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A l’attention des étudiants du premier cycle universitaire

de formation informatique

ELECTRONIQUE
GENERALE
Notes du Cours

Papy MUKANDA
Ingénieur électronicien - génie Télécoms

Édition - 2010

Ir. Papy Mukanda Notes du cours d’ Electronique Générale Edition 2010


60 H
COURS D’ELECTRONIQUE GENERALE

Pour Informaticiens

Par Ir. Papy Mukanda

Chargé du Cours à :
- l’Université Protestante de Lubumbashi (UPL)
- l’Université de Lubumbashi (ESI)
- l’Ecole Supérieure Informatique Salama (ESIS).

Téléphone : 081.4074287

Courriel : papy_mukanda@yahoo.fr

Volume horaire
 THEORIES : 45 heures
 TD/TP : 15 heures

Plan du Cours
0. INTRODUCTION GENERALE

I. GENERALITES SUR L’ELECTRONIQUE

II. RAPPEL SUR LA STRUCTURE DE LA MATIERE

III. ETUDE DES MATERIAUX

IV. NOTIONS D’ELECTRICITE GENERALE

V. COMPOSANTS PASSIFS

VI. DIODES A JONCTION

VII. TRANSISTORS

VIII. THYRISTOR

IX. ELEMENTS OPTO-ELECTRONIQUES

Ir. Papy Mukanda Notes du cours d’ Electronique Générale Edition 2010


0. INTRODUCTION GENERALE
0.1. OBJECTIFS

Le cours intitulé « ELECTRONIQUE GENERALE » est une collection des


notions générales sur l’Electricité élémentaire et l’Electronique de base. Il est consacré
principalement à « l’étude des circuits électriques et des composants électroniques simples » et s’adresse aux
étudiants du premier cycle universitaire de formation informatique.

Ce cours conçu de façon pratique permet à l’étudiant d’acquérir des connaissances


générales sur l’électronique analogique. Les notions de ce cours, seront complétées par des
exercices permettant aux étudiants de s’auto évaluer. Les étudiants feront des progrès dans la
mesure où ils essaieront de résoudre eux mêmes au moins 80% d’exercices.

L’objectif majeur de ce cours est d’apporter à l’étudiant informaticien les bases


théoriques et pratiques indispensables à la compréhension et à l’utilisation rationnelle des
composants et systèmes électroniques sur lesquels sont également bâtis le hardware des machines
informatiques.
Nous aimerions donc, faire de l’étudiant non pas, un simple utilisateur des appareils électroniques
ou des machines informatiques, mais un utilisateur intelligent.

0.2. STRATEGIES PEDAGOGIQUES

- Un cours orienté vers la pratique ;


- Les étudiants apprennent en agissant ;
- Organisation des séances des travaux dirigés ;
- Les séances de Laboratoire sont prévues dans le cours de Labo électronique ;
- Des devoirs effectués par groupe de trois ou cinq étudiants ;
- Des contrôles des acquis effectués sur une base individuelle à la fin de chaque chapitre.

0.3. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1- T. DUMARTIN RAPPELS D’ELECTRONIQUE


http://perso.wanadoo.fr/geea.org2/IMG/pdf/cours_Eln.pdf.

2- G. HUGUENIN,
COURS DE THEORIE DES CIRCUITS I
http://www.eiaj.ch/v2/support de cours/electricite/
ARC, mise à jour : le 18.10.2004

3- J. SADAL K. ELECTRONIQUE DE BASE


INPP/EFE, Ed. Nov. 2000.

4- P. SMOLDERS S.J. UILV EXERCICES D’ELECTRICITE


E. VAN ISEGHEM SG Collection Boboto, CRP Kinshasa, 1990.

*****
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Chapitre I
GENERALITES SUR L’ELECTRONIQUE

I.1. INTRODUCTION

I.1.1. APERCU HISTRORIQUE

L' Electronique est née en 1907 avec la mise au point du premier tube
électronique amplificateur, appelé « triode » par l’américain LEC de FOREST.

En effet, C’est à la fin du 18ème siècle que l’idée de transmettre des


messages à distance s’est concrétisée avec l’invention du télégraphe optico-mécanique à
la fin du XVIIIème siècle de notre ère par l’ingénieur français Claude CHAPPE (1763 –
1805). Et, après la découverte de l’électricité, ce télégraphe s’est évolué vers le
télégraphe électrique mis au point en 1832 par le physicien américain Samuel MORSE
(1791 – 1872). C’est cette dernière invention qui marque le début de l’ère de
Télécommunications modernes.

Le 10 mars 1876 à Boston aux USA, Alexander Graham BELL et Thomas Watson réussirent
à transmettre de manière intelligible la voix humaine à travers des fils métalliques associés
à des postes téléphoniques. Après ce temps, des expériences à succès furent réalisées à
travers le monde sur des lignes de plus en plus longues ; BELL et son associé
commencèrent la fabrication et la location des postes téléphoniques : le service
téléphonique était né.
Afin d’améliorer la transmission et de porter les informations aussi loin que possible, les
techniciens de la téléphonie utilisèrent les inventions des divers physiciens. La mise au
point du premier élément amplificateur (la triode) permis de vaincre les principales
difficultés de la distance ; ce fut la naissance de l’électronique.

Avec l’invention du transistor en 1947 par les américains John Bardeen,


William Shockley et Walter Brattain, l’électronique franchi un autre grand pas, celui de la
miniaturisation. L’électronique constitue la force motrice et centrale du développement de
notre société moderne et elle est présente dans chaque aspect de notre vie économique et
sociale (industries, commerces, enseignement, foyer, …). L’électronique reste donc, une
technique et un outil d’emploi universel.

I.1.2. DEFINITION & BRANCHES D’APPLICATION

Les applications de l’Electricité sont regroupées en deux domaines


principaux interdépendants :
- Les techniques de l’énergie : assurent l’exploitation ou le traitement de l’énergie
électrique (Electrotechnique ou électricité industrielle ou génie électrique ou Electro
énergie);

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- Les techniques de l’information : comprend les techniques d’acquisition
(Electronique), de transport (Télécoms) et de traitement de l’information
(Informatique) portée par des signaux électriques.

Applications de l’électrotechnique Branches d’électronique

TECHNIQUES DE
L’ENERGIE

 Electronique générale
TECHNIQUES DE L’INFORMATION  Electronique digitale
 Electronique automobile
TELECOMS  Electronique acoustique
 Electronique optique
ELECTRONIQUE  Electronique industrielle
 Electronique de puissance
INFORMATIQUE  Electronique biomédicale
 Electronique d’aviation
etc.

Les technologies de l’information et de communication (TIC ou ICT, en anglais)


constituent un ensemble des services, des matériels électroniques et des logiciels
informatiques utilisés pour la collecte, le traitement, la conservation et l’échange de
l’information. Les TIC englobent les techniques de l’électronique, de l’informatique et des
télécommunications.

L’Electronique est une discipline appartenant aux technologies de


l’information et est définie comme un domaine de la science (physique appliquée) et de la
technique (électricité) exploitant les phénomènes de conduction des électrons dans les
milieux autres que les métaux.

• En tant que science


Elle étudie les propriétés et les mouvements des charges électriques, principalement de
l’électron dans les milieux autres que les conducteurs (le vide, les gaz, l’air et les semi-
conducteurs).

• En tant que technologie


Elle exploite et utilise l’énergie électrique comme support pour capter, produire, traiter,
transmettre et conserver de l’information. Elle met en œuvre des procédés et des
techniques pour la fabrication des appareils et machines appropriées.

La connaissance de l’Electronique permet de développer et d’englober un


vaste champ d’application. Des applications plus ou moins interdépendantes se dégagent
de cette technique polyvalente.

Chacun de ces branches constitue en soi une spécialité, cependant, toutes trouvent un
point de convergence : elles utilisent les mêmes techniques et les mêmes composants
électroniques.

I.2. ANALOGIE ENTRE L’ELECTROTECHNIQUE


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& ELECTRONIQUE

La différence fondamentale entre l’Electrotechnique


(Electricité industrielle) et l’électronique réside principalement dans leur objet respectif :
L’Electrotechnique a pour objet le traitement et la conversion de l’énergie électrique. Son
domaine d’intervention est la production, la transformation, le transport, la distribution et
l’utilisation de l’énergie électrique avec un meilleur rendement. Elle met en jeu plutôt une
énergie électrique qu’un signal électrique (l’information).

SYSTEME
ELECTRONIQUE

Energie Energie
Information de contrôle

Un appareil électrique exploite les effets du courant électrique tels que :

- Effet thermique : fer à repasser, réchaud électrique, etc. ;


- Effet mécanique : ventilateur, moulin, etc. ;
- Effet magnétique : transformateur, moteur, sonnerie, etc. ;
- Effet chimique : piles, batteries, etc. ;
- Effet lumineux : lampes électriques ;
- Effet physiologique : électrocution, etc.

L’Electronique a pour objet de capter, de traiter, de transporter, de restituer et d’échanger


de l’information en utilisant l’énergie électrique et met en jeu toute une panoplie des
signaux électroniques.

Un appareil électronique utilise le courant électrique pour véhiculer et traiter


l’information tel que :
- le poste téléviseur est exploité pour restituer les images animées ;
- le poste téléphonique pour capter et restituer la voix, etc.

SYSTEME
ELECTROTECHNIQUE

Information ou signal Information ou signal

Support énergétique

Autres différences entre Electrotechnique et Electronique :

ELEMENTS DE ELECTROTECHNIQUE ELECTRONIQUE


COMPARAISON
Les conducteurs ayant une très Les semi-conducteurs, le vide ou l’air
SUPPORTS faible résistivité tels que : le cuivre,
l’argent, l’aluminium, etc.
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COURANTS Technique de courants forts Technique des courants faibles

FREQUENCES Fréquences industrielles ou faibles : Fréquences très élevées allant


25, 50 ou 60 Hz de 103 à 1012 Hz
SIGNAUX Signal transporté d’appareil à Signal subit des modifications tant en
appareil sans altération forme qu’en nature.

I.3. PRINCIPE DE TRAITEMENT

Quel que soit le domaine d’application considéré, le principe de traitement


de l’information en électronique reste à peu près le même :

Pour qu’un système électronique traite une info de quelque nature soit-
elle, il faut d’abord qu’elle soit transformée en une grandeur électrique (courant ou tension
électrique). Ceci est rendu possible grâce à un dispositif ou interface d’entrée appelé
« transducteur d’entrée » qui convertit le phénomène physique (son, image, pression,
température, …) sensible aux organes de sens de l’homme sous forme d’électricité. La
correspondance électrique ainsi créée par le transducteur constitue le « signal
électrique ».
C’est ce signal que l’électronique se chargera à véhiculer à travers ses
composants de façon qu’il soit modifié et exploité selon le traitement désiré. Une fois que
ce signal arrive à la fin de sa transformation, l’électronique se chargera de le restituer sous
la forme d’information de niveau significatif pour l’homme au travers d’un transducteur de
sortie pour l’utilisation.

Phénomène physique Phénomène physique


Voix, écrits voix, écrits
Température, température
Images, ELECTRONIQUE images
Data traitement data
Pression pression
Transducteur d’entrée transducteur de sortie

Terminologie
- Un transducteur est un dispositif de conversion d’énergie dont au moins l’une des deux est
électrique ; alors qu’un capteur est un transducteur qui transforme un phénomène physique
(obligatoirement) en une énergie électrique. Les capteurs emploient à majorité des effets
électromécaniques, électromagnétiques, électrothermiques, électroacoustiques, optoélectroniques,
etc.

- Un actuateur appelé également actionneur est un transducteur assurant la transformation inverse du


capteur.

GRANDEUR CAPTEUR

- Température Thermocouple
- Force, pression Capteur piézo-électrique
- Vitesse de rotation Dynamo tachymétrique
- Déplacement Palpeur magnétique, potentiométrique capacitif
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- Altitude Gyroscope
- Intensité lumineuse Cellule photoélectrique, photo résistance
- Humidité Hygromètre résistif
- Acidité pH-mètre
- Radiation nucléaire compteur Geiger
- Induction magnétique sonde à effet hall
- Pression acoustique microphone (électrodynamique, piézo-électrique,
électrostatique,
Etc.

1.4. DOMAINES & COMPOSANTS

1.4.1. Domaines

L'électronique analogique est un domaine d’électronique qui intègre


tous les systèmes électroniques fonctionnant avec des états électriques variables :
- En tension ou en courant dans les limites fixées par les alimentations et les
contraintes technologiques ;
- En fréquence : continu, BF ou basse fréquence, HF ou haute fréquence, etc.

L’électronique numérique (électronique digitale), ici les signaux et les


grandeurs électriques (tensions, courants, etc.) prennent des valeurs finies dans le temps.

1.4.2. Types des composants

Un composant électronique est un élément destiné à être


assemblé avec d'autres afin de réaliser une ou plusieurs fonctions électroniques. Il
constitue l’élément de base le plus simple intervenant dans un système ou montage
électronique. Les composants sont de types très divers et leur assemblage est
préalablement défini par un schéma électronique (circuit imprimé).

Les composants électroniques de base se divisent en deux familles ou


deux catégories :

- Les composants passifs regroupent : les résistances, les condensateurs, les


bobines, les transformateurs, les filtres, etc. Ils ne modifient pas la nature des signaux
électriques, mais ils peuvent changer leur forme (amplitude), les mélanger ou les séparer.
Cependant, ils n’augmentent pas l’énergie dans le circuit.

- Les composants actifs sont fabriqués en majorité sur base des semi-conducteurs,
exceptés les tubes électroniques (diode à vide, triode, pentode, etc.) on y trouve : diodes
à jonction, diacs, transistors, thyristors, triacs, divers circuits intégrés... Ils comportant
dans leur schéma équivalent théorique, un générateur quelconque de courant ou de
tension. ils altèrent la nature des signaux et peuvent augmenter leurs énergies.
N.B.
- De plus en plus apparaissent des composants qui sont des modules ou assemblages de composants
actifs et passifs. On les compte soit dans les actifs, soit on les exclut des composants électroniques (en les
considérant comme des circuits électroniques à part entière) ; Il s’agit des composants hybrides.
- Certains composants peuvent être miniaturisés et assemblés dans un petit boîtier unique pour avoir
une fonction donnée. Ce boîtier est appelé circuit intégré. Pour interconnecter les différents composants sur
une plaquette, on utilise le circuit imprimé (en cuivre ou en aluminium).

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OBSERVATION

Les multiples et les sous-multiples des unités SI sont formés au moyen des préfixes
suivants

FACTEUR 10-24 10-21 10-18 10-15 10-12 10-10 10-9 10-6 10-3 10-2 10-1

SYMBOLE Y z a f p ä n µ m c d
En français millième centième dixième
courant
PREFIXE Yocto zepto atto femto pico angtrö nano micro milli centi deci

FACTEUR 1024 1021 1018 1015 1012 1010 109 106 103 102 101

SYMBOLE Y Z E P T G M K H D
En français Oktillion heptillio hexillion pentillion tetrion milliard million mille cent dix
courant n
PREFIXE Yotta Zetta Exa Penta Téra Giga Méga Kilo Hecto Déca

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TRAVAUX DIRIGES

1. Quelle analogie faites vous entre le domaine électrique et le domaine électronique ?

2. Quelles différences faites-vous entre une machine et un appareil ?

3. Tracer un synoptique général pour chaque type d’appareil ci-après et le décomposer en 4


organes fonctionnels ? Préciser le rôle de chaque organe ?
a) Lance voix(Mégaphone);
b) Lampe de poche (torche);
c) Synthétiseur de musique.

