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Mohamed MOUNIR Gestion financière

2020-2021

Mohamed MOUNIR

GESTION FINANCIERE

Investissement,
Financement,
Trésorerie

2020-2021

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Mohamed MOUNIR Gestion financière
2020-2021

Généralités
Chapitre 1 : Evaluation et choix des investissements
1. Notion
2. Typologie
3. Les paramètres de l’investissement
4. Prévision du besoin de financement
5. L’évaluation financière des investissements en avenir certain
Critères traditionnels.
Critères fondés sur l’actualisation :
La VAN ;
Le TIR ;
Autres critères
6. Le risque dans l’investissement

Chapitre 2 : Le financement
1. Les modalités de financement
Le financement par fonds propres
L’endettement
Les nouveaux instruments financiers
2. coût du capital, structure de financement et valeur de la firme
La notion de coût du capital
Structure de financement et valeur
3. Le plan de financement
Elaboration
Intérêt de la notion
Chapitre 3 : gestion de la trésorerie
1. Le budget de trésorerie
2. Les modalités de financement et de placement à court terme

Références bibliographiques
 Brealy R., Myers S. ; Principes de gestion financière des entreprises.
Pearson Education 2010

 Delahaye (Jacqueline) ; finance d’entreprise DCG, Dunod, 2007

 Charreaux (Gérard) ; gestion financière Manuel DECF, LITEC 6ème édition


Paris 2000

 Hutin H. ; La gestion financière, Editions d’organisation, Paris 2010

 Ibn Abdeljalil (Najib) ; Evaluation et financement des investissements


de l’entreprise, Edit Consulting, Casablanca 2002

 MOUNIR (Mohamed) ; Finance d’entreprise, Analyse financière et gestion


financière, Edition 2019

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Chapitre 1 : Evaluation et choix des investissements

1. Notion
2. Typologie
3. Les paramètres de l’investissement
4. Prévision du besoin de financement
5. L’évaluation financière des investissements en avenir certain
6. Le risque dans l’investissement

1. Notion
Investir c’est :
Pour le comptable : acquérir des immobilisations
Pour l’économiste : acquérir ou créer un capital fixe
Pour le financier : engager un capital dans une opération en vue d’en tirer
des gains futurs. C’est en d’autres termes, un déboursement immédiat
en vue d’encaissements futurs.

2. Typologie
Plusieurs classifications des investissements peuvent être envisagées, on
distingue ainsi :
Selon leur nature ; les investissements :
- Corporels
- Incorporels
- Financiers
- Humains
Selon l’objectif ou la stratégie de l’entreprise ; les investissements de :
- Remplacement
- Modernisation
- Expansion
- Diversification
- Innovation

3. Les caractéristiques d’un projet d’investissement


Un projet d’investissement se caractérise par :
 Le capital investi : il s’agit de la dépense initiale comprenant :
- Les frais des études préalables (études de faisabilité)
- le coût d’acquisition du matériel et des équipements,
- les frais accessoires (transport, installation, droits de douane…)
- l’augmentation du besoin de financement (Δ BFDR)
 La durée de vie : il s’agit en principe de la durée de vie économique de
l’investissement. Mais si celle-ci est difficile à prévoir, on lui substitue la
durée d’amortissement.
 Le cash-flow : il s’agit du flux net de trésorerie (FNT) généré par
l’investissement, c’est le solde des encaissements et des décaissements
pendant la durée de vie de l’investissement, calculés indépendamment de
la modalité de financement (c.a.d. en ignorant le remboursement en
capital, les frais financiers et les dividendes)

CF = Encaissements imputables – décaissements imputables


au projet au projet

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Les cash-flows sont, en principe, générés tout au long de la période. Mais, pour
simplifier les calculs, on admet qu’ils sont générés globalement à la fin de chaque
exercice.

 La valeur résiduelle : c’est la valeur du bien objet de l’investissement


à l’issue de la période normale d’utilisation, cette valeur peut être positive,
nulle ou même négative (frais de démontage…). Lorsqu’elle est positive (le
bien peut être cédé) elle doit être ajoutée au cash-flow de la dernière
période.

