 Fc/Unité

Voici comment se présente la fiche de stock


Entrées Sorties Stock
Date Libellé
QTE CU CT QTE CU CT QTE CU CT
1-juin SI 1 000,00 29,00000 29 000,00
6-juin BE n° X 500,00 30,00 15 000,00 1 500,00
13-juin BS n° 8 300,00
13-juin BS n° 9 500,00 700,00
16-juin BE n° Y 800,00 32,00 25 600,00 1 500,00
23-juin BS n° 18 700,00 800,00

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30-juin 1 300,00 31,2308 40 600,00 1 500,00 31,2308 46 846 800,00 28,4425 22 754
Report au 01/07 800,00 28,4425 22 754

c. Calcul du coût moyen sur le total des entrées avec considération du stock initial
* Calcul du coût unitaire
Stock initial 1.000 unités 29.000 Fc
Entrée du mois 1.300 unités 40.600 Fc
Total : 2.300 unités 69.600 Fc
Coût unitaire 69.600 Fc : 2.300 = 30,2609 Fc

* Valorisation des sorties


1. Sorties du 13 juin (à 30,2609 Fc)
Bon n° 8 : 300 unités 9.078 Fc
Bon n° 9 : 500 unités 15.130 Fc

2.Sortie du 23 juin (à 30,2609 Fc )


Bon n° 18 : 700 unités 21.183 Fc
Total : 1.500 unités 45.391 Fc
Stock final : 800 unités valant : 69.600 – 45.391= 24.209 Fc
69600/2300=30,26
Voici comment se présente la fiche de stock
Entrées Sorties Stock
Date Libellé
QTE CU CT QTE CU CT QTE CU CT
1-juin SI 1 000,00 29,00000 29 000,00 1 000,00 29,00 29000,00
6-juin BE n° X 500,00 30,00 15 000,00 1 500,00
13-juin BS n° 8 300,00
13-juin BS n° 9 500,00 700,00
16-juin BE n° Y 800,00 32,00 25 600,00 1 500,00
23-juin BS n° 18 700,00 800,00
30-juin 2 300,00 30,2609 69 600,00 1 500,00 30,2609 45 391 800,00 30,2609 24 209
Report au 01/07 800,00 30,2609 24 209

Toutes les méthodes ont leurs avantages et inconvénients :


La première méthode donne des résultats mathématiques plus exacts, mais oblige de faire
beaucoup de calculs
La deuxième méthode donne des résultats qui correspondent plus ou moins à la réalité du
marché, mais en négligeant le stock initial et elle fausse le stock final.
La troisième a l’avantage, en période de fluctuations de cours, de niveler les variations de prix.
Son inconvénient est de ne permettre le calcul du coût des sorties qu’en fin de période ; ce qui
retarde le calcul des coûts de revient.
2° Méthode de l’épuisement des lots
Cette méthode admet que les unités en stock sont prises à la sortie dans l’ordre de leur entrée.
La comptabilité peut se faire de deux manières différentes que voici :
a. Méthode de première entrée, première sortie (First IN First Out)
Les sorties sont faites en tenant compte des prix des premières entrées. Le procédé suppose que les
stocks les plus anciens sont sortis les premiers.
En cas de mouvements des prix :
 Si les prix sont en hausse, les sorties sont faites au prix les plus bas. Les stocks de fin de période
seront évalués au prix les plus élevés. Le bénéfice de l’entreprise se trouvera donc majoré.
 Si les prix sont en baisse, le contraire se produit, les sorties sont faites aux prix les plus haut : les
bénéfices sont minorés.

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Exemple: Reprenons les données de l’exemple déjà traité et supposons qu’on applique la méthode FIFO.

FIFO
La fiche de stocks se présentera ainsi :
Entrées Sorties Stock
Date Libellé
QTE CU CT QTE CU CT QTE CU CT
1-juin SI 100,00 29,00 29000,00 1 000,00 29,00000 29 000,00
6-juin BE n° X 500,00 30,00 15 000,00 1000,00 29 29 000,00
500 30 15.000
13-juin BS n° 8 300,00 29 8.700
13-juin BS n° 9 500,00 29 14.500 200,00 29 5.800
500,00 30 15.000
16-juin BE n° Y 800,00 32,00 25 600,00 200 29 5.800
500 30 15.000
800 32 25.600
23-juin BS n° 18 200 29 5.800
500 30 15.000 800,00 32 25 600
Report au 01/07 800,00 32 25 600
13-juin 1000-500-300=200Entrée
23-juin (200+500+800entrée)-200sor-500sor=800en stocks à 32fc
NB. On voit que la valeur du stock final est supérieure à celle qu’on avait trouvée par la méthode de coût
moyen pondéré.

b. Méthode de dernière entrée, première sortie(last In First out) (LIFO)


Les sorties sont calculées d’après les dernières entrées. On admet que les stocks les plus récents
sont les premiers sortis.
En cas de mouvement des prix, les conséquences seront opposées à celles de la méthode
précédente :
Exemple Reprenons les données de l’exemple déjà traité et supposons qu’on applique la méthode
LIFO
La fiche de stocks se présentera ainsi :
Entrées Sorties Stock
Date Libellé
QTE CU CT QTE CU CT QTE CU CT
1-juin SI 1000,00 29,00 29000,00 1 000 29 29 000,00
6-juin BE n° X 500,00 30,00 15 000,00 500 30 15.000
1000,00 29 29 000,00
13-juin BS n° 8 500,00 30 15.000
13-juin BS n° 9
300,00 29 8.700 700,00 29 20.300
16-juin BE n° Y 800,00 32,00 25 600,00 800,00 32 25.600
700,00 29 20.300
23-juin BS n° 18 700,00 32 22.400 100 32 3.200
700 29 20.300
100,00 32 3 200
Report au 01/07 700,00 29 20.300

NB. On voit que la valeur du stock final est inférieure à celle qu’on avait trouvée par la méthode FIFO.
3° Méthode des coûts théoriques ou approchés
Pour parer à l’inconvénient que présente le calcul du coût de revient moyen pondéré en fin de
période, on peut prévoir :
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L’utilisation en cours de période d’un prix théorique de sortie voisin du coût réel (coût
approché) ;
La rectification de la valeur du stock de fin de période en fonction du coût de revient moyen
pondéré calculé à ce moment.
Exemple : Reprenons les données de l’exemple déjà traité. Supposons qu’on choisisse comme
prix théorique de sortie 30 Fc
Les valeurs de sorties sont donc :
Le 13/06 : 800 unités à 30 Fc 24.000 Fc
Le 23/06 : 700 unités à 30 Fc 21.000 Fc
La comptabilisation des sorties se fait au cours du mois dans un compte particulier : sortie des
matières au coût de revient théorique

Débit sortie des matières au coût de revient théorique Crédit


13/06 BS n°8 300 à 30 Fc 9.000 Fc
BS n°9 800 à 30 Fc 15.000 Fc
23/06 BS n°18 700 à 30 Fc 21.000 Fc

En fin du mois, le compte sorties des matières A au coût de revient théorique se présente alors
comme suit :

Débit sortie des matières au coût de revient théorique Crédit


Date Libellé Qté PU Total Date Libellé Qté PU Total
30/06 BS n°8 300 30,26 9.978 13/06 BS n°8 300 30 9.000
BS n°9 500 30,26 15.130 BS n°9 500 30 15.000
BS n°18 700 30,26 21.182 BS n°18 700 30 21.000
1.500 1.500 390
45.390 45.390

La différence qui apparaît en balance entre les sorties comptabilisées au coût théorique et les
sorties comptabilisées au coût moyen réel ; est virée à un compte de résultat. On ne retouche pas
les affectations aux coûts de revient.
4° Inventaire permanent au coût standard ou coût préétablis théoriques ou approchés
Un coût préétabli ou standard est un coût calculé pour chiffrer des mouvements de valeurs et est
considéré comme constant pendant une période plous ou moins longue. On détermine ce coût
soit en prenant le coût de revient des stocks du dernier inventaire ; soit ce coût modifié en
fonction de la hausse ou de la baisse prévue. Tous les mouvements sont chiffrés à ce coût et la
différence entre les coûts réels et les coûts standards constitue l’écart qu’on impute à un
compte d’écart considéré comme :
 Compte de résultat si toute la comptabilité analytique d’exploitation est établie au coût
standard ;
 Compte d’inventaire permanent si la comptabilité analytique d’exploitation est faite au coût
réel.
Il importe cependant de corriger les écarts en imputant aux coûts de revient calculés ; une
fraction de m’écart sur les entrées, fraction calculés comme suit :
(Stock initial + Entrées ) au coût réel
(Stock initial + Entrées) au coût standard
Exemple : Reprenons l’exemple déjà traité en supposant que le compte des matières A est tenu
uniquement au coût unitaire standard de 29 FC
a. Comptabilisation des entrées
Pour chaque entrée, on calcule la valeur standard et l’écart avec la valeur réelle, ce qui donne :
Désignation Qté Valeur Standard Ecart
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CU CT CU CT
Stock initial 1.000 29 29.000 29 29.000
Entrée du 06 500 29 14.500 30 15.000 500
Entrée du 16 800 29 23.200 32 25.600 2.400
2300 66.700 69.600 2.900
25600-23200=2400
La valeur standard est entrée dans le compte de stock et les écarts sont portés dans le compte
écarts sur coût d’achat
b. Comptabilisation des sorties

En cours de mois, elles sont faites au coût standard. On crédite donc le compte de stock :
Le 13 : de 800 unités à 29 Fc soit 23.200 Fc
E 23 : de 700 unités à 29 Fc soit 20.300 Fc
Les coûts de revient sont donc débités de 43.500 Fc
Pour le débiter au coût réel ont fait en fin de mois le total des entrées en standard soit 66.700 Fc
et le total en coût réel soit 69.600 Fc
On calcul le rapport de deux valeurs soit :
Coût global réel d’entrée
Coût global standard des entrées
Ainsi on aura :
Rapport 69.600 : 66.700 = 1,043
Le coût réel des matières consommées est donc de 43.500 x 1,043 = 45.370 Fc
On majore donc les coûts de revient de la différence 45.370 – 43.500 = 1.870 et on crédite le compte
d’écart sur coût d’achat.
Les comptes se présenteront donc comme suit :

Débit IInvrentaire permanent de la matière A Crédit


Date Libellé Qté Montant Date Libellé Qté Total
01/06 A nouveau 1.000 29.000 13/06 BS n°8 300 8.700
06/06 BE n° X 500 14.500 BS n°9 500 14.500
16/06 BE n° Y 800 23.200 23/06 BS n°18 700 20.300

Débit I Ecart sur coût d’achat Crédit


Date Libellé Montant Date Libellé Montant
06/06 BE n° X 500 30/06 Coût de revient 1.870
16/06 BE n° Y 2.400