4. Expliquer les termes suivants : information, message, communication et donnée


informatique ?

5. Citez et commentez cinq moyens (traditionnels et modernes) que les humains ont exploités, au
fil des temps, pour arriver à communiquer entre eux ?

7. Comparez le courant continu au courant alternatif ? Donnez les avantages et


inconvénients ?

8. Citer un organisme à l’échelle internationale qui règlemente ou traite des questions relèvent
du domaine de l’électronique ?

9. Quelle différence faites vous entre un matériel, un matériau et un composant pour le cas de :
- un maçon ;
- un agriculteur;
- un médecin ;
- un électronicien
- un informaticien.

10. La machine informatique capte, traite, mémorise et achemine l’information en imitant


l’intelligence humaine. En complétant le tableau ci-après, pourriez vous faire une comparaison des
éléments ci-après entre le traitement de données par la machine informatique et le traitement des
idées par l’homme.

Paramètres de comparaison MICRO-ORDINATEUR HOMME


Transducteur d’entrée
Transducteur de sortie
Organe de mémorisation
Organe de connexion à un réseau
Organe de traitement
Milieu de circulation
d’information
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11. Quelle différence faites-vous entre un circuit imprimé et un circuit intégré ?

12. Convertir :
a) 12,5 THz = µHz
b) 3. ½ nm = A°
*****
Chapitre II
STRUCTURE DE LA MATIERE
2.1. ETATS DE LA MATIERE

La matière est la substance constitutive des corps. Tout ce qui nous


entoure, sous toutes les sortes des formes, est donc matière. La matière possède des
structures différentes selon les éléments chimiques constitutifs. La matière peut se
présenter sous trois états fondamentaux.

SOLIDE

Solidification Sublimation
Fusion Condensation

LIQUIDE
Vaporisation
GAZEUX

Liquéfaction
Ces éléments peuvent être à l’état pur (corps simples) ou combinés
(corps composés).

2.2. DIVISION DE LA MATIER E

1. Limite de division

Qu’elle se présente sous forme solide, liquide ou gazeuse ; la matière est


divisible. Cependant, cette division de la matière est limitée. Pour interpréter l’existence de
cette limite, les physico-chimiques furent amenés à considérer que la matière est formée
des particules ultimes, indivisibles et très nombreuses : les atomes (du grec
atomos :indivisible). L’atome est la plus petite partie d’un élément simple qui puisse
participer à la formation d’une molécule ou d’un corps pur.
Exemple
Une molécule d’eau : H2O  contient deux atomes d’hydrogène et d’un atome d’oxygène.

2. Les atomes

Un atome est constitué de :


2. Un noyau, la partie centrale de l’édifice atomique dans laquelle se trouve
concentrée la presque totalité de la masse de l’atome et il est constitué des
nucléides ou nucléons;

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3. Un nuage électronique comprenant des couches concentriques (ou orbites
électroniques) sur lesquelles gravitent des électrons à des grandes vitesses.

noyau
Couches électroniques électrons

Neutrons protons

Le noyau renferme deux types de particules des masses presque égales


appelées (nucléons ou nucléides) : protons et neutrons. Protons et électrons portent des
charges électriques égales en valeur absolue mais des signes contraires ; les protons sont
chargés positivement, tandis que les électrons sont chargés négativement. Les neutrons
ne portent pas de charge électrique, ils sont donc, neutres.

Un atome étant initialement neutre, il comporte autant d’électrons que


des protons à l’état fondamental. La charge totale des électrons est compensée par la
charge positive du noyau (protons). Mais si l’on arrache un ou plusieurs électrons à un
atome, il devient un ion dont la charge globale est positive : c’est un cation. Si au
contraire, on lui apporte un supplément d’électrons, il devient négatif ou anion.

Un atome X est représenté comme suit :


A

X
Z Gain d’électron : X + 1 e-  X1- : anion

Perte de deux électrons : X - 2 e-  X2+ : cation

N : nombre des neutrons ;


Z : nombre atomique, il détermine le nombre de protons (ou nombre des électrons).
A : nombre des masses du noyau ou nombre de nucléons dans un noyau.

 A = N + Z.

Exemple : - pour le Silicium : A = 28, N = 14, Z = 14


- pour le carbone : A = 12, N = 6, Z = 6

PARTICULE CHARGE (q) MASSE (kg) POLARITE


Electron -1,60219.10-19 C 0,91081. 10-30 -1
Proton +1,60129.10-19 C 1,67265. 10-27 +1
Neutron 0 1,67495. 10-27 0

3. Les orbites électroniques.

Les électrons tournent autour du noyau atomique à l’instar des satellites


(lune) autour d’une planète (terre). Ils sont répartis sur des couches (orbites) successives
désignées à partir du noyau par des lettres : K, L, M, N, O, P, Q. Ces couches sont

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complètes lorsqu’elles comportent un nombre d’électrons consigné dans leur
configuration :

Couche : K L M N O P Q
Nbre d’és (Z) : 2 8 18 32 32 18 8

Exemple : Si : 2 8 4 -  Z = 14
Ge : 2 8 18 4  Z = 32

Les propriétés chimiques et électroniques d’un atome sont liées à sa


structure électronique périphérique ou superficielle. Si la couche périphérique est
complète, l’atome est parfaitement stable ; inversement les atomes dont la couche
superficielle n’est pas saturée ont une grande réactivité chimique.
2.3. Détermination des forces agissant sur l’atome

La stabilité de l’électron sur une orbite donnée, résulte d’un compromis


entre la force électrostatique d’attraction (Fa) qu’exerce le noyau sur l’électron et la force
centrifuge (Fc) due au mouvement de rotation de celui-ci.

Rayon d’une orbite électronique


Fc
e-
Fa = k. q. q’ or q = q’  Fa = K . q2
r2 r2
avec K = 1 or ε = εo . εr Fc
4. π. ε N

Fc = m. αc = m.ω2. r or ω = V/ r  Fc = m . V2. r
r2
Équilibre : Fc = Fa  m. V2 = 1 . q2
r 4. π. ε r2
Or, dans le vide ou dans l’air : εr = 1  ε = εo

r = K . q2 ou r = 1 . q2
m V2 4. π. εo . m V2

εo : permittivité diélectrique du vide ou de l’air= 1/ 36.Π.109


ε : permittivité diélectrique du milieu considéré.
εr: permittivité diélectrique relative (du milieu par rapport à l’air).
q : charge de l’électron (en coulombs).
m : masse de l’électron (en Kg).
V : vitesse linéaire de l’électron (en m/s).
ω : pulsation ou vitesse de rotation (rad/s)
F : force d’attraction ou de répulsion électrostatique (en newtons).
K : constante de proportionnalité

Energie cinétique (J)

V2 = 1 . q2
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4. π. eo. m. r

Wc = q2 .
Wc = m.V2  8. π. eo. . r
2

On sait qu’il faut communiquer une énergie assez considérable à un corps


terrestre pour le satelliser autour de la terre. Il en va de même pour les électrons d’un
atome dont les orbites plus éloignées du noyau correspondent à des énergies plus
élevées. On va même jusqu’à caractériser chaque orbite par le niveau d’énergie qui lui
correspond.

Loi de Coulomb.

Soient deux charges q1 et q2 concentrées dans un milieu isolant en deux points respectifs
distants de r.
A B
q1 Fr q2
f1 f2 les deux charges ont les mêmes signes
d
distance entre les deux charges
q1 q2
f1 Fa f2 les 2 charges ont des signes contraires

Fr = Fa = K. q1 x q2 Force électrostatique de répulsion (Fr) ou d’attraction (Fa)


d2 Elle s’exprime en Newton (N)

Dans la loi de coulomb, lorsque deux charges concentrées q1 et q2 dans un milieu isolant
placées en deux points respectifs A et B. On appelle champ électrostatique, la portion de
l’espace où des forces peuvent se manifester sous l’action d’une charge, on a :

Au point A :
4.
Champ électrostatique en (C/m2) vaut : EA = E1 = K. q1/ d2
5. Potentiel en volt (V) vaut : VA = K. q1/d

Au point B :
6. Champ électrostatique en (C/m2) vaut : EB = E2 = K. q2/ d2
7. Potentiel en volt (V) vaut : VA = K. q1/d

Différence de potentiel (d.d.p) en volt vaut : ∆V = VA – VB

avec K = 1 or ε = εo . εr : si on est dans le vide ou dans l’air : ε = εo, car εr = 1  K = 9.109


4. π. ε

2.4. POSTULATS DE BOHR

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1°) Les électrons d’un atome à l’état fondamental gravitent autour du noyau sur des
orbites sans rayonner de l’énergie. Ils se meuvent dans des orbites bien définies (orbites
stationnaires) et à chacune d’elles correspondent un niveau d’énergie spécifique appelé
niveau permis. Tout niveau intermédiaire entre deux niveaux permis est un niveau interdit.

2°) Les électrons peuvent cependant passer d’une orbite à une autre moyennant
l’émission ou l’absorption d’énergie W sous forme d’un rayonnement électromagnétique
dont la fréquence est donnée par la relation :

avec h = 6,627.10-34 J/s (constante de Planck)


∆W = W = W2 – W1 = h.f
f = 1/T = C/λ
avec C : célérité = 3.108 m/s

L’orbite la plus stable par conséquent ayant une énergie minimale est celle qui correspond
à l’état fondamental, elle se trouve la plus près du noyau.

3°) Lorsqu’un atome possède une énergie W2 supérieure à W1, il est dit dans un état
excité ; les états fondamental et excité sont qualifiés d’états stationnaires.
Pour séparer ou arracher définitivement un électron de son atome, il faut fournir une
énergie dite énergie d’ionisation (énergie d’activation). Pour les métaux conducteurs, cette
énergie est très faible, leur conductibilité est donc élevée et leur résistance très faible.

Remarque

Les énergies d’ionisation ou d’excitation Wi d’un gaz exprimées en électro-volts sont


données par les mêmes nombres que les tensions d’ionisation ou d’excitation Ui exprimées
en volts. Pour un gaz donné dont Wi = 23,4 eV correspond à Vi = 23,4 V.

1 eV = 1,6.10-19 j

Un noyau d’un atome est maîtrisable s’il a 82 protons tout au plus. Lorsque le noyau a
plus de 82 protons, il est dit instable ou radioactif. Un tel noyau contient plus d’énergie
qu’il n’en faut ; ainsi, il est obligé de fournir le surplus d’énergie en vue de retrouver son
état stable.

La radioactivité est donc un phénomène d’un noyau excité qui émet de l’énergie sous
forme d’un rayonnement dit nucléaire dans le but de retrouver la stabilité.

Bandes d’énergie.

La couche la plus éloignée du noyau est appelée couche périphérique (dernière couche).
Seuls les électrons de cette couche participent à la conduction électrique. Ces électrons
sont appelés électrons de valence.
La couche périphérique d’un atome est divisée en trois sous-couches correspondant aux
bandes ci-après :

• bande de valence,
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• bande interdite,
• bande de conduction.

A l’état normal, les électrons de la couche périphérique se trouvent dans la bande de


valence. Pour qu’il y ait conduction, il faut que les électrons passent de la bande de
valence à la bande de conduction.

Dans les conducteurs, la bande interdite est inexistante et les électrons peuvent passer
sans difficulté de la bande de valence à la bande de conduction ; tandis que pour les
isolants, la bande interdite est tellement large que les électrons ne peuvent pas la
traverser pour participer à la conduction.

CONDUCTEUR ISOLANT
W W
Bande de
Conduction (vide)

Bande de Bande interdite (large)


conduction Bande de
Valence
Bande de
Valence (complète)

SEMI-CONDUCTEUR
W
Bande de
Conduction

Bande interdite

Bande de
Valence

2.5. PROCEDES D’EXTRACTION DES ELECTRONS

2.5.1. Emission thermoélectrique

Elle consiste à chauffer le matériau jusqu’à obtenir l’extraction


d’électrons. Exemple : Tube à rayon cathodique (CRT).

2.5.2. Emission par un champ


Elle consiste à exercer sur une surface un champ électrique très élevé de
1000 V /m. Le tube qui fonctionne dans ces conditions est dit à cathode froide.

2.5.3. Emission secondaire


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Lorsque les électrons ou les ions lancés à une grande vitesse viennent
frapper la surface d’un métal, il communique aux électrons voisins de la surface une partie
de leur énergie cinétique et ces derniers peuvent alors être éjecté du métal, on dit qu’il y a
émission secondaire.

2.5.4. Emission photoélectrique

C’est la production d’une émission d’extraction à l’aide d’un rayonnement


lumineux, chaque photon incident qui possède une énergie W = h.f peut céder une partie
à un électron voisin de la surface si l’énergie est supérieure à l’énergie d’extraction.

2.6. RAYONEMENTS ELECTROMAGNETIQUES


Les rayonnements de nature électrique et magnétique sont
communément appelés ondes électromagnétiques (OEM), ils couvrent un large spectre
des fréquences et se présentent sous deux aspects distincts : ondulatoire et corpusculaire.

Fréquence (Hz) Longueur d’onde (m)

Rayonnements cosmiques
3. 1021 10-13
Rayonnements gamma
3. 1019 10-11
Rayons X
17
3. 10 10-9
3. 1016 Ultraviolet 10-8
3. 1015 10-7
3. 1014 Lumière visible 10-6 Ondes optiques

Infrarouge
12
3. 10 10-4
3. 1011 10-3

Ondes radioélectriques
3. 108 1
3. 104 104
3. 10 Audiofréquences
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- Aspect ondulatoire correspond aux rayonnements électromagnétiques des fréquences
relativement faibles (inférieures à 3 THz), ils sont appelés ondes hertziennes et
relèvent généralement du domaine de la radioélectricité. Ces ondes sont utilisées en
télécommunications pour transmettre les signaux de tout genre.

- Aspect corpusculaire correspond aux rayonnements électromagnétiques des


fréquences élevées (supérieures à 3 THz) et font partie du domaine de l’optique. C’est
le cas de la lumière visible, des rayonnements ultraviolets, des rayons X, rayonnements
gamma, etc.

N.B.
Les ondes radios sont des rayonnements non ionisants ; tandis que les radiations radioactives constituent en émission de particules ionisantes pouvant
briser les liaisons chimiques et altérer directement les brins d’ADN des cellules. Dans le spectre OEM, les rayonnements ionisants sont ceux dont la
fréquence est supérieure à celle de l’ultraviolet, comme, par exemple : les rayons gamma, rayons beta, etc.

2.6. EXERCICES D’APPLICATION.

1°) On considère un rayonnement infrarouge de longueur d’onde 0,90 µm, déterminer


l’énergie des photons correspondante ?

2°) L’électron d’un atome d’hydrogène passe de la 3ème orbite à la seconde, sachant que la
différence d’énergies entre ces deux niveaux est de 1,7 eV, on demande la fréquence en
Hz et la longueur d’onde en Angstrom de ce rayonnement.

3°) Un électron d’hydrogène est soumis à une vitesse 2,7.106 m/s, déterminer si cet
électron possède une énergie cinétique suffisante pour :

a) - Ioniser un atome d’hélium dont la Vi = 24,5 V),


b) - Ioniser un atome de mercure dont Vi = 10,4 V.

4°) A quelle vitesse un électron doit-il traverser une lampe à vapeur de sodium pour
produire la radiation jaune de sodium dont la longueur d’onde est de 5893 A° ?

5°) Calculer l’intensité de la force d’attraction entre deux petites sphères, qui portent des
charges des signes contraires de 0,4 µC et se trouvent à une distance de 0,10 cm.