4. Evaluation des investissements en avenir certain


Un investissement est acceptable dans la mesure où les gains attendus sont
supérieurs au capital investi. Evaluer un investissement consiste donc à
comparer un décaissement (l’investissement) aux encaissements qu’il va générer.
Cette comparaison implique l’évaluation du capital investi et des cash-flows à
une même date, généralement le début de la période (actualisation)
Quatre critères peuvent être utilisés pour juger de la faisabilité financière d’un
projet d’investissement :
- la valeur actualisée nette
- l’indice de profitabilité
- le taux de rentabilité interne
- le délai de récupération du capital investi.

4.1. La valeur actuelle nette (VAN)


La méthode de la VAN consiste à actualiser tous les cash-flows, c.a.d à ramener
leur valeur à la période zéro et à les additionner (valeur actuelle).
La valeur actuelle nette est la différence entre la valeur actuelle des cash-flows et
le capital investi.
VAN = Σ cash-flows (CF) actualisés – Capital investi (Co)
VAN = CF1/(1+t) + CF2/(1+t)2 +… + CFn/(1+t)n – Co
Une VAN positive, pour un taux donné, implique que les cash-flows actualisés à
ce taux sont supérieurs au capital investi. Cela signifie que :
- l’entreprise récupère sa dépense initiale.
- qu’elle réalise un taux de rentabilité moyenne égal au taux
d’actualisation.
- qu’elle dégage un excédent (crée une valeur) égal à la VAN.
En présence de plusieurs projets d’investissement, celui dont la VAN est la plus
élevée sera considéré comme le plus rentable.
Le taux d’actualisation
L’argent n’ayant pas la même valeur dans le temps, il est nécessaire de rendre
comparables des montants intervenants à des moments différents en utilisant un
taux d’actualisation. Celui-ci représente le taux de renoncement à la liquidité
immédiate.
Le taux d’actualisation utilisé pour le calcul de la VAN représente le taux de
rentabilité minimum exigé par l’entreprise. Il est égal au taux de placement sans
risque (taux d’intérêt) augmenté d’une prime couvrant le risque inhérent au
projet d’investissement.

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4.2. L’indice de profitabilité


L’indice de profitabilité (IP) est le rapport entre la somme des cash-flows
actualisés et le montant du capital investi.
IP = Σ cash-flows actualisés/ capital investi
L’indice de profitabilité mesure l’avantage relatif lié à l’investissement, c.a.d.
l’avantage induit par 1 dh de capital investi.
Pour qu’un projet d’investissement soit acceptable il faut que son indice de
profitabilité soit supérieur à 1.
En présence de plusieurs projets d’investissement on préférera celui dont l’IP est
le plus élevé.
4.3. Le taux de rentabilité interne
Le taux de rentabilité interne (TRI) est le taux qui correspond à une VAN
nulle ou à un IP égal à 1.
C’est le taux pour lequel il y a équivalence entre le capital investi et l’ensemble
des cash-flows qu’il génère.
Pour qu’un projet d’investissement soit acceptable, il faut que son TRI soit
supérieur au taux minimum exigé par l’entreprise (taux d’actualisation).
Pour un taux d’actualisation donné ;
Si VAN > 0, le TRI > taux minimum exigé par l’entreprise.
Si VAN < 0, le TRI < taux minimum exigé par l’entreprise.
4.4. Le délai de récupération du capital investi (pay back period)
C’est le temps nécessaire pour récupérer le capital investi. Autrement dit, le
temps au bout duquel la somme des cash-flows actualisés est égale au montant
du capital investi.
Le projet d’investissement est d’autant plus intéressant que le DRCI est court.

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Chapitre 2 : Le financement

1. Les modalités de financement


2. Le plan de financement

1. les modalités de financement

1.1. Le financement par fonds propres


Les fonds propres représentent la source de financement à long terme la plus
sûre. Ils permettent à l’entreprise de faire face à ses risques et d’en prendre de
nouveaux. Leur origine est soit interne (autofinancement) soit externe
(augmentation du capital).