2.2. La main d’œuvre


L’exploitation d’une entreprise ne peut avoir lieu sans le concours d’un personnel dont la rémunération
est un élément des coûts d’exploitation.
C’est surtout dans les entreprises industrielles que les salaires constituent une part importante du coût de
production. C’est à l’échelon de production que le calcul des frais de personnel est le plus complexe pour
les raisons suivantes :
Les rémunérations sont variées ; certains ouvriers sont payés à l’heure ; d’autres le sont aux pièces, des
indemnités ou des primes peuvent s’ajouter aux salaires. D’autres part, une fraction du personnel est
payée au mois : contremaître, chef d’atelier, employés, ingénieurs.
Les opérations de production sont nombreuses et différent suivant les produits fabriquées : les frais de
main d’œuvre sont souvent directs mais ils peuvent aussi être indirects.
2.2.1. Détermination et contrôle des temps de travail.
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Dans l’entreprise, les salaires doivent être versés pour le travail effectivement presté. C’est pourquoi, il
faut connaître :
Le temps de présence effective de chaque ouvrier ;
Le temps passé à chacune des tâches confiées à chaque ouvrier.
a. Le contrôle des temps de présence.
La forme du contrôle de présence diffère suivant la taille de l’entreprise. On peut utiliser :
 le calcul de présence : où le travailleur appose sa signature à l’arrivée comme au départ ;
 le jeton numéroté : que le travailleur déplace du tableau A vers le tableau B à l’arrivée et inversement
au départ ;
 les grandes entreprises emploient les horloges enregistreuses.
b. Le contrôle des temps de travail
L’enregistrement exact des temps de travail est nécessaire :
 pour connaître le montant de la rémunération de l’ouvrier dans le cas de salaires aux pièces ou à
prime ;
 pour affecter les dépenses du personne aux coûts de revient intéressés.
On peut distinguer plusieurs cas :
 ouvrier constamment occupé à une même tâche ;
 ouvrier affecté à des travaux d’une certaine durée. Dans ces deux cas, le rapport journalier du travail
indique l’importance du travail presté ;
 ouvriers affectés à des travaux ou des opérations de fabrication sur pièce de série ou sur commande.
Ici o recourt aux ‘bons de travail’
2.2.2. Evaluation du travail et des frais de personnel
Rémunération
Elle se définit comme l’ensemble des gains dus par l’employeur à son employé en vertu du contrat de
travail ; susceptibles d’être évalués en monnaie et déterminé sur base des conventions ou des dispositions
légales et réglementaires.
Le temps de travail étant connu, le montant de la rémunération payé à l’employé dépend du mode de
calcul. Il existe plusieurs systèmes :
A1. Salaire de base
Salaire au temps : Il est basé sur le temps de présence et il est indépendant du rendement de l’employé.
Ce mode de salaire n’incite pas l’employé à améliorer son rendement.
Exemple : Monsieur Jean touche par jour 6.800 Fc. S’il travaille 26 jours par mois, quel sera son salaire
de base ? Et s’il gagne 650 Fc par heure ?
6.800 Fc x 26 = 176.800 fc = salaire de base
650 Fc x 26 x 8 = 135.200 Fc = Salaire de base
Salaire aux pièces ou à la tâche : l’ouvrier est payé d’après sa production ; sans tenir compte de la durée
du travail. Ce système stimule l’effort de production mais on lui reproche de conduire au surmenage.
Salaire à prime individuelle : Par ce système on essaie de remédier aux inconvénients des deux
précédents.
Ici le salaire comprend :
Un élément fixe qui garantit le plus souvent un salaire minimum,
Un élément variable qui est fonction du rendement.
Exemple : on garantit à un ouvrier 249.600 fc par mois aux taux horaire de 1200 FC ( 1200 x 8 x 26). S’il
travaille 26 jours de 8 heures par jour, il aura un salaire de base de 249.600 Fc. S’il exécuta 30 pièces
rémunérées à 11.000 Fc la pièce pendant 26 jours de 8heures par jour, il aura un salaire de base de 11.000
Fc x 30 = 330.000 Fc et avec une productivité croissante, l’ouvrier verra son salaire augmenter. Mais s’il
exécute 20 pièces pendant cette période de 26 jours de 8 heures pa jour, il aura non pas 20 x 11.000 =
220.000 Fc, mais 248.600 Fc qui est le salaire garanti.
Salaire à prime collective : on attribue à une fraction ou à l’ensemble du personnel, une prime qui est
fonction du rendement ou des économies qu’il a pu réaliser sur des frais qu’il peut contrôler.
A2. Les primes
Il existe plusieurs type de primes attribuées au personnel en complément des salaires au sein
d’une entreprise. C’est le cas par exemple de :
1° Primes liées à la bonne exécution du travail :
Exemple : prime de ponctualité ; d’assiduité ; de caisse…
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2° Primes à caractère social : prime de congé(pécule de congé), une prime pour événement familial,
gratification.
3° Primes fondées sur l’économie du temps : un ouvrier qui exécute une tâche ou qui produit un certain
nombre de pièces dans un laps de temps plus court que prévu se verra allouer une prime proportionnelle
au gain de temps.
Ce système de calcul de prime a été mis sut pied par ROWAN et HALSEY. Selon ces messieurs, le
salaire à gagner est proportionnel au temps passé au travail augmenté d’une prime égale à 50% du temps
économisé.
Si T est le temps prévu ; t est le temps presté ; S est le salaire à l’heure ; Sxt sera le salaire de base ; P est
le montant de la prime ; P sera fonction de (T – t)x S qui s’ajoutera au dû de l’ouvrier.
ROWAN compare le salaire de base S x t à la proportion :

Gain de temps ou T – t d’où P = S x t ( T – t)


Temps prévu T T

Par contre TOWN HALSEY applique à la fonction (T-t) un coefficient qui peut être exprimé en %, en
fraction ou en chiffres décimaux et qui sera plus ou moins grand selon le degré de difficulté de la tâche à
exécuter.
D’où : P = k x s x (T-t)
Exemple : Pour fabriquer 100 pièces, 208 heures sont données à l’ouvrier dont le salaire horaire est de
600 Fc. Calculer la prime selon la méthode ROWAN et HALSEY. Sachant que la prime égale à 50% et
l’ouvrier a achevé le travail 5 heures avant la fin du temps lui alloué.

Solution
Données : S = 600 Fc ; t = 208 – 5 = 203
T = 208 ; k = 50% = ½.
Pour ROWAN Pour HALSEY

P = S x t ( T – t) P = k x s x (T-t)
T
= 600 x 203 x (208 – 203) / 208 = ½ x 600 x (208 – 203)
= 2.927,88 Soit 2.928 Fc = 1.500 Fc

Néanmoins si le travail est effectué à un rythme imposé, la prime est fonction d’un rendement imposé.
L’ouvrier qui atteint le rendement prévu est payé au tarif normal qui est supérieur. Mais celui qui n’atteint
pas ce rendement prévu est payé au tarif normal. Ce système est appelé ‘système de salaires différentiels’
qui a été inventé par TAYLOR, après par GANTT et ensuite par BEDEAUX.
D’après GANTT, si le temps réel (t) dépasse le temps prévu (T) pour l’accomplissement d’une tâche,
l’ouvrier reçoit : Salaire = S x T. Mais si l’ouvrier accomplit sa tâche en un temps inférieur ou égal au
temps prévu, il reçoit en plus une prime P = K x t x S.
Exemple : Un ouvrier est payé au taux horaire de 550 Fc. Il a une tâche à exécuter en 74 heures, des
difficultés jugées moyenne : K = 0,5
a) Il accomplit la tâche en 80 heures (supérieur au temps prévu)
Il aura 74 x 550 Fc = 40.700 Fc càd il reçoit son salaire sans rien de plus.
b) Il accomplit la tâche en 74 heures égales au temps prévu
Il aura (74 x 550 Fc) + (0,5 x 74 x 550 Fc) = 61.050 Fc(valeur prime=61050-40700)
c) Il accomplit la tâche en 65 heures (inférieur au temps prévu)
I ci la différence de T – t n’intervient pas. Le gain consiste dans le fait que l’ouvrier
commence déjà une autre tâche rémunérée pendant que l’ouvrier du cas b) est encore en train
de terminer la première tâche. Ce système encourage donc l’effort de productivité.
A3. Les heures supplémentaires.
Les heures prestées au-delà de la durée du travail sont considérées comme heures supplémentaires
et donnent droit à une majoration de salaire à raison de 30% les 6 premières heures et 100% pour les
autres heures et des jours fériés. Toutefois, les conventions collectives d’entreprises peuvent aller au-delà
de ces taux légaux en fonction des négociations entre partenaires.
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Exemple : Un ouvrier gagne 11.000 Fc par jour à raison de 8 heures par jour.une heure=11000/8=1,3
La 1ère semaine il fait 9 heures supplémentaires et 3 heures le dimanche ;
La 2ème semaine il fait 12 heures supplémentaires pas de dimanche
La 3ème semaine il fait 8 heures supplémentaires et 10 heures le dimanche et le jour férié dans la semaine ;
La 4ème semaine il fait 5 heures supplémentaires et 4 heures supplémentaires le dimanche.
Calculer la valeur des heures supplémentaires que cet ouvrier doit toucher ;
SEMAINE Taux
1,3 2
ere
1 6 3+3
éme
2 6 6
éme
3 6 12
éme
4 5 4
total 23 28

A4 Charges sociales à caractères obligatoire.

1° Les allocations familiales.


Sont généralement réglementées par une ordonnance présidentielle qui fixe le montant par enfant
et par jour presté et le montant total est imputé au compte 65.
2° Les indemnités de transport.
Une distinction est à faire entre le transport et voyage. Le transport désigne le parcours de la
distance entre le lieu d’habitation et le lieu de travail. Par contre, le voyage désigne le parcours, lors de
l’engagement, du réengagement ou de la mutation, de la distance qui sépare le lieu d’acceptation
d’engagement et le lieu où le travail doit s’exécuter.
L’employeur supporte le transport des membres de son personnel les jours de prestations de
service et le voyage des membres de famille de son personnel et de son personnel lors de l’engagement,
de la résiliation du contrat et lors d’un aller-retour pour cause de congé, soit chaque année, soit tous les
deux ans, soit d’autres fréquences, suivant les stipulations contractuelles.
Le contrat conclu là où s’exerce l’emploi ne donne pas droit au salarié de bénéficier les
indemnités de voyage (engagement sur place).
L’entreprise dispose de trois possibilités de paiement des indemnités de transport :
- Paiement sur feuille de paie au même moment que le salaire. Dans ce cas ces indemnités de
transport sont imputées au compte 65.
- L’entreprise assure elle-même le transport de son personnel. Elle dépense alors :
• pour le carburant (matière et fourniture consommée) imputée au compte 61
• pour le salaire de sont chauffeur imputé au compte 65
• pour les entretiens divers enregistrés au compte 63
• pour l’amortissement du véhicule affecté au transport enregistré au compte 68
- L’entreprise loue le service transport à d’autres entreprises spécialisées et le coût est imputé au
compte 62.
3° Les indemnités de logement
Mêmes possibilités que pour le transport :
- Paiement au moment où le salaire sur bulletin de paie ; on fait jouer le compte 65.
- L’entreprise loge ; elle-même son personnel et supporte les frais d’entretien et les charges des
habitations y compris parfois l’eau et l’électricité imputées respectivement aux comptes 63, 68 et
61.
4° Les frais médicaux et pharmaceutiques.
On peut rencontrer :
- Le paiement au moment de la paie des forfaits au personnel sur le bulletin de paie enregistrés au
compte 65 ;
- Remboursement au personnel des factures et notes des pharmaciens, dispensaires et médecins
imputés au compte 65
- Organisation d’un hôpital ou d’un dispensaire propre à l’entreprise (Cfr 2ème cas de transport) ;
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- Contact avec les centre médicaux ; médecins (cfr 3ème cas de transport).
A5. Les avances faites au personnel.
Entre deux dates de paie ; les avances peuvent être faites au personnel en espèces ou en nature. A
la paie prochaine, une récupération à la source, de toute ou partie de ces avances est opérée par
l’entreprise. Ces avances sont enregistrées au 42 (personnel)
NB. Les prêts qui sont remboursables par tranches sont traités de la même manière que les avances.