6°) A quelle distance doivent se trouver les centres de deux conducteurs sphériques qui
portent des charges de 10-4C et de 3.10-3 pour qu’elles se repoussent avec une force de
27 N.

7°) Calculer la force de répulsion qui exerce une charge de 0,1 coulomb sur une charge de
même valeur qui se trouve à une distance de 100 mètres dans l’air.

8°) La charge électrique d’un électron étant de 1,6.10-19 C, quelle est la force répulsive
entre deux électrons libres qui se trouvent à 1 nanomètre l’un de l’autre.

9°) Deux boules qui possèdent des charges identiques à 10 cm l’une de l’autre se
repoussent avec une force de 9.10-3N. Quelle est leur charge en micro-coulomb.
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10°) Une charge X de 5µC, se trouve en ligne droite dans l’air entre deux autres charges Y
et Z de même signe : Y =2 µC et Z = 3µC. Si XY = 20 cm et XZ = 30 cm, que vaut la
force résultante que subit X ?

11) Quelle doit être l’intensité d’un champ électrique pour qu’il exerce sur un ion de
charge de 1,6.10-19C et de masse 32.10-26 Kg. Une force égale au poids de cet ion. (g =
10m/s) ?

12) Quelle énergie faut t –il dépenser pour rapprocher à 12 cm deux électrons
primitivement séparés de 20 cm dans le vide ?

13) Deux charges ponctuelles égales sont placées dans le vide à 10 cm l’une de l’autre ;
elles repoussent avec une force de 5N. A quelle distance se repoussent-elles avec une
force de 10N ?

*****
Chapitre III
ETUDE DES MATERIAUX
3.1. IMPORTANCE & CLASSIFICATION

Les matériaux sont généralement des solides utilisés par l’homme pour la
fabrication d’objets qui constituent le support de son cadre de vie. Ils jouent un rôle
essentiel dans notre société. Tout progrès technologique important est, dans bien des cas,
conditionné par l’évolution des propriétés des matériaux existants ou par l’apparition de
nouveaux matériaux. Les matériaux apparaissent aussi dans notre corps pour renforcer ou
se substituer à nos biomatériaux endommagés. Ils sont aussi indispensables à notre
environnement qu’à la nourriture, à l’énergie et à l’information.

Les matériaux peuvent être classés de plusieurs manières, suivant leur


composition, leur microstructure ou leurs propriétés d’utilisation.
Du point de vue électrique, les matériaux solides sont classés en trois catégories :

8. Les matériaux conducteurs,


9. Les matériaux isolants,
10. Les matériaux semi-conducteurs.

L'électricité est une forme d'énergie qui se manifeste lorsqu'il y a


circulation d'électrons à l'intérieur d'un matériau, ou encore à l'occasion de certains
phénomènes naturels (foudre...).

3.2. MATERIAUX CONDUCTEURS

3.2.1. Définition & propriétés caractéristiques

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Ce sont généralement des métaux, c’est à dire des solides atomiques situés
à gauche et au centre du tableau de Mendeleïev (exemple : Argent, aluminium, cuivre, fer,
zinc, etc). Leurs combinaisons forment des alliages métalliques (laiton : cuivre + zin ;
bronze : cuivre + étain ; etc.).

Ils sont ordinairement bons conducteurs de la chaleur et de l’électricité ;


ils sont opaques à la lumière visible ; ils sont durs, rigides et déformables plastiquement.
Ils possèdent dans leur couche périphérique un ou plusieurs électrons libres à se déplacer.
Leur énergie d’ionisation et leur résistivité sont très faibles.

3.2.2.. Conductibilité électrique

Les matériaux conducteurs possèdent des électrons à la couche


périphérique qui peuvent facilement se libérer de l'attraction du noyau de l'atome et se
déplacer, de proche en proche, vers d'autres atomes. C'est ce qui explique la haute
conductibilité des métaux.
Au repos, les charges électriques (électrons) d’un conducteur sont en
mouvement continuel sous l’effet de l’agitation thermique. S’il n’existe pas aucune action
extérieure (champ ou tension électrique, chaleur …) entre les deux bouts du métal, les
électrons circulent dans le plus grand désordre. Ils quittent spontanément leurs atomes
qui deviennent des ions positifs et qui redeviennent atomes et ainsi de suite ; ces
déplacements des électrons correspondent à autant des courants élémentaires dans le
métal dont la somme est nulle.

Pour mettre en mouvement ces charges électriques dans une direction donnée, il est
nécessaire d’appliquer un champ électrique E aux bornes du conducteur. En appliquant le
potentiel électrique V1 et le potentiel V2 à ces deux bornes, on crée une différence de
potentiel (d.d.p) qui met les électrons en mouvement. La valeur de la différence de
potentiel est appelée la tension U, et son unité est le volt (V).

V2 – V1
U

V2 conducteur V1

M : indique la référence de potentiel nulle, appelée la masse, par rapport à laquelle sont définis les
potentiels V1 et V2. U = V2 – V1 U : tension électrique, force avec laquelle les électrons sont excités.

Exemple : pompe à vélo, vases communicantes. La tension est donc associée à une force: la force électro-
motrice (f.e.m.).

En hydraulique, l'eau qui circule dans un tuyau, possède une certaine pression ('est la tension électrique) un
certain débit qui est fonction du diamètre du tuyau, c'est l'intensité électrique du courant. Quant au robinet
situé au bout, il s'oppose au possage de l'eau et permet de réguler le flux, c'est la résistance.

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Rappel sur la force de LAPLACE : quand une charge électrique q est placée dans un
champ électrique E, elle est soumise à une force : F = q.E.

Energie électrique (ou Travail) en joule, si l’on déplace la charge d’un pont (1) à un autre
(2) vaut :
We = q. (V2 – V1)

U : tension électrique

L’intensité d’un courant électrique I (en ampère) est la quantité d’électricité q (en
coulomb) traversant un conducteur par seconde : I = q/t avec q = n.e
Les électrons seront attirés par le pôle positif de la source et repoussés par le pôle négatif.
Ce déplacement ordonné d’électrons qui en résulte constitue le courant électrique.

ρ= 1 . พ : mobilité des électrons


q. Cn. พ Conductibilité des électrons : δ = 1/ ρ = q.Cn.พ

La résistivité « ρ » est inversement proportionnelle à la concentration des électrons « Cn »


c'est-à-dire au nombre de porteurs libres par unité de volume. Ceci montre que plus on a
les porteurs libres moins grande est la résistivité et plus le corps est conducteur.

Cn = N. D. n N : Nombre d’Avogadro = 6.1023


A D : Densité ou masse volumique (gr/cm3)
n : valence.
A : masse atomique.

0°K 10-3 10-4 106 1016

SUPRA CONDUCTEUR CONDUCTEUR SEMI-CONDUCTEUR ISOLANT

Ag Fe Ge Verre Quartz

3.2.3. Effet Joules ou Effet thermique du courant électrique

En 1841, Joule établit les lois de l'effet thermique. Si l’on établit une
d.d.p. très élevée entre les deux extrémités du métal, l’énergie cinétique communiquée
aux électrons libres devient très importante ; ceux-ci se déplacent en grande vitesse non
pas en ligne droite mais en zigzag et heurtent violemment les atomes (ions) du métal et
leur énergie cinétique se transforme en énergie calorifique. Ce qui se traduit
extérieurement par l’effet Joules suivant les relations ci-après :

Puissance électrique en watt (w) : P = R. I2


Energie électrique en joules (J) : E = R .I2 .t
Quantité de chaleur en calories (cal) : Q = 0,24 .R .I2 .t avec 1 Kcal = 4185 J

3.2.4. Effet de peau


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L’effet de peau est dû aux pertes dans les conducteurs métalliques :
En DC, la densité du courant électrique, dans un conducteur est uniforme.
En AC, la densité du courant électrique n’est pas uniforme. Tout se passe comme si le
courant se concentrait dans une peau située à la surface externe du conducteur.

Epaisseur de peau : σ = 1/ √ π. δ. µ. f

Application

Les métaux (cuivre étamé, aluminium, argent, ...) sont utilisés pour les
pistes de circuits imprimés pour les câblages et pour tout ce qui nécessite des contacts
(bornes, pattes des composants, ...). Quant à l'étain, c'est métal idéal pour souder le
cuivre.

3.3. LES MATERIAUX ISOLANTS

3.3.1. Caractéristiques & classification

Ils sont constitués généralement par des éléments (non métaux) situés à
droite du tableau du Mendeleïev (exemple : oxygène, azote, fluor, …). Ils ont la propriété
de s’opposer au passage du courant électrique. Ils sont caractérisés par :
- une grande résistivité électrique,
- l’énergie d’ionisation est très élevée,
- une bande interdite très large (pas d’électrons libres).

Leur couche périphérique contient plus de quatre électrons et cherche à se compléter et


non à perdre les électrons. D’où impossibilité de conduire le courant électrique.

On distingue selon leur origine, trois classes d’isolants :


* Les isolants minéraux :
- les naturels (amiante, mica, quartz, ardoise),
- les artificiels (verre, porcelaine, céramiques, magnésie, huiles minérales, …).

* Les isolants organiques :


- le bois et ses dérivés (bois imprégnés, papiers, cartons, fibres …),
- latex et ses dérivés (caoutchouc, ébonite, gutta-percha),
- les résines,
- les textiles (coton, soie, …).

* Les isolants synthétiques :

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- hydrocarbonés (polyester, résines acryliques, polychlorure de vinyle (PVC),
polyéthylène (PE), polyamides (nylon), polystyrène (PS), poly méthacrylate de
méthyle (plexiglas), bakélite, …) ;
- silicones (vernis, patte visqueuse, lubrifiants, fluide de silicone, …

3.3.2. Notions sur le QUARTZ

Le quartz est un cristal de roche naturel de silice. Lorsqu’une lame de quartz subit une
déformation, ses faces se couvrent de charges électriques de signes contraires. La
différence de potentiel ainsi créée est d’autant plus élevée que la déformation est
importante. Ce phénomène est appelé piézo-électricité. Il permet d’obtenir une conversion
mécanique-électrique.

Forme cristalline la plus répandue de la silice (SiO2) présente dans de nombreuses


roches cristallines acides mais aussi dans des roches métomorphiques ou
sédimentaires (grès). La silice est légèrement soluble dans l’eau et donne de l’acide
silicique, de sorte que les terrains riches en silice sont toujours acides et peu fertiles.

3.4. LES MATERIAUX SEMI-CONDUCTEURS.

3.4.1. Définition & classification

Substances non métalliques intermédiaires entre les isolants et les


conducteurs du point de vue conduction. Ils appartiennent au groupe IV du tableau de
Mendeleïev ; c'est-à-dire ils ont quatre électrons sur leur couche périphérique. Ils se
présentent dans la nature sous forme des cristaux. En raison de leur comportement, le
germanium et le silicium sont les plus utilisés en électronique.

On distingue deux catégories des semi-conducteurs : les semi-


conducteurs ioniques (SC-I) et les semi-conducteurs électroniques (SC-E) :

- Les SC-I : dans les quels les porteurs de charge sont des ions. Ce phénomène est
assimilable à l’électrolyse.

- Les SC-E : Ici, les porteurs de charge sont les électrons ou les trous. Il existe des
SC-E simples (carbone, germanium, silicium), et des SC-E composés (arséniure de
gallium, carbone de silicium, sulfure de cadmium, oxyde de germanium).

Les SC-E peuvent être de deux natures : intrinsèque (SCE-I) ou extrinsèque (SCE-E).

3.4.2. Propriétés caractéristiques.

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Les semi-conducteurs se différencient des autres matériaux (conducteurs,
isolants) par des propriétés suivantes :

- Résistivité
Pour un corps conducteur (métal), la résistivité croît avec la température suivant
une loi linéaire (Une lampe à incandescence à filament métallique a une résistance 10 fois
plus grande en service qu’à froid). Tandis que pour un semi-conducteur, elle diminue
quand la température augmente suivant une loi exponentielle. Les SC-E ont un coefficient
de température négatif c'est-à-dire ils sont plus conducteurs à chaud qu’à froid.

ρ
ρt = ρo (1+ ά∆t)


Exemple : une lampe à incandescence à filament métallique a une résistance environ 10 fois plus grande en
service qu’à froid.

- Photoconductivité :
Un semi-conducteur éclairé voit sa résistance diminuer suivant une loi exponentielle.

Eclairement

- Redressement
Les SC-E offrent une résistance faible au passage de courant électrique dans un
seul sens et élevée dans l’autre sens.

- Structure atomique
Du point de vue structure atomique, les SC-E possèdent une bande interdite
étroite et une bande de conduction vide (à basse température).

Considérons un atome d’un élément SC-E tel que le germanium (Ge), cet atome
comprend un noyau autour duquel gravitent sur les quatre orbites 32 électrons. Chaque
couche comprend 2n2 électrons, sauf la couche périphérique qui a quatre électrons
(électrons de valence) et elle n’est donc pas saturée.

Pour simplifier, convenons-nous de représenter cet atome comme suit :

Couche périphérique + électrons de valence

Ge Ge

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Noyau de Ge + 28 électrons

L’atome de « Ge » est instable puisque n’ayant que quatre électrons sur sa couche
de valence. Pour qu’il soit stable, cet atome va chercher à compléter sa
couche périphérique pour réaliser l’octet; ainsi doit-il emprunter quatre électrons qui lui
manquent à l’atome voisin du cristal et cédant en même temps les siens à l’autre atome
qui en a aussi besoin. Donc, les atomes adjacents mettent en commun des électrons pour
réaliser des liaisons par paire, dites liaisons covalentes homo polaires. Ces liaisons
maintiennent les atomes très fortement unis les uns des autres et leurs donnent la
stabilité, car chaque atome se comporte comme s’il avait 8 électrons sur sa couche
périphérique.

Ce raisonnement peut être appliqué à d’autres éléments tétravalents comme : le


carbone, le silicium, l’étain, …

3.5.3. Types des semi-conducteurs électroniques.

On distingue deux types de semi-conducteurs électroniques : le SCE-I


(intrinsèque) et le SCE-E (extrinsèque).

Un cristal semi-conducteur est dit intrinsèque lorsqu’il n’a aucun atome étranger dans son
sein, c'est-à-dire il est pur. A la température de 0° K, il n’y a pas de porteurs de charges
libres (électrons), il se comporte comme un isolant.

Si l’on veut en faire un conducteur, il faut lui fournir de l’énergie, soit thermique, soit
lumineuse ou encore lui ajouter de très petites quantités d’impureté pour créer un nombre
suffisant de porteurs de charges ; dans ce dernier cas, on dit qu’on a un semi-conducteur
extrinsèque.

Impureté : qualifie un atome d’un corps étranger que l’on introduit dans le réseau cristallin
d’un semi-conducteur afin de le doper.

* Conductibilité intrinsèque.

Lorsqu’on soumet un cristal à semi-conducteur intrinsèque à une


température élevée, l’équilibre entre atomes est brisé. Cette énergie thermique produit
une vibration des atomes avec comme conséquence l’écartement et le rapprochement des
noyaux. L’écartement peut devenir tel qu’il y a rupture d’une liaison et cela peut entraîner
la libération d’un électron et l’apparition d’un lien incomplet. Cet électron acquiert une
énergie suffisante, il se transforme en particule libre participant à la production du courant
électrique et laissant derrière lui une place vacante appelée « trou » symbolisé par une
charge positive. Ce trou pourra éventuellement être comblé par un électron voisin, lequel
laissera à son tour derrière lui une place vacante (trou).