L’autofinancement
L’autofinancement présente en tant que mode de financement des avantages
incontestables de part sa disponibilité, sa flexibilité et la liberté d'action qu'il permet à
l'entreprise à l'égard des banques et des autres pourvoyeurs de fonds.
L'autofinancement dépend dans une large mesure de la rentabilité de
l'entreprise, de ses capacités bénéficiaires et de sa politique d’amortissement et de
couverture des risques (provisions). II constitue le surplus monétaire conservé par
l’entreprise après distribution des dividendes.

L’augmentation du capital
Lorsque les sources d'autofinancement s'avèrent insuffisantes pour couvrir
les besoins financiers de l'entreprise, celle-ci se voit contrainte à recourir au
financement externe soit par apport de capitaux, soit par emprunt.
Les apports de capitaux revêtent une importance particulière pour
l'entreprise. Mais contrairement à l'autofinancement qui est généré tout au long de
l'exercice, et à l'endettement bancaire auquel l'entreprise recourt de façon régulière,
le financement par capitaux propres externes a un caractère plutôt exceptionnel. Ce
type de financement prend généralement la forme d'une augmentation de capital.
1.2. L’endettement
Le crédit bancaire
Le crédit bancaire constitue de loin la composante la plus importante de
l’endettement des entreprises.
Il existe des considérations d’ordre financier susceptibles de limiter le
recours à ce mode de financement. Ces considérations sont liées au concept
d’autonomie financière et à celui de solvabilité. Ainsi selon les règles
traditionnelles de gestion financière, l’entreprise qui recourt à l’endettement ne
doit pas compromettre son autonomie financière, ni sa capacité de remboursement.
Elle doit par prudence respecter un taux d’endettement acceptable garantissant
cette autonomie.
Le leasing
Sur le plan juridique l’opération de crédit-bail (ou leasing) est une « opération
de location d’équipement, de matériel ou de biens mobiliers à usage
professionnel... qui donne au locataire la faculté d’acquérir tout ou partie des
biens loués, moyennant un prix commun tenant compte des versements effectués
à titre de loyer » . Elle s’interprète donc comme une location assortie d’une promesse
de vente consentie par le bailleur au preneur.
Sur le plan financier, le crédit-bail est une opération de financement
assimilée à un emprunt à long terme. Il s’agit d’un moyen de financement qui
présente un certain nombre de particularités et qui se traduit par des avantages
financiers mais surtout fiscaux.

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Les avances en CCA


Face à l’insuffisance de l’autofinancement et aux limites des crédits
bancaires, les associés sont naturellement sollicités pour apporter le complément de
ressources nécessaires à la couverture des besoins de financement de l’entreprise.
Les sommes ainsi avancées sont inscrites en « compte courant d’associés »
figurant parmi les dettes de l’entreprise. Le financement par avances en comptes
courants d’associés présente un certain nombre d’avantages par rapport aux
autres formes d’endettement.

1.3. Les nouveaux instruments financiers


Il s’agit d’instruments financiers introduits par la loi sur les S.A. Ce sont
des titres démembrés (Actions à dividende prioritaire sans droit de vote, certificats
d'investissement) permettant de dissocier le droit à la rémunération de celui de
prise de décision, ou des titres mixtes (obligations convertibles en actions)
permettant aux investisseurs de changer de position plus aisément.

2. Le plan de financement
Si le tableau de financement du plan comptable (tourné vers le passé) permet
de reconstituer les politiques d’investissement, de financement et de répartition.
Le plan de financement (tourné vers l’avenir) permet de projeter ces mêmes
politiques.
Il s’agit d’un document prévisionnel pluriannuel établi pour une période de 3 à 5
ans et regroupant :
 Les ressources durables dont disposera l’entreprise.
 Les emplois durables auxquels elle devra faire face.
Le plan de financement se construit selon le modèle du tableau de
financement (2ème partie). Il se présente comme suit :
Eléments N+1 N+2 N+3
Ressources stables de la période
– Autofinancement
Capacité d’autofinancement
(–) Distribution de dividendes
– Cession des immobilisations
– Augmentation des cap ppres
– Aug des dettes de financement
Total des ressources stables

Emplois stables de la période


– Acquisitions d’immob
– Remboursement des dettes de
financement
– Variation B. de financement
Total des emplois stables
Variation de la trésorerie
Le plan de financement prend en considération :
 L’ensemble des opérations courantes par le biais de la CAF
 La politique d’investissement de financement et de dividendes à
travers les autres éléments.
Son élaboration passe par deux étapes :
 Plan de financement sans les financements externes afin de faire
apparaître les besoins éventuels
 Plan de financement intégrant les ressources externes (augmentation
du capital et endettement). Celui-ci doit être équilibré c.a.d. présenter
une trésorerie positive.