A6. Les charges sociales à charges de l’employeur


1° I.N.P.P (Institut National de Préparation Professionnel)
Conformément à la loi, toute entreprise ayant au moins 5 membres du personnel doit verser des
cotisations égales à 1% de la rémunération brute du mois écoulé. Cette charge supportée par l’entreprise
est imputée au compte 65 par le crédit du compte 46 I.N.P.P.

2° I.N.S.S.
L’INSS est une institution qui collectionne les cotisations des membres actifs de la communauté
nationale, afin de :
Les rembourser à la retraite, sous forme de pensions mensuelles ;
Rémunérer un ouvrier frappé d’incapacité de travail.
Cette cotisation est en partie :
A charge du salarié par retenue sur salaire appelé quote-part ouvrière : 3,5%
A charge de l’entreprise par « charge de personnel » appelé quote-part patronale : 5%
Ces pourcentages sont frappés sur une assiette des cotisations. Par assiette il faut entendre la partie de la
rémunération sur laquelle les cotisations sont calculées. Selon la Direction de l’INSS les rubriques ci-
après sont déduites de l’assiette avant de calculer la quote-part ouvrière :
- Les indemnités de transport ;
- La tranche de dépassement du montant légal pour les allocations familiales.
Exemple : Le calcul de la rémunération brute sur la fiche de paie d’un agent qui a cinq enfants à charge
s’effectue comme suit :
- Salaire de base 14.038.583
- Prime 1 2.500.000
- Prime 2 900.000
- Allocations familiales 12.500.000
- Indemnités de logement 6.000.000
- Indemnités de transport 31.200.000
- Heures supplémentaires 3.520.000
Total brut 70.658.883
NB : Les allocations familiales légales légale = 750.000 Fc/Enfant
- A déduire :
Le dépassement des allocations familiales soit 12.500.000 – (5 x 750.000) = 8.750.000
Indemnités de transport = 31.200.000
Total à déduire 39.950.000
Assiette des cotisations = 70.658.883 - 39.950.000 = 30.708.883
Quote- part ouvrière INSS = 30.708.883 x 3,5% = 1.074.810,91 soit 1.074.811
Quote- part patronale = 30.708.883 x 5% = 1.535.444

B. Les retenues
Outre les retenues pour avances ; fournitures et prêts, les retenues ci-après peuvent être opérées :
B1. Etat ou Impôt
L’impôt professionnel sur les rémunérations (IPR) compte 43 constitue d’une part une retenue sur
salaire à charge du salarié et d’autre part une dette envers l’Etat.
L’impôt exceptionnel sur les rémunérations (IER) des expatriés n’est pas une charge du personnel, mais
un impôt à charge de l’entreprise imputé au compte 66.
Cet impôt incite les entreprises à engager les nationaux plutôt que les expatriés. C’est donc une mesure de
protection de la main d’œuvre locale.
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Compte tenue des difficultés de calcul de l’IPR qui s’effectue par paliers ; les entreprises se procurent la
brochure ad hoc auprès de l’administration Publique des contributions. Cette brochure permet de lire, sans
calculer, l’IPR. Le montant de l’IPR est fonction du montant imposable des salaires et autres charges.
Comment calculer le montant imposable ? Il faut totaliser :
+ Salaire de base
+ Primes
+ Heures supplémentaires
+ Pécule de congé
+ Allocations familiales extra-légaux
+ Autres avantages extra-légaux
- Cotisation INSS
- Cotisations syndicale
----------------------------------------------
= Montant imposable
Il faut inclure les indemnités et avantages en nature et exclure les indemnités de logement, de transport,
des frais médicaux et allocations familiales légales.
B2. Cotisations syndicales
A la demande des travailleurs, les services de paie retiennent à la source les cotisations syndicales
au profit des syndicats de leur choix. Et le montant est fixé de commun accord entre les syndicats et les
délégués syndicaux.

2.3. Les charges diverses et leurs réparations par centres d’activités.


2.3.1. La notion de sections homogènes
Les grandes fonctions de l’entreprise telles que approvisionnement, production,
distribution et administration sont souvent fragmentées entre des cellules d’exploitation qui
accomplissent un travail bien déterminé. Chaque cellule constitue un centre d’activités qui
présente les caractères ci-après :
- Le centre est constitué par un groupement de moyens matériels qui concourent au même
but ;
- Il est placé sous l’autorité d’un agent responsable ;
- Son activité peut se mesurer, soit par une production, soit par un volume de ventes, soit
surtout par le temps de travail.
C’est ainsi qu’on trouve souvent deux ou plusieurs phases de travail auxquels
correspondent au minimum deux groupes de travail ou d’atelier qui présentent les
caractéristiques précédentes. Des tels centres d’activités constituent les sections homogènes dont
la comptabilité analytique se doit pour mission de déterminer les charges.
Une section homogène peut être définie comme étant une division de l’entreprise,
constituée par un groupement de moyens qui concourent au même but et dont l’activité peut se
mesurer en unités physiques dites ‘Unités d’œuvre’.
A chaque section correspond des charges d’exploitation dont le total peut être ramené à
l’unité d’œuvre de la section.
L’analyse des charges par section a pour objet :
- de surveiller leur évolution et de contrôler le coût ;
- de rendre le chef de la section responsable des conditions de fonctionnement de sa
section.
La section homogène apparaît donc comme un élément essentiel du contrôle de gestion
Du point de vue comptable, la section homogène constitue un groupe de frais dont le total
peut s’imputer au coût de revient par l’intermédiaire des unités d’œuvre que ce groupement soit
réel ou fictif.
Classification des sections
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La détermination des centres d’activités est fonction de la structure et de l’organisation de


l’entreprise. Elle se fait en partant de l’organigramme et de la réparation des responsabilités.
On obtient ainsi les sections réelles, auxquelles la comptabilité peut ajouter, par besoin de
commodité de calcul, des sections fictives.
Les sections peuvent être classées en trois catégories :
1° Les sections principales : ce sont des sections dont les activités concourent directement aux
trois phases du cycle d’exploitation : approvisionnement, production et distribution.
On peut donc les subdiviser en :
Section approvisionnement : service d’achat, magasin des matières premières, etc.
Sections de production : atelier, fraction d’ateliers ;
Section de distribution : service d’exploitation, service commerciaux, magasins de ventes, etc.
Leurs activités sont toujours mesurées par une unité d’œuvre dont le coût sera utilisé pour le
calcul des coûts des produits achetés, fabriqués ou vendus.
2° Les sections auxiliaires.
Ce sont des sections dont l’activité profite à d’autres sections.
Exemple : section d’entretiens, centrale électrique, section de transport, etc.
Les sections auxiliaires peuvent travailler pour certaines sections principales ou pour d’autres
sections auxiliaires ou encore pour l’ensemble des autres sections.
3° Les sections administratives et financières.
Ces sections correspondent à des activités générales telles que la direction, la
comptabilité, l’informatique ou la gestion financière de l’entreprise.
C’est la raison pour laquelle on les considère souvent comme des sections auxiliaires travaillant
pour l’ensemble d’autres sections.
Mais on peut également les considérer comme sections principales pour les motifs ci-
après :
- l’affectation de leur coût à celui des sections principales reste entachée d’arbitraire, car la
mesure de leur activité est difficile ;
- le contrôle des frais d’une section est plus aisé lorsque des frais tels que les frais
administratifs, sur lesquels le responsable de la section n’a aucune action, ne sont pas
affectés à la section considérée.

2.3.2. La répartition des charges par section


On distingue deux catégories des charges ; les charges directes qui sont les frais propres
des sections et qui se rattachent sans difficultés à une section donnée et les charges indirectes qui
sont des frais communs à plusieurs sections principales et auxiliaires. Une certaine ventilation est
donc indispensable avant leur rattachement à une section bien déterminée.
1° Tableau de répartition
La répartition des charges indirectes ou charges communes à plusieurs sections se fait
dans un tableau de répartition qui est un tableau à double entrée dont la première ligne reprend
les noms des sections qui doivent recevoir les fractions des charges réparties et dont la première
colonne reprend les comptes des charges à répartir provenant du tableau de formation de résultat
et du calcul des charges supplétives. Le critère de répartition des charges est souvent un
coefficient choisi appelé ‘’clé de répartition’’. Ce coefficient fait intervenir assez souvent le
calcul de l’unité l’œuvre.
2° La répartition primaire et la répartition secondaire.
Une répartition primaire est celle qui consiste à ventiler les charges indirectes entre toutes
les sections consommatrices sur base d’un coefficient ou d’une unité d’œuvre bien déterminé.
Par contre, la répartition secondaire consiste à déverser les sections auxiliaires ou
secondaires dans les sections principales.

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Exemple : Dans une fabrique de papiers peints, les sections établies à partir de l’organigramme
sont les suivantes :
Sections auxiliaires Sections principales
Entretien 1° De production qui comprend :
Frais de matériel - Magasin de production
Frais de bâtiments - Magasin de couleurs
Frais de voiture - Atelier de fonçage
Administration - Atelier d’impression
- Atelier de rouleaux
2° De distribution qui comprend :
- Magasin de rouleaux terminés
- Magasin de vente
- Transport
- Frais de distribution.
Le montant des charges affectables aux sections pour le mois de janvier s’analyse comme suit :
1° Bons de sortie de matières consommables :
Pour le service entretien 1.100
Pour les voitures 2.100
Pour l’atelier de fonçage 200
Pour l’atelier d’impression 1.000
Pour l’atelier de rouleaux 150
Pour le magasin de vente 400
Pour la section « transports » 750
2° Les frais de personnel, compte tenu du dépouillement des rapports journaliers et des
appointements, s’affectent de la manière suivante :
Entretien 800
Voitures 1.800
Ateliers 20.500 (dont 3.000 pour le fonçage, 15.000 pour
L’impression et 2.500 pour la mise en
rouleaux)
Magasins 2.700 (dont 600 pour le magasin de papier, 250
pour le magasin de couleurs, 1.100 pour le magasin de vente et 750 pour le magasin de
rouleaux).
Représentant 13.000
Personnel administratif 7.800
Les charges sociales doivent être calculées sur le montant des salaires affectées à chaque section,
aux taux suivants :
- 36% pour les sections : entretien, frais de voitures, magasins et atelier de production ;
- 30% pour le magasin de ventes
- 20% pour la section administration et la section frais de représentants.
3° Les impôts comprennent :
- l’impôt foncier (impôt sur le terrain) 1500
- la patente 1.800, dont la moitié est à affecter à la section
« frais de matériel » et l’autre à la section « frais de bâtiment »
4° LE dépouillement des factures relatives aux réparations donne les renseignements suivants :
Section entretien 1.000
Frais de matériel 350
Frais de bâtiment 450
Frais de voitures 1.100
5° Les fournitures extérieures comprennent :
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Les frais d’éclairage, à affecter aux frais bâtiments 250