G G G G

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G G G G

G G G G

Chaque fois qu’une liaison covalente est brisée, une charge négative (électron) est libérée
et une charge positive (trou) est engendrée simultanément. Ce procédé est appelé
génération thermique des pairs électrons -trous.
Si on applique une tension électrique aux bornes de ce cristal à SCE-I, les électrons libres
se dirigeront vers le pôle positif de la source tandis que les trous voyageront en sens
inverse vers le pôle négatif. Un courant électrique circulera donc, formé par deux types de
charges. Cette conductibilité du courant électrique est due au semi-conducteur lui-même ;
d’où l’appellation de semi-conducteur électronique intrinsèque (SCE-I).

Conductibilité intrinsèque : δ = 1 = q. Ci. (พn + พp)


พn : mobilité des électrons. ρ
พp : mobilité des trous.
q : charge d’électron (quantité d’électricité)
Ci : concentration ou densité intrinsèque des porteurs des charges.
ρ : résistivité.
Dans un semi-conducteur pur (intrinsèque), la concentration des électrons « Cn » est
égale à celle des trous « Cp ».
Cn = Cp = Ci

La concentration intrinsèque varie avec la température suivant une loi de la forme :

A : constante qui dépend du type des matériaux


Ci = A.T3/2 . e-Wa/2KT Wa : énergie d’activation en joules (J)
T : température absolue en Kelvin (°K).
K : constante de boltzman = 1,38.10-23.

Pour « Ge » : Wa = 0,75eV et A = 1022


et pour « Si » : Wa = 1,12 eV.

REMARQUE

- Le courant reste faible, vu le petit nombre de porteurs de charge libres (à la


température ambiante, il y a environ un électron libre sur 1.000.000.000 atomes).

- L’apparition d’un électron libre se traduit simultanément par l’apparition d’un trou et
le risque de recombinaison est grand.

- Un courant électrique ne pourra circuler dans un matériau qu’à partir du moment


où se créera un excédent d’électrons libres d’un côté et un déficit d’électrons de
l’autre (trous).
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* Conductibilité extrinsèque.

Comme il a été dit plus haut, il est possible d’augmenter considérablement


la conductibilité d’une substance semi-conductrice pure en introduisant en quantité
soigneusement contrôlée quelques impuretés dans la structure cristalline. Par exemple, un
atome étranger pour 10.000.000 atomes de germanium augmente la conductivité 16 fois.
Cette opération est connue sous le nom de dopage. Quelques dopeurs ou impuretés
(corps étrangers) utilisés : le bore, l’aluminium, le gallium, l’indium, le phosphore,
l’arsenic, l’antimoine.

Suivant la structure électronique des impuretés (éléments dopeurs), on


obtient deux types des semi-conducteurs extrinsèques :
- Le SCE-E du type N, dans lequel on a injecté des impuretés favorisant la production
du courant des électrons (les électrons sont majoritaires) ;

- Le SCE-E du type P, dans lequel on a injecté des impuretés favorisant la production


du courant des trous (trous majoritaires).

* SC-E du type N.

Dans le cristal à « Ge », remplaçons-y un atome de « Ge » par un atome d’arsenic « Ar ».


L’atome d’ « As » ayant 5 électrons sur la couche périphérique s’intègre parfaitement dans
la structure cristalline de ce bloc, car ses dimensions géométriques sont identiques à celles
de l’atome du « Ge ». Les principales impuretés du groupe V sont du type pentavalent
comme : le phosphore (P), l’antimoine (Sb), l’arsenic (As) etc.
Quatre des électrons de « l’As » forment une liaison covalente avec les électrons du
« Ge » et le 5ème reste libre ; les couches périphériques de « Ge » sont saturées par 8
électrons.

G G G G

G A G G

G G G G

A la température ambiante, l’agitation thermique est suffisante pour éloigner cet électron
de son atome. L’atome « d’As » devient ion positif et l’électron libre participe à la
conduction électrique. Un tel atome est dit « donneur » et le cristal dopé avec une telle

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impureté s’appelle cristal semi-conducteur du type N ; car la conduction électrique
dans le cristal est due aux charges négatives (électrons) en excès.

La conductibilité vaut : δ = q. Cn. พn


avec Cp <<<< Cn

* SC-E du type P.
Les principales impuretés du groupe III sont du type trivalent comme : le bore (B), le
Gallium (Ga), l’aluminium (Al), l’indium (In), etc.
Supposons qu’à la place de l’arsenic « Ar », nous aurions introduit le bore « B » ; le bore
mettra en commun ses 3 électrons de sa couche périphérique avec des électrons des
atomes de « Ge » voisins. Puisqu’il n’a que 3 électrons, une des liaisons ne sera pas
réalisée. L’électron manquant pourra être considéré comme une charge positive en trop
(une lacune d’électron) ou comme un trou dans le cristal. Donc, chaque introduction d’un
atome de bore dans le cristal, engendrera un trou.

Lorsqu’un électron voisin d’un atome de « Ge » comble ce trou, il laissera derrière lui un
nouveau trou. L’atome de « B » ayant capté ou accepté l’électron supplémentaire devient
un ion négatif (anion) et l’emplacement où vient l’électron devient un trou capable de
participer à la conduction électrique.
La conductibilité vaut :
δ = q. Cp. พp avec Cn <<<< Cp

G G G G

G B G G

G G G G

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N.B.
- Dans le SCE -N, on rencontre : les électrons (mobiles et majoritaires), les trous
(minoritaires et mobiles) et les ions positifs (fixes). Dans le SCE-P, on rencontre
l’inverse.

- La conductibilité d’un SC-E extrinsèque dépend de la densité des électrons libres


(pour le type N) ou des trous (pour le type P).
Le produit : Cp. Cn = Ci2 est constant.
Les atomes donneurs (arsenic, phosphore, …) augmentent le courant des électrons
CnN . CpN = Cni . Cpi et servent à la mise au point du SCE-N.

Les atomes accepteurs (bore, indium, …) augmentent le courant de trous


CnP . CpP = Cni . Cpi et servent à la mise au point du SCE de type P.

 CnN . CpN = CnP . CpP = Cni . Cpi

3.4.4. Comparaison entre le Germanium et le Silicium.

- Température de fonctionnement : Ge : 85°C et Si : 175°.


- Courant inverse : environ 1000 fois plus faible pour le « Si » par rapport au « Ge ».
- Tension de seuil 2: le « Ge » conserve l’avantage pour la détection à bas niveau à
cause de la tension de seuil qui est basse : 0,2 V. car pour le silicium Vs = 0,6V.
- Utilisation : l’emploi du « Si » autorise un fonctionnement rapide qu’avec le « Ge ».
Il tolère mieux les élévations des températures, les fortes puissances et les tensions
importantes.

Ces semi-conducteurs des différents types seront associés ensemble pour la fabrication
des résistances variables (non linéaires) et des composants actifs utilisés en électronique,
tels que : des diodes, des diacs, transistors, des thyristors, des triacs, circuits intégrés, …
3.5. EXERCICES D’APPLICATION.

1°) Les matériaux dont les atomes ont une orbite externe très incomplète sont-ils
conducteurs ou isolants ? Justifiez votre réponse ?

2°) Une lampe à incandescente à filament métallique a une résistance plus grande en
service qu’en froid ? Vrai ou Faux, justifier votre réponse ?

3°) Entre le sol et un nuage existe une d.d.p de 3 millions volts. Déterminer l’énergie
dissipée quand une charge de 20C passe du nuage au sol dans un coup de foudre ?
Réponse : We = 6.107 J.

4°) Quelle est la tension qu’il faut appliquer pour pouvoir accélérer un ion de charge
1,6.10-19C et de masse de 2.10-26 Kg à une vitesse de 106 m/s ? Réponse : 62500 V.

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5°) Un ion de charge 1,6.10-19C et de masse de 2,4.10-26 Kg est accéléré par une tension
de 15000V. a) Quelle est son énergie cinétique ? b) Quelle est la vitesse finale obtenue ?
Réponses : a) Wc = 24.10-16J. b) v = 4,47.105 m/s.

6°) Calculer le travail et la puissance nécessaires pour transporter une charge de 96000 C
en 10 minutes entre deux points dont la tension est égale à 220V ?
Réponses : W = 192.105J et P = 32 KW.

7°) En sachant qu’un électron a une charge de 1,6.10-19C, combien d’électrons passent
par un fil en 2 minutes, si l’intensité du courant est 2A ? Réponse : nbre d’és = 15.1020
électrons.

8°) Une lampe de 2A fonctionne chaque jour environ 5 heures. Quelle quantité d’électricité
aura t-elle consommé à la fin d’un mois ? Réponse : 1.080.000C.

9°) Un fil de cuivre de diamètre 1 mm est traversé par une intensité de 2A. Sachant que la
concentration en électron est de 8,45.1028 électrons/m3.

a) Déterminer la vitesse d’entraînement des électrons, ce fil a une longueur de 2,5 m et


est soumis à une d.d.p. de 0,1V ? Réponse : V = 1,88.10-4 m/s.

b) Déterminer la mobilité des électrons ? Réponse : พ = 4,7.10-3.

c) Déterminer aussi la conductibilité du fil ? Réponse : δ = 6,35.107 Ω-1

10°) Déterminer la concentration en trous et en électrons d’un cristal de « Ge » du type p


dont la résistivité à 27° C est 0,01 ohmcm avec µp = 0,17 ? Réponses : Cn = 1,7.1015
électrons/m3 et C = 3,68.1023 trous/m3

11°) - Calculer la résistivité du « Ge » pur à 27° C connaissant les valeurs suivantes :


A = 1022 ; พn = 0,36 ; พp = 0,17 ; Wa = 0,75 eV ; K = 1,38.10-23
Réponse : ρ = 0,45 ohmcm

- Quelle sera sa résistivité s’il est dopé par un élément donneur à raison d’un atome
d’impureté pour 108 atomes de « Ge ». Sa masse atomique est de 72,6 gr et sa
masse volumique est 5,36 gr/cm ? Réponse : ρ = 3,9 µΩcm.

12°) Calculer la mobilité des électrons dans un fil d’aluminium de résistivité égale à 3,44
µΩm2/m pour une concentration en électrons libres de 1,806 x 1023 électrons/m3.

13°) Soit un fil d’aluminium de masse atomique 27 gr, de densité 2,7 gr/cm 103 et de
résistivité égale à 3,44 µΩm2/m. calculer :
• La concentration en électron libre sachant que l’aluminium est trivalent ?
• La mobilité des électrons libres ?

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*****

Chapitre IV
NOTIONS GENERALES
D'ELECTRICITE

3.1. GENERALITES

3.1.1. Etude d’électricité générale

L’étude classique de l’électricité générale comprend fondamentalement


quatre parties importantes :

- L’électrostatique : est la branche de la physique qui traite des forces produites par
une distribution statique de charges. C’est une étude des champs électriques en
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équilibre. Les lois de l’électrostatique sont établies par COULOMB et FARADAY en
1785.

- L’électrocinétique : ensemble des phénomènes et des lois relatifs aux charges


électriques en mouvement. Outre l'étude de circuits électriques, l'électrocinétique
est aussi et en premier lieu l'étude du passage de l'électricité dans les milieux
matériels, par opposition à l'électrostatique qui étudie les phénomènes et les lois
relatives à l'électricité immobile.
Les lois fondamentales de l'électrocinétique sont établies par OHM en 1827 et
POUILLET en 1837. En 1833, FARADAY établit les lois de l'électrolyse.

- L’électromagnétisme : LAPLACE et AMPERE dictent les lois régissant l'action


réciproque des champs magnétiques sur les courants électriques. FARADAY
découvre l'induction en 1831, LENZ en établit les lois en 1834. En 1832, HENRY
étudie l'auto-induction.

- L’électrodynamique :étude des forces crées par les courants électriques.

On rencontre trois régimes fondamentaux en électricité :


- Régime stationnaire (courant continu) ;
- Régime transitoire ;
- Régime permanent sinusoïdal (courant alternatif).

3.1.2. Energie électrique

• Formes d’énergie

Un corps possède de l’énergie s‘il est capable d’effectuer un travail. Dans la vie
courante, l’énergie se présente sous plusieurs formes :

 - Energie électrique, des machines qui fournissent de l’énergie électrique s’appellent


des sources d’énergie (exemple : des panneaux solaires, des batteries, des piles, des
génératrices, des groupes électrogènes, …) ;
 - Energie chimique, cette énergie est emmagasinée dans des substances chimiques et
on l’exploite dans les réactions chimiques. Exemple : charbon, gaz de pétrole, essence,
etc.

 - Energie calorifique, est obtenue par la combustion de quelque chose qui chauffe, le
bois,

 - Energie lumineuse, un filament porté à haute température émet des rayons lumineux.
Exemple lampe électrique à incandescence.

 - Energie mécanique, se présente soit sous forme d’énergie cinétique (voiture en


mouvement, le vent, …), soit sous forme d’énergie potentielle (exemple : un ressort
tendu, un corps soulevé, un gaz comprimé, ….

 - Energie nucléaire, obtenue par fission ou fusion nucléaire. Elle est exploitée dans les
bombes atomiques et les centrales nucléaires.

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 Il existe encore d’autres formes d’énergie : énergie acoustique (la voix humaine, haut
parleur, ..), énergie magnétique (aimants) ; énergie physiologique (contenue dans la
nourriture), etc.

N.B. Créer de l’énergie et détruire de l’énergie sont totalement impossibles. C’est la loi de la conservation de
l’énergie. La quantité d’énergie ne peut être modifiée, seule sa forme peut l’être. Cela se fait dans les
transformateurs d’énergie.

• Production de l’énergie électrique

L’énergie électrique est produite en grande quantité dans les centrales


électriques. Une centrale électrique comprend généralement une partie électromécanique
constituée d’une turbine et d’un générateur. La turbine est accouplée mécaniquement à la
génératrice. Le tout constitue un complexe turbogénérateur.

Les centrales se distinguent par la façon de mouvoir la turbine. Cela se fait par :
 de l’eau dans les centrales hydroélectriques ou hydrauliques ;
 la vapeur issue de la combustion de carburants dans les centrales thermiques ;
 la température dégagée par fission nucléaire des matériaux radioactifs dans les
centrales nucléaires ;
 le vent dans les centrales éoliennes.

N.B. Il existe aussi des centrales marémotrice et géothermique.

Dans la centrale hydroélectrique, la turbine est à eau. Par des conduites forcées, l’eau
d’un lac ou d’un fleuve de barrage soumise à haute pression suite à la différence de
niveau, se jette sur les aubes de la turbine qui se met en mouvement. La génératrice, qui
est accouplée mécaniquement à la turbine, transforme l’énergie mécanique en énergie
électrique.

L’énergie électrique produite dans une centrale est transportée en haute tension au moyen
des transformateurs et des câbles appropriés vers les endroits de consommation
(industries diverses, habitation, …).

Avantages de l’énergie électrique


 sources d’énergies sûres ;
 peu coûteuses et non polluantes ;
 faciles à transformer et à distribuer ; etc.

Inconvénients
 L’énergie électrique est très dangereuse (élocution, incendie) ;
 Impossibilité de stocker l’énergie électrique en grande quantité ;


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• Types de l’énergie électrique

L’énergie électrique se présente sous deux formes principales :

Energie électrique continue


En supposant la charge du circuit constance, la pile ou la batterie donne une énergie
électrique continue en fonction du temps. Cette énergie peut se présenter sous forme
d’une tension électrique continue ou sous forme d’un courant continu (DC) et qui est
caractérisé par un seul sens de circulation.