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Chapitre 3 : Gestion de la trésorerie

1. Généralités
2. Le budget de trésorerie

1. généralités

La trésorerie est la somme des encaisses disponibles d’une entreprise (en caisse
ou en banque)
En matière de trésorerie, une bonne gestion consiste à disposer des fonds
nécessaires au moment opportun pour faire face aux engagements, sans pour
autant conserver une encaisse trop importante.
L’objet de la GT est de prévoir les entrées et les sorties de fonds afin de
déterminer les besoins futurs de l’entreprise et de s’assurer que celle-ci obtiendra
les ressources susceptibles de couvrir ces besoins.
Deux difficultés apparaissent lorsque la trésorerie de l’entreprise est
insuffisante :
 L’entreprise risque de perdre la confiance de ses fournisseurs, étant
incapable de les régler dans les délais.
 L’entreprise doit recourir aux concours bancaires de court terme pour
couvrir ses besoins de trésorerie, ces concours présentent un certain nombre de
contraintes :
Ils ne sont pas toujours élastiques à la hausse, si les besoins de trésorerie
augmentent, l’augmentation du crédit bancaire n’est pas automatique.
L’autorisation de crédit constitue généralement une promesse verbale qui peut
être retirée par le banquier à n’importe quel moment.
Les concours bancaires à court terme sont coûteux, ce qui affecte négativement
la rentabilité de l’entreprise.

2. le budget de trésorerie

Le budget de trésorerie est un état périodique (année, mois, semaine…) qui a


pour objet d’établir les prévisions des flux financiers et de prévoir les ajustements
nécessaires.
Cet état retrace les encaissements (recettes) et les décaissements (dépenses) et
permet de mettre en relief les écarts et d’anticiper les mesures à prendre pour
combler les déficits de trésorerie ou pour utiliser les excédents de manière optimale.

2.1. Eléments constitutifs


Les dépenses
Les opérations de dépenses ne sont enregistrées dans le BT qu’à la date prévue
de leur paiement effectif. On distingue les dépenses d’exploitation et les dépenses
hors exploitation.
 Les dépenses d’exploitation, elles regroupent :
Les achats : enregistrés pour les montants dus aux fournisseurs à la date de
règlement effectif. Ils sont enregistrés TTC.
Les frais de personnel : salaires et charges sociales sont distingués
La TVA à payer : TVA collectée – TVA récupérable…
 Les dépenses hors exploitation ;
Les dividendes
L’impôt sur les sociétés : les acomptes provisionnels à verser à la fin de chaque
trimestre, ainsi que le reliquat à payer avant le 31 mars de l’année suivante.

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Les remboursements d’emprunts…

Les recettes
La date d’enregistrement est la date effective d’encaissement. On distingue les
recettes d’exploitation et les recettes hors exploitation :
 Les recettes d’exploitation : elles comprennent essentiellement les ventes TTC.
 Les recettes hors exploitation :
Les nouveaux emprunts
Les autres ressources à long terme : augmentation du capital, CCA…
Les cessions d’immobilisations

2.2. L’élaboration du budget :


La construction du budget de trésorerie passe par quatre étapes :
 Etablissement du budget des encaissements
 Budget des décaissements
 Budget de la TVA
 Budget général de trésorerie
L’élaboration des soldes du budget général de trésorerie obéit à la logique suivante :
SOLDE DE DEBUT DE PERIODE
+
ENCAISSEMENTS DE LA PERIODE

DECAISSEMENTS DE LA PERIODE
=
SOLDE DE FIN DE PERIODE

2.3. Interprétation des soldes


L’excédent de trésorerie : l’excédent est soit permanent soit temporaire.
 L’excédent permanent peut être expliqué par une performance commerciale ou
une maîtrise des charges.
Une entreprise qui détient une trésorerie excédentaire peut être en situation de
préparer une fusion, une absorption ou une grande opération d’investissement,
on parle alors de «trésor de guerre»
Mais un excédent peut aussi être considéré comme un signe de mauvaise
gestion. Il s’agit, en effet d’argent oisif qui peut être rentabilisé
 L’excédent temporaire (excédents pendant certains mois déficits pendant
d’autres) traduit généralement une activité saisonnière. Dans une telle situation
il faut chercher les meilleurs placements pour les excédents.