Le chauffage au gaz des bureaux administratifs 350
La force motrice 3.000
La force motrice est à répartir entre certaines sections selon les coefficients suivants, qui tiennent
compte de la consommation des différents appareils d’utilisation :
Entretien : 10%
Voitures : 10%
Ateliers 80% (dont 20% pour le fonçage, 50% pour l’impression et 10% pour la mise en
rouleaux).
6° Les frais divers de gestion qui s’élèvent à 2.300 se répartissent à raison de 60% à
la section administrative et 40% au magasin de ventes.
7° Les amortissements mensuels sont les suivants :
Sur bâtiments 1.000
Sur matériel 1.500
Sur voitures 1.500
La section d’impression utilise, outre des cylindres gravés pour lesquels l’amortissement
mensuel est de 1.000

Travail demandé :

Etablir le tableau de répartition

800*36/100=288 ,15000*36/100=5400,2500*36/100=900,700*36/100=270,7800*20/100=1560

1800*36/100=648,600*36/100=216,3000*36/100=1080,1100*30/100=330,13000*20/100=2600

La patente 1800/2=900 ,3000*10/100=300,2300*60/100=1380 ,2300*40/100=920 FIN EXERCICES1


(3488/205)*10=

3488/205*95= ,2750*75/100,2750*15/100,2750*40/100
3488/205*15= ,(7448+410)*10/100 ,7858*15/100,7858*2/100=157 ?7858*73/100=5736,3

410+102,5=512,5 ,2700*7/100=192, (5,205*7/100=42,35,(11090+170+137,5+205+1178,7)8*5/100=614,29,11228,3*3/100=368,6

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Solution
Tableau de répartition des frais

Sections auxiliaires Sections production Sections de distribution

Frais de représentants
Frais d'administration

Magasin de rouleaux
Magasin de couleurs

Atelier d'impression

Atelier de rouleaux
Frais de bâtiments

Magasin de papier

Atelier de fonçage

Magasin de vente
Frais de matériel

Frais de voiture

Transports
Entretien
Montant
Nature des charges
Salaires et
appointements 46 600,00 800,00 1 800,00 7 800,00 600,00 250,00 3 000,00 15 000,00 2 500,00 750,00 1 100,00 13 000,00
Charges salariales 13 382,00 288,00 648,00 1 560,00 216,00 90,00 1 080,00 5 400,00 900,00 270,00 330,00 2 600,00
Impôts 3 300,00 900,00 2 400,00
Réparations 2 900,00 1 000,00 350,00 450,00 1 100,00
Fournitures extérieurs 3 600,00 300,00 250,00 300,00 350,00 600,00 1 500,00 300,00
Frais divers de gestion 2 300,00 1 380,00 920,00
Amortissements 5 000,00 1 500,00 1 000,00 1 500,00 1 000,00

Total des charges 77 082,00 2 388,00 2 750,00 4 100,00 5 348,00 11 090,00 816,00 340,00 4 680,00 22 900,00 3 700,00 1 020,00 2 350,00 15 600,00

Matières consommables 5 700,00 1 100,00 2 100,00 200,00 1 000,00 150,00 400,00 750,00

Total 82 782,00 3 488,00 2 750,00 4 100,00 7 448,00 11 090,00 816,00 340,00 4 880,00 23 900,00 3 850,00 1 020,00 2 750,00 750,00 15 600,00

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Exercices :
Les frais de sections auxiliaires de l’entreprise de fabrication de papiers peints (voir application
précédente) doivent se répartir de la manière suivante :
a. Section entretien : proportionnellement aux heures de travail passées par le personnel de
la section dans les autres sections, suivant détails ci-après :
Magasins : 25 heures dont 10 pour le magasin papiers, 5 pour le magasin couleurs et 10 pour
le magasin de ventes.
Ateliers : 180 heures dont 70 pour le fonçage, 95 pour l’atelier d’impression et 15 pour la
mise en rouleaux.
b. Section frais de bâtiments : selon les coefficients suivants qui tiennent compte de la
surface de bâtiments occupée par chaque section :
- Section voiture : 10%
- Section administrative : 10%
- Magasins : 25% dont 5% pour le magasin papier, 2,5% pour le magasin couleur, 5% pour
le magasin rouleaux et 12,5 pour le magasin de ventes.
- Ateliers : 55% dont 20% pour le fonçage, 25% pour l’impression et 10% pour la mise en
rouleaux.
c. Section frais de matériel : selon des coefficients tenant compte de la valeur du matériel
utilisé par chaque section :
- Magasins : 22% dont 7% pour le magasin rouleaux, le reste étant également partagé entre
les autres magasins.
- Atelier :75% dont 15% pour le fonçage, 40% pour l’impression et 20% pour la mise en
rouleau
- Transport : 3%
d. Section frais des voitures : selon des coefficients tenant compte de l’utilisation des
voitures :
- Administration : 10%
- Magasin de papier : 15%
- Magasin couleurs : 2%
- Transport : 73%
e. Sections administrative : selon des coefficients tenant compte de l’importance des
sections du point de vue administratif.
- Magasins : 36% dont 5% pour le magasin papier, 3% pour le magasin couleurs, 3% pour
le magasin rouleaux et 25% pour le magasin de ventes
- Ateliers : 64% dont 8% pour le fonçage, 42% pour l’impression et 14 pour l’atelier de
rouleaux.

Travail demandé :

Achever le tableau de répartition, de manière à obtenir le coût total des sections principales.

Solution
En reprenant le total des frais de sections après la répartition primaire, le tableau
s’achèvera comme suit (les résultats des calculs seront arrondis à la dizaine de francs de manière
à simplifier la suite des opérations).

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Tableau de répartition secondaire

Sections auxiliaires Sections production Sections de distribution

Frais de représentants
Frais d'administration

Magasin de rouleaux
Magasin de couleurs

Atelier d'impression

Atelier de rouleaux
Magasin de papier
Frais de bâtiments

Atelier de fonçage

Magasin de vente
Frais de matériel
Montant

Frais de voiture

Transports
Entretien
Nature des charges
1 2
Total primaire 82 782,00 3 488,00 2 750,00 4 100,00 7 448,00 11 090,00 816,00 340,00 4 880,00 23 900,00 3 850,00 020,00 750,00 750,00 15 600,00
Entretien -3 488,00 170 85 1191 1616 255 170

Frais de matériel -2 750,00 137,5 137,5 412,5 1100 550 192,5 137,5 82,5

Frais de bâtiments -4 100,00 410 410 205 102,5 820 1025 410 205 512,5

Frais de voiture -7 858,00 785,8 1178,7 157,16 5736,34

Frais d'administration -12 285,80 614,29 368,574 982,864 5160,036 1720,01 368,574 3071,45
Totaux 82 782,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 3 122 1 191 8 286 32 801 6 785 1 786 6 642 6 569 15 600,00

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3° Prestations réciproques entre sections.


Il arrive assez fréquemment que certaines sections fournissent des prestations
réciproques. Ainsi, pour déterminer le coût de l’une et l’autre section, il faut connaître le coût de
chacune de ces sections et c’est là que naît la difficulté.
Pour résoudre cette difficulté, il faut faire recours aux méthodes ci-après :
a. Méthode mathématique
Elle consiste à prendre comme inconnue le coût unitaire de chaque section et d’exprimer
pour chaque section le coût en fonction des éléments connus donnés par le tableau de
répartition et de la valeur du coût unitaire des autres sections. Pour « n » sections ayant
des prestations réciproques, on obtient un système de « n » équations du premier degré,
qu’il suffit de résoudre par les règles de l’algèbre élémentaire. La méthode donne le coût
exact de chaque section qui permet de répartir ensuite le coût total de chaque section.
Mais le calcul est long surtout si le nombre de section est élevé ? Ce procédé est rarement
utilisé dans la pratique.
b. Méthode des coûts théoriques
Elle consiste à déterminer des coûts conventionnels aussi voisins que possible de la
réalité. Ils peuvent être déterminés au départ par un calcul algébrique et corrigé ensuite
périodiquement en fonction de variations des éléments constituant le coût initial de la
section.
L’emploi des coûts théoriques donne naissance à des résultats qui peuvent être soit portés
au compte « perte et profit » ou soit repris dans les coûts des sections de la période
suivante.
Exemple : Dans une entreprise, le tableau de répartition des frais comporte deux sections
auxiliaires de distribution se fournissant des prestations réciproques : la sections
« emballages » et la section « Expédition ». Pour le mois de mars, le coût initial de deux
sections est le suivant :
Section emballage : 1.170.000 Fc
Sections expédition : 3.180.000 Fc
Les frais de la section « emballages » doivent se répartir à raison :
De 70% à la section expédition
De 30% à la section ventes détail
Les frais de la section « Expédition » doivent se répartir à raison :
De 10% à la section emballage
De 20% à la section ventes détail
De 70% à la section ventes gros

Déterminer le coût de deux sections considérées et l’affectation de leur coût total

Solution

a. Méthode algébrique

Soit X le coût d’unité d’œuvre de la section emballage, et Y le coût d’unité d’œuvre


de la section expédition. Le coût total de la section Emballage est donné par
l’équation : 100 X = 1.170.000 + 10 Y et celui de la section Expédition est donné par
l’équation : 100 Y = 3.180.000 + 70 X
En résolvant le système d’équation du premier degré à deux inconnus arrondis à la
centaine, on trouve :
X = 16.000 Fc et Y = 43.000 Fc
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44

D’où la répartition suivante (partie du tableau de répartitions)


1%=16000,100%=16000*100=1600000*70/100=1120000
1%=43000de,100%=43000*100=4300000*10/100=430000

Charges Emballages Expédition Ventes Ventes gros


détail
Total 1.170.000 3.180.000
Expédition 430.000
1.600.000
(10%expédition) (70%d’emballage)
Emballage 1.600.000 1.120.000 480.000

Expédition 430.000 4.300.000 860.000 3.010.000

b. Méthode des coûts théoriques.


Pour fixer le coût théorique, une méthode simple parfois utilisée consiste à effectuer
les opérations suivantes :
- Affecter à la première section une fraction du coût initial de la deuxième correspondant
aux unités d’œuvre utilisées ;
- Calculer le coût unitaire de la première section et affecter à la deuxième le coût des unités
d’œuvre de la première ;
- Recalculer alors le coût unitaire de la première section.
Dans l’exemple ci-dessus, on aura les opérations suivantes :
Coût de la section « emballage » :
Coût initial 1.170.000
Coût des unités d’œuvre de la section
« Expédition » 10% de 3.180.000 +318 .000
Coût total……………………………………………...1.488.000
Coût unitaire =1488000/100=1%de C to……………… 14.880
Coût de la section « Expédition » :
Coût initial……………………………………………3.180.000
Coût des unités d’œuvre de la section
«Emballage » 14.880 x 70…………………………. ..+1.041.600
Coût total charge d’expédition………………………..4.221.600
Coût unitaire=4221600/100 …………………………… 42.216
Coût unitaire de la section « Emballage » :
Coût initial……………………………………………1.170.000
Coût Expédition 42.216 x 10=1%…………………. + 422.160
Coût total……………………………………………...1.592.160
Coût unitaire 1592160/100………………………… 1592,1
On prendra comme coût théorique :
Section Emballages……………………………………15.900
Section Expédition…………………………………….42.200
Les calculs des répartitions donnent alors le tableau suivant :
Charges Emballages Expédition Ventes détail Ventes gros
Total 1.170.000 3.180.000
Expédition 422.000
1.592.000
Emballage 1.590.000 1.113.000 477.000
Solde 2.000
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45

4.293.000
Expédition 422.000 4.220.000 844.000 2.954.000
Solde 73.000
Les soldes de deux sections « Emballages » et « Expéditions » seront virés au compte
pertes et profits ou repris au début du mois suivant dans les deux sections.