I
I = U/R
+ I (A)
U R
-
t (s)

Si U = 12 V et R = 600 Ω  I = U/ R = 12 / 600 = 0,02 A

L’intensité du courant électrique « I » s’exprime en ampères (A). Elle exprime une quantité
d’électricité qui passe chaque seconde dans un circuit électrique : I = q/t. Elle peut être
comparée au débit d’eau, en litres par seconde, d’une conduite.

Sens électronique du courant électrique :

Sens conventionnel du courant

Les dynamos, les accumulateurs (batteries), les piles, les redresseurs, les panneaux
solaires sont des générateurs de courant continu. Parmi les applications du courant
électrique, on peut citer :
- L’alimentation des appareils électroniques ;
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- La soudure à l’arc ;
- La traction électrique ;
- Le transport de l’énergie électrique sur une longue distance (cas de la ligne HT Inga
- Kolwezi).

Energie électrique alternative


On appelle courant alternatif, un courant électrique qui change périodiquement d’intensité
et de sens. La polarité s’inverse donc constamment. L’intensité du courant est périodique.
Il se répète à des intervalles de temps égaux. Cette variation a une forme sinusoïdale. On
appelle la fréquence « F » d’un courant alternatif, le nombre de cycles par seconde. Elle
s’exprime en hertz (Hz).

i(A)
Imax
F = 1/T T : période en secondes

alternance positive
t
i = I(t) = Imax. Sin(ωt + Ф)

Avec : T = 1/F
- Pulsation : ω= 2.П.F alternance négative
- Intensité maximale : Im (Amplitude)
- Phase à l’origine : Ф
- Intensité instantanée : i ou I(t)

Les principaux générateurs AC sont les alternateurs (monophasés ou triphasés), les


groupes électrogènes, le secteur SNEL, etc.

Alternance positive est la partie de la courbe pendant laquelle les valeurs instantanées du
courant sont supérieures à zéro. L’alternance négative correspond aux valeurs inférieures
à zéro.

3.2. MACHINES ELECTRIQUES

3.2.1. Classification

Les machines électriques peuvent être classées en trois catégories :


- Les générateurs électriques : qui transforment en énergie électrique une énergie
d’aune autre forme.
- Les récepteurs électriques : qui réalisent la transformation l’énergie électrique en
une autre forme d’énergie (mécanique, thermique, magnétique, chimique, etc.).

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- Les transformateurs et divers convertisseurs qui, tout en conservant à l’énergie la
forme électrique, la rendent plus convenable à son transport et à son utilisation avec
meilleur rendement.

3.2.2. Constitution d’une machine électrique

Au point de vue mécanique, une machine électrique est constituée


généralement par une partie fixe appelée « stator » et une partie mobile appelée « rotor »
tournant souvent à l’intérieur de la première. Entre ces deux parties, et afin de permettre
la rotation du rotor, est ménagé un intervalle d’air appelé « entrefer ».

Au point de vue électromagnétique, une machine électrique comporte


toujours un circuit magnétique et souvent deux circuits électriques.

3.2.3. Générateur électrique

Un générateur électrique est un dispositif capable de convertir une


énergie quelconque en énergie électrique.

Un générateur possède deux caractéristiques principales, généralement constantes en


service normal :
 Sa force électromotrice f.é.m. (en volts) : qui exprime numériquement son aptitude à
fournir une certaine puissance quand il débite une intensité déterminée, c'est à dire
l'énergie aux électrons qu'il les traverse.
f.é.m = P/I

 Sa résistance intérieure ri (en ohms) qui exprime numériquement son aptitude à


absorber, par effet Joule, une partie de la puissance électrique qu'il fournit.

N.B.
• Pour qu’un courant électrique circule dans un circuit électrique, il faut une pression électrique
qu’on appelle : « force électromotrice». Elle exprime la différence de potentiel (d.d.p) aux bornes
d’un générateur électrique. Elle équivaut à une tension électrique et est comparable à la pression de
l’eau dans une conduite, une pression due à une différence de niveau (hauteur). Elle s’exprime en
volts (V).
• Un générateur maintient à ses bornes, un défaut ou déficit d’électrons d’une part (borne
positive), et un excès ou gain d’électrons d’autre part (borne négative). Les deux pôles se
différentient donc par leur charge respectivement d’électrons et l’on dit qu’il existe entre eux, une
différence de potentiel ou une f.é.m (tension électrique).

Si la f.é.m (tension électrique) produite par un générateur est invariable dans le temps
(sa caractéristique est une droite rectiligne), on parle de régime continu. Si la tension
est variable, donc alternative, de forme sinusoïdale, comme celle issue du secteur SNEL,
on parle de régime alternatif, ou sinusoïdal.

Générateur de tension continue générateur de tension alternative


+

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cellule photovoltaïque

3.2.4. Récepteurs électriques

C'est un dispositif qui, consommant de l'énergie électrique, en


transforme une partie en une forme autre que la chaleur.

Il en existe deux types :


- Le récepteur passif : si le récepteur convertit toute l'énergie électrique qu'il reçoit
en chaleur ou en énergie thermique. Exemple : un réchaud électrique, un radiateur,
une cuisinière, un fer à repasser, etc.

- Récepteur actif : s'il convertit autrement l’énergie électrique (en énergie lumineuse,
par exemple). Une ampoule, une DEL (Diode Electro-Luminescente), un petit
moteur à courant continu, sont des récepteurs actifs.

Il possède 2 caractéristiques principales pratiquement constantes en service normal :


- Sa force contre électromotrice f.c.é.m (en volts) :qui exprime numériquement son
aptitude à transformer de l'énergie en une forme autre que la chaleur;
F.c.é.m = P/I

- Sa résistance interne (en ohms) : qui exprime, numériquement son aptitude à


absorber de l'énergie, par effet Joule quand le courant traverse le récepteur.

N.B. : Une résistance morte est une résistance dans laquelle la puissance électrique y
totalement dissipe sous forme de chaleur par effet joule.

3.3. ETUDE DES CIRCUITS ELECTRIQUES

3.3.1. Terminologie

• Circuit électrique
Un est réseau constitué au moins d’un générateur électrique, d’un récepteur électrique
et des fils conducteurs

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• Dipôle
Un dipôle est un composant comportant deux pôles de branchement dans
lequel peut circuler un courant électrique. Exemple : une pile, une résistance sont des
dipôles, mais deux (ou trois...) résistances associées en série ou en parallèle forment aussi
un dipôle. Un dipôle peut être actif ou passif.

Un dipôle est un générateur (dipôle actif) lorsqu'il fournit de l'énergie. La pile


ou une batterie produisent de l'énergie électrique à partir d'une réaction
chimique (on parle de générateur électrochimique). La photopile transforme
l'énergie rayonnante de la lumière en énergie électrique.
A i
B D

VAB = VD
• Quadripôle
Composant à quatre bornes dont deux bornes pour l’entrée et deux
autres pour la sortie. Exemple d’un quadripôle : un amplificateur, un
transformateur, etc. …

i1 i2

U1 Q U2

3.3.2. Lois générales

1.5.1.1.1.1.1.1.1. LOI D’OHM

La loi d'Ohm nous dit que : dans un circuit


électrique, la tension U aux bornes d'un Récepteur, exprimée en volts,
est égale au produit de la charge du récepteur R, en ohms, et de
l'intensité I, en ampères. Soit : U = R x I

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I R U : chute de tension
aux bornes de R

L'intensité d'un courant électrique exprime l'importance du flux de


charges électriques qui traverse la section du conducteur par unité de
temps. L'intensité du courant est analogue au débit, en litres par
seconde, d'un liquide dans une canalisation, ou encore au nombre de
voitures circulant sur une route entre un point A et un point B
pendant un temps donné. L'intensité se mesure en ampères (A) ou en
milli-ampères (mA).

1. LOI DE NOEUD

Les deux lois de Kirchhoff, qui sont fondamentales,


nous apprennent que:
• l'intensité du courant est la même en tous points d'un circuit
bouclé sans bifurcations
• si le circuit comporte un "noeud", la somme des intensités des
courants arrivant à ce noeud est égale à la somme des
intensités des courants qui en sortent.

LOI DE MAILLE

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3.3.3. Mesures des grandeurs électriques principales

Pour mesurer une grandeur électrique (intensité du courant


électrique, tension électrique, résistance électrique), on a recours à
un appareil appelé multimètre, qui regroupe fondamentalement,
sous un même boîtier, un ampèremètre, un voltmètre, un ohmmètre,
etc. Il existe de très nombreux modèles de multimètre, voici à quoi il
peut ressembler:

3.1.4. Méthodes de résolution

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En régime sinusoïdal de tension et de courant, on appelle impédance d'un dipôle la valeur
obtenue en divisant la valeur efficace de la tension aux bornes de ce dipôle par la valeur
efficace du courant qui la traverse. Elle est généralement notée Z

C'est une généralisation de la loi d'Ohm à tous les dipôles, résistifs ou non.
L'impédance s'exprime en Ohm (Ω)
L'impédance d'un dipôle résistif est égale à sa résistance.
Pour la quasi-totalité des dipôles réels l'impédance est une fonction de la fréquence du
régime sinusoïdal.

3.5. APPAREILLAGE ELECTRIQUE

• Lampe électrique

Une lampe électrique est constituée d'un filament


(tungstène), d'une ampoule et d'un culot. A froid, la
résistance du filament est très faible. A chaud, elle
augmente.(La résistance d'un métal augmente sous l'effet de
la chaleur car l'agitation des électrons croit et il s'en suit des
"bousculades" peu favorables au passage du courant).
A la mise sous tension, il apparaît donc un pic de courant.
C'est pour cela que les lampes rendent généralement l'âme
au moment de l'allumage. Pour ménager la durée de vie des
lampes, on peut par exemple ajouter en série, une petite
inductance...

• Fer à repasser
3.5. TRAVAUX DIRIGES

1. A quoi sert la batterie dans un véhicule automoteur ?

2. Quelle transformation d’énergie a lieu dans les appareils suivants : un rasoir ; une
foreuse, un grille-pain, une lampe à incandescence, une magnéto (dynamo pour
vélo) ?

3. Quelles formes d’énergies produisent les appareils suivants : un sèche-cheveux,


une sonnerie électrique, un fer à souder ?

4. Dans une centrale hydroélectrique, on applique le principe de la magnéto de vélo ?


Expliquer ?

5. Commentez cette phrase : « branchons la prise de courant électrique et fermons


l’interrupteur pour établir la tension électrique ».

6. Quelle analogie faites -vous entre les termes ci-après :


- une tension électrique ?
- une force électromotrice ?
- une différence de potentiel électrique ?
- une chute de tension ?

7. Quelle transformation d’énergie a lieu dans les appareils suivants : un rasoir ; une
foreuse, un grille-pain, une lampe à incandescence, une magnéto (dynamo pour
vélo) ?

8. Quelles formes d’énergies produisent les appareils suivants : un sèche-cheveux,


une sonnerie électrique, un fer à souder, un ventilateur électrique en marche ?

9. Dans une centrale hydroélectrique, on applique le principe de la magnéto de vélo ?


Vrai ou faux ? Justifiez votre réponse ?

10. Quelles sont les différences entre le courant continu et le courant alternatif ?

11. Commentez cette phrase : « branchons la prise de courant électrique et fermons


l’interrupteur pour établir la tension électrique ». Est-t elle correcte ? Justifiez votre
réponse.

12. Déterminer la valeur de la résistance totale (équivalente) du montage ci-après :

R1=10 Ω R3=5 Ω

R2 = 2 Ω R4=15 Ω
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13. Trois récepteurs R1, R2 et R3 en série sont soumis à une tension U. La chute de
tension aux bornes de R1 est de 20V, la puissance dissipée dans R2 est de 25 W et
R3 a une résistance de 2 Ω. Déterminer la tension U si le courant dans le circuit
vaut 5A ? Rép./ U=35V.

14. Une lampe à arc fonctionne avec 40V DC à ses bornes. Quelle est la résistance
faut – t il ajouter à cette lampe de 5A pour la monter sur 110V DC. Rép./ 14Ω.

15. Deux sources de tension constante débitent dans le circuit ci-après, un courant I.
Déterminer la puissance fournie par chaque source du circuit ? Rép/ P1=75W;
P2=15W.

R1 = 4 Ω
R3=7,6Ω

R2 = 6 Ω
U1=25V U2=5V
P1=? P2=?

16. On applique une tension sinusoïdale de fréquence variable à un circuit série


comportant les éléments R=5Ω, L=0,02H et C=80µF. Trouver les valeurs de ω pour
lesquelles le courant a) est en retard sur la tension de 45°? ; Rép/ 925 rad/s
b) est en phase avec la tension ?; Rép/760,5 rad/s

c) est en avance sur la tension de 45°? Rép/ 6,75 rad/s

17. Dans un circuit électrique d’une cuisine sont branchés en dérivation un fer à
repasser de 600 W et un réchaud électrique de puissance inconnue ; les deux
appareils sont traversés lorsqu’ils sont soumis à une tension de 240 V par un
courant de 7,5 A. Quelle est la puissance du réchaud électrique ? Rép. Pr =
1200W.

18. Dans un circuit de la figure suivante, déterminer la tension constante U entraînant


un courant de 14 A dans le récepteur électrique R2 ayant une résistance de 5Ω ?
Rép.

R1=10Ω

R4=2Ω
R2=5 Ω

R3=10 Ω
U=?
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19. La tension électrique V= 43V est appliquée entre les points A et B du montage ci-
dessous. Sachant que : R1 = 5 Ω ; R2 = 2Ω ; R3 = 7 Ω; R4 = 6 Ω,
Déterminer :
a) le courant qui traverse la banche des résistances R2 et R3.
b) la puissance électrique dissipée dans la résistance R4.

I2 = ? R2 R3
R1
A B
R4

P=?

20. Déterminer le courant dans chaque dérivation et dans le circuit principal dans le
circuit ci-contre. Rép/ I1 = 30A ; I2=12A ; I3=10A ; I = 52A.

R1=2Ω

R3=5 Ω

R3=6 Ω
U=60V

21. Trouver la résistance équivalente du circuit ci-après et déterminer l’intensité principale du


circuit si la tension entre A et B est de 24VDC ?
Rép/ Re=4 Ω - I=6A.

R1=6 Ω R3=3 Ω

R2=6 Ω
A B

R4=12 Ω

22. Trouver la tension électrique entre les points A et B sachant que le courant dans le circuit
principal vaut 10A. Rép/ V=180V

R1=6 Ω
I=10A R3=3 Ω

A
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R2=6 Ω
B

R4=12 Ω

23. Deux récepteurs montés en parallèle ont une résistance équivalente Re=10/3Ω.
Quant un courant électrique circule dans le circuit, il se partage entre les deux
récepteurs R1 et R2 dans le rapport de 2 à 1. Déterminer les valeurs des
résistances des ces deux récepteurs électriques ? Rép/ R1=5Ω et R2=10Ω.

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Chapitre V
LES COMPOSANTS PASSIFS

4.I GENERALITES

Un circuit électronique est réalisé par un ensemble des éléments de


différentes espèces ayant des fonctions diverses et généralement connues sous le nom de
«composants». Ces composants sont de deux natures :

- Les composants passifs : éléments électriques fabriqués sur base des matériaux
conducteurs et isolants. Exemple : résistances, condensateurs, inductances,
transformateurs, etc. ;

- Les composants actifs : éléments purement électroniques fabriqués généralement à


partir des matériaux semi-conducteurs ; il s’agit de : diodes, transistors, thyristors,
circuits intégrés, etc.

4.2. LES ELEMENTS RESISTIFS OU RESISTANCES

4.2.1. Réalisation & Concept

Tous les matériaux ne conduisent pas l’électricité aussi facilement ;


certains offrent plus ou moins une résistance au passage des électrons. C’est ce
phénomène que l’on appelle l’effet résistif.