Le déficit de trésorerie :
 Le déficit permanent signifie que le solde cumulé pour tous les mois est négatif.
Une telle situation se présente suite à une politique commerciale inadéquate ou
à une absence de maîtrise des charges.
Un déficit permanent peut aussi s’expliquer par un déséquilibre entre le FDR et
le BFDR. La solution réside dans une restructuration du FDR (augmentation du
financement permanent ou diminution de l’actif immobilisé), ou dans une
meilleure gestion du besoin de financement.
 Le déficit occasionnel : dans ce cas il faut combler les déficits à travers les
meilleures conditions de crédit à court terme.

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Investissement et Financement
Etudes de cas

Cas 1
Des promoteurs envisagent la réalisation d’un projet industriel consistant en la fabrication, à
base de plantes, d’un produit cosmétique destiné au marché national. Le lancement du projet se
fera début 2014. Une étude technique a été réalisée sur une période de 5 ans, elle fait ressortir les
données prévisionnelles suivantes :
Dépense d’investissement :
 Frais des études et de constitution, amortissables sur 5 ans : 125 000
 Installations, matériel et outillage : 6 500 000. Amortissement 10 ans
 Mobilier et matériel informatique : 850 000. Amortissement 5 ans
 Un local de 700 m2 sera loué à 250 dh le mètre carré par an, une augmentation du
loyer de 10% est prévue au début de la quatrième année. Des aménagements du
local sont nécessaires, ils coûteront 200 000, à amortir sur 10 ans.
 Le besoin de financement est estimé à 50 jours de chiffre d’affaires de la première
année d’exploitation, sa variation sera négligée pour le reste de la période.
 La valeur résiduelle à la fin de la cinquième année, est estimée à 30% des
immobilisations corporelles acquises et des aménagements, elle comprendra, en
outre, la reprise du fonds de roulement.
Eléments d’exploitation :
2014 2015 2016 2017 2018
Prévisions de ventes 42 000 45 000 55 000 55 000 60 000
(en unités)
Prix de vente 75 75 75 80 85
Achats de matières et 25 % du chiffre d’affaires
fournitures
Charges externes 250 000 267 000 321 000 343 000 350 000
(hors loyers)
Impôts et taxes 132 000 142 000 153 000 164 000 173 000
Charges de personnel 265 000 265 000 331 000 331 000 345 000

Financement
Pour le montage financier du projet, les promoteurs prévoient les modalités suivantes :
o Un apport en capital, début 2014, de 1 550 000.
o Un emprunt bancaire de 3 500 000 sera obtenu en janvier 2014. Il est remboursable
par amortissement constant sur une durée de 5 ans. Le premier remboursement
interviendra en décembre 2014. Taux d’intérêt 7%.
o Des avances en comptes d’associés de 850 000. Celles-ci seront effectuées début
2015. Elles seront reprises fin 2017. Aucune rémunération n’est prévue.

Autres informations :
 L’entreprise sera constituée sous forme d’une société anonyme. Elle distribuera la moitié
de son résultat net dès 2015.
 Le taux minimum de rentabilité exigé par les promoteurs est de 8%.

En effectuant tous les calculs en Kdh, il vous est proposé de :


1. Déterminer le montant de la dépense initiale
2. Présenter le CPC prévisionnel et calculer les cash-flows liés au projet
3. Calculer la VAN et le délai de récupération avec actualisation.
4. Présenter le plan de financement du projet et interpréter les soldes obtenus.