4° Les Unités d’œuvres.


a. Définition
L’unité d’œuvre est l’unité commune permettant de mesurer l’ensemble des charges
qui concernent une section ainsi que la part de ses charges qui est imputable à chacun
des coûts ou coût de revient.
Exemple : L’unité d’œuvre des sections de productions est le temps de travail ; soit de
la main d’œuvre productive, soit de travail machine. Pour les sections de distribution,
on considère souvent les chiffres de ventes.
b. Calcul du coût de l’unité d’œuvre.
On l’obtient en divisant le total des charges de la section considérée par le nombre
d’unités d’œuvre. Le calcul est identique à la partie inférieure du tableau de
répartition.

Exercice :
L’activité de la fabrique de papiers peints (Voir étude précédente) pour le mois de
janvier peut se résumer comme suit :
1° 660 bobines de papier de 1.000m chacune ont été traitées dans les ateliers de
fabrication dont :
45 bobines pour la fabrication du papier A : papier uni avec fond (fonçage)
90 bobines pour la fabrication du papier B : papier imprimé sur fond (fonçage)
525 bobines pour la fabrication du papier C : papier imprimé sans fond (fonçage)
Le coût de revient moyen du papier consommé est de 0,10 Fc le mètre.
2° Le fonçage et l’impression ont consommé 28.000 Fc de couleurs dont 900 pour le
papier A ; 6.100 pour le papier B et 21.000 pour le papier C.
3° Tout le papier traité est passé à l’atelier de mise en rouleaux où il a été coupé en
bandes de 7,5m de long, puis enroulé et livré au magasin de rouleaux.
4° Les ventes (hors taxes) du mois ont été les suivantes :
- Papier A : 7.000 rouleaux à 2 Fc le rouleau
- Papier B : 13.000 rouleaux à 3 Fc le rouleau
- Papier C : 60.000 rouleaux à 2,5 Fc le rouleau
Les unités d’œuvre des sections principales sont données dans le tableau ci-dessous :
Sections Unités d’œuvre
- Magasin papier 10 Fc de papier consommé
- Magasin couleurs 10 Fc de couleur consommée
- Atelier de fonçage 1.000 m de papier traité
- Atelier d’impression 1.000 m de papier traité
- Atelier de rouleaux Le rouleau fabriqué
- Magasin rouleaux Le rouleau vendu
- Magasin de ventes 10 Fc de ventes réalisée
- Transport 10 Fc de ventes réalisée
- Frais de representant 10 Fc de ventes réalisée

Travail demandé :
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46

1° Déterminer le nombre d’unités d’œuvre de chaque section principale


2° Calculer le coût de l’unité d’œuvre à faire figurer sur le tableau de répartition. (voir tableau de
répartition précédent)
3° Etablir la feuille d’imputation du coût des sections aux coût de revient, de production et de
distribution (sommes imputées arrondies au millier de francs congolais)

Solution
1° Calcul du nombre d’unités de chaque section :
Sections Unités d’œuvre Nombre d’unités d’œuvre Totaux CUO
A B C
Magasin papier 10 Fc de papier consommé 450 900 5.250 6.600 0,4729
Magasin couleurs 10 Fc de couleur consommée 90 610 2.100 2.800 0,425
Atelier de fonçage 1.000 m de papier traité 45 90 - 135 61,380
Atelier d’impression 1.000 m de papier traité - 90 525 615 53,33
Atelier de rouleaux 1 Le rouleau fabriqué 6.000 12.000 70.000 88.000 0,074
Magasin rouleaux Le rouleau vendu 7.000 13.000 60.000 80.000 0,0210
Magasin de ventes 10 Fc de ventes 1.400 3.900 15.000 20.300 0,318
Transport 10 Fc de ventes 1.400 3.900 15.000 20.300 0,323
Frais de representant 10 Fc de ventes 1.400 3.900 15.000 20.300 0,768
1m=0,10FC
A45*1000m=45000m*0,10m*0,10FC=450magasin papier
B90*1000=90000*0,10/10=900, C525*1000*0,1/10=5250 magasin papier
A900/10=90, B6100/10=610, C21000/10=2100magasin couleur
A45, B90 atelier fonçage
A45000/7,5=6000rouleau
B90*1000/7,5=12000, C525*1000/7,5=70000magasin rouleau
A7000*2/10=1400, B13000*3/10=3900, C60000*2,5/10=15000magasin vente
Transport vente, frais représentant même chose avec magasin vente
COUT UNITE D’ŒUVRE=TOTAL CHARGE / TOTAUX DE (A+B+C en colonne)
(Cout d’unité d’œuvre se trouve dans le cahier le dernier tableau)
A B C
papier consomme 45*1000*0,1=4500 90*1000*0,1=9000 525*1000*0,1=52500
Cout 90*10=900 610*10=6100 2100*10=21000
COUT MATIER 4500+900=5400 9000+6100=15100 52500+21000=73500
FRAIS PRODUCTION CUO*A TOUT CUO*BTOUT CUO*CTOUT
cout production CUO*A (tout production) CUO*B (tout production) CUO*C (tout production)

Cout de distribution CUO*A (tout distribution) CUO*B (tout distribution) CUO*C (tout distribution)
CUO=A=(0,4729*900)+(0,425*610)+(61,38*45)+(53,33*0)+(0,074*6000)+(0,0210*7000)+(0,318*1400)+(0,323*
1400)+(0,768*1400)

Sections production Sections de distribution


Frais de représentants
Magasin de rouleaux
Magasin de couleurs

Atelier d'impression

Atelier de rouleaux
Magasin de papier

Atelier de fonçage

Magasin de vente

Transports

Coût Total 3 122 1 191 8 286 32 801 6 785 1 786 6 642 6 569 15 600,00
10Fc de 10Fc de 1000 m Rouleau Rouleau 10 Fc de 10 Fc de 10 Fc de 10 Fc de
Unité d’oeuvre papier papier de papier fabriqué vendu ventes ventes ventes ventes

1
Le nombre réel de rouleaux est légèrement inférieur aux chiffres – il ya sur chaque bobine de 1.000 m une chute de
2,5 m). Mais le calcul du coût de l’unité d’œuvre , la différence est négligeable.
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Nombre d’unité O. 6.600 2.800 135 615 88.000 80.000 20.300 20.300 20.300

Coût unitaire 0,4727 0,4285 61,33 53,33 0,0771 0,0222 0,328 0,323 0,768

Feuille d’imputation :

2.4. Les charges fixes et les charges variables.

Pour une section donnée les charges se décomposent en deux catégories :

2.4.1. Les charges variables ou charges d’activités

Ce sont des charges étroitement liées à l’activité de la section ? Parmi ces frais, on range
généralement les charges suivantes :
- Les consommations de matières,
- Les salaires directs,
- Les consommations d’électricité, d’eau, d’air comprimé ;
- Les dépenses de petit outillage, etc
Les frais variables sont proportionnels au nombre d’unités d’œuvre de la section. On peut
dire qu’ils sont constants par unité d’œuvre.
2.4.2. Les charges fixes ou charges de structure.
Ce sont des charges liées à la structure de la section (équipement, encadrement) et
pratiquement indépendantes de son activité.
Parmi ces frais, on range généralement les charges suivantes :
- L’amortissement des bâtiments et des équipements ;
- Les charges d’encadrement : appointement des agents de cadre et maîtrise
- Les impôts et primes d’assurances
2.4.3. Nuances entre charges et frais
Les frais sont des sommes versées ou à verser à des tiers, soit en contrepartie de
fournitures, travaux, services ou avantages, soit exceptionnellement sans contre partie. Ils
nécessitent donc un décaissement de fonds.
Par contre les charges sont constituées d’une part des dépenses et d’autres part de coûts
qui ne nécessitent pas toujours un décaissement mais tous intervenant dans la détermination du
résultat d’exploitation ; Les frais sont donc inclus dans les charges.
2.4.4. Les charges ou éléments supplétifs
Ce sont celles qui ne sont pas enregistrées en comptabilité générale mais qui peuvent être
prises en comptabilité analytique d’exploitation dans le calcul de coûts de revient.
Ex : -La rémunération de l’exploitant si elle n’est pas statutairement prévue dans les charges de
personnel
- La rémunération conventionnelle des capitaux propres de l’entreprise et par analogie avec
les coûts des capitaux empruntés
2.4.5. Le seuil de rentabilité (il est réalisé quand l’entreprise ne réalise ni perte ni bénéfice)
Le seuil de rentabilité encore appelé chiffre d’affaire ou point mort d’une entreprise ou
d’une section est le niveau de ventes ou d’activité pour lequel l’entreprise ou la section couvre la
totalité des charges sans bénéfice ni perte.
Le calcul du seuil de rentabilité est fondé sur l’analyse des charges en frais fixes et frais
variables.
Le chiffre d’affaires d’une entreprise doit couvrir l’ensemble de ses charges et donner un
profit qui mesure la rentabilité de l’entreprise.

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48

La marge sur coût variable ou bénéfices brut est égale à la différence entre le chiffre
d’affaire et les charges variables. C’est elle qui assure :
- La couverture des charges fixes,
- Le profit de l’entreprise.
Lorsque la marge est égale au total des charges fixes, l’entreprise atteint son seuil de
rentabilité. A partir de ce seuil la marge donne un bénéfice net.
Le seuil de rentabilité peut donc se définir comme le chiffre d’affaires pour lequel la
marge est égale au total des charges fixes.
Exemple : Soit une entreprise commerciale pour laquelle le chiffre d’affaires d’un exercice est de
100.000 Fc et dont les charges sont analysées comme suit :
- Charges variables ……………………………………62.500 Fc
Dont :
Prix coûtant des marchandises……………50.000 Fc
Frais variables de ventes………………….12.500 Fc
- Charges fixes………………………………………..26.000 Fc
Dont :
Du service commercial…………………..4.500 Fc
Des services administratifs………………21.500 Fc

Le bénéfice de l’entreprise se calcule alors comme suit :


Chiffre d’affaires……………………………………100.000 Fc
Charges variables……………………………………-62.500 Fc
Marges sur coût variables…………………………..37.500
Charges fixes……………………………………….-26.000
Bénéfice d’exploitation……………………………..11.500

Pour atteindre le seuil de rentabilité, on doit avoir :


Marge sur coût variable = Charges fixes = 26.000
La proportionnelle de la marge au chiffre d’affaires donne le seuil de rentabilité par simple règle
de trois suivant la formule :

Seuil de rentabilité = (Chiffre d’affaire x Charges fixes)/Marge sur coût variables