Résistivité de quelques matériaux en Ωm (ces valeurs changent en fonction de la température)

MATERIAU CONDUCTEUR MATERIAU ISOLANT


Argent 1,59 .10-8 Nylon 5 .1010
Cuivre 1,68 .10-8 PVC 1 .1014
Or 2,21 .10-8 Verre 1 .1017
Aluminium 2,70 .10-8

Pour réaliser une résistance la plus simple, on considère un fil métallique


(conducteur) ayant une certaine résistivité ρ dont on calcule la longueur l et la section S.
Pour que la longueur du fil ne soit pas trop importante, on choisit un métal ou un alliage
ayant une grande résistivité.

 Loi de Pouillet : R = ρ . L
S
R : résistance en ohms (Ω) ;
ρ : résistivité en Ωm ;
L : longueur en m ;
S : section ou surface du matériau (m2).
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 Concept physique

La résistance est une grandeur physique mesurée entre deux points qui caractérise la
propriété qu’à un matériau électrique de s’opposer au passage du circuit électrique. Un
isolant présente une forte résistance par contre un conducteur présente une faible
résistance. En pratique, on considère qu’un circuit ouvert présente une « résistance
infinie » puisque le courant ne peut plus passer. Cependant, on considère que les
conducteurs d’un circuit ont une « résistance nulle » puisque le courant électrique peut
circuler librement.

La résistance est un dipôle capable de recevoir une puissance électrique provenant d’un
générateur. Elle ne stocke pas d'énergie, mais la dissipe sous forme de pertes thermiques.
Le concept électrique de résistance est défini comme le rapport de la tension électrique
sur l’intensité du courant qui le traverse (Loi d’ohm).

 Loi d’OHM

En courant continu (D.C.), la résistance R obéit à la loi linéaire d’ohm : U = R.I.

I I (A) R(Ω)

U U(V)

La résistance (R) s’exprime en ohm (Ω) et se mesure à l’aide d’un appareil appelé
« ohmmètre » (Ωm). Son inverse est appelé « conductance » (G) et s’exprime en siemens
(s) ou en Ω-1.  G = 1/R

 Application

Les résistances sont utilisées :


• soit pour limiter un courant dans un circuit électrique ou créer une tension électrique
proportionnelle au courant ;
• soit pour convertir l’énergie électrique en énergie calorifique (effet Joules).

4.2.2. Caractéristiques publiées par les constructeurs

Pour utiliser correctement une résistance, il faut connaître les paramètres


caractéristiques suivants :

1) Valeur nominale : Valeur ohmique marquée sur le corps de la résistance. Cette valeur
peut être marquée à l’aide des chiffres (marquage en clair) ou à l’aide d’un code de
couleurs dont la disposition conventionnelle ci-après :

A B C D
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Code de couleurs :

La valeur ohmique : R = AB x 10 C ± D % ( Ω )

2) La tolérance indiquée par le constructeur permet de connaître les valeurs extrêmes


de la résistance R. Le constructeur garanti que la résistance qu’il a fabriquée a une valeur
fixe située entre deux limites (l’une inférieure et l’autre supérieure). Plus la tolérance est
serrée, meilleure est la précision de la résistance.
Exemple : une résistance R a une valeur ohmique : 250 Ω +/- 10 %.

- La variation possible de R vaut : 10 % de 250  ∆R= 250 x 10 = 25 Ω


100
- Variations limites :
R min = R – ∆R = 250 – 25 = 225 Ω (limite inférieure)
R max = R + ∆R = 250 + 25 = 275 Ω (limite supérieure)
 225 Ω < R < 275 Ω
COULEUR A B C D
Noir 0 0 0
Brun, marron 1 1 1 1
Rouge 2 2 2 2
Orange 3 3 3
Jaune 4 4 4
Vert 5 5 5 0,5
Bleu 6 6 6 0,25
Violet 7 7 7 0,1
Gris 8 8 8 0,05
Blanc 9 9 9
Or - - - 5
Argent - - - 10
Sans couleurs - - - 20

3) Puissance dissipée admissible : puissance exprimée en watt que peut dissiper la


résistance en l’air calme pour une température ambiante généralement entre 20 à 25°C.
Pour une Résistance R, parcourue par un courant i et aux bornes de laquelle on applique
une tension U, cette puissance dissipée sous forme de chaleur vaut :

P = R x i 2 = U2/R

4) Son comportement vis à vis de la température.

Rt = Ro.(1 + α.∆t)
Rt : résistance à une température finale t
Ro : résistance à une température initiale t0
α : coefficient de température
∆t : différence entre la température finale et la température initiale (∆t = t – t0).
N.B.
- Phrase mnémotechnique : pour se souvenir de l’ordre des couleurs :
« Ne Manger Rien On Jeune, Voila Bien Votre Bêtise ».
- Strap : petit fil de pontage à résistance presque nulle.

4.2.3. Classification.

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1. les résistances fixes :
• Résistances bobinées (résistances de puissance, de précision) ;
• Les résistances non bobinées (résistances à fil métallique, résistances à couche d’oxyde
métallique, résistance au carbone aggloméré, résistances à couche de carbone).

2. les résistances réglables :


 Rhéostat : pour le réglage du courant électrique dans un circuit (1),
 Potentiomètres : pour le réglage de la tension électrique (2),
 Résistances ajustables : à manœuvrer lors de la mise au point au Labo (3).

(1) (2) (3)

c) les résistances variables (résistances non linéaires) : elles sont obtenues à l’aide
des matériaux semi-conducteurs.
 Thermistances (CTN ou CTP) : résistances dont la valeur ohmique varie en fonction de
la température ;
 Varistances : résistances qui dépendent de la tension à leurs bornes ;
 Magnétorésistances (champ magnétique) ;
 Photo résistances (LDR : Light Dependant Resistor) : varient avec l’éclairement ;
 Piezo-résistances (contraintes mécaniques), etc.

4.1.4. Montage des résistances

Les résistances peuvent être associées en série ou en parallèle.

Lorsque deux ou plusieurs résistances sont associées en série, elles forment un dipôle
dont la résistance totale (dite "équivalente") est la somme algébrique des résistances
individuelles.
Le courant n'ayant qu'un seul chemin, il est "obligé", si on peut dire, de passer
successivement à travers toutes les résistances qu'il rencontre. Celles-ci s'additionnent.

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4.3. ELEMENTS CAPACITIFS OU CONDENSATEURS.

 Constitution et application d’un condensateur

2. Réalisation

Un condensateur est un système formé de deux plaques métalliques conductrices


appelées « armatures » placées l'une à côté de l'autre, séparées par un isolant appelé
« diélectrique ».

On désigne la réalisation pratique d’une capacité par le terme « condensateur ».


Lorsqu’on applique entre les armatures d’un condensateur une tension U, celui -ci se
charge et ses armatures accumulent deux charges opposées : +q (au pôle positif de la
source de tension) et – q (au pôle négatif de la source) évaluées en coulombs (C). Cette
quantité d’électricité (q) est en fait de l’énergie emmagasinée par le condensateur et sera
restituée lorsque ce dernier se déchargera.
+

l +q
d S -q

-
Dans tout condensateur, le rapport q/U est constant quels que soient U et Q. Ce
rapport C = q/U est appelé capacité d’un condensateur.

La capacité d’un condensateur (C) exprime la propriété du condensateur


d’emmagasiner de l’énergie électrique (charges électriques) sous forme de champ
électrique (E) quand il est soumis à une tension (U).

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10. Applications

Le condensateur a plusieurs applications :


 Réservoir d’énergie électrique (mémorisation, création d’une temporisation).
 Filtres (alimentation, oscillateurs, ...).
 Il sert également de liaison ou de découplage pour bloquer une composante continue
et favoriser le passage de la composante alternative d’une tension.
 Associé à la bobine et aux résistances, Il peut constituer un circuit résonnant.
 Peut encore déparasiter, compenser une charge inductive ou servir au démarrage des
moteurs, ….

• Paramètres caractéristiques

 Valeur de la capacité ;
 Constante diélectrique ;
 Résistance d’isolement ;
 Tension de service ;
 Tension de claquage ;
 Constante de temps : R.C. ;
 Coefficient de température.

4.3.2. Capacité d’un condensateur

- Si les armatures du condensateur sont planes, on a un condensateur plan et la


capacité vaut :
C = ε. S (farad : f) avec ε = εr. εo
d
ε : permittivité diélectrique ou constante diélectrique
εo : permittivité du vide : 10-9 = 8,85 .10-12
36.π
S : surface ou section des armatures,
d : distance séparant les armatures,
εr: permittivité relative du diélectrique (εr = 1 pour le vide ou l’air).

Pour un condensateur sphérique, C = 4.π.ε.r

Pour un condensateur cylindrique, C = 2.π.ε.l


ln R/r

l
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N.B. : Pour qu’un condensateur ait une forte capacité, il faut qu’il ait une grande surface S de contact des
armatures et une faible distance d et un diélectrique à forte permittivité ou constante diélectrique ε.
Permittivité relative (εr) des certains matériaux
 Alumine : 4,5 à 8,5
 Air : 1
 Mica : 6 à 9
 Verre : 5 à 12
 Plastique : 2 à 5.

Le phénomène physique correspond au stockage d’énergie sous forme électrostatique. Le


stockage est momentané et cette énergie est restituée au ciircuit sous forme de tension.
L’énergie accumulée par le condensateur vaut :

Wc = 1.C.U2 = 1.q.U = q2
2 2 2C

4.3.3. Comportement du condensateur

Soumis à une tension U, un condensateur possède la propriété de se


charger et de conserver une charge électrique, proportionnelle à U. Cette énergie est
restituée lors de la décharge du condensateur. Ces phénomènes de charge et de décharge
ne sont pas instantanés; ce sont des phénomènes transitoires, liés à une durée et la
constante de temps.

Lorsqu'un condensateur C est monté en série avec une résistance R,


comme sur le schéma ci-contre, ces deux composants forment un dipôle
couramment appelé cellule RC, ou réseau RC: le condensateur,
initialement déchargé, se charge à travers la résistance.

La charge complète demande un certain temps. On définit la constante


de temps en seconde comme égale au produit de R par C (ζ = R.C). Plus
la résistance est faible, plus rapide sera la charge du condensateur.

 En courant continu (DC), le condensateur empêche le courant de circuler à cause du


diélectrique. Cependant, au début de sa charge, il agit comme une résistance dont la
valeur ohmique est nulle (court-circuit) et le courant dans le circuit est maximal ; à la fin
de sa charge, il se comporte comme un circuit ouvert (résistance infinie) et le courant tend
à s’annuler.

I Ve
R I=Ve/R Uc
+
Ve C Uc
Ic

0 RT RP
Si t = 0, Uc = 0  I = Ve (condensateur = court circuit) RT : régime transitoire

Si t=∞ Uc = Ve  I = 0 (condensateur = circuit ouvert) RP : régime permanent

Expression du courant dans le circuit et de la tension aux bornes du condensateur :


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I = Ve . e-t/RC
R
U = Ve (1 – e-t/RC)
Lorsqu’on applique une tension U aux bornes d’un condensateur pur, le courant électrique
I dans le circuit est en avance de 90° par rapport à la tension Vc à ses bornes.

 En courant alternatif (AC), le schéma équivalent d’un condensateur réel se présente


comme suit :
Rs C
Ls

Rp
Ls : inductance provenant de la fabrication
Rs : résistance de connexion des armatures et des caractéristiques du diélectrique
Rp : résistance d’isolement entre armatures (elle doit être élevée)

L’emploi d’un condensateur est limité par les fréquences de résonance électrique au-delà de laquelle il
devient inductif.

4.3.4. Classification et symbole.

On distingue :
1) les condensateurs à capacité fixe : divers modèles des condensateurs fixes existent
à cause de leur principe de fabrication ; ils se diffèrent par le milieu isolant (diélectrique)
séparant les deux armatures.

On peut citer : symbole


• condensateurs à papier simple ;
• condensateurs au papier métallisé ;
• condensateurs plastiques ;
• condensateurs au mica ;

• condensateurs électrolytiques (ou condensateurs polarisés).

Symbole :

2) Condensateurs à capacité réglable : ils sont à variation linéaire et utilisent comme


diélectrique : l’air, le polystyrène, azote sous pression, ….
Ils sont répartis en deux groupes :
• les condensateurs grands publics (utilisés dans les appareils amateurs) et
• les condensateurs professionnels (utilisés dans les appareils industriels).
Symbole

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3) Condensateurs ajustables : servant au réglage des appareils en cours de montage
ou Labo et ils ne sont plus retouchés en service courant.

4.3.5. Réactance capacitive & montage des condensateurs

Le comportement du condensateur en fonction de la fréquence amène


une grande variation du rapport tension - courant électrique.
 Lorsque la fréquence est faible, I  0 et le condensateur C se comporte comme un
circuit ouvert (Xc tend vers infinie).
 A l’inverse, lorsque F augmente, U tend vers 0 et C se comporte comme un court
circuit, I est très grand.

Xc = 1 .
ω.C avec ω = 2 π F

Ce : capacité équivalente
En série :
1 = 1 + 1 + ……
Ce C1 C2

En parallèle : Ce = C1 + C2 + ……

4.4. LES ELEMENTS INDUCTIFS OU INDUCTANCES.

4.4.1. Terminologie & constitution d'une bobine

Magnétisme

• Un corps magnétique est un corps ou élément doué des propriétés magnétiques.


• On rencontre trois catégories de magnétisme :
* Ferromagnétisme présenté par le fer, le cobalt, le nickel (forte aimantation).
* Paramagnétique caractérisé par une faible aimantation (sodium, platine, etc).
* Diamagnétique : propriété que possèdent certains corps, qui prennent une
aimantation de sens contraire à celle du fer et sont repoussés par l’aimant.

Aimant
Un aimant est un métal dur qui attire des particules de fer (non aimanté) et quelques
métaux ; un état que l’on caractérise par le terme de magnétisme se manifeste dans
l’espace qui entoure l’aimant. Un aimant suspendu de façon à pouvoir s’orienter librement
prend la direction géographique Nord – Sud ; d’où l’existence du pôle Nord à l’un des
extrémités de l’aimant et du pôle sud à l’autre des extrémités. Les pôles de même nom se
repoussent et des pôles contraires s’attirent.

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Magnétite : oxyde naturel de fer (Fe3O4), doué de magnétisme, bon minerai de fer
(Suède).
Magnésie : oxyde de magnésium (MgO) : pierre d’aimant.

On réalise un bobinage en enroulant une certaine longueur de fil


conducteur à spires jointives sur un support isolant. De par ce fait, le bobinage présente
déjà une première caractéristique qui est la résistance R. La disposition du fil en spires
permet d’utiliser les propriétés magnétiques du courant électrique. D’où la deuxième
caractéristique du bobinage : l’inductance ou self (L), son unité est le henri.
Lorsqu’on veut avoir des propriétés magnétiques importantes, on induit à
l’intérieur du support du bobinage un noyau magnétique (ferrite, cylindre de fer, …).

4.4.2. Grandeurs et unités magnétiques

Champ magnétique (H)


Est une région de l’espace :
• - dans laquelle un aimant exerce son influence ;
• - lorsqu’on fait passer un courant électrique dans une bobine, celle-ci se comporte
comme un aimant. Il exprime en Ampère par mètre (A/m).

N S

Flux magnétique (Φ) et l’Induction magnétique


L’ensemble des lignes de forces magnétiques issues de pôle N d’un aimant s’appelle flux
magnétique et s’exprime en webers (wb).