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Cas 2
M. Slimani dirige depuis 2005 une société commerciale spécialisée dans la distribution d’articles
de maroquinerie. Fin 2016, il décide de créer, en partenariat avec un investisseur étranger, sa
propre gamme de produit. Son activité débutera début 2017 par la fabrication de portefeuilles.
L’unité de production sera installée dans un local industriel dans la banlieue de Marrakech.
Ce local sera loué à 75 000 dh par mois. Une augmentation du loyer de 10% est prévue à partir de
janvier 2020. Sa capacité totale est de 800 000 unités par an. Cette capacité sera utilisée
progressivement selon les proportions suivantes :
Années 2017 2018 2019 2020 2021
Utilisation de la 40% 50% 60% 75% 85%
capacité de
production

Pour doter l’entreprise de ses moyens de production, il est prévu de réaliser les
investissements suivants au début de l’année 2017 :
Immobilisations Prix (en Kdh) Amort (ans)
Frais préliminaires 100 5
Aménagements 600 10
Matériel et outillage 5 500 10
Matériel de transport 240 5
Mobilier et M. 300 4
informatique
La production d’un portefeuille nécessitera 10 dh de matière premières et 5 dh de
fournitures diverses. Il sera vendu à 30 dh. Aucune augmentation du prix de vente n’est envisagée
au cours de la période. Les charges de personnel sont estimées à 1 200 Kdh par an, pour les deux
premières années, une augmentation de 5% est prévue à partir de la troisième année.
Les autres charges d’exploitation sont données par le tableau suivant (en Kdh) :
Années 2017 2018 2019 2020 2021
Ch externes (hors 850 530 1 650 2 800 2 250
loyers)
Impôts et taxes 145 145 164 178 180
Pour le financement de sa gamme de produits, M. Slimani envisage les modalités
suivantes :
- Un apport en numéraire de M. Slimani 400 Kdh, et de son partenaire étranger 350 Kdh,
ces apports seront effectués début 2017,
- Une avance en compte courant d’associé de 250 Kdh versée en 2017, elle sera retirée en
2019. Aucune rémunération n’est prévue,
- Un crédit bancaire de 2 500 Kdh. Celui-ci sera octroyé à l’entreprise début 2017. Il est
remboursable par amortissement constant, à partir de la fin de la même année, sur 5 ans,
taux d’intérêts 7%.
- Aucun prélèvement de bénéfices n’est envisagé au cours des deux premières années.
L’investisseur prélèvera 20% du résultat net à partir de la 3ème année.
 Informations complémentaires :
- L’entreprise est imposable à l’IS selon les modalités en vigueur.
- Le taux de rentabilité minimale exigé par l’investisseur est de 8%.
- Le besoin de financement correspond à 5% du chiffre d’affaires de la première année. Sa
variation au cours des années suivantes sera négligée.
- La valeur résiduelle de l’investissement correspond 15% des immobilisations corporelles
et la reprise du FDR.
1. Procédez à l’évaluation du projet en calculant sa VAN et son DRCI (avec actualisation).
2. Présenter le plan de financement du projet et interpréter ses soldes obtenus.

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Gestion de trésorerie
Exercices

1. Pour les quatre premiers mois du deuxième semestre 2015, vous disposez des prévisions
relatives à la trésorerie d’une entreprise commerciale ;

Données Juillet Août Septembre Octobre


Ventes (quantités) 1125 1.800 2.250 2.775
Prix unitaire (HT) 110 110 110 110
Achats (quantités) 1350 1.575 1.800 2.220
Prix unitaire (HT) 75 75 75 75
Autres charges (HT) 17.500 18.000 21.400 23.000
Salaires 31.000 31.000 34.000 34.000

Autres informations :
 Les modalités de règlement
- clients : 20% au comptant, 30% à 30 jours fin de mois et 50% à 60 jours.
- fournisseurs : 40% au comptant et 60% à 30 jours fin de mois.
 Les autres charges sont payées au comptant,
 La TVA est déclarée et payée mensuellement, elle est établie au taux normal selon le
régime de l’encaissement,
 Au titre du mois de juin, l’entreprise dispose d’un crédit de TVA de 2.150 Dh,
 Les salaires sont payés à la fin du mois,
 Le solde de la trésorerie à la fin du mois de juin est de : - 10.155

Présenter le budget de trésorerie.


Interpréter les soldes obtenus.

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