S = (100.000 x 26.000)/37.500 = 69.333

Présentation graphique du seuil de rentabilité


On emploie diverses présentations graphiques et les plus courantes sont :
- La relation des charges et du chiffre d’affaires,
- La relation des charges, du chiffre d’affaires et du temps
- La relation de la marge sur coût variables et du chiffre d’affaires
Dans ce cours, nous allons nous intéresser à la relation de la marge sur coût variable et du
chiffre d’affaires. La marge est représentée par une droite : Y = aX
Les charges fixes vont figurer sur le graphique par une droite de la forme Y = b.
Si nous prenons l’exemple précédent, la droite représentative de la marge passe par les
points : (X = 0, Y=0)
(X= 100.000, Y= 37.500)
La droite des charges fixes est la droite Y = 26.000

Représentation graphique

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49

Ms/CV

100

80

60

40 Y= aX

Y= b
20 CAC

0 | | | | | | | | | | CA
20 40 60 80 100

CHAPITRE III LA COMPTABILISATION DES COUTS ET


COUT DE REVIENT : L’AUTONOMIE DE LA COMPTABILITE
ANALYTIQUE D’EXPLOITATION

III.1. Organisation générale de la CAE


La comptabilité doit être organisée de manière à suivre :
- les mouvements de tous les éléments de stock : marchandises, matières premières,
matières consommables, produits semi-finis, produits finis, déchets et sous-produits ;
- les calculs relatifs à la détermination des coûts et coûts de revient : affectation des
éléments directs et des éléments indirects;
- les calculs relatifs à la détermination des résultats : rapprochement des coûts de revient et
des prix de ventes.
• Par éléments directs, il faut entendre les charges directes qu’on peut affecter
directement aux coûts ou au coût de revient d’un produit déterminé.
Exemple : Le pris d’achat du bois consacré à la fabrication d’un meuble est affecté
directement au coût d’achat, c’est une charge directe.
Les charges directes comprennent généralement :
- le coût de consommations de matières ;
- le coût de la main d’œuvre directe parce qu’elle concourt directement à la fabrication des
produits
• Par éléments indirects, il faut entendre les charges indirectes qui ne se rapportent
pas directement à la fabrication ou à la vente d’un produit bien déterminé et ne
peuvent être affectés directement aux coûts et coût de revient.
Exemple : Un ingénieur de fabrication qui s’occupe de toutes les fabrications ; ses
appointements ne peuvent donc être affectés au coût de production d’une seule
fabrication, mais plutôt à toutes les fabrications.
La saisie en comptabilité analytique d’exploitation des éléments de la comptabilité
générale peut s’effectuer de deux manières :
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1° En saisie directe : comptabilité analytique d’exploitation intégrée


Dans ce cas, la comptabilité analytique d’exploitation est intégrée à la comptabilité
générale c’est-à-dire les comptes de la classe 9 sont actionnés avec les comptes ci-après de la
comptabilité générale :
- 30 à 36 Stocks;
- 39 Achats ;
- 60 à 68 Frais et dotations ;
- 70 à 78 Ventes et autres produits
- 80 à 87 Soldes de gestion
Les comptes réfléchis ne sont pas utilisés car remplacés par les comptes correspondants de la
comptabilité générale ci-dessus.
2° En saisie indirecte : comptabilité analytique autonome.
Dans ce cas, la comptabilité analytique d’exploitation est autonome ou indépendante vis-
à-vis de la comptabilité générale.
Cette autonomie se réalise par utilisation des comptes réfléchis (compte 90) en place et
lieu des comptes correspondants de la comptabilité générale. On aura les comptes qui sont
réfléchis par leurs comptes correspondants :
- 30 à 36 : 90.1 Stocks initiaux réfléchis
- 39 : 90.2 Achats réfléchis ;
- 60 à 63 : 90.4 Consommations intermédiaires réfléchies ;
- 64 à 68 : 90.6 Charges par nature réfléchis
- 70 à 77 : 90.7 Produits d’exploitation réfléchis ;
- 80 à 87 : 90.8 Solde de gestion réfléchis
Ces comptes réfléchis jouent en sens inverse des comptes des classes 6, 7 et 8 de la
comptabilité générale.
Donc :
- Crédités pour charges et pertes
- Débités pour produits et profits
• Avantages de la C.A.E. autonome
- Elle ne gène pas la comptabilité générale dans l’entreprise ;
- Elle peut être organisée en fonction des besoins de l’entreprise
- Elle peut être tenue dans un lieu ou bureau différent (par exemple à l’usine) alors que la
comptabilité générale est tenue au siège social)
- Elle permet à son tour de contrôler la comptabilité générale

III.2. Le plan comptable : comptes de la classe 9


Le plan comptable est :
- la liste des comptes classés rationnellement ;
- un ensemble de règles proposées et imposées aux entreprises pour la tenue de leur
comptabilité.
Tous les comptes de la comptabilité analytique d’exploitation sont groupés dans une classe
unique : la classe 9 dont l’organisation assure :
- l’autonomie de la comptabilité analytique
- sa concordance avec les données de la comptabilité générale.

III.2.1. La liste des comptes analytiques


Nous signalons avant tout que le PCGC ne donne pas de numéros aux comptes
divisionnaires de la CAE. Chaque entreprise peut les organiser en fonction de ses besoins et des
objectifs qu’elle veut atteindre. Les comptes analytiques peuvent être présentés comme suit :

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A. 90 Les comptes réfléchis


90.1 Stocks réfléchis
90.2 Achats réfléchis ;
90.3 Mouvements de stocks ;
90.4 Consommation intermédiaires réfléchies (60 à 63);
90.6 Autres charges par nature réfléchies (Charges internes 64 à 68) ;
90.7 Produits d’exploitation réfléchis (70 à 78) ;
90.8 Soldes de gestion réfléchis (83, 84, 86)
B. 91 Les comptes de reclassement des charges
91.10 Charges et pertes variables ;
91.11 Charges et pertes semi-variables ;
91.12 Charges et pertes fixes;
91.20 Charges directes;
91.21 Charges indirectes;
91.7 Produits et profits
C. 92. Comptes de sections ou centres d’analyse ou centre de frais
92.0 Frais de sections d’administration
92.1 Frais de sections de financement
92.2 Frais de sections d’approvisionnement
92.3 Frais de sections de production
92.4 Frais de sections auxiliaires
92.5 Frais de sections études et recherches
92.7 Frais de sections de distribution
92.8 Frais de sections à activités non professionnelles
D. 93. Comptes d’inventaire permanent (comptes de stock)
93.0 Inventaire permanent marchandises
93.1 Inventaire permanent matières et fournitures
93.2 Inventaire permanent emballages commerciaux
93.3 Inventaire permanent produits semi-ouvrés
93.4 Inventaire permanent produits finis
93.5 Inventaire permanent produits ou travaux en cours
93.6 Inventaire permanent stock à l’extérieur
E. 94. Comptes de coûts et coût de revient
94.0 Coût d’achat
94.1 Coût de production
94.2 Coût de distribution
94.3 Coût de revient
94.4 Coût d’administration
94.5 Coût d’études économiques
F. 96. Comptes écarts sur coûts préétablis
96.0 Ecart sur matières premières
96.1 Ecart sur main-d’œuvre ;
96.2 Ecart sur frais de section production ;
96.3 Ecart sur frais de section ventes
G. 97. Comptes des différences d’incorporation
97.0 Différences d’inventaire (constaté entre l’inventaire physique et l’inventaire comptable)
97.1 Charges et pertes non incorporables ;
97.2 Charges été supplétives incorporées
97.3 Différences sur charges et pertes incorporables
97.4 Différence de traitement comptable ;
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97.5 Frais résiduels de sections ;


97.6 Coût de la sous-activité
97.7 Produits et profits non incorporés ;
97.8 Différences sur les éléments hors exploitation hors exercices et sur résultats

H. 98. Comptes de Résultat Analytique


98.1 à 98.5 Pour les résultats analytiques des différents produits
98.6 Enregistre les reports de différence d’incorporation
98.7 Enregistre les éléments hors exploitation ; hors exercices et de résultat

I. 99. Comptes de liaison des établissements


99.1 Liaisons internes dans un même établissement
99.6 Cessions reçues d’un autre établissement ;
99.7 Cessions fournies à un autre établissement ;

III.2.2. Fonctionnement des comptes analytiques

Le fonctionnement des comptes analytiques peut être exposé suivant les étapes ci-après :
1. Saisie ou fixation des stocks en début d’exercice
Principe :
Pour constater la saisie ou la fixation des stocks existant en magasin au début de la
période, on crédite le compte 90.1 Stocks initiaux réfléchis en débitant les comptes d’inventaire
permanent 93 ; pour les stocks ou en débitant le compte 94 coût et coût de revient pour les
produits et travaux en cours.
Le compte 90.1 est débité pour solde de clôture de la comptabilité par le crédit des
comptes à la clôture de la comptabilité.
Et voici les écritures à passer suivant le mode de saisie :
En comptabilité autonome En comptabilité intégré
93.0 Inventaire permanent marchandises 93.0 Inventaire permanent marchandises
93.1 Inventaire permanent matières 93.1 Inventaire permanent matières
93.2 Inventaire permanent emb. Commerciaux 93.2 Inventaire permanent emb. Commerciaux
93.3 Inventaire permanent prod. semi-ouvrés 93.3 Inventaire permanent prod. semi-ouvrés
93.0 Inventaire permanent produits finis 93.0 Inventaire permanent produits finis

à 90.1 Stocks initiaux réfléchis à 30 Marchandises


Saisie ou fixation des stocks d’ouverture et 31 Matières premières
travaux en cours reportés 32 Emballages commerciaux
33 Produits semi ouvrés
34 Produits finis
Saisie ou fixation des stocks d’ouverture et
travaux en cours reportés

Exemple :
Au 1er janvier 2010, les stocks existant en magasin, dans une entreprise commerciale de
distribution, sont les suivants :
- Stocks Marchandises « X » = 420.000 Fc
- Stocks Marchandises « Y » = 680.000 Fc
- Stocks Marchandises « Z » = 400.000 Fc
- Stock emballages ciaux = 200.000 Fc

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Journaliser en comptabilité analytique autonome la fixation de ces stocks


93.0.0 I.P Marchandises "X" 420 000
93.0.1 I.P Marchandises "Y" 680 000
93.0.2 I.P Marchandises "Z" 400 000
93.2 I.P Emballages commerciaux 200 000

90.1 à Stocks initiaux réfléchis 1 700 000


Réflexion ou saisie ou fixation des stocks initiaux

2. Saisie ou fixation des charges indirectes (tableau de répartition ou


reclassement des charges par fonction ou section)
Principes
Pour enregistrer ou saisir les charges indirectes càd les charges communes à plusieurs coûts,
produits ou sections, on débite les comptes de sections 92 du montant de charges et pertes
indirectes, des matières consommables sorties, éventuellement des éléments supplétifs… qui ont
fait l’objet d’un calcul de coût par le crédit des comptes :
90.4 Consommation intermédiaires réfléchies ;
90.6 Autres charges par nature réfléchies ;
93 .1 Inventaire permanent matières consommables ;
97.2 Charges supplétives incorporées ;
94 Coût concerné
Les comptes de sections sont crédités de la valeur des charges et pertes transférées à une
autre section (en répartition secondaire) et des imputations aux comptes des « coûts et coût de
revient » par le débit des comptes de sections auxiliaires intéressés (92) et/ou des comptes des
coûts et coûts de revient (94)
Et voici les écritures à passer suivant le mode de saisie:
En comptabilité autonome En comptabilité intégré
92.0 Frais de sections administration 92.0 Frais de sections administration
92.1 Frais de sections financement 92.1 Frais de sections financement
92.2 Frais de sections d’approvisionnement 92.2 Frais de sections d’approvisionnement
92.3 Frais de sections de production 92.3 Frais de sections de production
92.4 Frais de sections auxiliaires 92.4 Frais de sections auxiliaires
92.5 Frais de sections recherche & dévelop 92.5 Frais de sections recherche & dévelop
92.7 Frais de sections de distribution 92.7 Frais de sections de distribution
92.8 Frais de sections à activités non profess. 92.8 Frais de sections à activités non profess.