L’état magnétique en un point du champ H est défini par l’induction magnétique B liée au
flux magnétique Ø.
β = µ.H
avec : µ = µo . µr

µ : perméabilité magnétique.
µo : perméabilité magnétique du vide ou de l’air  µ = 4.П.10-7
µr : perméabilité magnétique relative(perméabilité magnétique du milieu considéré).

L’induction magnétique β appelée aussi « densité du flux magnétique » représente le


nombre de lignes de forces magnétiques qui traversent la surface S et s’exprime en
webers / mètre carré (wb/m2) ou en Tesla (T).

β = Φ/S

Tout fil conducteur parcouru par un courant électrique s’entoure d’un champ magnétique.

Sens du champ : - règle de la vis : une vis placée dans l’axe du conducteur et se
déplaçant en direction du courant, tourne dans le m^me sens que les lignes de force.
B l
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- règle de la main droite : en entourant le conducteur avec les quatre
derniers doigts de la main (sens de l’induction magnétique B), le
pouce étant allongé sur le conducteur (sens du courant I),
I
- règle d’ampère : voir le bonhomme d’ampère.
a) Cas d’un courant rectiligne (fil vertical ou horizontal) : les lignes du champ sont des
cercles concentriques au fil.
La grandeur du champ magnétique H en point est caractérisée par le
vecteur d’induction magnétique B (induction magnétique ou densité
du flux magnétique)

H = I/l

b) Courant non rectiligne : pour augmenter l’intensité du champ magnétique H, on peut


donner au fil la forme d’une spire et bobiner dans l’air ou sur un support (noyau de fer),
un certain nombre (n) des spires parallèles. On obtient une spirale cylindrique appelée
bobine de self d’induction (ou solénoïde).

I
B H = n.I (A/m)
l
l B = µ.H
B = µ.n.I (tesla)
I

Les champs magnétiques de toutes les spires s’additionnent pour constituer un seul
champ magnétique intense. La bobine agit alors comme un fort aimant droit. Le pôle N se
trouve du côté où sortent les lignes de force. C’est ce qu’on appelle un « électro-aimant ».

Si on plonge un noyau ferromagnétique à l’intérieur du bobinage, l’induction est multipliée


par un coefficient µr appelé perméabilité relative du noyau : µ = µo . µr

Dans le cas d’un solénoïde avec noyau : B = µo . µr . n.I


l
Le solénoïde parcouru par un courant est donc comparable à un aimant droit,
son flux magnétique à travers une section S est de :

Ø = B.S.cos θ
N
θ = angle formé par B avec la normale N à la surface S.

S
Force électromagnétique
Elle est perpendiculaire au plan défini par le courant I et le vecteur d’induction B :

Fem = B.I.l.sinα

Son sens : suivant un trièdre positif constitué par I, B et Fe.


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• Aspect énergétique

Le phénomène physique correspond au stockage d’énergie sous forme


magnétique. Le stockage est momentané et l’énergie est restituée au circuit en courant
électrique. L’énergie accumulée par la bobine vaut :

WL = ½ L.i2

4.4.3. Effets inductifs

Considérons deux conducteurs. On fait circuler dans l’un un courant


électrique : ce courant crée un champ d’induction magnétique B. Si de plus le courant est
variable, le champ ainsi créé est lui-même variable et est responsable de l’apparition d’un
« courant dit induit » dans le deuxième conducteur : c’est l’effet inductif. Dans le même
temps, le champ d’induction magnétique rétroagit sur le courant qui l’a crée, en
ralentissant sa vitesse de variation. C’est l’effet « auto-inductif ».

Circuit inducteur Circuit induit

i1 i2

Induction magnétique : transfert d’énergie magnétique entre deux bobines proches,


lorsque l’une d’elles est parcourue par un courant électrique.

On définit le coefficient d’induction magnétique de la bobine,


inductance (L), le rapport entre le flux d’induction magnétique Φ(t) à travers un circuit,
et le courant i(t) qui lui donne naissance :

L(t) = Φ(t)
i(t)

Un champ magnétique H variable induit un courant électrique i dans un


conducteur. Chaque fois que l’on fait varier le flux magnétique Φ dans un circuit à spires,
ce dernier engendrera une tension induite u(t) = - dΦ/dt. Inversement, une tension
induite dans une spire crée une variation de flux à travers celle –ci (Loi de Faraday).
Cette tension aura un sens tel qu’elle tendra à s’opposer à la variation de flux dΦ qui lui a
donné naissance (Loi de Lenz).

u(t)= - L. dΦ
dt
La grandeur de « u(t) » dépend de la vitesse de variation du flux Ø.

Symbole L

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4.4.4. Transformateur statique.

Sur un circuit magnétique, on bobine un enroulement (spire) appelé


circuit primaire alimenté en AC. Il sera traversé par un flux magnétique Φ. On bobine un
deuxième enroulement sur le circuit secondaire. Le flux créé par le primaire traverse
également le second enroulement et engendre une tension d’induction (Loi de Faraday). Si
l’on néglige les pertes du circuit magnétique, on peut établir un rapport de transformation
« m » suivant :

i1 Φ i2

U1 L1 L2 U2

Circuit magnétique bobinages

m = u2 = n2 = i1 si m > 1 : transfo élévateur de tension


u1 n1 i2 m < 1 : transfo abaisseur de tension
m = 1 : transfo galvanique (isolement).
n1 et n2 correspondent au nombre de spires de L1 (bobinage primaire)
et de L2 (bobinage secondaire). Le circuit magnétique canalise le flux magnétique. Il est
constitué des tôles ferromagnétiques isolées les unes des autres pour réduire les pertes.
Le transfo est un convertisseur statique (pas de pièce en mouvement). Il transforme une
tension sinusoïdale en une autre tension sinusoïdale de valeur efficace différente.

Dans les bobinages, on distingue essentiellement deux grandes


catégories correspondant au domaine d’utilisation :

• Les bobinages à basse fréquence (inductances de lissage, transfo d’alimentation,


transfo de puissance, inductances de choc, transfo d’isolation, transfo d’adaptation
d’impédance, …).

• Les bobinages à haute fréquence (bobinage en nid d’abeille, à noyau ferrite, en pot
fermé …).
Symbole

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4.4.5. Réactance inductive & Montage des inductances

* En parallèle : 1 = 1 + 1 + ……..
Le L1 L2

* En série : Le = L1 + L2 + ….

* Réactance inductive : XL = L.ω = L. 2π. f


Remarque sur les composants électriques

• La résistivité est une propriété électrique qu’ont certains matériaux à s’opposer au


passage du courant électrique. La réalisation technologique d’une résistivité est
appelée résistance. Aux bornes d’une résistance pure, le courant et la tension
électriques sont en phase dans le temps.

• Le condensateur est une réalisation technologique de la capacité électrique. La


capacité s'oppose à toute variation de la tension électrique dans un circuit électrique.
Dans un condensateur pur, le courant est en avance de 90° par rapport à la tension
électrique.

• La bobine est une réalisation technologique de l’inductance et elle s’oppose à toute


variation du courant électrique dans un circuit. Pour une inductance pure, la tension
électrique est en avance de 90° par rapport au courant électrique.

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4.5. TRAVAUX DIRIGES

1°) Un condensateur plan de capacité 10-3 µF est porté pendant 0,02 secondes au
potentiel de 1,7 Kv. Quelle est la puissance moyenne mise en jeu ?
Réponse : 7.10-2 w.

2°) Déterminer la capacité de la Terre assimilée à une sphère de 6,37.106 m de rayon.


Réponse : C =708 µF.

3°) Calculer la capacité d’un condensateur à isolant au mica comprenant 150 feuilles
d’étain de 125 cm2. L’épaisseur du mica est de 0,25 mm et εr = 8 ?
Réponse : 5,31.10-7 F.

4°) La résistivité du cuivre est de 16 µΩm, celle de l’aluminium est de 26 µΩm. On désire
remplacer un fil de cuivre de 1,2 mm de diamètre par un fil d’aluminium sans modifier la
résistance électrique de ligne. Calculer le diamètre du fil d’aluminium à employer ?
Réponse : d al = 1,52 mm.

5°) On coupe en deux morceaux d’égales longueurs, un fil de résistance R. On tord les
deux morceaux ensembles ; quelle est la résistance du conducteur ainsi formé ?
Réponse : Re = R/4.

7°) a) Quels sont les courants et les tensions aux bornes des différentes résistances
(R1 = R2 = R3 = R4 = 1 KΩ) du montage ci-après, à l’instant où l’on ferme l’interrupteur
K ? Sachant que les condensateurs (C1 = C2 = 25µF) sont préalablement entièrement
déchargés. b) Que deviennent ces courants et ces tensions au bout d’un temps
suffisamment long pour que Ces condensateurs atteints leurs charges limites ?
I1 R1

I2 I5
K R2 C1
I4
+ I3
U=15V C2
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- R3 R4

8°) Quelle est la tension aux bornes d’une résistance de 6 ohms, sachant que 360
coulombs la traversent en 10 minutes ? Réponse : U = 3,6V.

9°) Un câble électrique présente une résistance de 0,2 ohms par Km. Déterminer la chute
de tension sur 200 m, lorsque le fil est parcouru par un courant de 100 A.
Réponse : U = 4V.

10°) Une ligne électrique présente une chute de tension de 1 V sur 1 Km, quand elle est
parcourue par un courant de 1000 A. Quelle est la résistance par mètre ?
Réponse : R = 10-6 ohms/mètre.
11°) Le primaire d’un transfo est alimenté par une intensité de 0,1 A sous une tension de
220VAC et comporte 3612 spires. Dans le secondaire, on obtient une tension efficace de
10V. Trouver le nombre de spires du secondaire et la puissance du transformateur ?
Réponse : Ns = 172 spires ; P = 21 W.

12°) Un solénoïde de 40 cm de long avec 1600 spires est parcouru par un courant de 3A.
Déterminer le champ magnétique au centre du solénoïde ? Réponse : H = 12.000 A/m.

13°) Un transformateur peut – il fonctionner avec le courant continu ? Pourquoi justifier


votre réponse.

14°) Selon la fabrication, une résistance réglable destinée à fonctionner en rhéostat peut
également servir de potentiomètre, mais l’inverse n’est pas toujours valable ? Vrai ou
faux ? Justifier votre réponse.

15°) Un solénoïde de 40 cm de long avec 1600 spires est parcouru par un courant de 3A.
Déterminer le champ magnétique au centre du solénoïde ? Réponse : H = 12.000 A/m.

16°) On a dans un circuit avec aux bornes une tension de 100V, deux résistances de 10 et
20 Ω. Quelle résistance faut –t il ajouter en série pour que l’intensité du courant soit de
1A. Rép. : R = 60 Ω.

17°) Dans un circuit on relie à une batterie de 12V, trois résistances en dérivation. Si le
courant principal est de 3A et les deux premières résistances de 10 Ω et 12 Ω, quelle est la
troisième résistance ? Rép. R3 = 15 Ω.

18) Deux appareils, l’un de 1200W et l’autre de puissance inconnue sont branchés en
parallèle. Si la résistance totale du circuit vaut 36 Ω pour une tension de 240V, quelle est
la puissance du second appareil ? Rép. P2 = 400W.

19)Une bobine de 10 cm de long et de rayon 2 cm comporte 200 spires. Elle est parcourue
par un courant de 6A.
Calculer :
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- l’intensité du champ magnétique au centre de la bobine.
- l’induction magnétique
- le flux magnétique à travers les spires.
• On dispose de 31,4 m de fil et on veut faire une série de 200 spires.

a) Quel sera le diamètre de chaque spire ? Rp. d= 5 cm.


b) Quelle sera l’intensité du champ magnétique quand un courant de 20A passe et
on traite chaque spire comme indépendante ? Rép. H = 8.104 A/m.
c) quel est le flux dans la série si la perméabilité relative est égale à 1 ? Rép.
Φ=0,197wb

• Une même intensité circule dans 2 solénoïdes. Le premier a une longueur de 60


cm et comporte 500 spires, le second de longueur 48 cm a 160 spires. Quel est le
rapport à 0,01 près des champs magnétiques H1 et H2 au centre des 2 solénoïdes ?
Rép. H1/H2 = 0,25.

Chapitre VI
DIODES A JONCTION

5.1. GENERALITES

5.1.1 Définition & Types

Avant l'avènement des matériaux semi-conducteurs, les diodes


existaient sous la forme de tubes électroniques beaucoup moins pratiques à mettre en
œuvre.
Une diode à jonction est un composant électronique (élément actif) à base des semi-
conducteurs ayant la propriété d’être conductrice dans un seul sens de passage du
courant électrique. La diode est très utilisée en électronique, en traction électrique pour
alimenter les moteurs à courant continu et en électrolyse pour alimenter les cuves à partir
des électrodes. Elle peut assurer plusieurs fonctions dont :
- le redressement des tensions alternatives;
- la multiplication des tensions ;
- l’écrêtage ou la limitation des niveaux;
- la protection des appareils électroniques ;
- l’interrupteur électronique ; etc.
Cette particularité est basée sur la caractéristique de la jonction PN.
Suivant ses propriétés et ses diverses applications, on distingue :
• les diodes de redressement,
• les diodes zener,
• les diodes à capacité variable (VARICAP),
• les diodes électroluminescentes (LED),
• les diodes tunnels,
• les photo-diodes,
• les diodes lasers, etc.

5 .1.2. Principe de la jonction PN


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Formation de la Barrière de potentiel

Les diodes à jonction sont fabriquées à partir de semi-conducteurs et


leur principe physique de fonctionnement est à la base de tous les composants actifs en
électronique (transistor, thyristor, diac, triac, ...).

Une diode à jonction est créée en associant un substrat (cristal) riche en électrons libres
(semi-conducteur type N, métal) à un substrat (cristal) déficitaire en électrons (semi-
conducteur type P, trous majoritaires); la zone de contact de ces deux éléments ainsi
formée constitue une jonction PN.
Type P Type N
+-++++ ------+
+ + - + + + -------
++++-+ -+--+-

Jonction PN
Répartition des charges avant la diffusion
Aux premiers instants, à la suite de l’agitation thermique dans ce bloc, les
électrons libres plus nombreux dans la zone N diffusent vers la zone P, et les trous plus
nombreux dans la zone P diffusent vers la zone N ; c’est le phénomène de diffusion.
Les porteurs de charge situés près de la jonction passent d’une zone à une autre
facilement, car ils sont pourvus d’énergie suffisante que ceux qui sont éloignés de la
jonction.
La zone du type P proche de la jonction se charge de plus en plus négativement
puisqu’elle perd des trous et gagne des électrons ; il en est de même de la zone du type N
proche de la jonction qui se charge positivement en perdant des électrons au profit des
trous.
BP
Type P Type N
+++++- - +-- - - -
++++ + - +----
+++++- - Ei +----

Répartition des charges


avec le phénomène de la recombinaison
Cependant, le déplacement des porteurs de charge (trous et électrons) est
freiné bien avant que leur densité (concentration) ne soit devenue uniforme dans les deux
zones. Il se produit aux alentours de la jonction une neutralisation des électrons et des
trous ; c’est le phénomène de la recombinaison.
Chaque recombinaison entraîne la disparition d’un électron et d’un trou. C’est à dire que
les électrons se recombinent aux atomes qui manquent des électrons (cations, excès de
trous) et les trous se recombinent aux atomes qui manquent des trous (anions, excès
d’électrons).