à 90.4 Consommations intermédiaires à 31 Matières consommables


réfléchies 61 M&F. Consommées
90.6 Autres charges par nature 62 Transports consommés
Réfléchies 63 Autres services consommés
93 .1 Inventaire permanent matières 64 Charges et pertes diverses
consommables ; 65 Charges de personnel
97.2 Charges supplétives incorporées ; 66 Contributions et taxes
67 Intérêts payés
Saisie ou fixation ou réflexion des charges et 68 Dotations aux amortissements
pertes indirectes : tableau de répartition 972 Charges supplétives incorporées
primaire Saisie ou fixation ou réflexion des charges et
pertes indirectes : tableau de répartition
primaire

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Exemple :
Une boulangerie présente le tableau de répartition des charges indirectes ci-après :
Sections Auxiliaires Sections principales
Codes Montant
Administrat° Finances Approvis Product° Distribution
61 200 000 70 000 30 000 100 000
62 500 000 210 000 50 000 140 000 100 000
63 620 000 100 000 220 000 150 000 120 600 29 400
64 80 000 24 500 33 100 13 000 9 400
65 2 000 000 250 000 350 000 400 000 800 000 200 000
66 350 000 50 000 40 000 200 000 60 000
67 125 500 25 500 70 000 30 000
68 84 500 10 000 24 500 15 000 25 000 10 000
ES 52 400 40 000 12400,00
Total 4 012 400 780 000 790 000 618 000 1 395 000 429 400

Les frais administratifs sont répartis entre les services financements, approvisionnement
et production respectivement à raison de 40%, 50% et 10%.
Par contre les frais de la fonction financement sont imputés aux fonctions principales
d’approvisionnement, de fabrication et de distribution au prorata des coefficients 4, 13 et 3.
Questions :
1. Journaliser en comptabilité analytique autonome :
- La saisie ou fixation du tableau de reclassement : répartition primaire ;
- La répartition secondaire ou sous-répartition des charges indirectes
2. Présenter les comptes analytiques dans le grand-livre

3. Saisie ou fixation des charges non incorporables


Principe
Pour fixer, saisir ou enregistrer les charges et pertes non incorporables, on débite le
compte 97.1 charges et pertes non incorporables.
Le compte 97.1 charges et pertes non incorporables a pour objet, conjointement avec le
compte 97.3 Différence sur charges et pertes incorporables, de ramener les soldes des comptes
90.4 Consommations Intermédiaires réfléchis et 90.6 Autres charges et pertes réfléchis, à un
montant correspondant exactement au total des comptes de la classe 6 ayant été réfléchis en
comptabilité analytique.
Le compte 97.1 est donc débité du montant des charges et pertes considérées comme non
incorporables par le crédit de 90.4/ 90.6 ou encore par le crédit du compte 91 si ces charges
avaient été antérieurement intégrées dans un regroupement utilisant ce dernier.
Le compte 97.1 est crédité à la fin de la période comptable pour constater le transfert des
charges et pertes non incorporables en résultat analytiques (comptes 98 débité)

4. Formation ou détermination du coût d’achat (compte 94.0)


Principe
Le compte 94.0 coût d’achat est débité par le crédit :
- du compte 90.2 Achat réfléchis ou mouvements de stocks réfléchis pour la saisie du prix
d’achat net facturé par le fournisseur ;
- des comptes 90.4 et 90.6 pour la saisie des charges directes d’achat ;
- du compte de sections « 92 Frais de sections d’approvisionnement pour imputation des
charges indirectes d’achat.
- Du compte 97.2 Différences d’incorporation pour la saisie ou l’incorporation des
éléments supplétifs d’achat.
- Des comptes de reclassement des charges et pertes (comptes 91), éventuellement ;
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- Du compte 99 liaisons internes pour l’incorporation des frais d’établissements assistant


lors des achats.
Le compte 94.0 coût d’achat est crédité pour solde par lé débit du compte 93.1 Inventaire
permanent matières, 93.2. Inventaire permanent emballages ou 93.0 Inventaire permanent
marchandises pour constater l’entrée d’éléments de stocks (matières, emballage ou
marchandises) en magasin au coût d’achat.
Composantes du coût d’achat (compte 94.0)
Les éléments essentiels intégrés dans le compte 94.0 Coût d’achat sont :
- Le prix d’achat net ( net commercial) facturé par le fournisseur (crédit du compte 90.2) ;
- Les charges directes d’achat affecté dans les coûts d’achat (crédit de 90.4/90.6) ;
- Les charges indirectes d’achat ou frais de section imputés dans les différents coûts
d’achats (crédit de 92.2)

Et voici les écritures à passer suivant le mode de saisie pour la formation du coût
d’achat :
En comptabilité autonome En comptabilité intégré
94.0 Coût d’achat x 94.0 Coût d’achat x

à 90.2 Achats réfléchis x à 39 Achats x


Saisie ou fixation ou réflexion des achats
nets : prix d’achat net facturé Saisie ou fixation des achats nets facturés
réfléchies
------------------- ------------------ ------------------- -------------------------
94.0 Coût d’achat x 94.0 Coût d’achat x

à 90.4 Consommations inter. Réfléchis x à 61 M&F. Consommées


90.6 Autres charges par nature x 62 Transports consommés
Réfléchies 63 Autres services consommés
Affectation ou saisie des charges directes 64 Charges et pertes diverses
d’achat dans le coût d’achat 65 Charges de personnel
------------------------ -------------------------- 66 Contributions et taxes
94.0 Coût d’achat x 67 Intérêts payés
68 Dotations aux amortissements
à 92.0 Frais de sect° d’appro. x Affectation ou saisie des charges directes
Imputation des charges indirectes d’achat d’achat
dans le coût d’achat -------------------- ---------------------------
94.0 Coût d’achat x

__________________________________________________________________________________________
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à 92.0 Frais de sect° d’appro. x


Imputation des charges indirectes d’achat
dans le coût d’achat

5. Entrée des matières en magasin (mise en stock des matières)


Principes
Pour constater l’entrée de matières en magasin, on débite le compte 93.1 Inventaire
permanent matières premières ou matières consommables, ou encore le compte 93.2 Inventaire
permanent magasin emballages commerciaux en créditant , en contre partie, le compte 94.0 Coût
d’achat.
La mise en magasin est constatée au coût d’achat matières.
Le compte inventaire permanent matières, emballages commerciaux ou marchandises
(93…) peut aussi être débité pour constater les entrées en stock en créditant le compte 90.3
Mouvements de stocks réfléchis s’il n’est pas utilisé de compte « coût d’achat »

Comptabilisation
1ère Variante

93.1 I.P Magasin matières premières x


93.2 I.P Magasin Emballages commerciaux x

94.0.0 à Coût d’achat matières premières x


94.0.1 Coût d’achat matières premières x
Fiche de stock n°… Entrées matières et emballages en
magasin au coût d’achat

2ème Variante

93.1.0 I.P Matières premières « A » x


93.1.1 I.P Matières premières « B » x
93.1.9 I.P Matières premières consommables x
93.2.0 I.P Emballages commerciaux « X » x
93.2.1 I.P Emballages commerciaux « Y » x

90.3 A Mouvements de stocks réfléchis xxxxx


Fiche de stock n°… Entrées matières et emballages en
magasin

6. Formation du coût de production des produits fabriqués


Principes
Le compte 94.1 Coût de production est débité par le crédit ;
- du compte 93.1 Inventaire permanent matières premières ou matières consommables pour
la valeur des quantités utilisées ou mises en œuvre en atelier de production.
- Des comptes de 90.4/90.6 pour l’affectation ou la saisie des charges et pertes directes de
production ;
- Du compte 92.3 Frais de sections production pour l’imputation des charges et pertes
indirectes de production
- Du compte 97.2 pour l’incorporation des charges et pertes supplétives relatives à la
fabrication (sil elles n’ont pas été reclassées antérieurement en compte de sections
fabrication)
- Des comptes de reclassement des charges et pertes (91) éventuellement ;
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- Du compte 99 liaisons internes pour incorporation des frais engagés par des
établissements assistant à la fabrication.
- Du compte 93.5 Inventaire permanent de produits et travaux en cours pour
l’incorporation de la valeur des encours de transformation du début de période.
Le compte 94.1 Coût de production est crédité pour constater les entrées en stock des
produits semi-ouvrés, produits finis et emballages commerciaux fabriqués par l’entreprise par le
débit du compte 93 Inventaire permanent.
Il est également crédité des entrées en stock des déchets et rebuts comptabilisés pour leur
valeur d’utilisation ou de réalisation par le débit du compte 93 Inventaire permanent déchets et
rebuts.
Et voici les écritures à passer suivant le mode de saisie pour la formation du coût de
production :
En comptabilité autonome En comptabilité intégré
94.1.0 Coût de product° PF1 x 94.1.0 Coût de product° PF1 x
94.1.1 Coût de product° PF2 x 94.1.1 Coût de product° PF2 x

à 93.1.0 IP Matières premières 1 x à 93.1.0 IP Matières premières 1 x


93.1.1 IP Matières premières 2 x 93.1.1 IP Matières premières 2 x
Sortie valorisée au coût d’achat Sortie valorisée au coût d’achat
------------------- ------------------ ------------------- -------------------------
94.1.0 Coût de product° PF1 x 94.1.0 Coût de product° PF1 x
94.1.1 Coût de product° PF2 x 94.1.1 Coût de product° PF2 x
à 61 M&F. Consommées
à 90.4 Consommations inter. Réfléchis x 62 Transports consommés
90.6 Autres charges par nature x 63 Autres services consommés
Réfléchies 64 Charges et pertes diverses
Affectation ou saisie des charges directes de 65 Charges de personnel
fabrication : incorporation des frais directs 66 Contributions et taxes
dans le coût de production 67 Intérêts payés
68 Dotations aux amortissements
Affectation ou saisie des charges directes
De fabrication dans le coût de production
------------------------ -------------------------- -------------------- ---------------------------
94.1.0 Coût de product° PF1 x 94.1.0 Coût de product° PF1 x
94.1.1 Coût de product° PF2 x 94.1.1 Coût de product° PF2 x

à 92.3 Frais de sect° de product° x à 92.3 Frais de sect° de product° x


Imputation des charges indirectes de Imputation des charges indirectes de
fabrication dans le coût de production fabrication dans le coût de production
-------------------------- ------------------------ ----------------------- ------------------------
94.1.0 Coût de product° PF1 x 94.1.0 Coût de product° PF1 x
94.1.1 Coût de product° PF2 x 94.1.1 Coût de product° PF2 x