Il en résulte qu’à l’intérieur de la zone de transition où se produit le


phénomène de diffusion et de recombinaison, on trouve à gauche (SCE-P) des charges
négatives fixes (électrons) et à droite (SCE-N) des charges positives fixes (trous) séparées
par une zone dépourvue des porteurs libres appelée barrière de potentiel (BP).
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Pour faire traverser les porteurs de charge de la jonction, il faudrait qu’il y ait une énergie
capable de vaincre cette barrière de potentiel.
Il se crée donc un champ électrique interné (Ei) au niveau de la barrière
de potentiel (BP). Ce champ s’oppose à tout passage des porteurs de charge
majoritaires ; c’est à dire aux nouveaux trous qui émigrent de la zone P vers la zone N et
aux nouveaux électrons émigrant de la zone N vers P. Cependant, il favorise le passage
des porteurs de charge minoritaires ; c'est-à-dire aux trous de la zone N vers P et aux
électrons de la zone P vers N.
Le mouvement de ces minoritaires est équivalent à un courant « i » qui
est évidemment faible. Ce courant appelé aussi courant de saturation ( is ) ne dépend pas
de la largeur de la barrière de potentiel, mais il est fonction de la température.

U : tension de la barrière de potentiel (en vols),


q : charge de l’électron,
Wa : énergie d’activation en joules (J), Wa = q.U
I(t) = Io . e-Wa/KT T° : température absolue en °K,
Io : courant dû au franchissement de la B.P. par un certain nombre
des porteurs majoritaires ayant une grande énergie.
Ici : I(t) = Is : courant de saturation.
e : base du logarithme népérien ( e = 2,7)

5.1.3. Symbole

L’élément à deux bornes (dipôle) constitué par deux cristaux à semi-


conducteurs du type P et un autre du type N, est appelé diode à jonction. Le côté P
s’appelle l’anode et le côté N s’appelle cathode.

A K
anode cathode
sens du courant

5.2. POLARISATION DE LA JONCTION PN.

5.2.1. Polarisation directe.

Une jonction PN est dite en polarisation directe, si par l’intermédiaire


d’une source de tension extérieure, on porte l’extrémité de P de la diode à un potentiel
supérieur par rapport à l’extrémité N. C'est-à-dire, on connecte la polarité positive de la
source à l’anode et la polarité négative à la cathode de la diode.

Zone dépourvue des charges

SCE-P SCE-N
A ++++++++-- ++------------ K
+++++++---- ++------------
++++++++-- -++-----------

Id + -

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U
A + - K

Les électrons de la zone N sont repoussés vers la barrière par le potentiel


négatif de la source de tension avec une énergie qui vaincra la BP et vont émigrer dans la
zone P et les trous de même traverseront la BP repoussés par le potentiel positif de la
source.
La source de tension ainsi appliquée aux bornes de la diode à jonction s’opposera à la BP
qui sera vaincu et il en résultera qu’un nombre important des porteurs de charges
majoritaires franchira la BP, constituant ainsi le courant direct (Id).

Le courant direct : Id = Is . (e-Wa/KT –1) avec : is = Io . e-Wa/KT et Wa = q.U

5.2.2. Polarisation indirecte.

Ici, l’effet de la BP est renforcé. En effet, la polarité positive de la source


de tension (U) connectée à la zone N (cathode) va attirer les électrons qui cherchaient à
traverser la jonction et les trous de la zone P seront attirés par la polarité négative de la
source.

Zone
SC-P BP SC-N

A +++++-- ++------- K
+++++-- ++ ------
+++++--- -
- + Iinv

U
Le nombre de porteurs majoritaires qui franchissent la barrière de potentiel
est diminué, car la largeur de la BP a sensiblement augmenté à la suite de la tension
inverse appliquée et le courant est, par conséquent, très faible (d’ordre de microampères).
Ce courant dit « courant inverse » (iinv) est essentiellement dû aux porteurs minoritaires
dont l’intensité dépend beaucoup de la température. Sa limite s’appelle courant de
saturation (Is).

Iinv = Is . ( 1 - e-Wa/KT ) Is : courant qu’on aurait eu s’il n’y avait pas de BP.

5.3. COURBE CARACTERISTIQUE

La courbe caractéristique d’une diode est la courbe représentative de


l’intensité (Id) du courant qui traverse la diode en fonction de la tension (Vak) appliquée à
ses bornes dépendant des variations de la tension d’alimentation U à laquelle la diode est
soumise.

Id Zone de conduction
Id R Ido
A
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+ P
U VR D
Vak
-Vak Vak
Vako
C B Us

Zone de claquage
Zone de blocage

-Id
5.3.1. Zone de conduction de la diode (A).

Le courant Id est une fonction croissante de la tension directe appliquée à


la diode. D’abord le courant Id est nul ; puis, il augmente en intensité après une certaine
valeur de tension dite tension de seuil (Vs). La courbe Id = f(Vak) est une fonction d’abord
exponentielle puis linéaire.
Suivant la loi de maille, on peut écrire l’équation :

U = VR + VAK
U = R.Id + VAK Id = U – VAK
R
Pour déterminer les coordonnées de la droite dite « droite de charge statique », on
considère successivement :

Id = 0  Vak = U
Vak = 0  Id = U/R

L’intersection de la courbe caractéristique avec la droite de charge définit le point de


fonctionnement de la diode ou point de repos P(UAK0, Id0).

Dans la zone de conduction, au-delà de la tension de seuil, la diode


est assimilable à un matériau conducteur dont la résistance dynamique (Rd) varie avec la
tension appliquée à ses bornes. Elle diminue davantage quand la tension augmente.

La tension de seuil (Us) : est la tension minimale pour rendre la diode passante en
polarisation directe.

5.3.2. Zone de blocage de la diode (B)

Dans cette zone, la diode ne conduit pas, malgré la tension inverse


appliquée à ses bornes. Le courant inverse (Idi) est presque nul. La diode est assimilée à
un matériau isolant ayant une grande résistance dynamique (Rdi).

5.3.3. Zone de claquage de la diode (C)


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Une diode ne conserve pas indéfiniment sa propriété de blocage lorsque
la tension inverse appliquée à ses bornes croit excessivement. Pour des valeurs élevées de
la tension inverse, la caractéristique Idi = f(Vaki) devient pratiquement verticale : c’est le
phénomène de claquage (ou brusque augmentation du courant de fuite). Ce phénomène
dépend de la nature du SCE et du degré de dopage, il est d’autant plus faible que le taux
de dopage du SCE est élevé.

Le claquage d’une jonction PN est la conséquence de deux effets successifs :


l’effet zener et l’effet d’avalanche.

• Effet zener : l’augmentation de la tension inverse provoque un accroissement du


champ interne (Ei) dans la jonction. Ce dernier provoque un phénomène de disruption
c'est-à-dire la rupture des liaisons covalentes entre les différents atomes des SCE.
Il s’en suit un arrachement des électrons et cela entraîne une augmentation de la
concentration en porteurs minoritaires, donc une circulation d’un courant inverse
important.

• Effet d’avalanche : l’effet zener est toujours suivi par un autre effet dynamique
d’ionisation par choc appelé : effet d’avalanche. Les porteurs minoritaires qui
traversent la barrière de potentiel reçoivent une énergie suffisante proportionnelle à la
tension inverse appliquée et sont accélérés par cette dernière. Par collision avec les
atomes du réseau, des nouveaux porteurs de charge sont libérés et sous l’action du
champ ils reçoivent aussi de l’énergie suffisante pour se mouvoir. Le phénomène
devient cumulatif et le courant inverse augmente excessivement jusqu’à la destruction
complète de la jonction.

5.3.4. Caractéristique idéalisée de la jonction.

Théoriquement pour simplifier les calculs dans l’étude des diodes, on est
conduit à considérer leur caractéristique idéalisée.

Id

Rd = 0

VAK
0
-VAK

Rdi = ∞

-Id
La diode idéale possède deux régimes de fonctionnement :
• si elle laisse passer le courant électrique, on dit qu’ elle est passante ;
• si elle ne laisse pas passer le courant, on dit qu’elle est bloquante.

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* Zone de conduction : correspond à la Polarisation directe de la diode. Ici, la jonction PN
est passante (diode conductrice). Le courant direct (Id) traversant la diode est important.
La résistance dynamique directe est nulle (Rd = 0) ; la diode se comporte comme un
court-circuit (interrupteur fermé).

* Zone de bloquage : correspond à la polarisation inverse (indirecte). Ici, la jonction est


bloquante (diode isolante) ; le courant inverse Idi est presque nul ; la résistance
dynamique inverse est trop élevée (Rdi = ∞). La diode est comparable à un circuit-ouvert
(interrupteur ouvert).

5.3.5. Effet capacitif de la diode

Dans la BP, nous trouvons d’une part des charges négatives (électrons)
et d’autres part des trous et au milieu une zone appelée zone de deplexion qui se
comporte comme un diélectrique. D’où on peut assimiler une diode à un condensateur.

Diélectrique
P N
+++-- ++----
+------ +++--
+------ +------

En HF, la diode se comporte comme un condensateur ayant une capacité


électrique. En direct, on aura la capacité de diffusion ; en inverse, la capacité de
transition.

5.4. DIODE ZENER

5.4.1. Principe.

La diode zener, ainsi appelée d’après le nom de l’inventeur, fonctionne


exclusivement dans les zones de blocage et de claquage. Quand on applique à une diode
ordinaire une tension inverse, il y a qu’un faible courant inverse (presque négligeable) la
traverser. Mais pour des tensions inverses très élevées, la diode devient subitement
passante. On dit alors que l’on atteint la « tension de claquage » et la diode ne peut plus
s’opposer au passage du courant électrique (Rdi tend presque à zéro).

Ce phénomène très nuisible aux diodes ordinaires, a été mis à profit dans
la mise en œuvre des diodes zener où on ramène la tension de claquage à une valeur
admissible (basse), ce qui supprime le problème de la détérioration du composant et offre
l’avantage d’une tension constante aux bornes de la diode dite tension zener.

5.4.2. Courbe caractéristique.

La diode zener utilise l’effet zener, c'est-à-dire la brusque augmentation


du courant inverse quand la tension inverse appliquée atteint la tension zener

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Polarisée en directe, la diode zener se comporte comme une diode normale dont la
tension seuil varie entre 0,2 à 0,3 V (germanium) ou 0,6 à 0,7 V (silicium). Sa résistance
dynamique directe Rdz est très faible.

Polarisée en inverse, le comportement de la diode zener est identique à celui d’une diode
normale tant que l’on n’a pas encore atteint la tension de claquage. Le courant inverse Idzi
tend à zéro car la résistance inverse Rdzi est trop grande.
Lorsqu’on atteint la tension de claquage, le courant circulant dans la diode devient
brusquement élevé et la résistance inverse tend à s’annuler. La diode zener supportera
sans dommage ce courant si l’on ne dépasse pas une certaine valeur Idzimax qui
conditionne l’échauffement maximal admissible.
Symbole IdZ Zone de conduction
A

Vz
-Vakz Vakz

B Usz

Zone de blocage

Zone interdite -Idzimax


-Idzi

La diode conductrice maintiendra alors à ses bornes une valeur de la tension inverse Vdzi
plus ou moins constante dite tension zener (Uz).
On appelle : Tension zener, la tension nécessaire, en polarisation inverse, pour rendre
conductrice une diode zener.

5.4.3. Utilisation.

On peut utiliser la diode zener comme source de tension de référence (alimentation


stabilisée) ;
Utilisée seule, elle peut servir à stabiliser une tension continue variable (non régulée).
R

U Dz

- Si la tension à réguler est supérieure à la tension zener d’une diode zener, il est
préférable d’utiliser plusieurs diodes en série plutôt qu’une seule.

Dz1 Dz2 Dz3 Dz1, Dz2 et Dz3 doivent avoir les


mêmes caractéristiques.
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- Quand le courant à stabiliser est important, on peut utiliser plusieurs diodes (ayant
mêmes caractéristiques) montées en parallèle.
I

Dz1 Dz3

5.5. DIODE ELECTROLUMINESCENTE

Nick Holonyak Jr. (né en 1928) est le premier à avoir créé une diode à
spectre visible en 1962.
Une diode électroluminescente (également appelée DEL ou LED : light-emitting diode) est
un composant électronique capable d'émettre une onde lumineuse lorsqu'il est parcouru
par un courant électrique.
Une LED produit un rayonnement monochromatique incohérent à partir d'une
transformation d'énergie. Elle a un spectre d'émission continu et fait partie de la famille
des composants optoélectroniques.
La LED sert à réaliser des affichages numériques, alphanumériques et même semi-
analogiques. Sa consommation en courant est relativement faible.

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Diodes de différentes couleurs

C'est lors de la recombinaison d'un électron et d'un trou dans un semiconducteur qu'il y a
émission d'un photon. En effet, la transition d'un électron entre la bande de conduction et
la bande de valence peut se faire avec la conservation du vecteur d'onde . Elle est alors
radiative (émissive) et elle s'accompagne de l'émission d'un photon.
Dans une transition émissive, l'énergie du photon créé est donnée par la différence des
niveaux d'énergie avant (Ei) et après (Ef) la transition :

hν = Ei − Ef (eV)

Une diode électroluminescente est une jonction PN qui doit être polarisée en sens direct
lorsqu'on veut émettre de la lumière. La plupart des recombinaisons sont radiatives. La
face émettrice de la LED est la zone P car elle est la plus radiative.

Techniques de fabrication

La longueur d'onde du rayonnement émis est déterminée par la largeur de la bande


interdite et dépend donc du matériau utilisé. Toutes les valeurs du spectre lumineux
peuvent être atteintes avec les matériaux actuels. Pour obtenir de l'infrarouge, le matériau
adapté est l'arséniure de gallium (GaAs) avec comme dopant du Si ou du Zn. Les
fabricants proposent de nombreux types de diodes aux spécificités différentes. On peut
citer le type le plus répandu : les diodes à l'GaAs, ce sont les plus économiques et ont un
usage général. Bien qu'elles nécessitent une tension directe plus élevée, les diodes à
l'GaAlAs offrent une plus grande puissance de sortie, ont une longueur d'onde plus courte
(< 950nm, ce qui correspond au maximum de sensibilité des détecteurs au silicium) et
présentent une bonne linéarité jusqu'à 1.5A. Enfin, les diodes à double hétérojonction
(DH) GaAlAs offrent les avantages des deux techniques précédentes (faible tension
directe) en ayant des temps de commutation très courts (durée nécessaire pour qu'un
courant croisse de 10% à 90% de sa valeur finale ou pour décroisse de 90% à 10%), ce
qui permet des débits de données très élevés dans les transmissions de données
numériques par fibres optiques. Les temps de commutation dépendent de la capacité de la
jonction dans la diode.

5.6. CIRCUITS A DIODE

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5.6.1. Principe d’une alimentation AC-DC (classique).

Tous les appareils électroniques ont généralement besoin pour


fonctionnement d’une ou plusieurs sources (alimentations) en courant continu constant.
On peut penser à utiliser à cet effet des piles, des batteries (accumulateurs) débitant un
courant continu, mais ces éléments se déchargent vite et leur courant reste faible.

La solution serait donc de partir d’une source alternative pour obtenir une
tension continue constante à grand débit de courant. Le principe classiquement le plus
répandu de conversion de la tension alternative en tension continue est décrit sur le
schéma ci-après :

1 2 3 4
AC DC

1) transformateur : abaisser la tension alternative du secteur,


2) redresseur : rendre unidirectionnelle la tension abaissée,
3) filtre : réduire davantage les ondulations de la tension redressée,
4) stabilisateur : maintenir constant la tension filtrée en dépit de certaines
variations du secteur.

5.6.2. Redressement.

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