à 93.5.0 IP Produits en cours P1 x à 93.5.0 IP Produits en cours P1 x


93.5.1 IP Produits en cours P2 x 93.5.1 IP Produits en cours P2 x

Transfert et incorporation de l’encours initial Transfert et incorporation de l’encours initial


de transformation dans le coût de production de transformation dans le coût de production
------------------------ ------------------------ ------------------------ ------------------------
93.5.0 IP Produits en cours P1 x 93.5.0 IP Produits en cours P1 x
__________________________________________________________________________________________
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93.5.1 IP Produits en cours P2 x 93.5.1 IP Produits en cours P2 x

à 94.1.0 Coût de product° PF1 x à 94.1.0 Coût de product° PF1 x


94.1.1 Coût de product° PF2 94.1.1 Coût de product° PF2
Transfert de l’encours final de transformation Transfert de l’encours final de transformation

Remarques :
Pour passer de la comptabilité autonome à la comptabilité analytique intégrée, il suffit de
supprimer les comptes réfléchis et de les remplacer par les comptes correspondants de la
comptabilité générale inscrits en classe 3, 6, 7, 8…
Les écritures ne faisant pas intervenir des comptes réfléchis sont les mêmes dans les deux
modes de comptabilisation.
Lors de la saisie et affectation des charges et pertes directes, on doit en principe débiter les
comptes de coûts(90.4) et créditer les comptes de charges 90.4/90.6 en autonome (ou 61 à 68 en
comptabilité analytique intégrée)
En cas d’imputation des charges et pertes indirectes dans les coûts, il convient de débiter les
comptes de coûts (94) et créditer les comptes de sections (92)
On peut enregistrer les encours de transformation en une seule écriture ; il est pris en compte
uniquement « la variation des encours de fabrication » à transfert dans le coût de production au
débit ou au crédit de celui-ci.
7. Entrée des produits finis ou produits semi-ouvrés en stock
Principes
L’entrée des produits semi-ouvrés et des produits est constatée au coût de production des
produits obtenus.
La mise en magasin des produits finis ou semi-ouvrés issus de l’atelier de fabrication est
enregistrée en débitant le compte 93.4 ou 93.3 en créditant le compte 94.1 Coût de production.

Comptabilisation

93.3 I.P Produits semi-ouvrés x


93.4 I.P Produits finis x

94.1.0 à Coût de production produits semi-ouvrés x


94.1.1 Coût de production produits finis x
Fiche de stock n°… Bon d’Entrée en magasin des
produits

8. Formation du coût de distribution


Principes
Le compte coût de distribution (94.2) comprend essentiellement les composantes
suivantes :
- les charges directes de distribution ;
- les charges indirectes de distribution ou frais de section de distribution ;
- les éléments supplétifs ayant des liens avec la distribution ;
- les consommations d’emballages commerciaux non récupérables.
Il est en principe débité :
- lors de l’affectation des charges et pertes directes de distribution en créditant les comptes
de charges 904/906 en comptabilité autonome ou les comptes du groupe 6(61 à 68) en
comptabilité intégré.

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-Au moment de l’imputation des charges indirectes de distribution en créditant le copte


section concerné 92.7 frais de section distribution ;
- Pour constater la sortie des emballages commerciaux utilisés et leur incorporation dans le
coût de distribution ;
- Par le crédit du compte 99 liaisons internes avec des établissements participant à la
distribution
Il est soldé, théoriquement, en fin de période par transfert ou virement du coût de distribution
dans le coût de revient des produits ou services vendus
Comptabilisation
1) 942.0 Coût de distribution P1 x
942.1 Coût de distribution P2 x

90.4 à Consommation intermédiaires réfléchies x


90.6 Autres charges par nature réfléchies x
Saisie et affectation des pertes et directes de distribution

2) 942.0 Coût de distribution P1 x


942.1 Coût de distribution P2 x

92.7 à Fais de section distribution x


Imputation des charges et pertes indirectes de distribution

3) 942.0 Coût de distribution P1 x


942.1 Coût de distribution P2 x

93.2 à IP magasin emballage commerciaux x


Consommation ou sorties d’emballages commerciaux non
récupérables

9. Formation du coût de revient (94.3)


Principe
Le compte « Coût de revient » est débité :
- pour constater les sorties des produits vendus aux clients par le crédit du compte 934 IP
magasin PF sorties valorisées au coût de production ;
- pour constater le transfert ou l’incorporation du coût de distribution dans le coût de
revient des produits vendus en créditant le compte 94.2 coût de distribution.
Comptabilisation

1) 94.3 Coût de revient x

93.4 à IP magasin produit produits x


Sortie des produits finis au coût de production des
produits finis vendus

2) 94.3 Coût de revient x

94.2 à Coût de distribution P2 x


Transfert du coût de distribution dans le coût de revient

Remarque : La formation du coût de revient peut être actée en une seule écriture à savoir :
Le coût de revient correspond au solde débiteur du compte 94.3 Coût de revient en
non au débit de ce compte. En effet, si le solde débiteur englobe tous les coûts engagés dans

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l’état où le bien économique se trouve au stade final, le débit par contre enregistre seulement
une partie de composantes du coût de revient, le compte restant encore ouvert.
Le compte 94.3 Coût de revient est crédité, donc au moment de la formation du résultat
analytique d’exploitation réalisé sur la vente du produit concerné.

10. Détermination du résultat analytique sur vente des produits (98.1 à 98.5)
Principes :
Les composantes du résultat analytique sur produit sont :
- le coût de revient du produit vendu ;
- le prix de vente ou le chiffre d’affaires net hors taxes réalisé après facturation du produit
écoulé.
Pour déterminer le résultat analytique sur vente des produits, on passe deux écritures en
comptabilité analytique :
(1) le transfert du coût de revient en résultat analytique
(2) la saisie ou la fixation des ventes ou chiffre d’affaires net.
Le compte 98 Résultat analytique est crédité des augmentations et débité des diminutions de
valeur.
Le compte 98 Résultat analytique est crédité au moment de la fixation des ventes nettes du
produit écoulé au prix de vente net facturé aux clients par le débit du compte 90.7. Produits
et profits d’exploitation réfléchis ou (Ventes réfléchis).
Ce même compte est débité pour constater le transfert du coût de revient en résultat
analytique en créditant le compte 94.3 Coût de revient.

Comptabilisation

1) 90.7 Produits d’exploitation réfléchis x

à
98.1 Résultat analytique sur PF 1 x
98.2 Résultat analytique sur PF 2 x
98.3 Résultat analytique sur PF 3 x
Fixation ou saisie de ventes nettes du produit

2) 98.1 Résultat analytique sur PF 1 x


98.2 Résultat analytique sur PF 2 x
98.3 Résultat analytique sur PF 3 x
à
9430
Coût de revient PF1 x
9431 Coût de revient PF2 x
9432 Coût de revient PF3 x
Transfert des coûts de revient PF vendus en résultats
analytiques d’exploitation

• Si le PV > CR, le compte « Résultat analytique sur produit » présente un solde


créditeur exprimant un bénéfice net d’exploitation.

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• Si, par contre, le PV < CR, ce compte présente un solde débiteur exprimant une
perte d’exploitation.
• Résultat analytique sur produit = Chiffre d’affaires net HT – Coût de revient du
produit
• Les éléments du résultat sur produit sont issus des comptes de « Ventes
réfléchis » et du « Coût de revient ».
Remarques
- Les comptes de résultats analytiques sur produits sont des sous-comptes du compte 98
Résultat de la comptabilité analytique. Ils sont en réalité ouverts selon les besoins
internes de gestion de l’entreprise et leur codification est laissée à la disposition de
l’entreprise.
- Il arrive qu’une firme industrielle produise et vende des « produits résiduels » comme des
rebuts normaux ou anormaux et des déchets. Dans ce cas, il convient de créer un compte
particulier de résultats qui devra enregistrer le coût de revient et les ventes de ces produits
résiduels. Il sera ainsi ouvert autant de comptes de résultats sur produits résiduels qu’il y
aura des types de produits dérivés vendus.
- Le compte 984 Résultats sur produits résiduels fonctionne comme le compte « Résultat
sur vente Produit ».

11. Transfert des différences d’incorporation


Principes :
A la fin de la période comptable, toutes les différences d’incorporation actées sont
transférées au débit ou au crédit du compte 98.7 Report des différences d’incorporation.
En cas de différence d’inventaire constatées (manquant ou excédent), il sera actionné le
compte 973 Différence d’inventaire soldé par virement en compte 98.7.
Les éléments supplétifs sont annulés et transférés en débitant le compte 97.2 par le crédit
du compte 98.7 Report des différences d’incorporation.
Pour transférer les charges non incorporables, on débite le compte 98.7 en créditant le
compte 97.1 Charges non incorporables.
On débite le compte 97.7 Différences d’incorporation sur produits et profits en créditant
le compte 98.7 pour constater le transfert ou le virement des produits et profits non incorporables
c’est-à-dire hors exercice ou hors exploitation.
L’utilisation des comptes 97 est limitée à des différences qui ne résultent pas de l’emploi
de coûts préétablis.
Comptabilisation

1. Transfert ou annulation des éléments supplétifs, des produits et profits hors exploitation et des
différences d’inventaire excédentaires :
97.2 Charges supplétives incorporées x
97.3 Différences d’inventaire constatées x
97.7 Différences d’incorporation sur produits et profits x
à
98.7 Report des différences d’incorporation x
Transfert ou virement pour solde des excédents de stocks,
des éléments supplétifs et des produits hors exploitation

2. Transfert ou virement des charges non incorporable, des différences d’inventaires (manquant)

98.7 Report des différences d’incorporation x


à
97.1 Coût de revient PF1 x
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97.3 Coût de revient PF2 x


97.6 Coût de la sous-activité x
Virement pour solde des manquants en stocks, des charges
non incorporables et des coûts de la sous-activités

12. Détermination du résultat de la comptabilité analytique


Principes :
Pour former le compte Résultat de la comptabilité analytique, il convient de :
- transférer les résultats analytiques sur produits en résultat analytiques global ;
- virer le report des différences d’incorporation en résultat analytique global ;
- procéder au virement des reports des écarts sur coûts préétablis 98.6 en compte 98
Résultat de la comptabilité analytique.
Exemple :

Une entreprise industrielle fabrique et vend deux produits A et B :


On dispose des éléments comptables suivants :
- coût de revient produits A : 220.000 Fc
- coût de revient produits B : 400.000 Fc
- Ventes produits finis A : 320.000 Fc
- Ventes produits finis B : 450.000 Fc
- Charges supplétives incorporées 12.000 Fc
- Charges et pertes non incorporables 20.000 Fc
- Différences d’inventaire constatées : excédent en stock magasin matières premières 4000
Fc
Questions :
- Journalisez la formation des résultats analytiques par produit
- Journalisez la formation du résultat analytique global

Solution

90.7 Produits d’exploitation réfléchis 770.000

à
98.1 Résultat analytique sur Produit A 320.000
1
98.2 Résultat analytique sur Produit B 450.000
Fixation ou saisie de ventes nettes du produit

98.1 Résultat analytique sur PF 1 x


2 98.2 Résultat analytique sur PF 2 x
98.3 Résultat analytique sur PF 3 x
à
9430
Coût de revient PF1 x
9431 Coût de revient PF2 x
9432 Coût de revient PF3 x
Transfert des coûts de revient PF vendus en résultats
analytiques d’exploitation

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